Mammifères "de rente"
Validation de capteurs pour mesurer les variations de la glycémie chez le porc
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
- Bien-être animal
10 porcs vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, ceux opérés étant tués à l'issue. Ils reçoivent un cathéter dans la veine jugulaire posé sous anesthésie générale, des piqûres répétées de l'oreille à la lancette et un capteur de glucose sous la peau, puis vivent seuls quatorze jours alors qu'ils vivent d'ordinaire en groupe. Le porteur teste ce capteur comme méthode moins invasive de mesure de la glycémie et présente le projet comme un gain pour le "bien-être" des porcs, alors qu'il repose sur une chirurgie et une mise à mort. Il affirme qu'étudier finement la physiologie du porc reste impossible sans utiliser des porcs vivants.
Objectifs
Pour tous les animaux, l'alimentation permet d'assurer leur développement et leur santé. Le glucose est l'un des nutriments essentiels au bon fonctionnement des cellules de l'organisme, et la mesure de la glycémie (concentration en glucose dans le sang ou le plasma) est reconnue commue un bon indicateur du métabolisme glucidique. Cette mesure nécessite le prélèvement d'un échantillon de sang, souvent de manière répétée au cours de la journée. Chez le porc, le prélèvement de sang reste un acte technique nécessitant une grande habitude. Le porc a peu de vaisseaux sanguins superficiels et visibles. Il est craintif et d'une grande force physique. Par conséquent, le prélèvement de sang requiert une contention de l'animal (acte stressant) et, dans le cas de prélèvements répétés, la pose d'un cathéter réalisée sous anesthésie générale. Le projet vise à tester un capteur intradermique comme alternative pour mesurer la concentration sanguine de glucose, en temps réel et pendant plusieurs jours, grâce à l'électrochimie miniaturisée et au numérique. Nous testerons un capteur glycémique commercialisé pour les personnes diabétiques. Le capteur est utilisable pendant 10 à 14 jours, avec une portée de transmission du signal de 6 m. Le projet vise à déterminer si le capteur fournit des données pertinentes chez le porc grâce à une étude pilote comparant les valeurs mesurées par le capteur à celles de la méthode de référence (prélèvements sériés avec un cathéter veineux) en réponse à des repas de composition contrastée. Cette étape est indispensable pour valider le capteur comme une méthode peu invasive de mesures des constantes physiologiques internes chez le porc. Cela permettrait ensuite de l'utiliser chez des porcs élevés en groupe, permettant de maintenir leur comportement alimentaire, leur statut social, et leur activité physique, ce que ne permet pas l'implantation d'un cathéter veineux. L'utilisation d'une lancette pour recueillir une goutte de sang sera également testée comme une méthode d'invasivité et surtout de fréquence intermédiaire.
Bénéfices attendus
L'utilisation de capteurs glycémiques en médecine humaine a été validée pour mesurer les taux de glucose chez le miniporc ou le porc mais dans des situations particulières taux de sucres dans le sang très élevés induits par l'administration de glucose directement dans la veine, ou bien encore état de diabète). Ce projet vise à déterminer si le capteur glycémique fournit des données exploitables pour des porcs nourris avec des régimes de composition plus en adéquation avec ses besoins physiologiques pour sa croissance et avec le maintien de sa santé. Les bénéfices immédiats attendus seront de fournir une alternative à la technique actuelle de mesure des concentrations sanguines répétées, impliquant une anesthésie générale et une chirurgie, quand on souhaite connaître les variations de taux de glucose sanguin en réponse à des changements dans ses conditions d'élevage (alimentaires, thermiques, sanitaires). Cette méthode serait donc propice à assurer un meilleur bien-être de l'animal lors de ce type de mesures indispensables à la compréhension des mécanismes physiologiques à des fins scientifiques. Si la méthode est validée dans ce cadre pilote, le projet sera poursuivi par une seconde étude visant à maintenir le porc au sein de son groupe social, lui laissant la liberté d'exprimer son comportement alimentaire et ses interactions physiques. Cela permettrait de détecter précocement, par un suivi en temps réel, d'éventuelles évolutions drastiques de la glycémie signalant une dégradation de santé ou du bien-être de l'animal avant que celle-ci ne soit visible.
Procédures
Une dizaine de porcs seront impliqués dans la phase expérimentale d'une durée de 14 jours. La mise en oeuvre de cette expérience est strictement nécessaire pour valider les mesures de concentrations sanguines de glucose issues du capteur (système de mesure en continu), par rapport à la méthode de référence invasive actuelle (cathéter veineux). Il s'agit de recueillir un grand nombre de valeurs de concentrations de glucose suite à l'ingestion de repas dont la composition est connue pour faire varier la glycémie. Trois types d'actes seront appliqués à chaque porc: 1) des repas tests soit sous forme liquide (glucose), soit sous forme granulée et de composition standard (riche en amidon) pour un animal de cet âge, soit sous forme granulée et de composition hyper-énergétique (riche en lipides). Ces repas sont distribués lors de 3 matins en quantité plus faible que le repas habituel. 2) des prélèvements de sang en cinétique après chaque repas d'épreuve. Pour réaliser ces prélèvements répétés sans stress ni contention de l'animal, ceci nécessite de poser un cathéter dans la veine jugulaire, par une intervention chirurgicale sur des porcs anesthésiés, et de le maintenir fonctionnel durant 14 jours. Quelques gouttes de sang seront également prélevées par piqure de la veine de l'oreille grâce à une petite lancette (stylet) à 4 reprises durant l'heure qui suit chaque repas test. 3) un capteur glycémique placé sous la peau, après tranquillisation de l'animal.
Impact sur les animaux
La pose du cathéter pour la méthode de référence de prélèvements sériés de sang est un acte chirurgical qui s'effectue sous anesthésie générale, générant une inflammation, et nécessite une phase de récupération. L'utilisation d'une lancette (type stylet à jet) peut générer une sensation désagréable ou de surprise pour le porc à chacune des 4 piqures. Le logement en loge individuelle durant les 14 jours de l'expérience constitue une contrainte chez un animal vivant habituellement en groupe. La présence d'une aiguille en intradermique sur le capteur et la sécurisation du dispositif par une bande adhésive peuvent entraîner une gêne, voir une inflammation. Le repas liquide de glucose (1 fois durant toute l'expérience) est peu appétant pour l'animal. Le porc ne pourra pas être réintégré dans le troupeau après une chirurgie et devra donc être euthanasié à la fin de l'expérience.
Devenir
Les porcs ayant subi une chirurgie pour insérer un cathéter dans la veine ne pourront pas être réintégrés dans le troupeau. Ils seront euthanasiés à la fin des 14 jours d'expérience.
Remplacement
Le porc est l'espèce cible du projet qui vise à trouver une méthode alternative à la méthode actuelle de référence pour étudier les mécanismes de régulation des constantes métaboliques face aux défis posés par des changements dans l'environnement (alimentaire en premier lieu, mais aussi thermique, social, sanitaire, etc.). Il n'est donc pas possible d'étudier finement la physiologie interne du porc au bénéfice de sa santé et son bien-être, sans utiliser des porcs de poids et génotypes commerciaux. L'utilisation de cellules en culture permettrait de caractériser les mécanismes moléculaires de régulation du taux de glucose intracellulaire, mais ne renseigne nullement sur les variations quotidiennes de la glycémie (concentration du glucose circulant dans le sang) en relation avec le métabolisme des nombreux tissus utilisateurs de glucose (muscles, tissus adipeux, intestins) ou du foie (production de glucose), et selon le comportement alimentaire du porc, son efficience alimentaire, son activité physique, et son état de santé. L'utilisation d'animaux vivants est donc nécessaire pour rendre compte de processus biologiques extrêmement dynamiques.
Réduction
Chaque porc est son propre témoin durant les 14 jours d’expérimentation, ce qui permet de réduire le nombre d'animaux nécessaires tout en prenant en compte la variabilité interindividuelle de la consommation alimentaire et des processus d'ingestion et de digestion à l'origine de variations dans les cinétiques d'évolution du glucose sanguin. Un total de 8 porcs suivra une séquence alimentaire incluant 3 repas tests de composition différente. Ceci permettra d’obtenir au moins 6 à 8 cinétiques sanguines pour chaque type de repas test. Ce nombre a été déterminé sur la base de la bibliographie disponible quant à la validation de capteurs glycémiques développés en médecine humaine chez le miniporc ou le porc conventionnel, et notre propre connaissance des variations des concentrations interindividuelles de glucose sanguin obtenues par prélèvements sériés au cathéter. Au cas où les porcs de l'expérience ne mangeraient pas les aliments expérimentaux (notamment le repas de glucose), ils seront écartés de l'expérience et seront remplacés par un porc supplémentaire. Si toute l'expérimentation se déroule conformément aux attentes, les 2 animaux restants (10 animaux prévus pour 8 nécessaires) ne seront pas utilisés dans l'expérimentation et seront laissés dans l'élevage. Les prélèvements de sang par le tube veineux seront réalisés seulement au cours de 3 jours de repas tests sur les 14 jours d'expérimentation, et on prélèvera environ 1,5% du volume sanguin pour chaque jour de repas test, soit 4% du volume sanguin total à l'issue de l'expérimentation.
