Chats

89 contenus, page 6 sur 8
  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Chats : 3
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 3
▲ -
Devenir
 -
 -
 3
 -

3 chats vont être utilisés, gardés vivants et réutilisés dans un autre projet, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils subissent, sous anesthésie générale de deux heures trente, l'implantation d'électrodes cérébrales, un transport vers un établissement partenaire et des administrations orales d'une molécule, pour tester un antagoniste du récepteur H2 de l'histamine sur le sommeil. Le porteur reconnaît une douleur post-opératoire d'environ trois jours et le stress du transport. Il présente le chat comme un modèle de référence du sommeil transposable à l'être humain et affirme que seul l'animal "entier" reproduit l'alternance veille-sommeil.

Objectifs

L'être humain est soumis à l'alternance du cycle veille-sommeil. L'éveil est un état permettant la réalisation d'activités vitales et cognitives. Durant l’éveil le cerveau reçoit des informations internes et externes et les analyse pour y répondre de manière adaptée. Inversement le sommeil lent est un état comportemental de repos, permettant à l'organisme d'assurer la récupération physique et fonctionnelle dans des conditions de dépense énergétique minimale. Notre équipe s’intéresse depuis de nombreuses années à l’histamine qui est l’un des neurotransmetteurs majeurs de l’éveil. Les neurones à histamine sont localisés dans une région située sous l’hypothalamus postérieur et émettent des prolongements dans l’ensemble du cerveau. Il existe plusieurs récepteurs à l’histamine, dénommés H1, H2 et H3. Suivant le type de récepteur et sa localisation, l’histamine libérée au cours de l’éveil va avoir des effets activateurs sur ses récepteurs cibles ou inhibiteurs sur ses récepteurs d’autorégulation. Afin de mieux comprendre les mécanismes de déclenchement et de maintien de l’éveil il est important d’identifier précisément l’action de l’histamine sur ces différents récepteurs. Ceci est rendu possible par l’utilisation d‘antagonistes c’est-à-dire des molécules qui vont bloquer sélectivement l’un de ces récepteurs. A l’inverse des récepteurs H1 et H3 dont le rôle sur le sommeil est bien démontré, celui des récepteurs H2 reste peu connu. Dans le cadre d’une autorisation précédente, nous avons obtenu une amélioration du sommeil lent à l’aide d’une nouvelle molécule ciblant spécifiquement ce type de récepteurs, l’effet restant néanmoins à être confirmé statistiquement en raison d’un petit échantillon (n=3). L'objectif de cette étude consiste à finaliser la caractérisation de l’effet de ce nouvel antagoniste H2 sur les états de vigilance et sur l’électroencéphalogramme (EEG) en réalisant des expériences complémentaires sur un nombre réduit d'animaux afin de compléter et confirmer nos premiers résultats.

Bénéfices attendus

Les retombées potentielles de cette étude sont non seulement d’ordre scientifique sur l’animal-modèle (connaissances des mécanismes neuronaux de l’éveil et du sommeil, du rôle des récepteurs centraux H2 de l’histamine) mais aussi transposables à l’Homme et notamment en situation clinique. Les résultats de l’étude pharmacologique vont nous permettre de finaliser la caractérisation du nouvel antagoniste H2 et de ses effets sur les états d’éveil et de sommeil, sur le plan comportemental et de la qualité du sommeil. Ces résultats permettront également de conforter le potentiel translationnel de l’étude. En effet, ce nouvel antagoniste du récepteur H2 a récemment obtenu un statut « cliniquement approprié » après une série de tests réglementaires montrant son innocuité aigue et chronique chez l'animal. Cette étude de preuve de concept chez le chat constitue donc une étape cruciale pour la conception d’une nouvelle thérapie capable d’améliorer le sommeil affecté par les différents types de stress rencontrés dans la vie au cours de l’éveil.

Procédures

L’étude comporte une analyse quantitative et qualitative du sommeil grâce à des enregistrements par électrodes (électroencéphalogramme (EEG), électromyogramme (EMG)) ainsi que des administrations par voie orale de la molécule d’intérêt testée à trois doses contre placebo. La procédure implique pour les animaux les étapes suivantes - une acclimatation d’une durée minimale de deux semaines dans notre établissement - un transport (aller et retour) dans un établissement partenaire d’une durée de 35 minutes - une intervention chirurgicale sous anesthésie générale d’une durée maximale de deux heures trente visant à implanter les électrodes. - une période post-opératoire de 24h à 48h dans l’établissement partenaire suivie d’une convalescence de deux semaines avec évaluation de la douleur et soins appropriés incluant des injections répétées (2 à 3) d’antalgique sous la peau (1 minute). - des sessions d’enregistrement du sommeil au nombre de 24 (8 enregistrements de référence et 16 enregistrements avec administration orale de la molécule d’intérêt ou du placebo). Les sessions durent chacune 6h et sont séparées d’au moins trois jours pour permettre l’élimination de la molécule. Lors des sessions, l’animal est placé seul dans une pièce expérimentale de 4m^2 équipée comme la salle d’hébergement, avec enrichissement. Il est privé de ses congénères dont la présence et les interactions pourraient affecter la qualité de son sommeil, puis les retrouvent à la fin des sessions. Chaque session débute avec une courte immobilisation de l’animal (30 secondes) pour placer l’émetteur sans fil et introduire la gélule contenant le composé testé par voie orale. Pour un animal donné, l’expérience dure au total onze semaines.

Impact sur les animaux

Lors du transport aller-retour dans l’établissement partenaire, l’animal est susceptible d’éprouver un stress, de l’angoisse passagère et un mal des transports Les animaux subissent une intervention chirurgicale au cours de laquelle un dispositif est implanté pour capter les signaux cérébraux. Cette intervention va être à l’origine d’une douleur post-opératoire susceptible de se prolonger plusieurs jours et de se traduire par une modification de l’état général et du comportement ainsi qu’une réaction au toucher de la zone opérée. Ces douleurs pourront durer plus ou moins longtemps selon l’animal, mais leur durée moyenne est estimée à trois jours environ et font l’objet d’une prise en charge par des injections de médicaments antidouleurs ; ces injections entraineront une douleur transitoire au niveau de la peau du site d’injection et pourront être répétées plusieurs fois. Malgré leur taille réduite, les électrodes d’enregistrement peuvent générer des microlésions cérébrales, un œdème (gonflement) ou un hématome (saignement). Il existe également un léger risque d’infection au niveau de l’implant. Lors des sessions l’animal est placé seul dans une pièce expérimentale, il est momentanément privé de ses congénères et est susceptible d’éprouver un stress lié à l’isolement ou à la nouveauté de la situation. Les sessions débutent avec la pose d’un petit émetteur sans fil sur l’implant et l’administration orale de la gélule contenant le placebo ou la dose du composé testé. Ceci nécessite une contention de l’animal créant un inconfort momentané qui peut se traduire par une réaction de fuite ou de défense s’il n’est pas habitué. Il n’est pas attendu d’effet indésirable avec la molécule testée.

Devenir

Tous les animaux sont gardés en vie. Les animaux implantés seront réutilisés dans un autre projet car l'implantation est pérenne dans le temps et les enregistrements sont possibles pendant plusieurs mois. Les animaux non implantés qui n’auront pas été inclus dans l’étude seront proposés à l’adoption par le biais d'une association. La décision est prise en concertation par le responsable du projet et le vétérinaire désigné.

Remplacement

Cette étude fait suite à des travaux préalables in vitro qui ont montré l’implication du récepteur H2 de l’histamine dans l’excitabilité et l’activité neuronale. Elle a pour objet la caractérisation des effets d’un nouvel antagoniste des récepteurs H2 sur les états de vigilance et l’électroencéphalogramme (EEG) ce qui intègre une réponse physiologique et comportementale complexe qui ne peut être obtenue que chez l’animal entier. Il n’existe pas à ce jour de modèle de sommeil in silico ou ex-vivo capable de reproduire les mécanismes neuronaux complexes qui sous-tendent l’alternance des états d’éveil et de sommeil. Les mammifères sont les seuls animaux possédant un cycle veille/sommeil comparable à celui de l’homme.

Réduction

Notre plan d’expérience est conçu pour collecter le maximum de données sur un nombre réduit d’animaux, grâce à des mesures répétées sur un même animal (3 répétitions) et au recueil simultané de données à la fois quantitatives et qualitatives sur le sommeil. Le nombre d’animaux est ainsi réduit au minimum sur la base d’expériences préliminaires et du nombre d’essais complémentaires à réaliser pour obtenir des résultats exploitables et valides d’un point de vue statistique. En outre, l’étude sera menée de façon séquentielle avec un premier animal dont nous analyserons les données avant d’envisager l’ajout d’un second animal ou d’un troisième, uniquement si cela s’avère nécessaire. Les résultats obtenus feront l’objet de tests statistiques pour mesures répétées qui figurent parmi les plus fiables et les plus robustes. L’étude donnera lieu à une publication scientifique ; les enregistrements de sommeil pourront faire l’objet d’un partage avec la communauté scientifique grâce aux plateformes de données ouvertes. La réutilisation par d’autres scientifiques de ces données rares permettra de limiter le recours à de nouveaux animaux.

Raffinement

Les conditions d'hébergement, de soins et les méthodes mises en œuvre dans ce projet ont été définies en collaboration avec des vétérinaires spécialistes et la structure chargée du bien-être animal de façon à réduire toute douleur, souffrance, angoisse ou dommage durables : Une période d’acclimatation minimale de deux semaines est prévue, ainsi que des délais de récupération après le transport et l’intervention chirurgicale. L’implantation chirurgicale d’électrodes est réalisée sous anesthésie générale profonde avec analgésie peropératoire dans un établissement vétérinaire offrant des conditions optimales de réalisation ; la prise en charge postopératoire repose sur un protocole de soins post-opératoires qui inclut une évaluation de la douleur, des injections de puissants antalgiques et prévoit des points limites adaptés. Des visites quotidiennes assurent une familiarisation de chaque animal avec l’expérimentateur et les zootechniciens ainsi que le suivi individuel du bien-être au moyen de grilles de score. Notre expérience montre que des visites et manipulations régulières avec chaque individu atténue l’expression de comportement de fuite ou d’agression et les signes de stress. De façon importante, les animaux implantés cohabitent en parfaite harmonie avec des individus non implantés. Les administrations du composé ou du placebo se font par voie orale en gélule et non au moyen d’injections. L’animal est brièvement tenu à la main par l’expérimentateur pour introduire la gélule, il ne subit dont pas l’inconfort et la douleur d’une piqûre. Les enregistrements d’éveil et de sommeil sont limités à 6 heures et sont réalisés à l’aide d’un système sans fil ce qui permet à l’animal d’être complétement libre de ses mouvements. Les sessions se déroulent après une habituation dans une volière séparée et enrichie comme la volière d’hébergement. Un temps de repos est ménagé entre chacune des sessions pendant lequel l’animal est replacé en hébergement commun avec ses congénères.

