Mammifères "de rente"

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IRM fonctionnelle du cortex auditif ovins

(NTS-FR-286117v2 – 17/06/2022)
  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système nerveux
Moutons : 34
Souffrances
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Devenir
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34 moutons vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, puis réutilisés et remis dans leur troupeau. Ils subissent jusqu'à quatre séances d'IRM sous anesthésie de deux heures et demie, et cinq agneaux sont castrés pour maintenir un groupe social mixte. Le projet cartographie le cortex auditif ovin et développe des techniques de neuro-imagerie présentées comme utiles au "bien-être" des animaux non-humains d'élevage. Le porteur mobilise un argument de consommation, citant un Eurobaromètre sur le prix que les Européens accepteraient de payer, et affirme que l'étude ne peut être menée que sur l'animal vivant.

Objectifs

Les objectifs généraux de ce projet sont : 1) Fournir des connaissances fonctionnelles et structurelles fondamentales sur le système sensoriel auditif du cerveau du mouton et en particulier sur son réseau de traitement de l'information sociale. 2) Initier l'utilisation de l'IRM fonctionnelle pour étudier les capacités perceptives et cognitives d’animaux de ferme. De plus, l'objectif du premier avenant (accepté) était d'inclure un groupe supplémentaire d'ovins afin de pouvoir les entraîner dès leur plus jeune âge à rester immobiles dans l’IRM afin de permettre la réalisation de courtes séances IRM à l’état éveillé sans la contrainte de l’anesthésie. D’autre part, nous nous demandons quels sont les effets de l’anesthésie au niveau de l’activité cérébrale. Pour cela, nous envisageons de réaliser des sessions IRM sous anesthésie avec les animaux de ce groupe supplémentaire, tout en appliquant la même procédure que celle qui fait l’objet de la saisine originale.

Bénéfices attendus

Cette étude va contribuer à l'enrichissement des connaissances scientifiques en ce qui concerne les capacités perceptuelles et cognitives des ovins ainsi que les mécanismes neuronaux sous-jacents. En effet, ce projet permettra le développement de techniques de neuroimagerie cognitive afin d'explorer l'état mental de ces animaux, ce qui permettra à long terme d'obtenir une image claire des besoins nécessaires au bien-être d'une espèce ou même d'un individu. En plus d'étudier le cerveau du mouton afin de comprendre les besoins nécessaires à son bien-être, ce modèle animal est également un modèle important du cerveau humain. Les données qui seront obtenues au cours de ce projet en ce qui concerne le système auditif du mouton pourront également être utiles pour les recherches sur les pathologies qui impliquent des modifications de la perception auditive. De plus, l'IRM est une technique de neuroimagerie non invasive et la plus adaptée pour étudier l’organisation anatomique et fonctionnelle des connexions cérébrales; cette méthode ne nécessitant pas l'euthanasie de l'animal contrairement à d'autres techniques plus invasives. Enfin, l’intérêt de cet avenant est d’intégrer des agneaux à l’étude et de les entraîner dès leur plus jeune âge à rester immobiles dans l’IRM afin de permettre la réalisation de courtes séances IRM à l’état éveillé sans la contrainte de l’anesthésie. Cela aura ainsi pour but de minimiser le stress des individus lié à la procédure d’anesthésie ainsi qu’au dispositif IRM et à la présence humaine. En effet, l'entraînement, qui est basé sur un renforcement positif (= récompense), permettra une optimisation de la relation de l’animal avec le soigneur ainsi qu’une habituation au matériel nécessaire pour réaliser les séances IRM. Ainsi, dans le cadre de ce projet, le développement de protocoles dans différentes conditions (anesthésié, éveillé) permettra de réaliser des neurosciences cognitives chez l’ovin.

Procédures

IRM sous anesthésie (4 sessions max, d'une durée de 2,5h chacune) Castration des 5 agneaux du groupe entraînement (durée entre 20 et 45 min par individu : variable selon le temps de réveil)

Impact sur les animaux

Des effets indésirables peuvent apparaître notamment lors de la procédure de l’anesthésie. On peut ainsi retrouver des modifications de la fréquence cardiaque et respiratoire en lien avec cette technique. L’animal peut également avoir des difficultés à se réveiller à la suite de l’anesthésie et présenter des vomissements. Il se pourrait que l’animal soit allergique à l’anesthésie. On peut également retrouver un stress lié au transport des animaux et / ou à leur capture. Les mâles pourront également présenter des signes cliniques (perte d'appétit, décubitus prolongé) à la suite de la castration. Pour limiter ces signes cliniques, un analgésique (butorphanol) leur sera administré.

Devenir

Les animaux retournent dans leur troupeau à l'UEPAO.

Remplacement

Ce projet vise à étudier les capacités de perception auditive des moutons et à développer les techniques de neurosciences cognitives capables d'étudier cet aspect et d'autres de la vie mentale des animaux. La recherche sur la vie mentale des animaux nécessite l'inclusion de l'animal dans l'expérience. Cette étude ne peut être conduite sur un autre modèle. Elle ne peut être menée que sur l’animal vivant et aucune méthode de remplacement comme une étude in vitro n’est envisageable.

Réduction

Le total de 24 individus prévus dans ce projet est le meilleur compromis entre la capacité à tester de manière fiable notre hypothèse et la minimisation du nombre d'animaux de recherche utilisés. Le choix d'utiliser l'IRMf réduit également le nombre d'animaux requis car chaque animal peut participer à plusieurs séances expérimentales (maximum 4) et sera maintenu en vie après cette étude. De plus, l'objet de cet avenant est d'inclure 10 agneaux de race Ile-de-France dans ce projet. Le choix de ces 10 animaux est un nombre nécessaire pour constituer un groupe social. Cela nous permettra ainsi d’étudier le comportement et la personnalité de chacun des individus du groupe lors de l'entraînement, et de sélectionner les ovins les plus réceptifs à ce protocole afin de pouvoir réaliser des séances IRM à l’état éveillé.

Raffinement

L’IRM est la méthode la moins invasive et la plus adaptée pour étudier l’organisation anatomique et fonctionnelle des connexions cérébrales. L'utilisation de l'IRM est un raffinement par rapport aux techniques alternatives de neurosciences plus invasives qui nécessitent l'euthanasie de l'animal. A la suite de cette étude, les animaux seront gardés en vie et seront remis dans leur troupeau. Toutes les mesures seront prises pour promouvoir le bien-être des animaux. En particulier, les moutons sont des animaux grégaires, et sont stressés lorsqu’ils sont isolés de leurs congénères. C’est pourquoi, les individus seront en permanence en compagnie d’au moins deux autres membres de leur groupe social. Cet avenant représente un raffinement supplémentaire puisqu'un protocole d’entrainement est mis en place afin d'éviter l’anesthésie des animaux lors des sessions IRM, ce qui implique l’absence des effets indésirables liés à cette technique. De plus, la castration permet de garder un groupe social mixte stable. En effet, nous avons déjà commencé le protocole d'entraînement, et des affinités entre les individus se sont créées. Cet acte chirurgical évitera ainsi la séparation des mâles et des femelles dès la puberté.

Choix des espèces

Les Européens se soucient du bien-être animal et lui accordent une importance toujours plus grande dans leurs choix de consommation - 59% sont prêts à payer un prix plus élevé pour les produits issus de systèmes de production respectueux du bien-être (Eurobaromètre 442). Il y a près de 100 millions de moutons d'élevage rien qu'en Europe. Ce projet fournira des informations sur leurs capacités cognitives et développera des techniques pour nous aider à comprendre leurs besoins en matière de bien-être, ainsi que ceux d'autres animaux d'élevage. Comme ce travail ne vise pas à mettre en évidence le développement du système auditif du mouton, les 24 individus seront tous d'âge adulte (1 à 3 ans). Cela minimise la variabilité possible de la structure et de la fonction cérébrale liée au développement et / ou au processus naturel de vieillissement. L'objet de cet avenant est d'inclure 10 ovins (5 agneaux + 5 agnelles) de race Ile-de-France qui seront âgés d'au moins 4 semaines lors de leur première session IRM sous anesthésie afin de pouvoir comparer l'activité cérébrale avec et sans anesthésie.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
Cochons : 1800
Souffrances
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▲ 1800
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Devenir
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 1800
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1 800 porcs vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, puis envoyés à l'abattoir commercial pour la consommation. Suivis pendant l'engraissement, ils subissent jusqu'à trois prises de sang, des prélèvements de fèces, des mesures d'épaisseur de lard et des prises de température sous contention. Le projet vise à valider un outil d'alimentation de précision et à recueillir des données de phénotypage pour optimiser l'élevage porcin. Le porteur classe ces manipulations en gravité modérée et affirme que les mesures ne peuvent se faire que sur un animal "entier et vivant".

Objectifs

Un outil d’aide à la décision été développé pour le porc en croissance pour traiter les données individuelles des animaux, déterminer en fonction des performances de chaque porc la composition de l’aliment à lui distribuer chaque jour, et piloter un distributeur d’aliment capable de distribuer un aliment spécifique pour chaque animal. Une salle expérimentale dédiée à l'alimentation de précision a été équipée d'automates permettant l'acquisition de données et l'application de ces outils. L’objectif ce projet est d'utiliser ce dispositif dans l'optique d'acquérir des données de phénotypage en conditions pratiques sur des porcs suivis durant toute la période de croissance-finition (le stade « croissance » correspond à la période d’élevage de 25-30 kg jusqu’à 65 kg de poids, le stade « finition » correspond à la période d’élevage de 65 kg à 110/115 kg de poids, soit jusqu’au départ à l’abattoir). Ces données de phénotypage serviront à la mise en relation des différens dimensions de la performance des porcs (zootechnique, santé, bien-être, comportement) dans un objectif d'optimisation multicrière de l'élevage porcin.

Bénéfices attendus

Le projet va permettre de disposer de données multicritères (zootechniques, bien-être animal, comportement, santé). Celles-ci sont bénéfiques pour la compréhension des relations entre les critères cités précédemment et pour établir des relations animal / environnement pour un meilleur pilotage de l'élevage porcin en termes d'efficacité alimentaire, d'impact environnemental, de conduite d'élevage et de bien-être animal.

