Procédures sans réveil
Caractérisation anatomique et fonctionnelle du rôle des interneurones axo-axoniques du cortex prefrontal et de l’amygdale
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
1080 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, la moitié opérée sous anesthésie sans réveil. Elles subissent des chirurgies cérébrales avec injections virales, implantation d'optrodes et de lentilles pour l'optogénétique et l'imagerie, pour caractériser un type d'interneurones du cortex préfrontal et de l'amygdale. Le porteur déclare "aucun" impact ou effet indésirable attendu, alors que le projet repose sur des chirurgies intracérébrales répétées. Il affirme qu'il n'existe "pas de méthode alternative", les cultures cellulaires ne contenant pas les connexions neuronales étudiées.
Objectifs
La mise en œuvre de ce protocole vise à la compréhension de l’anatomie et des fonctions des cellules axo-axoniques chez la souris. L'objectif principal de ce protocole est la caractérisation anatomique de ces circuits. Cet objectif sera atteint grâce à l'utilisation de diverses technologies de pointes que sont l’implantation de divers matériels intracérébraux : (1) injections virales intracérébrales pour création de modèles contrôlés par optogénétique, (2) implantation d’optrodes pour activation ou inhibition optogénétique et enregistrements électrophysiologiques et (3) implantation de lentilles pour imagerie intra-vitale. la compréhension de l'anatomie et de la fonction des ces interneurones inhibiteurs nous permettra à terme de mieux comprendre la balance excitation/inhibition au niveau du système nerveux central
Bénéfices attendus
Augmenter notre connaissance de l'anatomie et de la physiologie des cellules in hibitrices axo-axoniques du cortex préfrontal et de l'amygdale. Comprendre les mécanismes de dérégulation de la balance excitation/inhibition dans le système nerveux central.
Procédures
540 animaux seront soumis à une double chirurgie, (injection virale et implanatation de barres de fixation) dans le but de la réalisation de l'étape 3 de la procédure. Chaque chrrurgie dure moins de 30 min. 540 animaux seront soumis à une simple chirurgie, (injection virale) dans le but de la réalisation de l'étape 4 de la procédure. La chirurgie dure moins de 30 min.
Impact sur les animaux
Aucunes
Devenir
Tous les animaux utilisés dans cette procédure sont euthanasiés (1080)
Remplacement
Ce protocole nécessite l'utilisation d'animaux. En effet, la caractérisation anatomique et fonctionnelle des cellules axo-axoniques l'utilisation d'un cerveau intact chez l'animal vigile. Des méthodes in vivo telles que la culture cellulaire ou bien les coupes de cerveau ne contiennent pas les connexions neuronales qui sont le sujet de nos travaux. Il n'existe donc pas de méthode alternative.
Réduction
Le nombre d'animaux a été calculé par l'estimation de la variance observée avec ce type de données permettant d'atteindre une signification statistique. Ce nombre est donc de 30 souris par groupe, soit un total de 1080 souris pour la réalisation de ce protocole
Raffinement
Afin de réduire au minimum la souffrance des animaux, nous appliquons systématiquement un traitement antalgique avant et trois jours suivant les actes chirurgicaux qui sont réalisés sous anesthésie gazeuse. L’évaluation du poids de l’animal est effectuée de façon journalière à partir du moment où il est isolé en cage individuelle et rentre dans la phase expérimentale. Ces mesures ont lieu lors de la manipulation journalière des animaux en même temps que la vérification de l’état général de l’animal. Ces mesures sont consignées dans un cahier d’expériences prévu à cet effet. Pour identifier les dommages et contraintes subis par l’animal, nous avons définis des points limites au nombre de 5. Ces cinq aspects évalués au cours de nos expériences nous aident à déterminer un point final à l’expérimentation. Chaque critère est évalué de 0 à 3 et si un critère obtient le score maximal, ceci induit un arrêt immédiat de l’expérience.
Choix des espèces
La souris est un bon modèle pour les études anatomo-physiologiques. Son utilisation est généralisée dans le domaine des neurosciences et en particulier pour l’étude des circuits neuronaux. Les animaux seront utilisés entre 2 et 6 mois post natal.