Choix des espèces

Le chat est un modèle animal de référence pour le sommeil et les théories contemporaines sur l’alternance veille-sommeil. Par rapport aux petits mammifères comme les rongeurs, il a un cerveau de plus grande taille et un électroencéphalogramme dont les caractéristiques sont très proches de celui de l’Homme ; il a de plus une plus grande propension à dormir (environ 70% du temps contre 50% pour les rongeurs) et son sommeil comprend des stades similaires à ceux de l’homme, avec des de sommeil lent et l’activité pontogéniculooccipitale (absente chez le rongeur). Le chat est aussi l’espèce qui nous a permis d’identifier le modafinil et plus récemment, une thérapie histaminergique basée sur le récepteur H3 et utilisée depuis 2016 en Europe et 2019 aux USA pour améliorer l’éveil des patients narcoleptiques et hypersomniaques. Dans la continuité de nos recherches, cette espèce modèle devrait nous permettre d’explorer une nouvelle piste thérapeutique utilisant un ligand H2 en vue d’améliorer le sommeil notamment dans le cadre des troubles du sommeil lié au stress. Chats adultes d'un poids compris entre 3,0 et 5,0kg. Les paramètres étudiés dans cette étude nécessitent des animaux ayant atteint une maturité cérébrale, ainsi qu’une stabilité de l’architecture globale du cycle veille-sommeil, par opposition à des animaux jeunes ou sénescents. Le stade adulte garantit l’implantation reproductible des électrodes aux coordonnées stéréotaxiques prédéfinies.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
Chats : 24
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 24
▲ -
Devenir
 -
 -
 24
 -

24 chats vont être utilisés, gardés vivants et susceptibles d'être réutilisés dans un autre projet, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils reçoivent deux administrations orales d'un comprimé puis douze prélèvements de sang, et sont hébergés seuls pendant 24 heures, pour comparer la pharmacocinétique de deux produits. Le porteur reconnaît des douleurs aux sites de prélèvement, à la veine jugulaire, et le stress de l'isolement. Il indique que l'objet est de mettre sur le marché un anti-inflammatoire vétérinaire équivalent à un produit existant et juge l'animal "entier" "indispensable".

Objectifs

L'objectif de ce projet est de déterminer les paramètres pharmacocinétiques de deux produits tests différents. Il s'agit de comparer les paramètres pharmacocinétiques du produit référent avec ceux du produit testé pour voir s'ils sont bioéquivalents. Les produits testés seront sous forme de comprimés et administrés par voie orale.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus sont de pouvoir démontrer que les paramètres pharmacocinétiques de l'élément test sont équivalents à ceux de l'élément référent. L'intêret de ce projet est de pouvoir générer un anti inflammatoire non stéroïdien en administration orale équivalent à celui qui existe déja sur le marché chez le chat.

Procédures

Les animaux auront deux administrations orales, sous forme d'un comprimé, par animal . Temps estimé par administration de l'ordre de la minute. Des prélèvements de sang seront réalisés. Nombre total de prélèvement n=12. Temps estimé par prélèvement: inférieur à la minute. Les animaux seront hébergés de façon individuelle durant 24h maximum. Les animaux auront un contact visuel et auditif entre eux.

Impact sur les animaux

Les nuisances ou effets indésirables attendus sont des douleurs aux sites de prélèvements ( au niveau des veines jugulaires principalement). Les animaux seront hébergés de façon individuelle durant 24h aprés administration. Cela peut engendrer un stress pour l'animal.

Devenir

Tous les animaux seront gardés en vie à la fin de cette procédure. Les animaux auront une période de repos suffisante et pourront être ré inclus dans un autre projet si besoin.

Remplacement

Aucune méthode alternative ne permettant actuellement de reproduire la diffusion d’un produit dans le sang des animaux au niveau de l'organisme entier, il est indispensable de recourir à l’animal entier.

Réduction

24 animaux seront inclus dans ce projet. Ils seront répartis en 2 groupes de 12 animaux. Chaque groupe recevra chacun des éléments testés sur 2 périodes différentes. C'est le nombre d'animaux minimal pour avoir des résultats interprétables.

Raffinement

Les chats seront hébergés par groupe de 2 ou 3 (2 ou 3 males ou 2 ou 3 femelles par box d'hébergement , 8 males et 4 femelles par groupe) mais seront en condition individuelle pendant les 24 premières heures suivant l'administration pour chacune des périodes. Durant cette période les animaux auront un contact visuel et auditif entre eux. De l'enrichissement (exemple: griffoir, coussin) sera présent dans chaque box autant que possible. Lors des prélèvements sanguins, l'analgésie par le froid pourra être faite si necessaire en appliquant un peu de glace dans une compresse au point de prélèvement.

Choix des espèces

Espèce cible pour ce produit vétérinaire Adulte, age supérieur à 1 an. Animaux compris entre 2.5 et 6 Kg. Nécessaire pour avoir des doses comprises entre 1 et 2.4 mg/kg

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Chats : 3
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 3
▲ -
Devenir
 -
 -
 3
 -

3 chats vont être utilisés, gardés vivants et réutilisés dans un autre projet, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils subissent, sous anesthésie générale de deux heures trente, l'implantation d'électrodes cérébrales, un transport vers un établissement partenaire et des administrations orales d'une molécule, pour tester un antagoniste du récepteur H2 de l'histamine sur le sommeil. Le porteur reconnaît une douleur post-opératoire d'environ trois jours et le stress lié au transport. Il affirme que seul l'animal "entier" reproduit l'alternance veille-sommeil et présente le chat comme un modèle de référence transposable à l'être humain.

Objectifs

L'être humain est soumis à l'alternance du cycle veille-sommeil. L'éveil est un état permettant la réalisation d'activités vitales et cognitives. Durant l’éveil le cerveau reçoit des informations internes et externes et les analyse pour y répondre de manière adaptée. Inversement le sommeil lent est un état comportemental de repos, permettant à l'organisme d'assurer la récupération physique et fonctionnelle dans des conditions de dépense énergétique minimale. Notre équipe s’intéresse depuis de nombreuses années à l’histamine qui est l’un des neurotransmetteurs majeurs de l’éveil. Les neurones à histamine sont localisés dans une région située sous l’hypothalamus postérieur et émettent des prolongements dans l’ensemble du cerveau. Il existe plusieurs récepteurs à l’histamine, dénommés H1, H2 et H3. Suivant le type de récepteur et sa localisation, l’histamine libérée au cours de l’éveil va avoir des effets activateurs sur ses récepteurs cibles ou inhibiteurs sur ses récepteurs d’autorégulation. Afin de mieux comprendre les mécanismes de déclenchement et de maintien de l’éveil il est important d’identifier précisément l’action de l’histamine sur ces différents récepteurs. Ceci est rendu possible par l’utilisation d‘antagonistes c’est-à-dire des molécules qui vont bloquer sélectivement l’un de ces récepteurs. A l’inverse des récepteurs H1 et H3 dont le rôle sur le sommeil est bien démontré, celui des récepteurs H2 reste peu connu. Dans le cadre d’une autorisation précédente, nous avons obtenu une amélioration du sommeil lent à l’aide d’une nouvelle molécule ciblant spécifiquement ce type de récepteurs, l’effet restant néanmoins à être confirmé statistiquement en raison d’un petit échantillon (n=3). L'objectif de cette étude consiste à finaliser la caractérisation de l’effet de ce nouvel antagoniste H2 sur les états de vigilance et sur l’électroencéphalogramme (EEG) en réalisant des expériences complémentaires sur un nombre réduit d'animaux afin de compléter et confirmer nos premiers résultats.

Bénéfices attendus

Les retombées potentielles de cette étude sont non seulement d’ordre scientifique sur l’animal-modèle (connaissances des mécanismes neuronaux de l’éveil et du sommeil, du rôle des récepteurs centraux H2 de l’histamine) mais aussi transposables à l’Homme et notamment en situation clinique. Les résultats de l’étude pharmacologique vont nous permettre de finaliser la caractérisation du nouvel antagoniste H2 et de ses effets sur les états d’éveil et de sommeil, sur le plan comportemental et de la qualité du sommeil. Ces résultats permettront également de conforter le potentiel translationnel de l’étude. En effet, ce nouvel antagoniste du récepteur H2 a récemment obtenu un statut « cliniquement approprié » après une série de tests réglementaires montrant son innocuité aigue et chronique chez l'animal. Cette étude de preuve de concept chez le chat constitue donc une étape cruciale pour la conception d’une nouvelle thérapie capable d’améliorer le sommeil affecté par les différents types de stress rencontrés dans la vie au cours de l’éveil.

