Procédures légères

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  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 40000
Rats : 2800
Souffrances
▲ -
▲ 42800
▲ -
▲ -
Devenir
 500
 -
 -
 42300

Triés selon leur génotype, les rongeurs qui ne correspondent pas au projet visé sont tués dès le sevrage quand aucune autre utilisation n'est trouvée. 40 000 souris et 2 800 rats vont être utilisés sur cinq ans dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Entre le cinquième et le douzième jour de vie, chaque animal est immobilisé pour un tatouage par perforation des phalanges ou des coussinets et pour l'amputation de l'extrémité de la queue, geste de cinq secondes qui peut entraîner un saignement, une infection, ou le rejet du nouveau-né par sa mère. Le porteur annonce que 500 rats non transgéniques seront proposés à l'adoption, sur les 42 800 rongeurs concernés.

Objectifs

La recherche fondamentale, dans de nombreux domaines, nécessite encore l’utilisation d’animaux pour des sujets d’étude requérant l’observation d’interactions entres les organes et systèmes vivants. L'objectif de cette demande est d’identifier et de déterminer l'ensemble des caractères génétiques d’animaux génétiquement modifiés ou altérés. Ces animaux sont élevés à des fins scientifiques, suite à des demandes d’établissements externes pour réaliser leurs études. Ce projet décrit l’identification et le génotypage de souris et rats transgénique dans le but de : - sélectionner les animaux d’intérêt pour l’expérimentation et les reconnaitre individuellement - sélectionner les animaux reproducteurs et les identifier individuellement - sélectionner les animaux pour la formation, le maintien des compétences, les prélèvements ou de tissus pour des études hors du vivant.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus de ce projet sont de permettre une sélection des animaux d’intérêt. L’identification par tatouage permet : - d’identifier individuellement les animaux, - d’identifier les animaux de manière permanente, - d’éviter le recours à une méthode d'identification plus invasive. Le génotypage par biopsie de l’extrémité de la queue permet : - l’obtention de résultats fiables,- de minimiser les risques de contaminations entre échantillons, - d’éviter le recours à l’anesthésie.

Procédures

La procédure de génotypage décrite dans cette DAP est composée de deux actes techniques invasifs : - Le tatouage par perforation des phalanges et/ou des coussinets : réalisé une fois, durée d'une minute maximum - La biopsie de queue qui consiste en l’amputation de l’extrémité de la queue : réalisée une fois, durée de 5 secondes. Ces deux gestes provoquent une légère douleur. L’animal est maintenu en contention pendant les deux actes et donc tout au long de la procédure.

Impact sur les animaux

La procédure de génotypage décrite dans cette DAP est composée de deux actes techniques invasifs : - le tatouage au niveau des phalanges et/ou des coussinets - la biopsie de queue, qui consiste en un prélèvement de l’extrémité de la queue. Ces deux gestes provoquent une légère douleur. L’animal est maintenu en contention sécuritaire pendant les deux actes et donc tout au long de la procédure ce qui est une source de stress. Dans certains cas, très rares, certains effets indésirables supplémentaires peuvent survenir : - Saignement - Rejet du nouveau-né par la mère - Infection au niveau de la queue

Devenir

Le devenir des animaux diffère ensuite selon les résultats du génotypage : a/ ils sont sélectionnés pour un projet, pour la formation ou pour le maintien des compétences (inclus dans d'autres DAP), b/ ils sont conservés pour l’entretien des colonies, c/ ils sont mis à mort pour prélèvements de tissus post mortem, d/ ils sont mis à mort dès sevrage si leurs caractéristiques ne répondent pas aux besoin du projet et si aucune autre utilisation n’est possible.

Remplacement

La recherche fondamentale, dans de nombreux domaines, nécessite encore l’utilisation d’animaux pour des sujets d’étude requérant l’observation d’interactions complexes et fines entres les organes et systèmes vivants. A ce jour, les prélèvements salivaires et pileux pour génotypage ne sont pas suffisamment fiables sur les équipements robotisés. Il n’existe donc pas d’autres méthodes aussi performantes que les tatouages et la biopsie de queue. Un doute sur les résultats conduirait à la nécessité de recommencer à nouveau les gestes (prélèvement et tatouage). Il est donc indispensable de recourir à une méthode de génotypage fiable. Une erreur de génotypage se traduirait par la mise en accouplement d’animaux n’ayant pas les caractéristiques attendues. Cela impliquerait : - une augmentation du nombre d’animaux produits inutilement contraire à la réduction, ; - des résultats erronés et non exploitables (si l’erreur n’est pas détectée précocement).

Réduction

Le responsable de l’établissement établi les plans d’élevage en amont, en concertation avec le porteur de projet, afin de ne produire que les animaux nécessaires et éviter des surnuméraires non utilisés. En outre, nous favorisons l’utilisation des animaux au génotype sans intérêt dans d’autres projets ou des formations afin de ne pas élever ces animaux à ces seules fins et de réduire le nombre d’animaux global produits dans l’établissement. De la même façon, certains animaux non utilisés dans les projets sont conservés avec d’autres animaux qui auraient été isolés sans cela.

Raffinement

Les actes d’identification et de génotypage sont réalisés par un personnel expérimenté et formé. La parfaite maîtrise du geste par les agents qualifiés permet de réduire l’inconfort et le stress ressentis par l’animal. Ces identifications et génotypages des animaux sont réalisés avec du matériel adapté permettant de limiter les infections, d’effectuer un geste rapide et précis tout en respectant les conditions d'aspesie. Par ailleurs, la procédure est réalisée dans une salle d’expérimentation calme. Les cages y sont amenées les unes après les autres afin de réduire autant que possible le stress des animaux. Enfin, dès que la procédure est terminée, les animaux sont remis en présence de leur mère dans des cages collectives enrichies : maison rouge, nid... et observés quotidiennement. De plus, des mesures précoces sont mises en place au sein de l'animalerie pour tous les rongeurs pour s'assurer du bien-être des animaux tout au long de leur vie. Dans le cas de rats non transgéniques, ils seront proposés à l’adoption (particulier ou association spécialisée).

Choix des espèces

Le choix de la souris et du rat comme modèle d’expérimentation se justifie par son utilisation très fréquente dans le milieu scientifique, notamment dans la recherche fondamentale. Il se justifie également par la connaissance approfondie de son génome,ses similitudes avec le génome humain et le grand nombre de pathologies humaines qu'il est possible de modéliser. Pour toutes les lignées, les rongeurs sont identifiés et génotypés entre 5 et 12 jours. A cet âge : - les animaux sont aisément manipulables ; - le cartilage est souple ; - les groupes sociaux constitués sont stables.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 3570
Souffrances
▲ -
▲ 2930
▲ 520
▲ 120
Devenir
 -
 -
 -
 3570

3 570 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 120 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, chacune passant jusqu'à cinq jours consécutifs en tube de contention pour la mesure de sa tension artérielle. L'équipe leur injecte du tamoxifène cinq jours d'affilée, puis les met sous régime gras pendant six semaines à quatre mois, avec jusqu'à quatre jeûnes de quinze heures et des tests de réponse au glucose. Certaines subissent un infarctus provoqué par chirurgie, d'autres un cathétérisme du ventricule droit sous anesthésie en acte final. Le porteur signale que le tamoxifène peut provoquer une inflammation chronique du péritoine, que l'hypertension pulmonaire induite peut aller jusqu'à l'arrêt cardio-respiratoire, et qu'au-delà des poumons, cible du projet, le mésentère et le rein seront prélevés pour une étude annexe.

Objectifs

L’hypertension artérielle pulmonaire (HTAP) est une maladie rare et très grave qui entraine une insuffisance cardiaque droite nécessitant à terme une transplantation cœur-poumon. Cette pathologie est caractérisée en particulier par une multiplication des cellules formant la paroi des vaisseaux (cellules endothéliales et cellules musculaires lisses vasculaires) ce qui diminue leur lumière et participe à l’hypertension pulmonaire. Les mécanismes impliqués dans ce remodelage artériel ne sont pas élucidés. Des études récentes montrent une forte corrélation entre le déclenchement, la gravité de l'HTAP et les troubles métaboliques. Nous nous proposons de décrypter ces mécanismes par l'étude chronologique de l'installation de l'HTAP en utilisant un modèle murin de syndrome métabolique par l'utilisation d'un régime alimentaire gras.

Bénéfices attendus

Nous espérons apporter par cette étude une compréhension fine des mécanismes physiologiques et cellulaires, non seulement du développement de l'hypertension artérielle pulmonaire (HTAP) non familiale, mais en plus des effets locaux lié à l'obésité et au syndrome métabolique sur les vaisseaux sanguins pulmonaires. Et cela tant au niveau physiologique que cellulaire et moléculaire. En outre nous pensons aussi développer sur le plan de la biologie fondamentale, les connaissances sur le fonctionnement et les voies de signalisation des cellules progénitrices (cellules qui ont la capacité de se transformer en différents types de cellules spécialisées). Les nouvelles voies paracrines trouvées pourront à terme être des cibles pharmacologiques pour stopper le développement de l'HTAP afin d'augmenter le pronostic des patients et leur qualité de vie.

Procédures

Certaines souris recevront 1 injection par jour de tamoxifene pendant 5 jours puis 2 semaines après seront mises sous régime normal ou riche en graisse pour 0.5 à 4 mois. Une partie de ces souris seront mises à jeun 15h pour des tests de réponse au glucose et à l’insuline 4 fois maximum et toujours à au moins une semaine d’intervalle. Après le jeûne, elles seront prélevées en vigiles d'une faible quantité de sang sur 2h. Des prises de tension artérielles systémiques (10 min/souris) seront effectuées sur ces souris vigiles (les souris sont dans un tube de contention et la pression est mesurée à la queue à l'aide d'un bracelet similaire à ceux utilisés chez l'Homme), 5 jours consécutifs 1 à 2 fois durant la procédure avec 1 mois d’intervalle. Ces souris subiront une échocardiographie sous anesthésie légère pendant environ 15 min puis 3 jours plus tard une prise de pression dans le ventricule droit sous anesthésie en procédure finale. Certaines souris subiront un infarctus induit par chirurgie d'une durée de 20minutes sous anesthésie et analgésie (pré et post opératoire) puis une échocardiographie après deux semaines sous anesthésie légère. Certaines recevront une injection supplémentaire 3 jours avant l’euthanasie (animal vigil) puis un dernier prélèvement de sang sous anesthésie juste avant l'euthanasie.

Impact sur les animaux

L'injection intrapéritonéale de tamoxifene peut provoquer une inflammation xanthogranulomateuse péritonéale chronique et des dépôts, du côté du diaphragme ou du péritoine, aigus ou chroniques. L'hypertension pulmonaire induite par le régime gras pourrait être sévère induisant dans de rare cas un arrêt cadio-respiratoire. Un stress (peur ou détresse) des animaux est possible lors de l’acclimatation à la prise de pression systémique vigile. L’anesthésie peut induire des effets tels que l’hypothermie, des difficultés respiratoires ou dans les cas les plus critiques un arrêt cardio-respiratoire. La chirurgie peut conduire à des risques anesthésiques (détresse respiratoire, hypothermie, arrêt cardio-respiratoire) mais aussi être source d'hémorragie ou de douleurs post-opératoires ou encore à un risque infectieux.Les procédures d’injection peuvent potentiellement conduire à des infections. L'obésité peut conduire à des difficultés de déplacement, un changement cutané et du pelage mais également à une hypertension ou un diabète. L'insuffisance cardiaque engendre des difficultés de déplacement et d'alimentation les 1ers jours et des arrêts cardiaques. La mise à jeun des animaux peut induire une sensation de faim.

Devenir

La totalité des animaux seront euthanasiés à la fin des actes pour réalisation des prélèvements et analyses.

