Oiseaux

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Etudes de tolérance chez l’espèce cible.

(NTS-FR-629978v1 – 08/02/2022)
  • Tests réglementaires
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Lapins : 32
Chiens : 32
Équidés : 32
Cochons : 128
Chèvres : 32
Moutons : 32
Bovins : 128
Poules : 128
Dindes : 64
Autres oiseaux : 32
Souffrances
▲ -
▲ 192
▲ 448
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 640

640 animaux non-humains de dix espèces, dont des chiens, des porcs, des bovins et des équidés, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance léger à modéré. Le porteur décrit des essais d'innocuité de médicaments vétérinaires en situation de surdosage, avec examens cliniques, prises de sang et prélèvements d'organes. Il indique que des signes de toxicité sont attendus, pouvant parfois mettre en jeu la vie des animaux, et qu'aucun n'est maintenu en vie en fin d'étude. Sur le remplacement, il affirme que la réglementation européenne "impose" l'utilisation d'animaux de l'espèce cible.

Objectifs

Le projet vise à évaluer en laboratoire l’innocuité pour l’espèce cible de produits vétérinaires destinés à l’animal concerné (bovins, ovins, caprins, porcins, équins, lapins, chiens ou volailles) en répondant aux prescriptions de la réglementation européenne (European Medicines Agency, VICH GL43). L’objectif est d’établir la marge de sécurité du produit étudié, et dans la mesure du possible, d’identifier les effets indésirables en cas de surdosage ou d’administration prolongée par rapport aux conditions d’utilisation prévues.

Bénéfices attendus

Le projet vise à s'assurer de l'innocuité du médicament vétérinaire à la dose thérapeutique et vise également à s'assurer qu'il existe une marge de sécurité raisonnable (habituellement à trois fois la dose thérapeutique à laquelle aucun signe toxique n'est observé).

Procédures

Observations cliniques quotidiennes (sans manipulation des animaux); examens cliniques réguliers (généraux et au site d'injection), jusqu'à une fois par jour sur la période d'observation si nécessaire. Prises de sang : Typiquement une prise de sang en début et une en fin d’étude. Plusieurs prélèvements peuvent être requis en cours d’étude, jusqu’à 5 fois/étude. Prélèvements d’urine : Typiquement un prélèvement d’urine en début et un en fin d’étude. Plusieurs prélèvements peuvent être requis en cours d’étude, jusqu’à 5 fois/étude. Prélèvements de fèces ou de fientes : Plusieurs prélèvements peuvent être réalisés en cours d’étude, à une fréquence qui peut s’élever à 5 fois/étude. Prélèvement des différents tissus/organes de l'organisme pour histopathologie: selon le profil toxicologique; nécessite l'euthanasie des animaux en fin de procédure. Prélèvement du site d'injection pour histopathologie à différents temps de la procédure (évaluation de l'évolution des lésions).

Impact sur les animaux

Le projet visant à évaluer la toxicité en cas de surdosage, il est attendu, en particulier à la dose la plus élevée, des signes de toxicité sur les animaux. Ces signes peuvent parfois mettre en jeu la vie des animaux. La mise en place de points limites vise à réduire dans la mesure du possible l'impact sur les animaux.

Devenir

La règle générale est l'absence de maintien en vie en fin de projet quelle que soit la procédure.

Remplacement

Les textes réglementaires imposent l’utilisation d’animaux de l’espèce cible pour l’évaluation de l’innocuité d’un produit pharmaceutique vétérinaire (European Medicines Agency, VICH GL43).

Réduction

Le nombre de groupes et le nombre d’animaux par groupe nécessaires à l’évaluation de l’innocuité de produits pharmaceutiques vétérinaires sont définis réglementairement pour chaque type d’étude (European Medicines Agency, VICH GL43). Il s'agit de nombres minimum d'animaux à utiliser. Il est possible d'utiliser plus d'animaux et, dans ce cas, la ou les méthodes statistiques utilisés pour évaluer la tolérance du produit peuvent permettre de limiter le nombre d'animaux utilisés en plus du minimum requis par la réglementation.

Raffinement

Les conditions d'hébergement des animaux sont adaptées aux besoins physiologiques de ces derniers et leur permettent d'exprimer le plus possible leur gamme normale de comportements. Un enrichissement de l'environnement des animaux est mis en place. La contention des animaux vise à limiter au maximum le stress des animaux. Le bien-être des animaux est évalué quotidiennement par le personnel en charge des animaux: animaliers et vétérinaires.

