Autres oiseaux
Étude de l’impact de l’environnement urbain sur les comportements et la physiologie des mésanges le long d’un gradient d’urbanisation.
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
Capturés, tenus en main jusqu'à neuf minutes pour des mesures, soumis à une prise de sang puis enfermés dix minutes dans une cage d'exploration, 1 500 oiseaux sauvages, des mésanges charbonnières et des mésanges bleues, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Un même oiseau peut être recapturé d'une saison ou d'une année à l'autre et repasser alors par tout le protocole, et la tâche d'apprentissage annoncée n'est pas décrite. Le porteur décrit un stress "important" à la capture, qui peut provoquer hyperthermie, pertes énergétiques "non négligeables" et dégâts au plumage, mais il écrit aussi que ces deux espèces "supportent bien le stress de la capture". Tous doivent être relâchés dans leur milieu, la cage d'essai s'ouvrant pour que l'oiseau sorte de lui-même.
Objectifs
À mesure que les villes s'étendent, les habitats naturels deviennent plus fragmentés et pollués (ex éclairage public, bruit, produits chimiques), et induisent des changements de ressources (ex disponibilité de poubelles, mangeoires pour oiseaux) et de dangers (ex routes à forte circulation, prédateurs) pour les espèces animales. Ces changements créent de nouvelles conditions environnementales auxquelles les individus peuvent s'adapter. Dans ce projet, nous allons nous intéresser aux effets de l’environnement urbain sur les réponses comportementales liés à l’alimentation et à la reproduction et les réponses physiologiques. Nous allons utiliser des modèles clés en écologie urbaine : les mésanges charbonnières et mésanges bleues. Premièrement, nous évaluerons, le long d’un gradient d’urbanisation, les différences entre individus des comportements en fonction des caractéristiques de leur environnement physique et social. Nous émettons l’hypothèses que les facteurs environnementaux physiques vont influencer la personnalité et l’apprentissage individuel, alors que les facteurs environnementaux sociaux vont influencer l’apprentissage social. Deuxièmement, nous étudierons les mécanismes physiologiques potentiels des effets de l’environnement sur la personnalité en mesurant le taux de corticostérone dans le sang et la diversité microbienne dans les fèces. Nous nous attendons à une corrélation négative entre le taux de corticostérone et l’apprentissage et une corrélation positive entre la diversité microbienne et l’apprentissage. Troisièmement, nous analyserons le lien entre caractéristiques comportementales et survie et reproduction. Nous émettons l’hypothèse que les individus qui apprennent plus rapidement à trouver de la nourriture vont avoir un meilleur taux de survie l’hiver, et ceux qui apprennent plus rapidement dans un contexte reproductif vont avoir un meilleur taux de reproduction.
Bénéfices attendus
Ce projet vise à mieux comprendre comment les espèces s’adaptent aux transformations anthropiques de l’environnement via des mécanismes comportementales et physiologiques.
Procédures
Capture, contention en main pour mesures biométriques (max 9 min), prélèvement (max 2 min), tests de comportements (max 11 min, dont 10 min en cage d’exploration). Chaque animal capturé est soumis une fois à chaque intervention. Cependant chaque individu peut être capturé sur plusieurs saison (hiver + printemps) ou années, et dans ce cas la procédure sera recommencée dans son entièreté. Cette prise de données sur des saisons ou années multiples permettra de mesurer la stabilité des traits mesurés.
Impact sur les animaux
La capture et la manipulation des oiseaux peuvent générer un stress important pouvant induire de l’hyperthermie, des pertes énergétiques non négligeables chez une espèce de petite taille et un dérangement des expressions comportementales. Des risques de blessures peuvent également exister mais sont généralement faibles. De même, la manipulation et la contention peuvent induire une altération du plumage (perte de plumes, plumes cassées) pouvant affecter leur thermorégulation, leur capacité de vol et leur ressource énergétique. La prise de sang induit une douleur brève avec un faible risque d’hématome et d’inflammation compte tenue de la méthode utilisée. Les tests comportementaux en main et en cage réduisent l’expression du comportement et peuvent aussi être une source de stress.
Devenir
Les animaux seront relachés dans leur milieu naturel
Remplacement
Le but principal de l’étude est de comprendre les causes et les conséquences de la variation comportementale des mésanges le long d’un gradient d’urbanisation. On ne peut étudier le comportement sans avoir recours à des animaux vivants.
Réduction
Le nombre d’individus participant aux procédures présentes dans ce projet est de 50 par espèce, par site par an, soit 150 oiseaux/an et par espèce. Il s’agit d’un nombre maximal dépendant des captures réalisées sur les sites. Ce nombre tient compte de la forte variabilité interindividuelle des comportements et de la difficulté d’identifier le sexe des individus (identification à postériori via analyse génétique). Ce nombre nous permettra de prendre en compte dans nos modèles statistiques des effets du sexe, de l’âge, de l’espèce et du site. Ce nombre est basé sur plusieurs études déjà publiées.
Raffinement
Tout au long du protocole, différentes méthodes de raffinement seront appliquées : (1) Il y aura une sélection d’entrée de l’oiseau capturé en procédure. Les individus qui rentrent dans la procédure ne seront pas en mue, ne seront pas couveurs (présence de plaques incubatrices) et n’auront pas de parasites externes abondants. (2) Lors de la procédure, une grille de scoring permettra d’évaluer l’état de l’oiseau et de détecter l’apparition des points limites. Si un score supérieur ou égal à 3 est obtenus, la procédure sera arrêtée. Si l’oiseau a un score inferieur a 3 mais : Si l’oiseau montre des signes d’hypothermie : on réchauffera l’animal dans une cage avec bouillote. Si l’oiseau montre des signes d’hyperthermie : on vaporisera de l’eau sur le sac contenant l’oiseau et on utilisera un ventilateur pour favoriser la respiration. Si l’oiseau montre des signes de perte de tonus musculaire/yeux fermés/halètement : on proposera une solution de glucose. Pour une meilleure gestion de la douleur et du stress, les oiseaux, en attente de manipulation, seront maintenus dans des sacs individuels respirants sur un portant dans un endroit calme et bien ventilé. Une table de mesure sera préparée en amont avec un poste de travail par expérimentateur. Cette organisation diminuera le temps de manipulation et les évènements anxiogènes (bruit, déplacement des expérimentateurs, apparition d’ombres). Les tests d’exploration prendront place à l’écart de la table de mesure, pour éviter que les évènements anxiogènes mentionnés ci-dessus aient des impacts lors de ce test. Pour minimiser la durée de capture, on combine la collecte de fèces au test d’exploration. Le relâcher de l’oiseau se fera par l’ouverture de la cage test et sera à son initiative.
Choix des espèces
Les mésanges bleues et charbonnières sont des espèces très étudiées en comportement, en physiologie et en écologie, ce qui nous permet d’établir des protocoles basés sur une bibliographie abondante. Ce sont des modèles phares en écologie urbaine puisqu’elles colonisent les milieux anthropisés tout en étant présentes dans leurs habitats naturels. Elles forment des groupes de fission-fusion hors période de reproduction, ce qui nous permet de mesurer la diffusion d’informations à travers les groupes. Ces deux espèces supportent bien le stress de la capture et utilisent facilement des dispositifs expérimentaux tels que les nichoirs ou mangeoires. Les individus utilisés pour se projet auront plus de 5 mois pour s’assurer de la compréhension de la tâche cognitive.
Exposition alimentaire à un mélange de pesticides : effets métaboliques et reproducteurs chez la faisane et sa descendance
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Oncologie
- Système endocrinien
Tous tués à l'issue, 140 faisanes et faisandeaux vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, pour mesurer les effets d'une alimentation contaminée par deux pesticides, le diflufénican et le tétraconazole. La moitié des 60 faisanes adultes mange ce mélange en continu pendant la ponte, avec trois prises de sang à l'aile, et leurs descendantes subissent trois autres prises de sang pendant leur propre ponte. Selon les directives de la DDPP sur le risque de résidus, une partie des descendants est tuée dès le plus jeune âge pour prélever des tissus, et 80 femelles de première génération sont suivies jusqu'à la reproduction avant d'être tuées à leur tour. Les effectifs narrés, 60 faisanes, 80 descendants tués jeunes et 80 femelles suivies, totalisent 220 oiseaux, pour 140 déclarés.
Objectifs
L’objectif de cette étude est d’une part d’évaluer l’impact d’une exposition alimentaire par un mélange de deux produits de protection des cultures sur le métabolisme et la fertilité des faisanes ; et d’autre part, de déterminer si les effets de cette exposition maternelle se transmettent et se répercutent sur les générations suivantes (effets inter- ou transgénérationnels).
Bénéfices attendus
Ces expériences de terrain réalisées sur la faisane permettront d’examiner les effets d’une exposition alimentaire à un mélange de pesticides sur le métabolisme et la fertilité de ces animaux mais aussi sur leurs descendants.
Procédures
Pour les faisanes (génération F0) : Trois prélèvements sanguins seront réalisés à la veine alaire sur des animaux vigiles : avant, au milieu et à la fin de la période d'exposition. Afin de préserver le bien-être animal, le volume prélevé sera strictement limité à 1 % de leur masse corporelle. Chaque prélèvements ne dure que quelques secondes. Pour la génération suivante (F1) : Afin d'évaluer la contamination par les produits de protection des cultures, trois prélèvements sanguins identiques seront effectués sur les femelles pendant la ponte : au début, au milieu et à la fin de cette période. Chaque prélèvements ne dure que quelques secondes.
Impact sur les animaux
Le maintien de l'animal pour la pesée et la prise de sang est susceptible de générer du stress, ainsi qu'une légère douleur locale et la formation potentielle d'un hématome au point d'injection.
Devenir
Génération F0 (Génération parentale) : À l'issue de l'étude, l'ensemble des 60 faisanes F0 (30 témoins nourries avec une ration standard et 30 exposées en continu à un mélange de PPC) seront euthanasiées afin de prélever différents tissus pour analyse. Génération F1 et F2 (Descendance directe) : Conformément aux directives de la Direction Départementale de la Protection des Populations (DDPP) relatives au risque de contamination par les résidus, une partie de la progéniture (n=80 sur les deux générations) sera euthanasiée dès le plus jeune âge pour des prélevements de tissus. Un lot de 80 femelles F1 (40 issues de mères exposées et 40 issues de mères témoins) sera toutefois conservé. Elles feront l'objet d'un suivi complet de leur développement (stades embryonnaire, juvénile et adulte) jusqu'à la période de reproduction. Elles seront ensuite euthanasiées pour prélevements d'organes.
Remplacement
Pour évaluer les réponses physiologiques telles que l’évolution du poids, l’engraissement, la performance de ponte et la fertilité, il faut disposer des mesures sur les animaux et le modèle le plus adapté est la faisane et les faisandeaux dans notre protocole.
Réduction
Le nombre d'animaux a été défini afin de garantir une puissance statistique suffisante pour détecter les effets du traitement sur les principales variables d'intérêt du projet, tout en respectant le principe de réduction du nombre d'animaux utilisés.