Remplacement

L'objectif du projet est de mettre en évidence les effets d'un régime gras et de l'obésité sur le développement et l'installation d'une hypertension pulmonaire. Nous étudions les effets du métabolisme systémique sur le remodelage des vaisseaux du poumon. Pour cela, il est nécessaire de conserver l’ensemble des phénomènes intervenants dans la régulation des vaisseaux pulmonaires : inflammatoires (interactions cellules immunes et cellules vasculaires), vasculaires (interactions des cellules vasculaires entre elles), cardiaques (retentissement éventuel d’altérations de la fonction cardiaque gauche), respiratoires (hypoxie locale) et éventuellement nerveux. Cela ne peut être réalisé que par une étude sur organisme entier, nous avons donc choisi un modèle de souris, pour leurs susceptibilités au syndromes métaboliques et du fait de l’existence des lignée transgéniques d’intérêt. Si nous caractérisons les voies biochimiques, leurs mécanismes seront prioritairement étudiés ou sur lignée ou sur cellules différenciées dérivées de cellules souches pluripotentes induites.

Réduction

Au total, 3570 animaux seront utilisés dans ce projet, la taille des effectifs a été établie grâce à un calcul de puissance et des tests statistiques seront utilisés pour une interprétation fiable des résultats. Bien que ce projet ait pour objet la circulation pulmonaire, la tension artérielle systémique sera mesurée dans tous les groupes et a tous les temps et d'autres organes seront prélevés, comme le mésentère et le rein, pour une étude ancillaire sur le remodelage vasculaire systémique.

Raffinement

Les animaux seront stabulés avec leurs congénères (2 à 6/cage), par fratrie pour les mâles, avec du matériel d'enrichissement : lanières de papier, morceau de bois, maison en carton. Ils seront observés quotidiennement par du personnel compétent et informé des paramètres à contrôler et de façon hebdomadaire par les membres de l’équipe de recherche. Les animaux seront stabulés en portoirs ventilés avec eau et nourriture ad libitum. La température et l’hygrométrie seront contrôlées et monitorées. Le cycle d’éclairage est de 12h par jour (6h-18h). La profondeur de l'anesthésie sera vérifiée en testant l'absence de réflexe de retrait de la patte (après pincement). La douleur sera soulagée par l’administration d’analgésique systémique en péri-opératoire et à 12, 24, 36 et 48 h en post-opératoire et pourra être renouvelée en cas de souffrance de l’animal. Les infections éventuelles seront traitées localement par application de crème antibiotique. Après chirurgie cardiaque, La 1ère semaine, les animaux seront nourris avec de la bouillie et l'apport d'eau sera facilité. Des points limites suffisament prédictif ont été définis et seront quotidiennement évalués.

Choix des espèces

Les souris (Mus Musculus) sont un modèle classique à la fois pour l'étude des désordres métaboliques et pour l'étude du développement de l'hypertension artérielle pulmonaire. De plus la lignée nécessaire pour la deuxième procédure n'existe pas dans d'autres espèces animales, à notre connaissance. Les souris seront mises au régime spécial à l’âge de 8-12 semaines, soit le début de l’âge adulte, l'étude ne portant ni sur le développement, ni sur la senescence.

  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Organes sensoriels
    • Système nerveux
Xénopes : 600
Poissons zèbres : 260
Souffrances
▲ -
▲ 860
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 40
 820

Le xénope et le poisson zèbre sont retenus parce qu'ils régénèrent naturellement leur rétine, capacité que les mammifères ont perdue. 600 xénopes et 260 poissons zèbres vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Les poissons reçoivent une injection dans l'œil sous anesthésie générale, 560 têtards sont maintenus dans le noir de sept à trente-cinq jours dans des bains de solution, dont 240 pendant vingt-cinq jours de plus dans une seconde solution, et 40 xénopes adultes reçoivent une injection d'hormones pour déclencher la ponte. Tous les poissons et tous les têtards sont tués pour examiner leur rétine, les 40 adultes restant en élevage et recevant de nouvelles injections hormonales tous les quatre mois, sur une période reproductive que le porteur évalue à quinze ans au moins.

Objectifs

Les maladies dégénératives de la rétine sont dues à la perte progressive et irréversible des cellules de la rétine. Dans le cas de la rétinite pigmentaire ou de la DMLA (Dégénérescence Maculaire Liée à l'Age), ce sont les photorécepteurs, les cellules photosensibles de la rétine qui sont affectées, et leur disparition entraine une perte de la vision. Comme ces maladies restent pour la majorité incurable, il est essentiel d’approfondir nos connaissances en recherche fondamentale afin de trouver de nouvelles pistes thérapeutiques. Le xénope et le poisson-zèbre, contrairement aux mammifères, ont la capacité de régénérer leur rétine grâce à leurs cellules gliales de Müller qui se comportent comme des cellules souches en cas de dégénérescence. Chez l’homme, ces cellules ont perdu la capacité de réparer la rétine suite à une lésion. De récents travaux ont néanmoins montré, via l’ajout de facteurs de croissance ou la surexpression de facteurs de transcription, que ces cellules de Müller chez les mammifères ont gardé un potentiel régénératif. Cependant, ce potentiel reste très limité et les cellules de Müller réactivées régénèrent très peu, voire pas du tout, les photorécepteurs, le sous-type même de cellules rétiniennes qui doivent être remplacées chez les patients. Il est donc essentiel de trouver des molécules capables de stimuler la régénération des photorécepteurs, et en particulier des cônes, responsables de notre vision diurne. Nous avons développé récemment un modèle de dégénérescence des cônes chez le xénope) et avons montré que bien que cet amphibien possède la capacité de régénérer les photorécepteurs à bâtonnets, il ne régénère que très peu les cônes dans ce modèle lésionnel, contrairement au poisson-zèbre. Bien que ne représentant que 5% des photorécepteurs chez l’homme, les cônes sont essentiels pour la vision des couleurs. L’objectif du projet est d’étudier les mécanismes responsables de cette différence entre xénope et poisson zèbre afin d'identifier des facteurs capables de promouvoir la régénération des cônes chez les mammifères.

Bénéfices attendus

Ce travail préliminaire a pour but de tester la pertinence du projet visant à comparer les caractéristiques distinctes des cellules de Müller à régénérer les cônes, entre le poisson-zèbre et le xénope. Selon les résultats obtenus, il permettra de décider ou non de poursuivre l’étude. Celle-ci a pour objectif d’identifier les voies de signalisation contrôlant les processus régénératifs à partir des cellules de Müller et ainsi fournir des informations essentielles qui permettraient de stimuler la régénération des photorécepteurs chez les personnes atteintes de pathologies dégénératives de la rétine.

Procédures

- 260 poissons zèbre adultes recevront, sous anesthésie générale, une injection intra vitréenne. La procédure s’effectuera en 30 secondes environ le temps de placer correctement l’animal pour réaliser l’injection. L’injection en elle même ne prendra que quelques secondes. - 560 xénopes au stade têtard seront placés en bain dans une solution dans le noir entre 7 et 35 jours. - 240 d’entre eux seront ensuite placés dans une autre solution pendant 25 jours. Les solutions seront changées tous les 2 à 3 jours. - 40 xénopes adultes recevront une injection sous cutanée. La procédure s’effectuera en 30 secondes environ le temps de placer correctement l’animal pour réaliser l’injection. L’injection en elle-même ne prendra que quelques secondes.

Impact sur les animaux

L’injection intra vitréenne est un acte de chirurgie légère. Chez l’homme, les effets indésirables décrits sont une irritation de l’œil (ce qui peut se traduire par une sensation de brulure, de grains de sable ou de picotements), un saignement de la conjonctive, la sensation d’un corps étranger ou l’apparition de tâches dans le champ visuel. Cela reste des symptômes bénins qui se résorbent en quelques jours. Afin de maintenir les poissons immobiles pendant la procédure, les animaux seront placés sous anesthésie générale. Les effets indésirables potentiels sont la désorientation passagère lors du réveil et le risque d’asphyxie entrainant la mort de l’animal si l’anesthésie est trop longue en raison de l’arrêt de l’irrigation des branchies. À la dose utilisée, les traitements sont considérés comme étant non toxiques. Les effets indésirables possibles restent l’apparition d’œdèmes. De plus, le fait que les animaux seront conservés dans le noir pendant la durée de certains traitements est susceptible de leur causer du stress (de 7 à 35 jours) ou de la dépigmentation. L’administration d’hormones par injection sous cutanée chez le xénope adulte pour déclencher les pontes n’est pas connue comme entrainant des effets secondaires indésirables. Un court stress est généré le temps de la contention.

Devenir

Tous les poissons seront euthanasiés afin d’étudier la régénération de la rétine. Tous les xénopes adultes utilisés seront maintenus en élevage. Tous les têtards de xénopes seront euthanasiés afin d’étudier la régénération de la rétine.

Remplacement

La nécessité d’avoir recours à des animaux se justifie par le fait que les cellules de Müller n’ont pas le même comportement in vivo au sein de la rétine et en culture cellulaire. Elles sont en effet fortement influencées par le micro-environnement et en particulier le contexte inflammatoire, qui ne peut être reproduit en culture cellulaire. Ainsi, il n’est pas possible de se passer de l’utilisation d’animaux et d’utiliser des méthodes alternatives au vu de la finalité de ce projet. L’induction de la ponte chez le xénope constitue la seule façon d’obtenir des ovocytes matures de manière non-invasive (sans chirurgie).

Réduction

L’objet de cette demande d'autorisation de projet est de réaliser des expériences préliminaires à un projet plus large afin de tester la pertinence du projet et minimiser le nombre d’animaux utilisés. - Le nombre d’animaux prévu pour cette DAP correspond au minimum nécessaire pour une démonstration convaincante des principes scientifiques étudiés sur la base d’arguments statistiques valides. En prenant en compte les variabilités biologiques individuelles et techniques, nous avons déterminé que chaque lot comprendra 10 animaux pour les lignées sauvgaes et 20 animaux pour les lignées transgéniques et nos expériences seront réalisées en tripliqua. - Nous utiliserons des poissons réformés (poisson de lignée sauvage trop âgés pour continuer à faire de l’élevage) et non utilisable pour d’autres projets. - Nous limiterons le nombre d’animaux adultes transgéniques au minimum requis afin de maintenir une lignée transgénique stable. - Le développement d’une lignée rapportrice fluorescente permettra l’observation des phénotypes de dégénérescence puis de régénération sur animaux vivants en continu et par conséquent permettra de réduire le nombre d’animaux nécessaires. - Les femelles xénopes adultes utilisées pour générer des embryons sont réutilisés tous les 4 mois. Ces animaux ayant une période reproductive longue (au moins 15 ans), ils peuvent être induits de nombreuses fois, ce qui permet de réduire le nombre d’individus utilisés. - Pour les animaux transgéniques, nous avons prévu de ne faire que des fécondations naturelles afin d’éviter de devoir sacrifier des mâles. Les mâles peuvent donc être utilisés plusieurs fois pour la reproduction donc là aussi cela permet de réduire le nombre d’animaux utilisés.

Raffinement

Le projet repose sur l’étude de processus de dégénérescence et régénération spécifiques à un organe non-vital et la dégénérescence cellulaire au niveau de la rétine, comme dans la DMLA, est un processus indolore. Les injections intravitréennes chez le poisson se font sous anesthésie générale. Les animaux sont ensuite surveillés jusqu’au réveil puis quotidiennement jusqu’à la fin de l’expérience. L’utilisation des xénopes adultes par roulement (possiblement tous les 4 mois pour les femelles, et tous les mois pour les mâles) permet le renforcement positif lors des manipulations ce qui réduit leur stress. Tout au long des procédures, nous évaluerons en continue l’état des animaux à l’aide de fiches d’évaluation de points limites adaptés à l’espèce et à l’âge des animaux et procéderons à des soins ou à l’euthanasie des animaux si cela s’avère nécessaire. Le développement d’une lignée inductible et réversible permettra de cibler la dégénérescence à une sous population de cellules, et de limiter le traitement dans le temps.

