Procédures légères
Flux d’azote et émissions gazeuses de conduites combinant ou non bâtiment et sortie au pâturage chez la vache laitière
- Protection de l’environnement
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
66 vaches laitières vont être utilisées dans des procédures classées en gravité légère, puis réintégrées dans le troupeau non expérimental. Les animaux sont suivis neuf semaines avec des prélèvements de lait et des prises de sang à la veine de la queue, sans autre intervention. Le porteur compare des modes de conduite alternant bâtiment et pâturage pour mesurer les émissions de gaz et les flux d'azote des élevages laitiers. Il affirme qu'aucun modèle ne permet de simuler l'ensemble des processus à l'échelle de la vache et de la parcelle.
Objectifs
Les bovins seraient les principaux contributeurs des émissions du secteur élevage avec 63% des émissions d’ammoniac (par ailleurs précurseur de particules), 51 % des émissions de N2O et 87 % des émissions de CH4 (CITEPA, 2021). A l’échelle française, les émissions d’ammoniac et de particules fines (PM2.5) doivent être réduites respectivement de 13% et 57% à l’horizon 2030 (PREPA, 2017). Lorsque le système d’élevage le permet (parcellaire adapté), le pâturage peut être considéré comme une stratégie permettant de réduire les émissions d’ammoniac par rapport à des systèmes de conduite exclusive en bâtiment, tout en constituant un maillon du bouclage des cycles C-N-P et en contribuant à la fourniture de services écosystémiques (dont le stockage du carbone dans les sols). Or au printemps, lors de la reprise de la pousse de l’herbe, et à l’automne, avant que les animaux ne rentrent au bâtiment, les vaches passent systématiquement par une phase de transition nécessaire pour leur éviter un changement drastique de ration qui aurait des conséquences néfastes sur leur santé. De plus, à certaines périodes de l’année, la ressource en herbe n’est pas toujours suffisante pour satisfaire leurs besoins (été, automne, parfois printemps ). Il arrive également que certains éleveurs cherchent à « sécuriser » les apports de la ration lors de ces périodes d’incertitude. De nombreux élevages sont alors concernés par la distribution de fourrages conservés et de concentrés au pâturage ou au bâtiment en complément de l’herbe pâturée. Les conséquences de ces associations de fourrages conservés et pâturés sur les performances animales, l’efficience d’utilisation de l’azote et la composition des effluents sont encore peu connues. De plus, le partage du temps entre prairie et bâtiment a des conséquences sur la gestion des effluents (en partie émis au bâtiment, stockés et épandus et/ou en partie déposés au pâturage), sur leur composition (e.g. teneur en azote ammoniacal variable selon la part d’herbe dans la ration) et les émissions à risque pour l’environnement (vers l’air et vers l’eau). Une meilleure compréhension de l’influence de ces régimes contrastés et de la combinaison de ces fourrages complémentaires sur les flux de nutriments et de gaz est aujourd’hui nécessaire pour une meilleure conduite des animaux, des prairies et des effluents au service de la multi performance des élevages laitiers et d’une réduction de leurs impacts sur l’environnement.
Bénéfices attendus
Ce projet doit permettre de fournir de nouvelles références sur des modes de conduite mixtes alternant des phases de bâtiment et de pâturage, ayant des conséquences sur la valorisation des rations offertes aux animaux, sur leurs performances, sur la production d'effluents et sur les émissions gazesues associées. Ces données sont à ce jour très parcellaires dans la littérature car peu d'études les mesurent de façon concomitante et intégrée. Ces informations doivent permettre d'établir des recommandations quant aux conduites les moins émétrices tout en assurant des niveaux de performance correspondant aux attentes des éleveurs.
Procédures
Ces procédures concernent des animaux vigiles qui seront suivis durant 9 semaines au printemps et à l'automne. Des échantillons de lait seront prélevés à la traite 3 jours par semaine (soit 6 traites) et des prises de sang seront réalisées (2 jours par période pour la procédure 1 et 1 jour par cycle de pâturage pour la procédure 2).
Impact sur les animaux
Les traitements comparés sont des modes de conduite courants dans les élevages. Ils n'entrainent à priori pas d'effets indésirables sur les animaux. Les rations offertes (incluant l'herbe au pâturage) seront de bonne qualité et distribuées à volonté. Les effluents seront collectés et leur gestion n'aura pas de conséquence directe sur les animaux. Les seuls prélèvements qui seront faits sur les vaches seront les prises de sang à la veine caudale, justifiant la classe de sévérité légère des procédures 1 et 2.
Devenir
Suite à l’estimation de l’état général des animaux en fin d’essai, la décision pourra être prise par le responsable de l'installation de réintégrer ces vaches dans le troupeau non expérimental. Si une alerte au niveau de l’état général d’un animal le justifiait, la cellule bien-être (SBEA) et le vétérinaire seraient consultés.
Remplacement
Il n'est pas possible de remplacer l'utilisation des animaux par une autre approche dans ce projet qui a pour but de mesurer les conséquences de différents modes de conduite des vaches laitières. Il n'existe à ce jour pas de modèle permettant de simuler l'ensemble des processus associés (à l'échelle de la vache, du bâtiment d'élevage, du stockage des effluents et de la parcelle pâturée).
Réduction
La première procédure n'utilisera que deux lots de 3 vaches chacun. En effet, les salles à ventilation dynamique permettant de mesurer les émissions gazeuses ne permettent pas d'accueilir plus de vaches lorsqu'elles sont conduites en étable libre (surface offerte de 13m²/vache). Le schéma experimental en inversion testant deux traitements sur 3 périodes doit permettre de répondre aux objectifs scientifiques et obtenir une puissance statistique suffisante pour monter les effets des traitements expérimentaux. L'utilisation d'analyses de variance permettra de tester l'influence du mode de conduite sur les variables de production (ingestion, production laitière...) et les émissions gazeuses à l'échelle du lot de vaches, en corrigeant de l'effet période. La deuxième procédure s'appuiera sur des lots de vaches plus conséquents (2 lots de 30 vaches) ce qui s'avère être un minimum pour la mesure des émissions gazeuses au pâturage qui sont par nature beaucoup plus faibles qu'au bâtiment. En dessous de ce nombre, les concentrations de gaz mesurées peuvent descendre sous le seuil de détection des appareils de mesure utilisés.
Raffinement
Les modes de conduites testés, tout à fait classiques en élevage, n'induiront a priori aucune douleur ou souffrance. Les animaux seront élevés et suivis conformément aux règles d’élevage et de bonnes pratiques en place dans l’élevage. Un suivi régulier du comportement des animaux sera mis en place pour détecter le plus rapidement possible tout signe de souffrance ou de douleur. Les animaliers chargés du suivi ont tous une solide formation en élevage laitier et sont sensibilisés à la douleur animale. Le suivi régulier par le vétérinaire sanitaire assure également la bonne santé des animaux. Des points limites adaptés ont été définis afin d’éviter au maximum toute forme de souffrance des animaux. En cas de problèmes détectés, les animaux seront isolés et soignés selon les prescriptions du vétérinaire.
Choix des espèces
Les vaches laitières utilisées seront de race Prim’Holstein. Pour diffuser et comparer les résultats, la race Prim’Holstein, qui est la race la plus répandue dans le monde en bovin lait, est la race appropriée. Les vaches seront en lactation afin de déterminer les effets des traitements sur les performances zootechniques et la composition du lait.
Perception des éoliennes par les oiseaux
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Organes sensoriels
570 oiseaux de 57 espèces vont être utilisés dans des procédures classées en gravité légère, sans prélèvement ni chirurgie, puis tous rendus à leur établissement. Les oiseaux sont placés en volière ou dans une caisse transparente pour des tests de perception visuelle du mouvement et des contrastes, avec un stress possible pour seul effet déclaré. Le porteur cherche à comprendre comment les oiseaux voient les éoliennes afin d'en réduire les collisions, qui tueraient selon lui environ 59 000 oiseaux par an en France. Il affirme qu'il n'est pas envisageable de remplacer les oiseaux par un modèle non biologique pour ces tests de vision.
Objectifs
La Programmation Pluriannuelle de l’Energie vise un doublement de l’énergie produite par les éoliennes, alors qu’en moyenne 59000 oiseaux sont tués par collision chaque année en France, dont 81% d’espèces protégées. Dans le cadre des politiques de protection de l’environnement, les exploitants de parcs éoliens ont pour obligation de réduire la mortalité aviaire liée aux collisions, en particulier lorsqu’ils affectent des espèces au statut de conservation défavorable ou des espèces protégées. Actuellement, pour répondre à ces injonctions réglementaires, les exploitants de parcs éoliens utilisent des dispositifs automatisés (caméras) de détection des oiseaux à proximité du parc dans le but de réduire les collisions en les effarouchant ou en arrêtant les turbines. L’efficacité de ces systèmes est débattue et variable selon les groupes d’oiseaux. Une manière plus directe pour réduire les collisions serait de rendre les éoliennes plus facilement détectables par les oiseaux afin qu’ils puissent les éviter. Pour cela une compréhension globale des capacités visuelles des oiseaux est nécessaire, or certaines informations essentielles sont encore manquantes. Dans la littérature scientifique, il est mis en évidence une sensibilité à la collision accrue chez les rapaces diurnes (Accipitriformes et Falconiformes), les calaos (Bucerotiformes), les martinets (Apodiformes), les cigognes, flamants et ibis (Ciconiiformes), certains corbeaux (Passeriformes), certains limicoles et goélands (Charadriiformes) et certains pigeons (Columbiformes). Les espèces d’intérêts pour cette étude font partie des différentes familles fortement impactées par ces collisions. Des espèces non concernées par ce problème seront également étudiées en tant qu’espèces témoins. Il sera donc possible de comparer les capacités visuelles des espèces en fonction de leur sensibilité à la collision. L’objectif ultime de cette étude est de comprendre comment les oiseaux perçoivent les éoliennes, afin de proposer des solutions pour augmenter la détectabilité de celles-ci par les oiseaux et, éventuellement, pouvoir se passer des dispositifs de détection/effarouchement. Ce projet de thèse de doctorat propose d’étudier ces différents éléments via 2 axes de recherche : l’étude de la perception visuelle (1) du mouvement rotatif et (2) des contrastes.
