Dindes

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  • Recherche appliquée
    • Diagnostic des maladies
    • Maladies animales
Dindes : 40
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 40
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 40

Les dindes qui développent des signes respiratoires sévères sont mises à mort immédiatement. 40 dindes âgées de 4 à 6 semaines vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue pour récolter leur sang. Elles reçoivent deux inoculations de métapneumovirus aviaire et subissent jusqu'à six prises de sang espacées d'une semaine, afin de produire quatre antisérums de référence qui serviront à identifier le sous-type en cause dans les élevages de dindes malades. Le porteur reconnaît qu'un groupe plus petit pourrait être proposé, et en retient 40 pour constituer un stock utilisable au moins trois ans.

Objectifs

Nous travaillons dans les moyens de surveillance et de diagnostique de maladies infectieuses des élevages de volailles. Les métapneumovirus aviaires provoquent la rhinotrachéite chez la dinde. Ce projet a pour objectif de produire des sérums de dinde contenant des anticorps dirigés contre les 4 sous-types de métapneumovirus aviaires nommés A, B, C et D. Ces sérums seront produits par infection des dindes avec l’un des sous-types de métapneumovirus aviaire. Ceci sera effectué pour tous les sous-types. Ces sérums nous servirons ensuite de sérums de référence afin de déterminer par quel sous-type de métapneumovirus aviaire est infecté un élevage de dinde malade et si les anticorps produits par ces dindes sont protecteurs vis-à-vis du virus. Cette étude ne nécessite pas d'analyses statistiques.

Bénéfices attendus

Ce travail nous permettra de poursuivre nos activités de diagnostique et de recherche dans le cadre des infections de dindes par les virus métapneumovirus aviaires.

Procédures

Tous les animaux de la procédure seront soumis aux interventions suivantes : manipulation des animaux pour les prises de sang, l’inoculation du virus et la mise à mort. Il y aura au maximum 6 prises de sang espacées d’une semaine et 2 inoculations de virus. Chaque intervention durera autour de 2 minutes.

Impact sur les animaux

Nous nous attendons à ce que des symptômes respiratoires légers surviennent dans nos conditions expérimentales. Cependant, nous ne pouvons pas exclure formellement l’apparition de symptômes plus importants. Ces pourquoi les dindes seront surveillées cliniquement. Si des signes respiratoires sévères sont observées, les dindes concernées seront mises à mort immédiatement afin de limiter leur souffrance. D'autres nuisances liées aux interventions humaines sont également attendues, comme le stress passager des animaux lors des manipulations par les personnes impliquées dans l’essai et lors du nettoyage des animaleries.

Devenir

En fin de procédure, tous les animaux seront mis à mort pour récolter le sang et ainsi produire un nouveau stock d’antisérum anti-aMPV-A, anti-aMPV-B, anti-aMPV-C ou anti-aMPV-D.

Remplacement

L’intérêt de l’antisérum anti-aMPV est qu’il soit produit par les mêmes animaux qui seraient naturellement infectés par ce virus, c’est-à-dire les dindes. A ce jour il n’existe pas de méthode alternative pouvant mimer le système immunitaire de dinde pour produire ce type d’antisérum de référence. Le recours à l’expérimentation sur dinde est donc indispensable.

Réduction

La quantité d’animaux prévus, à savoir 40 (10 par sous-type d’antisérum anti-aMPV), permettra de produire un stock utilisable sur au moins 3 ans. Un plus petit groupe d’animaux pourrait être proposé, mais cela réduirait d’autant de temps le stock utilisable. Etant donné que chaque stock d’antisérum subit divers tests de contrôle d’activité et de spécificité entre autres, il est préférable de constituer un plus gros stock de manière à limiter la quantité d’antisérums utilisée uniquement pour ces tests.

Raffinement

Les animaux seront hébergés à une densité respectueuse de la réglementation en vigueur. Ils seront nourris et abreuvés à volonté. Leur environnement sera également enrichi par l’ajout d’un perchoir. Ceci afin de leur permettre d’exprimer certains comportements naturels et importants pour leur bien-être. Les stratégies appliquées pour réduire la douleur, la souffrance et l’angoisse en cours de procédure sont la surveillance quotidienne des animaux, la définition d’un point limite à partir duquel il est impératif de mettre à mort l’animal afin de limiter au maximum le temps de souffrance ainsi que l’organisation des interventions sur animal afin de limiter les manipulations de chaque animal.

Choix des espèces

Les métapneumovirus aviaires infectent et rendent malades les dindes. Afin de disposer d’antisérums de référence qui serviront par la suite au diagnostic de la maladie, il est impératif que ces antisérums soient produits par des dindes. Les dindes utilisées ici auront leur système immunitaire parfaitement mature car elles seront âgées de 4 à 6 semaines.

  • Tests réglementaires
    • Contrôles de qualité
Poules : 73000
Dindes : 3100
Autres oiseaux : 3500
Souffrances
▲ -
▲ 79600
▲ -
▲ -
Devenir
 2150
 -
 2700
 74750

Libérer des lots commerciaux de vaccins vétérinaires conduit à plus de 800 tests par an sur des oiseaux, exigés par la Pharmacopée européenne et par les pays destinataires. 79 600 oiseaux vont être utilisés sur cinq ans, dont 73 000 poules, 3 500 autres oiseaux et 3 100 dindes, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chacun reçoit une ou deux administrations de vaccin puis de l'agent pathogène sur animal vigile, jusqu'à deux prises de sang, et un prélèvement terminal sous anesthésie. Sur l'ensemble, 74 750 oiseaux sont tués, 2 700 réutilisés dans une autre procédure et 2 150 adoptés. Le porteur écrit que "la nécessité d'utilisation des animaux provient de la réglementation en vigueur" et que le nombre d'oiseaux est "imposé par la réglementation des pays".

Objectifs

Le projet a pour objectifs de confirmer l’innocuité, de déterminer l’activité sérologique et de vérifier la pureté (absence d’agents contaminants) pour les vaccins de la gamme aviaire, et de réaliser le titrage (calibration) du lot de semence de travail destiné à la fabrication du principe actif du vaccin contre l’entérite hémorragique de la dinde. Ces objectifs doivent être respectés afin d’être en conformité avec les exigences réglementaires de la Pharmacopée Européenne et des pays destinataires pour la constitution d’un dossier de mise sur le marché et pour la fabrication d’un lot commercial. La Pharmacopée Européenne demande la démonstration de résultats, dont certains doivent être obtenus chez l’animal. Par conséquent, les tests sont effectués sur espèce cible. Plus de 800 tests libératoires par an sont effectués, garantissant une commercialisation de vaccins sans danger pour l’animal et pour le consommateur potentiel.

Bénéfices attendus

Ces tests permettent la libération de milliers de doses de vaccins par an, pour les canards, dindes et poulets, améliorant considérablement la qualité sanitaire des élevages et la sécurité alimentaire des consommateurs.