Choix des espèces

L’objet de cette étude vise à étudier et comparer les mécanismes de régénération dans des espèces qui sont naturellement capables de régénérer leur rétine. A ce jour, cela n’a été décrit que chez le poisson, les amphibiens et l’embryon de poulet. Le poisson-zèbre et le xénope constituent des espèces faciles à manipuler et à maintenir en laboratoire et pour lesquels sont établis des protocoles d’élevage et d’utilisation à des fins scientifiques. Par ailleurs, nous disposons des génomes pour les deux espèces et leur analyse montre d’importantes similitudes avec le génome humain (plus de 70% des gènes identifiés dans des maladies humaines ont leurs équivalents chez le xénope et le poisson-zèbre). Les poissons-zèbre seront utilisés soit à l’âge adulte (4-6 mois, taille 3cm), soit au stade juvénile (1 mois, taille 1cm) afin de comparer les capacités de régénération de la rétine à ces deux stades. Les xénopes des lignées transgéniques seront utilisés au stade têtards car l’article de référence sur cette lignée indique qu’à ce stade le phénotype obtenu est plus homogène d’un individu à l’autre. Les xénopes adultes utilisés afin d’établir une nouvelle lignée transgénique seront utilisés à un stade mature sexuellement. Du fait de la longue durée de vie du xénope et de sa longue période de maturité sexuelle, les animaux peuvent avoir entre 2 et 20 ans.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Souris : 2018
Souffrances
▲ -
▲ 90
▲ 1928
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 2018

Greffées de cellules tumorales sur le flanc puis injectées de cellules immunitaires humaines, 2 018 souris immunodéficientes reçoivent jusqu'à trois injections sous-cutanées en trois semaines, huit injections intrapéritonéales ou intraveineuses en quatre semaines, et deux à quatre prélèvements sanguins par voie rétro-orbitale ou jugulaire sous anesthésie. 90 relèvent d'un niveau de souffrance léger, 1 928 d'un niveau modéré. Le porteur indique que le transfert de cellules immunitaires humaines peut déclencher une maladie du greffon contre l'hôte, avec perte d'appétit, difficulté à boire, atteintes cutanées et prostration, et que six anticorps bispécifiques seront comparés sur trois cibles tumorales avant que les trois meilleurs soient retenus. Toutes sont tuées en fin de procédure, l'évaluation chez l'animal étant présentée comme le passage obligé vers la demande d'essai clinique.

Objectifs

Le développement de traitement anti-cancéreux comporte une phase de développement préclinique permettant de sélectionner le candidat le plus efficace et le moins toxique. Cette phase a pour but de bien caractériser le mécanisme d’action du candidat médicament et de valider son efficacité et son absence de toxicité. Notre projet a pour objectif d’évaluer l’efficacité d’une nouvelle approche thérapeutique pour le traitement des tumeurs solides. Nos médicaments sont des anticorps particuliers qui peuvent reconnaître en même temps les cellules cancéreuses et certaines cellules du système immunitaire qui peuvent tuer les cellules cancéreuses. Ces cellules immunitaires, une fois activées par notre médicament, peuvent alors tuer uniquement les cellules cancéreuses. Une pré-evaluation de nos candidats médicaments a déjà été réalisée dans de nombreuses études in vitro et ex vivo (sur des tumeurs fraîches issues de patients notamment). Ceci nous a permis de pré-sélectionner 6 candidats (couvrant 3 cibles tumorales différentes) et de restreindre au maximum le recours à des modèles animaux. L’objectif maintenant est de démontrer l’efficacité de ces candidats chez l’animal, ainsi que de caractériser au mieux leur mécanisme d’action in vivo, nécessaire pour réaliser de futures études cliniques chez l’homme. Le meilleur candidat pour chacune des 3 cibles sera sélectionné, sur la base de son efficacité, dans différents modèles tumoraux, puis sera évalué en combinaison avec d’autres médicaments anti-cancéreux déjà existant. Ces études précliniques chez l’animal sont très importantes car elles serviront à demander l’autorisation d’essai clinique chez l’homme. Nos 3 meilleurs candidats médicaments pourront être utilisés dans le traitement du cancer du poumon, du foie, du colon, de l’estomac, des ovaires ou du sein.

Bénéfices attendus

La démonstration du mécanisme d'action de notre approche in vivo est une phase essentielle dans l'évaluation préclinique de nos candidats médicaments. A l'issue de cette étude, 3 candidats médicaments pourront faire l'objet d'études cliniques chez l'homme pour le traitement de tumeurs solides. Cette thérapie innovante pourrait notamment bénéficier à des patients en seconde ligne de traitement, après une rechute à la suite des traitements conventionnels de première ligne, dans différents types de cancers. De plus, aucun modèle in vivo démontrant ce mécanisme d'action n'a été décrit jusqu’à présent dans la littérature. Les données générées pourront bénéficier à court-terme à la communauté scientifique, au travers de la publication des résultats obtenus avec ce modèle d’étude.

Procédures

Dans ce projet, les études seront réalisées sur des souris immunodéficientes, injectées avec des cellules immunitaires humaines (en accord avec notre mécanisme d’action). Pour les gestes techniques tels que l’identification des animaux (10 secondes par animal) ou des injections sous-cutanées, intra-veineuse et intra-péritonéales (15-30 secondes par injection), l’animal reste vigile et est maintenu sous contention manuelle. - Injection sous-cutanée : 3 maximum (1 à 2 par semaine réparties sur 3 semaines) - Injection intra-péritonéale ou intraveineuse : 8 maximum (2 fois par semaine pendant 4 semaines) Des prélèvements sanguins eux seront effectués par voie rétro-orbitale ou intraveineuse (Jugulaire) sur animaux anesthésiés (par isoflurane gazeux 4 %) à raison de 2 à 4 prélèvements de 50 µL sur 2 semaines (20-30 secondes par prélèvement/animal). Le sang sera recueilli dans un tube adapté et analysé au laboratoire

Impact sur les animaux

Certains animaux pourraient subir un inconfort ou une angoisse liée à la manipulation ou aux prises de sang. Une partie des animaux subiront la greffe de cellules tumorales qui aboutira au développement d’une masse tumorale sur le flanc des souris, susceptible d’occasionner une gêne. Certains animaux seront également injectés avec des cellules immunitaires humaines et des cytokines humaines qui pourraient entraîner une maladie du greffon contre l’hôte (GVHD = Graft-versus-Host Disease). Cela pourrait se manifester par une détérioration de l’état de santé de l’animal (par exemple perte d’appétit, difficulté à boire, atteinte cutané ou prostration).

Devenir

Les souris seront mis à mort en fin de procédure expérimentale et des prélèvements post-mortem pourront être réalisés.

Remplacement

Des alternatives à l’évaluation chez l’animal, in vitro et ex vivo ont été explorées, comme des cocultures de lignées de cellules tumorales avec des cellules immunitaires in vitro, des modèles organoïdes 3D ou des essais ex vivo sur tumeurs fraîches de patients. Ceci a permis de sélectionner les candidats médicaments sur des modèles pertinentss en limitant le recours aux animaux. Ces méthodes alternatives ont montré une grande efficacité de notre mécanisme d’action et ont permis de réduire le nombre d’animaux au strict nécessaire pour les études de pharmacocinétique et d’efficacité anti-tumorale in vivo. En effet, l’essai clinique d’un nouveau traitement chez les patients nécessite une évaluation préalable de l’efficacité et de la dose tolérée sur des animaux, conformément à la directive 2001/20/CE.

Réduction

Ces études sont menées avec des analyses statistiques afin de s'assurer de la significativité statistique des résultats obtenus en fonction du nombre de souris par groupe et du nombre de groupes. Le nombre de souris dans chaque groupe et le nombre de groupes sont importants pour ces analyses. Par exemple, nous utilisons 3 souris par groupe pour certaines études et entre 8 et 10 pour d'autres lorsque nous avons besoin de faire des analyses plus poussées afin de garantir la fiabilité des résultats. C'est le cas notamment pour les analyses de la taille des tumeurs car il existe de fortes différences naturelles entre les souris et cette augmentation du nombre d’animaux nous aide à obtenir des résultats interprétables et précis

Raffinement

Les animaux seront hébergés dans un environnementà statut sanitaire controlé et spécifique où les conditions sanitaires sont rigoureusement surveillées pour minimiser les risques de contamination et assurer la santé des animaux de laboratoire. A leur arrivée, les animaux seront acclimatés pendant une semaine à 2 semaines après réception, avant le début des études, afin qu’ils se familiarisent à leur nouvel environnement. Les animaux bénéficient de raffinement tels que des carrés de coton, maisonnettes en carton, ou encore batonnets à ronger. Le bien-être des animaux sera évalué quotidiennement. Pour les animaux porteurs de tumeur, l’aspect et la taille des tumeurs seront également évalués 2 fois par semaine. Les animaux seront mis à mort dès l’atteinte de points limites.

Choix des espèces

Les études réglementaires requièrent un modèle rongeur et un modèle non-rongeur pour les études de toxicité et de pharmacocinétique. Dans ce projet, nous utiliserons exclusivement la souris comme modèle de petit rongeur pour des études pharmacocinétiques et des études d'efficacités. En effet, la souris est un modèle de choix pour ce type d'études car la majorité des modèles tumoraux sont développés chez la souris et plusieurs modèles de souris immunodéprimées sont disponibles. C'est également un modèle de mammifère dont le profil pharmacocinétique permet une utilisation préclinique. Les animaux seront des jeunes adultes agés de 6 semaines. A cet âge, les animaux sont matures et supportent mieux le transport de l'élevage jusqu'à l'animalerie, ainsi que l'anesthésie. Les animaux plus âgés ne sont pas souhaités car la présence de graisse peut entrainer une modification de la distribution de notre molécule et induire plus de variabilité.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 14400
Souffrances
▲ -
▲ 8460
▲ 5940
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 14400

14 400 souris vont être utilisées sur cinq ans, toutes tuées à l'issue, chacune subissant au moins un prélèvement sanguin et, pour une partie d'entre elles, un gavage quotidien pendant sept ou quatorze jours d'affilée. 8 460 relèvent d'un niveau de souffrance léger, 5 940 d'un niveau modéré. Les souris reçoivent du bêta-glucane extrait de la paroi de Candida albicans puis sont infectées par des agents pathogènes qui provoquent poil hérissé, mobilité réduite et perte de poids au bout de sept jours, l'objectif étant de mesurer combien de temps dure la protection conférée par cet entraînement de l'immunité innée. Le porteur qualifie le recours à l'expérimentation animale d'"indispensable" au motif que ses propres travaux in vitro sur cellules humaines n'expliquent toujours pas comment le mécanisme fonctionne "à l'intérieur".

