Mammifères "de rente"

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  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
Cochons : 35
Souffrances
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35 cochons vont être utilisés, opérés sous anesthésie et tués sans reprise de conscience. On leur provoque une hémorragie interne non contrôlée pouvant conduire à une exsanguination et à un choc hémorragique, sous anesthésie générale de trois heures avec ouverture de l'abdomen, pour tester des agents destinés à boucher les vaisseaux en radiologie interventionnelle. Le porteur indique qu'une partie des animaux provient de projets antérieurs, l'effet cumulatif justifiant selon lui leur mise à mort. Il qualifie le test de ces agents en contexte hémorragique d'"indispensable" et affirme que ces paramètres ne peuvent être obtenus qu'in vivo.

Objectifs

L’embolisation artérielle est une technique de radiologie interventionnelle qui permet l’occlusion d’un vaisseau de façon rapide, efficace et sûre. Cette technique remplace aujourd'hui la chirurgie dans un grand nombre d’indications : malformations artério-veineuses, embolisation pour traitement oncologique... cependant son indication première reste le traitement des hémorragies (hémorragie suite à l’accouchement, hémorragie interne des accidentés de la route…). Parmi l’arsenal thérapeutique des radiologues, les agents d’embolisation des vaisseaux présentent des caractéristiques différentes quant à leur visibilité sous les rayons X, leur toxicité sur l’organisme, leur effet sur la paroi des vaisseaux et leur profondeur de pénétration dans les vaisseaux fins et distaux. Les dispositifs médicaux implantables endovasculaires (agents d'embolisation placés dans les vaisseaux pour induire leur occlusion) font l’objet d’un fort développement et de recherches poussées, ce qui amène très régulièrement des innovations dans ce domaine. Il est indispensable de pouvoir tester l'efficacité de ces agents innovants en contexte hémorragique. Le but de ce projet est de mettre en place un modèle porcin d’hémorragie non-contrôlée afin de tester l’efficacité de nouveaux agents d’embolisation des vaisseaux.

Bénéfices attendus

La prise en charge des hémorragies nécessite l'utilisation d'agents pouvant occlure les vaisseaux. L'efficacité de ces agents doit être testée en contexte comparable. Avoir accès à un modèle porcin d’hémorragie non-contrôlée validé et reproductible permettra de tester l’efficacité de nouvelles stratégies thérapeutiques.

Procédures

Anesthésie générale (durée: 3h), laparotomie médiane et chirurgie digestive (durée: 15minutes), hémorragie (durée: 2h maximum). La procédure aura une durée de 3h maximum.

Impact sur les animaux

Hémorragie provoquée pouvant induire des modifications des paramètres physiologiques, conduire à une exsanguination et au décès de l'animal.

Devenir

Tous les animaux (n=35) du projet seront mis à mort à la fin de la procédure. Il s'agit d'un modèle d'hémorragie qui engendredra potentiellement un choc hemorragique. De plus, certains animaux utilisés pourront être des animaux réutilisés d'un projet antérieur, l'effet cumulatif justifie également leur mise à mort.

Remplacement

Certaines propriétés peuvent être évaluées en études in vitro mais l'injectabilité, les quantités nécessaires pour avoir un effet occlusif et le suivi des paramètres physiologiques après embolisation ne peuvent être évalués qu'en conditions réelles, soit dans un modèle in vivo. Les résultats de ce projet correspondront aux variations des constantes physiologiques de l'animal et à la quantité de perte sanguine, ces élements ne peuvent être produits qu'in vivo.

Réduction

Le nombre d’animaux a été réduit au maximum (n=5 par groupe) en veillant toutefois à obtenir une quantité de données suffisante pour des analyses statistiques. Le groupe contrôle sera réalisé qu'une seule fois et pourra être comparé à tous les nouveaux agents à tester. Dans la mesure du possible, cette procédure, sans réveil, sera réalisée sur des animaux réutilisés de projets antérieurs dont la gravité des procédures expérimentales était de classe légère ou modérée, ce qui diminue le nombre d'animaux utilisés.

Raffinement

La procédure expérimentale ainsi que l’environnement d’hébergement ont été optimisés. Les animaux, issus de la même fratrie, seront hébergés ensemble dans un grand box avec de la fibre de bois au sol et des objets d'enrichissement renouvelés régulièrement (Kong, balles, jouets caoutchouc durs masticables...). Les gestes interventionnels seront toujours réalisés sous anesthésie générale avec utilisation de morphiniques, par du personnel formé, afin de prévenir la souffrance et l’angoisse de l’animal dans les phases de préparation (prémédication, pose de cathéter). Le bien-être de l'animal sera contrôlé en veillant aux conditions d'hébergement et au comportement des animaux durant l'acclimatation. Lors de celle-ci, des observations quotidiennes seront réalisées par une personne compétente basées sur l'apparence physique externe, le comportement (sociabilité, appétit) et les réponses comportementales aux stimuli externes (bruits...). Des points limites ont été définis à chaque étape, associés pour chacun à des actions spécifiques afin de garantir le bien-être des animaux.

Choix des espèces

Ce modèle a été choisi pour ses nombreuses similarités physiologiques et anatomiques avec l'Homme. Le modèle porcin présente également l'avantage de pouvoir utiliser du matériel et des équipements identiques à ceux dédiés à l'Homme, ce qui permettra de tester les agents d'embolisation en respectant les procédures et matériels utilisés chez l'Homme. Enfin, ce projet propose une réutilisation des animaux à la fin immédiate de projet antérieurs. Le cochon étant un animal utilisé au laboratoire, la mise en oeuvre de ce projet sera possible par un accès simplifié au modèles porcins. Les animaux seront de jeunes adultes de 50 +/- 10kg correspondant à des animaux de 4 à 8 mois, il s'agit d'un projet pouvant réutiliser les animaux de projets antérieurs, ces caractéristiques seront donc dans ce cas celles spécifiques des projets initiaux.

  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
Cochons : 24
Souffrances
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Devenir
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24 cochons vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal subit cinq anesthésies générales sur trois mois, une incision abdominale d'environ quinze centimètres et une chirurgie de l'estomac, avec des contrôles par endoscopie et imagerie, pour tester un dispositif de suture endoscopique destiné à traiter l'obésité. Le porteur décrit une gêne abdominale possible avec nausées et vomissements. Il présente le recours au porc comme nécessaire pour évaluer la solidité des sutures dans le temps, sa taille et son péristaltisme se rapprochant de ceux de l'humain.

Objectifs

La partition de l'estomac est une des méthodes thérapeutiques utilisées pour le traitement de l’obésité et du diabète de type 2. Cette partition peut être réalisée par une chirurgie de l'estomac conventionnelle (chirurgies dites de gastrectomie pariétale et de bypass gastrique), dont la morbidité et la mortalité inhérentes à la procédure sont non négligeables. Une partition par voie endogastrique (technique dite « endosleeve ») grâce à un nouveau dispositif de suture endoscopique « intelligent », permettrait de limiter les risques liés à l’intervention chirurgicale conventionnelle. Néanmoins, il est encore nécessaire de déterminer les types de sutures les plus adaptés à cette procédure et de s’assurer que les sutures ainsi réalisées sont suffisamment solides dans le temps malgré les contraintes mécaniques imposées par le fonctionnement de l’estomac.

Bénéfices attendus

A l’issue de cette étude, le dispositif d'intérêt pourrait suppléer certaines techniques de chirurgie conventionnelle. Ce dispositif pourrait permettre la réalisation de 6 types de sutures différents en diminuant la morbi-mortalité des procédures de chirurgie de l'estomac.

Procédures

Tous les gestes interventionnels se feront sous anesthésie générale (5 anesthésies par animal sur les 3 mois de suivi) Acquisition d'imagerie médicale (tomodensitométrie) et endoscopie (30 minutes) Chirurgie gastrique (de l'estomac) (1heure).

Impact sur les animaux

Le projet nécessite de réaliser 5 anesthésies générales par animal. Les animaux seront isolés en duo du groupe social, ce qui peut induire un stress. Les animaux seront prémédiqués par piqure intramusculaire d'un mélange sédatif. La préparation de l'animal comprend la mise en place d'une perfusion veineuse et une intubation endotrachéale. Chaque animal subira une incision sus ombilicale d'environ 15cm. Une gêne abdominale peut être induite suite à la chirurgie de l'estomac, possiblement accompagnée de nausées/vomissements. Des contrôles endoscopiques et tomodensitométriques sous anesthésie seront réalisés à J0, J15, M1, M2 et M3 post-chirurgie. L'injection de produit de contraste iodé peut induire des réactions allergiques ( nuisance jamais constatée jusqu'alors chez le Porc).

Devenir

Tous les animaux (n=24) du projet seront mis à mort à la fin de la procédure. Le prélèvement des estomacs (avec sutures) est indispensable afin de pouvoir confirmer les données d'imagerie par des analyses histologiques.

Remplacement

Cette étude vise à vérifier la sécurité de sutures réalisées par abord endoscopique et d’évaluer leur résistance dans le temps. L’évaluation temporelle de cette méthode innovante nécessite l’utilisation du modèle animal. D’autre part, le modèle porcin présente un péristaltisme gastrique de forte intensité, permettant de tester la technique dans des conditions extrêmes. La taille de cet animal permet également de modéliser au mieux l’estomac humain dont la taille est proche de celle du Porc. Ce modèle permet donc de tester directement les appareils, dispositifs et protocoles dédiés à l’Homme.

