Bovins

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    • Système immunitaire
Bovins : 40
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40 vaches de plus d'un an subissent une à deux prises de sang par an à la veine jugulaire, dans des procédures déclarées de niveau léger, et resteront en vie pour être réutilisées dans d'autres projets. Chaque prélèvement dure moins de deux minutes, la tête maintenue au cornadis déjà utilisé pour l'alimentation, avec une distribution de granulés en récompense. Le sang frais doit servir à cartographier la réponse des neutrophiles et des macrophages à Besnoitia besnoiti, un parasite dont l'enjeu est d'abord économique, l'infertilité et la mortalité qu'il cause dans les troupeaux, la lutte actuelle passant par l'élimination des bovins malades. Le porteur affirme qu'aucune lignée cellulaire ne peut remplacer des cellules fraîchement prélevées.

Objectifs

Les bovins peuvent être touchés par diverses maladies parasitaires, dont certaines sont négligées. Ainsi, la besnoitiose, due au parasite unicellulaire Besnoitia besnoiti, est cause d’infertilité, d’atteintes cutanées, de perte de poids et de mortalité jusqu’à 10% au sein des troupeaux. Maladie ré-émergente en Europe, la besnoitiose progresse du sud vers le nord en France. Les parasites présents dans la peau sont transmis par l’intermédiaire d’insectes ou d’aiguilles avec une progression jusqu’à 20% de nouveaux animaux infectés par an dans les troupeaux touchés. Une transmission par ingestion de parasites présents dans l’environnement sous forme d’oocystes est également suspectée. Aucun traitement curatif n’est disponible en Europe et les moyens de lutte sont limités au dépistage et à l’élimination des animaux malades ou à l’utilisation d’insecticides. Le développement d’un vaccin contre la besnoitiose est rendu difficile par le manque de connaissances sur les réponses immunitaires des bovins à une infection par ce parasite. De plus, tous les essais d’infection expérimentale ont échoué à reproduire la maladie. Les neutrophiles et les monocytes/macrophages (cellules de l’immunité innée) jouent un rôle essentiel dans les premières étapes de la réponse immunitaire nécessaires à la détection et l’élimination des pathogènes. Le but du projet est donc de mieux comprendre le rôle de ces cellules dans les mécanismes de défense des bovins vis-à-vis des parasites, mais aussi vis-à-vis d’un vaccin anti-besnoitiose en développement. Les connaissances générées pourraient être utiles pour d’autres maladies parasitaires bovines. Il n’existe aucune lignée de cellules bovines pouvant remplacer les cellules sanguines fraichement prélevées. Le nombre d’animaux nécessaires pour atteindre l’objectif dépendra du niveau des réponses des cellules et de la variabilité inter-individuelle mais restera dans la limite de 40 vaches, avec un maximum de deux prélèvements par an à plusieurs semaines d’intervalle pour chacune des vaches. Les bovins sont sociaux et les animaux impliqués dans le projet seront maintenus dans leur groupe et dans leur environnement habituel. Seuls des animaux calmes au moment du prélèvement seront inclus. Les prises de sang réalisées à la veine jugulaire nécessitent une contention minimale de la tête. Un renforcement positif par une récompense alimentaire (granulés) sera appliqué au moment de la contention et la prise de sang.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus sont la cartographie de la réponse immunitaire innée des bovins vis-à-vis du parasite Besnoitia besnoiti. Le projet s’inscrit dans une étude plus large intégrant des bovins d’élevages touchés par la besnoitiose, symptomatiques et asymptomatiques. Ainsi, la comparaison des résultats obtenus avec des animaux de différents statuts sanitaires permettra d’appréhender les corrélats de protection, informations préalables indispensables au développement d’un vaccin efficace.

Procédures

Les animaux vigiles subiront une à deux prises de sang par an à plusieurs semaines d’intervalle. La prise de sang dure moins de 2 minutes et nécessite une contention de la tête de même durée.

Impact sur les animaux

La contention de la tête de l’animal peut engendrer un stress temporaire. La prise de sang à la veine jugulaire peut entrainer une douleur légère temporaire ainsi qu’un éventuel hématome au site de prélèvement.

Devenir

Les animaux sont gardés en vie et pourront être réutilisés pour d'autres projets en raison de la classe légère de la procédure.

Remplacement

Il n’existe aucune lignée de neutrophiles pouvant être maintenue in vitro et pouvant remplacer les cellules sanguines. Seules celles issues de sang fraichement prélevé peuvent donner les informations recherchées sur la réponse immunitaire innée.

Réduction

Les variabilités interindividuelles sont très élevées chez les bovins. Les résultats attendus sont donc une tendance à une différence entre les conditions de culture des cellules seules et des cellules stimulées par les parasites, les extraits parasitaires ou les formulations vaccinales sur certains paramètres biologiques quantifiables. Si aucune différence ne tend à apparaitre avec les cellules d’une dizaine de vaches distinctes, les prélèvements ne seront pas poursuivis. Les animaux sont utilisés dans le cadre d'autres projets. L'espacement de plusieurs semaines entre deux prélèvements et le nombre maximum de deux prélèvements par an seront respectés.

Raffinement

Les bovins sont sociaux et les animaux impliqués dans le projet seront maintenus dans leur groupe et dans leur environnement habituel. Seuls des animaux calmes au moment du prélèvement seront inclus. Les prises de sang réalisées à la veine jugulaire nécessitent une contention minimale de la tête qui se fera à l’aide d’une barrière (cornadis) déjà utilisée au quotidien lors de l'alimentation dees animaux. Un renforcement positif par une récompense alimentaire (granulés pour vaches laitières) sera appliqué au moment de la contention et après la prise de sang.

Choix des espèces

Les bovins sont les animaux touchés par le parasite étudié, Besnoitia besnoiti. Le projet vise à étudier les réponses immunitaires innées des bovins vis-à-vis de ce pathogène. Le risque de contamination naturelle par Besnoitia besnoiti augmentant avec l’âge des animaux, il est pertinent d’étudier la réponse immunitaire d’animaux adultes âgés d’au moins un an.

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Bovins : 150
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150 vaches laitières de trois races vont être utilisées pendant deux ans dans des procédures d'un niveau de souffrance léger, et toutes restent en vie à l'issue. Elles sont bloquées au cornadis pour douze prises de sang, pesées chaque semaine et notées chaque mois sur leur état corporel. L'expérience consiste à faire varier leurs apports énergétiques à différents moments de la lactation, pour mesurer comment elles mobilisent leurs réserves, produisent du lait et se reproduisent. Le porteur rattache ce travail à la durabilité des élevages et revendique de montrer aux éleveurs que la conduite d'un grand troupeau à l'herbe est possible en France.

Objectifs

Cette expérimentation pluriannuelle prévue sur 2 ans (2024-2026) vise à évaluer le rôle des réserves corporelles et de leur gestion différenciée au cours de la lactation sur la carrière et les performances des vaches laitières. En début de lactation, les vaches laitières mobilisent plus ou moins leurs réserves corporelles pour pallier au déficit énergétique, conséquence d’une capacité d’ingestion insuffisante. Ces réserves corporelles sont par la suite reconstituées afin de préparer la lactation suivante. Le début de lactation correspond aussi chez les bovins à la période de reproduction qui se déroule entre 40 et 90 jours de lactation afin d’obtenir, si possible un veau par an. Or, un excès de mobilisation des réserves corporelles, en durée et/ou en intensité, s’avère défavorable au succès des différentes étapes de la reproduction (reprise de cyclicité, expression des chaleurs, fécondation, nidation, …). La mobilisation des réserves corporelles dépend de nombreux facteurs, plus ou moins maitrisables et influencés par l’éleveur. Parmi ceux-là, l’état corporel au vêlage, le potentiel de production laitière (notamment la race) et le niveau des apports alimentaires en début de lactation sont des leviers d’action possibles. Si des recommandations existent en matière d’état corporel optimum aux diverses étapes du cycle lactation-reproduction, les règles de gestion mises à la disposition de l’éleveur pour assumer ces objectifs recommandés sont quasi inexistantes. Il importe donc de mieux décrire l’influence de ces réserves corporelles, les facteurs de variation et de définir des moyens d’action, notamment au travers la conduite alimentaire et la répartition des apports au cours de la lactation. L’objectif de cette expérience est donc de moduler l’état corporel des vaches laitières grâce à des niveaux d’apports énergétiques différents à divers moments de la lactation chez 3 races laitières aux aptitudes différentes

Bénéfices attendus

L'alimentation des vaches laitières en système herbager est un axe fort de la durabilité des élevages français, tant du point de vue de la réduction de l'empreinte carbone de l'élevage que de sa contribution à la biodiversité et la qualité des paysages grâce aux prairies. Ce projet vise justement à apporter aux éleveurs des indicateurs clés de la conduite de ces systèmes, à partir d'une analyse multicritères. Ce projet vise aussi à montrer aux éleveurs que la conduite d'un grand troupeau à l'herbe est possible en France.

Procédures

Pour la caractérisation fine des animaux, des prélèvements sanguins seront effectués 12 fois au cours de l’expérimentation sur les femelles, maintenues au cornadis. Les mesures de poids (une fois par semaine) se feront sans geste technique autre que le déplacement et la contention des animaux. Pour la mesure de la note d'état, les vaches seront maintenues au cornadis une fois par mois. Voici le temps estimé pour chaque acte : Prise de sang : 2 minutes Mesure du poids : 1 minutes Mesure de la note d'état : 5 minutes

Impact sur les animaux

la principale nuisance attendue sur les animaux est liée à la contention nécessaire aux différentes procédures décrites. Celle-ci est minime puisque les animaux sont habitués dès le plus jeune âge aux manipulations. A celle-ci s'ajoute également la douleur possible liée à la prise de sang.