Objectifs

Le système immunitaire des mammifères comprend l’immunité innée et adaptative. L’immunité adaptative n’est plus la seule capable de mémoire ; en effet les cellules de l’immunité innée peuvent répondre plus efficacement à une infection si une agression immunologique a déjà eu lieu auparavant. C’est le « training » des cellules innées, ou entraînement. Nos études du training chez l’humain in vitro ont établi les mécanismes cellulaires impliqués, mais peu de données sont disponibles in vivo. Candida albicans (C. albicans) est une levure commensale des muqueuses à l’origine d’infections locales bégnines, mais également invasives et mortelles dans le cas d’immunodépressions. Ce microorganisme est d’une importance majeure pour l’étude du training, car il induit la protection : une injection d’une faible dose de C. albicans permet une meilleure résistance des souris à une infection sérieuse ultérieure. Le polysaccharide ß-glucan de la paroi de C. albicans est le médiateur du training et de la protection. Le ß-glucan est un sucre facilement isolable de la paroi des levures et non toxique. Nous avons établi que la protection est induite par injection intrapéritonéale de ß-glucan. Il est possible qu’une longue supplémentation orale puisse également protéger. La mémoire immunologique innée est non-spécifique et protège contre un pathogène distinct du premier agent infectieux rencontré. L’objectif scientifique de ce projet se décompose en cinq parties : - Peut-on induire un entrainement avec une approche simplifiée et une formulation du ß-glucan permettant dans le futur des nouvelles voies d’administration ? - Quelle est la durée pendant laquelle le training par ß-glucan est efficace face à une seconde infection ? - Quels acteurs de l’immunité innée sont affectés par le training ? Les souris sont protégées contre des infections locales, systémiques, fongiques, bactériennes ; les facteurs impliqués doivent donc être polyréactifs et largement distribués dans l’hôte. - Quels sont les évènements clés induits suite à l’introduction du ß-glucan dans l’hôte ? Identifier ses effets précoces clés permettront d’envisager d’autre voie d’administrations pertinentes. - La supplémentation orale en ß-glucan pendant deux semaines protège les souris contre une infection. Cette approche serait applicable à l’homme, mais la durée de la supplémentation peut-elle être réduite ?

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de déterminer la formulation de la molécule étudiée, les mécanismes et la longévité du training et de la protection face à des infections fongiques et bactériennes diverses, donnant une base solide de travail pour de futures études fondamentales (mécanismes voies d’administration) et cliniques (traitement préventif/combinatoire). Ces données seront obtenues pour les méthodes de training établies et publiées mais aussi avec une nouvelle formulation de la molécule étudiée et enfin une nouvelle méthode par voie orale, qui représente des approches adaptables à l’homme. Notre étude apportera également des nouvelles données cruciales sur les mécanismes physiologiques qui permettent à la molécule étudiée de protéger l’hôte contre différentes infections. Les acteurs immunitaires précoces et tardifs du training de l’immunité innée seront identifiés de manière plus complète, et la dynamique du training sera établie in vivo.

Procédures

Certains animaux auront selon les procédures: - une ou deux injections intrapéritonéale (quelques secondes) - une injection intraveineuse (1 minute) sous anesthésie gazeuse - une inoculation orale (deux minutes) tous les jours pendant 7 ou 14 jours Tous les animaux auront un prélèvement sanguin (quelques secondes) une seule fois

Impact sur les animaux

Une nuisance légère de courte durée sans incidence significative sur le bien-être ou l’état général des animaux sera associée au gavage et aux injection intrapéritonéale et intraveineuse. Les dommages escomptés dans ces expériences sont liés à l’objectif visant à comprendre les mécanismes induisant une protection contre des agents infectieux. Des agents infectieux de classe 2 seront inoculés aux souris et induiront des signes cliniques d’infection (poil hérissé, mobilité réduite, perte de poids) après 7 jours d’infections.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure car ils ne peuvent être ni réutilisés, ni replacés, ni adoptés car nous devrons prélever en fin de procédures certains organes vitaux pour analyse.

Remplacement

Le recours à l’expérimentation animale est indispensable, car bien que nous ayons largement étudié in vitro les mécanismes de mémoire de l’immunité innée avec des cultures de cellules humaines, nous ne comprenons toujours pas comment cela fonctionne « à l’intérieur », dans la vie réelle, ce qui est essentiel pour envisager des traitements préventifs/curatifs. De plus, comprendre les mécanismes in vivo d’entraînement nécessite l’utilisation de mammifères au système immunitaire inné complexe (inné et adaptatif, multiples cellules hématopoïétiques, origine embryonnaire et moelle osseuse), ce qui exclut l’utilisation d’insectes possédant un seul type cellulaire et dépourvus de système immunitaire adaptatif et de moelle osseuse. Ce travail viendra renforcer les connaissances acquises in vitro.

Réduction

Le nombre de souris nécessaires à ce projet est évalué à 14400 sur 5 ans. Ce nombre a été déterminé après consultation d’une biostatisticienne et analyses statistiques préalables permettant de déterminer à partir de combien de sujets une mesure est exploitable scientifiquement, et ce dans le souci de n’utiliser que le strict nécessaire d’individus tout en récupérant le maximum d’information par animal. Nous observons une protection tant chez les femelles que chez les mâles. Afin de réduire le nombre d’individus tout en maintenant une mesure exploitable scientifiquement, nos expériences seront principalement menées sur des femelles dans la continuité des travaux similaires publiés pour ce type d’étude, mais les résultats clés seront confirmés chez les mâles. Dans le cas spécifique de la durée de la protection induite par le training, des temps de plus en plus longs seront testés entre l’inoculum protecteur et l’inoculum infectieux. Dès que la protection sera perdue, les expériences incluant des temps encore plus longs seront annulées afin de réduire le nombre d’animaux nécessaire à notre étude. De même, dans le cas spécifique de l’étude de la formulation soluble de l’inoculum protecteur, si celui-ci ne présente pas les effets protecteurs escomptes, il sera exclu des autres procédures afin de réduire le nombre d’animaux nécessaire à notre étude.

Raffinement

Le suivi des animaux selon une liste de signes cliniques permettra d’attribuer un score quantitatif de bien-être des animaux tel que décrit par la SBEA. Des aides alimentaires (type gel hydrique) et une réhydratation sous-cutanée avec de la solution saline seront mises en place au besoin. Si un animal dépasse le score limite, les animaux seront mis à mort.

Choix des espèces

Le modèle souris a été décrit dans la littérature et est le seul existant pour étudier l’entraînement de l’immunité. De plus les souris présentent des procédures expérimentales mieux codifiées par rapport à d’autres rongeurs, de multiples outils existent et les expérimentateurs ont de l’expérience sur ces animaux. Les souris utilisées seront adultes, entre 7 et 11 semaines d’âge. Le choix de ce stade de développement permet d’avoir des souris dont le système immunitaire est complètement développé, à savoir une hématopoïèse adulte et des macrophages résidents dans les tissus pleinement développés.

  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
Rats : 1600
Souffrances
▲ -
▲ 500
▲ 800
▲ 300
Devenir
 -
 -
 -
 1600

Le test s'arrête quand le rat courbe le dos, hérisse les poils et présente une crampe abdominale visible à l'œil nu. 1 600 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 500 d'entre eux, modéré pour 800 et sévère pour 300. Chaque animal reçoit des gavages, des injections et des instillations qui provoquent une colite, et subit jusqu'à six distensions du côlon par un ballonnet gonflé sous anesthésie, à 48 heures d'intervalle, pour tester des molécules candidates, des probiotiques et des stratégies nutritionnelles contre la douleur intestinale. Le porteur qualifie la distension colorectale de technique "non invasive" et l'observation de la douleur d'étude "uniquement comportementale", tout en classant la colite qu'il induit en souffrance sévère.

Objectifs

La douleur intestinale est un symptôme commun dans la population générale et chez les patients atteints du syndrome de l’intestin irritable (SII), chez qui elle est associée à une hypersensibilité viscérale. Le syndrome de l’intestin irritable (SII) est un trouble fréquent, il est la cause de 30 à 50% des consultations auprès d’un gastroentérologue et toucherait de 10 à 15% de la population des pays occidentaux. Les symptômes sont invalidants pour les patients et sont caractérisés par des périodes de diarrhée et /ou constipation. Les causes du SII ne sont pas clairement identifiées mais seraient liées au mode de vie, à l’alimentation, à la dépression, à l’anxiété et aux infections rendant la prévention du SII difficile. Le SII d’origine infectieuse peut également entraîner une inflammation et altérer la barrière intestinale. En effet, une apparition de ce syndrome est souvent observée suite à un épisode de gastroentérite. Chez les patients atteints de SII, une modification de la flore bactérienne a été observée. Dans le laboratoire nous avons mis en évidence les effets analgésiques de probiotiques spécifiques (bactéries et levures) dans le modèle de distension colorectale chez le rat qui permet d’évaluer les seuils de la douleur viscérale . Des études plus récentes ont également montré que l’ingestion d’aluminium, que l’on retrouve dans notre alimentation quotidienne, induit également des phénomènes d’hypersensibilité viscérale. Du fait de la complexité des mécanismes impliqués dans la nociception, aucun traitement efficace n’existe. Le but de ces études est donc d’évaluer l’efficacité thérapeutique de composés de synthèse (médicaments « candidats ») mais également de micro-organismes ou de stratégies nutritionnelles.

Bénéfices attendus

Pouvoir selectionner des molécules candidates qui pourront être passées en test de toxicité avant une étude clinique et ainsi pouvoir approfondir la connaissance des mécanismes d'action dans la physiopathologie des maladies inflammatoires digestives.

Procédures

Les animaux seront soumis à des gavages et injections pour l'administration des molécules candidates. Ils seront anesthésiés durant quelques minutes à l' isoflurane pour la l'insertion du ballonnet. Aucun prélèvement sur animal vigile ne sera effectué et il n'y aura aucune procédure chirurgicale. Les prélèvements sur les rats ne se feront que post mortem.

Impact sur les animaux

Il est à préciser que le modèle de distension colorectale est une technique non invasive qui permet d’évaluer le seuil de douleur chez le rat utilisant le gonflement d’un ballonnet inséré dans le côlon de rats qui est une application de l’examen de manométrie rectale réalisé en clinique humaine. L’observation de la douleur viscérale est une étude non invasive et uniquement comportementale. Les animaux auront des gavages, des injections, des instillations induisant une colite. Lors de ces gestes, les animaux auront un certain inconfort. Il en est de même lors de la pose du ballonet en intra-rectal. Ces gestes sont de classe légère. La colite induite sera de classe sévère.

Devenir

A l'issue de chaque procédure, tous les animeaux seront mises à mort à des fins de prélèvements d’organes

Remplacement

Il n’est pas possible de modéliser in vitro un processus aussi complexe que celui de la sensibilité viscérale qui fait intervenir le système nerveux entérique et d’autres composantes du tissu intestinal ainsi que de nombreux types cellulaires comme les cellules entérochromafines, les mastocytes, les éosinophiles. De plus, les stratégies nutritionnelles nécessitent l’ingestion des composés à tester afin qu’ils agissent au « bon endroit » sur leur cible. L'évaluation de l'effet thérapeutique dans le domaine de la douleur nécessite des études in vivo permettant de mettre en évidence la fonctionnalité des composés rigoureusement sélectionnés in vitro.

Réduction

Les modèles permettant d'évaluer les seuils de douleur viscérale ont été décrits (Cell Mol Gastroenterol Hepatol. 2018 Sep 20;7(1):185-196)chez le rat et permettent d'évaluer ce paramétre de façon non-invasive s'inspirant d'une technique utlisée en clinique humaine (manométrie rectale). Le modèle rat est largement décrit, validé et reproductible ce qui permet de réduire le nombre d'animaux à utiliser pour évaluer les propriétés analgésiques de composés car il ne nécessite aucune mise au point. Dans le respect des règles des 3R, le nombre minimum d'animaux sera utilisé pour garantir une analyse statistique correcte prenant également en compte la variabilité de l'expression des gènes. Les paramètres mesurés seront analysés par des tests non-paramétriques pour petits échantillons (tests de Kruskal Wallis, Wilcoxon, Mann-Whitney, et corrélation de Spearman). Le nombre d’animaux par groupe est de n = 10, qui est calculé sur la base de la puissance statistique des tests utilisés (intégrant la dispersion des valeurs individuelles, déterminés auprès de la littérature et suite à des expériences pilotes).

