Bovins
Evaluation de l’efficacité de l’innocuité, de la durabilité de nouvelles méthodes, dispositifs, molécules pour les affections vasculaires
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
- Diagnostic des maladies
- Troubles cardiaques
Cochons : 400
Moutons : 800
Bovins : 50
1 300 cochons, moutons, bovins et chiens vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal subit une chirurgie d'implantation d'un dispositif vasculaire, parfois précédée d'une seconde intervention destinée à lui créer la lésion à traiter, par section d'un nerf, découpe de tissu ou ligature d'un vaisseau. Ces opérations peuvent durer plusieurs heures et s'accompagnent d'une mise à jeun de douze à seize heures, de prélèvements de sang hebdomadaires et d'une douleur postopératoire que le porteur annonce sur plusieurs jours. La mise à mort finale sert à ouvrir les corps pour évaluer la tolérance et la durabilité des implants, dans un cadre que le porteur présente comme une "obligation règlementaire" pour la mise sur le marché de dispositifs médicaux.
Objectifs
Le système vasculaire comprend les réseaux artériels et veineux qui, reliés à la pompe cardiaque, permettent de faire circuler le sang dans l'ensemble de l'organisme et d'assurer la perfusion de tous les organes. La circulation veineuse est connectée avec le réseau des vaisseaux lymphatiques qui vient s'y déverser avant le coeur. Les pathologies vasculaires telles que les thromboses, les sténoses, les anévrismes, les traumatismes, etc... avec leurs conséquences telles que les accidents vasculaires cérébraux ou l'infarctus du myocarde représentent un enjeu majeur pour la santé publique et constituent une préoccupation croissante avec l’augmentation des populations à risque liée au vieillissement de la population, à la sédentarité et aux nouveaux modes de vie. L’implantation ou la mise en oeuvre de techniques et dispositifs médicaux vasculaires (endoprothèses, filtres, stents, delivery systems, cathéters, ballons et guides ou encore dispositifs pour embolisation ou pour thrombectomie par exemple) sont des approches thérapeutiques indispensables pour soigner ces maladies mais aussi pour permettre un accès régulier au compartiment vasculaire (exemple des chambres implantables pour dialyses ou chimiothérapies). Avec le développement de nouvelles technologies, les limites des actes chirurgicaux sont sans cesse repoussées avec le souci permanent de réduire le traumatisme chirurgical et les complications, de raccourcir les temps opératoires et les phases de récupération. La chirurgie mini-invasive, la chirurgie assistée par la robotique, la chirurgie transluminale, la chirurgie endovasculaire, la chirurgie vasculaire sous coelioscopie sont autant d’exemples qui illustrent ces avancées et la transformation de la pratique de la chirurgie vasculaire. Ce projet de recherche a pour objectif le développement et l'évaluation de nouveaux dispositifs et techniques pour le traitement des affections vasculaires au niveau des coronaires, des vaisseaux périphériques et des vaisseaux cérébraux."
Bénéfices attendus
L'avantage escompté et les bénéfices attendus sont une amélioration de la prise en charge des patients, une amélioration de la durabilité et de l’efficacité des implants pour éviter leur rejet, et ainsi les ré opérations parfois multiples des patients, pour réduire les temps de cicatrisation qui handicapent les patients, et réduire le traumatisme tissulaire, corollaire de ces interventions, ainsi que l'occurrence d'effets indésirables comme les infections grâce au recours à des méthodes d'implantation mini-invasives. Un autre avantage important des techniques mini-invasives est de permettre une récupération plus rapide des patients.
Procédures
Les animaux seront soumis aux interventions suivantes : - Des prélèvements sanguins sur animaux vigiles ou légèrement sédatés, pour tous les animaux du projet. La fréquence des prélèvements pouvant être couramment d’un prélèvement par semaine et d'une durée de moins de cinq minutes. - Des préparations à l’anesthésie pour les examens d'imagerie et d'implantation chirurgicale qui consistent en la pose d'un cathéter et en l'injection des produits utilisés pour la prémédication et l'anesthésie. Durée de moins de dix minutes. - Des procédures chirurgicales d'implantation de dispositif vasculaire avec ou sans procédure chirurgicale de création de modèle lésionnel préalable. Chaque animal du projet ne subira qu'une seule chirurgie d'implantation de dispositif vasculaire associée ou non à une chirurgie de création de modèle antérieur soit une seule et parfois deux interventions chirurgicales par animal dont une mini-invasive pour la création de modèle lésionnel. Comme pour les interventions chez l'Homme, les interventions chirurgicales et les examens d'imagerie sont toujours réalisés sous anesthésie générale (évitant tous stress et douleur pour les animaux) et pourront durer jusqu'à plusieurs heures en cas d’intervention chirurgicale complexe pour tous les animaux du projet.
Impact sur les animaux
Les nuisances ou effets indésirables attendus sur les animaux sont exactement les mêmes que ceux attendus sur un futur patient humain : - La faim ,lors de la mise à jeun (12 heures pour les porcs, 12 à 16 heures pour les ovins/bovins, 12 heures pour les chiens) de l’animal préalablement à l’anesthésie, - Le stress physique induit par la contention/manipulation/pose de cathéter au moment de la préparation de l’anesthésie, - En fonction des besoins et préalablement à la procédure d'évaluation du dispositif, l'induction d'une lésion à la faveur d'une intervention chirurgicale mini-invasive de type lésion nerveuse, création d'un defect tissulaire, ligature ou occlusion de vaisseaux par exemple - La douleur en phase postopératoire : jusqu'à plusieurs jours en fonction de l’invasivité de la technique, pour ces derniers points, des mesures de raffinement sont mises systématiquement en place pour minimiser ces effets (comme par exemple le recours systématique à l'anesthésie générale, l'usage systématique de traitements anti-inflammatoires et anti-douleur opiacés, la protection des plaies, la mise en place d'un suivi clinique quotidien des animaux).
Devenir
Pour toutes les procédures du projet, la nécessité de collecter des données scientifiques se fera au niveau clinique, au niveau biologique (hématologie et biochimie par exemple), au niveau fonctionnel (données issues des examens d'imagerie, scanners, IRM par exemple), par l'interrogation des dispositifs, et enfin au niveau tissulaire par la réalisation d'une évaluation nécropsique et d'une évaluation histopathologique après euthanasie des animaux qui déterminera la tolérance locale et générale ainsi que l’altération du dispositif (durabilité). La bonne réalisation de ce suivi règlementaire garantit donc une évaluation complète et des dispositifs testés dans le projet.
Remplacement
La validation des dispositifs médicaux implantables et des méthodes techniques innovantes dans ce projet requiert la vérification de la sécurité et de l’efficacité des implants. Le recours à l’animal vivant pour évaluer les différentes versions de prototypes afin de reproduire fidèlement les contextes clinique, fonctionnel, anatomique et tissulaire qui seront visés par les applications chez les patients est indispensable. En effet leur utilisation in fine chez les patients représente des procédures à haut risque létal et il est donc indispensable d’avoir recours à l’expérimentation animale au préalable afin de vérifier le bon fonctionnement des dispositifs et des méthodes d’implantation, leur innocuité et leur durabilité. L’expérimentation sur l’organisme entier, et donc sur animal vivant est incontournable, c’est une obligation règlementaire dans le cadre de l’évaluation des dispositifs médicaux implantables.
Réduction
Le nombre d’animaux a été évalué prospectivement et réduit au minimum nécessaire pour répondre aux besoins et objectifs scientifiques du projet, aucune approche statistique n'a été réalisée. Pour réduire le nombre d’animaux, des sélections par méthodes d’imagerie non invasives sont mises en place (IRM, Scanner, Echographie, RX …), permettant par exemple une reconstruction 3D des structures d’intérêt. Un bilan intermédiaire en cours de projet sera effectué pour s’assurer de la pertinence de cette estimation.
Raffinement
Les modèles animaux suivront exactement le cheminement d’un futur patient avec les mêmes exigences et techniques médicales mises en œuvre pour la réalisation des interventions (personnel hautement qualifié, plateau technique opératoire et d’imagerie de pointe). L’ensemble des procédures est conçu pour réduire au maximum le stress, l’angoisse et les contraintes sur les animaux : recours systématique à l’anesthésie générale avec prise en charge de la douleur durant les interventions d’imagerie, pendant et après les procédures chirurgicales, utilisation de tapis chauffants et suivi du réveil. La réalisation des examens d’imagerie sur le site même des animaleries permet de réduire au maximum le recours aux transports pour les animaux et le stress associé. Les paramètres vitaux sont enregistrés et contrôlés par des techniciens spécialisés en anesthésie afin d’adapter les perfusions, l’assistance respiratoire et les dosages d’anesthésiques et d’antalgiques. Les protocoles de réanimation sont standardisés et réalisés par des vétérinaires chirurgiens spécialisés. Pendant et après ces procédures, des protocoles de prises en charge de la douleur sont systématiquement appliqués. Les animaux sont hébergés systématiquement en groupe sociaux ou individuellement pour les besoins de l'étude, ils ont accès à un enrichissement environnemental multimodal (social, alimentaire, manipulatoire et physique) et dans des conditions environnementales d'hébergement contrôlées et maîtrisées (température et ventilation). Des points limites stricts et spécifiques sont appliqués tout au long du projet.
Choix des espèces
Les dispositifs testés dans ce projet doivent l’être sur une anatomie semblable à celle de l’Homme avec les mêmes dimensions. Les modèles utilisés ont fait l'objet d'études similaires et sont considérés comme appropriés à cette fin. - Le système vasculaire du mouton, du porc et du chien reproduisent fidèlement les réactions vasculaires humaines et le processus de cicatrisation des vaisseaux est similaire à celui observé chez l'homme. - La taille relative de ces modèles animaux permet une visualisation à l'aide d'équipements angiographiques et échographiques standards. - Chez l'ovin, la taille des veines iliaques externes est comparable à celle des humains. - Le modèle porcin est pertinent pour l'évaluation de la thrombogénicité des dispositifs. - Les débits et les volumes dans la veine cave inférieure ou les veines jugulaires du canidé peuvent être similaires à ceux des veines fémorales humaines, la structure hémodynamique des veines est similaire à celle des veines fémorales humaines. - Le modèle veau est pertinent pour les endoprothèses aortiques complexes. Les animaux utilisés pourront être des juvéniles ou adultes. L’objectif scientifique est d’avoir une anatomie de taille ou une situation clinique comparable à celle observée chez l’Homme.
Production de fournitures biologiques chez différentes espèces (lapins,ovins,caprins,porcins et bovins)
- Production de routine
- Tests réglementaires
- Contrôles de qualité
Cochons : 50
Chèvres : 25
Moutons : 25
Bovins : 50
Pour fournir du sang, du sérum et de l'urine à des donneurs d'ordre privés, 250 lapins, 50 bovins, 50 porcs, 25 chèvres et 25 moutons subissent des prélèvements répétés, dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. Le sang est prélevé à la jugulaire sur animaux vigiles maintenus en contention debout ou assis, et l'urine par ponction de la vessie à travers la paroi du ventre, après tranquillisation et rasage. Aucun animal n'est tué à l'issue, les bovins et les porcs retournant au circuit d'élevage, les chèvres, les moutons et une partie des lapins étant réutilisés après un temps de repos. Le porteur écrit que le choix des espèces répond à la demande du client et que les bénéfices attendus dépendent "de la demande du donneur d'ordre", finalité de prestation davantage que de recherche.
Objectifs
Le projet a pour objectif la production de dérivés sanguins (sang, plasma,sérum,globules rouges...) ou autres produits biologiques (urines) nécessaires à la recherche et au développement, ainsi qu'au diagnostic.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus sont variés et dépendent de la demande du donneur d'ordre et/ou de ses experts scientifiques, comme la culture cellulaires, les diagnostiques et les dispositifs médicaux ou autres... Ces matières premières permettront de mieux comprendre certains rôles, mécanismes et contrôle et fournir de nouvelles pistes ex:à court terme test qualité/ à long terme nouvelle thérapie.