Bénéfices attendus
Dans le cas de la PROCEDURE EXPERIMENTALE N°1 les seuils limites de perception du mouvement rotatif, définis sur un certain nombre d’espèces, permettront de proposer un nouveau cahier des charges aux constructeurs d’éoliennes afin d’élaborer des modèles de pâles et rotors ne dépassant pas cette vitesse tout en maintenant une production d’énergie électrique rentable. Dans le cas de la PROCEDURE EXPERIMENTALE N°2, si le contraste proposé par les éoliennes par rapport à l’environnement n’était pas perceptible par la majorité de l’avifaune, il serait judicieux de proposer une teinte différente accentuant ce contraste.
Procédures
Aucun prélèvement ou intervention chirurgicale ne sera réalisé sur les animaux au cours des différentes procédures. Au cours des procédures les oiseaux seront vigiles. En cas de stress les oiseaux seront sortis du dispositif et remis dans leur volière. Sur 57 espèces d'oiseaux, au maximum 10 individus par espèces seront utilisés dans chaque procédure. Les individus utilisés dans la première procédure ne seront pas ré-utilisés dans la deuxième. Dans le cadre de la PROCEDURE EXPERIMENTALE N°1 les oiseaux seront placés dans la volière d'expérimentation entre 30 minutes et deux heures par jour, tous les jours, pendant deux mois. Dans cette volière les oiseaux devront effectuer un choix entre deux stimuli. Selon le choix réalisé l'oiseau sera récompensé avec de la nourriture ou non. Les oiseaux seront libres de leur mouvement. Dans le cadre de la PROCEDURE EXPERIMENTALE N°2 les oiseaux seront placés dans une caisse transparente pendant une à trois heures consécutives. La caisse sera placé devant des écrans sur lesquels seront diffusés différents patterns. Au cours de la PROCEDURE EXPERIMENTALE N°2 chaque oiseau passera au maximum 3 heures dans le dispositif, découpable en plusieurs séances de quelques minutes si besoin. Les dimensions de la caisse transparente sont adaptables pour chaque espèce de manière à ce que l'oiseau soit libre de ses mouvement, mais dans un espace restreint : l'oiseau pourra se tenir debout, se coucher et se retourner.
Impact sur les animaux
Les oiseaux ne souffriront pas de la faim ou de la soif, d’inconfort, de douleurs, de blessures ou de maladies au cours des procédures. Le seul effet indésirable possible serait du stress au moment de l’expérimentation, qui devrait disparaitre dès la fin de la procédure.
Devenir
Tous les animaux seront gardé en vie et replacé au sein de leur établissement utilisateur.
Remplacement
S’agissant d’études comportementales sur la vision des oiseaux, il n’est pas envisageable de remplacer les oiseaux par des modèles non biologiques.
Réduction
Le nombre d’oiseaux utilisés sera réduit au minimum pour donner des résultats statistiquement corrects, soit 10 individus par espèces. Ce chiffre est basé sur des études similaires et permettront d’acquérir les informations suffisantes en relation avec les questions posées. La personnalité et la motivation de chaque individu rentrant en jeu dans toute expérience, ce chiffre permettra de prendre en compte la variabilité individuelle.
Raffinement
Ces expériences nécessiteront peu de manipulation et n’engendreront aucune douleur ou souffrance des animaux. Toutes les précautions seront prises pour limiter toute forme de stress. Le protocole est notamment conçu pour pouvoir arrêter l’expérience à tout moment en cas de signes de stress. Les expériences menées étant basées sur le comportement, les résultats ne seraient pas exploitables si les oiseaux étaient stressés.
Choix des espèces
Pour étudier la perception des éoliennes par les oiseaux afin de réduire les collisions aviaires avec les éoliennes, nous étudierons 57 espèces, réparties entre celles impactées par ces collisions, et des espèces témoins non concernées par les collisions. Afin de limiter le nombre d’individus étudié, seules quelques espèces de chaque famille seront utilisées, en privilégiant des espèces accessibles en captivité et étant d’intérêt majeur la filière éolienne. La taille de l’œil et les capacités visuelles sont dépendantes du stade de développement et se stabilisent au moment de l’envol quand l’individu a atteint sa taille adulte. Les expériences seront donc menées uniquement sur des oiseaux de taille adulte.
Modèle fièvre chez le veau induit par deux différentes voies d’administration.
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
14 veaux vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures classées en gravité légère à modérée. Dix reçoivent une injection de composant bactérien pour déclencher une fièvre, avec vingt prélèvements sanguins sur 72 heures, puis sont abattus par étourdissement et saignée. Le porteur reconnaît une forte fièvre et des modifications possibles de la respiration et du comportement, pour choisir une voie d'administration servant ensuite à tester des médicaments vétérinaires. Il indique n'avoir mené aucune analyse statistique et affirme qu'aucun modèle in vitro ne reproduit la diffusion de l'agent dans le sang, jugeant indispensable le recours à l'animal entier.
Objectifs
Une étude pilote a été déjà faite dont la voie d'induction était en sous cutanée et les résultats étaient non concluants, Ce projet donc fait suite à l'étude pilote et présente 2 différents objectifs: 1- sélectionner la voie d'administration pour induire le modelé fièvre chez le veau 2-Utiliser les résultats de ce modelé pour évaluer l'efficacité des produits vétérinaire qui seront testés plus tard.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra 1- sélectionner la voie d'administration pour induire le modelé fièvre après injection du Lipopolysaccharide (LPS) Escherichia coli sérotype O111:B4 chez le veau 2-Utiliser les résultats de ce modèle pour évaluer l'efficacité des produits vétérinaire qui seront testés plus tard.
Procédures
La première étape est d'induire inflammatoire. Pour cela, les 10 animaux sélectionnés ( 2 groupes de 5 animaux) recevront une administration de LPS Escherichia coli sérotype O111:B4 à la dose de 5.0 µg/Kg soit 1 mL/50 Kg soit par voie sous cutanée ou en intraveineuse selon la liste de randomisation. Des prélèvements de sang seront également réalisés, 20 temps de prélèvements sur 72h (T0, 0.25, 0.5, 1, 1.5, 2, 3, 3.5, 4, 4.5, 5, 6, 9, 12, 18, 24, 28, 32, 48, 56, 72 h après administration dont le volume total est de 116 mL. La collecte de sang sera effectuée à l'aide d'un vacutainer avec des tubes d'héparine de lithium (LiHe) et d'héparine de sodium (SoHe) et des aiguilles stériles de taille appropriée. Les échantillons de sang seront prélevés au niveau des veines jugulaires. Les sites de prélèvement seront alternés autant que possible. La création du modèle inflammatoire par administration en sous cutanée ou en intraveineuse se feront sur une seule journée. Les prélèvements sanguins seront réparti sur 3 jours. La phase animale de ce projet se terminera 72h après l'administration du LPS.
Impact sur les animaux
Il est possible d'observer des effets indésirables. Il peut s'agir d'une forte fièvre, modification de la respiration, modification du comportement général des animaux, présence éventuelle d'écoulement oculaire ou nasal. Un suivi quotidien (2 fois par jour à minima) sera mis en place pour l'observation générale des animaux et la détection précoce pour une prise en charge rapide d'éventuels effets secondaires (observation de l'état de santé général, comportement de l'animal....)
Devenir
A la fin de ce projet, tous les animaux seront euthanasiés selon les bonnes pratiques vétérinaires et la réglementation en vigueur, car ces animaux auront reçu des composants de la paroi bactérienne . Méthode physique: étourdissement au matador suivi de l'exsanguination. L'exsanguination consiste à la section des veines jugulaires et/ou artères carotides. Il est prévu 4 animaux réserves en cas de besoin, (animal malade avant le début de l’étude, éventuelle mort …) un animal de réserve sera inclus dans l’étude.
Remplacement
A ce jour, aucun modèle in vitro ni méthode alternative ne permet de reproduire la diffusion de l'agent pathogène dans le sang et leurs effets sur l'animal, il est donc indispensable de recourir à l'animal entier.