Devenir

Les procédures n’entravent pas le devenir de l’animal et n’ont qu’un effet limité et de court terme sur son bien-être. Aussi, l’ensemble des animaux inclus dans cette expérimentation va poursuivre une vie normale d’un animal de rente dans un troupeau de bovins laitiers.

Remplacement

Les mécanismes étudiés mettent en jeu des interactions complexes au sein de l'animal, en interaction avec le système d'élevage qu'il est impossible de reproduire dans un modèle cellulaire, de culture d'organe ou in silico.

Réduction

Les analyses statistiques prévisionnelles, intégrant de l’espérance d’écart entre traitements et la variabilité inter vaches connue, ont permis de définir le nombre minimum d’animaux nécessaires par lot expérimental, à savoir un effectif de 50 vaches par race. La pluri-annualité de cette expérimentation permet d’autre part de réduire l’effectif nécessaire chaque année et limite les besoins en renouvellement, donc la réforme des animaux.

Raffinement

Chaque intervention a été pensée de manière à limiter les nuisances pour les animaux (limitation des volumes de sang prélevés, vaches bloquées en groupe au cornadis pour limiter le stress…) . Les procédures impliquées dans le projet sont de sévérité légère et appliquées par des opérateurs expérimentés. Les conditions d'hébergement et d'alimentation répondent aux normes d’élevage en intérieur avec une aire paillée et une ration de fourrages en accès libre ad libitum. La majeure partie de l'année, les animaux sont au pâturage, non restreints et avec un accès à l'eau et à l'ombre dans toutes les parcelles grâce aux nombreux arbres implantés dans et autour des parcelles. L’état de santé des animaux sera surveillé tout au long de l’expérience. La prophylaxie et le traitement des animaux en cas d’affection ne sont pas modifiés par la mise en oeuvre du projet. Tout animal présentant un trouble de santé sera soigné en fonction de la pathologie conformément aux pratiques de l'élevage, et, au besoin, le vétérinaire praticien sera consulté. Les animaux sont gardés en vie en fin d'expérimentation.

Choix des espèces

L’espèce animale choisie est le bovin. Il s’agit de femelles de race Holstein, Jersiaise et Normande, grandes races laitières françaises (et internationale pour la Holstein et la Jersiaise). Ces animaux ne sont pas transgéniques et ont été obtenus par des méthodes de reproduction utilisées en élevage classique. Les animaux seront des adultes en lactation car la production de lait est nécessaire pour répondre aux questions scientifiques.

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Bovins : 12
Souffrances
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Six tubages par la bouche jusqu'au rumen et douze prises de sang, sur trois jours répartis sur trois semaines : 12 vaches laitières vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, puis toutes rejoindront leur troupeau. La moitié d'entre elles est d'abord entraînée pendant environ trois mois, par renforcement positif au clicker, à coopérer à ce prélèvement de jus de rumen, l'autre moitié formant le groupe témoin. Le porteur cherche à savoir si un tel entraînement, mené en amont des expériences, faciliterait les prélèvements "tout au long de la vie de l'animal". Il s'attend à ce que le tubage déclenche "une réaction intense (stress, agitation, comportement de défense) mais de courte durée", tête immobilisée au cornadis par un lève-tête. Les vaches retenues sont des Prim'Holstein primipares "n'ayant jamais été soumises à une quelconque procédure", choisies dans le troupeau de l'établissement.

Objectifs

Le recours à des bovins fistulés au niveau du rumen permet de réaliser des prélèvements de contenu ruminaux d’intérêt pour la recherche. L’utilisation des vaches fistulées est aujourd’hui remise en cause et des alternatives doivent être recherchées. Parmi elles, le prélèvement par tubages gastro-oesophagien (PGO) a été identifié comme une alternative satisfaisante concernant la qualité des échantillons prélevés en vue de réaliser des expérimentations in vitro nécessitant l’utilisation de jus de rumen pour étudier par exemple les gaz à effet de serre ou le microbiote. Toutefois, nous ne savons pas quelles sont les émotions que peut ressentir un bovin lors de ce type de prélèvement qui nécessite l’introduction temporaire (2 minutes), par la bouche, d’un tube, jusqu’au rumen pour prélever 1 ou 2L de jus de rumen (sur un volume total de 100-150L environ). L’entraînement des animaux s’est développé dans le cadre des soins vétérinaires, au sein des parcs animaliers, chez les animaux de compagnie, et plus récemment chez les chevaux ou chez les génisses. Lors de l’entraînement, l’animal apprend à coopérer pour la réalisation de gestes. Cette démarche n’est, à ce jour, pas utilisée chez les bovins. Or, l’entraînement pourrait aussi – à l’instar des autres espèces - être utilisé pour réduire ou limiter les émotions négatives des bovins associées au prélèvement, qui est un évènement courant dans les troupeaux bovins en ferme. Le présent projet vise à étudier : 1) la capacité des bovins à apprendre à coopérer avec les humains pour un prélèvement gastro-oesophagien, via un entraînement basé sur le renforcement positif 2) leur capacité de mémorisation de cet entrainement ; 3) évaluer les réponses comportementales des animaux en lien avec leurs émotions pendant les phases d’apprentissage. Lors de la mise en oeuvre du projet, les 3 entraineurs/préleveurs seront des personnes formées, et qui pratiquent depuis plusieurs années l'entrainement aux soins des bovins et équidés.

Bénéfices attendus

Les résultats issus de ce projet permettront d’améliorer les connaissances concernant les capacités cognitives des bovins, et leur utilisation pour le raffinement des prélèvements en expérimentation animale. Ce projet permettra ainsi de savoir s’il est possible, pour les expérimentateurs (animaliers, techniciens, chercheurs), de développer et mettre en place un programme d’entraînement en amont des expérimentations pour faciliter les prélèvements tout au long de la vie de l’animal. Cela permettra d’adapter, dans de futurs projets, l’approche globale des animaux afin de raffiner le prélèvements et les expériences nécessitant de collecter du contenu ruminal.

Procédures

Durant la période d’entrainement (3 mois environ), l’objectif est que les vaches coopèrent pour trois prélèvements par tubage par vache sur une journée. Pendant cette période, quatre prises de sang par vache seront réalisées au total. A chaque fois, les prises de sang (quelques secondes) seront réalisées lors d’une contention de 20 minutes. Durant les 3 jours de prélèvement gastro-oesophagien (post-entrainement), les vaches subiront selon la même méthode : 6 prélèvements (100mL) par tubage gastro-oesophagien et 12 prises de sang au total sur 3 jours répartis sur 3 semaines.

Impact sur les animaux

Nous pouvons nous attendre à ce que le prélèvement par tubage gastro-oesophagien déclenche une réaction intense (stress, agitation, comportement de défense) mais de courte durée. Les animaux sont habitués à la contention et aucune réaction particulière n’est attendue. Les prises de sang induisent une nuisance légère de très courte durée.

Devenir

Tous les animaux seront gardés en vie et réintégreront le troupeau à la fin des procédures.

Remplacement

Il n’est pas possible de remplacer l’espèce car cette étude de comportement et de bien-être animal sera effectuée sur l’espèce cible (bovin).

Réduction

Afin de répondre aux objectifs du projet, 12 vaches (6 par lot) seront mobilisées selon un schéma randomisé et longitudinal. Pour la période ‘entraînement, les capacités d’apprentissage des vaches du lot 1 (n=6) seront décrites. Pour la période ‘prélèvement’, les réponses de vaches répartis en deux traitements seront comparées : – Lot 1 (n=6) : vaches entraînées. Ces vaches auront été entraînées à coopérer pour le prélèvement gastro-oesophagien via un entraînement basé sur le renforcement positif (clicker training) – Lot 2 (n = 6) : vaches témoin. Ces vaches ne seront pas entraînées, mais seront soumises à une fréquence de présence humaine en quantité équivalente au lot 1. Des études antérieures sur génisses utilisant le clicker-training et sur un effectif similaire ont montré des résultats très encourageants. de plus, l’entraînement étant une phase particulièrement chronophage, la taille des groupes a été définie par rapport aux possibilités d’entraînement sur la ferme expérimentale

Raffinement

Les animaux seront logés en stabulation libre respectant leur bien-être : ils seront maintenus en groupe social stable, auront accès à des zones de couchage avec matelas, d’alimentation et d’abreuvement conformes aux besoins de leur espèce, ainsi qu’à des brosses. A la fin de l’étude, ces bovins rejoindront leur troupeau d’origine. Pour tous les prélèvements, les vaches seront placées (contenues) au cornadis ; nous immobiliserons la tête des vaches à l’aide d’un dispositif de lève-tête, placé devant le cornadis. Les manipulateurs qui réaliseront les prélèvements gastro-oesophagien et les prises de sang ont tous été formés par un vétérinaire maîtrisant le geste.

Choix des espèces

Il n'existe à ce jour aucun moyen alternatif d'obtenir les données attendues dans ce projet sans avoir recours à l'expérimentation in vivo sur vache laitière. Il s’agit de vaches laitières de race Prim’Holstein (race la plus fréquente en France). Les vaches seront des vaches primipares n’ayant jamais été soumises à une quelconque procédure et notamment à aucun PGO. Elles seront sélectionnées parmi le troupeau de l’établissement utilisateur.

