Mammifères "de rente"

1158 contenus, page 57 sur 97
  • Production de routine
  • Tests réglementaires
Cochons : 320
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 320
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 320

320 porcs vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal est immunisé de façon répétée puis subit des prélèvements de sang portant sur plus de 10 % du volume sanguin sans reconstitution, avant une exsanguination finale sous anesthésie pour récolter le sérum. Le porteur indique maintenir les animaux en vie de 11 à 24 mois pour produire ces anticorps destinés à la transplantation et à la cancérologie. Il justifie le choix du porc par le volume de sérum récolté, un animal remplaçant selon lui plus de cent "petits animaux".

Objectifs

L'objectif de ce programme est de produire des anticorps polyclonaux glyco-humanisés porcins anti-cellules tumorales, pour des applications de développement clinique en transplantation et en cancérologie. Cette saisine est un amendement à l’autorisation APAFIS dans le but d’optimiser le protocole d’immunisation avec notamment la recherche de la meilleure voie d’administration.

Bénéfices attendus

Contrairement à d’autres espèces animales, l’être humain et certains primates non humains n’expriment pas les enzymes alpha-1,3-galactosyl-transférase (GGTA1) et cytidine monophosphate-N-acetylneuraminic acid hydroxylase (CMAH), responsables respectivement de la synthèse de motifs alpha 1,3-galactose (Gal) et acide N-glycolyl-neuraminique (Neu5Gc) à la surface cellulaire. Il existe naturellement chez l’homme des anticorps dirigés contre ces xéno-antigènes Gal et Neu5Gc. Ainsi l’administration d’anticorps d’origine animale entraine habituellement l’apparition d’effets délétères (maladie sérique et allergie) du fait de la présence de ces xéno-antigènes. Nous avons développé une plate-forme de sérothérapie passive originale permettant la production d’anticorps polyclonaux glyco-humanisés (GH-pAb), issus d’animaux modifiés génétiquement, knock-out pour GGTA1 et CMAH. Nos anticorps polyclonaux glyco-humanisés présentent un certain nombre d’avantages : 1- une absence d’effets xénogéniques délétères (allergies et maladie sérique), 2- une efficacité lytique accrue vis-à-vis des cellules ciblées, 3- une activité anti-inflammatoire. 4- une spécificité démontrée par une série d’analyses histologiques sur tissus humains.

Procédures

Prélèvements de sang sous tranquillisation (animaux à moins de 120 kg de poids vif) sur 25% des animaux (catégorie des porcs entre 70- 120 kg de poids vif). La procédure de prélèvement sous tranquillisation a une durée de : - 5 minutes pour l’administration injectable; - 5 minutes pour le temps d’attente de l’effet de la tranquillisation et - 5 minutes de prélèvements avec les préparations, soit un total de 15 minutes / porc. Prélèvements de sang sur des animaux sous tranquillisation et anesthésie gazeuse. Immunisations des animaux sous tranquillisation et anesthésie gazeuse sur 75% des animaux (catégorie des porcs entre 120 - 200 kg de poids vif). La procédure de prélèvement sous tranquillisation avec une anesthésie gazeuse a une durée de : - 5 minutes pour l’administration injectable - 5 minutes pour le temps d’attente de l’effet de la tranquillisation ; - 10 minutes pour l’administration injectable de l’anesthésique et le branchement de masque pour l’anesthésie gazeuse - 5 minutes de prélèvements avec les préparations, - 10 minutes de réveil soit un total de 35 minutes / porc. *Il est à noter que plusieurs animaux peuvent être manipulés en même temps (5 porcs par équipe de 3 techniciens). Les temps pris par les procédures vont s’intercaler ce qui permet aux opérateurs de réduire le temps global des procédures.

Impact sur les animaux

Les nuisances provoquées par les prélèvements ou les vaccinations sont inclues dans la catégorie modérée selon la référence : Arrêté du 1er février 2013 relatif à l’évaluation éthique et à l’autorisation des projets impliquant l’utilisation d’animaux dans des procédures expérimentales - Exemples de différents types de procédures expérimentales définies selon chaque classe de gravité sur la base de facteurs liés au type de procédure expérimentale : a) Application fréquente de substances d’essai produisant des effets cliniques modérés et prélèvements d’échantillons sanguins (> 10 % du volume sanguin) chez un animal conscient pendant quelques jours, sans reconstitution du volume sanguin ;

Devenir

A la fin du programme d’immunisation, une exsanguination finale (euthanasie) sera effectuée sous anesthésie profonde afin de collecter le maximum de sérum hyper-immun qui sera ensuite utilisé pour la production de substance médicamenteuse. L'euthanasie des animaux sera effectuée à la fin du programme ou en cas de développement d’une non-réponse aux vaccinations par surdose d'anesthésie ou par un euthanasiant.

Remplacement

Plusieurs laboratoires ont cherché à remplacer la production d’anticorps polyclonaux (pAbs) à partir d’animaux donneurs par une production in vitro, recréée en bioréacteur à partir de l’information génétique extraite des donneurs et triée par phage-display. Cependant, malgré plus d’une décennie de R&D, les systèmes de production de pAbs in vitro n’ont pas permis d’atteindre les rendements requis pour la production de lots cliniques. En outre, ce type d’anticorps n’est pas disponible actuellement en Europe et ne pourrait pas couvrir les besoins des patients européens. De plus, le remplacement des pAbs rendant actuellement des services thérapeutiques essentiels (existant principalement dans les domaines de l’envenimation, de la transplantation et de l’anémie aplastique sévère) par des produits obtenus in vitro nécessiterait un développement complet, passant par une nouvelle recherche pré-clinique (chez l’animal) et clinique, chez des patients qui pourraient être aussi privés du traitement incluant de nouvelles phases 1, 2 et 3. Il s’agit typiquement d’un travail prenant plusieurs années (de quelques années à 10 ans).

Réduction

Le choix du porc comme espèce pour l’immunisation nous permet de réduire le nombre d’animaux vaccinés par rapport à d’autres espèces habituellement utilisées (comme le petits animaux), du fait du volume important de sérum pouvant être collecté sur un animal dans le respect des règles éthique. Un porc peut ainsi produire autant de sérum que plus de 100 petits animaux. Aucun test statistique ne soutient cette comparaison qui est évidente à l’ égard de la différence de taille entre ces espèces (un porc pesant en moyenne 110 Kg). En outre, le porc est maintenu en vie pendant une période de 11 à 24 mois, alors que les protocoles de prélèvement de sérum sur petit animal comprennent en général une à 2 prises de sang avant mise à mort par exsanguination. Ces 2 facteurs justifient les différences importantes dans le nombre d'animaux nécessaires pour collecter une quantité identique de sérum, lorsque des porcs sont choisis et non des petits animaux (tels que des lapins). En outre, dans cette étude nous souhaitons optimiser le protocole d’immunisations des animaux. C’est pour cette raison que nous réalisons cet amendement. L’objectif de ce protocole est d’induire une meilleure réponse immune humorale par rapport aux protocoles précédemment utilisés, en améliorant l’utilisation des adjuvants, la quantité d’antigène injectée et les voies d’injection. Obtenir un protocole optimisé nous permettra d’obtenir une meilleure réponse humorale et donc de réduire le nombre d’animaux nécessaires pour l’obtention de doses thérapeutiques d’anticorps.

Raffinement

Les conditions d’hébergement, l’enrichissement, les procédures de renforcement positif (jus de pomme) et le suivi des animaux par les animaliers et le vétérinaire, ainsi que les procédures analgésiques sont mises en place pour prévenir la douleur, et respecter le bien-être animal. Les animaux vont profiter de plusieurs éléments de matériaux manipulables pour pouvoir manifester leur comportement naturel de fouissement, de recherche de nourriture et environnemental. Les animaux dans le bâtiment spécialisé porc doté d’une climatisation et chauffage spécifique pour chaque catégorie, vont bénéficier de l’accès à la paille dans des nourrisseurs spécifiques pour compléter l’apport des fibres nécessaires en plus de la nourriture et avoir la possibilité de manifester leur capacité de fouissement. Plusieurs jouets vont être rajoutés dans les cases de chaque catégorie : brosses pour les reproducteurs, chaines avec des balles, tasseaux de bois attachés des parois, objets en caoutchouc mâchonnables spécifiques pour le porc. Un arbuste dans un pot va compléter l’environnement de chaque salle des animaux en procédure. Au cours de la semaine de la mise-bas, les truies et les cochettes vont recevoir des matériaux de nidification en quantité suffisante (sacs de jute, journaux, sciure de bois) pour le calme des animaux et l’amélioration des mises bas. Les truies et les cochettes vont mettre bas dans des cages spécifiques « liberté » qui permettent de bloquer les truies pendant les 72 h autour de la mise bas pour éviter l’écrasement des porcelets. Ensuite les animaux vont être libérés et avoir la possibilité de bouger dans toute la case de 6.5 m² pour pouvoir s’occuper des leurs porcelets jusqu’au sevrage. L’optimisation du protocole d’immunisation permettra également d’améliorer les conditions d’injections chez les porcs (diminution du nombre et du volume d’injection).

Choix des espèces

Le porc, de par son poids important, permettra de récolter un volume optimisé de sérum sur un nombre plus réduit d’animaux. Ainsi, un animal vacciné dès l’âge de 5 mois, avec une vaccination itérative maintenue pour une période de 11 mois consécutifs, peut produire suffisamment d’anticorps pour soigner de 100 à 1000 patients (en fonction de la dose administrée dans les indication de Transplantation ou d’oncologie). Les porcelets sont élevés puis immunisés à partir d’un minimum de 6 semaines d’âge (> 20Kg). Les sérums hyper-immuns seront prélevés sur des porcs par prises de sang répétées 35 jours après la première vaccination dans le respect des normes éthiques de volume et de fréquence de prélèvement : Arrêté du 1er février 2013 relatif à l’évaluation éthique et à l’autorisation des projets impliquant l’utilisation d’animaux dans des procédures expérimentales - Exemples de différents types de procédures expérimentales définies selon chaque classe de gravité sur la base de facteurs liés au type de procédure expérimentale : a) Application fréquente de substances d’essai produisant des effets cliniques modérés et prélèvements d’échantillons sanguins (> 10 % du volume sanguin) chez un animal conscient pendant quelques jours, sans reconstitution du volume sanguin ;

  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
Cochons : 75
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 75
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 75

75 mini-porcs vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal reçoit par voie rectale un produit destiné à provoquer une inflammation du côlon, subit des coloscopies et des IRM sous anesthésie, puis l'administration orale ou rectale d'un anticorps. Le porteur indique que l'induction de l'inflammation peut entraîner saignements, douleurs, diarrhées et déshydratation, et que les animaux sont tués par injection intracardiaque en fin de protocole. Il décrit le mini-porc comme le "modèle le plus adapté" pour tester une nouvelle forme orale d'un médicament déjà commercialisé en perfusion.