Réduction

Le nombre d’animaux a été réduit au maximum en veillant toutefois à obtenir un nombre de types de suture suffisant. Le nombre d’animaux nécessaires a été défini selon notre expérience. Nous estimons à 4 le nombre d’animaux nécessaires pour chaque type de suture (soit 24 animaux au total). En effet, le nombre de 4 animaux par groupe permet d’évaluer la sécurité et la durabilité de chaque suture réalisée de façon endoscopique. Une grande partie des résultats sera qualitative (expertise et ressenti per-opératoire du chirurgien, facilité d'utilisation)

Raffinement

Toutes les procédures expérimentales ainsi que l’environnement d’hébergement ont été optimisés. Les animaux, issus de la même fratrie, seront hébergés ensemble dans un grand box avec de la fibre de bois au sol et des objets d'enrichissement renouvelés régulièrement (Kong, balles, jouets caoutchouc durs masticables, chaînes à mastiquer...). Les gestes interventionnels seront toujours réalisés sous anesthésie générale avec utilisation de morphiniques, par du personnel formé, permettant un temps interventionnel réduit au maximum, afin de prévenir la souffrance et l’angoisse de l’animal dans les phases de préparation (prémédication, pose de cathéter). Des observations quotidiennes seront réalisées par une personne compétente basées sur l'apparence physique externe, le comportement (sociabilité, appétit) et les réponses comportementales aux stimuli externes (bruits...). Des points limites ont été définis à chaque étape, associés pour chacun à des actions spécifiques afin de garantir le bien-être des animaux.

Choix des espèces

Le Porc est devenu l'animal de taille humaine de référence parce qu'il est très proche de l'Homme d'un point de vue physiologique et anatomique (taille, structure et morphométrie des organes, stabilité génétique). De nombreuses constantes biologiques sont très similaires à l'Humain. Une fratrie habituelle de 10 à 12 animaux fournit un groupe de stabulation et d'expérimentation homogène. Les dispositifs médicaux de la clinique humaine peuvent directement être utilisés chez le Porc. D’autre part, le péristaltisme gastrique du Porc étant de forte intensité, l’utilisation du modèle porcin permet d’évaluer dans des conditions extrêmes la procédure de partition gastrique endoscopique et la longévité des sutures muquo-muqueuses. Les animaux seront des Porcs jeunes adultes de 50 +/-5Kg correspondant à des animaux de 4 à 5 mois dont la taille permet de modéliser au mieux l’estomac humain (les partitions gastriques sont majoritairement réalisées sur des patients adultes). Ce modèle permet donc de tester directement les appareils, dispositifs et protocoles dédiés à l’Homme.

  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Cochons : 10
Souffrances
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10 mini-porcs vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures classées sévères. Chaque animal subit quatre interventions chirurgicales sous anesthésie générale, dont la création de pertes osseuses de la mâchoire et une greffe de six heures, le porteur comparant la douleur attendue à celle de l'ablation des dents de sagesse chez l'humain et signalant l'impossibilité de s'alimenter pendant 48 heures après chaque opération. Les mâchoires et les plaies sont prélevées après mise à mort pour évaluation histologique. Le porteur revendique l'intérêt de la technique pour réparer les "gueules cassées" et les "accidents de la face", et affirme qu'après des tests in vitro il devient "incontournable" de passer au modèle animal.

Objectifs

Il s’agit de pouvoir réparer les lésions des os de la face et du crâne en implantant des cellules souches là où la matière manque. Pour cela, notre équipe utilise les cellules mésenchymateuses issues de la pulpe dentaire, qui ne présentent pratiquement aucun risque de rejet. En effet, les cellules de la pulpe issues des dents et celles de la plupart des os de la face et du crâne ont une origine embryologique commune, ce qui explique l’intérêt de la pulpe dentaire pour réparer les os crânio-faciaux. A terme, les applications thérapeutiques pourront concerner aussi bien les os que les cartilages ou la dentition, et ainsi bénéficier à des maladies chroniques ou rares (rachitismes génétiques, maladies des os de verre) induisant de grandes pertes osseuses… Cette technique à fort potentiel peut également inspirer des thérapies pour réparer les « gueules cassées », militaires blessés de guerre ou en OPEX, civils accidentés de la route ou des sports à risques…

Bénéfices attendus

Cette nouvelle technique de greffe et particulièrement l’utilisation de cellules dérivées de la muqueuse orale apporte une avancé considérable en chirurgie maxillo-faciale reconstructrice. La perte importante de substance osseuse très fréquente dans les différents « accidents de la face » reste un obstacle majeur lors de ces chirurgies réparatrices. Les cellules issues de la muqueuse buccale ainsi préparées et amplifiées en laboratoire permettent de disposer d’une grande quantité de « biomatériaux » greffable comme substitue osseux. Elles ont le pouvoir de se différencier en ostéoblastes et n’induisent aucun rejet par le système immunitaire. Les premiers tests effectués ont montré une parfaite reconstruction à 2 mois de la greffe. Aujourd’hui il est important de connaitre l’évolution du greffon à long terme.

Procédures

Les animaux subiront 4 interventions chirurgicales sous anesthésie générale: -Prélèvement de tissus cutanés et gingivaux. Création de défaut osseux sur la mâchoire. (4h par animal) -Greffe osseuse au niveau des défauts induits (6h par animal) -Prélèvement des plaies cutanées et gingivales en cicatrisation. (2h par animal)

Impact sur les animaux

Suite au prélèvements du tissu gingival et des plaies palatines les animaux sentiront irritation du palais et une salivation excessive. L’ablation des dents, la réalisation des défauts osseux puis celle des greffes provoqueront une inflammation et une douleur similaire à l’ablation des dents de sagesse chez un humain. Pendant 48h après chaque intervention l’alimentation sous forme de granulés sec ne sera plus possible.

Devenir

La fin de la procédure nécessitera la mis à mort de l'animal car les machoires et les plaies seront prélevées pour une evaluation histologique et protéomique.

Remplacement

De nombreux tests préliminaires in-vitro sur explant ont permis de maitriser les différents paramètres de la greffe, à savoir le support à utiliser le type cellulaire et la stratégie d’analyse des résultats. Au terme de ces tests il devient incontournable de passer sur un modèle animal afin d'évaluer l'efficacité de la greffe dans un milieu complet ou interagissent les cellules greffées et le système immunitaire du receveur. Le mini-porc Aachner présente une mâchoire adulte aux environs de 18 mois et malgré quelques différences morphologiques les caractéristiques sont très proches de l'homme de par son alimentation omnivore. Le mini-pig permet une étude à long terme sans prise de poids qui rendrait la manipulation délicate.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisé a été réduit au maximum afin d’offrir des résultats statistiquement fiables. L’évaluation des cicatrisations cutanées gingivales et osseuses sont réalisé sur le même individu afin de diminuer d’autant le nombre d’animaux utilisés. A la fin des procédures, les animaux mis à mort seront prélevés pour l’évaluation de nos tests et les cadavres seront mis à disposition des étudiants vétérinaire pour des cours d’anatomie et d’autopsie. Plusieurs des organes comme les poumons, les reins, le cœur et la moelle osseuse seront donnés au laboratoire de recherches pour des études ex-vivo.

Raffinement

Afin d’éviter tout stress et tout inconfort des animaux, l’ensemble des procédures sera effectués sur des animaux totalement acclimatés. Un hébergement en groupes sociaux de 2 à 4 animaux, dans un milieu enrichi de jouets dédier. Une routine de soins avec un entrainement à la manipulation ce qui permettra une induction directement dans l’espace de vie sans aucune appréhension. Toutes les interventions chirurgicales seront effectuées sous anesthésie générale avec intubation et analgésie morphinique. Les analgésies poste opératoire seront assurées par des patch de fentanyl à diffusion constante ce qui évite tout manque d’antidouleur dans l’organisme et assure une analgésie efficace et constante. Une couverture antibiotique post opératoire évitera tout risques infectieux. Après chaque procédure les animaux auront une nourriture adaptée sous forme de pâté liquide facilitant la mastication. En plus des nombreuses visites des soigneurs en post opératoire la surveillance est renforcé par un système vidéo continu. Les points limites ont aussi bien été établis en amont de l’étude. Les animaux atteignant un des points limites seront prises en charge par le stomatologue qui procédera aux soins adaptés puis les animaux seront vu par notre vétérinaire référent avant d’être envoyé vers un refuge adapté.

Choix des espèces

De nombreux tests préliminaires in-vitro sur explant ont permis de maitriser les différents paramètres de la greffe, à savoir le support à utiliser le type cellulaire et la stratégie d’analyse des résultats. Au terme de ces tests il devient incontournable de passer sur un modèle animal afin d'evaluer l'efficacité de la greffe dans un milieux complet ou inter-agissent les cellules gréffée et le systême immunitaire du receveur. Le mini-porc Aachner présente une machoire adulte au environs de 18 mois et malgrè des différences morphologiques des caractéristique très proches de l'homme de par son alimentation omnivore. les animaux seront agés de 15 à 20 mois qui correspond à l'age adulte et permet d'avoir des animaux avec une dentition définitive.

  • Recherche appliquée
    • Troubles endocriniens
    • Troubles gastrointestinaux
Cochons : 70
Souffrances
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Devenir
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70 porcs vont être utilisés, la plupart tués et une dizaine réutilisés, dans des procédures classées légères à modérées. Un ballon intragastrique leur est implanté par voie endoscopique sous anesthésie, avec prélèvements sanguins et transfert vers un second établissement pour un hébergement de plusieurs mois, avant mise à mort pour analyser l'estomac et les ganglions. Le porteur indique des effets attendus tels que vomissements, inconfort digestif et réaction inflammatoire locale, et précise que l'étude vise l'autorisation de mise sur le marché du dispositif. Il affirme que cette étude réglementaire "doit se réaliser sur animaux" et qu'aucune méthode substitutive n'existe.

Objectifs

L’obésité est définie comme une présence anormale ou excessive de graisse, représentant un risque pour la santé. Ce problème est devenu épidémique avec près de 4 millions de personnes qui décèdent de comorbidités liées au surpoids et à l’obésité chaque année. D’après la World Health Organization, près de 39% des adultes dans le monde, représentant près de 1,9 milliards de personnes, étaient en surpoids en 2016. On estime aujourd’hui que plus de 700 millions de personnes souffrent d’obésité. Plusieurs études comparant ballon intra-gastrique (BIG) versus sham (traitement fictif) ont montré que les BIG entraînaient une perte de poids plus importante qu'un régime seul, amélioraient les comorbidités et la qualité de vie des patients obèses. L’objectif du dispositif médical est de proposer un traitement non chirurgical pour les patients non éligibles à la chirurgie bariatrique et pour aider à la perte de poids en favorisant le sentiment de satiété. Le ballon intra-gastrique testé est indiqué de façon temporaire pour : 1) La perte de poids, chez les patients adultes obèses, n’ayant pas réussi à atteindre et à maintenir l’objectif d’un programme de perte de poids sous surveillance médicale 2) Avant chirurgie, chez les patients gravement obèses (IMC supérieur à 35 kg/m2) dans le but de réduire le risque chirurgical. L’objectif de ce projet est de réaliser une étude réglementaire in vivo (sur les porcs) pour la commercialisation sur le marché, laquelle permettra d’évaluer la tolérance locale (effets locaux) au niveau de l’estomac et générale (effets secondaires) en comparant le dispositif testé avec un dispositif de référence. Ce projet se déroule dans deux établissements.

