Procédures légères

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Rats : 1748
Souffrances
▲ 128
▲ 1332
▲ 288
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Devenir
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 1748

1 748 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Les mères subissent une manipulation nutritionnelle, des traites manuelles de lait et des tests de tolérance au glucose, tandis que leur descendance est soumise à des tests comportementaux, des prélèvements sanguins et une chirurgie avec pose d'un cathéter à la jugulaire pouvant durer trois heures. Le porteur indique que les petits sont tués à différents stades, de huit à deux cent soixante jours, pour prélever leurs organes. Il affirme qu'aucune méthode alternative ne rend compte de la mise en place du diabète de type 2 chez la descendance.

Objectifs

Le diabète gestationnel (DG), (8% des naissances en France), serait à l’origine du diabète de type 2 (DT2) chez 47% des patients âgés de 10-22 ans. Cette intolérance au glucose, transmise de génération en génération, contribuerait à l’explosion épidémique de la prévalence du DT2 dans le monde. Quelques études récentes montrent que, chez des enfants de 7 ans, exposés à une hyperglycémie maternelle in utero, la durée d’allaitement exclusif est inversement corrélée aux teneurs circulantes en hémoglobine glyquée (marqueur du DT2). Cependant, ces données épidémiologiques, parfois contradictoires, ne prouvent pas que la composition du lait maternel impacte le risque métabolique de la descendance. Nous émettons l’hypothèse que la lactation pourrait avoir un impact sur le devenir métabolique de la descendance soumise in utero à une hyperglycémie maternelle qui pourrait s’expliquer en partie par des adaptations du métabolisme maternel et de la composition du lait. Nous avons préalablement montré dans des modèles rongeurs de programmation métabolique avec adoptions croisées, que la descendance mâle présentait des changements différents dans leur sensibilité à l’insuline à l’âge adulte selon que la descendance avait été allaitée par des rates maintenues en sous- ou sur-nutrition calorique durant la période périnatale. Ces changements étaient associés à des compositions spécifiques des laits maternels. Ce projet vise donc à caractériser : 1) la composition du lait maternel dans un modèle rongeur d’hyperglycémie maternelle durant la gestation suite à une manipulation nutritionnelle (mimant le DG chez la femme avec un retour post-partum à la glycémie pré-gravide), en lien avec les adaptations métaboliques des 3 organes clés du contrôle hormonal de la lactation que sont le placenta, le pancréas et la glande mammaire, 2) le devenir métabolique (insulino-sensibilité) de la descendance mâle et femelle jeune et adulte en réponse à des compositions de lait de mères DG ou normo-glycémiques (adoptions croisées) ou encore à des supplémentations postnatales en composés bioactifs du lait maternel identifiés dans le lait humain DG. La contribution du DG dans la prévalence des pathologies cardio-vasculaires à l’âge adulte, et neurodéveloppementales pendant l’enfance sera également explorée dans ce projet.

Bénéfices attendus

L’enjeu global de ce projet est d’évaluer l’impact de l’allaitement maternel sur le devenir métabolique de l’enfant soumis in utero à un DG. Le modèle expérimental nutritionnel de DG avec adoptions croisées va permettre d’étudier le rôle de la composition du lait maternel dans la programmation endocrino-métabolique de la descendance. L’objectif in fine est de tester la capacité de composants bioactifs du lait humain à (re)programmer la sensibilité à l’insuline de la descendance soumise in utero à une hyperglycémie. Cette étude permettrait de prendre en compte ces biomarqueurs dans l’élaboration des formulations infantiles et des recommandations nutritionnelles destinées aux femmes enceintes et allaitantes, dans un contexte de diabète.

Procédures

Les rates seront soumises à une manipulation nutritionnelle durant la gestation et la lactation, à 4 prélèvements manuels de lait (30 minutes) et/ou 4 tests de tolérance orale au glucose (120 minutes) selon les lots de rates (procédures expérimentales 1 ou 2). Leur descendance sera soumise à 4 tests de comportement (3 tests avec séquence de 10-15 minutes et 1 test avec une séquence de 1 heure), des prélèvements sanguins, une mesure de masse grasse par ostéodensitométrie (1 heure), 2 tests de tolérance orale au glucose (120 minutes), une intervention chirurgicale (un clamp euglycémique/hyperinsulinémique avec pose d’un cathéter à la jugulaire et des prélèvements de sang à la veine caudale, durée 180 minutes) sur 260 jours de vie.

Impact sur les animaux

Les prélèvements de sang répétés à la queue peuvent occasionner une douleur de classe légère due l'apparition d'une croûte. La cicatrisation qui fait suite à la pose d'un cathéter dans la veine jugulaire peut être gênante pour l'animal. La traite régulière de lait chez les mères peut engendrer une irritation des mamelles. Le gavage oral peut induire très exceptionnellement une fausse route.

Devenir

Les animaux sont gardés en vie d'une procédure à l'autre ou sont mis à mort à différents stades de développement (de J8 à J260) afin de prélèver les organes d'intérêt.

Remplacement

Tous les animaux utilisés pour ce projet proviennent d’élevages reconnus et sont nés en captivité. Il n’existe pas encore de méthode alternative (modélisations, modèles in vitro) permettant de rendre compte de la complexité des mécanismes physiologiques dans la mise en place du diabète de type 2 chez la descendance en lien avec un diabète gestationnel (DG) et ceci, d’autant plus, que ce projet requiert un modèle d’étude de supplémentation nutritionnelle postnatale avec adoptions croisées pour mieux comprendre l’impact de la fenêtre de lactation sur cette programmation.

Réduction

Pour répondre au principe de réduction sans compromettre l’obtention de résultats statistiquement significatifs, nous utiliserons autant que possible le même animal (suivi longitudinal de la glycémie et l’insulinémie). L’effectif retenu de n=8 mâles et 8 femelles par groupe d’adoption représente un minimum nécessaire pour évaluer statistiquement une intervention nutritionnelle, prenant en compte le facteur sexe, avec une variabilité interindividuelle importante. Ce projet prévoit donc l’utilisation au maximum de 1332 individus sur une durée de 5 ans avec 372 rates Sprague-Dawley gestantes et allaitantes, 960 petits, mâles et femelles. Selon les résultats obtenus dans la première procédure expérimentale, le nombre de mères gestantes pourra être réduit dans la suivante. De même, si une différence d'effets selon le sexe est observée dans le suivi des descendants, la supplémenation postnatale ne sera mise en œuvre que sur la moitié des effectifs de ratons prévus.

Raffinement

Dans un souci de raffinement les animaux seront hébergés au moins 2 par cage pour le suivi de la descendance DG (sauf pour les périodes de gestation et de lactation des mères, où les mères seront seules avec leur portée après la mise-bas jusqu’au sevrage). Leur milieu de vie sera enrichi avec un tunnel et des frisottis leur permettant de faire leur nid, et de jouer. Aucune souffrance n’est attendue lors des manipulations nutritionnelles prévues : les rates en régime hypercalorique 1 semaine avant la conception et jusqu’à la fin de la gestation (4 semaines) ou jusqu’à la fin de la lactation (7 semaines) ne présentent pas d’obésité. Les animaux seront suivis par un personnel compétent dans le respect de la charte nationale sur l’éthique de l’expérimentation animale et manipulés quotidiennement (jeux, manipulations, caresses…) afin de réduire au maximum douleur et détresse et leur assurer un bien-être, en particulier après les chirurgies pour s’assurer de leur parfaite récupération. Les prélèvements de sang seront réalisés avec l’usage d’analgésiques afin de contrôler la douleur et dans des conditions d’asepsie nécessaires pour assurer des résultats reproductibles. Lors des prélèvements de lait, les rates seront anesthésiées et disposées sur un tapis chauffant. Pour les animaux, l’évaluation de la douleur sera faite à l’aide d’observations physiologiques (poids), comportementales (consommation de nourriture, fuite ou défense de l’animal à la manipulation, activité) et en fonction de l’apparence de l’animal (poil, posture). Lors des interventions chirurgicales, les animaux seront anesthésiés après avoir reçu un antalgique qui agira pendant et après l’opération. Jusqu’au réveil et au-delà, les animaux seront surveillés et une grille comportementale pour chaque animal sera complétée avec des points limites à partir desquels les animaux seront pris en charges pour supprimer leur souffrance avec des injections d’antalgiques ou seront mis à mort si cette souffrance est trop importante.

Choix des espèces

Le rat est un excellent modèle d’étude de la nutrition périnatale en raison de sa petite taille (permettant d'augmenter les effectifs et donc de diminuer la variance des mesures), et de sa rapidité de croissance et de reproduction, permettant de réaliser des protocoles expérimentaux en beaucoup moins de temps. Contrairement à l’espèce souris, l’espèce rat (en particulier la souche Sprague Dawley choisie) présente des grandes qualités maternelles, permettant de mener à bien cette stratégie expérimentale avec des adoptions croisées en limitant notamment les risques de cannibalisme et d’abandon lors des adoptions, et limite sa prise de poids sous régime calorique, permettant de s’affranchir du paramètre obésité dans cette étude. Enfin, le volume de lait collecté par rate fournira un matériel suffisant pour réaliser nos analyses individuelles de phénotypage du lait maternel de rate contrairement à la souris. Des femelles gestantes âgés de 8 semaines et de souche Sprague Dawley seront commandées. Ces femelles auront été soumises à un régime chow (CTL) ou HFHS, 1 semaine avant l’accouplement, chez le fournisseur d’animaux à qui nous aurons fourni l’aliment. A leur arrivée, les femelles seront en cage individuelle pendant la gestation et la lactation. Les rates utilisées pour les prélèvements de lait seront mises à mort en fin de procédure expérimentale N°1. Dans la procédure expérimentale N°2, 96 portées de 8 ratons (4 mâles et 4 femelles par mère adoptive, issus de mères biologiques différentes) seront constituées afin d’avoir au final 16 ratons (8 mâles et 8 femelles) par groupe d’adoption et par âge (6 temps). Ces groupes seront suivies durant la lactation (J8, J14), au sevrage à J21), au stade jeune (2 mois) et à long terme (âge adulte, 4 mois, sous régime standard et sous challenge hyper-énergétique durant 20 semaines).

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système nerveux
Souris : 140
Souffrances
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▲ 30
▲ 110
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Devenir
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 140

140 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles reçoivent des molécules par gavage une à deux fois par jour, cinq jours par semaine pendant deux mois, avec des prélèvements de sang à la queue et des photographies de la peau sous anesthésie. Le porteur affirme que les neurofibromes cutanés ne sont pas douloureux et qu'aucune des procédures n'est douloureuse. Il indique qu'à sa connaissance aucun autre modèle animal ni système in vitro ne reproduit le développement de ces tumeurs liées à la neurofibromatose de type 1.