Réduction
Dans cette étude, il est prévu d'inclure 14 animaux (10 animaux administrés et 4 animaux de réserve). étant donnée qu'aucune approche statistique n'a été réalisée, le nombre d'animaux sélectionnés est le minimum requis pour avoir des résultats interprétables
Raffinement
Les animaux auront une période d'acclimatation d'au minimum 2 semaines. Dès leur arrivée à la fin de l'étude, les veaux seront logés en groupes de 2 animaux. un système de litière profonde, de la paille propre étant fournie si nécessaire. Une attention particulière sera portée au raffinement et à l’enrichissement du milieu autant que possible, Un suivi quotidien (2 fois par jour à minima) sera mis en place pour l'observation générale des animaux et la détection précoce pour une prise en charge rapide d'éventuels effets secondaires (observation de l'état de santé général, comportement de l'animal, consommation alimentaire....), Une attention particulière sera portée aussi au raffinement et à un enrichissement du milieu adapté pour éviter l'ennui: contact visuel et olfactif entre congénères, surface suffisante de l'hébergement.
Choix des espèces
Les veaux representent l'espece cible des médicaments qui seront testés plus tard Les veaux auront 4 à 12 semaines le jour de l'administration. Age requis pour ce type d'étude
Effet d’un traitement probiotique (Lactobacillus rhamonus HN001) sur l’axe intestin-cerveau de la mère et de sa progéniture dans un modèle de rat
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système nerveux
240 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures classées en gravité légère à modérée. 40 rates gestantes reçoivent un probiotique et subissent des tests d'anxiété en arène ouverte et en labyrinthe en croix ainsi qu'une séparation maternelle, leurs 200 petits étant inclus puis tués pour prélever cerveau et intestin. Le porteur étudie l'effet du probiotique sur l'axe intestin-cerveau de la mère et de sa descendance, et n'attend aucun effet indésirable du produit déjà vendu comme complément alimentaire. Il affirme qu'aucun modèle non animal ne permet d'étudier ce lien entre comportement et microbiote.
Objectifs
L’objectif principal de ce projet est de comprendre comment L. rhamnosus HN001 agit sur le cerveau de la mère dans notre modèle animal en adoptant une approche de circuit neuronal et en se concentrant sur les systèmes neuronaux impliqués dans l'axe intestin-cerveau tels que le système sérotonergique, la composition microgliale et la plasticité synaptique. Les zones cérébrales étudiées pour l'immunoréactivité sérotoninergique, microgliale et synaptique dans le cerveau de la mère et de la progéniture juvénile seront les noyaux du raphé du mésencéphale, l'hippocampe, l'amygdale et le cortex préfrontal. Plusieurs études ont mis en évidence ces zones cérébrales dans un certain nombre de processus cognitifs et émotionnels, plus particulièrement dans la dépression maternelle. Notre hypothèse de travail est que ce traitement par HN001 aura un impact positif sur la neuroplasticité et sur les tests comportementaux et nous suggérons par ailleurs que les mères ou les femelles vierges ne montreront pas des niveaux de réponses similaires à ce traitement. Par ailleurs, nous investiguerons également l’impact de ce traitement maternel sur les variables biologiques de la descendance.
Bénéfices attendus
Des recherches récentes ont mis en évidence l'impact de l'axe intestin-cerveau sur la santé, montrant un lien étroit entre le contenu microbien intestinal, la fonction cérébrale et les troubles psychiatriques. De manière intéressante, la recherche a également montré que la composition du microbiote intestinal maternel est unique et constitue la base de la composition du microbiote intestinal du nouveau-né et peut donc avoir un impact sur l'axe intestin-cerveau en développement tout au long de la vie. Nous avons précédemment montré que l'environnement chimique peut affecter le microbiote intestinal de la mère, et cela est associé à la modulation du comportement maternel et de la neuroplasticité cérébrale. Plus récemment, nos données non publiées montrent que l'exposition au stress et le niveau d'anxiété dans un modèle de dépression post-partum peuvent affecter le microbiote intestinal et la neuroplasticité, mais l'antidépressseur fluoxétine ne peut pas restaurer le microbiote normal ni la neuroplasticité. Ces données sont en accord avec les observations réalisées dans d'autres modèles. La compréhension de l'axe intestin-cerveau nous offre la possibilité de cibler le microbiome intestinal maternel comme traitement pour améliorer l'humeur de la mère, via des changements dans la neurophysiologie du cerveau, et également promouvoir un développement intestin-cerveau sain chez la progéniture.
Procédures
Les 40 mères passeront seront manipulées pour réaliser un frottis vaginal (1 fois pour confirmation reproduction), placées dans des cages individuelles pendant la gestation (18-21 jours) et manipulées pour la prise de poids, tests comportementaux et séparation maternelle pendant 10 minutes) traitement de la moitié des individus par une solution de probiotique pendant la gestation et jusque 10 jours après la mise-bas. Les tests comportementaux auxquels les animaux seront soumis sont proches de situations naturelles (test d'anxiété: arène ouverte et labyrinthe en croix) que le rat pourrait rencontrer. La moitié des mères, durant les 18-21 jours de gestation, seront exposée à du probiotique, actuellement mis sur le marché comme complément alimentaire humain. Tous les jeunes (200) nés de ces mères pourraient être indirectement affectés par les traitements des mères et sont donc inclus dans la procédure.
Impact sur les animaux
Il s'agit d'un probiotique, déjà autorisé comme complément alimentaire. Nous n'attendons aucun effets indésirables sur nos animaux
Devenir
Les animaux passeront de manières successives au travers des différents procédures expérimentales et retourneront après chaque procédure dans leur cage d'hebergement, sauf si les procédures sont réalisées dans les cages d'hebergement (observation passive) et bien évidemment en fin d'expérience, la dernière procédure étant euthanasie pour les femelles gestantes et vierge (qui ont donc été soumises à certaines procédures légères) et la descendance male et femelle non soumis à procédure mais euthanasié en fin d'expérience. Cette procédure est nécessaire à la collecte des tissus (cerveau, caecum, intestin, sang) pour des analyses histochimiques ultérieures qui nous permettront de comprendre au niveau physiologique comment ce traitement impacte le comportement spécifiquement chez les mères et définir les conséquences d'un tel traitement sur la descendance, ce qui n'a pas encore été réalisé à ce jour.
Remplacement
Ces travaux seront réalisés chez la rate, le modèle le plus adapté pour étudier la physiopathalogie de la maternité et les troubles neuropsychiatriques. Les impacts de traitement sur la physiolopathologie du cerveau, l’interaction avec le microbiote intestinal et les conséquences sur le comportement ne peuvent malheureusement être investigués que sur un modèle animal, il n’existe pas d’autre modèle alternatif non-animal pour étudier le fonctionnement du système nerveux central en lien avec le comportement et le microbiote intestinal (REMPLACEMENT).
Réduction
Nous nous attacherons à définir les mécanismes neurobiologiques associés aux changements de comportements après le sevrage des jeunes. Le nombre d'animaux totaux utilisés dans cette expérience (40 femelle, 10 individus par groupe et leur descendance; 200) est limité et est le nombre minimum qui devrait nous permettre, s‘il y a des effets, d'obtenir des différences statistiquement significatives et scientifiquement utilisables
Raffinement
Tous les animaux auront un accès libre à de la nourriture, de l’eau, litière fraiche et environnement enrichi (cylindre pour se cacher, matériel pour faire les nids, ...). Le traitement sera donné dans l'eau de boisson des mères gestantes, procédure déjà utilisée au sein de notre laboratoire. Ce type de traitement mime la situation clinique chez les humains (traitement oral) et surtout élimine le stress potentiel de l’administration chez la mère. Par ailleurs, les animaux sont suivis par la structure chargée du Bien-être animal et par le chercheur responsable de la mise en œuvre du projet et des points limites ont été définis.
Choix des espèces
Le Rat Long Evans, non transgénique, est le modèle historique utilisé au sein de notre laboratoire, mais aussi dans de nombreux autres laboratoires s’intéressant aux effets des antidépresseurs, de la dépression, et également aux interactions sociales et sexuelles. Ainsi, l’utilisation de cette espèce, et de cette souche en particulier, nous permettra de comparer les résultats obtenus avec des données préexistantes au sein de notre laboratoire mais également dans la bibliographie. Par ailleurs, le catalogue de comportements de ces animaux est bien décris. Nos collaborateurs travaillent de même sur cette souche et nous pourrons ici réunir nos données. Les femelles rats sont des animaux adultes (70jours), dont la moitié sera fertilisée par un mâle adulte au laboratoire. La descendance utilisée sera âgée de 10 jours maximum.
Etude des conséquences rénales et cardiovasculaires de l’atteinte endothéliale de la polykystose rénale autosomique dominante Etude des conséquences rénales et cardiovasculaires de l’atteinte endothéliale de la polykystose rénale autosomique dominante
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
225 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 210 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Chaque animal subit une ouverture de l'abdomen sous anesthésie pour provoquer une insuffisance rénale, avec des injections de tamoxifène, et développe des troubles rénaux et cardiovasculaires. Le porteur utilise une souris transgénique pour étudier l'atteinte des vaisseaux dans une maladie rénale héréditaire humaine. Il affirme qu'un modèle cellulaire n'est pas adapté pour reproduire les répercussions à l'échelle de l'organe.
