Moutons

276 contenus, page 23 sur 23
  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
    • Maladies animales
Moutons : 51
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 51
▲ -
Devenir
 -
 -
 51
 -

51 brebis gestantes vont être utilisées, gardées vivantes puis réutilisées dans d'autres projets, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque brebis subit une chirurgie par cœlioscopie d'une heure au maximum permettant au moins trois biopsies du placenta, pour chercher des marqueurs sanguins de bonne santé placentaire et réduire la mortalité des agneaux nouveau-nés. Le porteur indique que la biopsie présente un risque de perte fœtale et une douleur pendant deux à trois jours après l'opération. Il affirme que le recours à la brebis est "indispensable" puisqu'il s'agit de collecter des placentas et du sang au cours de la gestation.

Objectifs

Dans l'espèce ovine, la mortalité néonatale affecte près de 15 à 20% des jeunes et reste un enjeu important tant du point de vue du bien-être animal qu’économique. Les causes de cette mortalité sont nombreuses, néanmoins elle résulte principalement de mort-nés et/ou d’un retard de croissance d'origine gestationnelle. Le placenta, organe transitoire à l’interface entre la mère et le foetus, joue un rôle primordial dans la communication entre la mère et le foetus et dans la mise en place de phénomènes adaptatifs. Il apparaît donc crucial d’étudier les mécanismes d’adaptations placentaires mis en place au cours de la gestation chez la brebis afin de pouvoir identifier des marqueurs de la bonne santé placentaire dans le sang maternel et de les utiliser ultérieurement dans le suivi de complications gestationnelles.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus du projet sont ciblés pour la filière ovine et visent à identifier des marqueurs de la bonne santé placentaire permettant de développer des stratégies de correction au cours de la gestation limitant la mortalité néonatale.

Procédures

Les animaux seront soumis à une procédure chirurgicale de type célioscopie d'une durée maximale d'une heure, qui permettra de réaliser au moins trois biopsies placentaires.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables attendus sont ceux liés à la procédure chirurgicale. Cela inclut un risque de perte fœtale en raison de la biopsie placentaire et le suivi post-opératoire (risque de douleur) pendant 2 à 3 jours qui suivent le prélèvement.

Devenir

- Quelle que soit la procédure, les brebis seront utilisées dans d'autres projets.

Remplacement

Le recours à l’animal est indispensable puisqu'il s'agit de collecter des placentas au cours de la gestation et du sang .

Réduction

Lors de la conception du protocole expérimental, nous avons déterminé le nombre d'animaux nécessaire et suffisant à la mise en place de nos protocoles, en nous basant sur une publication scientifique en lien avec la gestation chez la brebis. Pour la mise au point du protocole chirurgical à 3 stades de gestation, nous avons prévu un maximum de 10 brebis gestantes par stades comme dans la publication. Nous arrêterons cette procédure dès qu'elle sera mise au point. Pour définir des marqueurs de bonne santé placentaire, 7 brebis par stade sont prévues, ce nombre est suffisant pour obtenir des résultats suffisamment fiables et robustes.

Raffinement

-Les brebis seront toujours manipulées par lot. -15 jours avant la procédure chirurgicale, les brebis auront une phase d’acclimation avec leur environnement. -Afin de limiter la douleur et la souffrance des animaux, les interventions chirurgicales seront réalisées sous anesthésie générale précédée d'une analgésie adaptée et d'une antalgie post-opératoire. Les prélèvements seront réalisés sous coelioscopie pour limiter la taille des incisions et le nombre de points de suture. -Après la chirurgie, les brebis, placées en logette d’isolement, seront suivies pendant toute la phase de réveil. Ces logettes permettent aux animaux de toujours maintenir un lien visuel, sonore et olfactif. Elles auront aussi un ballon et une brosse comme enrichissement. -Un traitement antalgique et/ou antibiotique sera réalisé durant les cinq jours qui suivent la chirurgie, en évaluant les signes de douleurs selon une grille définie dans une publication scientifique (signes de prostration, perte d’appétit, mimiques faciales …) -Le suivi post-opératoire inclura aussi une vérification par échographie du maintien de la gestation, 5 jours post-opératoire puis une fois par semaine pendant 3 semaines. -De plus, les animaux bénéficieront de conditions d’hébergement en troupeau/lot pour favoriser les relations sociales et leur bien-être mais aussi d'enrichissements (ballon, brosse). Ils seront placées le plus possible en situation d'éco-paturage en extérieur (pâture sécurisée dans l'enceinte du centre de recherche) dans la mesure où leur état de santé le permettra (en dehors des périodes de surveillance post-opératoire).

Choix des espèces

Ce projet vise la filière ovine pour limiter la mortalité néonatale, par conséquent l'espèce animale ne peut-être que la brebis.Les brebis adultes seront âgées de 1 à 4 ans. Nous avons prévu des mises au point chirurgicales à différents temps de gestation (60, 80 et 120 jours de gestation). A 60 et 80 jours, le placenta est en croissance et à 120 jours, il est mature. L'objectif est de maîtriser la procédure chirurgicale puis de collecter le tissu placentaire afin de pouvoir identifier les marqueurs de la bonne santé placentaires le plus tôt possible.

  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
Moutons : 21
Souffrances
▲ -
▲ 21
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 21

21 brebis vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance déclaré léger. Chaque brebis subit des chirurgies des fémurs et des humérus pour l'injection de substituts osseux, puis des scanners sous anesthésie et des transports entre deux établissements. Elles peuvent retourner dans leur élevage entre les interventions mais sont tuées à la fin pour prélever et analyser les os. Le porteur justifie l'espèce par sa pertinence et sa recommandation dans une norme ISO, et présente les dommages comme justifiés au regard de bénéfices futurs pour les patients.

Objectifs

Ce projet consiste à évaluer la dégradation de produits de substitution osseuse, plusieurs semaines après leur injection. La dégradation au niveau des condyles fémoraux et des grandes tubérosités humérales sera réalisée in-vivo par imagerie médicale (scanner CT). Les scanners seront réalisés par l’établissement utilisateur (nommé ci-après EU2 et demandeuse du projet à soumettre) et le reste du protocole dans l’autre établissement utilisateur (nommé ci-après EU1). Ces études, réalisées sur des brebis, ont pour but d’évaluer les effets sur les tissus de différents substituts osseux en comparaison à un produit de référence déjà présent sur le marché. Ce modèle in vivo est standardisé pour les injections intra-osseuses et représentatif des modalités d’administration du futur produit chez le sujet traité. Les analyses par imagerie CT permettrons de visualiser le comblement des défauts osseux et ainsi estimer la dégradation des produits testés.

Bénéfices attendus

Les défauts osseux peuvent être causés par une lésion osseuse traumatique ou suite à un curetage chirurgical dans le cas de kystes ou de tumeurs bénignes. Des substituts osseux synthétiques et résorbables sont utilisés pour combler ces vides et ainsi aider à la croissance du nouveau tissus osseux. Ce modèle animal permet de mimer ce qui est observé chez l’Homme et ainsi tester de nouveaux produits. Ainsi, les dommages potentiellement infligés à un nombre restreint d’animaux lors de ces études sont justifiés au regard des futurs bénéfices éventuels dont pourront profiter les patients présentant des défauts osseux.

Procédures

Tous les animaux subiront des chirurgies des fémurs et humérus en vue d’une administration locale de produits de substitution osseux sous anesthésie générale réalisée par un chirurgien vétérinaire compétent. Plusieurs semaines après l’intervention, les animaux seront amenés à passer un scanner des régions opérées (sous anesthésie).

Impact sur les animaux

EU1 : En raison du caractère invasif de la procédure chirurgicale et afin d'éviter d'éventuelles infections intra-osseuses, des anti-inflammatoires et des antibiotiques prophylactiques seront administrés juste avant chirurgie. Une surveillance poussée des zones opérées et l’utilisation d’analgésiques est donc prévue pendant la durée nécessaire au rétablissement des animaux. EU2 : Concernant les acquisitions CT, il s’agit d’une technique non invasive avec anesthésie appropriée des animaux. De ce fait, les seuls effets indésirables potentiels seront liés à l’anesthésie. De plus, les transports entre l’EU1 et l’EU2 sont susceptibles de causer un stress aux animaux. Ces nuisances sont considérées comme légères.

Devenir

Les animaux seront euthanasiés à la fin de la phase expérimentale afin de prélever les sites fémoraux et huméraux injectés et analyser les tissus post-mortem via des analyses d’histopathologies.

Remplacement

L'utilisation de modèles orthopédiques de petits ruminants, tels que les moutons, n'a cessé de croître au cours des 40 dernières années en raison de sa pertinence par rapport aux conditions osseuses et articulaires humaines. La procédure expérimentale décrite dans le présent projet ne dispose pas d’essais in-vitro validés ou de modèle simulé par ordinateur qui puissent remplacer les résultats obtenus dans ces études.

Réduction

L'utilisation de fémurs et d'humérus de mouton permet d'injecter jusqu'à huit éléments par animal (3 sites injectés par fémur et 1 site par humérus), ce qui permet d'augmenter le nombre de sites par élément, sans augmenter le nombre d'animaux.

Raffinement

Les animaux seront hébergés en groupe tout au long du projet (période d’acclimatation inclue) par l’EU1 et auront la possibilité, sur accord vétérinaire, de retourner dans leur élevage après la période post-opératoire. La réalisation des actes techniques complexes sera faites sous anesthésie fixe (chirurgie, scanner CT) par un personnel habilité, compétent et expérimenté. De plus, une surveillance accrue et quotidienne sera réalisée jusqu’au rétablissement complet des animaux (avec observation clinique de l’état général, observation de la boiterie, de la rigidité, de la douleur lors de la palpation ou de la mobilisation de l'articulation, de la rougeur et du gonflement des sites implantés) et l’utilisation d’analgésique, d’antibiotique et d’anti inflammatoire en traitement pré et post-opératoire est prévu afin de prévenir et réduire la douleur post-chirurgicale.