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    • Bien-être animal
    • Maladies animales
Bovins : 390
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Rassemblés au corral chaque mois, immobilisés dans un couloir moins de deux minutes, pesés puis inspectés site par site pour compter les tiques et les mouches fixées sur leur corps. Tous les trois mois, deux tubes de sang de sept millilitres leur sont prélevés, soit jusqu'à 48 pesées et 16 prises de sang par animal sur quatre ans, pour 390 bovins dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. L'infestation, laissée se développer naturellement au pâturage, provoque démangeaisons et irritations de la peau, et peut entraîner une anémie ou favoriser une maladie transmise par les tiques, l'objet étant de repérer les animaux génétiquement moins sensibles en vue d'une sélection. Le porteur reconnaît n'avoir fait aucun calcul statistique préalable pour fixer les effectifs, et indique que les bovins ne subiront "aucune conséquence délétère" empêchant leur réutilisation.

Objectifs

Différentes familles d'arthropodes hématophages peuvent affecter les troupeaux bovins dans la région Caraibe, notamment les tiques, et les mouches piqueuses. Ces arthropodes représentent un challenge important en élevage, du fait de leur impact direct sur le bien être et la santé des animaux (plaies induites par la piqure ou le grattage, spoliation sanguine et impact physiologique) mais également par le risque de transmission de pathogènes dont ils peuvent être le vecteur ou dont ils peuvent favoriser le développement. Les conditions d'élevage au pâturage sont particulièrement favorables au maintien de populations de ces arthropodes, dont les stades libres trouvent facilement refuge dans le milieu d'élevage. Par ailleurs, les méthodes de lutte classique, par traitement biocide, le plus souvent avec des produits de synthèse, présentent à l'heure actuelle des limites, d'une part du fait de la réduction du nombre de molécules autorisées, en raison de leur impact défavorable sur les insectes et auxiliaires de cultures et sur l'environnement, et d'autre part en raison de l'apparition de souches d'arthropodes résistantes à différentes molécules. De plus, ces traitements répétés représentent un coût élevé pour les éleveurs. L'objectif du projet est d'évaluer la variabilité individuelle de sensibilité des animaux aux arthropodes et de mesurer l'impact physiologique de l'infestation par les arthropodes hématophages sur les bovins adultes et en croissance, dans des troupeaux conduits au pâturage et soumis à une infestation naturelle par les arthropodes, suivis régulièrement.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus concernent principalement l'évaluation de la variabilité de l'infestation par les arthropodes et de leur impact physiologique. Cela permettra de caractériser le degré de sensibilité / tolérance des animaux d'après différents critères physiologiques et sa variabilité génétique. Les résultats attendus devraient permettre de caractériser le déterminisme génétique de la sensibilité / tolérance, ouvrant la voie à une possible sélection des animaux sur ce critère. La sélection d'animaux moins sensibles (ou plus tolérants) aux arthropodes serait une voie originale de lutte intégrée face aux arthropodes, et permettrait d'améliorer le bien être des animaux faisant face à ces infestations et de limiter leur impact en terme de santé et de production.

Procédures

Les animaux seront manipulés tous les mois pour la pesée et le contrôle précis de l'infestation par les arthropodes. Cette intervention consiste en une observation visuelle du corps de l'animal debout. Elle sera réalisée dans le couloir attenant au corral de rassemblement du troupeau, et durera moins de 2 minute par animal, afin d'observer soigneusement chaque site potentiel de fixation des parasites. Chaque année, on aura donc jusqu'à 12 mesures (poids et infestation) par animal. Sur la durée du projet, cela représente potentiellement jusqu'à 48 mesures, pour les animaux adultes toujours présents. Tous les trois mois environ, ils seront soumis à des prises de sang pour contrôler leur état sanitaire, soit pour des analyses sérologiques (1 tube de 7ml sans anticoagulant) et pour analyses hématologiques (1 tube de 7 ml avec anticoagulant EDTA). Cette intervention, réalisée par du personnel expérimenté, prend moins de 2 minutes, sur l'animal immobilisé dans le couloir du corral. Chaque année, on aura donc 4 mesures par animal, et potentiellement jusqu'à 16 mesures sur les animaux adultes présents durant toute la durée du projet.

Impact sur les animaux

La principale nuisance concerne le développement d'une infestation naturelle par les arthropodes dans les troupeaux en plein air. Comme effets indésirables, l'infestation par les mouches pourrait provoquer des réactions d'irritations de la peau et des démangeaisons, et des réactions de défense (frissons, battements de queue ou de tête, grattage,...). Des niveaux élevés d'infestation peuvent également entrainer une anémie ou des réactions inflammatoires. Les tiques pouvant être vectrices de pathogènes pourraient aussi favoriser l'apparition de maladie. Ces nuisances seront cependant contrôlées, grâce aux observations et comptages réalisés périodiquement tous les mois. Dans le cas où l'infestation serait élevée, un traitement biocide sera appliqué afin de réduire l'infestation. Les manipulations des troupeaux seront également l'occasion de suivre l'état de santé des animaux. Par ailleurs, le but des mesures de paramètres hématologique est justement de mesurer l'impact physiologique sur les animaux, et donc de vérifier qu'il n'est pas trop délétère.

Devenir

La conduite d'élevage pratiquée durant le projet ne diffère pas de la conduite habituelle d'élevage des bovins au pâturage. Le suivi d'infestation permettra d'intervenir en cas d'infestation trop importante pour appliquer un traitement acaricide/insecticide. Les animaux ne souffriront d'aucune conséquence délétère qui empêcherait leur réutilisation.

Remplacement

Il n'existe pas à l'heure actuelle de méthode alternative permettant de mesurer l'impact des arthropodes sur les animaux sans infestation par ces organismes. Des infestations expérimentales avec des doses fixes de tiques sont possible, mais l'infestation naturelle, dans la mesure où elle est suivie et contrôlée entraine des effets moindre qu'une infestation expérimentale avec des doses élevées de parasites.

Réduction

Les études génétiques nécessitent généralement des effectifs conséquents (plusieurs centaines d'animaux). Afin de réduire ces effectifs, nous travaillerons au sein de troupeaux expérimentaux, avec des mesures répétées périodiquement pour permettre une caractérisation fine des paramètres mesurés. En l'absence de référence antérieure sur la variabilité individuelle de l'infestation et sur l'impact sur les paramètres physiologiques, aucune approche statistique préalable n'a été réalisée pour préciser les effectifs nécessaires. Une analye intermédiaire des résultats obtenus à mi parcours du projet permettra de vérifier si les effectifs sont suffisants et d'ajuster le déroulement du projet.

Raffinement

Les suivis seront réalisés lors d'interventions classiques d'élevage (pesées, reproduction, suivi sanitaire). Différentes mesures seront réalisées le même jour sur les animaux lors des suivis pour limiter les manipulations. Une attention particulière sera apportée à l'observation de l'infestation et de l'état de santé des animaux. Un traitement acaricide/insecticide pourra être appliqué en fonction de la sévérité de l'infestation, afin d'éviter une infestation trop élevée (plus de 20 tiques adultes, ou note cumulée d'infestation par les mouches supérieure à 5). Si un faible nombre d'animaux dépasse ces seuils, le traitement sera individualisé; si plus des 2/3 des animaux dépassent ces seuils, le troupeau en entier sera traité. Par ailleurs, les visites bi-quotidiennes du troupeau permettront de vérifier l'état général des animaux, et de surveiller l'apparition de signes de mauvaise santé (animal isolé, apathique, affaibli, peu réactif, signe d'amaigrissement, démarche hésitante, troubles nerveux). En cas d'apparition de tels signes, on interviendra le plus précocément possible pour réaliser une prise de température, et un traitement complémentaire suivant la maladie suspectée (Carbesia pour anaplasmose ou babesiode; ou oxytetracycline pour cowdriose ou dermatophilose).

Choix des espèces

L'espèce animale choisie est celle qui est le plus concernée par les problèmes de parasites externes dans la région. Les éleveurs se plaignent régulièrement des dégats occasionnés par ces arthropodes sur leurs troupeaux et sont demandeurs de solutions pour limiter leur impact 4 stades de développement seront étudiés suivant la période d'élevage: - vaches adultes en début de gestation ou à l'entretien - vaches adultes en fin de gestation - vaches adultes suitées, en cours d'allaitement - jeunes bovins mâles et femelles en croissance après servrage

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
Bovins : 24
Souffrances
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Gardées vivantes pour le renouvellement du troupeau et réutilisables dans d'autres essais, 24 vaches laitières Prim'Holstein sont utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. L'intervention se limite à trois prises de sang à la veine, une par période expérimentale, le reste des mesures relevant de la routine d'élevage : quantités ingérées, production laitière, pesées. La plupart seront en gestation pendant l'essai. Le projet mesure l'ingestion et l'efficience alimentaire de rations mêlant ensilage de maïs et de légumineuses, avec l'autonomie protéique des élevages laitiers pour horizon, et le porteur affirme qu'il est "impossible de se passer" des vaches puisque ce sont elles qui ingèrent la ration et produisent le lait.