Objectifs

L’inflammation chronique de l’intestin et du côlon (MICI) regroupent la maladie de Crohn (MC) et la rectocolite hémorragique (RCH). Selon l'Association François Aupetit (AFA), 8000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année en France. Les traitements conventionnels des MICI sont à base d’antiinflammatoires (acide 5-amino-salicylique, Pentasa®), de corticoïdes ou d’immunosuppresseurs (Azathioprine). Dans cet arsenal thérapeutique, l'utilisation des anticorps monoclonaux anti-TNF en monothérapie s’avère être efficace, notamment sur les cas compliqués. Ce sont les molécules les plus puissantes disponibles actuellement en clinique. En 2014, 3 formes de ce médicament à base d’anti-TNF ont obtenu l’autorisation de mise sur le marché (AMM) en France pour le traitement des MICI administré par perfusion. Leurs indications ciblent le traitement de la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique modérée à sévère chez les patients réfractaires aux traitements conventionnels cités ci-dessus. Cependant, les effets secondaires de ces nouveaux médicaments sont parfois importants pour les patients, notamment l’apparition des saignements liées à l’injection répétée par voie intraveineuse de ce médicament. De façon intéressante, nous avons développé une autre forme de ce médicament de manière à l’administrer par voie orale. Cette voie permettra ainsi d’éviter ces effets secondaires. Cependant, l’efficacité de ce médicament administré par voie orale reste à démontrer. Cette recherche préclinique chez le mini-porc permettra de valider d’une part la faisabilité et la tolérance de la voie orale pour l’administration de ce médicament et d’autre part, l'efficacité thérapeutique de son activité anti-inflammatoire dans un contexte pathologique. Cette étude comportera deux grands objectifs : (1) Valider un modèle animal (mini-porc) qui développe la maladie de l’inflammation chronique de l’intestin et du colon, (2) confirmer la sécurité et l’efficacité du traitement administré par voie orale par rapport à la voie parentérale (perfusion) et rectale.

Bénéfices attendus

Notre étude apportera la validation préclinique d’une formulation pharmacologique innovante permettant d’administrer un traitement anti-TNF par voie orale. De manière générale, cette étude apportera un intérêt clinique majeur chez les patients souffrant de pathologies chroniques et déjà sous traitement parentérale (perfusion). L’utilisation d’une nouvelle forme galénique innovante s’accompagnera d’une meilleure tolérance et d’une action d’installation plus rapide que les traitements actuellement mises sur le marché. Les bénéfices attendus par l’utilisation d’un bio-médicament avec une nouvelle forme galénique administrée par voie orale sont nombreux : 1. Une libération locale ciblée de la substance active au site d'action. 2. Réduction des infections à répétitions. 3. Une meilleure observance du traitement liée à un mode d’administration plus simple, sans les contraintes de stockage et de stérilisation retrouvées avec les formes injectables. 4. diminution importante de la charge hospitalière (soulagement du système économique de la santé) 5. La fabrication d'une forme galénique sèche (comprimé) est simple et moins couteuse.

Procédures

Les animaux seront soumis à une injection par voie intra-rectale (induction de l’inflammation par 2,4,6 trinitrobenzene sulfonic acid (TNBS) et le Dextran Sulfate Sodium (DSS) + injection du traitement en solution ou dispersion), un gavage (administration des comprimés) et deux examens d'imagerie pour l’évaluation et le suivi du traitement (coloscopie + IRM avec injection de produit de contraste sous anesthésie générale). L’administration du médicament par voie orale à travers la sonde nasogastrique et par voie rectale à l’aide d’une canule rectale (dispositif médical) après fixation d’une seringue va durer approximativement 10-15 min. Une surveillance rapprochée des animaux sera effectuée afin de s’assurer de la tolérance des interventions.

Impact sur les animaux

La plupart des animaux notamment ceux inclus dans les phases 1 (sauf lot 1.1 : contrôle négatif), 2 et 3 (modèle de MICI), seront soumis à une injection d'un produit pouvant être irritant par voie rectale, afin de déclencher une inflammation colique. Cette intervention nécessite une anesthésie générale et l'utilisation d'une procédure de coloscopie. Cette intervention peut entrainer un saignement du colon, les animaux peuvent ressentir des douleurs, rarement une modification du poids (+/- 10%), des diarrhées pouvant entrainer une déshydratation. Par ailleurs, un stress lié à l'administration du traitement orale sera remédié avec une prémédication. Le traitement peut nécessiter une courte sédation de l'animal car le comprimé de 5 mm de diamètre ne doit pas être croqué (comprimé enrobé). Les animaux seront euthanasiés par l'injection létale intracardiaque du T61 à la fin du protocole expérimental ou lorsqu’un des points limites sera atteint.

Devenir

Les animaux seront euthanasiés à chaque date (Mois 3 : Phase 1 et 2, Mois 12 : Phase 3), puis une autopsie (évaluation macroscopique des tissus) et des prélèvements de tissus biologiques pour une analyse moléculaire et histologique seront effectués. Les animaux seront euthanasiés à la fin de la procédure ou en cas d’apparition d’un point de limite.

Remplacement

Pour réaliser cette étude préclinique, nous utiliserons un modèle de maladie inflammatoire chronique intestinale (MICI) chez le mini-porc pour mimer la pathologie chez l’homme. Il s’agit d’un modèle animal le plus adapté d’une part par les ressemblances anatomiques et processus physiopathologiques du tube digestif avec l’homme, et d’autre part par sa corpulence proche de la taille humaine. Cette étude comporte la sécurité et l’efficacité de la forme galénique du traitement antiinflammatoire des MICI ciblant la partie distale de l’intestin. De ce fait, il n’est pas possible de remplacer l’utilisation du modèle animal par une évaluation in vitro ou ex vivo ou un modèle d’intestin artificiel « in silico ». Une administration des comprimés à taille humaine chez la souris ou le rat n’est pas réalisable, elle ne reflèterait pas les conditions physiopathologiques observées chez l’Homme. De plus, ce mammifère est le plus couramment utilisé dans les évaluations pharmacologiques des MICI. A notre connaissance, aucune étude expérimentale n’a évalué à ce jour l’efficacité d’un bio-médicament sous une forme galénique par voie orale. L’utilisation chez le mini-porc d’un bio-médicament sous une nouvelle forme galénique (développé en collaboration avec un industriel) permettra de démontrer la preuve de concept in vivo (efficacité, tolérance et sécurité) dans le traitement des MICI avant la réalisation des premiers essais cliniques sur l'homme.

Réduction

La réalisation des procédures par un chirurgien clinicien rompu à ces manipulations garantit une bonne reproductibilité et permet de limiter le nombre d’animaux à engager dans les protocoles. De surcroît, le nombre des animaux choisis permet de réaliser une étude comparative entre les groupes d’animaux sains et avec un MICI induite. Ce qui permet de valider le modèle pathologique. Ensuite, une étude d’efficacité du traitement selon le mode d’administration « orale versus intra-rectal » sera réalisée pour comparer les groupes traités avec les non-traités « placebo ». Nous avons montré que la procédure expérimentale parfaitement maîtrisée permet une évaluation efficace de l'induction ciblée de l'inflammation au niveau du colon. Il est prévu d’évaluer l'efficacité des formes galéniques innovantes pour une période de 5 ans sur 75 mini-porcs, soit 15 mini-porcs par an en moyenne. Nous envisageons de faire des groupes de 6 à 7 mini-porcs. Ce nombre est le minimum possible, puisqu’il tient compte des analyses statistiques et des éventuelles pertes de mini-porcs pendant l'anesthésie ou des procédures liées à l’induction de l'inflammation. Nous allons réaliser des tests statistiques de comparaison entre les différents groupes de type « Mann-Whitney » non paramétrique. Les différences entre les groupes seront jugées statistiquement significatives lorsque la valeur P est inférieure à 0.05.

Raffinement

La procédure expérimentale est conçue pour garantir le bien-être de l’animal et réduire au maximum l’inconfort, le stress et la souffrance de l’animal. Les mini-porcs seront hébergés dans un environnement en accord avec la norme européenne 2010/63/UE. La douleur liée aux interventions chirurgicales est une douleur ponctuelle réversible qui fera l’objet d’une surveillance de l’animal. Les animaux seront particulièrement surveillés après l'induction de l'inflammation pour visualiser tout signe de complications post-opératoires imprévues qui nécessiteraient l’euthanasie de l’animal. Ainsi, les équipes impliquées dans le projet sont constituées de spécialistes des approches in vivo chez l'animal, ce qui assure des pratiques expérimentales maitrisées, ainsi qu'un soin et un hébergement des animaux dans des conditions optimales. Médecins, chirurgiens, vétérinaires et animaliers spécialisés associeront leurs compétences pour assurer la meilleure prise en charge des animaux (analgésiques en pré- et post-opératoire et médication spécifique pour limiter les éventuelles douleurs induites par l'inflammation). Les membres de l'équipe possèdent la formation "concevant et réalisant" et la formation de chirurgie chez l'animal (AUEC).

Choix des espèces

Le modèle d'induction de l'inflammation chronique de l'intestin (MICI) chez le mini-porc sera utilisé pour évaluer et caractériser l’efficacité in vivo de nouvelles formes galéniques. C’est l’un des meilleurs modèles d’étude des MICI puisqu’il permet de s'approcher aux conditions physiopathologiques observées chez l'homme (similitudes de l’anatomie de l'appareil digestif, de la composition de la flore intestinale et du temps de transit). De surcroît, ce modèle permettra d’utiliser des technologies perfectionnées utilisées en pratique clinique courante chez l'Homme (IRM, coloscopie) dans le diagnostic, le contrôle, le traitement et le suivi de la maladie. Cette étude préclinique permettra ainsi une meilleure compréhension de la physiopathologie des MICI et leur traitement. L’objectif est de confirmer la preuve de concept in vivo avant de passer aux études cliniques chez l'Homme. - Dans un premier temps, les mini-porcs seront utilisés pour valider l’induction de l’inflammation chronique intestinale chez le groupe non-traité et le groupe traité par voie intra-rectale avec le bio-médicament. Ce dernier est administré soit en solution ou en dispersion d’un comprimé broyé contenant la dose thérapeutique de l’anticorps monoclonal afin de montrer d’abord son efficacité locale. L’induction de la maladie et l’efficacité locale du bio-médicament seront évaluées par le calcul des scores Wallace (étude macroscopique : extension des lésions) et Ameho (étude microscopique : immuno-histologie) et par le dosage des marqueurs biologiques (réponses inflammatoires, dosage des cytokines, MPO, TNFα, numération formule sanguine, …). -Dans un deuxième temps, les mini-porcs seront utilisés dans le cadre d'efficacité de la thérapie par voie orale. - Puis, afin de se rapprocher de la clinique en termes de taille et de structure anatomique de l'appareil digestif humain, le modèle du grand mammifère mini-porcs de type Gottingen adultes (40 à 60 kg) sera utilisé pour évaluer l’efficacité, la sécurité et la répétabilité de la thérapie à long terme (6-12 mois).

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Cochons : 16
Souffrances
▲ 16
▲ -
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 16

16 porcs vont être utilisés, maintenus sous anesthésie profonde et tués sans réveil. Chaque animal subit la pose de cathéters puis un arrêt cardiaque provoqué, suivi d'un massage cardiaque et de l'essai d'une compression des membres associée à un mélange gazeux, pour comparer cette approche à la réanimation standard. Le porteur indique que des échecs de réanimation, c'est-à-dire l'absence de reprise d'activité cardiaque, sont attendus dans ce modèle. Il conclut à l'"absence de Remplacement possible" au motif que l'arrêt cardiaque met en jeu plusieurs organes à la fois.

Objectifs

L'insuffisance hémodynamique aiguë est fréquente chez les patients réanimés après un arrêt cardiaque extra-hospitalier. Le faible débit sanguin dû au massage cardiaque et l'instabilité hémodynamique survenant après la réanimation cardiopulmonaire (RCP) aggrave les séquelles neurologiques par diminution du débit sanguin cérébral et également par l’hypocapnie et l'hyperoxémie en cas d'hyperventilation. Dans ce contexte, nous proposons d'évaluer les effets bénéfiques potentiels d'un traitement s’appuyant sur la constriction des vaisseaux périphériques par compression des membres, susceptible d’améliorer le flux sanguin dans les organes vitaux, associé à une ventilation avec un mélange gazeux protecteurs contenant 65% Argon, 5% CO2 et 30% O2. L’objectif de ce mélange gazeux est d’apporter un gaz neuroprotecteur (Argon) et de limiter les conséquences potentielles d’une hyperventilation. La prévention de l’hypocapnie et de l’hyperoxie devrait accroitre l’effet bénéfique de la redistribution sanguine permise par la compression des membres. L'objectif de la présente étude est de comparer l'effet de cette thérapie combinée par rapport à la réanimation cardio-pulmonaire standard dans un modèle porcin d'arrêt cardiaque.