Procédures

1 à 2 administrations de vaccin sur animal vigile. L'acte est inférieur à 1 minute 1 à 2 administrations de l'agent pathogène sur animal vigile. L'acte est inférieur à 1 minute. 1 à 2 prélèvements sanguin sur animal vigile. L'acte est inférieur à 1 minute 1 prélèvement terminal sur animal anesthésié. L'acte est inférieur à 1 minute Le nombre d'administrations et de prélèvements différent en fonction des techniques libératoires. Ils ne sont pas cumulés.

Impact sur les animaux

Les contentions peuvent générer du stress chez l’animal. Les administrations ainsi que les prélèvements sanguins peuvent provoquer une douleur légère et de l’inconfort au moment du geste. Aucun signe clinique n’est attendu, toutefois, des points limites, qui déclencheront une euthanasie, seront appliqués.

Devenir

Les animaux considérés comme éligibles pourront être réutilisés dans une autre procédure ou adoptés. Si aucune réutilisation ou adoption n’est possible, les animaux seront euthanasiés.

Remplacement

La nécessité d’utilisation des animaux provient de la réglementation en vigueur sur ces tests, en conformité avec la réglementation du pays destinataire. Elle permet de démontrer l’innocuité, la pureté, le titrage et l’activité sérologique. Certains tests in vivo ne sont pas à ce jour remplaçables par un modèle in vitro.

Réduction

Le nombre d’animaux est imposé par la réglementation des pays. Certains produits en vaccins vivants pour les tests de pureté peuvent être associés et donc réalisés sur les mêmes animaux. Ceci concourt à la réduction du nombre d’animaux.

Raffinement

Pour chaque test une période d’acclimatation est prévue dans le but de limiter le stress et de stabiliser l'état physiologique. Les animaux sont hébergés en groupe dans des environnements à température et atmosphère contrôlées. Des enrichissements adaptés aux espèces et à l'âge des animaux sont installés dans les hébergements. Le personnel est formé aux gestes techniques. Les animaux sont observés quotidiennement ce qui permet de détecter tout signe comportemental anormal. En cas de déviation de l'état normal d'un animal le vétérinaire désigné décidera de la mise en place de soins appropriés. La Structure du Bien Etre Animal (SBEA) garantit l’amélioration des techniques de soins et des conditions de vie pour les animaux.

Choix des espèces

Le choix de ces espèces provient du fait que ce sont les espèces cibles ou des espèces alternatives proches. Les canards sont âgés de 14 à 28 jours au début du test, les poulets sont âgés de 1 jour à 4 semaines et les dindes ont minimum 14 jours d'âge. Ce stade de développement correspond à celui requis pour répondre à la Pharmacopée Européenne et au dossier déposé aux autorités.

  • Recherche appliquée
    • Diagnostic des maladies
    • Maladies animales
Poules : 80
Dindes : 80
Autres oiseaux : 160
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 320
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 320

Pour constituer une collection d'échantillons de référence, 320 volailles, des poules, des dindes et des canards, vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque oiseau est infecté par de l'influenza aviaire ou un paramyxovirus déposé dans les yeux et les narines, puis subit jusqu'à dix-huit écouvillons et trois prises de sang sur vingt jours. Le porteur indique que l'effectif suit la norme réglementaire, sans analyse statistique. Les animaux sont mis à mort pour récolter un volume maximal de sérum, l'un des objectifs du projet, et pour éviter la dissémination des virus.

Objectifs

L'influenza aviaire et la maladie de Newcastle sont des maladies à virus des oiseaux dont l'impact sanitaire et économique est majeur dans les élevages de volailles. La surveillance et la lutte contre ces maladies reposent sur l'utilisation de méthodes de diagnostic de laboratoire, dont les performances doivent être préalablement déterminées et contrôlées. L'objectif de ce projet est de constituer une collection d'échantillons biologiques, d'origine et de caractéristiques connues, qui serviront à ces contrôles. Le recours aux animaux est la seule façon d'obtenir des échantillons représentatifs des prélèvements qui sont faits en pratique quand la présence de la maladie est suspectée en élevage. Les échantillons collectés pendant le projet sont des écouvillons et des sérums prélevés chez quatre espèces de volailles (poule, dinde, canard de Barbarie et canard mulard) après inoculation contrôlée avec un virus de l'influenza aviaire ou un paramyxovirus aviaire.

Bénéfices attendus

L’utilisation de méthodes d’analyses de laboratoire est obligatoire pour confirmer officiellement un cas d’influenza aviaire ou de maladie de Newcastle. Les échantillons (écouvillons et sérums) récoltés à différents stades de l'infection chez les volailles seront utilisés pour les contrôles préalables de conformité des méthodes de diagnostic de l'influenza aviaire et de la maladie de Newcastle. Ils pourront également être utilisés en routine afin d'harmoniser, au niveau national, la mise en oeuvre de ces mêmes méthodes.

Procédures

Les animaux sont soumis aux prélèvements suivants sur animaux vigiles. Au maximum, 9 écouvillons oropharyngés, 9 écouvillons cloacaux et 3 prises de sang seront réalisés par animal, sur un pas de temps de 20 jours au maximum. L'infection des animaux est effectuée par application d'une goutte de suspension de virus dans chaque oeil et chaque narine, en début de procédure. Au cours de chaque intervention, les prélèvements (3 types au maximum pour une date donnée) sont réalisés séquentiellement sur l'animal : la durée de chacun des actes ne dépasse pas une minute pour une durée totale d'immobilisation et de contention d'environ 3 à 5 minutes par animal.

Impact sur les animaux

Suite à l’inoculation des virus, les signes cliniques suivants pourront être observés le plus souvent isolés (et éventuellement associés dans les cas les plus prononcés) : symptômes respiratoires, digestifs et symptômes généraux pouvant exceptionnellement amener l’animal à arrêter de s’alimenter ou à rester prostré. Toutefois, les virus sélectionnés ne provoquent généralement que des signes de gêne respiratoire modérée. Par ailleurs, chez les canards, l’infection est fréquemment inapparente. Les manipulations et la contention des animaux nécessaires à la réalisation des prélèvements, ainsi que ces derniers, peuvent également avoir un impact négatif sur le bien-être des animaux. Toutefois, ces nuisances sont de faible intensité et très limitées dans le temps. Le risque d’hématome suite aux prises de sang est réduit : le personnel est formé à cet acte et applique systématiquement un point de compression pour éviter la formation de l’hématome.

Devenir

La mise à mort de l'ensemble des oiseaux utilisés au cours d'une procédure, qui ont donc été infectés et auront produit des anticorps, est nécessaire pour procéder (au moment de cette mise à mort) à la récolte d'un volume maximal de sang permettant d'obtenir un volume final de sérum, dont la collecte est l'un des objectifs du projet, lui aussi maximal. Par ailleurs, cette mise à mort est également nécessaire pour prévenir tout risque de dissémination des virus inoculés.

Remplacement

Le modèle d’infection des oiseaux par voie naturelle permet l’obtention d’échantillons dans lesquels le virus recherché ou les anticorps produits par l'animal infecté sont naturellement associés de manière représentative à la matrice du prélèvement lui-même. Ces prélèvements, d’origine contrôlée et de caractéristiques a priori connues, sont ceux qui se rapprochent le mieux des prélèvements collectés en élevage pour le diagnostic ou la surveillance des maladies des volailles, ce qui les rend pertinents pour le contrôle des méthodes d'analyse.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés correspond à l’effectif standard (fixé par la réglementation) prélevé sur le terrain, pour le diagnostic de l‘influenza aviaire ou de la maladie de Newcastle, et il est adapté pour optimiser le volume total de sérum collecté en fin de procédure. Par ailleurs, ce projet ne nécessite pas d'analyse statistique.