Electrochimiothérapie vertébrale: évaluation de la toxicité médullaire sur un modèle porcin.
- Recherche appliquée
- Cancers
- Troubles musculosquelettiques
14 cochons vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, huit d'entre eux étant opérés sous anesthésie sans réveil. Ils subissent une électrochimiothérapie de la colonne vertébrale d'une durée de trois heures, pour évaluer la toxicité du traitement sur la moelle épinière. Le porteur indique que six animaux sont réveillés après l'intervention et peuvent alors développer des lésions neurologiques, comme un déficit moteur des membres postérieurs. Il affirme qu'aucune méthode alternative, simulation ou modèle numérique, ne permet de modéliser cette toxicité.
Objectifs
Les patients souffrants de métastases osseuses vertébrales sont à risque de développer une compression médullaire lorsque les cellules tumorales envahissent le canal rachidien où se trouve la moelle épinière et les nerfs. On parle alors « d’épidurite métastatique ». C’est une complication grave puisqu’elle entraine d’importantes douleurs et un risque de handicap sévère et définitif : la paraplégie. La fréquence des compressions médullaires par épidurite métastatique est estimée à 5% des patients atteints de cancer. Elle est plus particulièrement fréquente chez les patients souffrants de cancer de la prostate, du sein ou du poumon.
Bénéfices attendus
La réalisation d’un traitement d’électrochimiothérapie en utilisant une chimiothérapie sans toxicité neurologique, telle que la bléomycine, permet d’espérer une destruction sélective des cellules tumorales sans séquelle neurologique. Le but du projet est donc de vérifier l’innocuité de l’électrochimiothérapie sur la moelle épinière en utilisant un modèle porcin. En l’absence de toxicité, ce traitement pourra être envisagé chez des patients souffrants d’épidurite métastatique pour évaluer l’efficacité anti-tumorale.
Procédures
L’ensemble des traitement d’électrochimiothérapie sera réalisé sous anesthésie générale. A aucun moment l’animal ne sera conscient ni susceptible de ressentir la douleur. Deux animaux seront utilisés en phase préliminaire pour valider la faisabilité de l'étude et 12 autres pour le projet à proprement parlé. Si les résultats des deux animaux préliminaires le permettent, ceux-ci seront inclus dans le groupe expérimentation (groupe 1 - N=6). Les animaux du groupe test et du groupe 1 (procédures aigus) seront sous anesthésie générale pendant la durée de la procédure (3 heures) avant d'être euthanasiés. Les animaux du groupe 2 (N=6) subiront la même procédure que ceux du groupe 1 mais seront réveillés et euthanasiés à J+3 (N=3) et J+28 (N=3).
Impact sur les animaux
L’ensemble des procédures expérimentales sera réalisé sous anesthésie générale. A aucun moment l’animal ne sera conscient ni susceptible de ressentir la douleur. Pour le groupe 3 (n=6) les animaux seront réveillés après le traitement d'électrochimiothérapie. Le risque, qui aura théoriquement été préalablement écarté lors des procédures du groupe 2 est l'apparition, après le réveil, de lésions neurologiques (déficit moteur des membres inférieurs ou sphincterien).
Devenir
L'ensemble des animaux seront euthanasiés afin de pouvoir réaliser l'étude anatomopatholgique des segments de moelles exposés à l’électrochimiothérapie.
Remplacement
Notre projet prévoit d’utiliser un modèle animal porcin car il n’existe actuellement pas de méthodes alternatives (simulation sur mannequin haute-fidélité́, simulation numérique) permettant de modéliser les éventuelles toxicités de l’électrochimiothérapie sur la moelle épinière : courant électrique et chimiothérapie.
Réduction
Afin de réduire le nombre d’animaux nécessaire, chaque animal sera son propre témoin.