Bénéfices attendus

L’occlusion des membres pendant le massage cardiaque est susceptible d’améliorer le flux sanguin dans les organes vitaux, notamment le cœur et le cerveau. Le bénéfice attendu est donc l’augmentation de la perfusion de ces organes qui devrait se traduire par une augmentation de l’efficacité de la réanimation et une réduction des séquelles neurologiques. Pour potentialiser cet effet hémodynamique, nous proposons d’administrerun mélange gazeux contenant de l'Argon, du CO2 et de l'O2, qui possèdent des propriétés anti-ischémiques et devrait prévenir l’effet d’une hypocapnie et d’une hyperoxémie dont les effets délétères sont connus.

Procédures

Les animaux seront anesthésiés profondément puis soumis à une instrumentation par plusieurs cathéters. A l’état anesthésié, un arrêt cardiaque sera induit et les animaux seront soumis à un massage cardiaque afin d’en évaluer la performance. Pendant le massage cardiaque, ils seront soumis à une procédure témoin ou à l’administration concomittante d’un mélange gazeux protecteur et d’une compression des membres. En cas d’échec de réanimation, la procédure sera interrompu. En cas de reprise d’une activité cardiaque spontanée, l’anesthesie sera prolongée pendant 60 minutes pour évaluer la récupération hémodynamique et les animaux seront ensuite mis à mort. Des prélèvements sanguins seront réalisés à l'état anesthésié tout le long de la procédure (max 20 ml/porc).

Impact sur les animaux

Dans ce projet, la stratégie thérapeutique d’intérêt sera évaluée chez des animaux profondément anesthésiés au décours d’un arrêt cardiaque et concomitamment à un réanimation cardiopulmonaire. Des échecs de réanimation, c’est-à-dire l’absence de reprise d’une activité cardiaque, sont possibles et attendus compte tenu de ce modèle expérimental. Néanmoins, la stratégie expérimental d’exposera pas les animaux à d’autres effets indésirables puisqu’ils seront euthanasiés en fin de protocole sans réveil dans tous les cas. En cas d’absence de reprise de la circulation spontanée au bout de 30 min, la réanimation cardiopulmonaire sera également interrompue.

Devenir

Tous les animaux sont mis à mort en fin de protocole car les paramètres évalués dans ce projet nécessitent une instrumentation chirurgicale lourde. Il n'est pas envisageable de réveiller des animaux dans ces conditions.

Remplacement

L’arrêt cardiaque est une situation qui induit une dysfonction de plusieurs organes après la réanimation cardio pulmonaire. Le caractère intégratif de l’affection ne permet pas de la reproduire in vitro ou in silico (absence de Remplacement possible). L’étude de médicaments ou dispositif permettant de lutter contre ses séquelles doit se faire une vivo, en utilisant des animaux à des fins scientifiques.

Réduction

Le critère de jugement principal sera le débit carotidien moyen au cours du massage cardiaque. Afin de montrer une augmentation du débit carotidien de 50% dans le groupe traité par rapport au groupe Témoin, il nous faudra un effectif de 6 animaux par groupe (avec α=0,05 et β =0,8). Ce calcul permet d’utiliser le nombre d’animaux le plus faible possible pour conduire le projet présenté.

Raffinement

Les animaux seront hébergés dans des boxes avec des copeaux de bois au sol et enrichissement avec des jouets en plastique. Les animaux seront maintenus sous anesthésie générale, avec administration d’antalgiques puissants (méthadone 1mg/kg/IM). En cas de signes de douleur pendant la procédure chirurgicale (tachycardie, élévation de la pression artérielle, etc.) une nouvelle administration de méthadone sera administrée. En cas de signe de réponse autonome à la douleur , réfractaire à l’administration d’opiacés, un arrêt prématuré de la procédure sera envisagé. En cas de d’absence de reprise de la circulation spontanée au bout de 30 min, la réanimation cardiopulmonaire sera interrompue. Une administration intra-veineuse de pentobarbital (100 mg/kg) sera réalisée.

Choix des espèces

Notre choix s’est porté sur l’espèce porcine compte tenu de sa proximité avec l’homme au vu de sa masse corporelle, de son anatomie cardiaque et des valeurs usuelles des paramètres hémodynamiques. Les porcs pèseront de 25-35 kg.

  • Recherche appliquée
    • Troubles endocriniens
Cochons : 52
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 52
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 52

52 mini-porcs vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal subit deux à quatre interventions chirurgicales sous anesthésie, la dernière sans réveil, avec des effets attendus comme douleur, perte de poids et troubles neurologiques. L'objet est d'optimiser la greffe de cellules endocriniennes encapsulées pour le diabète de type 1 et l'hypoparathyroïdie. Le porteur présente le porc comme un modèle proche de l'homme, après des essais déjà menés sur des rongeurs.

Objectifs

Les objectifs de ce projet sont multiples. De manière générale, il s’agit d’optimiser les techniques de transplantation de cellules endocriniennes, ici îlots de Langerhans pour le traitement du diabète de type 1, et cellules parathyroïdiennes pour le traitement de l’hypoparathyroïdie. Cette optimisation se fera en étudiant les performances apportées par l’encapsulation des cellules et par le choix de sites alternatifs. De manière plus précise : - Développement d’un dispositif d’encapsulation de cellules endocriniennes pour la greffe : choix du biomatériau selon sa biocompatibilité et choix de son meilleur site d’implantation - Evaluation de l’apport bénéfique apporté par l’encapsulation sur la greffe d’îlots de Langerhans et de cellules parathyroïdiennes, en matière de survie et de fonction du greffon, dans un cadre d’autogreffe. - Evaluation l’intérêt de site alternatifs accessibles par voie endoscopique mini-invasive tels que la sous-muqueuse gastrique et rectale (sans encapsulation au sein de dispositifs).

Bénéfices attendus

A court et moyen terme, ce projet donnera lieu à plusieurs publications scientifiques ainsi que des communications orales lors de congrès nationaux et internationaux. A long terme, les résultats de cette étude permettront : - de pouvoir transplanter des îlots de Langerhans chez des patients diabétiques au sein de sites alternatifs moins invasifs que celui actuel (intrahépatique via un accès par la veine porte, nécessitant une laparotomie) - de développer une thérapie innovante, efficace et durable de l'hypoparathyroïdie - de limiter la perte de fonction du greffon au cours du temps - de diminuer les traitements immunosuppresseurs, très contraignants et à haut risque d'effets secondaires chez les patients

Procédures

Au cours de ce projet, les animaux seront répartis en 4 différents groupes. La nature et le nombre d’interventions auxquelles les animaux seront soumis dépendra des groupes formés. Les animaux du groupe 1 seront soumis à deux interventions chirurgicales sous anesthésie générale, dont la deuxième sera sans réveil. Ces interventions dureront au maximum 2 heures. Les animaux du groupe 2 seront soumis à 3 interventions chirurgicales sous anesthésie générale, dont la dernière sera sans réveil. Ces interventions dureront entre 30 minutes et 2 heures maximum et seront espacées dans le temps. Les animaux de la procédure 3 seront soumis à 4 interventions chirurgicales sous anesthésie générale, dont la dernière sera sans réveil. Ces interventions dureront entre 30 minutes et 2 heures maximum et seront espacées dans le temps. Des prélèvements de sang seront également effectués sur ces animaux, de manière vigile, à plusieurs reprises (maximum 7 fois). Ces prélèvements se déroulement sans douleur, grâce à la pose d’un cathéter de longue tenue au tout début du protocole (lors du premier bloc opératoire). Enfin, les animaux de la procédure 4 seront soumis à 6 procédures chirurgicales effectuées sous anesthésie générale, dont la dernière sera sans réveil. Ces interventions dureront entre 30 minutes et 2 heures maximum et seront espacées dans le temps. Deux de ces interventions n’impliqueront pas d’incision chirurgicale. Des prélèvements de sang seront également effectués sur ces animaux, de manière vigile, à plusieurs reprises (maximum 7 fois). Ces prélèvements se déroulement sans douleur, grâce à la pose d’un cathéter de longue tenue au tout début du protocole (lors du premier bloc opératoire).

Impact sur les animaux

Les effets indésirables post opératoires attendus sont les suivants : douleur, perte de poids, diminution de l’appétit, mobilité réduite, confusion, troubles neurologiques et métaboliques, stéréotypies. Ces effets pourront survenir pendant toute la durée du protocole (jusqu'à 3 mois) mais sont particulièrement attendus en période post opératoire.

Devenir

Aucun animal n'est gardé en vie à l'issue de chaque procédure. En effet, la réalisation de biopsies terminales en fin de procédure, en particulier estomac et rectum, n'est pas compatible avec la survie de l'animale.

Remplacement

L'objectif de ce projet est de développer de nouveaux dispositifs d'encapsulation améliorant la survie et la fonctionnalité d'îlots de Langerhans et de cellules parathyroïdiennes greffés au sein d'un organisme, dans une optique thérapeutique contre le diabète de type 1 et l'hypoparathyroïdie. Au sein de ce projet, nous souhaitons évaluer la tolérance de ces dispositifs par l'organisme, la survie des cellules greffées et leur fonctionnalité in vivo, ainsi que le potentiel intérêt de sites alternatifs pour la greffe tels que la sous-muqueuse gastrique et rectale. Il s'agit donc d'une approche d'ordre physiologique et intégrée à un organisme, d'où la nécessité d'utiliser des animaux pour ce projet. Nous ne pouvons donc pas remplacer l'utilisation d'animaux car nous souhaitons évaluer le comportement du greffon in vivo.

Réduction

Nous utiliserons un minimum d’animaux pour notre étude qui correspond à une étude préclinique en vue d’une étude clinique future. Il est à ce jour impossible de calculer le nombre nécessaire d’individu dans chaque groupe car nous ne pouvons pas encore quantifier l’effet attendu de chaque technique en cours d’évaluation sur le phénotype. Cependant, par rapport aux études antérieurement réalisées sur le miniporc dans notre laboratoire, un nombre minimal standardisé de miniporc nécessaire par groupe a été établi. Les estimations déclarées ici sont maximales et nous pourrons réduire le nombre d’animaux en cours de protocole si l’effet attendu a pu être constaté.

Raffinement

Les procédures de raffinement suivantes seront appliquées : -Condition standard d'hébergement conformément à la réglementation : hébergement individuel, 12 heures d'éclairage par jour, enrichissement du milieu : jouets. - Prélèvements et expérimentations menés dans des pièces réservées à cet effet et différentes des locaux d’hébergement. -Administration d’anesthésiques et d’analgésiques adaptés : anesthésie gazeuse et opioïdes et/ou anti-inflammatoires -Soins apportés au besoin après avis vétérinaire (infection cathéters, ...). -Les animaux présentant au moins un point limite sont retirés de l’étude et mis à mort (prostration, immobilité, appétence, perte de poids) si nécessaire. -Une période de 10 jours d’adaptation sera appliquée à chaque animal entrant.