Procédures
Des prélèvements sur animaux vigiles ( interventions de quelques minutes) Des prélèvements de matrices biologiques sur animaux vigiles (interventions de quelques minutes ) Nous choisirons les volumes en tenant compte de la fréquence des prélèvements, des limites des mécanismes compensatoires pathophysiologiques et de la vitesse de régénération des cellules sanguines. Pour cela nous utiliserons les recommandations internationales Cette méthode s’applique à toutes les espèces Prélèvements sanguins : Lapins : prélèvement intraveineux à l’oreille en boîte de contention soit par vacutainer ou pompe à vide Ovins/ caprins : prélèvement intraveineux à la veine jugulaire en contention assis avec point de compression. Prélèvement sous poche, Vacutainer ou pot de prélèvement. Porcs : prélèvement intraveineux à la veine jugulaire en contention debout tête maintenue vers le haut. Prélèvement sous vacutainer ou poche. Bovins : prélèvement à la veine jugulaire en contention debout dans une cage à contention, tête maintenue vers le haut avec compression manuelle de la veine. Prélèvement par seringue ou vacutainer. Prélèvement par cystocentèse : Même méthodologie pour tous les animaux : Tranquillisation des animaux en intraveineuse. Contention sur le dos puis rasage du bas ventre. Palpation à un main de la vessie puis prélèvement de l’urine avec l’autre main à l’aide d’une aiguille munie d’une seringue. A savoir que chez les bovins nous réalisons exclusivement les prélèvements d’urine sur les veaux.
Impact sur les animaux
Les animaux supportant un prélèvement quel qu'il soit, subissent une nuisance limitée liée au stress de la contention et du prélèvement, ainsi qu'une sensibilité légère et transitoire au point de prélèvement. Un prélèvement de sang peut éventuellement provoquer un léger saignement, une inflammation au niveau de la veine prélevée en cas de répétition.
Devenir
A l'issue de chaque procédure tous les bovins et porcins retourneront dans le circuit d'élevage , les ovins et caprins seront réutilisés dans d'autres procédures expérimentales en respectant une période de récupération suffisante quant aux lapins une partie sera replacée dans le circuit d'élevage et l'autre partie sera réutilisée dans d'autres procédures en respectant les temps de repos suffisant.
Remplacement
Le choix des différentes espèces animales s'est fait au vu de travaux antérieurs des donneurs d'ordres et/ou de ses experts scientifiques dans le cadre de recherches privées . Ils sont de très bons modéles pour ses différents types de protocoles, ce qui permet d'otpimiser la production et d'utiliser un nombre réduit d'animaux. Il n'y a pas de méthode substitutive.
Réduction
Ces méthodes appliquées sont des méthodes validées par le donneur d'ordre et/ou ses experts scientifiques qui permet de satisfaire aux besoins, avec l'utilisation du nombre le moins élevé d'animaux. Le nombre d'animaux utilisé correspondra au minimum requis pour répondre aux objectifs de prélèvements (sang,urine...). Les prélèvemements sont optimisés par l'utilisation d'outil tel que les recommandations internationales, permettant de réduire au maximum l'utilisation d'animaux, et de respecter le bien-être animal. Un animal pourra grâce à ses méthodes être prélevé plusieurs fois tant que cela n'impacte pas son bien-être .
Raffinement
Après chaque prélèvement, une friandise est donnée à l'animal. Le prélèvement est effectué dans une zone à part pour éviter tout stress sur les autres animaux. Les quantités de sang prélevées et les méthodes de prélèvements sont adaptées à l'espèce utilisée. Pour des besoins particuliers, les animaux pourront être mis à jeun 4 à 5h maximum avant le prélèvement. Nous utilisons les recommandations internationales pour déterminer la quantité de sang pouvant être prélevé en fonction du poids de l'animal et l'espacement nécessaire entre chaque prélèvements, ce qui nous permet de ne pas porter atteinte au bien-être animal. Nous essayons régulièrement d'améliorer nos méthodes de contentions afin de diminuer au maximum le stress des animaux. (Exemple: poser la main sur le crâne des brebis permet de les calmer lors du prélèvement). Une surveillance accrue sera réalisée par les techniciennes en charge du bien-être animal après chaque intervention. Nous disposons d'un tableau d'évaluation des points limites et d'un arbre décisionnel qui seront activés en cas de soucis sur un des animaux. Dans tous les cas la décision finale sera prise par le vétérinaire. Un animal en mauvaise santé pourra être exclu du protocole. Aucune approche statistique n'est effectuée, une estimation est réalisée à chaque procédure.
Choix des espèces
Le choix de ces animaux s'est fait car se sont de très bons modèles pour ces types de protocoles, ce qui permet d'optimiser la production et d'utiliser un nombre réduit d'animaux. Les espèces répondent à la demande du client mais également sur la qualité et sur les propriétés de ses animaux. Si la demande a un stade de développement indifférent nous choisissons des animaux matures. Le lapin est facile à manipuler et à prélever. Les ovins, caprins, porcins et bovins ont une longue durée de vie, sont facile à manipuler et le prélèvement sanguin est facile à réaliser.
Etude de stratégies d’adaptation des conditions d’élevage des veaux de boucherie aux épisodes de chaleur
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
Pour éprouver des moyens de maintenir l'engraissement des veaux pendant les vagues de chaleur, 192 veaux de boucherie vont être placés trois semaines dans des salles chauffées à 30 ou 32 °C le jour et 25 à 27 °C la nuit. Les procédures impliquent un niveau de souffrance modéré, le porteur ne retenant comme effet attendu qu'une "gêne" liée au stress thermique. Les veaux sont répartis en parcs de vingt-quatre, 96 subissant l'épisode de chaleur à 100 kg de poids vif et 96 autres à 200 kg, avec du lait servi à 32 °C au lieu de 45 °C pour une partie d'entre eux. Aucun n'est tué pour l'étude, chacun retournant après une semaine de transition dans le circuit d'élevage commercial d'où il vient.
Objectifs
Les veaux de boucherie sont majoritairement élevés dans des batiments fermés équipés d'une ventilation dynamique qui extrait en permanence de l'air des salles d'élevage. Cette extraction entraîne une dépression à l'intérieur de la salle, qui est compensée par une entrée d'air neuf venant de l'extérieur. Ce système de ventilation permet ainsi un renouvellement de l'air intérieur avec un système de régulation basé sur un objectif de température ambiante (plus la température monte par rapport à une température de consigne, plus les ventilateurs tournent pour augmenter le renouvellement de l'air et abaisser la température par une entrée accrue d'air frais). Ainsi, la chaleur générée par les animaux (environ 250 W par veau et par h) est compensée par une arrivée d'air neuf permettant de limiter l'élevation de la température dans la salle d'élevage. Ce système de ventilation devient ineffficace dès lors que la température extérieure est plus élevée que la température de consigne. Cette température de consigne doit correspondre à la température de thermoneutralité des veaux, qui est en moyenne de 18°C chez les veaux (donnée ancienne déterminée chez des animaux d'un poids de 200 kg). Pendant une partie de l'année (période estivale), la température ambiante dans les bâtiments d'élevage est donc plus élevée que la température de thermoneutralité, plaçant les animaux dans une situation de stress thermique, d'autant plus que la vapeur d'eau produite par les animaux entraîne conjointement une augmentation de l'humidité de l'air dans le bâtiment, à même de compliquer encore plus les conditions d'élevage des veaux. Les objectifs du projet sont de déterminer les conditions de température et d'humidité correspondant à la thermoneutralité chez les veaux afin de développer des systèmes de régulation des conditions d'ambiance plus adaptés pour ces animaux. Le projet permettra également de déterminer les leviers d'adaptation des veaux aux conditions ambiantes afin d'adapter l'alimentation des animaux lors de périodes de vagues de chaleur.
Bénéfices attendus
Le projet va permettre d'acquérir des connaissances sur les moyens de lutte en élevage pour faire face à des conditions d'ambiance de stress thermique. Les résultats obtenus permettront de fournir aux éleveurs de veaux de boucherie des solutions techniques permettant de limiter l'impact des épisodes de chaleur sur les veaux (brassage de l'air, diminution des températures de buvée du lait à 32°C au lieu de 45°C).
Procédures
Les salles dans lesquelles les veaux seront élevés seront chauffées pendant 3 semaines pour simuler un épisode de chaleur (30-32°C la journée et 25-27°C la nuit). En 2025, 96 veaux seront soumis à cet épisode de chaleur de 3 semaines lorsqu'ils atteindront le poids vif de 100 kg. En 2026, 96 veaux seront soumis à cet épisode de chaleur de 3 semaines lorsque les veaux atteindront le poids vif de 200 kg.
Impact sur les animaux
Les conditions d'ambiance dans les salles pendant la phase expérimentale (température jusqu'à 30-32°C pendant 3 semaines) vont induire un stress thermique pouvant générer une gêne pour les animaux.
Devenir
Aucun animal ne sera euthanasié pour les besoins de l'étude. A l'issue de la procédure, chaque animal sera replacé en conditions d'élevage commercial après une transition d'adaptation d'1 semaine. Cette transition visera à faire baisser progressivement la température des bâtiments à raison de 1°C/heure jusqu'à l'obtention de la thermoneutralité et à revenir à une température classique de buvée du lait de 45°C (à raison d'une augmentation de 2°C/jour sur 1 semaine).
Remplacement
Le projet porte sur la réponse des veaux en termes d'adaptation à la chaleur. Il n'existe pas de modèles mathématiques qui prennent en compte ces différentes composantes afin de prédire l'adaptation des veaux. Pour cela, le projet est basé sur l'utilisation d'animaux en vue de mesurer leur réponse aux vagues de chaleur.
Réduction
En se basant sur les données antérieures, pour être sûr de disposer d'une puissance statistique suffisante, il faut un effectif de 24 veaux par modalité mise en comparaison. Soit 96 veaux par essai comportant 4 modalités testées.
Raffinement
Les animaux sont placés en parcs collectifs de 24 veaux pendant toute la durée expérimentale. En termes de mesures de raffinement, les veaux auront libre accès 24h/24 aux différents aliments composant leur alimentation : lait, aliment solide (mélange de concentré et de fourrage) et eau. L'ensemble de ces aliments leur sera distribué ad libitum, ainsi les animaux pourront choisir librement en fonction de leurs besoins, l'aliment (ou les aliments) qu'ils souhaitent consommer à n'importe quel moment du jour ou de la nuit. Au-delà de cet enrichissement alimentaire, il sera mis à disposition des veaux des supports physiques non nutritifs tels que des chainettes en acier inoxydable, ainsi que des grattoirs.
Choix des espèces
Il s'agit de l'espèce cible pour l'étude. Les deux gammes de poids des veaux (100 kg de poids et 200 kg de poids vif) sont considérées car la sensibilité au stress thermique est susceptible de dépendre du poids des animaux.
Evaluation de l’effet de l’ingestion d’une solution à base d’huiles essentielles sur les émissions de méthane entérique à court et long terme, le métabolisme de l’hôte et son efficience alimentaire chez des veaux laitiers ou croisés laits x viande
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
Cinq sondages du rumen, cinq prises de sang, cinq prélèvements de fèces et une biopsie de cartilage dans l'oreille : chacun des 56 veaux utilisés passe par là, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Aucun n'est tué dans le cadre du projet, tous rejoignent ensuite leur parcours d'animaux d'élevage. L'objet est de tester si une solution d'huiles essentielles donnée au jeune âge réduit durablement les émissions de méthane, un additif dont le porteur signale qu'il coûte cher à distribuer chaque jour aux vaches adultes. Les veaux sont suivis de 21 jours à 17 mois, précisément parce que le porteur veut savoir si l'effet obtenu tôt persiste un an plus tard.