Objectifs

Le but de ce projet est d’utiliser la lignée NF1-KO,et d'identifier de nouvelles molécules qui régressent le développement des neurofibromes cutanés (NFc) dans la neurofibromatose de type 1. La neurofibromatose de type 1 (NF1) est une maladie génétique due à des mutations du gène NF1 codant pour la neurofibromine, régulateur négatif des fonctions cellulaires importantes telles que la prolifération, la différenciation, la survie et le métabolisme des cellules. Tous les patients NF1 développent des NFc, tumeurs bénignes au niveau des terminaisons nerveuses dont le nombre peut atteindre des milliers. A part leur exérèse chirurgicale, ce qui n’est pas possible quand leur nombre est élevé, il n’existe aucun traitement permettant de prévenir ou faire régresser leur développement. Nous avons développé le modèle de souris (NF1-KO), dans leque le gène NF1 est inactivé et qui récapitule le développement des NFc et qui est à l’origine des découvertes de premier plan concernant les mécanismes responsables de leur développement. Ce modèle vient d’être utilisé par notre équipe avec succès pour réaliser des essais précliniques des molécules candidates afin de prévenir/régresser le développement des NFc. Recemment nous avons développé deux versions du modèle, appelées curatif et préventif. Le modèle curatif consiste à traiter les animaux NF1-KO présentant des nombreux NFc afin d’identifier les molécules capables de régresser/bloquer leur développement. Le modèle préventif consiste à traiter les animaux mutants juste avant l’apparition des tumeurs afin d’éliminer les cellules à l’origine des NFc et de prévenir leur développement. Dans cette étude, c'est le modèle curatif qui sera utilisé.

Bénéfices attendus

La réalisation de ce projet permettra de : (i) valider le protocole d'analyse qualitative et quantitative de l'efficacité des nouvelles molécules à regresser le développement des NFc. Ce protocole sera par la suite proposé à la communauté scientifique afin de tester les nouvelles molécules dans les mêmes conditions pour pouvoir comparer les résultats, (ii) définir l'efficacité des molécules testées seules ou en combinaison à regresser le développement des NFc (iii) identifier des éventuels effets secondaires liés au traitement.

Procédures

Administration (1 à 2 x/jour, 5 jours/semaine pendant 2 mois) des molécules par gavage sur animaux NF1-KO. Cette procédure ne nécessite pas l'anesthésie des animaux et sera réalisé par le personnel expérimenté. Il faut environ 1 min de contention de l'animal pour l'adminstration par gavage. La prélévement de sang se fera au niveau de la queue sur animaux non anesthésiés. La peau du dos des animaux sera photographiée sous une loupe à épifluorescence et sous anesthésie générale (AG). L'AG est de moins de 5min par souris ( rasage, epilation et prise de photos)

Impact sur les animaux

Récemment, deux études similaires ont été réalisées par notre équipe sans pour autant d'observer des effets indésirables pendant et à la fin du traitement. Les NFc ne sont pas douloureux et aucun effet indésirable n'a été observé liée à leur présence sur plus de 500 animaux NF1-KO. L'administration des nouvelles molécules peut provoquer des effets indésirables. Toutefois, les molécules testées dans ce projet ont déjà fait objet des études toxicologiques et ont été, ou sont, testés dans la cadre des études cliniques. Pour définir la gamme des concentrations des molécules nous nous sommes basées sur des données disponibles chez l'homme. Toutefois, en cas de présence d’effets nuisibles, le traitement sera modifié ou suspendu et si l’effet persiste, l’animal sera mis a mort.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à l'issue de la fin de la procédure 2 & 3. La peau des animaux sera prélevée puis analyser afin d'evaluer l'efficacité des molécules testées.

Remplacement

A notre connaissance, il n’existe aucun autre modèle animal, ni système in vitro, récapitulant le développement des NFc.

Réduction

Nous avons récemment réalisé une étude similaire d’administration systémique et topique d’un autre inhibiteur, qui a permis d'optimiser le protocole de traitement des souris et d’analyse des résultats. Ce travail nous a également permis de définir le nombre minimum d’animaux à traiter afin de réaliser les analyses décrites dans les procédures 2 et 3 et d’obtenir des résultats statistiquement valides. Enfin, la présence des nombreux neurofibromes dans 100% des animaux mutants cela permet de réduire le nombre d’animaux.

Raffinement

Aucune des procédures utilisées pour administration des molécules et suivi des animaux n’est douloureuse et ne nécessite l’utilisation des traitements anti-douleurs. Lors de précédente étude (1 mois de traitement) nous n’avons observé aucun effet indésirable sur la perte du poids et le comportement des animaux. Le gavage sera effectué par le personnel expérimenté, qui a déjà réalisé ce type de traitements.

Choix des espèces

A notre conaissance, Il n’existe aucun autre modèle animal, ni système in vitro, récapitulant le développement des NFc. Nous utiliseront les souris NF1-KO males agés d'environ 4 moiscar dans notre modèle les NFc se developpent autour de 4 mois uniquement chez des males.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
Bovins : 430
Souffrances
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▲ 330
▲ 100
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Devenir
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 430

430 bovins à l'engraissement vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, avant d'être envoyés à l'abattoir pour la vente commerciale des carcasses. Ils subissent un écornage, des prises de sang répétées, deux biopsies de tissu adipeux et un séjour en cases de digestibilité pouvant durer treize jours. Le porteur mentionne un faible risque de troubles digestifs et des risques modérés liés à la manipulation. Il affirme que le recours aux bovins est obligatoire, le projet visant à prédire l'efficience alimentaire et la qualité de la viande selon les régimes.

Objectifs

L'agriculture est depuis toujours en constante évolution. Pour l'aider dans cette mutation la recherche agronomique a initié de nombreux programmes de recherche, auparavant orientée vers l'augmentation des performances et de l'amélioration de la productivité des espèces animales élevées et destinées à produire du lait et/ou de la viande. Aujourd'hui, elle s'orienterait plutôt à maintenir le niveau de production des animaux (ovins, bovins...) tout en prenant plus en compte les contraintes du milieu, les risques environnementaux (production des gaz à effet de serre, polution des sols...) ou attentes sociétales (bien être animal, qualité des produits, traçabilité de l'alimentation...). Pour répondre à une partie de ces enjeux, notre établissement utilisateur a un besoin constant d'animaux. Pour réaliser des études fines des mécanismes physiologiques d'ingestion et de la digestion des aliments chez les ruminants , les animaux modèles utilisés sont ici des bovins issus du troupeau allaitant.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à acquérir des références techniques sur les pratiques en élevage pour engraisser les bovins avec le maximum d’herbe et de fournir des repères sur la qualité des viandes ainsi produites. Ces pratiques seront mises en perspective avec les coûts de production et d’opportunité que leur application engendre. Il s’agira aussi d’identifier au sein de la filière des solutions pour mieux valoriser la qualité des viandes issues d’une finition maximisant l’herbe et porteuses d’une meilleure répartition de la valeur ajoutée.

Procédures

Ecornage : 1 fois /animal en début d'expérimentation et d'une durée de quelques minutes. prises de sang : 4 fois /animal durant l''expérimentation (intervalle entre chaque prélèvement minimum une semaine) et d'une durée de moins d'une minute à chaque fois. Prélèvement de féces : 2 fois /animal en début et milieu d'expérimentation et d'une durée de moins d'une minute à chaque fois. Biopsie de tissu adipeux : 2 fois /animal en début et milieu d'expérimentation et d'une durée d'une dizaine minutes à chaque fois. Digestibilité : 1 fois /animal en milieu d'expérimentation et de maximum 13 jours.

Impact sur les animaux

Faible risque de troubles digestifs (acidose). Risques modérés liés à la manipulation des animaux lors des interventions (accident de pesée etc..)

Devenir

Les animaux seront gardés en vie à l'issu de toutes les procèdures mais seront destinés à l'abattage pour vente commerciale des carcasses à la fin des expérimentations.

Remplacement

Le contexte du projet est l'élevage de ruminants où l'animal est, par conséquent, au centre des préoccupations. Le projet a pour objectif la recherche d’indicateurs peu on non invasifs capables de traduire la variabilité observée chez l’animal en croissance/engraissement. De fait avoir recours à des bovins (animal cible) est obligatoire.

Réduction

Les procédures pour réduire le nombre d'animaux seront mises en oeuvre dès que possible et serviront à limiter au maximum le nombre d'animaux utilisés et la sévérité des procédures appliquées, l'approche en carré latin est aussi largement utilisée pour réduire le nombre d'animaux utilisé.

Raffinement

Tout est mis en oeuvre pour raffiner les procédures expérimentales, les conditions d'hébergement et l'utilisation des animaux par exemple en limitant la durée d'hébergement en stalles de digestibilité, en ayant des temps de repos suffisant entre procédures pour les animaux. De plus les animaux seront suivis quotidiennement pour s'assurer de la bonne santé des animaux.

Choix des espèces

Le contexte du projet est la prédiction de l’efficience et de la qualité des carcasses en fonction des régimes alimentaires en phase d'engraissement, d’où l’intérêt à travailler avec des bovins en croissance/engraissement.

  • Recherche fondamentale
    • Système respiratoire
Souris : 84
Souffrances
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▲ 84
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Devenir
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 84

84 souris mâles vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Anesthésiées à l'isoflurane, elles reçoivent dans les narines une instillation de Pseudomonas aeruginosa, bactérie responsable de pneumonies, puis sont tuées 24 heures plus tard. Le porteur indique que les souris recevant seulement la bactérie peuvent subir une perte de poids, des douleurs et une mobilité réduite. Il affirme ne pas pouvoir répondre à sa question avec des cultures cellulaires et choisit donc de conserver le modèle animal pour tester des probiotiques.

Objectifs

Contexte : Pseudomonas aeruginosa est la première bactérie responsable de pneumonies nosocomiales. Ces pneumonies à P. aeruginosa sont grevées d’une mortalité variant de 30 à 70%. Cette bactérie colonise également les voies aériennes inférieures de 40% des patients atteints de mucoviscidose âgés de plus de 18 ans, entraînant une dégradation respiratoire. Cette bactérie, qui possède déjà de nombreuses résistances innées, peut acquérir des résistances à d’autres antibiotiques voire à tous les antibiotiques habituellement actifs. Cette quasi résistance à tous les antibiotiques disponibles conduit à des impasses thérapeutiques d’où la nécessité d’alternatives aux traitements par antibiotiques. Les probiotiques, qui sont des bactéries bénéfiques pour la santé de l’hôte, et notamment les Lactobacillus qui semblent avoir une efficacité dans le traitement de ces infections.

