Cochons
Evaluation de l’efficacité et de l’innocuité de nouvelles technologies en robotique chirurgicale
- Recherche appliquée
- Cancers
- Maladies animales
- Troubles musculosquelettiques
- Troubles urogénitaux
Cochons : 105
121 animaux non-humains vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, 16 chiens et 105 porcs. Les porcs subissent des interventions chirurgicales pouvant durer jusqu'à six heures sous anesthésie profonde, puis sont tués sans réveil du fait des lésions provoquées dans plusieurs organes, alors que les chiens, opérés lors de procédures présentées comme non délabrantes, sont réutilisés ensuite. Le projet vise à mettre au point des plateformes robotiques d'ablation tumorale et de biopsie destinées d'abord à la chirurgie humaine. Le porteur affirme choisir le porc et le chien pour leur proximité anatomique avec l'humain et décrit un modèle qu'il juge indispensable pour valider l'efficacité in vivo.
Objectifs
Le projet a pour objectif le développement de plateformes robotiques destinées à l'oncologie interventionnelle (ablations tumorales), au diagnostic (biopsies) et/ ou à des interventions osseuses, par voie percutanée. Les objectifs principaux des plateformes robotiques sont: - d’atteindre très précisément les tumeurs afin de s’assurer que ces dernières seront bien détruites en limitant au maximum la destruction de cellules saines environnantes. - de cibler très précisément des tumeurs de très petite taille afin de disposer d'outils diagnostics fiables et performants (biopsies sous IRM par exemple) pour une prise en charge précoce. - de pouvoir ponctionner l'os ou y délivrer une substance (ciment osseux par exemple) de façon précise
Bénéfices attendus
Les plateformes robotisées proposent une atteinte très précise et sécurisée des tumeurs / tissus par voie percutanée. Couplées à une modalité d'imagerie CT-scan ou IRM, elles offrent un vaste panel d'utilisations, tout en élargissant le nombre de patients pouvant bénéficier de ces traitements mini-invasifs. Principalement destinées à l'utilisation en oncologie / chirurgie humaine, elles pourront également être utilisées en médecine vétérinaire et ainsi améliorer la prise en charge des animaux de compagnie. Une plateforme robotique a d'ores et déjà pu être mise au point et installée en centre anticancer pour le traitement de patients avec tumeurs des organes abdominaux.
Procédures
Les animaux sont soumis à des procédures chirurgicales: 1) insertion de cibles synthétiques (intervention non systématique) - par laparotomie, sous anesthésie: durée env. 30min - par voie percutanée, sous contrôle echographique, sous anesthésie: durée inférieure à 15 minutes 2) procédure chirurgicale robotique: - chez le Chien, la durée d'anesthésie totale sera plafonnée à 3h, et limitée autant que possible à 2h30, afin d'assurer une récupération optimale aux animaux. La procédure chirurgicale ne pourra donc pas excéder ces temps. - chez le Porc, la procédure pourra durer jusqu'à 6h, les animaux n'étant pas réveillés, et placés sous anesthésie profonde et analgésie adaptée. Ces procédures longues permettent d'évaluer un maximum de paramètres sur un seul animal et donc de réduire le nombre d'animaux utilisés.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables pour les animaux sont liés à la réalisation des chirurgies pour l'insertion de cibles syntéthiques dans les organes par laparotomie: risque d'inconfort lié à la cicatrice, stress lié à l'isolement post-opératoire.
Devenir
Les porcs sont mis à mort sans réveil à l'issue de la procédure de chirurgie robotisée, du fait de la durée d'intervention et des essais effectués, qui peuvent entrainer des lésions dans différents organes. La procédure effectuée sur chiens est non délabrante et les animaux pourront être réutilisés après la procédure soit sur le même projet, soit sur un projet différent ou lors d'activités pédagogiques.
Remplacement
Les tests in-vitro (tests réalisés sur un fantôme et sur pièces anatomiques/cadavres) précédemment réalisés ont permis de vérifier et valider plusieurs paramètres dont la précision d’atteinte de la tumeur. En revanche, ils ne permettent pas de s’assurer que cette atteinte sera similaire sur un organisme vivant. En effet, ils ne prennent pas en considération les mouvements liés à la respiration et les risques potentiels d’atteinte d’autres structures tels que des vaisseaux sanguins ou organes lors du geste. Le projet a pour objectif de valider les aspects d’efficacité et de sécurité dans un modèle in-vivo, ne pouvant être validés lors des tests in-vitro.
Réduction
La réalisation d'une majorité de tests préalable in vitro ou sur pièces anatomiques permet de réduire le nombre d'animaux utilisés au strict minimum nécessaire pour la mise au point du protocole opératoire et l'obtention des données d'efficacité et de sûreté exigées par les autorités réglementaires (les robots opératoires sont des dispositifs médicaux). Les animaux sont opérés un par un, ou par petites séries de 2 animaux: cela permet de traiter les données obtenues au fur et à mesure, de réaliser des ajustements s'il le faut, et de stopper les procédures dès que les données nécessaires sont obtenues. Ainsi aucun animal "surnuméraire" n'est opéré.
Raffinement
Les animaux seront hébergés dans le respect de leurs besoins éthologiques avec enrichissements propres à l’espèce. : ils disposent de vastes boxes, d'une taille supérieure à celle requise par la législation. Le sol est recouvert d'une litière végétale changée tous les jours. La nourriture est distribuée dans les gamelles et dans la litière pour leur permettre de prendre le temps de la trouver. Le suivi quotidien des animaux et les pesées hebdomadaires sont assurés par le personnel technique et animalier formés aux soins et à la manipulation de ces espèces. Les animaux suivront également un programme de socialisation avec renforcement positif afin de réduire le stress engendré par les actes quotidiens. Tout acte douloureux ou fortement stressant sera réalisé sous sédation ou sous anesthésie générale selon les besoins. Si nécessaire, la douleur sera prise en charge par l'administration de traitements analgésiques adaptés.
Choix des espèces
Le porc est l’espèce animale se rapprochant anatomiquement le plus de l’Homme. Pour ce projet, nous avons besoin d’avoir des organes similaires à l’Homme en terme de structure et de taille, afin de pouvoir évaluer l’effet attendu en clinique. Les organes abdominaux du porc de 35 à 80kg (dont le foie) sont parmi ceux qui se rapprochent le plus de l’Homme. Le chien est l'espèce cible du robot de biopsie prostatique, donc le modèle de choix pour l'obtention des données recherchées. Par ailleurs les caractéristiques anatomiques de la prostate canine en font également un modèle intéressant pour l'obtention de données applicables à l'Homme, pour lequel ce robot pourra être adapté par la suite. Les animaux utilisés permettront donc de générer des données à double fin: le passage rapide en essais cliniques chez le Chien, et le développement utltérieur de la même technologie destinée à l'Homme. Les porcs utilisés en étude sont de jeunes animaux qui arrivent à maturité sexuelle, leur croissance n’est pas terminée mais leur taille permet un hébergement en animalerie conventionnelle dans de bonnes conditions. D’autre part, leur poids de 35kg à 80kg permet de travailler sur des organes abdominaux, notamment un foie de taille comparable à un foie humain, indispensable pour reproduire les conditions attendues en clinique. Les chiens seront des animaux adultes de plus d'1 an, de façon a avoir une prostate de taille définitive.
Evaluation de la performance et de la sécurité de nouveaux instruments de scellement et de coupe électrochirurgicaux
- Tests réglementaires
- Contrôles de qualité
130 porcs vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, une partie opérée puis tuée sans réveil. Sous anesthésie, chaque porc subit une à trois heures de chirurgie pendant laquelle 22 à 35 vaisseaux sont scellés par électrocoagulation, ou 6 à 7 avec résection d'organes et un mois de convalescence, pour valider de nouveaux instruments d'électrochirurgie. Le porteur signale des hémorragies et des infections postopératoires. Il affirme avoir écarté les tissus ex vivo et les vaisseaux synthétiques, jugés non représentatifs, avant de conclure au recours nécessaire à l'animal.
Objectifs
Le projet vise à développer et valider pour l’utilisation clinique de nouveaux dispositifs médicaux d’électrochirurgie qui permettent la division, l’hémostase, le scellement et la coupe de vaisseaux/tissus lors d’une dissection chirurgicale. Ces instruments de chirurgie sont requis pour permettre la coagulation et la coupe des vaisseaux sanguins pendant une opération. Ils sont applicables en chirurgie générale et dans les spécialités telles que la chirurgie urologique, vasculaire, thoracique, thoracoscopique, colorectale, bariatrique ou gynécologique. La qualité de l’hémostase sera évaluée par des tests de pression d'éclatement et des analyses de guérison tissulaire en histopathologie. Les améliorations de performance attendues sont centrées sur la diminution des saignements peropératoire en assurant : • La réduction de la durée de la procédure chirurgicale • L’amélioration de la qualité du scellement et la capacité à contrôler les saignements. • La précision de la zone d'application et la maitrise de la propagation thermique. • La réduction des dommages tissulaires involontaires
Bénéfices attendus
Le bénéfice attendu de ce projet est d’améliorer la sécurité, l’efficacité et le confort de nombreux de gestes chirurgicaux, quand la qualité de l’hémostase est un facteur clé dans la réussite de l’opération. Ces instruments d’electrochirurgie permettront de : - faciliter les procédures laparoscopiques et ouvertes - éviter les gestes fastidieux de sutures - diminuer les saignements intra-opératoires - réduire les complications post-opératoires liées au saignement - améliorer les résultats de la chirurgie et la récupération des patients
Procédures
Les animaux sont soumis à une intervention chirurgicale sous anesthésie générale qui dure entre 1 et 3 heures. L’opération consiste en la réalisation de scellements vasculaires par électrocoagulation sur 22 à 35 artères ou veines pour les animaux sans réveil, et sur 6 à 7 vaisseaux (impliquant la résection d’organes non vitaux) pour les animaux avec survie qui seront surveillés pendant une période de convalescence d'un mois.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables pour les animaux sont les saignements (hémorragie per opératoire) pour les animaux sans réveil, auxquels se rajoutent les saignements post opératoires et l’infection pour les animaux en chronique.