Raffinement

1) En dehors du test d’évaluation de la douleur - une modification du comportement (prostration, poils hérissés, cris, blessure, stresss) - une perte de poids supérieur à 20% 2) pendant le test d’évaluation de la douleur en plus des points limites cités ci-dessus - le réflexe de retrait qui se caractérise par une contraction forte qui provoque une courbure du dos, le hérissement des poils et une crampe abdominal visible à l’oeil nu. Ce signe entraîne l’arrêt immédiat du test (dégonflement instantané du ballonnet induisant une perte instantanée de la douleur). Dispositions prises pour limiter la douleur Le ballonnet est inséré dans le colon des rats sous anesthésie. Le ballonnet est dégonflé immédiatement suite à l’observation du comportement caractéristique de douleur viscérale de façon à ce que ce temps soit d’une durée la plus limitée possible. Pour les rats qui sont évalués à différents temps (cinétique d’efficacité du produit testé), un temps minimal de récupération de 48h est appliqué entre 2 évaluations. Un maximum de 6 évaluations est réalisé par rat. Ces paramètres ont été établis lors d’études préliminaires et à partir de données bibliographiques montrant que chez les rats contrôles le seuil de douleur ne variait pas non plus dans un intervalle de 48h, indiquant que 48h sont plus que suffisantes pour la récupération de l’animal.

Choix des espèces

Les modèles permettant d'évaluer les seuils de douleur viscérale ont été décrits chez le rat et permettent d'évaluer ce paramétre de façon non-invasive s'inspirant d'une technique utlisée en clinique humaine (manométrie rectale). Le modèle rat est largement décrit, validé et reptoductible ce qui permet de réduire le nombre d'animaux à utiliser pour évaluer les propriétés analgésiques de composés car il ne nécessite aucune mise au point. Des rats adultes mâles pesant de 150g-200g seront utilisés afin de se conformer aux protocoles validés

  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système musculosquelettique
Souris : 2200
Souffrances
▲ -
▲ 1000
▲ 1200
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 2200

Une biopsie d'oreille au sevrage, puis pour une partie des femelles l'ablation des ovaires sous anesthésie : 2 200 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 1 000 d'entre elles et modéré pour 1 200. Les femelles opérées à six semaines sont tuées six semaines plus tard, après un prélèvement de sang réalisé sous anesthésie, sans réveil. Le projet cherche des cibles pharmacologiques contre l'ostéoporose en invalidant des protéines des ostéoclastes, les cellules qui dégradent l'os. Le porteur écrit qu'aucun ou peu d'effets indésirables sont attendus, tout en décrivant une douleur modérée de deux à trois jours après l'ablation des ovaires, un risque d'hypothermie, de déshydratation et d'infection de la cicatrice.

Objectifs

Les os subissent un remodelage constant tout au long de notre vie. Ce remodelage est un processus complexe qui implique l’action coordonnée de deux types de cellules : les ostéoblastes qui fabriquent la matrice osseuse, et les ostéoclastes qui dégradent l’os. Avec l’âge et dans certaines maladies inflammatoires, l’activité des ostéoclastes domine et l’os devient plus fragile. C’est le cas de l'ostéoporose qui affecte des centaines de milliers de personnes en France. Les traitements actuels affectent la viabilité des ostéoclastes, ce qui a malheureusement des effets néfastes sur les ostéoblastes et donc la formation de l’os. Dans ce contexte, il est impératif de mieux comprendre les mécanismes moléculaires qui régissent la perte osseuse et d'identifier des facteurs spécifiques aux ostéoclastes, qui pourraient représenter de nouvelles cibles pharmacologiques pour traiter l’ostéoporose. Nous utilisons des souris avec des mutations pour étudier in vivo les conséquences de l’invalidation des protéines candidates sur la formation des ostéoclastes et le développement des os en condition normale et aussi dans le contexte d’une perte osseuse induite par une ovariectomie qui mime la ménopause par la chute des oestrogènes.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de : (i) caractériser le rôle de protéines candidates susceptibles de réguler la formation des ostéoclastes et leur activité de dégradation de l'os ; (ii) mieux comprendre les mécanismes moléculaires qui contrôlent le développement de l'os ; (iii) valider le nouveau concept consistant à cibler la formation et/ou la fonction des ostéoclastes tout en préservant leur viabilité et, par conséquent, la formation osseuse par les ostéoblastes, plutôt que l'induction de la mort des ostéoclastes par les traitemenst actuels ; (iv) identifier de nouveaux points d'intervention thérapeutique.

Procédures

Les prélèvements sur animaux vigiles sont limités uniquement à une biopsie pratiquée sur l'oreille (moins de 2 minutes) au moment du sevrage, afin de déterminer le génotype des animaux. Nous prélevons un échantillon de sang (moins de 5 minutes) sous anesthésie générale juste avant la mise à mort des animaux sans phase de réveil. La souris ovariectomisée reste le modèle de référence pour l'ostéoporose post-ménopausique induite par la chute des estrogènes. Nous procédons à l'ablation des ovaires par chirurgie (moins de 20 minutes) sur des souris femelles âgées de 6 semaines. Les animaux contrôles sont également opérés mais sans ablation des ovaires. Le phénotype osseux est examiné 6 semaines après la chirurgie.

Impact sur les animaux

Le prélèvement d'une biopsie et la pose d'une bague à l'oreille sont susceptibles de générer une douleur d'intensité légère qui peut durer au maximum 1 à 2 heures. Acun voire peu d'effets indésirables sont attendus sur les animaux. Parfois de légères altérations de l'aspect de l'oreille peuvent être observés avec les signes d'une inflammation locale et transitoire. Le prélèvement de sang, bien que réalisé sous anesthésie générale des animaux qui sont ensuite mis à mort sans phase de réveil, peut toutefois s'accompagner d'une douleur d'intensité légère. La profondeur de l'anesthésie et de l'analgésie est vérifiée régulièrement par l'absence complète de réflexes en réponse au pincement de la patte. La chirurgie nécessaire à l'ovariectomie sont susceptibles de générer de la douleur, de la souffrance ou de l'angoisse chez les animaux. Ces nuisances d'intensité modérée peuvent s'étendre jusqu'à 2-3 jours après la chirurgie. La chirurgie est réalisée sous anesthésie générale avec une analgésie en phases pré- et post-operatoires. Les souris présentent alors un risque d’hypothermie et de déshydratation, c’est pour cela qu’elles sont maintenues sur tapis chauffant pendant toute la durée de la chirurgie et qu’elles recoivent de la solution saline tiède toutes les heures. Après la chirurgie, un risque d'infection au niveau de la cicatrise étant possible, les animaux sont suivis quotidiennement jusqu’à la cicatrisation de la plaie selon la grille de scoring.

Devenir

Tous les animaux sont mis à mort à la fin de chaque procédure visant à analyser le phénotype osseux en condition normale et aussi dans le contexte d’une perte osseuse induite par une ovariectomie.

Remplacement

Notre projet vise à caractériser les processus moléculaires qui orchestrent la formation des ostéoclastes et le développement des os en condition normale et aussi dans le contexte d’une perte osseuse induite par une ovariectomie. Notre étude nécessite l'interaction de divers organes et systèmes biologiques que l'on retrouve uniquement chez les animaux vivants et qui ne sont pas reproductibles in vitro.

Réduction

Chaque protocole a été basé sur un examen attentif des possibilités réductrices et une étude approfondie de la littérature. Notre équipe possède un grand savoir-faire en expérimentation animale, ce qui garantira que le nombre d'animaux utilisés dans les études sera maintenu au minimum, tout en préservant la puissance statistique pour garantir des conclusions interprétables. En fonction des résultats obtenus à certaines étapes clés du projet, nous poursuivons ou arrêtons certaines expériences pour ne réaliser sur les animaux vivants que les expériences indispensables.

Raffinement

Tous les animaux reçoivennt les soins vétérinaires nécessaires et appropriés pour minimiser leur inconfort. Ils sont manipulés avec ménagement et calme, et par du personnel compétent, pour réduire leur stress. Ils ne sont jamais isolés dans une cage au cours de la procédure et bénéficiront d’un environnement enrichi (tuyau, cubes de bois). La chirurgie nécessaire à l'ovariectomie est susceptible de générer de la douleur, de la souffrance ou de l'angoisse chez les animaux. Cette étape est réalisée sous anesthésie générale avec une analgésie en phases pré- et post-opératoires. Les animaux sont suivis quotidiennement après l’opération. L’aspect, les fonctions corporelles et le comportement des animaux sont pris en compte à chaque observation grâce à une grille de scoring détaillée. Les animaux observés en détresse ou présentant des signes de souffrance sont immédiatement mis à mort.

Choix des espèces

La souris constitue le modèle de choix pour réaliser notre étude en raison de : (i) la facilité à mettre en oeuvre la manipulation génétique ; (ii) la littérature abondante concernant des études similaires pour éviter des expérimentations inutiles ; (iii) l'excellente caractérisation des fonds génétiques ; (iv) le fort degré de convergence des paramètres osseux chez l'homme et chez la souris ; et (v) la bonne caractérisation du modèle d’ostéoporose induite par une ovariectomie. Nous utilisons les souris à 12 semaines d'âge pour évaluer le phénotype osseux au stade adulte. La croissance et la maturation relativement rapides des souris se poursuivant jusqu'à environ 10-12 semaines d'âge, cela nous permet d'analyser les défauts osseux accumulés au cours du développement et de s'affranchir d'éventuelles manifestations d'effets liés à l'âge. Les conséquences de l'ovariectomie sur l'activité des ostéoclastes se manifestent par une dégradation osseuse qui est visible dans un délai de 5-6 semaines. Ainsi, la chirurgie pour l'ablation des ovaires est réalisée à 6 semaines d'âge et le phénotype osseux est analysé 6 semaines plus tard, c'est à dire à 12 semaines d'âge également.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système urogénital
Souris : 672
Souffrances
▲ -
▲ 96
▲ 576
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 672

Une souris qui montre des signes comportementaux de douleur importante est mise à mort. 672 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour prélever leurs organes, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré pour 576 d'entre elles et léger pour 96. L'ablation des ovaires ou des testicules puis la pose d'un implant hormonal sous la peau concernent 576 souris, et 480 subissent sept prélèvements de sang à la queue à quinze minutes d'intervalle, à deux reprises. Le porteur affirme qu'il n'existe "aucune stratégie de remplacement" pour étudier l'action d'un récepteur aux œstrogènes sur le métabolisme et la prolifération cellulaire.

Objectifs

Les œstrogènes, et principalement le 17β-estradiol (E2), jouent un rôle crucial dans la physiologie de la reproduction. Leur administration après la ménopause confère aussi des bénéfices fonctionnels (symptômes du climatère), osseuse, cardiovasculaire et métabolique. Cependant, les effets des œstrogènes sur d’autres tissus (foie, sein) s’avèrent néfastes et une optimisation du Traitement Hormonal de la ménopause (HT) reste un enjeu majeur pour la santé de la femme. Le récepteur aux œstrogènes alpha (ERa), le principal récepteur des œstrogènes chez les mammifères, a des actions nucléaires et membranaires mais le rôle des actions membranaires restent inconnu dans la protection métabolique et les effets prolifératifs des oestrogènes. Ce projet a donc pour objectifs : 1) d'analyser les effets métaboliques des effets membrnaires de ERa ; 2) étudier le rôle des effets membranaires de ERa dans la prolifération utérine et mammaire. De plus, sachant qu'il existe deux mutants des effets membranaires de ERa présentant des phénotypes différents selon la dose d'oestrogènes utilisés, il est nécessaire de comparer ces deux mutants, ainsi que de tester différentes dose d'oestrogènes représentant les différentes doses physiologiques retrouvées au cours du cycle oestral.

