Oiseaux

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Poules : 72
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Pour corriger les mutations d'un vaccin expérimental contre la maladie de Marek, un lymphome mortel des volailles, et préparer un éventuel brevet, 72 poussins d'une lignée homozygote plus sensible à cette maladie vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chacun reçoit sous la peau un virus vaccinal, puis subit sans anesthésie six prises de sang et cinq prélèvements de plumes à une semaine d'intervalle, enfermé avec 17 autres dans un isolateur de 2 m². Le porteur indique que les prélèvements de plumes causent "une douleur ponctuelle désagréable" et que ces gestes répétés entraînent un "stress récurrent", et tous les poussins sont tués au plus tard 46 jours après l'injection pour prélever leur rate. Parmi les bénéfices, il cite le fait d'éviter une "hausse significative des prix" du poulet et des œufs, et affirme que vacciner "favorise le bien-être des animaux".

Objectifs

Dans l’industrie avicole, le vaccin commercial est considéré comme le meilleur vaccin contre la Maladie de Marek. Cette dernière se manifeste principalement sous la forme d’un lymphome mortel et elle est induite par un herpesvirus oncogène couramment appelé virus de la maladie de Marek. Actuellement, la plupart des poules pondeuses dans le monde sont vaccinées avec la souche commerciale. Cependant, ce vaccin n’est pas clonal et pourrait dériver dans le temps. Aussi, avoir cette souche clonée dans un vaccin serait un atout pour s’assurer de sa stabilité génétique. De plus, cela pourrait permettre de dériver un vaccin qui permettrait de différencier les animaux vaccinés des animaux infectés naturellement (vaccin DIVA) ou même d’être à la base d’un vecteur vaccinal. A ce jour, il existe un vaccin expérimental dans lequel le génome du virus atténué a été cloné. Cependant, lors d’une étude antérieure avec un virus dérivé de ce vaccin expérimental, nous avons observé que ce virus a des propriétés qui diffèrent du virus commercial. De plus, nous avons identifié différentes mutations dans le génome du virus commercial cloné en vaccin expérimental qui pourrait être à l’origine des différences de propriétés entre ce vaccin expérimental et une souche commerciale de référence. Afin de pouvoir étudier l’impact des mutations identifiées dans le vaccin expérimental, des virus recombinants seront générés par manipulation génétique du génome viral afin de réparer le virus atténué expérimental à différentes positions et étudier l’effet de ces réparations sur les propriétés de ces virus vaccins. Les mutations seront réalisées dans les différents gènes identifiés comme mutés par rapport au virus vaccinal commercial de référence, non cloné. Ceci nous fournira trois virus mutants.

Bénéfices attendus

Pertinence scientifique: Avoir des vaccins contre la maladie de Marek stables génétiquement et modifiables à façon, par exemple pour en faire des vaccins DIVA, serait une avancée par rapport aux vaccins actuellement disponibles. C’est un des objectifs de ce projet. Pertinence vétérinaire: L’importance des vaccins contre la maladie de Marek, une pathologie majeure chez le poulet n’est plus à démontrer. Ces vaccins ont permis de diminuer considérablement la maladie, même si elle reste une présente à bas bruit dans les élevages. Avoir de nouveaux vaccins aussi performants que les vaccins actuels et facilement différentiables des souches pathogènes est un des enjeux de ce projet, via à plus long terme le développement des vaccins DIVA. Impact socio-économique: Le poulet et les œufs constituent une source de protéines abordable, particulièrement importante pour les classes moyennes et modestes. La vaccination contre la maladie de Marek en évitant la maladie de Marek, évite une hausse significative des prix, avec un impact direct sur le consommateur et la sécurité alimentaire. Par ailleurs, ces travaux faits dans le cadre d’un projet de Prématuration pourraient conduire à un dépôt de brevet, ouvrant la voie à de nouveaux vaccins possiblement DIVA. Pertinence médicale: Vacciner les animaux favorise le bien-être des animaux. Plus spécifiquement, vacciner contre la maladie de Marek permet d’avoir des poulets/poules en meilleure santé. En conséquence, c’est aussi un bénéfice pour la santé humaine, en préservant la qualité des aliments, même si le virus de la maladie de Marek ne contamine pas les œufs de poule et ne se transmet pas à l’homme, dans l’état des connaissances actuelles.

Procédures

Chaque poussin recevra un vaccin par voie sous-cutanée. Chaque animal vaccins sera soumis à 6 prélèvements de sang à 7 jours d'intervalles ainsi que 5 prélèvements de plumes à 7 jours d'intervalles (immédiatement après la prise de sang). La vaccination et les prélèvements seront réalisés sur animaux vigiles. La durée de chaque acte prendra moins d’une minute. L'expérience prendra fin 46 jours maximum après inoculation du virus vaccinal.

Impact sur les animaux

1-Hébergement : Les animaux sont hébergés dans des isolateurs biologiques de 2 m2. L’hébergement des animaux en isolateurs biologiques est nécessaire dans le cadre des recherches portant sur le virus de la maladie de Marek. 18 animaux vont être logés par isolateur durant toute la durée de l’expérience. 2-Expérience et manipulations : L’injection sous-cutanée peut entrainer une douleur au niveau du site d’injection mais qui devrait vite s’estomper. Un animal dont la contention serait mal assurée pourrait se faire mal ou se blesser. Les contentions, injections, prises de sang et prélèvements de plumes entraineront un stress récurrent chez les animaux concernés. Celui-ci ne peut pas être évité mais sera limité à des intervalles de 7 jours. Les prises de sang peuvent être sources d’hématomes et les prélèvements de plumes entrainent une douleur ponctuelle désagréable pour l’animal.

Devenir

À la fin de l'expérience, tous les animaux seront euthanasiés afin de permettre la réalisation des prélèvements de rates nécessaires aux analyses de charges virales dans cet organe et de réactivation.

Remplacement

Aucun test ne peut être fait in vitro en remplacement d’une expérience in vivo car les différences entre le virus issus de la souche expérimentale et de la souche commerciale de référence sont indétectables in vitro. L’utilisation d’un autre modèle animal est impossible le virus de la maladie de Marek est strictement spécifique des gallinacés. Aucun autre organisme ne reproduit les interactions virus-hôte indispensables pour étudier les vaccins contre la maladie de Marek. Par conséquent, le recours à des poulets est incontournable pour garantir la pertinence et la fiabilité des résultats.

Réduction

Le nombre d’animaux par groupe a été déterminé conformément au principe de réduction, en respectant les règles de bien-être animal tout en garantissant la robustesse scientifique des résultats. Ce nombre permet d’obtenir un échantillonnage suffisant pour que les différences observées entre les groupes soient statistiquement significatives et non dues au hasard. Ces calculs ont en partie été réalisés en se basant sur les résultats d'expériences antérieures, étudiant la souche vaccinale expérimentale originale et le vaccin commercial de référence. Après prélèvements, chaque mutant sera comparé par rapport aucontôle sur la base des différents prélèvements (notamment la charge virale dans le sang). En ce qui concerne les charges virales, la moyenne de chaque mutant sera comparée à celle du contrôle dans les différents timings. Le calcul de la puissance du test a été fait avec un test t de student pour deux échantillons indépendants.

Raffinement

Une visite des animaux est effectuée 2 fois par jour par le personnel technique qualifié afin de vérifier la bonne santé des animaux en isolateur. Bien qu’il ne soit pas attendu de signes cliniques suite à la vaccination, une grille de score clinique devra être utilisée si un animal venait à présenter des signes cliniques anormaux. Suivant le score obtenu, un arbre décisionnel est défini afin de prendre une décision concernant le devenir de l'animal. Celle- ci est prise en concertation avec le zootechnicien, le concepteur du projet et la vétérinaire désignée. Cessignes pourraient intervenir suite à une prise de sang, une inflammation au point d’injection du vaccin ou pour toute autre raison (défaut de mobilité, apathie…). Si jamais le zootechnicien constate une dégradation du bien-être de l’animal et l’atteinte de ses points limites, il prévient aussitôt les responsables du projet et la vétérinaire désignée afin de prendre une décision. L’ensemble des gestes techniques est assuré par du personnel formé et compétent, ce qui limitera le stress des animaux. La contention est effectuée en douceur par un opérateur et le second effectue les prélèvements de plumes et de sang. Ces derniers seront réalisés simultanément pour limiter le stress. Le nombre de prélèvements a été réduit au plus juste et ils ont été espacés au minimum de 7 jours pour limiter la manipulation et la souffrance liées aux prélèvements répétés. Dans le cas des prélèvements de plumes, de petites plumes seront prélevées, ce qui limite la douleur par rapport aux prélèvements de plus grosses plumes. Afin de limiter la douleur lors de la vaccination, nous utiliserons des seringues avec des aiguilles fines et courtes. Des vers de farine seront donnés comme aliment de récompense après les prélèvements comme cela est réalisé depuis 2025. Les animaux hébergés en isolateur ont une température et une hygrométrie contrôlées. Ils ont accès à la nourriture et à l’eau de boisson à volonté. Ils sont hébergés en groupe, ont des petits perchoirs, et des jouets pour picorer/piquer. Les surfaces d’hébergement sont respectées.

Choix des espèces

Espèce Gallus gallus entre 1 et 46 jours d’âge. Le vaccin étudié est une souche atténuée duvirus de la maladie de Marek, responsable de la maladie de Marek, qui présente une spécificité d’hôte stricte. Ce virus n’infecte que les gallinacés. Cette contrainte limite donc le choix du modèle animal à l’espèce Gallus gallus, qui est l’hôte naturel du virus de la maladie de Marek et la seule espèce vaccinée avec le vaccin commercial. Lorsqu’il est possible d’infecter l’hôte naturel, cette approche est toujours la plus pertinente et la plus fiable, car elle permet d’obtenir des données directement transposables à la pathogénie réelle, sans extrapolation à partir d’un modèle artificiel. La lignée utilisée est une lignée de poulets homozygotes. Elle est plus sensibles à la maladie de Marek et elle est donc couramment utilisés lors des expériences in vivo. La sensibilité de cette lignée à la maladie permet de limiter le nombre d’animaux utilisés et sera utile par la suite quand nous envisagerons une inoculation d’épreuve pour vérifier la protection induite par ces virus vaccinaux modifiés.

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Autres oiseaux : 1500
Souffrances
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Devenir
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Capturés, tenus en main jusqu'à neuf minutes pour des mesures, soumis à une prise de sang puis enfermés dix minutes dans une cage d'exploration, 1 500 oiseaux sauvages, des mésanges charbonnières et des mésanges bleues, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Un même oiseau peut être recapturé d'une saison ou d'une année à l'autre et repasser alors par tout le protocole, et la tâche d'apprentissage annoncée n'est pas décrite. Le porteur décrit un stress "important" à la capture, qui peut provoquer hyperthermie, pertes énergétiques "non négligeables" et dégâts au plumage, mais il écrit aussi que ces deux espèces "supportent bien le stress de la capture". Tous doivent être relâchés dans leur milieu, la cage d'essai s'ouvrant pour que l'oiseau sorte de lui-même.