Choix des espèces

Le mouton est un modèle animal identifié pour l'évaluation des matériaux et est recommandé dans la norme ISO 10993 pour les injections intra-osseuses. Le modèle d'injection fémoral et huméral chez le mouton est hautement standardisé de par ses similitudes avec l'homme dans le poids, la taille, la structure des os et des articulations. Il est également associé à de faibles taux de complication. De plus, il s'agit d'un animal couramment employé en expérimentation animale, permettant ainsi d'une part de gérer plus facilement son bien-être au cours de l'étude et d'autre part de travailler sur des lots homogènes (âge et sexe fixés). Les animaux sélectionnés pour ce projet seront âgés de 2 à 4 ans au moment de la procédure d’injection afin que leur croissance osseuse soit terminée. Ce stade de développement est nécessaire dans le cadre d’un test sur des substituts osseux destinés à une population adulte.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
Moutons : 6
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 6
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 6

6 brebis vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Leurs veines saphènes sont traitées sous anesthésie par six techniques utilisées contre les varices humaines, avec un suivi échographique jusqu'à 28 ou 56 jours, avant mise à mort pour analyse des veines. Le porteur affirme qu'aucun effet indésirable n'est attendu car la sécurité est déjà validée chez l'humain, et surveille malgré tout hématomes, brûlures et nécroses. Il décrit le mouton comme le "modèle de référence" pour évaluer les traitements vasculaires.

Objectifs

Les varices sont des manifestations de la maladie veineuse chronique et leur prévalence est estimée à 25%. Elles sont liées à une perte d'élasticité des parois veineuses et à leur élargissement, ou à des lésions des valvules veineuses qui ne fonctionnent plus correctement. Plusieurs techniques sures et efficaces sont disponibles mais les mécanismes d’actions locales sur la paroi veineuse n’ont été que très peu analysés. L’objectif du projet est d’étudier six techniques existantes afin d’identifier les mécanismes d'action et les réactions inflammatoires locales.

Bénéfices attendus

Les varices sont des manifestations de la maladie veineuse chronique et leur prévalence est estimée à 25%. Les complications si les varices ne sont pas traitées sont des ulcères veineux. Le coût du traitement des ulcères veineux de jambe est très élevé ; le traitement des varices peut réduire l’incidence des ulcères de jambe de 50%, est il est donc très interessant d'un point de vue médiccal, économique et sociétal. Les techniques mini-invasives développées ces dernières années permettent de traiter avec efficacité et peu de récidives les varices. Cette étude permettra de mieux comprendre le mécanisme d’action de ces différentes techniques existantes des traitements de varice et aidera à terme le praticien à choisir la technique la plus adaptée en fonction du type de patient à traiter et de limiter les risques de récidives.

Procédures

Les veines saphènes, des brebis, seront traitées par différentes techniques utilisées chez l’homme pour le traitement des varices (Radiofréquence, laser 980 nm ou 1940 nm, clarivein, veinaseal, mousse fibroveine) . Le jour du traitement, la zone à traiter sera marquée et des mesures seront effectuées par échographie. Le traitement se fera sous anesthésie et dure environ 20 minutes par veine saphène. Un suivi échographique aura ensuite lieu 7 jours, 14 jours puis 28 jours après le traitement. Si nécessaire, les animaux seront sédatés pour cet examen. Au bout de 28 jours, 3 brebis seront mises à mort après prélèvement de leurs veines saphènes traitées sous anesthésie générale dans le but de faire une analyse anatomopathologique. Les 3 dernières brebis auront une nouvelle échographie 56 jours après le traitement avant d’être aussi mises à mort après prélèvement de leurs veines saphènes traitées sous anesthésie générale dans le but de faire une analyse anatomopathologique. Pendant la première semaine post-traitement la zone traitée sera inspectée quotidiennement afin de détecter d’éventuelles lésions dues au traitement.

Impact sur les animaux

Le traitement se fera sous anesthésie et analgésie et aucune nuisance ou effet indésirable n’est attendue. A l'issu du traitement, aucun effet indésirable n’est attendu car la sécurité de la procédure est déjà largement validée chez l’homme. Les points à surveiller seront la réaction de la peau dans la zone de traitement : hématome au point de ponction, matting de la peau (cordon marron le long du trajet de la veine), brûlure, nécrose.

Devenir

Les six brebis du projet seront mises à mort à la fin de l'étude afin de prélever leurs veines saphènes pour les analyser

Remplacement

Il n'existe pas de modèle in vitro validés ou de modèle simulé par ordinateur qui puissent imiter les points finaux de ce projet. Il est donc nécessaire de travailler sur animal vivant. Le modèle ovin est le modèle de référence pour évaluer la performance et les effets tissulaires locaux des traitements vasculaires.

Réduction

Le traitement sera appliqué sur les deux veines saphènes des animaux, ce qui permet d'utiliser deux fois moins d'animaux pour obtenir le même nombre d'échantillons de veines saphènes. Un minimum de 6 brebis est nécessaire (soit 12 veines saphènes) pour évaluer les 6 traitements avec des prélèvements des veines saphènes à deux temps (J28 et J56).

Raffinement

Les brebis arriveront sur place au minimum une semaine avant la procédure pour leur permettre de s’habituer au lieu et ainsi de diminuer leur stress. Les ovins étant des animaux grégaires, les brebis seront logées en groupe, sur une litière de paille afin de les occuper et auront accès à de l'eau et du foin ad libitum pour respecter leur fonctionnement de ruminants. De plus, le personnel animalier observera régulièrement le comportement des animaux afin de repérer d’éventuels signes de mal-être ou de souffrance. Ces signes inhabituels seront immédiatement signalés au responsable de l’expérimentation. Les animaux qui présenteraient des signes de mal-être ou de souffrance seront soignés et si jugé nécessaire par le vétérinaire traitant retirés de l’essai. Durant le traitement, les brebis seront placées sous anesthésie générale avec une association médicamenteuse permettant d’obtenir un effet anesthésique et analgésique. Afin d’éviter le dessèchement de leur cornée, une pommade ophtalmique est appliquée dans leurs yeux. Enfin, durant les examens angiologique, si les animaux présentent des signes de stress ou d’agitation, ils sont sédatés ou anesthésiés selon l'avis du vétérinaire.

Choix des espèces

Le mouton est recommandé comme un animal approprié pour évaluer la performance et les effets tissulaires locaux des traitements vasculaires. En effet, la morphologie et la taille des veines saphènes du mouton sont similaires à celles de l'homme (diamètre et profondeur des veines saphènes) et ce modèle a été décrit dans la littérature comme un modèle approprié pour évaluer l'occlusion veineuse. Les animaux sont adultes afin d'avoir une structure comparable à l'homme. De plus, certains animaux étant gardés plus de deux mois, il n'est pas possible d'utiliser des animaux en croissance..

  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système urogénital
Moutons : 60
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 60
▲ -
Devenir
 -
 -
 60
 -

60 brebis de race Lacaune vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes gardées en vie dans l'établissement à l'issue. Chaque animal reçoit un implant de mélatonine et une injection intramusculaire, et subit dix-huit prises de sang, pour tester une hormone de synthèse censée déclencher et synchroniser les ovulations en dehors de la saison sexuelle. Le porteur inscrit le projet dans le remplacement d'une hormone existante par une molécule posant selon lui moins de problèmes de "bien-être animal", à des fins d'insémination en élevage. Il affirme qu'aucune alternative n'existe pour étudier l'efficacité de ces hormones sur l'ovulation.

Objectifs

La reproduction chez les ovins et caprins est saisonnée. Chez les deux sexes, il existe au cours de l’année une période d’activité sexuelle maximale (saison sexuelle), en général d’août à janvier, et une autre d’activité minimale ou de repos sexuel (contre-saison), en général de février à juillet. La durée de la saison sexuelle est très variable selon les races. La reproduction des brebis et des chèvres en contre-saison permet aux éleveurs d’étaler la production de lait ou de viande sur l’année, et ainsi de répondre à la demande des consommateurs.

Bénéfices attendus

La reproduction chez les ovins et caprins est saisonnée. Dans le cadre d’une mise à la reproduction des brebis et des chèvres en période de contre-saison (période de repos sexuel, pratique appelée « désaisonnement »), l’insémination animale est pratiquée chez les petits ruminants quasi exclusivement après un traitement hormonal d’induction et de synchronisation des chaleurs et des ovulations (mimant les mécanismes endocriniens), méthode aujourd’hui la plus efficace pour désaisonner la mise à la reproduction. Le projet s'inscrit dans un contexte d'évolution des pratiques de maîtrise de la reproduction vers la réduction, voire la suppression, de l’utilisation de traitements hormonaux pour la synchronisation des chaleurs et des ovulations. La recherche de méthodes alternatives est en cours via le développement et/ou l’évaluation de traitements vétérinaires (molécules de synthèse) posant moins de problème en termes de bien-être animal et d’enjeux environnementaux.

Procédures

Les brebis seront soumises à une pose d'implant sous-cutané de mélatonine (une seule fois par brebis, durée moyenne d'environ 30 secondes), à des injections par voie intramusculaire (une seule injection par brebis, durée de quelques secondes) et à des prises de sang (au total 18 prélèvements/brebis, durée de prélèvement moyenne d'environ 30 secondes par brebis).

Impact sur les animaux

Lors des prises de sang (par ponction à la veine jugulaire), des injections (par voie intramusculaire) et de la pose des implants sous-cutanés de mélatonine, les animaux peuvent ressentir une douleur légère de courte durée, mais pas de douleur chronique ou aigüe de forte intensité. Ces interventions n’entrainent pas d’altération de l’état général. Une surveillance journalière de l’état général des animaux et du site de prélèvement sera réalisée afin de traiter l’apparition éventuelle d’une inflammation (phlébite) voire d’une infection. La contention des animaux pour les interventions réalisées par les animaliers (en binôme) est faite dans un espace réduit en présence de congénères pour limiter le stress. La présence journalière répétée des animaliers lors de l'alimentation et des soins est associée à une diminution du stress des animaux.

Devenir

Tous les animaux sont gardés en vie dans l'établissement utilisateur à l'issue du projet.

Remplacement

L’étude de l’efficacité des hormones gonadotropes sur l’induction et la synchronisation des ovulations chez les brebis ne peut être réalisée qu’avec l’utilisation d’animaux vivants. Aucune alternative n’existe.