Objectifs
Au sein des gaz à effet de serre, le méthane entérique, lorsqu’il est exprimé en équivalent carbone, représente 16 % de la production française. Ce gaz provient d’abord du secteur agricole, plus particulièrement des ruminants, qui en produisent naturellement via les éructations. Une grande partie des stratégies efficaces contre ce gaz mettent en place des leviers alimentaires permettant de moduler les microbes du rumen. En effet, le méthane produit par les ruminants est d’origine microbienne, des essais précédents ont tenté de modifier la population microbienne dans l’estomac des vaches pour diminuer la production de méthane. Néanmoins, ces effets ne sont pas systématiquement observés. Dans ce projet, nous proposons d'examiner le changement de population microbienne chez le veau pourrait induire un impact à long terme favorable sur les émissions de méthane ainsi que si ce changement aurait un impact la digestion et la santé de l’animal.
Bénéfices attendus
Les bénéfices associés sont situés à plusieurs échelles et domaines. Au sein du projet, l’acquisition de références françaises sur les veaux d’origine laitière permettra de définir leur niveau d’émission de méthane entérique et ainsi ajuster les valeurs actuellement utilisées pour calculer les émissions totales au niveau national au sein de simulations diverses. En élevage, le complément alimentaire proposé a prouvé son efficacité pour diminuer les émissions de méthane et optimiser la productivité laitière. Cependant, son application nécessite une supplémentation quotidienne de 1 g par vache, ce qui impose des contraintes financières et logistiques pour l'éleveur. Avec cette expérimentation, nous cherchons à mettre en évidence l’effet d’une persistance de cette action ciblée dans le jeune âge au-delà de la période d’administration. Enfin, sur le plan de la recherche fondamentale, ce projet permettra d’explorer le dialogue subtil entre le microbiote digestif et l’animal hôte pendant des périodes charnières de la vie. Le suivi du jus de rumen, de fèces et de sang, prélevées aux mêmes temps de vie, permet de mettre en évidence les mécanismes dynamiques qui lient le microbiote et le métabolisme de l’hôte. Il est attendu que les données collectées fournissent des enseignements majeurs pour la conception de nouveaux additifs alimentaires à la fois efficaces sur les émissions de méthane et sur les performances animales.
Procédures
56 animaux seront soumis aux interventions suivantes : - Prélèvement de fèces : 5 fois, cette intervention durera environ 2 minutes maximum par animal - Prélèvement de cartilage par biopsie auriculaire : une seule fois, cette intervention durera moins de 5 secondes par animal - Prélèvement de jus de rumen : 5 fois, environ 3 minutes maximum par animal – Prise de sang : 5 fois, environ 2 minutes maximum par animal
Impact sur les animaux
Les effets indésirables dus aux interventions sont : - Le stress lié à la contention / manipulation, prélèvement de fèces, de cartilage par biopsie auriculaire et de jus de rumen - Un risque de blessure et de douleur légère liés à la manipulation, le prélèvement de cartilage par biopsie auriculaire, le prélèvement de jus de rumen et la prise de sang.
Devenir
Les animaux poursuivront ensuite leur parcours d’animaux d’élevage.
Remplacement
A ce jour, les méthodes d’évaluation indirectes des émissions de méthane entérique sont prometteuses, mais insuffisamment précises et génériques pour se passer du modèle animal. De ce fait, avoir recours aux veaux (animal cible) est obligatoire pour répondre à la problématique de cet essai.
Réduction
L’utilisation de données provenant d’un essai passé sur le microbiote ruminal de veaux prélevés au jeune âge et les méthodes statistiques ont permis de définir que 14 veaux par modalité étaient requis pour observer des résultats répondant à notre objectif.
Raffinement
Les diverses mesures envisagées ont été réduites au minimum sur le type de mesure ou leur nombre par animal afin de collecter suffisamment de données utiles pour répondre aux bénéfices attendus du projet (3.3.2.3.). Les prélèvements de fèces et de sang, voire de cartilage pour le génotypage (1 prélèvement unique) seront associés lors d’une même pesée des veaux, afin de limiter les manipulations, donc le stress et les risques de blessures pour les animaux. Afin de réduire le nombre de prélèvements fécaux sur animaux, les fèces collectées seront divisées en 2 sous-échantillons : l’un destiné à la mesure infrarouge, l’autre à l’évaluation du microbiote fécal.
Choix des espèces
Le méthane entérique, un puissant gaz à effet de serre avec un effet délétère sur le climat, est majoritairement émis par les bovins en France. En absence d’outils ou de variables substitue proxys fiables actuellement pour quantifier ces émissions, l’utilisation de bovins est essentielle pour collecter ces données et chercher des solutions de réduction du méthane entérique à l’échelle française. Le choix des veaux âgés de 21 jours à 17 mois de vie (0j à 16 mois d’essai) comme sujet d’étude résulte d’un des objectifs de l’essai concernant la programmation du microbiote ruminal des gros bovins par la consommation d’un complément alimentaire durant le jeune âge. Cela permet donc d’étudier : 1) l’effet du complément alimentaire durant le jeune âge (moins de 4 mois d’âge) ; 2) l’effet de la distribution du complément alimentaire dans le jeune âge sur les émissions des mêmes bovins après 1 année environ.
Effet de différentes sources de phosphore sur la digestibilité et le métabolisme du phosphore chez la vache laitière
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
Établir des valeurs de digestibilité pour les phosphates qu'un industriel commercialise déjà : quatorze vaches laitières taries sont utilisées à cette fin, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Sept fois, à sept jours d'intervalle, elles sont contenues dans un couloir pour un prélèvement de salive pouvant durer dix minutes, un prélèvement d'urine et une prise de sang, sur animaux vigiles et sans anesthésie. Les fèces sont ramassées au sol, ce que le porteur présente comme un moyen d'éviter des fouilles rectales. Ces vaches ne sont pas tuées et retournent à l'élevage, et le bénéfice annoncé du projet consiste à mieux conseiller les utilisateurs des produits du commanditaire.
Objectifs
Le phosphore est l’un des minéraux les plus importants dans l’alimentation animale car il est impliqué dans plusieurs processus métaboliques. Selon l’origine du phosphore distribué aux animaux, sa digestibilité et son métabolisme ne sont pas les mêmes. Le commanditaire du projet ne dispose pas encore de valeurs de digestibilité du phosphore pour les phosphates qu’il commercialise pour les vaches laitières. Actuellement, ils utilisent les tables internationales comme références. Ce projet permettra donc d’obtenir des valeurs spécifiques aux produits utilisé dans le projet et de déterminer comment ces produits se situent par rapport aux valeurs fournies par les tables internationales. Les objectifs du projet sont donc d’évaluer l’effet de différentes sources de phosphore sur la digestibilité et le métabolisme du phosphore et de définir une valeur de digestibilité pour le phosphore pour chacune des sources testées.
Bénéfices attendus
Le projet permettra de mieux connaitre les produits commercialisés par le commanditaire du projet afin d'optimiser le conseil aux utilisateurs et ainsi d'améliorer le bien-être et la production des animaux.
Procédures
Tous les prélèvements seront réalisés sur animaux vigiles et auront lieu à la suite le dernier jour de chaque période expérimentale, c'est-à-dire qu'ils seront au nombre de sept séparés chacun de sept jours. Il s'agira d'un prélèvement de salive (maximum 10 min), d'urine (maximum 5 min) et d'un prélèvement de sang (maximum 5 min). Les fèces seront récoltées au sol afin d'éviter des fouilles rectales aux animaux.
Impact sur les animaux
Les nuisances attendus sur les animaux ne sont liés qu'aux prélèvements. En effet, aucune nuisance ou effet indésirable sur les animaux suite à l'ingestion des produits testés dans ce projet ne sont attendus, car il s'agit de produits qui sont déjà commercialisés à l'international. Ainsi, au moment des prélèvements de salive, d'urines et de sang une gène légère et passagère peut être éprouvée par les animaux, mais celle-ci ne devrait pas durer plus de quelques minutes.
Devenir
Les quatorze animaux seront placés à la fin de la procédure expérimentale. En effet, ils recevront des produits alimentaire déjà sur le marché et ne subiront qu'une procédure de classe légère.
Remplacement
Le projet doit obligatoirement être conduit avec des animaux vivants, car il n'existe pas d'autre modèle pour étudier l'effet de différentes sources de phosphore à la fois sur la digestibilité de la ration et sur le métabolisme du phosphore chez le bovin.
Réduction
Les vaches seront conduites en conditions uniformes afin de minimiser les variations liées à l'environnement. Une étude statistique basée sur des données issues de la littérature quant à l’efficacité des produits équivalents à ceux testés dans ce projet a permis de déterminer le plus petit nombre d'animaux à inclure dans chaque groupe tout en assurant la fiabilité des résultats. Une analyse statistique sera appliquée sur les résultats obtenus pour mettre en évidence des différences significatives entre traitements.
Raffinement
Pour respecter leur bien-être, les animaux sont logés sur une litière de paille dans des cases voisines leur permettant de se voir et de se sentir. Au quotidien, le personnel animalier observera le comportement de chaque vache le matin et le soir au moment de la distribution du repas afin de repérer les signes de mal-être ou de souffrance. Si des signes paraissent inhabituels, ils seront immédiatement signalés au responsable de l’expérimentation. Si besoin, les animaux concernés seront soignés et, si jugé nécessaire par le vétérinaire, retirés du projet. Les jours des prélèvements de salive, de sang et d’urines (J7 de chaque période), les vaches sont manipulées dans un couloir adapté à leur contention pour éviter tout risque de blessure. Ces types de prélèvements sont des gestes fréquemment réalisés dans la pratique vétérinaire et ne nécessitent pas d’analgésie ou de sédation. Les fèces sont collectées au sol, afin d’éviter des fouilles rectales aux animaux.
Choix des espèces
L'essai doit nécessairement être conduit avec des bovins car c'est l'espèce cible du produit testé. Les animaux utilisés seront adultes, il s'agira de vaches laitières taries, car il s'agit du stade physiologique ciblé dans ce projet.
Caractérisation et recherche d’indicateurs de la santé globale de vaches de race Holstein et Normande durant leur phase d’élevage et autour de leurs vêlages
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
- Maladies animales
- Recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
- Système immunitaire
Suivies de leur première mise à la reproduction jusqu'à leur réforme, 270 vaches Holstein et Normande enchaîneront ce projet et les expérimentations qui le prolongeront, sans être tuées dans le cadre de celui-ci. Les procédures sont d'un niveau de souffrance léger : prises de sang, tonte de poils, écouvillonnages buccaux et rectaux, réalisés une fois chez les génisses et deux fois autour de chaque vêlage, l'animal bloqué au cornadis. S'y ajoutent une pesée hebdomadaire et une notation de l'état corporel chaque mois. Le porteur présente la santé comme un caractère "clé pour la durabilité tant environnementale qu'économique de l'élevage, ainsi que pour son acceptabilité sociétale", ce qui situe l'objet du projet du côté des performances du troupeau autant que du côté des vaches elles-mêmes.