Objectifs

À mesure que les villes s'étendent, les habitats naturels deviennent plus fragmentés et pollués (ex éclairage public, bruit, produits chimiques), et induisent des changements de ressources (ex disponibilité de poubelles, mangeoires pour oiseaux) et de dangers (ex routes à forte circulation, prédateurs) pour les espèces animales. Ces changements créent de nouvelles conditions environnementales auxquelles les individus peuvent s'adapter. Dans ce projet, nous allons nous intéresser aux effets de l’environnement urbain sur les réponses comportementales liés à l’alimentation et à la reproduction et les réponses physiologiques. Nous allons utiliser des modèles clés en écologie urbaine : les mésanges charbonnières et mésanges bleues. Premièrement, nous évaluerons, le long d’un gradient d’urbanisation, les différences entre individus des comportements en fonction des caractéristiques de leur environnement physique et social. Nous émettons l’hypothèses que les facteurs environnementaux physiques vont influencer la personnalité et l’apprentissage individuel, alors que les facteurs environnementaux sociaux vont influencer l’apprentissage social. Deuxièmement, nous étudierons les mécanismes physiologiques potentiels des effets de l’environnement sur la personnalité en mesurant le taux de corticostérone dans le sang et la diversité microbienne dans les fèces. Nous nous attendons à une corrélation négative entre le taux de corticostérone et l’apprentissage et une corrélation positive entre la diversité microbienne et l’apprentissage. Troisièmement, nous analyserons le lien entre caractéristiques comportementales et survie et reproduction. Nous émettons l’hypothèse que les individus qui apprennent plus rapidement à trouver de la nourriture vont avoir un meilleur taux de survie l’hiver, et ceux qui apprennent plus rapidement dans un contexte reproductif vont avoir un meilleur taux de reproduction.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à mieux comprendre comment les espèces s’adaptent aux transformations anthropiques de l’environnement via des mécanismes comportementales et physiologiques.

Procédures

Capture, contention en main pour mesures biométriques (max 9 min), prélèvement (max 2 min), tests de comportements (max 11 min, dont 10 min en cage d’exploration). Chaque animal capturé est soumis une fois à chaque intervention. Cependant chaque individu peut être capturé sur plusieurs saison (hiver + printemps) ou années, et dans ce cas la procédure sera recommencée dans son entièreté. Cette prise de données sur des saisons ou années multiples permettra de mesurer la stabilité des traits mesurés.

Impact sur les animaux

La capture et la manipulation des oiseaux peuvent générer un stress important pouvant induire de l’hyperthermie, des pertes énergétiques non négligeables chez une espèce de petite taille et un dérangement des expressions comportementales. Des risques de blessures peuvent également exister mais sont généralement faibles. De même, la manipulation et la contention peuvent induire une altération du plumage (perte de plumes, plumes cassées) pouvant affecter leur thermorégulation, leur capacité de vol et leur ressource énergétique. La prise de sang induit une douleur brève avec un faible risque d’hématome et d’inflammation compte tenue de la méthode utilisée. Les tests comportementaux en main et en cage réduisent l’expression du comportement et peuvent aussi être une source de stress.

Devenir

Les animaux seront relachés dans leur milieu naturel

Remplacement

Le but principal de l’étude est de comprendre les causes et les conséquences de la variation comportementale des mésanges le long d’un gradient d’urbanisation. On ne peut étudier le comportement sans avoir recours à des animaux vivants.

Réduction

Le nombre d’individus participant aux procédures présentes dans ce projet est de 50 par espèce, par site par an, soit 150 oiseaux/an et par espèce. Il s’agit d’un nombre maximal dépendant des captures réalisées sur les sites. Ce nombre tient compte de la forte variabilité interindividuelle des comportements et de la difficulté d’identifier le sexe des individus (identification à postériori via analyse génétique). Ce nombre nous permettra de prendre en compte dans nos modèles statistiques des effets du sexe, de l’âge, de l’espèce et du site. Ce nombre est basé sur plusieurs études déjà publiées.

Raffinement

Tout au long du protocole, différentes méthodes de raffinement seront appliquées : (1) Il y aura une sélection d’entrée de l’oiseau capturé en procédure. Les individus qui rentrent dans la procédure ne seront pas en mue, ne seront pas couveurs (présence de plaques incubatrices) et n’auront pas de parasites externes abondants. (2) Lors de la procédure, une grille de scoring permettra d’évaluer l’état de l’oiseau et de détecter l’apparition des points limites. Si un score supérieur ou égal à 3 est obtenus, la procédure sera arrêtée. Si l’oiseau a un score inferieur a 3 mais : Si l’oiseau montre des signes d’hypothermie : on réchauffera l’animal dans une cage avec bouillote. Si l’oiseau montre des signes d’hyperthermie : on vaporisera de l’eau sur le sac contenant l’oiseau et on utilisera un ventilateur pour favoriser la respiration. Si l’oiseau montre des signes de perte de tonus musculaire/yeux fermés/halètement : on proposera une solution de glucose. Pour une meilleure gestion de la douleur et du stress, les oiseaux, en attente de manipulation, seront maintenus dans des sacs individuels respirants sur un portant dans un endroit calme et bien ventilé. Une table de mesure sera préparée en amont avec un poste de travail par expérimentateur. Cette organisation diminuera le temps de manipulation et les évènements anxiogènes (bruit, déplacement des expérimentateurs, apparition d’ombres). Les tests d’exploration prendront place à l’écart de la table de mesure, pour éviter que les évènements anxiogènes mentionnés ci-dessus aient des impacts lors de ce test. Pour minimiser la durée de capture, on combine la collecte de fèces au test d’exploration. Le relâcher de l’oiseau se fera par l’ouverture de la cage test et sera à son initiative.

Choix des espèces

Les mésanges bleues et charbonnières sont des espèces très étudiées en comportement, en physiologie et en écologie, ce qui nous permet d’établir des protocoles basés sur une bibliographie abondante. Ce sont des modèles phares en écologie urbaine puisqu’elles colonisent les milieux anthropisés tout en étant présentes dans leurs habitats naturels. Elles forment des groupes de fission-fusion hors période de reproduction, ce qui nous permet de mesurer la diffusion d’informations à travers les groupes. Ces deux espèces supportent bien le stress de la capture et utilisent facilement des dispositifs expérimentaux tels que les nichoirs ou mangeoires. Les individus utilisés pour se projet auront plus de 5 mois pour s’assurer de la compréhension de la tâche cognitive.

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Poules : 550
Souffrances
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▲ 525
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Devenir
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 550

Isolés jusqu'à six semaines en cage individuelle, les coqs subissent des prélèvements de semence par massage toutes les 48 à 72 heures, et les poules sont inséminées artificiellement. Ce sont 550 poulets, 150 de première génération et 400 de la suivante, utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance léger à modéré pour créer une lignée génétiquement modifiée qui ne produirait plus ses propres cellules reproductrices. Après une prise de sang à quinze jours, les poussins qui n'ont pas le sexe voulu ou la modification recherchée "seront éliminés", et les 550 sont tués à l'issue, parce qu'issus de gamètes "potentiellement génétiquement modifiés". Le porteur présente pourtant la future lignée comme un moyen d'éviter de "produire inutilement des animaux intermédiaires".

Objectifs

L’objectif de ce projet est d’établir une lignée de poulet dite stérile pour faciliter la sauvegarde et la restauration de races d'animaux d'intérêt. Actuellement, pour réintroduire une race conservée en laboratoire, on injecte ses cellules reproductrices dans des œufs d'accueil. Cependant, les cellules d'origine de l'œuf entrent en compétition avec les cellules injectées : seuls 3 % à 15 % des poussins qui naissent héritent réellement de la génétique souhaitée. Cela oblige à élever un très grand nombre d'animaux et à réaliser de nombreux tests génétiques pour identifier les quelques individus de la bonne race. En développant une lignée de poulets « hôtes » incapables de produire leurs propres cellules reproductrices, ce problème est résolu car ces animaux porteurs ne transmettent que les cellules de la race à sauvegarder. Ainsi, 100 % de leur descendance appartient directement à la race recherchée, ce qui évite de produire inutilement des animaux intermédiaires. Cette demande d'autorisation concerne uniquement les premières étapes du procédé : la création et l'évaluation des premières générations d'animaux (F0 et F1) nécessaires pour établir cette lignée.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à développer une lignée de poulet permettant un rétablissement rapide d’une génétique d’intérêt, que ce soit des lignées ou races locales en danger ou encore des lignées expérimentales. Cette approche biotechnologique permettrait une transmission germinale totale ce qui aurait comme impact de réduire fortement le nombre de poussins nécessaires à faire naître pour restaurer une lignée. Ainsi, l’accès à cette lignée éditée d’hôtes reproducteurs permettrait d’envisager de limiter les lignées dans les unités expérimentales, et de les rétablir au moment voulu.

Procédures

Les interventions réalisées sur les animaux seront la prise de sang, le prélèvement de semence par massage dorso-lombaire chez les mâles et l’insémination artificielle chez les femelles. Tous ces actes sont réalisés en moins d'une minute chacun.

Impact sur les animaux

Un stress lié au passage en cage lors de la phase de reproduction pour les mâles peut être observé, entraînant notamment des troubles du comportement alimentaire qui durent généralement de 24 à 48 heures. Au cours des élevages de longue durée comme ici, il est également possible d’observer une dégradation de l’état général d’un individu, aux causes parfois non définies avant une autopsie. La capture, la contention et la prise de sang constituent des sources de stress pour l’animal, mais ces manipulations ne seront réalisées qu’une seule fois dans cette procédure. L’isolement en cage individuelle représente un autre facteur de stress : il ne sera imposé qu’une seule fois à un même animal, pour une durée maximale de six semaines, incluant deux semaines d’habituation. Les prélèvements de semence peuvent occasionnellement engendrer un stress transitoire. De même, les inséminations artificielles pratiquées sur les femelles peuvent être source d’inconfort ou de stress momentané. Concernant la mutation génétique induite, nous n’attendons pas d’effets indésirables.

Devenir

Les 550 individus totaux (F0 : 150 et F1 : 400) seront euthanasiés car étant issus de gamètes potentiellement génétiquement modifiés, ils ne pourront pas être replacés.

Remplacement

L'utilisation d'animaux est indispensable dans ce projet : aucune méthode alternative sans animal (modélisation informatique ou simples cultures cellulaires) ne permet de vérifier la capacité réelle à transmettre des caractères génétiques à une descendance au sein d'un organisme vivant complet. Jusqu'ici, la méthode classique consistait à congeler la semence des coqs. Cependant, cette approche nécessite de nombreuses générations de croisements successifs pour reconstituer une lignée et ne permet pas de préserver les chromosomes spécifiques des femelles. La stratégie retenue s'appuie sur la conservation de cellules reproductrices particulières (les PGCs), qui préservent l'intégralité du patrimoine génétique des mâles et des femelles. Une fois réinjectées dans un œuf hôte, elles permettent de régénérer la lignée d'intérêt directement dès la première génération. Pour garantir la réussite du processus et éviter la compétition entre cellules, l'embryon hôte doit être rendu stérile. Cette stérilité garantit que seuls les caractères souhaités sont transmis, ce qui réduit considérablement le nombre total d'animaux nécessaires.

Réduction

Le nombre d'animaux a été rigoureusement calculé pour être le plus faible possible tout en garantissant la réussite scientifique. Utiliser environ 50 individus offre une probabilité raisonnable de succès (70 %). Viser un taux de réussite quasi certain (90 à 95 %) aurait exigé plus de 100 oiseaux et l'utilisation de plus de 1 000 œufs, ce qui va à l'encontre du principe de Réduction. À moyen terme, le projet permet de réduire significativement le nombre global d'animaux utilisés. Il y aurait moins de générations intermédiaires car l’utilisation d’un hôte stérile évite d’avoir à élever de nombreux descendants pour identifier ceux qui ont hérité du patrimoine génétique recherché. De plus, ce projet permet de conserver les lignées sous forme de banques de cellules congelées plutôt que maintenues sous forme d’animaux vivants en élevage. Enfin, un suivi régulier de l'efficacité de la technique permettra d'ajuster les effectifs à la baisse dès que possible.

