Équidés

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Équidés : 9
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9 chevaux Trotteurs Français vont être utilisé·es dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, puis rendus à leur propriétaire et revendus. Chaque cheval subit un test d'effort sur tapis roulant, huit prises de sang, huit endoscopies avec lavage broncho-alvéolaire sous sédation et cinq biopsies pulmonaires transcutanées, pour chercher un marqueur sanguin des hémorragies pulmonaires induites à l'exercice chez le cheval de course. Le porteur décrit une fatigue, des boiteries après le tapis, une toux pendant les prélèvements et une douleur locale après biopsie, avec un risque de pneumothorax. Il affirme qu'aucun modèle in vitro, ex vivo ou numérique ne reproduit cette pathologie et conclut que le remplacement n'est pas réalisable.

Objectifs

Les hémorragies pulmonaires induites à l'exercice touchent de 40 % à 80 % des chevaux de course selon les études, et peuvent être responsables d’intolérance à l’effort (fatigue anormale, temps de récupération allongée, etc). A l'heure actuelle aucun traitement n'est disponible en France et la prise est charge comprend surtout une période de repos qui est difficile à déterminer et à mettre en place (persistance d’une inflammation dans les poumons, temps de cicatrisation des vaisseaux sanguins nécessaire inconnu, etc.). Le diagnostic se fait en pratique par une endoscopie de la trachée après un exercice, et une note de saignement est attribuée (de 0 à 4). Cette méthode présente plusieurs défauts : mauvaise évaluation de la sévérité réelle du saignement, fenêtre pour la réalisation uniquement après un exercice (le sang disparaissant quelques heures après), etc. En complément, des lavages broncho-alvéolaires peuvent être utilisés pour le diagnostic, ils sont plus précis mais nécessitent une sédation pour être réalisés. La mise en évidence d’un biomarqueur sanguin corrélé à la sévérité de l’Hémorragie Pulmonaire Induite à l’Exercice et permettant d’évaluer la cicatrisation pulmonaire suite à un épisode de saignement serait un outil très utile dans la prise en charge de cette affection pour les vétérinaires et diminuer les risques de récidives. L’objectif de cette étude est donc d’identifier des biomarqueurs permettant d’évaluer finement la sévérité du saignement et le temps de cicatrisation des Hémorragies Pulmonaires Induites à l’Exercice chez le Trotteur Français.

Bénéfices attendus

Ces travaux pourraient donc permettre d'identifier des biomarqueurs associés à la sévérité des Hémorragies Pulmonaires Induites à l’Exercice et d'évaluer des biomarqueurs associés au temps de cicatrisation suite à une hémorragie pulmonaire. La finalité clinique est de développer un outil diagnostique permettant d'améliorer l'évaluation de la sévérité d'une hémorragie. Actuellement c'est le scoring du saignement trachéal qui fait office de "gold standard” avec une fiabilité relative, et non pertinente si l’examen est réalisé le lendemain d’une course contre-performante. Peu d’endoscopies de contrôle sont réalisées en pratique laissant l’entraîneur sans information quand à l’évolution du système respiratoire suite à un épisode de saignement ce qui entraîne de nombreuses récidives chez le cheval si la reprise de l’entraînement est trop rapide. Le développement d’un biomarqueur sanguin lié à la cicatrisation pulmonaire permettrait d’adapter le temps de repos nécessaire et de diminuer le risque de récidive lors de la course suivante.

Procédures

Chaque cheval sera soumis vigil à : - des prises de sang (8, durée 1 min), - un test à l'effort sur tapis roulant (1, durée 25 min) - la mise en place d'un cathéter intraveineux et la perfusion intraveineuse de Ringer-lactate à 20 mL/kg (durée 10 min) Chaque cheval sera soumis sous sédation à : - des endoscopies avec lavage broncho-alvéolaire (8 au total répartis sur 8 semaines, durée 10 min) - des biopsies pulmonaires stériles transcutanées : 5 total réparties sur 8 semaines (durée 15 min)

Impact sur les animaux

Fatigue/raideur/boiterie suite aux séances sur tapis roulant. Stress lié à la pose d'un cathéter et aux prises de sang. Endoscopie/lavage broncho-alvéolaire : toux pendant le prélèvement. Biopsie pulmonaire transcutanée : douleur locale transitoire.

Devenir

Les chevaux une fois le projet fini sont retournés au fournisseur (et propriétaire). Ils sont ensuite revendus à des particuliers.

Remplacement

Il n’existe pas de modèle in vitro, ex vivo, ou de modélisation numérique permettant de reproduire une Hémorragie Pulmonaire Induite à l’Exercice du cheval. La pathophysiologie est encore incertaine mais tent vers une augmentation de la pression sanguine dans les capillaires pulmonaires pendant un effort intense dépassant les capacités de résistance de la barrière entre les alvéoles et les capillaires sanguins et causant une fuite des globules rouges dans les alvéoles. Il est également rapporté une importante composante chronique récidivante probablement lié à une fibrose tissulaire causée par les multiples saignements et l’inflammation qui en découle. Le remplacement par un autre modèle n’est donc pas réalisable.

Réduction

Nous estimons avec les données de la littérature disponible sur la recherche de biomarqueurs avec des analyses de métabolomique chez le cheval que l'utilisation de 9 chevaux devrait être suffisante. L'utilisation d'un test à l'effort standardisé permettra de diminuer la variabilité des hémorragies pulmonaires et d'utiliser moins de chevaux pour les mêmes résultats.

Raffinement

Pour la phase d’habituation du tapis roulant pour cheval, les chevaux seront entraînés un jour sur deux pendant 2 semaines pour être prêts à réaliser un test à l’effort. Pour minimiser les risques de chute les chevaux sont tenus par une personne de chaque côté avec une longe et une personne est derrière avec une chambrière pour ne pas que le cheval mette un pied dehors. Une fois le test fini (d’une durée de 20 min), les chevaux sont marchés et douchés pour se détendre puis remis au box. Les prélèvements respiratoires (lavage broncho-alvéolaires) sont réalisés, sous sédation et anesthésie locale avec l’utilisation d’un gastroscope pour cheval. L’utilisation d’un endoscope permet également d’être plus rapide grâce au contrôle visuel (comparativement à la méthode à l’aveugle). Les biopsies pulmonaires sont réalisées stérilement avec anesthésie cutanée locale. Pour prévenir le risque de pneumothorax, le site d’entrée de la pince est biopsie est suturée et recouvert d’un pansement collant. L’analgésie sera réalisée avec l’administration d’une dose d’anti-inflammatoires. La surveillance sera réalisée par des examens cliniques complets deux fois par jour en surveillant particulièrement la respiration et la température rectale. Le site de ponction sera également surveillé pour détecter une infection locale. Les conditions d'hébergement pendant le protocle sont adaptées aux standards exigés pour les chevaux (taille des boxs 12 m2, foin à volonté, eau propre à dispostion, enrichissement de l'environnement avec des jouets et grattoirs, etc). Les chevaux sont également sortis deux fois par jour avec accès à un paddock en sable en liberté.

Choix des espèces

Hormis le cheval, les hémorragies pulmonaires induites à l’exercice sont rapportées chez les chiens de course. De par sa taille, les prélèvements respiratoires sont facilement réalisables sous sédation chez le cheval et l’utilisation du cheval nous paraît donc le modèle le plus pertinent. Les chevaux utilisés seront adultes, en capacité de réaliser un test à l'effort sur tapis roulant. La limite d'âge supérieure est fixée à 15 ans, la limite inférieure à 3 ans.

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    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système immunitaire
Équidés : 30
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30 chevaux vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, tous maintenus en vie. Ils font l'objet de prélèvements de sang et d'urine quatre fois par an, sous contention légère, pour caractériser les séquences d'anticorps équins et affiner le contrôle antidopage. Le porteur décrit des nuisances limitées à un stress de contention et une douleur brève au point de piqûre. Il répète qu'il est "indispensable" de disposer de prélèvements de chevaux sains et qu'il n'existe "pas d'alternative" non animale.

Objectifs

Grâce notamment aux progrès de l’immunopathologie, des substances thérapeutiques ciblées (biothérapeuthiques) ont été développées pour le traitement de différentes pathologies (cancers et maladies inflammatoires résistantes aux traitements conventionnels). Il s’agit principalement d’anticorps monoclonaux (Monoclonal AntiBody (MAB)) produits dans des conditions particulières et caractérisés par leur spécificité d’action. Ces biothérapeuthiques sont susceptibles d’être employés dans l’objectif d’augmenter les performances des chevaux, les classant dans la catégorie des substances interdites et les rendant ainsi sujet de recherche prioritaire. Des méthodes de dépistage et de confirmation des macromolécules bio-thérapeutiques dans les matrices équines (méthodes par LC/HRMS) sont en cours de développement au sein du laboratoire. La stratégie utilisée pour ces méthodes d’analyse est de cibler les séquences peptidiques humaines qui sont différentes des séquences peptidiques équines afin d’identifier dans les échantillons biologiques la présence de macromolécules bio-thérapeutiques éventuellement administrées. En effet, les mAbs thérapeutiques, séquencés par génie génétique, sont issus de séquences murines ou humaines. Par conséquent, il est possible de différencier de manière formelle dans des matrices équines, les anticorps naturellement produits par le cheval, des mAbs thérapeutiques éventuellement administrés. Ces séquences sont majoritairement référencées dans des banques de données numériques communiquant une information sur la structure de ces molécules. Bien que les bases de données numériques telles que Uniprot ou encore RefSeq contiennent des séquences protéiques bien annotées pour les chevaux, elles résultent bien souvent de l’annotation du génome ou du transcriptome d’un unique ou d’un faible nombre d’individus. Des peptides caractéristiques des IGg humaines ont été identifiés comme tels dans nos conditions analytiques dans 10% environ des échantillons de plasma équin testés pour le moment. À la suite des travaux déjà réalisés au laboratoire, Il est donc indispensable d’analyser les deux matrices biologiques sanguines et urinaires, prélevées à partir de différents chevaux connus, n’ayant jamais été exposés à aucun produit dopant ni aucun traitement autres que vermifuges et vaccinations obligatoires en dehors des médications d’urgence éventuelles, afin de déterminer les séquences peptidiques équines endogènes.