Raffinement
Dès leur arrivée, les faisanes seront réparties dans deux volières à raison de 30 individus par structure. Ces volières, mesurant 2,75 au point le plus haute et 2,20 au point le plus bas de hauteur, 6" m" de largeur et 20" m" de longueur, permettront d'initier immédiatement leur habituation au contact humain. Afin de recréer un environnement proche de leur habitat naturel et de stimuler leurs comportements innés, les volières seront dotées de divers aménagements : Zones de cachettes : Installation de branchages (sapin, genêt) ou de cagettes en bois retournées et munies d'une ouverture pour offrir des refuges sécurisants. Perchoirs : Disposition de branches naturelles de diamètres variés, fixées entre 1 m et 1,50 m du sol. Barrières visuelles : Mise en place de ballots de paille pour structurer l'espace et permettre aux oiseaux de se soustraire à la vue de leurs congénères. Un grand bac plat sera installé pour répondre à leur besoin vital d'entretien du plumage. Rempli d'un mélange de sable fin, de terre sèche et d'un apport en cendre de bois, il permettra aux faisanes de réaliser leurs bains de poussière indispensables à l'élimination des parasites. Des blocs à picorer seront laissés à libre disposition. Ces suppléments minéraux incitent les oiseaux à user naturellement leur bec sur un support solide, ce qui détourne efficacement leur attention et réduit drastiquement les risques de picage. Les animaux seront soumis à une observation soutenue, plusieurs fois par jour, afin de détecter le plus précocement possible toute dégradation du bien-être. Un arbre de décision visant à faciliter la gestion quotidienne des animaux. Jusqu'à 6 semaines, les faisandeaux vont vivre en enclos fermé d’abord d’environ 2,5*2,5 m puis dans une cellule de minimum 9 m2 sur litière de copeaux de bois, avec un espace bien découpé (zone de déplacement, zone de repos, mangeoire et abreuvoir). À l'âge de 6 semaines (Passage en volière) : Le transfert se fera le matin par beau temps, avec au moins 3 jours consécutifs de temps sec annoncés et ils seront sous surveillance les premiers soirs pour vérifier qu'ils ne s'entassent pas dans les coins et pour les pousser délicatement à l'intérieur de l'abri ventilé pour leur sécurité. Ils disposeront de perchoirs fixés entre 30 cm et 50 cm du sol dans leurs arbris et devant l'entrée de l'abri pour les inciter naturellement à y passer la nuit en sécurité.
Choix des espèces
Le choix de la faisane et du faisandeau repose sur une démarche de recherche directe et appliquée, l'espèce étant la cible réelle du projet. Étudier l'espèce exacte évite les biais de transposition inhérents aux modèles de laboratoire classiques (poulet, caille). Cela garantit une forte validité écologique : les données physiologiques, comportementales et écologiques recueillies reflètent fidèlement la réalité du terrain. La combinaison de ces deux stades de vie offre une vision complète du cycle biologique : • La faisane permet d'évaluer la reproduction, l'effort de ponte et le transfert maternel. • Le faisandeau représente la phase critique de vulnérabilité, essentielle pour étudier la croissance, le développement immunitaire et la survie juvénile. Génération (F0) – Stade adulte: L’étude ciblera les faisanes adultes durant la période de ponte afin d'évaluer l'impact direct des contaminants sur la fonction reproductrice (fertilité, qualité des ovocytes, dynamique de ponte). L'exposition alimentaire à cette étape mime fidèlement le scénario réel de consommation de semences ou de nourritures contaminées au printemps, en pleine saison de reproduction. Ce stade permettra d'analyser le transfert de la mère vers l’œuf du diflufénican et du tétraconazole. Génération (F1) – Du stade embryonnaire à l’âge adulte : La F1 sera suivie du développement embryonnaire (in ovo) jusqu’au stade adulte, en passant par la phase juvénile. L'analyse du stade embryonnaire déterminera si l'exposition in ovo perturbe le développement, la viabilité à l'éclosion, la croissance et, à terme, la propre fertilité des individus. Le suivi complet jusqu'à la reproduction est indispensable pour établir la présence d'effets transgénérationnels. Seconde génération (F2) – Du stade embryonnaire à J10 : La F2, non exposée directement aux molécules, sera étudiée du stade embryonnaire (in ovo) au stade juvénile jusqu’à 10 jours après l’éclosion (J10).
Influence du milieu urbain sur les rythmes circadiens des mésanges charbonnières (Parus major)
- Conservation des espèces
- Protection de l’environnement
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
Les mésanges charbonnières de ce projet sont des oiseaux sauvages, capturés en ville et en forêt, ou élevés en captivité depuis l'état de poussin pour comparer leurs rythmes d'activité. 264 mésanges vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré : capture, transport, baguage, hébergement individuel temporaire et une prise de sang, les autres mesures portant sur l'activité des oiseaux sans que les tests soient détaillés. La plupart doivent être relâchées, 214 selon le champ structuré. 32 seront tuées pour des analyses neurobiologiques de leur horloge interne, et 18 venant d'une autre métropole ne pourront pas être relâchées, sans que le résumé dise ce qu'elles deviennent.
Objectifs
L’urbanisation constitue l’une des transformations environnementales les plus rapides et les plus profondes des paysages naturels, exposant les organismes à des modifications majeures de leur habitat. Parmi ces changements, les perturbations nocturnes liées aux activités humaines, telles que la pollution lumineuse artificielle et le bruit, sont désormais reconnues comme des facteurs susceptibles d’altérer les rythmes biologiques, la physiologie et le comportement des animaux sauvages. Certaines études ont mis en évidence des différences entre populations urbaines et forestières chez différentes espèces, avec notamment un avancement du début de l’activité en milieu urbain. Toutefois, les mécanismes sous-jacents à ces divergences demeurent encore mal compris, en particulier la part respective des effets environnementaux immédiats et des effets génétiques. L’objectif général de ce projet est d’évaluer comment les perturbations environnementales nocturnes liées à l’urbanisation influencent les rythmes d’activité et la synchronisation de l’horloge biologique interne chez une espèce modèle d’oiseau, la mésange charbonnière (Parus major). Cette espèce est particulièrement adaptée à ce type d’étude en raison de sa large distribution, de sa capacité à occuper des habitats urbains contrastés, et de l’abondance de données écologiques et physiologiques disponibles. Plus spécifiquement, ce projet poursuit deux objectifs principaux. Premièrement, il vise à caractériser les différences entre populations naturelles urbaines et forestières, en comparant les profils d’activité journaliers, les niveaux d’activité globaux et certains traits physiologiques et comportementaux. Deuxièmement, il cherche à distinguer les effets environnementaux des contributions génétiques. En comparant des individus élevés dans des conditions identiques, il sera possible de tester si les différences observées sur les populations naturelles persistent en l’absence des contraintes environnementales propres aux habitats d’origine (urbain/forestier).
Bénéfices attendus
Ce projet apportera des connaissances scientifiques dans le domaine de l’écologie urbaine et de l’étude des rythmes biologiques. Il s’inscrit dans le cadre d’un suivi ayant déjà permis l’étude de plusieurs effets de l’urbanisation sur la biodiversité. Ce projet, abordant une thématique nouvelle pour le suivi, contribuera à une meilleure compréhension des mécanismes par lesquels l’urbanisation influence les rythmes biologiques et le comportement des animaux sauvages, un enjeu important dans un contexte d’expansion urbaine mondiale. En combinant des données mesurées sur des populations naturelles et des mesures des oiseaux élevés dans les mêmes conditions environnementales, ce projet permettra de distinguer les effets de l’environnement de ceux liés à leur origine génétique entre populations urbaines et forestières. Cette approche intégrative est encore rare et constitue une avancée méthodologique importante.
Procédures
Une seule prise de sang (durée: 1 minute) et de petit volume (1% du volume sanguin total). Les autres observations seront exclusivement comportementales et réalisées sur des oiseaux libres de leurs mouvements.
Impact sur les animaux
Les principales contraintes pour les animaux sont liées à leur capture, leur transport, leur hébergement temporaire et les différentes manipulations réalisées dans le cadre de l'étude. La capture et les manipulations (baguage, mesures et prise de sang) peuvent provoquer un stress de courte durée et un léger inconfort. Dans de rares cas, elles peuvent entraîner des blessures mineures, comme la perte de quelques plumes ou un petit hématome après la prise de sang. Le transport et l'hébergement individuel temporaire peuvent également perturber momentanément le comportement des oiseaux, notamment en raison de la nouveauté de l'environnement et de l'absence temporaire de contacts sociaux. Le volume de sang prélevé sera largement inférieur aux recommandations en vigueur pour des oiseaux de cette taille et les animaux feront l'objet d'une surveillance régulière tout au long de l'étude. Cette étude cherche à comprendre comment l’horloge biologique influence les comportements naturels des animaux. Pour garantir des résultats fiables, il est important que les animaux restent dans de bonnes conditions, sans stress important ni effets indésirables.
Devenir
La grande majorité des oiseaux seront relâchés dans leur milieu d'origine en fin de procédure. Certains oiseaux ne pourront être relâchés, soit car ils proviennent d'une autre métropole où la mise en place du protocole de réhabituation à la vie sauvage est impossible (n=18), soit s'ils sont dans un état physique ne permettant pas de le relâcher. Un groupe d'oiseaux sera également mis à mort en vue d'analyses neurobiologiques des horloges biologiques (n=32).
Remplacement
Cette recherche fondamentale porte sur des animaux sauvages et vise notamment l’étude de leur physiologie et de leurs comportements, avec un intérêt particulier pour les mesures des rythmes endogènes. L’analyse des rythmes biologiques ne peut être réalisée sans le recours à des animaux vivants, impliquant nécessairement des manipulations et une expérimentation contrôlée. L'intérêt du projet de recherche est d'évaluer la dimension écologique et la réponse de l'organisme dans son entièreté face aux perturbations urbaines nocturnes.
Réduction
Les protocoles expérimentaux ont été élaborés afin de réduire au minimum le nombre d’animaux utilisés, tout en assurant une puissance statistique suffisante pour répondre aux objectifs scientifiques du projet. L’effectif total retenu, soit 80 poussins par an pour l’expérience en environnement contrôlé, ainsi que 30 mésanges charbonnières sauvages capturées par an, est fondé sur la littérature scientifique existante ainsi que sur des études antérieures comparables de l'étude des rythmes journaliers. La limitation du nombre d’individus est rendue possible par la réalisation de mesures multiples, incluant des paramètres liés aux rythmes journaliers tels que la période biologique propre ou la durée totale d'activité journalière, chez chaque individu. Cette approche permet d’optimiser l’exploitation des données recueillies tout en respectant le principe de réduction.