Procédures

Les animaux pourront être soumis à : - des prises de sang (3 fois au maximum par animal, contention d'une durée maximale de 2 minutes), - des prélèvements de fèces (3 fois au maximum par animal, maintien en cage de 5 minutes maximum réalisé simultanément à la mesure d'épaisseur de lard dorsal et à la prise de température), - des mesures d'épaisseur de lard dorsal par échographe (3 fois au maximum par animal, maintien en cage de 5 minutes maximum réalisé simultanément aux prélèvements de fèces et à la prise de température), - une prise de température (3 fois au maximum par animal, maintien en cage de 5 minutes maximum réalisé simultanément à la mesure d'épaisseur de lard dorsal et aux prélèvements de fèces).

Impact sur les animaux

Les seules nuisances possibles sont celles associées aux contraintes liées à la contention nécessaire aux prélèvements (sang, fécès, température) ou mesure avec échographe (épaisseur de lard). Cependant, la contention est brève (inférieure à 5 minutes), limitée en nombre (au maximum 3 fois par animal) et assurée par du personnel compétent sur l'espèce porcine.

Devenir

Les animaux sont destinés à la consommation. Ils sont donc envoyés en abattoir commercial pour rejoindre la chaîne alimentaire.

Remplacement

Les mesures sur animaux sont requises car l’objectif de l’étude est de mesurer les réponses des porcs à leur alimentation. Ces travaux ne peuvent se faire autrement que sur un animal entier et vivant.

Réduction

Le nombre d’animaux dans chaque répétition (120) et le dispositif expérimental mis en place ont été déterminés sur la base d’essais antérieurs et permettent d’atteindre le niveau de précision souhaité pour évaluer avec précision les effets de l’alimentation malgré la forte variabilité interindividuelle généralement observée dans ce type d'étude.

Raffinement

Cette expérimentation est réalisée dans une salle avec des équipements (station d'alimentation automatique, système de pesée automatique, abreuvoirs connectés) permettant de mesurer les performances individuelles d'animaux élevés en un seul groupe en conditions proches de celles rencontrées pratiquement en élevage.

Choix des espèces

La cible de l'étude est le porc en croissance-finition (25 à 120 kg). Ce stade physiologique est celui pour lequel l'outil d'aide à la décision a été développé et il faut donc utiliser le type d'animaux cible dans l'expérimentation. Dans notre essai, nous allons donc utiliser des animaux des porcs en croissance-finition et croisés Pietrain x (Large-White x Landrace), un croisement très répandu dans les élevage commerciaux français.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
Bovins : 6
Souffrances
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Devenir
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 6

6 vaches en tarissement vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles reçoivent des prises de sang répétées, des injections intramusculaires et intramammaires puis des stimulations et lavages de la mamelle, pour évaluer des vecteurs vaccinaux à base de levure de boulanger contre les mammites. Le porteur indique que ces animaux, destinés à l'alimentation humaine mais ayant reçu des molécules sans autorisation de mise sur le marché, seront tous mis à mort et ne peuvent être ni replacés ni adoptés. Il justifie le projet par les "pertes économiques" des mammites et par un "besoin" de nouveaux vaccins pour réduire l'usage d'antibiotiques.

Objectifs

Limiter l’usage des antibiotiques représente un enjeu sociétal prioritaire. Dans ce contexte, la vaccination joue un rôle important dans la réduction de l’incidence et la sévérité des infections. La recherche de nouveaux vecteurs d’antigènes, ou plateformes vaccinales, pour le développement de vaccins plus performants demeure un besoin dans la lutte contre certaines maladies animales, notamment les infections mammaires (mammites) chez les ruminants. Les mammites sont responsables de pertes économiques qui fragilisent les exploitations agricoles et impactent le bien-être des animaux. Les vaccins actuels contre ces infections sont peu efficaces et des nouvelles approches vaccinales doivent être proposées. Ce projet a ainsi pour but d’évaluer l’efficacité in vivo de nouveaux vecteurs d’antigènes (plateformes vaccinales) basés sur la levure du boulanger (Saccharomyces cerevisiae - SCe) inactivée par la chaleur. Ces vecteurs ont pour avantages leur sûreté pour l’être humain et les animaux ainsi que leur moindre coût de production et stockage. Des analyses in vitro préliminaires mises en place par notre équipe indiquent que les vecteurs SCe ont la capacité de stimuler les cellules sanguines des bovins laitiers. Cependant, leur capacité à induire une réponse protectrice dans la glande mammaire reste à évaluer.

Bénéfices attendus

Les vaccins actuels contre les mammites, basés sur des approches traditionnelles (bactéries inactivées), sont peu efficaces et ce constat est attribué à leur incapacité à déclencher une réponse immunitaire à médiation cellulaire (modulée par les lymphocytes). Les connaissances apportées par ce projet contribueront au développement de nouveaux vaccins contre les mammites dans le cadre d'un programme de recherche financé par l’instrument JCJC de l’ANR. Ces vaccins exploiteront la levure du boulanger comme vecteur d’antigènes et cela permettra la production de vaccins plus sûrs, moins coûteux et stockables sans chaine de refroidissement. A long terme, cette stratégie pourra être utilisée pour la mise en place de vaccins plus performants contre les mammites et d’autres maladies des animaux de rente, contribuant à la réduction de l’usage d’antibiotiques au sein des élevages.

Procédures

Prélèvement sanguin: une, éventuellement deux prises par semaine. Une période de repos d’au moins une semaine sera instituée avant un nouveau prélèvement. Acte vétérinaire courant et léger qui ne demande pas de mesures pour réduire ou supprimer la douleur. Administration par la voie intramusculaire : 1 fois. Acte vétérinaire courant et léger qui ne demande pas de mesures pour réduire ou supprimer la douleur. L’intervention dure de 2 à 3 minutes par animal avec un opérateur entrainé. Administration par la voie intramammaire : 2 fois (maximum) espacées d’au moins 4 mois, le cas échéant. Acte vétérinaire léger qui ne demande pas de mesures pour réduire ou supprimer la douleur. L’intervention dure moins de 5 minutes par animal avec un opérateur entrainé. Stimulation et lavage intramammaire. 4 fois (maximum) espacées d’au moins 1 mois. Acte vétérinaire léger qui ne demande pas de mesures pour réduire ou supprimer la douleur. L’intervention dure moins 10 minutes par animal avec un opérateur entrainé.

Impact sur les animaux

Hématomes et inflammation locale suite aux immunisations (risque faible). Phlébites suite aux prélèvements sanguins (risque très faible). Mammites suite aux stimulations et lavages intramammaires (risque faible).

Devenir

S’agissant d’individus d’une espèce destinée à l’alimentation humaine ayant subi des traitements avec des molécules dépourvues d’une autorisation de mise sur le marché, l’ensemble des animaux sera mis à mort. Etant donné que les animaux seront maintenus au sein d’une plateforme de recherche en infectiologie, le replacement ou adoption de ces animaux n’est pas envisageable.

Remplacement

Les cellules bovines ne peuvent pas être remplacées par celles d’une autre espèce ou par une lignée cellulaire commerciale. De plus, bien souvent les résultats de protection contre l'infection obtenus avec des modèles rongeurs ne sont pas transposables aux ruminants.

Réduction

Notre équipe a précédemment observé qu’un animal sur quatre ne présente pas une réponse immunitaire mesurable suite à des immunisations avec l’ovalbumine. Ainsi, un collectif de six animaux représente le minimum pour obtenir des résultats se prêtant à des tests statistiques adaptés aux petits échantillons. De plus, afin de réduire au minimum le nombre d’animaux utilisés, notre schéma expérimental a été conçu de façon à remplacer le groupe d’animaux contrôles (non-immunisés) par un contrôle endogène. Concrètement, l’ensemble des animaux sera soumis au même protocole d’immunisation (tâche 1) et lors des stimulations de la glande mammaire (tâche 3), 1 quartier non-stimulé sera utilisé comme témoin pour les analyses in vitro.

Raffinement

Les prises de sang et les injections intramusculaires ne nécessiteront qu’une contention minimale, les animaux étant habitués à être pris au cornadis pour la distribution des aliments. Pour les administrations et lavages intramammaires, les animaux seront retenus dans une cage de contention pour une période courte (inférieure à 5 min). Suite aux admininstrations et lavages, les animaux seront surveillés pour la présence de signes systémiques et locaux de réaction adverse. Pour cela, l’état général et la température corporelle des animaux, ainsi que la présence d’hématomes et d’inflammation sera évalué au moins 1 fois par jour pendant la période d’une semaine après chaque administration. Le cas échéant, ces signes seront traités avec un anti-inflammatoire non stéroïdien approuvé pour l’usage chez le bovin. En cas de mammite infectieuse suite aux administrations intramammaires, les quartiers affectés seront soumis à un traitement antibiotique à spectre large. Enrichissement du mileu: pierre de sel, brosse de grattage, tapis de couchage, paille. Enrichissement social : confinement en groupe et visite régulière des animaliers. Une récompense positive (alimentation en granulés) sera fournise aux animaux après les prélèvements et lavages intramammaires.

Choix des espèces

Les infections mammaires des bovins sont fréquentes en élevage. Elles sont responsables de pertes économiques qui fragilisent les exploitations agricoles et impactent le bien-être des animaux. Des vaccins plus efficaces contre ces infections doivent être proposés et pour cela, des nouveaux vecteurs d’antigènes (plateformes vaccinales) adaptés à l’espèce bovine doivent être mis au point. Le choix de l’espèce cible pour la mise en place de ce protocole est justifiée par l’observation que les résultats de protection contre l'infection obtenus avec des modèles murins sont peu transposables aux ruminants. Les expérimentations seront réalisées sur des vaches en tarissement car ces animaux correspondent à la catégorie ciblée par notre approche vaccinale en cours de développement.