Objectifs

L’élevage laitier se trouve de plus en plus confronté à la problématique du changement climatique, sous contraintes environnementales, avec le souci d’accroître l’efficience d’utilisation des ressources. Dans ce contexte en mutation, il est reconnu que les légumineuses ont une place de choix, comme fixatrices d’azote atmosphérique, et pour leur capacité à apporter des protéines produites de façon durable dans l’alimentation des ruminants. Si le trèfle blanc est bien connu, et très utilisé au pâturage, les grandes légumineuses, plus adaptées à un contexte de sécheresse potentielle, sont moins bien connues. La luzerne est surtout déshydratée en usine, alors qu’elle pourrait être valorisée aussi sous forme d’ensilage, participant aussi à l’économie d’eau. Une meilleure utilisation des grandes légumineuses sous forme d’ensilage ou d’enrubannage (conservation humide anaérobie) pourrait être une réponse adaptée au contexte changeant actuel, si les conditions de leur utilisation sont mieux définies, notamment en termes de valorisation par l’animal. En effet, les niveaux d’ingestion et l’encombrement induit par ce type de ration sont encore très mal connus. Or, la valeur nutritive de la ration ainsi que son efficience d’utilisation dépendent directement des quantités ingérées par l’animal. L’objectif de ce projet est d’évaluer les effets de la proportion croissante d’ensilage de grandes légumineuses (luzerne et trèfle violet) dans une ration d’ensilage de maïs sur l’ingestion volontaire, l’efficience alimentaire, la production et la composition du lait, ainsi que sur la production de méthane des vaches laitières.

Bénéfices attendus

Les résultats de ce projet nous aideront à mieux connaitre l’effet associatif de différentes proportions d’ensilage de grandes légumineuses (luzerne et trèfle violet) mélangé avec l’ensilage de maïs sur l’ingestion et l’efficience alimentaire chez les vaches en lactation. Cela nous aidera à mieux valoriser ces fourrages pour nourrir les vaches laitières de façon plus durable en augmentant la diversité fourragère et l’autonomie protéique des élevages laitiers, et en réduisant les apports de type tourteau de soja extérieurs à ces élevages, l’ensilage de luzerne fournissant les protéines nécessaires à l’animal et dont l’ensilage de maïs est déficitaire.

Procédures

Cette expérimentation concerne des animaux vigiles, élevés conformément aux règles d’élevage et de bonnes pratiques. La majorité des mesures ne demande pas plus d’intervention que celles réalisées en routine sur les vaches laitières (mesure de l’ingestion et de la production laitière). Les vaches laitières auront une prise de sang en semaine 4 de chaque période, soit 3 prises de sang au total pour toute l’expérimentation.

Impact sur les animaux

La prise de sang est peu douloureuse et dure peu de temps (quelques secondes). Toutefois, la peau peut être légèrement sensible lorsque l'aiguille la traverse. Le volume du prélèvement de sang est très faible.

Devenir

Les animaux n’ayant subi aucune intervention invasive, ni traitement susceptible d’avoir des effets importants sur leur santé et/ou survie, ils seront conservés afin de participer au renouvellement ultérieur du troupeau et pourront être réutilisés dans de nouveaux essais. Ceci se fera sous la responsabilité du responsable des installations expérimentales. Le suivi sanitaire régulier par le vétérinaire traitant permettra de garantir que ceci est possible.

Remplacement

L’expérimentation concerne directement les réponses zootechniques de capacité d’ingestion et de production de lait des vaches laitières. Il est donc impossible de se passer des vaches laitières qui ingèrent la ration et qui produisent du lait. Par ailleurs, les modèles de prévision disponibles ne permettent pas de prévoir les réponses sur ce type de ration, car les associations d’ensilages pauvres ou riches en protéines en mélange n’ont quasiment pas été étudiés.

Réduction

Le nombre de vaches laitières de chaque lot a été calculé pour permettre de mettre en évidence par analyses statistiques des différences significatives entre les traitements. Ces analyses statistiques permettent de tester l'influence des rations sur les variables de production (ingestion, production laitière, poids...) tout en corrigeant des effets "vache". Compte tenu du schéma expérimental, il est difficile de diminuer le nombre d’animaux sans risquer de perdre trop en puissance statistique.

Raffinement

Les seuls actes invasifs seront des prises de sang, à raison de 3 prélèvements au total par animal pour toute la durée de l’essai. Les vaches seront maintenues dans leur environnement d’élevage habituel qui est parfaitement adapté à leurs besoins comportementaux, environnementaux, sanitaires. Elles ne seront jamais en isolement social. Les prélèvements et la surveillance des animaux se feront par des personnes compétentes et habilitées.

Choix des espèces

La problématique de l’étude, spécifique aux vaches laitières, nécessitera de travailler avec cette espèce. Les vaches seront de race Prim’Holstein. Il s’agit de la race de vache laitière la plus répandue en France et dans le monde. Les résultats de ce projet ont vocation à être diffusés au niveau international. Au démarrage les vaches laitières seront en milieu de lactation (après le pic de lactation). Comme l’insémination artificielle (pour la future lactation) intervient environ deux mois après le vêlage (de la lactation en cours) selon la pratique habituelle en élevages commerciaux et en particulier dans notre élevage, la plupart des vaches seront également en gestation. Au cours de l’expérimentation, les vaches seront toutes dans les deux premiers tiers de gestation.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
Bovins : 480
Souffrances
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Vendus vers les ateliers d'engraissement de veaux de boucherie ou exportés dès l'âge de 14 jours, les veaux mâles nés dans les troupeaux laitiers font ici l'objet d'essais alimentaires entre leur troisième et leur quatorzième jour de vie. 480 veaux vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, aucun n'étant tué pour l'étude, chacun rejoignant ensuite l'élevage du site selon les pratiques commerciales. Cinq essais comparent quatre plans d'alimentation. Le porteur annonce des diarrhées et un stress liés au jeune âge, et affirme qu'aucune méthode d'évaluation indirecte ne traduit la réponse d'un veau à un régime, ce qui rend selon lui le recours à l'animal "indispensable".

Objectifs

Avec 3,4 millions de vaches laitières, la France se situe au 2e rang de la production laitière européenne après l'Allemagne. Ce cheptel donne naissance à environ 1,5 millions de veaux mâles par an. Si les veaux femelles sont pour la plupart destinés au renouvellement du troupeau laitier et donc gardés par l'éleveur naisseur, les veaux mâles sont majoritairement vendus vers des ateliers d'engraissement de veaux de boucherie (61% des veaux mâles) ou exportés (20%). La réglementation en vigueur sur le transport des animaux vivants (Réglement (CE) n° 1/2005) impose un certain nombre d'exigences au niveau de la transportabilité des jeunes veaux. Dans les faits, les veaux mâles sont vendus par le naisseur à un âge de 14 jours minimum. Durant ces 14 premiers jours, si l'apport de colostrum dans les premières heures de vie de l'animal est généralement bien maîtrisé, l'alimentation qui suit cette phase est mal connue et très hétérogène d'un élevage à l'autre. Par conséquent et afin d'optimiser la conduite alimentaire du jeune veau pour répondre au mieux à ses besoins, il est nécessaire d'acquérir des références techniques dans des conditions controlées. L'objet du projet consiste à étudier différents plans d'alimentation portant sur des veaux de 3 à 14 jours d'âge.

Bénéfices attendus

Ce projet va permettre d'acquérir des références sur l'alimentation des veaux mâles d'origine laitière dans leur plus jeune âge (3 à 14 jours), phase alimentaire aujourd'hui mal connue sur ces animaux et souvent mal maîtrisée dans les élevages naisseurs. Les résultats obtenus permettront de fournir aux éleveurs laitiers des recommandations techniques afin d'apporter à ces animaux une alimentation qui réponde le mieux à leurs besoins nutritionnels.

Procédures

QuerlLes animaux recevront différents plans d'alimentation entre 3 et 14 jours d'âge. Ces plans d'alimentation seront composés d'un aliment d'allaitement du commerce, d'un aliment concentré, d'un fourrage et de l'eau, le tout étant distribué à volonté. Tous les plans d'alimentation mis en oeuvre et comparés entre eux et les aliments utilisés répondront aux besoins des veaux (en apport d'énergie, de protéines, de minéraux et vitamines, d'eau et de fibres). Sur les 60 mois du projet, 5 essais seront mis en oeuvre mettant en comparaison 4 plans d'alimentation.

Impact sur les animaux

La période de 3 à 14 jours est une phase critique pour les jeunes veaux. En élevage, les pratiques alimentaires durant cette période sont très diverses et leurs conséquences sur la santé et le bien-être sont méconnues. Les effets éventuels indésirables attendus sur cette phase sont : 1) apparition des diarrhées et 2) stress des animaux lié à leur jeune âge.

Devenir

Aucun animal ne sera euthanasié pour les besoins de l'étude. Chaque animal intégrera l'élevage du site conformément aux pratiques des élevages commerciaux.

Remplacement

Le projet porte sur l'acquisition de références sur l'alimentation des jeunes veaux mâles issus du troupeau laitier. Il n'existe pas actuellement de méthodes d'évaluation indirecte permettant de traduire la réponse de l'animal à différents plans d'alimentation. De ce fait utiliser l'animal comme modèle est indispensable pour répondre à la problématique de cet essai.

Réduction

En l'état actuel des connaissances sur la littérature scientique existante, aucun essai n'a porté sur la comparaison de différents plans d'alimentation sur des jeunes veaux mâles agés de 3 à 14 jours. En se basant sur les références disponibles sur des veaux plus âgés (entre 14 jours et 180 jours d'âge), le nombre d'animaux minimum nécessaire pour observer une différence significative de 100 g/j sur les croissances entre 2 modalités alimentaires mises en comparaison est de 24 veaux. Chaque année, au plus, 4 modalités de 24 veaux seront mises en comparaison.