Bénéfices attendus

Obtenir l’autorisation de mise sur le marché des dispositifs médicaux testés. En effet, ce projet va permettre d’évaluer la tolérance locale (effets locaux) au niveau de l’estomac et générale (effets secondaires) en comparant le dispositif testé avec un dispositif de référence.

Procédures

Dans le premier établissement utilisateur : L’introduction du ballon dans l’estomac ainsi que l’examen d'imagerie seront réalisés sur des animaux anesthésiés. Les interventions seront de longue durée et seront réalisées par voie endoscopique. Deux prélèvements sanguiins sous anesthésie générale de courte durée (maximum 10 minutes) Dans le deuxième établissement utilisateur : trois prélèvements sanguins sans anesthésie, à raison d'un par mois, de faible volume, qui dure moins d'une minute.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables attendus sur les animaux sont les suivants : stress dû à la mise à jeun la veille de la sédation et stress dû à la contention pour la réalisation de la sédation, inconfort digestif transitoire, vomissement les premiers jours de post-implantation ainsi qu’une possible réaction inflammatoire locale des tissus. Au bout de 2 semaines environ après la mise en place du ballon, les animaux déclarés aptes au transport partiront pour une autre structure qui assurera l’hébergement de longue durée. Un stress peut être généré par l’arrivée des animaux dans un nouvel environnement. A différents temps post -opératoires, l’animal sera pesé et des prélèvements sanguins seront réalisés. Les différentes contentions pour réaliser ces pesées, ces prélèvements sanguins et l’anesthésie précédant la mise à mort peuvent également générer un stress.

Devenir

Les animaux inclus dans ce projet seront mis à mort afin de pouvoir prélever et analyser les sites d’implantation étudiés (l’estomac et les ganglions lymphatiques autour). Ces prélèvements sont primordiaux pour répondre aux objectifs de ce projet. Le porc de réserve ne recevra pas de ballon gastrique le jour de l'implantation mais pourra être implanté en cours d'étude si pour l'un des 6 autres porcs du groupe il y'a une complication le jour de mise en place du ballon ou les jours suivants sa pose. S'il n'est pas utilisé pour ce projet, il sera réutilisé pour des projets internes à la structure (autres études, formations).

Remplacement

L’étude de tolérance locale est une étude réglementaire demandée par les autorités, dans le cadre de la commercialisation sur le marché de dispositifs médicaux. Ce type d’étude doit se réaliser sur animaux. Cependant, l’un des buts de ces études est de démontrer une bonne tolérance générale et locale au niveau de l’estomac. Afin de démontrer ceci, l’utilisation d’animaux est ici nécessaire et aucune méthode substitutive n’existe. En effet, l’utilisation des animaux dans le cadre de ce projet, ne peut pas être remplacée par des méthodes alternatives n’impliquant pas l’utilisation d’animaux.

Réduction

Le nombre d’animaux prévu pour ce projet a été calculé à partir de la norme en vigeur, dans laquelle il est stipulé qu’il est nécessaire d’évaluer minimum 10 prélèvements d'estomac étant en contact avec le dispositif par groupe, et à partir des besoins pour le projet (données statistiquement robuste et estimation du nombre d’études sur la durée du projet). Nous considérons qu’un porc a deux demi-estomacs, donc 2 sites de prélèvements, afin de réduire le nombre d’animaux. Les études seront réalisées sur 2 groupes avec un groupe test versus un groupe avec un dispositif de référence avec 6 animaux + 1 de réserve par groupes. Par conséquent, sur cinq ans et a raison d'une étude par an, il a été estimé 70 porcs au total.

Raffinement

1) Afin de permettre aux animaux de s’adapter à leur environnement et de s’assurer de leur bon état de santé, une période d’acclimatation adaptée à l’espèce et au stade physiologique sera dispensée avant l’implantation des dispositifs médicaux. Avant l’inclusion des animaux, une évaluation de l’acclimatation sera réalisée. Les critères suivants seront observés : - Harmonie du groupe - Bon état de santé - Bonne consommation alimentaire et hydrique. 2) Tout au long de leur hébergement, les animaux auront des conditions d'hébergement adaptées et optimales (hébergement, environnement, alimentation, apport en eau, soins), Les paramètres d'ambiance, l'aliment, l'abreuvement seront vérifiés quotidiennement. De plus, les animaux seront hébergés collectivement et disposeront d'un environnement enrichi (exemples : objets à manipuler de type ballon, chaîne associée à une balle en plastique etc, permettant à l'animal de jouer). Si, selon les besoins, les animaux doivent être hébergés individuellement, ils seront hébergés dans des box attenants avec un contact visuel et/ou olfactif avec leurs congénères et auront à disposition plus d'enrichissements (enrichissement compensatoire). De plus, la température de la salle sera augmentée. 3) Dans le but de repérer rapidement toute anomalie, les animaux seront suivis quotidiennement par un personnel habilité et habitué à travailler avec des porcs. Toute anomalie sera rapportée au vétérinaire qui jugera s'il est nécessaire de réaliser un examen clinique approfondi et interviendra dans le diagnostic, la prescription et mise en place d'un traitement thérapeutique adapté et/ou des soins divers, dans le but de soigner ou soulager l'animal. L'administration du traitement prescrit devra être réalisée par une personne habilitée. 4) Surveillance accrue de l'animal durant les manipulations. Comme les animaux sont conservés longtemps, nous privilégierons des techniques de renforcement positif pour obtenir leur coopération lors des opérations courantes ou de soins. Les animaux suivront également un programme de socialisation afin de réduire le stress engendré par les actes quotidiens. 5) Les rations pourront être enrichies avec une solution de nutrition entérale hyperénergétique voire remplacées par cette solution : 1- directement après l'opération (afin de ne pas solliciter l'estomac avec des éléments solides) 2- en cas de perte de poids prononcée 3- en cas de problèmes digestifs.

Choix des espèces

Pour cette étude, le modèle porcin sera utilisé, car le porc est considéré comme le modèle animal le plus représentatif de l’être humain d’un point de vue de l’anatomie et de la physiologie digestive, avec un régime omnivore et un estomac de taille très comparable à celle de l’humain. Conformément à l’anatomie du porc et des dimensions des dispositifs médicaux, les animaux utilisés seront des adultes pesants entre 40 et 50 kg environ le jour de l’implantation des dispositifs médicaux.

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
Chiens : 3
Cochons : 3
Souffrances
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Devenir
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6 animaux non-humains, trois chiennes et trois mini-porcs déjà utilisés dans une étude antérieure, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, sans être tués à l'issue. Ils subissent de nombreuses prises de température rectales répétées, jusqu'à vingt et une pour les chiennes, ainsi qu'une anesthésie menée volontairement sans support chauffant, et les chiennes une ovariectomie. Le porteur indique des risques de lésions, saignements et inflammation de la muqueuse rectale et une possible hypothermie. À l'issue, les chiennes sont proposées à l'adoption et les mini-porcs réutilisés, le projet visant à valider une puce de mesure présentée comme un "raffinement".

Objectifs

L’objectif de cette étude est de vérifier si l’implantation d’un transpondeur d'identification RFID (radio frequency identification) équipé d'un capteur de température, permet lorsqu'il est implanté en sous-cutané au niveau interscapulaire d’obtenir des mesures représentatives de la température corporelle et équivalentes ou corrélées à celles obtenues par voie rectale. Pour in fine utiliser le transpondeur RFID comme alternative à la mesure par voie rectale. Il s’agit d’une étude pilote qui sera réalisée sur deux modèles animaux, le chien et le mini-porc.

Bénéfices attendus

La validation du dispositif de mesure permetterait le raffinement des protocoles de mesures de températures qui sont réalisés en routine par la voie rectale chez le chien et le mini-porc. Permettant une amélioration du confort de l’animal sur la procédure de prise de température au cours d’études précliniques et cliniques mais aussi, une diminution des risques liés à la contention pour les techniciens et les animaux.

Procédures

Jour 1 : Un total de 6 prises de températures par individu (vigile) pour le protocole de mesure à l'état basal au cours de la journée (mini-porc et chien) Jour 2 : Un total de 5 prises de températures par individu (vigile) pour le protocole de mesure lors de la mise en excercice (chien) Jour 3 : Un total de 9 prises de températures par individu (vigile) pour le protocole de mesure post-prandial (mini-porc et chien) Jour 4 : Anesthésie et chirurgie d'ovariectomie pour les chiennes et prises de températures au cours de l'anesthésie et avec un prélèvement vigile avant induction de l'anesthésie et avec un prélèvement vigile avant induction de l'anesthésie. Jour 5: Anesthésie pour les mini-porcs et prises de températures au cours de l'anesthésie. Ce qui fait un total de 21 prélèvements vigiles par animal pour les chiens et 16 prélèvements vigiles par animal vigile pour les mini-porcs.

Impact sur les animaux

Sévérité légère : La principale nuisance attendue chez les animaux est relative à la prise de température répétée au niveau rectal, avec l'apparition d'éventuelles lésions, saignements ou inflammation de la muqueuse rectale pouvant entrainer des douleurs lors de l'insertion du thermomètre. De plus pour les besoins de l'étude la procédure d'anesthésie se fait sans apport d'un support chauffant, pouvant conduire à une forte hypothermie qui pourrait être à l'origine d'une augmentation des risques post-anesthésiques chez les animaux. Si une diminution de la température centrale sous le seuil des 36°C est atteinte pour les deux modèles, une couverture chauffante sera employée pour éviter une hypothermie sévère.