Procédures

L’étude comporte une analyse quantitative et qualitative du sommeil grâce à des enregistrements par électrodes (électroencéphalogramme (EEG), électromyogramme (EMG)) ainsi que des administrations par voie orale de la molécule d’intérêt testée à trois doses contre placebo. La procédure implique pour les animaux les étapes suivantes - une acclimatation d’une durée minimale de deux semaines dans notre établissement - un transport (aller et retour) dans un établissement partenaire d’une durée de 35 minutes - une intervention chirurgicale sous anesthésie générale d’une durée maximale de deux heures trente visant à implanter les électrodes. - une période post-opératoire de 24h à 48h dans l’établissement partenaire suivie d’une convalescence de deux semaines avec évaluation de la douleur et soins appropriés incluant des injections répétées (2 à 3) d’antalgique sous la peau (1 minute). - des sessions d’enregistrement du sommeil au nombre de 24 (8 enregistrements de référence et 16 enregistrements avec administration orale de la molécule d’intérêt ou du placebo). Les sessions durent chacune 6h et sont séparées d’au moins trois jours pour permettre l’élimination de la molécule. Lors des sessions, l’animal est placé seul dans une pièce expérimentale de 4m^2 équipée comme la salle d’hébergement, avec enrichissement. Il est privé de ses congénères dont la présence et les interactions pourraient affecter la qualité de son sommeil, puis les retrouvent à la fin des sessions. Chaque session débute avec une courte immobilisation de l’animal (30 secondes) pour placer l’émetteur sans fil et introduire la gélule contenant le composé testé par voie orale. Pour un animal donné, l’expérience dure au total onze semaines.

Impact sur les animaux

Lors du transport aller-retour dans l’établissement partenaire, l’animal est susceptible d’éprouver un stress, de l’angoisse passagère et un mal des transports Les animaux subissent une intervention chirurgicale au cours de laquelle un dispositif est implanté pour capter les signaux cérébraux. Cette intervention va être à l’origine d’une douleur post-opératoire susceptible de se prolonger plusieurs jours et de se traduire par une modification de l’état général et du comportement ainsi qu’une réaction au toucher de la zone opérée. Ces douleurs pourront durer plus ou moins longtemps selon l’animal, mais leur durée moyenne est estimée à trois jours environ et font l’objet d’une prise en charge par des injections de médicaments antidouleurs ; ces injections entraineront une douleur transitoire au niveau de la peau du site d’injection et pourront être répétées plusieurs fois. Malgré leur taille réduite, les électrodes d’enregistrement peuvent générer des microlésions cérébrales, un œdème (gonflement) ou un hématome (saignement). Il existe également un léger risque d’infection au niveau de l’implant. Lors des sessions l’animal est placé seul dans une pièce expérimentale, il est momentanément privé de ses congénères et est susceptible d’éprouver un stress lié à l’isolement ou à la nouveauté de la situation. Les sessions débutent avec la pose d’un petit émetteur sans fil sur l’implant et l’administration orale de la gélule contenant le placebo ou la dose du composé testé. Ceci nécessite une contention de l’animal créant un inconfort momentané qui peut se traduire par une réaction de fuite ou de défense s’il n’est pas habitué. Il n’est pas attendu d’effet indésirable avec la molécule testée.

Devenir

Tous les animaux sont gardés en vie. Les animaux implantés seront réutilisés dans un autre projet car l'implantation est pérenne dans le temps et les enregistrements sont possibles pendant plusieurs mois. Les animaux non implantés qui n’auront pas été inclus dans l’étude seront proposés à l’adoption par le biais d'une association. La décision est prise en concertation par le responsable du projet et le vétérinaire désigné.

Remplacement

Cette étude fait suite à des travaux préalables in vitro qui ont montré l’implication du récepteur H2 de l’histamine dans l’excitabilité et l’activité neuronale. Elle a pour objet la caractérisation des effets d’un nouvel antagoniste des récepteurs H2 sur les états de vigilance et l’électroencéphalogramme (EEG) ce qui intègre une réponse physiologique et comportementale complexe qui ne peut être obtenue que chez l’animal entier. Il n’existe pas à ce jour de modèle de sommeil in silico ou ex-vivo capable de reproduire les mécanismes neuronaux complexes qui sous-tendent l’alternance des états d’éveil et de sommeil. Les mammifères sont les seuls animaux possédant un cycle veille/sommeil comparable à celui de l’homme.

Réduction

Notre plan d’expérience est conçu pour collecter le maximum de données sur un nombre réduit d’animaux, grâce à des mesures répétées sur un même animal (3 répétitions) et au recueil simultané de données à la fois quantitatives et qualitatives sur le sommeil. Le nombre d’animaux est ainsi réduit au minimum sur la base d’expériences préliminaires et du nombre d’essais complémentaires à réaliser pour obtenir des résultats exploitables et valides d’un point de vue statistique. En outre, l’étude sera menée de façon séquentielle avec un premier animal dont nous analyserons les données avant d’envisager l’ajout d’un second animal ou d’un troisième, uniquement si cela s’avère nécessaire. Les résultats obtenus feront l’objet de tests statistiques pour mesures répétées qui figurent parmi les plus fiables et les plus robustes. L’étude donnera lieu à une publication scientifique ; les enregistrements de sommeil pourront faire l’objet d’un partage avec la communauté scientifique grâce aux plateformes de données ouvertes. La réutilisation par d’autres scientifiques de ces données rares permettra de limiter le recours à de nouveaux animaux.

Raffinement

Les conditions d'hébergement, de soins et les méthodes mises en œuvre dans ce projet ont été définies en collaboration avec des vétérinaires spécialistes et la structure chargée du bien-être animal de façon à réduire toute douleur, souffrance, angoisse ou dommage durables : Une période d’acclimatation minimale de deux semaines est prévue, ainsi que des délais de récupération après le transport et l’intervention chirurgicale. L’implantation chirurgicale d’électrodes est réalisée sous anesthésie générale profonde avec analgésie peropératoire dans un établissement vétérinaire offrant des conditions optimales de réalisation ; la prise en charge postopératoire repose sur un protocole de soins post-opératoires qui inclut une évaluation de la douleur, des injections de puissants antalgiques et prévoit des points limites adaptés. Des visites quotidiennes assurent une familiarisation de chaque animal avec l’expérimentateur et les zootechniciens ainsi que le suivi individuel du bien-être au moyen de grilles de score. Notre expérience montre que des visites et manipulations régulières avec chaque individu atténue l’expression de comportement de fuite ou d’agression et les signes de stress. De façon importante, les animaux implantés cohabitent en parfaite harmonie avec des individus non implantés. Les administrations du composé ou du placebo se font par voie orale en gélule et non au moyen d’injections. L’animal est brièvement tenu à la main par l’expérimentateur pour introduire la gélule, il ne subit dont pas l’inconfort et la douleur d’une piqûre. Les enregistrements d’éveil et de sommeil sont limités à 6 heures et sont réalisés à l’aide d’un système sans fil ce qui permet à l’animal d’être complétement libre de ses mouvements. Les sessions se déroulent après une habituation dans une volière séparée et enrichie comme la volière d’hébergement. Un temps de repos est ménagé entre chacune des sessions pendant lequel l’animal est replacé en hébergement commun avec ses congénères.

Choix des espèces

Le chat est un modèle animal de référence pour le sommeil et les théories contemporaines sur l’alternance veille-sommeil. Par rapport aux petits mammifères comme les rongeurs, il a un cerveau de plus grande taille et un électroencéphalogramme dont les caractéristiques sont très proches de celui de l’Homme ; il a de plus une plus grande propension à dormir (environ 70% du temps contre 50% pour les rongeurs) et son sommeil comprend des stades similaires à ceux de l’homme, avec des de sommeil lent et l’activité pontogéniculooccipitale (absente chez le rongeur). Le chat est aussi l’espèce qui nous a permis d’identifier le modafinil et plus récemment, une thérapie histaminergique basée sur le récepteur H3 et utilisée depuis 2016 en Europe et 2019 aux USA pour améliorer l’éveil des patients narcoleptiques et hypersomniaques. Dans la continuité de nos recherches, cette espèce modèle devrait nous permettre d’explorer une nouvelle piste thérapeutique utilisant un ligand H2 en vue d’améliorer le sommeil notamment dans le cadre des troubles du sommeil lié au stress. Chats adultes d'un poids compris entre 3,0 et 5,0kg. Les paramètres étudiés dans cette étude nécessitent des animaux ayant atteint une maturité cérébrale, ainsi qu’une stabilité de l’architecture globale du cycle veille-sommeil, par opposition à des animaux jeunes ou sénescents. Le stade adulte garantit l’implantation reproductible des électrodes aux coordonnées stéréotaxiques prédéfinies.

Utilisation d’animaux à des fins de formation

(NTS-FR-616726v1 – 14/03/2023)
  • Formation professionnelle
Souris : 500
Rats : 40
Cochons d'Inde : 50
Hamsters dorés : 400
Gerbilles de Mongolie : 10
Lapins : 20
Chats : 40
Chiens : 25
Cochons : 100
Chèvres : 30
Moutons : 50
Bovins : 50
Poules : 400
Dindes : 100
Autres oiseaux : 100
Souffrances
▲ -
▲ 1915
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 50
 1865

Déjà utilisés pour la plupart dans des procédures expérimentales de gravité légère ou modérée, ou en surnombre dans des élevages, 1 915 animaux non-humains de quinze espèces vont être utilisés pour former le personnel d'un établissement dont les études visent la mise sur le marché de vaccins et de médicaments vétérinaires, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Parmi eux figurent 500 souris, 400 hamsters dorés, 400 poules, 100 cochons et 100 dindes, et aussi des bovins, des moutons, des chèvres, des chiens, des chats, des lapins, des cobayes, des rats et des gerbilles. Sous tutorat, les apprenants s'exercent à la contention, aux administrations et aux prélèvements, sur des individus éveillés ou anesthésiés, et le porteur décrit un acte pratiqué juste avant la mise à mort de fin de procédure expérimentale. La majorité est ensuite mise à mort, et les jeunes individus commandés exprès "pourront être réutilisés ou placés", selon le porteur, alors que le champ du devenir n'en déclare aucun placé et 50 réutilisés, tous chiens, chats, cochons, chèvres, moutons ou bovins.

Objectifs

Le projet a pour objectif de former le personnel sur les actes techniques pratiqués sur toutes les espèces de l’établissement utilisateur. La plupart des actes de formation s’effectuent sous tutorat lors des procédures expérimentales. L’acte est évalué sans gravité pour l’animal et est pratiqué juste avant une euthanasie de fin de procédure expérimentale. Dans la mesure du possible les animaux utilisés dans ce projet proviennent de procédures expérimentales de gravité « Léger » ou « Modéré ». Dans le cas de formation sur jeunes animaux, les animaux seront commandés spécifiquement pour ce projet et ceux-ci pourront être réutilisés ou placés. Des animaux surnuméraires de procédures expérimentales ou d’élevages pourront être utilisés dans ce projet après avoir étudié toutes les possibilités d’utilisations ou de placement.