Raffinement
Les expérimentateurs ne manipuleront jamais les oiseaux seuls de façon à pouvoir se consulter entre personnes formées en cas de problème avec un oiseau. Cela permet de réduire les risques de nuisance due aux manipulations. Les opérateurs sont régulièrement ré-entrainés aux gestes adéquats et spécifiques à l’espèce étudiée. Les oiseaux en captivité avant l'expérience seront maintenus dans des espaces prévus et enrichis (e.g. volières de grande taille avec végétation naturelle et de nombreux perchoirs), leur fournissant des conditions de vie semi-naturelle. Tous les protocoles sont pensés pour réduire au maximum les nuisances et le stress des animaux, d'autant plus qu'un intérêt scientifique majeur du projet tient au suivi ultérieur en populations naturelles (paramètres démographiques et reproducteurs) des oiseaux qui auront été mesurés.
Choix des espèces
Mésange charbonnière (Parus major) La mésange charbonnière est un bon modèle d'étude car elle niche en nichoirs et donne ainsi accès aux paramètres démographiques de la population étudiée. C'est une espèce naturellement présente en ville comme en forêt, permettant une étude des effets de l'urbanisation. De plus, c'est un modèle d'étude qui peut à la fois être suivi en milieu naturel mais qui tolère aussi très bien la captivité. La mésange charbonnière est ainsi un modèle phare en écologie urbaine. Oiseaux sauvages : Les captures et les mesures de rythmes journaliers sont faites sur des nouvelles recrues âgées d'environ six mois, c'est-à-dire issues de la précédente reproduction. Oiseaux issus de l’élevage en environnement commun: Les mesures des rythmes journaliers sont faites sur des individus nés en 2024 et sur des nouvelles recrues âgées d'environ six mois. Les seules manipulations sur des poussins seront des mesures morphologiques pour étudier leur croissance durant l’élevage en environnement commun.
Ecologie et évolution de la dormance chez les parasites responsables de la malaria aviaire.
- Conservation des espèces
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Oncologie
Pour entretenir en laboratoire le parasite et les moustiques qui le transmettent, le porteur prévoit de réemployer des canaris déjà passés par d'autres procédures "légères", après deux semaines de repos. 753 canaris vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, pour étudier les stades dormants du paludisme aviaire. Ils sont infectés par injection dans le muscle ou la graisse du ventre, ou exposés aux piqûres de moustiques infectés sur les pattes, puis prélevés de deux à onze fois, certains servant de donneurs de sang parasité. La narration prévoit de replacer après autorisation les canaris porteurs d'une souche locale, et le champ structuré compte 519 oiseaux rendus sur 753. Ceux infectés par une lignée absente d'Europe sont systématiquement tués, comme un lot destiné au prélèvement d'organes.
Objectifs
Les parasites du paludisme aviaire (Plasmodium) sont au premier plan de la recherche sur la conservation des oiseaux depuis l'introduction accidentelle de Plasmodium relictum dans les îles Hawaï au début du XXe siècle, qui a entraîné le déclin et l'extinction de plusieurs espèces d'oiseaux indigènes. En raison de l'augmentation prévue de l'occurrence, de la distribution et de l'intensité du paludisme aviaire associée au changement climatique en cours, ces parasites sont considérés comme une menace permanente pour la biodiversité et la conservation des oiseaux. L'une des clés du succès de l'invasion de ces parasites est leur capacité à produire des stades dormants qui se "cachent" pendant de très longues périodes (mois ou années) dans des organes internes tels que le foie, les poumons ou le cerveau. Lorsque les conditions environnementales favorisant leur transmission s'améliorent (par exemple présence de moustiques qui les transmettent), les stades dormants recolonisent le sang, où ils peuvent reprendre leur multiplication et être transmis à un nouvel hôte par des moustiques lors d'un repas sanguin. De ce fait, ces stades dormants ont des implications cruciales pour l’épidémiologie de la maladie. Cependant, en raison de leur localisation dans les tissus profonds, nous n’en savons encore très peu sur la biologie fondamentale de la dormance chez les parasites responsables du paludisme aviaire. Ce projet utilisera une combinaison d'approches moléculaires et expérimentales pour fournir l'une des études les plus complètes à ce jour de la biologie moléculaire des stades dormants de ces parasites et des mécanismes sous-jacents de leur réactivation leur permettant de retourner dans le sang.
Bénéfices attendus
Les stades dormants de Plasmodium représentent des défis cruciaux pour le contrôle et l'élimination des parasites du paludisme aviaire, lesquels sont responsables du déclin et de l'extinction de plusieurs oiseaux sauvages endémiques, ainsi que d'épidémies répétées dans les zoos du monde entier. Il est important de noter que la dormance a également été identifiée comme un obstacle majeur au contrôle de Plasmodium vivax, la deuxième cause la plus importante de paludisme humain dans le monde. Malgré cela, et malgré des décennies de recherche, les facteurs qui influencent la biologie, la persistance et l'activation des stades dormants sont encore mal compris. Plus important encore, peu d'observations ont été faites sur la triade hôte-pathogène-vecteur et son impact sur la dormance, ce qui est uniquement possible dans le cas du paludisme aviaire. Le projet aura un impact scientifique considérable, en étendant l'analyse comparative de la dormance au-delà des parasites du paludisme humain et simien et en générant des connaissances cruciales sur ce stade de la vie du parasite ouvrant la voie au développement de thérapies curatives à la fois en santé humaine et animale.
Procédures
Minimum 5 jours après leur réception les canaris subiront un prélèvement équivalent à une petite goutte de sang afin de les diagnostiquer pour le paludisme aviaire et exclure ce qui sont déjà infectés, car nous devons contrôler les infections. Selon les expériences, ils seront infectés par le parasite du paludisme aviaire soit de façon directe par injection intramusculaire ou dans la masse graisseuse du ventre, soit par exposition à des moustiques infectés au laboratoire, le moustique étant l’insecte qui transmet naturellement le parasite au cours d’une piqûre. Le suivi de la parasitémie est effectué par des prélèvements équivalent à une petite goutte de sang allant de 2 à 11 espacés d’un à dix jours selon les expériences et les paramètres de l’infection étudiés. Certains canaris infectés serviront de donneurs de sang parasité et seront soumis à un prélèvement plus important autorisé par la règlementation, afin d’infecter d’autres canaris. Pour tester les facteurs susceptibles de déclencher la réactivation des stades tissulaires du parasite et d’en caractériser les mécanismes, des lots de canaris infectés recevront un traitement antipaludéen ciblant spécifiquement les parasites circulant dans le sang. Ils seront ensuite soit exposés à des piqûres de moustiques, soit recevront des composés plasmatiques jouant un rôle dans la communication du parasite, isolés à partir de sang infecté. Enfin, un lot de canaris sera euthanasié pour prélever les organes où se « cachent » le parasite pour des analyses.
Impact sur les animaux
Dans de très rares cas, les infections par Plasmodium chez le canari peuvent, provoquer des anémies sévères, se manifestant par une léthargie, une prostration ou un plumage ébouriffé. La manipulation et la contention nécessaires lors des expérimentations peuvent induire un stress, susceptible d’affecter le bien être des oiseaux, bien que nous appliquions toutes les mesures pour le minimiser. Les injections, comparables à douleur due à une piqûre d’aiguille, peuvent provoquer une gêne passagère, tandis que les piqûres de moustiques peuvent entraîner des réactions inflammatoires locales.
Devenir
Les canaris infectés naturellement ou expérimentalement avec des souches locales du parasite seront replacés après autorisation des autorités compétentes. Les oiseaux qui seront infectés avec une lignée de parasite ne circulant pas en Europe seront systématiquement euthanasiés pour éviter le risque de sa propagation. Quelques oiseaux pourront être gardés plusieurs mois afin de maintenir cette lignée nécessaire à la poursuite de recherches. Cette mesure permet de limiter l'utilisation de nouveaux animaux. Un lot d’oiseaux sera euthanasié en fin de procédure pour prélever les organes afin d’y étudier les stades dormants du parasite.
Remplacement
Les parasites du paludisme aviaire sont des parasites intra-cellulaires. Si des cultures d’autres espèces de ce genre de parasite (notamment celui du paludisme humain), a donné de bons résultats, malheureusement aucun laboratoire n’a réussi à cultiver les parasites aviaires in vitro. A ce jour malheureusement il n’est pas possible de s’affranchir de l’expérimentation animale dans l’étude du paludisme aviaire afin de comprendre les interactions complexes du parasite avec l’organisme de son hôte.
Réduction
Dans chacune de nos manipulations, nous veillons à réduire au maximum le nombre de canaris utilisés, tout en préservant la puissance statistique de nos analyses. Afin de déterminer le nombre minimal d’oiseaux expérimentaux nécessaires pour obtenir des résultats statistiquement robustes, nous avons réalisé une analyse statistique basée sur des données similaires obtenus dans notre laboratoire. Lorsque cela est possible, par exemple pour la maintenance au laboratoire du parasite aviaire vivant et du moustique qui le transmet, nous sélectionnons des individus ayant déjà participé à d’autres procédures classées comme « légères », en respectant une période de repos minimal de deux semaines. De même, dans nos expériences, nous cherchons à infecter deux ou trois oiseaux expérimentaux à partir d’un seul oiseau donneur, limitant ainsi le nombre total d’oiseaux utilisés.
Raffinement
Les méthodes utilisées sont soigneusement conçues et raffinées afin de maximiser le bien être des canaris et de limiter leur stress. Lors des expositions aux moustiques, l'ensemble du corps à l'exception des pattes est protégé des piqûres. Pendant les expérimentations les cages des canaris sont recouvertes d’un tissu afin de réduire le stress lié à la présence des expérimentateurs et la capture des oiseaux voisins. Nous accordons une attention particulière à l’enrichissement des conditions de vie des oiseaux, notamment l’utilisation de baignoires pour l’entretien du plumage, l’apport de branches de millet à picorer, constituant une friandise et contribuant à lutter contre l’ennui, à réduire le stress et à améliorer le bien-être global des oiseaux.
Choix des espèces
Le choix du canari se justifie par : (1) le fait que le paludisme aviaire est bien toléré chez les canaris infectés, avec pour seul effet visible une anémie et une légère perte de poids au pic de l’infection. Il n'y a pas de signe de détresse évident, ni de modification du comportement mis en évidence pendant l’infection et la mortalité est très occasionnelle. (2) La facilité de la prise d'un repas sanguin par les moustiques sur les pattes des canaris. (3) La rapidité avec laquelle les infections expérimentales produisent des stades transmissibles aux moustiques au cours d'un repas sanguin. (4) La facilité de stabulation de cette espèce communément domestiquée. Les canaris (mâles et femelles) que nous utilisons ont environ 1-2 ans (les infections expérimentales fonctionnent bien à cet âge et les oiseaux en récupèrent facilement).