Bénéfices attendus

Les nouvelles données obtenues grâce à ce projet permettront de mieux comprendre les mécanismes d’action bénéfique in vivo des Lactobacillus vis-à-vis des pneumonies à Pseudomonas aeruginosa, pathogène souvent responsables d’infection respiratoire chez les patients atteint de mucoviscidose et entrainant un déclin de leur fonction respiratoire) et sujet à une résistance aux antibiotiques importante et croissante. Si plusieurs des mécanismes d’action envisagés sont impliqués (immunomodulation, préservation de la barrière alvéolo-capillaire), il existera des arguments importants pour la construction future des essais cliniques de phase I pour valider cette thérapeutique alternative aux antibiotiques.

Procédures

Les souris seront pesées dès leur arrivée à l’annexe de l’animalerie infectieuse, et quotidiennement jusqu’à leur mise à mort, soit une fois par jours pendant 4 jours, ce geste dure environ 30 secondes. Ensuite, les animaux seront préalablement anesthésiés avec de l’isoflurane gazeux afin de leur administrer deux instillations intranasales à 18h d'écart ; nous déposons, à l’aide d’une pipette à l’entrée des narines des souris une suspension qui sera inhalée par la souris via ses mouvements respiratoires naturels. Ce geste est très court, également environ 60 secondes.

Impact sur les animaux

Ce projet peut induire un stress chez les animaux lors des pesées quotidiennes (30 secondes). Ce stress peut exister également lors de l’anesthésie gazeuse (30 secondes) nécessaire à l’instillation intranasale, technique qui permet l’introduction de bactéries au niveau pulmonaire et qui prends moins de 30 secondes. Le temps total incluant l’anesthésie, l’instillation et la récupération de l’animal dans la cage est d’environ 60 secondes. Les groupes recevant seulement Pseudomonas aeruginosa (souche de laboratoire PAO1) peuvent être sujets à une perte de poids, des douleurs, une mobilité réduite voire une inactivité.

Devenir

Les 84 souris C57BL/6 mâles seront mises à mort 24h après l’instillation de Pseudomonas aeruginosa

Remplacement

Les données de la littérature et les résultats obtenus dans nos précédentes études in vivo mettent en avant les effets bénéfiques des Lactobacillus sur les pneumonies à Pseudomonas aeruginosa. Nous souhaitons donc poursuivre sur cette voie en analysant les mécanismes d’actions des Lactobacillus au niveau du parenchyme pulmonaire ; la cytométrie de masse en image sur le tissu pulmonaire permet d’analyser ex vivo sur une même coupe les cellules épithéliales respiratoires, les cellules endothéliales et les cellules immunitaires. Nous ne pouvons pas répondre à cette question scientifique en utilisant des outils de culture cellulaire et tissulaire (culture in vitro et ex vivo), nous choisissons donc de conserver le modèle animal.

Réduction

Le nombre de souris est déterminé de façon à mettre en évidence une différence de 1 log au niveau de la quantité de P.aeruginosa entre le groupe recevant uniquement du P.aeruginosa et celui recevant du Lactobacillus préalablement à l’instillation de P.aeruginosa, à l’aide d’un test de Student réalisé sur les données log-transformées afin de respecter la condition de normalité requise. En cas d’écart à la normalité persistant malgré cette transformation, un test non paramétrique de Mann-Whitney sera utilisé. La différence attendue sur les données transformées est donc de 1 point pour un écart type de 0,6 point (données personnelles). Afin de garantir une puissance de 80 %, 6 souris sont nécessaires dans chaque groupe lorsque ce groupe est comparé au groupe contrôle P. aeruginosa. Pour chacune des 3 expérimentations, le nombre total sera de 84.

Raffinement

Avant toute instillation intranasale, les animaux seront préalablement anesthésiés par isoflurane gazeux. Une analgésie sera mise en place en fonction de notre table de suivi de soin par injection de buprénorphine pour réduire au minimum la douleur. De plus, les points limites seront monitorés régulièrement afin de réduire la douleur, la souffrance et l’angoisse des animaux.

Choix des espèces

Les souris C57BL6/J ont été choisies, car leur sensibilité à P. aeruginosa permet de provoquer une pneumonie sans augmenter les inoculums de Pseudomonas (comme pour les souris BALB/c en particulier qui sont naturellement plus résistantes. Par ailleurs ce modèle a déjà été étudié au sein de notre équipe de recherche à plusieurs reprises. Les animaux utilisés seront âgés de 6 à 8 semaines, car c’est l’âge des souris du même modèle retrouvé dans la littérature. C’est également l’âge des souris utilisées dans de précédentes expérimentations réalisées dans notre équipe, ce qui nous permettra de conserver le même modèle d’étude pour l’interprétation de nos résultats.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système gastrointestinal
Souris : 342
Souffrances
▲ -
▲ 97
▲ 245
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Devenir
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 342

342 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Exposées via leur mère au maneb, un pesticide contenant du manganèse, puis pour certaines à un régime gras et sucré, elles subissent perçage des oreilles, gavages d'huile, injections de glucose ou d'insuline et prélèvements de sang à la queue, avant un prélèvement terminal à l'œil. Le porteur affirme que ces actes ne développent pas d'anxiété chez l'animal. Il revendique l'étude sur l'"animal entier" et présente le projet comme apportant des preuves pour réduire l'usage des pesticides.

Objectifs

L’exposition des travailleurs agricoles aux fongicides utilisés pour lutter contre la présence des champignons parasites des fruits et légumes a des effets négatifs en santé humaine. Ainsi, des études préliminaires indirectes suggèrent que le foie et la moelle osseuse (site de production des cellules du sang) sont des tissus cibles en particulier des fongicides contenant du manganèse comme le maneb à des doses compatibles avec une exposition environnementale. Or, en fin de vie fœtale, le foie qui est initialement un organe hématopoïétique (site de fabrication des globules rouges) va acquérir les fonctions retrouvées à l’âge adulte comme des fonctions nutritionnelles (régulations du métabolisme des glucides, des lipides) et antitoxiques (polluants, médicaments). Ces fonctions sont essentielles à la vie. Elles permettent la régulation de la glycémie (taux de sucre dans le sang), la détoxification des polluants et médicaments et elles s’opposent au stockage de lipides appelé stéatose hépatique. Les objectifs sont de démontrer par des preuves directes sur l’animal entier (1) si le foie est une cible du maneb tout au long du développement depuis la vie fœtale jusqu’au stade adulte ; (2) si une exposition à doses faibles pendant la vie fœtale va modifier la fonction hématopoïétique du foie fœtal et l’acquisition des fonctions dites « adultes »; (3) si une exposition au maneb prédispose à la prise de poids et aggrave la stéatose hépatique lorsque les souris sont nourries avec un régime riche en graisses et en sucre à l’âge adulte pour mimer le régime appelé « Western-diet »; (4) Ces études seront réalisées sur des souris mâles et femelles afin de déterminer s’il existe des effets dépendants du sexe. Un total de 342 souris seront nécessaires pour ce projet. Chaque souris sera suivie individuellement afin de collecter un maximum de données biologiques et limiter la quantité totale de souris pour l’obtention de données statistiques fiables et interprétables.

Bénéfices attendus

Cette étude permettra d’identifier si l’obésité, les maladies hépatiques liées à l’obésité ou si certaines maladies du sang pourraient être la conséquence d’une exposition au maneb en particulier pendant la vie fœtale. En effet, les doses utilisées dans ce projet sont compatibles avec une exposition environnementale. La réalisation de ce projet pourra avoir de fortes implications en termes de recommandations notamment pour les femmes en âge de procréer et pour la sécurité des marchés alimentaires. Ce projet fournira des arguments et des preuves scientifiques aux autorités politiques pour soutenir la réduction de l'utilisation massive des pesticides contenant du manganèse comme le maneb, dans le monde, et notamment dans les mélanges extemporanés de pesticides appelés « bouillies » qui font l’objet d’une règlementation.

Procédures

Les interventions sont nutritionnelles (exposition au maneb par l’alimentation et exposition à un régime riche en graisses et en sucres, classiquement appelé Western diet). Les interventions incluent des prélèvements sur des animaux vigiles (éveillés) après une mise à jeun de courte durée (6 heures). Il s’agit de prélèvements de sang à la queue et du prélèvement terminal à l’œil (après dépôt d’un analgésique). Cela permet de suivre l’état métabolique de la souris comme le taux de sucre dans le sang ou d’insuline ou des lipides en réponse à une injection soit de glucose (sucre), d’insuline ou un gavage d’huile alimentaire ait été réalisé. La durée totale des tests est de moins de 90 minutes (5 prélèvements pour dosage de la glycémie ou du taux d’insuline) et de moins de 4 heures (4 prélèvements pour dosage des lipides). Chaque prélèvement en lui-même dure quelques secondes.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables sont de classe légère (procédure 3) ou modérée (procédures 1 et 2). La présence de maneb dans le régime alimentaire est très faible et ne devrait pas perturber la prise alimentaire. La quantité de nourriture contaminée proposée aux souris correspond à la dose sans effet toxique. De même, le régime riche en graisses et en sucres est bien accepté des souris. La souris étant un animal nocturne, la mise à jeun (limitée à 6 heures entre 7h30 et 1 3h30) n’a pas de conséquence sur l'état général, les biberons d’eau n’étant pas enlevés. Les autres nuisances incluent le perçage des oreilles, les gavages d’huile, les injections de glucose ou d’insuline et l'incision très fine au niveau de la queue à l’aide d’un scalpel, ou le prélèvement rétro-orbital après dépôt d’un analgésique. Enfin, les animaux sont anesthésiés avant la mise à mort. Ces actes sont pratiqués par du personnel compétent et ne développent pas d’anxiété chez l’animal.

Devenir

Tous mis à mort en raison des prélèvements d’organes réalisés sur tous les animaux expérimentés

Remplacement

La réalisation de ce projet vise à étudier les conséquences d’une exposition maternelle au fongicide maneb sur le développement des souris jusqu’à l’âge adulte. Ce projet vise aussi à étudier l’effet aggravant d’une exposition maternelle au maneb sur le développement des maladies liées à l’obésité. Enfin, ce projet vise à étudier la transition fonctionnelle du foie dans le fœtus exposé via la mère au maneb en comparaison de fœtus issus de mères non exposées. En conséquence, ce projet implique trop de mécanismes susceptibles d’interagir en même temps, les conséquences sont très nombreuses et ne peuvent donc pas être étudiées autrement que sur l’animal entier. Enfin, la dépendance avec le sexe est un paramètre également difficilement analysable autrement que sur l’animal entier.