Bénéfices attendus

Les anticorps monoclonaux (mAbs) thérapeutiques, séquencés par génie génétique, sont issus de séquences murines ou humaines. Par conséquent, il est possible de différencier de manière formelle dans des matrices équines, les anticorps naturellement produits (endogènes) par le cheval, des mAbs thérapeutiques éventuellement administrés. Ces séquences sont majoritairement référencées dans des banques de données numériques communiquant une information sur la structure de ces molécules. Bien que les bases de données numériques contiennent des séquences protéiques bien annotées pour les chevaux, elles résultent bien souvent de l’annotation du génome ou du transcriptome d’un unique ou d’un faible nombre d’individus. Il est donc indispensable d’analyser les matrices biologiques sanguines et urinaires prélevées à partir de différents chevaux connus, n’ayant jamais été exposés à aucun produit dopant ni aucun traitement autres que vermifuges et vaccinations obligatoires en dehors des médications d’urgence éventuelles, afin de déterminer les séquences peptidiques équines endogènes. Le bénéfice attendu est donc l’identification de ces séquences peptidiques endogènes ce qui permettra de sélectionner avec la sécurité requise (en accord avec les critères d'identification) les fragements pour l'identification des mAbs exogènes.

Procédures

Des prélèvements de sang (2 tubes de 10 mL, 10 secondes) et d’urine seront prélevés à chaque fois (une fois par saison, soit 4 fois par an, un an étant la durée du projet). Chaque cheval est prélevé par du personnel expérimenté. Les urines sont prélevées par mixtion spontanée. Les volumes nécessaires sont petits (centaine de mL, 15 secondes).

Impact sur les animaux

Les nuisances sont légères : un stress peut être induit par la contention ainsi qu’une douleur légère et brève au point de piqûre. Le nombre total de prélèvements par cheval est de 4 en tout pour le projet sur 1 an (un prélèvement chaque saison). Ces prélèvements sont réalisés par du personnel expérimenté.

Devenir

Tous les animaux sont maintenus en vie à l’issue de la procédure.

Remplacement

Pour mener à bien ce projet comme expliqué dans les objectifs du projet, le cheval étant l’animal cible, il est indispensable de disposer de prélèvements équins collectés chez des chevaux sains non traités. Il n’existe pas d’alternative non animale.

Réduction

Afin d’éviter toutes procédures expérimentales injustifiées, des échanges réguliers sont entretenus avec les collègues des différents laboratoires en Europe et dans le monde. Il a donc été vérifié que cette étude n’est pas conduite par une autre équipe. Comme mentionné dans la saisine, la fréquence déjà observée de la présence potentielle de peptides « humains » est de 0,1 (10%). Sur un effectif de 50 chevaux environ tous genres confondus, cela fait donc en théorie 5 prélèvements pour lesquels un signal pourrait être détecté. Lorsqu'on réalise un calcul de puissance statistique sur la base de la fréquence de 0,1 (loi binomiale car 2 évènements, soit absence soit présence). Pour une puissance de 95%, à un risque alpha de 0,05 afin de mettre en évidence une différence de plus ou moins 0,1 (soit mettre en évidence qu’il y a en fait 0 détection), la taille de l’effectif devrait être n=165. Le nombre d’échantillons demandé est très petit mais peut être suffisant pour cette première étape de validation.

Raffinement

Les chevaux évoluent dans un environnement adapté : ils sont hébergés en boxes individuels avec possibilité de contact avec leurs voisins via des grilles. Ils sont sortis quotidiennement à la demi-journée au paddock en herbe ou en sable (en fonction de la période de l’année et de la portance des sols). Les hongres de l’étude sont également au pré en groupe pendant les deux mois d’été. Du fourrage ad libitum leur est donné ainsi qu’une ration de concentrés adaptée aux besoins de chaque individu. Des pesées et notes d’état corporel étant effectuées mensuellement sur ces chevaux pour adapter leur ration. Les prélèvements sont réalisés par du personnels familier et qualifié avec une contention légère (tenue au licol).

Choix des espèces

Le projet concerne le développement d’une méthode de détection dans des prélèvements équins. Il est donc indispensable de disposer de prélèvements équins. Des animaux adultes seront utilisés (mâles et hongres, les femelles étant prélevées dans un autre établissement utilisateur)

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Équidés : 6
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6 chevaux vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, conservés vivants et réaffectés ensuite à des travaux pratiques d'enseignement. Sous anesthésie générale, on leur crée des plaies cutanées sur les membres, avec deux biopsies et un séjour de deux mois au box. Le porteur indique que les désagréments tiennent aux plaies et au confinement prolongé, compensé par des promenades, et attend un pansement utilisable en clinique. Il affirme que la cicatrisation ne peut être reproduite sur cultures de cellules et qu'il faut travailler sur "l'espèce cible", le cheval ayant un métabolisme cicatriciel spécifique.

Objectifs

1. Diminuer le temps médian normal de cicatrisation par seconde intention de la peau (0.09 mm/jour, 42 jours pour une plaie de 2.5x2.5 cm) du cheval grâce à l’utilisation d’un pansement collé par rapport à une plaie non traitée pour diminuer le temps de convalescence et le coût global du traitement dans l’espèce concernée. 2. Améliorer la cicatrisation par seconde intention d’une plaie de membre chez le cheval traité par pansement collé en diminuant l’incidence de production d’un tissu de granulation exubérant.

Bénéfices attendus

Nous attendons de ce produit qu'il soit utilisé rapidement en clinique, pour faciliter la cicatrisation des plaies distales, pour lesquelles, actuellement, nous n'avons pas de traitement.

Procédures

Les chevaux subiront une intervention chirurgicale sous anesthésie générale qui consiste à créer des plaies cutanée de petite taille au niveau distal des membres thoraciques. Ils seront ensuite conservés au box pendant 2 mois pour la cicatrisation. L'intervention dure moins d'une heure. Lors de la chirurgie on réalise une biopsie cutanée. Après 60 jours, on réalise une seconde biopsie, sur le tissu cicatriciel, sous anesthésie locale.

Impact sur les animaux

Les animaux vont soubir deux types de désagréments : - les plaies cutanées l- le séjour prolongé de 2 mois en box

Devenir

Au terme de la cicatrisation cutanée, les chevaux pourront être conservés. Après un temps de repos, ils serviront en pédagogie, en participant à des travaux pratiques peu invasifs.

Remplacement

La cicatrisation cutanée dépend de l'état de propreté de la peau, de la qualité de l'irrigation qui garantit la nutrition et de l'immobilité. Toutes ces conditions sont difficiles à reproduire avec des cultures de kératinocytes. Il faut pouvoir travailler avec l'espèce cible parce que le cheval a un métabolisme de cicatrisation très spécifique.

Réduction

Nous travaillons avec un nombre d'animaux qui a été réduit au maximum parce que nous utilisons chaque cheval pour réaliser 2 plaies sur chaque membre. Ceci donne deux lots de 12 plaies, un lot traité avec le traitement expérimental et un lot traité avec la méthode classiquement reconnue. Les temps médians de cicatrisation sont évalués pour les deux groupes.

Raffinement

Les plaies seront maintenues propres. En cas de douleur manifeste, les chevaux recevront des anti-inflammatoires non stéroïdiens. Les chevaux seront promenés régulièrement pour compenser l'ennui de la vie au box.

Choix des espèces

Nous testons le produit de cicatrisation afin de savoir s'il accèlère la cicatrisation chez les Chevaux, c'est pourquoi nous travaillons avec cette espèce, dont le métabolisme cicatriciel est très spécifique. Nous ne pouvons pas utiliser le poneys, dont le métabolisme est très différent. Adultes, pour avoir des animaux qui ont un métabolisme adapté

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    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Équidés : 26
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26 jeunes chevaux vont être utilisés, gardés vivants et rendus à l'élevage à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque poulain subit un sevrage imposé à six mois et deux examens IRM à dix mois d'intervalle, pour mesurer les effets du sevrage précoce sur le développement social et cérébral. Le porteur reconnaît que le sevrage imposé induit "potentiellement du stress" mais décrit un hébergement en groupe qu'il présente comme supérieur à la pratique courante en box individuel. Il affirme que le recours au cheval domestique est "nécessaire" car le projet porte sur l'élevage même de cette espèce.

