Procédures légères
Optimisation de l’expression d’un transgène par modulation de la (des) voie(s) d’administration et de la capside. Evaluation de l’effet thérapeutique dans un modèle murin, en vue d’une application en thérapie génique pour la Sclérose Latérale Amyotrophique
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
Pour comparer des voies d'injection d'un vecteur de thérapie génique contre la sclérose latérale amyotrophique, 1 134 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance léger et modéré, toutes tuées entre 9 et 22 semaines d'âge. Une biopsie de queue vers dix jours détermine le génotype, puis une partie des animaux reçoit entre 7 et 12 semaines une ou deux injections dans la veine, les ventricules cérébraux, la grande citerne ou la moelle épinière, interventions de vingt à cent dix minutes sous anesthésie. Le porteur décrit ensuite des démangeaisons au niveau des sutures, une sensibilité des oreilles due aux barres du cadre chirurgical, des douleurs après l'opération et une appréhension des animaux. Un arbre décisionnel score l'expression faciale, la structure du nid, les vocalisations et la perte de poids, et si la douleur persiste malgré l'analgésie les souris sont mises à mort.
Objectifs
La Sclérose Latérale Amyotrophique (SLA) est une maladie neurodégénérative progressive mortelle qui affecte les neurones moteurs supérieurs et inférieurs du cerveau et de la moelle épinière. La dégénérescence des motoneurones entraîne une atrophie et une sclérose musculaires qui se traduisent par une perte progressive de la capacité de parler, de manger, de bouger et de respirer. Il s’agit d’une maladie au pronostic sombre, dont l’issue est fatale après trois à cinq ans d’évolution en moyenne. Malgré d’importants efforts de recherche, il n’existe aujourd’hui aucun traitement capable de lutter de façon efficace la progression de cette maladie. Le développement de nouvelles approches thérapeutiques est essentiel pour permettre la prise en charge des patients atteints de cette maladie. Parmi ces nouvelles approches prometteuses se trouve la thérapie génique, dont l’objectif est de délivrer aux cellules un gène à action thérapeutique (transgène) qui exprime une protéine d'intérêt pour la maladie. Ce transgène est transporté dans les cellules grâce à un vecteur viral dont l’enveloppe (capside) permet de cibler plus ou moins spécifiquement certains types cellulaires. Le projet “ Optimisation de l’expression d’un transgène par modulation de la (des) voie(s) d’administration et de la capside. Evaluation de l’effet thérapeutique en vue d’une application en thérapie génique pour la Sclérose Latérale Amyotrophique » a pour but de compléter une étude en testant de nouvelles conditions d’administration du transgène. Les injections combinées envisagées dans cette étude pourraient permettre une meilleure distribution du transgène dans l’organisme et donc ainsi une meilleure efficacité thérapeutique tout en diminuant la dose injectée à chaque site réduisant ainsi le risque potentiel de toxicité. Dans un premier temps, nous vérifierons la fonctionnalité et la non-toxicité de nos constructions sur des animaux contrôles. Dans un second temps, nous testerons et comparerons différentes stratégies d’administration du transgène (voie(s) d’administration x capside) sur des animaux modèles de la maladie afin de déterminer la stratégie qui conduit à la meilleure efficacité thérapeutique.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de réaliser une étude cruciale dans le cadre du développement d’un traitement curatif pour les patients atteints de Sclérose Latérale Amyotrophique (SLA), maladie neurodégénérative mortelle pour laquelle aucun traitement n’existe aujourd’hui. Le projet décrit permettra de déterminer la stratégie thérapeutique optimale (voie(s) d’administration et capside) pour le traitement testé, c’est-à-dire la stratégie qui conduit à la meilleure efficacité thérapeutique, sur la base de l’analyse des signes neuropathologiques. Cette étude permettra d’obtenir des résultats indispensables pour la poursuite du développement du traitement envisagé pour la SLA.
Procédures
Une biopsie de l’extrémité de la queue sera réalisée sur les animaux produits autour de 10 jours, afin de déterminer la présence de la maladie (animaux vigiles - durée : 1 seconde). Pour une partie des animaux, une injection sera réalisée entre 7 et 12 semaines d’âge (injection simple : intraveineuse, dans les ventricules du cerveau, dans la grande citerne (cavité située à l'arrière de la tête entre le crâne et la première vertèbre) ou au niveau de la moelle épinière entre les vertèbres, ou encore injection combinée dans la moelle épinière et cerveau ou ventricules du cerveau ou grande citerne ou injection combinée intraveineuse et grande citerne ou moelle épinière ou ventricules du cerveau). Ces injections ont des durées comprises entre 20 et 110 min et sont réalisées sur animal anesthésié et analgésié. Afin d’éviter la douleur en post-chirurgie, ces animaux reçoivent une prise en charge analgésique au cours des 48 heures suivant la chirurgie. Tous les animaux seront euthanasiés en fin de procédure par une méthode règlementaire.
Impact sur les animaux
Deux types de nuisances peuvent subvenir lors de notre étude : 1) des nuisances directement liées au développement de la maladie chez la souche utilisée (très peu probables) et 2) des nuisances induites par nos procédures. Les nuisances inhérentes au modèle utilisé sont très peu probables (non observées par le fournisseur de la lignée). Il pourrait s’agir d’une faiblesse musculaire voire de l’apparition progressive d’une paralysie. Les nuisances induites par nos procédures sont les suivantes : une légère et brève douleur de l’extrémité distale de la queue au moment du prélèvement pour le génotypage, une sensibilité au niveau des oreilles suite à l’utilisation des barres d’oreilles (appareil chirurgical), des démangeaisons au niveau des sutures, une angoisse ou appréhension après les procédures chirurgicales, des douleurs post-opératoires ainsi que des risques anesthésiques (stress thermique, risque cardio-respiratoire, etc.).
Devenir
Les souris inclues dans les différentes procédures seront euthanasiées entre 9 et 22 semaines d’âge, pour les différentes études histologiques et biomoleculaires. Les animaux produits qui ne seront pas inclus dans les études (génotype incompatible avec la bonne réalisation du projet), seront euthanasiés de même que les reproducteurs à l'issue de la période de reproduction.
Remplacement
Le développement de thérapies pour la Sclérose Latérale Amyotrophique est essentielle car actuellement, aucun traitement ne permet de lutter efficacement contre la progression de cette maladie au pronostique sombre. Les premières étapes du projet (validation et raffinement de la thérapie développée) ont été réalisées sur des modèles in vitro (lignées cellulaires) et ex-vivo (cellules de patients). Cependant, ce type de modèle ne permet pas de réaliser l’ensemble des étapes nécessaires au développement du traitement. En particulier, la sélection des conditions d’administration optimales du traitement requiert l’utilisation d’animaux, afin d’évaluer la biodistribution du traitement dans l’organisme et son efficacité thérapeutique au niveau des différentes régions atteintes. Toutefois, nous continuons d’utiliser nos modèles in vitro et ex-vivo pour tous les aspects du projet auxquels ces modèles peuvent répondre (analyse de l’impact du design de la construction sur l’expression du transgène et sélection du design optimal, analyse du mécanisme d’action du transgène…).
Réduction
Le nombre total d’animaux nécessaires pour l’ensemble du projet est 1134. Les effectifs des différentes études correspondent aux effectifs minimaux d’animaux nécessaires pour une comparaison de moyennes entre les différents groupes. Ces effectifs ont été calculés grâce à une analyse a priori réalisée à l’aide d’un logiciel statistique adapté. Les études seront réalisées après vérification de la fonctionnalité et de la non-toxicité des constructions sur un nombre restreint d’animaux contrôles (expérience pilote), évitant l’injection d’un grand nombre d’animaux avec une construction non fonctionnelle ou toxique. De plus, les analyses des études seront réalisées au fur et à mesures, et les résultats obtenus pour certaines de ces études conditionneront la réalisation d'autres études. Cette stratégie permettra de réduire le nombre total d’animaux utilisés pour le projet.
Raffinement
Nos souris suivent les protocoles d’hébergement établis par la responsable et le personnel de l'animalerie. Les animaux sont hébergés en groupe de 5 maximum et jamais isolés (sauf cas exceptionnel, traitement particulier suite à une blessure ou agression). Ils bénéficient d’un enrichissement dans la cage (maisonnette et matériaux pour confection du nid). La pièce d’hébergement a un accès restreint afin de limiter le bruit et les perturbations dues à la présence humaine. Un examen des animaux sera effectué quotidiennement par le personnel de l’animalerie, permettant de s’assurer du bien-être des animaux. Toute anomalie [aspect ou comportement anormal, blessure ou apparition inattendue des symptômes de la maladie (i.e. début de paralysie)] sera signalée au responsable du projet. En cas de signalement, de l’alimentation sera ajoutée directement dans la cage ainsi que de l’hydrogel pour permettre à l’animal de continuer à s’alimenter et s’hydrater correctement et un contrôle approfondi et une pesée seront réalisés quotidiennement par la personne en charge du projet jusqu’à résolution de l’anomalie. Les animaux seront également pesés toutes les semaines. Des protocoles d’anesthésie et d’analgésie, définis et validés par une équipe vétérinaire, seront mis en place pour les différentes procédures. Un suivi renforcé des animaux sera réalisé en post-chirurgie : l’état de la cicatrisation, l’aspect du poil, l’expression faciale, la structure du nid, l’activité locomotrice, les vocalisations ainsi que la perte de poids seront scorées de manière à guider la prise en charge d’une douleur potentielle, grâce à un arbre décisionnel validé par notre vétérinaire. Un traitement analgésique sera administré en cas de signe de douleur. Si cette douleur devait persister, les animaux seraient euthanasiés pour éviter toute souffrance inutile. Pour chacune des procédures, des points limites adaptés ont été définis. Les animaux seront immédiatement euthanasiés par inhalation de dioxyde de carbone si un point limite est atteint.
Choix des espèces
Afin de tester différentes approches thérapeutiques pour traiter les différentes maladies neurodégénératives, il est nécessaire de disposer d'animaux modèles. A ce jour, seules les souris transgéniques pour la Sclérose Latérale Amyotrophique permettent de mimer suffisamment fidèlement la pathologie et donc d'être utilisés dans des études d'efficacité thérapeutique. Une biopsie de la queue sera prélevée sur les animaux produits autour de dix jours d'âge pour réaliser un test permettant de vérifier la présence de la maladie. Certains animaux seront injectés entre 7 et 12 semaines d’âge (début de l’apparition des signes neuropathologiques), et euthanasiés entre 2 à 10 semaines après injection (soit, 5 mois d’âge maximum) pour réaliser les analyses qui permettront de déterminer la stratégie thérapeutique optimale pour soigner ces animaux, et in fine les patients.
Etude de l’effet préventif de la néoglucogenèse intestinale sur la plasticité neuronale de l’hypothalamus et le statut métabolique et énergétique chez la descendance née de mères avec un régime alimentaire déséquilibré. 1/2
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système nerveux
464 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance léger et modéré, 304 tuées pour prélever cerveau, foie, intestins et reins, 96 gardées vivantes pour produire d'autres souris transgéniques. 176 mères subissent cinq prises de sang à la queue après deux heures de jeûne, 48 d'entre elles deux injections de glucose et d'insuline suivies chacune de huit prélèvements, puis 48 heures en cage individuelle pour mesurer leur dépense énergétique. 256 souriceaux subissent une biopsie de la queue et un tatouage de la première phalange entre cinq et sept jours, et 64 d'entre eux une chirurgie terminale. Le porteur affirme que seule une étude chez "l'animal entier" permet d'atteindre l'objectif et qu'aucune méthode de remplacement ne peut être employée, dans un projet dont le premier acte consiste à rendre des mères prédiabétiques par un régime hypercalorique.