Raffinement

Le raffinement des procédures est au cœur de la conception de ce projet, afin de minimiser toute douleur, souffrance ou détresse animale. Les injections de PGCs sont réalisées à un stade embryonnaire précoce, avant le développement des structures neurologiques impliquées dans la perception de la douleur, ce qui limite l’impact des manipulations. Après l’éclosion, les animaux sont élevés dans des conditions respectant strictement la réglementation en vigueur, avec un environnement adapté à leurs besoins physiologiques et comportementaux (densité contrôlée, enrichissement, accès à l’alimentation et à l’eau ad libitum, suivi sanitaire régulier). Les manipulations nécessaires, telles que les prélèvements sanguins pour génotypage, sont réalisées par du personnel qualifié, en utilisant des techniques standardisées minimisant l’invasivité et la durée de contention. Les animaux au sol auront à leur disposition diverses combinaisons d’enrichissement : perchoir, bloc à piquer, des chaînettes métalliques, des bandelettes de tissus pour stimuler le jeu. Les coqs hébergés en cages individuelles pendant 6 semaines au maximum bénéficient d’un milieu enrichi par un jouet à picorer et de la proximité avec leurs congénères permettant des échanges visuels, olfactifs et auditifs. Une surveillance quotidienne des animaux est assurée afin de détecter précocement tout signe de stress, de douleur ou d’altération de l’état général. Des critères d’arrêt prédéfinis avec un arbre de décision visant à faciliter la gestion quotidienne des animaux (atteinte ou non du point limite) et une grille d'évaluation ont été développés et seront fournis aux zootechniciens chargés du suivi des animaux (cf Annexe). Ils incluent si nécessaire une euthanasie réalisée selon des méthodes réglementaires, afin d’éviter toute souffrance prolongée. L’ensemble du personnel impliqué est formé et sensibilisé aux bonnes pratiques expérimentales et aux principes des 3R.

Choix des espèces

Afin de rétablir un génotype d’intérêt de races de poulet via l’injection de PGCs de poulet, des embryons de gallus gallus domesticus (A28) sont les plus adaptés. L’espèce receveuse choisie est donc le poulet. Les animaux seront utilisés à 15 jours de vie en vue d’un prélèvement sanguin pour sexage (F0 & F1) et génotypage (F1). Les individus dont le sexe ne correspond pas au sexe des PGCs injectés (F0) et ceux qui ne présentent pas la modification génétique recherchée (F1) seront éliminés. Les animaux (F0) seront utilisés à 30 semaines pour la reproduction. La collecte de sperme des mâles aura lieu toutes les 48/72h et les femelles seront inséminées artificiellement.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
Poules : 672
Souffrances
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▲ 672
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Devenir
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 144

Reçus à l'âge d'un jour, 672 poulets de chair sont élevés jusqu'à 35 jours et, à partir du 21e jour, 576 d'entre eux sont exposés à un stress thermique contrôlé, pour tester des produits à base d'épices ajoutés à leur aliment. Les pesées à J0, J10, J21 et J35 imposent une contention manuelle, et les poulets exposés à la chaleur peuvent présenter une respiration accélérée, moins d'activité et une baisse d'alimentation, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. À J34, 288 poulets subissent deux prises de sang et un test d'immobilité tonique, qui consiste à les maintenir sur le dos et que le porteur décrit comme générant "un stress aigu de courte durée". L'objectif affiché porte sur la "robustesse" et les "performances zootechniques" des volailles d'élevage. À l'issue, 144 poulets sont tués par électronarcose pour des mesures de qualité de viande, et les 528 autres partent vers "la filière de production standard", celle des poulets de chair.

Objectifs

L'augmentation des températures environnementales constitue un défi majeur pour les productions animales et le bien-être des volailles. Le stress thermique est reconnu comme un facteur important de dégradation des performances zootechniques ainsi que des fonctions physiologiques et immunitaires. Dans un contexte marqué par la hausse des températures et la fréquence accrue des vagues de chaleur, il est nécessaire de mieux caractériser les réponses des animaux au stress thermique et d'identifier des solutions permettant d'en limiter les conséquences. Ce projet vise à évaluer les effets d'un stress thermique contrôlé sur les réponses zootechniques, physiologiques et comportementales des poulets de chair, ainsi que l'efficacité de plusieurs produits à base d'épices incorporés dans l'alimentation. Ces produits ont déjà montré des effets favorables sur la réponse au stress dans d'autres modèles expérimentaux. Les résultats obtenus pourront contribuer au développement de stratégies nutritionnelles visant à améliorer la robustesse et le bien-être des volailles dans un contexte de hausse des températures environnementales.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à améliorer les connaissances sur les effets du stress thermique chez le poulet de chair, en évaluant ses conséquences sur les performances zootechniques, les réponses physiologiques et le comportement des animaux. Il permettra également d'évaluer l'intérêt de plusieurs produits à base d'épices comme solution nutritionnelle pour limiter les effets du stress thermique. À terme, les résultats pourraient contribuer au développement de stratégies favorisant la robustesse, le bien-être et les performances des volailles dans un contexte d'augmentation des températures environnementales.

Procédures

Les animaux seront soumis à une exposition à un stress thermique contrôlé. Cette exposition est susceptible d'entraîner un inconfort transitoire caractérisé notamment par une augmentation de la fréquence respiratoire, une diminution de l'activité et une baisse de la consommation alimentaire. Des pesées seront réalisées à plusieurs reprises au cours du projet et nécessiteront des manipulations de courte durée. Un sous-groupe d'animaux fera également l'objet d'évaluations physiologiques et comportementales comprenant des prélèvements sanguins réalisés sur animaux vigiles et un test d'immobilité tonique. Ces procédures nécessiteront une contention manuelle temporaire et pourront être à l'origine d'un stress léger à modéré de courte durée ainsi que d'une douleur légère au site de prélèvement. Chaque animal concerné par ces évaluations sera soumis à deux prélèvements sanguins et à un test d'immobilité tonique au cours du projet.

Impact sur les animaux

Les principales nuisances attendues au cours du projet sont liées à l'application du stress thermique contrôlé ainsi qu'aux procédures de prélèvement et d'évaluation comportementale. Les animaux élevés dans la salle soumise au stress thermique pourront présenter des signes transitoires d'inconfort liés à l'augmentation de la température ambiante, tels qu'une augmentation de la fréquence respiratoire, une diminution de l'activité ou une baisse de la consommation alimentaire. Les pesées réalisées à J0, J10, J21 et J35 nécessiteront une contention manuelle de courte durée susceptible de provoquer un stress léger et temporaire. Les prélèvements sanguins réalisés à J34 pourront entraîner un stress ponctuel lié à la manipulation et à la contention des animaux, ainsi qu'une gêne légère et de courte durée au niveau du site de ponction. Un risque limité d'apparition d'un hématome local peut également être observé. Le test d'immobilité tonique constitue une procédure générant un stress aigu de courte durée associé à la contention et au maintien temporaire de l'animal en position dorsale. Au total, les effets indésirables attendus sont principalement des manifestations transitoires de stress et d'inconfort, d'intensité légère à modérée, associées aux conditions de stress thermique, aux manipulations et aux procédures expérimentales réalisées.

Devenir

Une partie des animaux (2 poulets par module parmi les 4 utilisés dans le cadre des prélèvements de sang et tests d’immobilité tonique soit 144 poulets au total) sera mise à mort par électronarcose à l’issue de l’essai afin de réaliser des analyses scientifiques complémentaires, telles que des mesures de qualité de viande. La mise à mort est réalisée selon des méthodes réglementaires approuvées, par du personnel formé. Les animaux ne faisant pas l’objet de prélèvements nécessitant leur mise à mort sont maintenus en vie à l’issue de l’essai. Ces animaux sont ensuite orientés vers la filière de production standard.

Remplacement

Aucune méthode substitutive ne permet actuellement de reproduire la complexité de la thermorégulation chez les volailles, en intégrant les interactions comportementales et métaboliques intervenant dans ce processus, et les liens avec la nutrition.

Réduction

Le nombre d'animaux inclus dans ce projet a été déterminé de manière à garantir une puissance statistique suffisante pour mettre en évidence les effets des différentes stratégies nutritionnelles sur les paramètres zootechniques, comportementaux et physiologiques étudiés, tout en limitant au strict nécessaire le nombre d'animaux utilisés. La procédure de stress thermique contrôlé concernera 576 poulets. Afin de réduire le nombre d'animaux soumis aux procédures les plus contraignantes, les prélèvements sanguins et le test d'immobilité tonique seront réalisés uniquement sur un sous-échantillon représentatif d'animaux. Ainsi, 192 animaux parmi ceux soumis au stress thermique feront également l'objet de ces évaluations physiologiques et comportementales. Afin de disposer d'un groupe de comparaison non exposé au stress thermique, ces mêmes évaluations seront également réalisées sur 96 animaux supplémentaires. Au total, 672 animaux seront inclus dans une procédure expérimentale au cours du projet. Ce dimensionnement expérimental a été défini de manière à répondre aux objectifs scientifiques du projet tout en respectant le principe de réduction du nombre d'animaux utilisés.

Raffinement

Le bien-être des animaux repose sur une surveillance quotidienne assurée par un personnel qualifié et spécialement formé à l’élevage et à la manipulation des volailles. Les animaux sont élevés en case collective (12 animaux). La durée et la période d’augmentation de la température est adaptée à la thématique d’essai et réduite au maximum (uniquement sur la période de finition). Les manipulations sont réduites, peu invasives et courtes dans le temps. Elles se limitent principalement à des pesées (J10, J21, J35), ainsi qu’à un test d’immobilité tonique et prélèvements de sang uniquement pour certains animaux. L’eau et les aliments sont distribués à volonté. L’air est ventilé, les conditions d’ambiance (température et hygrométrie) sont contrôlées via un boitier de commande. Un sur-grillage plastique est placé au sol des modules afin d’améliorer le confort pour les pattes des volailles. Un papier de démarrage (papier absorbant) est placé au sol les premiers jours après l’arrivée des poussins. Il permet de déposer un peu d’aliment directement à leur portée et d’améliorer le démarrage alimentaire, tout en limitant le contact avec le sol grillagé. Il est retiré après quelques jours.

Choix des espèces

Il s’agit de l’espèce cible. Les poussins sont reçus, âgés d’un jour, comme dans les conditions d’élevage habituelles. Ils sont élevés jusqu’à 35 jours d’âge. Lors des phases de démarrage et de croissance (jusqu’à 21 jours d’âge), les volailles seront élevées avec des conditions d’ambiances (température et hygrométrie) conformes au cahier des charges standard leur assurant un bien-être optimal. Cela permet une meilleure adaptation des animaux à leur environnement, et de limiter les potentielles nuisances sur les animaux en réduisant la durée d’exposition. La modification des consignes de condition d’ambiance n’interviendra que sur la phase de finition (après 21 jours d’âge et jusqu’à 35 jours d’âge) . Les mesures comportementales et physiologiques seront réalisées à J34 juste avant la fin de l’essai et à la fin de la période d’élevation des températures, afin d’évaluer l’impact de cette dernière sur ces paramètres.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
Poules : 48
Souffrances
▲ -
▲ 12
▲ 24
▲ 12
Devenir
 -
 -
 -
 48

48 poulets de chair vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à sévère. Livrés à un jour et élevés en cages en batterie, ils reçoivent par la bouche une substance non précisée à 14, 19, 20 et 21 jours pour provoquer une entérite nécrotique, avec diarrhée, déshydratation, abattement et plumage ébouriffé attendus, puis une prise de sang de 2 mL avant d'être tués à 23 ou 28 jours. Les retombées annoncées, dont une production "moins dépendante des traitements antimicrobiens", sont renvoyées au "plus long terme". Le projet construit un protocole d'induction de la maladie pour tester ensuite des additifs alimentaires, dans une filière que l'entérite nécrotique expose à d'"importantes pertes économiques".