Objectifs

Le sevrage est souvent réalisé atour 6 mois dans la pratique (voir encore plus tôt) pour plusieurs raisons. Tout d’abord, il s’agit d’une pratique qui est répétée par habitude car étant traditionnelle et majoritaire. Elle est donc peu questionnée. Ensuite, elle permettrait de remettre plus rapidement la jument à la reproduction et de limiter la fatigue physique liée à la lactation. De plus, certaines personnes considèrent que retirer la mère permet de réorienter l’attention du poulain vers l’humain, et donc de faciliter son entrainement. Enfin, l’hébergement en box individuel est encore très répandu et est donc incompatible avec le maintien d’une vie sociale – y compris avec la mère – des jeunes animaux. Les bienfaits d’un sevrage plus tardif sont encore peu connus alors qu’il existe un fort contraste entre ce sevrage imposé à 6 mois et ce qui est observé en conditions libres (sevrage très progressif de 9 mois jusqu'à parfois 2-3 ans) . Nos résultats permettront de déterminer si 1/ le sevrage imposé influence le développement social, cognitif et/ou cérébral des poulains, 2/ si de tels effets se maintiennent dans le temps ou si au contraire les poulains compensent cet évènement perturbateur sur le long terme lorsqu’ils sont élevés dans un milieu social par ailleurs riche, et 3/ si le sevrage impact à long-terme le bien-être, la personnalité et la maniabilité des jeunes chevaux. Si nos résultats montrent qu’un sevrage réalisé à cet âge et dans ces conditions a des conséquences néfastes durables, alors ils ouvriront la voie à une nouvelle étude où nous pourrons tester d’autres âges de sevrage (e.g. 7 ou 8 mois) pour trouver le meilleur compromis à recommander pour la pratique. Le suivi longitudinal du groupe « sevrage spontané » nous aidera à cibler la période idéale. S’il s’avère que le sevrage pratiqué dans les conditions de l’étude n’induit pas des déficits sociaux, cognitifs et/ou cérébraux durables, ni n’altère durablement le bien-être ou la relation à l’humain, alors les recommandations pourront se concentrer sur la manière de faciliter ce type de sevrage et ne nécessiteront pas nécessairement de tester d’autres âges. Dans tous les cas, des recommandations concrètes sur la gestion des poulains pourront être faites. De manière plus globale, cette étude ouvrira la voie à cette thématique sur l’optimisation de l’élevage des jeunes afin de garantir un développement idéal et adapté aux conditions domestiques.

Bénéfices attendus

Meilleure caractérisation de l'impact du sevrage équin et apport de connaissances en matière de bien-être animal.

Procédures

Tous les animaux seront utilisés pour des scans IRM à deux reprises (10 mois d’intervalle) pour évaluer les aspects développementaux

Impact sur les animaux

Potentiellement du stress lors du sevrage imposé.

Devenir

Tous les animaux retourneront en élevage après la procédure.

Remplacement

Il n’est pas possible de remplacer nos animaux avec une autre espèce ou un substitut non-vivant. L’utilisation du cheval domestique est nécessaire car notre projet répond à des questions précises concernant l’élevage de cette espèce. De plus, nous avons besoin d’un modèle animal qui présente un développement assez long et pour lequel nous avons déjà les bases quant à l’étude de son comportement et de sa neurobiologie.

Réduction

Pour une étude basée sur un approche IRM, notre effectif est plutôt important (N=2x12 poulains). Ainsi, nous optimisons nos chances d’obtenir un contraste suffisant entre les groupes expérimentaux, voire entre les individus. Les conditions de vie sont en adéquation avec les besoins de l’espèce (i.e. herbivore social). Les conditions de vie du groupe « sevrage imposé » (i.e. traitement avec l’impact supposé le plus négatif) correspondent en fait à la réalité observée dans la pratique, voire mieux puisque nos animaux ne seront pas maintenus en isolement social alors que l’hébergement en box individuel est encore courant au sein de la filière. Enfin, les animaux ne seront pas sacrifiés à la fin de protocole. La taille de nos effectifs (12 individus par traitement expérimental) nous permettra de réaliser des analyses statistiques. Le choix des tests dépendra de la distribution des données et de l’homogénéité des variances. Si les conditions de normalité de la distribution et d’homogénéité des variances sont remplies, nous utiliserons des tests paramétriques. Si les conditions ne permettent pas d’utiliser des tests paramétriques, alors nous utiliserons des tests non-paramétriques du type tests de permutation pour comparer les lots expérimentaux. Des matrices de corrélation pourront être utilisées pour tester les éventuels liens entre paramètres comportementaux et neurobiologiques, si la variabilité inter-individuelle intra-groupe le permet. Dans le cas où une différence de 15% est observée entre les deux groupes expérimentaux pour un paramètre donné, avec des écart-types de 12% autour de la moyenne et un seuil de 0,05, nous obtiendrions une puissance de test de 87% pour un test t de student et 83% avec un test de Mann Withney (outils AnaStats).

Raffinement

Les conditions de vie des animaux seront en adéquation avec les besoins de l’espèce. En tant qu’espèce sociale, ils bénéficieront d’un maintien en groupe social. Ils seront hébergés en pâture ou en stabulation (grand box collectif), selon les conditions météorologiques. Des objets d’enrichissement seront présents en stabulation (ex. brosse électrique, bois à ronger…). Leur alimentation sera principalement composée de fourrage et d’herbage afin qu’ils aient la possibilité en continu de s’alimenter avec une alimentation riche en fibres. L’hébergement collectif leur donnera également une liberté de mouvement et un budget d’activité a priori conformes à ce qui attendu en conditions libres. Ainsi, l’ensemble de ces conditions de vie que nous proposons sont au-delà des conditions standards généralement observées dans la pratique, où l’hébergement en box individuel est très répandu (ce qui induit donc un isolement social et une restriction de l’activité locomotrice importante).

Choix des espèces

L’utilisation du cheval domestique est nécessaire car notre projet répond à des questions précises concernant l’élevage de cette espèce. De plus, nous avons besoin d’un modèle animal qui présente un développement assez long et pour lequel nous avons déjà les bases quant à l’étude de son comportement et de sa neurobiologie. Notre équipe possède cette expertise sur le modèle équin. Nous utiliserons des poulains à partir de l’âge de 6 mois, c’est-à-dire l’âge du sevrage tel qu’il est pratiqué sur le terrain et qui correspond à la période de vie qui nous intéresse. Les animaux seront ensuite suivi durant 1 an.

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    • Bien-être animal
Équidés : 20
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20 juments vont être utilisées, réutilisées à l'issue et rendues à leur troupeau, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles subissent sept à huit ponctions veineuses à la jugulaire à différents stades du cycle, pour comparer les dosages hormonaux sanguins à des dosages salivaires en cours de développement. Le porteur présente le projet comme un "gain éthique", ces tests salivaires devant à terme éviter les prises de sang et les injections d'hormones en élevage. Il indique que les juments sont entraînées aux prélèvements et que le volume prélevé ne dépasse pas 5 ml par ponction.

Objectifs

Actuellement, le suivi et la maîtrise de la reproduction des juments nécessitent des interventions douloureuses. En effet, pour vérifier si une jument a repris les cycles de reproduction après le repos sexuel hivernal (test de cyclicité), ou pour vérifier si elle est gestante après une insémination (test de gestation), les éleveurs demandent au vétérinaire de réaliser une prise de sang pour un dosage hormonal. Par ailleurs, pour inséminer une jument au plus près de l’ovulation afin de maximiser le taux de réussite, les éleveurs demandent au vétérinaire de réaliser des échographies transrectales quotidiennes pour suivre la croissance des follicules ovariens puis d’induire l’ovulation par injection d’hormones. Ces interventions sont invasives (prises de sang et injections), couteuses (intervention d’un vétérinaire) et les hormones rejetées via les urines ont un impact négatif sur l’environnement. L’objectif de notre laboratoire est de proposer des alternatives aux prises de sang et aux injections d’hormones en développant des dosages hormonaux dans la salive équine. L’objectif de ce projet est de collecter de la salive et du sang sur des juments à différents stades du cycle afin de comparer les dosages sanguins actuellement utilisés et les dosages salivaires que nous développerons.

Bénéfices attendus

Les prélèvements de sang et de salive aux différents stades permettront 1) de comparer des juments en repos sexuel et des juments cycliques pour développer un test salivaire de cyclicité, 2) de comparer des juments gestantes et non gestantes pour développer un test salivaire de gestation, 3) de suivre l’évolution des hormones salivaires dans les jours précédents l’ovulation pour identifier un biomarqueur prédictif de l’ovulation qui permettra d’inséminer au plus près de l’ovulation, 4) de suivre l’évolution des hormones salivaires dans les jours précédents la mise-bas pour identifier un biomarqueur prédictif de la mise-bas afin de placer la jument dans de bonnes conditions et de faciliter sa surveillance. L’éleveur pourra ainsi éviter les prises de sang pour le test de cyclicité ou de gestation et réaliser lui-même les prélèvements de salive, ce qui permettra un gain éthique : diminution des actes douloureux en élevage, contacts moins anxiogènes avec l’humain (l’éleveur plutôt que le vétérinaire souvent associé à des actes désagréables). L’éleveur pourra de plus identifier le moment opportun pour inséminer ses juments à l’aide d’un biomarqueur salivaire prédictif de l’ovulation, sans avoir recours aux injections d’hormones pour l’induction d’ovulation, ce qui permettra de diminuer les rejets hormonaux dans l’environnement. L’éleveur pourra enfin prévoir le moment du poulinage à l’aide d’un biomarqueur prédictif de la mise-bas, ce qui permettra un gain éthique en plaçant la jument dans de bonnes conditions.

Procédures

Entre le mois de janvier et le mois de juillet, nous réaliserons : - 8 prélèvements de 5ml de sang par ponction veineuse à la jugulaire sur un lot de 10 juments : 1 prélèvement au stade 1 (repos sexuel hivernal), 5 prélèvements au stade 2 (dans les 5 jours avant ovulation), 1 prélèvement au stade 3 (phase lutéale), 1 prélèvement au stade 4 (début de gestation), - 7 prélèvements de 5ml de sang par ponction veineuse à la jugulaire sur un lot de 10 autres juments au stade 5 (dans les 7 jours avant la mise-bas).