Choix des espèces

Dans le cadre d’essais réglementaires pour la mise sur le marché de médicaments vétérinaires, l’étude doit être menée sur l’espèce cible. Pour les études d’innocuité générale, le stade de développement des animaux utilisés doit concorder avec le stade cible d’administration du produit vétérinaire selon la réglementation européenne. Si le produit est destiné à être administré à de jeunes animaux immatures, alors les animaux utilisés devront avoir un âge correspondant à l’âge minimal d’administration visé pour le produit. Sinon, les animaux utilisés sont généralement de jeunes adultes. Pour les études d’innocuité sur la fonction de reproduction et sur la glande mammaire, les animaux seront nécessairement matures sexuellement dans le premier cas, et aptes à assurer une production laitière dans le second cas.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
Poules : 1430
Dindes : 325
Souffrances
▲ -
▲ 1605
▲ 150
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1755

1 430 poulets et 325 dindes vont être utilisés, tous tués, dans des procédures classées de souffrance légère à modérée. Chaque oiseau reçoit par sonde œsophagienne une suspension de parasites coccidies, puis est mis à mort par électronarcose et exsanguination pour récupérer une génération fraîche de parasites. Le porteur reconnaît que l'objet n'est pas la recherche mais la production régulière de souches, faute selon lui de pouvoir les multiplier in vitro. Il qualifie cette remultiplication sur oiseaux d'"indispensable" et la répète environ tous les six mois.

Objectifs

Les coccidioses des volailles sont des affections très fréquentes dues à des organismes unicellulaires parasites du genre Eimeria. Elles ont des conséquences économiques et sanitaires majeures. Les coccidies se multiplient dans le tube digestif des oiseaux à l'intérieur de cellules intestinales, entraînant une baisse de l'absorption des nutriments, des diarrhées, de la prostration, et parfois de la mortalité en fonction des espèces de coccidies et des quantités de parasites ingérées. Les coccidioses sont les maladies parasitaires les plus importantes en aviculture avec un coût annuel mondial estimé à plus de 12 milliards d'euros. Dans le cadre d’études pour mieux connaître les coccidies parasites du poulet et de la dinde, et investiguer de nouvelles approches pour contrôler leur développement, il est nécessaire de produire régulièrement sur oiseaux des nouvelles générations de ces parasites pour les avoir toujours à disposition. Les oocystes (formes de résistance dans l’environnement) de ces coccidies peuvent survivre un an ou plus, mais au-delà de six mois, une proportion croissante de ces oocystes meurt, rendant impossible leur exploitation, notamment le dénombrement des formes viables et infectieuses. Or, dans nos activités, il est indispensable de maîtriser les doses infectieuses pour les essais de recherche conduits avec ces parasites. Il n’existe pas de moyen de disposer de ces parasites autrement qu’en infectant des oiseaux hôtes. Le développement sur cellules in vitro a des rendements négatifs, la cryoconservation (conservation par le froid) permet de conserver les souches, mais pas de les réutiliser rapidement et aux quantités souhaitées. Ainsi, nous devons remultiplier ces coccidies par passages sur oiseaux environ tous les six mois. Il est prévu d’entretenir par passages réguliers six espèces de coccidies du poulet et trois espèces de coccidies de la dinde qui constituent notre collection. Les oiseaux seront infectés par voie orale avec une suspension d’oocystes. Les matières fécales contenant la nouvelle génération d’oocystes excrétés et les contenus intestinaux et caecaux seront collectés entre cinq et huit jours après inoculation, en fonction des espèces de coccidies.

Bénéfices attendus

La remultiplication régulière des souches de coccidies détenues par notre laboratoire est un prérequis indispensable aux travaux en coccidiologie aviaire que nous réalisons. Elle permet de disposer de populations de parasites frais dont tous les individus sont viables et infectieux. Les quantités administrées de parasites sont ainsi maîtrisées lors d'infections expérimentales ou d'essais in vitro.

Procédures

L'administration des parasites se fera en une seule prise, par voie orale, sur animaux maintenus en contention individuellement, avec une sonde oesophagienne, sous un volume d'un mL. Cette étape dure moins de deux minutes par animal. L'intervention suivante sera la mise à mort, par électronarcose directement suivie d'exsanguination. Cette étape dure moins d'une minute par animal.