Objectifs
L’obésité et le diabète de type 2 connaissent une croissance alarmante qui ne peut être attribuée uniquement aux modifications individuelles du régime. Un développement anormal des régions du cerveau impliquées dans la régulation du poids, pourrait participer à l’apparition de ces pathologies. Le développement de ces régions prend place en période périnatale et est affecté par un environnement maternel obèse et/ou diabétique. Chez la souris, un régime maternel hypercalorique induit chez les descendants des altérations du développement du cerveau et du métabolisme énergétique. La production intestinale de glucose est capable de transmettre des signaux au cerveau en réponse à l’alimentation. La production intestinale de glucose est fortement induite dans les dix premiers jours suivants la naissance, puis décroit progressivement jusqu’au sevrage. La production intestinale de glucose pourrait donc moduler le développement du cerveau spécifiquement dans cette période. Chez l’adulte, l’activation de la production intestinale de glucose a des effets anti-diabète et anti-obésité. Notre hypothèse est qu’une activation de la production intestinale de glucose en période périnatale chez des souris nées de mères nourries avec un régime hypercalorique permettrait de contrecarrer les effets délétères de ce régime sur le métabolisme et le développement du cerveau. Pour vérifier cette hypothèse, nous comparerons les effets d’une activation de la production intestinale de glucose en période périnatale chez des petits nés de mères nourries en régime normal ou hypercalorique sur : 1/ le développement du cerveau, 2/ leur métabolisme à l’âge adulte. Le projet se déroulera dans 2 établissements utilisateurs (EU 1/2 et EU 2/2).
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de comprendre les effets de programmation d’un régime maternel hypercalorique (induisant une légère résistance à l’insuline) sur le développement cérébral et sur le métabolisme de la descendance mâle et femelle et de déterminer si l’activation de la production intestinale de glucose peut être une cible nutritionnelle préventive efficace pour éviter et/ou limiter ces effets négatifs.
Procédures
176 souris mères subiront 5 prélèvements de sang à la queue pendant la période d’accouplement, de gestation et de lactation (de 30 secondes chacun) après 2h de jeûne. 48 souris mères subiront deux injections (une injection de glucose et une injection d’insuline, espacées d’une semaine) lors des tests servant à l’analyse métabolique. Après chaque injection, les souris auront 7 prélèvements d’une goutte de sang (durée de 3 secondes chacun) et un prélèvement de quelques dizaines de microlitres (30 secondes). Les tests seront réalisés à l’EU 1/2. Une mesure de la composition corporelle des 48 mères sera réalisée chez l’animal éveillé par un analyseur dédié. La mesure n’engendre pas de souffrance particulière, elle est rapide (2 minutes) et non invasive. La mesure de la dépense énergétique se fait, de manière non-invasive et sur 48 heures (mesure des échanges gazeux, de la prise alimentaire et hydrique et de l’activité spontanée). Ce suivi des mères depuis la période d’accouplement et jusqu’au sevrage permettra de caractériser leurs statuts hormonal et métabolique. Ces 2 mesures seront réalisées à l’EU 2/2. 256 souriceaux descendants subiront une biopsie de l’extrémité de la queue (inférieure à 1mm) à l’aide de ciseaux de microchirurgie, par un technicien expérimenté afin d’établir le génotype de l’animal (EU1/2). Parmi ces derniers, 64 souris subiront une chirurgie terminale suite à une injection d’analgésique et d’anesthésique (10 secondes chacune) afin de prélever les organes. Cette procédure servira aux analyses au niveau du cerveau (EU1/2). Les autres descendants (192 animaux) subiront 3 prélèvements de sang à la queue (30 secondes chacun) à 3, 5 et 11 semaines d’âge qui permettront le dosage des hormones régulant le taux de glucose sanguin et l’appétit (EU1/2). Ces animaux subiront 4 tests pour l’analyse de leur métabolisme glucidique qui évolue avec l’âge : 2 tests à 7 semaines d’âge puis 2 tests à 14 semaines. Les 2 tests, espacés d’une semaine sur les mêmes animaux, nécessitent deux injections. Après chaque injection, les souris auront 7 prélèvements d’une goutte de sang (3 secondes chacun) et un prélèvement plus important (30 secondes). De plus, dans des conditions identiques aux mères, leur métabolisme énergétique sera étudié par une mesure de composition corporelle chez l’animal éveillé (par un analyseur dédié sans engendrer de souffrance particulière, temps moyen de 2 minutes) et par la mesure de la dépense énergétique sur 48 heures (EU2/2).
Impact sur les animaux
Le régime hypercalorique entraine une prise de poids et une résistance à l’insuline (caractéristique d’un état prédiabétique) au bout de 8 semaines mais ne provoque pas de diabète avant 16 semaines. Les mères ainsi que les descendants qui subiront l’analyse métabolique recevront, lors de deux tests, une injection (soit de glucose ou d’insuline) réalisée par notre personnel qualifié, ce qui assurer la réussite de l’injection et limite les irritations. L’injection d’insuline est susceptible de causer une hypoglycémie. La mesure de la composition corporelle est réalisée sous contention et engendre donc un léger stress. La mesure de la dépense énergétique se fait dans des cages individuelles pendant 48 heures, ce qui peut engendrer un stress. Les nouveau-nés subiront une très petite biopsie du bout de la queue (moins de 1 mm) pour déterminer le génotype, qui sera réalisée entre 5 et 7 jours, en même temps que l’identification par tatouage de la première phalange, ce qui peut engendrer une légère douleur.
Devenir
Les 64 souriceaux seront mis à mort afin d’analyser le développement du cerveau. 48 mères et 192 descendants adultes (240 animaux en total) seront mis à mort afin de collecter les organes tels que le foie, les intestins et les reins permettant l’analyse en biologie moléculaire de la production de glucose par ces 3 organes. Les 96 animaux replacés (64 mères et 32 pères sous régime standard) serviront à produire d’autres animaux transgéniques pour l’établissement utilisateur EU 1/2. Les 64 mères ayant reçu un hypercalorique pendant 8 à 12 semaines développent un léger état prédiabétique qui peut s’aggraver à long terme. Leur maintien en vie dans ces conditions n’est donc pas souhaitable. Elles seront mises à mort une fois que leurs petits seront sevrés.
Remplacement
La production intestinale de glucose contrôle le cerveau via un relais nerveux. La détection, la transmission et l’intégration de ce signal sont réalisées par les connections nerveuses entre l’intestin et le cerveau. Ce projet nécessite de conserver ces communications inter-organes et sera donc réalisé in vivo dans des modèles de souris transgéniques surexprimant la production intestinale de glucose.
Réduction
Le nombre maximal d’animaux utilisés a été estimé à 464 souris sur une période de 5 ans. Le nombre de mères nécessaires par groupe a été calculé au plus juste afin d’optimiser les naissances, particulièrement pour obtenir une production suffisante à la formation de groupes bénéficiant d’un environnement maternel homogène, condition nécessaire pour les études de l’environnement périnatal. Le nombre de souris utilisées pour chaque expérience a été calculé au plus juste par des méthodes statistiques et à partir des connaissances des modèles animaux et du métabolisme glucidique, mais aussi des résultats d’études précédentes ayant permis de valider la preuve de concept : Soit au maximum 12 souris par groupe. Notre personnel qualifié, permet de standardiser nos expérimentations afin de diminuer les sources extérieures de variabilité. A la fin de chaque procédure, des analyses statistiques adéquates seront réalisées. Si aucune différence n’est observée entre les individus mâles et femelles, les données seront regroupées pour augmenter le nombre d’échantillons. Dans un objectif de réduction du nombre de femelles reproductrices, à 3 jours, les portées seront équilibrées à 6 ou 7 petits. Les petits excédents par mère seront « adoptés » par les mères ayant un nombre inférieur. Les souriceaux obtenus en surplus de la quantité requise pour les procédures de ce projet seront élevés dans l’établissement utilisateur et utilisés dans des protocoles expérimentaux ultérieurs. Enfin, cette étude sera réalisée chez des descendants défiés ou non à un régime hypercalorique à l’âge adulte. La réalisation du dernier lot du projet est conditionnée aux résultats des lots précédents et ne sera peut-être pas effectuée.
Raffinement
Les souris sont hébergées par groupes, en milieu enrichi (frisottis, maison en carton, coton). Elles sont surveillées quotidiennement, et pesées au moins 2 fois par semaine. Dans le cas de toute modification physique ou comportementale, la surveillance sera accentuée. Si l’animal ne parvient pas à se rétablir, la mise à mort est envisagée pour raison éthique. Pour raffiner les reproductions et les adoptions croisées, les femelles seront synchronisées pour leur reproduction, en ajoutant de la litière de mâle souillée dans leurs cages, avant le démarrage des accouplements. Lors des prélèvements de sang à la queue, l’incision du bout de la queue n’est réalisée qu’une seule fois après application d’un analgésique local. Lors de la prise de sang, l’animal est libre de ses mouvements sur la grille de la cage et n’a pas besoin d’être maintenu. Les souris seront transportées dans des cages de transport, placées dans un double sac fermé permettant de conserver le confinement et en véhicule climatisé, de l’établissement 1/2 vers l’établissement 2/2. La mesure de composition corporelle sera réalisée chez l’animal éveillé. A l’issue de la mesure, les animaux seront replacés dans leur cage d’origine. La mesure de la composition corporelle est réalisée sous contention et engendre donc un léger stress. Pour éviter que celui-ci perturbe la mesure de dépense énergétique, un délai de 24h sera laissé avant son évaluation. Le système utilisé permet une mesure non-invasive des échanges gazeux respiratoires, de la prise alimentaire et hydrique et de l’activité spontanée des animaux. Afin d’habituer les souris aux conditions de mesure, elles seront placées dans les cages individuelles 24h en conservant une partie de leur litière et l’enrichissement utilisé dans leur cage d’hébergement. A la fin de la période d’enregistrement, les souris seront remises dans leur cage d’origine avec un enrichissement renforcé. Le stress de l’isolement semble très modéré car au vu des protocoles réalisés sur la plateforme, les animaux remis dans leur cage d’origine après les mesures ne présentent pas de troubles de comportement (bagarre, isolement).
Choix des espèces
Le rôle de la production endogène de glucose par le foie et l’intestin sur le métabolisme glucidique et énergétique a été étudié chez les rongeurs. Les études réalisées sur des vertébrés inférieurs tels que le poisson montrent que les régulations observées ne sont pas les mêmes que les mammifères. Nos études sont réalisées afin de fournir des bases fondamentales à la recherche clinique humaine. Nous souhaitons donc réaliser nos expériences avec des modèles animaux dont les systèmes de régulation sont semblables à l’Homme. De plus, seule une étude chez l’animal entier incluant la complexité des mécanismes physiologiques mis en jeu lors du développement de maladies métaboliques, peut permettre d’atteindre l’objectif de ce projet. Aucune méthode de remplacement ne peut donc être employée. Dans ce projet, nous étudierons l’impact de la production intestinale du glucose sur le développement cérébral qui prend place pendant les trois semaines qui suivent la naissance. Nous utiliserons donc des animaux au stade précoce (21 jours après la naissance). La résistance à l’insuline se développe avec l’âge chez les souris. Il est donc nécessaire d’avoir une analyse des paramètres biologiques des individus à plusieurs stades de la vie. Nous analyserons ces 2 paramètres à 7 semaines (période de puberté) ainsi qu’à 14 semaines d’âge (stade adulte).
Etude de l’impact d’une protéine dans le développement de modèles de tumeurs des tissus mous inductibles.