Réduction

Le projet est original au sens où il n’a encore jamais été mené. Le nombre de souris est calculé au plus juste pour obtenir des résultats exploitables et tirer des conclusions qui puissent faire poids auprès des évaluateurs du risque pour diminuer l’utilisation des pesticides en France et en dehors de la France. Au total sur les 5 années, le nombre d’animaux sera de 342 animaux

Raffinement

Pendant toute la durée des études, les souris sont surveillées individuellement 3 fois par semaine pour les souris adultes et au moins 5 fois lissés sur la semaine entière au moment de la gestation, la mise-bas et l’allaitement. Du coton est déposé dans la cage pour que la femelle puisse faire son nid et maintenir au chaud sa portée. Les études sont réalisées dans une pièce au calme. Une surveillance accrue sera réalisée chez les mères allaitantes n’ayant pas développé un comportement maternel. Dans ce cas, les petits de la cage seront déplacés dans des cages d’adoption après les avoir mouillés avec de l’urine des petits de la cage naturelle pour qu’ils soient acceptés par la mère d’adoption. Le test métabolique de sensibilité à l’insuline consiste à vérifier que le taux de sucre dans le sang diminue bien après une injection d'insuline; sinon , on parle de résistance à l'insuline. Lors de la réalisation de ce test, il peut arriver qu’une souris soit en hypoglycémie (baisse trop importante du taux de sucre dans le sang). Dans ces conditions, une injection de glucose est immédiatement réalisée et la souris est installée dans du coton supplémentaire pour éviter l’hypothermie (froid). Un analgésique (anti-douleur) est utilisé pour permettre le prélèvement sanguin à l’œil sans souffrance et les animaux sont anesthésiés avant la mise à mort.

Choix des espèces

La souris a de nombreuses caractéristiques « proches » de celles de l’homme. Le projet vise à étudier les effets nocifs liés à l’exposition au maneb dans un modèle souris, en particulier lorsque l’exposition a lieu pendant la période maternelle, une période de haute sensibilité aux polluants. Cela nécessite d’étudier à la fois les fœtus en réponse précoce à l’exposition et les individus une fois devenus adultes, à la fois les mâles et les femelles. Les souris utilisées répondent très bien aux régimes dits obésogènes qui sont riches en graisses et en sucres au sens où les souris vont prendre du poids en les consommant et présenter un certain nombre de désordres métaboliques retrouvés chez l’homme et liés à l’obésité comme le stockage de lipides dans le foie (stéatose hépatique). Or, obésité et stéatose touchent aujourd’hui 20% de la population en France (plus de 35% aux US) ; ce qui en fait aujourd’hui des problèmes majeurs de Santé Publique.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système nerveux
Rats : 100
Souffrances
▲ -
▲ 20
▲ 80
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 100

100 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Chaque semaine, un prélèvement d'urine les isole une nuit de 14 à 16 heures dans une cage sans litière ni enrichissement, situation que le porteur décrit lui-même comme probablement aversive. Après six semaines de régime cétogène, ils sont anesthésiés pour un prélèvement de liquide céphalorachidien et d'organes ou pour un enregistrement intracérébral de 4 à 6 heures, sans réveil. Le porteur affirme qu'il est "nécessaire" de recourir à l'animal vivant, le remplacement in vitro étant selon lui impossible actuellement.

Objectifs

Le métabolisme cérébral s’adapte à la nutrition, ce qui peut avoir des conséquences considérables sur la santé mentale et les maladies neurologiques. Par exemple, les effets bénéfiques du jeûne ont été reconnus dès l’antiquité, notamment sur l’épilepsie. Le jeûne peut être remplacé par des régimes moins contraignants comme le régime cétogène, riche en graisses et appauvri en protéines et en sucres. Ce régime est caractérisé par un apport calorique diminué et une augmentation plasmatique de corps cétoniques, un état interne appelé cétose. Les effets bénéfiques de la cétose s’étendent au-delà de l’épilepsie, à un large ensemble de problématiques comme un meilleur vieillissement, une augmentation de l’espérance de vie et une protection contre les maladies neuro-dégénératives comme les maladies de Parkinson ou d’Alzheimer. Ce projet testera l’hypothèse selon laquelle l’administration de corps cétonique chez des patients ou chez des animaux pourrait constituer une stratégie neuroprotectrice, notamment après un accident vasculaire cérébral ou un traumatisme crânien. Plusieurs mécanismes ont été proposés pour expliquer l’effet neuroprotecteur du régime cétogène. D’abord, une modulation de la fonction mitochondriale combinée à une augmentation d’enzymes antioxydantes qui pourraient diminuer le stress oxydant des neurones et des cellules gliales. Ensuite un changement de l’équilibre entre neurotransmetteurs excitateurs et inhibiteurs en faveur de l’inhibition pourrait expliquer une diminution de l’excitabilité des réseaux neuronaux et une amélioration de la fréquence et de la sévérité des crises d’épilepsie.

Bénéfices attendus

L’ensemble de ce projet permettra de mieux comprendre les effets métaboliques du régime cétogène à la fois sous l’angle des concentrations basales de métabolites, et de façon dynamique, au cours d’une épreuve métabolique modélisée par une dépolarisation corticale envahissante. Cette approche permettra de comprendre dans quelle mesure le régime cétogène affecte le fonctionnement basal du cerveau ainsi que sa capacité à répondre à une stimulation. Elle permettra aussi de tester pour la première fois in vivo l’hypothèse selon laquelle le régime cétogène diminue la disponibilité des neurotransmetteurs excitateurs comme le glutamate et le stress oxydant, représenté ici par le monoxyde d’azote. L’ensemble des connaissances obtenues au cours de ce projet permettra de d’évaluer si le régime cétogène ou la cétose en général peut représenter un état neuroprotecteur et dans quelle mesure induire cet état chez des patients cérébrolésés peut améliorer leur évolution clinique.

Procédures

Les animaux seront soumis à des prélèvements d'urine une fois par semaine pendant sept semaines. Ce prélèvement dure une nuit au cours de laquelle l'animal est isolé sans enrichissement. A la fin des six semaines de régime alimentaire contrôlé, les animaux seront anesthésiés pour prélèvement de liquide céphalorachidien et d'organes ou pour une expérience de monitorage intracérébral durant entre 4h et 6h.

Impact sur les animaux

Au cours de ce projet, les animaux seront soumis à six semaines de régime cétogène. Ce régime permet d’induire un état de cétose sans restreindre l’accès à la nourriture et ses effets indésirables sont limités. Toutes les semaines, un prélèvement d’urine sera réalisé. Pour cela, les animaux seront placés seuls dans une cage à métabolisme. Ce dispositif ne comporte pas de litière ni d’enrichissement et permet de récupérer l’urine par un système de gouttière. Le recueil d’urine se fera au cours de la nuit, ce qui représente une période d’isolement de 14-16h qui sera probablement perçue par l’animal comme une situation aversive. A la fin des six semaines de régime cétogène, les animaux seront anesthésiés par inhalation d’isoflurane après administration de buprénorphine pour l’analgésie dans le but de prélever le liquide céphalorachidien ou pour effectuer une expérience de monitorage intracérébral pendant 4h à 6h. Les animaux n’étant pas réveillés, les effets indésirables des expériences sont minimes.

Devenir

La survie de l'animal n'est pas compatible avec le prélèvement d'organes ou avec les enregistrements intracérébraux sous anesthésie prévus dans le projet.

Remplacement

Le régime cétogène induit des adaptations lentes du métabolisme au cours des six semaines suivant le changement de régime alimentaire. Ces adaptations impliquent l’ensemble de l’organisme : intestins, foies, pancreas, circulation sanguine, reins, cerveau. Il est donc nécessaire d’avoir recours à l’animal vivant pour étudier ce phénomène. Le remplacement par des approches in vitro n’est pas possible actuellement.

Réduction

Le nombre d’animaux est réduit au minimum pour permettre des analyses statistiques fiables. Au cours de ce projet, les analyses statistiques consisteront à comparer les données obtenues dans le groupe d’animaux soumis au régime cétogène à celles obtenues chez des animaux nourris normalement. Des tests de t de Student seront appliqués après une analyse de normalité par le test de shapiro-Wilk. Dans le cas d’échantillons de données non normales, des tests de Mann-Whitney seront pratiqués. Les effectifs sont calculés sur la base de 8 animaux par groupe. Pour les expériences de monitoring intracérébral, des analyses statistiques seront pratiqués dès que six animaux auront été enregistrés. S’ils sont significatifs ou si des calculs de taille d’échantillon par des test beta révèlent qu’aucune différence claire n’apparaît, les expériences seront interrompues sans utiliser l’effectif annoncé au départ, ce qui peut réduire l’effectif.

Raffinement

Tout au long de ce projet, les animaux seront hébergés par paires dans des cages enrichies avec des matériaux de nidification et des baguettes de bois à ronger, afin d’améliorer leur bien-être général. La période d’isolement nécessaire aux prélèvements d’urine est restreinte à une nuit par semaine pendant six semaines et une nuit d’habituation, ce qui minimisera l’inconfort lié à la procédure. De plus, les animaux auront été entrainés à rester dans les cages à métabolisme une fois avant le début du régime cétogène. Toute la phase de prélèvement et d’enregistrements intracérébraux est prévue sous anesthésie après analgésie par la buprénorphine, ce qui réduit le stress ou la douleur à un niveau minimal. Tout au long du projet, l'état général de l'animal sera évalué grâce à une grille de score et des interactions régulières avec la cellule bien-être et la vétérinaire référente permettront éventuellement d’intégrer des mesures supplémentaires permettant d’améliorer le confort des animaux, par exemple l'administration d'analgésique (carprofène, ou Rimadyl 5 mg/kg) en cas de douleur avérée, ou adminsitration de nourriture ramollie en cas de perte de poids.

Choix des espèces

La plupart des études sur les effets du régime cétogène ont été effectuées chez le rongeur, qui représente le modèle animal de prédilection dans ce domaine. Par rapport à la souris, le rat présente une taille plus importante et un volume cérébral plus grand. Les volumes de liquide céphalorachidien et d'urine seront plus facilement récoltés chez le rat que chez la souris.

  • Production de routine
  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
    • Bien-être animal
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
  • Tests réglementaires
Autres poissons : 795
Souffrances
▲ -
▲ 795
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 609
 -
 186

795 poissons de six espèces vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, sédatés à répétition pour le suivi de croissance et anesthésiés pour des prélèvements sanguins. Le porteur indique que 186 d'entre eux seront tués pour évaluer leur stress et leur statut immunitaire, les 609 restants devant être réhabilités dans la mesure du possible. L'objectif affiché est de valider un modèle informatique de combinaisons d'espèces pour la pisciculture, présenté comme un outil visant à réduire le recours aux animaux. Le porteur affirme qu'il n'existe pas d'autre alternative que des données expérimentales pour valider ce modèle.