Devenir

Les animaux vont suivre l'ensemble des procédures mentionnées au cours d'une seule semaine d'expérimentation. Les chiennes seront par la suite inscrites pour les procédures d'adoption après avis vétérinaire confirmant leur bon état clinique. Quant aux mini-porcs, ils seront réutilisés par la plateforme.

Remplacement

En amont de la phase in vivo, une phase in vitro de métrologie à l'aide d'un bain marie sera réalisée afin de déterminer la précision et la calibration des puces et sondes rectales. Cette phase in vitro permet ainsi de remplacer une phase in vivo de test.

Réduction

Au total, six animaux (trois chiens et trois mini-porcs) ayant déjà participé à une précédente étude, de gravité modérée, seront utilisés dans cette étude pilote. Il ne sera pas nécessaire de mettre en place un groupe témoin, car chaque animal constitue sa propre référence..

Raffinement

Les animaux seront hébergés dans des boxs sur caillebottis par groupe 3 individus (permettant des intéractions sociales) avec un enrichissement environnemental (jouets et objets à macher). Une phase d’habituation au thermomètre rectal sera mise en place grâce à un renforcement positif (récompense alimentaire). Du Tronothane (anesthésique local utilisé pour le traitement des douleurs rectales) sera appliqué sur la muqueuse avant chaque mesure et le thermomètre sera préalablement enduit d'un lubrifiant vétérinaire.

Choix des espèces

L'établissement utilisateur emploie ces 2 modèles lors de ces études. Les chiens et mini-porcs ont été choisis pour cette étude pilote car le transpondeur est destiné à être utilisé plus tard sur ces deux modèles en particulier dans le cadre des études précliniques. Les animaux utilisés dans l'étude sont adultes (2 ans pour les chiens et 1 à 2 ans pour les miniporcs). D'une part car les animaux adultes possèdent un système thermorégulateur mature et d'autre part, ceux-ci sont issus de précédentes manipulations d'où leur maturité.

Evaluation préclinique de substances d’essai

(NTS-FR-252318v2 – 30/11/2023)
  • Recherche appliquée
    • Toxicologie (hors obligations réglementaires)
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Souris : 3600
Rats : 4200
Cochons d'Inde : 420
Lapins : 60
Chiens : 120
Furets : 60
Cochons : 60
Souffrances
▲ -
▲ 3990
▲ 4530
▲ -
Devenir
 -
 60
 4260
 4200

8 520 animaux non-humains de sept espèces, souris, rats, cobayes, lapins, furets, cochons et chiens, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, pour évaluer la pharmacocinétique et la toxicité de candidats médicaments. Ils reçoivent des substances par de multiples voies, jusqu'à 91 jours de suite, et subissent des prélèvements répétés de sang, de liquide céphalo-rachidien ou d'urine. Environ 4 200 sont tués, notamment après prélèvement terminal ou administration de substances toxiques, les autres étant réutilisés selon un score qui les envoie à la mort au-delà d'un seuil, et 60 chiens rendus à l'élevage. Le porteur affirme que ces modèles animaux "ne peuvent pas être remplacés" par des méthodes alternatives.

Objectifs

L’objectif du projet est d’étudier la pharmacocinétique, la bio-distribution ou la toxicité de candidat médicaments. Les résultats de ces études sont indispensables pour la mise sur le marché de nouveaux médicaments et pour la réalisation des autres études précliniques dans de bonnes conditions. En maitrisant la pharmacocinétique, il est possible de choisir des doses efficaces qui ne présentent pas d’effet sur l’animal.

Bénéfices attendus

Les études de pharmacocinétique et de toxicité permettent de cibler les doses du candidat médicament appliquées dans les études de pharmacologie préclinique.

Procédures

Les animaux sont soumis à des administrations de substance par diverses voies (intrapéritonéale, per os, souscutanée, intraveineuse, intramusculaire, intraplantaire, intranasale, intratrachéale, intradermique, transdermique ou transmucosale, intrathécale, injection dans le genou ou la cheville), de manière unique ou répétée à diverses fréquences (1 à 3 fois par jour, pendant 1 à 91 jours), à l'état vigile ou sous anesthésie générale (de manière systématique pour les voies intradermique, intrathécale et injection dans le genou ou la cheville, et à l'appréciation du responsable de projet pour les autres voies). En routine, les administrations sont réalisées sur des groupes de 5 mâles et/ou 5 femelles pour les rongeurs et de 3 mâles et/ou 3 femelles pour les non-rongeurs. A l'administration de substance peuvent s'ajouter des prélèvements de fluides physiologiques, tels que le sang, le liquide céphalo-rachidien ou l'urine, de manière unique ou répétée à diverses fréquences. Ces prélèvements sont réalisés sur animal vigile ou anesthésié au gaz isoflurane. Chez le rongeur, un maximum de 7 prélèvements sanguins peut être réalisé le 1er jour, 1 ou 2 les jours suivants, puis 1 prélèvement par semaine pendant plusieurs semaines. Par exemple, chez un rat de 300g, un volume de 200 µL de sang pourrait être prélevé à la veine sublinguale à chaque point-temps. Dans ce cas, une réhydratation de l’animal (injection sous-cutanée de sérum physiologique, à volume égal à celui prélevé) est prévue pendant les premiers jours de l’étude, tant que la fréquence de prélèvement est supérieure ou égale à 1 tous les 24 heures. Chez le non-rongeur, un maximum de 8 prélèvements sanguins peut être réalisé le 1er jour, 2 les quatre jours suivants, puis 1 prélèvement par semaine pendant plusieurs semaines. Par exemple, chez un chien de 10 kg, un volume d’au moins 5 mL pourrait être prélevé à la veine jugulaire à chaque point-temps. De manière générale, le volume total prélevé chez un animal est proportionnel à sa volémie totale et par conséquent, à son poids corporel.

Impact sur les animaux

Des effets toxiques majeurs ne sont pas attendus. A ce stade du développement du médicament, il est usuel d’avoir déjà des notions de toxicité des composés. Il n’est donc pas attendu de sévérité forte liée au médicament. Une procédure spécifique est toutefois présente dans ce dossier pour prendre en compte ce cas rare ou lorsque les prélèvements vivo sont importants

Devenir

Pour les 6 procédures décrites dasn ce projet, tous les animaux, de toute espèce, soumis à un prélèvement terminal et/ou ayant reçu une substance toxique (atteinte des points limites) ou dont les effets à long terme sont inconnus, sont mis à mort. Les animaux gardés en vie, et potentiellement réutilisés, sont ceux issus de groupe contrôle ou ayant reçu une substance dont les effets à long terme sont connus, et n'ayant pas subi de procédure de catégorie "sévère". La réutilisation des animaux (souris, rats, cobayes, lapins, furets, cochons et chiens) est soumise à l’approbation du vétérinaire. Un suivi de la réutilisation est mis en place au sein de l’entreprise, et un score est établi afin d’empêcher une réutilisation excessive, notamment dans des procédures de sévérité modérée. Dans le cas des rongeurs, les scores de réutilisation (procédure légère: 1 point, procédure modérée: 4 points) s’incrémentent pour chaque procédure appliquée à l’animal. La réutilisation est possible tant que le score cumulé est inférieur à 8. Au-delà, les animaux sont euthanasiés. Dans le cas des non-rongeurs, l’état des animaux est évalué à chaque fin d’étude.

Remplacement

Les techniques, décrites et validées dans ce projet, sont utilisées dans divers modèles animaux qui ne peuvent pas être remplacés par des méthodes alternatives car ils impliquent l’observation des effets de substances pharmacologiques sur le comportement, le système immunitaire, les paramètres physiologiques, le métabolisme ou l’interaction entre différents organes ou systèmes.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisé pour chaque étude a été optimisé de façon à obtenir des données suffisantes pour interpréter les résultats de façon correcte, évitant ainsi une répétition des études.

Raffinement

Dans le cadre du projet, les mesures de raffinement qui s'intègrent dans la règle des 3Rs, vont consister en un suivi des points limites permettant de sacrifier précocement tout animal présentant des signes de douleur, de souffrance ou d'angoisse (incluant une surveillance de l'aspect général, un suivi de poids, voir section 3.4.13.). De plus, les animaux sont manipulés fréquemment par des techniciens formés et attentifs et suivis par le vétérinaire. Il est également mis en place un enrichissement complet dans leur hébergement, sous la forme de litière, objet de nidification, objet à ronger ou à mastiquer, présence de congénères. Prises dans leur ensemble, ces mesures tendent à limiter la variabilité des données. Lorsque nécessaire, les animaux sont anesthésiés et analgésiés. Le programme d’anesthésie et d’analgésie est défini par un vétérinaire, afin de réduire au maximum toute douleur ou sensation de souffrance. De la même manière, lorsque les protocoles l’exigent, les chirurgies sont raffinées au maximum, en mettant à disposition des animaux, de l’oxygène ou air ambiant à concentration ajustable, des tapis chauffants, des lampes chauffantes et de soins post-opératoires complets.

Choix des espèces

La distribution d'une substance ou ses effets sur la biologie clinique chez l'animal de laboratoire sont prédictifs de ce qui peut se produire en clinique. Par ailleurs, l'innocuité d'une substance ainsi que sa cinétique doivent être évaluées chez une espèce rongeur et une espèce non-rongeur. Le choix de l'espèce sera fonction de la substance testée et dépendra des tests préliminaires de pharmacocinétique ou d'innocuité. Principalement rongeurs (rats, souris, cobayes) sevrés, âge variant entre 3 semaines et 2 ans, conformément aux données historiques et à la bibliographie scientifique. Ces procédures décrites dans ce projet peuvent être utilisées de façon longitudinale sur des rongeurs depuis la période néonatale jusqu'à l'âge adulte. Lapins, furets, chiens et cochons adultes conformément aux données historiques et à la bibliographie scientifique.