Devenir
Les animaux sont mis à mort sous anesthésie à la fin de la procédure. Des prélèvements post mortem sont nécessaires pour analyser les effets des dispositifs testés.
Remplacement
Avant de débuter ce projet, toutes les alternatives ont été étudiées et prises en comptes. Des tests sur des tissus ex-vivo ont permis de démontrer qu’ils ne présentent pas le même comportement que des tissus vivants face à l’électrocoagulation.: Lors d'une chirurgie, les scellements sont créés dans des conditions physiologiques (température, présence de sang circulant dans le vaisseau, physiologie de l’hémostase, ergonomie…) qui peuvent impacter l’efficacité de la coagulation et les cycles de coupe. Les mêmes tissus retirés de leur hôte pendant plus de 4 à 8 heures ne se comportent plus de la même façon pour les tests de pression d'éclatement. Nous avons étudié des vaisseaux sanguins synthétiques ou artificiels conçus pour imiter les propriétés mécaniques des vaisseaux sanguins mais nous avons constaté qu'ils ne convenaient pas à cette application, car ils réagissent différemment à l’électricité qui doit circuler dans le corps. A ce stade de développement des dispositifs, il devient nécessaire d’avoir recours au modèle animal pour les tests d’efficacité et de sécurité à court et long terme.
Réduction
L’échantillonnage requis a été défini par analyse statistique, nous estimons à 130 l’effectif animal maximal nécessaire pour valider réglementairement 4 nouveaux dispositifs médicaux d'électrocoagulation et pour former et obtenir l'évaluation de chirurgiens spécialistes sur leur utilisation. Le dispositif de référence pourra être utilisé en contrôle sur les mêmes animaux et plusieurs scellements seront réalisés sur un même sujet afin de réduire le nombre d’animaux utilisés.
Raffinement
Les porcs sont hébergés en groupe sociaux dans de larges box enrichis de jeux à macher et de balles, ils sont douchés quotidiennement à l’eau tiède et reçoivent une alimentation adaptée à leurs besoins physiologiques. Les conditions d’ambiances sont contrôlées et la température est maintenue entre 18 et 24°C. Une période d’acclimatation leur permet de s’habituer à leur environnement et au personnel soignant qui met en place un programme de familiarisation basé sur la distribution de récompenses. Le jour de l’intervention, les porcs sont tranquillisés avant d’être transportés dans la salle d’opération, ils sont maintenus sous anesthésie générale avec gestion de la douleur pendant toute l'opération. Les animaux sont surveillés jusqu’à leur réveil, ils sont remis en groupe social dès que leur état clinique le permet (cicatrisation des sutures). Une videosurveillance permet un suivi des comportements et une intervention rapide du vétérinaire en cas d’anomalie, des points limites ont été définis pour arreter la procédure en cas de souffrance.
Choix des espèces
Parmi les différentes espèces animales, le porc est l’espèce de choix pour les approches abdominales et les études réglementaires de ce type en raison des similitudes anatomiques et physiologiques avec l'homme : Sa taille et son anatomie viscérale (espèce omnivore monogastrique) permet de reproduire des procédures avec les mêmes instruments, en chirurgie ouverte ou laparoscopique (technique coelioscopique qui consiste à opérer via de mini-incisions pour passer les instruments et une caméra). Les porcs seront utilisés entre 2 à 5 mois d’âge, lorsqu’ils auront atteint un poids de 35 à 65 kg afin d’avoir un nombre suffisant de vaisseaux sanguins compris entre 2 et 7mm de diamètre.
Formation continue en chirurgie digestive et gynécologique sur modèle porcin
- Enseignement supérieur
- Formation professionnelle
150 porcs vont être utilisés dans des procédures menées sous anesthésie, les animaux étant tués avant tout réveil. Chaque porc subit plusieurs interventions abdominales successives, digestives et gynécologiques, réalisées par quatre à cinq chirurgiens durant six à sept heures, non pour produire des connaissances mais pour entraîner des praticiens en exercice. Le porteur reconnaît que le traumatisme des viscères ne permet pas la survie de l'animal et décrit ces séances comme une offre de formation et une offre de prestation commerciale. Il indique que le remplacement n'est pas toujours possible, tout en signalant l'acquisition récente d'un simulateur de laparoscopie.
Objectifs
Les techniques chirurgicales évoluent constamment d’où la nécessité de suivre des formations continues afin de maintenir un niveau de connaissance satisfaisant pour opérer des patients humains (ou animaux s’agissant le cas échéant de chirurgiens vétérinaires) et assurer une médecine de qualité actualisée. Il s’agit de formation « à façon », conçues en fonction des besoins pédagogiques et d’entrainement chirurgical nécessaires à l’acquisition ou à la maitrise de nouvelles techniques chirurgicales. Elles peuvent faire partie de l’offre de formation continue pour les formations à destination des vétérinaires, ou bien de l’offre de prestation à destination de chirurgiens de médecine humaine. Dans tous les cas, elles sont validées par la direction de l’établissement, et les structures de bien-être animal concernées.
Bénéfices attendus
L'intérêt de ce projet réside dans l’offre de formation avec des approches chirurgicales innovantes en gynécologie et gastro-entérologie dans le but d’offrir un niveau d’expertise à des praticiens en exercice.
Procédures
Procédures chirurgicales intraabdominales (digestives et/ou gynécologiques: gastropexie, chirurgie bariatrique, anastomoses coliques, ovariohystérectomie). Les animaux sont anesthésiés en début de journée et euthanasiés à l'issue de la formation. Les procédures chirurgicales se succèdent ainsi que les équipes de chirurgiens en formation (8 heures d'anesthésie environ donc 6-7 heures de procédures chirurgicales)
Impact sur les animaux
En raison du contexte de l'apprentissage, chaque cochon subit plusieurs interventions intra-abdominales. Les complications rencontrées sont la douleur (gérée par un protocole d'analgésie multimodale), les risques de saignements (administration d'une fluidothérapie intra-veineuse au débit ajusté en fonction du besoin), anesthésie prolongée (surveillance et soutien des fonctions respiratoire et cardiovasculaire), lésion du nerf vague (entrainant le plus souvent une bradycardie prononcée jusqu'à l'arret cardiaque (prétraitemet avec atropine pour diminuer l'occurence et la grivité de la bradycardie), traumatisme des viscères abdominaux suite aux interventions (motivant l'euthanasie en fin de journée de formation).
Devenir
Les animaux sont euthanasiés à la fin des procédures chirurgicales. Pour des raisons de réduction, chaque animal subit l'ensemble des procédures chirurgicales prévues par le programme de formation, lesquelles sont réalisés par un groupe de 4 à 5 chirurgiens par animal. Il a été choisi d'utiliser au maximum chaque animal plutôt que de répartir l'ensemble des procédures sur plusieurs animaux. Cela justifie l'euthanasie en fin de procédure, l'issue des interventions ne permettant pas la survie de l'animal. Les chirurgiens pratiquent ainsi en fin d'intervention une autopsie pour visualiser directment le résultats des interventions réalisées.
Remplacement
Pour les besoins de formation à certaines techniques spécifiques le remplacement des animaux n’est pas toujours possible (néanmoins, l'établissement s’est récemment doté d’un simulateur de laparoscopie LapSim®)
Réduction
Le nombre d’animaux est fixé au minimum afin de permettre aux stagiaires de mettre en pratique les gestes enseignés (4 à 5 chirurgiens par animal). La formation inclut un apport de connaissance théorique en premier et puis la pratique sur simulateur en amont de l'intervention sur animal vivant. La manipulation des instruments est ainsi maîtrisée quand l'intervnetion est réalisée sur l'animal ce qui permet de réduire les manipulations des viscères en nombre mais aussi en qualité (moins traumatisantes du fait de gestes mieux contrôlés).
Raffinement
Afin de réduire le stress, les animaux arrivent à l’animalerie adaptée la veille de la session prévue. Les animaux reçoivent une ration identique à celle fournie par le fournisseur d’animaux, avec de l’eau à volonté (pipette et abreuvoir au choix de l'animal). Les procédures de préparation, d’induction de l’anesthésie, de mise en place de l’analgésie répondent aux exigences de l’analgésie multimodale pré-emptive et sont confiées à des vétérinaires anesthésistes/réanimateurs qualifiés. Une attention identique est portée au suivi des animaux pendant la phase opératoire grâce à l’ensemble des moyens de monitorage déployés pendant les interventions chirurgicales.
Choix des espèces
Le choix des porcs est fondé sur plusieurs critères : - Animaux de grande taille (30-45 kg), aspect anatomique proche de l’homme; - La taille des animaux permet une gestion aisée de l’anesthésie et de l’analgésie
Développement d’une biothérapie pour une pathologie osseuse chez la souris et le mini porc (2022-I-006)
- Recherche appliquée
- Troubles musculosquelettiques
Cochons : 972
15 910 souris et 972 mini-porcs vont être utilisés, tous tués à l'issue pour analyse des organes, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le porteur décrit un modèle de souris à phénotype dommageable dont environ 30 % meurent dans les premières 48 heures et 10 % développent des complications sévères comme une hydrocéphalie ou des troubles respiratoires. Les souris subissent des prélèvements sanguins jusqu'à sept fois par semaine, une biopsie d'oreille et des injections, les mini-porcs des prélèvements de sperme, de sang et des injections. Il affirme que le projet ne peut se faire sans modèle animal, le bénéfice pour les patients d'une maladie osseuse rare étant présenté comme "éventuel" et à long terme.