Formation à l’éthologie par la réalisation de travaux pratiques sur des modèles oiseaux à destination d’étudiant.e.s de licence et de master
- Enseignement supérieur
Former des étudiants de licence et de master à l'observation comportementale : 450 oiseaux, cailles japonaises et perdrix, vont être utilisés dans des travaux pratiques d'un niveau de souffrance léger. Chaque oiseau participe à cinq séances au maximum par an, de trente minutes à deux heures trente, est manipulé individuellement, isolé de son groupe entre cinq et vingt minutes, et exposé à un environnement nouveau, à des objets nouveaux ou à la rencontre de congénères. Aucun n'est tué, 300 étant comptés comme réutilisés et 150 comme rendus à l'élevage, le porteur indiquant qu'ils seront soit impliqués dans des activités de recherche, soit cédés à une association de réhabilitation. Ces séances enseignent la manipulation respectueuse des oiseaux, et le porteur signale que la rencontre entre cailles sexuellement développées peut entraîner des coups de bec et des "copulations forcées".
Objectifs
Ce projet est destiné à la formation dans le domaine de l'éthologie des étudiants de Licence de Biologie et de Master en Ethologie. Il a pour objectif de former les étudiants à la planification et la mise en œuvre de protocoles expérimentaux en éthologie, à la manipulation respectueuse des animaux, à l'observation standardisée des comportements, au recueil de données comportementales et à leurs analyses statistiques. Ces travaux pratiques permettent ainsi aux étudiants d’utiliser différents outils de caractérisation comportementale au travers de tests standardisés, validés dans la littérature et pour l’espèce concernée. Ils permettent également d'illustrer les effets de différents facteurs sur l’expression des comportements tels que l’espèce, le sexe, l’âge ou encore les conditions environnementales. Si la formation à l’éthologie passe dans un premier temps par l’utilisation de supports vidéo, la mise en pratique sur l‘animal vivant est indispensable d'un point de vue pédagogique. En effet, elle forme les étudiants aux contextes réels d‘observation comportementale et aux exigences du travail avec l‘animal (savoir-faire et savoir-être) dans le respect des exigences réglementaires et du bien-être animal.
Bénéfices attendus
Ce projet contribue à la formation des étudiants de Licence et de Master aux méthodes expérimentales utilisées en éthologie et en sciences du comportement. Il leur permet d'acquérir les compétences indispensables à la conception d'un protocole expérimental, à la manipulation respectueuse des animaux, au recueil standardisé de données comportementales, à leur analyse statistique et à leur interprétation critique. Les différents travaux pratiques illustrent des concepts fondamentaux en éthologie (utilisation du temps et de l’espace, processus cognitif, relations socio-sexuelles) et ses applications en contexte d’élevage ou de conservation. Ils permettent également de sensibiliser les étudiants aux principes des 3R (Remplacement, Réduction et Raffinement), à la réglementation encadrant l'expérimentation animale ainsi qu'à l'importance de l'évaluation du bien-être animal dans la conception des protocoles expérimentaux. Ces enseignements participent à la formation de futurs biologistes, vétérinaires, chercheurs, enseignants et professionnels amenés à travailler avec des animaux ou à concevoir, évaluer ou mettre en œuvre des protocoles impliquant des animaux. Les compétences acquises contribuent ainsi à améliorer, à plus long terme, la qualité scientifique des expérimentations et la prise en compte du bien-être animal dans les domaines de la recherche, de l'enseignement et de la gestion des animaux.
Procédures
Les abimaux ne seront soumis qu'à des observations comportementales en contexte d'environnement controlé. Ils pourront participer au maximum à 5 séances de TP au cours de l'année pour une durée par séance allant de 30 min à 2h30 (pour cette durée, l'oiseau n'est pas manipulé mais observé en libre exploration de son environnement).
Impact sur les animaux
Nuisances générales toutes espèces/ Les principales nuisances attendues sont liées aux manipulations nécessaires à la réalisation des travaux pratiques, à l'isolement temporaire des animaux de leur groupe social et à leur exposition à des situations nouvelles donc potentiellement anxiogènes. Ces différents éléments peuvent être la source de stress pour l’oiseau. Les animaux sont manipulés individuellement afin d'être placés dans les dispositifs expérimentaux puis replacés dans leur cage d'élevage à l'issue des tests. Selon les travaux pratiques, ils sont exposés à différents dispositifs comportementaux classiques (environnement nouveau, objets nouveaux, rencontre avec des congénères). Lorsqu’elle existe, la durée d'isolement est comprise entre 5 et 20 minutes selon les protocoles et n'excède pas 30 minutes, manipulation comprise. A noter que les cailleteaux utilisés lors des travaux pratiques ne sont jamais isolés de leur groupe social. Nuisances spécifiques pour les cailles japonaises / Les mêmes cailles japonaises sont utilisées au cours des différents travaux pratiques ce qui peut être également une source de nuisance. Dans certaines séances, la rencontre entre des cailles sexuellement développées peut entrainer l’apparition de comportements agonistiques (coups de bec) et de copulations forcées pouvant être source de stress pour l’oiseau.
Devenir
Les oiseaux seront gardés en vie et seront soit impliqués dans des activités de recherche soit cédés à une association de réhabilitation des animaux de laboratoire.
Remplacement
Une réflexion approfondie a été menée afin de réduire le recours aux animaux vivants dans les enseignements. Certaines séances ont été remplacées par des analyses de vidéos ou de jeux de données comportementales. Les travaux pratiques maintenus sur animaux vivants correspondent à un nombre limité de situations pour lesquelles l'observation directe présente une réelle plus-value pédagogique. Elle permet aux étudiants de développer leurs capacités d'observation dans des conditions proches de celles rencontrées en recherche, où les comportements doivent être identifiés et interprétés en temps réel, sans possibilité d'interrompre ou de revoir la scène. Elle permet également d'acquérir les compétences pratiques indispensables à une manipulation calme et respectueuse des animaux ainsi qu'à la mise en œuvre d'un protocole expérimental dans des conditions réelles. Les approches utilisant des vidéos et des jeux de données sont privilégiées dès lors qu'elles permettent d'atteindre les objectifs d'apprentissage.
Réduction
Le nombre d'animaux est déterminé en fonction des effectifs étudiants, du niveau de formation et des objectifs de chaque travail pratique. Sur une année universitaire, les mêmes cailles sont utilisées pour l’ensemble des séances de travaux pratiques à la fois au stade cailleteau et au stade adulte, ce qui permet de réduire le nombre d’oiseaux utilisés. Les différentes séances de travaux pratiques abordant des aspects différents en Ethologie, la réutilisation des animaux n’affecte pas la pertinence des données comportementales obtenues.
Raffinement
Les protocoles ont été conçus afin de limiter au maximum le stress et les contraintes imposés aux animaux. Ils reposent exclusivement sur des observations comportementales et n'impliquent aucune procédure invasive. Les manipulations sont réalisées par du personnel formé ou sous sa supervision. Les animaux sont habitués à la manipulation avant les travaux pratiques et lors de la séance, ils sont manipulés avec calme. Le temps de contention est limité au strict nécessaire. Les dispositifs expérimentaux sont installés à proximité des cages d'hébergement afin de réduire les temps de transport et de manipulation. Les animaux sont replacés dans leur groupe social dès la fin des observations. Les jeunes oiseaux ne sont jamais testés individuellement et sont soumis à des procédures de libre exploration peu contraignantes. Les travaux pratiques impliquant des rencontres sexuelles se réalisent avec des oiseaux précédemment appariés et dont la compatibilité a été validée. La caille japonaise formant un couple monogame en phase de reproduction, l’appariement avant les enseignements évite l’expression de comportements agonistiques. Pour limiter le stress de la participation des oiseaux aux différents travaux pratiques, des périodes de repos d’au moins 2 jours seront réalisés. Ces periodes ne pourront cependant pas être réalisées pour les séances avec les cailleteaux du fait d’une forte contrainte temporelle liée au développement rapide de l’espèce.
Choix des espèces
Les espèces retenues (cailles et perdrix) sont des modèles utilisés en recherche en comportement animal mais rarement utilisés lors de la formation des étudiants (à l’inverse du modèle rongeur). Aussi, leur utilisation au sein de cette formation permettra aux étudiants d'acquérir des compétences fondamentales et pratiques sur des modèles animaux présentant des caractéristiques comportementales, sensorielles et écologiques particulières. Cette diversité permet aux étudiants d'adapter leurs méthodes d'observation et leurs protocoles expérimentaux aux spécificités de chaque espèce, tout en les sensibilisant à la diversité des réponses comportementales observées au sein du règne animal. Elle constitue ainsi une préparation aux situations rencontrées en recherche et dans les métiers impliquant l'étude ou la gestion des animaux. Les cailles qui participent aux travaux pratiques ont de 3 jours à 8 mois selon les séances. Les perdrix qui participent aux travaux pratiques sont adultes, âge supérieur à 4 mois.
Etude pilote pour optimiser l’examen en imagerie multimodale et le phénotypage du processus de gavage chez le canard mulard
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
Autres oiseaux : 10
Mettre au point trois techniques d'imagerie médicale sur des oiseaux vivants pour prédire la qualité marchande du foie gras : 20 oiseaux, 10 poules de réforme et 10 canards mulards, vont être utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. Chaque individu subit trente minutes de contention vigile pour une échographie, une prise de sang au sinus occipital, une anesthésie par injection intramusculaire, une intubation, puis deux heures trente à deux heures quarante-cinq d'examens d'imagerie. La mise à mort intervient en fin d'anesthésie, le porteur indiquant que les produits de contraste et les anesthésiques rendent les oiseaux "impropres à l'élevage et à la consommation ultérieure". Les marqueurs recherchés sont le taux de fonte lipidique, le poids du foie entre 450 et 550 grammes et l'absence des veinules que "le consommateur" juge dépréciantes, et le porteur annonce que ces résultats alimenteront les débats sur le "bien-être animal".
Objectifs
La production de foie gras fait l’objet de débats sociétaux et scientifiques grandissants. Elle reste néanmoins une activité économique importante en France (80% de la production mondiale). Cette production repose sur une phase d’engraissement par gavage de courte durée (entre 12 et 14 jours) et la qualité du foie gras obtenu à la suite de ce processus de gavage repose classiquement sur trois critères principaux : (i) le taux de fonte lipidique qui doit être < 30%, idéalement
Bénéfices attendus
Le projet apportera de nouvelles connaissances sur : - les mécanismes d'installation et de réversibilité de la modification physiologique du foie induite par le gavage chez le canard Mulard - l’identification de biomarqueurs d'imagerie susceptibles de prédire la qualité technologique des foies, notamment leur poids, leur qualité vasculaire et leur taux de fonte lipidique - la comparaison des performances de l'IRM, du scanner avec celles de l'échographie, une technique beaucoup plus accessible et potentiellement utilisable en élevage - les conséquences physiologiques du gavage et la capacité du foie à retrouver un état proche de son état initial après l'arrêt de l'engraissement. Dans un contexte où la production de foie gras fait l'objet de nombreux débats sociétaux relatifs au bien-être animal, ces résultats permettront d'alimenter les discussions avec des données expérimentales objectives et quantitatives, fondées sur des méthodes d'imagerie non invasives. Cette étude pilote permettra d'optimiser les protocoles expérimentaux avant la mise en œuvre d'une étude de plus grande ampleur. Elle servira à ajuster les paramètres d'imagerie, à valider les séquences IRM les plus pertinentes, à optimiser les modalités d'observation et les interventions sur les animaux, ainsi qu'à évaluer la faisabilité du suivi longitudinal. Cette étape préparatoire contribuera à améliorer la qualité scientifique des futures expérimentations tout en limitant le nombre d'animaux nécessaires, conformément au principe des 3R.