Choix des espèces

Le modèle pré-clinique porcin est un modèle à haute valeur translationnelle : sa proximité avec l'Homme est très grande, d'un point de vue métabolique, physiologique, ou encore anatomique. Par ailleurs, il permet une bonne transposition des techniques chirurgicales et présente un métabolisme glucidique semblable. La tolérance du dispositif et son effet sur la survie et la fonctionnalité des cellules greffées ayant déjà été étudié sur modèle rongeur, l'objectif serait de reproduire ces études mais sur un modèle à plus grande valeur translationnelle, afin de pouvoir transposer cette innovation thérapeutique directement sur l'Homme. Des miniporcs seront alors utilisés : ils présentent une taille et un poids adulte raisonnables permettant une stabulation moins compliquée que des porcs charcutiers (300 kg à l'âge adulte), plus lourds chez lesquels il aurait fallu utiliser des individus juvéniles au métabolisme quelque peu différent des individus adultes. Les animaux utilisés seront des jeunes adultes (d'au moins 1 an). Leur taille et leur poids permettra de faciliter les techniques chirurgicales et les prélèvements sanguins. Par ailleurs, leur métabolisme glucidique sera d'autant plus proche des patients adultes, cible de cette innovation thérapeutique.

  • Recherche fondamentale
    • Multisystémique
    • Oncologie
Chèvres : 71
Souffrances
▲ -
▲ 71
▲ -
▲ -
Devenir
 2
 69
 -
 -

71 chèvres vont être utilisées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, gardées en vie pour le troupeau de renouvellement ou, pour deux d'entre elles, adoptées en éco-pâturage. Elles subissent des prises de sang répétées, des prélèvements de fèces et des tests comportementaux comportant un isolement social de deux minutes. L'objet est de comparer des alternatives à l'allaitement artificiel des chevrettes, dont l'allaitement maternel pratiqué en élevage bio. Le porteur affirme qu'il n'y a pas d'autre option que de travailler sur cette espèce.

Objectifs

En élevage caprin laitier, les chevrettes sont séparées de leur mère à la naissance et nourries au lait artificiel. Les raisons sont d’ordre sanitaire afin d’éviter la transmission de maladies infectieuses (arthrite encéphalite virale caprine ou CAEV, paratuberculose et mycoplasme), et d’agents pathogènes zoonotiques (Escherichia coli diarrhéiques). Les E. coli productrices de shigatoxines peuvent contaminer les produits laitiers et infecter les consommateurs. C’est le cas de la filière « lait cru » productrice de fromages AOP. Il n’en reste pas moins que les animaux élevés en allaitement artificiel présentent une certaine fragilité. C’est ce que révèlent les travaux chez les ovins alors que chez les caprins les données sont manquantes. Cependant, des changements sont observés en filière BIO où certains éleveurs font le choix de traire les mères tout en les laissant allaiter leurs petits. Pour autant, les apports de l’allaitement naturel sur le bien-être et la santé des jeunes, leur réactivité vis-à-vis de l’éleveur, ainsi que les risques sanitaires encourus, notamment la contamination du lait si leur mère est porteuse de pathogènes, restent mal connus. Réaliser des travaux sur des systèmes d’élevage alternatifs permettra d’identifier les bénéfices et les inconvénients de trois situations que nous désirons comparer : l’allaitement artificiel (sans mère), l’allaitement maternel, et l’allaitement artificiel en présence de chèvres non allaitantes (appelées « marraines »). Les bénéfices de l’enrichissement social (et du lait maternel pour certains d’entre eux) se mesureront chez les jeunes en termes de comportement général, d’adaptation aux transitions alimentaires par imitation des adultes, de construction du microbiote, de santé, et de croissance. Les risques liés à la transmission de pathogènes maternels aux jeunes seront évalués de la naissance jusqu’à l’âge de 1.5 ans et en suivant les indices de production du lait des chevrettes une fois devenues adultes. Le comportement, le microbiote, l’état de santé, et la qualité du lait des mères allaitantes sera également évalué et comparé à des mères non allaitantes (NB. Elles seront également traites quotidiennement). L’objectif de ce projet est d’atteindre un optimum dans une équation prenant en compte le respect du bien-être animal, celui des règles sanitaires incontournables, et les contraintes de travail engendrées par le choix d’un système d’élevage alternatif.

Bénéfices attendus

Ce projet aura deux retombées importantes. Sur le plan académique d’abord, il apportera des connaissances nouvelles chez les caprins sur des questions de développement du jeune en relation avec l’expérience sociale vécue en période précoce. L’approche multidisciplinaire qui fait l’originalité de notre travail, permettra d’aborder les aspects de comportement, de santé, de microbiote, de zootechnie et ainsi d’avoir une vision intégrative du bien-être animal. Sur le plan appliqué, les connaissances obtenues permettront d’apporter des conseils aux éleveurs sur le maintien de l’allaitement artificiel ou l’adoption d’un changement de pratique, tout en ayant un regard prudent

Procédures

Les animaux seront soumis à des prélèvements de sang pour les chevrettes 15 prises de sang soit 155 mL à différentes périodes de la vie de l’animal (de la naissance à 1,5 an), pour les marraines 4 prises de sang soit 40 mL (minimum 5ml maximum 10 mL), pour les chèvres témoins (20 mL), pour les allaitantes (60 mL). Pour les fèces, les chevrettes seront soumises à 10 prélèvements sur 1,5 an, un seul pour les marraines, 3 pour les allaitantes et les chèvres témoins. La durée d'une prise de sang est inferieur à 30 secondes. La durée de prelevement par ecouvillons pour le microbiote vaginale sera également de moins de 30 secondes et le prelèvement du microbiote salivaire à l'aide de salivette est de moins de 1 minute.

Impact sur les animaux

Une douleur supportable de courte durée sera induite au moment de la prise de sang (elle sera réalisée par le personnel compétent). Toutefois, le fait que les chèvres développent une grande familiarité à l’égard des humains avec qui les contacts sont toujours positifs, et qu’elles seront familiarisées à cette procédure, la rendra aisée à réaliser. Les tests comportementaux standardisés présentent une phase d’isolement social et engendreront sans doute une détresse. Cependant l’isolement sera de courte durée (2 min), il aura lieu dans leur bâtiment d’élevage familier et toujours sous le regard vigilant d’un.e expérimentateur.rice familier.ère. Il sera toujours suivi d’un contexte social positif : réunion avec un congénère ou un humain. La collecte des fèces nécessitera la capture des animaux dans leur enclos afin de poser les sacs plastiques ou d’assurer la palpation rectale. La perturbation sera minime car la procédure est de courte durée (quelques minutes), et les animaux seront familiarisés à la présence des soigneurs. Cette étude ne modifiera pas la conduite habituelle d’élevage des animaux que ce soit pour les chevrettes ou les adultes, sauf pour ce qui est de l’enrichissement social prévu. La mixité sociale avec des marraines ou les mères ne présente aucun risque immédiat pour les chevrettes car ces pratiques s’observent dans certains élevages. Pour les adultes, les groupes seront constitués d’animaux qui se connaissent afin de ne pas déclencher une instabilité sociale. Nous devrons toutefois accorder une attention particulière aux marraines et aux mères lorsqu’elles rejoindront un troupeau d’adultes après le sevrage des chevrettes car il n’est pas exclu d’induire une perturbation sociale passagère avec quelques interactions agonistiques dues à une remise en cause de la hiérarchie. Il s’agit toutefois d’une pratique d’élevage classique tout à fait gérable. Sur le long terme, nous suivrons la transmission potentielle d’agents pathogènes de la mère à ses jeunes, comme dans toute exploitation caprine de ce genre.

Devenir

Il n'est prévu aucune mise à mort pour les deux procédures. Toutes les chevrettes constitueront le troupeau de renouvellement de l’INRAE et seront utilisées pour la production de lait. Les chèvres allaitantes continueront à être traites après sevrage jusqu’à leur mise à la reproduction ultérieure. Il s’agit de pratiques d’élevage standard. Pour les deux marraines il est prévu qu'elles soient adoptées pour un projet d'éco-pâturage.

Remplacement

L’objectif du projet porte sur l’évaluation du bien-être en élevage des chevrettes de race laitière (i) selon les méthodes conventionnelles c’est-à-dire en allaitement artificiel après séparation de leur mère à la naissance ou (ii) avec en présence de marraines, ou (iii) au contraire en remplaçant l’allaitement artificiel par l’allaitement maternel. La finalité de notre travail est d’identifier les bénéfices et les inconvénients de deux situations alternatives qui permettent aux jeunes chevrettes d’interagir avec des adultes dont l’une (l’allaitement maternel) se développe en élevage BIO. Il n’y a donc pas d’option autre que de travailler sur l’animal et sur cette espèce en particulier.

Réduction

Les chèvres sont des animaux grégaires il faut les laisser en groupe dès le plus jeune âge. Les effectifs ont été choisis en fonction des variables collectées et des contraintes liées à l’analyse statistique. Dans l’expérience 1, nous avons limité l’échantillon à N=12. Cela permet de prendre en compte la variabilité des données récoltées qui est assez importante dans le jeune âge (comportement, physiologie, santé, croissance). D’autre part, cet échantillon respecte la règlementation sur l’hébergement des animaux (au minimum 2m2 pour une chèvre de 35 à 60kg, et 1m2 pour les chevrettes) compatibles avec la taille des enclos de la nurserie. Il est évidemment inconcevable de ne mettre qu’une seule marraine ce qui s’apparenterait à un isolement social, mais inclure plus de deux adultes ne semble pas nécessaire (ce que montrent nos travaux chez les ovins). Nous choisirons deux individus qui se connaissent et ont des relations d’affinité. Pour ce qui est du lot pré-expérimental de chèvres allaitantes, nous avons estimé qu’un ensemble de 12 chèvres et de 12 chevrettes serait suffisant pour avoir une idée des contraintes de travail induite par ce changement de pratique qui sera transposé l’année suivante à une quinzaine d’individus, sans avoir besoin d’atteindre les effectifs plus importants de l’expérience 2. Ces animaux seront logés dans un enclos bien plus grand (en accord avec l’arrêté du 1er février 2013 : 2 m2 pour les chèvres, 1m2 pour les chevrettes) hors de la nurserie et adapté à accueillir un tel effectif. Dans l’expérience 2, l’effectif a été porté à N=20 chevrettes par groupe expérimental plutôt que 12 comme dans l’expérience 1 et N=20 chèvres témoins et N=20 chèvres allaitantes. Nous disposerons d’un nombre satisfaisant pour les études de comportement. Cependant, nous désirons aussi suivre la production laitière des chevrettes une fois qu’elles seront devenues adultes un an plus tard et un certain nombre d’entre elles devront être exclues de l’étude. Nous estimons que seul 60-70% des chevrettes mises en reproduction deviendront gestantes et par conséquent allaitantes. De plus, si nous prévoyons des pertes incontournables liées à la mortalité infantile (5%), quelques chevrettes partiront en réforme dès le plus jeune âge (trayons surnuméraires, pathologies, faible croissance) et d’autres seront susceptibles d’être sevrées précocement à cause d’une production laitière insuffisante chez leur mère. Réduction à N=12 pour les chèvres en lactation.

Raffinement

Les chèvres adultes vivent en groupes stables, entretiennent des relations harmonieuses avec leurs congénères, sont logées sur sol paillé, et disposent d’un enrichissement physique (objets, brosses rotatives) et humain (excellente relation avec les soigneurs). Les chevrettes disposent d’objets suspendus qu’elles peuvent mâchonner. Pour toute intervention humaine nécessitant une capture (prises de sang, collecte de fèces, tests comportementaux), un apprentissage préalable permettra de favoriser les interactions Homme-Animal, familiariser les animaux au lieu, et faciliter les manipulations qui en résultent par l’intermédiaire de récompenses. De plus dans le cas des collectes de sang, un décongestionnant sera appliqué sur le sillon jugulaire en cas d’hématome pour prévenir les phlébites.