Objectifs

L’entérite nécrotique est une maladie digestive fréquente chez le poulet de chair qui peut fortement dégrader la santé et le bien-être des animaux, réduire leurs performances de croissance et engendrer d’importantes pertes économiques pour la filière avicole. Dans un contexte de réduction de l’utilisation des antibiotiques en élevage, il est nécessaire de développer de nouvelles approches permettant de prévenir ou de limiter cette maladie. L’objectif de ce projet est de mettre au point un modèle expérimental reproduisant de manière fiable et contrôlée l’entérite nécrotique chez le poulet de chair. Ce modèle permettra d’identifier les paramètres les plus pertinents pour caractériser la maladie et d’évaluer l’efficacité de solutions nutritionnelles destinées à réduire son apparition ou sa sévérité. À terme, ce modèle servira d’outil de recherche pour tester de nouveaux ingrédients ou additifs alimentaires, mieux comprendre leurs mécanismes d’action et sélectionner les candidats les plus prometteurs avant leur évaluation dans des études menées à plus grande échelle en conditions d’élevage.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à développer un modèle expérimental permettant de reproduire de manière contrôlée l’entérite nécrotique chez le poulet de chair. Disposer d’un tel modèle est essentiel pour mieux comprendre les mécanismes impliqués dans l’apparition et l’évolution de cette maladie, ainsi que les interactions entre les agents infectieux, l’environnement intestinal et les défenses naturelles de l’animal. Ce modèle permettra également d’évaluer dans des conditions maîtrisées de nouvelles stratégies visant à prévenir ou à réduire les effets de l’entérite nécrotique. Dans un contexte où l’usage des antibiotiques est en diminution, il constitue un outil indispensable pour tester des alternatives telles que les compléments alimentaires et solutions nutritionnelles innovantes modulant la microflore. La standardisation des conditions expérimentales favorisera l’obtention de résultats fiables et reproductibles, facilitant ainsi la comparaison des différentes approches évaluées et l’identification des solutions les plus prometteuses. L’étude permettra également d’améliorer les connaissances sur le fonctionnement du microbiote intestinal et son rôle dans la résistance à la maladie. À plus long terme, les connaissances acquises grâce à ce projet contribueront au développement de stratégies de prévention plus efficaces, à l’amélioration de la santé et du bien-être des animaux, ainsi qu’à une production avicole plus durable et moins dépendante des traitements antimicrobiens.

Procédures

Les animaux seront élevés avec un aliment répondant à leur besoin nutritionnel pendant 28 jours. A 14, 19, 20 et 21 jours d'âge, une seule administration par voie orale à l’aide d’une seringue sans aiguille de 1 mL de substance sera réalisée sur chaque animal de la cage. Pour chaque administration, le temps de contrainte pour maintenir chaque animal ne dépassera pas 30 secondes et se fera progressivement en fonction de la déglutition de l'animal. Une partie des animaux (24) sera soumise à un prélèvement sanguin à J23 l’autre à J28. Un volume de sang de 2 mL nécessaire et suffisant à l'analyse des différents paramètres sanguins sera prélevé sur chaque animal. Pour chaque prise de sang, le temps de contention ne dépassera pas 1 min.

Impact sur les animaux

Les animaux seront nourris avec un aliment standard répondant à leurs besoins nutritionnels pendant 28 jours. L’induction de l’entérite nécrotique peut entraîner l’apparition de signes cliniques digestifs d’intensité variable. Les nuisances associées au modèle expérimental d’entérite nécrotique chez le poulet de chair sont principalement liées à l’induction contrôlée d’une pathologie digestive pouvant entraîner de l’inconfort, une diminution de l’ingestion alimentaire, un abattement (position en boule), un plumage ébouriffé. Une diarrhée peut également être observée, contribuant à une déshydratation et à une dégradation globale de l’état corporel. Une baisse des performances zootechniques (croissance ralentie, indice de consommation dégradé) est également attendue, reflétant l’impact systémique de la maladie. La manipulation des animaux, incluant leur sortie des cages pour la pesée en groupe, l’administration des agents des substances et le prélèvement sanguin, est susceptible d’induire un inconfort et un stress temporaires. Le prélèvement de sang, effectué une unique fois par animal, peut entraîner une douleur passagère au site de prélèvement.

Devenir

Une partie des animaux seront mis à mort à J23 et l’autre à J28 pour le prélèvement de tissus biologiques.

Remplacement

L’entérite nécrotique est une maladie digestive complexe qui résulte de l’interaction entre une bactérie (Clostridium perfringens), des facteurs favorisant son développement, le microbiote intestinal et les défenses naturelles de l’animal. À l’heure actuelle, il n’existe pas de méthode alternative permettant de reproduire l’ensemble de ces mécanismes de manière fiable sans utiliser d’animaux. Des méthodes de laboratoire (in vitro) seront toutefois utilisées avant les essais sur animaux afin de sélectionner les solutions les plus prometteuses et de limiter le nombre d’animaux nécessaires. Cependant, ces méthodes ne permettent pas d’évaluer les effets de la maladie sur l’organisme dans son ensemble. Le recours à l’animal reste donc indispensable pour atteindre les objectifs du projet, tout en étant limité aux situations où aucune alternative pertinente n’est disponible.

Réduction

Le projet a pour objectif de mettre au point un modèle expérimental d’entérite nécrotique chez le poulet de chair afin de contribuer au développement de nouvelles stratégies de prévention et d’améliorer la santé et le bien-être des animaux confrontés à cette maladie digestive. Le nombre d’animaux a été défini de manière à obtenir des résultats scientifiquement fiables tout en limitant leur utilisation au strict nécessaire. Les effectifs retenus permettent également de garantir des conditions d’élevage adaptées, notamment le maintien des interactions sociales et d’une hiérarchie au sein des groupes, éléments importants pour le bien-être des animaux. Enfin, plusieurs paramètres seront évalués sur chaque animal au cours de l’étude et lors des analyses post-mortem, afin de maximiser les informations recueillies et d’optimiser l’utilisation de chaque animal inclus dans le projet.

Raffinement

La gestion du bien-être des animaux tout au long du projet inclut l’application de points limites spécifiques et précoces. L’inconfort, le stress de la contrainte lors du maintien des animaux dû au gavage, sont réduits par, une manipulation empathique, délicate et compétente des animaux par les applicateurs de la procédure, une administration de la substance par voie orale à l’aide d’une seringue à un volume approprié à la taille de l’animal soit 1 mL et par une surveillance minutieuse quotidienne des animaux à l’aide de la grille d’observation. L’inconfort et le stress dus à la sortie des cages pour les prises de sang sont réduits par une manipulation délicate des animaux, un prélèvement de faibles volumes de sang en fonction de la volémie et par l’application d’un point de pression sur le site de prélèvement comme décrit dans le procédure interne qui définit le volume limite de prélèvement sanguin et les périodes de récupération nécessaires. L’état de santé des animaux est suivi quotidiennement. Le raffinement des conditions d’hébergement consiste en la mise en place de papier filtre à l’intérieur de la cage pour éviter que les animaux se coincent les pattes dans les mailles de la grille tout au long de l’étude et en favorisant l’accès à l’eau et à la nourriture surtout en période de démarrage des animaux (J0-J8). L’accès à l’eau est facilité par la mise en place de coupelle d’eau en plus des pipettes et des godets récupérateurs d’eau. La première semaine d’élevage, l’accès à la nourriture est affiné en mettant directement dans la cage sur le papier filtre un tas d’aliment. En plus, la hauteur des lignes d’eau ainsi que les ouvertures d’accès aux mangeoires, sont ajustées régulièrement en fonction de l’âge des animaux. L’état de santé des animaux est suivi quotidiennement. Les conditions d’hébergement des animaux sont définies de telle sorte que l’enrichissement des cages (balles avec grelots), la densité des animaux par cage, ou encore les paramètres environnementaux (température et hygrométrie) procurent le maximum de confort aux animaux, favorisent les interactions sociales, et correspondent à la législation en vigueur. Aucun animal ne reste isolé, en cage individuelle sans contact visuel ou physique avec ses congénères, ceci afin de réduire au minimum l’angoisse et le stress des animaux.

Choix des espèces

L’espèce retenue correspond à l’espèce cible, à savoir le poulet de chair. Ce choix permet de développer un modèle expérimental directement basé sur l’espèce chez laquelle la pathologie d’intérêt, l’entérite nécrotique, se manifeste en élevage, notamment en conditions de production intensive. Ainsi, les observations et résultats obtenus seront représentatifs et transposables aux conditions réelles de production sans biais lié à une extrapolation inter-espèces et exploitables par la filière avicole. Les animaux livrés seront des poussins de 1 jour. Ils seront mis en stabulation en cages en batterie et seront élevés jusqu’à l’âge de 28 jours.

  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système endocrinien
Autres oiseaux : 140
Souffrances
▲ -
▲ 140
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 140

Tous tués à l'issue, 140 faisanes et faisandeaux vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, pour mesurer les effets d'une alimentation contaminée par deux pesticides, le diflufénican et le tétraconazole. La moitié des 60 faisanes adultes mange ce mélange en continu pendant la ponte, avec trois prises de sang à l'aile, et leurs descendantes subissent trois autres prises de sang pendant leur propre ponte. Selon les directives de la DDPP sur le risque de résidus, une partie des descendants est tuée dès le plus jeune âge pour prélever des tissus, et 80 femelles de première génération sont suivies jusqu'à la reproduction avant d'être tuées à leur tour. Les effectifs narrés, 60 faisanes, 80 descendants tués jeunes et 80 femelles suivies, totalisent 220 oiseaux, pour 140 déclarés.

Objectifs

L’objectif de cette étude est d’une part d’évaluer l’impact d’une exposition alimentaire par un mélange de deux produits de protection des cultures sur le métabolisme et la fertilité des faisanes ; et d’autre part, de déterminer si les effets de cette exposition maternelle se transmettent et se répercutent sur les générations suivantes (effets inter- ou transgénérationnels).

Bénéfices attendus

Ces expériences de terrain réalisées sur la faisane permettront d’examiner les effets d’une exposition alimentaire à un mélange de pesticides sur le métabolisme et la fertilité de ces animaux mais aussi sur leurs descendants.

Procédures

Pour les faisanes (génération F0) : Trois prélèvements sanguins seront réalisés à la veine alaire sur des animaux vigiles : avant, au milieu et à la fin de la période d'exposition. Afin de préserver le bien-être animal, le volume prélevé sera strictement limité à 1 % de leur masse corporelle. Chaque prélèvements ne dure que quelques secondes. Pour la génération suivante (F1) : Afin d'évaluer la contamination par les produits de protection des cultures, trois prélèvements sanguins identiques seront effectués sur les femelles pendant la ponte : au début, au milieu et à la fin de cette période. Chaque prélèvements ne dure que quelques secondes.

Impact sur les animaux

Le maintien de l'animal pour la pesée et la prise de sang est susceptible de générer du stress, ainsi qu'une légère douleur locale et la formation potentielle d'un hématome au point d'injection.

Devenir

Génération F0 (Génération parentale) : À l'issue de l'étude, l'ensemble des 60 faisanes F0 (30 témoins nourries avec une ration standard et 30 exposées en continu à un mélange de PPC) seront euthanasiées afin de prélever différents tissus pour analyse. Génération F1 et F2 (Descendance directe) : Conformément aux directives de la Direction Départementale de la Protection des Populations (DDPP) relatives au risque de contamination par les résidus, une partie de la progéniture (n=80 sur les deux générations) sera euthanasiée dès le plus jeune âge pour des prélevements de tissus. Un lot de 80 femelles F1 (40 issues de mères exposées et 40 issues de mères témoins) sera toutefois conservé. Elles feront l'objet d'un suivi complet de leur développement (stades embryonnaire, juvénile et adulte) jusqu'à la période de reproduction. Elles seront ensuite euthanasiées pour prélevements d'organes.

Remplacement

Pour évaluer les réponses physiologiques telles que l’évolution du poids, l’engraissement, la performance de ponte et la fertilité, il faut disposer des mesures sur les animaux et le modèle le plus adapté est la faisane et les faisandeaux dans notre protocole.

Réduction

Le nombre d'animaux a été défini afin de garantir une puissance statistique suffisante pour détecter les effets du traitement sur les principales variables d'intérêt du projet, tout en respectant le principe de réduction du nombre d'animaux utilisés.