Objectifs

Ce projet est dans la continuité d'un précédent travail expérimental. L'objectif est de valider une méthode in silico en vue d'établir des combinaisons d'espèces de poissons pouvant être élevés ensemble.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à valider expérimentalement une méthode in silico, c’est-à-dire un modèle définissant des combinaisons d’espèces piscicoles compatibles (voire complémentaires) dans l'exploitation de ressources en système d'élevage. Le travail de modélisation vise clairement à diminuer le recours à des animaux avec des approches de type essai-erreur. Toutefois, pour valider le modèle, il n’existe pas d’autre alternative que le recours à des données expérimentales. A terme, ce modèle doit être un outil d’aide à la décision pour les pisciculteurs voulant développer la polyculture de poissons, que ce soit en circuit fermé hors sol ou en étang. Le projet prévoit par ailleurs l'analyse de différents paramètres qui permettront de développer plusieurs descripteurs de bien-être animal, spécifiques aux poissons et si possible, moins invasifs. L’agrégation de ces descripteurs permettrait ensuite de construire un indicateur du bien-être du poisson en élevage, intégrateur, incluant les dimensions à la fois zootechniques, physiologiques et comportementales.

Procédures

Les animaux seront soumis à des manipulations pour le suivi de croissance et seront à ce titre sédatés. Cela concerne tous les poissons (N = 795). Ce suivi sera réalisé à J0 et tous les 20 jours jusqu'à J60. Pour les prélèvements de sang, les poissons seront anesthésiés (à J60). Cela concerne 93 poissons pour la série 1 (30 carpes, 30 tanches et 33 black-bass) et 93 autres poissons pour la série 2 (33 perches, 30 tilapias et 30 clarias). Les poissons seront anesthésiés pour réaliser ces prélèvements.

Impact sur les animaux

Le projet est construit de façon à minimiser les nuisances et les effets indésirables sur les poissons, quelle que soit l'espèce. Toutefois le projet prévoit l'application de sédation et d'anesthésie des poissons, impliquant par là-même une manipulation et une émersion temporaire des poissons. Précisons cependant que nous plaçons les poissons dans des conditions expérimentales proches de celles en élevage, mis à part la densité, qui est relativement faible dans nos unités expérimentales comparativement à ce qui peut être pratiqué en élevage. Les conditions expérimentales sont établies de façon à satisfaire au mieux les exigences comportementales et physiologiques des différentes espèces de poissons.

Devenir

Procédure 1 : Evaluation de l'état de stress et du statut immunitaire : 186 poissons concernés par cette procédure, avec dans le détail 30 carpes, 30 tanches et 33 black-bass pour la série 1 et à 33 perches, 30 tilapias et 30 clarias pour la série 2. Ils seront mis à mort. Procédure 2 : Suivi de croissance et enregistrement du comportement. Cela concerne 795 poissons, à savoir dans le détail, 130 carpes, 65 tanches et 265 black-bass, soit un total de 460 poissons pour la série 1 ainsi que 140 perches, 130 tilapias et 65 clarias, soit un total de 335 poissons pour la série 2. Sur ces 795 poissons, 186 seront mis à mort (cf. procédure 1). Les poissons restants, soit 609 en l'absence de mortalité durant les deux séries de tests, seront dans la mesure du possible réhabilités (placement dans des structures d'hébergement ou d'élevage).

Remplacement

Le remplacement n'est pas envisageable dans le cadre du présent projet. En effet, rappelons que notre objectif est de produire un outil (modèle prédictif) visant à réduire (ou dans le meilleur des cas, à s'affranchir) de l'expérimentation animale. Pour développer cet outil, nous utilisons des données de la littérature scientifique pour construire le modèle, mais nous avons aussi besoin d'un jeu de données externes pour valider celui-ci. Aussi est-ce la nécessité de disposer de données externes qui nous amènent à envisager ce projet expérimental.

Réduction

Le projet prévoit d'utiliser un nombre suffisant mais réduit de poissons : de 10 à 35 poissons / aquarium selon les modatlités avec prélèvement de 3 individus par espèce et par aquarium pour les prélèvements sanguins, de cerveaux et d’écailles. Les mêmes individus seront utilisés pour les prélèvements de ces trois matrices. Le nombre total de poissons (795) nous permet d’avoir une robustesse suffisante d’un point de vue statistique. Les espèces sont grégaires au stade de vie juvénile (comme c'est le cas ici) et c'est la raison pour laquelle il est prévu une biomasse initiale de 1 kg/aquarium. Cette valeur intègre la volonté de réduction du nombre de poissons, les exigences biologiques des espèces utilisées dans le projet et la capacité de traitement de l'eau des aquariums durant les deux mois d’expérimentations de chaque série.

Raffinement

Le stress des poissons est limité autant que possible durant toutes les étapes du projet en les plaçant toujours dans une eau de bonne qualité (suivi régulier des paramètres et corrections si nécessaire), en évitant le bruit et les gestes brusques et en appliquant de façon progressive tout changement lumineux (application d'une aube et d'un crépuscule). Pour les suivis de croissance, les poissons doivent être sortis de l'eau ; aussi pour cette étape, nous prenons soin de leur appliquer une légère sédation, avec respect d'un jeûn la veille du contrôle de croissance, sur la base d'un protocole visé par le vétérinaire référent.

Choix des espèces

Black-bass (Micropterus salmoides), tanche (Tinca tinca) et carpe commune (Cyprinus carpio) sont les trois espèces à mobiliser pour la première expérimentation. Perce commune (Perca fluviatilis), Tilapia (Oreochromis mossambicus) et Clarias (Clarias gariepinus) sont les autres espèces pour la seconde expérimentaion. Ces deux groupes d'espèces ont été choisis pour produire des données permettant de valider expérimentalement la méthode prospective in silico (prédiction d'indices de compatibilité et de complémentarité d'espèces de poissons en polyculture). Ces 2 x3 espèces ont été retenues en particulier car elles ont les mêmes exigences quant aux caractéristiques du milieu d'élevage (paramètres physico-chimiques) mais des réponses physiologiques (vitesse de croissance) et comportementales (occupation de la colonne d'eau, prise alimentaire) différentes. Ces expérimentations doivent produire un set de réponses utile pour valider la méthode in silico. Tous les poissons utilisés dans ce projet seront au stade juvénile.

  • Recherche appliquée
    • Troubles immunitaires
Souris : 53800
Rats : 700
Lapins : 500
Souffrances
▲ -
▲ 9000
▲ 46000
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 55000

55 000 animaux non-humains vont être utilisés, en majorité des souris avec 700 rats et 500 lapins, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Ils reçoivent des composés-tests, des prélèvements sanguins répétés et des immunisations, certaines souris étant irradiées puis greffées de cellules immunitaires humaines, pour sélectionner des candidats médicaments destinés aux dossiers réglementaires. Le porteur indique que les hébergements longs, les doses mal tolérées et l'injection de cellules humaines peuvent provoquer perte de poids et difficultés de déplacement. Il affirme qu'aucun modèle in silico ou in vitro ne reproduit la complexité du système immunitaire.

Objectifs

L’objectif de ce projet est d’évaluer l’efficacité thérapeutique de nouveaux composés modulant le développement et la fonction du système immunitaire dans différents modèles de pathologies sur le rongeur. Les informations générées seront indispensables pour permettre la progression du médicament au travers des futures étapes de développement et inclus l’identification des doses minimales produisant une efficacité, détermination de la pharmacocinétique et pharmacodynamie essentielle pour mettre en place les schémas de traitement appropriés et enfin les études d’efficacités. Ces données pré-cliniques sont un préalable aux essais cliniques et à l’enregistrement de molécules candidates et figureront dans les différents dossiers réglementaires.

Bénéfices attendus

Sélectionner de nouvelles entités thérapeutiques innovantes pour des pathologies dont les besoins médicaux et la prise en charge de patients sont non satisfaits aujourd'hui.

Procédures

Administration unique ou répétée (plusieurs fois par jour sans dépasser 3 fois) de composés-tests à des doses pharmacologiquement actives. Prélèvements de sang sériés sur un même animal sans dépasser 7.5% du volume total du sang sur une semaine. Administration d'un antigène afin d'immuniser un animal sous anesthésie. Irradiation non létale de souris hautement immunodéfiscientes afin d'éliminer les cellules immunitaires murines avant de greffer des cellules immunitaires humaines.

Impact sur les animaux

Ces modèles sont de longue durée (1 à 40 semaines) pour se mettre en place. Cela signifie un impact négatif relatif à un hébergement de longues durées en groupe sociaux sur le bien-être des animaux bien que tous les moyens disponibles sont utilisés pour minimiser cet aspect. Les effets indésirables peuvent provenir de niveaux de doses administrées mal tolérées pour obtenir un effet pharmacologique ou d’un effet adverse de l’injection de cellules humaines dans un environnement murin. Les signes en seraient alors une perte de poids, des difficultés à se déplacer. Des administrations de composés à des doses sub-toxiques durant plusieurs jours, des prélèvements de sang sériés pour évaluer l'exposition à un composé peuvent nuire au confort des animaux, peut générer du stress.

Devenir

Tous les animaux sont mis à mort pour réaliser des prélèvements de sang terminaux ou des collectes d'organes pour mesurer certains paramètres ou la concentration des composés-test adminsitrés. Les animaux dits "contrôle" sont mis à mort également pour des prélèvements de sangs ou d'organes afin de disposer d'échantillons contrôles au niveau des analyses faites ultérieurement.

Remplacement

A notre connaissance il n’existe pas de modèles in silico ou in vitro qui reproduisent l’extrême complexité du rôle du système immunitaire dans le développement des réponses immunitaires anti-tumorales et l’activation du système immunitaire à des fins vaccinales. Les actions du système immunitaire impliquent de nombreux tissus et organes avec des mécanismes sous-jacent encore largement inexpliqués. Le modèle animal est également nécessaire pour recueillir des données pertinentes sur les mécanismes d’action du système immunitaire suite à l’administration d’un composé afin de développer des solutions thérapeutiques innovantes.

Réduction

Les composés passeront des filtres pour réduire le nombre des études in vivo et la quantité d’animaux utilisés dans ce projet. Ces filtres comprennent des tests in vitro et des études pharmacocinétiques chez le rongeur. Seuls les produits à forts potentiels seront testés dans les études d’efficacité in vivo. Les modèles animaux utilisés suivront les protocoles décrits dans la littérature. Nous confirmerons la taille des groupes qui permettrait de détecter un effet statistiquement significatif pour une différence entre les gropes controles et traités de 40% en considérant une puissance de 80% et un risque alpha de 5%.