Objectifs
Le but de ce projet est de développer un traitement pour une pathologie osseuse rare. Il s'agit d'une maladie osseuse génétique qui cause une forme rare de nanisme chez l'être humain (1 naissance sur 100 000). Elle est caractérisée par une petite taille avec un raccourcissement du tronc et du cou, induisant un risque important d'instabilité au niveau des vertèbres cervicales pouvant provoquer une paralysie. Les patients souffrent également d'anomalies au niveau de l'oeil et d’une perte d'audition. Ce projet a pour but de continuer le développement d’un potentiel traitement pour cette pathologie. Ce projet nécessite l'utilisation de souris atteintes de la maladie mimant la pathologie humaine ce qui permettra de tester l’approche thérapeutique validée et l’améliorer.
Bénéfices attendus
Ce projet va nous permettre de faire la preuve de concept chez l’animal d’une approche thérapeutique pour cette maladie rare. Il s’agit d’une maladie rare sévère pour laquelle à l’heure actuelle il n’existe aucune approche thérapeutique. Dans le cas où cette approche fonctionnerait cela nous permettrait de continuer le développement dans le but d’apporter un jour un traitement efficace pour les patients. Il s’agit donc d’un bénéfice éventuel à long terme pour ces patients.
Procédures
Souris: prélèvements de sangs (30s), maximum 7 fois par semaine pour les microprélèvements et 1 fois par semaine pour les prélèvements de 7,5% du volume sanguin circulant. biopsie d'oreille (quelques secondes), une fois dans la vie de l'animal. Injection 1 à 3 fois dans la vie de l'animal (30sec à 10min) Miniporc: prélèvements de sperme (10-20min), maximum 1 fois par semaine. injections (1-60min), maximum 1 fois par semaine dans la vie de l'animal sauf pour les injections terminales 2 dans la même journée. prélèvements de sang (3-10min), maximum 2 fois par semaine.
Impact sur les animaux
Le modèles de souris utilisé dans ce projet est à phénotype dommageable. En effet, les animaux malades présentent des complications qui surviennent de façon chronologique et si les souris survivent les premières semaines, elles restent modérément atteintes. Environ 30% des animaux malades meurent dans les 48 premières heures et environ 10% développent des complications sévères (hydrocéphalie, pectus excavatum, troubles respiratoires) dans les 3 premières semaines de vie. Une attention toute particulière est apportée à ces animaux qui sont surveillés quotidiennement dès leur naissance. En ce qui concerne les souris et miniporc non malades, il n'y a pas d'effets indésirables prévues suite aux procédures. Il s’agit d’injection et de prélèvements réalisés par des personnes compétentes et formées. Les tampons qui sont prévus d’être utilisés sont à pH physiologique et peu visqueux.
Devenir
Tous les animaux inclus dans les procédures seront euthanasiès à la fin des procédures afin de pouvoir analyser les organes.
Remplacement
Ce projet ne peut pas se faire sans modèle animal car avant de pouvoir envisager un traitement, et de commencer une étude clinique sur les patients souffrant de cette pathologie osseuse, il est nécessaire de démontrer que les molécules choisies ont l'effet attendu au niveau du modèle animal de la maladie et qu'elles ne présentent pas d'effets toxiques majeurs.
Réduction
Le nombre d’animaux a été calculé de manière à produire les animaux nécessaires pour la partie expérimentation. Nous avons inclus dans les procédures des contrôles communs dès que possible.
Raffinement
Le suivi quotidien (weekends et jours fériés inclus) des animaux par le personnel de l’établissement utilisateur et les visites régulières des expérimentateurs (à minima trois fois par semaine) nous permettront de déceler précocement tout signe de souffrance ou d’angoisse et nous appliquerons strictement les points limites définis. En cas d'altération de l'état de l'animal, la surveillance sera rapprochée et les animaux seront soignés en fonction de la sévérité de la douleur observée. En cas d'apparition d'une souffrance ou toxicité inattendue, les animaux seront exclus de l'étude et mis à mort dans les 24 heures avec l’accord du directeur d’étude.
Choix des espèces
Ce projet développe un traitement pour une pathologie rare de la croissance. Nous allons avoir besoin de souris pour faire du criblage de thérapie. Cela permet de cribler un grand nombre de molécules rapidement (gestation courte de 3 semaines et 5 à 8 petits en moyenne par portée). Le mini porc est utilisé pour démontrer la pénétration de l'approche thérapeutique dans la plaque de croissance d’une espèce non-rongeur. La plaque de croissance du mini porc est proche de celle de l’homme, donc cette espèce est un bon modèle dans le cadre de cette étude. Nous travaillons sur les porcelets, ce modèle permet d’avoir entre 6 et 10 petits par mise-bas et donc raffiner le nombre de femelles nécessaires. Nous allons utiliser des souris qui sont un mutant spontané caractérisé à l'état homozygote. Ces animaux ont un phénotype de nanisme similaire à la pathologie humaine. Chez la souris, les études de bio distribution seront réalisées sur des animaux âgés de 5 à 8 semaines et pour les études d’efficacité nous utiliserons les animaux de la naissance jusqu’à 18 mois d’âge. Dans le cas des mini porcs, les porcelets seront utilisés de la naissance jusqu’à l’âge de 12 mois maximum et les génitrices jusqu’à ce que les porcelets soient euthanasiés. Il n’est pas possible de remettre les génitrices en croisement après la mise bas. Cela nous permet de couvrir tous les âges potentiels d’utilisation du traitement chez l’homme.
Evaluation de la perfusion hypothermique oxygénée et des « transporteurs d’oxygène » comme modalité de préservation des transplants rénaux et utérins dans un modèle porcin
- Recherche appliquée
- Troubles urogénitaux
Jusqu'à trois heures d'anesthésie profonde, une ouverture de l'abdomen et une heure de préparation des vaisseaux des organes à prélever : 42 porcs de 100 kilos, âgés de cinq à six mois, sont opérés sous anesthésie et tués avant tout réveil. L'utérus et les reins de 30 femelles, ainsi que les deux reins de 12 mâles, sont prélevés pour comparer des méthodes de conservation des greffons par perfusion à froid, oxygénée ou avec des "transporteurs d'oxygène". Les retombées visées, de nouvelles pratiques en transplantation rénale et utérine chez l'humain, attendent encore une "éventuelle autorisation" de l'Agence de la biomédecine. Le porteur reconnaît que l'utérus porcin, bifide, diffère de celui de la femme, et juge que le porc "reste cependant un bon modèle" pour ce projet.
Objectifs
En transplantation d’organes, la période entre le prélèvement du transplant chez les donneurs et sa revascularisation chez le receveur est une période particulièrement critique. La préservation des organes est principalement basée sur la mise en hypothermie des organes afin de diminuer le métabolisme à 4°C. Cependant, la préservation en hypothermie statique n'est pas encore optimum. Ainsi, il existe actuellement un développement des techniques de préservation visant à apporter de l’oxygène aux transplants tout au long de la préservation. Ainsi l’objectif de notre étude est d’évaluer l’impact de la perfusion hypothermique 1) oxygénée et 2) avec des « transporteurs d’oxygène » au cours de la préservation des transplants rénaux et utérins dans un modèle porcin, organes qui répondent à des problématiques de conservation bien différentes.
Bénéfices attendus
L’évaluation de modalités innovantes de préservation dans ce modèle pré-clinique porcin permettra de proposer à la fois en transplantation rénale et utérine de nouvelles modalités en clinique humaine avant une éventuelle autorisation d’application en clinique par l’Agence de BioMédecine.
Procédures
Procédure unique sous anesthésie générale profonde, Procédure sans réveil (maximum 3h)- Anesthésie générale (30min)- Laparotomie (30 min)- Préparation vasculaire des transplants (1h)- Prélèvement de sang (30 min)- Mise à mort sous anesthésie générale profonde (10 min)- Puis prélèvements multi-organes
Impact sur les animaux
Procédure sans réveil, après anesthésie profonde longue (3h maximum) pouvant causer un stress
Devenir
L’ensemble des animaux seront mis à mort à la fin de l’expérimentation, sous procédure complète d’anesthésie profonde, pour prélèvements multiorganes.
Remplacement
L'étude des paramètres de perfusion/évaluation d’un organe, compatibles avec une transplantation ne peut se concevoir que dans un modèle animal pré-clinique (donneur), il n’existe pas de remplacement possible pour ces expérimentations qui répondent cependant aux exigences de réduction et de raffinement. Cependant, de façon à réduire le nombre d’animaux utilisés, l’étude de la revascularisation des organes après la préservation hypothermique ne sera pas réalisée dans un modèle d’allo transplantation avec utilisation de sujets supplémentaires (receveurs) mais par la mise des organes sur machine de perfusion normothermique oxygénée.
Réduction
Ce protocole de recherche a été réalisé pour optimiser le prélèvement des organes sur chaque animal. Ainsi l’utérus et les reins de chaque animal seront prélevés pour inclusion dans les projets de recherche pour 30 animaux femelles. Bien qu’à ce jour, il ne soit pas retrouvé dans la littérature de données en faveur d’un impact du sexe du donneur sur la préservation des transplants, nous souhaitons pouvoir inclure des mâles dans l’analyse des transplants rénaux afin d’évaluer tout effet lié au sexe. 12 animaux « mâles » avec un prélèvement rénal bilatéral simple seront inclus pour mener à bien le protocole de recherche sur la transplantation rénale. Les groupes de 5 organes semblent suffisants pour permettre une analyse statistique des résultats. Cependant l’ensemble des reins seront inclus avec au total 10 reins dans chaque groupe pour augmenter au maximum la puissance statistique et utiliser au mieux de matériel biologique disponible.