Impact sur les animaux

Entre le mois de janvier et le mois de juillet, nous réaliserons : - 8 prélèvements sur 10 juments : 1 prélèvement au stade 1 (repos sexuel hivernal), 5 prélèvements au stade 2 (avant ovulation), 1 prélèvement au stade 3 (phase lutéale), 1 prélèvement au stade 4 (début de gestation), - 7 prélèvements sur 10 autres juments au stade 5 (avant la mise-bas). Lors des prises de sang par ponction veineuse à la jugulaire, les animaux peuvent ressentir une douleur légère de courte durée n’entrainant pas de trouble de l’état général. Les animaux ne ressentent pas de douleur chronique ou aigüe de forte intensité. Afin de limiter la douleur, les prélèvements sanguins seront réalisés par des opérateurs expérimentés selon un mode opératoire réfléchi et clairement décrit (1291-MO-0079).

Devenir

Après chaque expérimentation, les animaux ont un examen vétérinaire afin de vérifier qu’ils ont pleinement recouvré leur état de santé et de bien-être, puis ils retournent dans le troupeau.

Remplacement

Ce projet concerne des dosages salivaires pour le suivi et la maîtrise de la reproduction des juments, il implique des prélèvements de salive et des suivis de cycle de reproduction, l’utilisation d’animaux ne peut donc pas être remplacée.

Réduction

Au cours d’une étude prospective en 2019, nous avons réalisé des prélèvements de sang et de salive sur des juments afin d’étudier le stéroïdome et le métabolome de la salive équine. Nous avons ainsi une connaissance préliminaire des concentrations des hormones stéroïdiennes et des métabolites dans la salive équine et de la variabilité individuelle. Dans ces conditions, l’effectif de 10 juments par groupe est nécessaire et suffisant pour observer des différences significatives entre stades du cycle avec une analyse de type ANOVA sur mesures répétées suivie d’un test de Tukey. Afin de limiter le nombre d’animaux utilisés, nous utiliserons les mêmes juments pour les prélèvements des stades 1 à 4 (du repos sexuel hivernal jusqu’au début de gestation), ce qui permettra de plus que chaque animal soit son propre témoin. Les prélèvements au stade 5 seront réalisés sur 10 autres juments afin qu’ils soient réalisés au cours de la même année (durée de gestation des juments : 11 mois).

Raffinement

Les juments que nous utiliserons ont bénéficié d’un entrainement pour la réalisation de prises de sang par ponction veineuse à la jugulaire sans stress, elles restent calmes et détendues lors des prélèvements sanguins. De plus, le personnel de l’unité expérimentale a suivi une formation pour comprendre la perception du cheval et apprendre les méthodes pour l’approcher et le manipuler sans induire de stress ou de peur. Les prélèvements sanguins seront réalisés par des opérateurs expérimentés selon un mode opératoire réfléchi et clairement décrit. La fréquence des prélèvements sera faible et le volume prélevé ne dépassera pas 5ml par animal. Après les prélèvements sanguins, une surveillance de la zone de prélèvement sera réalisée quotidiennement, en cas de phlébite sur une veine, les prélèvements suivants seront réalisés de l’autre coté et un baume apaisant et anti-inflammatoire sera appliqué. En cas de signes de maladie ou d’impact sur l’état général des animaux (fièvre, problèmes respiratoires, perte de poids, prostration, …) une intervention vétérinaire aura lieu et un traitement adapté sera mis en place. L’animal sortira du protocole si nécessaire

Choix des espèces

Ce projet concerne des dosages salivaires pour le suivi et la maîtrise de la reproduction des juments, il est donc nécessaire de choisir l’espèce équine. Nous utiliserons des animaux adultes pubères qui présentent des cycles de reproduction réguliers.

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Équidés : 26
Souffrances
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26 chevaux vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis rendus à l'élevage. Ils subissent un sevrage imposé, des prélèvements sanguins mensuels pendant un an et des tests cognitifs et de tempérament, pour mesurer les effets de ce sevrage précoce sur leurs compétences sociales et leur cerveau. Le porteur reconnaît que le sevrage imposé peut être une source de stress pour les poulains. L'étude porte sur une pratique d'élevage courante et se présente comme une contribution à la connaissance du bien-être des chevaux.

Objectifs

Le sevrage est souvent réalisé atour 6 mois dans la pratique (voir encore plus tôt) pour plusieurs raisons. Tout d’abord, il s’agit d’une pratique qui est répétée par habitude car étant traditionnelle et majoritaire. Elle est donc peu questionnée. Ensuite, elle permettrait de remettre plus rapidement la jument à la reproduction et de limiter la fatigue physique liée à la lactation. De plus, certains considèrent que retirer la mère permet de réorienter l’attention du poulain vers l’humain, et donc de faciliter son entrainement. Enfin, l’hébergement en box individuel est encore très répandu et est donc incompatible avec le maintien d’une vie sociale. Les bienfaits d’un sevrage plus tardif sont encore peu connus alors qu’il existe un fort contraste entre ce sevrage imposé à 6 mois et ce qui est observé en conditions libres. En effet, en conditions naturelles, le sevrage s'initie progressivement vers 9 mois et peur courir jusqu'au 2-3 ans de l'animal (i.e. âge de dispersion). Nos résultats permettront de déterminer si 1/ le sevrage imposé influence le développement social, cognitif et/ou cérébral des poulains, 2/ si de tels effets se maintiennent dans le temps ou si au contraire les poulains compensent cet évènement perturbateur sur le long terme lorsqu’ils sont élevés dans un milieu social par ailleurs riche, et 3/ si le sevrage impact à long-terme le bien-être, la personnalité et la maniabilité des jeunes chevaux. Si nos résultats montrent qu’un sevrage réalisé à cet âge et dans ces conditions a des conséquences néfastes durables, alors ils ouvriront la voie à une nouvelle étude où nous pourrons tester d’autres âges de sevrage (e.g. 7 ou 8 mois) pour trouver le meilleur compromis à recommander pour la pratique. Le suivi longitudinal du groupe « sevrage spontané » nous aidera à cibler la période idéale. S’il s’avère que le sevrage pratiqué dans les conditions de l’étude n’induit pas des déficits sociaux, cognitifs et/ou cérébraux durables, ni n’altère durablement le bien-être ou la relation à l’humain, alors les recommandations pourront se concentrer sur la manière de faciliter ce type de sevrage et ne nécessiteront pas nécessairement de tester d’autres âges. Dans tous les cas, des recommandations concrètes sur la gestion des poulains pourront être faites. De manière plus globale, cette étude ouvrira la voie à cette thématique sur l’optimisation de l’élevage des jeunes afin de garantir un développement idéal et adapté aux conditions domestiques.

Bénéfices attendus

Meilleure caractérisation de l'impact du sevrage équin et apport de connaissances en matière de bien-être animal.

Procédures

Tous les animaux seront utilisés pour des tests comportementaux (tests cognitifs vers 16 mois et tests de tempérament vers 18 mois) et des prélèvements sanguins mensuels au cours d'une année. Les tests de tempérament durent environ 1h par cheval et n’ont lieu qu’une fois. Une familiarisation au box de test a lieu trois fois dans les jours précédents les tests de tempérament. Il s’agit simplement de placer le cheval, libre d’explorer, dans la zone de test durant 15 min. Les tests cognitifs ont une durée variable qui dépendra des performances cognitives des animaux. Ils seront soumis à des sessions de 1h maximum, espacées de 1 à 2 jours. Ces sessions se répéteront durant plusieurs semaines (temps min : 3 semaines temps max : 6 semaines) en fonction de leur vitesse d’acquisition. Ils sont uniquement basés sur la coopération des animaux et leur motivation à obtenir de l’aliment.

Impact sur les animaux

Potentiellement du stress lors du sevrage imposé.

Devenir

Tous les animaux retourneront en élevage après les procédures.

Remplacement

Il n’est pas possible de remplacer nos animaux avec une autre espèce ou un substitut non-vivant. L’utilisation du cheval domestique est nécessaire car notre projet répond à des questions précises concernant l’élevage de cette espèce. De plus, nous avons besoin d’un modèle animal qui présente un développement assez long et pour lequel nous avons déjà les bases quant à l’étude de son comportement et de sa neurobiologie.

Réduction

Pour une étude utilisant l'IRM (APAFIS n°33160), notre effectif est plutôt important (N=2x12 poulains). Ainsi, nous optimisons nos chances d’obtenir un contraste suffisant entre les lots expérimentaux, voire entre les individus. Les conditions de vie sont en adéquation avec les besoins de l’espèce, le groupe « sevrage imposé » (i.e. traitement le plus « négatif ») correspond en fait à la réalité observée dans la pratique (mais sans isolement social) et les animaux ne seront pas mis à mort à la fin de protocole. La taille de nos effectifs (12 individus par traitement expérimental) nous permettra de réaliser des analyses statistiques. Le choix des tests dépendra de la distribution des données et de l’homogénéité des variances. Si les conditions de normalité de la distribution et d’homogénéité des variances sont remplies, nous utiliserons des tests de comparaison paramétriques. Si les conditions ne permettent pas d’utiliser des tests paramétriques, alors nous utiliserons des tests non-paramétriques du type tests de permutation pour comparer les lots expérimentaux. Des matrices de corrélation pourront être utilisées pour tester les éventuels liens entre paramètres comportementaux et neurobiologiques, mais uniquement si la variabilité inter-individuelle intra-groupe le permet. Puissance des tests : dans le cas où une différence de 15% est observée entre les deux groupes expérimentaux pour un paramètre donné, avec des écart-types de 12% autour de la moyenne et un seuil de 0,05, nous obtiendrions une puissance de test de 87% pour un test t de student et 83% avec un test de Mann Withney (outils AnaStats).