Impact sur les animaux

Les doses infectieuses pour les remultiplications sont inférieures aux doses pathogènes susceptibles d’entraîner des troubles chez les sujets, le but n’étant pas de reproduire la maladie mais seulement d’obtenir une génération fraîche de parasites. Le nombre de remultiplications est réduit à 1 par an pour les coccidies les moins utilisées, le but étant de maintenir ces souches même si une proportion des oocystes est déjà morte. Pour l’évaluation de la conservation du potentiel pathogène, seulement trois poulets seront utilisés, et les doses utilisées correspondront à un développement intermédiaire, avec des lésions typiques et une morbidité faible.

Devenir

Mise à mort de tous les animaux. Pas de réutilisation possible pour des essais avec coccidies car le système immunitaire des oiseaux a été sollicité et perturbe le développeemnt des parasites lors de réinfection. Nécessité de maintenir des souches pures, donc impossibilité de réutiliser les animaux pour d'autres remultiplications car une excrétion résiduelle des parasites peut persister longtemps (plusieurs semaines).

Remplacement

Il n’existe pas de moyen de produire ces parasites autrement qu’en infectant des oiseaux hôtes. Le développement sur cellules in vitro a des rendements négatifs, la cryoconservation permet de conserver les souches, mais pas de réutiliser rapidement et aux quantités souhaitées. Le redémarrage à partir des souches cryoconservées demande quatre à cinq passages sur oiseaux pour obtenir suffisamment de parasites, avec un délai dépassant quatre mois. Pour avoir des parasites pour nos travaux réguliers, nous sommes obligés de les multiplier régulièrement sur oiseaux.

Réduction

Le remplacement n’étant pas possible, nous avons réduit les effectifs au minimum pour pouvoir néanmoins obtenir suffisamment de parasites pour conduire les essais associés. De plus, pour les coccidies les moins étudiées, seulement un passage annuel est prévu.

Raffinement

Les installations sont équipées des raffinements et enrichissements suivants : élevage en groupes homogènes, cordelettes suspendues, rampes d’abreuvement par pipettes qui servent également de perchoirs, éclairage naturel complété par un éclairage artificiel en jours courts.

Choix des espèces

Les coccidies des volailles sont strictement inféodées aux espèces qu’elles parasitent (sauf rares exceptions). Ainsi, les coccidies du poulet (Gallus gallus) ne se développent que chez cet hôte, et les coccidies de la dinde (Meleagris gallopavo) ne se développent que chez la dinde. Il n’existe pas de modèle in vitro ou ex vivo qui permette de réaliser le cycle dans sa totalité de façon satisfaisante et susceptible de produire les quantités d’oocystes nécessaires à nos travaux. Age maximal à la fin de la remultiplication : 8 semaines, valable seulement pour E. necatrix, l’espèce la moins prolifique. Pour les cinq autres souches et les coccidies du dindon, âge maximal de six semaines. Pour E. necatrix nous utiliserons des oiseaux plus âgés que ceux utilisés pour remultiplier les autres espèces de coccidies, car cette espèce est très peu prolifique, et le rendement est meilleur si l’intestin est plus long, ce qui est le cas sur sujets plus âgés.

  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Souris : 50
Cochons d'Inde : 50
Autres oiseaux : 375
Souffrances
▲ -
▲ 475
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 475

50 souris, 50 cobayes et 375 canaris vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures classées de souffrance légère. Ils reçoivent une à deux administrations d'un médicament vétérinaire destiné aux chiens, chats et chevaux, présentés comme des "espèces alternatives" à ces animaux plus gros, puis sont euthanasiés pour prélèvements. Le porteur indique que l'administration "peut occasionner un stress et un inconfort" et fixe la perte de poids de 20 % comme point limite. Il justifie l'usage du canari par une "exigence réglementaire" et le recours aux rongeurs par l'impossibilité de tester l'innocuité in vitro.

Objectifs

Le projet a pour but d’évaluer l’innocuité d’un produit sur des rongeurs (cobayes ou souris) ou canaris ainsi que sur son environnement (animaux en contact, environnement via des études de diffusibilité).

Bénéfices attendus

Ces études sont encadrées selon les exigences de la Directive Européenne 2010/63/UE, de la Pharmacopée Européenne, de guidelines (dont VICH, EMEA) et d’autres exigences spécifiques à chaque pays. Ces études permettent in fine d’assurer le soin des animaux avec des produits présentant un risque minimal. Elles permettent également aux propriétaires de disposer des meilleurs traitements pour leurs animaux tout en réduisant l’impact des maladies infectieuses sur les populations.