Raffinement
Avant protocole, selon leur taille et leur comportement, les animaux peuvent être hébergés par 1, 2 ou 3 par boxes, au sein d’une même pièce. Un enrichissement alimentaire (fruits et/ou légumes) est apporté quotidiennement, un enrichissement par jeux (différentes activités) est apporté en rotation dans les boxes selon un programme hebdomadaire. Au moment du protocole : de façon à diminuer le stress, la souffrance et la douleur, toutes les procédures de ce projet seront réalisées chez ces animaux sous anesthésie générale et un traitement analgésique est donné en per-opératoire . Une table chauffante est utilisée lors de l’anesthésie générale et des procédures suivantes.
Choix des espèces
L’anatomie abdominale et pelvienne ainsi que la physiologie du porc jeune adulte de 100 kg (5-6 mois) sont proches de celles de l’homme adulte et font donc de cette espèce un excellent modèle pré-clinique. Toutefois, bien que l’anatomie de l’utérus porcin (bifide) diffère de celui de la femme, il reste cependant un bon modèle dans notre projet de préservation de transplants vascularisés. Effectivement, le modèle porcin a précédemment été évalué pour étudier la vascularisation de l’utérus en vue d’une transplantation chez l’Homme.
Angiographie par résonance magnétique avec injection de produits de contraste chez le porc
- Recherche appliquée
- Diagnostic des maladies
6 porcs sains d'environ 40 kg vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Mis à jeun 24 heures, anesthésiés et intubés, ils reçoivent à 48 heures d'intervalle deux produits de contraste par la veine de l'oreille, lors de deux séances d'IRM d'environ deux heures. L'essai compare un produit utilisé en routine à un nouveau candidat, dont l'équipe veut confirmer l'efficacité à demi-dose avant son emploi en clinique humaine. Le porteur prête à ces produits destinés à l'humain "un excellent profil de tolérance, avec une élimination rapide", puis justifie la mise à mort des porcs ainsi : "aucun replacement ni adoption n'est possible après des injections d'agents de contraste".
Objectifs
L’angiographie par résonance magnétique (MRA) avec injection d’un agent de contraste est une technique qui permet de détecter des lésions vasculaires chez des patients atteints de pathologies artérielles, en utilisant l’Imagerie à Résonnance Magnétique (IRM). L’objectif de ce projet est de comparer 2 produits de contraste, un utilisé en routine et un nouveau candidat, potentiellement plus efficace à demi dose. Il s’agit ici de confirmer l’efficience de cette demi dose, afin de garantir son innocuité et sa sécurité d’emploi en clinique humaine, ainsi que son efficacité sur des lésions vasculaires. Dans cette étude le recours à l’animal (porc sain) a été choisi car l’imagerie peut s’effectuer avec des protocoles d’angiographie transposables directement à l’Homme.
Bénéfices attendus
Sur le court terme, ce projet va permettre de documenter l’efficacité d’un nouvel agent de contraste lors d’une angiographie par résonance magnétique et de déterminer ses performances et ses limites dans cette application médicale. Sur le plus long terme, ce projet s’inscrit dans l’intérêt clinique des patients, en effet le praticien hospitalier pourra déterminer la meilleure posologie à attribuer aux patients tout en préservant les mêmes performances que les agents de contraste actuellement sur le marché.
Procédures
Les animaux subiront 2 injections par la veine auriculaire, sous anesthésie générale, à 48 heures d'intervalle. La procédure totale dure environ 2h, répétée 2 fois.
Impact sur les animaux
Les complications d’une anesthésie sont rares. En cas d’irritation de l’appareil respiratoire supérieur (liée à l’intubation), un anti inflammatoire non stéroïdien sera administré. Des complications infectieuses pourraient également survenir : un antibiotique serait alors administré. L’injection des produits de contraste à la veine auriculaire ainsi que les médicaments par voie intraveineuse peuvent entrainer un hématome. Les produits qui seront injectés aux sujets sont des agents de contraste destinés à l’usage chez l’homme. Ils ont globalement un excellent profil de tolérance, avec une élimination rapide. Concernant les effets potentiels chez l’animal, ils sont considérés comme très faibles. Par conséquent, il n’est pas attendu de toxicité particulière dans cette étude chez le porc.
Devenir
Une fois la procédure d’imagerie effectuée, les animaux seront euthanasiés. En effet aucun replacement ni adoption n’est possible après des injections d’agents de contraste, et le retour à l'élevage d'origine est impossible pour des raisons sanitaires.
Remplacement
Pour s'assurer de l'efficacité réelle des agents de contraste, des tests in vivo sont indispensables. En effet, le recours aux animaux permet d’avoir des modèles ayant de fortes homologies avec l’Homme, soulignant ainsi le transfert possible des résultats vers l'Homme. Cela permet également de prendre en considération le comportement des agents de contraste au sein des différents organes. Le projet sera conduit sur des porcs ayant un poids d’environ 40 kg. Le modèle porcin est déjà validé pour les études cardiovasculaires. Le choix de cette espèce nous permettra de comparer nos résultats aux données de la littérature et d’avoir des résultats proches de ceux attendus chez l’Homme. Nous avons décidé d’utiliser des porcs sains de 40 kg car ils présentent des homologies avec l’Homme, notamment un rapport poids du cœur sur poids du corps équivalent. En effet, la majorité des études sur le système cardiovasculaire sont effectués chez des porcs compris dans cette fourchette de poids. De plus, l’étude en imagerie in vivo s’effectuera avec des protocoles d’angiographie par résonance magnétique directement transposables chez l’Homme.
Réduction
Un groupe de 6 animaux a été prévu. Le calcul du nombre d’animaux a été déterminé selon l’expertise du laboratoire d’accueil et de notre laboratoire. En effet, un groupe de 6 animaux est suffisant pour mettre en avant des différences significatives lors de l’évaluation d’un agent de contraste. Afin de limiter le nombre d’animaux, tous les animaux recevront deux injections de produits de contraste différents par voie intraveineuse. Ce protocole expérimental permettra de faire des comparaisons intra-individuelles. L’injection des deux agents de contraste (une référence et le nouvel agent) sera espacée dans le temps de 48H. Le volume d’injection de chaque composé sera ajusté pour être identique afin de ne pas apporter un biais à l’étude. Une telle étude permet de standardiser un protocole pour comparer dans les meilleures conditions possibles différents agents de contraste au sein des mêmes individus. En effet, ce projet évaluera l’efficacité de différents produits de contraste injectés chez le même animal.
Raffinement
La procédure sera réalisée par du personnel expérimenté, ayant une expertise de l'anesthésie et de l’euthanasie chez des modèles porcins. Nous avons fait le choix de passer par la veine auriculaire, et non la veine jugulaire, pour l’injection des produits de contraste afin de limiter au maximum la douleur pouvant être infligée à l’animal. En outre, les deux examens en imagerie réalisés sur chaque animal seront espacés de 48H pour éviter des anesthésies trop rapprochées. Les séquences en angiographie par résonance magnétique dès l’injection du produit de contraste sont très courtes (20-30 sec), ce qui permet de répéter les mesures tout en limitant la durée totale de l’anesthésie. Des mesures seront prises dès la prise en charge de l’animal jusqu’à la réalisation de la procédure en imagerie in vivo : Pré-examen imagerie/Anesthésie: les animaux arriveront la veille, et seront mis à jeun 24h avant l’intervention, avec abreuvement à volonté. - Anesthésie (induction par voie intraveineuse), puis intubation, ventilation et maintien de l'anesthésie par voie gazeuse - Per-imagerie - Anesthésie par voie gazeuse. Post imagerie - Les animaux sont logés en cases par groupes de 3 animaux et l’enrichissement du milieu sera réalisé à l’aide d’une quantité de paille suffisante pour qu’ils puissent jouer avec. Ils seront surveillés quotidiennement.
Choix des espèces
Nous avons décidé d’utiliser des porcs sains d’environ 40 à 50 kg car ils présentent des homologies avec l’Homme, notamment un rapport poids du cœur sur poids du corps équivalent. En effet, la majorité des études sur le système cardiovasculaire sont effectués chez des porcs compris dans cette fourchette de poids. Dans notre étude nous allons nous intéresser à l’arbre artériel, notamment l’aorte, ce qui rend ce modèle d’étude pertinent. De plus, l’étude chez le porc peut être effectuée avec des protocoles IRM directement utilisables chez l’Homme. Des porcs compris entre 40-50 kg seront utilisés dans l’étude. A ce stade de développement, le porc présente plus de caractéristiques communes avec l’Homme que le porc adulte pesant entre 80-100 kg.
Étude d’un dispositif innovant de réinstillation du chyme pour doubles entérostomies chez le gros animal : faisabilité, sécurité et bénéfices nutritionnels.
- Recherche appliquée
- Troubles gastrointestinaux
12 porcs Landrace d'environ 28 kg vont être utilisés, et chacun subit en quatorze jours trois anesthésies générales, une laparotomie avec création de stomies sur l'intestin, sept prises de sang, trois IRM, trois biopsies et la pose d'un dispositif médical changé toutes les 72 heures sous sédation. Ces procédures impliquent un niveau de souffrance modéré, et tous les porcs sont tués à J14, après la dernière IRM. Le porteur écrit que chaque porc "sera nutritionnellement affaibli par la mise en stomie puis bénéficiera de notre dispositif", ce qui fait de lui son propre témoin. Le but est de lever "les derniers risques" d'un appareil de réinstillation du chyme destiné aux patients porteurs d'une double entérostomie, avant une demande d'essai clinique puis la mise sur le marché.