Choix des espèces

L'objectif est d’étudier différents modes de conduite qui concernent l’élevage des chèvres de race laitière en France. L’espèce modèle (ainsi que la race Alpine) est celle des éleveurs concernés. Nos travaux présentant des alternatives à l’allaitement artificiel conventionnel, ils sont susceptibles d’être une aide à la prise de décision sur l’acceptation d’un changement de pratiques ou pas. Les chevrettes seront suivies de leur naissance jusqu’à l’âge d’1,5 an. Les deux premiers mois (alimentation lactée) permettront d’identifier les effets immédiats des traitements sur le comportement juvénile, la croissance, l’état de santé global, et la réaction des animaux (chevrettes, marraines, mères). A moyen terme (à 3-5 mois), les effets sur la santé (réponse immunitaire à la vaccination contre la fièvre Q) et la réactivité comportementale des chevrettes seront évalués. Le suivi sanitaire se fait jusqu’à 1,5 an en raison de l’expression tardive des pathologies étudiées. Le microbiote sera suivi jusqu’à 1 an.

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
    • Maladies animales
Cochons : 60
Souffrances
▲ 40
▲ 20
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 20
 -
 40

60 porcelets vont être utilisés, quarante étant étourdis puis mis à mort sans reprise de conscience et vingt, soumis à des atteintes légères, renvoyés auprès de leur mère ou de leurs congénères. L'objet est de tester un outil d'étourdissement et de mise à mort de porcs de moins de 25 kg, comparé à des outils existants, pour la mise à mort d'urgence à la ferme. Le porteur situe le projet dans une "demande des éleveurs" et le règlement européen sur la mise à mort d'urgence. Il affirme qu'aucun remplacement n'est possible et qu'il faut évaluer ces outils en conditions réelles.

Objectifs

Le projet s’inscrit dans le cadre d'une demande des éleveurs de porcs de pouvoir disposer d’outils pour la mise à mort d’urgence de porcs souffrants et en impasse thérapeutique. Cet acte est réglementé au niveau européen par le Règlement 1099/2009. La mise à mort d'urgence y est définie comme la mise à mort d'animaux blessés ou atteints de maladie entrainant des douleurs ou souffrances intenses lorsqu'il n'existe pas d'autre possibilité pratique d'atténuer ces douleurs ou souffrances. Depuis 2022, le décret 2022-137 inscrit également cet élément dans le droit français, stipulant que l'éleveur est autorisé à mettre à mort un animal blessé ou atteint d'une maladie entrainant des douleurs ou souffrances intenses, lorsqu'il n'existe pas d'autre possibilité pratique d'atténuer ces douleurs ou souffrances. Les méthodes actuellement utilisées en élevage de porcs en France sont listées dans l'annexe 1 du règlement européen précédemment cité. Ces méthodes sont également communes aux autres pays de l'Union Européenne. Une étude a été menée en France il y a une vingtaine d'année sur différents outils : les résultats n'ont jamais été publiés et les outils utilisés alors ne sont plus les mêmes aujourd'hui. Nous ne disposons pas à ce jour, de référence sur les outils utilisés en élevage. Cette étude a deux objectifs principaux : acquérir des connaissances sur les outils utilisés pour la mise à mort d'urgence pour des animaux de moins de 25 kg et tester un outil d'étourdissement et de mise à mort alternatif, afin de limiter la souffrance des animaux lorsqu'ils sont blessés, malades, en impasse thérapeutique ou suite à un accident. Cette étude vise à mieux connaitre et améliorer les protocoles actuels de mise à mort utilisés en élevage.

Bénéfices attendus

Des freins existent chez les éleveurs concernant la réalisation de la mise à mort. Or le recours à cette pratique est nécessaire pour prendre en compte le bien-être des animaux en abrégeant leurs souffrances en cas d'impasse thérapeutique. Les données que va permettre d'acquérir ce projet n'ont jamais été collectées. L'étude sera l'occasion de les publier et de communiquer sur les meilleures méthodes à proposer aux éleveurs en termes de bien-être animal.

Procédures

Chaque animal sera amené avec un ou plusieurs autres congénères dans une salle dédiée à l'étude. Après une période d'acclimatation les animaux seront étourdis et mis à mort dans le respect du bien-être animal. Au cours de l'étude, 40 animaux seront étourdis et mis à mort. Les méhodes utilisées impliquent une perte de conscience immédiate.

Impact sur les animaux

C’est une étude sur l’étourdissement et la mise à mort d’urgence. La personne qui réalisera les mises à mort est vétérinaire, est formée à ces techniques et les a déjà mises en oeuvre dans le cadre de son activité.

Devenir

Les animaux gardés en vie à la fin de l'étude (procédure 2) seront replacés dans leur salle (avec leur mère en maternité ou avec leurs congénères en post sevrage). Pour les procédures 1, 3, 4 et 5, les animaux seront mis à mort dans le cadre de l'étude.

Remplacement

Il n’y a pas de remplacement possible dans le cas de la mise à mort de porcs à l’élevage. Les animaux cibles sont les porcs d’élevage. Il faut pouvoir évaluer les outils dans les conditions réelles.

Réduction

Le nombre d’animaux impliqués a été réduit au minimum pour pouvoir comparer les différentes situations. Pour la première partie, le nombre de 20 par modalité a été choisi afin de permettre la comparaison des comportements entre animaux. Pour la seconde partie, le nombre de 5 par modalité a été retenu pour permettre une comparaison des critères physiologiques.

Raffinement

Les animaux seront toujours déplacés en groupe pour limiter le stress lié à l’isolement social. Ils seront toujours à deux ou trois dans le caisson à mousse de diazote pour reproduire la situation la plus fréquemment rencontrée en élevage. Lors de la réalisation des méthodes de mise à mort, il sera pris soin de ne pas les réaliser devant ou dans la même salle que les animaux en attente.

Choix des espèces

L’étude porte sur l'étourdissement et la mise à mort d’urgence de porcs en élevage. Par conséquent, les conditions de réalisation doivent être similaires à ce qui pourrait se produire en élevage de porcs. L’espèce choisie est donc le porc domestique, Sus scrofa domesticus. Les porcelets utilisés auront un poids compris entre 2 et 25 kg : ce sont les poids recommandés pour les différentes méthodes. Il s’agira donc d’animaux sous la mère et d’animaux en post sevrage.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Cochons : 33
Souffrances
▲ 30
▲ -
▲ 3
▲ -
Devenir
 -
 -
 3
 30

33 mini-porcs vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, trente d'entre eux étant opérés sous anesthésie sans réveil et tués, les trois autres réutilisés pour d'autres études ou l'enseignement. Chaque animal subit une chirurgie de la veine jugulaire, trente recevant en plus une assistance circulatoire mécanique implantée. L'objet est de tester un anticorps censé limiter les hémorragies liées à ces dispositifs de soutien cardiaque. Le porteur affirme que la dégradation du facteur von Willebrand sous assistance circulatoire ne peut pas s'étudier in vitro.

Objectifs

Les dispositifs d'assistance circulatoire mécanique (ACM) ont révolutionné le traitement de l'insuffisance cardiaque et respiratoire. Un nombre croissant de dispositifs peuvent fournir une assistance circulatoire mécanique aux patients souffrant de complications hémodynamiques aiguës et d'insuffisance cardiaque chronique terminale et sauver des vies. En raison de son efficacité (survie globale de 50 %), l'utilisation de l'ECMO (dispositifs d'oxygénation extracorporelle) a augmenté rapidement au cours des quinze dernières années (30 000 procédures/an), mais elle est confrontée à un risque très élevé de complications hémorragiques majeures et potentiellement mortelles (50 %). Les altérations fonctionnelles du facteur de von Willebrand (vWF) contribue aux saignements. Des études menées chez des patients atteints de la maladie de von Willebrand ont montré que les concentrés contenant du vWF ont une efficacité limitée en raison de la courte demi-vie du vWF. Par conséquent, il est nécessaire de développer de nouvelles stratégies de traitement pour prévenir les saignements chez ces patients recevant une ACM. Nous avons développé un anticorps monoclonal de souris interférant avec le clivage du vWF, anticorps que nous avons pu humaniser. Les caractéristiques de cet anticorps permettent une large fenêtre thérapeutique potentielle évitant le risque de thrombose. Des études préliminaires menées ex-vivo nous ont apporté des données sur les capacités de restauration du vWF par cet anticorps. Le but de notre projet est d’évaluer in vivo l’efficacité de cet anticorps dans l’inhibition de la dégradation du vWF dans un modèle animal avec implantation d’une assistance circulatoire. Notre étude sera réalisée chez le porc, espèce reconnue par les sociétés savantes dans les études impliquant des pompes ACM. De plus, le modèle porcin possède une très grande proximité avec l’Homme d’un point de vue hémostase avec la capacité d’effectuer des prélèvements sanguins conséquents et répétés.

Bénéfices attendus

L'objectif de ce projet est de développer de nouvelles stratégies de traitement des complications hémorragiques lors de l'implantation d'une assistance circulatoire mécanique. Ces données chez l’animal viendront constituer une partie du dossier efficacité/sécurité permettant de déposer des demandes d’autorisation d’étude clinique.

Procédures

Les 33 animaux auront une procédure chirurgicale : 3 pour la pose d'une voie centrale jugulaire afin d'injecter des molécules et afin d'effectuer des prélèvements sanguins répétés sur 3 heures. 30 pour la pose d'une voie centrale jugulaire et l'implantation d'une assistance circulatoire mécanique. Une seule intervention chirurgicale sera réalisée par animal.

Impact sur les animaux

Les nuisances expérimentales directes attendues suite à l’injection d’une molécule d’origine humaine et à la mise en place chirurgicale du dispositif d’assistance circulatoire sont une allergie qui se traduirait par de la fièvre ou l’apparition de boutons, le développement d’un caillot de sang ou un risque de saignement excessif pouvant conduire à une douleur et un stress physique de l’animal.

Devenir

Sur les 33 animaux utilisés, 3 seront utilisés dans d’autres études sans implication cardio-vasculaire ou pour l’enseignement. Les 30 autres animaux seront mis à mort.

Remplacement

Les variations plasmatiques du vWF dépend de son niveau de sécrétion endothéliale (modulée par la pulsatilité artérielle) et de sa protéolyse (modulée par les forces de cisaillement). Il n’est pas possible d’étudier in vitro la protéolyse du vWF sous assistance circulatoire. Une étude in vivo est nécessaire afin d’évaluer l’efficacité de notre anticorps sur la dégradation du vWF dans la circulation et en présence de forces de cisaillement.

Réduction

Dans la procédure 1, 3 animaux sera nécessaire et suffisant pour déterminer la dose optimale de vWF humain à injecter pour être efficace. Pour les procédures 2 et 3 le nombre suffisant d'animaux pour pouvoir réussir à mettre en évidence un effet statistiquement significatif = 5 animaux par groupe minimum. Le choix orienté sur 7 animaux par groupe permet de palier toute défaillance technique, soit au total 42 animaux pour ces 2 procédures.

Raffinement

Le "Raffinement" est envisagé en réalisant un maximum de prélèvements sanguins par individu ainsi qu'en étant attentif à leur bien-être en utilisant des traitements analgésiques avant et pendant toute chirurgie ainsi qu'à leur conditions d'hébergement.

Choix des espèces

Le modèle porcin est le modèle de référence pour tester les dispositifs d'assistance circulatoire mécanique. Le porc présente en effet une physiologie cardiovasculaire et un profil d'hémocompatibilité proche de l'homme. Les axes vasculaires sont d'un calibre suffisant et faciles d'accès. Par ailleurs, notre laboratoire a l'expertise de l'exploration biologique du facteur de von Willebrand chez le porc Mini porcs jeunes adultes de 25 à 30 kg

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
Moutons : 950
Souffrances
▲ -
▲ 950
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 950
 -

950 brebis vont être utilisées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, et gardées en vie pour être réutilisées. Elles subissent seulement des prises de sang annuelles, trois à cinq en trois ans, avec un stress léger lié à la contention. L'objet est de rechercher les bases génétiques de la résistance à la maladie Maedi-Visna chez les ovins. Le porteur affirme que ces mécanismes ne peuvent être étudiés qu'in vivo.