Procédures
Chaque animal subira : une contention vigile pour un examend'échographie (30 minutes), puis une prise de sang (1 minute, voire 2 si un deuxième essai est réalisé), puis une injection pour induire l'anesthésie (30 secondes). Sous anesthésie, il sera intubé (30 secondes), une voie veineuse sera posée (5 minutes), puis 2 examens d'imagerie seront effectués (2h30 à 2h45).
Impact sur les animaux
Le transport entre les deux sites peut entrainer du stress léger. La contention lors des prises de sang, des injections et de l’examen d’échographie peut engendrer du stress pour l’animal. Les prises de sang et la pose d’une voie veineuse peut provoquer une légère douleur au niveau du site de prélèvement et un éventuel hématome. L’induction de l’anesthésie par injection intra-musculaire peut être légèrement douloureuse.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés en fin d'anesthésie d’imagerie car l’injection des produits de contraste et des anesthésiques rend les animaux impropres à l’élevage et à la consommation ultérieure. Ce seront des animaux de réforme, sans retour prévu à l’élevage.
Remplacement
Afin de déterminer les paramètres optimums pour l’imagerie (IRM + scanner + échographe 3D), et de maîtriser les gestes techniques inclus dans le projet principal, cette étude pilote doit être réalisée in vivo d’abord chez la poule, puis chez le canard. Il n’y a pas de méthode de remplacement. Nous avons choisi des poules de réforme pour ne pas utiliser des animaux qui auraient pu avoir un autre sort. Des autopsies sur poules et canards réalisées au préalable nous permettront de mieux connaître les structures anatomiques d'intérêt.
Réduction
20 animaux au maximum seront utilisés (10 poules et 10 canards) dans cette expérimentation pilote. Cela est suffisant pour le paramétrage des 3 outils d’imagerie, et l'entrainement aux gestes sur les animaux. Si les objectfis sont atteints avec un nombre inférieur d’animaux, les animaux surnuméraires ne seront pas utilisés. L'intérêt de l'imagerie est de pouvoir sérier les examens et donc de pouvoir utiliser les animaux comme leur propre témoin. De plus cette étude permettrait de mettre à jour des données anciennes. L'utilisation de cadavres au préalable permettra de limiter le nombre d’animaux vivants utilisés. Les poules seront des animaux de réforme.
Raffinement
Tous les gestes et examens seront d’abord testés sur cadavres, d’abord de poule (plus faciles à se procurer), puis de canard (si possible). Ensuite seulement nous utiliserons des animaux vivants. Les animaux seront amenés sur la plateforme et laissés au calme quelques heures, dans une pièce chauffée si besoin. Ils seront ensuite manipulés avec douceur lors de la séquence d'examen vigile (échographie 3D, prise de sang, induction de l’anesthésie). Raffinement des prises de sang : elles seront réalisées au sinus occipital toujours en binôme, avec une contention calme et précise. Pour le sinus occipital, une garde sur l’aiguille limitera les risques de pénétration excessive et de lésions cérébrales. Un point de compression de 30 à 60 secondes sera appliqué pour prévenir les hématomes. L’anesthésie sera induite par injection intra-musculaire, et le relai gazeux sera fait après intubation oro-trachéale. L'anesthésie sera complétée par une administration d'analgésique. Du gel anesthésiant sera appliqué sur la sonde avant l’intubation. L'euthanasie suivra les examens d’imagerie (les animaux sont destinés à la réforme).
Choix des espèces
Le projet cible porte sur le canard mulard. Néanmoins, cette espèce n’est pas élevée au sein de la structure concernée. Les mises au point seront donc réalisées sur poules, une espèce proche. La structure peut nous fournir facilement des animaux morts et des animaux de réforme. Une fois les gestes maîtrisés chez la poule, nous utiliserons quelques canards issus de l’élevage partenaire, prévus à cet effet, pour valider dans l’espèce cible du projet. Les poules seront des adultes de réforme, pour se rapprocher au maximum du format des canards utilisés dans le projet, et pour rentabiliser au maximum leur utilisation. Les canards seront des individus prêts à gaver (soit 14 semaines d'âge), car ce sont les cibles du projet.
Mise au point d’une méthode d’enregistrement de signaux cérébraux chez l’oiseau chanteur
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système nerveux
Chaque diamant mandarin subit deux interventions chirurgicales dans le cerveau, de quatre à huit heures chacune, précédées d'une privation d'eau et de nourriture de trente minutes, et vit jusqu'à soixante jours seul dans une cage placée en caisson d'isolation acoustique. 90 oiseaux vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, une partie d'entre eux reliés trois heures par jour, dix jours au maximum, à un câble qui limite leurs mouvements. Le porteur écrit que ce projet s'inscrit dans une "démarche d'amélioration du bien-être des animaux", l'appareil sans fil visé devant rendre à ces oiseaux le vol et les interactions sociales. Quatre-vingts d'entre eux seront tués et leur cerveau prélevé pour analyses, les dix n'ayant subi aucune chirurgie retournant à la colonie du laboratoire.
Objectifs
L'objectif de ce projet est de développer un dispositif sans fil de quantification de l'activité neuronale destiné à être utilisé chez des petits oiseaux. Dans un premier temps, nous mettrons en place une version filaire du dispositif qui, dans ce cas, fait que les oiseaux sont reliés par un câble au système d'acquisition des données, limitant de fait leurs mouvements. Cette version filaire est pour autant nécessaire pour valider la technologie que nous adapterons dans un second temps sur un dispositif sans fil. Le format sans fil est particulièrement avantageux, car il permet aux animaux de se déplacer et d'interagir librement sans les contraintes physiques imposées par des installations filaires. Les deux systèmes (filaire et sans fil) permettont l'enregistrement simultané de l'activité neuronale de multiples neurones situés dans plusieurs zones du cerveau pendant le comportement naturel - nous nous intéressons ici au comportement de chant des oiseaux. Cela est essentiel pour comprendre comment différentes régions du cerveau se coordonnent lors de l'exécution de comportements complexes, tels que la communication vocale et l'interaction sociale. Ce projet s'inscrit non seulement dans une démarche d'amélioration du bien-être des animaux, mais il vise également à augmenter la qualité et l'interprétabilité des données en minimisant les artefacts liés au stress et les restrictions comportementales non naturelles. Le dispositif sera développé et validé chez des diamants mandarins mâles adultes (Taeniopygia guttata). Le diamant mandarin est un modèle d'oiseau chanteur largement utilisé en neurosciences. Les mâles adultes sont très sociables et vocaux, s'adonnant à une communication vocale et non vocale, en particulier dans leurs interactions avec les femelles. Cela les rend particulièrement adaptés à l'étude des réponses neuronales dans des contextes sociaux et sensoriels, ce qui correspond étroitement à nos objectifs de recherche. Si ces oiseaux s'accomodent de dispositifs filaires d'enregistrements d'activité cérébrale, il n'en reste pas moins que cela limite de fait les possibilités de mouvement de leur part et les études possibles. Mettre au point une solution sans fil est donc critique tant d'un point de vue scientifique qu'éthique, afin d'étudier le comportement d'individus placés dans des conditions plus écologiques permettant notamment le vol et des interactions sociales plus nourries.
Bénéfices attendus
Le principal avantage de ce projet réside dans le développement d'un outil sans fil de mesure de l'activité des neurones du cerveau. Bien que des dispositifs aient été développés, ils ne sont pas applicables chez des petits oiseaux, du fait des contraintes de poids limités susceptibles d'être portés par des oiseaux. Notre approche vise à effectuer des enregistrements simultanés à partir de plusieurs régions du cerveau tout en permettant une plus grande liberté de mouvements des oiseaux (notamment le vol libre) et d'interactions sociales. De plus, la méthode de quantification de l'activité neuronale que nous utilisons peut être utilisée pour enregistrer différents systèmes de signalisation neuronale (par ex. calcium, dopamine). Le projet permettra également de générer un ensemble de données uniques comprenant l'activité de multiples neurones localisés dans plusieurs structures cérébrales en même temps que des enregistrements audio et vidéo pendant les interactions sociales entre mâles et femelles. À long terme, le système sans fil pourra être adapté pour d'autres animaux vivant en groupe. Cela créera de nouvelles opportunités pour étudier l'activité cérébrale distribuée qui sous-tend les comportements sociaux complexes chez différentes espèces.
Procédures
Les animaux seront placés dans des cages individuelles, elles-mêmes placées dans des caissons d'isolation acoustique afin de pouvoir enregistrer leurs vocalisations dans les meilleurs conditions possibles, leurs vocalisations étant enregistrées automatiquement, sans intervention requise. Les oiseaux seront quotidiennement mis en contact avec une femelle accompagnatrice qui sera présentée pendant au minimum 3h consécutives soit dans une cage adjacente, soit directement dans la cage de vie des sujets. Ces derniers resteront dans le caisson pendant 60 jours maximum. Les oiseaux seront soumis à deux procédures chirurgicales pour les manipulations intracérébrales, chaque intervention durant entre 4 et 8h. Ces deux procédures seront suffisamment espacées dans le temps (30 jours) pour permettre une récupération complète des invididus. Les vocalisations émises spontanément par les oiseaux seront enregistrées pendant toute la durée de l'expérience, et des sons pourront être diffusés. Une partie des oiseaux seront reliés par un fil à un système d'acquisition, limitant de fait leurs mouvements. Cela durera 3h et sera répété 10 jours maximum.
Impact sur les animaux
Les principaux effets indésirables associés à ce projet sont ceux liés aux interventions chirurgicales. Chaque oiseau subira deux interventions chirurgicales stéréotaxiques, d'une durée totale dde 4 à 8 heures. Avant chaque intervention, les oiseaux seront placés en restriction hydrique et alimentaire pour une durée de 30 minutes. L'intervention chirurgicale provoquera une douleur et une gêne légères et temporaires, même si elle est réalisée sous anesthésie et qu'une combinaison de différents analgésiques est utilisée. Toutefois, d'après notre expérience, les oiseaux reprennent généralement une alimentation et un toilettage normaux dans les 1 à 2 heures suivant l'intervention chirurgicale et le réveil de l'anesthésie, et la cicatrisation complète est prévue dans les 3 à 4 jours. Pendant toute la durée de l'expérience, les oiseaux seront placés dans des cages individuelles. Une femelle accompagnatrice sera présentée quotidiennement soit dans une cage adjacente, soit dans la même cage afin de favoriser les interactions sociales.
Devenir
Les animaux (n=80 maximum) ayant subi des procédures invasives seront euthanasiés et leur cerveau collecté pour analyses histologiques. Les animaux n'ayant subi aucun procédure chirurgicale (n=10) retourneront à la colonie du laboratoire.
