Équidés
Etude ex vivo de l’effet de deux produits à base d’algue sur la modulation de la réponse immunitaire chez le cheval
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
3 chevaux vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis réutilisés sans mise à mort. Ils subissent des prélèvements sanguins sur animal vigile, un cheval une fois et deux autres à deux reprises, pour tester ex vivo l'effet de deux produits à base d'algues sur leur réponse immunitaire. Le porteur indique une légère gêne passagère au moment de la piqûre. Il présente l'essai ex vivo comme un remplacement d'un essai in vivo, tout en jugeant trois chevaux donneurs "nécessaires" faute de pouvoir synthétiser les cellules sanguines équines.
Objectifs
Ce projet a pour objectif premier d'évaluer ex vivo l'effet des métabolites produits par l'écosystème fécal équin mis en contact avec deux produits à base d'algues sur la modulation de la réponse immunitaire du cheval. Il visera aussi à évaluer l'effet dose des deux produits testés (deux doses testées par produit).
Bénéfices attendus
Ce projet pourra permettre de mieux comprendre l'effet de la spiruline chez le cheval pour le maintien d'un bon équilibre intestinale et la prévention des maladies digestives et inflammatoires. Il permettra aussi de mieux cibler la dose nécessaire à utiliser pour répondre à ces objectifs.
Procédures
Les chevaux seront soumis à des prélèvements sanguins. Un cheval sera prélevé une fois, et les deux autres seront prélevés deux fois à au moins trois semaines d'intervalle. Ces prélèvements s'effectuent sur animal vigile et ne durent que quelques minutes.
Impact sur les animaux
Les chevaux pourront éprouver une légère gène passagère au moment de l'introduction de l'aiguille dans la veine, mais celle-ci ne devrait pas durer plus de quelques minutes.
Devenir
Il n'est pas attendu de dommage pour les animaux impliqués dans ce projet avec une procédure courte et indolore, ils pourront donc être réutilisés sans effet cumulatif.
Remplacement
Cet essai étant mené ex vivo, il permet le remplacement d'un essai in vivo. Cependant, trois animaux sont tout de même nécessaires pour obtenir du sang, car il n'est pas possible de remplacer les PBMC extraites du sang équin par des molécules de synthèse.
Réduction
Cet essai mené ex vivo permet d'utiliser un nombre réduit d'animaux plutôt que de mener un essai in vivo qui nécessiterait une cohorte plus importante. Etant donné les variations inter-individuelles des cellules sanguines des chevaux, trois chevaux représentent un minimum de donneurs nécessaires pour obtenir des résultats fiables.
Raffinement
Le cheval étant un herbivore, les trois animaux de l'étude seront nourris avec du foin de manière à couvrir leurs besoins en énergie. De plus, ils seront sortis tous les jours au paddock en groupe, afin de répondre à leurs besoins grégaires.
Choix des espèces
L’essai doit nécessairement être conduit avec des chevaux car il s’agit de l’espèce cible de ces produits. Les chevaux utilisés sont tous adultes (entre 6 et 9 ans au début de l'essai) car c'est le stade physiologique ciblé par l'étude.
Essai de masque de protection respiratoire chez le cheval
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
10 chevaux vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis réutilisés ensuite pour l'enseignement de la médecine vétérinaire. Ils portent un masque filtrant et marchent quinze minutes pendant qu'on mesure leur saturation en oxygène, pour tester un dispositif commercial destiné aux rassemblements de chevaux en compétition. Le porteur indique que le masque peut provoquer un stress ou une hypoxie transitoire réduisant les performances sportives, et que les prises de sang peuvent laisser un hématome. Il justifie le recours à cette espèce par le fait que le masque est conçu pour les chevaux.
Objectifs
Un masque de protection respiratoire adapté aux chevaux a été développé par une entreprise spécialisée. Il consiste à l'adjonction d'un média filtrant à un masque qui ressemble aux paniers qui sont utilisés pour la mise à jeun des chevaux. Il est destiné à être mis en place chez les chevaux qui sont rassemblés pour les grandes compétitions équestres. Suite à la dernière grande épizootie provoquée par la contamination de chevaux rassemblés en Espange, par le virus de la Rhino Pneumonie Equine EHV4, Toute la filière du sport équestre fsouhaite mettre en place des procédures pour éviter la contagion. Ce masque a montré son efficacité lors de tests in vitro. Il faut désormais l'essayer sur des chevaux en situation. Ainsi, nous pourrons voir si les chevaux supportent bien le port de cet appareil. En outre, comme il est porté par des chevaux qui vont ensuite être engagés dans une compétition, il faudra réaliser des mesures pour évaluer si le port du masque est susceptible de réduire les performaces sportives des chevaux. C'est pourquoi le test consiste à faire marcher le cheval pendant 15 minutes, et de mesure la saturation sanguine en oxygène pour évaluer une éventuelle hypoxie induite.
Bénéfices attendus
Nous attendons de ce projet qu'il nous permette de disposer rapidement d'un masque de protection pour chevaux qui sera utilisé lors des rassemblement de chevaux pour les compétitions.
Procédures
Le port du masque peut provoquer une intolérance chez le cheval, qui peut montrer ainsi des signes de stress. Si la filtration est trop forte, le masque pourrait induire une hypoxie transitoire qui pourrait réduire les performances sportives du cheval.
Impact sur les animaux
On peut ainsi s'attendre, surtout à des manifestations comportementales du stress. Les prises de sang peuvent éventuellement, si elles sont manquées, amener un hématome.
Devenir
A l'issue de la procédure, les chevaux seront conservés. Ils seront réutilisés régulièrement, uniquement pour des procédures de niveau de gravité léger à modéré, pour l'enseignement de la médecine vétérinaire.
Remplacement
Le masque a déjà été testé avec des appareils de mesure des flux d'air. Il faut désormais tester sa tolérance, en évaluant le comportement d'un cheval.
Réduction
Nous n'utilisons que 10 chevaux, pour pouvoir réaliser des mesures sur des grilles de score avec un suivi de moyenne et écart type.
Raffinement
La procédure est très légère. Elle est menée dans une installation spécialisée, qui est un hôpital pour chevaux, et par du personnel très habitué aux chevaux. Ils n'utiliseront les chevaux que dans le calme le plus complet, dès que le cheval est bien serein.
Choix des espèces
Le masque qui est l'objet de l'essai est un masque pour chevaux, c'est pourquoi nous devons utiliser cette espèce pour réaliser le test. Adultes
Épidémiologie descriptive et biocontrôle des mouches gastérophiles dans un contexte de réduction de l’usage des traitements chimiques
- Recherche appliquée
- Maladies animales
Pour repérer à leur odeur les chevaux porteurs de larves de mouches gastérophiles, parasites de l'estomac, 100 équidés vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis tous gardés en vie pour être réutilisés. Trois fois dans l'année, chaque cheval subit un prélèvement de matières fécales dans le rectum et une gastroscopie sous sédation, la sonde passant de la narine à l'estomac après 24 heures de jeûne. Une fois par an, après un vermifuge, il reste 96 heures isolé de son groupe dans un box sans paille, sur des tapis de mousse, avec une sortie quotidienne en paddock, pendant que l'équipe compte les larves qu'il expulse. Le porteur range l'ensemble parmi des "actes d'élevage couramment utilisés" et promet des "solutions innovantes à la filière équine".
Objectifs
Par manque de diagnostic spécifique et efficace, le contrôle des endoparasites des chevaux se fait en utilisant des antiparasitaires de synthèse en routine et sans évaluation préalable. Cette utilisation non raisonnée des vermifuges sélectionne des isolats parasitaires résistants. De plus, les résidus de ces traitements sont relargués dans l’environnement et constituent une source importante de pollution. Une réduction de leur usage est donc souhaitable mais il n'existe pas de solutions alternatives de contrôle pour la gestion de ces mouches. Ces mouches sont responsables d'ulcères de l'estomac des chevaux. Pour mieux raisonner les usages, nous proposons d’associer le statut physiologique et parasitaire de l’hôte à la signature odorante des équidés. Les composés odorants isolés permettront d’identifier les animaux ayant un besoin de traitement ou de mettre en place des stratégies de piégeage des mouches dans les prairies.