Réduction

Le projet utilisera 60 brebis réparties en 5 lots de 12 brebis. Les variables étudiées seront la proportion de brebis ovulant après traitement, le jour d’augmentation de progestérone plasmatique > 0,5 ng/ml et la proportion de brebis gestantes. Des calculs de puissance ont été faits avec ces 3 variables afin de déterminer le nombre de brebis/lot. Le nombre minimum de brebis à inclure par lot est déterminé par la variable proportion de brebis gestantes. Avec 12 brebis par groupe, nous pourrons montrer : # une différence notable pour la proportion de brebis ovulant après traitement, entre 67 % (8/12, observée dans des études antérieures avec GnRH) et 100 % (12/12, attendue dans le lot témoin avec eCG) avec un risque alpha (p) de 5 % et une puissance de 83 %. # une différence (>= 1,5 jours ± 1 jour) du jour moyen d’augmentation de progestérone après ovulation (entre le groupe avec eCG et un groupe avec GnRH) avec un risque alpha de 5 % et une puissance de 92 % (test de Mann et Whitney). # une différence notable pour la proportion de brebis gestantes, entre 17 % (2/12, échec de fertilité dans les lots avec GnRH) et 67 % (8/12, fertilité attendue dans le lot témoin avec eCG) avec un risque alpha (p) de 10 % et une puissance de 83 %. L’objectif de cette étude exploratoire est de déterminer si les ovulations induites par la GnRH de synthèse sont fertiles et si la fertilité obtenue nous incite à poursuivre (ou pas) cette stratégie pharmacologique.

Raffinement

Les brebis passeront 6 semaines en bergerie de quarantaine avec une visite journalière pour l’alimentation et l’observation sanitaire. L’habituation des brebis à la manipulation dans ce nouvel environnement commencera au bout de 2 semaines après leur arrivée en quarantaine, avec une pesée. Après 4 semaines, les deux prises de sang pour le test de cyclicité seront réalisées. Après 6 semaines en bergerie de quarantaine, les brebis intègreront la bergerie de l’installation pour commencer le traitement de synchronisation des ovulations. Les lots expérimentaux seront alors constitués (habituation au parc de tri et marquage de la toison avec une peinture adaptée, pour repérer les lots). Afin de respecter la grégarité de l’espèce, les brebis sont placées ensemble sur litière paillée et leur contention pour les différentes interventions est faite dans un espace réduit en présence de congénères pour limiter le stress dû à l’isolement. La présence journalière répétée des animaliers lors de l'alimentation et des soins aux animaux est associée à une diminution du comportement de stress. Les brebis sont surveillées de façon journalière. Lors des prises de sang (par ponction à la veine jugulaire), des injections (par voie intramusculaire) et de la pose des implants sous-cutanés de mélatonine, les animaux peuvent ressentir une douleur légère de courte durée, mais pas de douleur chronique ou aigüe de forte intensité. Ces interventions n’entrainent pas d’altération de l’état général. Les animaux seront tondus au niveau du cou pour une visualisation aisée des veines. Dans la mesure du possible, les prélèvements seront réalisés en alternant les veines jugulaires droite et gauche. Une surveillance de l’état général des animaux et du site de prélèvement sera réalisée afin de traiter l’apparition éventuelle d’une inflammation (phlébite) voire d’une infection. En cas de signes de maladie (fièvre >40°C, problèmes respiratoires, décubitus prolongé sur 48 h, anorexie, perte de poids >à 15%...) un traitement adapté (antidouleurs, anti-inflammatoires, antibiotiques) sera mis en place par les animaliers selon le protocole de soins établi par le vétérinaire conseil ou avec son intervention si nécessaire.

Choix des espèces

L’espèce ovine, et notamment la brebis de race Lacaune laitière, est la cible de l’étude de façon à remplacer l’utilisation de l’hormone eCG dans le cadre du traitement d’induction et de synchronisation des ovulations utilisé en élevage (afin de pratiquer l’insémination animale). De façon à tester l’efficacité d’hormones gonadotropes pour contrôler le cycle oestrien des brebis, le projet utilisera des brebis adultes de race Lacaune, sexuellement matures et ayant déjà agnelé lors d’une reproduction antérieure.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système urogénital
Moutons : 30
Souffrances
▲ -
▲ 30
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 30

30 brebis vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Leur cycle est synchronisé par éponge vaginale et injections hormonales, puis elles sont inséminées et tuées huit jours après pour prélever leur utérus et récupérer les embryons, afin d'étudier trois mutations récessives qui réduisent la fertilité des élevages ovins laitiers. Le porteur présente les bénéfices d'abord comme "technico-économiques", limitant les pertes liées à la baisse de fertilité, puis évoque la santé des animaux. Il affirme qu'aucune alternative n'existe et que l'espèce ovine est étudiée pour elle-même.

Objectifs

La ségrégation de mutations récessives de l'ADN dans les populations d’élevages en sélection peut conduire à des anomalies génétiques lorsqu’elles se retrouvent à l’état homozygote (2 copies mutées) chez un individu. Ces anomalies peuvent être bégnines, affectant la couleur du pelage, la taille, ou l’absence de cornes par exemple, d’autres sont délétères. Ces mutations délétères peuvent affecter la survie de l’embryon au cours du développement précoce et/ou induire des avortements au cours de la gestation, impactant négativement les résultats de fertilité. Elles peuvent également donner lieu à de la mortalité des jeunes animaux (en périnatal ou avant le sevrage). Elles peuvent encore créer des altérations morphologiques handicapantes, ou de multiples syndromes affectant la santé et le bien-être. Il y a donc un enjeu socio-économique pour les filières d'élevage dans la découverte et le contrôle de la diffusion de ces mutations dans les populations en sélection de façon à limiter la procréation d’animaux homozygotes et ainsi limiter l'impact négatif sur la santé et le bien-être. Une étude préliminaire de génétique chez des ovins laitiers a permis de mettre en évidence trois de ces mutations nommées « m1 à m3 » qui affectent trois gènes importants pour le métabolisme et la multiplication cellulaire. Les données populationnelles chez ces moutons indiquent une fertilité réduite (baisse de réussite à l’insémination animale) lorsque deux animaux porteurs supposés de ces mutations sont accouplés, laissant penser à une action délétère de ces mutations sur le développement embryonnaire précoce. L’objectif de ce projet expérimental est d’étudier l’effet des mutations « m1 », « m2 » et « m3 » à l’état homozygote (m/m) chez le mouton pour expliquer le défaut de fertilité dans l’accouplement d’animaux hétérozygote m/+. Ainsi, la réalisation d’accouplements orientés entre individus porteurs hétérozygotes (m/+) pour ces mutations est une étape essentielle pour produire des embryons homozygotes m/m et établir si la période du développement embryonnaire précoce est affectée. Avec un déterminisme supposé récessif (les deux copies du même gène doivent être mutées pour observer un effet), il y a une chance sur quatre qu’un tel accouplement génère un embryon homozygote (m/m) atteint d’une anomalie.

Bénéfices attendus

L’objectif de ce projet est de pouvoir objectiver le/les phénotype(s) affecté(s) par des mutations récessives supposées délétères découvertes chez les ovins laitiers. Les bénéfices attendus sont multiples. D’un point de vue scientifique et cognitif, la réalisation de ce projet permettra d’apporter à court terme des connaissances de biologie fondamentale sur le rôle et le fonctionnement des gènes touchés par les mutations « m1 », « m2 » et « m3 » dans le développement des embryons de mammifères. D’un point de vue appliqué, ce projet bénéficie du soutien de l’interprofession en génétique pour l’élevage ovin. Par une gestion adaptée des reproducteurs porteurs de ces mutations, les bénéfices attendus à moyen terme sont d’ordre technico-économique d’une part pour limiter les pertes économiques dues à la baisse de fertilité engendrée (entretien de brebis vides, coûts vétérinaires pour avortements, manque à gagner pour la production laitière et la vente d’agneaux) et d’autre part pour améliorer la santé et le bien-être des animaux (baisse de la mortinatalité et de l’apparition d’anomalies génétiques handicapantes directement imputables à ces mutations).

Procédures

Pour réaliser les inséminations animales chez la brebis en vue de la production d’embryons après une stimulation ovarienne, nous devons préalablement synchroniser le cycle reproductif de chaque brebis par l’introduction intravaginale (J0) d’une éponge imprégnée d’une hormone progestagène (une pose d'éponge dure 2min) que l'on retire 14 jours plus tard (J14, le retrait prend quelques secondes). La stimulation ovarienne est réalisée par l’injection intramusculaire d'hormones gonadotropes en 6 doses décroissantes, avec 12h d’intervalle entre chaque injection et sur 3 jours (entre J12 et J14, chaque injection dure quelques secondes). Puis, l'insémination par dépôt intra-vaginal de la semence est réalisée 55h après retrait de l’éponge (J16, l'insémination dure 2 minutes). Huit jours après l’IA (J24), les brebis ainsi inséminées seront euthanasiées pour le prélèvement post-mortem des utérus et la collecte et l'analyse des embryons présents dans les cornes utérines (l'injection létale dure quelques secondes).

Impact sur les animaux

Cette procédure (sans euthanasie) est classiquement utilisée pour produire des embryons en centre d’élevage agrée des entreprises de sélection ovine et n’induit pas d’effets indésirables récurrents connus. Néanmoins, la procédure nécessitera plusieurs contentions des brebis (pose de l’éponge, intravaginale, injections intramusculaires, insémination) qui peuvent générer du stress durant les quelques minutes (5 min maximum) que durent les contentions.

Devenir

La procédure expérimentale pour produire des embryons est de classe légère. Cependant, le projet scientifique dans lequel s'inscrit cette procédure expérimentale nécessite la récupération des embryons produits pour analyse génétique. Pour cela, les 30 brebis seront euthanasiées 8 jours après la dernière intervention de la procédure (insémination animale) pour la collecte post-mortem des utérus contenant les embryons.

Remplacement

La réalisation et le suivi d’accouplements orientés pour produire des embryons ovins du génotype désiré ne peuvent se faire que par l’utilisation d’animaux vivants. Aucune alternative existe.