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Cochons : 24
Souffrances
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▲ 24
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Devenir
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24 porcs vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis renvoyés à la filière et commercialisés dans la chaîne alimentaire. Les animaux reçoivent des particules de sol dans leur alimentation, ce qui peut entraîner une absence de prise de poids ou une perte de poids, les moulages de dents étant réalisés après leur mort. Le projet, mené par des paléontologues, vise à mesurer l'usure dentaire liée à la géophagie. Le porteur affirme qu'aucun appareil ne simule la mastication et qu'on "ne peut donc pas remplacer les porcs".

Objectifs

En tant que paléontologues et biologistes de l’évolution, nous souhaitons mesurer les effets (abrasifs) de l’ingestion de particules du sol ou « sables » (géophagie) avec les aliments sur l’usure des dents. Les dents étant un outil nécessaire à la survie de la plupart des mammifères en milieu sauvage, leur baisse d’efficacité pourrait considérablement affecter les chances de survie de l’individu. En outre, il est admis que les sables aient pu avoir un rôle moteur dans la sélection de phénotypes dentaires chez de nombreux mammifères ; phénotypes visant à contrecarrer les effets abrasifs de ces particules pour maintenir la durée de vie des mammifères. Ces phénotypes peuvent être des molaires hypsodontes chez les ruminants, de l’émail épais chez les suidés ou primates. Evaluer les effets de ces sables sur les tissus dentaires, et être en mesure de les détecter en fonction de leurs tailles et de la durée d’ingestion, est donc essentiel pour interpréter au mieux l’usure dentaire comme indicateur écologique des habitudes alimentaires. Le projet ici déposé vise donc à modéliser l’ingestion de sables, comportement naturel et fréquent chez les suidés en milieu sauvage (sangliers, phacochères, …) ou les porcs élevés en plein air. Il a pour objectifs : - De détecter ces ingestions de particules exogènes sur les tissus dentaires ; - De mesurer les effets des particules fines présentes sur les organes souterrains et aériennes des plantes ; - De mesurer les effets des particules plus grosses associées à la consommation des seuls organes souterrains.

Bénéfices attendus

La réalisation de ce projet permettra de contribuer largement aux questionnements portant sur une potentielle perte ou altération du signal alimentaire suite à l’ingestion de particules de sol, sur leur rôle sur la durabilité des dents et la durée de vie de l’animal, ainsi que sur leur rôle dans la sélection de phénotypes dentaires au cours de l’évolution.

Procédures

Aucun prélèvement ne sera effectué du vivant de l’animal. Tous les prélèvements (moulages des dents) seront réalisés après la mort de l’animal, ce qui permet d’éviter des anesthésies et d’autres manipulations qui pourraient impacter le bien-être animal.

Impact sur les animaux

L’ingestion de sables pourrait entrainer une absence de prise de poids ou une perte de poids, d’où la présente demande.

Devenir

A l'issue de la procédure, tous les animaux sont maintenus en vie. Après la fin du projet, tous les animaux seront réintégrés à la filière classique c'est-à-dire qu'ils seront commercialisés dans la chaine alimentaire.

Remplacement

Aucun appareil simulant la mastication des mammifères et notamment des porcs existe actuellement ; on ne peut donc pas remplacer les porcs.

Réduction

Nous avons réduit au minimum les lots à 6 individus, limite en deçà de laquelle nous ne pourrions pas mettre en évidence des différences significatives éventuelles entre les lots.

Raffinement

Tous les porcs auront à disposition dans leurs enclos des morceaux de bois à ronger pour l’enrichissement de leur milieu de vie. Des études ont testé les effets des sables à hauteur de 4 et 8 % du poids sec du bol alimentaire, et ont des résultats satisfaisants dès 4%. Ici, nous raffinons donc en proposant uniquement des particules de sol à hauteur de 4% du poids sec du bol alimentaire, et sur une durée de 30 jours.

Choix des espèces

Le modèle porcin est idéal car la géophagie chez cette espèce en milieu naturel est observée (environ 5% du poids sec du bol alimentaire). De plus, la morphologie dentaire est similaire à celle des suidés sauvages actuels et fossiles, mais également des primates et notamment des hominidés, qui consomment ou ont pu consommer des parties souterraines de plantes et donc ingérer des particules terrigènes exogènes. Les porcs utilisés seront des porcs en fin d’engraissement (période d’abattage habituelle), âgés de 185 à 215 jours. L’âge de 185 jours minimum est déterminé par la nécessité d’avoir des porcs ayant des molaires fonctionnelles, et donc éruptées. En effet, les molaires sont les dents les plus utilisées pour reconstruire l’alimentation dans le passé, et les premières molaires n’éruptent qu’à partir de 4-5 mois chez les porcs domestiques. L’âge minimum de 185 jours est donc idéal pour étudier les effets de l’ingestion de sables sur l’usure dentaire.

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Moutons : 400
Souffrances
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▲ 400
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Devenir
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 400
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400 ovins vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis conservés à l'élevage, 240 agnelles comme reproductrices et 160 agneaux dirigés vers l'engraissement. Les procédures comprennent des prises de sang répétées, des prélèvements de fèces et une contention prolongée pour des observations comportementales. L'objectif déclaré est de valider des indicateurs du bien-être des animaux non-humains élevés en plein air et de tester une sélection génétique au service des filières ovine et caprine. Le porteur affirme qu'aucune alternative aux observations in situ n'existe.

Objectifs

Les objectifs de ce projet sont i) de développer et valider de nouveaux indicateurs comportementaux contribuant à l’évaluation du bien-être animal (BEA) en conditions extensives, ii) d’évaluer l’impact de sélections génétiques divergentes pour la réactivité sociale ou à l’humain sur le BEA en élevage plein air, et iii) de caractériser la réactivité en lot de ces lignées en réponse à des manipulations d’élevage par l’humain et à la séparation mère agneaux lors du sevrage. Validation d’indicateurs comportementaux du BEA : l’évaluation globale du BEA repose sur une approche multicritères en privilégiant le plus possible des indicateurs mesurés sur les animaux. Quatre principes sont évalués en : alimentation, logement, santé et comportement approprié. Les grilles d’évaluation existantes concernent les animaux en bergerie et nécessitent d’être adaptées à l’élevage en plein-air, en particulier pour les critères comportementaux. Le premier objectif est de définir des indicateurs comportementaux mesurables dans les conditions d’élevage sur parcours, lors de chantiers d’élevage et de standardiser les conditions de mesure et tester la reproductibilité des indicateurs.

Bénéfices attendus

Sur le plan académique, ce projet permettra d’accroitre les connaissances sur les liens entre la génétique des comportements relationnels (animal-animal, animal-humain) et bien-être animal.

Procédures

Prises de sang : quatre prises de sang seront réalisées sur les agnelles et échelonnées dans le temps (3, 4, 6 et 8 mois d’âge). Une seule prise de sang sera réalisée sur les agneaux mâles. Les prises de sang seront rapides (1 à 2 minutes) et effectuées par un personnel habilité, compétent, avec des animaux familiarisés à la manipulation et avec du matériel adapté. Prélèvements de fèces : trois prélèvements seront réalisés sur les agnelles (4, 6 et 8 mois d’âge). Les agneaux mâles ne sont pas concernés par ces prélèvements. Les interventions seront brèves (1 minute) et réalisées par des personnes expérimentées et familières des animaux.

Impact sur les animaux

Cette étude ne modifie pas la conduite habituelle d’élevage des animaux impliqués que ce soit les agnelles de renouvellement ou les agneaux mâles destinés à l’engraissement. Les principaux risques d’effets indésirables de l’étude sont : i) un accroissement potentiel du stress lié à des temps d’intervention un peu rallongés lors des manipulations d’élevage par rapport aux durées habituelles des manipulations, ii) une possible douleur temporaire. En effet, cette étude prévoit des observations pour caractériser le niveau de bien-être des animaux qui nécessitent une contention plus longue des animaux (mesures dans le couloir de pesée, lors de chargement en bétaillère). Elle prévoit également des mesures de réactivité physiologique et sanitaire qui nécessitent des prélèvements de sang et des collectes de fèces pouvant générer temporairement de la douleur.

Devenir

Les 240 agnelles restent dans l'élevage, en plein air sur parcours, et poursuivent leur carrière en tant que reproductrices. Il en est de même pour les 160 agneaux qui rejoingnent leurs congénères à l'engraissement.

Remplacement

Il n’existe pas d’alternative possible à l’utilisation d’animaux et aux observations in situ compte tenu de l’objectif du projet qui porte sur l’évaluation du bien-être d’ovins placés dans des conditions d’élevage extensives. La finalité de ce projet est de proposer aux filières de petits ruminants (ovins et caprins) i) des indicateurs d’évaluation du bien-être animal (BEA) pour les conditions extensives et ii) des critères comportementaux de sélection génétique en vue de favoriser l’adaptation des ovins à leur environnement d’élevage plein air intégral contribuant ainsi à améliorer leur BEA.

Réduction

La stratégie de réduction repose sur les critères zootechniques, statistiques, éthologiques et environnementaux. Le premier critère pris en compte est celui du taux de renouvellement appliqué au troupeau d’ovins allaitants qui correspond à 30% des 280 brebis reproductrices soit 80 agnelles. D’un point de vue de l’éthologie, un nombre minimum d’animaux est nécessaire au sein d‘un groupe pour permettre l’expression des interactions sociales et des comportements de groupe. Pour l’espèce ovine élevée en condition extensive, nous avons fixé ce nombre minimum à 20 animaux par lot sur la base du comportement grégaire des animaux. Du point de vue statistique, cet effectif de 20 individus par lot permet de mettre en évidence des différences significatives entre les 4 lignées sur des critères comportementaux autres que ceux utilisés pour les sélections génétiques. La répétition des mesures sur 3 années consécutives pour les agnelles et sur 2 années pour les agneaux, permettra de prendre en compte la variabilité d’origine environnementale.