Bénéfices attendus
Les connaissances qui seront acquises à la fin de ce projet seront très originales et apporteront des solutions innovantes à la filière équine en santé animale. L’innovation de notre projet et notre ambition sont d’établir les bases pour un diagnostic du parasitisme grâce aux odeurs émises par les équidés parasités. Nos résultats combleront également l’ignorance sur des sujets comme les interactions de la faune gastrointestinale des équidés et proposeront des mesures concrètes pour évaluer le parasitisme. Jusqu’à présent, le problème émergent des gastérophiles restait invisible grâce à leur traitement opportuniste en même temps que le traitement des nématodes gastrointestinaux. Ainsi, nous n’avions à disposition aucun moyen diagnostique du problème. Le suivi du changement des odeurs lorsqu’un animal est parasité aidera aussi à définir de nouveaux seuils de parasitisme acceptables pour le bien-être animal. Cette nouvelle approche de gestion du parasitisme se veut adaptée à l’état physiologique de l’animal et à ses besoins de traitement. Ceci nous permettra de limiter l’utilisation de molécules chimiques. Dans le cadre du concept One Health, notre équipe proposera des nouvelles molécules naturelles, issues de la chimiosensation des parasites (habilité de détecter des molécules présentes dans l’environnement et pour la plupart impliquées dans des fonctions vitales pour l’organisme), qui viendront appuyer les efforts pour le développement de moyens de lutte plus respectueux de l’environnement et du bien-être animal. Ces stratégies alternatives de lutte ne sont pas incompatibles avec les traitements actuels et aideront à diminuer progressivement les traitements pharmacologiques.
Procédures
Les animaux seront soumis à des gastroscopies sous sédation (intervention de 20 min) et des prélèvements de matière fécale intra-rectale. Chaque acte sera effectuée 3 fois dans l'année pour chaque animal.
Impact sur les animaux
Les actes prévus par ce projet sont des actes d’élevage couramment utilisés (coproscopies, vermifugations, gastroscopies, tonte). Les effets indésirables pour les animaux pourraient venir des gastroscopies qui nous obligent de maintenir à jeun les chevaux pendant 24 heures. Les animaux sont ensuite sédatés pour pouvoir passer la sonde du gastroscope de la narine jusqu’à leur estomac. Avec la sédation nous essayons de minimiser les effets désagréables de l’endoscopie mais dans aucun cas ce protocole n’engendre un danger pour la santé de l’animal. Un autre effet désagréable pour les animaux est le maintien pendant 96h dans des boxes lors du comptage des larves de gastérophiles excrétées suite à la vermifugation. Des tapis en mousse sont fournies aux chevaux pour minimiser leur inconfort. L’inconfort peut venir de l’isolement de l’individu de son groupe et le manque de paillage au sol. Cette procédure ne se produit qu’une fois par an pour chaque cheval impliqué mais elle est nécessaire pour avoir le nombre exact de larves présentes dans l’estomac de chaque animal avant la vermifugation et établir ainsi la charge parasitaire qui caractérise chaque individu. L’animal a du foin ad libitum et il est sorti dans un paddock sablé tous les jours durant le protocole. Il voit plusieurs fois par jours les animaliers et les expérimentateurs qui surveillent de près son comportement.
Devenir
Les interventions réalisées dans ce projet correspondent à des actes d'élevage couramment utilisés, qui ne remettent pas en cause le bien-être ou la santé de l'animal.
Remplacement
Il n’existe pas à l’heure actuelle de modèle alternatif de maintien du cycle d’infestation des gastérophiles in vitro. De plus, nos activités consiste à évaluer la charge parasitaire des animaux en lien avec différentts modes de lutte, ce qui n’est pas possible sans animaux.
Réduction
Le nombre d’animaux est réduit au minimum nécessaire pour mettre en évidence les effets recherchés. En revanche, chaque période de vermifugation recquiert des chevaux différents.
Raffinement
Suite à la vermifugation les animaux seront maintenus dans des boxes tapissés avec des tapis en mousse pour réduire leur inconfort dû à l’absence de paillage. Des visites régulières (toutes les heures durant la journée et une fois dans la nuit) seront effectuée par les animaliers pour surveiller le comportement des animaux et détecter d’éventuels signes de stress accru. La gastroscopies sont réalisées après sédation par deux vétérinaires spécialistes en médecine équine, référents pour le troupeau de l'établissement utilisateur.
Choix des espèces
Les gastérophiles sont des parasites inféodés aux chevaux. Notre projet porte sur toutes les classes d'âge rencontrées en élevage.
A_OI_22001 Production de plasma hyper immuns Vipères d’Europe
- Production de routine
- Tests réglementaires
4 chevaux vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, puis proposés à l'adoption une fois réformés. Ils reçoivent onze injections de venin de vipère additionné d'adjuvant sur 147 jours, puis des prélèvements sanguins répétés par cycles jusqu'à la baisse de leur taux d'anticorps, pour produire le plasma servant à fabriquer un antivenin. Le porteur décrit des masses inflammatoires et des abcès aux points d'injection, parfois des plaies avec écoulement, et une gêne de la mobilité de l'encolure. Il affirme qu'aucun antivenin ne peut être produit sans animal et présente les anticorps polyclonaux du cheval comme les plus efficaces.
Objectifs
Chaque année dans le monde, de nombreuses personnes décèdent où souffrent de lésions irréversibles suite à une morsure de serpent venimeux. C’est également le cas en Europe où les vipères d’Europe enveniment à des degrés divers environ 1000 personnes. Dans le cadre de la production de spécialités antivenimeuses ciblant les envenimations de Vipères d’Europe, l’obtention d’anticorps spécifiques est indispensable. Afin de produire ces anticorps, des chevaux sont immunisés de manière répétée dans le but d’obtenir une quantité élevée d’anticorps dans leur sang. L’immunisation est réalisée par des injections d’antigènes constitués de venins et d’adjuvants. A l’issue de la phase d’immunisation, des prélèvements sanguins sont réalisés sur les chevaux.
Bénéfices attendus
Le bénéfice escompté est de s’assurer de la fourniture de Viperfav qui est la seule spécialité antivenimeuse avec autorisation de mise sur le marché (AMM) en France. Ce produit est plus largement utilisé en Europe, en fonction des besoins. Il n’existe aucune spécialité antivenimeuse ne faisant pas appel à l’animal pour la production d’immunoglobulines, les anticorps polyclonaux sont très efficaces pour la lutte contre les envenimations.
Procédures
4 chevaux reçoivent des injections de venin à dose croissante afin de solliciter leur réponse immunitaire. Ils sont ensuite prélevés régulièrement (production de plasma). Leur immunité est conservée par injections de solution de venin, entre chaque cycle de prélèvement. Hyper immunisation: Cette phase se déroule durant 147 jours. Les chevaux reçoivent 11 injections à J0, J50, J71, J85, J97, J104, J111, J118, J132, J139, J147 de solution de venins de serpent, additionnée, lors des 3 premières injections, d’un excipient huileux minéral (EHM). Ces injections durent 15 seconde chacune Production : Cette phase débute juste après la phase d’hyper-immunisation. Les chevaux sont prélevés et immunisés sur un cycle de 4 semaines qui se répète jusqu’à la réforme du cheval. Les chevaux « anti-vipères d’Europe » produisent uniquement durant 7 cycles car le titre en anticorps baisse significativement au-delà. Chaque prélèvement dure 20 minutes.
Impact sur les animaux
Les signes cliniques attendus sont la formation de masses inflammatoires au point d’injection pouvant entrainer des abcès froids qui peuvent se résorber sans plaie, mais qui occasionnent parfois des plaies avec écoulement séreux ou purulent. Dans ce cas, des soins locaux sont dispensés. Plus rarement, on observe une gêne transitoire de la mobilité de l’encolure des animaux, dans ce cas, le vétérinaire décrit la conduite à tenir et peut suspendre un protocole provisoirement ou définitivement. Quel que soit le protocole, si un animal présente des signes cliniques non attendus, un examen clinique est réalisé par un vétérinaire. Celui-ci peut décider de réformer l’animal.
Devenir
A l’issue de la production, les chevaux réformés sont proposés à l’adoption. Une évaluation vétérinaire est toujours associée à cette décision.
Remplacement
L’état de la science ne permet pas aujourd’hui de produire des antivenimeux autrement que par le recours à l’animal. L’effet polyclonal est largement plébiscité car il agit avec un très large spectre face aux nombreuses protéines nocives des venins.
Réduction
Le nombre d’animaux a été réduit à un minimum grâce à une optimisation des volumes de plasma prélevés par animal. Les demandes commerciales et les titres des plasmas déterminent le niveau de production et par conséquent le nombre de chevaux producteurs.