Réduction

Nous souhaitons obtenir une vingtaine d’embryons homozygotes mutés pour chaque mutation. Le projet utilisera 30 brebis (10 brebis par mutation, 3 mutations étudiées) identifiées comme porteuses d’une de ces mutations récessives délétères pour obtenir le nombre d’embryon souhaité. Cette estimation prend en compte l’efficacité du traitement de superovulation (12 ovulations/brebis en moyenne), le taux de fécondation après insémination (80%) et le taux de récupération des embryons (85%). Ainsi, la réalisation d’accouplements à risque de 30 brebis permettra d’obtenir environ 240 embryons (=30*12*0,8*0,85). Parmi ces 240 embryons, un quart devrait être homozygote, soit une soixantaine. De ce fait, ce projet permettra d’obtenir environ 20 embryons homozygotes par mutation étudiée permettant l'observation d'une altération du développement embryonnaire précoce par comparaison aux 20 autres embryons non porteurs de la mutation (observation d'un écart de 5 embryons au stade blastocyste entre les deux groupes, avec une puissance de 88%). Sans l’utilisation de biotechnologies de la reproduction (stimulation ovarienne, insémination animale), le nombre de brebis nécessaire serait de 210 pour obtenir 240 embryons (1,5 ovulation/brebis en moyenne, 90% de fertilité en monte naturelle, 85% de récupération des embryons) avec la gestion d’au moins 5 béliers en 2 lots de lutte.

Raffinement

Les poses d’éponges intra-vaginales, injections intramusculaires et inséminations seront réalisées par du personnel animalier expérimenté et formé pour ce type de gestes. Grâce au suivi journalier, toute suspicion d’impact négatif sur la santé et le bien-être des animaux sera pris en compte par un traitement médicamenteux vétérinaire adaptée. Ce projet sera réalisé en condition d’élevage des ovins offrant une litière paillée, un accès à l'eau et à la nourriture sans restriction, et respectant le comportement grégaire de cette espèce.

Choix des espèces

Les mutations identifiées ne sont présentes que chez les ovins. Les conséquences technico-économiques des pertes embryonnaires affectant la fertilité ne concernent que l'espèce ovine. L'espèce ovine est donc étudiée pour elle-même. Pour réaliser les accouplements nécessaires, les brebis seront adultes et cyclées, aptes à la reproduction (2 à 7 ans).

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
Moutons : 50
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 50
▲ -
Devenir
 -
 -
 50
 -

50 brebis vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, puis réutilisées dans d'autres projets de l'établissement. Elles subissent l'implantation chirurgicale de boîtiers de stimulation et de télémétrie, une intervention pouvant durer quatre heures, avant induction d'une fibrillation auriculaire et injections quotidiennes d'une molécule pendant plusieurs semaines. Le porteur décrit des cicatrisations prolongées, des risques d'infection ou de rejet des implants, et un stress lié à l'isolement lors des injections. Il affirme que la complexité de la maladie empêche toute simulation in silico et présente la brebis comme un modèle de "référence" proche du cœur humain.

Objectifs

La fibrillation auriculaire (FA) est le trouble du rythme cardiaque le plus répandu. Cette maladie des oreillettes peut toucher 1 % de la population globale et jusqu'à 5 % des personnes âgées de plus de 65 ans et sa fréquence double à chaque décennie. La gravité de cette affection est principalement liée à ses conséquences : 30 % des accidents vasculaires cérébraux peuvent lui être imputés. Nos équipes de recherche ont identifié que la FA modifie spécifiquement le compartiment mitochondrial. Nos résultats sont en accord avec la littérature décrivant que les dommages cellulaires causés par le stress oxydant sont considérés comme un mécanisme participant à la stabilisation de la FA. Nous avons identifié une cible pharmacologique potentielle au niveau des mitochondries et nous possédons une molécule (l’ATT) spécifique de cette cible mitochondriale. Par conséquent, notre objectif est d’évaluer le potentiel antiarythmique de l’ATT dans notre modèle expérimental, et d’optimiser le traitement en adaptant la posologie.

Bénéfices attendus

La réalisation de ce projet revêt une importance particulière dans la mesure où l’obtention de résultats positifs pourrait réellement avoir des répercussions sur le développement d’un nouveau traitement dans la FA chez l’homme. L’ATT possède une autorisation de mise sur le marché en Europe et aux États-Unis mais pas pour son potentiel effet antiarythmique. Ainsi, la démonstration que l’ATT possède un potentiel antiarythmique chez la brebis FA est une étape indispensable au développement d’un futur projet de recherche clinique. Les bénéfices attendus de notre projet sont donc (i) la démonstration du ciblage pharmacologique du compartiment mitochondrial comme stratégie thérapeutique efficace pour lutter contre le développement et la progression de la FA et (ii) l’utilisation des données collectées pour commencer le développement d’un essai clinique visant à évaluer le potentiel antiarythmique de l’ATT chez l’homme.

Procédures

Les animaux auront deux prises de sang (une lors de l’inclusion et une à la fin du projet, pour une prise de sang il faut compter 15 min) et également deux prélèvements urinaires (30 min). Les animaux auront une IRM et une cartographie endocavitaire par cathéter, les procédures seront réalisées sous anesthésie et analgésie, ces examnes ont une durée d'environ 90 min. Les animaux auront une implantation chirurgicale d’un boitier de stimulation cardiaque, d’un boitier de télémétrie et d’une chambre de perfusion. Procédures réalisées sous anesthésie et analgésie, cette intervention, de la prise en charge de l'animal jusqu'à sont réveil complet durera maximum 4 heures. Suite à la récupération post-chirurgicale, les brebis recevront une injection journalière d’ATT pendant 10 jours ou une injection journalière pendant 80 jours (la réalisation des injections nécessite l’isolement des brebis pour une durée de 20 à 30 minutes le temps de la réalisation par les personnes en charge des animaux). Les effets du traitement seront évalués à distance grâce à la surveillance télémétrique.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables éventuels peuvent être liés aux anesthésies (hypothermie) réalisées aux différentes phases du projet notamment lors du réveil (désorientation, apathie) ces effets disparaissent rapidement car les moyens nécessaires pour faciliter le réveil des animaux (lampe chauffante par exemple) sont mis en place. Les examens IRM et électrophysiologique sont indolores pour les animaux. Des effets indésirables attendus sont liés à l’implantation des équipements électroniques localisés en sous-musculaire dans la zone du cou pour induire et enregistrer la progression de la fibrillation auriculaire mais ils sont maîtrisés et correspondent à des phases de cicatrisation prolongées. L’induction de la fibrillation auriculaire chez la brebis peut provoquer une fréquence ventriculaire cardiaque irrégulière mais il est à noter que l’installation de la fibrillation auriculaire est asymptomatique chez la brebis. Ainsi les brebis saines et en fibrillation auriculaire sont indifférenciables au niveau du comportement et de l’aspect physique. Lors des tests des effets de la molécule antioxydante étudiée sur la progression de la maladie, les injections de cette molécule se feront à travers une chambre de perfusion, identique à celle utilisée chez les patients, localisée dans la zone du cou en sous-cutanée. Les effets indésirables peuvent être à ce stade : altération de la cicatrice du site d’implantation, infection dans la zone d’implantation ou rejet des équipements implantés. Pour minimiser l’inconfort de la brebis, les chambres de perfusion sont de petite taille (poids 4.7g, dimensions 30x22x11 mm). La réalisation des injections nécessite l’isolement des brebis pour une durée de 20 à 30 min, ce qui peut induire un stress. Une récompense alimentaire sera donnée par les animaliers expérimentés à chaque injection et à chaque animal afin de limiter l’angoisse liée à l’isolement mais également dans le but d’entrainer l’animal afin de faciliter la procédure et de diminuer le stress de la brebis. Concernant les effets éventuels de la molécule, les données de toxicité disponibles montrent que la dose journalière d’antioxydant utilisée de 60µg/Kg est 40 fois inférieure à la dose montrant un effet toxique chez le miniporc. Nous anticipons donc l’absence d’effet toxique chez la brebis.

Devenir

Dans ce projet, constitué d’une procédure expérimentale classée modérée, tous les animaux seront gardés en vie à l’issue de la procédure. Les animaux sont des animaux modèle d'une pathologie humiane, ils sont très précieux en terme d'obtention, de suivi et en terme scientifique, ils seront donc réutilisés au sein de l’institut soit dans des procédures classées légères, modérées ou terminales. La réorientation des animaux dans de nouveaux projets de l’institut ne pourra se faire que suite à la réalisation d’une demande d’autorisation de projet et suivant l'avis de la SBEA qui suit les projets de l'établissement.

Remplacement

Cette DAP s’inscrit dans le contexte du test de l’activité antiarythmique d’une molécule déjà utilisée pour soigner d’autres pathologies. En effet, l’ATT est un stimulant de la fonction biliaire et un substitut salivaire et lacrymal. L’évaluation de l’effet antiarythmique de l’ATT dans la FA nécessite l’utilisation du modèle expérimental de brebis en fibrillation auriculaire. Cette pathologie est trop complexe et nos connaissances insuffisantes pour que nous soyons actuellement en mesure de simuler in silico les effets de l’inhibition de la production de stress oxydatif en provenance du compartiment mitochondrial sur le développement et la progression de la FA. Bien que nos résultats collectés in vitro soient en faveur d’un effet inhibiteur de l’ATT sur la progression de la FA, la démonstration de l’effet thérapeutique passe nécessairement par l’utilisation de l’animal. Nous n’avons pas de stratégie de remplacement valable à ce jour nous permettant de répondre à la question scientifique posée dans ce projet.