Procédures

Les études d’innocuité permettent de voir si le produit présente des effets secondaires sur l’animal par des analyses de laboratoire et des examens cliniques. Les cobayes reçoivent maximum 2 administrations à 2 semaines d'intervalle. Aucun prélèvement n'est effectué. La durée maximale d'une phase animale est de 7 semaines en fonction du produit administré et de l'avancement du projet. Les paramètres cliniques (par exemple, l’état général, examen de la zone d’injection, poids, température rectale) sont suivis. Pour les souris, une seule administration est effectuée. Aucun prélèvement n'est effectué. La durée maximale de la phase animale est de 28 jours. Les paramètres cliniques mesurés sont l'état général, les signes locaux et généraux et éventuellement des pesées. Pour les canaris, 1 seule administration est effectué. Aucun prélèvement n'est effectué. La durée de la phase animale est de 2 semaines. Les paramètres mesurés sont l'état général et les signes locaux.

Impact sur les animaux

L’administration du produit peut occasionner un stress et un inconfort chez l'animal.

Devenir

Les animaux peuvent faire l’objet de prélèvements post mortem et sont donc euthanasiés en fin d’étude. Dans des cas exceptionnels, si l’animal atteint des points limites pendant l’étude, il est euthanasié.

Remplacement

Lorsque cela est possible, une première étape dans le projet de développement d’un produit consiste à tester in vitro différents candidats. Ceci permet une première sélection de ces derniers, réduisant ainsi le nombre d’animaux utilisés. Une série de tests analytiques permet de garantir un certain niveau de sécurité pour les animaux recevant le produit. Un recueil d’informations est aussi apporté par la bibliographie lorsque cela est possible.

Réduction

Le nombre minimum d’animaux à inclure est très souvent une exigence réglementaire. En amont, lors des phases recherche, les effectifs sont évalués au plus juste (analyse statistique, historique, définition des objectifs…) de façon à minimiser le nombre d’animaux utilisés en limitant le risque d’études non conclusives.

Raffinement

Pour chaque étude, une période d’acclimatation systématique des animaux est prévue dans le but de limiter leur stress et de stabiliser leur état physiologique. Le personnel est compétent pour identifier les cas pour lesquels l’animal n’est plus dans sa zone de confort. Pour les rongeurs (cobaye, souris) les points limites sont : respiration agonique, perte de poids de 20%, absence de réactions aux stimulis. Pour les oiseaux (canaris), les points limites sont décubitus, perte de poids de 20%, absence de réactions aux stimulis. Dans le cas d'atteinte de point limite, les animaux sont immédiatement euthanasiés pour raison éthique. Les conditions d’hébergement varient selon l’espèce et l’âge des animaux pour maximiser leur confort et leur bien-être. Tous les animaux sont hébergés en groupe et des enrichissements adaptés au milieu sont mis en place. La Structure du Bien Etre Animal (SBEA) garantit l’amélioration des techniques de soins et des conditions de vie des animaux.

Choix des espèces

Ces études sur rongeurs sont des modèles alternatifs pour les études sur chien, chat et cheval. Les chiffres sont donc basés sur l’expérience (études antérieures et bibliographie) et les référentiels du modèle canin, félin et équin. Cette utilisation s’applique dans le cadre des 3R afin d’utiliser les espèces les moins susceptibles de ressentir de la douleur, de la souffrance, de l’angoisse ou de subir des dommages durables en préservant l’objectif scientifique et la qualité du résultat. D’autant que l’innocuité et la diffusibilité d’un produit ne peuvent pas être testées in vitro. L’utilisation du canari dans les études d’innocuité est une exigence règlementaire. La diffusibilité doit être réalisée dans les organismes cibles ou sensibles (canari) pour que les conclusions soient valides. Les procédures utilisant des rongeurs (cobayes et souris) sont réalisées après le sevrage (dès 21 jours). Les caractéristiques de ces animaux sont bien connues à cet âge ; il s’agit de l’âge qui offre une meilleure sensibilité pour le modèle. Ces animaux sont communément utilisés à cet âge (bibliographie, données fournisseurs agréés). Pour la procédure utilisant des canaris, l’innocuité est testée sur les adultes (>1an) qui est un modèle stable pour réaliser les études. Cela permet de réduire les problèmes zootechniques (comme par exemple une mortalité non liée aux produits administrés) plus présents chez des jeunes canaris.