Raffinement
L’ensemble des procédures expérimentales sera réalisé sous anesthésie générale balancée. A aucun moment l’animal ne sera conscient ni susceptible de ressentir la douleur. Les animaux du groupe 3 (N=6) seront évalués cliniquement, après leur reveil, à la recherche de signe de lésion neurologique (déficit moteur des membres inférieurs ou sphincterien) ou de tout autre signe de souffrance. Cette évaluation aura lieu deux fois par jours de J0 à J3 selon la grille d'évaluation (Annexe 1-2). Une attention particulière sera portée sur l'éventuelle altérration du comportement général (recherche de signe de passivité ou d'apathie) et de la locomotion (réticence à se déplacer, trouble de l'équilibre, paralysie...). L’atteinte d’un point limite est déterminée par un score basé sur des signes comportementaux, d’apparence générale permettant de quantifier la souffrance de l’animal (Annexe 1-2). En cas de doutes ou de constat d’un mal-être, l’information sera remontée au responsable du bien-être animal qui fera une contre-expertise du score. Selon le score obtenu, le responsable du bien-être animal prescrira des examens systématiques qui seront fait sous sédation et préviendra le vétérinaire désigné de la situation. La prise en charge de l’origine de la douleur devra entrainer la baisse du score. En cas de détérioration du score, le responsable du bien-être animal contactera le vétérinaire désigné pour effectuer des examens plus approfondis et définir la conduite à tenir. Pour améliorer le confort et le bien-être des animaux, les animaux seront hébergés en zone de réveil après l'intervention afin de s'assurer de leur parfaite récupération puis dès que cela sera possible, ils réintègreront la zone d'hébergement avec leurs congénères afin de réduire leur stress, à raison de deux par box. Du personnel animalier mettra quotidiennement à disposition un environnement stimulant (activité́ de fouissage, distributeur d’aliments, planche à gratter).
Choix des espèces
Le porc est l’animal le plus approprié pour notre étude à la fois du fait des caractéristiques physiologiques proches de l’homme, mais également en raison de son anatomie et la taille de ses vertèbre et de sa moelle épinière qui se prêtent aisément à la mise en place des aiguilles d’électrochimiothérapie.
- Recherche appliquée
- Cancers
- Toxicologie (hors obligations réglementaires)
- Recherche fondamentale
- Oncologie
1 978 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance allant de léger à modéré, une partie sous anesthésie sans réveil. Un glioblastome leur est implanté dans le cerveau par stéréotaxie, avec suivi par IRM et injections répétées d'un peptide seul ou couplé à des nanocapsules de paclitaxel, une perte de poids supérieure à 20 % déclenchant la mise à mort. Le porteur revendique une combinaison d'études permettant de "raffiner" les doses et de réduire les lots suivants. Il affirme qu'il est "indispensable" de passer par un modèle animal reproduisant le glioblastome avant tout essai chez l'humain.
Objectifs
Le glioblastome (GBM) est le cancer cérébral le plus fréquent et le plus agressif, avec 200 000 décès par an dans le monde, une survie médiane de 14 mois et aucun traitement curatif. Le traitement actuel consiste en une exérèse chirurgicale suivie par le protocole de Stupp (radiothérapie et chimiothérapie avec le témozolomide). Des travaux publiés ont montré l’action anti-mitotique du peptide NFL-TBS.40-63 dans des cellules de GBM (rats, souris, humain). Ce peptide inhibe la prolifération et la viabilité des cellules souches et différenciées de GBM. Chez des rats porteurs d’un GBM orthotopique (F98), des injections intraveineuses répétées de ce peptide (15 mg/kg, une injection par jour pendant 5 jours) diminue de 53,5% la taille de la tumeur et améliore leur survie par rapport aux animaux non traités (résultats non publiés). Sur ce même modèle tumoral, la barrière hémato-encéphalique est lésée et permet le passage de molécules comme ce peptide (APAFIS N°2901) (résultats non publiés). De plus, adsorbé à la surface de nanocapsules lipidiques (LNCs), ce peptide augmente leur internalisation dans des cellules murines de GBM (GL261) comparativement aux LNCs seules. In vivo, une seule injection intratumorale de LNCs couplées au peptide et chargées en paclitaxel (0,8 mg/kg) diminue de manière plus efficace le volume tumoral de souris portant un GBM murin comparativement aux LNCs chargées en paclitaxel et non couplées au peptide (75% contre 60%, respectivement). Une société de biotechnologies en santé travaille sur les formulations du peptide seul (GC01) et combiné aux LNCs-paclitaxel (GC04) pour en faire de futurs candidats-médicaments pour le GBM. Leur développement pharmaceutique a permis de les formuler pour une utilisation clinique (formulations validées in vitro sur des cellules de GBM, notamment les cellules F98 utilisées dans ce projet) (résultats non publiés). Le but de ces travaux avancés de recherches pré-cliniques non réglementaires est d’étudier la tolérance et l’efficacité de GC01 et GC04 après administrations répétées chez des rats sains ou porteurs de GBM en déterminant la voie d’administration la plus adaptée (intraveineuse IV, intrapéritonéale IP ou sous-cutanée SC) dans un modèle physiopathologique proche de celui observé chez l’Homme afin de développer un traitement contre le GBM et prévenir les rechutes chez les patients.