Réduction

Pour favoriser la réduction du nombre d'animaux dans ce projet, chaque brebis est son propre contrôle au moins pour les paramètres de fonctions cardiaques et le profil électrophysiologique, cette approche permet de limiter le nombre d’animaux utilisé en s’affranchissant de la variabilité interindividuelle. Dans ce projet 50 brebis seront utilisées sur une durée de 5 années, soit 10 animaux par an, ce nombre a été défini de part la durée nécessaire pour la mise en œuvre du modèle et les contraintes logistiques de l'établissement. Le projet comporte un total de 5 sous-groupes de brebis pour lesquels 7 à 10 animaux seront nécessaires pour répondre aux questions scientifiques posées avec une puissance statistique suffisante. Notre stratégie de réduction repose également sur la redistribution des animaux étudiés dans cette DAP vers les autres projets de l’institut. Cette mutualisation des animaux permettra de réduire significativement le nombre de brebis en FA utilisées au sein de l'établissement tout en répondant aux demandes des différentes équipes de l'établissement Par exemple, le modèle de brebis FA est utilisé dans le développement de cathéters de diagnostic et de traitements de la FA, pour leur application chez l'Homme.

Raffinement

Toutes les mesures de raffinement sont mises en place durant les phases du projet. Lors des examens et expérimentations, une anesthésie avec analgésie adaptée est mise en place et les animaux sont étroitement surveillés lors des jours suivants l'opération. Lors du suivi longitudinal, l’utilisation de la télémétrie pour surveiller la température, l’activité et le rythme cardiaque des brebis 24 heures sur 24 est une mesure de raffinement. Par exemple, lors du réveil de l’animal nous pouvons agir si nous observons que le retour de la température corporelle est trop lent. Cette surveillance renforcée permet également de mieux gérer les traitements antibiotiques et/ou analgésiques suite à une augmentation de température significative sans modification du comportement de l’animal ce qui est souvent le cas chez la brebis. Cette méthode nous permet de récolter des données sans induire de stress chez la brebis. Plus spécifiquement dans le cadre de ce projet les animaliers entraineront les animaux à rentrer dans le box d’isolement pour la réalisation de l’injection de l’ATT. Les brebis sont habituées à voir les animaliers tous les jours et par conséquent l’implication des animaliers dans le projet est indispensable à sa bonne réalisation et à la minimisation du stress des animaux. Les personnes en charge des animaux sont formés et expérimentés dans la prise en compte du bien-être de cettte espèce. L’utilisation d’une récompense alimentaire sous forme de granulés fonctionne très bien chez la brebis. L’entrainement des brebis réduira l’angoisse et le stress lors des phases d’injections. Nous savons que des brebis entraînées ont un rythme cardiaque moins élevé lors de l’arrivée dans le box d’isolement que des brebis qui découvrent cet exercice pour la première fois. L’animal est placé dans les conditions d’hébergement initial avec les méthodes de raffinement adéquat à son espèce : groupe social, pierre à sel à disposition, foin et paille. Les animaux sont suivis quotidiennement par le personnel de l’animalerie. Si une étape du protocole affecte l’état de santé au point d’atteindre un des points limites sans qu’aucune action ne puisse permettre un retour à l’état basal alors le protocole sera interrompu conformément au point 3.3.3.

Choix des espèces

Le cœur de la brebis a une anatomie, une électrophysiologie et une géométrie proche de celles du cœur humain. Ainsi, les méthodes cliniques d’imagerie et d’électrophysiologie peuvent être directement appliquées dans cette espèce et extrapoler à une application à l'Homme. Le modèle de FA persistante utilisé dans cette étude a été mis au point sur le mouton au sein d'autres équipes de recherche, le modèle est donc décrit et caractérisé dans cette espèce, constituant une référence dans la communauté scientifique. Les brebis utilisées seront adultes car les dimensions du myocarde permettent l’utilisation des outils cliniques notamment les cathéters, correspondant à ceux utilisés chez l'Homme lors de la prise en charge de la maladie. De plus, la FA étant une pathologie majoritairement représentée chez les personnes âgées nous utiliserons des brebis âgées de 8 à 11 ans minimum, ce qui correspond à un âge avancé chez l'Homme.

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
    • Maladies animales
Moutons : 60
Souffrances
▲ -
▲ 60
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 60
 -
 -

60 agneaux vont être utilisés dans des procédures classées légères, puis renvoyés dans le cheptel pour être engraissés et abattus pour la consommation. Ils sont infestés par voie orale par deux vers parasites, Haemonchus contortus et Trichostrongylus colubriformis, puis subissent prélèvements rectaux, prises de sang à la jugulaire et pesées répétées, l'objectif étant de tester l'autopesée pour repérer les animaux parasités. Le porteur indique que l'infestation peut provoquer anémie et perte de poids et prévoit de sortir de l'essai les agneaux dont l'hématocrite chute. Il affirme qu'on ne peut pas remplacer le mouton pour reproduire le cycle parasitaire.

Objectifs

L’objectif de ce projet est d’évaluer le potentiel de l’auto-pesée pour détecter les animaux parasités par les strongles gastro-intestinaux (SGI) qui présenteraient des trajectoires de gains de poids quotidien déficitaires par rapport à des individus témoins non infestés.

Bénéfices attendus

Les nématodes parasites du tube digestif, dont les strongles gastro-intestinaux (SGI), sont une contrainte majeure pour l’élevage des ovins et caprins en système pâturant en raison des pertes de production et de la mortalité qu’ils occasionnent. Plus précisément, ils peuvent entrainer une réduction significative de l’ingéré se traduisant par des pertes de gain de poids moyen quotidien (GMQ). Leur contrôle repose actuellement sur l’emploi systématique de molécules à activité anthelminthique (AH). Toutefois, l’utilisation intensive de ces molécules pendant des décennies a conduit à l’émergence de résistances voire de multirésistance (résistance à plusieurs familles d’AH en même temps) chez certaines populations de parasites. De plus, l’écotoxicité d’une classe particulière d’AH, les lactones macrocycliques, est maintenant bien documentée et acceptée de tous, laboratoires producteurs compris. Dès lors, il nous faut repenser complètement notre approche du contrôle de ces parasites. Une lutte intégrée combinant une utilisation rationnelle et prudente des AH avec des méthodes non chimiques (conduite du pâturage, sélection génétique d’animaux résistants, alicaments…) est actuellement proposée pour permettre un contrôle durable des SGI et une moindre diffusion de la résistance aux AH. L’utilisation rationnelle des AH consiste à n’appliquer un traitement AH qu’aux seuls animaux qui en ont vraiment besoin (traitement ciblé sélectif). En effet, dans un troupeau ovin, le parasitisme par les SGI est réparti de façon très hétérogène entre les individus : certains hébergent peu voire très peu de parasites et n’en souffrent pas ou très peu quand d’autres en hébergent beaucoup. Afin de freiner la diffusion de la résistance aux AH dans les élevages, il faut donc pouvoir identifier les individus qui nécessitent un traitement. Un outil permettant de contrôler régulièrement le poids et l’embonpoint des animaux serait alors d’une grande utilité pour développer une stratégie de traitement ciblé sélectif.

Procédures

Les animaux seront soumis à 4 actes expérimentaux : (Infestation expérimentale per os, prélèvement rectal pour analyse coprologique et prélèvement sanguin par ponction à la veine jugulaire es pesées). Les agneaux sont pesés deux fois par semaine, à heure fixe. Une cage d'autopesée sera également installée dans le lot afin de collecter des données de pesée plus régulières des agneaux (jusqu'à plusieurs fois par jour). - Coprologie : Des prélèvements individuels sont réalisés sur tous les animaux de l’essai à la mise en lots (J0) puis à J21, J28 et J35 pour vérifier la bonne installation des vers puis suivre l’évolution des excrétions. La méthode utilisée pour les coprologies individuelles est la méthode de flottation au chlorure de sodium en lame de McMaster avec une sensibilité de 15 oeufs par gramme de matières fécales. - Hématocrite et indice FAMACHA : Des prises de sang individuelles sur tubes EDTA seront réalisées sur tous les animaux de l’essai, animaux infestés et animaux témoins non infestés, à la mise en lots (J0), puis à J14, J21, J28 et J35. Les prises de sang sont accompagnées d’une notation FAMACHA (intensité de la coloration des muqueuses oculaires, indicateur de l’anémie). Si la valeur d’hématocrite s’avère inférieure à 20% ou si l’examen de la coloration des muqueuses (FAMACHA) conclu à une anémie sévère, l’animal est traité et sorti de l’essai. Toutefois, ce cas de figure est peu probable car la dose utilisée est à la fois suffisante pour diminuer l’ingéré mais insuffisante pour mettre en danger la vie de l’animal.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables attendus dus à l’infestation des agneaux par Haemonchus contortus et Trichostrongylus colubriformis sont : - L’anémie qui peut apparaitre autour du 21eme jour suite à l’infestation, une fois que les nématodes seront adultes et infectants. - La perte d’appétit qui peut engendrer une perte de poids des animaux à partir du 21eme jour après infestation. Le rationnement des agneaux à 800g de concentrés par jour peut accentuer les effets de la perte de poids des agneaux. En cas de signes de maladie (fièvre > 40°C, problèmes respiratoires, décubitus prolongé, anorexie, perte de poids > à 15%…), ou d’impact sur l’état général des animaux (prostration, cachexie, alopécie…), une intervention vétérinaire aura lieu et un traitement adapté (antidouleurs, antiinflammatoires, antibiotiques) sera mis en place (l’animal sortira du protocole si nécessaire). Les nématodes intestinaux utilisés dans ce protocole seront inoculés à une dose suffisamment importante pour obtenir les réponses souhaitées mais suffisamment faible pour ne pas engendrer de signes cliniques. Les animaux seront observés quotidiennement afin d'évaluer toute altération de l'état général (anorexie, prostration). Tout animal présentant une altération générale fera l'objet d'un examen clinique (température, hématocrite, coproscopie). Tout animal ayant un hématocrite inférieur à 15% ou excrétant plus de 50 000 oeufs/g de fèces sera vermifugé et sorti du protocole.

Devenir

Les agneaux retournent dans le cheptel à la fin de la procédure. Ils seront par la suite engraissés pour la consommation.

Remplacement

On ne peut pas remplacer l’hôte (le mouton) pour la réalisation du cycle parasitaire et l’étude de l'impact de l’infestation sur le gain de poids des animaux.

Réduction

Le nombre d’animaux prévus dans l’expérimentation a été limité au maximum pour avoir un effectif garantissant l’interprétation des données.