Remplacement
Les systèmes in vitro (par exemple, les cultures cellulaires, les coupes cérébrales, les organoïdes) fournissent des informations précieuses sur les mécanismes cellulaires. Cependant, ils ne peuvent pas reproduire l'activité neuronale du comportement naturel chez les animaux en interaction. Ce projet nécessite des enregistrements in vivo pour mettre au point un dispositif sans fil de quantification de l'activité neuronale et étudier comment différentes régions du cerveau se coordonnent pendant les comportements sensoriels et sociaux. Ces objectifs dépendent de la complexité totale de l'animal vivant et ne peuvent donc pas être atteints avec des alternatives non animales.
Réduction
Le nombre d'animaux a été réduit au minimum en structurant le projet en deux étapes consécutives. Tout d'abord, une version filaire du dispositif de quantification de l'activité neuronale sera validée ; ce n'est qu'après avoir réussi cette étape qu'une version sans fil sera testée, techniquement plus difficile à mettre en oeuvre. Cette approche par étapes garantit que chaque étape aborde des défis techniques spécifiques, évitant ainsi l'utilisation inutile d'animaux. À chaque étape, nous commencerons avec un petit nombre d'oiseaux plutôt que d'utiliser la cohorte complète. Cela nous permettra d'aborder étape par étape les questions techniques ou méthodologiques spécifiques et d'optimiser les procédures avant de poursuivre. Chaque étape sera finalisée une fois ses objectifs atteints, garantissant ainsi que l'utilisation d'animaux reste justifiée et minimale tout au long du projet.
Raffinement
L'anesthésie sera soigneusement surveillée afin de garantir une profondeur suffisante mais non excessive pendant l'intervention chirurgicale, et une combinaison d'analgésiques sera administrée avant, pendant, à la fin de l'intervention chirurgicale et pendant la période de récupération postopératoire afin de maximiser le soulagement de la douleur. Les médicaments utilisés seront préchauffés à la température corporelle des oiseaux afin de minimiser l'inconfort. Pendant la période de récupération postopératoire, en plus de l'analgésie par voie orale, de la nourriture à base d'œufs mélangée à du glucose sera placée sur le sol de la cage pour faciliter l'accès, et les oiseaux seront logés avec un accès visuel et acoustique à des femelles de la même espèce afin de réduire le stress. Afin de réduire le stress et l'inconfort pendant les expériences, des dispositifs de soutien ou factice seront utilisés dans un premier temps, afin de permettre aux oiseaux de s'adapter progressivement aux conditions expérimentales. Le bien-être des animaux sera surveillé quotidiennement. Si des signes de douleur ou de détresse sont observés, des analgésiques, antibiotiques et solution de glucose seront administrés. Pendant toute l'expérience, les individus seront placés dans des cages avec divers enrichissements (miroir, perchoirs à différentes hauteurs, nourriture variées) et une congénère sera placée soit dans une cage à proximité soit dans la cage d'hébergement pour favoriser les interactions sociales.
Choix des espèces
Les diamants mandarins mâles adultes (Taeniopygia guttata) ont été sélectionnés pour ce projet pour deux raisons principales. Premièrement, ils sont très vocaux et sociables. Les mâles adultes chantent et font la cour aux femelles, ce qui fournit des comportements quantifiables pertinents pour l'étude de la communication vocale et sociale. Deuxièmement, les diamants mandarins constituent un modèle neurobiologique bien établi. Les noyaux cérébraux spécialisés de leur système vocal ont été largement caractérisés sur le plan anatomique et fonctionnel, ce qui permet de les comparer à la littérature existante et de valider les performances de notre nouveau dispositif. Seuls des diamants mandarins adultes seront utilisés, car les mâles adultes produisent des chants et des parades nuptiales destinés aux femelles. Les adultes sont également robustes, ce qui leur permet de supporter des implants cérébraux et de se rétablir de manière fiable.
- Tests réglementaires
- Contrôles de qualité
Dindes : 3100
Autres oiseaux : 3500
Libérer des lots commerciaux de vaccins vétérinaires conduit à plus de 800 tests par an sur des oiseaux, exigés par la Pharmacopée européenne et par les pays destinataires. 79 600 oiseaux vont être utilisés sur cinq ans, dont 73 000 poules, 3 500 autres oiseaux et 3 100 dindes, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chacun reçoit une ou deux administrations de vaccin puis de l'agent pathogène sur animal vigile, jusqu'à deux prises de sang, et un prélèvement terminal sous anesthésie. Sur l'ensemble, 74 750 oiseaux sont tués, 2 700 réutilisés dans une autre procédure et 2 150 adoptés. Le porteur écrit que "la nécessité d'utilisation des animaux provient de la réglementation en vigueur" et que le nombre d'oiseaux est "imposé par la réglementation des pays".
Objectifs
Le projet a pour objectifs de confirmer l’innocuité, de déterminer l’activité sérologique et de vérifier la pureté (absence d’agents contaminants) pour les vaccins de la gamme aviaire, et de réaliser le titrage (calibration) du lot de semence de travail destiné à la fabrication du principe actif du vaccin contre l’entérite hémorragique de la dinde. Ces objectifs doivent être respectés afin d’être en conformité avec les exigences réglementaires de la Pharmacopée Européenne et des pays destinataires pour la constitution d’un dossier de mise sur le marché et pour la fabrication d’un lot commercial. La Pharmacopée Européenne demande la démonstration de résultats, dont certains doivent être obtenus chez l’animal. Par conséquent, les tests sont effectués sur espèce cible. Plus de 800 tests libératoires par an sont effectués, garantissant une commercialisation de vaccins sans danger pour l’animal et pour le consommateur potentiel.
Bénéfices attendus
Ces tests permettent la libération de milliers de doses de vaccins par an, pour les canards, dindes et poulets, améliorant considérablement la qualité sanitaire des élevages et la sécurité alimentaire des consommateurs.
Procédures
1 à 2 administrations de vaccin sur animal vigile. L'acte est inférieur à 1 minute 1 à 2 administrations de l'agent pathogène sur animal vigile. L'acte est inférieur à 1 minute. 1 à 2 prélèvements sanguin sur animal vigile. L'acte est inférieur à 1 minute 1 prélèvement terminal sur animal anesthésié. L'acte est inférieur à 1 minute Le nombre d'administrations et de prélèvements différent en fonction des techniques libératoires. Ils ne sont pas cumulés.
Impact sur les animaux
Les contentions peuvent générer du stress chez l’animal. Les administrations ainsi que les prélèvements sanguins peuvent provoquer une douleur légère et de l’inconfort au moment du geste. Aucun signe clinique n’est attendu, toutefois, des points limites, qui déclencheront une euthanasie, seront appliqués.
Devenir
Les animaux considérés comme éligibles pourront être réutilisés dans une autre procédure ou adoptés. Si aucune réutilisation ou adoption n’est possible, les animaux seront euthanasiés.
Remplacement
La nécessité d’utilisation des animaux provient de la réglementation en vigueur sur ces tests, en conformité avec la réglementation du pays destinataire. Elle permet de démontrer l’innocuité, la pureté, le titrage et l’activité sérologique. Certains tests in vivo ne sont pas à ce jour remplaçables par un modèle in vitro.
Réduction
Le nombre d’animaux est imposé par la réglementation des pays. Certains produits en vaccins vivants pour les tests de pureté peuvent être associés et donc réalisés sur les mêmes animaux. Ceci concourt à la réduction du nombre d’animaux.
Raffinement
Pour chaque test une période d’acclimatation est prévue dans le but de limiter le stress et de stabiliser l'état physiologique. Les animaux sont hébergés en groupe dans des environnements à température et atmosphère contrôlées. Des enrichissements adaptés aux espèces et à l'âge des animaux sont installés dans les hébergements. Le personnel est formé aux gestes techniques. Les animaux sont observés quotidiennement ce qui permet de détecter tout signe comportemental anormal. En cas de déviation de l'état normal d'un animal le vétérinaire désigné décidera de la mise en place de soins appropriés. La Structure du Bien Etre Animal (SBEA) garantit l’amélioration des techniques de soins et des conditions de vie pour les animaux.
Choix des espèces
Le choix de ces espèces provient du fait que ce sont les espèces cibles ou des espèces alternatives proches. Les canards sont âgés de 14 à 28 jours au début du test, les poulets sont âgés de 1 jour à 4 semaines et les dindes ont minimum 14 jours d'âge. Ce stade de développement correspond à celui requis pour répondre à la Pharmacopée Européenne et au dossier déposé aux autorités.
RESIGEN – RÉSILIENCE DES FILIÈRES GÉNÉTIQUES AVICOLES ET PORCINES FRANÇAISES ET SOUVERAINETÉ DE L’APPROVISIONNEMENT GÉNÉTIQUE
- Conservation des espèces
Présenté comme un outil de souveraineté génétique des filières avicoles, ce projet prévoit d'utiliser 150 canards, tous tués, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Sur les animaux éclos, la seule intervention est un prélèvement sanguin d'une minute pour le génotypage, l'injection de cellules ayant lieu au stade embryonnaire. Le RNT met en avant le canard mulard, stérile, comme receveur réduisant le nombre d'animaux. Les canards sont mis à mort en abattoir agréé à la fin du protocole.
Objectifs
Le projet vise à mettre au point une méthode permettant de recréer une lignée de canards à partir de cellules très précoces à l’origine des spermatozoïdes et des ovules, appelées cellules germinales primordiales. L’idée est de déterminer quel type de canard receveur permet le mieux à ces cellules de s’installer dans les organes reproducteurs puis d’être transmises à la génération suivante. Trois types de receveurs seront comparés : le canard Pékin, le canard de Barbarie et le canard mulard. Le mulard, qui est naturellement stérile, pourrait constituer un receveur particulièrement intéressant. Ce projet a pour but d’améliorer une méthode de sauvegarde génétique utile pour préserver des lignées de palmipèdes menacées par les crises sanitaires, notamment la grippe aviaire.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra, pour la première fois à notre connaissance, d’établir un protocole fonctionnel de restauration de lignées de palmipèdes à partir de cellules germinales primordiales. La mise au point de cette biotechnologie offrira une solution innovante pour la sauvegarde des ressources génétiques des palmipèdes, en particulier dans un contexte de forte pression sanitaire liée aux épidémies animales telles que la grippe aviaire. L’utilisation d’un hôte naturellement stérile, le canard mulard, constitue un avantage majeur à la fois scientifique, technique et éthique, en permettant une restauration plus efficace du génotype d’intérêt tout en réduisant significativement le nombre d’animaux nécessaires. À terme, ces travaux contribueront à la sécurisation durable des lignées parentales et patrimoniales de palmipèdes et à la mise en place de protocoles transférables aux acteurs de la filière.
Procédures
Un prélèvement de sang sera réalisé par animal dans le sinus occipital, à l’âge de 20 semaines. Il se fera sur animal vigile par des soigneurs très expérimentés et possédant la maitrise des gestes techniques sur les palmipèdes. Le geste maitrisé ne dure qu’une minute environ.