Raffinement
La pose du cathéter s'effectue sous anesthésie générale en suivant un protocole d'analgésie pour limiter la douleur pendant et après la chirurgie. Les porcs sont surveillés pendant l'anesthésie et pendant le réveil pour éviter qu'ils ne se blessent en se relevant. Une grille d'évaluation de la douleur (posture, comportement, aspect et sensibilité de la plaie) est renseignée pour chaque porc jusqu'à 4 jours après la chirurgie, en plus du contrôle de la température rectale et de l'appétit. Les règles de propreté seront strictement suivies : seringues à usage unique, port de gants et/ou lavage fréquent des mains, et désinfection de l'extrémité du cathéter avec de l'alcool entre les prélèvements. Un sérum physiologique stérile sera injecté après chaque prélèvement pour rincer le cathéter et remplacer le volume de sang prélevé. Si un porc développe une fièvre, du paracétamol sera injecté via le cathéter. Par précaution, lors du premier et dernier prélèvement, un antibiotique sera administré via le cathéter. La pose du capteur glycémique est réalisée en tranquillisant le porc avec des anesthésiques injectables à faible dose et en intramusculaire. Le capteur est placé sur la face externe de la cuisse en utilisant l'applicateur fourni dans le kit qui permet l'insertion d'une microaiguille en intradermique et la pose d'un patch. Le capteur permet ensuite des mesures des taux de glucose sans douleur, sans contention ni stress. Le porc sera familiarisé avec les humains grâce aux soins quotidiens, permettant l'utilisation de la lancette (stylet) sans stress particulier anticipé, d'autant plus qu'un gel anesthésiant sera appliqué en préventif en massant l'oreille. L'aliment est distribué à volonté durant toute la durée de l'étude, à l'exception des jours de repas test (3 jours). Une paire de porcs sera considérée à chaque séquence pour permettre un contact visuel, olfactif, et tactile entre les deux porcs durant toute la durée de l'expérimentation. Toutes les cages sont équipées de dispositifs d'enrichissement renouvelés régulièrement et au gré des comportements individuels: matériels manipulables (chaînes métalliques et balles en plastique dur) qui ne peuvent pas être rongés, évitant ainsi la présence de résidus dans les fèces. Les animaux sont suivis quotidiennement par du personnel expérimenté afin de détecter l'atteinte d'un point limite.
Choix des espèces
Le projet a pour objectif de trouver une méthode pour renseigner sur l'évolution des taux de glucose sanguin face aux défis posés par les changements de matières premières dans l'alimentation du porc (pour une moindre concurrence avec l'alimentation de l'Homme) et les modifications de son environnement (réchauffement climatique ou évolutions des pratiques d'élevage), et ceci sans actes contraignants et invasifs pour l'animal. Il n'est pas possible d'étudier les évolutions dynamiques du glucose, au bénéfice de la santé et du bien-être, sans utiliser des porcs de poids et génotype commerciaux. L'utilisation de cellules en culture permettrait de caractériser les mécanismes moléculaires de la régulation des taux de glucose intracellulaires, mais pas les variations quotidiennes de la glycémie. L'utilisation d'animaux vivants est nécessaire car les effets mesurés résultent de processus biologiques extrêmement dynamiques, impliquant des étapes de digestion et d'assimilation des aliments lors des repas, et qui ne peuvent pas être reproduits dans des systèmes de culture cellulaire. Les porcs pèseront environ 50 kg (autour de 3-4 mois d'âge). Cela permet d'étudier les variations de la glycémie chez un animal en croissance, et idéal en terme technique (manipulations et volume de sang).
Mise en place d’une technique de prélèvement de Liquide Céphalo Rachidien chez le mini porc
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
3 mini-porcs vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, puis gardés vivants et remis en stock. Chaque animal subit un unique prélèvement de liquide céphalo-rachidien sous anesthésie d'environ quarante minutes, avec un risque de désordre physique ou neurologique si le geste est mal réalisé. Le porteur met au point cette technique de prélèvement en vue de futures études sur le passage de la barrière hémato-encéphalique. Il affirme qu'il est "indispensable" de recourir à l'organisme entier et retient trois porcs comme minimum pour maîtriser le geste.
Objectifs
L'objectif de ce projet est de mettre en place une technique de prélèvement de liquide céphalo rachidien chez le mini porc. Cela sera necessaire dans le cadre de futures études pour vérifier le passage de la barrière hémato encéphalique des produits qui seront testés.
Bénéfices attendus
Il est nécessaire de conduire ce projet pour mettre au point la technique de prélèvement de liquide céphalo rachidien qui sera utile dans de prochaines études. L'objectif étant de savoir si le produit testé passe la barrière hémato encéphalique.
Procédures
Le prélèvement de liquide céphalo rachidien se fera sur animal anesthésié. La durée de l'anesthésie est estimée à 40 minutes. Il y aura qu'un seul prélèvement par animal. La durée d'un prélèvement est de l'ordre de la minute. Tout geste technique fait à l'animal sera réalisé par un personnel formé avec la présence d'un vétérinaire conformément aux bonnes pratiques vétérinaires et à la réglementation en vigueur. Suite à ce prélèvement, pour le reveil des animaux, il y aura la possibilité d'héberger les animaux en individuel si besoin. Si c'est le cas la durée de l'hébergement individuel sera de courte durée, estimée à une heure environ.
Impact sur les animaux
Le prélèvement de liquide céphalo rachidien est un prélèvement bien spécifique. Il faut éviter que ce prélèvement soit contaminé par du sang. Ce prélèvement sera effectué par un personnel formé et de manière conforme à la réglementation en vigueur, selon les bonnes pratiques vétérinaires. Ce prélèvement se fera sous anesthésie générale de l'animal. Le risque dans ce projet est que le prélèvement de LCR soit mal fait et que cela entraine un désordre physique ou neurologique chez l'animal. Pour cela les animaux seront observés au minimum une fois par jour, et plusieurs fois par jour aprés le prélèvement de LCR ( minimum 2 fois). Le recours à des analgésiques est possible si nécessaire. Toutes décisions sur l'animal sera prise en accord avec le vétérinaire désigné.
Devenir
Tous les animaux seront gardés en vie et retourneront dans le stock.
Remplacement
L'objectif de ce projet est de mettre au point la technique de prélèvement de liquide céphalo rachidien chez le miniporc. Il est indispensable de recourir à l'animal dans son ensemble pour ce type de projet.
Réduction
Dans ce projet le nombre d'animaux requis est 3. C'est le nombre d'animaux minimum pour pouvoir maitriser le geste technique.
Raffinement
Les animaux seront hébergés par groupe de 3. Dans les hébergements, une attention particulière sera portée à l'enrichissement du milieu. Présence de jouets type, balles, cordes seront présent au sol. Les animaux seront observés quotidiennement, et au minimum deux fois par jours aprés le prélèvement de LCR. Si besoin les animaux seront placés en hébergement individuel si c'est nécessire pour la phase de réveil.
Choix des espèces
Espèce de choix pour ce type d'étude Jeune adulte . A ce stade les animaux sont plus facile à manipuler.
Etude comparative des réponses cliniques, virologiques et immunologiques du porc suite à l’infection par deux souches de coronavirus respiratoire porcin
- Recherche appliquée
- Maladies animales
18 porcs vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Douze sont infectés par un coronavirus respiratoire porcin par voie trachéale, puis subissent des lavages broncho-alvéolaires sous anesthésie et des écouvillonnages nasaux et rectaux répétés, six autres servant de témoins. Le porteur indique que l'infection peut provoquer une hyperthermie, des troubles respiratoires et une baisse d'appétit, sans signes sévères attendus. Il retient le porc comme "espèce cible" du virus et prévoit aussi de récolter des sérums pour produire des réactifs de diagnostic.
Objectifs
Le coronavirus respiratoire porcin (ou PRCV pour porcine respiratory coronavirus) a été isolé pour la première fois en Belgique dans un élevage porcin en 1984 et s’est répandu massivement au sein des élevages européens, puis dans le reste du monde. Les premières études menées sur cet Alphacoronavirus ont montré qu’il était issu du virus de la gastro-entérite transmissible (GET) suite à des modifications génétiques lui permettant d’infecter les voies respiratoires alors que le virus de la GET ciblait les voies intestinales. Le PRCV entraîne généralement des signes cliniques respiratoires modérés mais il peut entraîner une atteinte respiratoire plus complexe, notamment quand il est associé au virus du syndrome dysgénésique et respiratoire porcin ou au virus influenza A porcin. Des investigations menées récemment dans des élevages français où les porcs présentaient un syndrome respiratoire ont permis d’isoler de nouvelles souches du PRCV. Leurs génomes présentent quelques différences avec ceux des souches isolées dans les années 80-90 et les premières études menées in vitro indiquent que certains de ces virus se multiplient efficacement dans des cellules de trachée de porc alors que d’autres n’y parviennent pas. L’étude expérimentale proposée a pour objectif de mesurer et de comparer les manifestations cliniques, les voies d’excrétion virale et les réponses immunitaires de porcs infectés soit par une souche de PRCV se multipliant en cellules de trachée (souche A), soit par une souche de PRCV ne se multipliant pas dans ces cellules (souche B). Des sérums seront également collectés en fin de procédure afin de disposer de nouveaux réactifs pour le diagnostic sérologique. Pour cela, 6 porcs seront inoculés par la souche A du PRCV, 6 porcs seront inoculés par la souche B du PRCV et 6 autres porcs recevront du milieu de culture et serviront de témoins. Dans un souci de raffinement, un soin particulier sera apporté au suivi clinique de chaque animal au quotidien. En cas d’altération importante de l’état de santé (modification sévère de la température corporelle ou perte de poids anormalement élevée par exemple), les animaux concernés seront mis à mort après anesthésie.
Bénéfices attendus
Les données collectées permettront d’actualiser le modèle expérimental d’infection par le PRCV et d’acquérir de nouvelles connaissances quant au pouvoir pathogène de souches récemment isolées en élevage, en lien avec leurs caractéristiques génétiques et leurs propriétés fonctionnelles évaluées in vitro par ailleurs. De plus ce projet permettra d’évaluer les différentes voies d’excretion du virus et de produire des réactifs biologiques nécessaires au diagnostique sérologique.