Raffinement

Les agneaux sont hébergés sur une litière paillée et en lots de manière à pouvoir exprimer leurs comportements sociaux. Petit à petit, ils vont s’habituer à être manipulés et les prélèvements seront réalisés par du personnel expérimenté.

Choix des espèces

L’espèce ovine est l’espèce cible (application potentielle en élevage). Il n'existe pas d'autre espèce modèle ni de système alternatif à cette étude car ce caractère résulte de phénomènes biologiques, physiologiques, génétiques complexes.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Moutons : 40
Souffrances
▲ -
▲ 40
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 40
 -
 -

40 brebis vont être utilisées dans des procédures classées légères, sans être tuées à l'issue. Chacune subit des prélèvements de sang à la jugulaire, jusqu'à 400 à 450 millilitres une fois toutes les trois semaines, pendant deux ans et demi, pour tester in vitro l'hémocompatibilité d'une pompe cardiaque. Le porteur indique que les brebis seront réhabilitées, replacées ou adoptées par une association en fin de projet si leur bilan sanitaire le permet. Il affirme avoir choisi l'ovin pour sa "docilité", l'accès facile aux veines et une coagulation proche de celle de l'humain.

Objectifs

Le projet a pour objectif d'utiliser du sang frais prélevé chez des brebis, afin d’évaluer et d’améliorer les interactions entre le tissu sanguin et la pompe cardiaque dévelopée par notre partenaire. Cette dernière est un dispositif médical appelé “assistance circulatoire gauche”, ou “LVAD”, destiné aux personnes souffrant d’insuffisance cardiaque grave. Il s’agit d’une pompe mécanique implantée chirurgicalement dans le corps et destinée à pallier un cœur défaillant. Le LVAD développé a pour ambition de recréer fidèlement les phases de remplissage et d’éjection du cœur natif sans pour autant exposer le sang aux dommages causés par les pompes actuellement commercialisées. Afin d’évaluer cet aspect sur des prototypes avancés de LVAD en cours de développement, puis dans le cadre de leur évaluation pré-clinique, il est nécessaire d’utiliser du sang frais prélevé dans des conditions permettant de préserver toutes ses caractéristiques biologiques.

Bénéfices attendus

Il est essentiel de caractériser les interactions des pompes LVAD avec le sang afin d’évaluer et de prévenir les risques d’hémolyse (destruction des globules rouges), de formation de thrombus dans la pompe (caillot), ou de dégradation de protéines sanguines essentielles. Les essais d’hémocompatibilité in vitro permettent de caractériser ces aspects dans des conditions contrôlées. Cependant, la qualité et la fraicheur du sang utilisé sont essentielles dans la réalisation de ces tests. Il est donc nécessaire de prélever le sang par ponction veineuse afin de minimiser les risques d’activation et de contamination extérieure. La norme en vigueur recommande l’utilisation de sang bovin, porcin, ou ovin pour la réalisation de tests d’hémocompatibilité sur des pompes cardiaques car le tissu sanguin de ces animaux est très similaire à celui des humains. De plus l’utilisation des gros animaux permet d’obtenir de grandes quantités de sang (quelques centaines de ml) sans préjudice pour l’animal. Dans ce projet des ovins ont été choisis pour leur docilité, l’accès facile aux veines jugulaires et des mécanismes de l’arrêt de l’écoulement du sang comparables à ceux observés chez l’humain.

Procédures

Un prélèvement sanguin par ponction veineuse au niveau de la veine jugulaire de moins de 10% du volume total (environ 400-450 mL) jusqu’à un maximum d’une fois toutes les 3 semaines pendant 2 ans et demi, pourvu qu’aucun point limite n’ait été atteint.

Impact sur les animaux

Les brebis pourront ressentir un peu de fatigue à la suite du prélèvement sanguin, comme tout un chacun à la suite d'un don de sang. Alimentation et abreuvement seront disponibles à volonté pour tous les animaux prélevées. Dans le cadre de ce projet le prélèvement de sang se limitera à 10% du volume sanguin total, et 3 semaines minimum de repos seront respectées entre chaque prélèvement. L'état des muqueuses des animaux ainsi que leurs numérations de formules sanguines seront controlées régulièrement afin de dépister toute survenue éventuelle d'anémie

Devenir

Toutes les brebis seront réhabilitées/replacées ou adoptées (par une association de protection animale qui gère la réhabilitation des animaux de laboratoire), dans la mesure où leur bilan sanitaire nous y autorisera, en fin de procédure.

Remplacement

L'étude des interactions biologiques entre le LVAD CorWave et le sang est réalisé in vitro mais nécessite d’avoir recours à du sang frais prélevé chez des animaux vivants. Bien que la pompe CorWave soit développée en amont à partir de simulations numériques et de tests hydrauliques in vitro de pointe, ces derniers ne permettent pas dans l'état actuel des connaissances d’évaluer les interactions biologiques complexes avec le sang.

Réduction

Les dispositifs LVAD sont conçus pour pomper 5L de sang dans un organisme humain. Le nombre d'animaux impliqués dans le projet sera réduit au minimum grâce à l'utilisation de systèmes de test in vitro des dispositifs LVAD exploitant de faibles quantités de sang. Les tests in vitro de ces dispositifs réduisent les volumes de sang nécessaires à quelques centaines de millilitres par dispositif testé, réduisant ainsi la fréquence et le volume des prélèvements sanguins à effectuer. Un volume de 2 L permet ainsi de comparer 4 designs de pompe différents en une semaine.

Raffinement

L’étude de l’hémocompatibilité du LVAD in vitro à partir de sang prélevé par ponction veineuse permet de réduire le recours à des études d’implantation in vivo de classe « sévère » ou « sans réveil ». L’utilisation d’ovins se limite ainsi dans ce projet à une procédure expérimentale de classe « légère » qui ne devrait pas avoir d’incidence sur l’état général des animaux. Aucune souffrance ou stress significatif n’est attendu dans ce projet. Des ovins ont été choisis pour leur docilité, l’accès facile aux veines jugulaires et une hémostase comparable à celle de l’Homme. Les animaux seront hébergés en troupeau et placés au maximum en situation d'éco-paturage en extérieur. Ils ne seront isolés que le temps du prélèvement sanguin.

Choix des espèces

L’utilisation des gros animaux permet d’obtenir de grandes quantités de sang (quelques centaines de mL) sans prejudice pour l’animal. Les normes en vigueur recommandent donc l’utilisation de sang bovin, porcin, ou ovin. Des brebis adultes seront utilisées afin de pouvoir prélever le volume de sang nécessaire sans affecter la santé de animaux.

Sonoporation de l’oreille interne de brebis

(NTS-FR-340845v1 – 17/02/2022)
  • Recherche appliquée
    • Troubles sensoriels
  • Recherche fondamentale
    • Organes sensoriels
Moutons : 14
Souffrances
▲ -
▲ 14
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 14

14 brebis vont être utilisées, opérées sous anesthésie et mises à mort avant tout réveil, dans des procédures pourtant classées de souffrance légère. Sous une anesthésie de trois heures, chaque animal subit une incision derrière l'oreille et un fraisage de l'os pour accéder à l'oreille interne, dont le prélèvement de liquide entraîne une surdité définitive des deux oreilles. Le porteur indique mettre à mort les brebis par surdosage d'anesthésique parce que cette surdité et d'éventuels vertiges compromettraient leur vie quotidienne. L'objectif est de vérifier qu'une technique de diffusion de médicaments vers l'oreille interne n'est pas toxique.

Objectifs

Les objectifs de notre travail sont doubles : - Vérifier l'absence d'ototoxicité de la sonoporation sur l'oreille interne. - Evaluer la concentration en stéroïdes au niveau des liquides de l'oreille interne suite à la sonoporation et l'administration locale trans-tympanique.

Bénéfices attendus

Si l'absence de toxicité de la sonoporation est démontrée ainsi que la possibilité d'augmenter la concentration de corticoïdes au sein de la périlymphe, cela permettrait de proposer un nouveau mode de diffusion de molécules thérapeutiques à l'oreille interne. Cette méthode permettrait d'atteindre des concentrations plus élevées que l'administration des mêmes molécules par voie systémique. Actuellement, les molécules les plus utilisées par cette voie sont les corticoïdes et la gentamicine à but thérapeutique, ainsi que le gadolinium pour l'imagerie de l'oreille interne. Cette voie de diffusion de molécules à l'oreille interne pourrait avoir un rôle thérapeutique à jouer, notamment pour agir dans la régénération de nouvelles cellules ciliées fonctionnelles, qui vieillissent et meurent, suite à l'âge et l'exposition au bruit. L'autre intérêt de pouvoir faire parvenir des molécules telles que des corticoïdes à l’oreille interne serait d’obtenir une réduction de la fibrose suite à une implantation cochléaire.

Procédures

L'ensemble des prélèvements auront lieu lors de l'anesthésie générale ainsi que la procédure chirurgicale et la sonoporation. Il sera prélevé un tube de sang et de périlymphe. La durée totale de l'anesthésie générale est de 3H, au cours de cette anesthésie générales, les 3 procédures seront effectuées.

Impact sur les animaux

Les brebis incluses subiront une anesthésie générale durant laquelle aura lieu l'ensemble de l'expérimentation. Lors de cette anesthésie générale, il sera effectué une incision rétro-auriculaire puis un fraisage de l'os mastoïdien pour accéder à l'oreille interne. Une fois l'oreille interne repérée, le prélèvement de périlymphe sera réalisé pour l'ensemble des groupes. Ce prélèvement entraine une surdité irréversible. Les animaux seront atteints d'une surdité bilatérale compte tenu du protocole. De plus, ils peuvent être atteints de vertiges incoercibles en cas de réveils suite à l'anesthésie générale et de paralysie faciale périphérique en fonction de la position du nerf facial par rapport à la fenêtre ronde, cela pourrait avec des repercussions sur les possibilités d'alimentation des animaux. D'où la mise à mort par surdosage d'anesthésiques lors de l'anesthésie générale, suite aux 3 procédures décrites.