Raffinement
Les chevaux sont hébergés en groupe. Les manipulations (injection ou prélèvement de sang) sont réalisées en présence de chevaux du même groupe, dans des installations spécifiques adaptées. Du sang total prélevé sont extraits les globules rouges. Lors des prélèvements sanguins des points limites sont mis en place afin de limiter les effets de l’hypovolémie en fonction du suivi du taux d’hématocrite de bilirubine sérique chez les chevaux producteurs. Ainsi, pour un taux d’hématocrite compris entre 40% et 20% les globules rouges peuvent être réinjectés En deçà de 30% pour le taux d’hématocrite et 35% pour le taux d’albumine des injections de vitamines B12 et de fer, des traitements hépato-protecteurs, ainsi que l’arrêt des prélèvements sont également mis en place. De plus, les pertes de plasmas sont compensées par une mise à disposition d’abreuvement à volonté.
Choix des espèces
Espèce 1 : Chevaux, ânes et croisements (Equidae) Les équidés représentent l’espèce de choix car leur gabarit leur confère un volume sanguin circulant élevé. Les volumes prélevés sont élevés, proportionnellement à ce volume sanguin, et leur capacité rapide à reconstituer ce stock en fait l’espèce de choix. C’est une espèce qui collabore bien avec l’homme et sensible au renforcement positif permettant d’améliorer cette collaboration. D’autre part, il n’existe que peu de zoonoses qui touchent les équidés sur le territoire français. Les animaux sont âgés d’au moins 3 ans. Il est nécessaire qu’ils aient achevé leur croissance et que leur système immunitaire soit mature.
Etude de l’impact d’une modification du microbiote du gros intestin par l’alimentation sur le métabolisme énergétique et la performance chez le cheval athlète
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
- Bien-être animal
24 chevaux de course vont être utilisés puis gardés à l'écurie, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils subissent des fouilles rectales, des prises de sang et deux tests d'effort sur piste, pour mesurer l'effet d'une ration plus riche en fibres sur leur microbiote intestinal et leur performance sportive. Le porteur indique une gêne passagère lors de la fouille et une douleur brève à la ponction jugulaire, et prévoit une sédation possible si le stress devient dangereux. Il affirme qu'aucun modèle in vitro ne peut remplacer le cheval pour ces mesures, l'objet de l'étude restant la performance des chevaux de course eux-mêmes.
Objectifs
D’une part, une première étude a mis en évidence une relation entre la capacité du microbiote du gros intestin du cheval à dégrader les fibres alimentaires (capacité fibrolytique) et la performance sportive chez le trotteur. D’autre part, il est fréquent dans les centres d’entraînement de chevaux de courses que les chevaux soient nourris avec un régime riche en céréales et en amidon qui, en quantité trop importante, peut être nuisible à l’activité fibrolytique du microbiote et donc à la santé de l’individu. L’alimentation peut donc être un levier pour le bien-être et la performance chez le cheval de course. La présente étude portera sur l’impact d’une modification de l’alimentation sur le microbiote du gros intestin, le métabolisme énergétique et la performance chez le jeune trotteur athlète. L’objectif de la présente étude est, après avoir confirmé la relation entre la capacité fibrolytique du microbiote du cheval et la performance sportive chez le trotteur, d’évaluer l’impact d’une modification du microbiote par l’alimentation sur le métabolisme énergétique et la performance chez le cheval athlète de haut niveau.
Bénéfices attendus
Une première étude menée par l’établissement utilisateur a démontré que les individus dont le microbiote était plus efficace à dégrader les fibres alimentaires avaient de meilleures performances à l’effort. Il est fréquent dans des centres d’entraînement de chevaux de courses que les animaux reçoivent un régime alimentaire riche en céréales (et donc riches en amidon). Cette quantité de céréales, lorsqu’elle est importante, peut être néfaste pour la santé digestive de l’animal et peut conduire à différentes maladies digestives à travers la diminution significative de la capacité de dégradation des fibres alimentaires par le microbiote. Dans cette étude, la modification de l’alimentation visera à réduire la quantité d’amidon apportée par la ration alimentaire en apportant un aliment riche en fibres, bénéfiques pour la santé digestive et potentiellement pour la performance sportive aux vues des résultats de l’étude précédente. Cette étude peut donc ouvrir de nouvelles perspectives de conduites alimentaires dans l’objectif de préserver l’intégrité digestive des chevaux de course en mettant en évidence l’importance des fibres alimentaires pour la performance sportive.
Procédures
Au cours du projet, les chevaux seront soumis à deux prélèvements de fèces et deux séries de trois prélèvement de sang séparaés de six semaines. Ces prélèvements s'effectuent sur animal vigile et ne durent que quelques minutes. Les chevaux réaliseront aussi deux tests d'effort sur piste séparés de six semaines. Ces tests dureront 30 à 45 minutes et leur intensité sera comparable à celle de leurs entrainements habituels.
Impact sur les animaux
Aucune nuisance ou effets indésirables majeurs ne sont attendus sur les animaux au cours de ce projet. La fouille rectale peut entrainer une gêne passagère qui cessera au moment du retrait du bras du manipulateur, et une douleur légère et passagère peut être éprouvée au moment de la ponction dans la veine jugulaire, mais celle-ci ne devrait pas durer plus de quelques minutes. Le test d’effort réalisé entraînera une forme de stress et un état de fatigue mais ne dépassera pas les intensités des entraînements réalisés quotidiennement.
Devenir
Il n'est pas attendu de dommage pour les animaux impliqués dans ce projet, ils pourront donc être réutilisés sans effet cumulatif. Les chevaux athlètes appartiennent à l'écurie de course où se déroulera le projet, ils y resteront à l'issu de celui-ci.
Remplacement
L’étude du microbiote du gros intestin équin nécessite le prélèvement de fèces qui permettent d’obtenir un échantillon microbien représentatif de celui présent dans le gros intestin du cheval. Le microbiote digestif étant complexe et spécifique à chaque espèce, il n'est pas possible de remplacer l'utilisation du cheval par un autre modèle ou par une étude in vitro. Il en va de même pour les tests d'effort qui reflètent les capacités physique et métabolique du cheval et pour lesquelles aucune alternative n'existe afin de mimer l'impact d'un test d'effort sur cette espèce. Aucun autre modèle ne permet de remplacer l'utilisation du cheval pour répondre aux objectifs de ce projet. Les tests d’effort et prises de sang reflètent les capacités physiques et métaboliques individuelles et aucune alternative autre qu’in-vivo n’existe afin de mimer l’impact d’un test d’effort.
Réduction
Un total de 24 animaux seront inclus dans ce projet, réparti en 2 groupes de 12 animaux. Ce nombre a été établi à l'aide de la fonction power.t.test du logiciel R et à partir des résultats obtenus lors d'un premier essai mesurant les mêmes paramètres sur un échantillon d'animaux conduit dans les mêmes conditions. La vitesse moyenne sur le dernier palier du test d’effort (paramètre clé de la performance) était de 42,7±1,14 km/h, la dégradation de la matière sèche in vitro était de 18,7±2,8 % et la concentration en acétate sanguin 5 min après le test d’effort était de 1,86±0,47 mmol/L de sang. Pour une puissance du test fixée à 80 % et une erreur de première espèce de 5 %, un nombre de 10 chevaux par lot, soit 20 chevaux pour l’étude est nécessaire pour mettre en avant des différences significatives sur les paramètres ci-dessus. Par sécurité 24 chevaux âgés de 2 ans, stationnés sur le même site d’entraînement, ayant la même conduite et ayant un niveau d’entraînement similaire seront inclus dans l’étude. La marge d’animaux sélectionnés (2 par lot) se justifie au travers du fait que certains animaux pourront être retirés de l’étude dans le cas d’une blessure entraînant l’arrêt de l’entraînement de l’animal au cours de l’étude. Dans le cas d’une maladie ou d’une blessure, et selon la médication utilisée, un animal pourra être exclu de l’étude du fait de l’impact du traitement sur le microbiote du gros intestin. En outre, l'activité fibrolytique du microbiote de chaque individu sera étudiée de manière in-vitro ce qui réduit significativement le nombre de prélèvements par fouille rectale par animal. Les résultats obtenus seront analysés avec la procédure Mixed de SAS avec le cheval en aléatoire et le régime et la période comme paramètres ainsi que la vitesse pour les tests d'effort.