Objectifs
L’objectif du projet est d’évaluer la sécurité et l’efficacité d’un nouveau dispositif médical intestinal. Cette étude sur le gros animal permettra de lever les derniers risques liés au dispositif et de confirmer son fonctionnement en conditions physiologiques. Les performances de l’appareil seront objectivées par l’évaluation des bénéfices nutritionnels et l’étude de la morphologie intestinale. Les conclusions de cet essai permettront également d’optimiser l’appareil afin de proposer aux patients un produit fini, sécurisé et adapté à leurs besoins.
Bénéfices attendus
Cet essai nous permettra de confirmer les bénéfices nutritionnels de la réinstillation sur un gros animal. Des données microscopiques (Biopsies intestinales) et macroscopiques (poids, selles, prise de sang) seront collectées afin d'observer le changement morphologique de la muqueuse intestinale et l'évolution d'état nutritionnel de l'animal. Nous confirmerons que l'hypothèse de la réinstillation est efficace pour corriger l'insuffisance intestinale en augmentant la capacité d'absorption intestinale. Cet essai sera également une opportunité de confirmer la tenue du dispositif médical en conditions physiologiques ainsi que ses performances.
Procédures
Tous les animaux subiront : - 3 anesthésies générales (J0, J7, J14) - La pose d’un cathéter lors du premier bloc opératoire (J0) - Prélèvements sanguins (7 prélèvements : J0, J2, J4, J7, J10, J12, J14) - 1 laparotomie avec mise en stomie et création d’une jéjunostomie d’alimentation (J0) qui resteront en place pendant tout l’essai -1 radiographie d’opacification (J7) -Pose du DM sous anesthésie générale (J7) et changement sous sédation -3 IRM (J0, J7, J14) -3 biopsies, pendant l'opération sous Anasthésie Genérale (J0, J7, J14)
Impact sur les animaux
Les effets indésirables correspondent aux points limites nécessitant l’euthanasie de l’animal, c’est-à-dire : L’observation simultanée de 3 points limites, qui persisteraient au-delà des 2 jours suivant l’intervention du vétérinaire ou du chirurgien. La présence d’une blessure OU d’une stomie bouchée, enflammée, gonflée OU un saignement au niveau de la muqueuse OU une température corporelle élevée qui persisterait au-delà des 2 jours suivant l’intervention du vétérinaire ou du chirurgien. Une respiration pénible nécessitant l’euthanasie immédiate de l’animal.
Devenir
Les procédures 1 et 3 seront réalisées dans le même temps opératoire. A l’issu de l’intervention, l’animal sera gardé en vie. La simulation du grêle court d’amont impose de maintenir l’animal en vie tout au long de l’expérience. Les procédures 4 et 5 regroupent la pose du DM et le changement toutes les 72h. L’animal doit rester en vie tout au long de la pose du DM afin d’observer l’évolution des différents paramètres nutritionnels, physiologiques et morphologiques. L’animal sera euthanasié à l’issu de la dernière IRM de masse graisseuse réalisée à J14 avant sacrifice (procédure 2).
Remplacement
Ce nouveau dispositif propose une nouvelle prise en charge thérapeutique qui doit être scrupuleusement validée. La mise à disposition d’une nouvelle technologie impose de rassembler des données pré-cliniques solides en termes de sécurité et de performances, notamment en vue d’une demande d’autorisation d’essai clinique sur l’Homme puis la mise sur marché. Ainsi, il est essentiel de réaliser des essais sur l’animal afin de valider le fonctionnement du dispositif en conditions physiopathologiques.
Réduction
Depuis le début du projet, aucun animal n’a été utilisé. Pour réduire le nombre d’animaux, nous avons réalisé un ensemble de tests sur banc d’essai (mannequin en plastique avec fabrication artisanale d’un système digestif). Aussi l’animal sera son propre témoin. Il sera nutritionnellement affaibli par la mise en stomie puis bénéficiera de notre dispositif. Les résultats obtenus dans les deux situations seront comparés. Cette stratégie nous évitera de construire un groupe témoin et un groupe de test. Enfin, nous reproduirons scrupuleusement les conditions d’un intestin interrompu avec carences nutritionnelles partielles selon un modèle déjà validé et publié par une équipe de chercheurs allemands. La mise en œuvre de ce protocole nous évitera une étape de validation préalable sur un modèle animal.
Raffinement
Une période d’acclimatation de 11 jours est prévue à l’arrivée du porc afin de réduire le stress de l’animal. En postopératoire, le porc sera extubé dès lors qu’il aura commencé à respirer spontanément. Les étapes chirurgicales seront réalisées sous lampe chauffante. Le porc sera ramené dans la cage lorsque la température corporelle physiologique sera atteinte (39–39.5°C). Les animaux auront un accès immédiat à l’eau et à la nourriture dès le premier jour postopératoire. Une voie veineuse centrale sera conservée en postopératoire à des fins de prélèvements sanguins. Pour éviter d'endommager le cathéter central, les animaux seront gardés dans des cages séparées, dans la même pièce. La voie centrale sera protégée par un pansement pour éviter toute blessure de l’animal. L'ensemble des procédures sera fait par du personnel formé, les animaux traités avec soin (traitement de la douleur lors du suivi, anesthésie) et dans un hébergement répondant à leurs besoins physiologiques (température, cycle de lumière 12h-12h, ...) et éthologiques (enrichissements, dimension des boxes...).
Choix des espèces
Pour une approche de recherche ciblée et spécifique d'un syndrôme de grêle court d'amont, un modèle animal approprié est nécessaire. Nous considérons les avantages et les inconvénients de chaque modèle afin de sélectionner le modèle le plus adapté. A cet effet, à la fois un petit modèle animal, tel que le rat, ou un grand modèle animal, tel que le porc, conviendraient. Nous considérons également la taille de notre dispositif. Les porcs ont de nombreuses similitudes anatomiques et physiologiques avec les humains. Le modèle porcin constitue le modèle expérimental le plus approprié pour la recherche sur le syndrôme du grêle court d'amont et utile pour tester l’efficacité et la sécurité de ce dispositif destiné à l’utilisation humaine. Ainsi, des porcs Landrace pédiatriques pesant environ 28-29 kg seront utilisés pour la réalisation de ce projet.
Pré-etude dans le cadre d’une mise au point d’un capteur embarqué pour mesurer le transit instestinal chez le porc
- Recherche appliquée
- Troubles gastrointestinaux
12 miniporcs vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, six tués pour vérifier la localisation des capsules et six gardés vivants pour mesurer la vitesse du transit. Ils sont anesthésiés pour un scanner et ingèrent cinq capsules successives, un gavage manuel étant prévu en cas de refus. Le projet met au point un capteur de transit digestif utilisant le porc comme "modèle pour l'homme". Le porteur affirme que le transit étant "dynamique" les mesures ne peuvent se faire sans animaux, tout en présentant le dispositif comme un moyen futur de s'en affranchir.
Objectifs
Le projet a pour objectif de mettre au point un dispositif autonome permettant de mesurer en temps réel la vitesse du transit digestif en utilisant le porc comme modèle pour l'homme.
Bénéfices attendus
Au delà des applications en santé humaine, ces nouveaux dispositifs devraient nous permettre de s'affranchir de l'utilisation d'animaux opérés et/ou de marqueurs indigestibles pour mesurer le transit digestif.
Procédures
Les animaux feront l'objet d'une anesthésie en vue de la réalisation d'une imagerie médical par scanner, l'animal devant être immobile pour avoir une image interprétable. Les animaux vont être anesthésiés deux fois une heure à 8 heures d'intervalle. Les animaux devront ingérés successivement 5 capsules à t0, t12h (12 h après l'ingestion de la première capsule), t20 h, t24h, t28 h. Les capsules seront dans un premier temps mélangées à un repas d'aliment pour faciliter l'ingestion volontaire du dispositif. Si l'animal venait à ne pas consommer spontanément les capsules, nous avons la possibilité de recourir à un gavage manuel qui demandera l'immobilisation de l'animal par du personnel dument formé à ce type de manipulation.
Impact sur les animaux
Les capsules seront placés dans le repas de l'animal pour une ingestion volontaire. Si cela ne devait pas être le cas, les capsules seront insérés par gavage. Dans ce cas, un risque est présent au moment de l'ingestion de capsules sachant que la taille de celles-ci sont adaptées à l'animal et que le gavage est réalisé par des personnes habilitées à pratiquer ce geste technique. Le second risque identifié est celui lié à l'anesthésie (anesthésie gazeuse avec un mélange d'oxygène / isoflurane) ; le protocole de monitoring des animaux est complètement maitrisé (suivis en continu du pouls et du rythme cardiaque).
Devenir
6 animaux ( 3 mâles et 3 femelles) mis à mort pour vérifier la localisation des capsules observée par imagerie 6 animaux ( 3 mâles et 3 femelles) gardés en vie pour mesurer la vitesse de transit maximale
Remplacement
Comme le transit est un processu dynamique, nous ne pouvons pas nous affanchir de faire des mesures sur des animaux. Le porc est un modèle reconnu pour l'homme sur les problématiques en lien avec la physiologie du tube digestif. Par ailleurs, à terme, nous envisageons d'utiliser ce type de capteurs dans les protocoles de recherche sur le porc destiné à mesurer l'impact de l'alimentation sur le transit et la physiologie digestive.
Réduction
Le nombre d'animaux utilisé dans ce projet prend en compte le fait qu'il existe une variabilité inter-individuelle importante pour la vitesse du transit digestif mais également le fait que chaque animal est son propre témoin.
Raffinement
La caspule a été developpée pour avoir une taille compatible avec une ingestion et pour ne pas perturber le transit normal de l'animal. Les mêmes systèmes sont actuellement utilisés pour faire du monitoring de la température interne des animaux.