Bénéfices attendus

L’objectif étant de former du personnel compétent pour utiliser les modèles animaux à des fins scientifiques et garantir la fiabilité des études qui premettent de commercialiser des vaccins et des produits pharmaceutiques vétérinaires.

Procédures

Toutes les formations s’effectuent sous tutorat. Les actes de formation peuvent porter sur la contention de l’animal, des apprentissages d’administrations ou de prélèvements. En fonction des actes l’animal peut être vigile ou anesthésié. Tous ces actes s’effectuent en quelques minutes et en respect de l’animal.

Impact sur les animaux

Les animaux peuvent présenter une légère augmentation de stress due aux actes techniques et aux manipulations.

Devenir

Dans la majorité des cas les animaux sont euthanasiés après leur réutilisation en formation. Dans quelques cas, les animaux peuvent être utilisés plusieurs fois en formation.

Remplacement

La formation du personnel est assurée par du tutorat lors de procédures expérimentales ou sur des modèles n’utilisant pas l’animal (silicone, informatique, tissus…). Néanmoins, il est parfois indispensable d’avoir recours à des animaux lorsque cet objectif ne peut être atteint par d’autres approches.

Réduction

Il n’y a pas de justification à augmenter les effectifs d’animaux pour la formation, le nombre sera donc réduit au plus juste. Les animaux utilisés pour la formation sont des animaux qui ont déjà été utilisés dans la grande majorité des cas.

Raffinement

L’utilisation d’animaux pour des formations spécifiques ne sont mises en œuvre que lorsque la formation souhaitée ne peut être acquise autrement. La période de formation est toujours supervisée par un tuteur. L'acte de formation est pratiqué sur animal vigile une fois que l'acte est maitrisé sur cadavre ou animal anesthésié, ceci permet au tuteur d'évaluer la maitrise de l'opérateur en condition d'étude. A ce niveau l'acte ne requiert aucune anesthésie ou analgésie. Les points limites mis en place sont des points limites généraux liés à l'espèce. Le personnel est compétent pour identifier les cas pour lesquels l’animal n’est plus dans sa zone de confort. Tous les animaux utilisés pour la formation sont hébergés en groupe. Des enrichissements adaptés du milieu ont été mis en place dans les hébergements. La Structure du Bien-Etre Animal (SBEA) garantit l’amélioration des techniques de soins et des conditions de vie pour les animaux.

Choix des espèces

La formation doit se faire sur l’espèce concernée Le stade de développement des animaux utilisés pour ce projet, sera identique à celui des animaux utilisés dans les procédures expérimentales

  • Recherche appliquée
    • Diagnostic des maladies
    • Maladies animales
Chats : 45
Souffrances
▲ -
▲ 15
▲ -
▲ 30
Devenir
 -
 -
 -
 45

45 chats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère pour 30 d'entre eux et léger pour 15. Ils sont infectés par le Morbillivirus Félin par voie nasale ou veineuse, puis subissent des prélèvements sanguins, urinaires et nasaux répétés pour guetter l'apparition d'une insuffisance rénale. Le porteur reconnaît qu'après deux ans la première étude n'a montré aucun signe rénal, l'examen des tissus à dix-huit mois restant normal, et cet avenant prolonge l'expérience de deux ans de plus. Les chats seront tués en fin d'étude par risque de dissémination du virus, l'objectif étant de développer des produits immunologiques à mettre sur le marché.

Objectifs

Le projet concerne le développement d’un modèle expérimental permettant de mettre en évidence un rapport de causalité entre la présence d’un pathogène et le déclenchement d’une maladie chronique chez une espèce de carnivore domestique. Il comporte une procédure expérimentale de gravité sévère et permet de suivre après infection l’apparition de la pathologie. Ce modèle pourra être utilisé par la suite pour tester des produits immunologiques permettant la prévention de cette dernière, pour laquelle aucun traitement préventif n’existe. L’insuffisance rénale chronique affecte le chat avec une prévalence supérieure à 30 % conduisant à la mort de l’animal. Les causes du déclenchement de la maladie ne sont pas identifiées et les traitements ne permettent pas de soigner l’animal. Le Morbillivirus Félin a été identifié en 2012 chez des chats présentant une atteinte rénale. La littérature établit un lien entre la présence du virus et la pathologie. Il est une cause potentielle de son déclenchement . Le but de ce projet est de développer un modèle d’infection du Morbillivirus Félin chez le chat et de suivre l’apparition de signes cliniques et biochimiques permettant le diagnostic de la maladie. Selon l’International Renal Interest Society et l’International Society of Feline Medicine, aucun des symptômes n’est pathognomique, la coexistence de plusieurs signes persistant dans le temps conduit au diagnostic. Procédure expérimentale de mise au point d’un modèle d’infection du Morbillivirus Félin : Une publication établit un lien entre l’infection virale et l’apparition de signes rénaux, les auteurs concluent qu’un essai plus long permettrait d’établir définitivement la causalité. Notre première première étude teste deux voies d’inoculation (intraveineuse ou intranasale), prévue pour deux ans, nous souhaitons la poursuivre car la pathologie est chronique, longue à apparaître. Aucun signe rénal n’a été observé en 24 mois: une évaluation histopathologique à 18 mois ne montre aucune anomalie et le virus est présent dans les urines de cinq animaux sur dix, positifs en anticorps spécifiques contre le morbillivirus. Relancer un nouvel essai et utiliser d’autres animaux alors que l'infection est une réussite, n’est pas souhaitable sur un projet exploratoire (aucune connaissance scientifique). Cet avenant permet de prolonger l’étude initiée de deux ans maximum pour permettre le développement de la pathologie et l’obtention de conclusions.

Bénéfices attendus

Ce projet contribue au développement et à la mise à disposition de produits immunologiques pour une maladie incurable qui touche l’espèce de destination, auprès des vétérinaires et des propriétaires d’animaux de compagnie en accord avec les requis pour la mise sur le marché de ces produits. A long terme, les produits immunologiques ensuite développés protégeraient le chat contre une pathologie mortelle sans traitement préventif ou curatif à ce jour. Dans le cadre du développement de nouveaux produits, les bénéfices envisagés de cette procédure seront la possibilité d’établir un modèle d’infection sur espèce cible. Ce dernier serait ensuite utilisé dans le cadre d’un autre projet afin de tester des produits pour les mettre sur le marché dans le futur.

Procédures

Les animaux seront soumis à une inoculation virale en début de chaque essai: 10 animaux maximum/essai, selon une voie d’administration intranasale ou intraveineuse et sous anesthésie pour ne pas générer de l'inconfort (la durée de l'inoculation est maximum 5 minutes par animal) Les prélèvements suivants seront effectués pendant l’essai: 15 animaux maximum par essai, prélèvements sanguins (durée 5 minutes/animal), urinaires (durée 10 minutes/animal) et nasaux (durée 3 minutes/animal) sous anesthésie pour ne pas générer de l'inconfort. La fréquence des prélèvements sera de 8 prélèvements sanguins et 6 prélèvements urinaires et nasaux par animal le premier mois puis au maximum d’une fois par mois chaque type de prélèvement pour la durée de l’étude. Les animaux sont pesés une fois par semaine (1 min /animal) et leur température mesurée en intrascapulaire (15 secondes /animal) par lecture d’une puce implantée en début d’étude.

Impact sur les animaux

L’apparition d’une maladie chronique rénale sera surveillée par les changements hématologiques et biochimiques qui permettent l’identification de la pathologie (serum phosphate, potassium, calcium, SDMA, protéinurie, créatinine….selon les normes définies pour le chat). Des symptômes cliniques peuvent apparaître: vomissements, déshydratation, perte d'appétit, douleur abdominale, anémie, perte de poids.

Devenir

Les animaux seront euthanasiés en fin d’étude car aucune connaissance n’existe à ce jour concernant la propagation de ce virus et ses effets à long terme sur l’organisme. Il existe donc un risque potentiel de dissémination du virus et contamination d’autres animaux.

Remplacement

Il n’existe à ce jour aucun modèle in vivo ou in vitro qui permettrait d’étudier le rôle de l’infection du Morbillivirus Félin dans le déclenchement d’une atteinte rénale chronique. Le développement de cette maladie complexe ne peut s’étudier qu’à travers l’organisme complet de l’espèce cible et tout modèle in vitro serait trop restrictif.

Réduction

Le nombre d’animaux envisagés dans cette procédure à été défini à son minimum dans le but d’obtenir des données valides et d'identifier clairement la pathologie à un stade le plus précoce possible. Les stratégies d’expérimentation et d’observation s’appuient sur une synthèse bibliographique, les recommandations IRIS et guidelines de l’ISFM. La première étude permet de mettre au point le modèle d’infection (voie d’administration et temps d’apparition de la pathologie) afin d’établir le lien entre le virus et la maladie. Le nombre d’animaux par groupe a été pensé pour réaliser un diagnostic par histologie si aucun signe n’était observé. Ce projet est exploratoire et la maladie complexe, après deux ans aucun signe pathologique n’est observé et l’étude comporte 10 animaux dont 5 infectés par le pathogène. Le but de l’avenant est de prolonger cette étude de deux ans maximum afin de ne pas lancer un autre essai et de permettre l’atteinte de l'objectif sans utiliser d’autres animaux. Sur les deux études suivantes, la réduction du nombre de témoins est envisagée à 3 animaux au lieu de cinq.

Raffinement

Les mesures de raffinement utilisées sont : Une période d’acclimatation adaptée aux conditions de l’étude Hébergement des animaux en groupe de manière à ne pas induire un stress d’isolement et renforcer le comportement social intra-espèce. Habituation et socialisation des animaux (renforcement positif) Enrichissement des box afin d’améliorer le confort des animaux (musique, jouets adaptés, périodes de jeux de 15 minutes/Box/jour…). Possibilité d’utiliser un sédatif/anesthésique pour l’administration, les prélèvements, selon les caractéristiques du produit et l’instruction d’utilisation en vigueur. Une surveillance sera mise en place jusqu’au réveil complet de l’animal Adaptation du type de nourriture afin de faciliter l’alimentation des animaux (pâtée). Observation quotidienne des animaux et examen/suivi clinique effectué aussi souvent que cela sera jugé nécessaire avec une fréquence qui pourra être augmentée en cas de besoin (en particulier si apparition de signes cliniques) Mise en place de points limites adaptés et précisément définis qui pourront être réévalués en fonction des observations recueillies.