Bénéfices attendus
Une société de biotechnologies en santé travaille actuellement sur des formulations du peptide seul (GC01) et combiné aux LNCs chargées en paclitaxel (GC04) pour en faire de futurs candidats-médicaments dans le traitement du GBM. Ces nouvelles formulations ont été préalablement testées et validées in vitro sur des cellules de GBM (notamment sur les cellules F98 qui seront utilisées dans ce projet) (résultats non publiés). Le but de ces travaux avancés de recherche pré-clinique non réglementaire est donc d’étudier in vivo la tolérance et l’efficacité de GC04 et de valider le maintien de l’activité de GC01 après administrations répétées chez des rats sains ou porteurs de GBM tout en déterminant la voie d’administration la plus adaptée pour ces traitements (intraveineuse IV, intrapéritonéale IP ou sous-cutanée SC) dans un modèle physiopathologique le plus proche possible de celui observé chez l’Homme, dans le but de développer un traitement contre le GBM et prévenir les rechutes chez les patients opérables ou non. Ces travaux avancés de recherche pré-clinique non réglementaire ont pour but de valider l’innocuité des traitements et leur efficacité et ainsi, confirmer leur intérêt thérapeutique. Si l’intérêt thérapeutique est attesté et la posologie déterminée, ces travaux pourront servir de base pour la mise en place d’essais pré-cliniques règlementaires avant la mise en place d’essais cliniques.
Procédures
Dans l’étude 1, les animaux subiront deux types d’intervention, des injections IV ou IP ou SC sur une période de 5 semaines (1 à 2 injections, qui durent quelques minutes, par jour pendant 5 jours suivies de 2 jours de repos, sur 5 cycles) et un prélèvement par ponction cardiaque (1 fois puisque cette intervention sera suivie par la mise à mort des animaux). Dans l’étude 2, les animaux subiront trois types d’intervention, l’implantation tumorale par stéréotaxie qui dure quelques heures, le suivi de la croissante tumorale par IRM (3 IRM de suivi qui dureront quelques heures et qui seront espacées de plusieurs semaines) et des injections IV ou IP ou SC sur une période de 5 semaines (1 à 2 injections, qui durent quelques minutes, par jour pendant 5 jours suivies de 2 jours de repos, sur 5 cycles). Dans l’étude 3, les animaux subiront deux types d’intervention, une injection unique IV ou IP ou SC qui durera quelques minutes et des prélèvements répétés de sang au niveau de la veine caudale et de la veine jugulaire (5 à 7 prélèvements maximum, qui dureront quelques minutes chacun et qui seront espacés de plusieurs minutes à plusieurs heures). Dans l’étude 4, les animaux subiront trois types d’intervention, l’implantation tumorale par stéréotaxie qui dure quelques heures, le suivi de la croissante tumorale par IRM (1 IRM de suivi qui durera quelques heures) et des injections IV ou IP ou SC (1 à 2 injections, qui durent quelques minutes, par jour pendant 5 jours) ou une injection unique IV, qui dure quelques minutes, ou une injection intra-tumorale qui durera quelques heures.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables des candidats médicaments seront évalués lors de l’étude 1 qui a pour but d’évaluer l’innocuité des traitements et de définir ainsi les doses maximales répétées tolérées (MTRD) ou les doses sans effet nocif observables (NOAEL). GC04 étant composé d’un anticancéreux (le paclitaxel), des effets indésirables communément retrouvés après injection de ce type de composé pourraient être observés (modification de la formulation sanguine, perte de poids, faiblesse, etc.). Les effets indésirables peuvent être également liés à l’acte chirurgical et la croissance tumorale (hyperpression intracrânienne, œdème, etc.) ainsi qu’à l’injection des traitements (rougeur, inflammation, etc.).