Procédures
Les animaux (n=18) recevront du virus PRCV par voie trachéale (n=12) ou du milieu de culture par voie trachéale (n=6). Les porcs inoculés par du virus seront soumis à : 1/ quatre lavages broncho-alvéolaires sous anesthésie générale de courte durée (
Impact sur les animaux
L’infection par le PRCV peut provoquer une hyperthermie transitoire, des troubles respiratoires et une baisse d’appétit dans les jours suivant l’infection. Il n’est pas attendu de signes cliniques sévères lors de cette expérimentation.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure pour pouvoir récolter des prélèvements de poumons
Remplacement
Ce projet a pour but d’évaluer/comparer les manifestations cliniques, l’excrétion virale et les réponses immunitaires de l’hôte naturel, après infection par deux souches de PRCV présentant des phénotypes différents in vitro. Ceci nécessite donc de passer par des expériences sur l’animal vivant.
Réduction
Il est nécessaire d’avoir 3 lots d’animaux au total pour répondre aux objectifs qui sont d’étudier et de comparer les manifestations cliniques, la multiplication/l’excrétion virale et les réponses immunitaires des porcs infectés par une souche de PRCV qui se multiplie in vitro sur cellules de trachée (souche A) versus une souche de PRCV qui ne se multiplie pas in vitro sur cellules de trachée (souche B): 1 lot inoculé par la souche A de PRCV, 1 lot inoculé par la souche B de PRCV et 1 lot inoculé par du milieu de culture (témoin). Les lots seront constitués chacun de 6 porcs. Cet effectif est le minimum nécessaire par groupe pour des analyses statistiques robustes compte tenu de la variabilité individuelle attendue sur les paramètres mesurés (croissance, virémie, réponses immunes, etc.).
Raffinement
Pendant tout l’essai, les animaux feront l’objet d’un examen clinique quotidien au cours d’une visite dans les animaleries et l’évolution pondérale sera suivie par des pesées individuelles quotidiennes, à partir du jour de l’inoculation jusqu’à J+4 post-inoculation, puis hebdomadaires jusqu’à la fin de la procédure expérimentale. La consommation alimentaire sera mesurée chaque semaine. Afin de diminuer la douleur pouvant être liée aux prélèvements : - les écouvillonnages répétés tous les 2 jours seront réalisés alternativement dans la narine droite puis la narine gauche afin de limiter l’irritation/lésion de la zone de prélèvement. - les prélèvements seront réalisés autant que de possible sans contention des animaux au lasso.
Choix des espèces
Le porc est l’espèce cible du Coronavirus respiratoire porcin. Les animaux seront sevrés à 4 semaines d’âge et auront 7 semaines pour s’acclimater à leur lieu d’hébergement avant le début de la procédure. Tous les animaux seront inoculés à 12 semaines d’âge. Cet âge correspond à un moment où le système immunitaire est considéré comme mature.
Etude de l’efficacité et du mode d’action d’une huile d’insectes sur la santé et la production porcine
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
16 porcelets vont être utilisés dans des procédures menées sous anesthésie, les animaux étant tués avant tout réveil. Âgés de deux mois, ils subissent une prise de sang sous anesthésie puis une mise à mort pour prélever le contenu fécal et intestinal et la muqueuse intestinale, afin d'évaluer une huile d'insectes comme alternative à l'huile de soja importée dans l'alimentation porcine. Le porteur n'attend aucun effet indésirable de l'huile, déjà distribuée à des porcs, et présente l'enjeu comme "économiquement et écologiquement" avantageux pour la filière. Il retient le porc comme "espèce cible" du produit et affirme qu'il n'existe pas d'autre modèle pour observer cet effet.
Objectifs
Le marché de l'alimentation porcine se tourne de plus en plus vers des alternatives à l'utilisation d'huiles végétales souvent issues de cultures importées à fort coût environnemental. Les produits issus des insectes semblent être une alternative intéressante par leur composition en matière grasses et par leur faible impact écologique. La présente étude vise à évaluer l'effet d'une huile d'insectes sur l'efficacité zootechnique des mères et de leur descendance et sur la santé des porcins.
Bénéfices attendus
L'huile d'insectes testée dans ce projet pourrait permettre de tendre vers une autonomie en matières grasses afin de limiter les importations d'huile de soja, sans perte de performances zootechniques, grâce à cette alternative économiquement et écologiquement intéressante.
Procédures
Les porcelets sont soumis à une prise de sang sous anesthésie. Une quinzaine de minutes après l'induction de l'anesthésie, la prise de sang est réalisée. Cette dernière dure moins de cinq minutes.
Impact sur les animaux
L'huile d'insectes testée étant déjà distribuée à des porcs, aucun effet indésirable n'est attendu sur les animaux suite à sa consommation. Le changement d'environnement lorsque les animaux arrivent sur la plateforme zootechnique peut provoquer un léger stress, c'est pourquoi ils seront séparés en deux groupes similiaires à ceux dans lesquels ils étaient à l'élevage et placés dans des cases agrémentées de jouets adaptés à leur espèce.
Devenir
Les seize porcelets sont mis à mort à la fin de la procédure afin de prélever du contenu fécal et intestinal ainsi que de la muqueuse intestinale.
Remplacement
Le projet doit obligatoirement être conduit avec des animaux vivants, car il n'existe pas d'autre modèle pour observer l'effet de l'huile sur la santé des porcins.
Réduction
D'après la littérature, 16 porcelets (8 témoins et 8 recevent l'huile d'insectes testée) est un nombre nécessaire et suffisant pour observer les paramètres étudiés dans ce projet.
Raffinement
De leur naissance à leur transfert sur la plateforme, le bien-être des porcelets est assuré par leur élevage avec un suivi rapproché des mères et de leurs petits. A leur arrivée sur la plateforme zootechnique, les porcelets sont mis dans deux cases agrémentées de jouets selon les lots dans lesquels ils étaient à l’élevage. Afin de limiter le stress, les animaux sont anesthésiés avant de réaliser le prélèvement sanguin, puis ils sont mis à mort toujours sous anesthésie.
Choix des espèces
L’essai doit nécessairement être conduit avec des porcins car c’est l’espèce cible du produit testé. Les animaux utilisés dans le projet ont deux mois. La transmission mère / petit étant importante, et le premier mois post-de sevrage étant une phase critique dans l'élevage porcin, il est donc intéressant de travailler sur les porcelets à la fin de ce premier mois post-sevrage, soit à deux mois de vie, afin d'investiguer si les porcelets sont plus robustes avec une mère ayant reçu l'huile d'insectes testée et s'ils ont un ecosystème plus stable par la suite.
Etude de l’apport d’acides animés encapsulés dans un modèle d’anses intestinales iléales chez la truie
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
- Bien-être animal
8 porcs vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal subit une chirurgie d'environ 2 h 30 sous anesthésie pour mettre en place une anse intestinale, puis est euthanasié pour prélever l'intestin, afin de tester des acides aminés encapsulés dans l'alimentation du porcelet au sevrage. Le porteur indique un risque de douleur abdominale, de déhiscence de la plaie et de péritonite. Il présente les bénéfices attendus d'abord pour la croissance des porcs et pour les éleveurs, la filière et le consommateur.
Objectifs
Le sevrage précoce et brutal des porcelets tel que réalisé dans la majorité des élevages à travers le monde est une période à risque pour la santé des porcelets. En effet, les porcelets sont sevrés généralement entre 3 et 4 semaines, un âge où leurs systèmes digestif et immunitaire sont encore immatures. Le développement de solutions nutritionnelles a depuis de nombreuses années mobilisé les acteurs de l’alimentation animale et de la recherche pour accompagner la démédicalisation du sevrage des porcelets. Parmi ces solutions nutritionnelles, celles ciblant le microbiote digestif et la production de métabolites bactériens d’intérêt peuvent limiter la dysbiose et l’inflammation digestive résultant du sevrage et pouvant générer des troubles digestifs. Les acides aminés (AA), nutriments essentiels à la croissance et à la santé des porcs, sont aussi des nutriments pour les micro-organismes présents dans le tube digestif. La fermentation de certains AA par les micro-organismes produit des métabolites exerçant des propriétés antiinflammatoires, trophiques, antioxidantes, etc. sur la muqueuse digestive. L’objectif général de ce projet est d’évaluer l’intérêt d’apporter dans l’alimentation du porc des AA libres et encapsulés pour ne pas être absorbés par l’intestin grêle et être disponibles pour produire, par fermentation, des métabolites dans les parties distales du tube digestif. Des effets positifs de ces métabolites sur la physiologie et les défenses intestinales et in fine sur la santé du porcelet au sevrage sont attendus. Les questions de recherche sont : 1-L’identification de métabolites d’intérêt et de leurs AA précurseurs exerçant des effets sur la fonction de barrière de l’épithélium intestinal in vitro et des effets antiinflammatoires et immunorégulateurs sur la muqueuse digestive in vivo (anses intestinales isolées et chez le porc). 2-La caractérisation de l’enveloppe lipidique garantissant la délivrance des AA précurseurs sur le site de fermentation (intestin distal). Les anses intestinales reprises dans le présent document concernent la première question. Les autres objectifs sont présentés au lecteur afin de lui fournir tout le contexte de l’étude.