Objectifs

Chez les petits ruminants, ovins et caprins, il existe deux infections virales : l’arthrite encéphalite caprine virale et le maëdi-visna du mouton. Elles sont induites par deux virus étroitement apparentés appartenant au genre lentivirus de la famille des rétrovirus. La pneumonie progressive ovine, Maedi-visna, est caractérisée chez les moutons infectés par une respiration laborieuse et une maigreur extrême. Des données récentes de la littérature suggèrent que la prédisposition à ces maladies a une composante génétique. Ainsi des études scientifiques à l’international ont montré qu’il existe un contrôle génétique de la réponse des animaux à ces virus. Ces résultats ouvrent donc des perspectives d’étude et de gestion génétique de cette maladie dans nos populations françaises d’ovin. L’objectif de notre projet est de rechercher quel élément constitutif de l’ADN est associé à cette maladie. Pour cela des observations, prélèvements de sang et identification des gènes sont nécessaires. Ainsi nous phénotyperons une population de 950 brebis adultes pendant 3 ans (550 la première année puis 200 chaque année supplémentaire). Cela consistera à réaliser des sérologies Maedi-Visna annuelles, et à observer la présence de toux, d’amaigrissement et présence ou absence de signes associés à une méningo-encéphalite paralysante. L’ensemble des 950 brebis sera génotypé avec une puce à ADN ovine haut débit. Un sondage sérologique en 2012 a confirmé la présence du virus dans l’élevage. Avec une prévalence de cas positif présumée de ~60% pour les 550 brebis de la 1ère année, nous projetons d’obtenir un dispositif d’au moins 220 brebis négatives et 220 brebis positives pour conduire l’analyse d’association tout génome. Cette étude implique le suivi et le prélèvement de brebis en élevage, le recours à l’animal ne peut être évité. En effet La génétique de la réponse à Maedi-Visna implique des mécanismes biologiques complexes, qui incluent différents aspects de l’expression de la maladie (sérologie, expression clinique) qui donc ne peuvent être étudiés qu’in vivo. Les brebis seront hébergées en groupe dans les conditions d’élevage. Elles seront nourries à volonté et ont un accès permanent à l’eau. Le paillage est quotidien. Les prises de sang réalisées ne nécessitent qu’une contention minimale, les animaux étant habitués à être manipulés par des manipulateurs expérimentés et habilités qui côtoient ces animaux quotidiennement. Le matériel est adapté aux ovins.

Bénéfices attendus

Ce projet permet tout d'abord de dresser un état des lieux du statut sanitaire Maedi-Visna du troupeau et d’initier une première étude du déterminisme génétique de la résistance des brebis à Maedi-Visna. Le cas échéant, les résultats pourront être utilisés par les éleveurs et les organismes de sélection pour sélectionner des brebis plus résistantes ou résilientes (moins de symptômes) à la Maedi-Visna.

Procédures

Les animaux sont soumis à des prises de sang annuelles, soit 3 à 5 prises de sang maximum en 3 ans. Soit un volume de sang prélevé inférieur à 100 ml maximum correspondant à moins de 2% du volume total de l'animal sur une période 5 ans.

Impact sur les animaux

Dans ce projet, nous réalisons des prises de sang à la jugulaire. Les brebis peuvent éprouver un stress léger lors des contentions nécessaires pour les prises de sang. Une nuisance éventuelle serait l'apparition d'hématome suite aux prises de sang effectuées.

Devenir

Tous les animaux seront gardés en vie. Aucune mise à mort n’est prévue, car les brebis ne subissent que des prises de sang. Les animaux pourront être réutilisés selon l’avis du vétérinaire sanitaire et vétérinaire SBEA.

Remplacement

La génétique de la réponse à Maedi-Visna implique des mécanismes biologiques complexes, qui incluent différents aspects de l’expression de la maladie (sérologie, expression clinique) qui nous intéressent ici et qui donc ne peuvent être étudiés qu’in vivo.

Réduction

Les analyses statistiques des marqueurs génétiques de 2 groupes s’appuient sur des analyses d’association pour lesquelles 2 x 220 animaux sont nécessaires. Afin de déterminer les marqueurs génétiques, les brebis seront génotypées. Tout d’abord, la première année 550 brebis laitières adultes en production seront utilisées pour identifier et analyser des cas contrôles sur la base de sérologies Maedi-Visnae. Avec une prévalence supposée de 60% de positifs, nous prévoyons donc d’obtenir un groupe d’au moins 220 brebis positives que nous pourrons apparier à un groupe contrôle de 220 brebis négatives. Ensuite le suivi, pendant 2 ans, des jeunes brebis (2 x 200) permettra d’explorer la dynamique d’apparition des positivités et de fournir des cas contrôles additionnels la troisième année. L’objectif est de confirmer d’éventuels QTL (Quantitive Trai Loci)/gènes majeurs identifiés sur le premier groupe de 550 brebis. Ainsi nous demandons une saisine pour 950 brebis.

Raffinement

Les brebis seront hébergées en groupe, sur une litière paillée dans les conditions d’élevage. Le milieu est enrichi avec des brosses. Elles seront nourries à volonté. Les prises de sang réalisées ne nécessitent qu’une contention minimale, les animaux étant habitués à être manipulés. Un baume décongestionnant, antiseptique et cicatrisant pourra être appliqué, en massage sur les veines, en cas de besoin. Les brebis ont l’habitude d’être manipulée par des manipulateurs expérimentés et habilités (animaliers) qui côtoient ces animaux quotidiennement. Une récompense alimentaire (poignée de concentré) sera proposée après chaque prise de sang.

Choix des espèces

L’espèce ovine est l’espèce cible. La physiologie et la réponse immunitaire des ruminants sont particulières à ces espèces. La génétique de la réponse à la Maedi-Visna implique des mécanismes biologiques complexes, qui incluent différents aspects de l’expression de la maladie (sérologie, dyspnée respiratoire, amaigrissement) qui nous intéressent ici et qui donc ne peuvent être étudiés qu’in vivo.

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
Cochons : 3
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 3
▲ -
Devenir
 -
 -
 3
 -

3 porcs vont être utilisé·es, gardés en vie et réutilisés, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Les animaux sont maintenus en contention dans un hamac et subissent jusqu'à quatorze prélèvements sanguins en vingt-quatre heures, pour mettre au point une technique de micro-échantillonnage de sang. Le porteur indique que la contention peut être source de stress et que les prélèvements peuvent provoquer douleur et hématomes. Il affirme qu'il est "indispensable" de recourir à "l'animal entier" faute de méthode reproduisant la diffusion d'un produit dans le sang.

Objectifs

L'objectif de ce projet est la mise au point de méthodologie de micro échantillonnage de sang (maximum 200µL de sang prélevé) pour réduire l'invasivité des prélèvements sanguins lors d'études pharmacocinétiques à venir.

Bénéfices attendus

Les techniques de micro-échantillonnage permettent de réduire au minimum le volume de sang prélevé sur les animaux. Cela présente des avantages par rapport à la diminution du nombre d'animaux utilisé et l'amélioration des aspects liés au bien-être animal.

Procédures

Les animaux seront soumis à une contention pour réaliser les prélèvements sanguins. Contention manuelle via l'utilisation d'un hamac. La durée de la contention sera d'environ 1 minute. Il y aura 14 prélèvements de sang au maximum sur 24h. La durée d'un prélèvement de sang est inférieure à la minute

Impact sur les animaux

Dans ce projet, les animaux seront soumis à des prélèvements sanguins uniquement. Les animaux seront contentionnés via un hamac. La contention via le hamac peut être génératrice de stress. Les prélèvements sanguins se feront au niveau des veines auriculaires, veines mammaires, veines caudale et veines saphènes. Les prélèvements peuvent engendrer de la douleur, des hématomes au niveau des sites de prélèvements. Si tel est le cas des analgésiques pourront être appliqués si nécessaire sur décision du vétérinaire responsable.

Devenir

Tous les animaux seront gardés en vie à la fin de cette procédure.

Remplacement

Aucune méthode alternative ne permettant actuellement de reproduire la diffusion d’un produit dans le sang des animaux au niveau de l'organisme entier, il est indispensable de recourir à l’animal entier. Aucune méthode alternative ne permet d'évaluer l'efficacité d'un produit test chez le mini-porc. Les tests in vitro, ou les tests sur organe isolé ne peuvent pas traduire de la réponse d'un organisme entier. Il n'existe pas de modèle animal synthétique qui permette de mettre au point cette méthode.

Réduction

Trois animaux sont prévus dans ce projet. C'est le nombre minimal de replicats pour definir une bonne reproductibilité technique. Aucune approche statistique n'a été réalisé, mais les réplicats constituent d'importants contrôles de la qualité de la conduite des expériences et les test statistiques non paramétriques de type Mann-Whitney peuvent être utilisé dès n=3.

Raffinement

Les animaux seront hébergés par 3. De l'enrichissement (exemple: balle, jouet suspendus) seront présents autant que possible dans les boxes. Un suivi bi quotidien (voir plus) sera mis en place pour l'observation générale des animaux et la détection précoce de signe clinique pour une prise en charge rapide d'éventuels effets secondaires. Les animaux seront préalablement habitués à la contention dans un hamac et à la manipulation des zones d'intérêt. Un analgésique local ou du froid pourra être utilisé pour limiter la douleur de la piqûre de la zone d'intérêt. Les effets secondaires peuvent être de la douleur ou un hematome au site de prélèvement qui ne sera alors plus utilisé.

Choix des espèces

Espèce de choix pour ce type de projet. Necessité de développer cette technique pour cette espèce. Jeune Adultes. Animaux adultes necessaire pour ce type de projet. Animaux qui ont fini leur croissance.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Cochons : 49
Souffrances
▲ 49
▲ -
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 49

49 cochons vont être utilisés dans des procédures menées sous anesthésie, les animaux étant tués avant tout réveil au bout de huit heures de suivi. Chez une partie d'entre eux un arrêt cardiaque est provoqué puis réanimé, et tous reçoivent l'implantation chirurgicale de canules d'assistance cardiorespiratoire (ECMO) avant des prélèvements sanguins répétés. Le porteur mesure ainsi comment l'ECMO modifie le devenir de deux anti-infectieux, et reconnaît des échecs possibles de réanimation ou de pose du dispositif entraînant une mise à mort anticipée. Il justifie le recours au cochon par ses "similitudes" cardiovasculaires avec l'humain et conclut qu'un remplacement total n'est "pas possible".