Objectifs
La santé a longtemps été considérée sous la forme d’un caractère binaire : l’animal est sain ou malade au regard d’une affection ou d’une maladie donnée, à un instant donné. Toutefois, l’état de santé général est multifactoriel et évolutif. Il possède un fort impact sur le bien-être de l’animal, de même que sur ses performances et sa longévité. De ce fait, il s’agit d’un caractère clé pour la durabilité tant environnementale qu’économique de l’élevage, ainsi que pour son acceptabilité sociétale. Dans une optique de re-conceptualisation de la santé pour prendre en compte son caractère continu, explorer les mécanismes biologiques qui la caractérisent, et étudier ses liens avec les autres caractères, un collectif de scientifiques a défini ensemble les contours d’une nouvelle expérimentation de long terme en bovins laitiers. L’objectif de ce projet est d’obtenir une caractérisation biologique fine et longitudinale des différentes couches de la variabilité individuelle (génétique, épigénétique, microbiote, mais aussi physiologique et immunologique) tout au long de la vie de l’animal (et pas face à une maladie ou un pathogène donné à un moment donné), en se plaçant dans deux systèmes d’élevage contrastés « de demain » (herbager pâturant vs stabulation permanente). Cela permettra d’établir des liens entre les paramètres mesurés et la santé de l’animal, à court et à long terme, aussi bien du point de vue clinique que sur la base des variations de ses performances continues (croissance, alimentation, niveau d’activité…). Afin de pouvoir distinguer ce qui, dans la variabilité individuelle observée est liée à la génétique des animaux par rapport aux conditions environnementales, un effectif d’animaux important sera nécessaire.
Bénéfices attendus
Nous attendons de ce projet des avancées de connaissances scientifiques, avec une meilleure caractérisation des phénotypes mesurés (variabilité individuelle, sensibilité environnementale, évolution au cours du temps), et des relations qui les unissent, aussi bien entre eux qu’avec les évènements de santé et les performances zootechniques, afin d’identifier les synergies et les compromis entre fonctions et leurs impacts sur la longévité des vaches dans deux systèmes d’élevage très contrastés en terme de challenges.
Procédures
Pour la caractérisation fine des animaux, des prélèvements sanguins, de poils et de microbiotes seront effectués 1 fois au cours de l’expérimentation sur les génisses, et deux fois sur les vaches à chaque vêlage (avant et après). Les animaux sont alors maintenus au cornadis. Les mesures de poids (une fois par semaine pour les vaches, une fois toutes les deux semaines pour les génisses) se feront sans geste technique autre que le déplacement et la contention des animaux. Pour la mesure de la note d'état, les vaches seront maintenues au cornadis une fois par mois. Voici le temps estimé pour chaque acte : Prise de sang : 2 minutes Mesure du poids : 1 minute Mesure de la note d'état : 5 minutes. Le prélèvement des poils et des microbiote dure quelques secondes. Il est réalisé au même moment que la prise de sang, sans nécessiter de contention supplémentaire.
Impact sur les animaux
Les prélèvements prévus (prises de sang, tonte de poils et écouvillonnages buccaux et rectaux) seront réalisés dans le cadre d'une contention adaptée au poids des animaux (animal bloqué dans une cage ou aux cornadis). Cette contention, ainsi que la simple présence humaine et la manipulation associée peuvent générer un stress ponctuel chez l'animal. Le prélèvement en lui-même (en particulier le prélèvement sanguin) peut générer sur le moment une douleur limitée et fugace. De par les interventions d'élevage, une phase d'imprégnation à l'homme est réalisée dès la naissance de chaque veau. Cela réduit grandement le stress généré par la présence de l'homme lors des prélèvements, d'autant que ce sont les mêmes personnes qui interviennent. Il n'est attendu aucun dommage ni effet indésirable à moyen ou long terme. Il n'y a pas de mise à mort des animaux.
Devenir
Les procédures n’entravent pas le devenir de l’animal et n’ont qu’un effet limité et de court terme sur son bien-être. Aussi, l’ensemble des animaux inclus dans cette expérimentation va poursuivre une vie normale d’un animal de renouvellement dans un troupeau de bovins laitiers. La suite de leur vie fera l’objet de nouvelles expérimentations poursuivant celle-ci.
Remplacement
Les mécanismes étudiés mettent en jeu des interactions complexes au sein de l’hôte qu’il est impossible de reproduire dans un modèle cellulaire, de culture d’organe ou in silico.
Réduction
Les analyses statistiques prévisionnelles, intégrant de l’espérance d’écart entre traitements et la variabilité inter vaches connue, ont permis de définir le nombre minimum d’animaux nécessaires par lot expérimental, à savoir un effectif de 80 vaches par lot. La pluri-annualité de cette expérimentation permet d’autre part de réduire l’effectif nécessaire chaque année et limite les besoins en renouvellement, donc la réforme des animaux.
Raffinement
Différentes mesures ont été prises afin de raffiner ce protocole. Tout d’abord, les différentes mesures ont été regroupées sur les mêmes temps, même si ce n’était pas toujours le moment optimal pour chaque paramètre pris séparément, afin de limiter le nombre d’interventions sur les animaux. Ensuite, chaque intervention a été pensée de manière à limiter les nuisances pour les animaux (limitation des volumes de sang prélevés, utilisation de vacutainer pour minimiser la douleur, utilisation de tondeuse vétérinaire silencieuse pour limiter le stress…) Les procédures impliquées dans le projet sont de sévérité légère et appliquées par des opérateurs expérimentés. Les conditions d'hébergement et d'alimentation répondent aux normes d’élevage. L’état de santé des animaux sera surveillé tout au long de l’expérience. La prophylaxie et le traitement des animaux en cas d’affection ne sont pas modifiés par la mise en œuvre du projet. Tout animal présentant un trouble de santé sera soigné en fonction de la pathologie conformément aux pratiques de l'élevage, et, au besoin, le vétérinaire praticien sera consulté. Les animaux sont gardés en vie en fin d'expérimentation
Choix des espèces
L’espèce animale choisie est le bovin. Il s’agit de femelles de race Holstein et Normande, grandes races laitières françaises (et internationale pour la Holstein). Ces animaux ne sont pas transgéniques et ont été obtenus par des méthodes de reproduction utilisées en élevage classique. Les animaux seront des femelles bovines laitières suivies depuis leur première mise à la reproduction (13 mois d’âge) jusqu’à leur réforme, soit du stade génisse au stade vache.
Développement d’un biocapteur pour la détection des ovulations et le monitoring en temps réel du statut reproductif chez la vache
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
Jusqu'à un prélèvement de sang par heure pendant quarante-huit heures, pour un total annoncé de 4 104 ml sur quatorze jours de protocole. Huit génisses vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, maintenues à l'attache, porteuses d'un cathéter posé dans la jugulaire gauche, avec un contrôle de l'hématocrite prévu pour vérifier qu'elles supportent la saignée, et toutes gardées vivantes à l'issue. L'objet déclaré est un biocapteur qui suivrait en continu les hormones de la reproduction pour repérer les ovulations et fiabiliser l'insémination artificielle. Le porteur annonce des gains de performances de reproduction et de résultats économiques pour les élevages, la longévité des vaches découlant de la baisse des réformes pour échec de reproduction.
Objectifs
Les résultats économiques d’un élevage bovin sont fortement tributaires des performances de reproduction du troupeau. Ces dernières décennies, l’utilisation de l’insémination artificielle (IA) s’est très largement répandue en particulier dans les élevages laitiers. L’utilisation de l’IA nécessite de détecter de façon fiable le moment des ovulations chez les femelles, quelle que soit leur conduite et leur environnement d’élevage. Traditionnellement, la détection des ovulations repose sur l’observation de l’œstrus que les vaches expriment dans les heures qui précèdent l’ovulation. La détection des œstrus se heurte toutefois à deux problèmes majeurs : 1/ l’agrandissement de la taille des troupeaux qui rend cette activité particulièrement chronophage et 2/ la dégradation de l’expression de l’œstrus observée chez les animaux à fort potentiel laitier. Ces problèmes remettent en question les outils d’aide à la détection des ovulations basés sur l’enregistrement des signes comportementaux exprimés durant l’oestrus et orientent les réflexions vers le développement d’outils s’appuyant sur le suivi des dynamiques hormonales annonciatrices de l’ovulation et indicatrices du statut reproducteur de la femelle. Le projet a pour objectif de développer un dispositif microfluidique porté par l’animal permettant le prélèvement sous-cutané de fluides interstitiels et le dosage à haute fréquence des hormones impliquées dans la régulation du cycle ovarien et le déclenchement de l’ovulation. Le dispositif doit, à terme, associer 1/ des microaiguilles creuses pour le prélèvement des fluides interstitiels, 2/ des biocapteurs électrochimiques permettant le dosage des hormones, 3/un circuit et une pompe microfluidiques pour assurer la circulation des fluides interstitiels au sein du dispositif et 4/ une électronique de mesure et de transfert des données permettant d’informer l’éleveur sur le statut hormonal de ses vaches via une interface dédiée. Les trois premières briques constituent les principaux verrous technologiques identifiés en amont du projet. La stratégie de travail consiste à robustifier le dosage des hormones par les biocapteurs électrochimiques retenus.
Bénéfices attendus
Le projet doit permettre la mise au point d’un dispositif de monitoring des hormones de la reproduction à partir du prélèvement de fluides interstitiel. Un tel dispositif permettra chez les bovins laitiers et allaitants d’améliorer les performances de reproduction dans les systèmes utilisant l’insémination artificielle (80% des vaches laitières et 12% des vaches allaitantes). L’amélioration des performances de reproduction contribuera à améliorer les performances économiques des élevages mais aussi la longévité des animaux puisqu’il permettra de réduire les réformes pour cause d’échec de la reproduction. A terme, un tel dispositif devrait également profiter à d’autres filières animales et notamment la filière brebis laitière qui fait face à une mise en cause de l’utilisation des traitements hormonaux pour réaliser l’IA. Pour ces filières, le bénéfice du projet sera économique et environnemental.
Procédures
Les 8 animaux seront soumis à la pose d'un cathéter au niveau de la jugulaire gauche sous anesthésie locale, puis à la réalisation de prélèvements sanguins durant la phase expérimentale. - Suivi de la cinétique des hormones durant la phase folliculaire : De J4 à J17, 4 prélèvements seront réalisés par jour à 7h, 11h, 16h et 21h, chacun correspondant à 5 tubes de 9 ml. Soit un total de 5 x9= 45 ml/prélèvement. Le temps de récupération associé à ce volume de sang prélevé est de 14 minutes, de sorte que la récupération sera totale entre chaque prélèvement. Le volume total de sang prélevé par jour sera de 4 x 45 = 180 ml. - Captation du pic d'hormone : J9 à J11. Sur cette fenêtre de 48h, les prélèvements passeront à une fréquence de 1 prélèvement par heure. Les 4 prélèvements par jour seront maintenus aux mêmes horaires que décrits précédemment (7h, 11h, 16h et 21h). Pour le suivi du pic, 3 tubes de 9 ml seront prélevés à chaque point de mesure, soit un total de 27 ml de sang prélevé / h (soit un temps de récupération de 6 minutes). Le volume total de sang prélevé par jour pour la captation du pic sera de 648 ml/j. Sur cette période se rajouteront les 4 prélèvements /j (7h, 11h, 16h et 21h) soit un total de 4 prélèvements/j x 4 tubes /prélèvement x 9ml/tube = 144 ml/j. Le volume total de sang prélevé sur cette fenêtre de 48h sera de (648+144) x 2j= 1584 ml. Sur l’ensemble de l’essai (14 jours de prélèvements), le volume total de sang prélevé sur les animaux sera de 180 x 14 + 1584 = 4104 ml.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables attendus sur les animaux sont associés aux prélèvements sanguins. La pose du cathéter permettra de garantir moins de douleur et de traumatismes (hématomes) que dans le cas de prises de sang ponctuelles et répétées au niveau de la veine caudale. Cela permettra également de garantir un meilleur confort aux animaux en limitant le stress du fait d’une moindre contention comparativement aux prises de sang. La contrepartie est que les animaux doivent être conduits à l’attache durant l’expérimentation mais nous limitons au maximum la durée de celle-ci par rapport à nos objectifs scientifiques et nous avons prévu une phase d’habituation. Par ailleurs les génisses seront en contact visuel et auditif durant toute la durée de l’essai.