Bénéfices attendus
Outre d’être des nutriments pour l’animal, les acides aminés (AA) sont aussi des nutriments pour le microbiote digestif. Certains de ces acides aminés vont modifier la composition du microbiote et leur fermentation par ce microbiote produit des métabolites bactériens qui peuvent exercer des effets bénéfiques sur la physiologie et les défenses intestinales. Le projet vise à identifier, pour le porc, des métabolites et les AA précurseurs d’intérêt ainsi que la réponse du tissu intestinal et du microbiote digestif en présence des AA ou des métabolites des AA, à caractériser la matrice AA/capsule lipidique qui permet la délivrance des AA précurseurs dans les parties basses de l’intestin et de réaliser un essai in vivo en conditions d’élevage contrôlées afin de montrer les effets favorables de l’apport d’AA encapsulés sur la santé et la croissance des porcelets en période de post sevrage. À court terme des connaissances scientifiques vont être générées et feront l’objet de publications. Dans un second temps il y aura : Bénéfice pour la santé des porcs et de manière plus générale pour leur bien-être (moins de trouble intestinaux) ; Bénéfice en terme de croissance pour les porcs bénéficiant des ces AAs (croissance optimisée) ; Bénéfice pour les éleveurs de porcs (des porcs plus sains qui grandissent mieux) ; Bénéfice pour le consommateur (une viande de qualité accrue encore plus sûr en terme microbiologique) et Bénéfice pour l’industriel
Procédures
Anesthésie générale et chirurgie de mise en place d’une anse intestinale : tous les animaux du projet, 1 chirurgie par animal, sur animaux anesthésiés et sous traitement analgésique, durée envison 2H30. Prise de sang : Un tube de 10 mL sur tous les anx du projet, 2 fois/porc (le jour de l’anesthésie pour la chirurgie et 48H après), sur animaux anesthésiés, 2 minutes
Impact sur les animaux
Suite à l’intervention, les animaux pourraient ressentir une douleur abdominale malgré l’analgésie. Ils sont donc susceptibles d’être apathiques, prostrés et de ne pas s’alimenter. Exceptionnellement, on pourrait avoir une déhiscence de plaie (rupture des sutures cutanées), une infection sur la ligne de suture ou une perméabilité de la suture termino-terminale de l’intestin qui engendrerait une péritonite. L’imperméabilité de la suture est vérifiée après sa réalisation.
Devenir
Le projet est de réaliser un modèle animal pour tester finalement l’AA préalablement sélectionné sur organoide intestinal, le modèle est celui des anses intestinales qui nécessite une chirurgie. Les animaux à la fin de la procédure seront tous euthanasiés pour réaliser les prélèvements d’intestins afin d’analyser l’expression de transcrits associés à la réponse immune intestinale et de déterminer la composition du microbiote intestinal et le métabolome de contenus digestifs par résonnance magnétique nucléaire et par spectrométrie de masse.
Remplacement
Les AAs ont été sélectionnés et évalués au préalable en utilisant des organoïdes porcins. Toutefois les organoïdes (uniquement constitués de cellules épithéliales) ne peuvent pas remplacer totalement les anses ligaturées qui se rapprochent beaucoup plus de la réalité (nombreux types cellulaires, apport sanguin et lymphatique…). Les anses qui peuvent être réalisées en grand nombre chez un même animal (>10 dans le jéjunum) permettent de limiter le nombre d’animaux utilisés par rapport à des approches plus conventionnelles.
Réduction
Ce modèle d’anses intestinales permet d’évaluer l’impact de l’AA sélectionné sur la muqueuse intestinale de façon précise et ciblée (espace restreint, sans transit). Nous pouvons ainsi plus facilement tester le bienfait de l’acide aminé sur la muqueuse intestinale et le microbiote porcin. Le modèle animal d’anses instestinales permettra de tester un acide aminé (2 « boudins ») versus un témoin sur 4 animaux. Le nombre d’animaux et le nombre de replicats (boudins) par animal est calculé de facon à avoir une représentativité statistique suffisante pour réaliser un test non paramétrique pour l’analyse de l’expression génique.
Raffinement
Les expérimentations seront menées à bien selon le principe des 3R. Les porcs seront hébergés par 2 afin d’éviter un isolement et pour laisser libre court à leurs interactions sociales dans une case dont la température ambiante sera contrôlée (25 ± 2 °C, adaptée à l'âge des animaux). Ils auront à disposition des chaines ou jouets suspendus pour machouiller et un ballon. Une surveillance bi-quotidienne des animaux sera mise en œuvre afin de veiller à leur bien-être. Les animaux seront sous anesthésie générale avec ventilation mécanique assistée et monitoring de paramètres physiologiques (température, saturation en oxygène, fréquence cardiaque). Un analgésique (buprénorphine) sera administré avant même le début de la chirurgie et le traitement analgésique sera continu sur la période post-opératoire. Les animaux seront manipulés dans le calme. Les deux animaux de chaque journée seront choisis comme étant des partenaires sociaux d’un même groupe. Pendant la semaine d’acclimatation au nouvel établissement, les animaux seront familiarisés à leurs soigneurs par l’administration de récompenses sucrées (type fraise tagada). Pendant le suivi post-opératoire, les visites seront plus fréquentes avec un passage en soirée.
Choix des espèces
Le porc est l’espèce cible du projet. Les animaux auront entre 28 et 40 jours d’âge. À ce stade ; les animaux péseront entre 8 et 15 kg, ce qui facilitera leur manipulation, la chirurgie et le suivi post-opératoire.
Lien cause à effet entre microbiote et diarrhée chez l’agneau
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Oncologie
- Système gastrointestinal
140 moutons, brebis et agneaux, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, les agneaux mâles étant abattus et les femelles rendues au troupeau. Ils subissent des prélèvements de sang, de fèces et de contenu du rumen par sonde œsophagienne, un geste qui provoque un stress transitoire et parfois une irritation de l'œsophage. Le porteur cherche à relier l'installation du microbiote à l'apparition de diarrhées chez le jeune ruminant. Il indique qu'aucun modèle in vitro ne permet d'étudier la relation entre l'hôte et son microbiote.
Objectifs
Ce projet propose de suivre le flux d'établissement microbien depuis sa source (rumen et vagin de la brebis, environnement) jusqu'à l'écosystème du rumen adulte (un mois après le sevrage) chez des agneaux sains et diarrhéiques. L’objectif est d’établir une relation de cause-conséquence entre l’installation du microbiote et l’apparition des troubles digestifs chez le jeune. Nous recherchons à relever les trois critères qui définissent la causalité : i) ordre chronologique - X arrive avant Y ; ii) la relation entre X et Y n’est pas due au hasard et iii) Il n’y a rien d’autre qui explique la relation entre X et Y.
Bénéfices attendus
A l’issue du projet, nous souhaitons raccourcir la liste des microbes différentiellement abondants identifiés dans la première phase. Ceci nous permettra d’imaginer une nouvelle expérimentation afin de répondre au troisième critère de la causalité : il n’y a rien d’autre qui explique la relation entre X et Y.
Procédures
Les brebis et les agneaux subiront des prélèvements sur animaux vigiles (prises de sang, de contenu ruminal et de féces). Les brebis auont deux prélèvements à deux mois d'intervale. les agneaux subiront les mêmes prélèvements mais avec une fréquence plus élevés une dizaine ente la naissance et l'âge de 3 mois. La réalisation du prélèvement sera en soit très rapide car chacun ne durera qu'une à deux minutes en incluant la contention.
Impact sur les animaux
Les animaux seront logés et soignées dans les conditions traditionnelles ; de même les techniques des prélèvements sont des pratiques couramment appliquées. Le contenu ruminal sera prélevé par sonde oesophagienne. Un stress transitoire est généré par ce type de prélèvement et dans certains cas une légère irritation de l'oesophage peut être observée. La contention physique des animaux s’effectuera dans les conditions habituelles d’élevage. Une personne compétente maintiendra la tête de l'animal pour éviter son balancement de gauche à droite et permettre l'ouverture de la bouche. L'expérimentateur introduira alors doucement le tube protecteur dans la bouche de l’animal, puis la sonde elle-même, et attendra que l'animal déglutisse la sonde avant de l’enfoncer précautionneusement, au rythme des déglutitions de l’animal, jusque dans le rumen. Une fois la sonde en place dans le rumen, le tube protecteur sera attaché au mufle de l'animal par une pince mouchette. Cette mouchette ne sera pas utilisée pour contenir ou restreindre l'animal, mais simplement pour éviter que le tube protecteur de la sonde ne sorte de la cavité buccale : en aucun cas la personne chargée de la contention ne devra tenir la mouchette durant le prélèvement. Une fois le prélèvement effectué, la sonde sera retirée lentement, puis la mouchette et enfin le tube protecteur. L’animal sera alors libéré de sa contention et reprendra sa place normalement dans le troupeau. L’ensemble de ces manipulations ne dure que 1 à 3 minutes. Les prises de sang seront réalisées à la veine jugulaire.
Devenir
A l’issue de l’expérimentation, les brebis et les agneaux femelles seront gardées en vie : au tarissement des brebis, celles-ci retourneront dans le troupeau expérimental de même que les agneaux femelles pour assurer le renouvellement. Les agneaux mâles seront abattus dans notre abattoir expérimental où des prélèvements et mesures seront réalisés dans les différents compartiments du tube digestif afin de le caractériser finement..
Remplacement
La question scientifique touchant à la relation hôte-microbiote, nous ne pouvons pas y répondre par des modèles in vitro.
Réduction
Cinq lot de 20 agneaux et 40 mères seront utilisés dans cette expérimentation. Le nombre des animaux a été étudié pour 1)tenir compte de l’importante variabilité individuelle observée dans la composition du microbiote digestif surtout en début de vie lors de sa mise en place; 2) s'assurer d'avoir un nombre d'animaux suffisant par lot présentant de signes de troubles digestif sans accourrir aux challenges; 3) assurer des répétitions pour obtenir la force statistique nécessaire pour arriver à la causalité.
Raffinement
Les agneaux font l’objet d’une surveillance régulière par les personnels animaliers et d’une pesée toutes les semaines afin de vérifier la courbe de croissance. Tout signe de souffrance, se manifestant par de l’abattement, un refus de s’alimenter, ou un comportement anormal (considérés comme points limites) sera signalé, consigné dans le cahier d’expérimentation et pourra entrainer l’arrêt des prélèvements et la fin de l’expérimentation pour un individu donné voire l’euthanasie si nécessaire. Néanmoins, les prélèvements ne devraient pas induire de douleur car ils sont réalisés rapidement par du personnel expérimenté.