Devenir

Les 3 procédures auront lieu lors de la même anesthésie générale. Suite au prélèvement de périlymphe de la procédure 3, les brebis présenteront une surdité définitive bilatérale, irréversible du fait du prélèvement de liquide de l'oreille interne aura été prélevé. Elles pourraient aussi en cas de réveils présentés des vertiges empêchant une mobilité normale. Cette perte de la fonction auditive et de l'équilibre pourraient avoir un retentissement majeur dans la vie quotidienne des brebis, ainsi il sera effectué une euthanasie par surdosage médicamenteux suite à la procédure 3.

Remplacement

Une étude pré-clinique chez l'animal est nécessaire afin de s'assurer de l'absence d'ototoxicité de la sonoporation et pour comparer le liquide de l'oreille interne (périlymphe). Cette étude permettra de définir si un tel concept est réalisable et permet d’obtenir une diffusion des molécules thérapeutiques à l’oreille interne (corticoïdes) supérieure à la diffusion par injection locale. Le modèle animal ne peut être substitué par un modèle in-vitro ou in silico

Réduction

Sur la base d'une analyse statistique et bibliographique, notre étude nécessite l’inclusion de 12 animaux. Afin de réduire le nombre d'animaux, chaque brebis sera son propre témoin sur le statut normo-entendant/sonoporation pour l'étude de l'ototoxicité et sur le statut injection locale/sonoporation pour vérifier l’existence d’une meilleure diffusion par la sonoporation comparée aux injections locales transtympaniques. Un test de Wilcoxon en rangs signés sera utilisé pour comparer les valeurs quantitatives des paramètres étudiés (seuils auditifs, concentration de corticoïde). Des analyses uni- et multivariées seront effectuées sur les profils métabolomiques de la périlymphe. En métabolomique, il n’existe pas de recommandation sur le nombre minimum de sujets. Cependant, nos précédentes études effectuées à ont montré que le nombre de 6 sujets avait permis de faire ressortir des groupes statistiquement différents en utilisant les analyses statistiques multi et univariées en métabolomique qui comportent notamment le Partial Least Squares (PLS) qui est une méthode supervisée utilisant des techniques de régression multivariée pour extraire, par combinaison linéaire de variables originales (X), l’information qui peut prédire l’appartenance à une classe (Y). Notre expérience, sur le prélèvement de périlymphe, nous a permis de le réaliser systématiquement sur une oreille normale jamais opérée. La principale contrainte est le faible volume prélevé qui ne dépasse jamais quelques microlitres. Ainsi, nous estimons que 6 brebis par groupe serait raisonnable pour ne pas augmenter les animaux, tout en ayant des résultats si nos hypothèses se vérifient.

Raffinement

Le monitoring des constantes sera effectué lors de l'anesthésie générale afin de détecter une douleur per-opératoire nécessitant une adaptation de l'analgésie et/ou de la profondeur de l'anesthésie. Une augmentation de la fréquence cardiaque, de la tension artérielle ou une hyperventilation avec augmentation de pression des voies aériennes feront partie des paramètres monitorés. Des signes cliniques tels que un larmoiement, une grimace, ou une tentative de mouvement feront partie des points limites surveillés et s' ils apparaissaient des mesures thérapeutiques seraient alors initiées. Le stress sera minimisé avant la chirurgie avec un hébergement en groupe, les cases seront paillées et la nourriture sera la même que dans l’élevage. Une injection de buprénorphine sera effectuée avant la chirurgie pour prendre éviter les douleurs per-opératoires ainsi qu'une anesthésie locale. Ces injections pourront être renouvelées si le monitorage des constantes suggère une douleur de l'animal en per-opératoire. Les 3 procédures auront lieu lors de la même anesthésie générale et une table chauffante sera utilisée pour éviter l'hypothermie. Il sera considéré comme point limite tous signes clinique et hémodynamique en faveur d'un choc hemorragique nécessitant l'arrêt des souffrances par euthanasie.

Choix des espèces

Ce modèle a l'avantage d'avoir une anatomie de l'oreille interne (Trinh et al, 2021) et un spectre auditif comparable à l'homme. Des études ont montré la comparabilité anatomique entre l'oreille interne de la brebis et celle de l'homme, avec une cochlée réalisant 2 tours 1/2 de spire et des proportions morphologiques équivalentes à celles de l'homme (Seibel et al. 2006). Les animaux seront âgés de plus d'un an car à partir de cet âge ils ont atteint la maturité du cortex auditif. Afin de constituer un groupe homogène, les brebis seront âgées de 2 à 3 ans.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Moutons : 40
Souffrances
▲ -
▲ 40
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 40
 -

40 brebis vont être utilisées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, toutes rendues ensuite à la production. Le porteur soumet des brebis venant de mettre bas à deux jours de paille de faible valeur nutritive, puis leur prélève du sang huit fois en dix-neuf jours, pour étudier leur adaptation à un manque alimentaire lié au changement climatique. Il indique qu'une perte de poids et une mobilisation des réserves corporelles sont possibles, sans danger annoncé. Il affirme qu'aucun remplacement n'est possible car l'étude porte sur une race ovine précise.

Objectifs

Ce projet s’inscrit dans le cadre d’un programme européen. Des expérimentations similaires sont en train de se dérouler dans d'autres installations expérimentales, avec d'autres races ovines et une autre espèce, les caprins, dans les pays membres du consortium (Egypte, Espagne et Tunisie). L’objectif global est d’étudier les réponses des petits ruminants face aux effets du changement climatique, plus particulièrement les effets des challenges nutritionnels en faisant varier quantité et qualité de l’offre alimentaire. L'objectif du projet est d'évaluer, d'une part, les capacités adaptatives des brebis de race Romane face à un challenge nutritionnel sévère après la mise bas. D'autre part d'étudier, pour le caractère efficacité alimentaire, les effets de la lignée génétique (une lignée de brebis efficaces et une lignée de brebis inefficaces) sur la réponse au challenge nutritionnel et de décrypter les mécanismes de l'organisme qui sont reponsables de cette réponse. Ainsi une meilleure compréhension de la réponse des animaux aux stress alimentaires nous permettra de proposer aux éleveurs des pratiques de conduites ciblées pour des catégories ou types d’animaux spécifiques et de maintenir la performance productive des brebis dans des situations extrêmes par exemple imposées par le changement climatique où l’offre de ressources est variable ou limitée et/ou la qualité (valeur nutritionnelle des fourrages) est dégradée.

Bénéfices attendus

Le projet permettra d'étudier comment des brebis de race Romane qui appartiennent à une lignées génétique divergente, pour le caractère efficacité alimentaire, font face à un challenge nutritionnel pendant la période critique de la mise-bas. Il permettra également de déterminer la variabilité individuelle des brebis.

Procédures

Prélevements sanguins pour dosage des métabolites et hormones métaboliques. La prise de sang se fera au niveau des jugulaires en alternant gauche/droite. Cela 8 fois durant les 19 jours de mesures.

Impact sur les animaux

Il n’y a pas d'effets indésirables attendus avec le déroulement de ce projet. Néanmoins, un minimum d’effet est prévu concernant l’impact instantanée sur le bilan énergétique des brebis soumises à un challenge nutritionnel pendant deux jours avec de la paille de faible valeur nutritionnelle. Donc des effets « cascade » à court terme sur le métabolisme, avec une perte éventuelle de poids vifs et d'état corporel (mobilisation des réserves corporelles) seront envisageable, sans représenter un danger pour les brebis.

Devenir

Tous les animaux retourneront en production dans leur environnement naturel.

Remplacement

Il s'agit d'un projet qui cherche à développer de la connaissance fondamentale pour l'espèce ovine, plus particulièrement, pour la race Romane (ancien INRA401) et les deux lignées divergentes développées pour l'éfficacité alimentaire. Donc, pas de remplacement possible avec d'autres animaux ou méthodes alternatives.

Réduction

Le nombre d'animaux prévus a été calculé avec la formule statistique : n=(2SD/p)² avec N = nombre d’animaux, SD=écart type, P=la précision souhaitée pour l’analyse. Au final, nous avons 10 brebis par lignée, par parité, il s'agit du minimum d'observations possibles pour arriver à une puissance statistique minimale pour les interprétations à prévoir dans ce projet.

Raffinement

Les animaux sont en groupe sur aire paillée. Pendant toute la durée de l'expérimentation, le personnel qualifié observera quotidiennement les brebis et leurs agneaux lors des 2 distributions de l'alimentation ainsi que lors de son passage dans la matinée et l'après-midi. Les brebis seront dressées au fonctionnement des portillons électroniques pendant quelques jours au milieu de la gestation, pour éviter la phase critique de la fin de gestation. Le milieu sera enrichi, pour les brebis, par des objets (chaine ou disque) accrochés qui seront alternés au cours de la semaine . Lors du paillage la paille sera mise en tas et ce sont les brebis qui l'étaleront. Pour les agneaux une table, de petite taille dont les pieds ont été ajustés à leur hauteur, sera mise à disposition. Le matériel de contention pour les prélèvements est adapté aux ovins et les animaux y sont habitués.

Choix des espèces

Il s'agit d'un projet destiné à la filière des petits ruminants, notamment les ovins. Les brebis seront utilisées après la mise bas et au début de la lactation. A ce stade physiologique la brebis démarre sa lactation qui permettra d'assurer la croissance des agneaux. En élevage selon les périodes d'agnelage des déficits nutritionnels (quantité et/ou qualité) peuvent avoir lieu pendant cette période. L'objectif est d'évaluer les capacités adaptatives des petits brebis.

Etudes de tolérance chez l’espèce cible.

(NTS-FR-629978v1 – 08/02/2022)
  • Tests réglementaires
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Lapins : 32
Chiens : 32
Équidés : 32
Cochons : 128
Chèvres : 32
Moutons : 32
Bovins : 128
Poules : 128
Dindes : 64
Autres oiseaux : 32
Souffrances
▲ -
▲ 192
▲ 448
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 640

640 animaux non-humains de dix espèces, dont des chiens, des porcs, des bovins et des équidés, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance léger à modéré. Le porteur décrit des essais d'innocuité de médicaments vétérinaires en situation de surdosage, avec examens cliniques, prises de sang et prélèvements d'organes. Il indique que des signes de toxicité sont attendus, pouvant parfois mettre en jeu la vie des animaux, et qu'aucun n'est maintenu en vie en fin d'étude. Sur le remplacement, il affirme que la réglementation européenne "impose" l'utilisation d'animaux de l'espèce cible.