Devenir
A l'issue de la procédure expérimentale, tous les animaux seront gardés en vie. Cette décision sera prise par le responsable de l'établissement ou son délégataire.
Remplacement
La mise au point d’un biocapteur capable de détecter l’occurrence d’ovulations à partir du monitoring, in situ, de la cinétique des hormones de la reproduction, implique, par principe, de tester sa capacité à doser les hormones dans un fluide biologique complexe tel que le plasma. De façon à limiter le recours aux échantillons de plasma issus d’animaux, cette étape interviendra lorsque tous les tests préliminaires visant à démontrer la capacité du biocapteur à doser différents niveaux de concentrations en hormone dans des fluides artificiels de complexité croissante aura été réalisée : solutions tampons enrichies de molécules ioniques puis de molécules organiques (acides gras, protéines) de structure et de charge connues et enfin plasma artificiel.
Réduction
Deux éléments ont été pris en compte pour évaluer le nombre d’animaux à utiliser et prendre en compte le principe de réduction : 1/ d ‘une part, la nécessité de disposer d’une gamme de concentrations hormonales qui reflète une certaine variabilité interindividuelle. Pour cela nous avons considéré qu’un effectif de 5 animaux serait suffisant pour explorer cette variabilité dans la mesure où la variabilité des niveaux de concentrations hormonales que l’on peut observer chez des génisses est moindre que celle attendue chez des vaches en lactation. 2/ d’autre part, le taux de réponse des animaux au traitement hormonal. Celui-ci a été apprécié en se basant sur les connaissances rapportées dans la littérature, et qui indiquent des taux de réponse variant de 50 à 66% pour des femelles cyclées. Ainsi pour espérer atteindre un effectif minimal de 5 animaux présentant des cinétiques hormonales de phase folliculaire suite au retrait de l’implant, nous avons choisi d’inclure 8 génisses dans l’étude.
Raffinement
Une phase d’habituation de 7 jours aux conditions de vie à l’attache sera réalisée pour tous les animaux avant le début des prélèvements de façon à identifier ceux qui ne supporteraient pas d’être maintenues à l’attache (agitation, baisse d’ingestion, comportements ou attitude anormale). La pose des cathéters sera réalisée par une personne habilitée et en conditions d’asepsie. Un système de maintien et de protection du cathéter (bandage) sera mis en place de façon à éviter que celui-ci ne se déloge ou soit arraché par frottement contre les parois de la logette. Les animaux seront surveillés tous les jours lors de la distribution de l'alimentation par un animalier responsable de la mise en œuvre et du suivi du protocole. L'évaluation de la gêne et d’éventuelles lésions générées par le cathéter ou les conditions de vie à l’attache sera faite par observation de l’état physique et du comportement des animaux. Une évaluation du niveau d’anémie sera également réalisée via la mesure de l’hématocrite des animaux avant le début de l’essai, avant la phase de prélèvements intenses (1/h) à J7 et 3 jours après (J14) afin de vérifier si les animaux peuvent être maintenus dans l’essai. En cas d'observation de signes inhabituels, de lésion ou d’anémie sévère (taux d'hématocrite entre 10 et 13 %), le vétérinaire référent de l'installation expérimentale sera contacté immédiatement et un traitement approprié sera administré, pouvant aller jusqu'au retrait de l'animal de l'essai.
Choix des espèces
Le premier élément de pertinence associé au choix de l’espèce bovine est qu’il s’agit de l’espèce cible pour l’utilisation du biocapteur. Sa mise au point nécessite donc de s’assurer qu’il sera en mesure de fonctionner sur des fluides complexes de composition similaire à celle des fluides interstitiels qui seront prélevés par les microaiguilles. Le deuxième élément de pertinence est associé à la taille de la vache qui permet de prélever les quantités de sang nécessaires à l’étude en restant bien en deçà des seuils maximum à ne pas dépasser. Les animaux utilisés seront des génisses plutôt que des vaches laitières car les installations expérimentales disponibles ne nous permettent pas de conduire des vaches laitières à l’attache. Par ailleurs du fait de la nécessité d’amener les animaux deux fois par jour en salle de traite, les risques de déplacement ou d’arrachage du cathéter auraient été trop importants. Nous avons donc choisi de travailler sur des génisses qui devront être pubères (>13 mois) pour pouvoir suivre leur cyclicité. Ces génisses n’excèderont pas l’âge de 27 mois qui correspond à leur mise à reproduction pour un premier vêlage visé à 36 mois.
Evaluation chez la vache laitière de l’effet de traitements dirigés contre les mammites
- Recherche appliquée
- Maladies animales
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
Gardées vivantes et réintégrées au troupeau après un mois de repos minimum, 140 vaches laitières sont réutilisables d'une étude à l'autre. Elles vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, une mammite leur étant provoquée par inoculation de bactéries ou d'un immunostimulant dans le canal du trayon. Suivent trois à six administrations de traitement par le trayon, dix à douze prélèvements sanguins en vingt-quatre à quarante-huit heures, des palpations de la mamelle à chaque traite et des prises de température rectale plusieurs fois par jour, le gonflement et la douleur de la mamelle pouvant durer une semaine. Le porteur range parmi les bénéfices attendus la guérison de l'animal, mais aussi "le rendement de l'éleveur" et le développement de médicaments par l'industrie vétérinaire.
Objectifs
L’objectif du projet est d’évaluer chez la vache laitière, l’efficacité de nouveaux traitements dirigés contre les mammites. Au cours de ce projet, l’efficacité de traitements sera évaluée sur des animaux présentant des mammites expérimentales infectieuses ou non infectieuses. Les modèles d’infection et d’inflammation sont des modèles mis en place d’après des modèles décrits dans la littérature et adaptés pour induire des signes légers à modérés de mammite sur une courte durée. Les traitements sont testés chez l’espèce de destination et de ce fait une sélection préalable de formulations ne présentant pas de risque pour l’animal sera réalisée (composants du médicament, volume à administrer). Les traitements seront administrés par voie intramammaire ou par injection (intraveineuse, intramusculaire ou sous-cutanée) selon les bonnes pratiques vétérinaires d’administration. Plusieurs études pourront être conduites afin d’améliorer le type de formulation, la combinaison de différents traitements, la voie, la dose ou la fréquence d’administration des traitements testés.
Bénéfices attendus
Une mammite se traduit par une diminution de la production de lait et une modification de sa composition avec des variations importantes selon la bactérie responsable de la mammite et selon sa gravité, une modification possible de la mamelle et de l’état général de l’animal. Certains cas de mammites sévères peuvent entrainer des dommages permanents à la glande mammaire avec un arrêt de la production de lait, et dans le pire des cas, la mort de l’animal. L’efficacité d’un traitement dirigé contre les mammites peut se démontrer par la guérison de l’infection (élimination de la bactérie infectante) mais aussi par une amélioration clinique (disparition des signes inflammatoires induits par l’infection). Dans le cadre de la recherche et du développement de médicaments vétérinaires, les produits destinés à prévenir ou guérir les infections permettent de limiter les conséquences d’une maladie, d’améliorer de façon notable le bien-être de l’animal et le rendement de l’éleveur. La preuve de concept d’efficacité de nouveaux traitements doit être évaluée sur l’animal présentant les caractéristiques de la maladie ciblée. Au-delà du bénéfice pour l’animal avec la guérison de la maladie, ce projet bénéficiera aux producteurs laitiers, vétérinaires d’exploitation et à la santé publique.
Procédures
Tous les gestes techniques seront réalisés sur animaux vigiles. Tous les animaux entrant dans une procédure auront tous les gestes techniques associés à l’exception de la voie d’administration des traitements qui pourra varier selon les groupes dans une même procédure (exemple comparaison d’une voie d’administration intramammaire par rapport à une administration intraveineuse) et des prélèvements sanguins qui ne seront pas obligatoirement réalisés lors des procédures impliquant des traitements par voie intramammaire. Voici l'ensemble des gestes pouvant être effectué sur un animal : - Inoculation de la solution induisant la mammite (1 à 10 mL) via le canal du trayon, 1x par procédure - Administration du (des) traitements : Par voie intramammaire via le canal du trayon, 1 ou 2 applicateurs / quartier, généralement 3 à 6 administrations à 12h/24h d’intervalle (après chaque traite). Par voie générale, une administration unique - Prélèvements Lait : lors de la traite biquotidienne sur tout ou partie de l’étude. - Prélèvements Sang : 10 à 12 prélèvements pendant les 24 à 48 heures suivant l’administration du traitement - Mesures de température rectale : 1 à plusieurs fois par jour sur tout ou partie de l’étude. - Palpation de la mamelle : lors de la traite biquotidienne sur tout ou partie de l’étude.
Impact sur les animaux
Dans le cadre de l’évaluation de l’efficacité d’un traitement, les vaches devront d’abord présenter les signes de mammite. A cette fin, des mammites expérimentales seront induites chez l’animal. Les nuisances ou effets indésirables attendus seront plus ou moins importants selon le type de mammite induite et seront principalement : - une modification de l’apparence du lait (présence de quelques grumeaux dans le lait), - un gonflement de la mamelle, - une douleur de la mamelle à la palpation ou lors de la traite, - une diminution de la production laitière, - une augmentation transitoire de la température rectale de l’animal, - une légère modification de l’état général de l’animal, - un stress modéré dû aux manipulations multiples et inhabituelles dans les conditions d’hébergement hors procédure. Selon l’agent utilisé pour induire la mammite, ces nuisances et effets indésirables pouvant impacter le bien-être de l’animal pourront persister jusqu’à 1 semaine. Des nuisances légères liées à certaines interventions sur l'animal sont attendues (Par exemple, lors de la réalisation d'injections ou de prises de sang).
Devenir
Tous les animaux utilisés dans le projet seront réintroduits dans le stock des animaux hébergés dans les locaux de l’EU. L’effet cumulatif est évalué par le vétérinaire de l’EU en collaboration avec le(s) directeurs(s) d’étude(s) selon le type de produits administrés. Les animaux peuvent être réutilisés après une période de repos suffisante entre 2 études pour s’assurer de l’élimination totale de l’organisme du dernier traitement administré ; cette durée ne peut être inférieure à 10 fois la demi-vie du produit si celle-ci est connue ou 1 mois si celle-ci n’est pas connue. Tout autre délai devra être justifié et validé par le vétérinaire de l’EU. De plus, tout animal réutilisé fait l’objet d’une visite du vétérinaire de l’EU qui certifie que l’animal a pleinement recouvré son état de santé et de bien-être général et peut être ré-inclus dans une nouvelle étude sans dommage pour lui.
Remplacement
Il n’existe pas de méthode alternative pour reproduire une infection ou une inflammation de la glande mammaire et évaluer l’efficacité d’un traitement. Une mammite est une maladie multifactorielle impliquant : • L’animal : statut physiologique, état de santé… • L’agent déclencheur : virulence, capacité à pénétrer les cellules de l’hôte, à former des biofilms pour les bactéries, / dose ou puissance des immunostimulants… • L’environnement : conditions d’élevage, qualité de l’alimentation, hygiène de traite…
Réduction
Dans la mesure du possible, des approches in vitro sont réalisées afin de sélectionner les meilleurs candidats pour un passage in vivo et limiter le nombre d’animaux inclus dans les procédures. La mamelle de la vache est constituée de 4 quartiers anatomiquement et physiologiquement indépendants. Afin de réduire le nombre d’animaux en limitant l’impact sur le bien-être de l’animal, les infections expérimentales seront induites autant que possible sur deux quartiers. Le calcul du nombre d’animaux minimum nécessaire a de plus été estimé grâce à des études préliminaires. Si plusieurs études sont nécessaires, elles seront réalisées successivement, et les animaux pourront être réutilisés dans les études suivantes après totale guérison et une période de repos de 30 jours minimum. Il sera possible de réduire le nombre d’animaux par groupe, au cas par cas, selon la finalité de l’étude. Cette décision sera dûment justifiée dans le plan d’étude spécifique à la procédure suivie dans le cadre de ce projet.