- Recherche appliquée
- Cancers
346 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance léger et modéré, chacune pesée et mesurée trois fois par semaine pendant un protocole qui peut durer trente-deux semaines. À dix jours, les souriceaux reçoivent sous anesthésie une injection intramusculaire dans une patte arrière, qui déclenche une tumeur des tissus mous près de l'articulation. Toutes sont tuées à la fin, celles qui portent la tumeur pour la récolter, celles qui ne conviennent pas au modèle parce qu'elles ne peuvent, écrit le porteur, être ni réutilisées ni replacées, et les dernières pour éviter qu'une tumeur apparaisse tardivement. Le bénéfice annoncé se limite à une meilleure compréhension du rôle d'une protéine, face à des tumeurs laissées croître jusqu'à sept mois dans la patte de souris nées de croisements organisés pour ce modèle.
Objectifs
Les cancers des tissus mous sont des tumeurs malignes très agressives ciblant principalement une population jeune (adolescents et jeunes adultes). Ces tumeurs se développent proche des articulations (genoux) le plus souvent. Le taux de survie à 5 ans est inférieur à 50% et de plus les traitements sont très peu efficaces avec une forte résistance aux chimiothérapies et radiothérapies. C’est pour cela que le développement d’un traitement fonctionnel en fait un enjeu majeur de recherche actuellement. De plus, si la chirurgie reste l’option la plus adoptée lorsque les tumeurs sont résécables, les rechutes et/ou le développement de métastases sont assez récurrentes. L'objectif principal de ce projet est d’étudier le rôle d’une protéine d’intérêt ainsi que son mécanisme d’action sur la croissance tumorale de ces tumeurs en la supprimant ou en la marquant par fluorescence afin de suivre son expression tout au long du développement des tumeurs.
Bénéfices attendus
L'hypothèse de ce travail est que la protéine étudiée joue un rôle dans le développement des cancers des tissus mous. Ceci est basé sur l'évaluation de l'expression de cette protéine ciblée dans les tumeurs de patients atteints de cette maladie. Les travaux présentés dans ce projet permettront une meilleure compréhension du rôle de cette protéine cible sur le développement tumoral de ce type de cancer mais aussi de son mécanisme d’action.
Procédures
Toutes les souris prévues dans le protocole subiront 3 fois par semaine : prises de poids + mesures des tailles des tumeurs (manipulation totale/souris = 3minutes environ) pendant toute la durée du protocole (maximum 32 semaines). Mais aussi une seule injection intra-musculaire, sous anesthésie et anti-douleurs, dans une seule patte arrière (manipulation totale/souris = 10minutes environ) en début de protocole afin d’induire le développement des tumeurs chez les souris.
Impact sur les animaux
Toutes les souris prévues dans le protocole subiront différentes manipulations chaque semaine pouvant engendrer un stress pour des prises de poids et le suivi de la croissance tumorale. Les souris subiront également une injection unique à 10 jours, dans le muscle de la patte, pour induire les tumeurs. Ces nuisances sont diminuées par la mise en place de précautions spécifiques à chaque geste. En particulier, l’injection intramusculaire sera faite sous anesthésie et avec des antidouleurs si nécessaire.
Devenir
Nous effectuerons des croisements spécifiques afin d’obtenir les modèles de souris requis dans ce protocole. Nous garderons celles correspondant à notre modèle d’intérêt, les souris ne pouvant être utilisées dans la suite de l’étude seront mises à mort (souris génétiquement modifiées non réutilisables et non replaçables). Pour la suite du protocole, tous les animaux porteurs de tumeurs seront mis à mort en fin de procédure expérimentale selon les critères décrits dans le projet afin de pouvoir récolter les tumeurs pour des analyses biologiques. Les animaux non porteurs ne pourront pas être réutilisés et devront également être mis à mort afin d'éviter un développement de tumeurs de manière tardive.
Remplacement
Les cancers des tissus mous nous intéressent pour la diversité des cellules qui les composent ainsi que toutes les interactions entre elles = microenvironnement tumoral. Ces éléments sont nécessaires à la compréhension de l’impact de notre protéine d’intérêt. D’après les publications scientifiques, cette diversité n’est pas retrouvée dans les cultures cellulaires (qui contiennent en général un nombre très limité de types cellulaire différents) mais uniquement dans les tumeurs chez la souris où l’on retrouve un microenvironnement tumoral complet avec tous les types cellulaires comme les cellules cancéreuses, les cellules immunitaires, les cellules des tissus touchés par ce type de cancer.
Réduction
Nous testerons d’abord le développent des tumeurs sur un nombre limité de souris divisé en 2 groupes permettant de voir directement si notre protéine est impliquée dans le développement et afin de s’assurer que le modèle se développe comme défini par nos collaborateurs qui utilisent ces lignées de souris. Le nombre de souris par groupe a été défini selon des tests statistiques. Si les résultats sont concluants un seul groupe d’une nouvelle lignée de souris sera utilisé, nous permettant de visualiser la protéine au cours du développement des tumeurs (nous ne regarderons que 3 stades de développement, précoce intermédiaire et tardif). Toutes les souris issues de nos croisements seront utilisées indépendemment du sexe. 2 lots sont prévus lors du test de développement tumoral du modèle mais 1 seul sera utilisé si celui-ci est concluant.
Raffinement
Les souris ont une période d’habituation aux expérimentateurs qui vont suivre le protocole. Les souris seront élevées et hébergées par groupes, avec un milieu enrichi pour améliorer leur bien-être (maison en carton, coton). Tout au long de notre expérience, le suivi rigoureux des animaux (pesées, mesure de la croissance tumorale etc.) plusieurs fois par semaine permettra la recherche de tout signe de souffrance. La manipulation des souris à l’âge précoce de 10 jours sera effectuée avec précaution pour limiter le stress de la séparation avec la mère. Des points limites adaptés sont mis en place au-delà desquels, si aucun moyen de correction de la douleur n’a été efficace, les souris sont mises à mort. L’injection et les mesures de croissance tumorale sont réalisées par du personnel qualifié afin de réduire au maximum le temps de manipulation et le stress des animaux avec au besoin anesthésie et anti-douleurs adaptées.
Choix des espèces
La souris sera le modèle dans ce protocole, nous utiliserons des souriceaux mâles et femelles à 10 jours pour induire la formation de tumeurs d’une manière proche à ce type de tumeurs chez l’Homme, puis nous suivrons cet avancement au stade adulte chez les mêmes individus. La souris est utilisée car elle permet de maintenir la diversité cellulaire dans les tumeurs qui est nécessaire à l’étude de notre protéine d’intérêt. De plus cette protéine n'est pas exprimée dans toutes les espèces mais on retrouve une forte ressemblance entre la forme humaine et murine, justifiant encore l'usage des souris. En dernier lieu, le modèle murin est compatible avec une étude en laboratoire en raison de sa petite taille, de sa manipulation aisée et des nombreux outils destinés à l'analyse des tumeurs qui n'existent pas tous pour d'autres espèces que l'homme et la souris.
Génotypage de poisson-zèbre par biopsie de nageoire caudale
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Oncologie
- Système gastrointestinal
- Système nerveux
Reproducteurs d'au moins 90 jours, mis en croisement pour fournir les embryons et les larves d'autres projets, 5 280 poissons zèbres vont être utilisés dans une procédure impliquant un niveau de souffrance léger. Chacun perd 20 % de sa nageoire caudale, coupée sous anesthésie à la tricaïne, avec de la lidocaïne ajoutée à l'eau contre la douleur. Le porteur indique que la nageoire repousse en sept à dix jours et que le poisson nage correctement entre-temps. Le prélèvement sert à trier les individus, 2 400 porteurs de la mutation recherchée partant vers des projets ultérieurs, les 2 880 autres étant tués.
Objectifs
Permettre de déterminer le statut génétique des poissons adultes âgés d'au moins 90 jours de vie.
Bénéfices attendus
Le projet nous permet de conserver uniquement les individus de génotypes désirés et s'intègre dans la Réduction du nombre d'animaux dans les projets de recherche.
Procédures
Prélèvement de 20% de la nageoire caudale sur animaux anesthésiés.
Impact sur les animaux
La procédure est de classe légère. L'eau des poissons sera supplémentée de lidocaine, antalgique, pour diminuer la douleur et le stress de la procédure. Pendant 7-10 jours, le poisson nagera avec une nageoire caudale plus petite le temps que celle-ci régénère mais cela ne l'empêche pas de nager correctement ou de chercher sa nourriture.
Devenir
Les animaux porteurs de la mutation seront utilisés ultérieurement dans des projets scientifiques (n=2400), les animaux non porteurs de la mutation d'intérêt seront euthanasiés (n=2880).
Remplacement
Le poisson zèbre est un modèle de choix pour l'analyse du développement précoce du système nerveux central et entérique car il permet une visualisation de ces organes au cours du développement embryonnaire et larvaire grâce à la transparence des embryons et larves et à la rapidité de son développement précoce. Le développement des organes et leurs fonctions sont assez similaires avec les organes humains, ce qui fait du poisson zèbre un organisme de choix. Nous travaillons sur la meilleure compréhension du développement d'organes qui communiquent entre eux (cerveau et intestin), il n'est donc pas possible de réaliser nos projets de recherche en utilisant des lignées cellulaires in vitro.
Réduction
Les animaux utilisés dans ce projet sont les reproducteurs qui seront mis en croisement pour obtenir les embryons et larves pour les études scientifiques. Le nombre d'animaux est maintenu le plus bas possible tout en maintenant un nombre d'individus suffisants (40 couples d'adultes par lignée) pour éviter une dérive génétique. Les larves et embryons issus des croisements peuvent être analysés au niveau de plusieurs organes (cerveau, intestin, nageoires, cartilage de la face) en même temps ce qui limite le nombre de reproducteurs nécessaires et donc le nombre de poissons à génotyper.
Raffinement
La dose de tricaine, anesthésique, a été validée par notre vétérinaire. La gestion de la douleur est également pris en charge par l'ajout de lidocaine, antalgique, dans la solution d'anesthésique avant la procédure, pendant la procédure de biopsie et ensuite pendant la phase de convalescence du poisson. Des publications récentes nous ont permis de choisir le meilleur antalgique et la dose à utiliser pour notre procédure. Au cours du projet, une veille bibliographique nous permettra de connaitre d'autres signes possibles de douleur ou d'angoisse chez le poisson et nous pourrons prendre des mesures de raffinement appropriées.
Choix des espèces
Pour réaliser des études de gènes impliqués dans les maladies développementales de l'enfant, il faut pouvoir suivre l'effet des mutations d'un gène donné sur le développement de l'organe atteint (dans notre cas le cerveau et l'intestin) et ce, dans sa globalité et dans son contexte d'interaction moléculaire avec les autres organes environnants. Ce type d'études ne peut donc se réaliser sur des lignées cellulaires in vitro. Le poisson zèbre est un modèle approprié pour nos études sur la fonction des gènes responsables de troubles du neurodéveloppement. Le poisson zèbre est un vertébré et possède des régions cérébrales identiques à celles de l'être humain. Il a un développement ex-utero, ce qui nous permet de réaliser l'ensemble de nos études sur des embryons et des larves âgées de moins de 5 jours de développement. Pour obtenir ces embryons et larves, nous avons besoin de reproducteurs, mâles et femelles, pour produire des oeufs fécondés. Ces reproducteurs sont des poissons adultes âgés de 90 jours. A ce stade, les nageoires caudales sont assez grandes pour procéder à une biopsie de 20% sans altérer le comportement du poisson adulte. Les 20% de cette nageoire caudale repousse en 7-10 jours.