Choix des espèces

Le chat est l’espèce la plus atteinte par le développement d’insuffisance rénale chronique, un chat sur trois meurt des suites de cette pathologie. Le Morbillivirus Félin a été identifié sur des chats présentant la pathologie et le lien entre la présence de ce virus et une insuffisance rénale déclarée a été l’objet de publications. Aucun traitement préventif ou curatif n’existe pour cette maladie. Le virus est spécifique de l’espèce choisie et les normes établies pour les paramètres mesurés le sont également. Ceci justifie que le modèle soit développé sur le chat. Jeunes chats sevrés à animaux adultes. Les chats adultes compensent moins facilement la perte de néphrons ce qui accélère le développement de la pathologie. Les modèles expérimentaux d’insuffisance rénale ont été développés sur des chats d’âge variable, en général adulte. Nous utiliserons préférentiellement des chats de plus de 6 mois. La possibilité d’utiliser de jeunes chats sevrés afin de mettre au point le modèle d’infection est également envisagée.

Projet matrice témoin chez le chien et le chat

(NTS-FR-015827v1 – 09/03/2023)
  • Tests réglementaires
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Chats : 105
Chiens : 100
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 205
▲ -
Devenir
 -
 -
 205
 -

Produire de la "matrice témoin", du sang, du plasma, de l'urine, des fèces, des biopsies de peau et de muscle exempts de tout produit testé, pour valider les méthodes de dosage d'autres études : 100 chiens et 105 chats vont être utilisés à cette fin, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Selon le prélèvement, chaque chien ou chat subit une prise de sang sous contention manuelle, un séjour de 24 heures au plus seul en cage à métabolisme, ou un prélèvement de tissu sous anesthésie. Le porteur déclare que l'effectif de 205 animaux non-humains est le "minimal" pour cinq ans, tout en reconnaissant n'avoir fait aucune approche statistique. Les deux déclarations sur le devenir gardent les 205 chiens et chats en vie pour d'autres usages, y compris après un prélèvement de tissu sous anesthésie, alors que la description des procédures estime à une ou deux minutes la durée d'une mise à mort.

Objectifs

L'objectif de ce projet est de fournir des échantillons témoins c'est à dire ne contenant pas le produit test qui sera analysé ( par exemple du sang, du serum, du plasma, des excretas, des biopsies cutanées et musculaires et des liquides céphalo-rachidien) afin de permettre le dosage des échantillons. Il est indispensable d'avoir à disposition de la matrice témoin ou exempte de molécule active pour pouvoir valider la méthode de dosage et valider les dosages.

Bénéfices attendus

Il est indispensable d'avoir de la matrice témoin. Il s'agit d'échantillons témoins c'est à dire ne contenant pas le produit test qui sera analysé pour pouvoir valider la méthode de dosage et valider les dosages. Cela est indispensable pour valider les résultats d'une étude.

Procédures

Les animaux seront soumis à un seul prélèvement de sang. La durée du prélèvement sera de l'ordre de la minute. Ce prélèvement sanguin servira à fournir de la matrice témoin en plasma ou en sang. Pour générer de la matrice d'urine ou de féces, les animaux seront placés en cage à métabolisme de façon individuelle pour une durée maximale de 24h. Les animaux auront un contact visuel et auditif entre eux. Les échantillons d'urine ou de féces seront juste collectés sans aucune manipulation particulière de l'animal. Pour générer des matrices tissulaires , les animaux seront préalablement anesthésiés. Ces gestes seront réalisés par un personnel formé selon les bonnes pratiques vétérinaires et la règlementation en vigueur. La durée de l'anesthésie est de l'ordre de la minute et la durée de l'euthanasie est de l'ordre de quelques minutes (estimation entre 1 à 2 minutes)

Impact sur les animaux

Pour pouvoir générer de la matrice témoin il est indispensable de recourir à l'animal dans son ensemble. L'animal subira une contention manuelle pour pouvoir réaliser un prélèvement sanguin. Le temps d'immobilisation même de courte durée pourra induire un stress chez l'animal. Dans le cas de recueil d'excrétas, l'animal devra la plupart du temps être hébergé en cage à métabolisme (pour une durée maximale de 24h) pour pouvoir collecter des échantillons d'urine ou de fèces témoins. Ce type d'hébergement entraînant un isolement de l'animal qui peut également engendrer un stress.

Devenir

Les animaux seront gardés en vie: dans le cas de prélèvement sanguin classique (volume inférieur à 20 % du volume circulant de l'animal) et dans le cas de collecte d'excrétas (urine, féces) ou dans le cas de prélèvement tissulaire sous anesthésie générale.

Remplacement

Aucune méthode alternative ne permettant actuellement de générer de la matrice témoin, il est indispensable de recourir à l’animal dans son ensemble . En effet la non utilisation de matrice témoin entraine un bias dans la méthode. Si l'échantillon qui permet la quantification est différent de celui à quantifier, la méthode n'est pas exacte.

Réduction

100 chiens et 105 chats sont prévus dans ce projet. C'est le nombre d'animaux minimal pour générer de la matrice témoin sur une durée de 5 ans. Aucune approche statistique faite pour ce projet. Les mesures prises pour réduire le nombre d'animaux sont l'utilisation d'une méthode avec un seuil de quantification faible , l'appareillage utilisé devra avoir un seuil de détection faible afin de réduire au maximum la quantité d'échantillon utilisé pour la quantification. Le nombre d'échantillon nécessaire pour la quantification sera réduit afin d'assurer l'exactitude de la méthode.

Raffinement

Les animaux seront hébergés en groupe, à même le sol. De l'enrichissement sera présent autant que possible. Pour l'espèce chien , des balles, des cordes, des tablettes seront présentes. Pour l'espèce chat, des griffoirs, coussins, cordage seront présents autant que possible dans les hébergements. Les animaux seront manipulés par un personnel formé et tout geste sera fait selon les bonnes pratiques vétérinaires et conformément à la réglementation en vigueur. En ce qui concerne les prélèvements de sang pour les matrices témoins sang / plasma, 7.5% du volume de sang circulant prélevé en 24h donne lieu à une récupération d'une durée d'une semaine pour l'animal. 10 % du volume de sang circulant prélevé en 24h donne lieu à une récupération d'une durée deux semaines pour l'animal. 15 % du volume de sang circulant prélevé en 24h donne lieu à une récupération d'une durée de quatre semaines pour l'animal.. Pour la collecte d'excretas ( matrice d'urine ou de fèces), l'animal sera placé en cage à métabolisme pour une durée maximale de 24h et sera réduite autant que possible. Les animaux auront un contact visuel et auditif entre eux. Dans ce projet les points limites sont : - Problèmes hématologique ou biochimique, dans ce cas l'animal ne sera pas inclus dans ce projet - Douleur observée au niveau du site de prélèvement avant la réalisation du prélèvement lui même, l'animal pourra être prélevé au niveau d'un autre site ou il n'y aura pas de prélèvement du tout. - Animal ayant un comportement inhabituel (prostré, poils ébouriffé, signes d'agressivités). Dans ce cas, l'animal sera observé plusieurs fois par jour pour suivre les signes comportementaux et sera exclu du projet. Cette décision sera prise en accord avec le vétérinaire désigné. - Animal présentant une perte de poids supérieur à 20 % par rapport à son poids basal. L'animal sera exclu de ce projet - Animal présentant des fèces liquides, diarrhéiques. En fonction de la fréquence et de la durée cela pourra éventuellement conduire à une exclusion du projet en accord avec la décision du vétérinaire responsable

Choix des espèces

Dans les études précliniques, il est très souvent nécessaire d'avoir de la matrice témoin (sang, serum, plasma, tissus, excretas). Ceci est indispensable pour pouvoir valider la méthode de dosage et valider les dosages. Les espèces chiens et chats sont largement utilisés dans ce type d'étude en tant qu'espèces non rongeurs Cela dépendra des matrices témoins. S'il s'agit de prélèvement sanguin un animal de stade jeune adulte conviendra le mieux. S'il s'agit d'un prélèvement de tissus, un animal adulte vieillissant pourra plutôt être sélectionné. Cela dépendra des objectifs de l'étude pour laquelle la ou les matrices témoins seront collectées.

  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Chats : 120
Souffrances
▲ -
▲ 60
▲ 60
▲ -
Devenir
 20
 -
 75
 25

120 chats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, 75 étant réutilisés, 20 proposés à l'adoption et le reste tué pour retirer l'implant de télémétrie. Ils reçoivent des médicaments qui font varier leur pression artérielle, des mesures au Doppler et, pour la moitié, l'implantation chirurgicale d'un cathéter fémoral et d'un transmetteur. Le porteur décrit un stress, des vomissements, des risques anesthésiques et chirurgicaux et l'inconfort lié à la plaie. Il présente le recours à l'espèce cible comme "indispensable" pour valider un appareil de mesure de la pression artérielle destiné aux vétérinaires.

Objectifs

Le projet a pour but d’évaluer un nouvel appareil de mesure de la pression artérielle chez le chat. L’hypertension artérielle (HTA) chez l’animal est sous diagnostiquée du fait d’une symptomatologie fruste en début d’évolution. De plus, pour la majorité des praticiens vétérinaires, les appareils actuellement disponibles sur le marché sont difficiles à utiliser chez le chat. L’objectif de ce projet est d’évaluer l’efficacité d’un nouvel appareil de mesure non-invasif de la pression artérielle chez le chat qui rende la mesure de la PA plus aisée.

Bénéfices attendus

La finalité du projet est de devélopper une un appareil permettant de diagnostiquer plus précocement les chats hypertendus et ainsi de les traiter au plus tôt.