Raffinement
Chaque animal aura été préalablement emmené dans la barre de fouille et manipulé à l’intérieur par le personnel de l’écurie afin de limiter le stress lors du prélèvement. La procédure pourra être répétée si des chevaux semblent stressés lors de la première habituation. Les chevaux étant des animaux grégaires, ils seront déplacés par lot de deux par le personnel de l’écurie lors des habituations et lors des prélèvements à la barre de fouille afin de limiter le stress pouvant être induit par la séparation d’avec les congénères. Si le stress provoqué devient trop dangereux pour l’animal et le manipulateur, une sédation pourra être réalisée par le vétérinaire. Une phase d’observation sera effectuée durant 30 minutes après la fouille rectale afin de vérifier le bon état de santé du cheval. Dans le cas où une sédation est réalisée, le cheval restera en observation avec un panier de mise à jeun dans un box à proximité de la stalle jusqu’à la disparition des effets de la sédation. De plus, du gel sera utilisé pour faciliter le passage. Les tests d'effort seront réalisés par le personnel de l'écurie auquel les chevaux sont habitués. Ainsi pour les chevaux les tests d'effort seront vécus comme un entrainement classique, et l'état de forme des chevaux sera suivi les jours suivants le test d’effort. Dans le cas où un animal se blesserait lors du test, il sera immédiatement arrêté et les soins nécessaires seront pratiqués. Le test d’effort pourra également être arrêté si la personne conduisant le test d’effort juge cela nécessaire.
Choix des espèces
L'étude porte sur la performance des chevaux athlètes, il est donc nécessaire de travailler sur des chevaux pour répondre aux objectifs du projet. Les animaux inclus dans cette étude seront tous âgés de deux ans afin de ne pas avoir un effet de l’âge sur les paramètres mesurés. De plus, les animaux inclus dans cette étude seront dans leur phase de pré-entraînement c’est-à-dire qu’ils n’auront pas encore participé à des courses. Ceci permettra d’établir de manière précoce si une relation existe entre le microbiote du gros intestin et la performance. En outre, un effet de l’entraînement sur le microbiote du gros intestin a pu être observé chez le cheval, chez l’humain et la souris. Ce choix de stade de développement permettra de réduire cet effet pour l’étude. Enfin, le jeune trotteur est la population cible de l'étude, il est donc logique de travailler avec de jeunes animaux.
Effet du régime alimentaire sur le microbiote intestinal, sa capacité à dégrader les fibres et les marqueurs de l’intégrité de la muqueuse intestinale chez le cheval senior
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
9 chevaux âgés vont être utilisés, réutilisés sans être tués, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils subissent six prélèvements de fèces et de sang sur quatre mois, sur animal vigile, dans le refuge qui les héberge. Le porteur étudie l'effet du régime alimentaire sur le microbiote intestinal du cheval âgé, des recommandations nutritionnelles renvoyées au long terme. Il affirme qu'aucun modèle ne reproduit ces interactions digestives et conclut qu'il n'est "pas possible" de remplacer l'animal vivant.
Objectifs
La population mondiale d’équidés âgés de plus de 20 ans augmente de plus en plus, or le bien-vieillir de cette population est une thématique récente pour laquelle peu de données sont disponibles. Ces dernières années, une baisse de diversité et une modification de la composition au sein du microbiote intestinale chez les équidés de plus de 20 ans ont été mises en évidence. De plus, l’environnement dans lequel vit ce microbiote est aussi modifié avec l’âge. Or, le cheval étant un herbivore, il obtient la majorité de son énergie grâce à la dégradation des fibres par ce microbiote intestinal. Si le microbiote et son environnement sont modifiés, il est possible que l’hôte ne puisse plus tirer bénéfice de la symbiose et perde de l’état. En partant de ce constat, il était important de voir si et dans quelles mesures, la fonction fibrolytique des chevaux seniors était affectée par rapport à celle des chevaux adultes. Les premiers résultats des études menées en 2022 dans le cadre de la thèse « bien-vieillir des équidés seniors » montrent que cette population dégrade aussi bien voire mieux les composés pariétaux complexes que les chevaux adultes. En revanche, il semblerait que la barrière intestinale des chevaux seniors ne soit plus intègre puisque certains acides gras volatiles sont moins bien absorbés (donc moins disponibles pour l’hôte) et certains composés bactériens (possiblement responsable d’inflammation) sont retrouvés dans le sang. L’alimentation étant un levier essentiel pour maintenir l’équilibre dans le gros intestin, l’objectif de ce projet est d’évaluer l’effet de différents régimes alimentaires sur le microbiote intestinal, sa capacité à dégrader les fibres et les paramètres de l’intégrité de la muqueuse intestinale. A long terme, cela pourra contribuer à la mise en place de recommandations nutritionnelles pour le cheval sénior.
Bénéfices attendus
La population d’équidés de plus de 20 ans étant grandissante depuis les années 2000, ce projet permettra de mieux comprendre les modifications liées à l’âge afin d’adapter les pratiques alimentaires pour promouvoir un vieillissement en bonne santé et pour favoriser l’état de bien-être des équidés séniors. A terme, il contribuera à la mise en place de recommandations nutritionnelles pour le cheval sénior.
Procédures
Au cours du projet, les chevaux seront soumis à six prélèvements de fèces et de sang répartis sur une durée de quatre mois et séparés chacun de 21 jours. Ces prélèvements s'effectuent sur animal vigile et ne durent que quelques minutes.
Impact sur les animaux
Un léger inconfort passager pourra être ressenti par les chevaux au moment des prélèvements, mais aucune douleur n'est attendue dans ce projet. Du gel est utilisé pour faciliter les prélèvements de fèces.
Devenir
Il n'est pas attendu de dommage pour les animaux impliqués dans ce projet, ils pourront donc être réutilisés sans effet cumulatif. Les chevaux sénior appartiennent au refuge qui continuera de les héberger pendant le projet, ils y resteront à l'issu de celui-ci.
Remplacement
Il n’existe actuellement pas de modèle permettant de reproduire la complexité des interactions entre composition et activité de l’écosystème digestif, paramètres digestifs, et paramètres sanguins et/ou fécaux de l’inflammation, ni de modèle permettant de mimer les phénomènes d’immunosénescence chez le cheval. Il n’est donc pas possible de remplacer l’utilisation d’animaux vivants dans cette étude.
Réduction
Les chevaux seront conduits de façon uniforme afin de minimiser les variations liées à l’environnement. Trois groupes de trois chevaux seront inclus dans cet essai mené selon un schéma en carré latin. Ce type de schéma permet de diminuer le nombre d'animaux utilisé au total, car chaque animal passe par les trois régimes alimentaire et est donc son propre témoin. Une étude statistique a permis de déterminer le plus petit nombre d'animaux a inclure dans chaque groupe tout en assurant la fiabilité des résultats. Une analyse statistique sera appliquée sur les résultats obtenus.
Raffinement
Les prélèvements de fèces et de sang ont lieu dans un travail adapté à la contention des chevaux pour éviter tout risque de blessure. De plus, du gel est appliqué pour les fouilles rectales afin de faciliter le passage. Les chevaux étant des animaux grégaires, ils sont sortis tous les jours au paddock en groupe. Ceci permet de respecter leur bien-être. De plus, au quotidien, le personnel animalier observe le comportement de chaque cheval matin et soir au moment de la distribution des repas afin de repérer les signes de mal-être ou de souffrance. Ces signes inhabituels sont immédiatement signalés au responsable de l’expérimentation. Les chevaux qui présenteraient des signes de mal-être ou de souffrance seront soignés et si jugé nécessaire par le vétérinaire traitant retirés de l’essai. Enfin, les chevaux seniors étant très sensibles aux changements (localisation, climat, etc.), pour préserver leur santé et leur bien-être, l’essai sera conduit dans leur refuge. Dans ces conditions, il est possible de s’affranchir du transport qui représente une source de stress et un risque non négligeable pour cette population.
Choix des espèces
L’essai doit nécessairement être conduit avec des chevaux car il s’agit de l’espèce cible de l'étude. Les chevaux inclus dans l'étude auront plus de 20 ans. Ils sont alors considérés comme sénior, ce qui est la population cible de l'étude. De plus, ces dernières années, une baisse de diversité et une modification de la composition au sein du microbiote intestinale chez les équidés de plus de 20 ans ont été mises en évidence.