Génération et évaluation de candidats vaccins pour maladies infectieuses
- Recherche appliquée
- Maladies infectieuses
Immunisées par trois injections d'antigène à 15 à 21 jours d'intervalle, cinq au plus si leur taux d'anticorps reste trop faible, et soumises à trois prises de sang sans anesthésie, 310 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Dans quelques cas, les souris génétiquement modifiées pour produire des anticorps de type humain subissent une biopsie à 10 jours d'âge pour leur génotypage. Toutes sont tuées à l'issue pour le prélèvement des cellules immunitaires de leur rate ou de leurs ganglions, base de banques d'anticorps contre la syphilis, le paludisme et les virus Nipah et Hendra. Le porteur écrit que les injections répétées d'adjuvant "peuvent entrainer une rougeur ou irritation au point d'injection", effet qu'il dit rare, puis que les adjuvants utilisés sont "dépourvus d'effet indésirable".
Objectifs
L’un des développements les plus intéressants dans le domaine des thérapies est la génération d’anticorps humains pour les utiliser ensuite comme pistes de traitements dans de nombreuses indications cliniques, et particulièrement dans le domaine des vaccins. La Syphilis, le paludisme et l’infection au Nipah/Hendra sont des maladies aux conséquences lourdes dans de nombreux pays et continuent d’être parmi les défis de santé les plus importants. Le développement de vaccins, soit comme mode de prévention (Syphilis, Malaria) soit comme traitement en réponse à une pandémie (Nipah) constituerait une avancée majeure. L’objectif est de fournir de nouveaux anticorps monoclonaux humains contre des antigènes d’intérêt bien identifiés. Ce projet décrit les étapes à mettre en place pour disposer des cellules lymphoïdes secrétant les anticorps d’intérêt chez la souris, après immunisation de ces souris par les antigènes pré-identifiés. L’utilisation de souris génétiquement altérées permet de garantir la spécificité « humaine » des anticorps produits.
Bénéfices attendus
Le bénéfice à court terme est de disposer de cellules murines lymphoïdes secrétant des anticorps humanisés d’intérêt pour des applications thérapeutiques. Le bénéfice à plus long terme, est de disposer de solutions thérapeutiques (anticorps, vaccins) contre la Syphilis, la Malaria, ainsi que les virus Nipah-Hendra.
Procédures
3 injections préférentiellement par voie SC, les voies IP ou IM se font en dernier recours selon la nature de l’antigène, espacées de 15 à 21 jours. Pendant la période d’immunisation des prélèvements de sang de 150µL sont effectués (5 jours avant la première administration puis une semaine après la première et deuxième administration, soit au maximum 3 prélèvements sur animal vigile). Les prélèvements sanguins en cours d’étude sont réalisés sur animaux vigiles à la veine saphène, ou à la veine submandibulaire. Sur la durée totale de l’étude vivo (50 à 60 jours maximum), le volume de sang prélevé en une fois représente au maximum 10% du volume sanguin circulant. La durée de récupération entre chaque prélèvement sera de 12 à 14 jours. Dans quelques cas, le génotypage des souris génétiquement altérées, est effectué de façon invasive (biopsie tissulaire pratiquée à 10 jours d’âge).
Impact sur les animaux
La manipulation répétée de l’animal vigile pour les administrations ou prélèvements sanguins entraine un inconfort léger de courte durée. Les injections répétées d’adjuvant, parfois nécessaire pour stimuler la réponse immunitaire, peuvent entrainer une rougeur ou irritation au point d’injection, effet rarement observé avec les adjuvants utilisés. L’administration d’un antigène peut, très rarement, entrainer une réaction immunitaire exacerbée. Dans quelques cas, le génotypage des souris génétiquement altérées peut être effectué par une méthode invasive .
Devenir
Les animaux sont euthanasiés pour les prélèvements d’organes nécessaires à l’atteinte des objectifs de l’étude (récupération des cellules immunitaires).
Remplacement
Il existe des alternatives non animales pour produire des anticorps d’intérêt déjà caractérisés, mais à ce jour la phase vivo reste nécessaire à la création de clones de cellules compétentes pour de nouveaux anticorps. Elle permet en effet d’obtenir une très grande diversité d’anticorps qui seront ensuite triés, caractérisés par les méthodes alternatives pour générer les meilleurs.
Réduction
Le nombre d’animaux a été spécifiquement adapté pour chaque programme de recherche afin de limiter au maximum le nombre d’animaux. En effet les méthodes employées sont optimisées. Pour un antigène donné, un petit nombre d’animaux suffit à générer un grand nombre de cellules permettant la constitution d’une banque d’anticorps. Cependant il peut exister une plus ou moins grande variabilité de la réponse immunitaire d’un animal à l’autre. Cette variabilité est évaluée par le titrage des anticorps à partir de prélèvements d’échantillons sanguins au cours de l’immunisation. Si les titres d’anticorps sont trop faibles, il sera ajouté une ou deux administrations d’antigène afin d’en augmenter la production, sans avoir recours à des animaux supplémentaires.
Raffinement
Tous les antigènes administrés sont purifiés et caractérisés avant administration. Les adjuvants utilisés sont dépourvus d’effet indésirable, limitant considérablement le risque de réaction au site d’injection. Pour diminuer le stress lié à certaines injections, le geste technique sera réalisé sous anesthésie gazeuse. L’utilisation de cages équipées de système automatisé permettra d’améliorer la surveillance des animaux afin de mettre en place très rapidement les actions pour la prise en charge vétérinaire. Lors de l’observation de comportement agressif il sera ajouté de l’enrichissement au milieu d’hébergement.
Choix des espèces
L’animal utilisé est la souris immunocompétente car l’objectif est de générer des anticorps monoclonaux. L’utilisation de souris génétiquement altérées est prévue pour garantir la spécificité « humaine » des anticorps produits. Pour un antigène donné, un petit nombre d’animaux suffit à générer, à partir de la rate ou des ganglions lymphatiques, un grand nombre de cellules immunes B permettant la constitution d’une banque importante d’anticorps garantissant l’identification de candidats. Sachant que la réponse immunitaire est dépendante de l’âge, les études de génération d’anticorps monoclonaux seront réalisées sur des animaux âgés de 7-15 semaines pour garantir une réponse immunitaire optimale.
Utiliser la diversité alimentaire comme un enrichissement permettant d’améliorer le bien-être et la santé de la brebis gestante et de sa descendance
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
- Bien-être animal
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
40 brebis gestantes et leurs agneaux, 80 animaux au total, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, pour tester si une alimentation variée améliore leur bien-être. Les brebis subissent quatre prises de sang, deux prélèvements de lait, six de fèces et trois de salive en cinq mois, les agneaux deux prises de sang et un prélèvement de fèces. Le porteur affirme que seul l'animal dans son intégralité permet de répondre aux objectifs, et ajoute une brebis dite joker par lot de quatre pour absorber les aléas de gestation. Aucun animal n'est tué dans le cadre du projet, les brebis retournant au troupeau ou étant réutilisées ailleurs, les agnelles gardées pour le renouvellement et les agneaux mâles partant vers la filière commerciale.
Objectifs
Les élevages de ruminants présentent des modes d'alimentation très variés. Ils sont plus ou moins contrôlés et laissent plus ou moins de latitude à l’animal pour exprimer son comportement alimentaire (choix, tri, exploration). A un extrême, la ration complète, composée d'une diversité d’ingrédients mélangés finement, limite au maximum le tri par l’animal. A l’autre extrême, les prairies multi-espèces permettent à chaque individu d’exprimer des choix et de les modifier au cours du temps. Les ruminants sélectionnent des régimes diversifiés dès qu'ils en ont la possibilité et leur ingestion est stimulée par la diversité alimentaire. Cela questionne l'impact de la monotonie sur la satisfaction de leurs besoins et attentes, et l'intérêt de diversifier leur alimentation pour leur bien-être et leur santé. L’enrichissement du milieu est une voie d’amélioration du bien-être animal de plus en plus considérée. Il génère des émotions positives, augmente le répertoire comportemental et la possibilité pour l’animal de faire des choix et de contrôler son environnement (agentivité). Les aliments ayant à la fois des propriétés nutritionnelles et sensorielles, l’enrichissement alimentaire est particulièrement pertinent pour étudier les liens entre bien-être (enrichissement sensoriel/occupationnel, hédonisme) et santé (enrichissement nutritionnel, apport en macro/micronutriments, chaque individu pouvant composer sa ration en fonction de ses besoins, santé du microbiote) mais il reste encore peu considéré. Une alimentation maternelle diversifiée peut aussi influencer la descendance, de manière indirecte (amélioration de la santé et du bien-être de la brebis gestante) et/ou directe (stimulations olfacto-gustatives et conséquences nutritionnelles perçues par l'agneau pendant sa vie fœtale). Une alimentation maternelle déséquilibrée peut altérer la santé de la descendance chez l'Homme et les animaux d'élevage, mais les études concernant les effets de stimuli positifs appliqués en période prénatale sont plus rares. Les objectifs sont donc 1/ d’évaluer les bénéfices potentiels d'une offre alimentaire diversifiée pour la santé et le bien-être de brebis gestantes (ayant des besoins importants en fin de gestation, et variables selon le nombre de fœtus), 2/ d'évaluer l’impact chez les agneaux de la diversité alimentaire pendant la vie in utero sur leur santé, leur développement et certaines capacités comportementales, et 3/ de comprendre les mécanismes épigénétiques sous-jacents.
Bénéfices attendus
Le principal postulat avancé dans la littérature concernant les intérêts d’une diversité alimentaire est que chaque animal peut sélectionner le régime correspondant à ses besoins nutritionnels propres, optimisant par voie de conséquence sa santé et sa production. Pour tester cette hypothèse, il est alors primordial d’évaluer la capacité de l’animal à valoriser les diverses ressources à sa disposition et les bénéfices qu’il peut en tirer. Un impact important de ce projet est d’évaluer cette capacité, qui reste à démontrer en conditions d’élevage sur un pas de temps long. En termes de bien-être animal, à ce jour, l’alimentation n’est considérée dans le référentiel d’évaluation Welfare Quality® que via l’absence de faim prolongée. Nous pensons que cette vision est très restrictive et que d’autres éléments, dont la diversité, en particulier sensorielle, procurent des émotions positives et des stimulations cognitives participant au bien-être alimentaire. Notre projet vise à en apporter la preuve de concept, l’objectif à terme étant de proposer des modalités d’intégration de cet enrichissement en élevage.
Procédures
Les brebis seront soumises à des prélèvements de sang (4 dates), de lait (2 dates), de fèces (6 dates) et de salive (3 dates), au cours des 5 mois de l'expérimentation. Les agneaux seront soumis à des prélèvements de sang (2 dates) et de fèces (1 date), au cours des 2.5 mois de l'expérimentation.
Impact sur les animaux
Il n’est pas prévu que les traitements aient des effets indésirables sur les animaux, l’objectif étant d’enrichir l’environnement pour améliorer leur santé et leur bien-être. Nous surveillerons l'apparition éventuelle de perturbation du transit digestif en lien avec l'apport des aliments bonus chez les brebis gestantes.
Devenir
Les brebis réintègreront le troupeau en condition classique d'élevage à la fin du projet (32) ou après la période de mise-bas (8 brebis supplémentaires). Concernant les agneaux, à la fin du projet les mâles rentreront dans la chaîne de commercialisation classique et les femelles seront gardées pour le renouvellement du troupeau.
Remplacement
Le projet porte sur une étude comportementale et physiologique / métabolique. Seul l’animal dans son intégralité peut être utilisé pour répondre aux objectifs.