Raffinement

Un suivi quotidien des animaux sera réalisé afin de s'assurer de leur bonne santé. Des mesures adaptées (aliments, médicaments) seront appliquées selon les symptômes observés après diagnostic vétérinaire (diarrhée, fièvre,...).

Choix des espèces

Le projet porte sur l'acquisition de références sur l'alimentation des veaux mâles d'origine laitière dans leur plus jeune âge (3 à 14 jours). De ce fait, c'est l'espèce bovine qui est choisie pour l'étude. Les animaux commenceront les essais dès l'âge de 3 jours et ce jusqu'à 14 jours.

  • Protection de l’environnement
  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
Bovins : 96
Souffrances
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96 vaches vont être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance léger, puis gardées en vie et replacées dans le troupeau. Sur neuf mois de stabulation et de pâturage, chacune est immobilisée au cornadis pour neuf prises de sang à la veine caudale et des prélèvements de fèces par fouille rectale, en moins de dix minutes par manipulation. Le porteur annonce comme bénéfice une réduction de 30 % des émissions de méthane digestif des ruminants d'ici 2030, alors que le projet produit des mesures destinées à une base de données nationale et à la validation de modèles de prédiction. Il présente les prédicteurs mesurables sur le terrain comme un moyen de réduire à terme les contraintes imposées aux animaux non-humains utilisés en expérimentation.

Objectifs

L’objectif de ce projet est de contribuer à la création d’une base de données nationales incluant des données phénotypiques de bovins de methane entérique obtenues avec un outil de mesure de reference commun à tous les partenaires du projet, et des prédicteurs des émissions de methane (spir fécale, abondance naturelle isotopique, …). Les prédicteurs issus des matrices prélevées sur les animaux du projet permettront de valider les modèles de prediction construits.

Bénéfices attendus

Les bénéfices du projet est d’ordre environmental en réduisant de 30% les émissions de methane issues du tube digestif des ruminants d’ici 2030. Le methane contribue à hauteur de 50% aux émissions de gaz à effet de serre à l’échelle d’une ferme.

Procédures

Au cours des 9 mois d'expérimentation (stabulation et pâturage), les animaux seront soumis à 9 reprises à des prélèvements de sang. L'ensemble de la manipulation avec prélèvements (contention + prélèvement) sur un animal durera moins de 10 minutes.

Impact sur les animaux

Différents prélèvements peu invasifs sont prévus tout au long de l'essai pour caractériser la réponse physiologique, métabolique et digestive des vaches. Il s'agit notamment de prises de sang, effectuées à la veine caudale, de prélèvements de fèces par fouille rectale. Ces prélèvements seront réalisés au cornadis et sont susceptibles d'induire de l'inconfort pendant la manipulation, qui sera toutefois effectuée par du personnel compétent et habitué à ces procédures. La fréquence de prélèvements sera limitée au minimun nécessaire soit 1 prelèvement de chaque matrice en simultané sur le même animal lorsqu’il est au cornadis toutes les 3-4 semaines.

Devenir

Les procédures mises en oeuvre sur les animaux étant de classe légère, les animaux seront gardés en vie et replacés dans le troupeau à la fin de l'expérimentation.

Remplacement

Les expérimentations porteront sur la réponse individuelle zootechnique (ingestion, croissance) et digestive (émissions entérique de méthane, paramètres fermentaires et microbiens) des bovins (vaches allaitantes avec leur veaux) conduits en stabulation ou au pâturage. La mise en place des prédicteurs issus de matrices faciles d’accès sur le terrain pour une utilisation à grande échelle contribue à réduire les contraintes des animaux expérimentaux.

Réduction

D'un point de vue statistique, un calcul de puissance sur la base de données acquises dans de précédentes expérimentations portant sur les émissions de méthane entérique a permis de calculer un nombre minimum d'animaux nécessaire pour pouvoir mettre en avant des différences de réponses zootechniques d'une part et en terme d'émissions de méthane entérique. Afin de ne pas remettre en cause la validité statistique des tests prévus, un effectif de minimum 22 vaches par lot est nécessaire. Pour pallier quelque éventuel problème pouvant affecter le nombre d'animaux (impossibilité de réaliser un prélèvement, maladie...) à inclure dans les analyses qui suivront l'expérimentation, nous recruterons deux lots de 28 vaches.

Raffinement

Les conditions de logement des animaux en stabulation répond aux exigences réglementaires et va même au-delà grâce à des équipements pemettant un confort optimum des vaches (matelas, brosses) et un suivi fin de leur santé et de leur bien-être (outils d'élevage de précision). Lors de la saison de pâturage, les animaux seront logés en extrieur, ce qui correspond à leur besoin "normal", tout en leur assurant un confort optimal. Le recours a des procédures faiblement invasives, mises en oeuvre par du personnel formé et habitué à ces prélèvements, assure que ceux-ci se feront dans les meilleures conditions possibles pour les animaux. En cas de souffrance ou de douleur prolongée à l'issue des prélèvements, les animaux concernés recevront un analgésique en vue d'en atténuer l'intensité.

Choix des espèces

L’objectif de l’Union Européenne de réduire de 30 % les émissions de méthane d’ici 2030, puis d’atteindre la neutralité « carbone » en 2050, nécessite de faire porter les efforts sur l’ensemble des gaz à effet de serre et des secteurs d’activités. En France, l’agriculture représente 19% des émissions de gaz à effet de serre dont près de la moitié provient des élevages bovins lait et viande. Les émissions de méthane entérique, coproduit de la digestion de la cellulose par les ruminants, représentent environ 50% des émissions de gaz à effet de serre d’une exploitation bovine. Le méthane entérique des bovins représente donc près de 5% des gaz à effet de serre totaux français. Les élevages bovins lait et viande sont ainsi confrontés aux objectifs de décarbonation des activités.

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
    • Maladies animales
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Bovins : 30
Souffrances
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Aucun des 30 veaux ne meurt dans le cadre de ce projet : tous partent vers un autre laboratoire, où ils seront infectés par des pathogènes respiratoires. L'établissement qui dépose ce résumé se charge de les élever et de vérifier qu'ils sont indemnes, avec deux prises de sang et deux prélèvements de fèces avant leurs 30 jours, dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. Le prélèvement de fèces passe par l'introduction d'un doigt dans le rectum quand l'animal ne défèque pas de lui-même. Le porteur conclut qu'aucun système in vitro ne reproduit l'interaction entre pathogènes, microbiote et mucus respiratoire, et qu'il est donc "nécessaire" de recourir à des animaux vivants.

Objectifs

Le complexe respiratoire bovin est d’une grande importance en France et dans le monde en raison de son impact sur la santé et le bien-être animal, ainsi que des pertes économiques que son infection peut enegendrer. La couche de mucus des voies respiratoires constitue une barrière physique, contenant un riche écosystème microbien qui contribue à prévenir l’invasion et à faciliter l’élimination des pathogènes. L'objectif du projet est d’étudier les mécanismes de régulation des voies respiratoires chez les veaux, ainsi que leur réaction face à une infection et à un traitement antibiotique précoce. Pour ce qui concerne notre établissement utilisateur, l'implication dans le projet se limite à la fourniture de veaux sains, pour la réalisation de l'expérimentation au sein de l'unité porteuse du projet, qui a déposé une demande auprès de son comité d'éthique local.

Bénéfices attendus

Extrait de la déclaration faite par l'unité porteuse du projet : "Le projet présente trois aspects novateurs principaux. Premièrement, nous identifierons des biomarqueurs microbiens et glycomiques liés à la réponse, à la récupération ou à la résilience à l'infection respiratoire et à l'administration d'antibiotiques. Cela complétera les mesures standard telles que la vaccination, les mesures de biosécurité, une alimentation et une hygiène correctes, le contrôle des vecteurs et des soins vétérinaires réguliers. Deuxièmement, les biomarqueurs glycomiques seront évalués in vitro et ex vivo, par exemple en validant les capacités de liaison des virus aux glycanes et la transmissibilité inter-espèces. Ce type d'information n'existe pas aujourd'hui pour les pathogènes du bétail. Troisièmement, les observations comportementales et les capteurs de surveillance du bien-être ouvriront la voie à de nouveaux types de biomarqueurs de détection précoce des maladies. Au-delà des aspects susmentionnés, les biomarqueurs glycanniques et microbiens recueillis auprès d'individus résilients ouvriront la voie à la création de glycanniques ayant un effet prébiotique et à l'assemblage de consortiums synthétiques qui seront testés en vue d'une utilisation probiotique de nouvelle géneration."

Procédures

Les animaux seront soumis à deux prises de sang et deux prélèvements de fèces (à l'âge de 5-8 jours et juste avant leur transport vers 30 j). L'ensemble des prélèvements n'excédera pas 5 min par animal.

Impact sur les animaux

Au sein de notre établissement utilisateur, les prélèvements effectués sur les animaux pour tester leur séronégativité au virus de l'Influenza D, au Corona virus et au Mycoplasma Bovis sont suscpetibles d'engendrer un stress ou une douleur ponctuels liés à l'introduction de l'aiguille pour la prise de sang et à l'introduction d'un doigt au niveau du rectum dans le cas où les fèces ne pourraient être récupérés suite à défécation naturelle de l'animal.

Devenir

Les animaux qui auront subi les prélèvements sur notre établissement utilisateur sont destinés à être utilisés en expérimentation au sein de l'unité porteuse du projet.