Devenir
A l’issue de toutes les procédures, pour toutes les études décrites, les animaux seront tous mis à mort par inhalation de CO2 pour prélèvements de sang et/ou d’organes afin de réaliser des études post-mortem, ou seront mis à mort suite à l’atteinte de points limites spécifiques et établis selon un tableau de score (par animal) qui permettra d’évaluer l’état général des animaux (une perte de poids supérieure à 20%, par rapport au poids mesuré en début de protocole, ou un score égal ou supérieur à 12 points impliquera la mise à mort de l’animal avant la fin de la procédure ou de l’étude).
Remplacement
L’utilisation de GC01 et GC04 en thérapeutique étant à visée humaine, il est nécessaire de réaliser des études précliniques, comme ici des études toxicologiques et d’efficacité pour démontrer et valider sans aucune ambiguïté leur innocuité et efficacité avant de passer à des essais cliniques chez l’Homme. Ces traitements visent les femmes et les hommes, c’est pourquoi il est important de démontrer leur innocuité chez les deux sexes. Des travaux menés sur des cultures de cellules tumorales et saines ont déjà été réalisées pour valider les molécules et formulations testées. Pour compléter l’étude, il est indispensable de passer sur un modèle animal mimant les conditions de développement du GBM avant de pouvoir tester les molécules sur des patients atteints de ce cancer.
Réduction
La combinaison des deux premières études (études 1 et 2) permettra de raffiner la posologie et le mode d’administration, et ainsi de réduire le nombre de lot d’animaux à tester dans les études suivantes (études 3 et 4). Le nombre d’animaux mâles pourra également être réduit au strict minimum en fonction des résultats obtenus chez les femelles. De plus, lors de l’étude de toxicité, une seule dose à la fois sera testée. Ainsi, si la plus haute dose n’est pas toxique, les doses plus basses ne seront pas systématiquement testées. Le nombre d’animaux choisi par groupe est suffisant pour garantir des données précises, représentatives de l’espèce, et statistiquement exploitables. Il n’est pas utile d’avoir plus d’animaux, mais il est préférable de ne pas en utiliser moins, au risque d’être confronté à des variations entre des animaux d’un même groupe. Pour les études 1 (toxicité) et 4 (biodistribution), des comparaisons multiples (ANOVA) et des comparaisons appariées (Bonferroni’s correction) vont être effectués entre les différents groupes, notamment entre les groupes contrôles et les groupes traités. Pour l’étude 2 (efficacité), les analyses statistiques seront réalisées grâce au test Log-Rank après représentation des données sous forme de courbes type Kaplan-Meier, afin d’évaluer de potentielles différences significatives entre les différents traitements.
Raffinement
Les animaux sont reçus 2 à 4 semaines avant de débuter les expérimentations afin qu’ils s’acclimatent à leur nouvel environnement et à la contention. Selon l’Arrêté du 01/02/2013 fixant les conditions d’agrément, d’aménagement et de fonctionnement des établissements utilisateurs, éleveurs ou fournisseurs d’animaux utilisés à des fins scientifiques, le nombre de rats maximum par cage sera défini en fonction de leur poids (et âge) et du type de cage (surface adaptée). Par exemple, 7 rats femelles de 200-300g pourront être hébergées dans des cages de 1820 cm2. Aucune alimentation spécifique (à part nourriture et eau suffisantes), ni enrichissement particulier des cages (à part la présence d’une cabane) n’est nécessaire pour mener ces études. La douleur et l’angoisse de chaque animal seront évaluées par un suivi quotidien de leur poids, de leur bien-être, d’un changement dans leur comportement, de l’apparition de signes cliniques de souffrance (posture, poils hérissés et sales, tremblements, prostration, difficultés de se déplacer, aucune réponse aux stimuli …). Plusieurs personnes seront impliquées dans ce suivi. Afin d’évaluer de façon raffiner la souffrance/douleur des animaux tout au long de l’expérimentation, un système de score sous forme de tableau sera mis en place et annoté régulièrement pour chaque animal et pour chaque paramètre contrôlé (apparence physique, comportement, hydratation et prise de poids). Un score de 0 à 4 sera établi pour chaque paramètre contrôlé, 0 correspondant à un paramètre normal et 4 correspondant à un paramètre anormal fortement prédictif d’une souffrance ou d’une douleur. Dans le cas où un animal présenterait un ou des signes de souffrance, pour un score inférieur à 12 points (points limites prédictifs et précoces adaptés), de la buprénorphine (0,05 mg/kg) serait administrée (en sous-cutanée) toutes les 4h en journée (3 injections maximum par jour), pendant plusieurs jours, jusqu’à ce que ces signes disparaissent. Une perte de poids supérieure à 20%, par rapport au poids mesuré en début de protocole, ou un score égal ou supérieur à 12 points (critère d’arrêt) impliquera la mise à mort de l’animal. Plusieurs personnes seront impliquées dans ce suivi, mais la décision finale sera prise dans les 24h par le porteur de projet.