Raffinement

Les animaux seront hébergés dans des locaux conformes aux standards règlementaires. Les procédures générant douleur, inconfort ou stress se feront sous anesthésie. Les animaux sont surveillés quotidiennement. Des consignes spécifiques seront mises en place pour définir les procédures à suivre en cas de complications. Les animaux affectés recevront des soins adaptés, par ou sous autorité du vétérinaire ou seront euthanasiés

Choix des espèces

Le modèle animal utilisé est sélectionné en fonction des antigènes évalués, du type de réponse immune analysé et des données de la littérature ou des connaissances scientifiques. Plusieurs critères entrent en ligne de compte pour le choix de l’espèce, voire de la souche : • Espèce développant une maladie identique à celle touchant l’homme (par exemple, la rage) (Souris) • Espèce sensible à l’infection (par exemple l’Herpès Simplex) (Souris, lapin) • Espèce développant une réponse immunitaire similaire à l’homme (par exemple CMV) (Souris, Rat) • Type d’antigènes (protéines, polysaccharides, germes atténués…) ou d’adjuvants D’autres aspects techniques sont aussi à prendre en compte : taille des animaux (voie ou volume des administrations, volume de prélèvement), disponibilité des outils immunologiques adaptés à l’espèce (cytokines, marqueurs cellulaires…). Les souris mutantes ou transgéniques constituent une opportunité unique pour étudier les mécanismes d’actions et les voies associées à la réponse immunitaire. Dans la plupart des procédures, les rongeurs et les lapins sont tous utilisés après sevrage au stade adulte pour que leur système immunitaire soit mature. Pour des demandes particulières, des animaux âgés peuvent être utilisés pour étudier les phénomènes d’immunosénescence et l’évaluation de candidats vaccins pour les personnes âgées. De même, pour l’évaluation de candidats vaccins pédiatriques des modèles d’animaux juvéniles peuvent être utilisés (souriceaux, ratons ; etc…).

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
Bovins : 150
Souffrances
▲ -
▲ 150
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 150
 -

150 vaches laitières vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis gardées vivantes pour poursuivre leur lactation. Elles font l'objet de prélèvements sanguins, urinaires et fécaux, réalisés en majorité par méthode naturelle et avec peu de contention, pour évaluer des stratégies nutritionnelles. Le porteur mentionne des risques de bagarres, de glissades et de boiteries lors des déplacements, et un recours au sondage urinaire ou à l'exploration rectale en cas d'échec de la méthode naturelle. Il justifie la démarche par des enjeux financiers, écologiques et de bien-être des animaux non-humains, et affirme qu'aucune méthode in vitro ne remplace ces prélèvements.

Objectifs

L’intérêt scientifique de ce projet est d’évaluer les besoins nutritionnels des vaches laitières, ainsi que d’étudier l’intérêt de nouveaux additifs ou matières premières dans leur alimentation. Avant de généraliser un programme alimentaire à un grand nombre d’élevages, il est nécessaire d’évaluer précisément ses impacts sur le bien-être et les performances des animaux. Les enjeux sont non seulement financiers (coût de formulation, performances des vaches laitières), mais aussi écologiques (émissions de gaz à effet de serre), et indirectement sociétaux puisque l’alimentation participe au bien-être des animaux. Au cours de ce projet, les mesures sont principalement d’ordre zootechnique : consommation d’aliments, production laitière, évolution du poids et suivi sanitaire. Cependant afin de mieux comprendre les besoins des vaches laitières, des prélèvements sanguins, urinaires et fécaux peuvent être réalisés pour évaluer l’impact de la nutrition sur plusieurs métabolismes (reproduction, santé, immunité, efficacité du métabolisme protéique,…). L’objectif de ce projet est d’évaluer les besoins nutritionnels des vaches laitières, ainsi que d’étudier l’intérêt de nouveaux additifs ou matières premières dans leur alimentation. Ce projet est mis au point par des scientifiques et validé par la direction du site.

Bénéfices attendus

Ces essais s’inscrivent dans la cadre de la recherche agricole, car les effets recherchés ciblent des problématiques d’élevage : amélioration de la valorisation ailmentaire des animaux, solutions nutritionnelles pour amléiorer et préserver le bien-être des animaux, solutions nutritionnelles visant à réduire l'impact environnementales des élevages bonvins lait. Afin d’apprécier l’effet des aliments testés, il est nécessaire d’élever les vaches laitières dans des conditions représentatives des conditions d’élevage.

Procédures

Pour ce projet trois procédures classe légère peuvent être réalisées : •Prélèvements sanguins: le volume prélevé est très faible pour les vaches (

Impact sur les animaux

Les effets indésirables ou nuisances attendues sont décrits dans les points limites. On peut mentionner les nuisances suivantes : bagarres/glissades lors des déplacements pouvant provoquer des boiteries, perte de sang/hémorragie au moment du prélèvement de sang (n'est jamais arrivé). Les prélèvements sanguins sont réalisés au niveau de la veine caudale. Les prélèvements urinaires et fécaux pourront être majoritairement réalisés par méthode naturelle non invasive. Si cette dernière échoue, les prélèvements urinaires sont réalisés par sondage urinaire et les prélèvements fécaux par exploration rectale, par contrôle d’une personne qualifiée. Les prélèvements sont réalisés par le personnel de l’établissement ayant reçu la formation expérimentale de niveau 2 : applicateur de procédures expérimentales. Par ailleurs, en plus de cette formation, le personnel maîtrise ces actes d’élevages grâce à leur formation initiale et à leur formation continue apportée par notre vétérinaire-conseil. Pour les 3 procédures, il n’y a pas ou très peu de contention des animaux, et seules 3 tentatives peuvent être réalisées. Durant les prélèvements, en présence de signes cliniques notables, les prélèvements sont arrêtés, le protocole de soins est appliqué et l’animal peut être sorti de l’essai et placé en zone de repos. Le bâtiment des vaches laitières est découpée en 4 zones de vies pouvant accueillir maximum 30 vaches. Chacune de ces zones de vie est dotée d’une zone de repos permettant d’y loger les vaches malades ou affaiblies, ou celles ayant besoin d’un suivi de reproduction particulier par exemple (surveillance après vêlage, IA, etc.). Les vaches connaissent bien cette zone et y sont habituées. Chaque zone de repos est équipée d’une zone de couchage libre (pas de logettes) confortable (matelas + sciure)..

Devenir

Tous les animaux utilisés dans ces procédures sont gardés en vie et poursuivent leur lactation comme en élevage classique.

Remplacement

Les méthodes in-vitro actuelles ne sont aujourd'hui pas suffisantes pour caractériser les interactions complexes entre les métabolismes, les variabilités individuelles ou encore l’environnement. C’est pourquoi il n’existent pas de méthodes alternatives aux trois procédures décrites dans ce projet (prélèvements sanguins, urinaire et fécaux).

Réduction

A la fin de chaque essai, les vaches laitières continuent leur cycle d’élevage et de production classique. Ainsi les animaux peuvent participer à plusieurs essais nutritionnels faisant parti de ce projet de recherche. Aussi, le nombre de vache par essai est étudié pour limiter le nombre d’animaux tout en permettant une puissance statistique suffisante.

Raffinement

Les conditions de contention sont identiques à celles utilisées pour l’élevage, voir meilleures. Les animaux sont élevés en groupe dans des aires dotées de zones de couchages adaptées avec matelas souples, présence de brosse automatique, aucune compétition pour l’accès à l’eau et à l’alimentation. Les prises de sang sont des actes reconnus d’élevage et sont réalisées par un personnel qualifié et préalablement formé à la contention et manipulation des animaux, ainsi qu’aux prélèvements selon une procédure interne. Les animaux sont déplacées en groupe de 12 au moins dans des zones de contention jouxtant leur zone de vie, donc dans leur environnement familier dans le but de limiter leur stress. Cette zone de contention est inspirée d’une salle de traite par l’arrière, c’est-à-dire que les animaux sont alignés et contenues par l'avant, ce qui permet une sortie plus rapide. Les opérateurs se situent derrière les animaux. Cette zone de contention est également utilisée pour d’autre manipulation d’élevage (parage, suivi reproduction), les animaux ne l’associent pas seulement aux mesures expérimentales. Si au bout de trois tentatives, le prélèvement de sang échoue, le prélèvement est abandonné sans remplacement de l’animal. Cependant, 100% des prélèvements réussissent à minima dès la seconde tentative et la grande majorité dès la première. Cas de plusieurs prélèvements (bouses + sang + urine) à réaliser sur un même animal : Les prélèvements sont réalisés «en une seule fois » afin de ne pas déplacer plusieurs fois les animaux limitant ainsi le stress lié au déplacement. On profite aussi de la mise en zone de contention des animaux pour récolter les bouses faites pendant le déplacement des animaux. On débute par la prise de sang, en même temps un opérateur se charge de récolter les bouses faites naturellement ainsi que l’urine. On termine lorsqu’il y a besoin par les prélèvements par exploration rectale et sondage urinaire. Des points limites sont également définis à la fois pendant la réalisation du prélèvements mais aussi dans les jours qui suivent le prélèvement afin de s'assurer du bon état de santé des animaux prélevés.

Choix des espèces

Il s’agit de l’espèce cible. Les vaches étudiées seront en phase de lactation, afin de produire du lait, donc adulte, puisqu’il s’agit de la phase cible.

Synchronisation de la méiose chez la souris

(NTS-FR-462764v1 – 22/03/2022)
  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
Souris : 612
Souffrances
▲ -
▲ 612
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 612

612 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles subissent un gavage et une injection intrapéritonéale unique, puis sont mises à mort pour le prélèvement de leurs testicules, afin d'étudier la synchronisation de la méiose. Le porteur indique que la contention lors du gavage et l'introduction de la pipette peuvent générer stress, petites blessures et douleur. Il affirme que la souris est le seul mammifère permettant cette étude génétique et reconnaît qu'un modèle organoïde en développement ne peut pas encore la remplacer.