Raffinement

Les souches de virus utilisés seront de préférence sélectionnées parmi des souches qui n’étaient pas associées, lors de leur détection, à des formes sévères de maladie : ceci permet de limiter l’intensité prévisible des signes cliniques que pourraient manifester les animaux inoculés lors de la procédure. De plus, un examen clinique au moins quotidien permet de suivre l’évolution des signes cliniques éventuels : il est prévu, dès la première détection éventuelle de signes cliniques prononcés, d’augmenter la fréquence des observations à deux fois par jour afin de détecter précocemment toute aggravation. Des points limites stricts et spécifiques de la procédure expérimentale associée à ce projet seront également appliqués. Les animaux sont logés dans des parcs ou des volières, en respectant les normes d'élevage adaptées (superficie et densité d'animaux, points d'alimentation et d'abreuvement), par groupes d'animaux de même espèce, bénéficiant ainsi d'un enrichissement social. Ils sont nourris et abreuvés à volonté.

Choix des espèces

Les espèces d'oiseaux choisies (poule, dinde, canard de Barbarie et canard mulard) correspondent à quatre espèces de volailles parmi les plus couramment élevées en France, et à ce titre les plus fréquemment prélevées dans le cadre des plans de lutte et de surveillance pour l'influenza aviaire et la maladie de Newcastle. Les animaux seront inoculés entre 4,5 et 6,5 semaines d'âge. Cette classe d'âge correspond à la période médiane ou finale de l'élevage de production pour les différentes filières concernées. Par ailleurs, le choix de cette tranche d'âge représente un compromis entre une bonne réceptivité à l'infection (celle-ci étant généralement plus importante, plus l'animal est jeune) et une moindre sensibilité à la maladie.

  • Recherche appliquée
    • Diagnostic des maladies
Poules : 100
Dindes : 30
Souffrances
▲ -
▲ 130
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 130

Pour produire des sérums de référence servant aux contrôles sanitaires des élevages, 100 poules et 30 dindes vont être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. Elles sont inoculées à deux reprises avec des mycoplasmes par voie trachéale, nasale ou veineuse, puis subissent des prises de sang chaque semaine jusqu'à six semaines. Toutes sont tuées, au plus tard au quarante-deuxième jour, pour récolter leur sang. Le porteur indique qu'une cinquantaine de poules fournit environ 500 mL de sérum, écoulés sur cinq ans par le laboratoire et des laboratoires d'analyses.

Objectifs

L'objectif du projet est de produire des sérums de poules ou de dindes positifs vis-à-vis de différentes espèces de mycoplasmes, afin de servir de contrôles positifs lors des contrôles sanitaires réglementaires des élevages de sélection et de reproduction de poules et de dindes (règlement UE 2016/429). Les mycoplasmoses aviaires figurent parmi les maladies infectieuses les plus fréquentes dans les élevages de poules et de dindes où elles sont à l'origine d'infections respiratoires, génitales ou articulaires. Les principales espèces pathogènes sont responsables de pertes économiques importantes dans les élevages dues à des retards de croissance, à l'augmentation des indices de consommation, à des saisies à l'abattoir, à une baisse de la production d'œufs, à des mortalités embryonnaires et aux traitements antibiotiques. Les mycoplasmoses aviaires dues à ces espèces pathogènes sont classées en catégorie DE par la nouvelle loi de Santé Animale : certification aux échanges (D) et déclaration obligatoire et surveillance (E). Cette surveillance est essentiellement effectuée via la sérologie et/ou des tests PCR, très peu par des techniques de bactériologie car les mycoplasmes sont des bactéries très difficiles à isoler et cultiver. La technique de dépistage la plus couramment utilisée par les laboratoires d'analyses est l'agglutination rapide sur lame car elle est très simple à mettre en oeuvre et peu coûteuse. Elle nécessite l'utilisation de sérums de référence pour valider les essais.

Bénéfices attendus

La production de sérums de poules ou de dindes positifs vis-à-vis des différentes espèces de mycoplasmes aviaires pathogènes permet de valider les contrôles sanitaires obligatoires réalisés dans les élevages de volaille et contribuer ainsi à améliorer le dépistage et à limiter la propagation de ces maladies contagieuses dans les élevages.

Procédures

Les animaux seront inoculés à deux reprises, à une semaine d'intervalle, par voies intra-trachéale et intranasale, ou intra-trachéale et intra-veineuse, en fonction de l'espèce de mycoplasme d'intérêt. Une prise de sang à la veine alaire sera effectuée toute les semaines (de J0 à J42 au maximum) afin de suivre leur réponse sérologique vis-à-vis de l'infection. Ces interventions (inoculations et prises de sang) seront réalisées sur animaux vigiles. Les durée d'interventions seront au maximum d'environ une minute pour les inoculations et d'une minute pour les prises de sang. La contention sera effectuée par un personnel de l'animalerie.

Impact sur les animaux

Il n’est pas attendu de symptomatologie sévère lors de ces différents essais, les infections par les mycoplasmes n'entraînent généralement que peu ou pas de signes cliniques chez des poulets ou dindonneaux en absence de toute surinfection. Seuls quelques signes cliniques respiratoires (râles trachéaux, jetage nasal) pourraient être observés. Le stress et la douleur seront essentiellement générés par l’inoculation de la souche de mycoplasme et les prélèvements réalisés chaque semaine sur les animaux (prises de sang). seule une douleur très légère et fugace directement liée à l'acte de piqure est subie par l'animal : aucun protocole de médication particulière n'est prévu. Les personnels seront attentifs à toute anomalie éventuelle qui pourrait occasionner une baisse d'activité ou d'appétit des oiseaux, des signes d'inconfort (tassement, boiteries, blessures légères, position anormale,...) ou d'atteinte de l'état général (prostration, plumes ébouriffées, décubitus,...) ou d'autres signes cliniques.

Devenir

Les animaux seront mis à mort lorsqu'ils auront développé une réponse sérologique spécifique, et au plus tard à J42, pour récolter leur sang.

Remplacement

La production de sérums de référence est nécessaire pour la validation des contrôles sanitaires effectués dans les élevages. Cette production ne peut être réalisée que sur espèces cibles (poulets et dindes). Il n'existe pas de méthodes alternatives de production de sérums expérimentaux spécifiques.

Réduction

Le nombre d'animaux de chaque espèce et pour chaque infection expérimentale pour la production d'un sérum positif a été calculé afin d'obtenir une quantité suffisante de sérums permettant de répondre aux besoins du laboratoire et des laboratoires d'analyses vétérinaires pour une durée de 5 ans. Pour exemple, l’infection expérimentale de 50 poulets permet de récolter environ 500 mL de sérum positif, quantité quasiment intégralement utilisée par notre laboratoire et les laboratoires vétérinaires d’analyses en 5 ans.