Objectifs
l'objectif central de ce projet de recherche expérimentale est d’analyser le rôle des altérations endothéliales de cette pathologie rénale héréditaire et cardiovasculaire de la pathologie, au moyen d'un modèle murin transgénique.
Bénéfices attendus
En effet, compte tenu de la complexité des mécanismes physiopathologiques en jeu à l’échelle d’un organe, et de l’expression des polycystines dans de multiples types cellulaires non endothéliaux (cellules épithéliales tubulaires, cellules musculaires lisses vasculaires, cardiomyocytes), seul un modèle animal invalidant spécifiquement Pkd1 dans le type cellulaire d’intérêt est adapté pour répondre correctement à la problématique scientifique et médicale soulevée. Un modèle d’invalidation cellulaire de Pkd1, s’il pourrait apporter des données mécanistiques intéressantes, ne serait pas en mesure de récapituler le phénotype rénal ou vasculaire lié à l’atteinte endothéliale de la PKRAD et donc de répondre aux objectifs du présent projet, résolument tourné vers la compréhension de la pathologie humaine.
Procédures
les animaux auront une laparotomie bilatérale, sous anésthésie générale; afin de créer une insufisance rénale. Les animaaux recevront également des injections de tamoxifene, pour 5 des femelles gestantes et ceux-ci pendant 5 jours, les souriceaux auront également des injections pendant 2 jours à J45.
Impact sur les animaux
Les animaux auront des troubles de la fonction rénale et cardio-vasculiares.
Devenir
Tous les animaux opérés seront mis à mort par l’injection d’une dose léthale d'Euthoxin en IP et des analyses histologiques seront réalisés au niveau rénale, RTqPCR de tissu rénal, analyses biochimiques sanguines (créatininélie, urée)
Remplacement
Le projet et les protocoles d’étude ont pour finalité d’analyser des répercussions spécifiques d’organe mimant les effets vasculaires observés chez les patients atteints de PKRAD. Un modèle autre qu’animal, notamment cellulaire, n’est pas adapté pour répondre à cette question scientifique.
Réduction
Pour réduire au maximum le nombre d’animaux nécessaires à cette étude nous réaliserons séquentiellement des mesures non-invasives de la pression artérielle (pléthysmographie) de la protéinurie (cages métaboliques), de la fonction cardiaque (échographie trans-thoracique) puis des analyses à la mise à mort (créatinine plasmatique, histologie rénale vasculaire et cardiaque, PCR sur rein, cœur, vaisseaux). L’effectif d’animaux a été déterminé par ANOVA
Raffinement
Les souris seront hébergées en groupe avec un enrichissement du milieu (plaque de cellulose). Les conditions de soins et les méthodes utilisées seront les plus appropriées pour réduire le plus possible toute douleur, souffrance, angoisse ou dommage durables que pourraient ressentir les animaux. Ainsi, un suivi des animaux sera réalisé quotidiennement durant toute la durée du protocole expérimental, ce qui permettra de déceler un éventuel signe de souffrance. Nous aurons mis en place une stratégie d’optimisation des prélèvements et des analyses au moment de la mise à mort.
Choix des espèces
Le choix de la souris se justifie par l’abondante littérature, sur l’expérience du laboratoire et sur la possibilité de recourir aux animaux transgéniques pour approfondir les résultats du travail (modèle de souris invalidées pour le gène codant la protéine d’intérêt). L’injection 1 mg de Tamoxifène intraperitonéale à 10mg/ml dissous dans 90% d’huile de maïs et 10% d’ethanol se fera chez les femelles allaitantes de J7 à J11 post partum. Un rappel à 2 mg aura lieu chez les animaux à J45 et J47. Les animaux seront opérés entre 8 et 12 semaines
Effet d’une modification du gène auts2a sur les mécanismes moléculaires et comportementaux transmis à la descendance chez le médaka
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
- Maladies animales
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
160 médakas vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures classées en gravité légère. Les poissons, dont le gène auts2a est modifié par CRISPR, sont isolés huit heures pour des tests comportementaux d'apprentissage, puis tués par surdose d'anesthésique. Le porteur étudie la transmission à la descendance d'effets liés à ce gène qu'il dit impliqué dans plusieurs pathologies humaines dont l'autisme. Il affirme qu'il n'existe pas d'alternative à l'animal vivant pour observer des réponses comportementales issues d'une fécondation naturelle.
Objectifs
Des températures suboptimales lors de la période de reproduction ont montré une baisse de l’expression maternelle d’un gène, auts2a, impliqué dans de nombreuses neuropathologies humaines : Trouble du spectre autistique, schizophrénie, Retard mental, etc … . Ce projet vise à comprendre les mécanismes moléculaires des stades précoces du développement embryonnaire qui entrainent des modifications des phénotypes comportementaux chez une espèce de poisson modèle, le médaka (Oryzias latipes). Par une approche d’édition de génome (CRISPR/Cas9) nous réaliserons deux lignées de médaka n’exprimant pas la protéine auts2a, ce qui nous permettra de réaliser des phénotypages comportementaux et moléculaires.
Bénéfices attendus
Ce projet nous permettra de mieux comprendre les effets intergénérationnels de stress parentaux, par exemple thermiques liés au réchauffement climatique, sur les comportements adaptatifs de la descendance chez des poissons d'élevage. L'identification du rôle clé joué par le gène auts2 dans cette transmission chez un poisson modèle contribuera à renforcer les connaissances scientifiques sur la transmission maternelle et/ou paternelle de ce gène impliqué dans de nombreuses pathologies humaines.
Procédures
Les animaux seront isolés pendant 8h afin de s'habituer à un nouvel environnement (nous déterminerons ainsi leurs capacités d'apprentissage des caractéristiques nouvelles de cet environnement). Cet isolement entraîne un stress modéré pour le médaka puisque son activité de nage redevient régulière et le poisson remonte en surface (indicateur d'absence de stress) après moins d'une heure.
Impact sur les animaux
Les phénotypes entraînés par la mutation n’induisent pas de souffrance et ne sont donc pas dommageables pour l’animal (il s’agit essentiellement de modifications des réponses émotionnelles et cognitives bénignes).
Devenir
Mise à mort selon la réglementation en vigueur pour l'espèce (surdose d'anesthésie)
Remplacement
Il n’existe pas d’alternative à l’utilisation des animaux dans cette expérimentation car nous recherchons précisément des mécanismes intervenant pendant une fécondation naturelle perturbée par la modification ou l’absence d’une protéine impliquée dans le neurodéveloppement ainsi que les réponses comportementales des poissons (vivants donc) issus de cette fécondation.
Réduction
Concernant les tests comportementaux, nous comparerons 4 génotypes différents, avec un nombre équitable de femelles et de mâles par génotype, ce qui nécessite un minimum de 20 poissons (10 femelles et 10 mâles) par génotype pour réaliser des tests statistiques robustes.
Raffinement
Les animaux sont élevés dans les conditions optimales de l’espèce (température, photopériode, qualité d’eau, densité). Les manipulations des animaux seront réalisées le plus rapidement possible pour limiter le stress. Pour les tests comportementaux, les conditions environnementales seront les mêmes qu’en condition d’élevage hormis un isolement obligatoire pour l’analyse du comportement. Il n’y aura aucune procédure douloureuse. A la fin des tests, ils seront euthanasiés selon la procédure de mise à mort réglementaire.
Choix des espèces
L’analyse de l’expression du transcriptome à différents stades de développement embryonnaire est rendue possible par les spécificités biologiques du médaka. En effet, Il produit une trentaine d’œufs de manière quotidienne, ce qui permet un grand échantillonnage. Son développement embryonnaire est plus lent que celui du zebrafish (9 jours contre 2 jours), ce qui permet une meilleure précision lors de l’étude et l’observation du développement des œufs (qui sont translucides). De plus, le médaka ne possède que le paralogue auts2a (comme l’homme) tandis que le zebrafish possède les paralogues auts2a et auts2b (dont on ne connaît pas la fonction). Les injections auront lieu sur des œufs au stade 1 cellule (15 minutes après leur fécondation) et seront issus de poissons matures de souche sauvage. Les études comportementales porteront sur des poissons âgés entre 3 et 5 mois. Avant 2 mois les médakas montrent une activité plus importante et une grande variabilité inter-individuelle et avant 3 mois leur phénotype adulte n’est pas atteint ce qui rend leur détection par le logiciel ethovision XT plus difficile (la couleur des médakas s’assombrissant avec le temps).
Développement de colles résorbables pour la prévention du sérome post chirurgie carcinologique mammaire
- Recherche appliquée
- Cancers
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
98 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures classées en gravité légère à modérée. 88 d'entre eux subissent une ablation de la mamelle avec curage sous anesthésie, avec un suivi pouvant aller jusqu'à 90 jours, tandis que 10 reçoivent des injections sous la peau. Le porteur reconnaît des douleurs après l'opération, des infections locales et des ulcérations possibles de la plaie, pour évaluer une colle destinée à prévenir le sérome après chirurgie du cancer du sein. Il décrit le rat comme l'espèce animale la moins évoluée de taille suffisante et présente cette étape comme un préalable indispensable aux essais chez l'humain.