Impact sur les animaux
Les nuisances attendues sont limitées. Les seuls gestes réalisés sur les animaux consistent en un prélèvement sanguin ponctuel, réalisé par du personnel formé, conformément aux bonnes pratiques vétérinaires. Aucun effet indésirable spécifique lié à ces prélèvements n’est attendu. Les injections de PGCs sont réalisées au stade embryonnaire et n’ont pas d’impact négatif documenté sur la santé des animaux éclos.
Devenir
A la fin du protocole, les animaux seront mis à mort en respectant la règlementation en vigueur (euthanasie dans un abattoir agréé).
Remplacement
L’étude porte sur la migration, l’installation dans les organes reproducteurs et la transmission aux descendants de certaines cellules chez les palmipèdes. Ces phénomènes biologiques complexes ne peuvent pas être reproduits de manière fiable en laboratoire ou par des approches de modélisation. L’expérimentation sur des animaux est donc indispensable pour atteindre les objectifs scientifiques du projet.
Réduction
Les effectifs sont strictement limités au nombre minimal nécessaire pour obtenir une estimation fiable du taux de restauration après injection de PGCs. L’utilisation du canard mulard comme hôte stérile permet d’augmenter l’efficacité de la restauration et de réduire significativement le nombre d’animaux requis, conformément au principe de Réduction.
Raffinement
Les animaux sont élevés dans des conditions conformes aux normes de bien-être en vigueur. Les seules interventions réalisées sur les animaux sont une prise de sang ponctuelle, effectuée par du personnel qualifié, afin de limiter le stress et la douleur. Tout animal présentant un signe de mal-être fera l’objet d’un examen vétérinaire immédiat et, si nécessaire, sera retiré de l’étude.
Choix des espèces
Dans ce projet, trois types de canards sont utilisés pour des raisons complémentaires. Le canard de Pékin sert de donneur de cellules reproductrices (PGCs), car il représente la lignée que l’on cherche à restaurer. Le canard de Barbarie est choisi comme receveur en raison de sa proximité avec le canard mulard, un hybride issu du croisement entre Barbarie et Pékin. Le canard mulard, étant stérile, constitue un receveur particulièrement intéressant, car il ne produit pas de cellules reproductrices fonctionnelles susceptibles d’entrer en compétition avec celles injectées. Le choix de ces trois génotypes est directement lié à l’objectif scientifique du projet et ne peut pas être remplacé sans en diminuer la pertinence. Les animaux sont étudiés à deux stades. D’abord au stade embryonnaire, lors de l’injection des PGCs dans les œufs fécondés, afin d’observer leur migration et leur installation dans des conditions normales de développement. Ensuite, les animaux sont élevés jusqu’à maturité sexuelle pour vérifier la transmission de ces cellules à la descendance. Cette étape est indispensable pour confirmer leur bon fonctionnement. Après l’éclosion, les interventions sont limitées à un simple prélèvement sanguin pour le génotypage.
GO-URBEX : Goélands des villes, goélands des îlots : une utilisation de l’espace et une exposition à des contaminants multiples distinctes ?
- Protection de l’environnement
Capturés puis mesurés, bagués, prélevés de quelques plumes et de sang, écouvillonnés et pour certains équipés d'une balise GPS, 1 200 goélands leucophées, adultes et poussins, sont relâchés sur leur lieu de capture. Ces manipulations, classées d'un niveau de souffrance léger, servent à documenter l'exposition de ces oiseaux urbains aux contaminants et leur usage de l'espace. Le porteur indique que blessures et mortalité liées à ces gestes restent rares, moins de 0,1 % lors du programme précédent, et que les effets attendus relèvent surtout du dérangement et du stress. Aucun individu n'est tué, l'étude reposant sur le suivi d'oiseaux sauvages remis en liberté.
Objectifs
Le développement rapide des milieux urbains ces dernières décennies s’est accompagné du développement de leur utilisation par différentes espèces sauvages opportunistes. Ces espèces sont confrontées à des conditions de vie très différentes de celles rencontrées dans leur milieu naturel. Ces conditions entrainent une adaptation du comportement des individus, dans la recherche de nourriture ou dans la communication entre individus notamment. Ces phénomènes sont décrits pour des espèces installées de longue date en ville telles que les pigeons ou les rats par exemple. Cependant, les goélands, dont certaines espèces ont massivement investi l’espace urbain beaucoup plus récemment, ont été moins étudiés de ce point de vue. Pourtant, la connaissance des comportements de ces oiseaux semble essentielle à l’établissement de pratiques permettant une meilleure cohabitation entre humains et goélands. De plus, au sein des milieux urbains les humains comme les non-humains sont exposés à une grande diversité de contaminants. Cet aspect parait particulièrement important pour des espèces opportunistes et prédatrices telles que les goélands. L’exposition spécifique des populations sauvages urbaines aux contaminants est jusqu’alors peu documentée alors qu’elle permettrait de mieux comprendre les pressions qui s’exercent sur les individus urbains mais aussi d’evaluer le role potentiel des goélands dans la dissemination et la transmission des contaminants aux humains. C’est pourquoi nous avons pour objectif de documenter l’exposition spécifique des goélands leucophées nichant en ville à différents contaminants, à commencer par les plastiques et leurs additifs chimiques toxiques, tout en la comparant à celle des individus nichant en milieu naturel que nous étudions depuis plusieurs années. Nos objectifs spécifiques sont les suivants: -Investiguer l’exposition des goélands urbains à plusieurs contaminants incluant des agents infectieux ainsi que les plastiques et leurs additifs.-Comprendre l’utilisation de l’espace urbain par les goélands avec l’hypothèse que leur rayon de recherche alimentaire est bien moindre que celui des individus non-urbains. -Echanger avec différents acteurs du territoire impliqués dans les interactions avec les goélands urbains pour contribuer à une meilleure cohabitation avec cette espèce.
Bénéfices attendus
Nous proposons un projet permettant d’acquérir des connaissances nouvelles qui nous semblent essentielles à une meilleure cohabitation avec les goélands urbains et à une réduction du risque sanitaire à l’interface faune sauvage/humain. Nous proposons de mener ce projet en lien direct avec plusieurs types d’acteurs du territoire dès ces premières étapes, notamment les services de gestion des déchets urbains et les acteurs en charge de l’effarouchement et de la régulation des populations de goélands en ville. Nos études permettront notamment d’obtenir : -une cartographie de l’usage de l’espace par chaque individu pendant et en dehors de la reproduction ainsi qu’une quantification de l’usage des différents types d’habitat (urbain, marin, agricole, centre d’enfouissement de déchet, etc.) -une caractérisation pour chaque individu des différents contaminants auxquels il a été exposé à savoir à minima :Macro-déchets dont macro-plastiques, tiques, virus de l’influenza aviaire, parasites sanguins et bactéries antibiorésistantes. Si les financements complémentaires sont obtenus, nous analyserons les additifs de plastiques et éléments traces métalliques -une comparaison de l’usage de l’espace et des expositions entre individus urbains et des îlots. -une mise en relation entre ces expositions et le succès de reproduction d’une part et les caractéristiques individuelles d’autre part (masse, taille, etc.) Ces résultats feront l’objet de publications scientifiques dans des revues internationales selon les principes de la science ouverte ainsi que de présentations au sein de colloques nationaux et internationaux. Ils feront également l’objet de fiches de synthèse spécialement réalisées pour chaque acteur collaborateur en tenant compte de ses propres questionnements. Des recommandations d’actions à mettre en œuvre peuvent ensuite être discutées avec les acteurs. Nous collaborons déjà activement avec différents professionnels de la sensibilisation à la préservation de l’environnement et au tri des déchets tels que les CPIE, le Seaquarium du Grau-du-roi ou encore la LPO. Comme nous le faisons actuellement, nous organiserons des échanges avec eux autour de ce nouveau projet et leur transmettrons résultats et matériaux (tels que cartes de déplacements ou régurgitats) afin de contribuer à leur actions et à leurs supports de sensibilisation.
Procédures
Les individus seront capturés et mesurés (durée 10 min). Chaque individu sera bagué avec une bague métal d'un diamètre intérieur de 12mm (3g) ainsi qu’une bague darvic (3.3g; plastique; durée totale du baguage 5 min). Un prélèvement de 3 à 4 plumes ventrales sera effectué. Deux écouvillons cloacaux et un écouvillon oropharyngé sera effectué ainsi qu'une prise de sang dans la veine alaire de 2 à 3ml pour les adultes et 1 à 2 ml pour les poussins. L'ensemble des prélèvements prend environ 10 min. Une partie des individus sera équipée d'une balise GPS, le poids du dispositif total est de 22.3g, la balise pesant 18.8g et étant fixée sur le dos à l’aide d’un harnais en téflon de 3.5g. La pose de la balise prend entre 10 et 15min.
Impact sur les animaux
Les retours d'expérience sur cette espèce montrent que les blessures irréversibles comme la mortalité liée à ce type de manipulation sont très rares (
Devenir
A l'issue des mesures et prélèvements chaque individu sera relâché sur le site de capture.
Remplacement
L’étude porte spécifiquement sur une espèce d’oiseau sauvage identifiée comme un pont épidémiologique entre faune sauvage et populations humaines de par son utilisation des espaces urbains et son alimentation en grande partie dépendante des activités humaines. Il est donc nécessaire d’étudier le goéland leucophée pour répondre aux enjeux du projet. Un modèle mathématique, des simulations ou un modèle expérimental ne peuvent pas dans l’état actuel des connaissances y suppléer.
Réduction
Le nombre d’individus envisagés dans cette étude (30 par site et par an pour les adultes et 30 par site et par an pour les poussins pour 4 sites soit un total de 600 adultes et 600 poussins maximum pour les 5 ans du projet) a été estimé en tenant compte de la faisabilité des captures en réduisant le dérangement dans les différents sites. De plus, comme nous l’avons fait lors de notre précédent programme, nous partagerons les données et les échantillons notamment selon les principes suivants : -Maximisation de l’éventail des contaminants recherchés et des paramètres suivis permettant d'étudier la santé grâce aux échantillons issus de chaque individu permis par des partenariats avec de nombreuses équipes. -Partage des données GPS, référencées en ligne sur Movebank. Nos données collectées jusqu’ici sont déjà utilisées dans 7 autres projets en plus du nôtre. -Application des principes de la science ouverte, notamment à travers nos choix de revues scientifiques et par l’écriture d’un article décrivant notre jeu de données qui permettra de favoriser son partage.
Raffinement
-Nous limitons notre présence à 2 h sur chaque zone prospectée pour chaque semaine afin de limiter le dérangement global de chaque colonie. -La contention de chaque individu se fait au calme, si l’individu est agité un tissu peut-être appliqué sur sa tête pour favoriser le calme. Après la prise de sang un coton est appliqué fermement sur la zone concernée pour limiter la formation d’hématome. Pour la pose de balise le harnais est ajusté au mieux pour chaque individu afin de limiter tous les frottements et de maximiser l’aérodynamie. Les individus sont relâchés au plus près de la zone de capture. Avant le lâcher l’individu est tenu en le laissant déployer ses ailes pour vérifier que cette manœuvre n’est pas gênée par le harnais.