Raffinement

L'expérience acquise au cours des différentes infections expérimentales réalisées auparavant au sein du laboratoire, notamment pour la production de sérums positifs au cours de ces 30 dernières années, permet de limiter le nombre d'interventions, Les prises de sang seront réalisées par des personnels expérimentés pour limiter au maximum le stress et la douleur. Les animaux seront alimentés et abreuvés à volonté, et observés quotidiennement par des animaliers formés à l’expérimentation animale et qualifiés. L’ambiance d’hébergement est maîtrisée par ajustement de la température et de la lumière (intensité, plages d’éclairage) en fonction du stade physiologique des animaux. En cas de blessure (accident, picage), la plaie sera décontaminée par l'huile de cade, ce produit ayant un effet répulsif, évitant une aggravation de la plaie par picage. Si les animaux manifestent des signes cliniques graves et/ou des signes de souffrance (atteinte d’un point limite), ils seront sacrifiés, après concertation avec les personnes responsables de la mise en œuvre du projet.

Choix des espèces

La production des sérums de référence ne peut être réalisée que sur espèces cibles (poulets et dindes) pour valider les contrôles sanitaires. Les infections expérimentales sont effectuées sur des poulets d'au moins 3 semaines et des dindonneaux d'au moins 5 semaines. L'expérience du laboratoire acquise lors d'infections expérimentales antérieures a en effet montré que les animaux doivent être suffisamment âgés pour permettre le développement d’une réponse immunitaire vis-à-vis de l’infection.

Prélèvement de sang sur animaux

(NTS-FR-140958v1 – 14/04/2026)
  • Production de routine
  • Tests réglementaires
Cochons d'Inde : 30
Équidés : 100
Cochons : 5
Chèvres : 60
Moutons : 2500
Bovins : 5
Poules : 65
Dindes : 35
Souffrances
▲ -
▲ 2800
▲ -
▲ -
Devenir
 70
 1670
 70
 990

Pour produire du sang servant à fabriquer des milieux de culture et des réactifs de diagnostic, 2 800 animaux non-humains sont utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance légère: surtout des moutons (2 500), mais aussi des équidés, chèvres, bovins, porcs, poules, dindes et cobayes. Chaque animal subit des prélèvements de sang répétés, jusqu'à vingt-six par an chez les équidés et bovins, sur animal vigile maintenu en contention. Le porteur affirme qu'aucune molécule ne remplace les caractéristiques du sang de chaque espèce. Les animaux jugés en bonne santé sont ensuite intégrés dans la filière alimentaire.

Objectifs

L'objectif principal est de fabriquer des milieux de culture (exemple gélose Columbia, Chocolat…) et des réactifs pour le diagnostic biologique dans l'industrie pharmaceutique et agro-alimentaire. La culture des micro-organismes nécessite des milieux contenant des hématies intègres et / ou des éléments nutritifs du sang dont les caractéristiques sont propres à chaque espèce. Il n'existe pas de molécule similaire et performante aux caractéristiques des globules rouges et dérivés du sang. Les produits biologiques (sang et sérum animal) sont évalués au niveau des analyses de risque produit comme des composants critiques qui ne peuvent pas être remplacés sans repasser par des phases de développement pour l’ensemble de ces réactifs ; il n’existe pas de solutions identifiées permettant d’en réaliser la substitution Ces sangs sont également utilisés pour d'autres applications telles que l'alimentation d'insectes piqueurs hématophages (tiques, moustiques…), dans un but de recherche sur les maladies transmissibles à l'homme ou aux animaux par ces insectes.

Bénéfices attendus

Le sang contient des hématies intègres et / ou des éléments nutritifs dont les caractéristiques sont propres à chaque espèce et sont nécessaires pour la culture des micro-organismes pour le diagnostic biologique dans l'industrie pharmaceutique (humaine principalement) et agro-alimentaire ou l’alimentation d'insectes piqueurs hématophages (tiques, moustiques…). Il n'existe pas de molécule similaire et performante aux caractéristiques des globules rouges et dérivés du sang. Le sang des différentes espèces est utilisé pour la production de réactifs de diagnostic in vitro au moyen de méthodes reconnues ; ces réactifs permettent l’évaluation ou la détection ou le contrôle des modifications physiologiques chez l’homme et l’animal pour de nombreuses pathologies telle que l’identification de bactéries associées à différentes pathologies d’origine bactérienne et l’identification du traitement dans la cadre d’une antibiothérapie. A titre indicatif, 1L de sang permet la fabrication de 1 000 milieux de culture

Procédures

Le sang sera prélevé sur des animaux vigiles à raison de : - maximum 17 prélèvements par an pour les ovins : prélèvement à la jugulaire 5 minutes – contention 15 minutes - maximum 17 prélèvements par an pour les caprins et porcins : prélèvement 5 minutes – contention 7 minutes - maximum 26 prélèvements par an pour les équins et bovins : prélèvement à la jugulaire 10 minutes - contention 15 minutes - maximum 15 prélèvements par an pour les volailles (poules et dindes) : prélèvement 1 minute - contention 2 minutes Le sang sera prélevé sur des animaux préalablement anesthésiés pour les cobayes durant 15 secondes

Impact sur les animaux

Un stress de courte durée correspondant à la durée du prélèvement et de la contention (environ 15 minutes) est possible. Néanmoins, la fréquence des prélèvements entraine une certaine habituation des animaux permettant une diminution du stress voire une "collaboration" pour certaines espèces.

Devenir

En fin de procédure, les animaux en bonne santé, après accord avec le vétérinaire seront intégrés dans la filière alimentaire

Remplacement

Il n'existe pas de molécule similaire et performante aux caractéristiques des globules rouges et dérivés du sang. Il n’existe pas de solutions identifiées permettant d’en réaliser la substitution dont la validation serait de toute façon prohibitive.

Réduction

L'effectif des animaux donneurs est adapté au plus juste pour répondre aux prévisions de production. La plupart de ces animaux sont issus de l’élevage classique et reclassés car inaptes à la production initiale à laquelle ils étaient destinés dans leur élevage d’origine.

Raffinement

Toutes ces espèces sont hébergées en groupe, sur litière, ceci leur assurant une vie sociale adaptée à l'espèce et garantissant un enrichissement efficace. Les conditions d’hébergement des animaux sont définies pour favoriser la réduction du stress ; une surveillance de l’état général des animaux est réalisée et toute dégradation déclenche une demande de conseil auprès d'un vétérinaire.

Choix des espèces

Le sang de chaque espèce animale a ses particularités qui conviennent à la culture des différents micro-organismes, à la production de différents réactifs et l'alimentation d'insectes hématophages. Il s'agit d'animaux adultes ayant atteint un développement corporel permettant des prélèvements de sang répétés sans nuire à leur état de santé et en respectant leur physiologie. La plupart de ces animaux sont issus de l’élevage classique et reclassés car inaptes à la production initiale à laquelle ils étaient destinés dans leur élevage d’origine.