Raffinement

Dès leur arrivée, les faisanes seront réparties dans deux volières à raison de 30 individus par structure. Ces volières, mesurant 2,75 au point le plus haute et 2,20 au point le plus bas de hauteur, 6" m" de largeur et 20" m" de longueur, permettront d'initier immédiatement leur habituation au contact humain. Afin de recréer un environnement proche de leur habitat naturel et de stimuler leurs comportements innés, les volières seront dotées de divers aménagements : Zones de cachettes : Installation de branchages (sapin, genêt) ou de cagettes en bois retournées et munies d'une ouverture pour offrir des refuges sécurisants. Perchoirs : Disposition de branches naturelles de diamètres variés, fixées entre 1 m et 1,50 m du sol. Barrières visuelles : Mise en place de ballots de paille pour structurer l'espace et permettre aux oiseaux de se soustraire à la vue de leurs congénères. Un grand bac plat sera installé pour répondre à leur besoin vital d'entretien du plumage. Rempli d'un mélange de sable fin, de terre sèche et d'un apport en cendre de bois, il permettra aux faisanes de réaliser leurs bains de poussière indispensables à l'élimination des parasites. Des blocs à picorer seront laissés à libre disposition. Ces suppléments minéraux incitent les oiseaux à user naturellement leur bec sur un support solide, ce qui détourne efficacement leur attention et réduit drastiquement les risques de picage. Les animaux seront soumis à une observation soutenue, plusieurs fois par jour, afin de détecter le plus précocement possible toute dégradation du bien-être. Un arbre de décision visant à faciliter la gestion quotidienne des animaux. Jusqu'à 6 semaines, les faisandeaux vont vivre en enclos fermé d’abord d’environ 2,5*2,5 m puis dans une cellule de minimum 9 m2 sur litière de copeaux de bois, avec un espace bien découpé (zone de déplacement, zone de repos, mangeoire et abreuvoir). À l'âge de 6 semaines (Passage en volière) : Le transfert se fera le matin par beau temps, avec au moins 3 jours consécutifs de temps sec annoncés et ils seront sous surveillance les premiers soirs pour vérifier qu'ils ne s'entassent pas dans les coins et pour les pousser délicatement à l'intérieur de l'abri ventilé pour leur sécurité. Ils disposeront de perchoirs fixés entre 30 cm et 50 cm du sol dans leurs arbris et devant l'entrée de l'abri pour les inciter naturellement à y passer la nuit en sécurité.

Choix des espèces

Le choix de la faisane et du faisandeau repose sur une démarche de recherche directe et appliquée, l'espèce étant la cible réelle du projet. Étudier l'espèce exacte évite les biais de transposition inhérents aux modèles de laboratoire classiques (poulet, caille). Cela garantit une forte validité écologique : les données physiologiques, comportementales et écologiques recueillies reflètent fidèlement la réalité du terrain. La combinaison de ces deux stades de vie offre une vision complète du cycle biologique : • La faisane permet d'évaluer la reproduction, l'effort de ponte et le transfert maternel. • Le faisandeau représente la phase critique de vulnérabilité, essentielle pour étudier la croissance, le développement immunitaire et la survie juvénile. Génération (F0) – Stade adulte: L’étude ciblera les faisanes adultes durant la période de ponte afin d'évaluer l'impact direct des contaminants sur la fonction reproductrice (fertilité, qualité des ovocytes, dynamique de ponte). L'exposition alimentaire à cette étape mime fidèlement le scénario réel de consommation de semences ou de nourritures contaminées au printemps, en pleine saison de reproduction. Ce stade permettra d'analyser le transfert de la mère vers l’œuf du diflufénican et du tétraconazole. Génération (F1) – Du stade embryonnaire à l’âge adulte : La F1 sera suivie du développement embryonnaire (in ovo) jusqu’au stade adulte, en passant par la phase juvénile. L'analyse du stade embryonnaire déterminera si l'exposition in ovo perturbe le développement, la viabilité à l'éclosion, la croissance et, à terme, la propre fertilité des individus. Le suivi complet jusqu'à la reproduction est indispensable pour établir la présence d'effets transgénérationnels. Seconde génération (F2) – Du stade embryonnaire à J10 : La F2, non exposée directement aux molécules, sera étudiée du stade embryonnaire (in ovo) au stade juvénile jusqu’à 10 jours après l’éclosion (J10).

  • Conservation des espèces
  • Protection de l’environnement
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Autres oiseaux : 264
Souffrances
▲ -
▲ 224
▲ 40
▲ -
Devenir
 -
 214
 -
 50

Les mésanges charbonnières de ce projet sont des oiseaux sauvages, capturés en ville et en forêt, ou élevés en captivité depuis l'état de poussin pour comparer leurs rythmes d'activité. 264 mésanges vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré : capture, transport, baguage, hébergement individuel temporaire et une prise de sang, les autres mesures portant sur l'activité des oiseaux sans que les tests soient détaillés. La plupart doivent être relâchées, 214 selon le champ structuré. 32 seront tuées pour des analyses neurobiologiques de leur horloge interne, et 18 venant d'une autre métropole ne pourront pas être relâchées, sans que le résumé dise ce qu'elles deviennent.

Objectifs

L’urbanisation constitue l’une des transformations environnementales les plus rapides et les plus profondes des paysages naturels, exposant les organismes à des modifications majeures de leur habitat. Parmi ces changements, les perturbations nocturnes liées aux activités humaines, telles que la pollution lumineuse artificielle et le bruit, sont désormais reconnues comme des facteurs susceptibles d’altérer les rythmes biologiques, la physiologie et le comportement des animaux sauvages. Certaines études ont mis en évidence des différences entre populations urbaines et forestières chez différentes espèces, avec notamment un avancement du début de l’activité en milieu urbain. Toutefois, les mécanismes sous-jacents à ces divergences demeurent encore mal compris, en particulier la part respective des effets environnementaux immédiats et des effets génétiques. L’objectif général de ce projet est d’évaluer comment les perturbations environnementales nocturnes liées à l’urbanisation influencent les rythmes d’activité et la synchronisation de l’horloge biologique interne chez une espèce modèle d’oiseau, la mésange charbonnière (Parus major). Cette espèce est particulièrement adaptée à ce type d’étude en raison de sa large distribution, de sa capacité à occuper des habitats urbains contrastés, et de l’abondance de données écologiques et physiologiques disponibles. Plus spécifiquement, ce projet poursuit deux objectifs principaux. Premièrement, il vise à caractériser les différences entre populations naturelles urbaines et forestières, en comparant les profils d’activité journaliers, les niveaux d’activité globaux et certains traits physiologiques et comportementaux. Deuxièmement, il cherche à distinguer les effets environnementaux des contributions génétiques. En comparant des individus élevés dans des conditions identiques, il sera possible de tester si les différences observées sur les populations naturelles persistent en l’absence des contraintes environnementales propres aux habitats d’origine (urbain/forestier).

Bénéfices attendus

Ce projet apportera des connaissances scientifiques dans le domaine de l’écologie urbaine et de l’étude des rythmes biologiques. Il s’inscrit dans le cadre d’un suivi ayant déjà permis l’étude de plusieurs effets de l’urbanisation sur la biodiversité. Ce projet, abordant une thématique nouvelle pour le suivi, contribuera à une meilleure compréhension des mécanismes par lesquels l’urbanisation influence les rythmes biologiques et le comportement des animaux sauvages, un enjeu important dans un contexte d’expansion urbaine mondiale. En combinant des données mesurées sur des populations naturelles et des mesures des oiseaux élevés dans les mêmes conditions environnementales, ce projet permettra de distinguer les effets de l’environnement de ceux liés à leur origine génétique entre populations urbaines et forestières. Cette approche intégrative est encore rare et constitue une avancée méthodologique importante.

Procédures

Une seule prise de sang (durée: 1 minute) et de petit volume (1% du volume sanguin total). Les autres observations seront exclusivement comportementales et réalisées sur des oiseaux libres de leurs mouvements.

Impact sur les animaux

Les principales contraintes pour les animaux sont liées à leur capture, leur transport, leur hébergement temporaire et les différentes manipulations réalisées dans le cadre de l'étude. La capture et les manipulations (baguage, mesures et prise de sang) peuvent provoquer un stress de courte durée et un léger inconfort. Dans de rares cas, elles peuvent entraîner des blessures mineures, comme la perte de quelques plumes ou un petit hématome après la prise de sang. Le transport et l'hébergement individuel temporaire peuvent également perturber momentanément le comportement des oiseaux, notamment en raison de la nouveauté de l'environnement et de l'absence temporaire de contacts sociaux. Le volume de sang prélevé sera largement inférieur aux recommandations en vigueur pour des oiseaux de cette taille et les animaux feront l'objet d'une surveillance régulière tout au long de l'étude. Cette étude cherche à comprendre comment l’horloge biologique influence les comportements naturels des animaux. Pour garantir des résultats fiables, il est important que les animaux restent dans de bonnes conditions, sans stress important ni effets indésirables.

Devenir

La grande majorité des oiseaux seront relâchés dans leur milieu d'origine en fin de procédure. Certains oiseaux ne pourront être relâchés, soit car ils proviennent d'une autre métropole où la mise en place du protocole de réhabituation à la vie sauvage est impossible (n=18), soit s'ils sont dans un état physique ne permettant pas de le relâcher. Un groupe d'oiseaux sera également mis à mort en vue d'analyses neurobiologiques des horloges biologiques (n=32).

Remplacement

Cette recherche fondamentale porte sur des animaux sauvages et vise notamment l’étude de leur physiologie et de leurs comportements, avec un intérêt particulier pour les mesures des rythmes endogènes. L’analyse des rythmes biologiques ne peut être réalisée sans le recours à des animaux vivants, impliquant nécessairement des manipulations et une expérimentation contrôlée. L'intérêt du projet de recherche est d'évaluer la dimension écologique et la réponse de l'organisme dans son entièreté face aux perturbations urbaines nocturnes.

Réduction

Les protocoles expérimentaux ont été élaborés afin de réduire au minimum le nombre d’animaux utilisés, tout en assurant une puissance statistique suffisante pour répondre aux objectifs scientifiques du projet. L’effectif total retenu, soit 80 poussins par an pour l’expérience en environnement contrôlé, ainsi que 30 mésanges charbonnières sauvages capturées par an, est fondé sur la littérature scientifique existante ainsi que sur des études antérieures comparables de l'étude des rythmes journaliers. La limitation du nombre d’individus est rendue possible par la réalisation de mesures multiples, incluant des paramètres liés aux rythmes journaliers tels que la période biologique propre ou la durée totale d'activité journalière, chez chaque individu. Cette approche permet d’optimiser l’exploitation des données recueillies tout en respectant le principe de réduction.

Raffinement

Les expérimentateurs ne manipuleront jamais les oiseaux seuls de façon à pouvoir se consulter entre personnes formées en cas de problème avec un oiseau. Cela permet de réduire les risques de nuisance due aux manipulations. Les opérateurs sont régulièrement ré-entrainés aux gestes adéquats et spécifiques à l’espèce étudiée. Les oiseaux en captivité avant l'expérience seront maintenus dans des espaces prévus et enrichis (e.g. volières de grande taille avec végétation naturelle et de nombreux perchoirs), leur fournissant des conditions de vie semi-naturelle. Tous les protocoles sont pensés pour réduire au maximum les nuisances et le stress des animaux, d'autant plus qu'un intérêt scientifique majeur du projet tient au suivi ultérieur en populations naturelles (paramètres démographiques et reproducteurs) des oiseaux qui auront été mesurés.

Choix des espèces

Mésange charbonnière (Parus major) La mésange charbonnière est un bon modèle d'étude car elle niche en nichoirs et donne ainsi accès aux paramètres démographiques de la population étudiée. C'est une espèce naturellement présente en ville comme en forêt, permettant une étude des effets de l'urbanisation. De plus, c'est un modèle d'étude qui peut à la fois être suivi en milieu naturel mais qui tolère aussi très bien la captivité. La mésange charbonnière est ainsi un modèle phare en écologie urbaine. Oiseaux sauvages : Les captures et les mesures de rythmes journaliers sont faites sur des nouvelles recrues âgées d'environ six mois, c'est-à-dire issues de la précédente reproduction. Oiseaux issus de l’élevage en environnement commun: Les mesures des rythmes journaliers sont faites sur des individus nés en 2024 et sur des nouvelles recrues âgées d'environ six mois. Les seules manipulations sur des poussins seront des mesures morphologiques pour étudier leur croissance durant l’élevage en environnement commun.