Choix des espèces
Au début de l’expérimentation, les rats Fischer adultes seront âgés de 9-10 semaines. A leur arrivée à l’animalerie, les rats fournis seront âgés de 6-7 semaines. Pendant les 2 à 3 semaines de stabulation, les animaux s’acclimateront à leur nouvel environnement et seront manipulés par les expérimentateurs quotidiennement pour les habituer à la contention et ainsi réduire leur stress lors des études. Le choix de l’âge en début de projet a été dicté par la procédure de chirurgie (la taille de l’animal doit être suffisante pour être adaptée au cadre de stéréotaxie utilisé dans l’animalerie), mais aussi par les précédents travaux réalisés dans le laboratoire. Les animaux seront des femelles et des mâles. Il est important de vérifier l’efficacité anti-tumorale de GC01 et GC04 sur les deux sexes puisque ce traitement est destiné à la fois aux femmes et aux hommes. Ces études seront d’abord réalisées sur des rats Fisher femelles adultes, qui ont déjà été utilisées dans de précédentes études menées sur GC01. Selon les résultats (étude 1 et 2), les doses à injecter chez les rats mâles pourront être modulées pour ainsi réduire au strict minimum le nombre de lots d’animaux mâles à utiliser (réduction).
Formation au Diplôme d’Etude Spécialisé (DES) de chirurgie
- Enseignement supérieur
60 cochons vont être utilisés, opérés sous anesthésie pendant au moins trois heures et tués avant tout réveil. Ils servent de support à la formation d'internes en chirurgie thoracique, abdominale, digestive et vasculaire, le coeur étant prélevé en fin d'intervention. Le porteur indique faire pratiquer "plusieurs gestes de diverses spécialités sur un même animal", ce qu'il décrit comme un moyen de "rentabiliser au maximum l'animal". Il affirme que les simulateurs ne permettent pas de gérer une hémorragie réelle et conclut que le recours à l'animal vivant est "indispensable".
Objectifs
Ce projet a pour objectif de former des internes en chirurgie aux techniques chirurgicales spécialisés par coeliscopie ou laparotomie en chirurgie thoracique, abdominale, digestive, vasculaire...
Bénéfices attendus
Le DES permet aux internes en chirurgie de se former sur des techniques spécifiques de chirurgie pour à terme obtenir le DES et transposer ces techniques chez l’humain.
Procédures
Les animaux seront soumis à une procédure chirurgicale de minimum 3h, dépends des gestes effectués.
Impact sur les animaux
Le transport de l’animal au bloc opératoire et la chirurgie, sont les deux points où l’animal pourrait ressentir du stress, douleur ou souffrance. Afin de d’éviter cela, des protocoles précis de sédation, anesthésie et analgésie sont réalisés.
Devenir
En fin de chirurgie le coeur est prélevé, c'est pourquoi ils sont euthanasiés par la suite.