  • Recherche appliquée
    • Troubles endocriniens
Cochons : 4
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 4
Devenir
 -
 -
 -
 4

4 cochons vont être utilisés, tués à l'issue, dans des procédures classées sévères. Ils portent en continu un sac à dos de récepteurs, sont isolés pendant l'étude, subissent une chirurgie d'implantation de capteurs de glucose dans le péritoine et sous la peau, puis des injections de glucose et des prises de sang répétées sous anesthésie, pour évaluer un dispositif destiné aux personnes diabétiques. Le porteur indique que les animaux seront tués en fin de procédure pour leur éviter une douleur chronique liée à la chirurgie. Il justifie le recours au cochon par sa taille et son anatomie proches de celles de l'humain, et affirme qu'il n'est "pas possible" de reproduire artificiellement l'implantation.

Objectifs

Le projet s’inscrit dans la prise en charge innovante du diabète de type 1, visant une restauration d'un taux normal de glucose dans le sang (glycémie) par une administration d’insuline adaptée au cours du temps. Des systèmes de mesure du glucose en continu (CGM) existent déjà mais évaluent la concentration de glucose dans le liquide interstitiel et non le taux de glucose dans le sang, entraînant un décalage temporel dans l’ajustement de la dose d’insuline à délivrer. Notre projet vise l’élaboration d’un système d’insulinothérapie automatisée implanté dans la cavité abdominale (péritoine) pour le traitement du diabète. La partie du projet concernée par ce travail expérimental est d’étudier la faisabilité de l’implantation du capteur de CGM dans le péritoine, et de vérifier l’exactitude de la mesure du glucose par ce capteur intrapéritonéal, par rapport au glucose mesuré dans le sang d’une part et par rapport au glucose mesuré sous la peau de l’abdomen d’autre part. La mesure du glucose intrapéritonéal présente un intérêt plus important que la mesure du glucose interstitiel sous-cutané. En effet, la vitesse de variation du glucose intra-péritonéal est plus rapide que la variation du glucose sous-cutané lorsque que le taux de glucose sanguin varie. Il est aussi établi que l’insuline délivrée dans le péritoine est plus vite absorbée et que son action est plus rapide que la perfusion sous-cutanée. Ainsi, la combinaison d’une détection plus rapide des variations glycémiques et d’une adaptation plus rapide de l’action de l’insuline ferait du système un dispositif actif plus physiologique que les pompes actuelles.

Bénéfices attendus

La démonstration de la faisabilité de l’implantation d’un capteur de glucose intra-péritonéal, et de sa capacité à mesurer avec exactitude et de façon plus rapide et durable les variations glycémiques, permettrait d’envisager la mise à disposition aux personnes atteintes de diabète d’un dispositif implantable de capture des mouvements glycémiques, idéal pour asservir la délivrance d’insuline de façon proche de la physiologie, et réduire ainsi les écarts hyper- et hypoglycémiques.

Procédures

Dans le cadre de ce projet, l'étude durera 9 jours au cours desquels les animaux seront opérés pour implanter les capteurs de mesure du glucose (2h maximum d'intervention), puis ils seront anesthésiés 2 jours et 9 jours après l'opération pour réaliser des mesures dans le sang (1 heure d'intervention à chaque fois). Ainsi, à J2 et à J9, 3 injections intraveineuses de 2, 4 et 8 ml d’une solution de glucose à 50 mg/ml seront réalisées à 20 minutes d’écart, puis des prises de sang seront réalisées toutes les 2 minutes sur 3 fois 20 minutes. Tous les gestes seront réalisés sous anesthésie générale associée à des anti-douleurs.

Impact sur les animaux

Au cours de cette procédure expérimentale, deux types de nuisances pour l'animal sont identifiés. D'une part les animaux seront équipés en continue d'un sac à dos contenant des récepteurs de signal, mais qui laisseront néanmoins les animaux non contraints et libres de leurs mouvements. Ce sac à dos pourrait être considéré comme un jouet par les autres animaux, et entraîner des dommages aux dispositifs. C'est pourquoi l'isolement des animaux sur la durée de l'étude sera obligatoire. Les autres nuisances seront liées à la chirurgie destinée à l’implantation des capteurs aux niveaux intra-péritonéal et sous-cutané. La prise en charge de la douleur sera maîtrisée par l’injection d'un morphinique au cours de l'intervention, puis l’administration post-opératoire d'anti-douleurs. Au cours des phases de surveillance, et au delà des soins apportés pour une bonne cicatrisation suite à l'opération, la surveillance des animaux sera très rigoureuse, notamment par l'évaluation quotidienne du comportement de l'animal à l’aide une grille de score. Les jours où seront réalisées des mesures, les animaux seront anesthésiés pour éviter tout stress supplémentaire.

Devenir

Les animaux seront euthanasiés en fin de procédure afin de leur éviter toute douleur chronique pouvant résulter de la chirurgie effectuée.

Remplacement

Il n’est pas possible de reproduire artificiellement les conditions d’implantation dans le péritoine d’un capteur de mesure du glucose. Le développement d’un tel dispositif nécessite de recueillir des données in vivo. Par sa taille et son anatomie, l’implantation chez le porc permettra de reproduire des conditions voisines d’une implantation chez l’Homme. Les exigences requises pour la réalisation du protocole en font un modèle expérimental pertinent pour cette étude.

Réduction

Pour réduire le nombre de porcs utilisés pour l’expérimentation, deux capteurs seront implantés dans le péritoine (un dans chaque flanc) et deux en sous-cutané dans la paroi abdominale, chez chacun des deux animaux. On pourra ainsi tester 4 capteurs implantés au total. Cela permettra de tester la reproductibilité des résultats avec un nombre réduit d’animaux. Les données de mesure du glucose dans le péritoine, le tissu sous-cutané et le sang seront comparées à la suite de chaque injection intraveineuse de glucose. On disposera ainsi de 240 points de mesure comparables pour 4 capteurs permettant une analyse statistique pertinente. A noter que quatre animaux ont été prévus pour pallier un éventuel problème pendant le déroulement de la procédure mais le nombre d’animaux pourra être réduit si les mesures sont reproductibles sur 2-3 animaux.

Raffinement

Afin d'habituer les animaux à porter en continu un sac à dos, ils seront équipés dès leur réception 2 semaines avant la chirurgie. Leur comportement sera surveillé afin d'évaluer la bonne habituation à ce stimulus non douloureux (diminution des signes de stress). Comme l'isolement sera nécessaire pour éviter que le harnais ne soit endommagé par les congénères, ils seront hébergés dans des box attenants et ouverts sur la hauteur afin de permettre la communication entre eux (sons et odeurs). Les autres étapes de la procédure expérimentale seront réalisées sous anesthésie générale. Pour la chirurgie, elle sera associée à la gestion de la douleur pendant et après l'opération. De même la mise à mort sera réalisée en fin de procédure alors que les animaux sont anesthésiés. Pendant la phase post-opératoire immédiate, une grille d'évaluation sera utilisée pour s'assurer du bon réveil de l'animal. Pendant la période de surveillance, une grille de score sera utilisée pour évaluer l'état clinique des animaux, portant sur des critères d'absence d'infection en lien direct avec le modèle, sur des points généraux de comportement et des signes d'inconfort ou de douleur. Cette grille aidera à la prise de décision en cas d'atteinte des points limites. Ainsi en cas d’infection aux sites d’implantation ou de signes de souffrance persistante malgré les mesures antalgiques et anti-inflammatoires d’un animal soumis à l’expérimentation, celle-ci sera abandonnée (animal sorti d’étude).

Choix des espèces

Par sa taille et son anatomie, l’implantation chez le porc permettra de reproduire des conditions voisines d’une implantation chez l’Homme. Les exigences requises pour la réalisation du protocole en font un modèle expérimental pertinent pour cette étude. Les animaux sont choisis entre 30 et 35 kg, ce qui facilite également les aspects techniques en utilisant du matériel identique à celui utilisé en médecine humaine.

  • Formation professionnelle
Cochons : 80
Souffrances
▲ 80
▲ -
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 80

80 cochons vont être utilisés, opérés sous anesthésie générale et tués avant tout réveil. Chaque animal subit deux cœlioscopies pendant une anesthésie de huit heures, non pour produire des connaissances mais pour entraîner des élèves infirmières de bloc opératoire, réunies par groupes de trois autour d'un même animal. Le porteur indique que les cochons ne peuvent pas retourner à l'élevage pour des raisons sanitaires. Il affirme qu'aucune étude statistique ne s'applique, l'objectif étant "purement pédagogique", et conclut que le passage sur "organisme vivant" est "indispensable" avant la pratique en bloc hospitalier.

Objectifs

L’ensemble des formations du personnel paramédical et médical a conduit la Haute Autorité de Santé dans un rapport précisant la place de la simulation en santé à proposer comme objectif éthique prioritaire l’item : « jamais la première fois sur le patient ». L’apprentissage technique de la chirurgie pour les futures infirmières de bloc se fait d’abord par des cours théoriques, puis sur pièces anatomiques et par stages pratiques au bloc opératoires sous contrôle de maitre de stage et de l’équipe du bloc opératoire. Cependant, cette approche pratique par tutorat et mise en situation a ses limites, notamment pour l’enseignement à de nouvelles pratiques ou à la manipulation de nouveaux matériels. La coeliochirurgie, ou chirurgie par endoscopie, est une technique en constante évolution et elle demande un entraînement conséquent avant de maîtriser correctement l’abord et la gestuelle. Une partie de cet apprentissage se fait ex vivo dans des boîtes appelées « coelio trainer » notamment pour la manipulation des outils (pinces, ciseaux, coagulateurs etc…) et leur contrôle sur écran. Les cours théoriques puis l’entraînement sur l’animal sont destinés à diminuer la courbe d’apprentissage nécessaire à chaque intervention de coeliochirurgie. Le décret de formation des Infirmier(e)s de Bloc Opératoire Dîplomé(e)s d'Etat a clairement défini des objectifs pratiques pour celles-ci qui nécessite un modèle animal permettant d’acquérir les compétences requises pour la prise en charge des patients au bloc opératoire. Les objectifs pédagogiques sont les suivants : - Avoir la Conformité de l’aide à l’exposition du champ opératoire - Conformité de la mise en place des drains sus-aponévrotiques - Conformité de l’aide à l’exposition du champ opératoire - Conformité de l’aide à l’aspiration du site opératoire - Conformité de l’aide à l’hémostase - Conformité de l’aide aux sutures des organes et des vaisseaux. L’ensemble des enseignants de l’école d’IBODE ont donc décidé de développer, sous l’égide de l’université de Tours, un programme de formation pratique, structuré, uniformisé et standardisé basé sur la simulation et comportant les objectifs à enseigner, les moyens humains et matériels nécessaires pour chaque objectif et enfin les grilles d’évaluation pour chaque objectif. Ainsi cet enseignement va permettre aux étudiants de compléter tous les objectifs d’apprentissage des différentes procédures chirurgicales.