  • Recherche appliquée
    • Diagnostic des maladies
Poules : 15
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 15
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 15

Une prostration, une déshydratation sévère ou une perte de poids importante peuvent conduire à la mise à mort d'un poulet avant la fin de l'essai. 15 poulets âgés de onze semaines vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tous tués une fois leur réponse en anticorps obtenue. Ils sont infectés par voie orale par Salmonella Gallinarum, agent de la typhose aviaire, puis subissent jusqu'à neuf prises de sang d'environ 1 mL à la veine de l'aile, sans médication contre la douleur prévue. Leur sérum sert à fabriquer un témoin positif pour les contrôles sanitaires obligatoires des élevages, en quantité calculée, selon le porteur, "sur la base des données de production et de vente" pour couvrir cinq ans.

Objectifs

La pullorose et la typhose aviaire sont des maladies infectieuses qui peuvent être dues à certaines Salmonella, il s’agit de maladies septicémiques qui affectent principalement les poulets et qui présentent une obligation de déclaration, de surveillance et de certification. Ce projet consistera en un protocole d’infection expérimentale conduit en animalerie protégée sur poulets afin d’obtenir des sérums positifs contre Salmonella.

Bénéfices attendus

Cette procédure doit permettre la production d’un sérum de référence positif vis-à-vis de Salmonella Gallinarum chez le poulet. Ce sérum (qui sera constitué de l’ensemble des différents sérums individuels obtenus par infection expérimentale sur poulets) permettra de valider (témoin positif) les tests sérologiques pour la technique d'agglutination rapide sur lame réalisés dans les contrôles sanitaires des élevages par les laboratoires.

Procédures

Les animaux seront soumis à une contention d'une durée inférieure à 5 minutes lors de l’inoculation par voie orale de S. Gallinarum, lors des pesées des animaux ou des prises de sang. Les prises de sang, au maximum neuf, consistent en un prélèvement d’environ 1 mL au niveau de la veine alaire. Les prélèvements seront réalisés en alternance sur les deux ailes afin de limiter les sollicitations répétées d’un même site de prélèvement. Ces actes seront réalisés par des personnels expérimentés, toujours les mêmes, pour limiter au maximum le stress et la douleur chez les animaux.

Impact sur les animaux

La pullorose et la typhose aviaire sont des maladies infectieuses dues à Salmonella enterica enterica serovar Gallinarum (biovar Pullorum ou Gallinarum respectivement). Ces maladies septicémiques affectent principalement les poussins, les jeunes dindonneaux et faisandeaux et sont responsables d’une mortalité en coquille ou après l’éclosion. La maladie est moins grave chez les oiseaux plus âgés, c’est pourquoi il a été choisi des animaux agés de 11 semaines dans cette procédure. Bien que la mortalité puisse être élevée, les signes cliniques peuvent etre d'intensité variable, chez les adultes. Les animaux contaminés peuvent présenter une baisse de l'activité, une diminution de la consommation d'aliment et d'eau, un retard de croissance, un plumage ébouriffé, de la diarrhée et une déshydratation. Cet essai provoquera une phase de stress et de douleur légère qui seront générées par l’inoculation de la souche de Salmonella Gallinarum et les prélèvements réalisés chaque semaine sur les animaux (prises de sang). Cette douleur légère et passagère sera directement liée à l'acte de piqure qui est subie par l'animal : aucun protocole de médication particulière n'est prévu. L’inoculation et les prises de sang seront réalisées par des personnels expérimentés dans la réalisation de ces actes pour limiter au maximum leur stress et la douleur.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort lorsqu'ils auront développé une réponse sérologique spécifique de Salmonella Gallinarum à la fin de l’essai.

Remplacement

La production de sérums de référence est nécessaire pour la validation des contrôles sanitaires obligatoires effectués dans les élevages. Cette production de sérum positif Salmonella Gallinarum ne peut être réalisée que sur espèces cibles (poulets) car il n’existe malheureusement pas, à ce jour, de méthodes alternatives de production de sérums expérimentaux spécifiques.

Réduction

L’expérience acquise a permis de limiter le nombre d’animaux utilisés, ainsi que le nombre d’interventions sur ces animaux. La quantité d’animaux à utiliser a été calculée au plus juste pour produire une quantité de sérum positif suffisante pour 5 ans. Nous espérons récolter entre 8 et 10 ml de sérum par animal. Toutefois, les titres en anticorps sont variables d’un animal à l’autre, et dans certains cas les titres peuvent être trop faibles, voire nuls. Ainsi, sur la base des données de production et de vente, une infection expérimentale de 15 poulets permet de récolter environ 100 ml de sérum positif, quantité utilisée par les laboratoires sur une période de 5 ans. L’objectif de l’étude étant la production et la caractérisation d’un sérum positif de référence, celle-ci ne nécessite pas d’analyse statistique.

Raffinement

Le raffinement des conditions d’hébergement visera à assurer des conditions d’hébergement limitant l’inconfort potentiel des animaux. Les 15 poulets inclus dans cette procédure expérimentale seront hébergés à l'âge de 7 semaines dans leur nouvel environnement et bénéficieront d’une période d'habituation de 4 semaines afin de favoriser leur adaptation et de limiter le stress lié au changement d'environnement. La litière sera composée de copeaux de bois (qui sert d’enrichissement du milieu puisque les animaux grattent et picorent cette litière). En plus de la litière, qui sera maintenue sèche et friable (renouvellements d’air important), il sera ajouté des cordes suspendues et des plateformes de perchage en grillage. Un suivi des animaux sera mis en place pendant toute la durée de l’essai, les animaux recevront à volonté, de l’eau et de l’aliment réservé aux poulets de chair spécifiques à leur âge. Les paramètres zootechniques (pesées des animaux au démarrage de l’essai, avant l’inoculation et avant chaque série de prélèvement ; suivi de la consommation d’aliment et d’eau) seront pris en compte tout au long de l’essai. Les paramètres d’ambiance utilisés sont préconisés pour les élevages de poulets de chair. Les installations sont équipées de lumières électriques programmables, d'un chauffage électrique automatisé et d'une ventilation. Les pesées, les prises de sang et l’inoculation individuelle des animaux seront réalisées conjointement par deux personnes habilitées dans le but de réduire la durée de la contention et de l’intervention sur l’animal afin d’en diminuer le stress induit. Les points limites sont définis afin de prévenir toute souffrance importante. Une surveillance régulière des animaux permettra de détecter une aggravation de leur état. Les signes attendus d’intensité légère à modérée et transitoire (baisse d’activité, diminution de la consommation, plumage ébouriffé, diarrhée légère, déshydratation légère) seront surveillés. Une altération importante de l’état général, une prostration, une déshydratation sévère, une incapacité à s’alimenter ou à boire, une perte de poids importante ou tout signe de souffrance sévère constitueront des points limites et entraîneront une prise en charge adaptée, pouvant aller jusqu’à la mise à mort de l’animal.

Choix des espèces

Les poules (Gallus gallus) constituent l'espèce la plus pertinente pour la production de sérums positifs dirigés contre Salmonella Gallinarum, car elles représentent l'hôte naturel et la principale espèce cible de ce pathogène. Les animaux mis en place auront 7 semaines d’age, et la procédure commencera lorsqu’ils seront agés de 11 semaines, afin de permettre une réponse immunitaire des animaux suffisament importante, mais également de réduire les risques de symptomes et d’effets indésirables de la maladie chez ces animaux.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
    • Maladies animales
  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
    • Système immunitaire
Poules : 128
Souffrances
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▲ 128
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Devenir
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 128

Un microbiote administré par la bouche au premier jour de vie, puis le parasite Eimeria tenella vers deux semaines d'âge : 128 poussins vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tous tués à J14 ou J21 pour prélever leurs cæcums. Le projet compare trois microbiotes face à la coccidiose, et le bénéfice attendu pour les poussins supplémentés se mesure en "meilleures performances zootechniques", pour une filière qui chiffre ses pertes à plus de 1,5 milliard d'euros par an. Le résumé mentionne aussi une pose de puces sous anesthésie, sans dire où ni pourquoi. Le porteur justifie le choix du poulet par le parasite, qui n'infecte que cette espèce.

Objectifs

Les coccidioses représentent le premier fléau parasitaire de l’aviculture conduisant à d'importantes pertes économiques (>1,5 milliards d’euros/an dans le monde). Ces maladies sont provoquées par des parasites, Eimeria. La prophylaxie repose sur l’utilisation d’anticoccidiens et sur la vaccination. Le coût élevé des vaccins, l’apparition de résistances aux anticoccidiens et la demande des consommateurs pour limiter l’utilisation des anticoccidiens et des antibiotiques nécessitent le développement de nouveaux moyens de lutte plus naturels. Dans cet objectif, notre ambition est d'utiliser la modulation du microbiote pour atténuer la sévérité de la pathologie liée à l'infection par Eimeria. Comme nous l’avons décrit précédemment, nos résultats mettent en évidence un rôle du microbiote et/ou ses métabolites sur la physiopathologie de l’infection par E. tenella incluant le développement du parasite E. tenella et sur la réponse inflammatoire associée à l’infection. La nature des bactéries et/ou leur métabolites impliqués dans cet effet restent encore à déterminer.Dans ce projet, nous comparerons différents microbiotes (témoin, adulte, commercial) sur la physiopathologie de l’infection par E. tenella. Nous évaluerons l'effet de ces différentes compositions microbiennes caecales sur le développement des parasites, la formation de lésions et la réponse inflammatoire. La composition du microbiote et du métabolome seront déterminés avant l’infection expérimentale. Ensuite, les corrélations entre la composition du microbiote, ses fonctions et des paramètres d'infection seront déterminées pour détecter quel(s) microorganisme(s) sont impliqués dans le cas de pathologies plus ou moins sévères. Ce projet fournira des indications pour le développement d'un microbiote limitant les conséquences négatives de l'infection.

Bénéfices attendus

Dans le cadre de ce projet, le bénéfice attendu est que les animaux supplémentés résistent mieux à l’infection (effet anticoccidien) et présentent par conséquent de meilleures performances zootechniques, moins de lésions, moins d’inflammation, moins développement parasitaire. Si l’administration d’un microbiote ne présente pas d’effet, les animaux présenteront des charges parasitaires et des paramètres lésionnels similaires à ceux du groupe témoin.

Procédures

Les animaux seront soumis à deux administrations orales : une de microbiote et une du parasite Eimeria. De plus, la contention peut engendrer du stress pour les animaux. Chaque intervention dure environ 30 secondes à 1 minute.

Impact sur les animaux

Les animaux seront soumis à une administration orale du parasite Eimeria à des doses qui ne causent pas de morbidité importante et qui n’induisent pas des signes cliniques proches du point limite. Une perte de poids pourra être observée chez les animaux infectés non supplémentés sans atteindre le point limite, ni des signes cliniques sévères. De plus, la contention peut engendrer du stress pour les animaux.

Devenir

A J14 et J21, l'euthanasie des animaux est prévue pour des prélèvements des caeca et mesures de différents paramètres (parasitaire, inflammatoire, microbiote, métabolites).

Remplacement

L’agent pathogène Eimeria tenella responsable de la coccidiose a un spectre d’hôte restreint : il infecte exclusivement le poulet Gallus gallus. L’étude de l’influence du microbiote sur la physiopathologie de l’infection par E. tenella nécessitent des expérimentations in vivo pour lesquelles des analyses des paramètres zootechniques, parasitaires, inflammatoires, biochimiques, et du microbiote intestinal seront réalisées.