Raffinement

Les conditions de vie des animaux seront en adéquation avec les besoins de l’espèce. En tant qu’espèce sociale, ils bénéficieront d’un maintien en groupe social. Ils seront hébergés en pâture ou en stabulation (grand box collectif), selon les conditions météorologiques. Des objets d’enrichissement seront présents en stabulation (ex. brosse électrique, bois à ronger…). Leur alimentation sera principalement composée de fourrage et d’herbage afin qu’ils aient la possibilité en continu de s’alimenter avec une alimentation riche en fibres. L’hébergement collectif leur donnera également une liberté de mouvement et un budget d’activité a priori conformes à ce qui attendu en conditions libres. Ainsi, l’ensemble de ces conditions de vie que nous proposons sont au-delà des conditions standards généralement observées dans la pratique, où l’hébergement en box individuel est très répandu (ce qui induit donc un isolement social et une restriction de l’activité locomotrice importante). Concernant l'habituation aux tests, elle consistera à exposer les animaux en amont au lieux et aux dispositifs de tests. Des critères seront définis à chaque étape. Les sessions seront courtes (15 min max) et nous mettrons en place des critères (ex. avoir été en contact avec le dispositif d’apprentissage lorsqu’il a l’occasion de l’explorer librement). Des observations sont réalisées et une attention particulière est portée aux indicateurs de stress aigus (e.g. soufflements et ronflements, posture d’alerte, défécations…)

Choix des espèces

Nous avons besoin d’animaux vivants car notre projet explore les liens entre le développement socio-cognitif et neurobiologique. Il nécessite donc l’observation d’animaux vivants, ainsi que l’étude non létale de leur cerveau (par IRM) afin de permettre un suivi longitudinal.

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Équidés : 20
Souffrances
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20 chevaux vont être utilisés, maintenus en vie à l'issue et gardés dans le troupeau de l'établissement, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque cheval subit deux prises de sang d'au plus cinquante millilitres au cours d'une année, avec pour seule nuisance déclarée le stress de la contention et une douleur brève au point de piqûre. Ces prélèvements servent à constituer une banque d'échantillons de référence pour le contrôle antidopage des chevaux de course et de sport. Le porteur qualifie d'"indispensable" le fait de disposer d'échantillons de chevaux sains non traités, sans alternative non animale.

Objectifs

Depuis plusieurs années, le développement de méthodes de détection de transgènes pour faire face à la menace du dopage génétique chez le cheval est en plein essor. Ces méthodes sont basées sur la détection de transgènes dans le sang par technique de Réaction de Polymérase en Chaine (PCR). La partie détection PCR de plusieurs transgènes a été mise au point à partir de solutions de plasmides recombinants contenant ces transgènes. La partie préparation d’échantillons a été testée sur des échantillons provenant d’un nombre limité de chevaux. L’objectif de ce projet est d’étendre cette étude à un plus grand nombre d’échantillons afin d’en accroitre la diversité et d’évaluer à la fois l’impact d’une possible variabilité inter-individuelle (possibles interférences liées à des fonds génétiques différents) ainsi que celui d’un type de dispositif de prélèvement (possibles effets matrices liés au dispositif de prélèvement) sur les capacités de détection des transgènes appliquée au contrôle antidopage. Il est donc indispensable de disposer de matrices biologiques (sang et plasma) prélevées à partir de différents chevaux connus non traités en nombre suffisant afin de constituer une banque d’échantillons biologiques de référence.

Bénéfices attendus

Il est indispensable de disposer d’échantillons de chevaux sains non traités pour disposer d’échantillons de référence et les caractériser.

Procédures

Deux prélèvements de sang (1 minute) par cheval en tout seront réalisés pour toute la durée du projet d’un an. Une à deux semaines séparera les deux prélèvements. Chacun des deux prélèvements ne dépassera pas 50 mL.

Impact sur les animaux

Les nuisances sont légères : un stress peut être induit par la contention ainsi qu’une douleur légère et brève au point de piqûre. Pour la totalité du projet, deux prélèvements de sang sont prévus. Chacun des deux prélèvements ne dépassera pas 50 mL. Les deux prélèvements sont séparés d’une ou deux semaines. Les prélèvements sont réalisés par du personnel expérimenté.

Devenir

Tous les animaux sont maintenus en vie à l’issue de la procédure et resteront au sein du troupeau expérimental de l'établissement utilisateur.

Remplacement

Pour mener à bien ce projet comme expliqué dans les objectifs du projet, il est indispensable de disposer de prélèvements équins collectés chez des chevaux sains non traités. Il n'existe pas d'alternative non animale.

Réduction

Le nombre d’animaux sélectionnées est le nombre minimum pour pouvoir réaliser une étude de population. Le nombre total d’animaux (chevaux mâles, hongres et femelles) sera environ de 40. En effet, cette étude est relative à un développement de méthode pour lequel nous avons besoin de répéter les essais sur un nombre d’échantillons négatifs suffisants (échantillons de chevaux connus non traités). Dans un contexte réglementaire de laboratoire officiel en charge du Contrôle Antidopage des chevaux, nous avons par précaution choisi n = 20 hongres et mâles objet de cette saisine (et 20 pour femelles autre EU) ce qui est un minimum.

Raffinement

Les chevaux resteront dans leur environnement habituel où ils seront manipulés par leurs soigneurs habituels pour limiter leur stress au strict minimum. De même, seule une contention légère sera adoptée (tenue au licol) toujours par du personnel familier et qualifiés dans l’objectif de minimiser le stress des manipulations. Généralement, la prise de sang est une procédure bien toléré par les équidés. Néanmoins si un cheval montre des signes de détresse (secoue l’encolure au toucher, recule, tente de se cabrer, …) ou d’agressivité envers le manipulateur, celui-ci sera retiré de l’étude.

Choix des espèces

Le projet concerne le développement d’une méthode de détection dans des prélèvements équins. Il est donc indispensable de disposer de prélèvements équins. Des animaux représentatifs des chevaux testés lors du contrôle antidopage (chevaux de courses et chevaux de sport) seront utilisés. Les chevaux de course les plus jeunes ont 2-3 ans, les chevaux de sport les plus âgés ont plus de 15 ans.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
Équidés : 200
Souffrances
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Devenir
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Les données recueillies sur des équidés alimentent le dossier d'autorisation de mise sur le marché d'un nouveau vaccin vétérinaire, préalable à sa commercialisation. 200 chevaux vont être utilisés, la déclaration en comptant 120 en souffrance légère et 80 en souffrance modérée. Ils reçoivent en général deux à trois injections de vaccin, davantage dans les études de tolérance, où les doses sont répétées "afin d'amplifier la survenue d'effets secondaires", et une jument gestante peut être vaccinée à chaque tiers de sa gestation. Lors des épreuves virulentes, un virus est inoculé par aérosol aux chevaux concernés, la maladie devant surtout s'exprimer, avec fièvre et écoulements, dans le groupe témoin. La déclaration ne prévoit aucune mise à mort : 140 chevaux doivent être proposés à l'adoption, 50 réutilisés et 10 rendus à l'élevage ou relâchés, ces 10 derniers absents du texte, qui ne parle que d'adoption ou de réutilisation dans ce projet ou un autre.

Objectifs

Afin de commercialiser un nouveau vaccin vétérinaire, un dépôt de dossier d’AMM est nécessaire. Ce projet vise à fournir les données techniques et scientifiques du dossier d’AMM permettant de démontrer l’efficacité et l’innocuité du nouveau produit.

Bénéfices attendus

Les bénéfices escomptés sont les gains sur la santé des chevaux et poneys qui recevront le candidat vaccin testé une fois celui-ci mis sur le marché. Par exemple : prévention de la rhinopneumonie, de la grippe Equine,…

Procédures

Les animaux reçoivent les vaccins testés par injection (intramusculaire, sous cutanée,…). Les injections ont une durée de l’ordre de 3 secondes, La vaccination respecte le calendrier vaccinal prévu pour le vaccin testé (En général 2 à 3 injections espacées dans le temps. Pour les étude d’innocuité, les doses peuvent être plus répétées afin d’amplifier la survenue d’effets secondaires qui ne seraient pas mis en évidence par une simple vaccination. Par exemple lors d’une étude sur mères gestantes, une jument peut-être vaccinée à chaque tiers de gestation. Par la suite, les animaux sont observés : état général, examen clinique, prise de température rectale,… L’observation d’un animal peut durer environ 10 minutes. Il peuvent aussi être prélevés (sang, écouvillons naseaux,…) afin de mesurer la réponse immunitaire ou la diminution de la présence virale grâce à la vaccination. Les prélèvements de sang durent environ 10 secondes. Les observations et prélèvements sont réalisées 2 fois le jour de l’administration, puis une fois par jour pour le reste de l’étude. Lors d’une épreuve virulente, une solution virale est inoculée aux animaux par génération d’un aérosol. Cette manipulation dure environ 1 minute pour chaque animal.

Impact sur les animaux

Pas ou peu d’effets indésirables sont attendus. Les vaccins sont généralement des évolutions de vaccins plus anciens. On peut s’attendre à une élévation temporaire de la température corporelle, à l’apparition temporaire d’une grosseur au point d’injection. Lors d’une épreuve virulente, on s’attend à l’expression de la maladie principalement dans le groupe témoin. Elévation de la température, écoulement naseaux et/ou oculaires. Les expériences passées montrent de faibles signes cliniques. L’efficacité du vaccin est principalement démontrée par les écouvillons naseaux qui prouvent l’efficacité des vaccins par la baisse de la pression virale. Toute manifestation post traitement (signe clinique, comportement…) est soigneusement enregistrée et fera l’objet d’une évaluation.