  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Poules : 2700
Dindes : 450
Souffrances
▲ -
▲ 1850
▲ 750
▲ 550
Devenir
 -
 -
 -
 3150

Pour vérifier qu'un vaccin protège les volailles d'élevage contre la maladie de Newcastle, 2 700 poules et 450 dindes sont délibérément infectées par l'agent pathogène. Toutes sont tuées à l'issue, 1 850 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, 750 un niveau modéré et 550 un niveau sévère. Chaque oiseau reçoit une à trois administrations vaccinales, jusqu'à dix prélèvements de sang, huit écouvillons buccaux et huit écouvillons cloacaux, tous sur animal vigile, certains dès l'éclosion. Le groupe témoin reste non vacciné et développe la maladie, jusqu'aux seuils qui déclenchent sa mise à mort, un torticolis sévère empêchant l'oiseau de se déplacer et de s'alimenter, la prostration ou la cachexie.

Objectifs

Le projet a pour but d’évaluer l’efficacité de vaccins contre la maladie de Newcastle par administration de l’agent pathogène. Dans un premier temps, il est nécessaire de mettre en place des études de mise au point de modèles d’épreuve afin de récréer, expérimentalement, la maladie telle qu’elle se développerait chez le poulet de manière naturelle et de répondre aux exigences reglementaires en termes de sévérité. Après administration du candidat vaccin, la réponse immunitaire est suivie par des prélèvements sanguins à intervalles définis en fonction de la réponse attendue aux différents stades du projet. L’administration de l’agent pathogène permet d’évaluer l’efficacité de candidats vaccins et de déterminer leurs effets bénéfiques : protection contre la pathologie, réduction des signes cliniques, réduction de l’excrétion de l’agent pathogène. En fonction du type de substances d’essai et de la souche d’épreuve étudiées, le statut des animaux exigé peut être EOPS (Exempt d’Organismes Pathogènes Spécifiques) ou conventionnel.

Bénéfices attendus

La finalité de ces études est de permettre le développement de vaccins efficaces contre la maladie de Newcastle afin de protéger les animaux en élevage contre cette maladie et garantir les performances zootechniques et économiques.

Procédures

1 à 3 administrations de formulation vaccinale sur animal vigile. L’acte est inférieur à 1 minute. 1 administration de la souche d’épreuve sur animal vigile. L’acte est inférieur à 1 minute. Maximum 10 prélèvements sanguins intermédiaires sur animal vigile. L’acte est inférieur à 1 minute. 1 prélèvement sanguin terminal sur animal étourdi. L’acte est inférieur à 1 minute. Jusqu’à 8 écouvillons buccaux (oro-pharyngés) ou choanaux et 8 écouvillons cloaquaux sur animal vigile. Chacun de ces actes est inférieur à 1 minute.

Impact sur les animaux

Les contentions peuvent générer du stress chez l’animal. Les administrations ainsi que les prélèvements sanguins et les écouvillons peuvent provoquer du stress et de l’inconfort au moment des opérations. Le développement de la maladie peut engendrer, notamment pour le groupe témoin non vacciné, des signes cliniques sévères qui déclencheront des points limites : tremblements et/ou torticolis léger persistants plus de 2 jours consécutifs, torticolis sévère (empêchant l’animal de se déplacer et de s’alimenter), altération de l’état général (prostration, décubitus prolongé, cachexie …).

Devenir

Tous les animaux sont euthanasiés compte-tenu du risque biologique et pour effectuer d’éventuels prélèvements post-mortem.

Remplacement

Lorsque cela est possible, une première étape dans le projet de développement de vaccins consiste à tester in vitro différents candidats. Ceci permet une première sélection, réduisant ainsi le nombre de candidats à tester in vivo donc le nombre d’animaux utilisés. Un recueil d’informations est aussi apporté par la bibliographie lorsque cela est possible.

Réduction

Pour les études réglementaires, le nombre d’animaux est fixé par les textes. En amont, lors des phases recherche, les effectifs sont évalués au plus juste de façon à minimiser le nombre d’animaux utilisés en limitant le risque d’études non conclusives. Un calcul d’effectif peut être réalisé sur l’objectif de la recherche. Il repose sur l’efficacité attendue du candidat vaccin comparativement au groupe contrôle et tient compte de la nature de la variable d’efficacité, de sa valeur moyenne et de sa variabilité. Le calcul d’effectif est réalisé afin de limiter les deux types d’erreurs statistiques (erreurs de type I et de type II : risque de conclure à tort à l’efficacité du vaccin et risque de déclarer à tort le vaccin inefficace, respectivement). Enfin, lorsque cela est possible, l’efficacité des vaccins est testée par sérologie, limitant le nombre d’animaux éprouvés. De plus, les groupes témoins sont mutualisés entre plusieurs études afin de diminuer le nombre d’animaux utilisés

Raffinement

Pour chaque étude, en fonction de l’âge des animaux, une période d’acclimatation est prévue dans le but de limiter leur stress et de stabiliser leur état physiologique. Cette période n’est pas applicable dans le cas de vaccins administrés dès l’âge de 0 ou 1 jour. Les poulets sont hébergés en groupe, dans des environnements à température et atmosphère contrôlées. Une alternance de luminosité (12h jour/12h nuit) et un renouvellement d’air approprié sont mis en place. Des enrichissements tels que des perchoirs, des nids en cartons, du papier gaufré ou de la litière et des blocs à picorer et/ou des larves (pour éviter le picage), sont installés dans les hébergements. Le personnel intervenant dans l’étude sera formé aux gestes techniques afin de travailler avec le plus d’expertise possible. Les animaux sont observés quotidiennement, ou plus si jugé nécessaire, ce qui permet de détecter tout signe comportemental anormal (spontané ou provoqué) et/ou toute anomalie physique non attendue. En cas de déviation de l'état normal d'un animal, le responsable de l’étude, le vétérinaire désigné ou le vétérinaire d'astreinte, décidera d'augmenter les fréquences d'observations. Lors des phases d’épreuve, les observations quotidiennes sont augmentées et des points limites spécifiques sont définis et appliqués. La Structure du Bien Etre Animal garantit l’amélioration des techniques de soins et des conditions de vie pour les animaux.

Choix des espèces

L’évaluation sur espèce cible (poulet ou dinde) est une exigence règlementaire et le modèle optimal pour réaliser les études à ce stade de connaissance. Les animaux utilisés ont entre 0 jour (poussins ou dindonneaux juste éclos) et environ 20 semaines pour les dindes et jusqu’à 70 semaines d’âge pour l’espèce poule (cas exceptionel, dans le cadre d’études menées chez les poules pondeuses). L’âge dépend des besoins pour les études d’efficacité et/ou de mise au point de modèle d’épreuve qui sont à effectuer. Ces besoins dépendent de l’objectif de l’étude, du produit testé, des exigences réglementaires et répondent à l’exigence expérimentale d’utilisation du produit mis sur le marché.