A_RD_17031 Evaluation de la pharmacocinétique et de la pharmacodynamique de spécialités vétérinaires chez le cheval
- Recherche appliquée
- Maladies animales
200 équidés vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis réutilisés, gardés à l'élevage ou proposés à l'adoption après évaluation vétérinaire. Ils reçoivent des médicaments vétérinaires par voie orale ou par injection, parfois deux fois par jour pendant dix jours, puis sont observés et soumis à des prélèvements de sang, d'urine et de fèces pour établir des dossiers d'autorisation de mise sur le marché. Le porteur indique que peu d'effets indésirables sont attendus, tout au plus des signes cliniques de courte durée comme un abattement ou une gêne locomotrice. Il affirme qu'on "ne sait pas remplacer" les animaux pour obtenir des données de pharmacocinétique sur l'espèce cible.
Objectifs
Afin de commercialiser un nouveau médicament vétérinaire, un dépôt de dossier d’AMM est nécessaire. Celui-ci doit comporter des données techniques et scientifiques étayant la pharmacocinétique ou pharmacodynamique du médicament sur l’espèce cible.
Bénéfices attendus
Les bénéfices escomptés sont les gains sur la santé des chevaux et poneys qui recevront le candidat médicament testé une fois celui-ci mis sur le marché. Par exemple : lutte contre l’asthme chez des animaux en souffrant, à l’aide de la spécialité objet de l’essai en place.
Procédures
Les animaux reçoivent les médicaments testés par voie orale ou par injection (intramusculaire, intraveineuse, sous cutanée,…). Certains produits peuvent aussi être appliqués sur la peau ou tout autre partie de l’animal en fonction des cibles thérapeutiques. Les injections ont une durée de l’ordre de 30 secondes, alors que l’administration orale dure environ 10 minutes pour chaque animal : Pose de la sonde et administration du volume. L’administration des produits peut être prévue 1 seule fois, mais peut également être répétées afin de respecter les posologies prévues pour la spécialité. Par exemple 2 fois par jour sur 10 jours. Par la suite, les animaux sont observés : état général, examen clinique, examen neurologique, prise de température rectale,… L’observation d’un animal peut durer environ 10 minutes. Il peuvent aussi être prélevés (sang, urine, fèces,…) afin de quantifier la mise à disposition du produit dans le système circulant et son élimination. Les prélèvements de sang durent environ 30 secondes. Le prélèvement de fécès 1 minute. Pour les urines, un programme d’entrainement à uriner sur demande est mis en place avant l’étude afin d’obtenir la miction. Un cheval peut ainsi être prélevé sans utilisation de spécialités chimiques. L’expérience passée a permis d’obtenir la miction entre 30 secondes et 2 minutes après avoir demandé au cheval d’uriner. Les observations et prélèvements sont réalisées plusieurs fois le jour de l’administration jusqu’à 10 fois puis une fois par jour pour le reste de l’étude.
Impact sur les animaux
Pas ou peu d’effets indésirables sont attendus. Les spécialités sont testées au préalable pour leur sécurité (Safety). Dans certains cas, des signes cliniques de courte durée pourraient apparaitre tel que : un abattement après traitement, une gêne locomotrice, une perte de vigilance de l’animal, une élévation de la température corporelle, une modification du rythme cardiaque ou de la fréquence respiratoire. Toutefois, toute manifestation post traitement (signe clinique, comportement…) est soigneusement enregistrée et fera l’objet d’une évaluation.
Devenir
A l’issu d’un test, les animaux seront soit proposé à l’adoption, soit réutilisés pour le même projet ou un projet différent. Une évaluation vétérinaire est toujours associée à cette décision
Remplacement
Les études de pharmacocinétique et pharmacodynamique sont réalisées sur l’espèce cible. On ne sait pas remplacer les animaux pour obtenir de telles données
Réduction
Le nombre d’animaux utilisé est calculé en fonction des exigences scientifiques des études. Les études ne font pas l’objet d’une approche statistique, un faible nombre d’animaux est requis lors de phases exploratoires. Les observations sont réalisées plusieurs fois le jour de l’administration jusqu’à 10 fois (à chaque prélèvement) puis une fois par jour pour le reste de l’étude.
Raffinement
Les protocoles envisagés sont classés en léger. Le stress sera limité par l’hébergement en groupe des animaux. Une récompense alimentaire est prévue après chaque geste technique et lors de mouvements d’animaux. Aucune sédation n’est envisagée pour les protocoles pour raisons suivantes : - La gêne et la souffrance occasionnées sont très faibles et ponctuelles, - L’administration d’une sédation chimique modifierait les résultats de l’étude.
Choix des espèces
Les études de pharmacocinétique ou pharmacodynamique nécessitent l’expérimentation sur l’espèce cible afin de répondre aux exigences du dossier d’AMM. Jeunes animaux sevrés ou hébergés avec leur mère, et/ou animaux adultes selon les études. Le choix est fait en fonction de la gamme d’âge d’indication prévue pour le médicament et sera justifié dans le protocole soumis au Comité d’Ethique.
A_OI_17032 Réalisation de tests de contrôle qualité des vaccins équins
- Tests réglementaires
- Contrôles de qualité
35 chevaux vont être utilisés, réutilisés ou proposés à l'adoption à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Deux chevaux par lot de vaccin reçoivent des injections intramusculaires puis sont observés durant deux à trois semaines, pour vérifier l'innocuité de vaccins équins avant leur commercialisation. Le porteur indique que la pharmacopée européenne n'exige plus ce test depuis 2013, mais que des pays hors Union européenne le réclament encore pour libérer les lots. Il affirme qu'on "ne sait pas remplacer" les animaux pour ce contrôle sur l'espèce cible.
Objectifs
Le contrôle des vaccins équins répond à la pharmacopée en vigueur dans les pays où ils sont commercialisés. L’objectif est de vérifier l’innocuité des vaccins équins sur l’espèce cible permettant la libération des lots dans les différents pays où ces produits sont distribués.
Bénéfices attendus
Le bénéfice escompté est de s’assurer de l’innocuité des lots de vaccins mis sur le marché.
Procédures
Pour chaque lot de vaccin à tester, 2 chevaux sont recrutés. Pour les vaccins à vecteur Canarypox : A jour 0, les chevaux reçoivent une double dose de vaccin du côté gauche de l’encolure et une simple dose du côté droit, par voie intramusculaire. Ils sont alors observés quotidiennement (température, état général, réactions locales) durant 14 jours. Pour les vaccins dits « inactivés » : A jour 0, les chevaux reçoivent une simple dose de vaccin du côté gauche de l’encolure et une simple dose du côté droit, par voie intramusculaire. Ils sont alors observés quotidiennement (état général, réactions locales) durant 14 jours. A J14 les chevaux reçoivent une simple dose de vaccin du côté gauche de l’encolure par voie intramusculaire. Ils sont alors observés quotidiennement (état général, réactions locales) jusqu’au jour 24. Les injectons de vaccins ne durent que quelques secondes et la durée des examens cliniques est d'environ 5 minutes par animal.
Impact sur les animaux
Outre les injections de vaccins, pas ou peu d’effets indésirables sont attendus. Une légère augmentation de la température rectale (moins de 1,5°C) peut être observée, ainsi que l’apparition temporaire d’une grosseur au point d’injection. Toute manifestation post traitement (signe clinique, comportement…) est soigneusement enregistrée.
Devenir
A l’issu d’un test, les animaux seront soit réutilisés pour le même projet ou un projet différent après une période de repos, soit proposés à l’adoption généralement au bout de 4 à 5 tests. Une évaluation vétérinaire est toujours associée à cette décision.
Remplacement
Les tests d’innocuité sont réalisés sur l’espèce cible. On ne sait pas remplacer les animaux pour obtenir de telles données. Néanmoins la pharmacopée européenne n’exige plus ce test depuis le 01/04/2013. Il a été demandé aux producteurs de vaccins de fournir l’argumentaire que le retrait de ce test n’affectait pas la maitrise de la qualité des lots : le retrait des tests a été effectué pour ces pays européens. Cependant, de nombreux pays exigent encore de réaliser des tests d’innocuité sur espèce cible : la démarche de suppression est en cours mais, à ce jour, le test est encore exigé pour certains pays hors Union Européenne.
Réduction
Le nombre d’animaux a été réduit à un minimum, seuls 2 chevaux sont nécessaires à chaque test.