Devenir

A l’issu d’un test, les animaux seront soit proposés à l’adoption, soit réutilisés pour le même projet ou un projet différent. Une évaluation vétérinaire est toujours associée à cette décision

Remplacement

Il n’existe pas à ce jour de méthode alternative au recours à l’animal permettant d’évaluer l’efficacité ou l’innocuité des candidats vaccins vétérinaires. Un nouveau vaccin doit être testé dans l’espèce cible avant d’obtenir une autorisation de commercialisation.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisé est limité au mieux, de façon à répondre aux exigences réglementaires et scientifiques des études. La variabilité individuelle des réponses à la vaccination contraint à constituer des groupes représentatifs d’au moins 10 animaux pour les études nécessaires au dossier d’enregistrement des médicaments.

Raffinement

Bien que peu ou pas d’effets indésirables soient attendus, des points limites sont mis en place afin d’éviter aux animaux toutes atteintes potentielles à leur bien-être lors des tests d’efficacité, d’innocuité ou d’épreuve. Dans tous les cas un traitement adapté est prodigué à l’animal en mauvais état clinique, défini par le vétérinaire. Lors des étude les animaux sont hébergés en groupe et observés quotidiennement. Une récompense alimentaire est prévue après chaque geste technique et lors de mouvements d’animaux. Lorsqu’ils sont hébergés en confinement, des jeux (balles à granulés, cônes,…) avec récompenses alimentaires leur sont proposés.

Choix des espèces

Les études d’efficacité et d’innocuité des médicaments et vaccins vétérinaires nécessitent l’expérimentation sur l’espèce cible afin de répondre aux exigences du dossier d’AMM.

  • Recherche fondamentale
    • Système urogénital
Équidés : 46
Souffrances
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Devenir
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Gardées en vie puis réutilisées pour d'autres protocoles après examen vétérinaire, 46 ponettes vont être inséminées dans des procédures d'un niveau de souffrance léger, pour vérifier qu'une semence dont la charge bactérienne est réduite par centrifugation, sans antibiotiques, reste aussi fertile. Chacune reçoit une injection pour déclencher l'ovulation, une insémination par le col de l'utérus et six échographies par voie rectale. Après le diagnostic de gestation à 14 jours, 13 juments du groupe sans antibiotique reçoivent une injection de prostaglandines F2 alpha avant de rejoindre le lot témoin, sans que le porteur précise ce que devient leur gestation. Il écrit que la manipulation "peut engendrer du stress", puis que les ponettes, habituées, vivent les procédures "sans stress".

Objectifs

L’antibiorésistance, en partie due à l’usage intensif des antibiotiques tant en médecine vétérinaire qu’en médecine humaine est devenue un véritable challenge de santé publique et une utilisation raisonnée des antibiotiques après identification de l’agent et de sa sensibilité aux substances envisagées est désormais recommandée. L’insémination artificielle, qui est largement répandue chez le cheval est un domaine où les antibiotiques sont largement utilisés en dehors de ces recommandations avec l’adjonction (quasi) systématique d’antibiotiques dans les dilueurs de semence. Après l’insémination, la plus grande partie du volume de semence déposé dans la lumière de l’utérus reflue vers l’extérieur. En conséquence, non seulement le tractus génital de la jument mais également l’environnement extérieur sont exposés aux antibiotiques à des doses sub-thérapeutiques favorables au développement d’antibiorésistances. La centrifugation du sperme dans une substance colloïde en simple couche permet de sélectionner les spermatozoïdes de qualité supérieure mais s’est également montrée efficace en laboratoire pour diminuer fortement la charge bactérienne dans les doses d’insémination. L'objectif du projet est de réaliser l’étape finale de validation de la technique qui passe par un test de fertilité des juments après insémination par de la semence équine traitée et qui permettra de démontrer l’absence d’impact négatif in vivo et donc de promouvoir cette technique comme alternative aux antibiotiques dans les milieux de dilution du sperme équin.

Bénéfices attendus

Les résultats de l’étude pilote menée sur des porcs montrent qu’il n’y avait pas de différence dans les taux de mise-bas entre le groupe controle et le groupe dont la semence a été centrifugée, ce qui indique l’absence d’effet délétère du traitement sur la semence porcine . En conséquence, les résultats attendus de notre test de fertilité sont les suivants : • Pas de différence de taux de gestation entre le groupe controle et le groupe dont la semence a été centrifugée • Pas de différence du nombre d’infections utérines post-insémination • Pas d’impact sur le taux de gestation lors du cycle suivant Ils devraient permettre de démontrer in vivo que la centrifugation peut être recommandée comme alternative à l’addition d’antibiotiques dans les dileurs de sperme équin. Alors que l’utilisation des antibiotiques dans les dilueurs est exigée dans certains pays, les résultats de cette étude fourniront les arguments scientifiques qui pourront servir de base aux actions visant à faire changer ces réglementations.

Procédures

Chaque ponette aura une injection (10 secondes) pour induire l'ovulation. Puis une insemination artificelle (30 secondes). L'echographie est un acte qui ce deroule en 2 à 3mn. Ce geste d'imagerie sera repeté 6 fois par animal.

Impact sur les animaux

La manipulation peut engendrer du stress. Les échographies sont réalisées par introduction de la sonde dans le rectum : une gêne temporaire est donc occasionnée. L’injection pour induire l’ovulation génère une douleur transitoire au site d’injection. Lors du cathétérisme du col, l’introduction du catheter d’insémination au niveau du col peut induire une gêne temporaire..

Devenir

Tout les animaux sont gardés en vie et réutilisé pour d'autres protocoles après examens vétérinaires.

Remplacement

L’objectif de ce projet étant d’évaluer la fertilité des femelles après insémination, nous ne pouvons pas REMPLACER l’utilisation des ponettes par un autre modèle.

Réduction

L’étude sera réalisée en 2023 sur 46 ponettes réparties de la manière suivante: 23 ponettes avec milieu sans antibiotique et 23 avec milieu contenant des antibiotiques. Puis 13 du lots avec milieu sans antibiotique, qui, après le diagnostic de gestation à 14 jours, rentreront dans le lot témoin après injection de prostaglandines F2 alpha, cloprostenol. Un test de puissance a permis de déterminer que 23 juments par groupe permettraient de comparer les fertilités des jument.

Raffinement

Les étalons et les juments sont logées en bâtiment conventionnel sur aire paillée avec accès au pâturage, en visibilité et contact des congénères pour rendre le plus agréable possible leur séjour durant les expérimentations. Les ponettes voient plusieurs fois par jours les animaliers et les expérimentateurs qui surveillent de près leur comportement et en particulier les signes de stress ou d’inconfort (oreilles en arrière, naseaux dilatés, etc). L’enrichissement du milieu est assuré par des brosses, des jeux, des bouts de bois à ronger. Les animaliers ont suivi une formation à la manipulation éthologique des animaux (méthode Pat Parelli) : les animaux sont habitués aux différentes procédures et les vivent sans stress. Une étude pilote chez le porc a démontré l’absence d’effets néfastes (colloïde) de cette méthode de préparation des doses sur la fertilité.

Choix des espèces

Le but de l’expérience est de s’affranchir de l’antibioterapie sur les inséminations artificielles réalisées chez les équins, donc impossible de choisir un autre modèle pour répondre à la question Les animaux utilisés seront tous pubères, puisqu'il faut qu'ils soient capables de se reproduire.

sauvegarde de la fertilité des équidés

(NTS-FR-437369v1 – 18/07/2023)
  • Conservation des espèces
Équidés : 40
Souffrances
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Devenir
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 40
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40 juments et ânesses vont être utilisées, chacune recevant en deux ans dix inséminations intra-utérines, dix séances d'imagerie in vivo et dix injections intramusculaires de prostaglandine, dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. La semence, conservée dans des milieux enrichis en antioxydants végétaux, est déposée au fond de la corne utérine, pour améliorer la fertilité de l'âne Grand Noir du Berry, une race qui compte moins de dix baudets reproducteurs. Le porteur présente ces gestes comme des "pratiques d'élevage" et écrit que les femelles, habituées, les vivent "sans stress". Déclarées réutilisées dans le champ structuré, elles retournent en élevage à la fin de chaque procédure selon la narration. Le porteur rattache le projet à "la sauvegarde de l'âne" sans dire combien de juments il inclut, ni pourquoi.