Raffinement

Les agnelles et agneaux sont élévés sous la mère puis en groupe après le sevrage, en milieu naturel avec accès à l'eau, abris naturels (buis, genévriers, chênes ...) et complémentation alimentaire. Pendant toute la durée de l'expérimentation, le personnel qualifié assurera quotidiennement le suivi élevage (eau propre à volonté, aliment complémentaire, gestion du pâturage) ainsi que l'observation des animaux. Pour les prélèvements, le matériel de contention est adapté aux ovins, les animaux y sont habitués.

Choix des espèces

L'objectif est de caractériser le bien-être d’ovins en situation d’élevage en plein air intégral afin de tester si une sélection génétique sur le comportement peut contribuer à la robustesse des ruminants dans une optique d’élevage durable. Les animaux sont issus de 4 lignées génétiques sélectionnées de façon divergente sur des caractères comportementaux (+/- sociaux ; +/- tolérants à l’humain). L’ovin est considéré comme espèce-cible et espèce-modèle, plus pertinent qu'un autre modèle pour les ruminants d’élevage de par sa taille réduite et son adaptation pour des zones défavorisées. Les 240 agnelles seront utilisées sur une période allant du sevrage (~80±7 jours d’âge) à 8 mois d’âge. Compte tenu des contraintes expérimentales du projet impliquant l’élevage séparé des 4 lignées pour s’affranchir d’éventuelles contagions émotionnelles d’une lignée à une autre, et des contraintes d’élevage spécifiques à la conduite des animaux, notre choix s’est orienté vers l’utilisation d’agnelles de moins d’un an. L’élevage en plusieurs lots pendant plus de 4 mois est en effet incompatible avec la conduite raisonnée du pâturage des différentes parcelles à disposition. S’agissant des agnelles de renouvellement, et pour maximiser l’écart entre les lignées en choisissant des individus extrêmes, il est nécessaire de disposer de leur propre valeur génétique pour les critères de réactivité sociale ou à l’humain mesurés dans les tests comportementaux appliqués 10 jours post-sevrage. L’évaluation du BEA sera réalisée à 4, 6 et 8 mois d’âge (respectivement fin d’été, automne, début hiver). Il est important de pouvoir caractériser ces agnelles le plus possible intra lignée mais pour des raisons pratiques liées aux contraintes d’élevage, la conduite en 4 lots ne sera possible que pendant 3 à 4 mois. Ainsi, les mesures à 4 et 6 mois d’âge se dérouleront sur les agnelles élevées intra lignée, puis regroupées pour les mesures à 8 mois d’âge (4 lignées en un seul lot). Les 160 agneaux mâles seront utilisés pendant la semaine suivant leur sevrage pour les mesures de réactivité en lot par lignée. Pour caractériser la réactivité lors de la séparation mère jeune, il est important de réaliser les mesures dès la séparation. Le choix des agneaux mâles pour caractériser cette réactivité sera fait sur ascendance immédiatement au moment du sevrage, sans attendre le passage par les tests comportementaux pour la sélection.

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Cochons : 4
Souffrances
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Devenir
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 4

4 porcs vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal reçoit un cathéter jugulaire sous anesthésie, subit des prélèvements sanguins sur 24 heures puis un suivi jusqu'à trois semaines, avant d'être tué pour prélever des tissus. Le projet vise à roder une technique de pose écho-guidée, à former quatre opérateurs et à mesurer la cinétique d'un antibiotique. Le porteur affirme qu'il est "nécessaire" de pratiquer la technique in vivo pour assurer les gestes.

Objectifs

Dans le cadre de la directive 2010/63/UE relative à la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques, retranscris en droit français par le décret no 2013-118 du 1er février 2013, le raffinement des techniques utilisées en expérimentation animale est souligné. Le but de ce projet est d'améliorer la technique de pose de cathéter veineux central chez le porc grâce à un appareil d'échographie permettant ainsi d'avoir une procédure moins invasive et non-chirurgicale. L'objectif est également de former certains opérateurs à cette nouvelle technique (4 opérateurs au total dont 2 ont déja eu un entrainement in vivo au préalable par un opérateur expérimenté). La pose de cathéter permet l'accés à une voie veineuse pour les études de cinétique (avec des prélèvements sanguins répétés) faites au laboratoire sur le modèle porc, de façon indolore et minimisant le stress pour les animaux. La 2e partie de ce projet porte sur une étude cinétique de la céfazoline. Il s'agit d'un antibiotique utilisé en médecine humaine en antibioprophylaxie, c’est-à-dire en antibiothérapie préventive, pour limiter le risque d'infections du site opératoire sur certaines interventions. Le porc est un modèle biomédical de l'Homme fréquemment utilisé pour lequel il est parfois nécessaire d'avoir également recours à ce type d'antibioprophylaxie. Or, il n'y a pas ou très peu de données concernant sa pharmacocinétique chez le porc conventionnel et donc peu de données permettant de justifier les doses à utiliser. Le 2e objectif de ce projet est donc de réaliser une étude de cinétique plasmatique de la céfazoline chez ces 4 porcs, en profitant de la pose des cathéters qui aura été effectuée chez ces animaux dans un but de formation.

Bénéfices attendus

Les bénéfices de la mise en place de cette nouvelle technique de cathéter central sont multiples : - réduction de la durée d'anesthésie des animaux (environ 30-45 min); - diminution du risque infectieux car il n'y a pas d'ouverture chirurgicale, le seul geste invasif étant le passage de l'aiguille et du cathéter au niveau du cou - possibilité de retirer facilement le cathéter si celui-ci n'est plus fonctionnel; - amélioration globale du bien être des animaux grâce aux points précédents. Concernant la cinétique plasmatique de la céfazoline, les données récoltées permettront par la suite de calculer les paramètres phamarcocinétiques majeurs (volume de distribution, clairance...) permettant de proposer une posologie adaptée lorsque le recours à cet antibiotique est nécessaire en expérimentation animale chez le modèle porcin.

Procédures

Pour la pose d'un cathéter central au niveau de la veine jugulaire externe, une anesthésie générale d'une durée moyenne de 30-45 min est nécessaire. Le placement du cathéter central de façon écho-guidée, permet de réduire la durée de l'anesthésie et de minimiser le risque infectieux (procédure moins invasive qu'une technique chirurgicale). Cette procédure peut être source de stress et de douleur mais une contention maitrisée suivi d’une anesthésie/analgésie adaptée permettra de réduire au maximum ces désagréments. Une fois le cathéter posé (avec une rallonge du connecteur), les prélèvements de sang seront totalement indolores et sans contention particulière, et auront lieu sur une période de 24h. Puis les porcs seront gardés au maximum 2 semaines afin d'évaluer quotidiennent la fonctionnalité des cathéters (test pour voir si le sang est toujours prélevable puis rinçage du catheter).

Impact sur les animaux

La procédure de pose de cathéter réalisée sous anesthésie générale et avec des conditions d'asepsie stricte. Une fois le cathéter posé les prélèvements de sang et l'entretien des cathéters seront totalement indolores et donc non générateurs de stress. Il n'est pas attendu d'effet indésirable sauf un éventuel risque d'infection en cas d'erreur d'asepsie et/ou de mauvais entretien des cathéters (risque très faible). La dose de céfazoline utilisée est dans l'intervalle classique de dose thérapeutique chez l'Homme et dans d'autres espèces animales, sans effet toxique attendu.

Devenir

Chaque porc sera mis à mort à l’issue des 3 semaines d’expérimentation dans des conditions éthiques, et des tissus d’intérêt (muscle, foie reins) pourront être récoltés.

Remplacement

Un entrainement et une formation avec un expérimentateur aguerri à la technique avec échographe a déja été effectué pour 2 opérateurs, et d'autre entrainements sur des maquettes/fantômes sont prévus. Cependant, il est nécessaire de pratiquer cette technique in vivo sur un faible nombre d'animaux afin d'assoir les gestes techniques et évaluer l'efficacité de cette méthode. En outre, ces porcs serviront à la réalisation d'une cinétique plasmatique de la céfazoline, procédure qui ne peut pas être remplacée par des méthodes in vitro.

Réduction

Le nombre minimal d'animaux (4 porcs) a été défini pour permettre une manipulation de l'ensemble des opérateurs (4 opérateurs, entre une et 3 veines par opérateur). Concernant la cinétique plasmatique, le nombre d'animaux est faible mais suffisant pour évaluer correctement les paramètres pharmacocinétiques majeurs, surtout après administration intra-veineuse car la variabilité inter-animale est bien moindre que par voie extra-vasculaire.

Raffinement

La pose de cathéter se fait grâce à une anesthésie et analgésies adaptées. Les porcs seront hébergés par 2 lors de la phase d'acclimatation (5-7 jours) puis seront seuls par case (sur caillebotis) après la pose du cathéter afin de limiter les risques d'arrachement. Cependant, les barrières entre cases permettent un contact visuel, olfactif et tactile (groin à groin) entre porc voisin. Des jouets seront mis à disposition : balle et/ou rouleau et/ou jouets à macher suspendus. Les cathéters seront protégés avec un bandage adéquat qui sera vérifié régulièrement et changé s'il est trop souillé. Un suivi-post anesthésie individuel des animaux sera effectué. Les injections et prises de sang seront indolores grâce à la pose des cathéters. Des sessions d’interactions positives sont régulièrement effectuées lors des prélèvements sanguins par des caresses et grattages, ce qui permet d’améliorer le bien-être des animaux.

Choix des espèces

Il s'agit de l'espèce et de la gamme de poids cible et utilisée au laboratorie pour les études de cinétique plasmatiques pour diverses molécules.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
Cochons : 240
Souffrances
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Devenir
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240 porcs vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis conservés en vie sur l'élevage sauf problème de santé. La procédure se limite à une prise de sang à la jugulaire à 28 jours, avec un dispositif de contention prototype, pour comparer l'efficacité digestive entre élevages conventionnel et biologique. Le porteur décrit un objectif de sélection génétique au service de la filière porcine et de la réduction des rejets. Il affirme que le porc est l'espèce cible et qu'aucune alternative ne permet cette comparaison.