Objectifs
Le cancer du sein représente le 1er cancer et la première cause de décès par cancer chez la femme, dont le traitement de référence consiste dans 80% des cas à l’exérèse chirurgicale de la tumeur, associée ou non au curage axillaire. La complication la plus fréquente après chirurgie oncologique mammaire est le sérome. Il s’agit de la formation d’une masse non cancéreuse ou d’un œdème causé par l’accumulation de sérum. Bien que de nombreuses techniques et colles biocompatibles ont fait preuve de diminution de l’incidence des séromes après mastectomie et/ou curage axillaire, toutes restent encore imparfaites à l’heure actuelle. Ce projet a pour but d’évaluer une nouvelle approche de prévention du sérome et de ses complications et d’envisager une cicatrisation optimale après la chirurgie oncologique du sein, via l’application d’une colle biologique innovante sous forme de mousse, dans l’espace mort engendré par l’exérèse de la pièce opératoire. Cette étude expérimentale se déroulera chez le rat et constitue un préalable indispensable à la réalisation d’essais cliniques chez l’Homme. Le rat est l’espèce animale la moins évoluée et de taille suffisante pour permettre des études de chirurgie carcinologique et reconstructrice. Le modèle expérimental est le rat adulte ayant fait l’objet d’une mastectomie avec curage axillaire associé.
Bénéfices attendus
Développement d'une nouvelle colle biocompatible qui a pour but de prévenir l'appartition de sérome lors de chirurgies oncologiques du sein.
Procédures
Des animaux seront soumis à des injections sous-cutanées (4 injections, 1 fois) sous anesthésie gazeuse : 10 animaux. Durée de suivi des animaux post-injection : maximum 8 semaines. Des animaux seront soumis à une masectomie sous anesthésie gazeuse : 88 animaux. Durée du suivi post-opératoire : maximum 90 jours.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables qui pourraient être observés sont - pour les injections sous-cutanées : erythème de différents grades en fonction de la réponse, démangeaisons - pour les animaux subissant une masectomie : douleurs post-opératoires, infections locales de la zone opérée, ulcération de la plaie. Si des effets non attendus surviennent, ils seront évalés et pris en charge par l'expérimentateur.
Devenir
Tous les animaux seront mise à mort à la fin de chaque procédure afin d'effectuer des analyses histologiques.
Remplacement
Les tests in vitro permettront de réduire le nombre de composés à tester. Les informations de biocompatibilité et d'efficacité de prévention du sérome sont obtenues uniquement par l’emploi d’animaux. Ces études précliniques sont nécessaires avant de réaliser des essais cliniques chez l’homme. Il n’existe pas de modèle non biologique ou in vitro permettant de réaliser ces travaux sans perte d’informations scientifiques.
Réduction
Afin de limiter le nombre de lots expérimentaux et compte tenu que les expériences ne sont pas de classe sévère, des cohortes d’animaux pourront être utilisées pour répondre à plusieurs objectifs (informations sur la biocompatibilité, informations sur l’efficacité de la colle, etc. ) Dans chaque procédure le nombre d’animaux pourra être réduit jusqu’à 50% si l’effet attendu est suffisamment important pour obtenir des résultats statistiquement fiables avec la première moitié d’animaux ou si les données se révèlent non pertinentes (arrêt alors des expérimentations).
Raffinement
Le rat est une espèce animale très proche de la physiopathologie humaine et de taille suffisante pour permettre des études de chirurgie. Les injections de colle et l'imagerie de fluorescence seront réalisées sous anesthésie générale (anesthésie volatile). Les différentes étapes de chirurgie seront réalisées sous anesthésie chimique profonde. La douleur post-opératoire sera gérée par l’administration de substances antalgiques de façon systématique pendant les 48h suivant la chirurgie, puis de façon optionnelle en cas de signes de douleurs observés. Les points limites seront particulièrement surveillés dans les 48 à 72h qui suivront les expérimentations. Parmi ceux-ci le poids et le comportement seront les premiers contrôlés. Ceci permettra d’intervenir immédiatement en cas de souffrance (administration de substances antalgiques), et/ou d’appliquer les critères d’arrêt prédéfinis de l’étude le cas échéant. Tous les résultats obtenus lors de ces études seront exploités.
Choix des espèces
Le rat est l’espèce animale la moins évoluée et de taille suffisante pour permettre l’établissement d’un modèle expérimental de mastectomie et curage axillaire par rapport à la situation clinique chez l’homme. En effet, la physiopathologie du système lymphatique et des réactions inflammatoires chez le rat sont proches de celles de l’humain. Ce modèle permet ainsi la réalisation d’études précliniques de chirurgie carcinologique avec évaluation radiologique et histologique. Rats wistars adultes de 10 semaines pour avoir des rates d’âge adultes, suffisamment âgées pour avoir eu une croissance mammaire suffisante (afin de réaliser la mastectomie) et de taille suffisamment grande pour aider à la réalisation des gestes microchirurgicaux.
Détection externe des marques d’alizarine chez l’anguille européenne (Anguilla anguilla)
- Protection de l’environnement
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
750 civelles d'anguille européenne, espèce menacée, vont être utilisées dans des procédures classées en gravité légère, marquées par immersion dans une solution d'alizarine après un choc osmotique. À l'issue de la stabulation, 390 individus sont tués pour mesurer l'intensité de la fluorescence au microscope, les 360 restants étant relâchés sur les sites de repeuplement. Le porteur vise une lecture externe du marquage qui permettrait, à terme, d'évaluer le repeuplement sans tuer d'individus. Il affirme que le modèle biologique ne peut être remplacé pour cette recherche menée sur la civelle.
Objectifs
Dans le cadre du plan de gestion de l’anguille, des opérations de captures de civelles en estuaire et de repeuplement des fleuves côtiers sont réalisées chaque année. L’évaluation de cette pratique est basée sur une technique de marquage de masse des civelles à l’alizarine Red S, un colorant fluorochrome qui génère une marque détectable durablement dans les structures calcifiées, notamment dans les otolithes, concrétions de l’oreille interne. La détection de la marque fluorescente requiert le sacrifice d’un échantillon d’individus capturés dans le milieu naturel, afin de déterminer la contribution de l’alevinage dans la population d’anguilles. La possibilité d’une détection externe des marques fluorescentes sur des civelles a été démontrée dans la littérature à partir d’un autre marqueur fluorescent, mais pas avec l’alizarine Red S. Des tests préliminaires réalisés selon le protocole de marquage couramment employé ont montré la présence de marques légères dans la mâchoire et les nageoires des civelles, mais souvent de courte durée. L’objectif de la présente étude est la mise au point d’un protocole de marquage à l’alizarine Red S, permettant spécifiquement une détection externe et durable des marques fluorescentes, qui pourrait à termes permettre l’évaluation de la contribution de l’alevinage, sans sacrifice d’individus.
Bénéfices attendus
La lecture externe des marques permettrait en premier lieu une simplification du protocole de détection, et ouvrirait d’autre part des perspectives intéressantes vers de la détection des marques sur animaux vivants, permettant notamment de ne plus sacrifier d’individus, réduire le temps de lecture et d’augmenter la taille de l’échantillon analysé.
Procédures
Marquage par immersion dans une solution de marqueur fluorescent. 2 types de marquage par balnéation seront testées : - Balnéation Longue : Balnéation des poissons dans 20L de solution d’Alizarine Red S à la concentration de 150 mg/l pendant 3h (lot n°1) ou 9h (lot n°2). - Balnéation Courte : Un choc osmotique est préalablement réalisé afin de favoriser l’assimilation rapide du marqueur fluorescent pendant 3.5 minutes puis une balnéation de 10 minutes dans 2L de solution d’alizarine à 1000ppm (lot n°3) ou 2000ppm (lot n°4).
Impact sur les animaux
Les principaux effets indésirables potentiels sur les animaux concernent le transport après capture, le marquage et le maintien en captivité. Toutefois, ces effets peuvent être considérés comme légers au vu de l’expérience des opérateurs dans le transport et le marquage des civelles, communément réalisés dans le cadre des transferts de civelle destinées au repeuplement.
Devenir
Transport, marquage puis stabulation de 750 civelles. A l'issue de la stabulation (3e et dernière procédure), mise à mort de 390 individus et replacement en liberté du restant des individus encore en vie. La mise à mort se justifie pour pouvoir mesurer précisément l’intensité de la fluorescence à l’aide d’un microscope à épifluorescence et d’un dispositif de détection portatif et mettre au point une procédure de lecture.
Remplacement
Le modèle biologique ne peut être remplacé pour cette expérience de recherche de fluorescence externe qui implique de travailler nécessairement sur la civelle.
Réduction
L’effectif prévu (50 individus / lot) tient compte de la mortalité attendue en milieu contrôlé au stade civelle (maximum 25-30% avec le traitement BL3 ). A l’issue des 60 jours, un minimum de 30 individus par lot doit être analysé, sauf pour les témoins pour lesquels 10 individus par lot seront analysés (12*30 + 30 = 390 individus) en raison de la faible variabilité au sein de ce lot de référence non marqué. Ainsi 90 individus par traitement et 30 témoins seront analysés pour la fluorescence, afin de prendre en compte la diversité des stades pigmentaires dans l’échantillon (pouvant influer sur la détection de fluorescence) et la variabilité inter-individuelle de la fluorescence, potentiellement importante si l’on se réfère à d’autres études sur la rétention des marquages fluorescents. Les individus non analysés seront relâchés dans le milieu naturel sur les sites de repeuplement (au maximum 360 individus).