  • Formation professionnelle
Souris : 500
Rats : 40
Cochons d'Inde : 50
Hamsters dorés : 400
Gerbilles de Mongolie : 10
Lapins : 20
Chats : 40
Chiens : 25
Cochons : 100
Chèvres : 30
Moutons : 50
Bovins : 50
Poules : 400
Dindes : 100
Autres oiseaux : 100
Souffrances
▲ -
▲ 1915
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 130
 1785

La formation du personnel aux gestes techniques mobilise ici 1 915 animaux de quinze espèces, dans des procédures d'un niveau de souffrance léger : 500 souris, 400 hamsters dorés, 400 poules, 100 porcs, 100 dindes, 50 bovins, 50 moutons, 50 cochons d'Inde, 40 chats, 40 rats, 30 chèvres, 25 chiens, 20 lapins, 10 gerbilles et 100 autres oiseaux. L'objectif déclaré tient autant à l'apprentissage qu'à la fiabilité des études permettant de commercialiser des vaccins et des médicaments vétérinaires. Les stagiaires s'exercent à la contention, aux administrations et aux prélèvements sur des animaux vigiles, l'acte étant le plus souvent pratiqué juste avant une mise à mort de fin de procédure, et le porteur écrit qu'il est "parfois indispensable" de recourir à des animaux quand la formation ne peut être acquise autrement. 130 individus, dont cinq chats et cinq chiens, sont réutilisés d'une formation à l'autre, puis tués dans la majorité des cas.

Objectifs

MODIFICATION : Le projet a pour objectif de former le personnel sur les actes techniques pratiqués sur toutes les espèces de l’établissement utilisateur, raffiner les futurs protocoles ou améliorer les pratiques zootechniques. Concernant la formation du personnel, celle-ci s’effectuent sous tutorat lors des procédures expérimentales. L’acte est pratiqué juste avant une euthanasie de fin de procédure expérimentale. Les animaux utilisés dans ce projet proviennent de procédures expérimentales de gravité « Léger » ou « Modéré ». Dans le cas de formation sur jeunes animaux, les animaux seront commandés spécifiquement pour ce projet et ceux-ci pourront être réutilisés ou placés. Concernant le raffinement de futurs protocoles ou amélioration des pratiques zootechniques, les animaux utilisés sont des animaux surnuméraires ou des animaux qui ont déjà effectué une procédure expérimentale (léger ou modéré) après avoir étudié toutes les possibilités d’utilisations ou de placement.

Bénéfices attendus

L’objectif étant de former du personnel compétent pour utiliser les modèles animaux à des fins scientifiques et garantir la fiabilité des études qui premettent de commercialiser des vaccins et des produits pharmaceutiques vétérinaires.

Procédures

Toutes les formations s’effectuent sous tutorat. Les actes de formation peuvent porter sur la contention de l’animal, des apprentissages d’administrations ou de prélèvements. En fonction des actes l’animal peut être vigile ou anesthésié. Tous ces actes s’effectuent en quelques minutes et en respect de l’animal.

Impact sur les animaux

Les animaux peuvent présenter une légère augmentation de stress due aux actes techniques et aux manipulations.

Devenir

Dans la majorité des cas les animaux sont euthanasiés après leur réutilisation en formation. Dans quelques cas, les animaux peuvent être utilisés plusieurs fois en formation.

Remplacement

La formation du personnel est assurée par du tutorat lors de procédures expérimentales ou sur des modèles n’utilisant pas l’animal (silicone, informatique, tissus…). Néanmoins, il est parfois indispensable d’avoir recours à des animaux lorsque cet objectif ne peut être atteint par d’autres approches.

Réduction

Il n’y a pas de justification à augmenter les effectifs d’animaux pour la formation, le nombre sera donc réduit au plus juste. Les animaux utilisés pour la formation sont des animaux qui ont déjà été utilisés dans la grande majorité des cas.

Raffinement

L’utilisation d’animaux pour des formations spécifiques ne sont mises en œuvre que lorsque la formation souhaitée ne peut être acquise autrement. La période de formation est toujours supervisée par un tuteur. L'acte de formation est pratiqué sur animal vigile une fois que l'acte est maitrisé sur cadavre ou animal anesthésié, ceci permet au tuteur d'évaluer la maitrise de l'opérateur en condition d'étude. A ce niveau l'acte ne requiert aucune anesthésie ou analgésie. Les points limites mis en place sont des points limites généraux liés à l'espèce. Le personnel est compétent pour identifier les cas pour lesquels l’animal n’est plus dans sa zone de confort. Tous les animaux utilisés pour la formation sont hébergés en groupe. Des enrichissements adaptés du milieu ont été mis en place dans les hébergements. La Structure du Bien-Etre Animal (SBEA) garantit l’amélioration des techniques de soins et des conditions de vie pour les animaux.

Choix des espèces

La formation doit se faire sur l’espèce concernée Le stade de développement des animaux utilisés pour ce projet, sera identique à celui des animaux utilisés dans les procédures expérimentales

  • Recherche appliquée
    • Diagnostic des maladies
    • Maladies animales
    • Maladies infectieuses
    • Troubles respiratoires
Dindes : 260
Souffrances
▲ -
▲ 260
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 260

Élevées sur place et exemptes d'organismes pathogènes spécifiés, les dindes sont ponctionnées à raison d'une par semaine, chacune une seule fois dans sa vie. 260 individus vont être utilisés sur cinq ans dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, et chacun reste en vie après le prélèvement. La ponction dure environ deux minutes, contention comprise, sur animal vigile, avec un stress léger et une douleur au point de piqûre. Leur sang fournit les globules rouges d'un test d'agglutination employé pour caractériser les virus de la grippe du porc, sans que les dindes soient elles-mêmes l'objet de l'étude, et le porteur affirme qu'aucune méthode alternative n'existe pour ce test.

Objectifs

Afin de pouvoir assurer le diagnostic de la grippe du porc, il est nécessaire de disposer d’outils de caractérisation des virus influenza A (IAV) détectés à l’occasion de la surveillance de la maladie en élevage porcin. Des méthodes de détection virologique et sérologique fiables doivent être proposées pour les activités de surveillance et de recherche. Les méthodes de caractérisation des souches d’IAV d’une part, et d’identification des anticorps spécifiquement dirigés contre les IAV d’autre part, impliquent la propriété hémagglutinante (capacité à agglutiner les globules rouges) de ces virus. Il est connu que la capacité à agglutiner les globules rouges varie selon l’origine du virus et la nature des globules rouges. Ainsi, certains virus d’origine humaine agglutinent les globules rouges de dinde et de cobaye mais pas celles de poule. Pour les virus détectés chez le porc, leur capacité à agglutiner les globules rouges peut aussi varier selon la nature de ces globules rouges. Les porcs pouvant être infectés par des IAV issus de plusieurs espèces, les analyses doivent pouvoir identifier toute infection grippale quelle que soit l’origine du virus. L’objectif du projet est de fournir des globules rouges de dindes exemptes d’organismes pathogènes spécifiés (EOPS) suite à une ponction sanguine sur animal vigile. –Le test d’inhibition de l’hémagglutination (IHA) repose sur la capacité de certaines protéines (appelées hémagglutinines) présentes à la surface des virus influenza, à se lier aux globules rouges, entraînant leur agglutination. Il mesure la capacité des anticorps à se fixer à ces hémagglutinines du virus et à empêcher l’agrégation des globules rouges.