Remplacement

Il n'existe pas de système in vitro capable de simuler fidèlement l’interaction complexe entre les pathogènes respiratoires, le microbiote et les mucines respiratoires. Les cultures in vitro ne permettent pas de reproduire les conditions nécessaires pour l’étude des virus, des mycoplasmes et de l’ensemble des microorganismes et mucines du système respiratoire. Il est donc nécessaire de recourir à des animaux vivants pour ce projet.

Réduction

Un effectif de 7 veaux par lots expérimentaux assure la faisabilité de l’étude tout en permettant d’obtenir des données statistiques robustes pour observer un effet potentiel. Deux veaux supplémentaires seront également élevés pour pallier un éventuel problème (détection d'infection notamment). Cette stratégie s’appuie sur les données d’une étude précédente, dans laquelle un modèle de coinfection Influenza D-Mycoplasma bovis avait été utilisé sur de jeunes veaux. Malgré une variabilité individuelle notable dans la réponse clinique, un effectif de 5 animaux avait suffi à démontrer des différences significatives par rapport à des veaux témoins non infectés. De plus, les données virologiques et bactériologiques s'étaient révélées relativement homogènes entre les individus, offrant une corrélation directe avec la pathogénicité dans l’appareil respiratoire profond. Par sécurité, nous avons choisi d'inclure 2 veaux supplémentaires par lot afin de pallier d'éventuelles exclusions d'individus pour des raisons sanitaires (infections intercurrentes) ou éthiques (atteinte des points limites).

Raffinement

Les conditions de logement de leur naissance à leur transport sont les conditions de logement "normales" des veaux issus du troupeau de notre établissement utilisateur. Rapidement, les veaux, après leur naissance et après distribution du colostrum, sont placés en niche individuelle pendant 5 à 7 jours. La conception des niches permet le contact visuel et olfactif entre animaux, tout en limitant le risque de transmission de maladie auxquelles les veaux seraient particulièrement sensibles à cet âge. Après cette phase d'élevage individuelle, les veaux sont placés dans un parc collectif où ils sont alimentés en groupe. Les parcs reçoivent une litière abondante de copeaux de bois et sont nettoyés quotidiennement. Les veaux ont également accès à de l'enrichissement (bidons, brosses fixes...). Le recours à des procédures faiblement invasives, mises en oeuvre par du personnel formé et habitué à ces prélèvements, assure également que ceux-ci se feront dans les meilleures conditions possibles pour les animaux. En cas de stress anormal de l'animal ou si l'opérateur ne parvient pas à repérer la veine jugulaire, le prélèvement sera immédiatement arrêté et reporté.

Choix des espèces

L'espèce bovine est particulièrement visée par les pathologies respiratoires qui font l'objet des recherches menées dans le cadre du projet qui, en plus des souffrances qu'elles imposent aux animaux, engendrent de lourdes pertes économiques pour les éleveurs. Les animaux élevés pour ce projet seront des veaux naissants, jusqu'à un âge compris entre 10 et 45 jours. A l'issu de leur phase d'élevage sur notre établissement utilisateur, ils seront transportés jusqu'à l'unité porteuse du projet (par un transporteur agréé, dans le respect des règles afférentes au transport des animaux vivants) pour l'expérimentation à proprement parler avant l'âge de 45 jours. L’âge de environ 30 jours est particulièrement significatif car il marque le début de la diminution de l’immunité maternelle colostrale, rendant les veaux plus susceptibles aux infections et est donc un moment idéal pour étudier la réponse immunitaire face aux agents pathogènes. Cette fenêtre temporelle est donc stratégique pour reproduire les conditions d’apparition des maladies respiratoires et pour évaluer l’efficacité des interventions thérapeutiques.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
Bovins : 96
Souffrances
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Devenir
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Rendus à la filière d'élevage à l'issue de l'essai, 96 veaux issus de races laitières vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chacun subit cinq contentions pour pesée, un prélèvement de fèces et une biopsie de cartilage à l'oreille, avec un risque de blessure et une douleur que le porteur qualifie de légers. Il s'agit de mesurer le méthane qu'ils émettent selon leur race, pour ajuster les références nationales et orienter la sélection vers des animaux qui en produisent moins tout en fournissant autant de viande. Aucun calcul d'effectif n'accompagne le projet, le porteur indiquant que le nombre de veaux a été "chiffré pour correspondre au besoin optimal" de l'essai.

Objectifs

Au sein des gaz à effet de serre, le méthane entérique représente 16 % de la production française lorsqu’il est rapporté à la une même durée de vie que le dioxyde de carbone et un pouvoir de réchauffement global adapté sur cette durée. Ce gaz provient en premier lieu du secteur agricole, plus particulièrement des ruminants, qui en produisent naturellement via leur processus de dégradation ruminale, qui est ensuite éructé par leur bouche. Parmi les solutions existantes pour réduire le méthane entérique, la race en est une prometteuse, puisque les écarts d’ingestion entre races affectent directement les émissions de méthane entérique. En France, un déficit de références apparait chez les veaux issus de races laitières. L’essai envisagé permettra de répondre à deux objectifs. Le premier consiste à acquérir des références d’émission de méthane entérique dans un système français de production de viande à partir de veaux issus de races laitières. Le deuxième ambitionne de déterminer si une ou plusieurs races émettent moins de méthane entérique tout en combinant une production de viande suffisante pour répondre aux enjeux environnementaux et d’autonomie alimentaire française.

Bénéfices attendus

Les bénéfices associés sont situés à plusieurs échelles et domaines. Au sein du projet, l’acquisition de références françaises sur les veaux de race laitière permettra de définir leur niveau d’émission de méthane entérique et ainsi ajuster les valeurs actuellement utilisées pour calculer les émissions totales au niveau national au sein de simulations diverses. En élevage, il pourrait être recommandé d’utiliser certains types génétiques favorisant la moindre production de méthane entérique, tout en ciblant un même niveau de production animale pour assurer la souveraineté alimentaire française.

Procédures

Les 48 animaux par série (96 au total) seront soumis aux interventions suivantes : - Contention et manipulation : lors de chaque pesée 5 fois et pendant environ 2 minutes par animal pour cette intervention - Prélèvement de fèces : une seule fois, cette intervention durera environ 2 minutes maximum par animal - Prélèvement de cartilage par biopsie auriculaire : une seule fois, cette intervention durera moins de 5 secondes par animal

Impact sur les animaux

Les effets indésirables dus aux interventions sont : - Le stress lié à la contention / manipulation, prélèvement de fèces et de cartilage par biopsie auriculaire - Un risque de blessure et de douleur légère liés à la manipulation et au prélèvement de cartilage par biopsie auriculaire.

Devenir

Les animaux poursuivront ensuite leur parcours d’animaux d’élevage.

Remplacement

A ce jour, les méthodes d’évaluation indirectes des émissions de méthane entérique sont prometteuses, mais insuffisamment précises et génériques pour se passer du modèle animal. De ce fait, avoir recours aux veaux (animal cible) est obligatoire pour répondre à la problématique de cet essai.

Réduction

En l'état actuel de nos connaissances sur la littérature scientifique existante, aucun essai n'a testé la comparaison des émissions de CH4 entérique chez des jeunes veaux laitiers. Selon plusieurs hypothèses et extrapolations à cette catégorie de ruminant, l’effectif de veaux a été chiffré pour correspondre au besoin optimal pour répondre à l’objectif de cet essai.

Raffinement

Les diverses mesures envisagées ont été réduites au minimum sur le type de mesure ou leur nombre par animal afin de collecter suffisamment de données utiles pour répondre à l’objectif de l’essai. Le prélèvement unique de fèces sera divisé en 2 sous-échantillons destinés à des analyses différentes. Notons que plusieurs mesures ou prélèvements sur un même animal (fèces, poids et cartilage) seront réalisés au même moment afin de limiter les manipulations contraignantes des animaux. Les prélèvements seront réalisés par du personnel expérimenté sur les sites ce qui garantira une gêne minimale pour les animaux. Ces mêmes animaux feront l’objet d’une surveillance régulière par les personnels animaliers. Tout signe de souffrance sera signalé auprès d’un vétérinaire, consigné dans le cahier d’expérimentation et pourra entrainer l’arrêt des prélèvements et la fin de l’expérimentation pour un individu donné.

Choix des espèces

Le méthane entérique, un puissant gaz à effet de serre avec un effet délétère sur le climat, est majoritairement émis par les bovins en France. En absence d’outils ou de variables substitue proxyss fiables actuellement pour quantifier ces émissions, l’utilisation de bovins est essentielle pour collecter ces données et chercher des solutions de réduction du méthane entérique à l’échelle française. Le choix des veaux âgé de 15 à 21 jours (âge de comercialisation ds veaux issus du cheptel laitier) à 4 mois comme sujet d’étude résulte d’une absence de référence d’émission de méthane entérique sur ces animaux dans la littérature française, mais aussi pour d’élargir la plage de variation du méthane entérique avec des faibles valeurs dans un jeu de données en cours de construction pour développer et un index génétique et une équation de prédiction du méthane entérique plus robuste.

  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
Bovins : 20
Souffrances
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▲ 20
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Devenir
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 20

Entretenir une souche de parasite conservée au laboratoire depuis 1982 : 20 veaux nouveau-nés vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Âgés de deux jours au maximum, ils reçoivent par la bouche une dose de cryptosporidies, puis développent la maladie attendue, diarrhée, déshydratation, perte d'appétit et, rarement, la mort. Chaque veau est attaché et hébergé seul pour faciliter la récolte de ses selles, avec pour tout enrichissement la présence de deux poules de réforme. Le porteur indique qu'il n'existe pas d'autre méthode pour obtenir assez de parasites infectants, et qu'un veau tous les quatre mois suffit à produire la quantité utile à ses études.