Réduction

Le nombre de 128 animaux a été optimisé pour obtenir des résultats pertinents, reproductibles et statistiquement valides. Les effectifs sont basés sur les études de la littérature portant sur les analyses de microbiote lors de supplémentations pour avoir une différence significative.

Raffinement

Aucune étude in vitro n’a été réalisée en amont de ce projet, la pathologie étudiée et le cycle parasitaire ne pouvant être reproduits de manière pertinente qu’in vivo. Les poulets seront hébergés dans des conditions environnementales contrôlées et disposeront d’un enrichissement social et comportemental (dans des petites salles séparées au sol : petites rondelles en inox suspendues ou du bolduc suspendues ce qui permet aux animaux de piquer dedans, des perchoirs qui apporte un enrichissement qui fait partie du comportement naturel et de la litière favorisant le grattage (litière de miscanthus pour éviter les poussières). Ils seront hébergés en groupe de 32 poussins, au sol, dont la température est régulée (ajout le lampe chauffante) avec aliment et eau ad libitum ainsi qu’un éclairage 12h/24h. Pour la pose de puces, l'anesthésie gazeuse flash dure quelques minutes et récupération très rapide des animaux, qui sont remis en lot dans la foulée. Pas de gène visible, ni de modification d’interactions entre les poussins. Limitation des nuisances sur le bien-être animal : Évaluation de l’état de santé des animaux deux fois par jour par le personnel de la plateforme expérimentale. Si atteinte du point limite : euthanasie des animaux.

Choix des espèces

Les poussins à statut sanitaire protégé et contrôlé seront utilisés et seront l’espèce hôte chez laquelle se multiplient les parasites Eimeria. L'éclosion constituant une fenêtre unique pour l'implantation de bactéries et l'amélioration précoce des fonctions intestinales, l'implantation de bactéries pour améliorer précocement les fonctionnalités de l'intestin sera réalisée juste après l’éclosion (1er jour d’âge). Une coccidiose expérimentale sera ensuite induite à environ 2 semaines d’âge afin de reproduire expérimentalement la fenêtre d’infection de la coccidiose aviaire.

  • Conservation des espèces
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Autres oiseaux : 753
Souffrances
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▲ 636
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Devenir
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 519
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 234

Pour entretenir en laboratoire le parasite et les moustiques qui le transmettent, le porteur prévoit de réemployer des canaris déjà passés par d'autres procédures "légères", après deux semaines de repos. 753 canaris vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, pour étudier les stades dormants du paludisme aviaire. Ils sont infectés par injection dans le muscle ou la graisse du ventre, ou exposés aux piqûres de moustiques infectés sur les pattes, puis prélevés de deux à onze fois, certains servant de donneurs de sang parasité. La narration prévoit de replacer après autorisation les canaris porteurs d'une souche locale, et le champ structuré compte 519 oiseaux rendus sur 753. Ceux infectés par une lignée absente d'Europe sont systématiquement tués, comme un lot destiné au prélèvement d'organes.

Objectifs

Les parasites du paludisme aviaire (Plasmodium) sont au premier plan de la recherche sur la conservation des oiseaux depuis l'introduction accidentelle de Plasmodium relictum dans les îles Hawaï au début du XXe siècle, qui a entraîné le déclin et l'extinction de plusieurs espèces d'oiseaux indigènes. En raison de l'augmentation prévue de l'occurrence, de la distribution et de l'intensité du paludisme aviaire associée au changement climatique en cours, ces parasites sont considérés comme une menace permanente pour la biodiversité et la conservation des oiseaux. L'une des clés du succès de l'invasion de ces parasites est leur capacité à produire des stades dormants qui se "cachent" pendant de très longues périodes (mois ou années) dans des organes internes tels que le foie, les poumons ou le cerveau. Lorsque les conditions environnementales favorisant leur transmission s'améliorent (par exemple présence de moustiques qui les transmettent), les stades dormants recolonisent le sang, où ils peuvent reprendre leur multiplication et être transmis à un nouvel hôte par des moustiques lors d'un repas sanguin. De ce fait, ces stades dormants ont des implications cruciales pour l’épidémiologie de la maladie. Cependant, en raison de leur localisation dans les tissus profonds, nous n’en savons encore très peu sur la biologie fondamentale de la dormance chez les parasites responsables du paludisme aviaire. Ce projet utilisera une combinaison d'approches moléculaires et expérimentales pour fournir l'une des études les plus complètes à ce jour de la biologie moléculaire des stades dormants de ces parasites et des mécanismes sous-jacents de leur réactivation leur permettant de retourner dans le sang.

Bénéfices attendus

Les stades dormants de Plasmodium représentent des défis cruciaux pour le contrôle et l'élimination des parasites du paludisme aviaire, lesquels sont responsables du déclin et de l'extinction de plusieurs oiseaux sauvages endémiques, ainsi que d'épidémies répétées dans les zoos du monde entier. Il est important de noter que la dormance a également été identifiée comme un obstacle majeur au contrôle de Plasmodium vivax, la deuxième cause la plus importante de paludisme humain dans le monde. Malgré cela, et malgré des décennies de recherche, les facteurs qui influencent la biologie, la persistance et l'activation des stades dormants sont encore mal compris. Plus important encore, peu d'observations ont été faites sur la triade hôte-pathogène-vecteur et son impact sur la dormance, ce qui est uniquement possible dans le cas du paludisme aviaire. Le projet aura un impact scientifique considérable, en étendant l'analyse comparative de la dormance au-delà des parasites du paludisme humain et simien et en générant des connaissances cruciales sur ce stade de la vie du parasite ouvrant la voie au développement de thérapies curatives à la fois en santé humaine et animale.

Procédures

Minimum 5 jours après leur réception les canaris subiront un prélèvement équivalent à une petite goutte de sang afin de les diagnostiquer pour le paludisme aviaire et exclure ce qui sont déjà infectés, car nous devons contrôler les infections. Selon les expériences, ils seront infectés par le parasite du paludisme aviaire soit de façon directe par injection intramusculaire ou dans la masse graisseuse du ventre, soit par exposition à des moustiques infectés au laboratoire, le moustique étant l’insecte qui transmet naturellement le parasite au cours d’une piqûre. Le suivi de la parasitémie est effectué par des prélèvements équivalent à une petite goutte de sang allant de 2 à 11 espacés d’un à dix jours selon les expériences et les paramètres de l’infection étudiés. Certains canaris infectés serviront de donneurs de sang parasité et seront soumis à un prélèvement plus important autorisé par la règlementation, afin d’infecter d’autres canaris. Pour tester les facteurs susceptibles de déclencher la réactivation des stades tissulaires du parasite et d’en caractériser les mécanismes, des lots de canaris infectés recevront un traitement antipaludéen ciblant spécifiquement les parasites circulant dans le sang. Ils seront ensuite soit exposés à des piqûres de moustiques, soit recevront des composés plasmatiques jouant un rôle dans la communication du parasite, isolés à partir de sang infecté. Enfin, un lot de canaris sera euthanasié pour prélever les organes où se « cachent » le parasite pour des analyses.

Impact sur les animaux

Dans de très rares cas, les infections par Plasmodium chez le canari peuvent, provoquer des anémies sévères, se manifestant par une léthargie, une prostration ou un plumage ébouriffé. La manipulation et la contention nécessaires lors des expérimentations peuvent induire un stress, susceptible d’affecter le bien être des oiseaux, bien que nous appliquions toutes les mesures pour le minimiser. Les injections, comparables à douleur due à une piqûre d’aiguille, peuvent provoquer une gêne passagère, tandis que les piqûres de moustiques peuvent entraîner des réactions inflammatoires locales.

Devenir

Les canaris infectés naturellement ou expérimentalement avec des souches locales du parasite seront replacés après autorisation des autorités compétentes. Les oiseaux qui seront infectés avec une lignée de parasite ne circulant pas en Europe seront systématiquement euthanasiés pour éviter le risque de sa propagation. Quelques oiseaux pourront être gardés plusieurs mois afin de maintenir cette lignée nécessaire à la poursuite de recherches. Cette mesure permet de limiter l'utilisation de nouveaux animaux. Un lot d’oiseaux sera euthanasié en fin de procédure pour prélever les organes afin d’y étudier les stades dormants du parasite.

Remplacement

Les parasites du paludisme aviaire sont des parasites intra-cellulaires. Si des cultures d’autres espèces de ce genre de parasite (notamment celui du paludisme humain), a donné de bons résultats, malheureusement aucun laboratoire n’a réussi à cultiver les parasites aviaires in vitro. A ce jour malheureusement il n’est pas possible de s’affranchir de l’expérimentation animale dans l’étude du paludisme aviaire afin de comprendre les interactions complexes du parasite avec l’organisme de son hôte.

Réduction

Dans chacune de nos manipulations, nous veillons à réduire au maximum le nombre de canaris utilisés, tout en préservant la puissance statistique de nos analyses. Afin de déterminer le nombre minimal d’oiseaux expérimentaux nécessaires pour obtenir des résultats statistiquement robustes, nous avons réalisé une analyse statistique basée sur des données similaires obtenus dans notre laboratoire. Lorsque cela est possible, par exemple pour la maintenance au laboratoire du parasite aviaire vivant et du moustique qui le transmet, nous sélectionnons des individus ayant déjà participé à d’autres procédures classées comme « légères », en respectant une période de repos minimal de deux semaines. De même, dans nos expériences, nous cherchons à infecter deux ou trois oiseaux expérimentaux à partir d’un seul oiseau donneur, limitant ainsi le nombre total d’oiseaux utilisés.

Raffinement

Les méthodes utilisées sont soigneusement conçues et raffinées afin de maximiser le bien être des canaris et de limiter leur stress. Lors des expositions aux moustiques, l'ensemble du corps à l'exception des pattes est protégé des piqûres. Pendant les expérimentations les cages des canaris sont recouvertes d’un tissu afin de réduire le stress lié à la présence des expérimentateurs et la capture des oiseaux voisins. Nous accordons une attention particulière à l’enrichissement des conditions de vie des oiseaux, notamment l’utilisation de baignoires pour l’entretien du plumage, l’apport de branches de millet à picorer, constituant une friandise et contribuant à lutter contre l’ennui, à réduire le stress et à améliorer le bien-être global des oiseaux.

Choix des espèces

Le choix du canari se justifie par : (1) le fait que le paludisme aviaire est bien toléré chez les canaris infectés, avec pour seul effet visible une anémie et une légère perte de poids au pic de l’infection. Il n'y a pas de signe de détresse évident, ni de modification du comportement mis en évidence pendant l’infection et la mortalité est très occasionnelle. (2) La facilité de la prise d'un repas sanguin par les moustiques sur les pattes des canaris. (3) La rapidité avec laquelle les infections expérimentales produisent des stades transmissibles aux moustiques au cours d'un repas sanguin. (4) La facilité de stabulation de cette espèce communément domestiquée. Les canaris (mâles et femelles) que nous utilisons ont environ 1-2 ans (les infections expérimentales fonctionnent bien à cet âge et les oiseaux en récupèrent facilement).

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
Poules : 57600
Souffrances
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Devenir
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 57600

Matières premières, aliments et additifs destinés aux élevages de volailles sont ici jugés sur le poids, la consommation alimentaire et l'indice de consommation des oiseaux. 57 600 poulets de chair vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Élevés au sol pendant 21 à 42 jours, ils sont pesés jusqu'à trois fois, 5 % d'entre eux subissent des prises de sang éveillés, et certains régimes peuvent provoquer un inconfort digestif ou un ralentissement de croissance. Le porteur justifie leur mise à mort par des prélèvements post mortem qui ne permettent pas de les "revaloriser".