Objectifs

L'âne domestique est une espèce dont les effectifs sont en constante diminution, au point de mettre en péril certaines races locales. Les effectifs de certaines races ont atteint des seuils critiques qui ont justifié le stockage pérenne de semence congelée d'âne dans une cryobanque nationale. Il apparait cependant que cette semence congelée a une fertilité très faible (13 % de réussite), ce qui ne permet pas de produire des animaux en nombres suffisants pour assurer le renouvellement de l'espèce. L'insémination d'ânesses avec de la semence conservée sous forme liquide à 4°C (dans des conteneurs réfrigérés adaptés comme cela existe pour la semence équine) pourrait être une alternative à ce problème d'infertilité avec semence congelée. Toutefois la rareté des animaux entraine leur dispersion sur le territoire national et cela nécessite une distribution de la semence sur de grandes distances pour atteindre les élevages et les femelles à inséminer. La population de l'âne de race Grand Noir du Berry s'étend jusqu'en Belgique et au Luxembourg sans connexion entre les élevages. Le nombre extrêmement faible de baudets en activité de reproduction (moins de 10 individus) et leur dispersion géographique pose problème à la survie de la race. Le délai actuel d'utilisation de la semence d'âne, limité à quelques heures après la collecte de la semence sous peine de chute de fertilité, est un frein important à cette diffusion du patrimoine génétique. Etant donné les effectifs très réduits au niveau de chaque région, ceci augmente la consanguinité donc accélère la disparition de la race par baisse de fertilité et apparition d'anormalités génétiques. Il est donc nécessaire de trouver de nouvelles méthodes de conservation et d'insémination de la semence d'âne pour assurer une fertilité suffisante pour préserver la race Grand Noir du Berry. Ce projet a pour objectifs : - concevoir des méthodes de conservation et congélation de la semence mieux adaptées à l'âne par l'utilisation de milieux enrichis en antioxydants naturels d'origine végétale, - optimiser la fertilité par insémination dite profonde, c'est à dire par dépôt de la semence congelée/conservée dans l'extrémité de la corne utérine.

Bénéfices attendus

Le projet vise à la mise au point d'une méthode de conservation / insémination de la semence pour améliorer la fertilité de l'âne et contribuer à la sauvegarde de races asines en péril. L'objectif est d'aboutir à un protocole technique recommandé pour une fertilité optimale.

Procédures

Les animaux seront soumis à une insémination intra-utérine et une imagerie in vivo au rythme de 5 interventions par an pendant 2 ans ainsi qu'à une injection intramusculaire de prostaglandine par acte d'imagerie. L'acte d'insemination prend en moyenne 5mm, l'imagerie dure en moyenne 8mm et l'acte d'injection de prostanglandine dure 1 seconde. Le total des actes seront repetés 10 fois en 2 ans.

Impact sur les animaux

Les pratiques expérimentales de ce projet sont des pratiques d’élevage. L'injection intramusculaire de prostaglandine peut entrainer une légère douleur sur le site d'injection.

Devenir

Tous les animaux retournent en élevage à la fin de chaque procédure car tous les gestes effectués sont réalisés par des techniciens expérimentés et sont régulierement utilisés en élevage equin.

Remplacement

Le transit des spermatozoïdes est le résultat de la mobilité des spermatozoïdes et des contractions des différents compartiments du tractus génital femelle. Il n’existe pas de méthode ou d’outil permettant simuler le transit des spermatozoïdes dans le tractus génital femelle.

Réduction

Les effectifs des lots d'animaux ont été calculés afin d'obtenir des résultats statistiquement significatifs avec un nombre minimum d'animaux. En particulier, nous avons mis au point un protocole de double coloration de la semence qui permet d'imager et de comparer une condition contrôle et une condition traitée chez la meme femelle. Ainsi nous divisons par 2 le nombre d'animaux nécessaires et nous augmentons tres fortement la puissance de l'analyse statistique car chaque animal est son propre contrôle. Nous utiliserons des tests statistiques pour comparer le nombre de spermatozoïdes dans chaque compartiment du tractus génital femelle (vagin, cervix, corps utérin, bas de corne utérine, haut de corne utérine). Nous analyserons les paramètres quantitifs de la mobilité des spermatozoïdes dans chacune des régions (% de spermatozoïdes mobiles et progressifs, vitesse de déplacement).

Raffinement

Notre procédure sera raffinée, minimisant les interventions. Les juments/ânesses seront logées en bâtiment conventionnel sur aire paillée avec accès au pâturage, en visibilité et contact des congénères pour rendre le plus agréable possible leur environnement expérimental pendant toute la durée du projet. Les animaux voient plusieurs fois par jours les animaliers et les expérimentateurs qui surveillent attentivement leur comportement. L’enrichissement du milieu est assuré par des brosses, des jeux, des bouts de bois à ronger. Les animaliers ont suivi une formation à la manipulation éthologique des animaux : les animaux sont habitués aux différentes procédures et les vivent sans stress. Les animaux recevront une récompense (pomme, carotte) après chaque acte d 'imagerie.

Choix des espèces

Le projet porte sur la sauvegarde de l’âne. Les animaux , juments et anesses, seront adultes et cycliques.

  • Conservation des espèces
  • Recherche fondamentale
    • Système urogénital
Équidés : 25
Souffrances
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25 chevaux, juments et étalons, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis rendus au troupeau expérimental de l'établissement. Les juments subissent des échographies transrectales quotidiennes, des inséminations, des injections répétées pour induire l'ovulation et lyser le corps jaune, puis jusqu'à quatre collectes d'embryons par lavage utérin, l'injection de prostaglandines pouvant provoquer des coliques. L'objectif est commercial, comparer un milieu de congélation "maison" à des milieux vendus dans le commerce pour développer la vente d'embryons équins à l'international. Le porteur affirme qu'il n'est "pas possible" de remplacer le recours à des chevaux vivants pour valider ces milieux.

Objectifs

La France est leader européen pour la collecte et le transfert d’embryons équins produits in vivo (> 1000/an). Le transfert d’embryon nécessite une synchronisation des cycles entre les juments donneuse et receveuse pour optimiser les chances de réussite. Cette contrainte impose aux centres de transfert de disposer d’un troupeau de receveuses assez grand. A l’heure actuelle, il est possible de différer le transfert de la collecte dans un délai maximum de 24 heures, grâce à la réfrigération des embryons. Celle-ci ne permet cependant pas les échanges vers les pays éloignés. Pour différer complètement dans le temps et l'espace la collecte du transfert, il faut passer par une étape de congélation de l'embryon. Les intérêts de la vitrification pour la filière sont nombreux et sur ce point, la France est moins avancée que ses voisins Européens. Parmi ces intérêts, on peut citer la cryoconservation des races équines et asines en voie d'extinction. Le marché actuel de l'embryon équin congelé concerne essentiellement les embryons produits in vitro mais les professionnels de la filière attendent une technique fiable et répétable pour pouvoir congeler des embryons équins produits in vivo. En effet, jusqu'à présent les taux de gestation après décongélation et transfert d'embryons obtenus in vivo et cryoconservés varient entre 15% et 50% en fonction des années sans que l'on puisse expliquer en totalité les causes des échecs qui sont sans doute multifactoriels. Le contrôle qualité, les certifications, sont, comme le bien-être animal, de plus en plus important dans la vie actuelle. Le projet de 2018 a permis de valider l'utilisation de paillettes haute sécurité pour la vitrification des embryons équins. Jusqu'à présent, nous utilisons un milieu de vitrification fabriqué "maison" avec tous les aléas que cela peut représenter : pesées plus ou moins précises, dilution des poudres pesées, exactitude des prélèvements pipettes, pas de mesure de l'osmolarité du milieu, utilisation de serum de veau. L'existence de milieux commerciaux, certifiés nous pousse à vouloir les tester sur les embryons équins. L’objectif de notre projet est donc de comparer notre milieu "maison" avec plusieurs milieux commerciaux prêt à l'emploi pour la vitrification d'embryons équins. Ainsi nous pourrons proposer à la filière un protocole optimal, avec un milieu stable, répétable et facile à utiliser pour la vitrification des embryons équins tout en garantissant une sécurité sanitaire.

Bénéfices attendus

Les applications pratiques pour la filière équine et notamment la filière sport seraient de pouvoir disposer d'un protocole de vitrification donnant des taux de survie après décongélation et transfert identiques à ceux trouvés dans la littérature (au-delà de 70%) tout en garantissant la sécurité sanitaire des embryons lors de leur stockage et échange à l'internationnal. Le fait de pouvoir utiliser un milieu commercial, prêt à l'emploi faciliterait l'accès pour un centre à la technique de vitrification et pour un client lui garantirait l'utilisation d'un milieu certifié. Les connaissances qui seront acquises à la fin de ce projet, pourront être transposées aux espèces menacées de disparition (équines et asines). Un des bénéfices attendus de ce projet est de rendre possible le passage du col de l'utérus chez l'ânesse et les ponettes grâce à l'utilisation de la pince de Wilsher lors du transfert. En effet, lors d'un transfert, le franchissement du col doit être effectué de façon très fluide sans manipulation à l'intérieur du col pour guider le cathéter de transfert. C'est tout l'intérêt de la pince puisqu'elle permet de rendre rectiligne le col en tirant légérement vers l'extérieur. Ainsi le cathéter contenant l'embryon rentre sans manipulation jusque dans l'utérus ce qui évite la décharge de prostaglandines qui mettrait à mal la future gestation. Cette pince a un autre atout qui est sanitaire puisque son utilisation évite de rentrer un bras et donc potentiellement des germes dans le vagin.

Procédures

Echographies ovarienne et utérine par voie transrectale (3 minutes par examen, examen quotidien du début des chaleurs jusqu'à l'ovulation) Insémination par voie transcervicale (1 minute, sur 4 cycles par jument) Injection sous cutanée pour l'induction d'ovulation (5 secondes, 4 fois par jument) Injection intramusculaire pour lyser le corps jaune (5 secondes, 4 fois par jument) Collecte d'embryon par lavage utérin par voie transcervicale (15 minutes, 4 fois maximum par jument)

Impact sur les animaux

L'injection intramusculaire de prostaglandines peut provoquer une sudation transitoire occasionnelement accompagnée de douleurs spamsodiques de l'utérus. Ces effets sont généralement obersvés dans les 15 minutes suivant l'injection sous la forme de coliques, et très facilement contrôlables via l'administration d'un médicament antalgique et antispasmodique. Les échographies sont réalisées par introduction de la sonde dans le rectum : une gêne temporaire peut donc être occasionnée. L'injection pour induire l'ovulation peut générer une douleur transitoire au site d'injection. Les collectes d'embryons peuvent occasionner un stress et de l'inconfort qui peut se visualiser par une oreille dirigée vers l'arrière, des yeux grands ouverts ou encore les nasaux dilatés. Dans ce cas, le responsable du protocole décidera de réaliser une légère sédation.