Raffinement
Les mésocosmes seront enrichis à l’aide de flottangs tout au long de l’expérience, dispositifs permettant aux civelles de s’abriter. Des daphnies seront ensemencées pour leur alimentation. La concentration en déchets du métabolisme azoté sera contrôlée chaque semaine, la concentration en oxygène sera également contrôlée quotidiennement. Des changements d’eau seront réalisés si besoin. Toutefois cela ne devrait pas être nécessaire vu la très faible densité d’individus dans le volume d’eau.
Choix des espèces
L’anguille est une espèce menacée au niveau européen, qui fait l’objet d’un plan de conservation à l’échelle nationale. L’évaluation des pratiques de repeuplement par une méthode de détection externe non létale représente un fort enjeu pour la gestion future. Les animaux seront utilisés au stade civelle car c'est le stade utilisé en France pour réaliser les opérations de repeuplement d'anguille.
L’inflammation pour stimuler la régénération rétinienne dans un modèle de dégénérescence induite chez la souris : rôle de la protéine YAP
- Recherche fondamentale
- Organes sensoriels
- Système immunitaire
- Système nerveux
1536 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures classées en gravité légère. Chaque animal reçoit une injection dans l'œil de molécules inflammatoires sous anesthésie, puis des injections dans l'abdomen dont une destinée à provoquer une dégénérescence de la rétine. Le porteur cherche à réveiller les capacités de régénération des cellules de la rétine en modulant l'inflammation, avec l'espoir renvoyé au long terme de traitements pour les patients. Il décrit un modèle d'explants ex vivo mais affirme qu'il ne remplace pas l'animal vivant, la physiologie de l'œil entier n'y étant pas reproduite.
Objectifs
La rétine est soumise à des pathologies dégénératives dont la plupart restent non traitables jusqu'à ce jour. La stimulation de la capacité de régénération des cellules souches de la rétine des mammifères, qui est naturellement limitée, pourrait constituer une stratégie thérapeutique innovante. Les cellules souches de la rétine, les cellules gliales de Müller, possèdent un potentiel de régénération extraordinaire chez les amphibiens et les téléostéens, mais celui-ci est très limité chez les mammifères. Cependant, elles ne sont pas dépourvues de propriétés régénératives puisque l’on peut les forcer à se reprogrammer et à générer de nouveaux neurones. L'une des différences entre les deux espèces est la réponse inflammatoire aux dommages. Dans le système nerveux central des mammifères (cerveau et rétine), il est considéré que l'inflammation empêche la régénération du tissu. Dans la rétine du poisson, les médiateurs de l’inflammation favorisent la reprogrammation et la prolifération des cellules gliales de Müller après une blessure. En ce sens, il a été montré que les cellules immunes de la rétine (les microglies) favorisent la régénération chez le poisson, bien qu'elles deviennent préjudiciables si l’inflammation se prolonge. Chez les mammifères, l'inflammation favorise la gliose, la fibrose et la cicatrisation, mais pas la régénération. Ceci suggère une interaction microglie-Müller différente selon l’espèce. L’ensemble de ces résultats indiquent que chez la souris, des propriétés régénératives existent mais sont restreintes soit par des mécanismes intrinsèques aux cellules de Müller, soit par leur environnement (par exemple environnement pro- ou anti-inflammatoire défavorable). Que ce soit chez la souris ou le poisson, les cellules de Müller expriment YAP. Ce n’est donc a priori pas son expression qui est le facteur limitant mais cela pourrait être son activité. Nous souhaitons nous concentrer sur l’environnement inflammatoire et ses relations avec l’activité de YAP qui pourraient bien être la clef vers la réactivation du processus régénératif chez la souris. Dans ce contexte, nous souhaitons chez la souris, moduler l’inflammation via l’injection intraoculaire de molécules pro- ou anti-inflammatoires, et étudier les conséquences sur le réveil régénératif des cellules de Müller avec un focus particulier sur la régulation de l’activité de YAP dans différents contextes inflammatoires.
Bénéfices attendus
A ce jour, les différences d'efficacité de régénération observées entre espèces restent inexpliquées. La régénération rétinienne très efficace des espèces telles que les poissons nécessite une régulation fine de l'inflammation. Notre projet vise à reproduire des conditions inflammatoires favorisant la régénération chez la souris. Nous déterminerons également si le co-activateur de transcription YAP dont on connaît déjà les propriétés pro-régénératives vis-à-vis des cellules de Müller est nécessaire à l’induction de la prolifération induite par les molécules inflammatoires. Notre ambition est de réussir à débloquer les propriétés régénératives latentes des cellules souches de la rétine en modulant l'inflammation. Si le projet aboutit, cela ouvrirait la voie vers le développement de nouvelles stratégies thérapeutiques pour soigner les patients atteints de dégénérescence rétinienne.
Procédures
Les animaux du présent projet seront soumis à trois actes expérimentaux : (i) anesthésie : une fois pendant la procédure juste avant l'injection intraoculaire afin d'éviter la douleur qui aurait été générée par l'injection. La durée de l'anesthésie est d'environ 30 minutes. (ii) injection intraoculaire : une fois pendant la procédure. L'injection s'effectue rapidement en 5 minutes maximum en comptant le temps nécessaire à placer correctement l'animal anesthésié pour réaliser l'injection. Les molécules injectées sont soit un véhicule (tampon Phosphate Buffer Saline, ou PBS), soit des molécules pro-inflammatoires (Lipopolysaccharides (LPS), Zymosan, Interleukine-6 (IL-6), ou Tumor Necrosis Factor (TNF-α)), soit une molécule anti-inflammatoire (anticorps anti-TNF-α). Ces molécules sont toujours injectées en présence d’un analogue nucléotidique (5-ethynyl-2′-deoxyuridine (EdU) pour suivre la prolifération des cellules de Müller)), (iii) injection intrapéritonéale : selon l'expérience, chaque animal recevra au minimum 3 injections : 2 injections de 4-Hydroxy-Tamoxifen (ou 4-OHT) pour induire la déplétion de notre protéine d’intérêt (YAP), une injection de N-Méthyl-N-Nitrosurée (ou MNU) pour induire la dégénérescence rétinienne puis de façon journalière 1 à 4 injections d'EdU pour suivre la prolifération des cellules de Müller selon le nombre de jours nécessaires à la procédure.
Impact sur les animaux
- Les phénotypes des animaux utilisés dans nos expériences sont restreints à la rétine. - Les différentes procédures ont un niveau de sévérité de classe légère et sont couramment utilisées dans le domaine de la recherche ophtalmologique. La technique d’injection intraoculaire est utilisée couramment en clinique chez l’homme dans le cadre du traitement anti-VEGF de la dégénérescence maculaire liée à l’âge et n’a pas de conséquence néfaste.
Devenir
Tous les animaux de ce projet seront gardés en vie (4h, 24h, 48h, 72h) selon l'expérience puis euthanasiés pour réaliser des expériences d'analyses phénotypiques.
Remplacement
En amont du présent projet, des expériences seront réalisées ex vivo sur des cultures explants de rétines provenant d'animaux euthanasiés sans manipulations préalables. Cette technique est un bon modèle alternatif de dégénérescence rétinienne pour tester l’effet de molécules pro- ou anti-inflammatoires sur la capacité régénérative des cellules de Müller. Ce modèle ex vivo va permettre de sélectionner les molécules inflammatoires les plus efficaces. Cependant, il ne se substitue pas au modèle in vivo chez l’animal car il ne récapitule pas toute la physiologie d’un œil.
Réduction
Nous avons estimé à 12 souris le nombre minimum d’animaux par groupe. Ce nombre correspond au minimum nécessaire pour une démonstration convaincante des effets biologiques étudiés sur la base d’arguments statistiques valides et prenant en compte les aléas techniques. A noter également que dans l’optique de réduire le nombre d’individus par expérience, nous planifions systématiquement plusieurs analyses en même temps, de sorte que les deux rétines de chaque individu seront utilisées.
Raffinement
Les animaux sont élevés dans un environnement contrôlé et enrichi (litière, abri en cellulose, tunnel en carton, frisures de papier, carré de coton, croquettes et biberon d’eau ad libitum). Nous aurons recours aux procédures anesthésiques appropriées. Les points limites de nos expériences sont déterminés grâce au suivi de l’état des yeux suite à l’injection, et en fonction de la santé générale des animaux ayant subi des manipulations de leur vivant. Les doses d’agents inflammatoires injectés seront réajustées à la suite de la survenue de manifestations extérieures de mal-être. Nous nous baserons sur les doses définies précédemment dans la littérature. Chacune des injections intraoculaires sera effectuée sous anesthésie afin de limiter la douleur et le stress des animaux.