Choix des espèces
L'objectif est de comprendre les déterminants microbiens déclancheurs des diarrhées chez le jeune ruminant, un travail sur les ovins s'avère donc, par définition en tant qu’espèce-cible et espèce-modèle, plus pertinent qu'un autre modèle pour les ruminants d’élevage. L'étude de la modulation du microbiote gastrointestinal après la naissance nécessite d'utiliser des agneaux nouveau-nés. Les agneaux seront répartis en lots 12h après la naissance et jusqu'à l’âge de 3 mois.
Caractérisation phénotypique et fonctionnelle des leucocytes des vaches laitières
- Recherche appliquée
- Maladies animales
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
8 vaches laitières vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, sans mise à mort, toutes réintégrant ensuite le troupeau. On leur injecte dans un quartier de la mamelle un composé inflammatoire qui provoque une fièvre brève et une douleur à la palpation entre quatre et douze heures, avec des prélèvements de lait et de sang. Le porteur indique qu'aucun analgésique n'est administré car il fausserait l'inflammation étudiée. Il affirme que cette approche évite une infection bactérienne expérimentale qui condamnerait les animaux à l'équarrissage.
Objectifs
Ce protocole s’inscrit dans le cadre de travaux visant à améliorer la résistance des animaux aux mammites, ces dernières représentant une des maladies majeures à ce jour en élevage bovin. Notre but est de mieux connaître les globules blancs, et plus particulièrement les neutrophiles qui ont un rôle essentiel dans la défense des vaches contre les mammites. Les neutrophiles sont les premières cellules immunitaires à arriver sur le site de l'inflammation mammaire lors des mammites bovines, d’où l’importance de la connaissance précise de ces cellules. Parmi les globules blancs des bovins, ces neutrophiles se répartissent en deux sous-groupes, chacun possédant des propriétés spécifiques soit d'activation ou de diminution de la réponse inflammatoire. L'objet de la présente demande est de nous permettre de caractériser finement les neutrophiles de la glande mammaires lors d'une inflammation et d’étudier comment les proportions et les activités biologiques respectives de différents types de neutrophiles évoluent, à la fois dans le sang et dans le lait, lors d'une inflammation mammaire.
Bénéfices attendus
Ce projet s’inscrit dans une démarche d’amélioration de la résistance des vaches laitières aux mammites. Il contribuera à une meilleure connaissance des neutrophiles recrutés dans le lait lors d'une inflammation et de leur rôle dans le contrôle de cette inflammation. Les données préalables recueillies dans le cadre du projet Masticells suggèrent que la proportion des neutrophiles régulateurs parmi les neutrophiles du lait à différents temps après déclenchement d'une mammite sont variables. Ces neutrophiles régulateurs ayant des capacités de modulation de la réponse immunitaire de l'hôte, ils pourraient intervenir dans les processus de contrôle de l'inflammation et potentiellement de réparation tissulaire après inflammation. A termes, cette meilleure caractérisation des neutrophiles du lait pourrait être introduite dans les critères d’amélioration génétique de la résistance des vaches laitières aux mammites.
Procédures
Une inflammation mammaire sera induite par injection, via le canal du trayon, d'un composé inducteur d'inflammation dans un des 4 quartiers de la glande mammaire des 8 vaches recrutées. Des prélèvements de lait (2x40ml) et de sang (à la jugulaire) sont prévus à 4 temps (t=0h, 4h, 72h et 144h post-injection de LPS).
Impact sur les animaux
Compte-tenu des travaux antérieurs et des données de la littérature, l'injection du composé inflammatoire (LPS) induira une inflammation locale de courte durée (plus de signes locaux d'inflammation 12h après injection) accompagnée d’une fièvre de courte durée (pic de température rectale à 8h post-injection et retour à une température normale 12h post-injection). Le quartier injecté est douloureux à la palpation entre 4h et 12h post-injection. L’état général, l’intensité de l’inflammation locale et la douleur sont évalués à l’aide d’une grille de notation. L’utilisation d’un médicament pour limiter la douleur (analgésique) n ‘est pas possible en raison de son impact sur le déroulement de l’inflammation. Les prises de sang ne nécessitent qu’une contention minimale, les animaux étant habitués à la contention lors de la distribution des aliments. La douleur causée par l’aiguille ne nécessite pas d’anesthésie.
Devenir
Les animaux réintègreront le troupeau de l’unité expérimentale sur décision de la personne responsable du bien-être des animaux. La réponse inflammatoire consécutive à l'injection de LPS est de courte durée. Ce traitement n’engendre classiquement que peu d’inconfort et, par ailleurs, les animaux seront dans tous les cas soignés en cas de pathologie.
Remplacement
Les informations collectées lors de ce protocole porteront sur l'espèce concernée par les mammites (vache). L'approche proposée permet de remplacer une infection bactérienne expérimentale qui condamnerait les animaux à l'équarissage. Cette méthode alternative permet l'évaluation globale des premières étapes de la réponse au niveau de l’animal entier. Il n'existe pas, à l'heure actuelle, de modèle in vitro permettant de reproduire le recrutement des neutrophiles sanguins dans la glande mammaire suite à une infection mammaire.
Réduction
Huit vaches laitières en lactation seront incluses dans le projet. Ce nombre permet d'obtenir une valeur médiane des proportions de neutrophiles régulateurs dans le lait lors d'une inflammation mammaire. Nous comparerons l'évolution de ce pourcentage à différents points au cours de l'inflammation (t=4h, t=72h, t=144h). Les proportions des neutrophiles régulateurs aux différents temps seront analysées statistiquement par des approches de statistiques adaptées aux petits échantillons. Ce nombre a été déterminé pour satisfaire une condition de validité du test statistique qui sera utilisé (effectif d'au moins 5 animaux) et prendre en compte la possibilité d'une non-réponse de certains animaux (situation rencontrée lors de tests précédents à une fréquence de 5%). La capacité maximale de l'installation est de 8 animaux traités simultanément. Ce nombre d'animaux permettra de traiter tous les animaux en une seule série et ainsi contrôler des variations qui auraient été liées à plusieurs séries espacées dans le temps. Les variables contrôlées seront la race des animaux et le stade de lactation : les animaux seront de la même race (Prim'Holstein) et seront en milieu de lactation (entre 3 et 7 mois).
Raffinement
L’utilisation d’un composé non infectieux pour le déclenchement de l’inflammation réduit l’intensité et la durée de l’inflammation et permet de mimer les premières étapes d’une vraie infection. Les animaux seront gardés à proximité des bâtiments le jour de l’injection afin de pouvoir les surveiller de façon suivie. Tout signe d’une dégradation de l’état de santé d’un des animaux entraînera l’intervention du vétérinaire praticien de l’unité. Les prises de sang réalisées ne nécessitent qu’une contention minimale, les animaux étant habitués à être pris au cornadis pour la distribution des aliments. Elles sont réalisées par du personnel expérimenté. La douleur causée par l’aiguille ne nécessite pas d’anesthésie.
Choix des espèces
L’espèce animale utilisée est le bovin. Il s’agit de vaches laitières de race Prim’Holstein en lactation. Les travaux sont réalisés sur la vache laitière car c'est une des espèces sujette aux mammites. Ces animaux ne sont pas transgéniques et ont été obtenus par des méthodes de reproduction utilisées en élevage classique. Il s'agit de vaches adultes (âgées de 3 à 6 ans) en lactation (stade de lactation entre 3 et 7 mois) non mises en reproduction.
Impact de la présence d’une mère sur le développement social et réactionnel de veaux laitiers
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
26 velles laitières vont être utilisées puis rendues à leur élevage, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance déclaré léger. Elles passent deux tests comportementaux impliquant une manipulation et un isolement bref, l'un de dix minutes, l'autre de quinze. Le projet compare le développement social de veaux élevés partiellement sous leur mère à celui de veaux séparés à la naissance. Le porteur inscrit l'étude dans une visée d'amélioration du "bien-être des animaux non-humains", tout en notant que le test de rencontre sociale pourrait provoquer des agressions et des blessures légères.
Objectifs
Les génisses laitières élevées pour le renouvellement du troupeau sont majoritairement séparées de leur mère à la naissance pour être élevées en allaitement artificiel. Cette pratique est de plus en plus questionnée d’un point de vue bien-être animal ou travail pour l’éleveur. Des pratiques diverses se mettent en place afin de pouvoir laisser la velle sous la mère tout en continuant, pour l'éleveur, à produire suffisamment de lait pour vivre. Une de ces pratiques vise à laisser la velle avec sa mère de la naissance à 3 mois puis de faire une séparation progressive sous forme d'un sevrage alimentaire d'une semaine (par pose de palette anti tétée) puis d'une séparation partielle en mettant les velles dans une parcelle adjacente à celle de leur mère. Notre projet vise à déterminer quels apports cette conduite occasionne dans la relation entre la velle et sa mère et dans leur bien-être respectif. Il est rapporté empiriquement par les éleveurs que les génisses élevées sous la mère peuvent être plus difficiles à manipuler, plus stressées dans des situations nouvelles, comme la salle de traite, que des veaux élevés classiquement en allaitement artificiel. Ce projet a pour but de (1) d'étudier l'évolution du lien entre les velles et leur mère jusqu'au sevrage ; et (2) déterminer quelle influence la présence d'une mère a eu sur le développement des compétences sociales et réactionnelles des velles.
Bénéfices attendus
Nous attendons une meilleure connaissance de l’impact de ce mode d’élevage (présence partielle de la mère avec son veau) sur le développement comportemental de ces veaux, notamment si cela impacte de façon positive ou non leur capacité sociale et réactionnelle ce qui permettrait une meilleure adaptation de ces animaux à leur future condition de vie (réallotement, situations nouvelles et potentiellement anxiogènes comme la salle de traite, les transports etc.) et donc d’améliorer leur bien-être.
Procédures
Les animaux seront soumis à 2 tests comportementaux impliquant une manipulation et un isolement temporaire de durée brève (10 min pour l'un et 15 min pour l'autre).