Objectifs

L'efficacité alimentaire est un enjeu clé pour la filière porcine. En effet, d'un point de vue économique, le coût de l’aliment représente la part la plus importante du coût de production. D'autre part, l'efficacité alimentaire est un enjeu environnemental majeur puisqu'une meilleure utilisation des aliments peut permettre la réduction des excrétions. La mesure de l'efficacité alimentaire nécessite des installations coûteuses permettant de quantifier le gain de poids et la consommation des animaux. Des mesures moins coûteuses, ciblant l’étape de digestion des aliments offrent une alternative pour augmenter le nombre d’animaux mesurés dans de nouvelles conditions, et ainsi améliorer plus rapidement l’efficacité alimentaire des animaux à travers l'efficacité digestive. L'efficacité digestive, comme beaucoup d’indicateurs techniques chez le porc en croissance sont bien connus en élevage conventionnel mais les niveaux en élevage biologique sont peu ou mal évalués, et sans lien avec les références existantes. Dans ce projet, les prédictions par spectroscopie infrarouge des coefficients de digestibilité de la matière azotée totale, la matière organique et l'énergie, pour des animaux dans des conditions d’élevage variées (biologique ou conventionnelle), seront donc étudiées. D'autre part, la capacité à prédire la valeur génétique des animaux pour ces coefficients de digestibilité dans ces différentes conditions sera analysée. Pour ce faire, des descendants de mâles identifiés pour un potentiel génétique élevé ou bas pour la digestibilité, c’est-à-dire des mâles avec une capacité à transmettre à leur descendance une digestibilité très efficace ou peu efficace, seront étudiés.

Bénéfices attendus

Ce projet a pour but d'évaluer la capacité à prédire la valeur génétique des animaux pour la digestibilité dans différentes conditions d'élevage, en comparant les conditions d'élevage conventionnel et biologique. Cela améliorera la durabilité de la production porcine grâce à une meilleure utilisation des aliments et à la réduction des excrétions dans divers systèmes d'élevage. L'objectif est de valider que ces méthodes sont applicables à des systèmes de production alternatifs et peuvent être utilisées pour produire des animaux mieux adaptés à des régimes alimentaires plus difficiles à digérer (i.e. enrichi en fibres dans les élevages biologiques).

Procédures

Les 120 animaux élevés dans des conditions d'élevage biologique seront soumis à 1 prélèvement de sang à 28 jours d'âge. La durée maximale est de 2 minutes maximum pour la prise de sang. Les 120 animaux élevés en conditions d'élevage conventionnel lorsqu'ils dépassent 150kg à 22 semaines ont moins de surface disponible par animal que les conditions expérimentales requises (1m²/porc vs 1,35m²/porc).

Impact sur les animaux

Les 120 animaux élevés dans des conditions d'élevage biologique sont soumis à une prise de sang à la veine jugulaire réalisée à 28 jours d'âge pour les animaux élevés dans des conditions d’élevage biologique. Les effets indésirables attendus sont ceux liés au stress de l'animal lors de la contention. Le dispositif de contention est un prototype expérimental, développé à l'élevage, permettant de maintenir l'animal immobile dans une position favorisant l'accès à la veine jugulaire. Les 120 animaux élevés dans d'élevage conventionnel lorsqu'ils dépassent 150kg à 22 semaines ont moins de surface disponible par animal que les conditions expérimentales requises, cela représente moins de 1% des animaux. Les effets indésirables attendus sont principalement liés à l'émergence de comportements de morsures.

Devenir

L'ensemble des animaux de l'étude seront conservés en vie sur l'élevage, sauf si leurs conditions de santé ne le permettent pas.

Remplacement

Les mesures sur le porc sont requises car il s'agit de l'espèce cible. L'objectif de ce projet est de comparer le déterminisme génétique de la digestibilité des porcs dans des conditions d’élevage différentes (biologique ou conventionnel) afin d’améliorer l’efficacité alimentaire chez le porc.

Réduction

Le nombre de porcs est limité à 30 par sexe, niveau génétique pour la digestibilité et condition d’élevage (biologique vs conventionnel) soit 240 porcs au total. Cet effectif a été choisi afin de pouvoir mettre en évidence de manière significative des différences de moyenne de digestibilité d' 1,5 écart-type génétique avec une puissance de 100% intra-élevage et intra-sexe pour une erreur de type I de 5%.

Raffinement

Les méthodes de prélèvements employées sont peu ou pas invasives, et sont mises en œuvre par un personnel expérimenté dans la manipulation des porcs à différents stades de façon à limiter le temps d’intervention et le stress des animaux. L'âge de 28 jours pour cette prise de sang a été choisi afin d'éviter la douleur d'une contention au lasso plus douloureuse pour l'animal. De plus, la douleur liée aux prises de sang est réduite en limitant la durée de contention à 2 minutes maximum (en pratique la durée moyenne est de 28 secondes +/-12 dans l'élevage) grâce à une manipulation appropriée des animaux avant et pendant la prise de sang, réalisée dans un local confortable et suffisamment grand pour faciliter les manipulations. Par ailleurs, la taille des aiguilles est adaptée au gabarit des animaux et la prise de sang sera faite suite à une immobilisation de l'animal à l'aide d'un prototype développé à l'élevage, permettant de maintenir l'animal immobile dans une position favorisant l'accès à la veine jugulaire et limitant ainsi le stress de l'animal. Après les prises de sang, les animaux retournent très rapidement dans leur loge habituelle. Le logement des animaux élevés en conditions biologiques offrent un espace plus important aux animaux que ne le prévoit la directive c'est-à-dire 2,3m²/porc et ils ont accès à de grandes surfaces de paille qui permettent le comportement de fouissage. L'ensemble des animaux sont élevés dans un milieu enrichi avec à leur disposition des jouets adaptés à l'espèce.

Choix des espèces

Le porc est l’espèce cible. Le but est avant tout d'explorer de nouveaux outils pour les mettre à la disposition de la filière porcine. Les prélèvements de sang seront réalisés à 28 jours d'âge afin d'éviter la douleur d'une immobilisation au lasso nasal nécessaire pour les animaux plus âgés.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
Cochons : 275
Souffrances
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▲ 275
Devenir
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 275

275 porcs vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Chaque animal subit une chirurgie digestive de deux heures, avec anastomose et pose de canule, puis un hébergement individuel de huit semaines et cinq périodes de mouvements restreints de trois jours et demi, pour mesurer l'utilisation digestive des acides aminés des aliments. Le porteur indique que la modification du tube digestif est irréversible et justifie par là la mise à mort. Il conclut que les modèles in vitro ou mathématiques manquent de précision et affirme un "besoin" de recourir aux porcs pour la filière alimentaire.

Objectifs

Les aliments des porcs sont constitués de matières premières qui sont combinées dans une recette permettant de satisfaire les besoins nutritionnels des animaux, tout en limitant les excédents nutritionnels préjudiciables au bien-être animal (troubles métaboliques, surpoids entraînant des troubles locomoteurs, inadaptation digestive à l'origine de diarrhée). Les matières premières utilisées dans les aliments doivent donc systématiquement faire l'objet d'études de caractérisation. L'un des principaux critères permettant la combinaison des matières premières dans une recette est leur teneur en acides aminés. Celle-ci est déterminée sur la base de l'utilisation digestive des acides aminés au niveau de l'intestin grêle, qui est mesurée par différence entre les quantités ingérée et excrétée dans les digesta en fin d'iléon. L'objectif du projet est de déterminer l'utilisation digestive iléale des acides aminés des aliments chez le porc.

Bénéfices attendus

Le projet va permettre de disposer de connaissances concernant la valeur nutritionnelle des aliments. Celles-ci sont bénéfiques pour les animaux, l'environnement, les éleveurs et l'ensemble de la société car elles permettent une meilleure utilisation des ressources alimentaires, diminuant ainsi les risques métaboliques pour les animaux, les risques liés aux impacts environnementaux des élevages et la compétition entre les animaux et l'homme pour l'utilisation des ressources alimentaires. En particulier, les connaissances issues du projet permettent de diminuer les rejets dans l'environnement, notamment d'azote.

Procédures

Les animaux seront soumis à une intervention chirurgicale (implantation de cathéter, anastomose digestive et pose de canule digestive, intervention d'une durée de 2h) et à des conditions d'hébergement particulières (hébergement individuel pendant 8 semaines et limitation des mouvements pendant 5 périodes de 3.5 jours).

Impact sur les animaux

Les principales nuisances sont liées aux conséquences de l'intervention chirurgicale (modification du tractus digestif) et aux modalités d'hébergement. L'intervention chirurgicale peut potentiellement entraîner des douleurs qui seront systématiquement évaluées et prises en charge de manière adéquate. Elle aboutit également à une modification du tractus digestif non réversible tout en limitant les déplacements d'organes car le caecum et le gros intestin sont maintenus dans la cavité abdominale. Ces modifications peuvent s'accompagner d'une accélération du transit et d'une sensation accrue de faim. Les animaux sont également placés en cages individuelles, ce qui peut générer un stress. De plus, les mouvements des animaux sont limités pendant 5 périodes de 3,5 jours pour la collecte des digesta non contaminés par de l'urine, ce qui pourra induire un stress supplémentaire.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés car les modifications du tractus digestif mises en place lors de l'intervention chirurgicale sont non réversibles.

Remplacement

Nous souhaitons mesurer l'utilisation digestive iléale des aliments chez le porc. Pour cela, nous ne disposons pas de modèles (in vitro ou mathématiques) suffisamment précis pour permettre la représentation de la complexité biologique des phénomènes digestifs et nous avons besoin d'avoir recours à des essais sur animaux.

Réduction

Le nombre d'animaux est calculé comme étant le nombre d'animaux strictement nécessaire pour mesurer l'utilisation digestive iléale des acides aminés des aliments avec une précision suffisante (nous considérons qu'un écart-type de 1% est nécessaire pour que les mesures réalisées soient bénéfiques pour la connaissances des valeurs nutritionnelles des aliments). Sur la base de nos essais antérieurs, cette précision est atteinte avec un effectif de 4 animaux par aliment. Les comparaisons entre aliments seront réalisées sur la base d'analyses de variance dans les conditions d'application des modèles statistiques linéaires généralisés.