Choix des espèces
Les souris sont les animaux couramment utilisés comme modèles de pathologies humaines y compris dans le domaine de l'ophtalmologie. Il existe en effet de nombreux modèles murins présentant de manière spontanée une dégénérescence rétinienne mimant les pathologies humaines. La connaissance approfondie du génome et de l’expression des gènes chez la souris ainsi que l’existence de nombreux animaux transgéniques en font un modèle de choix. Nos expériences visent à tester la capacité de l’inflammation à réveiller les propriétés régénératives des cellules gliales de Müller dans différents contextes dégénératifs, et à déterminer si YAP joue un rôle dans ce processus. Les lignées de souris utilisées permettent de choisir le moment auquel la délétion du gène Yap sera réalisée, ainsi que le type de cellules dans lesquelles nous souhaitons effectuer la délétion. Les animaux seront donc utilisés à partir du stade auquel les cellules de Müller de la rétine sont matures (i.e. 10 jours après la naissance). Ainsi, le gène Yap sera délété spécifiquement dans les cellules gliales de Müller à partir de 10 jours après la naissance. Les stades auxquels les expériences de modulation de l’inflammation seront réalisées dépendent du modèle choisi : - soit 21 jours après la naissance : cas de la lignée de souris présentant une mutation spontanée induisant naturellement une rétinite pigmentaire à partir de 16 jours après la naissance jusqu’à 30 jours. 21 jours après la naissance, 40% des photorécepteurs ont disparu, ce qui correspond à une dégénérescence moyenne modélisant bien la pathologie, - soit à deux mois : cas de la lignée de souris dans laquelle nous induisons la dégénérescence des photorécepteurs par injection de MNU.
Suivi de l’abondance du rat brun (Rattus norvegicus) dans l’Eurométropole de Strasbourg et évaluation du risque zoonotique
- Protection de l’environnement
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
2120 rats bruns vont être utilisés, dont environ 2000 relâchés et 120 tués sous anesthésie sans réveil, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque animal est piégé pendant moins de dix heures puis manipulé sous sédation, l'échantillon tué servant à évaluer l'état sanitaire et le risque de maladies transmissibles à l'humain. Le porteur présente le rat brun comme l'espèce invasive causant le plus de dommages à l'humain et vise à orienter la gestion urbaine de ces populations. Il affirme qu'il n'est pas possible de remplacer l'espèce par un modèle mathématique ou in vitro.
Objectifs
Le rat brun est aujourd’hui considéré comme l’espèce invasive causant le plus de dommages à l’espèce humaine. En effet, le rat peut être le réservoir et le vecteur de maladies zoonotiques, c’est-à-dire transmissibles à l’humain, dont certaines sont mortelles. Les pathogènes transmissibles à l’humain sont des bactéries (Leptospira interrogans, Yersina pestis, Rickettsia typhi, Bartonella elizabethae, Streptobacillus moniliformis, Salmonella enteritidis, etc.), des virus (hantavirus, arénavirus, cow-pox, etc.), des parasites (Angiostrongylus cantonensis, Capillaria hepatica, Toxoplasma gondii, Trichinella spiralis, etc.) et la teigne (Trichophyton mentagrophytes). De plus, le rat brun dégrade l’habitat et les ressources alimentaires de l’humain, ce qui engendre un coût économique significatif. En conséquence, cette espèce fait l’objet de plans de destruction dans plusieurs métropoles. Or la plupart des études souligne l’inefficacité des campagnes d’éradication qui entraînent la concentration des rats sur certains sites, favorisant ainsi même la propagation des pathogènes et accroissant le risque pour l’humain. Une meilleure connaissance de la biologie et de l’écologie de ces animaux en fonction de l’habitat urbain et des usages des citadins, devrait permettre d’améliorer le succès de ces mesures, voire de s’en affranchir en proposant des solutions de cohabitation sans risque pour la santé humaine ni conséquences économiques. Dans cet objectif, notre projet propose d’estimer le niveau de populations de rat brun au sein de l’Eurométropole de Strasbourg, d’évaluer l’état sanitaire des animaux et de mesurer s’il existe un risque zoonotique.
Bénéfices attendus
Les objectifs de notre étude sont 1/ de connaître l’état des populations de rats à Strasbourg et 2/ le risque zoonotique qu’elles représentent, afin 3/ de fournir des mesures de préconisations aux gestionnaires et citadins en matière de gestion de l’espèce et de son environnement. Nous escomptons donc des effets positifs de notre étude sur l’environnement en réduisant la présence de l’espèce à Strasbourg par une amélioration des usages, et par conséquent sur les activités économiques, de loisir, et la santé animale et humaine. Un autre objectif est bien sûr scientifique au travers de la valorisation des résultats obtenus dans des journaux scientifiques et conférences, notamment au sein de la Zone Atelier Environnementale Urbaine de Strasbourg et en lien avec les mots clés de la section 52 du CNRS à laquelle appartient le porteur du projet.
Procédures
Les animaux seront capturés ce qui va induire un stress, puis anesthésiés par injection sous-cutanée. Ils ne subiront pas d'intervention à l'état vigile et aucune procédure chirurgicale. La durée de capture est inférieure à 10 heures dans un piège. La durée de la manipulation de l'animal vigile est inférieure à 30 secondes.
Impact sur les animaux
Le seul effet indésirable sur les animaux est un stress lié à la capture et à l'injection de l'anesthésique. Les animaux seront manipulés sous sédation.
Devenir
Les animaux seront relâchés dans leur habitat. Un échantillon de la population sera euthanasié (60 à 120 rats).
Remplacement
L'étude porte sur l'abondance de rattus norvegicus en ville et le risque zoonotique lié à cette espèce, il n'est donc pas possible de remplacer cette espèce par une autre ni par des modèles mathématiques ou in vitro.
Réduction
La souffrance infligée aux animaux sera réduite au maximum : - grâce à des contrôles fréquents des pièges (plusieurs fois par jour), afin de limiter le temps de captivité - en réalisant toutes les manipulations sous anesthésie
Raffinement
Les animaux auront de la nourriture hydratée à disposition dans les pièges. Le temps de captivité sera réduit au maximum. Ils seront relâchés immédiatement après les mesures à leur point de capture.
Choix des espèces
Il s'agit d'étudier l'abondance de cette espèce à Strasbourg au regard de sa pullulation récente et du risque zoonotique qu'elle représente. Au stade adulte uniquement, pour avoir un état sanitaire complet des populations adultes
Identification de marqueurs du sexe chez le bar
- Recherche appliquée
- Maladies animales
- Recherche fondamentale
- Système urogénital
1 500 bars vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Le porteur décrit un marquage par puce, une biopsie de nageoire et trois mesures de croissance sous anesthésie. Il indique que tous les poissons sont tués à la fin pour être sexés par observation des gonades, le bar n'ayant pas de caractères sexuels externes. Le projet vise à mieux maîtriser le sex-ratio en élevage, la femelle étant jugée plus intéressante pour sa croissance rapide.
Objectifs
L'objectif du projet est de mieux comprendre les bases génétiques du déterminisme du sexe chez le bar. En aquaculture, il est fréquent que le sex-ratio des bars soit très biaisé vers les mâles (70 à 90%) alors que la femelle est l'animal le plus souhaitable à élever de par sa croissance rapide et sa maturation plus tardive. Nous avons démontré précédemment que le sexe du bar avait une composante génétique mais aussi environnementale, la production de femelles nécessitant un élevage froid (
Bénéfices attendus
Il est attendu que le projet permette de révéler les spécificités génétiques du déterminisme du sexe dans les trois populations principales de bar, lors de leur exposition à un traitement thermique féminisant en écloserie. Ceci devrait permettre de mieux comprendre la variabilité qui persiste lorsque ces traitements sont faits, et permettre aux éleveurs et sélectionneurs de bar de mieux maîtriser à terme le sex-ratio dans les populations d'élevage. Par ailleurs, en comparant ces données à celles d'un autre projet, conduit en parallèle sur des profils de température "naturels", nous pourrons aussi approcher le mécanisme de la domestication du bar sur le critère essentiel qu'est le déterminisme du sexe.
Procédures
Les animaux seront soumis à un marquage par puce RFID, à une biopsie de nageoire pour prélèvement d'ADN et à 3 mesures individuelles de croissance à 5, 8 et 12 mois. Ceci concernera les 1500 animaux utilisés dans la procédure
Impact sur les animaux
Les nuisances et les effets indésirables devraient être très limités, toutes les procédures sont d'une sévérité légère et sont maîtrisées par notre équipe sur cette espèce. Les conditions d'élevage en captivité ont été optimisées pour cette espèce.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure 1. Ceci est nécessaire pour pouvoir procéder au sexage des animaux (sujet de l'étude), le bar n'ayant pas de caractères sexuels secondaires externes
Remplacement
Il n'est pas possible de remplacer l’espèce Dicentrarchus labrax pour ces recherches qui impliquent l'étude du déterminisme du sexe d’une espèce de poisson d’importance halieutique et piscicole, dont le système de détermination du sexe (polygénique avec influences environnementales) est assez unique.
Réduction
Pour l’approche génomique et l’analyse génétique de l’héritabilité nécessitent de travailler sur un nombre relativement important d’individus pour des questions de méthodologie statistique appliquée à ces disciplines. Typiquement, un nombre de 500 poissons par population et par condition environnementale est le minimum avec un caractère d'héritabilité de l'ordre de 0.5 (cas du sexe chez le bar) pour avoir une précision suffisante des estimations d’héritabilité et de différences entre populations. Dans notre cas, nous avons 3 populations et une condition, soit un nombre recommandé de 1500.