Impact sur les animaux
Les tests comportementaux réalisés sont de très courte durée : lors du test de rencontre social, des agressions pourraient se produire entre individus pouvant potentiellement entrainer des blessures légères et du stress, une surveillance des rencontres sera mise en place. Le test de prise de risque implique une part d’isolement des individus qui peuvent se retrouver stresser, cependant cet isolement ne serait pas plus de 10 min et n’aurait donc pas de conséquence à long termes attendues.
Devenir
Les animaux ne subissant aucun traitement lourd ou sévère avec des conséquences majeures attendues sur le long terme, ils peuvent retourner dans leur système d’élevage classique sans séquelle.
Remplacement
Le projet porte sur une étude visant à mesurer l’évolution du comportement des animaux. Les mesures se feront via, principalement, des méthodes d’observation comportementale. Seul l'animal dans son intégralité peut être utilisé pour répondre à ces objectifs.
Réduction
Cette étude prévoit une comparaison entre traitement, ainsi chaque individu sera testé de façon individuelle obtenir des données individuelles pour les analyses statistiques. Or, en comportement la variabilité individuelle est un facteur omniprésent et très influent. Pour en tenir compte, dans ce genre d’étude, il est nécessaire d’avoir un nombre d’animaux minimum de 10/traitement afin que les statistiques puissent porter. Nous montons nos effectifs à 13 (si cela s’avère possible au vu des naissances) afin de palier à tout incident pouvant réduire le nombre de nos animaux à un niveau non exploitable.
Raffinement
Le projet sera mené par du personnel compétent et l’ensemble des animaux sera élevé selon leur mode d’élevage habituel au pâturage avant sevrage puis en bâtiment durant l’hiver sur paille et groupe, puis à nouveau au pâturage. Le pâturage se fait dans des prairies qui disposent d'espaces ombragés pour le confort des animaux durant les périodes de forte chaleur. Les tests de choix, et à l’Homme qui seront réalisés en bâtiment, se feront dans une arène à laquelle les animaux auront été habitués pour limiter leur angoisse. Les veaux y seront menés via un personnel compétent et formé. La durée des tests est également réduite au minimum nécessaire afin de limiter la durée d’isolement total ou partiel des individus. La surveillance des animaux sera journalière et elle aussi réalisée par un personnel compétent. La présence de signes cliniques sera prise en compte dans la décision de l’application des critères d’arrêt mis en place pour l’expérimentation. Il en va de même lors des tests : une surveillance minutieuse des animaux sera réalisée et permettra l’arrêt à tout instant du test si la situation le nécessite. En cas de risque de blessure lors d’un test, ce dernier sera immédiatement arrêté et l’animal recevra sans attendre les premiers soins si blessure il y a. Suivant la gravité établie de la blessure, l’assistance d’un vétérinaire pourra être sollicitée.
Choix des espèces
L'objectif du projet est de déterminer l’impact sur le développement comportemental de jeunes bovins d’une pratique agricole en élevage laitier visant à élever les génisses de renouvellement sous leur mère dans une optique d'amélioration du bien-être. Un travail sur les jeunes génisses laitières s'avère donc pertinent, par définition en tant qu’espèce-cible et espèce-modèle. Nous utiliserons des veaux femelles (velles) de 5 mois (environ) (test sur jeunes sevrés) ce qui nous permettra de répondre à notre objectif de déterminer l’impact de la présence de la mère sur le développement post-sevrage des génisses. Cela nous évite d’être trop proche du sevrage ayant lieu entre 3 et 4 mois mais permet également d’être à un âge où les animaux sont confrontés à de premiers gros changement d’allotement et de pratiques.
Evaluation d’une nouveau critère de formulation d’aliments plus efficients pour porcs en croissance
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
48 porcs vont être utilisés puis engraissés et abattus de façon classique, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils sont anesthésiés à trois reprises pour un scanner de la composition corporelle et élevés en loge individuelle pendant la croissance. Le projet évalue un critère de formulation d'aliments visant à réduire le coût et l'impact environnemental de l'élevage porcin. Le porteur affirme que cette évaluation "nécessite" d'être réalisée sur l'espèce porcine et inscrit ses objectifs dans le "bien-être des animaux non-humains" et les attentes sociétales.
Objectifs
L'objectif du projet est de comparer la réponse des porcs en croissance alimentés avec des aliments se différenciant par le choix des matières premières (céréales, tourteaux) et la modulation apportée par des traitements technologiques sur leurs caractéristiques nutritionnelles et d'évaluer l'applicabilité d’un nouveau critère de formulation intégrant ces modifications nutritionnelles. Les aliments pour porcs sont préparés en mélangeant des matières premières qui apportent les nutriments nécessaires à la couverture des besoins des animaux en énergie (part la plus onéreuse de l'aliment), en acides aminés (suffisamment pour la production de viande mais sans excès pour des raison économiques et environnementales) et en minéraux (suffisamment pour la solidité osseuse mais sans excès pour des raison économiques et environnementales). Des connaissances scientifiques récentes ont été produites sur leur utilisation digestive et métabolique selon les process appliqués lors de la production des matières premières ou de l’aliment. Elles permettent de proposer un critère de formulation synthétique intégrant ces effets, qu’il est nécessaire d’évaluer en conditions pratiques. Cela contribuera aux efforts déployés par la filière pour améliorer l'efficacité d'utilisation des ressources par les porcs à la fois pour réduire la part de l’alimentation dans le coût de production et pour répondre aux attentes sociétales pour un moindre impact environnemental et un meilleur bien-être des animaux.
Bénéfices attendus
Une bonne connaissance des valeurs nutritionnelles des aliments pour animaux est essentielle pour optimiser l’efficacité alimentaire et ainsi réduire les coûts de production associés à l’alimentation, économiser les ressources, réduire l'impact sur l'environnement par une réduction des apports de nutriments en excès. La formulation des aliments repose encore le plus souvent sur des valeurs nutritionnelles déterminées à partir de matières premières présentées sous forme de farine. Or des traitements technologiques peuvent être appliqués aux aliments (par exemple lors de la granulation) ou sur directement sur les matières premières (par exemple lors de l'extrusion ou l'expansion) qui sont susceptibles de modifier leur utilisation par les animaux. Une fois les modifications induites caractérisées (étape en amont de ce projet), les connaissances scientifiques acquises seront intégrées dans un critère synthétique permettant d'intégrer lors de la formulation les effets des traitements technologiques appliqués lors de la fabrication de l'aliment ou la préparation des matières premières sur la valeur nutritionnelle de la formule. Les résultats du projet contribueront à la transposition de ce critère de façon opérationnelle dans les services de formulation des usines d'aliment ou directement chez les éleveurs qui fabriquent leur aliment à la ferme.
Procédures
Aucun prélèvement n'est réalisé sur les animaux. Les porcs sont anesthésiés par un protocole classique d'anesthésie vétérinaire : injection (aiguille 40 x 1.2 mm) intramusculaire de xylazine (Rompun® à 10 ml/100 kg) et de kétamine (Imalgène® à 20 ml/100 kg pour les porcs de poids supérieur à 35 kg et 25 ml/100 kg pour ceux de poids inférieur à 35kg). L'acquisition d'images scanner prend environ 10 mn. L'anesthésie doit donc durer suffisamment longtemps pour permettre un transport de l'animal endormi jusqu'au scanner, la prise de mesure et le transport retour à la case de réveil, soit une vingtaine de minutes.
Impact sur les animaux
Les phases les plus critiques pour les animaux correspondent à l'élevage en loge individuelle pendant la phase de croissance et à l'anesthésie et la contention mises en oeuvre pendant les trois mesures de la composition corporelle individuelle. L’élevage en loges individuelles permet d’attribuer à chaque animal une aire de vie qui comprend une zone d’alimentation, d’abreuvement, de repos et de déjection. Elle ne leur permet pas de se mélanger avec leurs congénères mais leur permet de se voir au travers des cloisons ajourées, de se sentir, de s'entendre, et aux porcs de deux cases voisines de se toucher. Les procédures d’anesthésie et le suivi constant des animaux au réveil permettent de limiter au maximum le stress autour de la mesure de la composition corporelle par tomographie. L'anesthésie permet d'obtenir des animaux endormis et détendus pour des images de bonne qualité. La contention des animaux endormis pendant le déplacement aller-retour entre la loge et le scanner ainsi que pendant la prise d’image est réalisée avec un matelas à dépression identique à celui utilisé par les pompiers pour le transport de personnes. Les porcs sont ajeûnés avant l’anesthésie afin d'éviter les remontées gastriques dans l'œsophage et la trachée et éviter d'obstruer les voies respiratoires jusqu’au réveil, et sont surveillés après l’anesthésie jusqu’à reprise de la consommation normale d’aliment et d’eau.
Devenir
Les animaux sont tous gardés en vie à la fin des procédures. Ils seront engraissés en groupe pendant 1 mois après la période expérimentale et leur abattage interviendra de façon classique pour ces animaux de rente, à la fin de la période d'engraissement.
Remplacement
L'évaluation de l'applicabilité d'un nouveau critère de formulation pour améliorer l'efficience alimentaire des porcs selon la technologie appliquée lors de la préparation des matières premières et la fabrication des aliments pour porcins nécessite d’être réalisée sur l’espèce porcine et sur animaux.
Réduction
Le nombre d'animaux mis en essai (12 par lot) est limité au strict nécessaire pour être en mesure de mettre en relation précisément l'ingestion de nutriments et les dépôts tissulaires associés pendant l'engraissement. Cet effectif permet d'avoir une puissance statistique suffisante pour mettre en évidence un écart de 2 points de pourcentage de teneur en gras et en muscle dans l'animal. L'élevage en loge individuelle permet de limiter le nombre d'animaux à anesthésier pour le même nombre d'unités expérimentales (12/lot) et une mise en relation plus précise entre les nutriments ingérés et les tissus déposés que si ces mesures étaient réalisées sur des porcs élevés en case (donc plus d'animaux) sans possibilité de quantifier leur ingestion alimentaire individuelle (moins de précision). Les données seront soumises à une analyse statistique qui intègre le lot et la répétition en effets principaux, et le porc en unité expérimentale.