Raffinement
Les protocoles sont classés en léger. Le stress durant l’hébergement est limité par l’hébergement en groupe des animaux et l’enrichissement de leur environnement. Les animaux sont systématiquement observés et immunisés dans des installations séparées des zones d’hébergement. Ils sont toutefois toujours 2 à être conduits dans la zone séparée. Une récompense alimentaire est systématiquement proposée aux animaux lors de leur manipulation.
Choix des espèces
Les études d’innocuité nécessitent l’injection des vaccins sur l’espèce cible (les chevaux). Ceci est décrit dans les pharmacopées des pays tiers qui requièrent ces tests pour la libération des lots avant commercialisation. Les animaux sont âgés d’au moins 12 mois et au plus de 121 mois. Il n’y a pas de recommandation de la pharmacopée concernant l’âge.
Formation du personnel au sein de notre établissement aux prélèvements sanguins et gastriques sur équidés
- Formation professionnelle
60 chevaux vont être utilisés, gardés en vie et réutilisés, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils servent à entraîner le personnel aux prélèvements sanguins et gastriques, non pour produire des connaissances, chaque cheval pouvant subir un prélèvement une à quinze fois sur les cinq ans du projet. Le sondage gastrique passe par le naseau sous anesthésie locale, avec administration d'un tranquillisant si l'animal montre des signes de nervosité. Le porteur affirme qu'aucun modèle in vitro ne peut remplacer le cheval vivant pour ces gestes.
Objectifs
L'objectif de ce projet est de former le personnel de l'établissement aux prélèvements couramment réalisés sur les chevaux(sanguins et gastriques). Cette formation permettra d’assurer des prélèvements de qualité pour les études tout en réduisant le stress pouvant éventuellement être ressenti par les animaux. De plus, les séances d’entrainement permettront aux chevaux de s’accoutumer aux prélèvements ce qui facilitera leur manipulation ultérieure.
Bénéfices attendus
La montée en compétence du personnel engendrera des gestes plus précis et plus sûrs lors des prélèvements ce qui permettra de diminuer le stress éventuel ressenti par les animaux. De plus, les prélèvements seront de meilleures qualités ce qui pourra permettre de diminuer leur durée.
Procédures
Les chevaux seront soumis à des prélèvements sanguins et gastriques puisqu'il s'agit de l'objectif de la formation. Ils seront vigiles durant ces prélèvements. Il n'y aura qu'un prélèvement par session de formation par cheval. Les prélèvements sanguins dureront 5 minutes chacun et pourront être répétés au bout de deux jours et les prélèvements gastriques, d'une durée maximale de 30 minutes pourront être répétés au bout d'une semaine. Chaque prélèvement sera réalisé entre une et quinze fois par cheval sur la durée totale du projet, soit 5 ans.
Impact sur les animaux
L’introduction de la sonde pour les prélèvements gastrique peut induire une gêne légère de courte durée. Afin de limiter cette gêne, l’embout de la sonde est recouverte d’huile de paraffine pour faciliter son passage et elle est placée dans de l’eau chaude 10 min avant intubation pour l’assouplir et éviter de surprendre le cheval avec un matériel trop froid. Pour réduire le stress et la gêne, une anesthésie locale du naseau est systématiquement réalisée et si l’animal présente des signes de nervosité, un tranquillisant lui est administré. En outre la sonde utilisée est adaptée au diamètre de l’œsophage et sa longueur permet d’atteindre l’estomac en laissant une partie assez longue à l’extérieur pour suivre les mouvements éventuels de la tête du cheval sans le contraindre. L'introduction de l'aiguille pour le prélèvement sanguin peut entrainer une gêne légère qui n'est que passagère et cesse au retrait de l'aiguille.
Devenir
Il n'est pas attendu de dommage pour les animaux utilisés dans ces formations avec des procédures de classe légère, ils pourront donc être réutilisés.
Remplacement
L'objectif de ce projet est de s'entrainer aux techniques de prélèvements sanguins et gastriques sur cheval, et aucun modèle in vitro ne permet actuellement de remplacer le comportement du cheval lors de ces prélèvements.
Réduction
Le nombre d’animaux dans ce projet a été réduit au maximum pour qu’un utilisateur puisse maitriser une technique. Il est considéré que pour être formé, un manipulateur a besoin de s’entrainer sur trois chevaux pour chacune des deux procédures. Les deux procédures étant de classe légère, un animal pourra être utilisé successivement pour les deux procédures. Enfin, un animal pourra être réutilisé pour la même procédure, sous réserve qu’un temps de récupération suffisant (un jour pour les prélèvements sanguins et trois jours pour les prélèvements gastriques) ait été observé entre les deux procédures, afin de diminuer le nombre total d’animaux utilisés pour ces formations.
Raffinement
Les chevaux étant des animaux grégaires, ils sont sortis tous les jours au paddock en groupe. Ceci permet de respecter leur bien-être. Ils sont hébergés dans des boxes séparés par des barreaux leur permettant de se voir et de se sentir. De plus, le personnel animalier observe quotidiennement le comportement de chaque cheval au moment de la distribution des repas afin de repérer les signes de mal-être ou de souffrance. Ces signes inhabituels sont immédiatement signalés au responsable de la mise en œuvre du projet. Les prélèvements ont lieu dans un travail adapté à la manipulation des chevaux pour éviter tout risque de blessure, et les manipulateurs sont préalablement formés à la manipulation des chevaux. Pour les prélèvements de contenu gastrique, une anesthésie locale par pulvérisation est systématiquement réalisée afin de limiter la gêne au moment de l’intubation. De plus, l’embout de la sonde est recouvert d’huile de paraffine pour faciliter son passage et elle est placée dans de l’eau chaude 10 min avant intubation pour l’assouplir et éviter de surprendre le cheval avec un matériel trop froid. En outre la sonde utilisée est adaptée au diamètre de l’œsophage et sa longueur permet d’atteindre l’estomac en laissant une partie assez longue à l’extérieur pour suivre les mouvements éventuels de la tête du cheval sans le contraindre. Enfin, si l’animal présente des signes de nervosité, un tranquillisant lui est administré. La durée de cette procédure est limitée à une demi-heure et le comportement des chevaux est surveillé durant celle-ci.
Choix des espèces
L'espèce cible de ces manipulations étant les chevaux, les manipulateurs ne peuvent pas être autrement formés à la pratique de ces gestes que sur des chevaux vivants. Les chevaux utilisés seront tous adultes (entre 4 et 15 ans) car c'est le stade physiologique utilisé dans les études nécessitant ces prélèvements et ils sont plus calmes que de jeunes animaux.
Ponction d’ovocytes équins en vue de fécondation par ICSI
- Recherche appliquée
- Troubles urogénitaux
- Recherche fondamentale
- Système urogénital
49 équidés, des juments, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis réutilisés. Chaque jument subit des ponctions d'ovocytes par voie transvaginale échoguidée sous sédation et anesthésie, à raison de douze femelles par an. Le projet vise à comparer des milieux de culture commerciaux pour augmenter le taux d'embryons transférables et, selon le porteur, répondre à une demande croissante des éleveurs tout en optimisant les coûts de production. Il affirme être obligé d'utiliser cette espèce pour améliorer les rendements de la filière équine.
Objectifs
L'objectif de cette étude est donc de tester et comparer des milieux commerciaux prêts à l'emploi de développement embryonnaire in vitro. Le but étant d'augmenter le taux d'embryons transférables après la période de culture in vitro qui n'est actuellement pas plus de 30% dans les laboratoires utilisant des milieux "faits maison". Ainsi nous pourrons répondre à une demande de plus en plus importante de la part des éleveurs français tout en essayant d'optimiser un maximum les coûts de production.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus de ce projet sont : - d'augmenter le pourcentage d'embryons transférables après la phase de développement embryonnaire in vitro - et ainsi diminuer les séances de ponction pour une jument mise à la reproduction avec cette technique
Procédures
12 femelles/an seront soumises à un prélèvement d'ovocytes par ponction transvaginale échoguidée entre les mois de mars et de juillet, période de cyclycité des juments. Les prélèvements se font sur animal debout analgésié et anesthésié. La durée de la procédure est de 30 à 45 minutes par animal.
Impact sur les animaux
Très peu d'effets indésirables rapportés dans la littérature. Moins de 3% des juments présentent de la fièvre les jours suivant la ponction. La fièvre peut être traitée par un anti-inflammatoire non stéroidien. 0,8% des juments présente des saignements dans la cavité abdominale qui peuvent être traités par de l'acide tranexamique (action anti hémorragique). D'après une étude récente, il n'y a pas de complications après ponctions folliculaires chez la jument lorsque l'acte est réalisé dans des conditions d'hygiène irréprochable. L'étude a été menée sur 66 juments et les ponctions étaient réalisées par des vétérinaires non expérimentés dans la ponction folliculaire.