Raffinement
Pendant le marquage et les biométries lors des mesures de croissance, nous utiliserons une procédure d'anesthésie optimisée pour cette espèce: pré-anesthésie dans les bassins (15 mg/l de benzocaïne) pour calmer les poissons et permettre un pêche non stressante, puis anesthésie plus profonde (45mg/l de benzocaïne) pour toute les manipulations hors de l'eau (qui dureront moins d'une minute pour chaque poisson)
Choix des espèces
Dicentrarchus labrax (bar en Atlantique, loup en Méditerranée) est une espèce de poisson marin côtier, importante pour la pêche et la pisciculture. Comprendre les bases génomiques de son déterminisme du sexe, permettra de mieux contrôler le sexe dans les populations d'élevage, et de comprendre l'effet de la domestication sur le sexe de cette espèce présentant un déterminisme complexe et très particulier. Les animaux seront étudiés du stade juvénile à l'âge de 1 an, où l'observation visuelle des gonades sur poissons mis à mort permet un sexage sans erreur
Caractérisation motrice et de l’impulsivité induites par les agonistes dopaminergiques de modèles murins de la maladie de Parkinson
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
2 016 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Modèles de la maladie de Parkinson, elles subissent une lésion cérébrale par injection stéréotaxique, des tests comportementaux nommés Catwalk, cylinder test, cliff hanging et VDS, des injections quotidiennes de pramipexole pendant quatre semaines et une restriction alimentaire ramenant leur poids à 85 %. Le porteur indique que les animaux récupèrent difficilement après la lésion et perdent souvent plus de 10 % de leur poids. Il affirme que ces comportements moteurs et impulsifs ne peuvent être reproduits ni par des modèles cellulaires ni par des invertébrés.
Objectifs
La maladie de Parkinson (MP) est une maladie neurodégénérative avec symptômes moteurs et comportementaux. Des mutations du gène Parkin (PRKN) ont été rapportées comme responsables de certaines formes génétiques. Parmi ceux-ci, des troubles des conduites impulsives (TCI) secondaires aux traitements par agonistes dopaminergiques ont été rapportés chez les patients Parkinsonien, et en particulier plus fréquemment chez les patients porteurs de la mutation du gène Parkin (PRKN). Malgré les consequences négatives, les comportements impulsifs et compulsifs, sont poursuivis sans contrôle, impactant négativement la vie des patients et leurs aidants. Des facteurs de risques ont été identifiés, principalement pharmacologique dus aux agonistes dopaminergiques, de façon dose- et durée dépendante; également retrouvé dans les modèles murins. La physiopathologie des TCI est encore imparfaitement connue et ce projet a pour but d’en étudier les substrats biologiques. L’objectif général de ce projet est porté en 3 points : • caractériser les troubles des conduites impulsives chez deux modèles murins de la maladie de Parkinson : avec lésion par la 6-hydroxydopamine (6-OHDA) et porteurs de la mutation du gène Parkin (PRKN) • analyser l’effet dose et durée-dépendant d’un agoniste dopaminergique sur la sévérité de ces troubles (pramipexole (PPX) dans le cas de l’étude) • identifier les causes d’apparition de ces troubles d’un point de vue biologique
Bénéfices attendus
Ce projet s’intègre dans une approche translationnelle et permettra l’identification de cibles thérapeutiques pour améliorer les traitements de la maladie de Parkinson, et prévenir l’apparition d’effets indésirables graves et fréquents, que sont les troubles des conduites impulsives liés au traitement par agonistes dopaminergiques dans la maladie de Parkinson. Après avoir établi les modifications comportementales dans les modèles murins de Parkinson dans ce projet, nous étudierons les modifications biochimiques et épigénétiques en rapport. Ce projet permettra donc : - de mieux comprendre les mécanismes biologiques sous-jacents à l'apparition d'un effet indésirable grave chez les patients parkinsoniens traités par traitements dopaminergiques - de développer ultérieurement des nouveaux traitements ciblés permettant de prévenir ces troubles invalidants, ayant un bénéfice direct chez chaque patient et leur entourage, et un bénéfice pour la société en évitant des troubles comportementaux (déviances sexuelles, dépenses inconsidérées, alimentation compulsive, etc...) ayant d'importantes conséquences médico-sociaux-économiques.
Procédures
Les souris effectueront une habituation préalable aux tests comportementaux d'environ 20 min pour l'ensemble des tests avec simple exploration des dispositifs expérimentaux, et 4 sessions d'entrainement au VDS d'une durée de 30 min chacune réparties sur 2 journées. Les souris sont évaluées sur une série de 4 tests comportementaux (2 pour l’évaluation motrice (Catwalk et cylinder test) et 2 pour l’impulsivité (cliff hanging et VDS) réalisés le même jour et dont la durée totale n'excèdera pas 1h30 par souris pour l'ensemble des tests. Ceci est répété 6 fois maximum au cours de la vie de l'animal. Les animuax recevront une injection sous-cutanée quotidienne lors de la phase de traitement par le pramipexole (PPX) sur une durée de 4 semaines. Une unique procédure chirurgicale est prévue pour certains des animaux : l’opération chirurgicale aura lieu dans la pièce de chirurgie. Elle durera 30 min environ pour une micro-injection dans une structure cérébrale. Les animaux se réveilleront 1 minute après l’injection en cas d’anesthésie gazeuse à l’isoflurane, 30 à 45 min après en cas d’anesthesie par injection de Kétamine Xylazine.
Impact sur les animaux
Les injections stéréotaxiques pourraient potentiellement introduire un stress ainsi que de la douleur chez certains animaux dans les heures ou les jours suivants après la chirurgie. Les animaux ont souvent du mal à récupérer après la lésion unilatérale des neurones dopaminergiques. Il est courant que les animaux présentent des difficultés à manger et boire dans les jours qui suivent l’opération, perdant plus de 10% de leur poids pendant cette période. Les injections répétées du traitement et le test comportemental répété à plusieurs reprise peuvent également être des nuisances. Le traitement par PPX devrait diminuer les symptômes parkinsoniens.
Devenir
A la fin des deux procédures, les animaux seront euthanasiés. Des prélèvements et analyses sont nécessaires post-mortem et cela implique donc l’euthanasie de l’ensemble des animaux.
Remplacement
Nous étudions des comportements moteurs et impulsifs, il est donc impossible de remplacer les animaux par un modèle cellulaire pour les tests comportementaux. Les études in vitro et sur les invertébrés ne permettent pas l'étude de comportements tels que les mouvements anormaux et leurs conséquences
Réduction
Le nombre total d’animaux impliqués est de maximum 2016 pour l'ensemble des procédures. La taille des effectifs a été établie grâce à un calcul de puissance et il sera nécessaire de procéder à des tests statistiques pour une interprétation fiable des résultats
Raffinement
Concernant le raffinement, pour toute cette étude, les conditions d’hébergement et les protocoles expérimentaux utilisés ont été optimisés pour exposer les animaux au minimum de douleur et d’inconfort possible. Les animaux seront hébergés en groupe de 2 à 5 animaux, dans un environnement à température contrôlée, avec cycle diurne- nocturne de 12h. L’eau, la nourriture seront fournies ad libitum en phase post opératoire et rendues plus accessibles, le temps pour l'animal de récupérer, puis en quantité suffisante pour maintenir un poids à 90% du poids corporel habituel. Un carré de coton pour nidifier est également placé dans chacune des cages de manière à offrir aux animaux un enrichissement. Ils feront l’objet d’un contrôle biquotidien car suite à la chirurgie nous renforcerons les observations pour surveiller les animaux dans la période critique où ils perdent du poids pour s'assurer qu'ils s'alimentent, ne montrent pas de signes de douleur, etc... L'accès à l'eau et alimentation sera facilité (hydrogel, croquettes au sol, poudre, ré-hydratation sous-cutanée). En restriction alimentaire pour atteinde 85% du poids initial, ils seront isolés en cage seul afin de pouvoir quantifier les apports alimentaires et se prémunir des risques de dominance empêchant l'animal de s'alimenter en cage d'hébergement multiples en cage. Ils seront observés 1x/j, pesés à J1,J4,J7 et de façon supplémentaire en cas de signe de déshydratation/faiblesse. En cas de dépassement
Choix des espèces
Ce projet s’intéresse à la pathogenèse et la thérapeutique des troubles moteurs et comportementaux de la maladie de parkinson, une pathologie neurodégénérative touchant l’adulte, exprimés dans un organisme mature, à l’âge adulte, en prenant en compte la variabilité individuelle et le sexe. Afin de ne pas interagir avec les phénomènes développementaux, nous utiliserons donc uniquement des animaux adultes (âgés de plus de 7 semaines). Notre projet propose de mieux comprendre le déclenchement des troubles conduites impulsives (TCI) induits par le traitement des agonistes dopaminergiques. Ces comportements ne peuvent être reproduits ni modélisés par des modèles in vitro ou computationnels. Le projet met en jeu des approches intégrées sur animal entier, nécessitant des souris transgéniques et ne peut se faire qu’à l’aide d’études comportementales au niveau de l’animal. Une fois les acteurs pharmacologiques et moléculaires déterminés, nous étudierons les mécanismes moléculaires à l’aide de modèles cellulaires lorsque cela est possible pour limiter le nombre d’animaux utilisés.