Raffinement
Contrairement aux mesures faites après l'abattage, la tomographie est une technique non invasive qui permet de caractériser la composition corporelle en réduisant le nombre d'animaux, chacun étant suivi à 3 stades de croissance. Les aliments sont formulés pour couvrir les besoins nutritionnels des porcs. Ils sont distribués à volonté et les porcs disposent d'une distribution d'eau également à volonté. La température ambiante est régulée par un système de ventilation qui permet de maintenir les animaux dans leur zone de confort thermique.
Choix des espèces
L'évaluation de l'applicabilité d'un nouveau critère de formulation pour améliorer l'efficience alimentaire des porcs selon la technologie appliquées lors de la préparation des matières premières et la fabrication des aliments pour porcins nécessite d’être réalisée sur l’espèce porcine. Les porcs seront suivis depuis leur entrée en engraissement vers 68-70 jours d'âge jusqu'à environ 150 jours d'âge (vers 115 kg de poids vif). La comparaison de la croissance des animaux se fera pendant cette période.
Pose et retrait d’une canule ruminale temporaire pour ovin adulte
- Protection de l’environnement
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
2 moutons castrés vont être utilisés puis rendus au troupeau après récupération, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils subissent deux interventions chirurgicales sous sédation, pour poser puis retirer une canule ruminale temporaire, avec des prélèvements sanguins répétés. Le porteur présente ce dispositif temporaire comme une alternative aux canules permanentes portées toute la carrière de l'animal. Il ouvre son résumé en évoquant un "besoin constant d'animaux" de son établissement et qualifie le recours aux ovins d'"indispensable" pour l'étude fine de la digestion.
Objectifs
L'agriculture est depuis toujours en constante évolution. Pour l'aider dans cette mutation la recherche agronomique a initié de nombreux programmes de recherche. Auparavant orientée vers l'augmentation des performances et l'amélioration de la productivité des espèces animales élevées et destinées à produire du lait et/ou de la viande, aujourd'hui elle s'orienterait plutôt à maintenir le niveau de production des animaux (ovins, bovins...) tout en prenant plus en compte les contraintes du milieu, les risques environnementaux (production des gaz à effet de serre, polution des sols...) ou les attentes sociétales (bien être animal, qualité des produits, traçabilité de l'alimentation...). Pour répondre à une partie de ces enjeux, notre établissement utilisateur a un besoin constant d'animaux. Pour réaliser des études fines des mécanismes physiologiques d'ingestion et de la digestion des aliments chez les ruminants , les animaux modèles utilisés sont ici des moutons castrés. C'est un modèle animal de référence pour établir les valeurs de digestibilité et d’ingestibilité des aliments pour ruminants, et pour comprendre les processus digestifs afin de les modéliser. De par son caractère générique, les résultats qu’il permet d’obtenir sont le plus souvent extrapolables aux autres catégories de ruminants (bovins, caprins, brebis et agneaux). Pour certaines études, en particulier pour la compréhension des mécanismes de digestion et de mesure de la cinétique de dégradation des aliments, le recours à des animaux porteurs de canules est indispensable. L’objectif de ce projet qui durera deux ans, est de trouver une alternative à certaines méthodes invasives sur animaux en particulier les canules permanentes sur ruminants. Ici, il s’agit premièrement de concevoir une canule ruminale temporaire pour ovin avec un diamètre d’insertion dans le rumen le plus étroit possible (= 3 cm) et pouvant être retirée quelques semaines après (max : 20 semaines). La pose de la canule se fera par chirurgie mais le retrait devra être réalisé sans chirurgie supplémentaire. Le but est que ces dispositifs ne soient positionnés sur l’animal que pour la durée de l’expérimentation et non sur la carrière de l’animal tout en permettant d'étudier les mécanismes fins de la digestion. Pour cela , nous réaliserons cette expérimentation sur deux moutons adultes afin de confirmer l'ensemble des étapes de ce protocole de mise en oeuvre.
Bénéfices attendus
Pouvoir étudier les mécanismes fins de la digestion en utilisant des animaux porteurs de canules. Les animaux ne seront équipés de ces canules que pour la durée des procédures soit quelques semaines. Les animaux ne seront plus équipés de canules permanentes durant toute leur carrière.
Procédures
Les deux animaux subiront deux interventions chirurgicales avec une sédation à la xylazine : la pose de la canule durera environ 30 minutes et le retrait de la canule durera moins de 10 minutes. Les prélévements sanguins seront réalisés sur les deux moutons vigiles et chacun durera moins d'une minute entre la contention et la réalisation de la procédure. Un volume maximum de sang de 20 ml par mouton est prélevé à la jugulaire (volume de prélèvement sans conséquence néfaste pour leur santé, inférieur à 1% du volume sanguin de l'animal), au moyen d’un vacutainer. Les prélèvements sanguins sont réalisés deux fois par jour à 3 heures d'intervalles à J-1, J0, J+1 et J+2 puis une fois par jour à J+5, J+7, J+9 et J+13 le matin à la pose et au retrait de la canule. Ces prélèvements seront réalisés par du personnel qualifié, les animaux seront préalablement habitués aux manipulations et aux prélèvements, pour que ceux-ci se passent dans le calme pour ne pas biaiser les indicateurs de bien-être animal (cortisol).
Impact sur les animaux
La présence de la canule engendre une légère gêne mécanique mais qui sera réduite à l'échelle de la procédure. De plus, au moment du retrait de la canule, un léger écoulement pourrait survenir pendant quelques heures, le temps que l'orifice ne se bouche de manière mécanique.
Devenir
A l'issue de toutes les procédures, les animaux retourneront dans le troupeau de mâles castrés après avoir complétement récupéré.
Remplacement
Dans certains cas de figure, notamment pour l'étude des mécanismes fin de la digestion, nous ne pouvons pas utiliser de méthodes alternatives (fermenteurs artificiels). C'est pour cela que nous avons recours à des ovins dans ce projet.
Réduction
Nous avons réduit au maximum les effectifs avec seulement deux animaux utilisés. Pour vérifier toutes les étapes, nous devons les confirmer avec au moins une répétition. Il serait vraiment très difficile de tirer des conclusions robustes avec seulement un seul animal.
Raffinement
Tout est mis en oeuvre pour le raffinement notamment les conditions d'hébergement qui seront réduites au maximum individuellement et les surfaces par animal respectent les normes en expérimentation. La durée en case individuelle devrait correspondre à la période de cicatrisation soit une quinzaine de jours. Cependant, si des problèmes persistaient de cicatrisation ou d’étanchéité de la canule, elle pourrait durer le temps de l’expérimentation soit 6 à 8 semaines pour la sécurité de l'animal mais serait réduit au maximum. De plus, lors de la pose et du retrait le protocole médicamenteux est adapté afin que l'animal souffre le moins possible. Des antiinflammatoire ainsi que des antalgiques sont administrés sur 9 jours post-opératoires pour permettre à l'animal de se remettre dans de bonnes conditions. De plus, pour vérifier que son bien être n'est pas impacté, des grilles de suivi sont mises en oeuvre deux fois par jour de J-1, J0, J1, à J2, puis une fois par jour à J5, J7, J9 et J 13 suivant les opérations et des prises de sang sont réalisées en parallèle pour vérifier l'évolution du cortisol dans le sang.
Choix des espèces
Nous étudions la digestion des ruminants et le mouton est l'un de nos modèles d'étude de ces mécanismes. C'est pour cela que nous avons choisi l'espèce ovine. Nous étudions les mécanismes de digestion d'animaux adultes et c'est pour cela que nous travaillons sur des moutons âgés d'un à deux ans.
Etude de la recombinaison chez les coronavirus dans un modèle porcin
- Recherche appliquée
- Maladies animales
17 porcelets vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils sont infectés par deux coronavirus porcins pour étudier la recombinaison virale, avec écouvillonnages fécaux quotidiens pendant dix jours, puis tués pour prélever les tissus. Le porteur indique que l'infection peut provoquer des hyperthermies, une baisse d'appétit et des diarrhées légères. Il affirme que les modèles cellulaires miment rarement la complexité de l'animal et qualifie l'expérimentation animale d'"essentielle" pour reproduire l'environnement naturel de la recombinaison.
Objectifs
L'objectif du projet est d'améliorer la compréhension des mécanismes de recombinaison chez les coronavirus, suite à l'émergence du SARS-CoV-2, en utilisant comme modèle deux coronavirus porcins, montrant depuis 2009 des événements de recombinaison naturelle. La recombinaison génétique virale, formation de virus chimériques à partir de souches parentales, contribue significativement à la variation génétique des virus ARN et joue, avec les mutations, un rôle important dans l'aptitude de ces derniers à évoluer et s'adapter à un nouvel environnement.
Bénéfices attendus
Les connaissances générées dans le cadre de ce projet permettront d'évaluer si nous arrivons à reproduire des événements de recombinaison entre les deux souches de coronavirus porcins et plus précisément d'estimer la fréquence associée de ces évènements et la caractérisation des génomes recombinants identifiés.
Procédures
Prélèvement de fèces par écouvillon les J1, J2, J3 jusqu’à J10 - 1 fois par jour - quelques minutes d'intervention par prélévements.
Impact sur les animaux
L'infection chez des porcelets de plus de 3 semaines par les souches étudiées est moyennement virulente. Elle devrait induire quelques hyperthermies et une diminution temporaire d'appétit. Des épisodes de diarrhées légères sont possibles.