Raffinement

Les animaux sont toujours placés à proximité de leurs congénères pendant le projet, soit en contact direct (phases de récupération post-opératoire et d'adaptation), soit en contact visuel et auditif (phase de mesure). Toutes les cages sont équipées de dispositifs d'enrichissement qui sont renouvelés régulièrement et au gré des comportements individuels. Ils s'agit de matériels manipulables (chaînes métalliques, balles en plastique dur, jouets en plastique mou uniquement pendant les périodes péri-opératoires pour ne pas interférer avec les mesures). Les salles sont également équipées de dispositifs audio permettant la diffusion de fond sonore. Un protocole spécifique pour la prise en charge de la douleur est mis en place au moment de l'intervention chirurgicale. La prise en charge de la douleur est réalisée conformément aux recommandations pour un acte pouvant entraîner une douleur modérée à sévère. Les animaux sont suivis a minima quotidiennement par du personnel expérimenté afin de détecter l'atteinte d'un point limite.

Choix des espèces

Il s'agit de l'espèce-cible des études. Les animaux seront en croissance, d'un poids moyen de 35 kg en début de procédure. Lors de la phase de mesure, le poids des animaux sera d'environ 50 kg, ce qui correspond au poids vif moyen des animaux présents dans les élevages commerciaux et qui sont la cible des résultats du projet.

  • Formation professionnelle
Cochons : 15
Souffrances
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Devenir
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 15
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15 cochons vont être utilisés, gardés vivants à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal est anesthésié pour un prélèvement sanguin à la jugulaire et une biopsie musculaire à la cuisse, dans le cadre de travaux pratiques de formation à l'expérimentation animale. Le porteur indique que les cochons rejoignent ensuite un autre protocole de l'installation. Il déclare l'usage d'animaux vivants "indispensable" à la formation exigée par la directive européenne, les méthodes alternatives n'étant selon lui pas toutes adaptées à l'enseignement.

Objectifs

Afin de former les personnes aux techniques et expérimentations in vivo, le recours à l'animal vivant est indispensable. Les méthodes alternatives existantes ne sont pas toutes adaptées aux problématiques qui peuvent se poser dans l'enseignement. Les personnels impliqués directement dans l'expérimentation animal in vivo doivent, sinon être opérationnels, maitriser les techniques de base de l'expérimentation animale in vivo. Ce projet fait partie intégrante de la formation agrée que nous délivrons et qui est requise par la directive européenne 2010/63/UE.

Bénéfices attendus

Afin de former les personnes aux techniques et expérimentations in vivo, le recours à l'animal vivant est indispensable. Les méthodes alternatives existantes ne sont pas toutes adaptées aux problématiques qui peuvent se poser dans l'enseignement. Les personnels impliqués directement dans l'expérimentation animal in vivo doivent, sinon être opérationnels, maitriser les techniques de base de l'expérimentation animale in vivo. Ce projet fait partie intégrante de la formation agrée que nous délivrons et qui est requise par la directive européenne 2010/63/UE.

Procédures

Chaque animal sera anesthésié. Suite à cette anesthésie, un prélèvement sanguin en jugulaire et une biopsie musculaire à la cuisse seront réalisés.

Impact sur les animaux

Les animaux sont par ailleurs hébergés individuellement tout en ayant en permanence un contact visuel avec leurs congénères dans des cages respectant la directive. Les animaux sont surveillés quotidiennement par du personnel habilité et habitué à travailler sur ce modèle.

Devenir

Les animaux seont gardés en vie suite à ce TP et seront intégrés à un protocole se déroulant à l'installation.

Remplacement

Afin de former les personnes aux techniques et expérimentations in vivo, le recours à l'animal vivant est indispensable. Les méthodes alternatives existantes ne sont pas toutes adaptées aux problématiques qui peuvent se poser dans l'enseignement. Les personnels impliqués directement dans l'expérimentation animal in vivo doivent, sinon être opérationnels, maitriser les techniques de base de l'expérimentation animale in vivo. Ce projet fait partie intégrante de la formation agrée que nous délivrons et qui est requise par la directive européenne 2010/63/UE. L’étude est réalisée sur des animaux en fin de croissance (âge>10 mois).

Réduction

Le nombre d'animaux est réduit au minimun tout en restant dans des limites pédagogies efficaces pour la fomation et l'acquisition des compétences.

Raffinement

La douleur ou la souffrance sont limitées à de brèves manipulations. En effet, la totalité de la procédure se fait sous anesthésie générale et une injection sous cutanée de Lidocaine (Lurocaine 2 ml 20mg /ml) est réalisée au point de biopsie.

Choix des espèces

Afin de former les personnes aux techniques et expérimentations in vivo, le recours à l'animal vivant est indispensable. Les méthodes alternatives existantes ne sont pas toutes adaptées aux problématiques qui peuvent se poser dans l'enseignement. Les personnels impliqués directement dans l'expérimentation animal in vivo doivent, sinon être opérationnels, maitriser les techniques de base de l'expérimentation animale in vivo. Ce projet fait partie intégrante de la formation agrée que nous délivrons et qui est requise par la directive européenne 2010/63/UE. L’étude est réalisée sur des animaux en fin de croissance (âge>10 mois).

  • Recherche appliquée
    • Troubles sensoriels
  • Recherche fondamentale
    • Organes sensoriels
Cochons : 40
Souffrances
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▲ 14
▲ 26
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Devenir
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 40

Le premier objet du projet est méthodologique : mettre au point chez le porc un protocole d'IRM fonctionnelle à 1,5 tesla, puis l'employer pour tester un implant cochléaire qui stimule l'oreille par le son et l'électricité. 40 porcs juvéniles de 2 mois vont être utilisés, tous tués à l'issue pour des prélèvements post-mortem, dans des procédures d'un niveau de souffrance léger à modéré. Après des enregistrements de leur audition et des IRM sous anesthésie, 26 d'entre eux subissent une chirurgie de l'oreille interne guidée par scanner, 13 recevant l'implant et 13 une opération simulée, et tous sont transportés vers une plateforme d'imagerie où ils peuvent rester jusqu'à 24 heures dans des cages qui limitent leurs mouvements. Les points limites qui autorisent les animaliers à mettre un porc à mort sont une douleur notée de 10 à 15 sur 15 malgré la morphine, une déshydratation supérieure à 35 % ou plus de trois jours de prostration sans manger.

Objectifs

Les objectifs de ce projet sont 1) de cartographier les activations cérébrales de porcs en réponse à des stimulations auditives de différentes fréquences, puis 2) de tester un dispositif de stimulation cochléaire bimodale (acoustique et électrique) implanté chirurgicalement chez des porcs, de manière à comparer les réponses cérébrales à des stimulations auditives sonores, acoustique ou électroacoustique.

Bénéfices attendus

Ce projet devrait permettre de comprendre la manière dont le cerveau traite différents types de stimulation cochléaire par implant chirurgical et de comparer différents types de stimulation sonore (acoustique ou électroacoustique). Les résultats de ce projet permettront d'optimiser le dispositif de stimulation cochléaire proposé comme traitement de la surdité partielle ou totale.

Procédures

L’étape 1 sera réalisée sur 14 porcs juvéniles. Les animaux seront soumis à une évaluation objective de leur audition. Ils passeront initialement une IRM anatomique de référence puis une IRMf sous stimulation auditive à différentes fréquences. L’étape 2 sera réalisée sur 26 porcs juvéniles. Les animaux seront soumis à une évaluation objective de leur audition via l’enregistrement de potentiels évoqués acoustiques (PEA = réponse électrophysiologique spontanée des voies nerveuses auditives) ainsi qu’à une IRM anatomique de référence. Il sera ensuite réalisé une chirurgie d’implantation cochléaire guidée par scanographie (CT-Scan), avec 2 groupes incluant un groupe expérimental et un groupe contrôle : groupe 1 (implant cochléaire, n=13) et groupe 2 (témoin/procédure contrôle, appelée sham, n=13). Après chirurgie, réalisation d’une IRM anatomique et fonctionnelle en conditions de stimulation auditive sonore, acoustique ou électro-acoustique (modalité EAS) pour exploration des réponses cérébrales.

Impact sur les animaux

L'implantation chirurgicale d'un dispositif de stimulation cochléaire au niveau de l'oreille interne peut induire des douleurs, mais celles-ci seront prises en charge par une anesthésie et une analgésie morphinique adaptées, durant la chirurgie et en post-opératoire. Les nuisances propres à l'imagerie cérébrale sont de deux types : le premier type de nuisance concerne le transport de l'animal vers la plateforme d'imagerie, qui est réalisé dans un véhicule climatisé et spécifiquement adapté au transport d'animaux, ainsi que l'hébergement dans une animalerie inconnue qui peut induire un stress (mais les animaux sont toujours hébergés au moins par deux pour permettre les contacts sociaux) ; le second type de nuisance concerne l'anesthésie nécessaire à l'imagerie, cependant cette procédure est rapide et totalement indolore, similaire à celle précédemment réalisée pour la chirurgie (l'imagerie ne nécessite cependant aucune analgésie).

Devenir

Tous les animaux (implantés ou non avec un dispositif de stimulation cochléaire) seront mis à mort à l'issue des procédures expérimentales. Ces animaux ne seront pas réutilisés pour d'autres projets car des prélèvements biologiques seront réalisés post-mortem.

Remplacement

Ce travail ne peut être réalisé chez l’Homme. Il n’existe pas de méthode d’imagerie fonctionnelle qui permette l’enregistrement de l’activité corticale avec une discrimination spatiale et temporelle satisfaisante chez des patients implantés cochléaires. La TEP (tomographie par émission de positons) a une résolution temporelle faible et la NIRS (Spectroscopie proche infrarouge) a une résolution spatiale insuffisante. L’IRM fonctionnelle ne peut pas être utilisée chez les patients implantés car l’implant est à l’origine d’un cône d’ombre qui ne permet pas l’étude du cortex temporal et risque de démagnétiser l’implant.