Objectifs

L'objectif de ce projet consiste à évaluer précisément l'impact de stratégies et solutions nutritionnelles sur la performance zootechnique, la santé digestive et le bien-être des volailles. Ces mesures traduisent la capacité globale de l'animal à valoriser son alimentation et donc à satisfaire ses besoins physiologiques et comportementaux et elles se caractérisent prioritairement par le poids corporel, la consommation alimentaire et l'efficacité alimentaire (indice de consommation), l'homogénéité des lots et la viabilité des animaux. Au dela des marqueurs primaires de performances, l'objectif vise à explorer et comprendre les mécanismes biologiques associés aux effets observés et notamment au niveau métabolique et physiologique et d'ainsi comprendre et favoriser les phénomènes de résilience face aux contraintes physiologiques rencontrées en élevages commerciaux par les animaux et dans différents contextes d'élevage. Le projet s'appuie sur le modèle poulet de chair en croissance, afin de pouvoire maîtriser la conduite d'élevage, de réduire les sources de variabilité et d'ainsi pouvoir comparer l'effet de différents régimes alimentaires (variant dans leur composition, équilibre nutritionnel, matières premières, additifs, stratégies nutritionnelles alternatives) sur la croissance des animaux tout en mesurant les indicateurs de résilience, de santé et de bien-être animal.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de mieux comprendre l'effet et l'impact de stratégies nutritionnelles sur la croissance, l'ingestion, l'efficacité alimentaire des volailles. Ces acquisitions constituent les leviers essentiels d'optimisation des stratégies de formulation et d'utilisation des aliments pour volailles sur la base de résultats zootechniques mesurés in vivo et participent ainsi à la réduction de l'impact environnemental des élevages avicoles. Ces connaissances permettront donc d'éviter les situations de déséquilibres nutritionnels aussi susceptibles d'affecter le confort, la croissance, la santé, et le bien-être animal. De plus, les données produites permettront de raffiner les conditions optimales d'utilisation de solutions additives (doses, substrats, conditions d'application, phase d'âge ...) et seront ainsi directement utiles à l'amélioration des systèmes d'élevage. Enfin, les attendus visent à mieux comprendre les liens entre nutrition, digestion et résilience aux facteurs de stress en élevage et en parallèle d'identifier des biomarqueurs (sanguins, digestifs, ...) pour développer des outils de suivi ou de diagnostic précoces et non invasifs et d'ainsi établir de nouvelles pistes de solutions nutritionnelles.

Procédures

Les animaux sont hébergés, en groupes, au sol sur litière de copeaux de bois, dans un bâtiment expérimental dont les conditions d'ambiance (régulation) ont été préalablement définies et adaptées à l'espèce, stade physiologique et nombre d'animaux. Les animaux reçoivent les aliments qui leur sont destinés et formulés selon les spécifications des différentes phases d'âge (démarrage, croissance, finition). Les essais se déroulent sur une période de 21 ou 28 jours sauf, si l'objectif scientifique implique que l'effet ne puisse pas être mesuré précocement, auquel cas la durée se prolonge jusqu'à 35 ou 42 jours au maximum. Les animaux sont donc soumis au maximum à 3 pesées d'une heure considérant l'ensemble des animaux (en fin de chaque phase d'âge) et par exception, 5% d'entre eux sont soumis à des prises de sang à la même fréquence que les pesées.

Impact sur les animaux

Dans le cadre de ce projet, les animaux peuvent être soumis à un stress léger et peu fréquent lié aux manipulations des animaux lors des phases de pesées. Certains des régimes expérimentaux peuvent engendrer de l'inconfort digestif, un déséquilibre métabolique ou un ralentissement de croissance. Enfin, dans les quelques cas où des prélèvements sanguins sur animaux vigiles seraient pratiqués, il est possible que les animaux concernés ressentent une douleur légère et brève.

Devenir

Les animaux en fin de projet sont euthanasiés, les prélèvements post mortem ne permettant pas de les revaloriser.

Remplacement

Des approches alternatives nous permettent, en phase amont, d'étudier certains mécanismes isolés (physiologiques, immunitaires, voies métaboliques, voies de régulation, ...) que l’on pense être impliqués dans le développement de l’animal (performance de croissance, santé). Cependant, elles ne permettent pas de reproduire les réponses zootechniques intégrées mesurées dans le cadre de ce projet, et qui résultent de l'interaction complexe entre digestion, métabolisme, comportement alimentaire, régulations physiologiques. Ces mesures sont ainsi indispensables pour apprécier l'efficacité réelle des stratégies nutritionnelles. En conséquence, seules les études de mesure de performance conduites sur l'animal dans son environnement d'élevage permettent d'apprécier l'efficacité réelle des stratégies nutritionnelles testées et de valider nos hypothèses. En parallèle, les données générées contribuent systématiquement à développer des modélisations de la réponse animale, avec pour objectif de limiter progressivement le recours à l'animal.

Réduction

La variabilité intrinsèque de ce type de mesure de performance d’élevage conduit à utiliser un nombre minimum d’animaux par traitement pour obtenir un coefficient de variation (CV) pour chaque détermination qui soit au plus égal aux références de l’EU (Etablissement Utilisateur) en ce domaine. Le nombre d'animaux est donc systématiquement déterminé par un calcul de puissance basé sur les données antérieures et spécifiques de l'EU. Avec l’évolution des connaissances en nutrition des animaux de rente et techniques d’élevage, les améliorations possibles sont de plus en plus « fines » (moins de 1%) et difficiles à mettre en évidence mais essentielles. L’enjeu est de reproduire en élevages commerciaux ce qui a été testé expérimentalement sur un « faible nombre » d’animaux.

Raffinement

Les animaux sont logés en groupe et dans des conditions bien maîtrisées en termes de surface, d’ambiance d'élevage, de programme lumineux et de contrôle du statut sanitaire. Les rampes d'eau sont vidangées 2 fois par jour pour assurer un accès régulier à de l'eau bien fraiche. Des dispositifs d’enrichissement des parquets sont utilisés : litières de très bonne qualité dans laquelle les volailles peuvent gratter, les mangeoires (alimentation ad libitum) et abreuvoirs sont mobiles assurant une stimulation des animaux. Des balances, de pesées animales en temps réel, posées au sol, servent ponctuellement de surface pour se percher ou se reposer. Les soigneurs animaliers passent systématiquement 2 à 3 fois par jour, week-end et jours fériés compris et interagissent avec les animaux (alimentation, surveillance, nettoyage). Les animaux sont manipulés par le personnel formé et habilité de l'EU afin de limiter le stress (phases de pesées et de prélèvements sanguins). La durée très courte de la contention et du prélèvement rend l'anesthésie non appropriée au regard de la procédure mise en place et de sa fréquence très faible. Des points limites précoces et spécifiques au projet seront utilisés pour la surveillance pluriquotidienne des animaux.

Choix des espèces

Le choix de l'espèce est calqué sur l'espèce élevée dans les élevages d'animaux de rente. Ils ont donc issus de souches génétiquement identiques à celles des animaux en élevages commerciaux. Les résultats issus du projet seront ainsi directement applicables et utiles à l'amélioration des systèmes d'élevages. Par ailleurs, le modèle, l'espèce et la génétique ici choisis sont les références les plus largement décrites en litérature scientifique, ce qui permet de s’appuyer sur des méthodes expérimentales validées, de comparer les résultats obtenus aux données disponibles et publiées et de raffiner l'intérêt scientifique de nos expérimentations. Les périodes d'élevage sont identiques aux conditions d'élevage commerciaux. L'évaluation de l'efficacité alimentaire de solutions nutritionnelles nécessite une étude à plusieurs stades physiologiques représentatifs des âges clefs du développement de l'animal.

  • Recherche appliquée
    • Diagnostic des maladies
    • Maladies animales
Dindes : 40
Souffrances
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▲ 40
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Devenir
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 40

Les dindes qui développent des signes respiratoires sévères sont mises à mort immédiatement. 40 dindes âgées de 4 à 6 semaines vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue pour récolter leur sang. Elles reçoivent deux inoculations de métapneumovirus aviaire et subissent jusqu'à six prises de sang espacées d'une semaine, afin de produire quatre antisérums de référence qui serviront à identifier le sous-type en cause dans les élevages de dindes malades. Le porteur reconnaît qu'un groupe plus petit pourrait être proposé, et en retient 40 pour constituer un stock utilisable au moins trois ans.

Objectifs

Nous travaillons dans les moyens de surveillance et de diagnostique de maladies infectieuses des élevages de volailles. Les métapneumovirus aviaires provoquent la rhinotrachéite chez la dinde. Ce projet a pour objectif de produire des sérums de dinde contenant des anticorps dirigés contre les 4 sous-types de métapneumovirus aviaires nommés A, B, C et D. Ces sérums seront produits par infection des dindes avec l’un des sous-types de métapneumovirus aviaire. Ceci sera effectué pour tous les sous-types. Ces sérums nous servirons ensuite de sérums de référence afin de déterminer par quel sous-type de métapneumovirus aviaire est infecté un élevage de dinde malade et si les anticorps produits par ces dindes sont protecteurs vis-à-vis du virus. Cette étude ne nécessite pas d'analyses statistiques.

Bénéfices attendus

Ce travail nous permettra de poursuivre nos activités de diagnostique et de recherche dans le cadre des infections de dindes par les virus métapneumovirus aviaires.

Procédures

Tous les animaux de la procédure seront soumis aux interventions suivantes : manipulation des animaux pour les prises de sang, l’inoculation du virus et la mise à mort. Il y aura au maximum 6 prises de sang espacées d’une semaine et 2 inoculations de virus. Chaque intervention durera autour de 2 minutes.

Impact sur les animaux

Nous nous attendons à ce que des symptômes respiratoires légers surviennent dans nos conditions expérimentales. Cependant, nous ne pouvons pas exclure formellement l’apparition de symptômes plus importants. Ces pourquoi les dindes seront surveillées cliniquement. Si des signes respiratoires sévères sont observées, les dindes concernées seront mises à mort immédiatement afin de limiter leur souffrance. D'autres nuisances liées aux interventions humaines sont également attendues, comme le stress passager des animaux lors des manipulations par les personnes impliquées dans l’essai et lors du nettoyage des animaleries.

Devenir

En fin de procédure, tous les animaux seront mis à mort pour récolter le sang et ainsi produire un nouveau stock d’antisérum anti-aMPV-A, anti-aMPV-B, anti-aMPV-C ou anti-aMPV-D.

Remplacement

L’intérêt de l’antisérum anti-aMPV est qu’il soit produit par les mêmes animaux qui seraient naturellement infectés par ce virus, c’est-à-dire les dindes. A ce jour il n’existe pas de méthode alternative pouvant mimer le système immunitaire de dinde pour produire ce type d’antisérum de référence. Le recours à l’expérimentation sur dinde est donc indispensable.

Réduction

La quantité d’animaux prévus, à savoir 40 (10 par sous-type d’antisérum anti-aMPV), permettra de produire un stock utilisable sur au moins 3 ans. Un plus petit groupe d’animaux pourrait être proposé, mais cela réduirait d’autant de temps le stock utilisable. Etant donné que chaque stock d’antisérum subit divers tests de contrôle d’activité et de spécificité entre autres, il est préférable de constituer un plus gros stock de manière à limiter la quantité d’antisérums utilisée uniquement pour ces tests.

Raffinement

Les animaux seront hébergés à une densité respectueuse de la réglementation en vigueur. Ils seront nourris et abreuvés à volonté. Leur environnement sera également enrichi par l’ajout d’un perchoir. Ceci afin de leur permettre d’exprimer certains comportements naturels et importants pour leur bien-être. Les stratégies appliquées pour réduire la douleur, la souffrance et l’angoisse en cours de procédure sont la surveillance quotidienne des animaux, la définition d’un point limite à partir duquel il est impératif de mettre à mort l’animal afin de limiter au maximum le temps de souffrance ainsi que l’organisation des interventions sur animal afin de limiter les manipulations de chaque animal.

Choix des espèces

Les métapneumovirus aviaires infectent et rendent malades les dindes. Afin de disposer d’antisérums de référence qui serviront par la suite au diagnostic de la maladie, il est impératif que ces antisérums soient produits par des dindes. Les dindes utilisées ici auront leur système immunitaire parfaitement mature car elles seront âgées de 4 à 6 semaines.