Raffinement
Les animaux seront hébergés dans les conditions standards d’élevage d’un troupeau laitier à savoir hébergement en groupe, en stabulation ou en extérieur selon la saison. Les vaches incluses dans une procédure expérimentale sont généralement hébergées en intérieur sur tapis de sol dans les zones prévues pour le repos et avec des tapis antidérapages sur les zones de circulation. Un système de ventilation et d’aspersion est prévu en période de forte chaleur. La stabulation est nettoyée quotidiennement (robot racleur) et des brosses automatiques sont à disposition des animaux en permanence. Tous les actes sur les animaux seront réalisés par du personnel expérimenté ou par le vétérinaire. L’utilisation d’un modèle de mammite non infectieuse permettra d’induire des signes transitoires de mammite en s’affranchissant de la stimulation par les bactéries présentes lors d’un infection bactérienne. Les administrations intramammaires (bactéries ou immunostimulants pour l’induction des mammites et traitements) seront effectuées en salle de traite et aucune contention particulière des animaux ne sera nécessaire. Dans le cas d’un traitement par voie générale (intraveineuse, intramusculaire, sous-cutanée), les animaux seront maintenus au cornadis durant la période du traitement (généralement moins de 5 min) en accord avec les pratiques vétérinaires habituelles. Dans le cas de prélèvements de lait réalisés lors des procédures (1 et 2), les animaux seront en salle de traite et aucune contention particulière des animaux ne sera nécessaire pendant les prélèvements. Dans le cas des prélèvements sanguins ou des prises de températures rectales réalisés si besoin lors des procédures, les vaches seront maintenues au cornadis durant la période nécessaire à l’activité (généralement moins d’1 heure). Le maintien des vaches au cornadis sera fait en accord avec les pratiques vétérinaires habituelles et facilitera la collecte des échantillons et/ou des données, permettra de diminuer le stress de l’animal, et réduira les risques pour le personnel.
Choix des espèces
L’espèce de destination des traitements contre les mammites étant la vache laitière et l’absence d’alternative à l’utilisation d’animaux justifie l’utilisation des vaches dans ce projet. L’objectif du projet est l’évaluation de nouveaux produits destinés au traitement des mammites chez des vaches laitières en lactation. Ceci correspond à des animaux adultes de plus de 2 ans dans les pratiques classiques d’élevage laitier. Les mammites pouvant apparaitre à tout stade de la lactation, les études pourront inclure des animaux à partir de 15 après vêlage jusqu’au tarissement.
Evaluation des déplétions de résidus de produits vétérinaires administrés à l’animal de rente
- Tests réglementaires
- Toxicologie et autres tests de sécurité
Équidés : 20
Cochons : 60
Chèvres : 60
Moutons : 60
Bovins : 120
Poules : 120
Dindes : 30
Autres oiseaux : 20
Pour constituer les dossiers d'autorisation de mise sur le marché de médicaments vétérinaires, 550 animaux de rente, bovins, moutons, chèvres, porcs, lapins, chevaux et volailles, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils reçoivent le produit par voie intraveineuse, intramusculaire, orale, percutanée, intravaginale, intrarectale ou intramammaire, maintenus au cornadis, en cage de contention ou au licol. La majorité sera tuée pour prélever des tissus, une trentaine de porcs, vingt moutons et vingt bovins seront réutilisés, dix lapins et vingt poules proposés à l'adoption. Le nombre d'animaux est fixé par le "Donneur d'ordre" de l'étude, et le porteur note que les effets indésirables du produit testé sont déjà connus et "acceptables" pour sa commercialisation.
Objectifs
L’administration de médicaments vétérinaires à des animaux producteurs de denrées peut entraîner la présence de résidus dans les denrées alimentaires (la viande, les abats, le lait et les œufs) obtenues à partir de ces animaux traités. Afin de proteger les consommateurs, des seuils réglementaires ont été définis pour les substances contenues dans des médicaments vétérinaires pour toutes les denrées alimentaires d’origine animale. Ces seuils réglementaires également appelés "limite maximale de résidus" (LMR) tiennent compte de la toxicité de la substance et de l’exposition possible des consommateurs de denrées. Les LMR sont fixées par décision de la Commission Européenne basée sur un avis scientifique rendu par l’Agence européenne du médicament (EMA). Les études d'évaluation des résidus ont pour but de définir les temps d'attente appropriés des médicaments vétérinaires pour chaque production animale afin d’assurer la sécurité du consommateur. Ils correspondent au temps nécessaire entre la dernière administration du médicament et la mise à la consommation des denrées alimentaires issues des animaux traités, afin de garantir que les denrées alimentaires issues des animaux traités avec ce médicament vétérinaire ne contiennent pas de résidus à des concentrations supérieures aux LMR fixées. Le projet a pour objectif d’évaluer les déplétions de résidus de médicaments ou d'additifs vétérinaires administrés aux bovins, ovins, caprins, porcins, lapins, équins et volailles.
Bénéfices attendus
Le bénéfice attendu des études de déplétion de résidus est la sécurité alimentaire des consommateurs. En effet, le respect du temps d’attente permet de garantir l’absence de résidus dans les denrées alimentaires ou une teneur en résidus en dessous de la LMR. Le temps d'attente d’un médicament est le temps nécessaire entre la dernière administration du médicament vétérinaire et l’obtention dans les denrées d’une quantité de résidus en quantités inférieures aux LMR. Ce délai est indiqué sur l’étiquetage des médicaments ainsi que sur l’ordonnance.
Procédures
La procédure prévoit des manipulations simples des animaux (pesée, examen clinique) pour lesquelles aucune souffrance ou angoisse particulière ne sont attendues. L'administration des traitements de l'étude (en dehors de l'administration dans l'eau de boisson) implique une contention de l'animal pouvant induire un stress. Le matériel de contention sera adapté à chaque espèce (cornadis, cages à contention, licols) afin de limiter le stress des animaux et d'assurer la sécurité du personnel. Aucun prélèvement n'est prévu sur animaux vigiles. Les oeufs sont ramassés dans les nids après la ponte. Le lait provient de la traite bi-quotidienne.
Impact sur les animaux
Les souffrances attendues dans ce projet correspondent à la douleur liée à l'administration du traitement (par voie intraveineuse, intramusculaire, orale, sous-cutanée, per cutanée, intravaginale ou intrarectale, intramammaire). Ces souffrances sont considérées "légères". Par ailleurs, le transport et la manipulation des animaux (pesée, contention pour administration du traitement ou euthanasie) peuvent induire un stress. Les études de déplétions de résidus sont conduites avec la formulation finale du produit (celle qui sera mise sur le marché). Les effets indésirables sont donc connus, et "acceptables" pour la commercialisation du produit.
Devenir
La majorité des animaux entrants dans ce projet seront euthanasiés en fin de procédure soit pour prélèvements de tissus, soit parce qu'ils ont reçus un produit sans autorisation de mise sur le marché. Dans le cas où les animaux reçoivent un produit avec AMM utilisé à la posologie décrite dans l'AMM, les animaux peuvent être ré-utilisés dans une autre procédure, replacés ou adoptés, après avis du vétérinaire.
Remplacement
L'utilisation de modèles in-vitro, ex-vivo ou de simulations informatiques ne permet pas de répondre aux objectifs du projet. En effet, la déplétion des résidus de médicaments ou d'additifs alimentaires ne peut être évaluée qu'après administration du produit à des animaux vivants. La rétention et l'élimination des résidus est un processus complexe ne pouvant pas être modelisé informatiquement. Les études de déplétion de résidus sont nécessaires au dossier de demande d'autorisation de mise sur le marché de médicaments vétérinaires destinés aux animaux producteurs de denrées alimentaires et doivent être réalisées chez l'espèce cible correspondant aux indications thérapeutiques du produit à tester. Il n'y a donc pas d'alternative à l'utilisation d'animaux.
Réduction
Les effectifs animaux minimaux sont fixés par la réglementation (VICH GL48, CVM GFI #207 ou 10.2903/j.efsa.2017.5022). Concrètement, le nombre d'animaux est fixé par le Donneur d'ordre de l'étude en fonction des données en sa possession (études de déplétion de résidus du produit testé conduites sur d'autres espèces ou études de "proof-of-concept" chez l'espèce cible ou données bibliographiques). En principe, le nombre d'animaux utilisé est calculé de telle sorte que l'expérimentation soit interprétable, en tenant compte de la variabilité biologique individuelle. Il n'y a pas de groupe non-traité dans les études de résidus.
Raffinement
Les conditions d'hébergement seront adaptées aux besoins physiologiques des animaux et leur permettront d'exprimer le plus possible leur gamme normale de comportements. De plus, la contention sera réalisée par du personnel expérimenté à l'aide de matériel adapté (cornadis, couloir/cage de contention, licol, plaque...) et visera à minimiser le stress des animaux. Le bien-être des animaux sera évalué quotidiennement par le personnel en charge des animaux (animaliers et/ou vétérinaires). En cas de douleur (liée ou non aux procédures expérimentales), des points-limites adaptés ont été définis afin de limiter et de prendre en charge précocement toute souffrance.
Choix des espèces
Dans le cadre d’essais réglementaires pour la mise sur le marché de médicaments vétérinaires, l’étude doit être menée sur l’espèce cible. Pour les études résidus ‘viande’, des animaux jeunes adultes seront généralement utilisés. Dans le cas de produits vétérinaires destinés aux ruminants de tous âges, deux études séparées seront réalisées, une sur l’animal pré-ruminant et l’autre sur l’animal ruminant, pour tenir compte des différences physiologiques à ces deux stades de développement. Pour les études résidus ‘lait’ et ‘œufs’, les animaux utilisés seront à un stade physiologique compatible avec une production de lait ou d’œufs par l’animal.
Potentialisation des immunoglobulines colostrales chez le veau : effet d’un prébiotique et de la micro-encapsulation sur le transfert immunitaire et l’immunité locale intestinale
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
32 veaux vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis rendus à l'élevage laitier dont ils renouvelleront le troupeau. Chacun subit un gavage de colostrum dans l'heure suivant sa naissance, quatre prises de sang jusqu'à 28 jours et un prélèvement de fèces, pour mesurer l'absorption d'immunoglobulines issues d'un colostrum déshydraté additionné d'un prébiotique. Le bénéfice avancé, un meilleur transfert d'immunité passive, vise des veaux de production laitière auxquels le colostrum maternel est retiré au profit d'un substitut. Le porteur affirme qu'aucun modèle in vitro robuste n'existe pour ce transfert chez le veau et conclut qu'il est "nécessaire" d'expérimenter sur eux.
Objectifs
Le projet vise à vérifier l’absorption des immunoglobulines issues de colostrum déshydraté en remplacement du colostrum naturel et d’augmenter cette absorption dans le but d’améliorer le transfert d’immunité passive (TIP). D’un point de vue scientifique, il s’agit de déterminer dans quelle proportion les immunoglobulines issues de colostrum apportées par voie orale dans la première heure de vie sont transférées dans la circulation sanguine et si l’ajout d’un prébiotique permet d’augmenter leur taux d’absorption. Le deuxième objectif est de confirmer qu’un apport continu et en faible quantité d’IgG colostrales par voie orale durant les 20 jours suivants la naissance permet de préserver le stock d'anticorps existants. Pour démontrer cet effet d’accumulation, la teneur en IgG circulantes sera mesurée à 24h, à 15 jours et à 21 jours d’âge.
Bénéfices attendus
L’échec de transfert d’immunité passive est fréquent chez les veaux laitiers. Les bénéfices attendus du projet sont d'augmenter l'absorption des immunoglobulines et de favoriser ainsi la mise en place du système imunitaire chez le veau pendant les 21 permiers jours de vie.