Choix des espèces
Le porc est connu pour être une espèce modèle pour l'homme. Il reste un animal proche de l’Homme, avec de grandes similitudes anatomiques et physiologiques notamment digestif . Nous utiliserons dans cette étude des miniporcs de race Yucaatn dont, les organes présentent par exemple des tailles similaires qui sont pertinentes pour les recherches humaines. Son régime omnivore fait aussi de lui un modèle idéal pour la recherche en nutrition Nous utiliserons des miniporcs adultes car ce sont les animaux le plus couramment utiliser comme modèle pour l'homme afin d'étudier sa physiologie digestive
Enseignement à la chirurgie laparoscopique et ouverte transversale sur l’animal
- Formation professionnelle
60 porcs vont être utilisés, opérés sous anesthésie de longue durée et tués avant tout réveil, dans des procédures classées sans réveil. Chaque animal subit trois à sept heures de chirurgie abdominale ou thoracique pour entraîner des internes, dans un cadre de formation et de prestation. Le porteur décrit un dispositif où un animal sert à former deux internes, avec mutualisation possible entre plusieurs enseignements. Il affirme que les simulateurs et les cadavres "ne peuvent se substituer à l'être vivant" par manque de réalisme.
Objectifs
Depuis plusieurs années, l’enseignement de la chirurgie aux internes/apprenants est en pleine mutation. Cela s’explique brièvement par la pression médico-légale de plus en plus lourde, la lutte contre la perte de temps au bloc opératoire et le temps effectif de présence des apprenants qui a évolué ces dernières années. Ainsi, nous sommes passés du compagnonnage (longue période d’observation qui dure le temps de l’externat et de l’internat) à la formation par simulation. Cependant les méthodes de simulations synthétiques ou virtuelles ou sur cadavre ne répondent pas entièrement au cahier des charges de l’apprentissage technique des chirurgiens. En effet, bien que ces moyens technologiques soient très performants et de qualité remarquable, ils ne peuvent se substituer à l’être vivant. L’objectif de ce projet est de permettre aux internes/apprenants de s’exercer et de se former sur le modèle de simulation le plus proche de l’humain qu’est le modèle animal, dernière étape avant le passage sur l’humain. L’apprentissage dans un contexte de simulation, approprié et réaliste, augmente le niveau d’acquisition des compétences des internes et réduit le stress et l’anxiété lors de la réalisation de procédures réelles, et notamment en cas de complications lors d’une procédure.
Bénéfices attendus
Ces sessions de formation sur l’animal permettront une amélioration de l’apprentissage des internes en chirurgie ouverte mais également en cœlioscopie (abdominale et thoracique) concernant les gestes de bases et puis secondairement plus complexes sur le vivant. Cet enseignement sur l’animal vivant mime une intervention chirurgicale chez l’être humain, avec les mêmes conditions. Ainsi, ces formations seront formatrices sur l’aptitude des internes à éviter les situations critiques per opératoires comme une plaie vasculaire ou digestive, voire sur le décès per-procédure. Cette formation aux gestes de bases de chirurgie générale en laparotomie et en cœlioscopie apportera aux internes de chirurgie les connaissances pratiques et théoriques pour gérer en sécurité des situations auxquelles ils seront exposés en tant que praticien. Cela permettra à l’apprenant de prévenir ou gérer les situations d’urgence secondaires à une erreur de dissection et in fine à gérer en sécurité les complications peropératoires ainsi que sa communication avec l’aide opératoire. Les enseignants seront présents pour parfaire les gestes des apprenants, discuter et faire un « debriefing » à chaque fin de séance. Ces sessions viendront compléter les formations reçues au préalable par l’apprenant et ce dernier pourra mettre en pratique toutes ses connaissances acquises au cours de son internat via le compagnonnage, formations théoriques et de simulation.
Procédures
Les animaux seront soumis à des procédures chirurgicales qui s'effectueront sous une anesthésie générale de longue durée (3-7 h)
Impact sur les animaux
Les animaux peuvent montrer des difficultés à supporter l’anesthésie. Des complications peuvent se produire en cours de procédure chirurgicale (hémorragie, etc.).
Devenir
Les animaux en fin de procédure seront mis à mort pour éviter des souffrances qui pourraient se manifester suite à leurs interventions et à leurs complications.
Remplacement
La formation de médecins en chirurgie viscérale comprend majoritairement le travail sur cadavre humain. De nouvelles techniques de simulation apparaissent permettant la perfusion et la ventilation améliorant le réalisme de ces modèles, tout en restant peu accessibles. Ces techniques permettent de se former sans utilisation d’animaux. Cependant leur manque de réalisme aujourd’hui oblige à se tourner vers l’utilisation de modèles animaux pour la réalisation de plusieurs gestes chirurgicaux transversaux.
Réduction
Pour chaque session, un animal permettra la formation de 2 internes sur plusieurs procédures chirurgicales différentes (au moins 2), ce qui diminue d’autant le nombre d’animaux à chaque fois. Il est envisagé la possibilité de mutualiser l’utilisation d’animaux avec d’autres types de formations, compatibles avec les manipulations effectuées (radiologie, endoscopie digestive). Sur un même animal est également réalisable une formation en chirurgie vidéo-assistée (cœlioscopie) et en chirurgie classique (laparotomie) Par ailleurs, les animaux euthanasiés pourront être utilisés post mortem dans le cadre d’apprentissage à la réparation du périnée ou des gestes plus complexes notamment orthopédique ou neurochirurgicale.
Raffinement
Les animaux sont hébergés dans une structure agréée pour l’expérimentation animale, dans des conditions maîtrisées (température, ventilation, éclairage). Ils sont suivis quotidiennement. Leur environnement est enrichi par la présence de ballons et d’autres objets permettant de maintenir des comportements normaux (mâchonnement, fouissage). Au cours des procédures, les animaux sont anesthésiés et l’anesthésie est suivie et ajustée par un personnel qualifié. En cas de signes de souffrance, une analgésie supplémentaire pourra être mise en place. Si une souffrance venait à survenir sans qu’il soit possible de la soulager ou si une procédure venait à présenter des complications trop importantes pour être gérées, l’animal sera mis à mort pour éviter toute douleur inutile.
Choix des espèces
Le porc est le modèle de référence en chirurgie expérimentale de par sa proximité de l’humain en termes d’anatomie. Le modèle ayant l’anatomie la plus proche de l’humain en laparotomie et en thoracotomie est le porc de 20 à 35 kg (2 à 3 mois).
ValvAO: Mise au point d’un modèle de dégénérescence de bioprothèses valvulaires cardiaques chez le cochon
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
70 cochons Yucatan, dont une partie génétiquement modifiée pour développer une hypercholestérolémie, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, les survivants étant tués en fin de protocole pour l'étude histologique de leur valve. Chacun subit le remplacement de sa valve aortique par une bioprothèse, sous circulation extracorporelle : six heures d'anesthésie, une dizaine d'heures sous sédation et ventilation, 48 à 72 heures de soins intensifs, puis des prises de sang et des échographies à un, trois et six mois, sous contention physique ou, si elle échoue, sous anxiolytique. L'équipe cherche pourquoi ces prothèses dégénèrent chez les patients humains au bout de 10 à 15 ans, et dit tenir compte d'une perte pouvant atteindre 50 %, faute de redémarrage du cœur, classique selon elle dans ces chirurgies chez le porc. Le porteur range la douleur, l'infection de la plaie thoracique et la pleurésie parmi les "Complications mineures pouvant être minimisées par des mesures préventives et thérapeutiques".
Objectifs
Aucun traitement médical n’est à l’heure actuelle disponible pour traiter les pathologies valvulaires cardiaques. La seule option offerte aux patients est le remplacement valvulaire par une nouvelle prothèse lors d’une chirurgie à cœur ouvert. Ces dernières années, l’utilisation de prothèses biologiques a pris le pas sur les prothèses mécaniques, principalement à cause de leur meilleure performence hémodynamique et du développment de techniques moins invasives (remplacement par transcatherter des valves). Par contre, ces prothèses ont une durabilité réduite : en effet, la dégénerescence de ces bioprothèses est observée 10 à 15 ans post implantation. Cette dégénrescence a une implication importante d’un point de vue clinique, pouvant entraîner des symptomes chez les patients, un besoin d’une ré-intervention valvulaire et peut aussi entrainer le décès. Cependant, à ce jour, les mécanismes physiopathologiques impliqués dans ce processus dégénératif sont inconnus. L’objectif de notre projet de recherche est d’étudier les mécanismes physiopathologiques impliqués dans la survenue de cette dégénérescence des bioprothèses. Ce projet s’appuie sur un modèle de chirurgie de remplacement valvulaire cardique chez le cochon. L’étude portera sur le rôle de l’hypercholestérolémie et de la thrombose dans le processus de dégénérescence des bioprothèses. Des cochons contrôles (Yucatan WT) et modifiés génétiquement (Yucatan avec gain de fonction de PCSK9), recevant ou non un traitement anticoagulant seront étudiés dans cette étude, qui permettra donc d’étudier les mécanismes physiopathologiques impliqués dans la dégénrescence des bioprothèse et l’effet synergique de l’hypercholestérolémie et/ou de la thrombose prosthétique.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra une meilleure compréhension des mécanismes physiopathologiques impliqués dans le processus de dégénérescence des bioprothèses, et ainsi aboutir à des modifications de prise en charge des patients subissant un remplacement valvulaire avec une bioprothèse, mais aussi modifier la préparation des bioprothèses (préparation et confection des matrices utilisées par exemple). L’un des avantages majeurs de l’étude est que nous pourrons identifier les processus précoces impliqués dans le dévelopement de la pathologie, dès l’implantation de la prothèse et donc proposer des interventions chez l’homme tôt, en per ou post chirurgie.