Devenir
Chaque jument prélevée sera ensuite placée dans un paddock en sable (à proximité de ses congénères) et surveillée jusqu'à l'absence d'effet visible de la sédation (locomotion normale, réactivité face au test de clignement à la menace). Elle pourra ensuite rejoindre le troupeau.
Remplacement
Notre objectif est de développer et améliorer une technique de production in vitro d'embryons équins par ICSI. Le développement de cette technique peut se faire en partie avec des ovocytes collectés sur des juments abattues dans des abattoirs commerciaux. Toutefois, les résultats obtenus avec des ovocytes collectés dans les abattoirs ou in vivo par ponction folliculaire sont parfois différents. Notre objectif étant de produire des embryons à partir de femelles en carrière sportive ou de femelles subfertiles, nous devons mettre au point et améliorer nos techniques sur des ovocytes collectés in vivo par ponction, sans abattage des animaux. Les embryons équins seront transférés dans des juments receveuses car il n’existe pas actuellement de système in vitro permettant le développement embryonnaire au-delà de 8 jours.
Réduction
Le lot est constitué sur le nombre minimal d'animaux nécessaires pour l'obtention d'embryons. Douze femelles seront utilisées par an pour les séances de ponctions. On peut espérer obtenir un embryon transférable, à la fin de la période de développement in vitro, par séance de ponction au début du projet. Avec l'expérience ce nombre devrait augmenter.
Raffinement
L'étude sera menée en minimisant le nombre de procédures par animal. Afin de réduire la douleur, la souffrance et l'angoisse, les animaux seront manipulés dans le calme, en présence du personnel qu'ils connaissent et dans leur environnement habituel. Les femelles soumises aux ponctions recevront un traitement à base de sédatifs, d'analgésiques, d'anti-inflammatoires et d'antibiotiques. Ce traitement sera précisé dans la description des procédures. Les animaux seront surveillés tout au long des procédures et après les procédures afin d'écarter tout problème avant leur remise en troupeau.
Choix des espèces
Notre objectif étant d'améliorer les rendements de production et développement in vitro d'embryons équins grâce à l'ICSI afin de répondre aux attentes de la filière équine française , nous sommes obligés d'utiliser cette espèce pour notre projet. Nous utiliserons des femelles adultes, pubères et cycliques pour collecter les ovocytes de bonne qualité, aptes à être fécondés. Nous utiliserons des femelles jeunes (moins de 10 ans), cycliques pour assumer le développement embryonnaire et la gestation jusqu'au stade 25 jours. A 25 jours l'activité cardiaque peut être visualisée lors d'un examen gynécologique. Cette activité est gage de bon développement embryonnaire et viabilité de l'embryon au départ.
Analyse comportementale et physiologique de l’âne en situation de travail pour l’étude du matériel de traction asine.
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
10 ânes maraîchers vont être utilisés, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, sans mise à mort, puisqu'ils reprennent leur travail habituel le lendemain. Chaque âne effectue sept tractions de trois minutes, dont quatre avec une corde placée sous le collier contre la peau, pouvant provoquer une perte de poils ou un œdème localisé. Le porteur surveille la zone de contact et interrompt l'essai dès les premiers signes, pour comparer des colliers de traction et produire des recommandations aux fabricants. Il affirme que l'usage des ânes est "indispensable" pour analyser leur comportement et leur physiologie au travail.
Objectifs
Le projet a pour but d’étudier le matériel de traction asine, en considérant l’efficacité de traction et le confort de travail de l’âne. En effet, il existe très peu de références sur ce sujet et les arguments commerciaux des différents fabricants sont anciens et/ou non vérifiés. L’objectif de cette expérimenation est d’obtenir des références physiologiques et comportementales pour tester dans un second temps le matériel utilisé et produire des recommandations à l’usage des équipementiers et des utilisateurs, pouvant aller jusqu'au développement d'un matériel innovant correspondant à ces recommandations et utilisant des technologies modernes.
Bénéfices attendus
L'expérimentation permettra la validation finale des indicateurs utiles dans l’étude du confort de l’âne maraîcher au travail, permettant dans un second temps la comparaison de différents types de collier de traction. A terme, ces résultats permettront: de fiabiliser l’utilisation de l’âne dans un objectif d'efficacité, d'orienter et d'aider les utilisateurs dans le choix et l'utilisation d'un matériel le plus adapté à leur projet et à leur animal dans le respect de son confort de travail, et de conforter les utilisateurs dans des pratiques conformes au bien-être de leur partenaire de travail.
Procédures
Chaque âne effectuera 7 passages randomisés de 3 min. Il est attendu une période d'inconfort de 12 min. maximum, car 4 des 7 passages (F10 + corde 6mm, F10 + corde 12 mm, F20 + corde 6mm, F20 + corde 12 mm) sont susceptibles de générer de l'inconfort lorsque le morceau de corde est placé sous le collier au contact de la peau. Une dépilation et/ou un oedème local est susceptible d'apparaître. A l'issue de chaque passage, 3 min. d'arrêt feront l'objet de la récupération de l'animal et de l'inspection de la zone de contact avec l'élément d'inconfort.
Impact sur les animaux
Le contact du morceau de corde sur la peau peut provoquer une irritation avec une perte de poils voire un oedème localisé si la compression et/ou le frottement sont trop importants ou la durée trop longue. Un examen systématique à l'issue de la prise de mesures permettra de déceler les premiers signes de la compression et/ou du frottement et de stopper l'expérimentation.
Devenir
Les ânes participant au test n'effectueront aucun travail de traction supplémentaire au cours de la journée. Ils reprendront leur travail habituel le lendemain après une vérification de leur état de forme par le responsable bien-être.
Remplacement
La procédure expérimentale ne peut pas être remplacée par une autre méthode n'impliquant pas des ânes. L'utilisation des ânes est indispensable pour répondre à l'objectif du projet qui concerne l'analyse comportementale et physiologique de l'âne en situation de travail. Si le morceau de corde a provoqué sur l'un des 4 passages une dépilation et/ou un oedème, le protocole de mesure sera stoppé et les résultats partiels de l'animal ne seront pas pris en compte dans le traitement statistique. L'animal ne sera pas remplacé.
Réduction
Le nombre d'ânes testés a été limité afin de répondre aux questions de l'étude sans compromettre les analyses statistiques, à savoir une anova (comparaison des 7 passages d'un même âne) et des corrélations pour quantifier la relation entre les différents paramètres (locomoteurs, physiologiques et comportementaux). Le travail demandé lors des tests correspond au travail quotidien des animaux. Ainsi le nombre d'animaux testés est limité, sans compromettre le bien-être animal. D'autre part, il a été décidé de ne pas tester la traction sans charge avec corde (6 et 12 mm) par respect de réduction.
Raffinement
L'utilisation de l'élément d'inconfort (corde maintenue au niveau du collier) sera étroitement surveillée et notamment par rapport aux potentiels frottements et/ou compression occasionnés. Une surveillance de la zone de contact sera effectuée à chaque fin des 4 passages de 3 min avec la corde par le responsable bien-être du projet. Si la zone de contact présente un état différent de celui du début des manipulations, à savoir les premiers signes d'une dépilation ou d'un oedème localisé, l'expérimentation avec cet animal sera immédiatement stoppée. A l'issue de chaque passage, 3 min d'arrêt feront l'objet de la récupération de l'animal et de l'inspection de la zone de contact avec la corde sous le collier. Une récompense alimentaire est prévue à la fin de l'effort.
Choix des espèces
L'objectif final du projet concerne l'équipement de l'âne. Il ne peut donc être remplacé puisqu'il s'agit d'indentifier les caracteristiques comportementales et physiologiques de cette espèce. De plus, les conditions expérimentales sont des situations habituelles pour les ânes maraîchers testés. Les 10 ânes testés sont des adultes (âge>3ans), expérimentés, capables de tracter les charges. Les ânes proviennent de deux types d’élevage : Laitier : les ânons sont avec leur mère jusqu’à 1 an. Puis, de 1 à 2-3 ans, ils vivent en pâture en troupeau et sont manipulés régulièrement pour préparer les épreuves PEJET (Parcours d'Excellence du Jeune Équidé de Travail). En montagne : les ânons sont élevés de manière extensive, avec vie en troupeau au pâturage en estive. Ils sont rentrés et manipulés pour les soins, le sanitaire et les préparations au PEJET.