Objectifs

Notre projet a pour but de mieux comprendre la division cellulaire de cellules germinales appelée méiose. En effet, cette division est une étape indispensable de la production d’ovocytes et de spermatozoïdes. Son bon fonctionnement est essentiel pour transmettre le matériel génétique à la génération suivante. De manière intéressante, lors de la première étape de la méiose, les chromosomes subissent de nombreuses cassures de la double hélice de l’ADN (CDB) qui doivent être réparées. Cette étape est nécessaire pour le bon fonctionnement de la méiose. Plus précisément, notre projet a pour but d’étudier le lien entre le mécanisme de recombinaison homologue, initié par la formation de ces cassures double brin de l’ADN, et les mécanismes de contrôle de la structure du chromosome lors de la de la méiose. Nous avons identifié plusieurs protéines nécessaires à la formation des CDB en méiose. Notre premier objectif est de déterminer les sites de fixation à l’ADN de ces protéines, à l’échelle du génome entier. Dans un second temps, nous souhaitons déterminer si les protéines contrôlant l’organisation structurale des chromosomes méiotiques, sont aussi impliquées dans le contrôle de la fixation des protéines nécessaires à la formation des cassures double brin de l'ADN et d'évaluer les dépendances génétiques. Ce projet nécessite le développement d’approche de biochimie, biologie moléculaire, génomique et microscopie à haute résolution. Le protocole proposé permettra d’enrichir in vivo les cellules dans lesquelles les protéines que nous étudions sont présentes afin de réduire le nombre d’animaux nécessaires par expérience. Le protocole sera utilisé sur des souris portant des mutations dans les gènes qui codent pour les protéines impliquées dans la recombinaison en méiose ainsi que sur des souris portant des mutations dans les gènes qui codent pour des protéines qui contrôlent la structure du chromosome méiotique.

Bénéfices attendus

Le projet permettra de comprendre comment les protéines impliquées dans la formation des cassures double brin de l'ADN sont régulées par la structure des chromosomes et comment ces protéines peuvent à leur tour influencer la structure des chromosomes méiotiques. Cette régulation est une étape cruciale dans le bon déroulement de la transmission du matériel génétique intacte aux générations suivantes et permets d'éviter la transmission de matériel endommagé qui mène à des maladies génétiques, telles que la trisomie 21 ou à l'infertilité.

Procédures

Les animaux seront soumis à un Gavage et une injection unique intrapéritonéale .

Impact sur les animaux

Les modifications génétiques que nous étudions ne causent aucun phénotype dommageable en dehors de l’infertilité des animaux. Néanmoins la procédure expérimentale peut affecter leur bienêtre: La contention lors du gavage par pipette, peut générer du stress. De plus, l’introduction de la pointe de la pipette peut générer des petites blessures et donc engendrer de la douleur. L’injection intrapéritonéale peut générer de la douleur au point d’injection et du stress lié à la contention. Pour limiter ces effets indésirables, les animaux seront manipulés par du personnel expérimenté, le temps de manipulation sera réduit à minima, les points limites seront déterminés au préalable et respectés scrupuleusement.

Devenir

Les animaux devront être mis à mort pour le prélèvement de leurs testicules synchronisés

Remplacement

Notre projet propose l'utilisation de souris. Ce sont les seuls mammifères sur lesquels nous pouvons développer ces recherches. Le processus fondamental de la méiose est étudié dans d’autres espèces (invertébrés, plantes, unicellulaires) mais ces processus se sont différenciés au cours de l’évolution. Chez les mammifères, seule la souris permet d’approfondir l’étude de fonction de gènes par la génétique et la transgénèse. Il reste à noter qu’actuellement, dans le cadre d’une collaboration internationale, et avec un soutien financier fort, nous nous efforçons de mettre au point un modèle in vitro qui permettra de reproduire certaines étapes de la méiose, grâce à la mise en place d’organoïdes. A terme ce modèle nous permettra de tester le phénotype de certaines mutations dans le cadre d’expériences pilotes et évitera donc à générer des animaux inutilement. Pour l’instant, ce modèle n’est pas encore suffisamment au point pour y avoir recours et même au point, et il ne permettra pas non plus se substituer complètement à l’utilisation du modèle souris, car pour un grand nombre d’expériences le matériel généré par le modèle in vitro ne sera pas suffisamment important.

Réduction

L'optimisation des croisements pour réduire au maximum le nombre d’animaux élevés sera de rigueur. Les différentes expérimentation se feront doublon ou triplicate avec une analyse statistique appropriée

Raffinement

Tout au long de la procédure, les animaux seront observés. Des signes apparents, comportementaux et physiologiques de douleurs observés chez les animaux impliqués dans ce protocole expérimental seront rapportés dans le cahier d’expérimentation. Lors du gavage par voie orale les animaux seront pesées tous les jours, l’utilisation de grille de score et de points limites permettra de déterminer si un animal doit sortir de l’expérimentation et être ou mis à mort

Choix des espèces

Notre projet propose l'utilisation de souris. Ce sont les seuls mammifères sur lesquels nous pouvons développer ces recherches. En effet le processus fondamental de la méiose est étudié dans d’autres espèces (invertébrés, plantes, unicellulaires), mais ces processus se sont différenciés au cours de l’évolution. Pour l'instant, seule la souris permet d’approfondir l’étude de fonction de gènes par la génétique et la transgénèse chez le mammifère. Le protocole proposé permettra d’augmenter le nombre de cellules d’intérêt par expérience. Bien que dans le cadre d'une collaboration internationale nous nous efforçons de mettre au point un modèle organoïde pour les étapes précoces de la gamétogenèse, à l'heure actuelle, le recours aux animaux reste indispensable mais le protocole de la synchronisation de la méiose ici proposé permettra d’augmenter le nombre de cellules d’intérêt par expérience et ainsi drastiquement (allant jusqu'à un facteur 5) diminuer le nombre d'animaux utilisés.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
    • Troubles respiratoires
  • Recherche fondamentale
    • Système respiratoire
Souris : 90
Souffrances
▲ -
▲ 90
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 90

90 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque souris reçoit deux instillations nasales de suspensions bactériennes à dix-huit heures d'intervalle, puis est tuée vingt-quatre heures plus tard pour récupérer ses poumons ou réaliser des lavages, les groupes recevant Pseudomonas aeruginosa pouvant perdre du poids et devenir inactifs. Le porteur affirme ne pas pouvoir répondre à sa question avec des outils de culture cellulaire et choisit donc de conserver le modèle animal. Il retient la souris pour sa sensibilité permettant de provoquer une pneumonie sans mortalité trop importante.

Objectifs

Pseudomonas aeruginosa (PA) est une bactérie responsable d’infection pulmonaire grave chez les patients atteints de mucoviscidose et chez les patients en réanimation. Cette bactérie, au gré de successives antibiothérapies, devient résistante à tous les antibiotiques habituellement utilisés. Aussi il est capital de rechercher des alternatives thérapeutiques aux antibiotiques comme les probiotiques. Les probiotiques sont des microorganismes qui, administrés en quantités adéquates, confèrent un bénéfice à la santé de l’hôte. Lors d’une étude précédente, l’analyse du microbiote respiratoire de patients atteints de mucoviscidose a permis de mettre en évidence un genre bactérien particulier : Porphyromonas. Ce genre bactérien et plus particulièrement Porphyromonas cationae (PC) semble être prédictif de l’infection à PA. Il a été montré chez ces patients, que ceux qui avaient moins de Porphyromonas dans les poumons, avaient plus de risque de se coloniser à PA. Par la suite, il a également été montré que la quantité de PC pulmonaire venait à diminuer, voire disparaître, préalablement à la colonisation à PA alors que PC restait stable chez les patients non colonisés. Précédemment, nous avons testé une souche clinique de Porphyromonas catoniae isolée de patients atteints de mucoviscidose qui semblerait plus efficaces in vivo. Nous avons réalisés 2 expérimentations indépendantes qui ont permis de valider l’effet bénéfique observée ; (réduction significative de la quantité de Pseudomonas aeruginosa à 24h post infection) avec la souche clinique de Porphyromonas catoniae. Nous souhaitons donc poursuivre ces expérimentations afin d’évaluer le mécanisme d’action de cette souche potentiellement bénéfique avec un modèle murin d’infection pulmonaire à PA avec ou sans prophylaxie à PC.

Bénéfices attendus

La réalisation de ce projet permettra de recueillir des données sur l’intérêt de l’utilisation de souches cliniques de Porphyromonas comme potentiels bactéries bénéfiques (probiotiques) à visée anti-Pseudomonas aeruginosa, pathogène clé de plusieurs pathologies respiratoires humaines dont la mucoviscidose.

Procédures

Les animaux recevront deux suspensions bactériennes par instillation nasale à 18h d’écart. 24h plus tard, les animaux sont mis à mort avant récupération des poumons ou réalisation de lavages broncho alvéolaires.

Impact sur les animaux

Ce projet a été conçu pour minimiser les effets indésirables. Ce projet peut induire un stress chez les animaux. Un geste maitrisé par l’expérimentateur, une surveillance accrue (deux fois par jour minimum) des animaux avec une table de suivi de soins permettent également une diminution de ses effets. Les groupes recevant seulement Pseudomonas aeruginosa souche PAO1 ou Pseudomonas aeruginosa résitant à plusieurs antibiotiques (PA MDR) peuvent être sujets à une perte de poids, des douleurs, une mobilité réduite voire, une inactivité. Ces derniers seront gérés en accord avec la table de soins. Pour les groupes recevant du Porphyromonas, aucun effet indésirable n’est attendu au vu des expérimentations précédentes.

Devenir

Les 90 souris C57BL/6 mâles survivantes sont mis à mort à l’issu du protocole

Remplacement

Compte tenu des résultats obtenus in vitro montrant une réduction de la quantité de Pseudomonas aeruginosa (PAO1) en présence de Porphyromonas cliniques ainsi que les premiers résultats positifs in vivo pour la souche clinique, nous souhaitons poursuivre sur cette voie en confirmant la capacité protectrice de Porphyromonas, ainsi qu’évaluer son effet sur le système immunitaire. Nous ne pouvons pas répondre à cette question scientifique en utilisant des outils de culture cellulaire et tissulaire (culture in vitro et ex vivo), nous choisissons donc de conserver le modèle animal.

Réduction

Approche statistique : Le nombre de souris est déterminé de façon à mettre en évidence une différence de 1 log au niveau de la quantité de P. aeruginosa entre le groupe recevant uniquement du P. aeruginosa et celui recevant du Porphyromonas préalablement à l’instillation de P. aeruginosa. Nous avons choisi de suivre nos souris uniquement jusqu’à 24 h post-infection et non 7 jours pour limiter le nombre d’individus en nous basant sur l’expérience apportée par notre équipe lors de DAP précédentes. Nous nous limitons à une seule espèce de Porphyromonas (P. catoniae) alors que plusieurs espèces sont décrites dans le poumon et une seule souche clinique parmi les 7 isolées par notre équipe.