Réduction

Les effectifs animaux utilisés pour cette étude (40 animaux au total, 14 pour l'étape 1 et 13 par groupe pour l'étape 2) correspondent à un effectif raisonnable pour bénéficier d’une puissance statistique appropriée aux mesures réalisées. Un effectif de 10 correspond à un minimum et nous avons prévu 3 à 4 animaux surnuméraires par groupe pour pallier d'éventuels problèmes lors de la chirurgie ou de l'imagerie.

Raffinement

Les approches d’imagerie et de chirurgie ont été choisies et optimisées de manière à être le moins invasif possible (i.e. imagerie in vivo sur animaux anesthésiés, anesthésie chirurgicale guidée par scanographie et analgésie pré- et post-opératoire pour le protocole d’implantation chirurgicale). La réduction de la douleur, de la souffrance et de l’angoisse sera effectuée de la façon suivante : - Réduction de la douleur par des approches minimalement invasives en chirurgie et imagerie (IRMf) ; - Les animaux ne seront présents dans des cages qui limitent leur mobilité que durant un temps très bref (en l’occurrence au maximum 24h lors de leur(s) passage(s) sur la plateforme d’imagerie) et des enrichissements de milieu seront fournies (jouets adaptés) ; - Lorsqu’une analgésie sera nécessaire, notamment au cours ou après la chirurgie, celle-ci fera appel aux morphiniques avec un suivi complet des fonctions vitales ; - Des observations quotidiennes de l’état général des animaux (état sanitaire, posture, refus alimentaires, etc.) seront réalisées tout au long de l’expérimentation. Les points limites suivants autorisent le personnel animalier à pratiquer une euthanasie afin de prévenir une douleur chez les animaux sans en référer au préalable au responsable de l’expérience : - Plaies et escarres suintantes toujours présentes après 5 jours de traitement - Perte musculaire significative des membres postérieurs entrainant une difficulté́ motrice - Difficultés motrices associées à un trouble du rythme cardiaque au repos - Douleur comprise entre un score de 10 et 15 ET (grille utilisée en interne pour évaluer la douleur sur des critères physiologiques et comportementaux – score de 0 à 15) ne disparaissant pas après un traitement morphinique - Arrêt du transit intestinal durant plus de 3 jours - Hypothermie de 37,5 ou moins - Hyperthermie ne disparaissant pas après deux antibiotiques successifs - Déshydratation supérieure à 35% - pli de peau supérieur à 20 secondes - Comportement prostré et arrêt d’alimentation durant plus de 3 jours

Choix des espèces

Le modèle animal choisi est le porc juvénile en raison d’une similarité structurelle par rapport à l’humain et d’un modèle d’étude d’imagerie comparable à l’Homme. De nombreuses études ont montré que la structure de l’oreille moyenne était similaire à celle de l’humain. De plus, la cochlée du jeune porc a fait l’objet de nombreuses études ayant permis de mettre en évidence des similarités permettant l’étude de la fenestration cochléaire et la réalisation d’examen tomographique des structures cochléaires. De nombreuses études ont aussi exploré le cortex cérébral du porc, mettant en évidence des similarités de structures notamment au niveau de l’anatomie des circonvolutions et de la vascularisation. Les animaux utilisés seront des porcs juvéniles (2 mois en début d’expérience) puisqu’il s’agit du meilleur compromis en termes de taille d'animaux et de résolution spatiale. Des porcs juvéniles de 30-40 kg sont plus petits et donc plus facilement manipulables que des porcs conventionnels adultes, mais la taille de leur crâne et de leur cerveau est suffisante pour les imageries et la mise en place de l’écouteur dans le conduit auditif externe. L’âge suffisamment jeune permettra aussi de s’affranchir des problèmes de presbyacousie.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
Chèvres : 32
Souffrances
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Devenir
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32 chèvres de race Alpine vont être utilisées, toutes gardées vivantes dans l'élevage à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles passent six semaines sur caillebottis, hors de leur aire paillée habituelle, avec pesée automatique et pose d'un accéléromètre à l'oreille, pour mesurer l'effet du rythme de distribution des rations sur l'ingestion et la production laitière. Le porteur présente l'objectif comme économique, l'alimentation représentant environ 60 % du coût de production du lait de chèvre. Sur le remplacement, il affirme que le recours aux animaux est "obligatoire" faute de pouvoir réaliser ces mesures individuelles en ferme commerciale.

Objectifs

La maîtrise des coûts alimentaires est un enjeu majeur pour la filière caprine. Aujourd’hui, les charges d’alimentation représentent environ 60% du coût de production (euros/litre de lait) des élevages caprins et une importante part de ce cout est liée aux aliments dits concentrés (en énergie : céréales, en protéines : tourteaux), par opposition aux aliments fourragers. Les élevages caprins utilisent en moyenne 570 g de concentrés pour produire 1 litre de lait. Cette dépendance aux aliments concentrés expose les éleveurs à la volatilité des marchés des matières premières et fragilise leurs revenus. A titre d’exemple, l’IPAMPA, qui est l’indice des prix des intrants pour la production de lait de chèvre, a augmenté de 14,4% entre 2020 et 2021. Un moyen d’action est de de réduire la part de concentrés dans les rations distribuées aux animaux et d’augmenter la part de fourrages, tout en maintenant un bon niveau de production laitière. Pour revoir le rationnement des chèvres laitières et augmenter la part de fourrages dans les quantités consommées, il est nécessaire de comprendre les bases de l’ingestion d’aliments plus fibreux et moins énergétiques que les concentrés. Les modalités de distribution de la ration (nombre de distributions dans la journée, ordre des fourrages distribués si la ration n’est pas mélangée) apparaissent comme des pistes intéressantes pour augmenter la consommation des fourrages utilisés dans la ration par les chèvres laitières. L’augmentation de la fréquence de distribution pourrait en effet stimuler l’ingestion et augmenter les quantités de fourrages ingérées. Cette hypothèse est liée au rythme circadien de la prise alimentaire chez les chèvres: elles sont plus motivées à manger la journée et ruminent pendant la nuit. Par ailleurs, le fractionnement des repas dans la journée contribue à une meilleure stabilité du pH du rumen et permet ainsi de maintenir la motivation à manger. Ainsi, les objectifs du projet sont : - de quantifier les effets du nombre de distributions journalières en fonction de la nature de la ration sur l’ingestion, la production laitière, la composition du lait et le comportement alimentaire des chèvres laitières, - de quantifier la variabilité individuelle de l’ingestion des chèvres laitières, Ce projet s’intègre dans un projet plus large, dans lequel une diversité de rations et de modalités de distribution sera testée.

Bénéfices attendus

Le projet permettra de quantifier les réponses d’ingestion (quantités journalières, nombre de prises alimentaires dans la journée, temps passé à manger) des chèvres laitières pour 2 rations et 2 rythmes de distribution ainsi que les conséquences sur la production laitière. Il contribuera ainsi à améliorer les connaissances sur la valorisation de la ration par les chèvres laitières (quantité de lait produite par kg de matière sèche ingérée) en stimulant l’ingestion par la maîtrise de la distribution. Par ailleurs, le dispositif de mesures individuelles de l’ingestion produira des données originales sur la variabilité individuelle des chèvres laitières. Un des enjeux pour les élevages caprins est de faire au mieux avec cette variabilité : étant donné les effectifs, il n’est pas possible de rationner les animaux individuellement. La constitution de lots est incontournable et la ration d’un lot est conçue sur la base d’un animal « moyen » sensé être représentatif du lot. Produire des connaissances sur les facteurs de variations de l’ingestion des animaux permettra de mieux raisonner les critères utilisés en élevage pour la constitution des lots d’alimentation.

Procédures

Les animaux seront hébergés dans un dispositif sur caillebottis, pour éviter qu’ils ingèrent de la paille ce qui fausserait les mesures d’ingestion. Ils iront à la traite deux fois par jour, comme le reste du troupeau conduit comme un élevage laitier classique. Lors de chaque traite, ils seront pesés automatiquement via un système de balance au sol sur lequel ils marchent avant d’accéder au quai de traite et à leur place. Cette pesée ne nécessite donc aucune manipulation particulière. La production laitière est enregistrée par des compteurs à lait. Pendant l’essai, 16 animaux recevront une ration à base d’ensilage de maïs dont la composition a été conçue pour le limiter le risque d’acidose (forte part de fibres, faible part d’amidon). Ces animaux y seront progressivement adaptés avant l’essai pendant 18 jours, avec une incorporation de l’ensilage en augmentant la proportion tous les 5 jours. Les 16 autres animaux recoivent la ration à base de pulpe de betteraves, utilisée en routine dans l’installation.

Impact sur les animaux

Le projet implique que les animaux soient placés pendant 6 semaines dans un dispositif sur caillebottis, ce qui n’est pas l’environnement habituel de ces animaux (normalement sur aire paillée) mais qui permet d’éviter l’ingestion de paille et donc une mesure précise de l’ingestion. Pour limiter le temps passé sur le dispositif, en plus des 2 passages journaliers à la traite, chaque lot de 8 animaux aura accès, en groupe, à une aire d’exercice (entre 6 et 10 m²/lot) tous les jours pendant 30 minutes. Les pesées quotidiennes s’effectuent à l’entrée du dispositif de traite, sur un plateau de pesée au sol de l’aire d’attente. Ce dispositif est automatisé : les animaux marchent sur le plateau, sont idenfiés avec leur boucle et n’ont donc pas besoin dêtre manipulés. Cette pesée est habituelle pour eux : elle a lieu en routine, en dehors des essais. La ration à base de maïs a été conçue selon les recommandations nutritionnelles INRAE pour éviter les risques d’acidose (baisse du pH du rumen), avec une part importante de fibres (50%) et une part limitée d’amidon (16%). Les accéléromètres sont placés au niveau de la boucle à l’oreille des animaux. Des tests préliminaires ont montré que les chèvres s’habituaient bien à ce dispositif léger (15g). Le cas échéant, l’accéléromètre sera retiré. Le réallotement en début d’essai implique la mise en place d’une nouvelle hiérarchie, ce qui se passe généralement bien, les animaux étant habitués à changer de lot pendant la conduite de routine de l’élevage (par exemple au moment de la période de reproduction). L’adaptation au dispositif en portillons individuels est rapide car les animaux ont déjà tous été placés au moins une fois dedans. Les chèvres repèrent vite leur place et mangent sans problème. Néanmoins, durant les premiers jours, la surveillance reste accrue pour vérifier que tous les animaux s’alimentent sans problème.