Objectifs

Le projet vise à évaluer en laboratoire l’innocuité pour l’espèce cible de produits vétérinaires destinés à l’animal concerné (bovins, ovins, caprins, porcins, équins, lapins, chiens ou volailles) en répondant aux prescriptions de la réglementation européenne (European Medicines Agency, VICH GL43). L’objectif est d’établir la marge de sécurité du produit étudié, et dans la mesure du possible, d’identifier les effets indésirables en cas de surdosage ou d’administration prolongée par rapport aux conditions d’utilisation prévues.

Bénéfices attendus

Le projet vise à s'assurer de l'innocuité du médicament vétérinaire à la dose thérapeutique et vise également à s'assurer qu'il existe une marge de sécurité raisonnable (habituellement à trois fois la dose thérapeutique à laquelle aucun signe toxique n'est observé).

Procédures

Observations cliniques quotidiennes (sans manipulation des animaux); examens cliniques réguliers (généraux et au site d'injection), jusqu'à une fois par jour sur la période d'observation si nécessaire. Prises de sang : Typiquement une prise de sang en début et une en fin d’étude. Plusieurs prélèvements peuvent être requis en cours d’étude, jusqu’à 5 fois/étude. Prélèvements d’urine : Typiquement un prélèvement d’urine en début et un en fin d’étude. Plusieurs prélèvements peuvent être requis en cours d’étude, jusqu’à 5 fois/étude. Prélèvements de fèces ou de fientes : Plusieurs prélèvements peuvent être réalisés en cours d’étude, à une fréquence qui peut s’élever à 5 fois/étude. Prélèvement des différents tissus/organes de l'organisme pour histopathologie: selon le profil toxicologique; nécessite l'euthanasie des animaux en fin de procédure. Prélèvement du site d'injection pour histopathologie à différents temps de la procédure (évaluation de l'évolution des lésions).

Impact sur les animaux

Le projet visant à évaluer la toxicité en cas de surdosage, il est attendu, en particulier à la dose la plus élevée, des signes de toxicité sur les animaux. Ces signes peuvent parfois mettre en jeu la vie des animaux. La mise en place de points limites vise à réduire dans la mesure du possible l'impact sur les animaux.

Devenir

La règle générale est l'absence de maintien en vie en fin de projet quelle que soit la procédure.

Remplacement

Les textes réglementaires imposent l’utilisation d’animaux de l’espèce cible pour l’évaluation de l’innocuité d’un produit pharmaceutique vétérinaire (European Medicines Agency, VICH GL43).

Réduction

Le nombre de groupes et le nombre d’animaux par groupe nécessaires à l’évaluation de l’innocuité de produits pharmaceutiques vétérinaires sont définis réglementairement pour chaque type d’étude (European Medicines Agency, VICH GL43). Il s'agit de nombres minimum d'animaux à utiliser. Il est possible d'utiliser plus d'animaux et, dans ce cas, la ou les méthodes statistiques utilisés pour évaluer la tolérance du produit peuvent permettre de limiter le nombre d'animaux utilisés en plus du minimum requis par la réglementation.

Raffinement

Les conditions d'hébergement des animaux sont adaptées aux besoins physiologiques de ces derniers et leur permettent d'exprimer le plus possible leur gamme normale de comportements. Un enrichissement de l'environnement des animaux est mis en place. La contention des animaux vise à limiter au maximum le stress des animaux. Le bien-être des animaux est évalué quotidiennement par le personnel en charge des animaux: animaliers et vétérinaires.

Choix des espèces

Dans le cadre d’essais réglementaires pour la mise sur le marché de médicaments vétérinaires, l’étude doit être menée sur l’espèce cible. Pour les études d’innocuité générale, le stade de développement des animaux utilisés doit concorder avec le stade cible d’administration du produit vétérinaire selon la réglementation européenne. Si le produit est destiné à être administré à de jeunes animaux immatures, alors les animaux utilisés devront avoir un âge correspondant à l’âge minimal d’administration visé pour le produit. Sinon, les animaux utilisés sont généralement de jeunes adultes. Pour les études d’innocuité sur la fonction de reproduction et sur la glande mammaire, les animaux seront nécessairement matures sexuellement dans le premier cas, et aptes à assurer une production laitière dans le second cas.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
Moutons : 72
Souffrances
▲ -
▲ 72
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 72
 -

72 brebis laitières vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis réintégrées à la production laitière. Le porteur décrit quatre séries de prélèvements sur deux mois, associant une prise de sang à la jugulaire et un prélèvement de jus de rumen par sonde gastro-œsophagienne. Il indique que la répétition de ces prélèvements peut générer un stress, atténué par une habituation à la cage de contention. Sur le remplacement, il affirme qu'étudier le statut énergétique d'un ruminant en début de lactation rend le recours à l'animal inévitable.

Objectifs

L’objectif du projet est de proposer aux éleveurs de brebis laitières des outils de précisions pour améliorer la gestion des moments d’élevage clés du troupeau, et ainsi améliorer la santé des brebis et des agneaux, mieux valoriser l’alimentation et avoir un lait de meilleure qualité pour le consommateur. L’approche innovante est de s’intéresser au début de lactation, moment critique jusque-là peu étudié, et d’identifier grâce à des indicateurs non invasifs, les animaux en situation nutritionnelle difficile. En effet, durant le premier mois après la mise-bas, les brebis laitières sont à la fois allaitantes et traites, puis elles passent en traite exclusive : c’est dans cette période que certaines d’entre elles se retrouvent en déficit énergétique, lorsque leurs besoins énergétiques ne peuvent pas être totalement couverts par les apports alimentaires. Le spectre en Moyen Infra-Rouge (MIR) du lait est un phénotype simple et peu couteux à obtenir : nous proposons de le valoriser durant la phase d’allaitement-traite pour identifier les animaux en déficit énergétique afin que l’éleveur puisse moduler l’alimentation de ceux-ci. Nous nous appuierons sur des brebis divergentes pour le comptage des cellules somatiques (CCS) dans le lait, car il a été montré que ces 2 groupes se différenciaient en termes de bilan énergétiques en début de lactation, et afin de définir le moment le plus propice à la détection des animaux en déficit énergétiques, les analyses du lait via le MIR seront effectuées de façon longitudinale durant les 2 premiers mois de lactation des brebis. Enfin, d’autres biomarqueurs seront recherchés dans le lait, le plasma et le rumen (métabolome) et une étude du microbiote ruminal des brebis sera réalisée.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra d’obtenir, en situation d’élevage classique et sur un nombre conséquent d’animaux, des profils d’évolution individuel de l’état énergétique des brebis laitières durant la phase clés d’allaitement-traite. L’utilisation synchrone de dosages de références et de mesures non invasives va permettre l’identification de prédicteurs de l’état énergétique dégradé de certaines brebis, utilisables en élevage classique. De plus, le programme de recherche dont fait partie ce projet fait intervenir un second site expérimental où les phénotypages simplifiés seront aussi effectués de façon longitudinale durant cette période d’allaitement-traite ; il est aussi adossé à un programme européen où 8 fermes privées réaliseront un « suivi » type pour valider la faisabilité de cette détection en ferme classique.

Procédures

Les brebis seront soumises à 2 types de prélèvement : - Une prise de sang à la veine jugulaire, - Un prélèvement de jus de rumen par sonde gastro-oesophagienne ; Cela 4 fois durant les 2 mois de l’essai, au maximum à une semaine d’intervalle.

Impact sur les animaux

La répétition à 1 semaine d’intervalle du prélèvement de jus de rumen et de sang pourrait générer un stress sur les brebis : des actions de renforcement positif seront mis en place pour palier à ce possible effet indésirable, notamment en habituant les brebis à la cage de contention. Celle-ci, ainsi que la compétence du personnel réalisant depuis de nombreuses années ce type de prélèvements, assurera un prélèvement efficace, sans lésion et sur un laps de temps très court.

Devenir

Poursuite de la vie productive classique de la brebis laitière en lactation

Remplacement

Il s’agit ici d’étudier le statut énergétique d’un animal. Celui-ci est la résultante de l’alimentation et du fonctionnement global de l’organisme. Le recourt à l’animal ne peut être éviter.

Réduction

Nous avons calculé le nombre optimal d’animaux à utiliser avec une formule statistique : n = (2SD/p)² où n est le nombre d'animaux, SD l'écart-type et p la précision souhaitée pour notre analyse.

Raffinement

Tous les animaux seront hébergés sur une aire paillée en groupe, de manière à exprimer leurs comportements sociaux. Afin de stimuler les brebis, au cours d'une semaine des objets d'enrichissement seront suspendus dans les parcs et alternés (disques, chaines). Au quotidien, lors du paillage, la paille seront mise en tas et ce sont les brebis qui l'étaleront. Afin de limiter le stress de contention, les prélèvements seront réalisés par du personnel qualifié à l’aide de matériel de contention adapté aux ovins et à laquelle les animaux sont habitués. Les prélèvements de lait se feront lors du contrôle laitier, sans manipulation supplémentaire de la brebis. Les prélèvements de sang et de contenu ruminal se feront successivement lors de la même contention, afin de réduire au maximum le temps de contention de chaque animal. Les animaux font l’objet d’une surveillance toute particulière au moment des prélèvements et après ceux-ci. Au moindre problème l’animal est retiré du projet et soigné.

Choix des espèces

Le déficit énergétique que l’on vise à monitorer apparait spécifiquement chez les ruminants, quand la capacité digestive post-mise bas n’est pas suffisante pour ingérer l’énergie permettant de faire face aux besoins de la femelle en début de lactation. Il est donc indispensable de réaliser ce travail sur un ruminant. Par ailleurs, chez les bovins et les caprins laitiers, le petit est très rapidement séparé de sa mère : cette concomitance de l’allaitement du petit et du passage à la traite pour extraire le surplus de lait, n’existe que chez la brebis laitière. Notre étude porte sur le déficit énergétique en début de lactation, donc nos animaux seront à ce stade.