Bénéfices attendus

Ce projet pédagogique innovant de l’école d’IBODE s’intégrant dans les nouvelles directives ministérielles permettra aux nouvelles IBODE d’avoir le niveau de compétence adapté aux nouvelles avancées technologiques en chirurgie.

Procédures

Les animaux subiront deux coelioscopies (1 par flanc) sous anesthésie générale pour une durée de 8h . Ils seront ensuite euthanasiés, toujours sous anesthésie.

Impact sur les animaux

Les animaux seront sous anesthésie générale tout au long de la procédure. Ils pourront subir un stress au moment de l'induction de l'anesthésie (contention). L'injection par voie intramusculaire peut engendrer un hématome au niveau de la fesse.

Devenir

Il n’y a pas de réveil des animaux, l’euthanasie se déroule sous anesthésie, en fin de procédure. Les chirurgies réalisées en nombre ne permettent pas le réveil des animaux (néphrectomie par exemple). De plus, pour des raisons sanitaires, les porcs ne peuvent pas retourner à l'élevage d'origine.

Remplacement

Gestion des situations aigues, hémorragies, plaies viscérales : la pratique chirurgicale correcte (respect des tissus,contrôle de l’hémostase, techniques de suture, etc) nécessite absolument un entraînement in vivo. Les pièces anatomiques ne suffisent pas à enseigner la tension des tissus et organes, la fragilité vasculaire ou des parois. Le passage sur organisme vivant est indispensable et il est souhaitable que cet entraînement soit effectif avant la présence en bloc hospitalier, ce qui justifie cette phase préliminaire sur animal.

Réduction

Il n'y a pas d’étude statistique ici, l’objectif étant purement pédagogique. Afin de réduire le nombre d'animaux nécessaires, les stagiaires travaillent par groupe de trois pour un même animal. L’animal est endormi environ 8 heures : un côté est opéré le matin puis l’animal est retourné pour permettre une deuxième intervention sur l’autre côté.

Raffinement

Pendant toute la durée de leur présence sur la plateforme, les animaux expérimentaux seront maintenus en groupes sociaux (même portée élevée ensemble), dans des cases chauffées et sur paille pour qu'ils puissent fouir et jouer (enrichissement du milieu). Ils seront manipulés dans le calme par des agents expérimentés. Ils arriveront la veille de l’anesthésie, et seront mis à jeun avant l’intervention, avec abreuvement adlibitum. Le matin de l'intervention, les animaux sont anesthésiés. Prémédication par voie intramusculaire, puis intubation orotrachéale puis inhalation d’un mélange gazeux d’oxygène vehiculant le gaz anesthésiant pour maintenir l'anesthésie. Un analgésique sera injecté avant le début de la procédure. L'anesthésie est maintenue toute la journée, il n'y a pas de réveil des animaux.

Choix des espèces

Anatomie proche de celle de l’Homme, format similaire à l’Homme d’où la facilité de manipulation, de reproduction des gestes. Porcelet de 20 à 40 kgs pour avoir une taille des structures anatomiques similaire à celle observée chez l’Homme.

Impact du cytosorb EU1/2

(NTS-FR-319719v1 – 28/11/2023)
  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
Cochons : 15
Souffrances
▲ 15
▲ -
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 15

15 cochons vont être utilisés dans des procédures menées sous anesthésie, les animaux étant tués avant tout réveil. Chaque cochon subit la pose d'une circulation extracorporelle au cours d'une chirurgie de deux heures, avec un risque de choc hémorragique, pour tester une membrane censée filtrer les molécules inflammatoires lors d'un choc cardiogénique. Les animaux sont tués à l'issue pour prélèvement en vue de l'analyse histologique. Le porteur affirme qu'aucun modèle cellulaire d'ischémie-reperfusion n'existe et que l'étude ne peut se faire que sur un "organisme dans son entier".

Objectifs

Le choc cardiogénique est une pathologie encore très fréquente en réanimation, avec une augmentation de l’incidence sur les dernières années. Il est défini par l'incapacité du coeur à générer un débit sanguin suffisant permettant aux organes périphériques de subvenir à leurs besoins. On observe initialement une augmentation des résistances vasculaires pour maintenir une pression de perfusion (constriction des vaisseaux périphériques). Par la suite, le système ne parviendra plus à compenser suffisamment, causant alors une dilatation des vaisseaux puis une baisse de l’oxygénation, provoquant une dysfonction d’organes. Il arrive parfois que le choc cardiogénique, lorsqu’il est réfractaire à toute thérapeutique médicamenteuse, nous amène à un traitement plus invasif par une pose d'une circulation extra-corporelle. L'objectif de cette étude est de prouver l'efficacité d'une membrane d’épuration sanguine (cytosorb) visant à filtrer les molécules inflammatoires sans pour autant impacter la réponse immunitaire physiologique. Cette membrane va donc faire baisser le taux de molécules inflammatoires diminuant la réaction immunitaire excessive et améliorant la récupération du coeur et des organes périphériques.

Bénéfices attendus

Les dernières études sur le cytosorb tendent à montrer plutôt une innocuité de cette membrane sans pour autant prouver son efficacité clinique. Aucune ne s’est focalisée sur la circulation extracorporelle dans le contexte de choc cardiogénique. L’objectif de notre étude est de montrer l’implication du cytosorb dans la diminution du phénomène inflammatoire (diminution de l’utilisation de solutions de remplissage et des médicaments).

Procédures

Les animaux auront tout d'abord une injection d'un calmant afin de réduire le stress dû à la manipulation (durée 2 minutes) dans l'établissement utilisateur n°1 puis une perfusion intraveineuse sera posée afin de permettre une anesthésie générale (2minutes). A partir de ce moment, les animaux seront sous anesthésie profonde et subiront une intervention chirurgicale qui durera 2h (opérations dans l'établissement n°2).

Impact sur les animaux

- stress (diminué par une période de quarantaine dans un environnement adapté et par une prémédication) - douleur (limitée par une surveillance accrue et scopée, et une anesthésie adaptée aux signaux de douleurs, tels la tachycardie ou l’hypertension, un morphinique (sufentanil) est utilisé en pousse-seringue continu). - Effets secondaires à la chirurgie : perte de sang avec choc hémorragique lors de la pose de l’ECMO (circulation extra-corporelle).

Devenir

Tous les animaux sont mis à mort à la fin de la procédure pour prélèvement en vue de l'étude histologique qui suivra.

Remplacement

La place de cette approche thérapeutique n'a jamais été évaluée. Une vraie étude comparative est nécessaire. Il n'y a pas de modèle existant d'ischémie-reperfusion cellulaires. Le modèle d’ischémie-reperfusion ne peut donc être effectué que sur un organisme dans son entier avec un impact sur les différentes fonctions.

Réduction

Modèle déjà en place dans notre structure permettant de réduire le nombre d’animaux à étudier, personnel formé à l’étude et la manipulation du modèle porcin. Le nombre d'animaux a été déterminé comme le nombre minimum d'animaux nécessaire afin d'obtenir des données statistiquement exploitables. La mise en place des appareillage (canules...) sera réalisée par des chirurgiens cardiaques expérimentés.

Raffinement

Les animaux seront hébergés par groupes (au minimum 2 animaux) afin de limiter l’angoisse et le stress des animaux. Le milieu est enrichi avec des jouets adaptés (balles...). Une période de quarantaine d’au moins huit jours avant l’entrée des animaux dans le protocole est respectée permettant leur stabilisation physiologique et comportementale en réduisant le stress. Les animaux sont mis à jeun le jour de l’expérimentation et les cochons seront prémédiqués par l’injection intra-musculaire d’un produit anesthésique aux propriétés calmantes avec un produit psychotrope aux propriétés antidouleur. Les cochons seront ensuite sous anesthésie profonde pendant tout le protocole d'étude et avec un antidouleur en perfusion continue. Le cochon sera scopé en permanence, permettant de surveiller en continu la fréquence cardiaque, la fréquence respiratoire et la pression artérielle. Toute modification de ces paramètres entrainera une adaptation immédiate des médicaments afin d’assurer le confort de l’animal.

Choix des espèces

Le modèle animal de cochon (animal d’un poids entre 50 et 60 kgs, de morphologie cardiaque mature et avec un poids suffisant pour une circulation extra-corporelle est utilisé pour sa similitude avérée, en terme d’anatomie cardiaque et d’hémodynamique, avec les processus physiologiques rencontrés en clinique. Le choix d’un modèle sur gros animal s’impose pour pouvoir implanter la circulation extra-corporelle, nécessaire à notre projet. De plus, ce modèle est déjà connu de nos équipes.

Prélèvements sanguins chez le cheval

(NTS-FR-092669v1 – 28/11/2023)
  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
Équidés : 4
Souffrances
▲ -
▲ 4
▲ -
▲ -
Devenir
 4
 -
 -
 -

4 chevaux vont être utilisés comme donneurs de sang pendant dix à vingt ans, avec une adoption envisagée à la fin, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils subissent des prélèvements sanguins répétés sur animal vigile, jusqu'à 35 litres par an, pouvant provoquer déshydratation, apathie et perte de poids. Le sang collecté sert à fabriquer deux médicaments vétérinaires commercialisés en Europe. Le porteur indique qu'il n'existe "pas de méthode de remplacement" et précise que les chevaux pourront être tués en cas de contamination ou de dégradation de leur état.