Remplacement
Il existe des méthodes d’entrainement en chirurgie tels que les simulateurs haute et basse fidélité ou la réalité immersive . Cependant, ces dispositifs ont leur limite. Dans le cadre de notre formation, ils ne permettent pas d’appréhender la gestion de l’hémostase (hémorragie), la faisabilité d’un prélèvement d’organe et de sa réimplantation, la gestion d’une fuite de liquide cérébro-spinal. C'est pourquoi, le recours au modèle animal vivant est indispensable pour acquérir et maîtriser les techniques de chirurgie pour pouvoir ensuite, une fois le diplôme obtenu, les appliquer sur l‘humain.
Réduction
Cette formation est annuelle et nous essayons au maximum de réduire le nombre d’animaux au fil des années. En effet, nous prévoyons moins d’animaux (60 au lieu de 80) par rapport à notre précédente demande faite en 2015. Ici, nous utiliserons au maximum 60 animaux pour 5ans. Ce nombre sera revu à la baisse et uniquement à la baisse en fonction du nombre d’internes inscrits. De plus, plusieurs chirugiens effectuent plusieurs gestes de diverses spécialités sur un même animal, toujours dans l'objectif de rentabiliser au maximum l'animal.
Raffinement
Les animaux utilisés pour cette formation proviennent d’un éleveur agrée. Ils sont identifiés et transportés dans des conditions confortables sur de la sciure dans le camion. Afin de réduire au maximum la souffrance et douleur de l’animal lors de la chirurgie, les animaux sont sous couverture anesthésique et analgésique chimique adaptée. Du personnel qualifié suit la profondeur de l’anesthésie et la qualité de l’analgésie durant toute l’intervention. A la fin du TP, l’animal n’est pas réveillé. De plus, des points limites per-opératoire ont été établis avec des actions mises en places en conséquences.
Choix des espèces
Le porcelet de 40 kg est l'animal le plus proche de l'anatomie humaine car la taille de ses organes et son métabolisme permet aux chirurgiens de se mettre en situation similaire à la chirurgie d'un patient humain. Nous pouvons utiliser la même instrumentation et les gestes techniques sont les même que chez un patient opéré. Les porcelets utilisés sont des jeunes adultes de 3 à 4 mois d'environ 40 kg. Le choix de ce stade de développement est tout simplement dû au poids de l'animal approchant du poids moyen d'un jeune humain. Un poids supérieur poserait un problème de manipulation (pas de matériel de levage adapté). De plus, ce modèle permet d’utiliser les mêmes instruments que chez l’humain.
TRAVAUX PRATIQUES intégrés à la FORMATION PARTICULIERE à la CHIRURGIE EXPERIMENTALE Module 2 : Chirurgie du gros animal
- Enseignement supérieur
25 cochons vont être utilisés, opérés sous anesthésie et tués avant tout réveil. Chaque animal sert de support à des travaux pratiques de chirurgie (intubation, laparotomie, contrôle des saignements, sutures) menés par des stagiaires, non pour produire des connaissances mais pour la formation à la chirurgie expérimentale. Le porteur indique recourir à la vidéotransmission pour limiter à un seul cochon par session de neuf stagiaires. Il décrit des simulateurs et des pieds de porc artificiels mais affirme qu'aucun ne reproduit les procédures complexes et conclut qu'il est "nécessaire d'avoir recours à l'animal".
Objectifs
Cette formation explique et montre les différentes étapes d’une intervention chirurgicale. Il s’agit de l’anesthésie en incluant la préparation de l’animal, de la maîtrise et du contrôle des paramètres opératoires et de bien conduire l’analgésie en utilisant une surveillance systématique pendant et après l’intervention chirurgicale: savoir mener une intervention du début à la fin. Les gestes sont présentés à chaque intervention en insistant, au fils des jours sur ce qui est nouveau. Des documents types sont distribués aux étudiants afin de leur permettre d’établir pour chaque future procédure expérimentale le plan de procédure chirurgicale détaillée (matériel, traitements analgésiques et anesthésiques), les points limites per et post-opératoires et le monitorage postopératoire du bien être de l’animal. Les actes présentés sont les gestes de bases de la chirurgie, transposables à toutes les espèces. Il s’agit de l’intubation trachéale, laparotomie, du contrôle de l’hémostase (comment arréter un saignement), du contrôle pédiculaire, de la dénudation veineuse et artérielle. Sont aussi enseignés les principes des sutures vasculaires parenchymateuses et digestives, puis de la fermeture des voies d’abord (dans les « règles de l’art ») afin de permettre une survie prolongée de l’animal dans des conditions de confort optimales.