Objectifs

Les techniques d’assistance cardiorespiratoire temporaire par circulation extracorporelle ou ECMO (Extracorporeal Membrane Oxygenation) sont de plus en plus utilisées soit en ECMO veino-veineuse (ECMO-VV) pour les applications respiratoires ou ECMO veino-artérielle (ECMO-VA) pour les applications cardiovasculaires. Il a été démontré que l’utilisation de l’ECMO entraînait des modifications de la pharmacocinétique des médicaments administrés chez les patients critiques notamment les molécules sédatives et antalgiques et les anti-infectieux. Néanmoins l’influence exacte de chacun des types d’ECMO n’a pas été spécifiquement étudiée. Notre projet a pour objectif de documenter l’influence du type d’ECMO sur la pharmacocinétique de l'association d'un antibiotique (pipéracilline) et d'un antifongique (caspofongine) utilisés couramment en association chez les patients critiques. Cette étude sera réalisée en comparant les deux modalités d’ECMO dans un modèle porcin anesthésié, placé sous ventilation mécanique et sans réveil. Au cours de ce protocole nous réaliserons un certain nombre de prélèvements sanguins qui nous permettrons de réaliser un modèle pharmacocinétique et de quantifier, pour chacune des deux molécules, l’aire sous la courbe (ASC) de la concentration plasmatique en fonction du temps, le volume de distribution et la clairance. Nous pourrons ainsi comparer les altérations pharmacocinétiques entre les deux modalités d’ECMO et par rapport à deux groupes contrôle, sans ECMO, l’un uniquement anesthésié et l’autre soumis à un arrêt cardiaque réanimé. Cela nous permettra, à terme, de documenter précisément les altérations pharmacocinétiques causées par l’ECMO et de proposer des adaptations posologiques adaptés à la situation et permettant de maximiser l’effet thérapeutique de ces molécules.

Bénéfices attendus

L'association d'un antibiotique (pipéracilline) et d'un antifongique (caspofungine) est pertinente cliniquement puisqu'elle est fréquemment utilisée en réanimation dans plusieurs situations cliniques : neutropénie fébrile, choc septique comme par exemple les patients graves souffrant d'une infection intraabdominale communautaire ou associée aux soins et pris en charge par l’ECMO. Les données concernant la séquestration de ces deux molécules dans le circuit d'ECMO sont contradictoires. Cette étude in-vivo permettrait d'appréhender les déterminants pharmacocinétiques pour une meilleure personnalisation des traitements anti-infectieux sous ECMO VA ou VV et éviter les risques d'inefficacité ou de toxicité.

Procédures

- Induction anesthésique des animaux - Mise en condition et instrumentation sous anesthésie générale - Induction de l'arrêt cardiaque sous anesthésie générale - Implantation des canules d'ECMO sous anesthésie générale - Les prélèvements sanguins pour l'étude pharmacocinétique des anti-infectieux administrés sous anesthésie générale - Tous les animaux seront mis à mort au termes des 8 heures de suivi

Impact sur les animaux

Dans ce projet: - Les échecs de réanimation sont possibles chez les animaux, compte tenu de la difficulté du modèle. En cas d’absence de reprise de la circulation spontanée au bout de 30 min, la réanimation cardiopulmonaire sera interrompue. La mise à mort sera réalisée dans ce contexte précis. - Les échecs liés à la mise en place chirurgicale de l’ECMO sont possibles chez les animaux, compte tenu de la difficulté du modèle. La mise à mort sera réalisée dans ce contexte précis.

Devenir

L’implantation d’un circuit de membrane extraporelle par voie chirurgicale est une technique invasive difficilement compatible avec un sevrage en moins de 48h de la procédure. En conséquence, tous les animaux sont mis à mort en fin de protocole.

Remplacement

La pharmacocinétique est une discipline complexe et intégrative visant à décrire la distribution, le métabolisme et l’élimination des molécules dans l’organisme. Le caractère intégré et l’influence des nombreux paramètres physiologiques ne permettent pas de reproduire in vitro, le comportement des molécules dans l’animal. Un remplacement total n’est donc pas possible. Néanmoins, dans une démarche de remplacement, un certain nombre de mesure de séquestration des molécules par les tubulures et les membranes d’ECMO ont déjà été conduites in vitro, préalablement à ce projet.

Réduction

Différents tests statistiques ont été réalisés afin de démontrer que 10 animaux seront nécessaires dans chaque groupe pour observer un effet sur les paramètres pharmacocinétiques. Ce nombre est le plus faible possible pour conduire le projet présenté.

Raffinement

Les animaux seront hébergés dans des boxes avec des copeaux de bois au sol et enrichissement avec des jouets en plastique. Les animaux seront maintenus sous anesthésie générale, avec administration d’antalgiques puissants (méthadone 1mg/kg/IM). En cas de signes de douleur pendant la procédure chirurgicale (tachycardie, élévation de la pression artérielle, etc.) une nouvelle administration de méthadone sera administrée. En cas de signe de réponse autonome à la douleur, réfractaire à l’administration d’antalgiques, un arrêt prématuré de la procédure sera envisagé.

Choix des espèces

Le modèle porcin présente de grandes similitudes avec l’homme au niveau anatomique, physiologique et biochimique concernant le système cardiovasculaire, le tractus gastro-intestinal, le foie, les surrénales, la peau et le rein. Le volume vasculaire moyen, le débit cardiaque ainsi que les troncs artériels et veineux sont compatibles avec les circuits d’ECMO et les canules de diamètre important. Cela en fait un modèle fréquemment retrouvé dans la littérature. De plus, ces similarités en font également un modèle fréquemment utilisé pour les études de pharmacocinétique et de toxicologie en vue d’une extrapolation des données animales à l’homme. C’est pour l’ensemble de ces raisons que nous avons utilisé le modèle porcin pour réaliser notre étude. Porcs à maturité sexuelle de 30 à 35 kg car ce poids est utilisé pour les modèles d'arrêt cardiaque chez le porc.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
Bovins : 4
Souffrances
▲ -
▲ 4
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 4
 -

4 vaches vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, gardées vivantes tant qu'elles sont en bonne santé et réutilisées d'un essai à l'autre. Munies d'une canule permanente ouverte sur le rumen, elles subissent jusqu'à cent cinquante ouvertures de cette canule par an pour poser et retirer des sachets, afin de mesurer la dégradation d'aliments du bétail dans l'estomac. Le porteur ne décrit guère d'effet indésirable au-delà du stress de contention. Il indique lui-même que des méthodes de laboratoire sans animaux sont attendues à l'horizon 2025-2026 pour remplacer les vaches canulées.

Objectifs

L’objectif du projet est de mesurer la valeur nutritive des aliments (fourrages et concentrés) utilisés dans l’alimentation des ruminants. Ces mesures servent à fournir des valeurs nutritionnelles de référence pour de nouveaux aliments ou des aliments produits avec de nouvelles techniques (récolte/conservation pour les fourrages, traitements technologiques pour les concentrés) et ainsi bâtir des équations de prévision de la valeur nutritive à partir de paramètres dosés en laboratoire. La connaissance fine des valeurs nutritives des aliments (fourrages et concentrés) permet d’ajuster les rations des ruminants au plus près de leurs besoins. Bien caractériser les aliments et leur dynamique de dégradation dans le rumen permet de limiter les risques pour la santé des animaux en contrôlant les fermentations ruminales et les excès potentiels en éléments nutritifs qui peuvent entrainer des pertes per les fèces (azote notamment) ou des disfonctionnements digestifs (acidose). La connaissance des valeurs nutritives est également utilisée à des fins de sélection et d’évaluation variétale afin de proposer aux éleveurs des variétés d’espèces fourragères performantes sur le critère de la valeur nutritive.

Bénéfices attendus

La connaissance des valeurs nutritives des aliments (fourrages et concentrés) est utile pour les domaines de la nutrition animale et de la sélection variétale. Ce projet va permettre d’acquérir des références nutritionnelles sur de nouveaux fourrages utilisés récemment dans les élevages de ruminants, notamment pour adapter la production fourragère au changement climatique ou améliorer l’autonomie et la valorisation des protéines produites sur les exploitations. D’autres travaux vont permettrent de mieux caractériser la cinétique de dégradation d’aliments déjà utilisés en élevage de ruminants. Ces travaux permettent de limiter les risques pour la santé des animaux en contrôlant les fermentations ruminales et les excès potentiels en éléments nutritifs qui peuvent entrainer des pertes per les fèces (azote notamment) ou des disfonctionnements métaboliques. La connaissance des valeurs nutritives est également utilisée à des fins de sélection et d’évaluation variétale afin de proposer aux éleveurs des variétés d’espèces fourragères performantes sur le critère de la valeur nutritive.

Procédures

Ouverture et fermeture de la canule ruminale pour la pose et le retrait de sachets nylon. Cette intervention est réalisée 30 fois par essai au maximum, et chaque intervention dure 3 à 5 minutes (temps d’ouverture et de fermeture de la canule plus le temps de pose et retrait des sachets nylons). A raison de 5 essais par an, cela donne un total de 150 interventions maximum par vache et par an.

Impact sur les animaux

Peu d'effets indésirables sont attendus sur les animaux. L'éventuel stress lié à la contention et à la manipulation des animaux est la principale nuisance attendue. La manipulation (pose et retrait de sachets) a lieu 30 fois au cours d'un essai, pour une durée de 3 à 5 minutes par manipulation, soit environ 2h30 par essai (12h30 maximum par an si réalisation de 5 essais).

Devenir

Les anmaux sont conservés tant qu'ils sont en bonne santé.

Remplacement

L’évaluation des nouveaux aliments (non référencés) uniquement à partir d’analyses chimiques reste problématique et les techniques in vitro utilisant des préparations enzymatiques ne permettent pas encore une caractérisation approfondie de la dégradabilité des différents nutriments dans le rumen. Néanmoins, des acteurs publics et privés de la recherche en nutrition animale sont fortement mobilisés depuis 2021 dans le cadre d’un projet commun afin de développer des méthodes alternatives à l’utilisation des animaux canulés. Les résultats acquis dans ce projet serviront notamment à bâtir des méthodes de laboratoire subsituant le modèle animal. Des méthodes alternatives robustes sont espérées à horizon 2025-2026.

Réduction

Le nombre d’animaux est réduit au minimum nécessaire pour assurer la conduite d’essais in situ permettant de capter la variabilité animale des conditions du rumen : 4 vaches par essai. A la fin d’un essai, chaque vache peut directement être affectée sur un autre essai car la méthode n’est pas invasive pour les animaux. Une nouvelle vache ne rentre dans le protocole que lorsqu’une des 4 vaches meurt. Aucun test statistique n'a té utilisé.

Raffinement

Les 4 animaux sont logés ensemble dans une stabulation avec une aire d’exercice commune raclée (2 fois par jour) du même type qu’une installation laitière en ferme commerciale. Les vaches disposent d’une logette individuelle pour le couchage (tapis en caoutchouc nettoyé chaque jour et ajout de sciure, protection lisse sur le côté gauche pour éviter le risque d’arrachement de la canule) et pour s’alimenter de manière individuelle sans compétition à l’auge. Les animaux sont alimentés quotidiennement 2 fois par jour avec une ration d’entretien permettant d’assurer leur longévité sans engraissement excessif. A chaque repas et chaque jour de l’année, le technicien effectue un contrôle visuel des animaux (appétit, locomotion, bonne tenue de la canule). En dehors des périodes d’essai (3 mois/an minimum sur la période estivale), les animaux sont placés au pâturage dans une parcelle spécifique pour permettre un bon suivi au quotidien des animaux. Ils sont pesés chaque année à la sortie au pâturage et à l’entrée en bâtiment, et une note d’état corporelle est réalisée ponctuellement. Afin d’asurer une longévité maximum, au moins un parage et une séance d’ostéopathie sont réalisés chaque année sur chacune des 4 vaches. Des applications anti-parasitaires sont appliquées pour limiter la gêne occasionnée par les mouches. Quelques enrichissements sont proposés aux animaux : une brosse dorsale a été installée pour permettre aux animaux de se gratter, et des pierres de sel à lécher sont à disposition. La mise en place de points limites a été réalisée.