Objectifs

Les cryptosporidies (Cryptosporidium) sont des parasites protozoaires qui se multiplient uniquement dans l’intestin et sont rejetés dans le milieu extérieur avec les selles. Elles sont responsables de la cryptosporidiose, une maladie conduisant à des diarrhées sévères chez les ruminants ou les enfants de moins de 5 ans. Nous étudions plus particulièrement les réponses immunitaires qui se développent dans l’intestin en réponse à l’infection dans le but de mettre au point des stratégies immunitaires pour réduire l’incidence des infections. Par ailleurs, nous réalisons des infections expérimentales in vitro et in vivo pour tester l’efficacité de certains traitements pour tenter d’enrayer la maladie. Nous avons besoin pour tous nos projets de recherches et toutes nos expérimentations in vivo et in vitro d’une quantité importante de cryptosporidies. Comme il n’existe pas de système in vitro pour les multiplier nous devons les propager chez l’animal sensible : le veau nouveau-né. D’autres mammifères pourraient nous fournir des parasites mais en trop faible quantité. Par ailleurs, la souche de Cryptosporidium parvum (C. parvum) ne peut être congelée et nécessite d’être conservée à 4°C, mais au-delà de 2 mois, il est observé une diminution progressive de la capacité du parasite à infecter les cellules in vitro. Nos études exigent des parasites fraîchement multipliés aussi 4 multiplications/an maximum sur veau sont nécessaires pour conserver la souche.

Bénéfices attendus

Ce projet a pour but de multiplier la souche Cryptosporidium parvum pour la conserver (souche de laboratoire isolée et conservée depuis 1982 par cette méthode de multiplication in vivo).

Procédures

Les animaux vigiles seront soumis à une administration orale du parasite, sous contention. Chaque animal recevra une administration unique. Cette intervention durera une dizaine de secondes.

Impact sur les animaux

Les animaux vigiles seront soumis à une administration orale du parasite, sous contention. Il est attendu que les animaux soient atteints par la maladie. Les symptômes sont la déshydratation, la diarrhée, perte d’appétit et dans de très rares cas la mort. L’hébergement individuel et l’attache du veau sont nécessaires pour le projet. Cela réduit la liberté de mouvement de l’animal (nécessaire pour que les selles soient plus facilement récoltées). L’attache, l’isolement et la contention peuvent engendrer du stress.

Devenir

Le veau sera mis à mort à l’issue de la procédure. Des prélèvements d'intestins peuvent être réalisés afin de constituer une banque.

Remplacement

Pour obtenir suffisamment de parasites infectants, il n’y a à l’heure actuelle pas d’autres méthodes n’utilisant pas d’animaux.

Réduction

Le nombre d’animaux est calculé a minima pour pouvoir conserver la souche au-delà de 2 mois.

Raffinement

Afin de limiter les effets de l'infection, les animaux recevront préventivement un réhydratant par voie orale. L'hébergement sera enrichi par la présence de 2 poules de réforme, les animaux recevront au moins 2 visites quotidiennes. En fonction de l’état de l’animal, les visites seront plus nombreuses. Une grille de score clinique est mise en place pour le suivi de l’animal. Un anti-spamodique est utilisé en cas de douleurs ou de spasmes.

Choix des espèces

Le veau nouveau-né est une espèce très sensible à Cryptosporidium. Un seul veau (par souche) tous les 4 mois produit la quantité de parasites nécessaires à nos études. Des veaux nouveau-nés de 2 jours maximum sont utilisés. Au-delà de cet âge, ils sont moins sensibles à l’infection et multiplient moins bien le parasite.

  • Protection de l’environnement
  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
Bovins : 17
Souffrances
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▲ 17
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Devenir
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Canulées au rumen et pour certaines à l'intestin, 17 vaches Prim'Holstein déjà utilisées comme animaux d'expérience passent d'un essai au suivant, quinze d'entre elles devant être réutilisées après un délai minimum de deux mois. Les procédures sont classées en souffrance légère et aucune vache n'est tuée, deux retournant au troupeau conduit comme un élevage classique. Les expérimentateurs introduisent et retirent par les canules des sachets d'aliments à tester, une dizaine de poses et une soixantaine de retraits par an, et les vaches sont maintenues à l'attache cinq jours d'affilée pour les mesures de digestibilité, ce que le porteur reconnaît comme une source d'ennui et, rarement, d'inflammation des jarrets. L'objectif déclaré est de constituer une banque de valeurs de référence permettant à terme de calibrer une méthode de laboratoire qui n'utiliserait plus de vaches.

Objectifs

Le projet participe aux thématiques qui visent à « accélérer les transitions agroécologiques et alimentaires » et à optimiser la circularité des flux d’azote et de carbone entre les ressources alimentaires, les animaux et leurs effluents pour diminuer les problèmes environnementaux. Il est important de caractériser de nouveaux aliments et des aliments favorisant l’autonomie protéique de la France et de l’Europe. Ce projet a pour objectif principal de mieux connaître la valeur nutritive réelle des aliments ingérés par les ruminants et digérés en partie dans le rumen et en partie dans l’intestin. Ces valeurs servent de base au système d’alimentation des ruminants. Ceci permettra notamment la mise à jour régulière des recommandations d’apports nutritionnels des bovins laitiers et allaitants ainsi que des tables de valeur des aliments. La présente demande concerne l’ensemble des projets dont le but est de constituer une base de données des dégradabilités ruminales et des digestibilités intestinales d’une banque d’aliments de référence. Cette banque d’aliment servira à trouver une méthode d’analyse enzymatique au laboratoire ne nécessitant plus d’animaux à l’avenir.

Bénéfices attendus

Les bénéfices à court terme sont de déterminer la valeur nutritive « vraie » d’une banque d’aliments collectés dans des projets scientifiques et notamment à l’échelle française, pour déterminer une banque de valeurs de référence sur un très large panel d’aliments classiques et nouveaux pour lesquels il n’existe pas à ce jour de valeurs de référence : concentrés de type énergétique ou protéique, fourrages classiques comme des fourrages verts de prairies, des ensilages, des foins, mais aussi des fourrages nouveaux ou pouvant se développer à l’avenir dans le contexte actuel de changement climatique, comme des espèces plus résistantes à la sécheresse (sorgho, chicorée) ou des feuilles d’espèces végétales arbustives ou d’arbres dans le cadre du développement de l’agroforesterie d’élevage. Ces valeurs de référence vont notamment permettre de calibrer des méthodologies alternatives de laboratoire, pour la dégradabilité ruminale de l’azote et de l’amidon, ainsi que pour la digestibilité intestinale de l’azote, éléments déterminants l’utilisation des nutriments par la vache et la valeur protéique réelle des aliments. A long terme, nous espérons que les méthodes de laboratoire seront suffisamment précises pour ne plus utiliser de vaches en expérimentation pour déterminer ces paramètres de la valeur des aliments.

Procédures

Les interventions sont la pose et le retrait des sachets ou bolus ainsi que l'introduction de la canne à prélèvement. Pour les mesures de dégradabilité ruminale, les aliments seront testés par séries de 4. Il y aura donc une intervention de pose et 6 interventions de retrait pour 4 aliments. En moyenne 40 aliments seront testés chaque année, ce qui représente 10 poses et 60 retraits. Pour 40 aliments à tester chaque année, cela représente donc 5 semaines d'invention sur les animaux. De même pour les prélèvements de liquide ruminal, il s'effectueront à la fréquence d'une fois par semaine. Pour les mesures de digestibilité intestinale, il y aura donc 7 à 9 poses de sachets par an dans le rumen et 7 à 9 poses des mêmes sachets dans l'intestin. Pour les deux types de mesure, les interventions sur l'animal sont très courtes (quelques minutes) sans engendrer de stress ni douleur. Les interventions se font pratiquement sans aucune contention de l'animal.

Impact sur les animaux

L’introduction dans le rumen de certains bolus pourrait dans de très rare cas diminuer l’ingestion. Pour mesurer la digestibilité intestinale des aliments, les animaux sont conduits à l’attache sur des périodes de 5 jours, ce qui peut entrainer un ennui de la vache. Le fait d'être à l'attache peut, dans de très rares cas, entrainer des problèmes d’aplomb (inflammation des jarrets) ; cependant ce temps est limité à 5 jours consécutifs.

Devenir

A l'issue de la procédure, les animaux seront réintégrés dans le troupeau de vaches et seront conduits comme dans un élevage classique. Aprés un délai minimum de deux mois, certaines de ces vaches pourront participer à de nouveaux projets expérimentaux sur avis favorable du vétérinaire prenant en considération le sort des animaux concernés sur toute la durée de leur vie.

Remplacement

Le projet n’est pour l’instant réalisable qu'avec des animaux expérimentaux, seul moyen d’accéder aux différents compartiments digestifs. A terme, et notamment dans le projet de plus grande envergure, il est prévu de remplacer ces mesures par des mesures de laboratoire. Le projet actuel est en grande partie basée sur cet objectif.

Réduction

La valeur d’un aliment est déterminée sur uniquement 3 vaches en expérimentation (répétitions) par essai. Ce nombre ne peut pas être réduit car il est nécessaire pour tenir compte et corriger de la variabilité biologique naturelle connue entre individus, liée à leur poids, leur volume de rumen, leur capacité digestive. Les 3 répétitions permettent de généraliser les résultats.