Réduction
La stratégie du choix de l’effectif animal repose sur les différences à mettre en évidence et sur les besoins sociaux de l’espèce. Dans le projet, nous aurons deux traitements, avec une variabilité souhaitée, liée au nombre de fœtus portés (2 ou 3), qui impacte les besoins des brebis. Nous souhaitons héberger les brebis par petits groupes (lots) pour satisfaire les besoins sociaux de l’espèce (3 à 4 individus minimum par groupe), tout en optimisant le nombre de répétitions par traitement. Nous proposons donc de composer des lots de 4 brebis (idéalement deux brebis portant des jumeaux et deux brebis portant des triplés). Plusieurs réponses sont analysées, certaines à l’échelle individuelle, telles que le métabolisme, le microbiote, les réponses comportementales en situation de test ; et d’autres sont analysées à l’échelle du lot, telles que les quantités ingérées des différents aliments à l’échelle de la journée. Ces analyses à l’échelle du lot sont les plus restrictives et l’effectif minimum par traitement pour un test simple de comparaison de moyenne est quatre. Huit lots (4 par traitements) de 4 brebis (soit 32 brebis) apparaissent donc être un minimum. Pour les analyses à l’échelle individuelle et sur la base de données déjà existantes et d’un outil en ligne de calcul statistique d’effectifs (https://biostatgv.sentiweb.fr/), 16 individus par traitement apparaissent suffisants. Compte-tenu des incertitudes sur le nombre d’agneaux portés et nés, le minimum possible de brebis « joker » supplémentaires sera appliqué sur la période de gestation, soit une par lot, portant l’effectif total à 40 brebis. Une fois toutes les mises bas terminées, le choix des 32 brebis sera fait.
Raffinement
Concernant les prélèvements (sang, fèces, salive), ils sont réalisés par du personnel familier des animaux, habilité, habitué et formé aux procédures de contention et de prélèvement. Les prélèvements sont réalisés dans le parc de vie des animaux ou à proximité directe, avec maintien du contact visuel et auditif avec les congénères. Dès la fin des prélèvements, l’animal rejoint ses congénères. Les animaux vivent en groupe sociaux et sont isolés de leur groupe ponctuellement, sur de courtes durées (quelques minutes), lors des tests comportementaux. De plus, une phase de familiarisation au dispositif de test est réalisée en groupe avant de réaliser les tests individuels. Les animaux expérimentaux, brebis gestantes et agneaux, ont un suivi régulier de leur santé et de leur croissance, et sont observés quotidiennement. En cas d’animal en difficulté, celui-ci est soigné par le vétérinaire praticien et retiré du projet si ce traitement est en contradiction avec les objectifs du projet. Toutes les brebis, y compris celles du traitement témoin (TEM, peu diversifié) reçoivent une ration classique en élevage leur permettant de couvrir leurs besoins nutritionnels liés à la gestation multiple. Le projet est réalisé dans la bergerie d’élevage, bâtiment de vie habituel des animaux.
Choix des espèces
L’objectif du projet est d’évaluer les bénéfices liés à une offre alimentaire diversifiée sur la santé et le bien-être des ruminants d’élevage, ces animaux pouvant être élevés dans des conditions très contrastées sur le plan alimentaire (continuum entre longues phases de monotonie vs pâturage de prairies très diversifiées). L’espèce ovine est confrontée à ces conditions contrastées. De plus, les travaux antérieurs suggérant une sensibilité à la diversité alimentaire ont largement porté sur l’espèce ovine, pour laquelle nous disposons donc d’un ensemble de connaissances. Les ovins, en tant qu’espèce-cible et espèce-modèle de ruminants d’élevage est donc pertinente pour ce projet. Le projet utilise des brebis pendant la deuxième moitié de leur gestation et jusqu’à 2.5 mois de lactation, et leurs agneaux de la naissance à leur 2.5 mois d’âge. L’objectif du projet est d’évaluer les bénéfices potentiels liés à une offre alimentaire diversifiée sur la santé et le bien-être des ovins. L’hypothèse est qu’une diversité permet à chaque individu de composer la ration correspondant à ses besoins physiologiques et comportementaux propres. Afin de considérer une période à forts besoins pour l’animal et d’induire une variabilité dans ces besoins, la période de la gestation, avec une variabilité dans le nombre de foetus portés, est tout à fait pertinente. De plus, considérer des brebis gestantes permet d’investiguer les effets de la diversité alimentaire sur le développement, la santé et le comportement de leurs agneaux, qui auront pu bénéficier des effets de la diversité alimentaire pendant leur vie in utero.
Prélèvement de tissus pour le génotypage de souris génétiquement modifiés dans notre institut
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
40 000 souris vont être utilisées, à raison de vingt secondes chacune, le temps de percer un disque de 1,5 mm dans l'oreille d'un animal vigile. Les procédures impliquent un niveau de souffrance léger et aucune souris n'est tuée dans ce cadre, toutes étant gardées vivantes pour des études, des expéditions, une cryoconservation ou les prestations de services de l'établissement. Le prélèvement sert à revérifier le génotype d'animaux déjà génotypés une première fois, le porteur indiquant un taux d'erreur pouvant atteindre 15 %. Il présente ce contrôle qualité comme une façon de limiter la duplication des études et la production d'animaux, sans indiquer comment il arrive à 40 000 individus.
Objectifs
La recherche biomédicale utilise des lignées de souris génétiquement modifiées (GM). Ces souches de souris portent une ou plusieurs modifications génétiques dans leur génome, apportées par des technologies bien établies. Ces animaux GM visent soit à comprendre le(s) rôle(s) d'un gène, soit à reproduire une pathologie humaine pour en comprendre le développement et/ou tester des thérapies potentielles. Ces lignées sont donc des modèles d'étude pour la recherche biomédicale. Ces souches sont créées sur demande par les équipes de recherche, puis mises à disposition de la communauté scientifique via des banques qui archivent ces modèles sous forme de sperme ou d'embryons congelés. Pour mener à bien les études scientifiques, il faut que nous sachions si les souris GM produites par élevage sont porteuses de la bonne mutation ou non. Une procédure de biologie moléculaire, le génotypage, permet de détecter la présence ou l'absence de la modification génétique dans la souris (génotype). Ce génotype est déterminé chez l'animal à partir d'un prélèvement de tissu. Selon les études bibliographiques à ce sujet, l’application de cette procédure de génotypage n’est pas infaillible, avec un taux d’erreur pouvant aller jusqu’à 15% .Avant d'intégrer des souris dans une étude scientifique, de les archiver ou de les mettre à disposition des équipes de recherche, il est nécessaire de confirmer leur génotype. Ceci permet d'éviter toute incohérence dans les études et les résultats futurs, en tenant compte de ce taux d'erreur possible.
Bénéfices attendus
Les techniques de génotypage ne sont pas infaillibles. Par ailleurs, en effectuant plusieurs centaines de biopsies par semaine, cela peut entraîner une contamination génétique d'une lignée, avec la détection d'une mutation différente de celle attendue. Les erreurs de génotypage peuvent avoir de multiples conséquences. Dans un groupe de souris dédié à une étude scientifique, la présence d'un mauvais génotype peut influencer les résultats de l'étude, rendant les conclusions plus ou moins convaincantes. Pour les lignées archivées, un génotypage erroné peut menacer la pérennité et la qualité des modèles congelés disponibles pour la recherche. En conséquence, la confirmation du génotype des animaux dédiés à une étude renforce la qualité, la robustesse et la reproductibilité de la recherche biomédicale. Elle améliore également la qualité des stocks de lignées archivées, bénéficiant ainsi aux chercheurs. Ce contrôle qualité, représenté par la confirmation du génotypage, permet de minimiser la duplication des études, la production d'animaux et la création d'une lignée génétiquement modifiée.
Procédures
Nous prélevons une biopsie de 1.5mm de diamètre sur animaux vigiles à l'aide d'une pince spécialement dédiée et désinfectée. Cette procédure est réalisée une seule fois par animal et dure au maximum 20 secondes. L'animal est ensuite replacé dans sa cage d'origine.
Impact sur les animaux
Le poinçon à l'oreille peut entrainer une douleur légère et de courte durée au site de prélèvement.
Devenir
A l'issue de la procédure déclarée, les animaux sont gardés en vie pour être impliqués dans le cadre de nos prestations de services, dans une étude scientifique, une expédition ou une cryopréservation
Remplacement
Pas d’autre possibilité que le recours à l'animal vivant pour le projet de prélèvement de tissu.
Réduction
La réduction du nombre d'animaux utilisés et leur bien-être est une préoccupation permanente. Le raffinement de nos techniques de transgénèse, de procréation médicalement assistée et de cryoconservation permet de générer de moins en moins d'animaux pour l'ensemble de nos activités. Ceci permet de réduire de manière la quantité d'animaux générés et donc prélevés pour le génotypage.
Raffinement
La méthode de poinçon à l'oreille est éprouvée, précise, rapide et standardisée, ce qui limite les effets indésirables stress/douleurs sur les animaux. De plus, les animaux sont surveillés quotidiennement ce qui permet de faire un suivi de la cicatrisation dans le temps.
Choix des espèces
La majorité des projets menés dans notre institut utilise la souris comme espèce pour trois raisons principales: ses capacités de reproduction, ses caractéristiques génétiques proches de l'homme, et les techniques d'ingénierie génétique bien maitrisées. Il existe à ce jour, plusieurs dizaines de milliers de lignées génétiquement modifiées dans cette espèce. Les biopsies pour le re-génotypage se font après le sevrage des souris, soit à partir de 5 semaines d’âge. Les souris à regénotyper peuvent être plus âgées, en fonction du timing de la réalisation du projet.
Traitement de la fibrose hépatique par le plasma froid atmosphérique dans différents modèles murins de maladies fibrosantes
- Recherche appliquée
- Troubles gastrointestinaux
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
2 095 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 1 600 dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Une fibrose du foie leur est imposée par trois voies, une lignée génétiquement modifiée, une chirurgie abdominale de quinze à vingt minutes, ou des injections répétées dans l'abdomen sur animal vigile, avant jusqu'à six expositions au plasma froid espacées de trois à cinq jours. Le porteur indique qu'à un stade tardif ces modèles conduisent tous à une défaillance hépatique pouvant provoquer un ictère et, dans les cas les plus graves, la mort, et que le plasma appliqué sur la peau peut causer des brûlures superficielles allant jusqu'à la nécrose. L'effet antifibrosant recherché reste une hypothèse à tester, quand l'atteinte du foie, elle, est provoquée d'emblée, et le porteur conclut qu'il n'est "pas possible de recréer in vitro la complexité d'un organisme entier".
Objectifs
La fibrose hépatique est un processus de cicatrisation anormal du foie, où le tissu sain est remplacé par une matrice extracellulaire rigide et dysfonctionnelle. Cela survient après une lésion chronique du foie, entraînant la transformation des fibroblastes en myofibroblastes qui sont les principales cellules à l’origine de la fibrose. La fibrose hépatique est la cause directe d'environ un demi-million de décès par an dans le monde. En outre, elle alimente la gravité d'autres maladies chroniques du foie, y compris le cancer primitif du foie. À ce jour, les options thérapeutiques visant à restaurer l'homéostasie du foie fibreux ne sont pas satisfaisantes, et restent un enjeu médical majeur. Le plasma froid atmosphérique (PFA), également connu sous le nom de gaz faiblement ionisé, représente une stratégie thérapeutique innovante pour traiter la fibrose. En effet la production de composés chimiques par le PFA entraine un stress de la cellule. Ainsi, nous émettons l'hypothèse selon laquelle le PFA pourrait restaurer un fonctionnement tissulaire normal par différents mécanismes i) en modulant la fonction des cellules impliquées dans la progression de la fibrose et ii) en modifiant la structure des protéines du tissu fibrotique. Les objectifs sont de tester l’efficacité anti-fibrosante du PFA et de mieux comprendre les mécanismes d’action du PFA, en particulier sur le phénotype des cellules pro-fibrosantes et sur les composants de la MEC, dans des modèles précliniques de fibrose hépatique. La caractérisation des échantillons sera réalisée par des approches multiples de biologie moléculaire et cellulaire.