Raffinement

Avant toutes instillation intranasale, les animaux seront préalablement anesthésiés, une analgésie est mise en place en accord avec notre table de suivi de soins. De plus, les points limites seront monitorés régulièrement afin de réduire la douleur, la souffrance et l’angoisse des animaux

Choix des espèces

Les souris C57BL6/J ont été choisies, car leur sensibilité à P. aeruginosa permet de provoquer une pneumonie tout en évitant une mortalité trop importante. Par ailleurs ce modèle a déjà été étudié au sein de notre équipe de recherche à plusieurs reprises. Les animaux utilisés seront âgés de 6 à 8 semaines, car c’est l’âge des souris du même modèle retrouvé dans la littérature. C’est également l’âge des souris utilisées dans de précédentes expérimentations réalisées dans notre équipe, ce qui nous permettra de conserver le même modèle d’étude pour l’interprétation de nos résultats.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Rats : 66
Souffrances
▲ -
▲ 6
▲ 60
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 66

66 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance léger à modéré. Un régime enrichi en adénine provoque une insuffisance rénale chronique, puis un régime calcique induit des calcifications vasculaires, avant l'administration de fingolimod dont l'effet immunosuppresseur entraîne souvent une baisse persistante des lymphocytes. Les rats sont tués par anesthésie terminale au pentobarbital, avec un prélèvement de sang par ponction cardiaque et une nécropsie. Le porteur affirme qu'une vérification in vivo est nécessaire pour confirmer ses résultats in vitro et espère faire du fingolimod un traitement des patients insuffisants rénaux.

Objectifs

La calcification vasculaire (CV) est un processus actif de formation osseuse par des cellules locales, notamment des cellules du muscle lisse (CML), qui se transdifférencient en cellules calcifiantes entrainant l’apparition des dépôts de cristaux de calcium dans la paroi des vaisseaux. La CV est reconnue comme une complication majeure chez les patients atteints d’une insuffisant rénale chronique (IRC) en augmentant fortement leur morbidité dû à l’apparition des complications cardiovasculaires. Malheureusement, les mécanismes moléculaires impliqués dans la CV restent largement méconnus ainsi que des thérapies ciblées pour éviter sa progression. Nos résultats préliminaires montrent que des patients IRC sous hémodialyse avec un score modéré de calcification abdominale aortique, ont la concentration sérique de la sphingosine 1 phosphate (S1P), un lidpide bioactif, significativement augmentée par rapport aux patients sous hémodialyse sans calcifications. Nous retrouvons également cette augmentation dans le sérum d’un modèle murin d’IRC avec des CV, dans un modèle ex-vivo d’aorte calcifié ainsi que dans le milieu extracellulaire d’un modèle de transdifférenciation des CML en cellules calcifiantes. De plus, nous avons impliqué plusieurs partenaires de la voie métabolique de la S1P, dans le processus de transdifférenciation des CML en cellules calcifiantes. Le but de ce projet de recherche est de déterminer si l’inhibition générale du métabolisme de la S1P avec l’immunomodulateur fingolimod a des effets délétères dans la calcification des aortes de nos modèles in vivo et ex vivo ainsi que dans la transdifférenciation des CML d’origine vasculaire en cellules calcifiantes.

Bénéfices attendus

Notre objectif est d’apporter une contribution importante dans la compréhension de la physiopathologie des CV associées à l’IRC ; l’axe S1P étant potentiellement impliqué dans la transdifférenciation des CML vasculaires ainsi que dans l’apparition et l’entretien de la calcification de l’aorte. La physiopathologie des CV associées à l’IRC est toujours méconnue et peu de données sont disponibles sur les mécanismes de la néoformation osseuse qui a lieu dans les vaisseaux. Aussi, nous allons évaluer l’impact du blocage de l’axe S1P sur les CV dans notre modèle murin d’IRC et particulièrement sur l’ossification ectopique de l’aorte. Le fingolimod, que nous utilisons dans ce projet comme inhibiteur général de la voie de la S1P, pourrait agir à la fois comme un inhibiteur de la CV ainsi que comme un immunomodulateur. A terme, nos données devraient permettre de valider l’intérêt thérapeutique de l'inhibition du métabolisme de la S1P pour prévenir ou traiter les CV chez des patients IRC et fournir des pistes pour améliorer la prise en charge médicamenteuse des patients, qui n’est actuellement pas entièrement satisfaisante.

Procédures

Néphrectomie chimique : Induction d'une IRC par régime enrichi en adénine (0,75% w/w). Un régime enrichi en adénine est une méthode non chirurgicale pour induire une IRC chez le rongeur (néphrectomie chimique). Les animaux seront nourris pendant 4 semaines avec un régime alimentaire A04 supplémenté avec 0,75% (w/w) d'adénine (Sigma Aldrich) Ces régimes sont produits à façon par la société SAFE (Augy, France). Le régime adénine est bien toléré par les animaux et n'induit qu'un léger ralentissement de la croissance pondérale lié à une moindre prise alimentaire résultant d'une nette différence de palatabilité entre les aliments (Skafi et al, J Cell Physiol, 2019). A l'issue du régime adénine, les animaux récupérent ce retard de croissance. Induction des CV chez le IRC - Les animaux seront nourris pendant 4 semaines avec un régime alimentaire A04 supplémenté avec 1% (w/w) de calcium et 0.9%(w/w) de phosphore (Sigma Aldrich). Ce régime est produit à façon par la société SAFE (Augy, France). Ce régime est bien toléré par les animaux et n'induit pas de manifestation observable. Ils recevront 3 fois par semaine (lundi, mercredi et vendredi) des injections intrapéritonéales de calcitriol (1,25-dihydroxycholécalciférol ou vitamine D3) (Rocaltrol, Roche) à la dose de 80 ng/kg afin de maximiser la fixation du calcium alimentaire. Le calcitriol est dilué dans du propylène glycol (injection 0,3mL/100 g) qui est un véhicule métabolisé et dépourvu de toxicité.

Impact sur les animaux

A cause de son action immunosuppressive, l’effet secondaire le plus fréquent et le plus préoccupant du fingolimod est une lymphopénie qui s’installe chez les animaux dès le début du traitement et qui persiste, très souvent, tout au long de l’étude. Il a été démontré que dans un modèle d’arthrite induite par le collagène, 4 semaines de traitement avec le fingolimod dans l’eau de boisson à 0,1 mg/kg/jour permettent de diminuer l’incidence de la maladie et de restaurer partiellement la qualité osseuse chez le rat. En même temps, cette dose n’affecte pas le nombre de monocytes ou neutrophiles présents dans le sang périphérique. Dans un modèle murin d’Alzheimer, la même dose de 0,1 mg/kg/jour de fingolimod, également administrée diluée dans l’eau de boisson, ne modifie pas le nombre de lymphocytes par rapport au nombre total de leucocytes, même après 28 semaines de traitement. De plus, la présence du fingolimod dans l’eau de boisson, ne modifie la prise d’eau quotidienne par les animaux. Nous attendons donc du traitement avec le fingolimod à faible dose pendant 5 ou 7 semaines, des effets sur les CV, sans induction de lymphopénie. La procédure expérimentale N°1 nous servira à choisir la dose de fingolimod la plus adaptée à utiliser dans la procédure expérimentale N°2 qui ne provoque pas de lymphophénie et qui ne modifie pas a priori la prise d’eau et/ou de la norriture à cause de son gout. Dans la procédure expérimentale N°2 nous utiliserons un regime à base d’adenine pendant 4 semaines pour provoquer une IRC irreversible. Cette procédure à recemment été validé et publiée par notre équipe (Skafi et al, J Cell Physiol, 2019). Le régime adénine est bien toléré par les animaux et n'induit qu'un léger ralentissement de la croissance pondérale lié à une moindre prise alimentaire résultant d'une nette différence de palatabilité entre les aliments. A l'issue du régime adénine, les animaux récupérent ce retard de croissance.

Devenir

A la fin des procédures, tous les animaux seront euthanasiés à l'issue du protocole expérimentale par anesthésie terminale au pentobarbital sodique (60 mg/kg). Nous réaliserons également un prélevement terminal de sang par ponction cardiaque et une nécropsie (prélevement de différents tissus pour des études histologiques et biochimiques).

Remplacement

Nos résultats montrent qu’il existe un lien entre le métabolisme de la S1P et les CV dans l’IRC. Plusieurs partenaires de la voie métabolique de la S1P semblent être impliqués dans la transdifférenciation des CML en cellules calcifiantes. Des manipulations dans un modèle in vivo s’avèrent nécessaires pour vérifier nos résultats préliminaires obtenus in vitro. Le ciblage global du métabolisme de la S1P avec le fingolimod semble être une approche idéale pour l’inhibition de la calcification à la fois in vitro et in vivo. Si les résultats s’avèrent concluants, le fingolimod pourrait devenir un traitement de choix pour les patients IRC dans le but de prévenir, diminuer ou ralentir l’apparition des CV et en conséquence diminuer les accidents cardiovasculaires et la morbidité.

Réduction

La procédure expérimentale N°2 ne sera réalisée que si la procédure expérimentale N°1 donne les résultats attendus. La procédure N°1 nous permettra de vérifier que la présence du fingolimod dans l’eau de boisson ne modifie pas la prise d’eau/croquettes quotidienne par les animaux et n’induit pas une lymphopénie.

Raffinement

Les conditions d’hébergement et d’entretien des rats seront adaptés pour éviter des conditions délétères pour l’animal. Les animaux sont réceptionnés des établissements Janvier, deux semaines avant le début de l’expérimentation. La surveillance de l'environnement, fournitures et équipement auxquels les rats sont exposés est essentiel à l'entretien. L’état de bien-être est évalué quotidiennement par l’observation des signes physiologiques (perte de poids, aspects du pelage, morsures...). De la nourriture sera disposée au fond de la cage par prévention dès la période de stabulation afin de permettre aux rats de se nourrir en cas d’apparition de douleur au cours des procédures. Une couche importante de litière sera mise au fond de chaque cage, et le non enfouissement des rats étant un signe de mal-être nous y ferons attention.

Choix des espèces

Le présent protocole sera conduit sur des rats Sprague-Dawley. Les rats IRC développent en 4-5 semaines des CV lorsqu'ils sont soumis à un régime enrichi en P/Ca et qu'il recoivent des injections calcitriol. L'incidence des CV dans cette population est supérieure à 60%. Les rats Sprague-Dawley procedant de Janvier arriveront à l’animalerie avec 6 semaines et seront stabulés 2 semaines avant le début des expériences. A 8 semaines, les rats sont considerés comme jeunes adultes en ayant adquis leur maturité séxuelle à environ 6 semaines. Les rats auront un poids d’environ d’environ 200-250 g à l’arrivée à l’animalerie et de 300-350 g au début des manipulations.