Raffinement

La conduite des animaux sera respectueuse de leur bien-être. Un suivi régulier du comportement et des paramètres indicateurs de la souffrance des animaux sera mis en place pour détecter le plus rapidement possible tout signe de perturbations et de traiter si besoin les animaux malades. La seule intervention sur les animaux sera la pose et le retrait des sachets via les canules du rumen ou de l'intestin. Cet acte trés rapide (quelques minutes) est non invasif et n'engendre aucune douleur ni mal-être pour l'animal. Pour cela les vaches seront bloquées au cornadis comme au moment de l'alimentation. Elles ne subiront donc aucun stress lié à ce blocage qui est habituel pour elles. Les vaches seront maintenues dans un environnement d'élevage (stabulation logettes) et ne seront jamais en isolement social. Les poses et retraits de sachets ou bolus ainsi que la surveillance des animaux se feront par des personnes compétentes et habilitées.

Choix des espèces

La problématique de l’étude, spécifique des ruminants et assez spécifique des vaches laitières, nécessitera de travailler avec cette espèce. Les vaches seront de race Prim’Holstein. Il s’agit de la race de vache laitière la plus répandue dans le monde. Les résultats de ce projet ont vocation à être diffusés au niveau international. Les animaux utilisés sont des vaches adultes car les résultats sont majoritairement utilisés pour diffuser des recommandations d’alimentation d’animaux adultes

  • Recherche appliquée
    • Diagnostic des maladies
    • Maladies animales
  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
Bovins : 12
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 12
▲ -
Devenir
 -
 12
 -
 -

Douze ponctions ovariennes par animal, sous anesthésie épidurale et sur bête vigile, avec pose et retrait répétés d'un dispositif vaginal et cinq injections de superovulation à douze heures d'intervalle avant chaque collecte : 12 génisses Prim'Holstein subissent des procédures d'un niveau de souffrance modéré, et sont gardées en vie à l'issue. L'ensemble sert à produire 400 embryons pour mettre au point la détection des anomalies chromosomiques dès le stade préimplantatoire, afin d'éviter les transferts sans issue et de réformer les animaux porteurs. Le porteur mentionne des hématomes possibles au point d'injection et un stress ponctuel lié aux contentions. Il classe la procédure en gravité modérée du fait de la répétition d'actes légers et, écrit-il, en l'absence de données objectives sur le sujet.

Objectifs

Depuis 2009, la sélection génomique s’est développée dans la filière bovine avec près de 300 000 analyses annuelles du génome réparties désormais dans une quinzaine de races, dont 80% pour une gestion du renouvellement en élevage. La lecture du génome peut également être effectuée plus précocement, dès le stade embryonnaire préimplantatoire après analyse de l’ADN préamplifié issu d’une biopsie de quelques cellules d‘un embryon (utilisation dans le cadre des schémas de sélection). Ces données génomiques sont principalement utilisées aujourd’hui pour prédire les performances futures de chaque individu mais ne sont pas valorisées pour détecter des problèmes d‘aneuploïdie (nombre anormal de chromosomes) qui peuvent survenir à chaque génération. Ces anomalies chromosomiques entrainent souvent l’arrêt du développement voire des problèmes d’infertilité ou de stérilité sur l’individu né. Le projet présenté vise à développer des approches méthodologiques permettant valoriser les données de génotypage pour détecter les anomalies chromosomiques (monosomie, trisomie) le plus précocement possible chez l’embryon et chez le veau afin de les prévenir et les gérer. Le projet justifiant cette demande d’autorisation porte uniquement sur la détection des anomalies chromosomiques chez les embryons, les approches chez les veaux nécessitant uniquement l’exploitation de données de génotypages déjà disponibles dans les bases de données nationales.

Bénéfices attendus

Le projet permettra de développer et valider des méthodologies de détection des problèmes de ploïdie (monosomie, trisomie) dès le stade embryonnaire préimplantatoire chez les bovins. Ces indicateurs permettront à la fois d’éviter de transférer les embryons aneuploïdes (probabilité de gestation et naissance quasi-nulle alors même que l’aspect morphologique semble bon) mais également de mieux diagnostiquer des problèmes de fertilité chez des animaux aneuploïdes et ainsi les réformer pour éviter la dissémination de ces tares génétiques.

Procédures

La production des embryons nécessitera la répétition, pour chaque génisse du projet, de 12 collectes d'ovocytes (1 collecte d'ovocytes tous les 15 jours par animal) réparties en deux séries entrecoupées d’une période de repos de plusieurs semaines. Au début de chacune des deux séries de collecte d'ovocytes, un traitement de synchronisation des chaleurs sera effectué comprenant la pose et le retrait d'un dispositif vaginal ainsi qu'une injection intramusculaire (chaque intervention durant moins d'une minute à chaque fois). Chacune des collectes d'ovocytes nécessite une succession d'interventions sur les animaux : ponction ovarienne (15 minutes) et pose d'un dispositif vaginal (moins d'une minute) suivi 2 jours plus tard d'un traitement de superovulation (5 injections intramusculaires à 12 heures d'intervalle; chaque injection durant moins d'une minute à chaque fois) et enfin ponction ovarienne multiple sous contrôle échographique (30 minutes) avec changement de dispositif vaginal (moins d'une minute). Les ponctions ovariennes seront systèmatiquement effectuées sur animaux vigiles anesthésiés.

Impact sur les animaux

Du fait des injections intramusculaires liées aux traitements de superovulation, un hématome peut apparaitre au niveau du site d’injection. Afin de limiter ces risques, les injections seront réalisés alternativement de chaque côté de l'encolure. De plus, les différentes interventions et contentions prévues dans le projet peuvent engendrer un stress ponctuel chez les animaux. Néanmoins, du fait de la répétition d'actes induisant des nuisances légères et en l'absence de données objectives sur le sujet, la procédure expérimentale est considérée en degré de sévérité modérée dans ce projet.

Devenir

Toutes les génisses seront gardées en vie à la fin de cette procédure sauf avis contraire du responsable scientifique et du vétérinaire sanitaire.

Remplacement

Avant de passer à l’utilisation de l’animal, les méthodes de détection de l’aneuploïdie ont d’abord été développées et validées sur embryons produits in vitro à partir d’ovaires prélevés post-mortem en abattoir. Néanmoins, compte-tenu des différences de qualité ovocytaire avec le modèle de prélèvement sur animaux vigiles et de la volonté d’étudier l’impact de la répétition des sessions de production sur le taux d’aneuploïdies des embryons, le modèle animal ne peut être substitué par un modèle d’étude ex vivo. De plus, la production d’embryons in vitro après ponction folliculaire sur animaux vigiles représente le protocole principalement utilisé par les professionnels de la filière. Le développement méthodologique effectué doit donc nécessairement être validé en conditions de production réelles avant d’être mis en œuvre en routine.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisé dans ce projet a été déterminé en fonction du nombre d’embryons à produire pour étudier le taux d’aneuploïdie (nombre anormal de chromosomes) des embryons selon les facteurs étudiés (protocole de production des embryons, taureau utilisé pour la fécondation, rang de collecte des ovocytes) et en tenant compte des impératifs pratiques imposés par le protocole de production (nombre de femelles traitées par jour et intervalle de temps entre les sessions). Ainsi, l’utilisation de 12 génisses permet de limiter le nombre d’intervention sur chaque animal avec 12 ponctions ovocytaires par individu permettant la production de 400 embryons sur l'ensemble du projet. Ces effectifs sont à priori nécessaires pour mettre en évidence, s'ils existent, les effets du taureau (présumés faibles), du protocole de production d’embryons (présumés importants) et du rang d’OPU (inconnus; aucune donnée bibliographique n'étant disponible sur le sujet) avec les exigences statistiques fixées (risque de 5% de conclure que l'effet existe alors qu'il n'existe pas; risque de 20% de conclure que l'effet n'existe pas alors qu'il existe).

Raffinement

L’étude est mise en place sur 12 génisses qui seront hébergées dans une stabulation libre avec aire paillée intégrale. Les génisses donneuses utilisées dans ce projet seront placées sous surveillance quotidienne (activité, comportement) et hébergées dans une stabulation répondant aux normes de bien-être animal chez cette espèce (accès aisé à l'auge et aux points d'abreuvements, présence de tapis caoutchouc derrière pour le confort des aplombs, accès à des brosses latérales et dorsales, enrichissement de milieux avec différents objets,...). Afin de limiter les risques d’hématomes, au niveau du site d’injection IM du traitement de superovulation, nous alternerons le lieu et le coté des injections. De plus, une anesthésie épidurale sera réalisée préalablement aux ponctions ovocytaires. Enfin, dans un objectif de renforcement positif, une récompense alimentaire (concentrés) sera donnée aux femelles après chaque passage dans la cage de contention, lors de la phase d’acclimatation ainsi que pour les collectes d'ovocytes.

Choix des espèces

Compte tenu de l’objectif même de l’étude, aucune autre espèce animale ne peut être choisie. La race Prim’Holstein choisie est la 1ère race laitière française en effectif, et est particulièrement concernée par les biotechnologies de l’embryon sur le terrain. Afin de produire les embryons du projet, il est nécessaire d'utiliser des génisses, toutes pubères et âgées de 14 à 18 mois. Le modèle génisse est représentatif de la population de donneuses d’embryons en France et à l’étranger. De plus, il a l’avantage, par rapport à un modèle vache, de ne pas présenter de biais expérimentaux liés à l’historique des femelles (conditions de mise bas, interactions avec la production laitière….).