Bénéfices attendus
La fibrose hépatique est la cause directe d'environ un demi-million de décès par an dans le monde. En outre, elle alimente la gravité d'autres maladies chroniques du foie, y compris le cancer primitif du foie. À ce jour, les options thérapeutiques visant à restaurer l'homéostasie du foie fibreux ne sont pas satisfaisantes, et restent un enjeu médical majeur. Dans son ensemble, ce projet est de tester dans différents modèles expérimentaux murins, l’effet du plasma froid atmosphérique (PFA) sur le foie fibreux. Les bénéfices attendus sont de démontrer un effet anti-fibrosant du plasma froid atmosphérique dans 3 modèles bien décrits de fibrose hépatique représentatifs de la maladie humaine. Si l’effet anti-fibrosant s’avérait efficace, ce projet pourrait permettre de développer un nouvel outil thérapeutique anti-fibrosant applicable en santé humaine dans le cadre des maladies hépatiques fibrosantes. Au-delà de la fibrose, les PFA pourraient jouer un rôle important dans le développement de nouvelles applications médicales. Par exemple, les résultats pourraient orienter la création de nouvelles thérapies pour la cicatrisation des plaies, le traitement du cancer et l'ingénierie tissulaire.
Procédures
Le modèle génétiquement modifié utilisé développe spontanément une fibrose qui restent néanmoins asymptomatiques d’un point de vue phénotypique. Le modèle chirurgical implique une chirurgie abdominale effectuée sous anesthésie et analgésie pré et post opératoire. La chirurgie est d’une durée 15 à 20 minutes pas animal. Enfin, le modèle chimique implique des injections régulières au niveau de l’abdomen (intra-péritonéale). Ces injections sont effectuées sur animal vigile par simple contention et ne dure que quelques secondes par animal (moins de 30 secondes). Pour les traitements au plasma froid, les souris seront anesthésiées et seront exposés soit par application locale au niveau cutanée, soit par injection au niveau de l’abdomen (intra-péritonéale). Ces traitements ne devraient pas excéder quelques minutes et pourront être appliqués jusqu’à 6 fois maximum avec un intervalle de 3 à 5 jours entre chaque traitement. A l’issue des traitements, les animaux seront anesthésies et analgésiés puis seront soumis à un prélèvement sanguin précédant l’euthanasie. Ce prélèvement est strictement nécessaire pour les analyses à effectuer et ne durera pas plus de 5 minutes entre de début de l’anesthésie et l’euthanasie de l’animal.
Impact sur les animaux
La principale contrainte concerne le développement des pathologies du foie induites génétiquement, chirurgicalement, ou chimiquement. A un stade tardif, ces modèles conduisent tous à une pathologie/défaillance hépatique pouvant induire un ictère (jaunissement) et dans les cas les plus graves peuvent conduire au décès. L’induction de ces pathologies est malheureusement strictement nécessaire pour mener à bien ce projet et tester la thérapie par plasma froid. Le modèle génétiquement modifié développe spontanément une fibrose qui restent néanmoins asymptomatiques d’un point de vue phénotypique. Le modèle chirurgical implique une chirurgie abdominale qui engendre donc des nuisances liées à l’anesthésie (stress thermique, risque d’arrêt cardio-respiratoire, etc.) et à la chirurgie elle-même (douleurs post-opératoires malgré la prise en charge réalisée, inflammation locale, risque de dessiccation de la plaie, etc.). Enfin, le modèle chimique implique des injections régulières au niveau de l’abdomen pouvant être source de stress en raison de la contention et d’une douleur de courte durée lors de l’introduction de l’aiguille. Le traitement par plasma froid devrait quant à lui réduire les effets liés au développement des pathologies du foie étudiées. Cependant, l’utilisation de ce gaz faiblement ionisé appliqué directement sur la peau de l’animal peut générer des brûlures superficielles et un assèchement de la peau pouvant aller jusqu’à la nécrose dans les cas les plus extrême (peu probable). Pour les traitements administrés par injection au niveau de l’abdomen les nuisances pourraient être un éventuel durcissement abdominal, inflammation, etc.). Les traitements seront effectués sous anesthésie et impliqueront donc également les contraintes/risques liées à l’anesthésie elle-même (stress thermique, risque d’arrêt cardio-respiratoire, etc.). Enfin, le prélèvement sanguin effectué avant l’euthanasie sous anesthésie et analgésique pourra induire un stress au moment de l’induction de l’anesthésie. Ce prélèvement sera effectué́ juste avant l’euthanasie de l’animal (pas de réveil).
Devenir
A l’issue des procédures, les animaux seront tous euthanasiés par des méthodes réglementaires. Une première partie dans le cadre du maintien des lignées sera euthanasiés en fin de période reproductive sans réalisation de prélèvement. Une seconde partie euthanasiée afin de prélever les organes pour réaliser différentes analyses biologiques. Ces analyses permettront d’évaluer l’impact « biologique » des différents traitements, en utilisant les différents marqueurs de progression de la pathologie.
Remplacement
Dans la mise en œuvre de ce projet, un organisme vivant est nécessaire pour étudier les acteurs mis en jeu dans le développement et l’évaluation de thérapies innovantes anti-fibrosantes. Il n’est pas possible de recréer in vitro la complexité d’un organisme entier avec tous les acteurs cellulaires rentrant en jeu dans les pathologies hépatiques, telle que la fibrose qui peut évoluer vers la cirrhose, puis le cancer. Le modèle animal est donc indispensable dans le cadre de ce projet.
Réduction
Le projet impliquera un total de 2095 animaux. Nous avons calculé le nombre minimal d’animaux par groupe de façon à obtenir des résultats statistiquement fiables. A cause des variabilités entre animaux et entre procédures d’isolement cellulaire nécessaire, un nombre trop restreint d’animaux engendrerait des résultats trop variables et non valides. Autant que faire se peut, nous nous efforcerons d’isoler plusieurs types cellulaires à partir des mêmes animaux. Les procédures expérimentales ont été affinées pour éviter l'utilisation inutile de souris. Les souris utilisées pour une partie des analyses biologiques seront les mêmes animaux que ceux utilisés pour les tests comportementaux. Par ailleurs, une analyse statistique sera réalisée et nous adapterons chaque test statistique en fonction du type de résultats et d’analyse à effectuer.
Raffinement
L’ensemble des procédures réalisées au cours de ce projet ont été mises au point afin de permettre une interprétation fiable dans le respect du bien-être animal, en limitant la douleur et le stress (anesthésie, analgésie, etc.) quand cela est compatible avec les expériences. Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation, les animaux disposent de nourriture et d’eau à volonté. Le milieu est enrichi à l’aide de coton de nidification ou de maison de type igloo. Nous nous efforçons à chaque instant de raffiner nos procédures afin de garantir le bien-être des animaux en cours de procédure grâce à une surveillance attentive (point limite) et des soins adaptés (anesthésie, analgésie, soins, suivi, etc.). De plus, la lignée transgénique utilisée est déjà bien caractérisée et connue de l’équipe, et les actes mis en œuvre sont parfaitement maitrisés par le personnel et adaptés au modèle animal.
Choix des espèces
Justification de l’espèce/modèle : Les cellules en culture ne permettent pas d'appréhender le processus de fibrogenèse hépatique dans sa globalité. Aussi, la souris est utilisée pour mimer la fibrose hépatique avec des caractéristiques de la maladies proches de celles observées chez l’homme. Plusieurs modèles animaux de fibrose hépatiques existent chez la souris récapitulant les différentes formes observées chez l’homme. Nous utiliserons un modèle génétiquement modifie qui développent de manière spontanée des lésions hépatiques. Nous utiliserons également des souris commerciales et induirons chirurgicalement ou chimiquement des modèles de fibrose validé par la communauté scientifique. Justification des stades : Les souris seront utilisées à l'âge adulte/jeune adulte : - 4-8 semaines pour les animaux transgéniques - 6-8 semaines pour les animaux commerciaux dont 1-2 semaines d’acclimatation. Nous n'utilisons pas d'animaux trop vieux afin de nous affranchir des modifications des fonctions hépatiques dues à l'âge et qui pourraient interférer avec nos résultats.
Formation, entraînement aux gestes techniques, tests anesthésiques et actes d’imagerie sur rongeurs de laboratoire (souris et rats)
- Formation professionnelle
- Recherche appliquée
- Diagnostic des maladies
Rats : 260
Pour entraîner des personnels aux gestes techniques, 1 380 souris et 260 rats vont être utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance léger, pris parmi les animaux dits de réforme de l'établissement. Chaque animal subit jusqu'à trois gestes, injections, prélèvements sanguins ou tatouage des phalanges, réalisés par des personnes peu ou pas expérimentées, avec les contentions prolongées et les piqûres hésitantes que le porteur reconnaît. S'y ajoutent des essais de protocoles anesthésiques pouvant provoquer des réveils précoces ou tardifs, une hypothermie, une hypotension ou une dépression cardiorespiratoire. Le devenir déclaré ne prévoit aucun animal gardé vivant, quand le porteur écrit que ceux passés par une procédure non invasive sont conservés, et il juge "indispensable" de travailler sur la souris.
Objectifs
Tous les utilisateurs d’animaux à des fins scientifiques se doivent de maitriser les gestes techniques afin de s’assurer du bien être animal et réduire le nombre d’animaux utilisés lors de leurs projets expérimentaux. La formation initiale et les formations continues doivent être complétées par un entrainement aux différents gestes qui vont être réalisés lors des procédures. Le présent projet a pour but de lister certains gestes techniques réalisés sur des animaux de réforme dans le cadre d’apprentissage ou de training. Par ailleurs, l’anesthésie et l’analgésie font partie de nombreux projets et sont essentiels au raffinement des procédures, autant pour le bien-être des animaux que pour la cohérence des résultats obtenus. Ce projet va permettre de valider différents protocoles anesthésiques et analgésiques. Il va également décrire la mise en œuvre d'actes d'imagerie à l'aide d'un échographe. Ces sessions permettront d'apprendre à utiliser l'appareil et de réaliser des repérages anatomiques, cela afin d'appréhender les anomalies anatomiques éventuelles.
Bénéfices attendus
Le projet permettra d’assurer une maitrise des gestes techniques réalisés par tous les utilisateurs de la zootechnie afin que ceux-ci puissent travailler en autonomie et dans le respect de la réglementation relative aux compétences des personnels. Ces formations permettront de s’assurer du bien être des animaux lors des procédures. Ces bonnes pratiques diminueront également le biais dans les protocoles expérimentaux lié au stress ou à la douleur de l’animal. La validation de différents protocoles anesthésiques et analgésiques permettra d’adapter au mieux les molécules utilisées pour une plus grande sécurité de l’animal, en regard des attendus du projet. L'echographie quant à elle permetra d'affiner le diagnostic dans des situations particulières.
Procédures
Les animaux, vigiles ou anesthésiés, pourront subir diverses administrations, injections, prélèvements sanguins ainsi qu’un tatouage aux phalanges. 3 gestes maximum seront réalisés sur chaque animal, la durée étant variable selon le degré de formation du stagiaire allant de queleques secondes à moins de cinq minutes. Les animaux subiront également des injections pour la validation des protocoles anesthésiques et analgésiques. Dans le cas de l'échographie la durée totale de chaque acte ne devra en aucun cas dépasser les trente minutes
Impact sur les animaux
Ce projet a pour but de former ou valider des gestes techniques sur des personnels peu ou pas expérimentés. Ces gestes mal maitrisés peuvent engendrer un stress ou une douleur chez l’animal : contention plus longue, injection hésitante, difficulté à trouver le site précis lors des injections/prélèvements veineux. Les tests anesthésiques pourront engendrer des réveils précoces ou au contraire tardifs, avec des effets secondaires plus ou moins marqués selon les molécules utilisées (hypothermie, hypotension, dépression cardiorespiratoire). Pas de nuisances attendues lors des sessions d'échographies.