Choix des espèces
L’étude porte spécifiquement sur le goéland leucophée (Larus michahellis) car il s’agit d’une espèce d’oiseau identifiée comme un pont épidémiologique entre faune sauvage et populations humaines de par son utilisation des espaces urbains et son alimentation en grande partie dépendante des activités humaines. Nous étudierons les adultes reproducteurs d'une part et les juvéniles d'autre part. Notre projet vise à caractériser les contrastes de comportement et d'exposition entre individus des sites urbains et des îlots. Ceci parait pertinent pour les parents et potentiellement différent pour les juvéniles qui d'une part sont plus vulnérables face aux contaminations et d'autre part ont avant la reproduction (qui n'intervient que vers 4 ans chez cette espèce) des comportements distincts de ceux des parents qui peuvent modifier leurs expositions, associés à une survie plus faible, en particulier les premiers mois.
Formation des nouveaux utilisateurs aux techniques de contention et d’expérimentation sur les animaux de la plateforme
- Formation professionnelle
Cochons d'Inde : 3
Lapins : 4
Autres oiseaux : 15
Replacés auprès d'associations ou de familles d'accueil à l'issue, 72 animaux non-humains, dont 50 souris, 4 lapins, 3 cobayes et 15 oiseaux, sont utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance léger à modéré. Sur eux, de nouveaux expérimentateurs s'entraînent aux gestes de contention, d'injection et de prélèvement, les actes douloureux étant réalisés sous anesthésie. Aucun animal n'est acquis pour ces sessions, tous étant pris parmi les témoins d'autres études en cours. La finalité tient à l'entraînement de manipulateurs sur des animaux vivants confrontés à des gestes réalisés par des personnes peu expérimentées.
Objectifs
L'objectif principal est de familiariser les nouveaux utilisateurs intervenant dans les projets en cours de validité sur la plateforme aux techniques de contention, d'injections et prélèvements et de développer une approche de respect et bienveillance vis à vis des animaux utilisés.
Bénéfices attendus
Permettre aux expérimentateurs de prendre confiance dans leurs actes de contention et d'expérimentation. Limiter le stress pour l'animal et l'expérimentateur. Limiter pour le manipulateur les risques de piqûres ou de morsures lors des actes expérimentaux. Ces formations permettront également aux personnes déjà expérimentées mais travaillant occasionnellement avec des animaux de se refamilliariser avec certaines techniques.
Procédures
Différents animaux seront soumis à des contentions, injections et prélévements en maintenant de bonnes conditions de bien être. Pour chaque espèce animale deux sessions seront organisées chaque année. Chaque session de formation aura une durée d'une heure 30 minutes en moyenne. Pendant ces formations les animaux qui subiront des injections ou prélèvements seront anesthésiés par voie gazeuse.
Impact sur les animaux
Une augmentation du stress des animaux est prévisible du fait que ces derniers vont être confrontés à des manipulateurs peu expérimentés. La douleur est comparable à celle d'une piqure d'aiguille pour les training administration ou prélèvement.
Devenir
Au terme des formations, les animaux seront replacés auprès d'associations ou familles d'accueil.
Remplacement
Nous allons acquérir des animaux factices d’entrainement pour une première approche des gestes de prélèvements et administration, cette phase sera mise en application sur les animaux vigiles. L'utilisation d'animaux sera réduite au maximum mais reste nécessaire pour que les nouveaux utilisateurs puissent maitriser les contentions.
Réduction
Aucun animal ne sera commandé pour ces formations. Les animaux utilisés seront choisis parmi les témoins des études réalisées.
Raffinement
Les gestes douloureux tels que les injections intradermiques sur les souris et les injections à la jugulaire sur les canaris seront effectués sous anesthésie. Un maintien des animaux sur tapis chauffant au réveil et une surveillance de la bonne récupération au retour en cage sera mise en place.
Choix des espèces
Les espèces choisies correspondent à celles utilisées dans nos DAP en cours de validité. Les animaux sont utilisés à l'age adulte, c'est leur stade de développement dans les études en cours.
Production d’échantillons et de matériaux biologiques de référence, issus de volailles, pour la caractérisation et le contrôle de méthodes de diagnostic en santé animale
- Recherche appliquée
- Diagnostic des maladies
- Maladies animales
Dindes : 80
Autres oiseaux : 160
Pour constituer une collection d'échantillons de référence, 320 volailles, des poules, des dindes et des canards, vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque oiseau est infecté par de l'influenza aviaire ou un paramyxovirus déposé dans les yeux et les narines, puis subit jusqu'à dix-huit écouvillons et trois prises de sang sur vingt jours. Le porteur indique que l'effectif suit la norme réglementaire, sans analyse statistique. Les animaux sont mis à mort pour récolter un volume maximal de sérum, l'un des objectifs du projet, et pour éviter la dissémination des virus.
Objectifs
L'influenza aviaire et la maladie de Newcastle sont des maladies à virus des oiseaux dont l'impact sanitaire et économique est majeur dans les élevages de volailles. La surveillance et la lutte contre ces maladies reposent sur l'utilisation de méthodes de diagnostic de laboratoire, dont les performances doivent être préalablement déterminées et contrôlées. L'objectif de ce projet est de constituer une collection d'échantillons biologiques, d'origine et de caractéristiques connues, qui serviront à ces contrôles. Le recours aux animaux est la seule façon d'obtenir des échantillons représentatifs des prélèvements qui sont faits en pratique quand la présence de la maladie est suspectée en élevage. Les échantillons collectés pendant le projet sont des écouvillons et des sérums prélevés chez quatre espèces de volailles (poule, dinde, canard de Barbarie et canard mulard) après inoculation contrôlée avec un virus de l'influenza aviaire ou un paramyxovirus aviaire.
Bénéfices attendus
L’utilisation de méthodes d’analyses de laboratoire est obligatoire pour confirmer officiellement un cas d’influenza aviaire ou de maladie de Newcastle. Les échantillons (écouvillons et sérums) récoltés à différents stades de l'infection chez les volailles seront utilisés pour les contrôles préalables de conformité des méthodes de diagnostic de l'influenza aviaire et de la maladie de Newcastle. Ils pourront également être utilisés en routine afin d'harmoniser, au niveau national, la mise en oeuvre de ces mêmes méthodes.
Procédures
Les animaux sont soumis aux prélèvements suivants sur animaux vigiles. Au maximum, 9 écouvillons oropharyngés, 9 écouvillons cloacaux et 3 prises de sang seront réalisés par animal, sur un pas de temps de 20 jours au maximum. L'infection des animaux est effectuée par application d'une goutte de suspension de virus dans chaque oeil et chaque narine, en début de procédure. Au cours de chaque intervention, les prélèvements (3 types au maximum pour une date donnée) sont réalisés séquentiellement sur l'animal : la durée de chacun des actes ne dépasse pas une minute pour une durée totale d'immobilisation et de contention d'environ 3 à 5 minutes par animal.
Impact sur les animaux
Suite à l’inoculation des virus, les signes cliniques suivants pourront être observés le plus souvent isolés (et éventuellement associés dans les cas les plus prononcés) : symptômes respiratoires, digestifs et symptômes généraux pouvant exceptionnellement amener l’animal à arrêter de s’alimenter ou à rester prostré. Toutefois, les virus sélectionnés ne provoquent généralement que des signes de gêne respiratoire modérée. Par ailleurs, chez les canards, l’infection est fréquemment inapparente. Les manipulations et la contention des animaux nécessaires à la réalisation des prélèvements, ainsi que ces derniers, peuvent également avoir un impact négatif sur le bien-être des animaux. Toutefois, ces nuisances sont de faible intensité et très limitées dans le temps. Le risque d’hématome suite aux prises de sang est réduit : le personnel est formé à cet acte et applique systématiquement un point de compression pour éviter la formation de l’hématome.
Devenir
La mise à mort de l'ensemble des oiseaux utilisés au cours d'une procédure, qui ont donc été infectés et auront produit des anticorps, est nécessaire pour procéder (au moment de cette mise à mort) à la récolte d'un volume maximal de sang permettant d'obtenir un volume final de sérum, dont la collecte est l'un des objectifs du projet, lui aussi maximal. Par ailleurs, cette mise à mort est également nécessaire pour prévenir tout risque de dissémination des virus inoculés.
Remplacement
Le modèle d’infection des oiseaux par voie naturelle permet l’obtention d’échantillons dans lesquels le virus recherché ou les anticorps produits par l'animal infecté sont naturellement associés de manière représentative à la matrice du prélèvement lui-même. Ces prélèvements, d’origine contrôlée et de caractéristiques a priori connues, sont ceux qui se rapprochent le mieux des prélèvements collectés en élevage pour le diagnostic ou la surveillance des maladies des volailles, ce qui les rend pertinents pour le contrôle des méthodes d'analyse.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés correspond à l’effectif standard (fixé par la réglementation) prélevé sur le terrain, pour le diagnostic de l‘influenza aviaire ou de la maladie de Newcastle, et il est adapté pour optimiser le volume total de sérum collecté en fin de procédure. Par ailleurs, ce projet ne nécessite pas d'analyse statistique.
Raffinement
Les souches de virus utilisés seront de préférence sélectionnées parmi des souches qui n’étaient pas associées, lors de leur détection, à des formes sévères de maladie : ceci permet de limiter l’intensité prévisible des signes cliniques que pourraient manifester les animaux inoculés lors de la procédure. De plus, un examen clinique au moins quotidien permet de suivre l’évolution des signes cliniques éventuels : il est prévu, dès la première détection éventuelle de signes cliniques prononcés, d’augmenter la fréquence des observations à deux fois par jour afin de détecter précocemment toute aggravation. Des points limites stricts et spécifiques de la procédure expérimentale associée à ce projet seront également appliqués. Les animaux sont logés dans des parcs ou des volières, en respectant les normes d'élevage adaptées (superficie et densité d'animaux, points d'alimentation et d'abreuvement), par groupes d'animaux de même espèce, bénéficiant ainsi d'un enrichissement social. Ils sont nourris et abreuvés à volonté.
Choix des espèces
Les espèces d'oiseaux choisies (poule, dinde, canard de Barbarie et canard mulard) correspondent à quatre espèces de volailles parmi les plus couramment élevées en France, et à ce titre les plus fréquemment prélevées dans le cadre des plans de lutte et de surveillance pour l'influenza aviaire et la maladie de Newcastle. Les animaux seront inoculés entre 4,5 et 6,5 semaines d'âge. Cette classe d'âge correspond à la période médiane ou finale de l'élevage de production pour les différentes filières concernées. Par ailleurs, le choix de cette tranche d'âge représente un compromis entre une bonne réceptivité à l'infection (celle-ci étant généralement plus importante, plus l'animal est jeune) et une moindre sensibilité à la maladie.