Production d’anticorps polyclonaux contre des cibles virales et/ ou toxiniques sur chevaux
- Production de routine
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
- Maladies infectieuses
- Troubles respiratoires
- Tests réglementaires
70 chevaux vont être utilisés, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, 50 d'entre eux replacés en fin de projet et les autres tués. Ils sont immunisés à répétition avec un adjuvant qui peut provoquer des inflammations locales, puis soumis à des plasmaphérèses avec réinjection des globules rouges, pour produire du plasma servant de base à des anticorps polyclonaux. Le porteur, une société de biodéfense, indique viser 95 000 à 150 000 traitements contre des menaces NRBC et des maladies infectieuses. Il affirme que le cheval est l'animal producteur de référence et qu'aucune méthode alternative n'est connue pour ces anticorps.
Objectifs
Le nombre croissant de maladies infectieuses émergentes et ré-émergentes, la mondialisation et la propagation rapide des épidémies, l'absence de traitements et/ou de vaccination satisfaisants, le développement des menaces liées au bioterrorisme et l'augmentation de la résistance aux antimicrobiens ont conduit à une augmentation significative des risques de menaces biologiques. Le développement, l'accès et le déploiement rapides de contre-mesures médicales adéquates sont essentiels pour anticiper de telles urgences de santé publique, et constituent des enjeux nationaux et internationaux critiques comme a pu le confirmer l’émergence récente du virus Sars-Cov-2 et la pandémie mondiale de Covid-19 qui en a résulté. La société est spécialisée dans les traitements contre les maladies infectieuses émergentes et sévères, et les intoxications. Elle développe actuellement un produit dans le domaine de la bio-défense / menaces NRBC (Nucléaire Radiologique Biologique et Chimique). L’entreprise est également impliquée dans le traitement des maladies infectieuses émergentes comprenant la COVID-19, mais également la grippe aviaire H5N1, Ebola et la Fièvre Hémorragique de Crimée Congo (CCHF). En effet elle a notamment développé un produit contre la grippe aviaire H5N1 et un produit anti-Ebola sous l’égide de l’OMS et avec le soutien de l’Agence Européenne du Médicament (EMA). Elle capitalise sur une plateforme technologique de développement et de production à base d’anticorps polyclonaux. Cette plateforme robuste et reproductible s’appuie sur une technologie éprouvée, avec des produits enregistrés et administrés dans le monde entier depuis des décennies, témoignant d'un excellent profil de sécurité. Elle permet à partir d’un antigène d’immuniser des chevaux et de produire du plasma. Ce plasma est ensuite hautement purifié en anticorps dans un laboratoire pilote en grade R&D. Et ces derniers sont évalués dans des études précliniques in vitro et in vivo. Après la démonstration d’efficacité, des lots sont purifiés dans des conditions BPF (Bonnes Pratiques de Fabrication) pour les besoins des études précliniques réglementaires et cliniques. L’objectif de ce projet est d’immuniser des chevaux dans le but de produire des plasmas servant de base à la purification d’anticorps polyclonaux dirigés contre des cibles virales et / ou toxiniques (y compris toxines bactériennes).
Bénéfices attendus
Des fragments d’anticorps hautement purifiés apportent une solution thérapeutique à des problématiques majeures de santé publique. En effet, la société développe actuellement un produit dans le domaine de la bio-défense / menace NRBC. L’entreprise est également impliquée dans le traitement des maladies infectieuses émergentes comprenant la COVID-19, mais également la grippe aviaire H5N1, Ebola et la Fièvre Hémorragique de Crimée Congo (CCHF). Ce projet nécessitera l’utilisation de 70 chevaux sur 5 ans. Ces chevaux permettront de : 1- Production de plasma servant de base à l'obtention de 95000 à 150000 traitements ciblant les risques bio défense et les maladies infectieuses. 2- Production de plasmas servant de base au développement de nouvelles thérapies (Développement pré-clinique et clinique avec essais chez l'Homme.)
Procédures
Deux procédures différentes sont prévues dans ce projet. Dans les deux procédures les animaux seront soumis à deux types d’interventions : → Des immunisations par voie sintra-dermique, sous-cutané ou intra-musculaire. → Des prélèvements de sang. Il s’agit là de prélèvement de sang, avec séparation des globules rouges (plasmaphérèse), puis réinjection des globules rouges selon le résultat de l'analyse sanguine.
Impact sur les animaux
Deux éléments peuvent induire des nuisances : - L’adjuvant : Les antigènes seront administrés avec ou sans adjuvant. Cet adjuvant peut entrainer des inflammations locales au point d’injection. Ces inflammations, seront suivies quotidiennement et traitées si besoin par un protocole de traitement adapté. Si un animal nécessite un traitement par voie parentérale, et que ce traitement n’améliore pas son état général après la fin du délai d’attente, les immunisations pourront être suspendues sur cet animal après décision concertée entre les responsables du projet et le vétérinaire. - Baisse de l’hématocrite : Par ailleurs, les prélèvements de sang, peuvent entrainer une baisse de l’hématocrite des animaux. Ainsi, un test d’hématocrite est réalisé après chaque prélèvement et des réinjections de globules rouges (issus de l’animal), et d’agents d’hématopoïèses sont réalisées lorsque l’hématocrite est trop faible.
Devenir
Les animaux ayant terminée une procédure ne peuvent pas intégrer une autre procédure Ainsi, en fin de procédure, si les animaux sont en bonne santé, ils pourront être replacés après concertation des responsables du projet et en accord avec le vétérinaire. Si les animaux ne peuvent pas être replacés ou réutilisés en interne, ils seront mis à mort après anesthésie. Les animaux ne pourront pas être reconduit dans la filière alimentaire.
Remplacement
L’immunothérapie passive utilisant des immunoglobulines polyclonales spécifiques a déjà démontré son efficacité dans le domaine des maladies infectieuses, intoxications et envenimations. Le cheval est l’animal producteur de référence dans le cadre de ces produits. La production de ces anticorps polyclonaux n’est possible que par des moyens in vivo. Aucune méthode alternative n’est aujourd’hui connue.
Réduction
Le nombre de chevaux nécessaire pour un projet augmente au cours du temps. Néanmoins, le nombre de chevaux entrant dans le projet est calculé au plus juste selon l’avancée du projet afin de réduire au maximum le nombre d’animaux nécessaire. - Pour les nouvelles indications/nouveaux antigènes : 2 à 4 animaux seront immunisés afin de tester et déterminer l’efficacité de l’immunisation. - Après la démonstration de l’efficacité de l’immunisation, dans le cadre du développement du produit et selon les études précliniques et cliniques programmées, le volume de plasma nécessaire sera calculé précisément. Ce volume permettra de déterminer le nombre d’animaux nécessaires pour l’ensemble du développement du produit. Les résultats obtenus permettront de déterminer de manière fiable le nombre maximal de chevaux nécessaires pour la production des traitements à base d’anticorps. A minima, une revue annuelle sera faite pour optimiser le nombre de chevaux au plus juste des besoins.
Raffinement
Les animaux sont hébergés dans des conditions adaptées à leur espèce, logés sur une aire paillée en groupes sociaux de maximum 12 chevaux, fixes dans le temps. Un suivi quotidien leur est apporté par un personnel qualifié, avec une surveillance intensifiée, dans des conditions conformes à la réglementation et assurant leur bien-être. L'observation de signes cliniques déclenche des soins spécifiques sur les conseils d'un vétérinaire. Les animaux ont accès à la nourriture via un distributeur automatique de concentrés en plusieurs fois, au foin et à l’eau à volonté dans une ambiance musicale. Par ailleurs, le projet met en œuvre des procédures maîtrisées et qui ont déjà fait la preuve de leur efficacité pour la production d’immunoglobulines polyclonales équines. Par ailleurs, depuis 2017 ces procédures sont mises en œuvre dans le cadre de l’autorisation précédente, et ont permis de mettre en place et préciser les procédures pour entrainer les animaux, réduire les douleurs et définir les points limites.
Choix des espèces
Le cheval est un animal corpulent permettant de récolter une importante quantité de plasma. Il présente peu de zoonoses, ce qui limite les risques de présence de contaminants nocifs pour l'Homme dans les plasmas. Les chevaux sont des adultes de plus de 3 ans car à partir de cet âge la production d’immunoglobulines est optimale.