Bénéfices attendus

Le sang de dinde est un réactif nécessaire à la caractérisation des IAV : il permet d’obtenir des titres hémagglutinants (capacité à agglutiner les globules rouges) suffisamment élevés pour la mise en œuvre du test IHA. Le sang de dinde est utilisé pour le diagnostic sérologique de la grippe par test IHA : l’analyse est réalisée avec des antigènes de référence et permet d’identifier la nature des anticorps anti-HA présents dans les sérums de porcs infectés.

Procédures

Prélèvement de sang sur animaux vigiles: un prélèvement unique par animal nécessitant la contention de l'animal. Il dure environ 2 minutes par animal, contention comprise.

Impact sur les animaux

Prélèvements sanguins nécessitant une contention d’environ 2 minutes (entrainant un stress léger) et la piqûre par une aiguille sur animal vigile (entrainant une douleur au point de piqûre)

Devenir

Chaque animal est gardé en vie après le prélèvement sanguin

Remplacement

Il n'existe pas de méthodes alternatives au test IHA pour caractériser l’hémagglutinine (HA) du virus influenza A ou pour identifier de manière différentielle la nature des anticorps anti-HA dans un sérum de porc potentiellement infecté par un ou plusieurs types de virus influenza (virus influenza porcins, voire virus d’origine humaine ou aviaire).

Réduction

Le besoin porte sur le prélèvement sanguin sur une dinde par semaine, soit un maximum de 52 animaux prélevés par an et 260 animaux sur 5 ans. Aucune dinde ne sera prélevée plus d’une fois au cours de sa vie.

Raffinement

Les oiseaux sont élevés en groupe, en cages collectives de 4 animaux et bénéficient d'un enrichissement du milieu (perchoirs, objets à picorer). Ils sont nourris et abreuvés à volonté. Il n’y a pas besoin de sédater les animaux car il s’agit, chaque semaine, de prélever du sang sur un animal, opération réalisée par du personnel entrainé et durant moins de 2 minutes. Etant donné le nombre d’animaux disponibles (56 dindes et 30 dindons disponibles en production ; 80 femelles et 45 mâles en élevage), chaque animal ne sera prélevé qu’une fois au cours de sa vie et tous les animaux ne sont pas concernés.

Choix des espèces

Dindes ou dindons EOPS d’au moins 15 semaines d’âge pour qu’un animal puisse fournir du sang sans danger pour lui. Le besoin porte sur l’obtention de globules rouges de dindes pour réaliser les tests IHA nécessaires à la caractérisation des IAV détectés chez le porc et à l’identification des anticorps anti-HA présents dans les sérums de porcs infectés par des IAV. Pour certaines souches virales, les globules rouges de dindes permettent de mieux mettre en évidence le pouvoir hémagglutinant des IAV que les globules rouges d’autres espèces animales (poule par ex.).

  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Poules : 3600
Dindes : 450
Autres oiseaux : 450
Souffrances
▲ -
▲ 1800
▲ 1800
▲ 900
Devenir
 -
 -
 -
 4500

Les oiseaux qui développent une détresse respiratoire, une diarrhée sévère ou une prostration prolongée sont mis à mort avant le terme, et le porteur attend ces signes surtout dans le groupe témoin non vacciné. 4 500 volailles vont être utilisées, 3 600 poules, 450 dindes et 450 canards, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance légers à sévères, toutes tuées à l'issue en raison du risque biologique. Chaque oiseau reçoit une à trois administrations vaccinales puis l'inoculation du virus de la grippe aviaire, avec jusqu'à dix prélèvements sanguins, huit écouvillons oro-pharyngés et huit écouvillons cloacaux. Le porteur situe la finalité dans la protection des élevages, les "performances zootechniques et économiques" venant avant la prévention d'éventuelles zoonoses.

Objectifs

Le projet a pour but d’évaluer l’efficacité de vaccins contre la grippe aviaire par administration de l’agent pathogène. Dans un premier temps, il est nécessaire de mettre en place des études de mise au point de modèles d’épreuve afin de récréer, expérimentalement, la maladie telle qu’elle se développerait chez la volaille (poulets, dindes et canards) de manière naturelle et d’être au plus proche des conditions réelles. Après administration du candidat vaccin, la réponse immunitaire est suivie par des prélèvements sanguins à intervalles définis en fonction de la réponse attendue aux différents stades du projet. De plus, les paramètres cliniques (dont l’état général, les réactions locales, le poids…) et biologiques (tels que l’histologie) peuvent être suivis après l’administration du candidat vaccin. Enfin, l’administration de l’agent pathogène permet d’évaluer l’efficacité des candidats vaccins et de déterminer les effets bénéfiques : protection contre la pathologie, réduction des signes cliniques, réduction de l’excrétion de l’agent pathogène. En fonction du type de substances d’essai et de souches d’épreuves étudiées, le statut des animaux exigé peut être EOPS (Exempt d’Organismes Pathogènes Spécifiques) ou conventionnel.

Bénéfices attendus

La finalité de ces études est de permettre le développement de vaccins efficaces contre la grippe aviaire pathogène afin de protéger la volaille domestique en élevage contre les maladies infectieuses, garantir les performances zootechniques et économiques, prévenir l’émergence de nouveaux variants, et prévenir l’émergence d’éventuelles zoonoses.

Procédures

1 à 3 administrations de formulation vaccinale sur animal vigile. L’acte est inférieur à 1 minute. 1 administration de la souche d’épreuve sur animal vigile. L’acte est inférieur à 1 minute. Au maximum 10 prélèvements sanguins intermédiaires sur animal vigile. L’acte est inférieur à 1 minute. 1 prélèvement terminal sur animal étourdi. L’acte est inférieur à 1 minutes. Au maximum 8 écouvillons oro-pharyngés ou choanaux (non cumulatifs) sur animal vigile. L’acte est inférieur à 1 minute. Au maximum 8 écouvillons cloaquaux sur animal vigile. L’acte est inférieur à 1 minute.

Impact sur les animaux

Les contentions peuvent générer du stress chez l’animal. Les administrations ainsi que les prélèvements sanguins et les écouvillons peuvent provoquer du stress et de l’inconfort au moment du geste. Le développement de la maladie peut engendrer, notamment pour le groupe témoin, des signes cliniques sévères qui déclencheront des points limites : signes respiratoires sévères (détresse respiratoire) ; signes digestifs (diarrhée sévère) ; altération de l’état général (prostration, décubitus prolongé, cachexie…) ; signes neurologiques (torticolis) ; signes oculaires (conjonctivite sévère avec œdème palpébral, larmoiement excessif et exsudats).

Devenir

Tous les animaux sont euthanasiés compte-tenu du risque biologique et pour effectuer d’éventuels prélèvements post-mortem.

Remplacement

Lorsque cela est possible, une première étape dans le projet de développement de vaccins consiste à tester in vitro différents candidats. Ceci permet une première sélection, réduisant ainsi le nombre de candidats à tester in vivo donc le nombre d’animaux utilisés. Un recueil d’informations est aussi apporté par la bibliographie lorsque cela est possible.