Devenir
Afin de ne pas multiplier le stress et la douleur des animaux ayant participé à 3 sessions de training (procédure invasive), ils seront mis à mort après chaque procédure. Dans le cas des animaux impliqués dans une procédure non invasive, ils seront gardés en vie à la fin de celle-ci.
Remplacement
Pour l’apprentissage de l’approche de l’animal, de sa contention et des gestes techniques, les réactions comportementales de l’animal vigile, ainsi que les spécificités anatomiques propres à chaque individu et les caractéristiques hémodynamiques d’un animal vivant ne peuvent être reproduites par des méthodes alternatives (mannequin ou peluche). Cependant, si cela est possible certains gestes pourront être mimé sur un animal ou un élément factice. Les animaux vivants restent indispensables pour former les personnes les utilisant dans les mêmes conditions que lors de la réalisation du projet scientifique.
Réduction
Afin de réduire le nombre d’animaux utilisés à des fins scientifiques, nous n’utiliserons que des animaux de réforme. Ces derniers sont les animaux disponibles de notre établissement n’étant pas rentrés dans un protocole de recherche ou ne portant pas les gènes d’intérêts. Le nombre d’animaux sera également limité par participant. Pour les tests anesthésiques, la validation des protocoles nécessite un nombre limité d'animaux et ne fait pas l'objet de tests statistiques.
Raffinement
Les animaux sont hébergés en cages ventilées par groupe, selon les normes de la directive 2010/63/EU, avec un enrichissement dans chaque cage (parmi igloo, batônnets de bois, coton, sizzle nest), et un statut sanitaire exempt de pathogènes contrôlé trimestriellement. Des méthodes alternatives à la préhension par la queue sont utilisées, les procédures sont réalisées sous anesthésie et analgésie quand cela est possible, et l’utilisation de tapis chauffants limite l’hypothermie lors des anesthésies. Les animaux utilisés sont choisis en bonne santé et sans phénotype dommageable. L’encadrement est réalisé par du personnel compétent, et l’état de santé des animaux contrôlé quotidiennement. Toute altération du bien-être (prostration, perte de poids, piloerection, blessures) des animaux réformés les écarte de toute utilisation de training.
Choix des espèces
Les équipes de recherche, pour la majorité, utilisent la souris comme modèle animal dans leurs projets expérimentaux. La zootechnie expérimentale accueille donc principalement des souris et le personnel de la zootechnie ainsi que les utilisateurs sont amenés à travailler sur ce modèle. L’objectif de ce projet étant d’améliorer la méthodologie des gestes techniques, il apparaît judicieux et indispensable de travailler sur la souris. Des manipulations sur rats sont également prévues dans le cas où des protocoles expérimentaux utilisent cette espèce. Les animaux seront utilisés en fonction de leur disponibilité. Le critère d’âge n’est pas restricif sur l’utilisation de ces animaux.
Maintien d’une lignée de chiens modèle de la Mucopolysaccharidose de type IIIA (MPS3A)
- Conservation des espèces
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
Les chiens de cette colonie portent la mucopolysaccharidose de type IIIA, maladie génétique qui détruit progressivement les cellules du cerveau, et 100 d'entre eux vont être utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance léger dont le seul objet est de produire des animaux malades pour une future étude de thérapie génique. Les femelles subissent jusqu'à huit prises de sang et huit frottis vaginaux par cycle, deux inséminations artificielles, parfois des injections pour aider à la mise bas. Parmi les effets attendus, le porteur liste les complications de gestation, les morsures entre reproducteurs et le cannibalisme des chiots. Vingt chiens sont annoncés adoptés et quatre-vingts comptés comme morts, alors que le texte évoque aussi des porteurs sains devenus reproducteurs à leur tour et des chiens malades versés à des études d'évaluation de produits thérapeutiques.
Objectifs
L'objectif principal de ce projet est de maintenir une lignée de chiens atteints de Mucopolysaccharidose de type IIIA afin de générer des animaux nécessaires à l'évaluation d'un projet thérapeutique par thérapie génique.
Bénéfices attendus
Le syndrome de San Filippo A, est la conséquence d'une accumulation d’une molécule, partiellement dégradées, dans les tissus de l'organisme. Ceci est le fait d'une mutation génétique qui affecte l'activité d'une enzyme nécessaire pour la dégradation de cette molécule. Ces molécules mal dégradées, qui ne peuvent pas être éliminées, entravent le développement normal du cerveau puis détruisent les cellules du cerveau. Les premiers symptômes de la maladie associent un retard du développement cognitif associé à une hyperactivité, un comportement autistique et des troubles du sommeil. Chez l'Homme, ils apparaissent habituellement avant l'âge de 3 ans. Par la suite, l'atteinte neurologique entraîne une déficience intellectuelle et une réduction des capacités motrices qui aboutissent à la perte d'autonomie vers l'âge de 10 ans et un décès survenant le plus souvent entre 15 et 20 ans. Actuellement, cette pathologie est incurable, le traitement n'est que symptomatique. L'évaluation d'approches thérapeutiques reste donc essentielle pour évoluer vers la mise en place d'un réel traitement curatif pour ces patients. La thérapie génique est une des approches prometteuses qui permettrait de traiter la cause moléculaire de la maladie. Pour évaluer de telles approches thérapeutiques, avoir un modèle animal pertinent est nécessaire pour pouvoir réaliser des études précliniques nécessaires (preuves de concept de l'efficacité des produits thérapeutiques, études de dose...). Le présent projet vise à obtenir des animaux atteint de la maladie puis d'évaluer l'efficacité d'un traitement de thérapie génique. C'est une étape essentielle dans le développement préclinique qui permettra à terme de proposer un traitement curatif aux patients atteints. Elle permettra ainsi de générer toutes les données précliniques ainsi que la tolérance globale de l'approche avec le suivi IRM (Imagerie à Résonnance Magnétique), les données hématologiques, etc. Le but global de l'étude est de soutenir la demande d'un essai clinique de phase I/II chez des patients souffrant de la maladie de San Filippo.
Procédures
Pour la mise en place de la colonie, les animaux seront soumis aux interventions suivantes : - Prise de sang pour dosage hormonal des femelles afin de déterminer avec précision le moment de la saillie ou de l’insémination artificielle : 8 prises de sang maximum par cycle avec une durée de 5 minutes maximum. - Frottis vaginaux pour la détermination du stade du cycle sexuel : 8 frottis maximum par cycle avec une durée maximale de 5 minutes. - Insémination artificielle (IA) : 2 IA intra-vaginales ou intra-utérines par cycle, la procédure prend 10 minutes - Prélèvements pour conservation de semences congelées pour les futurs mâles et la procédure prend environ 30 minutes. - Injections possibles pour aider à la mise-bas : 1 à 3 injections qui prennent quelques secondes - Prélèvements buccaux et de poils pour le génotypage des chiots : 1 seule fois à la naissance avec une durée d’une minute.
Impact sur les animaux
Les actes nécessaires au développement et maintien de lignée sont peu ou non invasifs. Les effets indésirables possibles sont ceux liés à la reproduction : • Un risque de complication lors des gestations, mises bas et lactation • Hématome lors de prise de sang nécessaire pour un suivi vétérinaire • Risque de morsures entre reproducteurs • Cannibalisme des chiots par la mère . Les animaux hétérozygotes MPSIIIA, c’est-à-dire porteurs sains de la maladie, ne présentent pas de phénotype dommageable.
Devenir
Tous les animaux reproducteurs seront adoptés lorsqu'ils prendront leur retraite, généralement vers l'âge de 7-8 ans. Les animaux réutilisés incluent les hétérozygotes MPSIIIA (porteurs sains de la maladie) générés, qui deviendront eux-mêmes reproducteurs pour assurer la continuité de la lignée, et les homozygotes MPSIIIA malades, qui participeront à des études d'évaluation de produits thérapeutiques. Les animaux sains seront soit inclus en tant que « témoin sain » dans les projets de recherche préclinique, soit intégrés dans des programmes d’adoption, soit mis à mort après le génotypage, en fonction des besoins.
Remplacement
Cette demande d’autorisation de projet a pour but le maintien d’une lignée de chien MPSIIIA dont les animaux de génotypes -/- (malades) et certains +/+ (témoins) issus de la reproduction seront intégrés dans une étude préclinique de thérapie génique. Toutes les études in vitro possibles ont été effectuées en amont de ce projet, en particulier la démonstration de la fonctionnalité des AAV qui seront utilisés dans l’étude préclinique à venir (qui fera l’objet d’une demande d’autorisation spécifique). Nous arrivons ici aux dernières étapes précliniques nécessaire pour une demande d'essai clinique de phase I/II pour lesquelles l'utilisation d'un modèle gros animal, permettant la mise en place d'approche chirurgicale similaire à celle effectuée sur les patients dans l'essai clinique est indispensable et nécessite donc l'utilisation de cette lignée de chiens MPSIIIA. Il n'existe pas aujourd'hui de méthode alternative pour tester l'effet d'un traitement de thérapie génique in vivo. Nous savons que l'efficacité du transfert de gène dans une lignée cellulaire in vitro n'est pas comparable à ce qui peut se passer in vivo dans un organisme entier. L'animal est le seul organisme vivant permettant d'étudier l'impact d'un transfert de gène dans différents types cellulaires (différents organes) et sur son phénotype, en lien avec le mode d'administration utilisé et la dose administrée.
Réduction
100 animaux seront utilisés au total dans ce projet. Ce nombre représente une estimation maximale prenant en compte la globalité du projet. Pour le maintien de la lignée, on se reposera sur les croisements entre les différents chiens de la colonie récupérée ainsi que des paillettes de semences congelées pour des inséminations artificielles, afin de réduire le nombre d’animaux reproducteurs nécessaires
Raffinement
Les procédures utilisées sont adaptées pour éviter tout inconfort de l’animal et sont réalisées par un personnel formé et expérimenté. Les animaux sont hébergés en groupe et recevront un enrichissement adapté. Ils seront suivis quotidiennement par les techniciens animaliers, à minima 2 fois par jour les jours ouvrables et 1 fois par jour les weekends et jours fériés. Les chiens mâles seront soumis à des prélèvements de sperme pour réaliser des spermogrammes et/ou conservation de paillettes de sperme pour des futures inséminations artificielles. Ces prélèvements seront réalisés entre 1 et 2 fois par an par un vétérinaire spécialisé en reproduction canine. Une fois la gestation avérée par échographie, la date de mise-bas approximative est calculée et un planning de garde de nuit est instauré au moins une semaine avant cette date. En effet, un animalier passe voir la chienne reproductrice pendant sa garde pour s’assurer que tout se passe bien. Si la chienne est sur le point de mettre bas ou si la mise-bas a commencé, l'animalier reste sur place pour s'occuper d'elle et des chiots si nécessaires. En cas de problèmes éventuels lors de la mise-bas, l’animalier contacte le vétérinaire de garde. Une fois la mise bas terminée, un planning de garde de nuit est établi pour la gestion des chiots éventuellement plus faibles (biberonnage, gavage, soins, etc.). A la moindre anomalie un avis vétérinaire sera demandé et un traitement mis en place si nécessaire. Pour suivre efficacement l'état de santé des animaux et intervenir rapidement, une liste de points limites a été établie. Cette liste permet de définir une conduite à tenir afin d'arrêter, minimiser ou diminuer toute souffrance à l'aide de mesures telles que l'euthanasie ou par un traitement adapté
Choix des espèces
Le choix du chien MPSIIIA comme modèle d'étude est basé sur la prédisposition raciale à la même maladie génétique que chez l'homme. De plus la transmission génétique est la même que chez l'homme. Le choix de l'espèce est également basé sur son homologie avec l'homme, au niveau des plans anatomiques et fonctionnels du système nerveux central et du point de vue immunitaire (tolérance semblable). Les animaux pourront rentrer en reproduction entre 18 et 24 mois, et plus exactement lors des secondes chaleurs de chiennes. Les mâles seront également matures sexuellement à cet âge-là et pourront intégrer les cycles de reproduction pour inséminer les femelles à partir de ce moment.