Devenir

Tous les animaux sont gardés en vie dans l'établissement utilisateur à l'issue du projet.

Remplacement

Le recours à l’animal est obligatoire pour mesurer les quantités d’aliments qu’il consomme et caractériser son comportement alimentaire (nombre de repas dans la journée, vitesse d’ingestion). Il n’est pas possible de réaliser ces mesures individuelles en fermes commerciales étant donné le niveau d’équipement nécessaire.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés dans le projet a été choisi en prenant en compte 3 éléments : la taille du dispositif de mesure de l’ingestion individuelle (32 places) , les expériences antérieures sur la variabilité du comportement alimentaire et un nombre suffisant d’individus du point de vue statistique pour pouvoir quantifier un effet du nombre de distributions sur l’ingestion des chèvres laitières

Raffinement

Les 32 chèvres laitières passeront 6 semaines dans un dispositif de mesure individuelle de l’ingestion dont l’intérêt est d’avoir des cases collectives pour garder les animaux en lot, avec leurs congénères, tout en étant capable de mesurer précisément ce qu’ils ingèrent individuellement. Les animaux choisis pour ce projet ont déjà tous utilisés le dispositif de mesure et n’avaient pas montré de signes de stress, à savoir ils étaient capables de se coucher dans le dispositif, ne présentaient pas de baisse d’ingestion, de poids ou de production laitière. Pour améliorer l’environnement, des brosses seront installées dans chacun des 4 cases collectives. Il sera vérifié quotidiennement que les animaux se couchent bien dans la case. Si un animal ne se couche pas, un tapis en caoutchouc sera utilisé. Lors de la traite, un système de pesée automatique (sans manipulation des animaux) permettra de suivre le poids des animaux et ainsi détecter un éventuel problème lié à une baisse d’ingestion. L’état général des animaux (posture, positionnement vis-à-vis des congénères, signes sanitaires comme des boiteries, etc) sera contrôlé plusieurs fois par jour, en particulier pendant la distribution de la ration pour vérifier que tous les animaux s’alimentent correctement (présence à l’auge, comportement normal pendant l’alimentation, absence de boiteries lors du déplacement à la traite). En cas de détérioration de l’état d’un animal, un bilan sanitaire sera réalisé et si besoin, le protocole de soin établi par le vétérinaire référent sera appliqué. Avant d’intégrer le dispositif de mesure d’ingestion individuelle, les animaux seront habitués à la ration à base d’ensilage de maïs pendant 18 jours. Cette transition alimentaire sera réalisée sur une aire paillée, environnement habituel des animaux. L’ensilage de maïs sera intégré progressivement dans la ration à raison de 10%, 20% puis 30% par intervalle de 5 jours.

Choix des espèces

Le projet porte sur l’amélioration de l’élevage caprin, c’est donc l’espèce d’intérêt qui est utilisée. La race Alpine est une des 2 races majoritaires en France. Les animaux utilisés seront des chèvres en milieu de lactation pour pouvoir étudier les effets du nombre de distributions sur la production laitière et avoir des résultats représentatifs du contexte de production des élevages commerciaux

  • Protection de l’environnement
Cochons : 36
Souffrances
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Devenir
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 36
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36 jeunes truies vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis rendues à l'unité d'élevage sans être tuées. Chaque cochette subit deux prises de sang à la veine jugulaire, avec une immobilisation par distribution d'eau sucrée ou, si elle ne suffit pas, au lasso, pour tester deux plantes comme substituts aux hormones de synthèse servant à synchroniser les cycles de reproduction. Le porteur justifie le projet par l'opposition croissante aux hormones de synthèse et leur interdiction en élevage biologique. Sur le remplacement, il affirme que l'ingestion des plantes et la mesure de la progestérone dans le sang "ne peuvent pas être remplacées" par des approches in vitro.

Objectifs

L’objectif de ce projet est de tester deux plantes comme substituts naturels aux hormones de synthèse pour la synchronisation des cycles de reproduction des jeunes truies (cochettes). En effet, l’élevage porcin est basé sur une conduite en bande nécessaire à : - la gestion de lots d’animaux synchronisés (insémination de toutes les femelles en même temps, suivi des mises-bas et soins aux porcelets facilités), - la production de lots de porcelets homogènes en poids et en âge pour l’engraissement et l’abattage, - l’organisation de l’élevage (utilisation optimale des bâtiments, nettoyage entre bandes, vides sanitaires). La conduite en bande nécessite la synchronisation des cycles de reproduction des femelles. Cette synchronisation est réalisée grâce à la distribution par voie orale pendant 18 jours d’une hormone progestagène de synthèse (analogue de progestérone : altrenogest®). Toutefois, l’utilisation d’hormones de synthèse pour la conduite des élevages conduit à des rejets dans l’environnement et rencontre une opposition croissante chez les consommateurs et la société. De plus, le cahier des charges pour l’élevage biologique interdit d’avoir recours aux hormones de synthèse, mais il n’existe pas d’alternative pour la synchronisation des cycles dans les systèmes de production biologique. Nous recherchons donc un substitut naturel à cette hormone progestagène de synthèse parmi un certain nombre de plantes, leur utilisation étant autorisée dans les élevages en agriculture biologique et dans les élevages conventionnels ne souhaitant pas/plus utiliser d’hormones de synthèse. Nous avons identifié deux plantes ayant un effet progestagène, et l’objectif de ce projet est de tester l’effet de ces deux plantes en élevage porcin comme alternative aux hormones de synthèse.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra d’identifier une ou deux plantes ayant un effet progestagène et susceptible de remplacer les hormones synthétiques actuellement utilisées pour la synchronisation des cycles en élevage porcin. L’utilisation d’hormones de synthèse dans les élevages conduisant à des rejets dans l’environnement, ce projet d’alternatives aux hormones apportera des bénéfices dans ce domaine. La comparaison des concentrations plasmatiques et salivaires de progestérone permettra de vérifier si les prélèvements salivaires donnent des résultats pertinents par rapport aux prélèvements sanguins afin de s’affranchir à terme des prises de sang dans un souci de bien-être animal et de réduction des actes douloureux en élevage.

Procédures

Pour chacune des 36 cochettes nous réaliserons un prélèvement de sang 12 jours après l’oestrus 1 et un prélèvement de sang 20 jours après l’oestrus 1 dans la veine jugulaire lors d’une distribution d’eau sucrée favorisant l’immobilisation de l’animal, ce qui permet des prélèvements sans contention et sans stress pour l’animal. Si l’immobilisation n’est pas suffisante, une immobilisation au lasso sera réalisée.

Impact sur les animaux

Pour chaque cochette nous réaliserons un prélèvement de sang 12 jours après l’oestrus 1 et un prélèvement de sang 20 jours après l’oestrus 1 dans la veine jugulaire lors d’une distribution d’eau sucrée favorisant l’immobilisation de l’animal, ce qui permet des prélèvements sans contention et sans stress pour l’animal. Si l’immobilisation n’est pas suffisante, une immobilisation au lasso sera réalisée.

Devenir

A l’issue des deux prélèvements de sang, tous les animaux retournent dans l’unité expérimentale.

Remplacement

L’utilisation des animaux ne peut pas être remplacée car elle est nécessaire pour réaliser l’ingestion des plantes et des hormones de synthèse et documenter leurs effets sur la longueur de l’intervalle entre oestrus et les concentrations plasmatiques et salivaires de progestérone. Nous nous intéressons à une réponse physiologique complexe (passage de progestérone dans le sang après consommation de la plante d’intérêt), réponse qui ne peut être remplacée par des approches in vitro ou de modélisation.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisé a été réduit au minimum : 6 cochettes dans le lot témoin sans synchronisation, 6 cochettes dans le lot témoin avec synchronisation hormonale synthétique, 12 cochettes dans le lot Plante 1, 12 cochettes dans le lot Plante 2. Ces effectifs permettent d’améliorer la robustesse du protocole et d’augmenter la puissance statistique pour la comparaison de la longueur de l’intervalle entre deux oestrus et la variance de cet intervalle entre les lots de cochettes, tout en se conformant à la règle des 3R et notamment au R de Réduire. Les 4 lots seront comparés avec un test statistique d’analyse de la variance en one-way ANOVA et des post-tests de Dunnett permettant de comparer les lots de cochettes traitées avec le lot témoin. Le nombre et la fréquence des prélèvements de sang a été réduit au minimum : un prélèvement de sang 12 jours après l’oestrus 1 juste avant la distribution des plantes et un prélèvement de sang 20 jours après l’oestrus 1 à la fin de la distribution des plantes.

Raffinement

Les conditions d’hébergement sont raffinées par la mise en groupe social et la mise à disposition d’une litière constituée d’une couche épaisse de paille, permettant une activité de fouille et de comportement exploratoire tel que préconisé dans le cadre des recommandations européennes (rapport EFSA). Les prélèvements de sang (2 par animal) seront réalisés dans la veine jugulaire avec du matériel stérile après désinfection de la peau avec de la bétadine lors d’une distribution d’eau sucrée permettant l’immobilisation, dans la mesure du possible, ce qui permet des prélèvements sans contention et sans stress pour l’animal (durée

Choix des espèces

L’objectif de cette étude est de développer des alternatives aux hormones de synthèse pour l’espèce porcine, nous utiliserons donc des porcins. Les animaux seront des femelles Large-White pubères âgées de 180 jours environ pour pouvoir travailler sur la synchronisation des cycles de reproduction en élevage porcin.