Objectifs

Les boiteries associées à des problèmes ostéo-articulaires dégénératifs non-infectieux et des lésions tendineuses ou ligamentaires chez le cheval représentent un problème de santé mondial d’envergure qui compromet la carrière sportive de nombreux chevaux et/ou le bien-être animal. De nombreux traitements vétérinaires médicaux indiqués pour ces pathologies présentent des limites : effets secondaires, réduction des symptômes sans prévention d’une nouvelle dégradation de la lésion, absence de régénération tissulaire, lésion du cartilage, temps d’attente avant compétitions,… Ce projet permettra la mise en place d’un deuxième site de chevaux donneurs de sang afin de sécuriser l’approvisionnement des médicaments vétérinaires titulaires d’une autorisation de mise sur le marché en Europe.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de sécuriser l’approvisionnement de deux médicaments vétérinaires commercialisés en Europe avec la mise en place d’un deuxième site de chevaux donneurs de sang. En fournissant la matière première (sang de cheval), ce projet permettra permettant la fabrication des médicaments vétérinaire qui permet le traitement de l’inflammation articulaire chez le cheval et de réduire la boiterie associée, ainsi que la cicatrisation des blessures des tendons et des ligaments suspenseurs chez les chevaux.

Procédures

Les animaux sont soumis à des prélèvements sanguins uniquement. Les prélèvements s'effectuent sur des animaux vigiles. les prélèvements peuvent s'effectuer avec une 1 semaine de repos minimum et allant jusqu'à 4 semaines. Une durée de 30 minutes est prévue par litre de sang.

Impact sur les animaux

Des prélèvements sanguins seront effectués sur les chevaux à des fréquences régulières dans un espace dédié. Les contentions liées à ces prélèvements peuvent générer du stress chez les animaux. Des prélèvements volumineux et répétés pourraient entraîner dans la foulée du prélèvement sanguin des symptômes d’intensité faible à modérée comme : une déshydratation, de l’apathie, une diminution de l’hématocrite et/ou de façon plus chronique une perte de poids.

Devenir

À la fin de la période d’utilisation du cheval (entre 10 et 20 ans), si le cheval présente un bon état physique/clinique, il pourra être (sur décision du vétérinaire désigné) mis à l’adoption. Cependant, les chevaux pourront éventuellement être mis à mort pour autopsie, prélèvements d’organes ou de tissus et analyses complémentaires : - En cas de positivité à un des pathogènes spécifiques de la liste d’exclusion et si seulement des examens complémentaires post-mortem sont nécessaires. - En cas d’une détérioration anormale de l’état clinique de l’animal, et si suite à un examen clinique de l’animal par un vétérinaire, des points limites sévères sont atteints.

Remplacement

Il n’y a pas de méthode de remplacement à ce jour (médicament avec AMM et commercialisé en Europe).

Réduction

Un total de 4 chevaux, incluant les périodes de quarantaine et de qualification des chevaux, est nécessaire pour avoir à minima 2 chevaux qualifiés par an pour les prélèvements sanguins dans le but d’atteindre une production de 35L de sang par an progressivement. Afin de réduire le nombre total d’animaux utilisés, les chevaux seront gardés le plus longtemps possible (environ entre 10 et 20 ans) si leurs statut sanitaire et condition physique leur permettent de rester qualifiés.

Raffinement

Les chevaux pourront être isolés physiquement de leurs congénères pendant des périodes de quarantaine mais continueront à avoir un contact visuel et auditif avec eux. Afin de diminuer le stress généré pendant cet isolement, un contact quotidien avec l’Homme sera poursuivi. Une période d’acclimatation systématique avant prélèvement sanguin est prévue dans le but de limiter leur stress. Un entrainement aux différentes conditions nécessaires aux actes sera mis en place : acceptation du licol, marche en longe, habituation à la zone dédiée de prélèvements sanguins et plus particulièrement au travail. Cet entrainement sera effectué de façon progressive avec du renforcement positif (récompenses : friandises, caresses et ou clicker). Les animaux sont observés quotidiennement, ou plus si jugé nécessaire, ce qui permet de détecter tout signe comportemental anormal et ou toute anomalie clinique non attendue. En cas de déviation de l'état normal d'un animal, le vétérinaire désigné ou le vétérinaire d'astreinte, décidera d'augmenter les fréquences d'observations, d'isoler l'animal (e.g. : paddock isolé ou infirmerie) et ou d'envisager un traitement pour soulager l'animal. Des points limites seront définis pour apporter des soins adaptés ou un arrêt temporaire des prélèvements sanguins avec d’autres soins ou une euthanasie si nécessaire. Du fourrage sera distribué de façon ad libitum et des concentrés seront ajoutés en cas de prélèvements volumineux répétés dans le temps et ou de perte d’état d’embonpoint. Les chevaux pourront boire avant et après le prélèvement. Des solutions de réhydratation pourront être administrées après un prélèvement en cas de déshydratation. Un hématocrite de contrôle sera effectué après les prélèvements supérieur à 2,5L. En cas d’hématocrite inférieur à 25 pourcents, des mesures seront mises-en-place : réhydratation orale ou systémique du cheval, traitement adapté, distribution de concentrés, isolement du cheval. Des mesures aseptiques seront mises en place pour la réalisation des prélèvements sanguins, le personnel sera formé et qualifié pour effectuer ces gestes techniques, une alternance de ponction des veines jugulaires sera mise en place. La Structure du Bien Être Animal (SBEA) garantit l’amélioration des techniques de soins et des conditions de vie pour les animaux.

Choix des espèces

Espèce cible des pathologies traitées. Les chevaux utilisés : sont nés et élevés en Europe ; ont entre 3 et 10 ans (pour la production de cellule-souches) ou 20 ans (pour la production de diluant) ; doivent être indemnes de toute anomalie clinique et d’une liste de plus de 20 pathogènes spécifiques.

  • Conservation des espèces
  • Protection de l’environnement
  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
Cochons : 465
Chèvres : 80
Souffrances
▲ -
▲ 545
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 545
 -
 -

465 cochons et 80 chèvres vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance légère, réintégrés à l'élevage à l'issue. Les truies, les chèvres et leurs petits subissent des prélèvements répétés de sang et de salive au fil de la gestation, de la lactation et du sevrage, pour comparer un élevage en plein air à un élevage conventionnel. Le porteur signale un stress lié aux fortes températures et au contact avec la clôture électrifiée. Le projet vise des "itinéraires techniques" agricoles jugés viables, avec un bénéfice attendu à cinq ans.

Objectifs

L'objectif est de caractériser les performances zootechniques (reproduction, bien être et santé) ainsi que les services (fertilité du sol et tassement) rendus soit par i) une association originale de femelles reproductrices caprine et porcine au sein d’un système de pâture (0,5 ha) en rotation (essai 1) ; ii) soit par une rotation de 2 truies sur une parcelle de 2 800 m² (essai 2) ; iii) pour les truies, une comparaison avec les performances de 4 truies en système conventionnel, en bâtiment. L’objectif final (à terme dans 5 ans) est d’intégrer cette expérimentation dans un contexte plus large de systèmes d’élevage fournissant à la fois de l’alimentation (humaine et animale) et de l’énergie à partir des ressources renouvelables disponibles à la ferme ou à proximité. Cela passe entre autre par la minimisation (voire l’élimination) de l’utilisation d’intrants au fur et à mesure de l’expérimentation, dans l’alimentation des animaux et la production d’énergie.

Bénéfices attendus

Le projet permettra d’acquérir des nouvelles connaissances scientifiques et techniques sur les services et dis-services écosymétiques d’un système pâturé de rotation entre chèvres et truies, notamment sur : - Le comportement maternel des animaux en plein air - Le niveau de bien-être des animaux comparés aux systèmes conventionnels - Les performances zootechniques des animaux en patûrage tournant, combinant deux espèces différentes - Les effets de l’interaction caprine-porcine sur l’infestation parasitaire des chèvres, sur l’apport des déjections caprine-porcine dans l’enrichissement du sol, le niveau optimal de rotation pour éviter le tassement du sol et la gestion de l’enherbement. A long terme, le projet permettra de consolider les informations permettant d’identifier des itinéraires techniques viables sur le plan économique et environnementale.

Procédures

Les chèvres seront soumis à des prélèvements sanguins: volume de 2 x 6 ml / fréquence : 3 (avant la mise-bas, à la mise-bas et au sevrage); des prélèvements de salive: volume : 2 x 6 ml / fréquence : 3 (avant la mise-bas, à la mise-bas et au sevrage). Les truies seront soumis à des prélèvements sanguins: volume de 2 x 6 ml / fréquence : 9 (avant la mise-bas, en milieu de lactation et au sevrage, matin, midi et soir); des prélèvements de salive: volume de 2 x 6 ml / fréquence : 9 (avant la mise-bas, en milieu de lactation et au sevrage, matin, midi et soir). Les porcelets seront soumis à des prélèvements sanguins: volume :de 2 x 6 ml / fréquence: 1 au sevrage et des prélèvements de salive: volume de 2 x 6 ml / fréquence : 6 (en milieu de lactation et au sevrage, matin, midi et soir).

Impact sur les animaux

Effets prévus sur les animaux : - Stress lié à l’élevage en plein air : les truies peuvent être stressées par une température ambiante élevée en milieu extérieur : les abris permettront de limiter le stress lié à la température ambiante et les bains de boue, naturellement mises en place par les truies, seront favorisés en augmentant artitificiellement (par arrosage) la surface liée au bain de boue. - Stress lié à l’élevage en plein air : contact avec la clôture électrifiée. La durée des effets est courte (quelques secondes) en lien avec la durée du contact. Les animaux non nés ou nés en plein air, s’habituent en quelques minutes à la clôture. La surface de pâture est suffisante et au-delà des normes pour éviter des contacts fréquents avec la clotûre. Nuisances en lien avec les prélèvements sanguins et salivaires: les prélèvements sont réalisés par des techniciens expérimentés en moins de 2 minutes.