Bénéfices attendus

Ce projet va permettre de déterminer le rôle des effets membranaires de ERa dans la prolifération et la protection métabolique oestrogeno-dépendante, ce qui pourrait avoir un impact thérapeutique significatif dans le traitement de la ménopause. En effet, cette signalisation oestrogénique représente un levier thérapeutique relevant pour limiter, prévenir et/ou traiter les dysfonctions métaboliques ainsi que le développement de certains cancers hormono-dépendants chez les femmes menopausées. Ainsi le bénéfice attendu de ce projet est d'améliorer le rapport bénéfice/risque du Traitement Hormonal de la ménopause.

Procédures

Certains animaux seront soumis à des interventions de classes légère à modérée: - Chirurgie de classe modérée : ovariectomie (incision de la peau et du péritoine) (10 à 20min) = 576 animaux -Chirurgie de classe modérée : pose de pellet hormonal en sous cutanée (incision de la peau) (5 à 10min) = 576 animaux - Prélèvements d’une goutte de sang à la veine caudale (test de tolérance au glucose et à l'insuline réalisé à une semaine d'intervalle ): 7 gouttes de sang seront prélevées par procédure à 15 min d'intervalle = 480 animaux

Impact sur les animaux

Les expérimentations réalisées dans ce projet sont peu invasives indolores (pesée, régime riche en lipides) ou de classe légère et modérée (jeûne, ovariectomie, orchidectomie, pose de pellet). Elles peuvent être associées aux nuisances suivantes : - Le régime riche en lipides peut induire une prise de poids pouvant gêner les déplacements. - Les prélèvement à la veine caudale peut générer du stress et une douleur légère. - La mise à jeun de 6h peut entrainer du stress. - L’ovariectomie, l’orchidectomie et la pose de pellet ont pour effet attendu une douleur modérée liée aux effets de la chirurgie soulagée par des analgésiques et un stress modéré lié aux manipulations. Pour réduire le stress des animaux lié aux manipulations, toute manipulation sera réalisée dans un environnement calme, et par un manipulateur qualifié pour limiter la durée de chaque manipulation. La douleur ou l’inconfort de l’animal sera évalué : si des signes comportementaux indiquent une douleur modérée, un morphinique sera administré à visée antalgique. Enfin, si des signes comportementaux indiquent une douleur ou un inconfort important, la souris sera mise à mort.

Devenir

A l'issue de chaque procédure, les animaux sont euthanasiés afin de prélever les organes et réaliser des analyses moléculaires.

Remplacement

Les effets multiples des oestrogènes, synthétisées majoritairement par les ovaires, font intervenir des fonctions, tissus et cellules multiples dans l’organisme non modélisables par des approches in vitro. C’est pourquoi le recours à l’expérimentation animale est l’unique approche permettant de comprendre les impacts physiologiques des oestrogènes. Alors qu'une approche in vitro est utilisée pour définir les mécanismes moléculaires de ces signalisations, l'étude des effets physio(patho)logiques des oestrogènes ne peut pas être modéliser in vitro. Ainsi il n'y a donc aucune stratégie de remplacement du modèle animal qui permet de répondre aux questions adressées par ce projet.

Réduction

Afin de réduire le nombre d'animaux utilisés dans le cadre de ce projet, nous utiliserons en grande majorité uniquement les femelles pour l'étude des traitements oestrogéniques car cette partie du projet rentre dans le cadre de la mise au point d’un traitement de la ménopause et s’applique donc uniquement au sexe féminin. De plus, le nombre d'animaux utilisés par groupe est réduit à son minimum sans compromettre les objectifs du projet. Ce nombre est calculé de manière à donner des résultats statistiquement significatifs e. Les études statistiques antérieures ont montré que des groupes de 12 animaux étaient requis pour obtenir une distribution normale des mesures sur des paramètres physiologiques.

Raffinement

Les animaux sont placés en pièce d'acclimatation lors de leur arrivée à la zootechnie. Ils sont pris en charge par du personnel de la zootechnie compétent qui vérifie leur état et place de l'enrichissement (carré de coton, carton, sizzlenest, battons et balle de boie) dans les cages pour amoindrir le stress du transport et permettre aux animaux de faire un nid. Les animaux issus de différents cartons de transport ne sont jamais mélangés lors de la répartition dans les cages d'hébergement. Tout au long du protocole, le bien-être de l’animal est bien pris en compte avec enrichissement du milieu et les souris seront surveillées quotidiennement selon les directives européennes relatives à l'hébergement des animaux de laboratoire. De plus, pour chaque procédure chirurgicale, les souris sont maintenues sur des tapis chauffant et les conditions d’anesthésie sont adaptées. Tout au long des procédures, les points limites adaptés et précis (décrits dans chaque procédure) sont quotidiennement surveillés permettant de mettre en application l'arbre décissionnel pouvant aboutir aux critères d'arrêt des souffrances. Cette décision sera prise par la personne en charge de la mise en oeuvre générale du projet dans l’EU et de sa conformité à l’autorisation de projet, en concertation avec la personne en charge du bien-être animal dans l’EU.

Choix des espèces

Le choix de l’espèce s’est orienté vers la souris car c’est le seul modèle pour lequel a été générée l’invalidation génique du récepteur aux oestrogènes. Afin de ne pas affecter la croissance et la puberté, l'ensemble des procédures sera réalisée après 8 semaines.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
Poissons zèbres : 1560
Souffrances
▲ -
▲ 1080
▲ 480
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1560

Certaines lignées de poissons zèbres utilisées portent des mutations qui les tuent vers dix à douze jours après la fécondation, et 28 % des poissons déficients pour certains gènes développent des tumeurs abdominales ou oculaires vers l'âge de huit mois. 1 560 poissons zèbres vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 1 080 d'entre eux et modéré pour 480. Le seul acte pratiqué sur animal vivant est le génotypage : anesthésie, amputation d'un morceau de nageoire caudale, puis 24 à 48 heures d'isolement en attendant le résultat, avec des douleurs post-amputation que le porteur situe à quelques heures. Tous les poissons finissent mis à mort pour prélever organes et échantillons, y compris les adultes d'élevage, remplacés tous les dix-huit à vingt-quatre mois.

Objectifs

Le projet a pour objectif l'étude de gènes connus pour leur implication dans des pathologies humaines comme les anomalies du développement et le cancer. Pour cela, le modèle poisson zèbre est utilisé comme modèle expérimental afin de replacer la fonction des gènes in vivo dans un organisme entier au cours du développement. Des poissons zèbres porteurs de mutations trouvées dans des maladies humaines seront générés afin de mieux comprendre la physiologie de ces pathologies et identifier des voies de traitement. Le poisson zèbre est un modèle qui possède de nombreuses caractéristiques intéressantes pour la modélisation des pathologies humaines. En particulier, (i) le poisson zèbre possède une large descendance, environ 200 œufs par femelle et par semaine qui offre une grande confiance dans les analyses statistiques ; (ii) l’homme et le poisson zèbre partagent de grandes similarités puisque 70% des protéines humaines et 82% des protéines impliquées dans des pathologies humaines ont un orthologue chez le poisson zèbre ; (iii) de nombreux processus cellulaires peuvent être observés chez le poisson zèbre en raison de la transparence des embryons ou chez des poissons adultes dépourvus de pigmentation ; (iv) les techniques de génétique inverse telles que la transgénèse ou l’édition du génome sont facilement applicables au poisson zèbre ; (v) le poisson zèbre absorbe les molécules qui sont dissoutes dans l’eau ; (vi) les pontes et le développement de l’embryon se font dans l’eau rendant les études du développement précoce non invasives.

Bénéfices attendus

Le projet à pour objectif la modélisation de pathologies humaines chez le poisson zèbre. À court terme, le projet permettra d’identifier certains mécanismes moléculaires et cellulaires impliqués dans ces pathologies pour à plus long terme identifier de nouvelles cibles thérapeutiques et tester des molécules pharmaceutiques. Les pathologies étudiées sont essentiellement des anomalies du développement, des maladies métaboliques et le cancer.

Procédures

Seul le génotypage des poissons lors de croisements d'individus hétérozygotes sera réalisé sur animaux vivants. Pour cela, l’ensemble des animaux issus de ce type de croisements (1080 poissons) seront placés un par un dans un bac contenant un anesthésique permettant de les endormir (pendant 2 à 3 minutes). Une fois anesthésiés, une biopsie de leur nageoire caudale sera réalisée (10 secondes). Les animaux seront ensuite placés dans un bac de réveil contenant un anti-douleur et observés pendant 24 à 48h. La durée totale de l’intervention est de 4 minutes suivies de 24 à 48h de surveillance. Durant la durée du génotypage, les poissons sont maintenus isolés et afin de réduire le stress lié à l’isolement, ils sont maintenus préférentiellement par couple un mâle/une femelle, ou si seuls, en présence d'objets en plastique afin de compenser l'absence de congénères. Les bacs qui contiennent les poissons isolés sont placés au voisinage les uns des autres afin que le contact visuel avec d’autres congénères soit toujours possible. La nageoire caudale se régénère totalement après 10 à 15 jours.

Impact sur les animaux

La procédure de génotypage sur des biopsies de la nageoire caudale peut induire des effets indésirables sur les poissons adultes. Le stress lié à la capture peut durer quelques secondes jusqu’à l’anesthésie ; les douleurs post-amputation peuvent durer quelques heures ; le stress lié au maintien des poissons isolés le temps d’obtenir les résultats du prélèvement peut s’étendre sur 48 heures. Le phénotype dommageable de certaines lignées génétiquement modifiées est responsable d’effets indésirables sur les animaux. Ces effets peuvent être une mort précoce avec une mort survenant vers 10-12 jours après la fécondation. Ces effets peuvent être le développement tumoral : 28% des poissons déficients pour certains gènes développent des tumeurs abdominales ou occulaires vers l’âge de 8 mois.

Devenir

Le projet nécessitant l’analyse des échantillons / organes issus des poissons, l’ensemble des animaux sera mis à mort.

Remplacement

L'étude de l'expression de gènes impliqués dans les anomalies du développement peut difficilement être modélisée in vitro ou in silico. De même, la tumorigenèse repose sur des mécanismes complexes ; prolifération, interactions cellules-cellules, interactions cellules-matrice extracellulaire, vascularisation, stimulation hormonale, action de cytokines, facteurs de croissance,... À ce jour, un tel degré de complexité ne peut être modélisé in vitro. Particulièrement, la capacité des tumeurs à attirer des vaisseaux sanguins ou à former des métastases ne peut être étudiée qu’en organisme complet. Le modèle poisson zèbre qui possède une fécondation et un développement externe permet l’étude des processus de manière non invasive et contribue à la réduction de l’utilisation des rongeurs en expériementation animale.

Réduction

Les connaissances de notre modèle et l’expérience acquise au sein de notre laboratoire nous a permis de réduire le nombre d’animaux nécessaires au minimum afin de maintenir notre élevage. Ce qui représente un total de 20 poissons (10 mâles et 10 femelles) par lignée sur une durée maximum de deux ans avant production d’une nouvelle génération. Un nombre inférieur altèrerait la cohésion sociale des individus de cette espèce conduisant à une augmentation de l’aggressivité et du mal-être des animaux. Ce nombre d’animaux permettra de maintenir l’élevage d’une lignée et de fournir les embryons et larves précoces nécessaires au projet. Les poissons sont maintenus entre un an et demi et deux ans avant la production d’une nouvelle génération. Pendant la transition entre l’ancienne et la nouvelle génération, qui dure approximativement 4 mois, une quarantaine d’individus sont maintenus en élevage (20 jeunes et 20 âgés) jusqu’à ce que nous soyons sûrs que la nouvelle génération produise une ponte de bonne qualité pour la suite de l’élevage (les animaux de l’ancienne génération sont alors mis à mort). Cette durée est un bon compromis qui laisse un temps suffisamment long entre les générations et réduit le nombre d’animaux d’élevage mais suffisamment court pour que la majorité des poissons ne présentent pas d’altérations liées au vieillissement. Une procédure de génotypage des lignées à partir d’embryons de 3 jours est progressivement mise en place afin de limiter le nombre d’animaux du génotype non désiré dans l’élevage.