Devenir
Les porcs seront mis à mort à la fin de l'étude afin de prélever les tissus.
Remplacement
Les approches d’infection de virus en modèle alternatif in vitro type lignées cellulaires sont sujettes à critique car ces cultures miment rarement la complexité cellulaire et la totalité des interactions présentent dans l’animal. L'expérimentation animale est ainsi essentielle dans l'optique de mimer l'environnement naturel avec tous les facteurs prédisposant à la recombinaison.
Réduction
Le nombre d’animaux impliqué dans chaque groupe constitue un minimum nécessaire pour des analyses statistiques robustes (test ANOVA et de Student). En effet, nous ne pouvons prévoir l’efficacité de recombinaison entre le GETv et le DEPv, ainsi un nombre plus élevé de porcelets co-infectés (8 porcelets) est nécessaire en comparaison aux animaux témoins et mono-infectés GETv ou DEPv (3 porcelets par groupe) qui montrent une très faible variabilité.
Raffinement
Les animaux seront hébergés en groupes stables avec enrichissement du milieu. Le bien-être animal sera pris en compte avec la constitution suite au sevrage de groupes d’élevage avec un nombre stable (autant que possible) tout au long d’un essai, eau et nourriture à volonté, la surface par animal, la mise à disposition d’objets manipulables, la présence de lampes chauffantes et d’une plaque de couchage si l’âge des animaux le justifie, la surveillance des animaux afin de déceler la survenue de points limites et d’y remédier. Après chaque inoculation en particulier, et tout au long du séjour de ces animaux dans nos animaleries, les porcs seront observés quotidiennement.
Choix des espèces
Seuls les porcs sont sensibles à l’infection par les virus de la GET et de la DEP. Il est donc indispensable d’avoir recours à cette espèce animale pour cette étude. Porcelets à partir de 8 kg de poids vif (en post-sevrage plus âgés que 3 semaines pour diminuer les symptômes tout en favorisant l’infection).
Première implantation cardiaque dans un contexte allogénique chez le gros animal d’une valve monocuspide et d’un patch transannulaire issus de l’ingénierie tissulaire
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
20 brebis adultes vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, toutes mises à mort à différents temps du projet pour prélever le greffon. Chacune subit une opération cardiaque d'environ quatre heures sous circulation extracorporelle, pour recevoir une valve et un patch produits par des cellules humaines, puis des échographies sous anesthésie et des mesures de pression par cathéter, avec des risques de troubles du rythme, d'hémorragie, d'infection et de calcification de la valve. Les quatre premières brebis opérées sont suivies une semaine, pour vérifier la faisabilité d'une reconstruction que le porteur qualifie de "très complexe", avant l'implantation des seize autres, suivies 8 à 16 semaines, en vue de traiter un jour la tétralogie de Fallot, une malformation cardiaque du nouveau-né. Pour justifier le choix du mouton, le porteur écarte les souris et les rats, "trop petits", et les primates, "trop chers et/ou éthiquement difficiles d'accès".
Objectifs
La tétralogie de Fallot est une malformation cardiaque très fréquente chez les nouveau-nés. Elle peut être corrigée grâce à une réparation chirurgicale qui consiste à fermer la communication interventriculaire et à élargir la voie de sortie pulmonaire du ventricule droit. Cette approche engendre obligatoirement une fuite valvulaire pulmonaire qui doit être réparée. Des patchs synthétiques ou biologiques provenant d’animaux et traités chimiquement ont pu être utilisés pour limiter cette fuite. Néanmoins, ils se sont révélés inefficaces à court et moyen termes et peuvent être associés à des complications postopératoires sévères. Un biomatériau complètement biologique sans traitement chimique produit par des cellules humaines et pouvant potentiellement grandir avec le patient a été développé par notre équipe. Afin d'envisager une application en clinique, il est nécessaire d’évaluer, à court terme et moyen terme, la réponse immunitaire de l'implantation du biomatériau dans l'organisme entier. Ceci ne peut être réalisé qu'en utilisant un modèle animal ayant une physiologie et une anatomie proche de l'Homme. Une implantation dans un modèle de gros animal est donc indispensable pour évaluer la réponse immunitaire et le remodelage in vivo à long terme des produits d’ingénierie tissulaire. Un total de 20 ovins sera inclus dans le projet. Ainsi, l’objectif général de ce travail est d’étudier l’efficacité et la réaction immunitaire innée et adaptative à court terme de biomatériau développé au laboratoire (valve et patch trans-annulaire biologique) dans un contexte de greffe pour une correction chirurgicale de la tétralogie de Fallot.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra d'une part de valider l’efficacité à court/moyen terme de notre valve, sur le phénomène de régurgitation pulmonaire (phénomène qui se produit lorsque la valvule pulmonaire ne se referme pas correctement : le ventricule droit pousse le sang dans l'artère pulmonaire vers les poumons, où il peut être oxygéné mais lorsque la valvule pulmonaire ne se referme pas complètement, du sang peut refluer des poumons au cœur) qui peut avoir des conséquences dramatiques sur le patient et d'autre part de mettre en évidence la faible réponse immunitaire à court terme de l’hôte suite à l’implantation de notre tissu. Ces résultats permettront d’envisager la réalisation d’une étude à plus long terme (jusqu’à 1 an) pour évaluer le remodelage et l’intégration du greffon avec le tissu de l’hôte. Dans l'objectif, à terme de pouvoir proposer le biomatériau dans la prise en charge de la tétralogie de Fallot chez l'Homme.
Procédures
Au cours de la procédure, les animaux seront soumis à une procédure chirurgicale qui est réalisée sous anesthésie générale avec la mise en place d’une circulation extracorporelle. Une correction chirurgicale sera réalisée au niveau de la voie de sortie pulmonaire. Cette intervention durera environ 4 heures par animal. L'opération est réalisée selon le protocole mis en place pour une opération chez l'Homme. Bien que le procédé d’implantation soit maîtrisé par le chirurgien, la reconstruction chirurgicale qui sera réalisée est très complexe. Ainsi, un groupe « test » composé de 4 animaux seront implanté et suivi pour 1 semaine. Les animaux des groupes expérimentaux seront suivis dans le temps (pour une durée de 8 à 16 semaines en fonction du lot). Ses animaux seront suivis par échographie sous anesthésie générale afin de réduire le stress des animaux. Ce suivi permet une surveillance très efficace, en parallèle du suivi quotidien des animaux par le personnel de l'animalerie.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables éventuels se situent principalement lors de la réalisation de la procédure chirurgicale. Les effets indésirables lors de l'opération peuvent être : troubles du rythme cardiaque et hémorragie. La pose des cathéters pour la mesure des pressions ventriculaire et artériel est mini-invasive et les effets indésirables associés sont les mêmes que l’opération : trouble du rythme cardiaque et hémorragie. Les suivis par échographie ou par IRM, réalisés sous anesthésie générale, sont non-invasifs et indolores pour l'animal. Les effets indésirables post-opératoires peuvent être : infection du site opératoire, occlusion du drain empêchant le bon drainage thoracique, hémorragie, calcification de la valve. Un suivi particulier lors de premiers jours sera fait par le personnel afin d'identifier tous les effets indésirables éventuels. Lors de la phase de suivi et d'hébergement, suite à la cicatrisation du site opératoire, il ne devrait pas y avoir de complication supplémentaire. En outre, le première groupe « test » à court terme (1 semaine) nous permettra d’identifier les effets indésirables et de nous assurer de la faisabilité, la reproductibilité et l’efficacité de notre correction chirurgicale avant d’implanter un plus grand nombre d’animaux.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à différents temps du projet afin de pouvoir réaliser les analyses permettant de répondre à l'objectif scientifique de l'étude . La réponse immunitaire ainsi que le remodelage des greffes par les cellules de l’hôte seront étudiés par des analyses histologiques. Cette étape nécessitant le prélèvement du matériau préalablement implanté, la mise à mort de celui-ci est inévitable.
Remplacement
Bien qu’un modèle de valve humaine puisse être largement étudié in vitro, son étude in vivo reste limitée aux modèles animaux immunodéficients ou immunosupprimés trop petits (souris ou rats), trop chers et/ou éthiquement difficiles d’accès (primates). Il n’est pas donc possible de remplacer l’utilisation d’animaux. En effet, l’objectif du projet est d’évaluer la réponse immunitaire et l’intégration du biomatériau dans l’organisme entier afin d’envisager à terme une utilisation chez les patients.
Réduction
Ces expérimentations sont conçues pour avoir recours à un nombre minimal d’animaux permettant l’obtention de résultats exploitables sur le plan statistique. Vingt brebis seront incluses dans le projet selon différentes modalités d'étude considérant qu’un animal possède une seule valve pulmonaire et que par conséquent une condition sera implantée par animal.
Raffinement
Le raffinement sera pris en compte tout au long du projet. Le projet est mis en place dans des locaux agréés, avec du personnel dédié et expérimenté. De l’enrichissement est mis en place pour répondre au besoin des animaux (pierre à sel, foin, hébergement en groupe sociaux…). Un protocole précis de prémédication, d’analgésie et d’anesthésie est mis en place et le bien- être des animaux sera suivi constamment par le personnel dédié. Si nécessaire des actions adaptées pourront être mises en oeuvre sous l'avis vétérinaire.
Choix des espèces
Ces expérimentations chez le gros animal sont nécessaires pour évaluer la faisabilité et la durabilité du biomatériau étudié. Le modèle ovin a été choisi, car il fait partie des modèles animaux couramment utilisés dans le domaine cardiovasculaire. De plus, d’après nos études menées, ce modèle est le seul dont les cellules permettent la production de feuillets cellulaires qui ressemblent à ceux produits avec des cellules humaines. Les animaux seront implantés à partir de 13 mois d’âge afin d’avoir des brebis adultes. À ce stade, les brebis possèdent un système immunitaire et un système cardiovasculaire matures.