Procédures

Administration d’amlodipine sur tous les animaux en vigile en intraveineuse, per os, intramusculaire, ou sous-cutanée jusqu’à obtention d’une pression systolique

Impact sur les animaux

Les dommages induits par les procédures peuvent être - le stress,la gêne, des vomissements et de la salivation, liés aux administrations de produits et aux variations de pression artérielle, - le stress lors des mesures réalisées avec les dispositifs commerciaux actuels - les risques anesthésiques et chirurgicaux - le stress et l’inconfort au réveil d’anesthésie - le stress et la gêne liés aux soins post-opératoires (nettoyage de la plaie) - l’inconfort et les risques associés à la plaie chirurgicale (prurit, tiraillement, infection)

Devenir

Les animaux pouvant être réutilisés seront ré-utilisés dans le cadre d’autre procédures. Si aucune autre utilisation n’est prévue pour un animal implanté, celui-ci sera euthanasié afin de récupérér l’implant de télémétrie.

Remplacement

Pour évaluer un dispositif de mesure de la PA, il est nécessaire de travailler sur un organisme entier, mettant en jeu des interactions entre différents organes impliqués dans la régulation de la pression artérielle. Le recours à l’espèce cible est indispensable pour mettre au point et valider un dispositif de mesure de la PA chez le chat.

Réduction

Les effectifs sont évalués au plus juste en fonction de la connaissance des dispositifs déjà sur le marché et de la définition des objectifs. Ceci permet de minimiser le nombre de chats utilisés en limitant le risque d’études non conclusives. Les animaux utilisés devront être représentatifs de la population féline générale en termes de sexe, poids, et autres particularités pouvant influer sur la mesure de la PA. Afin de réduire le nombre d'animaux tout en gardant une représentativité de la population féline, les animaux pourront provenir d'un autre projet autorisé par le MESR. De plus, les animaux pourront être utilisé dans la procédure 1 et 2 et inversement après une phase de repos et l'autorisation du vétérinaire désigné.

Raffinement

Pour chaque étude, une période d’acclimatation systématique des chats est prévue dans le but de limiter leur stress. Même si aucune souffrance n’est attendue, une surveillance adaptée est mise en place pour assurer une prise en charge rapide des animaux si cela s’avérait nécessaire. Pour réduire l’inconfort et la gêne provoqués par l’administration de médicaments et les manipulations, des opérateurs qualifiés réalisent une contention adaptée de l’animal. La chirurgie est réalisée sous anesthésie, avec une analgésie adaptée, par des personnes spécialisées en chirurgie implantatoire. Les conditions d’hébergement sont adaptées à l’espèce et à l’âge pour maximiser leur confort et leur bien-être. Dans la majorité des cas, les animaux sont hébergés en groupe. Des enrichissements adaptés du milieu sont mis en place. La Structure du Bien Etre Animal (SBEA) garantit l’amélioration des techniques de soins et des conditions de vie pour les animaux.

Choix des espèces

L’efficacité ne peut être évaluée que sur l’espèce cible. Les chats utilisés ont plus de 3 mois. Le dispositif sera développé afin de pouvoir être utilisé sur des animaux de tout âge.

  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
Chats : 16
Souffrances
▲ -
▲ 16
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 16
 -

16 chats adultes vont être utilisés, puis réintégrés à d'autres projets, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils sont sédatés pour des prises de sang et placés à six reprises en isolement de moins de 48 heures pour récolter leurs selles, afin de tester un postbiotique censé limiter les effets du stress. Le porteur indique que l'isolement peut perturber des chats habitués au contact de leurs congénères et se traduire par un abattement. Il affirme qu'un bioréacteur ne recréerait pas le stress d'isolement et que le chat est l'espèce cible du produit.

Objectifs

Les objectifs du projet sont 1) d'établir l'innocuite du postbiotique 2) d'évaluer son efficacité sur les paramètres liés au stress et corrélés au bien-être animal 3) d'estimer l'impact sur l'inflamation systémique chez le chat adulte sain.

Bénéfices attendus

Le postbiotique doit pouvoir limiter les conséquences physiologiques (augmentation des molécules du stress et de l'inflammation) d'un stress quelque soit sa nature (nutritionnel ou environnemental).

Procédures

Sédation et prise de sang sur une courte durée, moins d'1h. Six périodes d'Isolement de moins de 48h pour récolte de selles fraiches.

Impact sur les animaux

Les animaux ne recevant pas le postbiotique peuvent être plus sujets à des selles de score fécal dégradé voire très dégradé lors du changement d'aliment. Toutefois le stress alimentaire infligé étant de courte durée, sa réaction sur l'organisme le sera aussi, et les paramètres se normaliseront rapidement. L'isolement jusqu'à 48h pourrait perturber certains chats ayant l'habitude d'avoir un contact physique avec leur congénère, et cela pourrait se traduire par une diminution de la consommation alimentaire et/ou une modification de comportement observable par un léger abattement.

Devenir

Les animaux pourront soit être réintégrés à un projet dont la demande d'autorisation est encore en cours soit intégrés dans un nouveau projet.

Remplacement

L'utilisation de bioréacteurs permettrait d'avoir des informations de l'impact du postbiotique sur le microbiote. Toutefois ces informations seraient limitées à une condition sans possibilité de recréer le stress d'isolement des animaux. Par ailleurs, tous les paramètres sanguins liés à l'évaluation du stress ressenti par les animaux ne peuvent être étudiés qu'in vivo. Aucun remplacement n'est envisageable dans la mesure où le chat est l'espère cible du postbiotique testé.

Réduction

Le nombre d'animaux par groupe est celui mimimal permettant d'obtenir des différences significatives.

Raffinement

Les cages individuelles des chats sont enrichies par des griffoirs muraux, la présence de petits jeux (du type billes à grelots et balle de ping pong) et deux étagères. La pièce de vie bénéficie, elle, de recoins spécialement aménagés pour que les animaux puissent se cacher. La sédation lors des prises de sang permet de supprimer le stress pouvant être ressenti par l'animal lors du prélèvement. Lors des périodes d'isolement, un animal consommant moins de la moitié de sa ration durant 5 jours serait exclu de l'étude. Une grille de score de surveillance des animaux sera mise en place avec l’utilisation de points limites adaptés. Un arbre décisionnel et des critères d’arrêt de souffrance seront utilisés.

Choix des espèces

Le chat est l'espèce cible du postbiotique testé. Les chats seront des animaux adultes, l'influence de la croissance n'étant pas un critère qui se doit d'être évalué dans cette étude.

  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Chats : 200
Chiens : 200
Souffrances
▲ -
▲ 400
▲ -
▲ -
Devenir
 150
 -
 250
 -

Issus parfois de procédures antérieures de niveau léger ou modéré, 200 chats et 200 chiens, soit 400 animaux non-humains, vont être utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance léger, aucune mise à mort n'étant déclarée. Ils reçoivent des produits vétérinaires en une ou plusieurs administrations, éveillés ou anesthésiés, et subissent prises de sang et recueils d'urine, de salive, de fèces ou de poils, avec un hébergement individuel et des mises à jeun que le porteur dit sources de stress, et de possibles vomissements. L'objet est de fixer la dose et la voie d'administration de futurs médicaments pour chats et chiens, avant les études réglementaires exigées pour leur autorisation de mise sur le marché. À l'issue, 150 seront adoptés et 250 réutilisés dans de futures procédures, dont 150 chats, le porteur précisant qu'un individu présentant une "anxiété importante" ou une maladie chronique ne sera pas adoptable.

Objectifs

Ce projet a pour objectif d’évaluer la pharmacocinétique et la pharmacodynamie de nouveaux produits vétérinaires destinés aux chats et aux chiens. Ce sont des informations nécessaires au choix de la posologie et de la voie d’administration du produit, préalable à la réalisation des études réglementaires d’efficacité et d’innocuité. Il pourra concerner toute sorte de produits vétérinaires présentant un bénéfice pour la santé des chiens ou des chats ou leur apportant un meilleur bien-être. Il pourra s’agir par exemple d’antiparasitaires, d’antibiotiques, d’antidiabétiques, d’antihypertenseurs, ou de produits destinés aux maladies dermatologiques, respiratoires, cardiaques, métaboliques, nerveuses ou oculaires.

Bénéfices attendus

La pharmacocinétique a pour but d'étudier le devenir d'une substance active contenue dans un médicament après son administration. La pharmacodynamie a pour but d’étudier l’action exercée par un ou plusieurs principes actifs sur l’organisme, en particulier les effets biochimiques et physiologiques des médicaments sur l'organisme. La pharmacocinétique et la pharmacodynamie contribuent à expliquer la relation entre la dose et la réponse, c'est-à-dire, l'effet du produit. Ce sont des informations nécessaires au choix de la posologie et de la voie d’administration du produit, préalable à la réalisation des études réglementaires d’efficacité et d’innocuité. Ces informations sont nécessaires à l’autorisation de mise sur le marché de nouveaux produits.

Procédures

Les administrations

Impact sur les animaux

On ne s’attend pas à des effets secondaires notables. En effet, la plupart des produits à l’étude ont déjà fait preuve de leur innocuité chez d’autres espèces. Les nuisances attendues sur les animaux sont : - Stress dû à la contention - Douleur / inconfort suite aux injections ou aux prélèvements - Stress dû à l’hébergement individuel et/ou à la mise à jeun - Régurgitation / vomissements suite à l’administration

Devenir

Un animal présentant des troubles du comportement (ex: anxiété importante) et/ou une pathologie chronique ne sera pas adoptable.

Remplacement

Les modèles in silico et/ou in vitro/ex vivo permettent de sélectionner des molécules potentiellement efficaces. Après cette première étape, les études de pharmacocinétique ou pharmacodynamie nécessitent de travailler sur un organisme entier, mettant en jeu des interactions entre différents tissus/organes impliqués dans le métabolisme et le/les effets physiologiques et thérapeutiques d’un futur candidat médicament.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés sera réduit au maximum lors des premières études exploratoires (3 ou 4 animaux par groupe). Il sera ensuite calculé pour les études suivantes selon la variabilité entre individus observée antérieurement et pourra atteindre jusqu’à 10 animaux. Lorsque le statut des animaux le permet les animaux utilisés peuvent être issus de procédures (légère ou modérée) antérieures et peuvent ensuite être réutilisés dans une future procédure. La réutilisation permet de réduire le nombre d’animaux utilisés. Seuls les animaux ayant retrouvé un état de santé et bien-être complet, attesté par le vétérinaire désigné, sont réutilisables.