Raffinement

Afin de limiter au maximum toute souffrance, stress ou angoisse des animaux, les poissons zèbres sont hébergés en animalerie conventionnelle, maintenus dans un environnement social adéquat et dans des conditions d’hébergement appropriées. L'enrichissement est assuré par : (i) L’utilisation d’un flux d’eau dynamique qui stimule la rhéotaxie, les appareils sensoriels et moteurs. (ii) L’apport journalier de nourriture vivante fournissant un enrichissement à court-terme en stimulant le comportement prédateur naturel des poissons zèbres. (iii) L’hébergement des poissons en groupe de 5 poissons / L. L’enrichissement social contribue à réduire l’anxiété et permet une meilleure récupération suite au stress. Pour des raisons expérimentales ou suspicion de maladie, des poissons peuvent être amenés à être maintenus isolés. Dans ces cas exceptionnels, les poissons seuls sont systématiquement maintenus en présence d’enrichissement de type plante en plastique et les aquariums placés au voisinage d’aquariums contenant d’autres poissons afin qu’un contact visuel avec d’autres congénères soit maintenu. Afin de protéger les animaux de toute forme de souffrance, une observation rigoureuse est réalisée deux fois par jour au moment des nourrissages selon des critères établis dans une feuille de score. L’atteinte d’un point limite ou d’un score établi entraînera la mise à mort de l’animal. Les points observés sont les suivants : - la charge pondérale des poissons - la perte d'appétit - l'amplitude respiratoire anormale (faible, forte ou incomplète) - la locomotion (nage chaotique, saccadée, en cercle), la flottabilité (changement d'occupation dans la colonne d'eau) et la position statique (déséquilibré) - l'aspect général des poissons (perte des couleurs, malformation, présence d'œdèmes, altération des nageoires) Dès l'apparition d'un de ces signes, les poissons sont observés plus particulièrement (et éventuellement isolés). En cas de persistance ou d'aggravation des signes, les poissons sont mis à mort.

Choix des espèces

Actuellement, de nombreux laboratoires à travers le monde utilisent le modèle poisson zèbre. En effet, de nombreux mécanismes de maladies humaines peuvent être élucidés rapidement grâce au poisson zèbre et la recherche menée avec ce modèle a aussi bien aidé à identifier des gènes causant des maladies humaines qu’à donner des informations précieuses du point de vue clinique. De plus, ce modèle répond particulièrement au principe des 3R permettant la réduction de l’utilisation des mammifères au laboratoire et l’expérimentation sur ses embryons n’est pas invasive, contrairement à celle menée sur les mammifères. La grande majorité des expérimentations se feront sur des embryons (0 à 72 heures après fécondation) ou sur des larves précoces (72 heures après fécondation à 12 jours après fécondation ; larves de moins de 6 mm). À ces stades, tous les organes sont mis en place. Les poissons adultes (plus de 3 mois après fécondation) seront utilisés pour maintenir les lignées et fournir les embryons et larves sur lesquels les analyses phénotypiques seront effectuées. Dans de rares cas, des prélèvements d’organes seront effectués sur des adultes préalablement mis à mort.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
    • Bien-être animal
Équidés : 10
Souffrances
▲ -
▲ 10
▲ -
▲ -
Devenir
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 10
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Gardés vivants et réutilisables à la fin du projet, dix chevaux vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chacun subit dix intubations naso-gastriques sous tranquillisant, la moitié pour prélever le contenu de l'estomac, l'autre pour biopsier la muqueuse glandulaire. Avant chaque biopsie, les chevaux passent une quinzaine d'heures sans nourriture, un panier de mise à jeun fixé sur la tête, l'eau étant retirée une heure avant le prélèvement. L'objet du test est l'effet de différentes formes de luzerne déshydratée sur les ulcères gastriques, et le porteur conclut qu'aucun dommage n'est attendu, ce qui autorise selon lui une réutilisation sans effet cumulatif.

Objectifs

Les ulcères gastriques touchant la muqueuse glandulaire (partie basse de l’estomac) sont très répandus chez les chevaux pratiquant une activité physique régulière. Ainsi dans des populations de chevaux de sport ou de courses, des prévalence supérieures à 50% d’ulcères gastriques de la muqueuse glandulaire cliniquement problématiques ont été relevées. Chez les animaux touchés, ces ulcères sont associés à une baisse de performances, suggérant la présence de douleurs abdominales. Les traitements médicamenteux existants pour soigner ces ulcères sont de faible efficacité. Des travaux préliminaires suggèrent que la luzerne déshydratée peut avoir un effet bénéfique pour la santé gastrique équine. Les mécanismes par lesquels ceci pourrait opérer, et l’impact de la forme de présentation de la luzerne sur l’écosystème gastrique sont cependant méconnus. L’objectif de ce projet est donc de décrire l’impact de différentes formes de luzerne déshydratée, à la fois sur l’écosystème gastrique équin et l’intégrité de la muqueuse glandulaire en comparaison de deux régimes « contrôles » classiquement observés en alimentation équine.

Bénéfices attendus

Les ulcères gastriques de la muqueuse glandulaire touchant un très grand nombre de chevaux pratiquant une activité physique et les traitements médicamenteux existants étant de faible efficacité, ce projet pourrait permettre de proposer une solution alternative à l’apparition et à la guérison de cette pathologie.

Procédures

Au cours du projet, les chevaux seront soumis à dix intubations naso-gastriques (la moitié pour des observations et prélèvement du contenu gastrique et l'autre moitié pour des observations et biopsies de la muqueuse glandulaire de l'estomac). L'observation et prélèvement de contenu gastrique et l'observation et biopsie de la muqueuse glandulaire seront séparées de deux jours, et cinq semaines séparerons chaque groupe de deux intubations. Ces intubations sont réalisées sur animal tranquilisé. Les chevaux sont mis à jeun la nuit précédente les observations et biopsies de la muqueuse glandulaire (environ 15h) par la pose d’un panier de mise à jeun alimentaire et l’eau est retirée une heure avant les prélèvements qui ont lieu le matin.

Impact sur les animaux

Les observations et prélèvements gastriques sont réalisés grâce à une intubation naso-gastrique. Ce geste fréquemment utilisé sur le terrain peut entrainer une gêne légère au moment de l’introduction de la sonde dans le nez du cheval qui ne dure que quelques minutes puisqu’elle cesse une fois la sonde introduite dans l’œsophage. La mise à jeun des chevaux la veille des observations et biopsies de la muqueuse glandulaire se fait durant la nuit afin de moins perturber les chevaux dont l'activité alimentaire est généralement réduite pendant la nuit.

Devenir

Il n'est pas attendu de dommage pour les animaux impliqués dans ce projet. Les chevaux pourront donc être réutilisés sans effet cumulatif.

Remplacement

L'essai doit nécessairement être conduit avec des chevaux, car c’est l’espèce cible des formes de luzerne testées dans ce projet. De plus, la relation entre l’alimentation et l’écosystème gastrique du cheval est spécifique à cette espèce.

Réduction

Les chevaux seront conduits en conditions contrôlées et uniformes afin de minimiser les variations liées à l'environnement. Une étude statistique a permis de déterminer le plus petit nombre d'animaux à inclure dans chaque groupe tout en assurant la fiabilité des résultats. Une analyse statistique sera appliquée sur les résultats obtenus.

Raffinement

Les intubations ont lieu dans un travail (semblable à une barre d'échographie/insémination) adaptée à la contention des chevaux pour éviter tout risque de blessure. Afin de réduire le stress et la gêne occasionnés par le passage de la sonde dans le nez, une anesthésie locale du naseau est systématiquement réalisée et un tranquillisant est administré par injection intra-veineuse. En outre, la sonde utilisée pour le prélèvement de contenu gastrique est adaptée au diamètre de l’œsophage du cheval et sa longueur permet d’atteindre l’estomac tout en laissant une partie assez longue à l’extérieur pour suivre les mouvements éventuels de la tête du cheval sans le contraindre. Avant intubation, son extrémité est recouverte d’huile de paraffine pour faciliter son passage. Enfin, elle est en PVC et est placée dans de l’eau chaude 10 min avant intubation pour l’assouplir et également éviter de surprendre le cheval avec un matériel trop froid. Le gastroscope utilisé pour les observations et biopsies est spécialement destiné à une utilisation en équine (diamètre et longueur adapté). Les chevaux étant des animaux grégaires, ils sont sortis tous les jours au paddock en groupe. Ceci permet de respecter leur bien-être. Ils sont hébergés dans des boxes séparés par des barreaux leur permettant de se voir et de se sentir, avec une litière de paille qui leur apporte confort et permet de diminuer l’ennuie, car les chevaux peuvent fouiller dans celle-ci. De plus, au quotidien, le personnel animalier observe le comportement de chaque cheval matin et soir au moment de la distribution des repas afin de repérer les signes de mal-être ou de souffrance. Ces signes inhabituels sont immédiatement signalés au responsable de l’expérimentation. Les chevaux qui présenteraient des signes de mal-être ou de souffrance seront soignés et si jugé nécessaire par le vétérinaire traitant retirés de l’essai.

Choix des espèces

L'essai doit nécessairement être conduit avec des chevaux, car c'est l'éthiopathologie des ulcères gastrique ainsi que sa relation à l'alimentation sont spécifiques aux chevaux.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
    • Système immunitaire
Souris : 1170
Souffrances
▲ -
▲ 576
▲ 594
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1170

Irradiées onze minutes, ou en deux doses de 5 puis 4,5 grays à quelques heures d'intervalle, les souris receveuses reçoivent ensuite une greffe de cellules souches sanguines. 1 170 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour isoler ces cellules, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 576 d'entre elles et modéré pour 594. L'objectif déclaré est de vérifier si un régime riche en graisses accélère le vieillissement du système sanguin. Le reste du protocole tient en une phrase, des injections intraveineuses et des prélèvements sanguins "comme décrit dans nos procédures", sans que soient précisés leur nombre ni leur fréquence, et la douleur possible après une greffe qui échoue n'est pas davantage détaillée.

Objectifs

Le système hématopoïétique vieillit avec l'âge, ce qui entraîne de nombreuses maladies liées à l'âge, comme les leucémies et autres. On ne sait pas si les signaux de stress subis précocement dans la vie donnent lieu à des phénotypes de vieillissement du système hématopoïétique. Notre objectif est donc de vérifier si un régime alimentaire riche en graisses, en tant que stress, donne lieu à de tels phénotypes.

Bénéfices attendus

Dans ce projet, nous testerons si un régime riche en graisses entraîne le vieillissement du système hématopoïétique et nous découvrirons comment cela se produit au niveau moléculaire. Cela permettra d'identifier un mécanisme de vieillissement et pourrait donc offrir des moyens de lutter contre le vieillissement du système hématopoïétique et les maladies hématopoïétiques liées à l'âge.

Procédures

Les souris receveuses seront irradiées pendant 11 minutes dans un irradiateur X ou en utilisant 5 Gy le matin et une autre dose de 4,5 Gy après 4 à 6 heures. Les souris subiront des injections intraveineuses et des prélèvements sanguins comme décrit dans nos procédures.