Devenir

Un retour au sein du troupeau expérimental de l'établissement utilisateur est prévu en fin de protocole

Remplacement

L'objectif étant de valider un milieu de vitrification des embryons équins, il n'est pas possible de REMPLACER l'utilisation d'individus vivants de l'espèce de destination (cheval).

Réduction

L'objectif étant de disposer de 40 embryons à vitrifier (10 embryons par lot testé), l'utilisation de 25 juments correspond à l'effectif minimal permettant d'atteindre cet objectif sur le temps qui nous est imparti (avril-juillet). La fertilité par chaleur en utlisant de la semence fraîche est d'environ 70%. Le taux de collecte d'embryon moyen est d'environ 60%. Statistiquement il nous faudra donc 4 cylces exploités/jument pour obtenir nos 40 embryons. Nous pouvons obtenir des embryons surnuméraires avec les juments qui auront fait plusieurs ovulation sur la même chaleur. Pour REDUIRE les effectifs, dès que les 40 embryons seront obtenus, les procédures stopperont. Il n'est pas prévu d'étude statistique sur cette partie du projet. Les statistiques seront réalisés sur la partie de l'étude impliquant les transferts et donc la survenue ou non de gestation en fonction du milieu de vitrification utilisée. Nous testerons l'hypothèse de non-infériorité des milieux commerciaux par rapport au milieu "home made" sur la survenue d'une gestation après décongélation et transfert d'embryon. Nous utiliserons pour cela le test du Khi2.

Raffinement

Notre procédure sera RAFFINEE, minimisant les interventions. Au début de l'expérimentation, les juments seront logées en stabulation et nourries avec du foin. Dès que les conditions climatiques le permettront, elles seront mises à l'herbe. Les étalons sont logés en boxes sur paille avec accès au pâturage. Les animaux ont une visibilité avec les autres congénères pour rendre plus agréable possible leur séjour durant les expérimentations. Dans la mesure du possible, toutes les procédures seront réalisées en présence d'un ou plusieurs congénères afin de limiter le niveau de stress chez cette espèce sociale. Les animaux utilisés pour ce protocole sont parfaitement habitués aux examens et manipulations qui leur seront imposés (examen gynécologique, insémination artificielle, collecte d'embryon par lavage utérin, injections intramusculaire et sous cutanée). Les animaux seront manipulés par leurs soigneurs habituels pour limiter le stress au strict minimum. Des points limites ont été mis en place pour les procédures. Nous pourrons avoir potentiellement recours à l'utilisation d'antalgique et sédatif afin de garantir le bien être des juments pendant les procédures.

Choix des espèces

Le projet proposé est sur l'espèce équine car c'est pour cette espèce que nous voulons améliorer les techniques de cryoconservation et de transfert d'embryons. Cette espèce présente plusieurs caractéristiques qui lui sont propres : présence de la capsule sur les embryons produits in vivo qui limite l'entrée des cryoprotecteurs avant vitrification, grande taille des embryons à 7 ou 8 jours post ovulation qui induit la formation de cristaux lors de la descente en température si le liquide blastoceolique n'est pas aspiré avant vitrification. Pour améliorer les protocoles de vitrification nous ne pouvons donc pas utiliser un autre modèle expérimental. Les animaux utilisés seront tous adultes et pubères puisqu'il faut qu'ils soient capables de se reproduire.

  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système urogénital
Équidés : 150
Souffrances
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Devenir
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150 équidés vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, tous gardés en vie et réutilisés pour d'autres protocoles. Les ponettes servent de donneuses ou de receveuses d'embryons, avec injections d'un inducteur d'ovulation, échographies rectales, collectes et transferts d'embryons sous sédation, pour comparer des milieux de congélation et former l'équipe au transfert. Le porteur décrit une gêne temporaire lors du cathétérisme du col et une douleur transitoire aux injections. Il affirme que la production d'embryons in vitro n'est pas opérationnelle chez cette espèce et présente les retombées surtout comme un service à la filière équine et, à terme, aux ânes.

Objectifs

Ce projet comporte 3 objectifs: - La formation de l’équipe équine au transfert d’embryon. Le franchissement du col de l'uterus doit être effectué de façon très fluide sans manipulation à l'intérieur du col pour guider le cathéter de transfert. - Définir le milieu de vitrification des embryons le mieux adapté: nous comparerons 3 milieux commerciaux. Tous les milieux contiennent comme cryoprotecteurs de l'éthylène glycol (EG) et du DiMéthylSulfOxide (DMSO). Les embryons seront collectés sur des juments de selle en dehors de notre etablissement. - Les décongélations et transferts d'embryons seront réalisées dans notre etablissement.

Bénéfices attendus

Les connaissances qui seront acquises à la fin de ce projet apporteront des solutions innovantes à la filière équine en reproduction equine. Nos resultats et ces nouvelles techniques pourront etre transposés aux especes menacées de disparition comme les anes. En effet Le col de l'utérus de l'ânesse a la particularité d'être long et étroit. Cet élément constitue un frein au cathétérisme. Un des effets positifs attendu est donc de rendre possible le cathétérisme du col chez la jument mais aussi chez l’anesse.

Procédures

Les animaux dits "donneurs", auront une injection sous cutanée d'un inducteur d'ovulation et une collecte d'embryon. Les animaux dits"receveurs", auront une injection de sédation avec un antalgique et un anti inflammatoire, du gel anesthésiant au niveau du cervix et un transfert d'embryon. Il faut compter 10 secondes pour faire une injection et 20 minutes pour réaliser la collecte d'embryon. Il faut également 20 minutes pour réaliser un transfert.

Impact sur les animaux

Les pratiques expérimentales de ce projet sont des pratiques d’élevage réalisées en routine et n’incluent pas de chirurgie. Dans le cas éventuel de stress liés à la manipulation, indiqués par une oreille dirigée vers l’arrière, des yeux grands ouverts ou encore les naseaux dilatés, le responsable de l'équipe équine décidera de réaliser une légère sédation. Les échographies sont réalisées par introduction de la sonde dans le rectum : une gêne temporaire est donc occasionnée. L’injection pour induire l’ovulation génère une douleur transitoire au site d’injection. Lors du cathétérisme du col, l’introduction du spéculum et la préhension du col induisent une gête temporaire.

Devenir

Tout les animaux sont gardés en vie et réutilisé pour d'autres protocoles après examens vétérinaires.

Remplacement

Nous ne pouvons pas remplacer l’utilisation des ponettes, par un autre modèle et la production d’embryons in vitro n’est pas opérationnelle dans cette espèce.

Réduction

L’étude sera réalisée en 2023 sur 20 embryons de ponettes pour que les techniciens se forment à la technique de la pince WILSHER. Comme actuellement, le taux de collecte d’embryons de ponettes est de 50 % après induction de l’ovulation, nous aurons besoin de 40 cycles oestriens de ponettes. Le transfert d’embryon nécessite une synchronisation des cycles entre la donneuse et la receveuse pour optimiser les chances de reussite. C ‘est pourquoi pour une donneuse il est recommandé de prevoir deux receveuses soit un besoin de 80 cycles de receveuses. L’etude en 2024 utilisera 30 ponettes receveuses, la congélation des embryons permettant de déplacer, dans le temps et dans l’espace, le moment de la transplantation de l'embryon dans la jument receveuse Nous REDUISONS les effectifs à expérimenter en utilisant la procédure d’induction de l’ovulation.

Raffinement

Notre procédure sera raffinée, minimisant les interventions. De plus, les juments seront logées en bâtiment conventionnel sur aire paillée avec accès au pâturage, en visibilité et contact des congénères pour rendre le plus agréable possible leur séjour durant les expérimentations. Les ponettes voient plusieurs fois par jours les animaliers et les expérimentateurs qui surveillent de près leur comportement. L’enrichissement du milieu est assuré par des brosses, des jeux, des bouts de bois à ronger. Les animaliers ont suivi une formation à la manipulation éthologique des animaux : les animaux sont habitués aux différentes procédures et les vivent sans stress. Avant l’intervention, une sédation est systématiquement réalisée avant les transferts d’embryons, en plus de l’administration d’un analgésique et d’un anti-inflammatoire non stéroïdien permettant de limiter la production de prostaglandines. Avant le transfert, un gel anesthesiant pourra etre déposé localement au niveau du col afin de faciliter le transfert.

Choix des espèces

Le but de l’expérience est d’améliorer le transfert d’embryon et la cryoconservation des embryons équins, il est donc nécessaire d’avoir des ponettes donneuses et receveuses d’embryons pour réaliser ce projet. De même en 2024, pour valider notre technique, il faut pouvoir évaluer la qualité de l’embryon après décongélation. Pour cela, le meilleur test est de réimplanter des embryons dans une femelle receveuse. Le travail proposé est sur l’espèce equine, car c’est pour elle que nous voulons améliorer les techniques de cryoconservation et de transfert des embryons. Or, l’espèce a ses propres particularités : les embryons équins ont la particularité de présenter une capsule et d’avoir un très grand diamètre dès 7 à 8 jours post ovulation. Il paraît donc difficile, voire impossible de choisir un autre modèle pour répondre à la question. Les animaux utilisés seront tous pubères, puisqu'il faut qu'ils soient capables de se reproduire.