Procédures
Chirurgie de prothèse valvulaire avec circulation extracorporelle sous anesthésie générale (anesthésie durant 6 heures puis maintien sous sédation et ventilation pendant une dizaine d'heures), Soins intensifs post-opératoires sur 48 à 72 heures, Prélèvements sanguins intra et post-opératoires pendant la semaine de soins intensifs par aspiration de sang au niveau du cathéter veineux central (aucune contention de l'animal et aucune douleur), Prélèvement sanguin et échographie transthoracique à un mois, 3 mois et 6 mois jusu'à la fin du protocole sur animal vigile ou sous sédation selon la tolérance de l'animal (utilisation d'une contention physique minimale et si échec, utilisation d'une contention chimique anxiolytique à base de benzodiazépines), Anesthésie générale finale avant euthanasie
Impact sur les animaux
Complications mineures pouvant être minimisées par des mesures préventives et thérapeutiques : Douleur intra et post-opératoire (immobilité, perte d’appétit, agressivité, état de mal-être) Infection du site chirurgical (plaie thoracique, pleurésie); Complications graves susceptibles d’entrainer le décès de l’animal ou la prise de décision euthanasique : Complication per-opératoire (arythmies venticulaires ne répondant pas aux traitements médicamenteux ni aux chocs électriques de défibrillation, rupture de l’aorte et hémorragie massive incontrollable, réaction anaphylactique à la protamine ou à un autre médicment, défaillance cardiaque droite avec hypertension pulmonaire et œdème pulmonaire); Complications post CEC (syndrome inflammatoire systémique, coagulation intravasculaire disséminée, dysfonctionnement multiorganique, syndrome de détresse respiratoire); Hémorragie, dissection/rupture de l’aorte au niveau de la prothèse valvulaire avec potentiel choc hémorragique; Dysfonctionnement de la prothèse avec insuffisance cardiaque décompensée
Devenir
Euthanasie en fin de protocole pour prélèvement et étude histologique de la prothèse valvulaire
Remplacement
II n’existe pas de méthode in vitro ou in silico permettant de reproduire les phénomènes physiologiques et pathophysiologiques liés au fonctionnement et à la dégénérescence de la prothèse valvulaire. Les prothèses sont testées pour leur tolérance tissulaire sur des animaux de laboratoire plus petits (rats) avec une mise en place du tissue en sous-cutané. Cette méthode n’est pas adaptée à l’étude de la dégénérecence du tissu valvulaire, qui est implanté chez l’homme dans la circulation et fait face a des contrainte liées au flux sanguin et au pressions/tensions observées au niveau du système circulatoire central.
Réduction
Compte-tenu des connaissances sur les modèles de chirurgie intracardiaque avec circulation extracorporelle chez le porc et de la nécessité d’avoir un nombre d’animaux minimum pour avoir une significativité statistique, le nombre d’animaux comprend des animaux pour la mise au point et la standardisation du modèle chirugical de remplacement valvulaire aortique ainsi que 8 à 15 animaux par groupe pour chaque condition d’évaluation de la dégénérescence prosthétique (perte maximale classiquement attendue pour des protocoles de chirurgie cardiaque chez le porc de 50% par défaut de redémarrage du coeur). Au vu des résultats préliminaires obtenus, le nombre d’animaux pourra être réduit pour chaque groupe d’expérimentation et conditions.
Raffinement
En plus du raffinement des conditions d’hébergement et de manipulation des animaux, les procédures de préparation, d’induction de l’anesthésie, de mise en place de l’analgésie répondent aux exigences de l’analgésie multimodale pré-emptive et sont confiées à des anesthésistes/réanimateurs spécialistes. Une attention identique est portée au suivi des animaux pendant les interventions chirurgicales et le suivi postopératoire grâce à l’ensemble des moyens de monitorage du plateau technique. Les données de monitorage sont enregistrées fréquemment afin de relever à posteriori d’éventuelles réponses physiologiques chez les différents animaux. Des échantillons sanguins sont prélevés avant la chirurgie (après anesthésie), pendant la chirurgie et après la chirurgie (pendant le suivi post-opératoire) afin de collecter le maximum de données. Les besoins en données sont anticipés et ouverts aux analyses exploratoires afin de pouvoir effectuer des analyses sur des paramètres qui n’auraient pas été anticipés. Les chirurgies cardiaques avec CEC sont réalisées par des chirurgiens cardiaques humains, avec le support d’un perfusionniste, permettant de rafiner le protocole chirurgical selon les standards cliniques.
Choix des espèces
Le choix du mini-porc est fondé sur plusieurs critères : - Modèle animal bien décrit et largement utilisé pour la chirurgie intracardiaque avec CEC avec des aspects anatomiques et un fonctionnement physiologique proche de l’homme ; des paramètres hémato-biochimiques comparables et dont les variations sont accessibles par des techniques de dosages similaires à celle utilisées en médecine humaine, afin d’assurer la prédictivité des résultats. - Existence d’une lignée modifiée génétique (gain de fonction de PCSK9) présentant une hypercholestérolémie l’un des facteurs de risque de la dégénrescence des bioprothèses - Taille des animaux permet une gestion aisée de l’anesthésie et de l’analgésie, ainsi que l’utilisation d’instruments et de matériels identiques à ceux utilisés chez l’Homme. - Le mini-porc à l’âge adulte atteint un poids minimum de 40 kg et reste maitrisé par le rationnement (environ 50-60 kg) ce qui représente un avantage lors des manipulations comparativement au porc charcutier qui peut doubler de poids sur la même période et à âge égal. Animaux adultes afin d’avoir une taille de thorax et d’aorte compatible avec l’intervention chirurgicale
Prélèvements multi-organes chez le porc et le macaque, en fin de protocoles expérimentaux autorisés. Amendement -2
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
Macaques à longue queue : 15
Babouins : 10
50 porcs, 15 macaques à longue queue et 10 babouins vont être utilisés dans des procédures menées sous anesthésie générale, les animaux étant tués avant tout réveil. Il s'agit d'animaux sortis de protocoles antérieurs, sur lesquels un prélèvement multi-organes terminal est réalisé lorsqu'un "besoin d'organes" est formulé, faute de réutilisation possible ou de placement. Le projet vise à progresser sur les techniques de prélèvement et de préservation d'organes en vue de la transplantation chez l'humain. Le porteur affirme que l'organogénèse et la fonctionnalité d'un organe ne peuvent encore être remplacées in vitro.
Objectifs
Cette demande d’autorisation ne correspond pas directement à une autorisation de projet expérimental mais correspond à une demande d’autorisation de prélèvements multi-organes terminaux, chez des animaux sortis de protocoles et qui ne peuvent pas être introduits dans un nouveau protocole pour des raisons scientifiques ou pour qui le placement n’aura pu être envisagé. Dans ces conditions, après qu’un besoin d’organes soit formulé, l’autorisation est demandée au responsable du projet antérieur et la décision est prise par le vétérinaire après examen clinique complet de l’animal et prise de connaissance de son historique et des procédures du futur projet dans lesquelles l’animal va être réutilisé. L’objectif de ce projet est de réaliser des prélèvements multi-organes ou de sang sous procédure complète d’anesthésie, en amont de l’euthanasie, dans des conditions physiologiques similaires au prélèvement d’organes chez l’homme, permettant d’éviter notamment la coagulation intravasculaire et une augmentation trop importante de l’inflammation.
Bénéfices attendus
Il s’agit de pouvoir étudier et progresser sur les techniques 1) de plélèvement d’organes, 2) de préservation d’organe, 3) d’évaluation de l’état physiologique de l’organe, 4) de pré-conditionnement d’organes : oxygénation, masquage, traitement anti-inflammatoire, immuno-thérapie, immunosuppression…., dans les phases qui précédent la transplantation d’organe, et ainsi progresser en transplantation d’organes chez l’homme, 5) sur des techniques in vitro d’analyse des tissus et cellules.
Procédures
Procédure chirurgicale unique sous anesthésie générale (2h)
Impact sur les animaux
Anesthésie profonde qui peut engendrer du stress
Devenir
Le prélèvement d’organes, nécessite l’euthanasie des animaux sous anesthésie complète en fin de procédure.
Remplacement
Bien que certains tests fonctionnels puissent être développés sur des cultures cellulaires in vitro, ou sur différents organoïdes nouvellement développés à partir de cellules souches (iPSC), l’organogénèse et la fonctionnalité d’un organe ne peut pour l’instant pas encore être remplacée, simulée ou égalée in vitro. Les animaux utilisés dans cette saisine seront des animaux issus de protocoles antérieurs pour lesquels la réutilisation par inclusion dans un nouveau protocole n’est pas envisageable d’un point de vue scientifique , ou pour lesquels le placement n’aura pu être envisagé.
Réduction
Les animaux de ce protocole seront des animaux réutilisés de protocoles antérieurs pour lesquels la réutilisation par inclusion dans un autre protocole n’est pas envisageable d’un point de vue scientifique, ou pour lesquels le placement n’aura pu être envisagé. Le nombre d’animaux inclus dans ce protocole correspond à d’une nombre maximum estimé.
Raffinement
La réutilisation de l'animal est à l’appréciation du vétérinaire car il dépend de la récupération de l’animal (examen clinique, comportemental, constantes physiologiques, hématologiques…), variable d’un animal à l’autre et lié aux procédures antérieures qui lui ont été appliquées. La procédure sans réveil envisagée dans cette autorisation sera réalisée sous procédure complète d’anesthésie générale et un traitement antalgique sera donné aux animaux en amont de l’anesthésie. Précédemment à la procédure, les primates sont hébergés en volière de façon à respecter leur mode de vie en communauté. Précédemment à la procédure les porcs, selon leur taille et leur comportement, sont hébergés par 1, 2 ou 3 par boxe, au sein d’une même pièce.