Raffinement

Pour chaque étude, une période d’acclimatation systématique des animaux est prévue dans le but de limiter leur stress et de stabiliser leur état physiologique dont la durée optimale est de 7 jours. Les animaux font l’objet d’un soin de qualité avec respect de leur bien-être. Les chats et les chiens ont à disposition des méthodes d’enrichissement afin de stimuler l’exercice physique et leurs activités cognitives. Un training est réalisé en renforcement positif (friandises, caresses), afin de limiter le stress lié aux actes techniques (contention, administrations, prélèvements) et aux conditions d’études (hébergement individuel, alimentation…). La durée de ce travail est indéterminée, il sera réalisé jusqu’à ce que les animaux ne montrent plus de signes de stress contre-indiquant leur entrée dans la procédure (le cas échéant). Pour réduire l’inconfort provoqué par l’administration et/ou les prélèvements, les opérateurs qualifiés réalisent une contention adaptée de l’animal et une anesthésie et/ou analgésie et/ou un changement du site peuvent être mis en place. Les animaux sont observés quotidiennement, ou plus si jugé nécessaire, ce qui permet de détecter tout signe comportemental anormal (spontané ou provoqué) et/ou toute anomalie physique non attendue. En cas de déviation de l'état normal d'un animal, le responsable de l’étude, le vétérinaire désigné ou le vétérinaire d'astreinte, décidera d'augmenter les fréquences d'observations, d'isoler l'animal et/ou d'envisager un traitement pour soulager l'animal. Des critères d'alertes spécifiques aux espèces chien, chat sont mises en place et appliquées. Les conditions d’hébergement sont adaptées à l’espèce et à l’âge pour maximiser leur confort et leur bien-être. La SBEA garantit l’amélioration des techniques de soins et des conditions de vie pour les animaux.

Choix des espèces

Il s’agit des espèces cibles pour les produits. Des données concernant l’espèce doivent être fournies au dossier d’AMM. Les chats et chiens utilisés ont plus de 2 mois. L’âge dépend des besoins pour les études qui sont à effectuer. Ces besoins dépendent de l’objectif de l’étude, du produit testé et répondent à l’exigence expérimentale d’utilisation du produit mis sur le marché.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Souris : 100
Rats : 100
Cochons d'Inde : 100
Hamsters dorés : 100
Chats : 250
Chiens : 250
Souffrances
▲ -
▲ 660
▲ 240
▲ -
Devenir
 -
 -
 500
 400

900 animaux non-humains, dont des souris, rats, cobayes, hamsters, chats et chiens, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Ils subissent des administrations répétées de formulations vétérinaires par voies variées et de multiples prélèvements de sang, jusqu'à dix chez les chiens et chats sur 48 heures. Le porteur indique que les rongeurs sont tués en fin d'étude tandis que les 250 chiens et 250 chats sont réutilisés puis proposés à l'adoption. Il qualifie ces études de "stricte nécessité" réglementaire, ne pouvant selon lui être remplacées pour la mise sur le marché des produits.

Objectifs

Lors de la mise au point de nouvelles formulations à usage vétérinaire, le screening de substances actives ou le choix des ingrédients de la formulation est basé entre autres sur leur propriétés pharmacocinétiques. La connaissance des principes actifs et/ou ingrédients (bibliographie, historique des études etc...), l’usage de méthodes alternatives in silico et in vitro ainsi que de la modélisation pharmacocinétique permet une première sélection mais la complexité d’une formulation (mélange d’excipients, pH, volume injecté, etc.) nécessite une ou plusieurs évaluations préliminaires avant le choix définitif de la formulation (sélection ou optimisation de formulations) et de son utilisation (posologie, voie d’administration). En amont des essais sur espèces cibles, il est possible de réaliser des études sur des rongeurs. Si les résultats sont concluants, le produit pourra être testé sur la ou les espèces cibles.

Bénéfices attendus

Ce projet contribue au développement et à la mise à disposition de produits pharmaceutiques sûrs et efficaces auprès des vétérinaires et des propriétaires d’animaux de compagnie en accord avec les exigences réglementaires pour la mise sur le marché de ces produits. Dans le cadre du développement de nouveaux produits ou amélioration de produits existants sur le marché, les bénéfices envisagés de cette procédure seront la meilleure connaissance et compréhension du fonctionnement de ces produits (dose, voie d’administration, adjuvants/excipients, innocuité, efficacité, mécanisme d’action) ainsi que la réalisation des études réglementaires permettant la mise sur le marché de ces produits.

Procédures

●Prélèvements de Sang : - chiens chats : 2 minutes par prélèvement, maximum 10 prélèvements sur 48h et dépendant du volume et du temps de récupération sur une période d’une semaine. - Rongeurs : 1 minute par prélèvement . Souris, rats : maximum 1% du volume circulant total sur 24h et maximum 15% du volume circulant total sur une période de 28 jours. - Hamsters, cobayes : maximum 5 prélèvements par 48 h et dépendant du volume et du temps de récupération sur une période d’une semaine. ●Prélèvements avec écouvillons : nasal, salive, larmes. Chiens et Chats : 1 minute par prélèvement. Rongeurs : 1 minute par prélèvement sur animal anesthésié. ●Prélèvements non invasifs : poils : sans restriction de nombre. Des administrations de produits pour toutes les voies : -1 traitement par voie (durée environ 5 minutes chez les carnivores et 1 minute chez les rongeurs. Les voies d’administration peuvent être orale (ou per os), gingivale, parentérale (entre autres sous-cutanée, intradermique, intrapéritonéale, intramusculaire, ou intraveineuse), nasale, topique (par exemple spot-on, pour-on, collier, patch), auriculaire.

Impact sur les animaux

Les animaux pourront ressentir une douleur transitoire aux sites d’injection lors de l’administration du produit testé, d’anesthésique ou de médication, liée à l’introduction d’une aiguille. Suite à l’administration du produit testé, les animaux pourront présenter des signes cliniques locaux et/ou généraux, qualifiés d’effets indésirables transitoires comme une réaction cutanée locale (prurit, œdème, tuméfaction, nodule, douleur à la palpation), des réactions systémiques transitoires (perte de poids, réduction de consommation alimentaire). Ces nuisances pourront être répétées car plusieurs administrations pourront être réalisées selon la posologie envisagée. Le suivi de la température par voie rectale pourra causer de l’inconfort temporaire. Enfin, lors du suivi régulier des animaux, les nuisances envisagées seront fonction du type de prélèvements réalisés telles qu’une légère gêne (ex : écouvillon oral), ou douleur transitoire liée à l’introduction de l’aiguille (ex : prise de sang), le cas échéant.

Devenir

Pour les rongeurs, les animaux sont euthanasiés à la fin de l’étude. Pour les carnivores, l’ensemble des animaux sont ré-utilisés puis proposés à l’adoption.

Remplacement

Cette procédure a un caractère de stricte nécessité : elle ne peut pas, pour le moment, être remplacée par des méthodes alternatives car elle répond à l’obligation réglementaire ou scientifique d’être conduite sur l’espèce de destination du produit ou sur un modèle de rongeurs le cas échéant lors d’études préliminaires.

Réduction

Le nombre d’animaux envisagés dans cette procédure à été défini à son minimum : - soit en conformité avec la réglementation et la pharmacopée - soit étayé à l’aide d’un raisonnement scientifique et/ou d’une analyse statistique et/ou d’une recherche bibliographique permettant l’atteinte de l’objectif du projet. Il est également évalué en fonction du développement des projets sur les 5 ans à venir et des animaux déjà utilisés sur ceux-ci. Les études peuvent être réalisées selon différents designs : - design croisé (cross-over) : tous les animaux reçoivent successivement tous les traitements (test et référence) dans un ordre aléatoire. L’essai croisé utilise le sujet comme son propre témoin ; - design en parallèle : chaque groupe d’animaux reçoit un seul type de traitement. L’essai en parallèle utilise généralement un groupe témoin versus un ou des groupes traités car les groupes sont indépendants entre eux ; - design par étapes : quand le nombre de sujets est important, l’étude peut être réalisée en deux étapes avec un nombre inférieur de sujets. Si la première étape (plus de 50% des sujets totaux) ne permet pas de répondre à la question, la seconde étape est réalisée avec le nombre de sujets pour compléter le nombre total. Entre chaque période de traitement, une période d’attente sera définie pour permettre aux animaux de récupérer et/ou permettre l’élimination du produit administré précédemment (principe actif et métabolites) ou de son effet pharmacologique. Des tests statistiques seront adaptés à chaque design d'étude.

Raffinement

Les mesures de raffinement utilisées sont : - Une période d’acclimatation adaptée aux conditions de l’étude - Habituation des chats aux prélèvements de sang sur animaux vigiles. - socialisation des carnivores domestiques à l’aide d’une période de jeu dans une pièce dédiée. - Enrichissement des box afin d’améliorer le confort des animaux (musique, jouets adaptés...). - renforcement positif (récompenses ou caresses) - Selon le produit et l’étude, possibilité d’utiliser un sédatif/anesthésique pour soit l’administration, soit les prélèvements, soit les 2, selon les caractéristiques du produit et l’instruction d’utilisation en vigueur. - Une surveillance sera mise en place jusqu’au réveil complet de l’animal - Médication : selon le produit, l’objectif de l’étude et l’impact scientifique, l’utilisation d’anti-douleur sera étudiée au cas par cas et selon les caractéristiques du produit. - Adaptation du type de nourriture afin de faciliter l’alimentation des animaux (pâtée). - Observation quotidienne des animaux et examen/suivi clinique effectué aussi souvent que cela sera jugé nécessaire avec une fréquence qui pourra être augmentée en cas de besoin (en particulier pour le suivi d’innocuité). - Mise en place de points limites adaptés et précisément définis qui pourront être réévalués en fonction des observations recueillies. - En cas d’obligation d'héberger les animaux individuellement, des mesures complémentaires seront mises en place: une présence augmentée du personnel, possibilité pour les animaux de voir, sentir et entendre leurs congénères, augmentation du nombre de jouets dans l’hébergement, un suivi renforcé par les vétérinaires avec une attention particulière sur le comportement des animaux.