Procédures
4 prises de sang sur chaque animal (à la naissance, à 24h, à 21j, à 28j). Les prises de sang sont réalisées par du personnel entrainé, leur durée est inférieure à 15 secondes. 1 prélèvement de fèces par animal à 21 jours. La durée de prélèvement est d'environ 10 secondes.
Impact sur les animaux
La contention et le gavage permettant l'apport du colostrum juste après la naissance des animaux représente un stress et un inconfort pour les veaux malgré sa réalisation par des animaliers expérimentés. Les prises de sang peuvent aussi générer du stress chez les animaux malgré toutes les précautions prises pour en limiter les effets indésirables (habituation des animaux à la présence humaine, contention limitée et de très courte durée, utilisation, durée de la prise de sang inférieure à 15 secondes, massage de la zone piquée juste après le retrait de l'aiguille). En cas d’hématome (cela est arrivé deux fois sur plus de 2000 prises de sang lors du projet précédent sur 70 animaux pendant 3 ans), un baume décongestionnant sera appliqué au niveau du sillon jugulaire. On prélève alors de d'autre côté, sur l'autre jugulaire.
Devenir
Pas de mise à mort, les animaux sont remis dans l'élevage et participeront au renouveau du troupeau laitier.
Remplacement
Il n’existe pas de modèle in vitro robuste pour l’étude du transfert d’immunité passive chez le veau. Contrairement aux autres espèces, les bovins sont totalement dépourvus d’anticorps à la naissance en raison de l’absence de transfert d’anticorps transplacentaire. Les immunoglobulines G (IgG) présentes dans le colostrum permettent de transmettre l’expérience immunologique de la mère au nouveau-né (immunité passive) en attendant que celui-ci développe sa propre immunité (immunité active). Il est donc nécessaire de réaliser l’expérimentation sur les veaux.
Réduction
Sur la base des tests statistiques de puissance, nous avons défini qu'un nombre minimum de 32 animaux au total était suffisant pour tester les deux hypothèses : 1- l’effet positif éventuel d’un prébiotique sur l’amélioration de la perméabilité intestinale permettant l’optimisation de l’apport d’IgG via la prise initiale de colostrum par voie orale ; 2- une meilleure préservation de l’intégrité des IgG .
Raffinement
La contention des veaux et les prélèvements sanguins sont des éléments capitaux à la maîtrise de la douleur. Ces opérations sont toujours effectuées par les mêmes personnes formées et habituées à ces manipulations. Compte tenu de l'expérience et de l'efficacité des personnels chargés des prélèvements, la durée de ceux-ci est réduite au minimum (la contention dure deux minutes et la prise de sang moins de quinze secondes) ce qui permet de limiter le stress des animaux. Ces prélèvements sont espacés dans le temps (à 24 heures, 15 jours et 21 jours après la naissance). Les équipements de distribution des aliments (distributeurs automatiques de lait et de concentré) permettent de détecter toute anomalie au niveau de la prise alimentaire. Les animaux qui présenteraient des problèmes (diarrhée, sous-alimentation...) seront examinés et traités par le vétérinaire référent de l’élevage. Tous les animaux reçoivent une quantité d’IgG minimale d’IgG supérieure aux recommandations. Nous utiliserons un matériel moderne , développé par des vétérinaires, qui permet de réduire le stress et l’inconfort du veau au moment de l'adminisatration des IgG. Le tube est flexible et doux ce qui permet une ingestion facile par le veau. Le choix de cette méthode ici est uniquement à but expérimental car on a besoin de s’assurer que l’animal prenne bien l’entièreté de la ration de colostrum dès la première prise car la primo administration induit une réduction de la perméabilité de l’intestin pour les prises ultérieures . L’apport d’IgG durant les 20 jours suivants la naissance pour les lots expérimentaux des 2 essais s’ajoute à une quantité initiale d’IgG reçue à travers le colostro-remplaceur. De la naissance au jour 3, les veaux sont dans des cases individuelles, paillées avec une lampe chauffante et font l'objet de visites pluri-journalière des animaliers. Les animaux sont caressés à chaque visite. Les animaux peuvent se voir, s’entendre, se sentir et même se toucher s’ils se mettent debout. Au jour 4, les animaux retrouvent leur congénères dans la même aire paillée.
Choix des espèces
Les espèces bovine et caprine sont les plus susceptibles de recevoir des immunoglobulines de lactosérum en complément des immunoglobines colostrales. L’espèce bovine a été choisie car la taille des animaux nouveau-nés autorise des prélèvements sanguins dès la naissance sans nuire à l’animal. Veaux de la naissance à 21 jours. Les veaux ne doivent pas consommer le colostrum maternel car le transfert d’immunité passive est effectué à partir de colostro-remplaceur.
Formation des équipes médicales aux procédures chirurgicales d’implantation et d’explantation du cœur artificiel total, sur le veau
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
Le cœur natif est retiré pour laisser sa place à la prothèse, si bien qu'aucun des 140 veaux ne se réveille, tous opérés sous anesthésie générale pendant huit heures puis mis à mort en fin de procédure. Ces veaux charolais de deux à six mois, entre 100 et 130 kg, servent à entraîner des équipes complètes de chirurgiens, anesthésistes, cardiologues, perfusionnistes et infirmières, à raison d'un animal par équipe. Le porteur reconnaît une douleur modérée liée à la nociception pendant l'opération, tout en écrivant ailleurs que l'anesthésie complète entraîne "aucune douleur". La finalité est commerciale et réglementaire, former les hôpitaux à l'implantation du dispositif et obtenir le marquage CE, le porteur avançant que des milliers de patients pourraient ainsi être sauvés.
Objectifs
Le projet vise à former les professionnels de santé sur la procédure d'implantation et le cœur artificiel total, afin que l'implantation puisse être réalisée en toute sécurité chez l'homme, condition préalable à l'obtention du marquage CE. Pour chaque implant on doit recueillir des informations pour optimiser la procédure, vérifier la réponse du dispositif à différentes situations physiologiques. L'insuffisance cardiaque est un grave problème de santé publique. Pour résoudre ce problème, des systèmes d'assistance cardiaque ont été introduits sur le marché, qui, cependant, ne sont pas adaptés aux patients présentant un dysfonctionnement des deux ventricules. De plus ces assistances, provoquent de graves complications qui augmentent la mortalité après opération des patients et limitent ainsi leur accès à la transplantation. Notre dispositif est le seul en Europe capable de remplacer les deux ventricules. Il est essentiel de former les personnels de santé à l'utilisation de notre dispositif car, même si la chirurgie de remplacement cardiaque se rapproche le plus possible de la chirurgie traditionnelle de remplacement d'organes humains, il existe tout de même des procédures spécifiques à réaliser. Pour minimiser les risques liés à ces procédures, il est essentiel de former les médecins sur des phases spécifiques : mise en place de la prothèse, personnalisation de la configuration en fonction des caractéristiques du patient, manipulation de la prothèse. Ces manœuvres, si elles sont mal réalisées ou si les étapes ne sont pas séquencées correctement, peuvent avoir des conséquences très graves. Toutes les complications cliniques possibles (saignement, formation de caillot, blocage d'un vaisseau sanguin, etc.) et les effets sur la circulation sanguine sont importants et significatifs, mais ils ne peuvent pas être testés par des simulateurs. Seuls les tests sur les animaux peuvent garantir que la procédure d’implantation et de retrait est correctement contrôlée.
Bénéfices attendus
Etant donné l’indication de notre dispositif en attente de transplantation cardiaque, les procédures d’implantation et d’explantation doivent être validées et fiabilisées afin de réduire le risque de complications. La prothèse qui a des caractéristiques uniques : capacité à assurer une excellente oxygénation des organes et à maximiser la tolérance biologique, sont directement dépendantes de la bonne implantation du dispositif. De même la réalisation et la réussite de la transplantation sont directement liées au bon retrait du dispositif pour le remplacer par un cœur de donneur (préservation des tissus environnants, adaptation anatomiques au greffon…). L’utilisation de ce cœur artificiel, s’il est correctement implanté et retiré lorsque cela est possible, nous permettra de traiter plus de 4 500 patients qui bénéficient d’un cœur de donneur chaque année. Les patients qui pourront être sauvés seront des milliers de plus et pourront retrouver une vie presque normale
Procédures
Chrirugie d'implantation de la prothèse biomécanique sous anesthésie générale et sédation. Durée 8 heures
Impact sur les animaux
Les nuisances causées aux animaux pourraient être les suivantes : 1. Possible inconfort transitoire et léger lié au stress adaptatif de la nouvelle forme de captivité a) Changements alimentaires : cause un inconfort léger b) Inconfort social : cause un inconfort léger 2. Inconforts liés aux manipulations préopératoires a) Manipulations pour l'anesthésie : cause un inconfort très léger b) Transport de l’animal : cause un inconfort très léger 3. Risques liés à l’acte chirurgical : hémorragies, réactions inflammatoires, douleur (nociception). a)Perception de la douleur pendant l'opération: cause une douleur modérée b) Implantation de la prothèse biomécanique : cause une douleur légère. Tous les animaux sont mis à mort à la fin de la procédure.
Devenir
Etant donné le retrait du coeur natif pour permettre l’implantation dans son emplacement naturel du coeur artificiel total, la mise à mort des animaux est assurée en fin de chaque procédure.
Remplacement
Seule l'expérimentation animale permet d’assurer la mise en oeuvre des procédures d’implantation et d’explantation de la manière la plus représentative possible en préambule aux essais cliniques. La sécurité du patient dépend directement de la réussite de ces procédures. Les veaux ont été choisis car ils sont plus proches de l'anatomie humaine et, de plus, permettent une insertion plus facile de la prothèse dans le thorax, ce qui rend l'entraînement beaucoup plus efficace.
Réduction
Les procédures chirurgicales d'implantation et d'explantation du coeur artificiel total seront répétées et perfectionnées sur des veaux. Le besoin est estimé à 28 animaux dans le groupe de mise au point chirurgicale. Les tests qui seront réalisés sont relatifs à toutes les phases de l'implantation, c'est à dire les sutures, la section du coeur, le sevrage. Pour chaque veau, nous essayons de former le plus de personnes possible. Un animal est prévu pour chaque équipe complète (chirurgiens, anesthésistes, cardiologues, perfusionnistes, infirmières). Le nombre d’animaux a été soigneusement évalué pour pouvoir former correctement les hôpitaux qui doivent apprendre à implanter la prothèse afin de traiter leurs patients. Toutes les données sont stockées et utilisées pour optimiser la procédure et éviter les redondances inutiles.
Raffinement
La méthodologie utilisée nous permettra d’assurer l’absence de souffrance inutile et le bien-être des animaux. Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation et adaptées en accord avec le personnel de l’animalerie (les animaux disposent de nourriture et d’eau ad libitum ; le milieu est enrichi). Le vétérinaire réfèrent du Laboratoire passera une fois par semaine voir les animaux ainsi qu’à la demande des zootechniciens si besoin. Afin de minimiser les risques liés à la captivité, la prise en charge des animaux utilisés est conforme à la norme ISO 10993-02 conformément à la réglementation en vigueur pour le développement des dispositifs médicaux. Les temps d'isolement et de captivité sont réduits au maximum (Max 3 jours hors journée opératoire). Afin de réduire au maximum le stress lié aux manipulations préopératoires, l’animal est confortablement sédaté et analgésié avec un mélange des drogues. Pendant la chirurgie, l'animal est sous anesthésie complète ce qui entraîne une perte totale de connaissance et donc aucune douleur.