Etude de la biodisponibilité et biodistrubution de la clusterine libre et complexée chez la souris
- Recherche appliquée
- Maladies infectieuses
- Recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
- Système cardiaque
144 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. Chacune reçoit une seule injection dans la veine de la queue, sous anesthésie gazeuse, avant d'être tuée pour le prélèvement d'organes à l'un des douze temps prévus par le plan expérimental. L'enjeu est de savoir où va et combien de temps circule une protéine radiomarquée, la clusterine, développée comme candidat médicament contre le sepsis. Le porteur écrit à deux reprises que cette molécule "répond à un besoin médical non satisfait", là où le projet se limite à mesurer une biodisponibilité chez des souris saines.
Objectifs
Ce projet regroupe une partie des études de recherche et développement qui seront conduites chez la souris pour déterminer où et pour combien de temps la molécule étudiée, la clusterine radiomarquée, circule suite à son injection. La clusterine est en cours de développement pour des applications thérapeutique de pathologies caractérisées par une mort cellulaire massive, tels que le sepsis et répond à un besoin médical non satisfait dans ce domaine. Cette étude est essentielle pour affiner l’efficacité de cette molécule et, ne pouvant être testée in vitro, le recours aux modèles animaux est donc nécessaire.
Bénéfices attendus
Ce travail ouvre des perspectives thérapeutiques pour le traitement avec la clusterine des pathologies associées avec une mort cellulaire massive et répond à un besoin médical non satisfait dans ce domaine.
Procédures
Les souris recevront une injection intraveineuse dans la veine caudale (durée 2minutes) sous anesthésie sans traumatisme et sans douleur.
Impact sur les animaux
La procédure d’injection de la CLU seule ou complexée radiomarquée en intraveineuse n’induisent pas d’inconfort de l’animal ni de modification de son état général, cependant nous envisageons l’anesthésie gazeuse pour faciliter l’expérimentation et limiter des biais liés à celle-ci.
Devenir
Les animaux seront euthanasiés à la fin de la procédure pour prélèvement d'organes post mortem.
Remplacement
Des approches in vitro sur de cellules murines et humaines ont été effectués pour déterminer l’efficacité du radiomarquage. Pour réaliser ce projet, la biodisponibilité et la biodistribution de la clusterine seule et complexée seront évaluées chez la souris, car c’est l’espèce la plus utilisée pour cette approche dans le cadre du développement des candidats-médicaments. A ce jour, aucun modèle alternatif (moléculaire et/ou cellulaire) n’est suffisamment intégré et complexe pour permettre de reproduire l’ensemble des phénomènes biologiques qui sont impliqués dans les mécanismes de dégradation, de transport et d’élimination des composés susceptibles d’affecter l’activité des molécules. C’est pour cette raison, qu’une approche in vivo est nécessaire pour déterminer la biodisponibilité des nouveaux candidats-médicaments avant de poursuivre leur développement.
Réduction
Le projet sera réalisé sur un nombre nécessaire et suffisant d’animaux. Le nombre total d’animaux utilisés pour une étude a été défini en fonction du nombre de groupes et du nombre d’animaux par groupe nécessaire pour l’obtention de résultats statistiquement interprétables et fiables. Le calcul d’effectifs a été réalisé avec un logiciel specifique. Deux groupes de souris seront évalués. En considérant pour chaque groupes 12 temps et 6 souris (dont 3 mâles et 3 femelles), 72 souris par groupe seront utilisées, pour un total de 144 souris nécessaires à ce projet.
Raffinement
Afin de tenir compte des besoins quotidiens des animaux et d’améliorer leur bien-être, les souris bénéficieront d'une période d'acclimatation de 7 jours avant toute manipulation, auront une nourriture adaptée, de l’eau de boisson à volonté et seront stabulées en groupe de 3. Les souris seront hébergées dans des conditions adaptées à l’espèce (en cage en portoir ventilé) avec un enrichissement du milieu (cabanes, papier, tunnel, tubes en carton, morceau de bois). Le protocole expérimental comprend un suivi quotidien des animaux, des indicateurs comportementaux (fuite ou défense a la manipulation) et physiques prédéfinis (état général, prostration, poil hérissé, terne, suivi pondéral de l’animal) qui seront évalués, et constitueront les points limites de l’expérience (euthanasie de l’animal). Lors de l’injection intraveineuse et de l’euthanasie par élongation cervicale, les souris seront anesthésiées par anesthésie gazeuse.
Choix des espèces
L’espèce animale choisie pour ces études est la souris de type sauvage, lignée de souris dans laquelle la clusterine a été utilisée précèdemment. Les souris utilisées seront âgées de 6 à 10 semaines, jeunes adultes.
Etude des effets d’un facteur de croissance sur le muscle de la souris âgée.
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
- Système musculosquelettique
Six semaines de probiotiques dans l'eau de boisson, deux passages en tube de contention pour mesurer la composition corporelle, un test d'agrippement de quatre-vingt-dix secondes sur une grille retournée : 30 souris âgées de 21 mois vont être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. Le jour de la mise à mort, elles reçoivent un antidouleur sous la peau puis, trente minutes plus tard, un mélange d'anesthésiques dans l'abdomen avant un prélèvement sanguin, et sont tuées dans la foulée. Aucune n'est gardée vivante, les tissus étant collectés puis stockés pour des questions à venir. Le porteur justifie l'effectif par quinze souris par groupe et annonce que "cette procédure utilisera 45 animaux", quand le projet en déclare 30.
Objectifs
Le but du projet est d’étudier la capacité de probiotiques (bactéries non pathogènes) à transmettre la séquence ADN d’une molécule d’intérêt aux cellules de l’intestin de souris âgées, puis la capacité de ces cellules à produire la molécule d’intérêt, et enfin la capacité de celle-ci à agir sur les muscles des souris âgées pour augmenter leur masse musculaire et leur force musculaire.
Bénéfices attendus
Seuls les travaux menés précédemment chez des souris obèses ont permis une première validation des capacités de la molécule d’intérêt à augmenter la masse musculaire dans un modèle animal de sarcopénie. Si les résultats de cette étude chez les souris âgées sont positifs cela permettra de confirmer ces premières données et ainsi renforcer le potentiel de cette molécule comme candidat pour la prise en charge de la sarcopénie. Un essai clinique chez la personne âgée pourra ensuite être sérieusement envisagé. Ceci constitue une avancée non négligeable dans le domaine car il n’existe à l’heure actuelle aucune solution thérapeutique pour les personnes âgées atteintes de sarcopénie.
Procédures
Les 30 souris recevront des probiotiques dans l’eau de leur biberon (durée= 6 semaines). Deux analyses de la composition corporelle des 30 souris seront réalisées (souris vigiles, contention dans un tube placé dans l’appareil de mesure pendant moins de 2 minutes par souris). Une mesure de la force musculaire des 30 souris sera réalisée grâce à un test d’agrippement (souris vigiles se déplaçant librement sur une grille inversée pendant 90 secondes maximum). Avant la mise à mort, les 30 animaux recevront un antidouleur par injection sous la peau (durée=30 sec contention comprise/animal) puis trente minutes plus tard un mélange d’anesthésiques par une injection dans l’abdomen (durée=30 sec contention comprise/animal) pour effectuer un prélèvement sanguin (20 secondes). Toutes les souris anesthésiées seront mises à mort immédiatement après le prélèvement (2 secondes).
Impact sur les animaux
Cette procédure entraînera des nuisances légères sur les animaux. La mesure de la composition corporelle et le test de force musculaire entraîneront un léger stress chez les animaux. Les injections d’antidouleur et d’anesthésiques nécessaires pour le prélèvement de sang final peuvent générer une douleur et un stress chez l’animal. Aucun effet néfaste lié à l’ingestion des probiotiques n’est attendu.
Devenir
Les 30 animaux de ce projet seront mis à mort afin de collecter les tissus et répondre aux questions scientifiques.
Remplacement
Le but du projet est d’étudier la capacité des probiotiques à transmettre les séquences ADN aux cellules de l’intestin des souris, puis la capacité de ces cellules à produire la molécule d’intérêt, et enfin la capacité de celle-ci à agir sur les muscles des souris âgées. Il s’agit d’une problématique complexe impliquant une cascade d’évènements et la communication entre plusieurs organes. Aucune alternative non animale n’est disponible pour répondre à une telle problématique. Ainsi ce projet requiert l’utilisation d’animaux vivants. Il est important de mentionner que la molécule d’intérêt a été testée en amont sur des cellules de muscle en culture afin de valider ses propriétés.
Réduction
Le nombre de souris a été calculé au plus juste pour offrir la puissance statistique maximum. Il est basé sur des études précédentes chez des souris injectées avec une molécule similaire. Pour observer une différence significative dans la taille des muscles, compte tenu de la variabilité et de la fragilité des muscles, il faut compter 15 souris/groupe. Cette procédure utilisera 45 animaux. Un maximum de tissus seront récoltés lors de la mise à mort des animaux puis stockés. Ces tissus seront disponibles pour répondre à d’autres questions qui pourront émerger ou pourront être partagés avec d’autres équipes. Cela permettra de ne pas répéter inutilement l’expérience.
Raffinement
L’état général des animaux et leur comportement seront étroitement observés 3X/semaine. Les animaux seront pesés 1X/semaine. La prise alimentaire sera contrôlée 1X/semaine également. Les probiotiques seront administrés dans l’eau de boisson et non par gavage pour éviter manipulation quotidienne, stress et douleur liés au gavage. Afin de limiter le stress des animaux au cours de la mesure de la composition corporelle et du test de force musculaire, les tests seront réalisés le matin (l’après-midi l’animalerie est plus calme et les animaux sont donc beaucoup plus enclins à dormir que le matin) et les animaux seront amenés dans la salle d’expérimentation 30 minutes avant les mesures et seront immédiatement replacés dans leur cage d’hébergement dès la fin des mesures. Pour limiter encore d’avantage le stress induit par la mesure de la composition corporelle, le temps nécessaire sera laissé à chaque animal pour qu’il entre volontairement dans le tube d’analyse. Une injection d’antidouleur puis une injection d’anesthésiques seront réalisées en amont du prélèvement de sang final pour éviter toute douleur. Tous les animaux seront immédiatement mis à mort à la suite du prélèvement de sang. Surveillance des animaux, pesées et tests fonctionnels seront réalisés uniquement par deux personnes pour limiter le stress. Des points limites suffisamment précis, prédictifs et précoces ont été définis afin d’éviter toute souffrance animale.
Choix des espèces
Les connaissances relatives aux effets des probiotiques chez la souris ainsi qu’aux effets d’une molécule similaire sur le muscle de la souris font de cette espèce un modèle de choix pour répondre à la question posée. La physiologie de la souris âgée étant proche de celle de l’Homme sur plusieurs aspects (sarcopénie, ostéoporose, ralentissement du métabolisme), utiliser la souris âgée dans ce projet permettra d’obtenir des informations importantes pour transférer la technologie chez l’Homme dans un essai clinique. L’administration des probiotiques sera réalisée chez des souris âgées de 21 mois. A ce stade, les souris présentent une sarcopénie marquée et constituent donc un modèle idéal pour étudier les effets de la molécule sur le muscle et la force musculaire et évaluer son potentiel à être utilisée en clinique chez des personnes âgées présentant une sarcopénie.