Choix des espèces

De façon réglementaire, les études de pharmacocinétique doivent être menées sur la ou les espèces de destination. Il est possible d’utiliser les rongeurs dans les études préliminaires de sélection de nouvelles molécules, formulations, voies d’administration ou posologie si pertinentes et avant les études sur espèces de destination. Les études sont réalisées chez des animaux sevrés, représentatifs de l’espèce de destination et de son statut physiologique, ceci comprenant entre autres l’âge ou la maturité sexuelle. Ces choix sont faits selon l’utilisation future du produit.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Chats : 10
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 10
▲ -
Devenir
 -
 -
 10
 -

10 chats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tous gardés en vie à l'issue. Huit reçoivent une perfusion intraveineuse de 15 à 30 minutes sous contention manuelle prolongée, suivie de prélèvements de sang répétés pendant 28 jours, deux autres restant en réserve. Le porteur compare deux formulations d'un composé test et affirme qu'aucune méthode ne reproduit la diffusion d'un produit dans le sang "au niveau de l'organisme entier", d'où le recours "indispensable" à l'animal. Les points limites prévoient l'exclusion de tout chat montrant agressivité, troubles de l'équilibre ou douleur aux sites de prélèvement.

Objectifs

Les objectifs de ce projet sont: - de déterminer les paramètres pharmacocinétiques d'un élément test mis en solution sous deux formulations différentes aprés une simple administration intraveineuse (perfusion de 15-30 minutes) et de les comparer entre elles. - de vérifier certains paramètres hématologiques pour évaluer la pharmacodynamie de l'élément test.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus sont de pouvoir déterminer les paramètres pharmacocinétiques de l'élément test présent dans deux formulations différentes. Et de montrer que cela n'a pas eu d'impact au niveau clinique en suivant certains paramètres hématologiques, impact sur la pharmacodynamie.

Procédures

Les animaux seront soumis à une administration des formulation test par voie intraveineuse. 1 seule administration / animal Durée: 15-30 minutes Des prélèvements sanguins seront réalisés: 1 ou 2 prélèvements par jour maximum. Volume de sang prélevé entre 2 et 2.5 mL. Durée d'un prélèvement de l'ordre de la minute. prélèvement aura lieu avant administration, 2 prélèvements le jour de l'administration, puis 1 prélèvement par jour pendant 3 jours puis 1 prélèvement par semaine jusqu'à 28 jours aprés administration.

Impact sur les animaux

L'administration de l'élément test est une administration intraveineuse par perfusion de 15 à 30 min. Cela va necessité une contention longue dans la durée pour l'animal. La contention sera manuelle. Durant la phase d'acclimatation les animaux auront une péride d'entrainement pour s'habituer à cette durée de contention. La manipulation des animaux se fera par un personnel formé.

Devenir

Tous les animaux seront gardés en vie à la fin de cette procédure.

Remplacement

Aucune méthode alternative ne permettant actuellement de reproduire la diffusion d’un produit dans le sang des animaux au niveau de l'organisme entier, il est indispensable de recourir à l’animal entier.

Réduction

10 animaux seront inclus dans ce projet. 8 animaux seront administrés et 2 animaux seront des animaux de réserve si besoin.Si les 2 animaux de réserve ne sont pas utilisés, ils pourront retourner dans le stock. Les 8 animaux administrés seront répartis en 2 groupes de 4 animaux. Chaque groupe recevra une formulation test. C'est le nombre d'animaux minimal pour avoir des résultats interprétables.

Raffinement

Les chats seront hébergés par groupe de 2 (2 males et 2 femelles par groupe). De l'enrichissement (exemple: griffoir, coussin) sera présent dans chaque box autant que possible. Les points limites spécifiques de ce projet sont: - Un comportement agressif de l'animal au cours de la perfusion - Problèmes de comportement général (mouvements anormaux, perte d'équilibre, prostration) - Douleurs importantes au niveau des sites de prélèvements. Si un des points limites est atteint l'animal sera exclu du projet. Un suivi quotidien (voir plusieurs fois par jour) sera mis en place pour l'observation générale des animaux et la détection précoce de signe clinique pour une prise en charge rapide d'éventuels effets secondaires (observation de l'état de santé général, observation des sites de prélèvement, observation du comportement de l'animal...) Toute intervention sur l'animal sera effectuée par une personne habilitée et expérimentée afin de réduire au minimum le stress.

Choix des espèces

Espèce de choix pour ce type d'étude. Adulte, age supérieur à 1 an. Poids d'animaux compris entre 2.5 et 6 Kg.

Alimentation des chatons en croissance

(NTS-FR-057549v1 – 29/11/2022)
  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
Chats : 125
Souffrances
▲ -
▲ 125
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 125
 -

125 chatons vont être utilisés, gardés en vie à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils subissent des prises de sang, jusqu'à 4 ml par prélèvement, et des collectes d'urine, pour évaluer l'appétence et la tolérance digestive d'aliments industriels destinés aux chatons en croissance. Le porteur affirme que le protocole n'entraîne "ni douleur, ni souffrance" et que le stress des prises de sang est minimisé, l'objectif restant la formulation de produits commerciaux. Il indique qu'aucun modèle ne peut prédire l'appétence d'un aliment complet chez le chat, ce qui rendrait "nécessaire" le recours à l'essai sur les animaux.

Objectifs

Pour évaluer la bonne prise alimentaire et la tolérance des aliments destinés aux chatons, il est nécessaire de procéder à des évaluations. Pour être complets, ces tests doivent comprendre le suivi clinique, pondéral et alimentaire des animaux, ainsi qu’une évaluation de la tolérance digestive, des mesures d'odeur de selles, des analyses d'urines et des paramètres sanguins.

Bénéfices attendus

Connaissances sur les besoins nutritionnels et le comportement alimentaire des chatons en croissance. Formulation de produits au plus près des besoin des chatons pour leur garantir une appétence et une tolérance digestive optimales. Identification de nouvelles solutions nutritionnelles.

Procédures

La recolte d'urine et prise de sang seront fait avec les animaux vigiles. Une analyse de la biochimie sanguine au maximum une fois par seamine et par animal. Les paramètres pour les prises de sang incluent les mesures de la fonction rénale et hépatiques (urée, créatinine, phosphatase alcaline, albumine, gamma glutamyl transférase, glutamate-pyruvate transaminase, protéine totale, cholestérol, globuline, et bilirubine totale). L’hématologie incluera la numération des hématies et le dosage de l’hémoglobine, numération des globules blancs et plaquettes. Une analyse d’urines (couleur, turbidité, pH, protéine totale, glucose, cétones, bilirubine et sang, densité spécifique et sédiment) pourra être réalisée à la discrétion du vétérinaire. La collection d’urine se fera par collecte libre (free-catch). Lors de prises de sang, le volume minimum nécessaire (comme spécifié par les laboratoires d’analyses) pour analyse les marqueurs sera prélevé : 4ml/prise (sans exceder 15 % du volume sanguin sur une période de 28 jours). La collection d’urines devra prélever 5ml. La prise de sang sera fait par un vétérinaire et si l’animal ne se débat pas: -sur la phase de prélèvement uniquement : 15 secondes (maximum 30 secondes) -En incluant la phase de contention, de tonte, de désinfection et de prélèvement 2 minutes maximum

Impact sur les animaux

Les animaux seront suivis quotidiennement par des techniciens animaliers et des vétérinaires à des rythmes réguliers et définis et continuent les sorties quotidiennes habituelles. Ce protocole n'entraîne ni douleur, ni souffrance. Le stress éventuel lors de réalisation de prises de sang est minimisé par un personnel qualifié et des animaux habitués dans notre centre.

Devenir

Tous les animaux sont gardés en vie et recevront un suivi vétérinaire et des soins adaptés à leur état de santé.

Remplacement

Le protocole et les procédures utilisés sont conformes aux standards AAFCO et suivent le processus normal d’évaluation des projets R&D. De plus, aucune autre étude ne peut être utilisée comme alternative à celle actuellement en place. Le protocole a pour objectif d'évaluer l'appétence et la tolérance digestive d'aliments destinés aux chatons en croissance. A ce jour, il n’existe pas de modèle qui puisse approcher la digestion, absorption et métabolisation d’un aliment complet dans cette espèce. Il est donc nécessaire de passer par des essais in vivo au cours desquels les chats reçoivent la formulation d’aliment à évaluer.

Réduction

Le nombre d'animaux inclus pour chaque étude est issu de la recommandation américaine lors de la réalisation d’un protocole dit AAFCO utilisé par l’intégralité de la profession, soit 1 lot de 10 chatons issus au minimum de 3 différentes mères. 10 chatons inclus au début de l’étude pour avoir au moins 8 retenus à la fin.

Raffinement

Les animaux seront suivis quotidiennement par des techniciens animaliers et des vétérinaires à des rythmes réguliers et définis et continuent les sorties quotidiennes habituelles. Ce protocole n'entraîne ni douleur, ni souffrance. L'état d'anxiété lors de réalisation de prises de sang est minimisé par un personnel qualifié et des animaux habitués dans notre centre.

Choix des espèces

Chaque espèce animale possède son propre métabolisme, ses propres performances digestives , ainsi que ses propres préférences alimentaires et facteurs d’appétence pour un aliment donné. Il est donc important d’utiliser les espèces auxquelles les aliments sont destinés. Il n’existe pas à ce jour de modèle qui puisse approcher la tolérance digestive ainsi que de prédire l’appétence d’un aliment complet chez le chat. Il faut donc passer par des essais in vivo au cours desquels les chatons reçoivent la formulation de l’aliment à évaluer. Des études in vitro n’apporteraient aucune information pertinente. Les chatons seront âgés de 3 à 12 mois pour évaluer les besoins nutritionnels en croissance. Indépendemment de l'âge, les chatons devront peser plus de 500g pour être inclus dans ce projet.