Choix des espèces
Les primates non humains (macaques et babouins) ainsi que les porcs, bien qu’à un autre degré, représentent des espèces animales de choix dans les modèles précliniques de par leur taille, leur anatomie, leur proximité phylogénétique, leur physiologie et leur similitude avec le système immunitaire de l’homme. Différents modèles chez ces animaux peuvent être ainsi développés pour mimer des situations cliniques connues et tester différents protocoles thérapeutiques innovants en conditions précliniques. -Macaque : Il s’agit d’animaux jeunes adultes (3 à 12Kg) -Babouin : il s’agit d’animaux jeunes adultes (4 à 12 Kg) dont le système immunitaire est mature ayant déjà été utilisés dans des protocoles antérieurs de sévérité légère ou modérée. -Porcs : il s’agit de porcs (de 20 à 120 Kg) dont la taille était un paramètre anatomique important dans les protocoles antérieurs, ayant déjà été utilisés dans des protocoles antérieurs de sévérité légère ou modérée.
Effet d’une contamination alimentaire à la Déoxynivalenol (DON) sur le microbiote intestinal et la prolifération de Salmonella chez le porc
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système gastrointestinal
40 porcs vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils reçoivent par voie orale une mycotoxine contaminant l'alimentation puis une souche de Salmonella, avec prises de sang à la jugulaire et prélèvements de fèces sur plusieurs semaines. Le porteur indique attendre une légère hausse de température et une baisse de prise de poids, sans mortalité, et prévoit la mise à mort de tous les animaux pour prélever leurs organes. Il affirme qu'en l'absence de modèle in vitro intégré, le porc est "l'espèce la plus adaptée" pour étudier cette zoonose liée à la viande de porc.
Objectifs
Salmonella est la deuxième cause de zoonose (maladie pouvant être transmise de l'animal à l'homme et inversement) d’origine bactérienne en Europe avec plus de 87 923 cas de contaminations humaines avérées en 2019. La viande de porc a été identifiée comme la première sources à l’origine des infections à Salmonella chez l’homme. Le porc est porteur sain de cette bactérie qu’il héberge dans son tractus digestif. Par ailleurs, le porc est connu pour être particulièrement sensible à la Déoxynivalenol (DON), une mycotoxine produite par des fongi du genre Fusarium. Celle-ci est retrouvée en plus ou moins grande quantité dans les céréales telles que l’orge, le maïs et le blé, et donc dans l’alimentation animale. Cette sensibilité à la DON génère différents problèmes au sein des élevages en cas de contamination. Il est en effet admis qu’une dose trop importante de DON conduit à la diminution des performances chez le porc ; ce qui se traduit principalement par une diminution de la prise de poids. Récemment, il a été démontré que la DON pouvait perturber l’équilibre du microbiote intestinal du porc. Ces données sont encore peu nombreuses mais les premiers résultats décrivent des perturbations du microbiote propices au développement de bactéries pathogéniques et/ou zoonotiques. Malgré ces données, aucune étude ne s’est intéressée aux conséquences d’une contamination à la DON sur le développement de Salmonella dans le système digestif du porc et sa capacité à passer dans d’autres tissus/organes. Cette étude a donc pour objectifs de (1) déterminer si la contamination de l’aliment porcin par la DON favorise, par modulation du microbiote intestinal, le développement de Salmonella ainsi que sa capacité à passer dans d’autres tissus/organes et de (2) mieux comprendre le rôle du microbiote intestinal dans le développement de Salmonella ainsi que sa capacité à passer dans d’autres tissus/organes chez le porc afin de proposer des moyens de maitrise de cette zoonose
Bénéfices attendus
Ce travail permettra de générer des données sur le comportement de Salmonella lors d’une contamination alimentaire par la Déoxynivalenol. Ces données n’ont jusqu’alors jamais été décrites. La compréhension du rôle que joue le microbiote intestinal lors d’une contamination par Salmonella associée ou non à la déoxynivalenol pourra pemettre de proposer des moyens de maitrise de cette zoonose bactérienne.
Procédures
Chaque animal sera soumis à durant les trois semaines qui suivent l'administration de la DON à : - Administration par voie orale de Salmonella ou d’une solution placebo. - Prises de sang au niveau de la veine jugulaire - Prélèvements de fécès sur animaux vigiles lors de défécation naturelle
Impact sur les animaux
Chez le porc, Salmonella typhimurium est susceptible d’induire une légère augmentation de température dans les deux jours suivant l’inoculation. De même, une modification de la texture des fèces peut être attendu. Chez le porc, l’administration de la Déoxynivalenol est suseptible d’induire une diminution de la prise de poids des animaux potentiellement associée à une réduction de la prise alimentaire. Cependant dans l’ensemble des conditions étudiées, aucune mortalité, ni dégradation du comportement et du bien être des animaux n’est attendue.
Devenir
Afin de déterminer si salmonelle a envahi d'autres tissus que le système gastro-intestinal, de déterminer l'impact de la déoxynivalenol et de salmonella sur la barrière intestinale ainsi que d'étudier le microbiote caecal, des prélèvements de tissus/organes sont nécessaires. Ces prélèvements d’organes nécessitent la mise à mort des animaux. C’est pourquoi tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure expérimentale.
Remplacement
Le porc représente l’une des sources majeures de salmonellose pour l’homme. Afin de pouvoir identifier des moyens de lutter au mieux contre cette zoonose, il est indispensable de comprendre le rôle de la flore commensale dans l’implantation et la translocation de Salmonella. Dans ce contexte, et en l’absence de modèle in vitro ou in silico intégré, permettant de mimer l’interaction de la flore commensale porcine avec Salmonella, seul le modèle in vivo permet aujourd’hui de travailler sur un tel niveau global. De plus, le porc est connu pour être particulièrement sensible à la Déoxynivalenol, ce qui peut créer de nombreux problèmes au sein des élevages lorsque l’aliment distribué aux animaux est contaminé par cette mycotoxine. Certaines études suggèrent que cette sensibilité est le résultat d’une modification de la composition de son microbiote intestinal. C’est pourquoi il convient de réaliser cette étude sur le porc qui est, au vu des données, l’espèce la plus adaptée aux objectifs et aux conditions de notre procédure expérimentale.
Réduction
Les 4 lots étudiés sont nécessaires à la réalisation de cette étude. La distinction des effets de Salmonella et de la Déoxynivalenol sur le microbiote intestinal sont indispensables pour mieux comprendre les conséquences d’une contamination à la Déoxynivalenol sur le comportement de Salmonella. Le lot « témoin négatif » permettra de déterminer l’évolution classique du microbiote et du phénotype des porcs et ainsi de pouvoir apprécier les modifications induites par nos différentes conditions. En raison de la variabilité interindividuelle importante des niveaux de colonisation de Salmonella et de la composition du microbiote, il a été déterminé qu’un minimum de 10 animaux par groupe était nécessaire pour chaque temps donné pour assurer la robustesse des tests statistiques. Ainsi : 4 lots x 10 animaux = 40 animaux
Raffinement
L’inculation de Salmonella sera réalisée à la pipette par voie orale par le personnel expérimenté qui apportera la même attention à chaque inoculation de sorte à éviter/limiter les inconforts au moment de l’administration. Dans nos précédentes expériences, suite à l’inoculation de porcs avec cette souche de Salmonella, seule de légères augmentation de la température et une modification de la texture des fèces ont pu être observées chez certains animaux 48h après l’inoculation. Pour surveiller ces paramètres, il est donc prévu un suivi quotidien de la température rectale ainsi qu’un scoring des fèces (échelle de 0 à 5). Les prises de sang seront réalisées de sorte à prélever un volume inférieur à 1% du volume sanguin. Ces prises de sang seront exclusivement réalisées par le personnel expérimenté de sorte à rendre le geste rapide et le plus confortable possible pour les animaux. Afin de limiter la manipulation des porcs, il a été décidé de mélanger la Déoxynivalenol à l’alimentation. Chez le porc, l’administration de la Déoxynivalenol est susceptible d’induire une diminution de la prise de poids des animaux potentiellement associée à une réduction de la prise alimentaire. Le suivi du poids et de la consommation alimentaire sera donc réalisé afin de s’assurer que les animaux continuent à s’alimenter et à prendre du poids de manière suffisante pour maintenir un état de santé et de bien être équivalent à celui des animaux du lot témoin. Dans l’ensemble de notre essai, nous confirmerons l’état de santé et de bien être des animaux dans nos conditions expérimentales comme indiqué au point 5.6.2.
Choix des espèces
Le porc représente l’une des sources majeures de salmonellose pour l’homme. Afin de pouvoir identifier des moyens de lutter au mieux contre cette zoonose, il est indispensable de mieux comprendre le rôle de la flore commensale dans le developpement de Salmonella. De plus, le porc est connu pour être particulièrement sensible à la Déoxynivalenol, ce qui crée de nombreux problèmes au sein des élevages si contamination. Certaines études suggèrent que cette sensibilité peut être liée à la modification de la composition de son microbiote intestinal. C’est pourquoi il convient de réaliser cette étude sur le porc qui est, au vu des données, l’espèce la plus adaptée aux objectifs et aux conditions de notre procédure expérimentale. Les porcs seront mis en lot à partir du sevrage (4 semaines d'âge). A 6 semaines d'âge, les lots 2 et 4 recevront une alimentation contenant de la Déoxynivalenol. Afin de laisser le temps à la Déoxynivalenol de moduler le microbiote intestinal, l’inoculation des animaux par la Salmonella se fera une semaine après pour les lot 3 et 4. Ainsi, les animaux seront inoculés par Salmonella à 7 semaines d’âge. A cet âge les porcs ont atteint une maturité intestinale avec une flore stable et un système immunitaire performant. Ces conditions permettront donc d’étudier de manière optimale la modulation du microbiote et l’implantation de Salmonella en présence ou non de déoxynivalenol.