Devenir

A l'issue de chaque procédure, les animaux sont replacés dans les conditions d'élevage (plein air ou conventionnel).

Remplacement

L'utilisation de l'animal est nécessaire pour documenter sur les performances d’élevage en plein air en comparaison avec l'élevage conventionnel en bâtiment.

Réduction

Le nombre d'animaux a été déterminé en fonction des surfaces de pâture disponibles et en minimisant le chargement des truies pour éviter les pollutions par les rejets azotés (à titre indicatif, la surface disponible par truie est supérieure à 1150 m²/an alors que la norme est de 670 m²/an). Par ailleurs, des collectes non invasives de salive pourraient remplacer à terme les dosages sanguins, en fonction de la corrélation entre les dosages salivaire et sanguin).

Raffinement

Les conditions d'hébergement sont raffinées par le fait même que les animaux soient en plein air (hormis pour les phases hors-sols qui respecte les normes d’élevage en vigueur), ce qui permet aux animaux d’exprimer leur comportement naturel de brouteur (chèvres et chevreaux) ou de fouineur-fouisseur (truies et porcelets) . Les manipulations seront réalisées par du personnel de l'Etablissement Utilisateur agréé, et ayant les compétences nécessaires pour l'expérimentation animale.

Choix des espèces

L'objectif est de caractériser les services écosystémiques et dis-services de l’élevage en plein air, en vue de proposer aux agriculteurs-éleveurs des itinéraires techniques économiquement et environnementallement viables pour valoriser les races caprine et porcine Créole et fournir des denrées alimentaires d’origine animale saines et favorisant le bien-être des animaux. Les espèces incluses dans l'expérimentation constituent la cible de l'étude. Les chèvres et les truies sont des animaux en stade de se reproduire. L’âge est supérieur à 6 mois pour les chèvres et de 8 mois pour les truies. Les chevreaux sont sevrés à 3 mois d’âge et les porcelets à 7 semaines d’âge.

  • Recherche appliquée
    • Troubles urogénitaux
Moutons : 56
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 56
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 56

56 brebis vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque brebis subit une chirurgie de pose d'un implant intra-utérin sous anesthésie générale de deux heures, sept à neuf prises de sang et des transports entre deux sites, avant d'être tuée. Le porteur indique que, juste avant l'euthanasie et toujours sous anesthésie, les brebis sont aussi utilisées pour la formation chirurgicale d'internes dans le cadre d'un autre projet. Il écarte le primate, habituellement utilisé pour ce type d'étude, "pour des raisons éthiques et de disponibilités", et retient la brebis pour son anatomie utérine.

Objectifs

L’objectif principal est la tolérance d'un implant utérin (type stérilet) qui permettrait de traiter localement les fibromes chez la femme. Le devenir dans l'organisme du principe actif contenu dans les implants intra-utérins à libération longue durée sera évalué. Les critères d’évaluation sont: - La teneur en principe actif dans les tissus utérins à différents temps (1 mois, 2 mois ou 3 mois) - La teneur en principe actif dans le plasma sanguin par prise de sang à différent temps et au stade terminal. Les objectifs secondaires et critères d’évaluation sont les suivants: - Evaluation de la tolérance locale du principe actif par une évaluation macroscopique et histologique des organes en terminal (utérus, ovaires, vagin, foie, rein) - Évaluation de l’état du système de délivrance du principe actif à l'issue de l'expérience par prélèvement de l’implant. L’évaluation de la dégradation est macroscopique et des caractérisations physico-chimiques seront réalisées. Le projet se déroule sur 2 sites : un site où les interventions et suivi post opératoire auront lieu (site n°1) et un site où le soin de suite sera réalisé (site n°2).

Bénéfices attendus

Ce projet d’expérimentation animale permettra d’évaluer les prototypes d’implants en termes de profil pharmacocinétique, notamment la durée et le niveau de concentrations circulantes. Ce projet permettra d’évaluer la performance et la sécurité des prototypes de dispositifs intra-utérin à libération prolongée d’un principe actif avant de passer en phase clinique. Le projet est nécessaire pour démontrer le profil pharmacocinétique du principe actif, l’exposition locale utérine, l’exposition systémique ainsi que la tolérance locale du principe actif et du système de libération vis à vis des organes.

Procédures

Les animaux auront tous une procédure chirurgicale sous anesthésie générale (durée estimée à 2h). Puis de 7 à 9 prélèvements de sang seront réalisés sur animal vigile (estimé à 10 min chacun). Le jour de la fin de procédure et donc de mise à mort, les animaux sous anesthésie générale pourront être utilisés à des fins de formation des internes de chirurgie via la réalisation d'une procédure chirurgicale, encadrée par un médecin sénior (durée inférieure à 4h avant sacrifice, toujours sous anesthésie générale). Le projet se déroule sur 2 sites, les brebis seront donc déplacées pour 3 trajets (30 minutes). Sur le premier site (appelé animalerie n°1) auront lieu la chirurgie, le suivi post-opératoire immédiat (jusqu'au jour 4 environ, ou plus selon l'état de santé de l'animal) puis la mise à mort. Le second site (appelé animalerie n°2) est le fournisseur des animaux. Après avoir été opérées et surveillées en post-opératoire au sein de l’animalerie n°1, les brebis retourneront vers l'animalerie n°2 pour tout le temps du suivi (soit de 3 semaines à environ 3 mois selon les lots). Elles seront réacheminées sur l'animalerie n°1 pour la mise à mort.

Impact sur les animaux

En termes d’effets indésirable, le principe actif est approuvé aux Etats-Unis pour une utilisation chronique dans le syndrome de Cushing afin de contrôler l'hyperglycémie chez les patients. Le système de délivrance du médicament testé chez les animaux contiendra une dose beaucoup plus faible que celle usuellement pratiquée par voie orale. Avec une libération prolongée sur 3 mois, le risque d’entraîner des effets indésirables chez l’animal est extrêmement faible. Un stress peut également être engendré lors de chaque manipulation : tonte avant l'intervention, avant les anesthésies, lors des 4 prises de sang en post opératoire et lors des transports et changements de lieu. Du fait de l'intervention chirurgicale, des douleurs post opératoires sont possibles. Une légère douleur au point de prélèvement des prises de sang est également envisagée.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort le dernier jour de suivi. Néanmoins, avant l'euthanasie, l'animal toujours sous analgésie et anesthésie générale, pourra être utilisé à des fins de formation des internes de chirurgie dans le cadre d'un autre projet autorisé (pour une durée inférieure à 4 heures). L'animal est ensuite euthanasié.

Remplacement

Le projet consiste à démontrer l’efficacité d'un système de délivrance d’un principe actif qui a d’ores et déjà été étudié et vérifié via des études in vitro. Avant de passer en phase d'étude clinique, l'étape in vivo est requise et ne peut être remplacée pour valider l’efficacité du système de délivrance. L’efficacité du système de délivrance repose notamment sur des processus biologiques d’absorption, d’accumulation et d’élimination, qui ne peuvent être simulés en intégralité par des modèles non vivants ou par des modèles in-silico. Par ailleurs, nous avons considéré de remplacer les primates utilisés habituellement pour des études de ce genre par des ovins.

Réduction

Le nombre d’animaux par groupe a été réduit au strict minimum (6 animaux par lot : 2 par durée de suivi). Il a été préféré de limiter ce nombre à son minimum et de permettre de renouveler chaque lot une fois en cas de besoin. Dans l'objectif de réduction du nombre d'animaux, et sur les recommandations du conseil scientifique du site porteur, les animaux lorsqu'ils seront sous anesthésie générale pour les prélèvements de fin de procédure (au bout d’un mois, de deux mois ou de trois mois de suivi selon le groupe), les animaux ne seront pas directement mis à mort mais utilisés à des fins de formations des internes de chirurgie pour une à deux procédures expérimentales supplémentaires, toujours sous anesthésie générale, avant euthanasie (projet ayant une autorisation APAFiS distincte).

Raffinement

La procédure d’implantation du dispositif se déroulera intégralement sous anesthésie générale avec apport d'analgésique préopératoire et un ajustement des doses en cas d'apparition de signes de douleur ou de réveil (modification de la fréquence respiratoire). Une analgésie post-opératoire sera également mise en place. Les animaux seront re-transférés sur leur lieu d'approvisionnement (site n°2 agréé à l'expérimentation animale) qui est plus adapté pour les périodes prolongées. Les temps de trajet des animaux sont de courte durée (inférieurs à 30 min). Ces déplacements sont assurés par le site n°2, via un véhicule agréé au transport des ovins. Une grille de score est établie avec suivi des points limites (grille de scores). La même grille de score sera applicable quel que soit le lieu d'hébergement.

Choix des espèces

Le système de délivrance du médicament est destiné à être implanté dans la cavité utérine des femmes adultes dans l’objectif de diminuer la taille des fibromes utérins. Par conséquent, l’espèce a été choisie en fonction de l’anatomie utérine, de telle sorte que celle-ci soit la plus similaire possible à celle de l’anatomie de la femme. L’utérus de la femme est un utérus simplex, caractéristique des humains et des primates. Le primate n’a pas été sélectionné pour l’étude pour des raisons éthiques et de disponibilités de l’espèce. Les autres espèces possèdent soit un utérus duplex (rat, lapin, cochon d’inde, etc), bipartite (jument) ou bicorne (chienne, truie, vache, brebis). Les espèces pouvant être utilisés pour l’expérimentation animale possèdent donc une anatomie différente de celle de la femme. Afin de sélectionner l’espèce la plus pertinente pour l’étude, la taille de l’utérus a donc été le second critère de choix.L’utérus de l’espèce doit pouvoir recevoir l’implant dans son intégralité pour pouvoir transposer les résultats obtenus vers l’application clinique. La taille des cornes utérines de la brebis et de la truie permettent l’implantation de l’implant dans sa totalité. La brebis représente un meilleur modèle que la truie en raison de sa taille, de l'anatomie pelvienne et de la taille des vaisseaux utérins. La brebis adulte a donc été sélectionnée comme l’espèce la plus pertinente.