Bénéfices attendus
Cette formation explique et montre les différentes étapes d’une intervention chirurgicale. L’ensemble des procédures chirurgicales sera filmé et retransmis en direct sur grand écran dans la salle opératoire. Par groupe de 2, les étudiants effectueront deux procédures chirurgicales (un aide et un opérateur pour chaque procédure). Chaque stagiaire exécute, à tour de rôle et sous contrôle d’un chirurgien enseignant, le geste technique (en reprenant le principe « du compagnonnage » de l’enseignement de la chirurgie humaine) Ainsi chaque étudiant pourra observer l’ensemble des procédures et être évalué sur sa pratique chirurgicale sans avoir besoin d’augmenter le nombre d’animaux. Le choix des instruments est adapté aux techniques de chirurgie « classique », micro-invasive afin d’éviter les lésions et délabrements superflues des tissus, sources de douleurs. Cette démarche est calquée sur la chirurgie de l’homme par la rigueur des gestes et la mise en pratique des descriptions de l’anatomie chirurgicale afin d’obtenir des résultats scientifiques plus fiables et reproductibles. La particularité de cet accompagnement est d’offrir tout le temps nécessaire au stagiaire pour parfaire ses connaissances de manière interactive sans les contraintes habituelles liées au respect et aux exigences des protocoles en matière de durée.
Procédures
Les animaux seront tous soumis à une procédure chirurgicale sans réveil.
Impact sur les animaux
Cette procédure étant sans réveil, il n'y aura aucune nuisances ou effet indésirables sur les animaux. Les points limites per-opératoires terminaux définis correspondent à des complications de la chirurgie et conduiront tous à l'arret de la procédure et à la mise à mort de l'animal.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure expérimentale. L'enseignement des gestes chirurgicaux et la durée de la procédure seraient incompatibles avec un réveil de l'animal.
Remplacement
Cet enseignement pratique, dédié à la formation à la chirurgie expérimentale exploite plusieurs moyens de simulation afin de diminuer le nombre d’animaux nécessaires (apprentissage sur tissu artificiel, sur pied de porc, vidéo-retransmission). Toutefois, il n’existe aucun moyen de simulation capable de reproduire la pratique des procédures chirurgicales complexes. Par exemple la réalisation d’une hémostase chirurgicale est un élément essentiel à acquérir pour un scientifique afin qu’il sache comment contrôler un saignement au cours d’une chirurgie expérimentale. Il est de notre mission dans cet enseignement de former les étudiants afin qu’ils acquièrent un geste chirurgical sûr qui leur permettra à leur tour de raffiner au maximum leurs procédures expérimentales. Aux vues de ces éléments, il est donc nécessaire d'avoir recours à l'animal pour cet enseignement.
Réduction
Nous avons minimisé au maximum le nombre d'animaux nécessaire pour cet enseignement. En développant la vidéotransmission le jour de l'intervention, un seul cochon sera nécessaire pour chaque session de formation (9 stagiaires maximum). Cette procédure étant sans réveil, nous avons également réalisé des vidéos pour enseigner comment réveiller un animal et effectuer le suivi post-opératoire.
Raffinement
Afin de tenir compte des besoins quotidiens de nos animaux et d’améliorer leur bien-être, les porcs auront une nourriture adaptée, de l’eau de boisson à volonté et seront stabulés en groupe pour permettre un contact régulier entre congénères et réduire le stress dans un box de 9m2 (individus de poids
Choix des espèces
Le porc a été choisi comme modèle de la chirurgie du gros animal (module 2) car il est devenu l'animal de taille humaine de référence. En effet, il est très proche de l'Homme d'un point de vue physiologique et anatomique (taille, structure et morphométrie des organes). De nombreuses constantes biologiques sont très similaires à l'Humain. De plus la recherche appliquée sur les dispositifs médicaux peut être conduite avec les prototypes à taille humaine en utilisant les mêmes procédures et instruments que chez l’humain. Le recour au Porc permet également de n'utiliser qu'un seul animal par session de formation.