Impact sur les animaux

La piqûre de l'aiguille pour le prélèvement de sang et l'injection i.v. chez les souris, au cours de la procédure 1, 2 ou 3, provoque une légère douleur de courte durée. Les souris ressentent une douleur lors de l'injection avec l'aiguille. Les souris peuvent également ressentir une douleur/blessure après l'irradiation en cas d'échec de la greffe. Faim/soif/malnutrition : sans objet, stress physique/thermique : sans objet, environnement inadapté (stabulation)/isolement : sans objet. Les souris seront surveillées et notées pour les aspects physiques tels que la perte de poids et l'apparence du site d'injection au moins deux fois par semaine, et les points limites de la grille d'observation seront respectés.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à l’issue de chaque procédure dans le but d’isoler et d’étudier les cellules souches hématopoïetiques.

Remplacement

Ce protocole étudie l'interaction entre différentes cellules, par exemple les cellules souches hématopoïétiques, et les cellules de leur microenvironnement, également connues sous le nom de cellules de niche.Cependant, il existe pas de système in vitro approprié pour étudier hématopoïèse qui soit comparable à un organisme de mammifères et qui permette d’établir une niche hématopoïétique dans laquelle les CSH peuvent rester quiescentes En réalité, les CSH en culture perdent progressivement leur phénotype quiescent. Seules certaines expériences peuvent être réalisées in vitro, telles que les essais de formation de colonies, et ce sont ces dernières qui seront utilisées. Par conséquent, les expériences in vivo sur des souris sont essentielles.

Réduction

Afin de réduire le nombre d'animaux utilisés, chaque groupe contiendra le nombre minimum nécessaire pour la quantité de matériel nécessaire à l'expérience et pour obtenir des résultats statistiquement pertinents. Nous effectuerons 3 répétitions pour vérifier si la variation est significative. Si les deux premières expériences donnent le même résultat, la troisième expérience sera annulée pour réduire le nombre d'animaux utilisés.

Raffinement

Les points limites de notre expérience seront définis sur la base de la grille d'observation mentionnée précédemment. Pour limiter la douleur résultant de la prise de sang, nous utiliserons un anesthésique. En ce qui concerne les transplantations, les souris irradiées feront l'objet d'une surveillance quotidienne pendant les deux premières semaines suivant l'irradiation, par la suite, la surveillance se fera deux fois par semaine. Nous administrons des antibiotiques aux souris.

Choix des espèces

La souris est le système idéal pour étudier l'hématopoïèse, car le système hématopoïétique est hautement conservé entre les souris et les humains. En outre, le vieillissement du système hématopoïétique est bien défini et l'approximation des âges pertinents entre l'homme et la souris est connue. Les animaux utilisés pour les experiences seront âgés de 2 à 4 mois males et females.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Multisystémique
    • Oncologie
    • Système nerveux
Souris : 2720
Souffrances
▲ -
▲ 2720
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 2720

1 360 souris subissent un prélèvement de sang à la veine caudale, 1 280 reçoivent une injection intrapéritonéale de chélateurs de fer ou d'antagonistes de l'hepcidine, 560 sont gavées. Les 2 720 souris utilisées le sont dans des procédures que le porteur classe toutes en souffrance légère, y compris l'anesthésie terminale. Le projet porte sur l'accumulation de fer dans le cerveau au cours d'une maladie neurodégénérative pédiatrique, la piste explorée étant une mort cellulaire déclenchée par le fer. Une perte de poids supérieure à 20 % en une semaine déclenche la mise à mort, et toutes les souris sont de toute façon tuées pour la nécropsie.

Objectifs

Des mutations ou des défauts dans cette machinerie de recyclage des sucres provoquent généralement une accumulation progressive de fragments de cahines de sucres partiellement dégradés dans un compartiment de la cellule appelé lysosome. Cela conduit à une pathologie métabolique grave nommée maladie neurodégénérative pédiatrique est caractérisée par l’accumulation de sucres défectueux ayant un effet délétaire dans le cerveau. Les conséquences cliniques de celle-ci sont la perte des facultés d’élocution, de compréhension et de motricité des jeunes enfants atteints ainsi que des décès prématurés. A l’heure actuelle, établir un diagnostic précoce de la pathologie est complexe et aucun traitement ne permet de ralentir la détérioration mentale. Des essais de thérapie génique sont en cours d'étude (notre équipe et collaborateurs). Un premier essai à base de vecteurs a été réalisé chez 4 patients, le suivi de 5 ans montre des résultats encourageants. Ainsi, d’autres alternatives thérapeutiques restent à être recherchées pour les patients qui seront exclus de cette approche et pour les patients chez qui la thérapie génique aurait échoué. Parmi elles, l’exploration de l’accumulation du fer observée dans le cerveau de patients et dans notre modèle de souris mutante. Le fer est extrêmement toxique et est capable de produire du stress oxydant, de l’inflammation, voire une mort cellulaire dépendante du fer ou ferroptose. De ce fait, nous souhaitons explorer la ferroptose en vue de diagnostic et/ou traitement associant la thérapie génique en cours. Les objectifs de ce projet sont de mettre en évidence de la ferroptose et identifier les populations cellulaires touchées dans ce contexte.

Bénéfices attendus

Ce travail va nous permettre de mieux comprendre la maladie étudiée. A travers l'étude approfondie des cultures cellulaires issues des animaux, nous allons pouvoir decrypter les mécanismes associés. La modélisation de la surcharge en fer va aussi nous permettre d'étudier avec précisions aussi bien sur l’inflammation que le stress oxydant. L’étape suivante sera la perspective de se projeter vers une solution thérapeutique majeure à cette pathologie pédiatrique grave qui n’est actuellement toujours pas soignée.

Procédures

1360 animaux vont subir un prélevement sanguin à la veine caudale. Pour les 1360 souris cela se fera en quelques secondes avec une couverture analgésique et un anesthésique approprié. 1280 souris vont avoir une injection non douloureuse de chélateurs de fer ou d’antagonistes de l’hepcidine ou de serum physiologique en intrapéritonéale en une seule fois avec un volume réglementaire de 100 µl maximum/souris. C’est un geste qui sera réalisé avec un minimum de contention par des personnes habitués et qui dure moins de 10 secondes. 560 souris seront gavéess avec un volume maximal de 10ml/kg avec un geste durant 5 secondes. Toutes les 2720 souris (males et femelles) suivront une anesthésie et analgésie terminale en vue d'une euthanasie réglementaire necessaire à la bonne réalisation des expériences de nécropsie associées (immunologie et culture).

Impact sur les animaux

Les injections en intrapéritonéale ou le gavage avec une solution tamponnée peuvent générer une gêne transitoire. Il n'est pas attendu d'effets néfastes aux doses administrées. Les modèles de souris à générer ne présentent aucun phénotype dommageable et sera surveillé et notifié si cas contraire observé. Les interventions sur l’animal sont traduites dans les 3 procédures par des actes induisant une douleur ou une gêne classée comme « légère ». L’injection du fer est une injection unique générant chez la souris une douleur classée « légère ». Les traitements de chélation de fer ou d’inhibition d’hepcidine se font par gavage ou injection intrapéritonéale induisent chez la souris une douleur ou une gène classée « légère ». En fin d’expérimentation, les souris seront anesthésiées avec un mélange de kétamine 400mg/kg) et de Xylazine (10 mg/kg) -intrapéritonéal avec un matériel approprié est un acte induisant une douleur ou une gêne classée légère.

Devenir

Tous les animaux sont mis à mort à l’issue des procédures afin de pouvoir etre exploiter et permettre la démonstration de nos hypothèses expérimentales.

Remplacement

Quand cela est possible, le modèle animal est remplacé par des cultures cellulaires mais qui restent issues de l’animal. Nous avons une étape « in vitro » indispensable à la compréhension et au décryptage des interactions cellulaires et des voies de signalisation de la ferroptose dans notre modèle Afin de valider ces interactions cellulaires au sein du cerveau, actuellement seul le modèle in vivo peut modéliser les interactions entre plusieurs cellules du cerveau pour une démarche thérapeutique. Nous sommes également vigilantes sur les avancées des modèles organoïdes afin de mettre en perspective le remplacement de notre modèle animal. Pour l’instant, la complexité physiologique et les réponses systémiques de ce projet ne peuvent pas être reproduites in vitro.

Réduction

Un nombre restreint de souris est utilisé dans chaque groupe (n=10) afin de perfectionner la procédure et de maximiser les chances de réussite et de réduire le nombre de pertes potentielles. Notre étude utilise des méthodes expérimentales validées, publiées et utilisées extensivement par les laboratoires de recherche. Les analyses statistiques seront effectuées à l'aide d'un logiciel de statistique performant.

Raffinement

Afin de réduire au maximum les douleurs et l’inconfort des animaux, cette étude sera conduite par un expérimentateur formé à l’expérimentation animale et avec le diplôme de chirurgie. Les injections intrapéritonéales seront réalisées par un personnel compétent et habitué. Le gavage des animaux est un geste difficile qui est réalisé par un personnel formé et entrainé. Le comportement des souris sera évalué quotidiennement par un personnel compétent. De toute façon, nos procédures nécessitent une manipulation fréquente des animaux qui permettra à l’expérimentateur d’observer et d’évaluer l’état de santé de l’animal ainsi que son évolution dans le temps. En particulier, nous observerons : Les altérations physiques : • Les variations du poids de l’animal (et variations de l’ingestion de nourriture et d’eau), flan creusé/dos vouté, yeux enfoncés/vitreux • Les signes cliniques observables (fréquence respiratoire et cardiaque) •Les changements du comportement •Les réponses comportementales aux stimuli externes Tout écart de la normalité sera répertorié et des solutions seront considérées pour pallier à cette situation. L’ensemble de ces 4 critères sera utilisé pour déterminer l’état de santé de l’animal. Dans le cas où une souris montrerait un état de santé détérioré qui ne pourra être amélioré par les traitements (antidouleur, antibiotiques, administrations de solutions glucosées), la souris sera euthanasiée. En tous cas, une perte de poids supérieure à 20 % dans l’espace d’une semaine est considérée en soi comme un point limite et engendra la mise à mort de l’animal. Ces cas sont très rares, dans le cadre de nos expériences mais le nombre d’animaux utilisés prend en considération ces éventuelles pertes pour les tests statistiques. Nous réaliserons les expériences anatomiques, cellulaires et moléculaires sur les mêmes animaux utilisés. La technique de préhension de l’animal sera réalisée sans lui tenir la queue suivant les recommandations du service du bien-être animal.

Choix des espèces

Le métabolisme du fer a été très étudié chez la souris qui s'est révélé être un modèle pertinent. Les hypothèses scientifiques sur lesquelles reposent le projet ont été élaborées sur la base de travaux déjà publiés chez la souris. Cette souche muté d’intéret est adaptée pour étudier la pathologie et développer des thérapies pour les maladies lysosomales. Notre projet de recherche est basé sur l’utilisation de modèles animaux génétiquement modifiés qui nécessitent d’utiliser des animaux contrôles sauvages. Aucune autre espèce n’est disponible avec autant d’outils précieux qui sont indispensables pour disséquer les mécanismes cellulaires et moléculaires impliqués. Cette espèce présente certains intérêts pratiques décisifs justifiant l’utilisation des souris comme modèles dans ce type de projet : faibles coûts, cycles de reproduction courts, croissance rapide, facilité de transport, facilité de manipulation et une bonne adaptabilité aux conditions expérimentales. Les stades de développements sont adaptés aux caractéristiques physiopathologiques de la maladie que nous voulons étudier. Les animaux seront utilisés à 2 et 5 mois. Ce sont des âges assez précoces qui vont nous permettre de pourvoir étudier le développement de la pathologie avec ou sans apport en fer. A 2 mois ces animaux ont les 1ers influx de fer et à 5 mois on peut voir les consequences de cette accumulation sur les fonctions du cerveau et des differents types cellulaires qui y coexistent.