Choix des espèces
Nous privilégions, pour les expérimentations animales, le veau de race Charolaise, entre 100 et 130 kg, car il présente les caractéristiques suivantes : - espace thoracique suffisamment important pour recevoir la prothèse - morphologie et anatomie proche de celle de l'homme - réponse physiologique circulatoire représentative. Veaux de deux à six mois, soit de 100 à 130 kg. A cet âge et à ce poids, l'espace thoracique du veau est suffisant pour l'implantation du dispositif, sans que l'animal ne présente trop de contraintes hémodynamiques pour une utilisation normale du dispositif.
Etude des dynamiques infra-journalière et inter-journalière des constantes physiologiques des vaches laitières en réponses à une restriction hydrique ou un stress thermique, dans un but de mise au point de capteurs d’identification précoce de ces stress
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
182 prélèvements sanguins en cinq jours par deux cathéters posés dans les veines jugulaires, plus douze piqûres à l'oreille à la lancette : 22 vaches laitières vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles sont attachées à une chaîne d'un mètre pendant cinq semaines, privées de la moitié de leur eau pendant deux jours, puis exposées à 36 °C six heures par jour pendant une semaine. Elles rejoignent ensuite un troupeau laitier en production, le projet visant à mettre au point des capteurs qui détecteraient tôt le stress thermique et la déshydratation dans les élevages. Le porteur décrit la privation d'eau comme une déshydratation "temporaire et légère" et l'exposition à la chaleur comme une "légère hyperthermie réversible", deux états qu'il provoque délibérément pour les mesurer.
Objectifs
Le changement climatique se traduit par une fréquence accrue d’épisodes de stress thermique pour les vaches laitières. Le risque pour leur bien-être et leur santé est d’autant plus fort que les fermes laitières n’y sont pas complètement préparées. En particulier, les équipements d’abreuvement peuvent être insuffisants. Les nouvelles technologies numériques sont une opportunité pour mesurer en temps réel certains constantes physiologiques des animaux (température corporelle, teneurs en sodium et en glucose plasmatiques, conductivité du liquide interstitielle) et peut-être permettre d’identifier des signaux d'alerte précoces de dégradation du bien-être et de la santé des animaux en réponses à des variations environnementales. Notamment, l’augmentation de la température ambiante ou la déshydratation entrainent les perturbations immédiates ces constantes physiologiques sur les vaches laitières. Cependant, ces constantes dépendent aussi de l’heure du jour du fait de l’horloge biologique, et du rythme des activités quotidiennes. Ainsi, les modalités de mesures des constantes physiologiques (heure de la journée, fréquence) par des capteurs, dans l’objectif d’identifier des défauts d’adaptation de certains individus dans les troupeaux, nécessitent d’être précisées. Les objectifs de ce projet seront de 1) tester et valider des capteurs intradermiques de glycémie, ainsi que de capteurs de conductivité du liquide interstitiel lors d’une vague de chaleur simulée ou lors d’une courte restriction hydrique, 2) suivre en dynamique d’autres paramètres sanguins permettant de décrire l’adaptation à court terme (échelle minute/heure/jour) des vaches aux conditions expérimentales testées et au cours de la traite, 3) mesurer les effets de la restriction hydrique et du stress thermique sur la santé mammaire et la qualité du lait. Les capteurs testés dans ce projet sont développés pour devenir des outils de recherche peu invasifs, utilisables en fermes si leur robustesse s’avère suffisante.
Bénéfices attendus
Les connaissances acquises vont nous permettre de mieux comprendre la dynamique des évènements métaboliques (concentrations circulantes des molécules) et physiologiques (température interne, intégrité de l’épithélium mammaire) constituant la réponse adaptative des vaches laitières à la chaleur ou à la déshydratation. Ceci permettra de raffiner les méthodes de détection précoces de défaut d’adaptation des vaches et d’améliorer les pratiques en amont pour minimiser les conséquences des épisodes de forte chaleur. L'adaptation physiologique de l’animal est difficile à évaluer à des échelles de temps rapprochées sans procédures invasives et contraignantes pour l'animal. Valider la pertinence des mesures obtenues avec des capteurs comme ceux testés ici constitue une étape prometteuse pour analyser les états physiologiques en réponse aux modifications de conditions environnementales, tout en fournissant une alternative aux prélèvements sanguins.
Procédures
Selon la réussite des mesures, 6 à 12 vaches seront soumis à une restriction hydrique partielle (50% de leur volume d’eau bu à volonté) et courte (2 jours). Après 5 jours de récupération, elles seront soumises à une période de forte chaleur (36°C) pendant 6 heures dans la journée avec une période de récupération à 18°C de 14 h par jour pendant 7 jours. Elles subiront une opération de quelques minutes sous anesthésie locale pour la pose de 2 cathéters jugulaires, puis seront soumises à des prélèvements de sang sériées au cours de 5 jours (182 prélèvements sanguins). Une petite quantité de sang (500 µl) sera également prélevée par piqure de la veine de l'oreille grâce à une lancette (stylet pédiatrique) avec 3 prélèvements de ce type pendant 4 jours espacés dans le temps. Pour ces prélèvements, les animaux seront maintenus à l’attache pendant 5 semaines, ce qui correspond pour cette espèce à une pratique adoptée l’hiver dans les élevages de montagne.
Impact sur les animaux
Les vaches seront maintenues à l’attache pendant 5 semaines, ce qui constitue une contrainte pour des animaux qui sont habituellement en stabulation libre ou au pâturage (nuisance modérée). La pose de cathéters jugulaires se fera sous anesthésie locale mais ils seront fixés grâce à deux points chirurgicaux sur la peau de l’animal, ce qui pourra entrainer une légère gêne (nuisance légère). La présence de microaiguilles sur les capteurs de conductivité et de glycémie intradermique pourra entraîner une légère gêne (démangeaison) pour l’animal du fait d’une bande adhésive sur l’oreille (nuisance légère). Les vaches seront soumises à 12 prises de sang au niveau des capillaires de l’oreille par lancettes (dispositif de prélèvement utilisés sur les nourrissons en pédiatrie), ce qui induira une douleur fugace et un effet de surprise (nuisance légère). L’exposition des vaches à la chaleur (36°C dans la journée pendant 7 jours) constituera aussi une légère hyperthermie réversible, qui restera néanmoins contrôlée par la définition de points limites associés (nuisance modérée). De même, la restriction hydrique de 2 jours à 50% des volumes d’eau bue à volonté (non concomitante au stress thermique) entrainera une déshydratation temporaire et légère (nuisance légère).
Devenir
A la fin des procédures 1 et 2, les animaux seront replacés dans un troupeau de vaches laitières ayant vocation à produire du lait. Aucun effet durable du projet n'est attendu sur les animaux.
Remplacement
Le bovin est l'espèce cible de ce projet dont nous cherchons à décrire les mécanismes de régulation des constantes physiologiques face à une vague de chaleur ou à une déshydratation courte. Une particularité importante de la vache en lactation, qui constitue le stade physiologique le plus fréquent dans les élevages laitiers, est sa forte intensité métabolique qui induit une nécessité de régulation physiologique accrue par rapport à des vaches ne produisant pas de lait L'utilisation de vaches laitières vivantes est nécessaire pour rendre compte de processus biologiques extrêmement dynamiques et sujets à une large variabilité entre individus, face aux variations de la température ambiante ou des conditions d’accès aux abreuvoirs.
Réduction
Le nombre de vaches destinées strictement à la mesure des dynamiques infra-journalières et inter-journalières de paramètres physiologiques en réponses à une restriction hydrique ou un stress thermique court a été réduit au nombre minimum d’individus (à savoir 6), nous permettant de différencier les dynamiques des constantes physiologiques mesurées en situation de stress (restriction hydrique ou forte chaleur) par rapport aux périodes de pré-stress/récupération. Chaque vache sera son propre témoin durant les deux périodes de stress qui se succèderont, ce qui permet de réduire le nombre d'animaux nécessaires. Des études de même type ont déjà été conduites et ont donné lieu à des publications conclusives. Du fait de la courte durée de la procédure mise en œuvre dans ce projet, obtenir des résultats conclusifs avec ce nombre d’individus suppose qu’aucun aléa ne conduise à la perte des données, même de quelques heures ou sur un seul individu. Pour cette raison, en cas d’aléas indépendants de notre volonté (défaillance matérielle par exemple), la procédure sera reconduite sur 6 autres vaches. Elles ne seront pas impliquées dans le projet si tout se passe bien. Ces animaux seront aussi utilisés pour répondre à des problématiques connexes relatives à la qualité du lait et à l’adaptation du tissu mammaire à ces stress grâce des analyses sur le lait prélevé de façon non invasive lors de la chaque traite. Avant les mesures des dynamiques en situation de stress, les tests préalables nécessaires pour définir un protocole de pose de capteurs intradermiques sur bovin seront réalisés de façon séquentielle sur des binômes de vaches jusqu’à ce que les capteurs soient opérationnels et restent en place au moins 48 h, avec un maximum de 10 vaches impliquées. Les tests séquentiels devraient nous permettre d’utiliser moins de vaches.
Raffinement
Les animaux bénéficieront d’un suivi très proche par les techniciens en expérimentation animale formés à l'éthique. Pour la mesure des dynamiques infra-journalière et inter-journalière de paramètres physiologiques en situation de stress, les 6 vaches d’une même répétition, seront logées dans 2 salles avec 3 vaches par salle. Elles seront équipées d’un licol et attachées grâce à une chaine de 1 m de long, leur permettant de se coucher sans entrave. Leur stalle sera équipée d’un tapis en caoutchouc. Les 3 vaches d’une même salle pourront s’entendre et se sentir. L’alimentation leur sera offerte à volonté, de même que l’abreuvement sauf pendant les deux jours de restriction hydrique. Toute intervention potentiellement douloureuse ou stressante sera réalisée par du personnel habilité, formé et expérimenté. Dans le cadre de prélèvements répétés de sang, le recours à un cathéter veineux permet de réduire significativement le niveau de stress de l’animal. Il permettra aussi de ne pas induire d’hématome du fait de prises de sang répétées. Chaque intervention rapprochée sur l’animal sera accompagnée de gestes rassurants, et notamment de caresses sur la croupe et l’encolure associées au son de la voix. Les poses de cathéters jugulaires s’accompagneront d’une anesthésie adaptée au niveau de douleur engendré et d’un suivi rapproché des animaux tant que ces dispositifs seront en place. La période pendant laquelle les vaches seront attachées sera minimale pour mener à bien toutes les mesures (5 semaines) grâce à un ajustement des périodes de récupération selon les données déjà publiées. Les suivis rapprochés de la température corporelle, des gaz et des teneurs en électrolytes du sang, de l’ingestion et de la production laitière nous permettront de réagir très rapidement si un animal avait des difficultés à s’adapter aux épreuves avant de déclencher des malaises. Lors des tests préalables de protocoles de pose de capteurs intradermiques, les animaux ne seront attachés que sur des périodes limitées de la journée d’un maximum de 2 à 3 h après le repas du matin.
Choix des espèces
Le bovin est l’espèce la plus utilisée pour produire les volumes de lait consommés en France et c’est sur cette espèce cible que se pose la question de la recherche de leviers en élevage pour limiter les effets néfastes du stress thermique sur le bien-être et la santé de ces animaux. Les ruminants présentent des spécificités propres en terme de régulation thermique car la chaleur produite par la masse microbienne ruminale constitue une source de chaleur qui contribue fortement au bilan thermique de l’animal. Au sein des ruminants, les bovins sont plus disposés que les caprins et les ovins au stress thermique. Pour ces raisons, il est important de disposer de méthodes de détection précoce de stress thermique spécifiquement pour cette espèce. Les bovins seront des femelles en lactation et en gestation. C’est le stade physiologique le plus présent dans les fermes laitières pour la production de lait. C’est aussi à ce stade que les bovins sont les plus sensibles au stress thermique et à la restriction hydrique du fait de la forte demande métabolique provenant de la lactation et des flux importants d’eau à l’échelle de l’animal.