Choix des espèces

Vaches de réforme issues du troupeau de la station. Les femelles laitières sont taries pour permettre une bonne longévité de l’animal en limitant les besoins de production et les risques sanitaires. Il s’agit du modèle animal de référence pour l’étude de la valeur nutritive des aliments. Les vaches utilisées sont des vaches taries nourries avec une ration correspondant à leurs besoins d’entretien. L’utilisation de vaches taries permet d’évaluer la dégradabilité ruminale des aliments sans biais liés aux effets de la lactation. Des modèles mathématiques sont ensuite appliqués aux données pour calculer la dégradabilité des aliments en prenant en compte le taux de transit des animaux en production.

  • Recherche appliquée
    • Troubles endocriniens
    • Troubles gastrointestinaux
Cochons : 70
Souffrances
▲ -
▲ 10
▲ 60
▲ -
Devenir
 -
 -
 10
 60

70 cochons vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 10 d'entre eux et modéré pour 60, la plupart tués à l'issue et une dizaine réutilisés pour d'autres projets internes ou des formations. On leur implante par voie endoscopique un ballon gastrique sous anesthésie, avec imagerie et prélèvements sanguins, puis un transport vers un autre établissement pour un suivi de longue durée, pour une étude réglementaire de tolérance d'un dispositif contre l'obésité. Le porteur décrit un inconfort digestif, des vomissements et un stress lié au transport et aux contentions. Il présente cette étude sur animaux comme exigée par la réglementation et sans méthode substitutive.

Objectifs

L’obésité est définie comme une présence anormale ou excessive de graisse, représentant un risque pour la santé. Ce problème est devenu épidémique avec près de 4 millions de personnes qui décèdent de comorbidités liées au surpoids et à l’obésité chaque année. D’après la World Health Organization, près de 39% des adultes dans le monde, représentant près de 1,9 milliards de personnes, étaient en surpoids en 2016. On estime aujourd’hui que plus de 700 millions de personnes souffrent d’obésité. Plusieurs études comparant ballon intragastrique (BIG) versus sham (traitement fictif) ont montré que les BIG entraînaient une perte de poids plus importante qu'un régime seul, amélioraient les comorbidités et la qualité de vie des patients obèses. L’objectif du dispositif médical est de proposer un traitement non chirurgical pour les patients non éligibles à la chirurgie bariatrique et pour aider à la perte de poids en favorisant le sentiment de satiété. Le ballon intra-gastrique testé est indiqué de façon temporaire pour : 1) La perte de poids, chez les patients adultes obèses, n’ayant pas réussi à atteindre et à maintenir l’objectif d’un programme de perte de poids sous surveillance médicale 2) Avant chirurgie, chez les patients gravement obèses (IMC supérieur à 35 kg/m2) dans le but de réduire le risque chirurgical. L’objectif de ce projet est de réaliser une étude réglementaire in vivo (sur les porcs) pour la commercialisation sur le marché, laquelle permettra d’évaluer la tolérance locale (effets locaux) au niveau de l’estomac et générale (effets secondaires) en comparant le dispositif testé avec un dispositif de référence. Pour atteindre les objectifs, ce projet se déroulera dans deux établissements utilisateurs : l'établissement 1/2 assurera l'implantation des dispositifs et le suivi post-opératoire à court terme et l'établissement utilisateur 2/2 assurera l'hébergement post-opératoire de longue durée avec le suivi associé.

Bénéfices attendus

Obtenir l’autorisation de mise sur le marché des dispositifs médicaux testés. En effet, ce projet va permettre d’évaluer la tolérance locale (effets locaux) au niveau de l’estomac et générale (effets secondaires) en comparant le dispositif testé avec un dispositif de référence.

Procédures

Etablissement utilisateur 1 : L’introduction du ballon dans l’estomac ainsi que l’examen d'imagerie seront réalisés sur des animaux anesthésiés. Les interventions seront de longue durée et seront réalisées par voie endoscopique. Les animaux utilisés seront brièvement anesthésiés avant chaque prélèvement sanguin L’anesthésie va permettre de diminuer le stress de l’animal et faciliter sa contention. Les interventions seront de courte durée, quelques secondes pour le prélèvement et l’anesthésie dure environ 20 minutes (si anesthésie spécialement pour la ponction). Elles ne seront réalisées qu’une seule fois par animal pendant le jour de l’introduction de ballon dans l'estomac et le J+2 semaines. Etablissement utilisateur 2 : Les animaux seront hébergés dans des conditions proches des élevages, sans contraintes particulières. Les animaux seront pesés à 3 différents temps. La pesée est un acte de courte durée (quelques minutes). Des prélèvements sanguins sur animaux non anesthésiés seront également réalisés à 3 différents temps et ces prélèvements sont aussi des actes de courte durée (quelques minutes). Le temps de récupération entre 2 prélèvements sanguins sera réalisé conformément aux recommandations éthiques.

Impact sur les animaux

Etablissement utilisateur 1 : Les effets indésirables attendus sur les animaux sont les suivants : stress dû à la mise à jeun la veille de la sédation et stress dû à la contention pour la réalisation de la sédation, inconfort digestif transitoire, vomissement les premiers jours de post-implantation ainsi qu’une possible réaction inflammatoire locale des tissus. Etablissement utilisateur 2 : Au bout de 2 semaines environ après la mise en place du ballon, les animaux déclarés aptes au transport partiront pour une autre structure qui assurera l’hébergement de longue durée. Un stress peut être généré par l’arrivée des animaux dans un nouvel environnement. A différents temps post-opératoires, l’animal sera pesé et des prélèvements sanguins seront réalisés. Les différentes contentions pour réaliser ces pesées, ces prélèvements sanguins et l’anesthésie précédant la mise à mort peuvent également générer un stress.

Devenir

Les animaux inclus dans ce projet seront mis à mort afin de pouvoir prélever et analyser les sites d’implantation étudiés (l’estomac et les ganglions lymphatiques autour). Ces prélèvements sont primordiaux pour répondre aux objectifs de ce projet. Le porc de réserve ne recevra pas de ballon gastrique le jour de l'implantation mais pourra être implanté en cours d'étude si pour l'un des 6 autres porcs du groupe il y'a une complication le jour de mise en place du ballon ou les jours suivants sa pose. S'il n'est pas utilisé pour ce projet, il sera réutilisé pour des projets internes à la structure (autres études, formations).

Remplacement

L’étude de tolérance locale conformément à la norme ISO 10993 -6 est une étude réglementaire demandée par les autorités, dans le cadre de la commercialisation sur le marché de dispositifs médicaux. Ce type d’étude doit se réaliser sur animaux. Cependant, l’un des buts de ces études est de démontrer une bonne tolérance générale et locale au niveau de l’estomac. Afin de démontrer ceci, l’utilisation d’animaux est ici nécessaire et aucune méthode substitutive n’existe. En effet, l’utilisation des animaux dans le cadre de ce projet, ne peut pas être remplacée par des méthodes alternatives n’impliquant pas l’utilisation d’animaux.

Réduction

Le nombre d’animaux prévu pour ce projet a été calculé à partir des directives mentionnées dans la norme ISO 10993-6, selon laquelle il est nécessaire d’évaluer minimum 10 prélèvements d'estomac étant en contact avec le dispositif par groupe, et à partir des besoins pour le projet (estimation du nombre d’études sur la durée du projet). Nous considérons qu’un porc a deux demi-estomacs, donc 2 sites de prélèvements, afin de réduire le nombre d’animaux. Nous pouvons considérer que l’estomac du porc étant symétrique par rapport à son axe cardiapylorique, la biocompatibilité du dispositif implanté est testée sur chaque côté des parois stomacales. Les sites de prélèvement incluront toutes les parties morphologiques de l’estomac, c’est à dire le fundus, le corps et l’antre pylorique ainsi que la chaine ganglionnaire associée. Trois prélèvements seront ainsi réalisés de chaque côté, afin d’augmenter les sites d’évaluations et d’analyses en contact avec le dispositif, d’inclure toutes les parties morphologiques et physiologiques et de réduire le nombre d’animaux utilisés. Les études seront réalisées sur minimum 2 groupes avec un groupe test versus un groupe avec un dispositif de référence avec 6 porcs + 1 de réserve inclus par groupe, Par conséquent, sur cinq ans et a raison d'une étude par an, il a été estimé 70 porcs au total. Ce nombre d'animaux permettra de répondre aux exigences de la norme ISO 10993-6 et d'obtenir des données statistiques robustes.

Raffinement

1) Afin de permettre aux animaux de s’adapter à leur environnement et de s’assurer de leur bon état de santé, une période d’acclimatation adaptée à l’espèce et au stade physiologique sera dispensée avant l’implantation des dispositifs médicaux. Avant l’inclusion des animaux, une évaluation de l’acclimatation sera réalisée. Les critères suivants seront observés : - Harmonie du groupe - Bon état de santé - Bonne consommation alimentaire et hydrique. 2) Tout au long de leur hébergement, les animaux auront des conditions d'hébergement adaptées et optimales (hébergement, environnement, alimentation, apport en eau, soins), Les paramètres d'ambiance, l'aliment, l'abreuvement seront vérifiés quotidiennement. De plus, les animaux seront hébergés collectivement et disposeront d'un environnement enrichi (exemples : objets à manipuler de type ballon, chaîne associée à une balle en plastique etc, permettant à l'animal de jouer). Si, selon les besoins, les animaux doivent être hébergés individuellement, ils seront hébergés dans des box attenants avecun contact visuel et/ou olfactif avec leurs congénères et auront à disposition plus d'enrichissements (enrichissement compensatoire). De plus, la température de la salle sera augmentée (Etablissement utilisateur 1). 3) Dans le but de repérer rapidement toute anomalie, les animaux seront suivis quotidiennement par un personnel habilité et habitué à travailler avec des porcs. Toute anomalie sera rapportée au vétérinaire qui jugera s'il est nécessaire de réaliser un examen clinique approfondi et interviendra dans le diagnostic, la prescription et mise en place d'un traitement thérapeutique adapté et/ou des soins divers, dans le but de soigner ou soulager l'animal. L'administration du traitement prescrit devra être réalisée par une personne habilitée. 4) Surveillance accrue de l'animal durant les manipulations. Comme les animaux sont conservés longtemps, nous privilégierons des techniques de renforcement positif pour obtenir leur coopération lors des opérations courantes ou de soins. Les animaux suivront également un programme de socialisation afin de réduire le stress engendré par les actes quotidiens. 5) Les rations pourront être enrichies avec une solution de nutrition entérale hyperénergétique voire remplacées par cette solution : 1- en période post-opératoire immédiate (afin de ne pas solliciter l'estomac avec des éléments solides) 2- en cas de perte de poids prononcée 3- en cas de troubles digestifs chroniques.

Choix des espèces

Pour cette étude, le modèle porcin sera utilisé, car le porc est considéré comme le modèle animal le plus représentatif de l’être humain d’un point de vue de l’anatomie et de la physiologie digestive, avec un régime omnivore et un estomac de taille très comparable à celle de l’humain. Conformément à l’anatomie du porc et des dimensions des dispositifs médicaux (longueur de cathéter est 64,5 cm), les animaux utilisés seront des adultes pesants entre 40 et 50 kg environ le jour de l’implantation des dispositifs médicaux. Lors des implémentations (phase critique), il convient de pouvoir déposer le ballon en intra-gastrique tout en manipulant le cathéter à l’extérieur de la gueule des animaux anesthésiés. Les poids cibles des animaux utilisés correspondent à une longueur d’oesophage environ 40 cm, contre déjà environ 60 cm chez l’animal adulte. L’utilisation d’animaux plus âgés et plus lourds diminuerait fortement l’adéquation de la longueur du cathéter de pose du dispositif et celle de l’endoscope (les deux étant adaptés à la longueur de l’oesophage humain). De plus, l’objectif principal de cette étude est centré sur la biocompatibilité tissulaire et des organes et non sur l’efficacité du dispositif qui est testé par ailleurs lors d’essais cliniques chez l’homme.