Réduction

Pour les études réglementaires, le nombre d’animaux est inspiré par les textes associés à d’autres pathologies aviaires sévères (pas de monographie dans la Pharmacopée Européenne pour la grippe aviaire hautement pathogène). En amont, lors des phases recherche, les effectifs sont évalués au plus juste de façon à minimiser le nombre d’animaux utilisés en limitant le risque d’études non conclusives. Un calcul d’effectif peut être réalisé sur l’objectif de la recherche. Il repose sur l’efficacité attendue du candidat vaccin comparativement au groupe contrôle et tient compte de la nature de la variable d’efficacité, de sa valeur moyenne et de sa variabilité. Le calcul d’effectif est réalisé afin de limiter les deux types d’erreurs statistiques (erreurs de type I et de type II : risque de conclure à tort à l’efficacité du vaccin et risque de déclarer à tort le vaccin inefficace, respectivement). De plus, lorsque cela est possible, l’efficacité des vaccins est testée par sérologie, limitant le nombre d’animaux éprouvés. Lorsque cela est possible, les études incluent plusieurs groupes afin de mutualiser le groupe témoin non-vacciné.

Raffinement

Pour chaque étude, en fonction de l’âge des animaux, une période d’acclimatation est prévue dans le but de limiter leur stress et de stabiliser leur état physiologique. Pour les poussins de 0 à 1 jour, cette période d’acclimatation n’est pas applicable. Les animaux sont hébergés en groupe, dans des environnements à température et atmosphère contrôlées. Une alternance de luminosité (12h jour/12h nuit) et un renouvellement d’air approprié sont mis en place. Des enrichissements tels que des perchoirs, des nids en cartons, du papier gaufré ou de la litière et des blocs à picorer ou des larves (pour éviter le picage) sont installés dans les hébergements. Le personnel intervenant dans l’étude sera formé aux gestes techniques afin de travailler avec le plus d’expertise possible. Les animaux sont observés quotidiennement, ou plus si jugé nécessaire, ce qui permet de détecter tout signe comportemental anormal (spontané ou provoqué) et/ou toute anomalie physique non attendue. En cas de déviation de l'état normal d'un animal, le responsable de l’étude, le vétérinaire désigné ou le vétérinaire d'astreinte décidera d'augmenter les fréquences d'observations. Lors des phases d’épreuve, les observations quotidiennes sont augmentées et des points limites spécifiques sont définis et appliqués. La Structure du Bien Etre Animal (SBEA) garantit l’amélioration des techniques de soins et des conditions de vie pour les animaux.

Choix des espèces

L’évaluation sur espèce cible (poulet, dinde et canard) est une exigence règlementaire et le modèle optimal pour réaliser les études à ce stade de connaissance. Les poulets utilisés ont entre 0 jour et 72 semaines d’âge (notamment pour des études menées chez les poules pondeuses). Les canards utilisés ont entre 0 jour et 16 semaines d’âge. Les dindes utilisées ont entre 0 jour et 17 semaines d’âge. L’âge dépend des besoins pour les études d’efficacité, de production de souches et/ou d’études de mise au point de modèle d’épreuve qui sont à effectuer. Ces besoins dépendent de l’objectif de l’étude, du produit testé et répondent à l’exigence expérimentale d’utilisation du produit mis sur le marché et des exigences des autorités.

  • Production de routine
  • Tests réglementaires
    • Contrôles de qualité
Équidés : 4
Moutons : 60
Poules : 1500
Dindes : 50
Autres oiseaux : 30
Souffrances
▲ 1500
▲ 144
▲ -
▲ -
Devenir
 144
 -
 -
 1500

Saignés pour produire les géloses et les réactifs qu'un laboratoire pharmaceutique utilise pour fabriquer et contrôler ses vaccins, 60 moutons, 4 chevaux, 50 dindes, 30 oies et 1 500 poules vont être utilisés dans des procédures classées sans réveil ou légères. Un mouton donne une poche de 500 mL, un cheval une à deux poches de 200 mL cinq à six fois par an, une oie ou une dinde 40 mL toutes les quatre semaines. Chaque poule, elle, est ponctionnée au cœur sous anesthésie générale et tuée sans reprendre conscience. Le porteur indique que la demande en sang de cheval est tombée de 400 poches par an à une vingtaine grâce à un procédé de substitution, affirme que le choix des espèces est "historique", et annonce que les 144 animaux non tués seront proposés à l'adoption après évaluation vétérinaire.

Objectifs

La production de vaccins bactériens nécessite la culture de bactéries sur des géloses au sang. L’emploi de ce sang est décrit dans les dossiers d’AMM. Le contrôle de vaccins nécessite l’emploi de réactifs obtenus à partir de sang d’animaux. Les réactifs obtenus sont : - des globules rouges (servant pour des tests d’hémagglutination) - du sang total sur anticoagulant pour le coulage de géloses au sang. La direction de Sanofi Pasteur a décidé de la nécessité de poursuivre les investigations scientifiques et les essais de développement. Ces études de recherche et développement de vaccins nécessitent également l’obtention de sang ou de ses dérivés.

Bénéfices attendus

Les bénéfices escomptés résident dans la mise sur le marché de vaccins destinés à prévenir un large éventail de pathologies chez l’homme.

Procédures

Les animaux sont soumis à des prélèvements sanguins. Un mouton peut produire une poche de sang de 500 mL, le prélèvement dure 5 minutes environ. Il peut être prélevé au moins 4 semaines après ce prélèvement. Un cheval peut produire jusqu’à 10 poches de 200 mL selon les besoins, mais dans les faits, il n’est prélevé que pour une à 2 poches de 200 mL, 5 à 6 fois dans l’année. Le prélèvement dure 3 minutes environ. Une oie ou une dinde peut donner environ 40 mL de sang toutes les 4 semaines. Le prélèvement dure 1 mn. Enfin, une poule donne 40 mL de sang, sous anesthésie générale, par voie intracardiaque et est ensuite euthanasiée.

Impact sur les animaux

Pas ou peu d’effets indésirables sont attendus. Les gestes techniques sont simples et maitrisés par un personnel qualifié et expérimenté. Pour l’animal, la nuisance équivaut à la pénétration d’une aiguille. La contention adaptée des animaux réduit considérablement le temps et le stress de la manipulation. Elle permet un geste précis et réduit considérablement les risques d’échec des ponctions veineuses.

Devenir

A l’issu d’un test, les animaux seront proposés à l’adoption. Une évaluation vétérinaire est toujours associée à cette décision. Ce n’est toutefois pas le cas des poules qui sont euthanasiées suite à la ponction cardiaque sous anesthésie générale

Remplacement

Lorsque la science le permet, la société utilise des réactifs « animal-free ». La société travaille activement sur des réactifs alternatifs sans produit d’origine animale. C’est le cas par exemple de la production d’Haemophilus qui jusque-là nécessitait l’emploi de sang défibriné de cheval lors de la confection des géloses au sang. La société a mis au point un nouveau procédé qui permet de substituer ce sang. La demande en sang de cheval a considérablement diminué (passant de 400 poches/an à une vingtaine aujourd’hui) couvrant uniquement des besoins spécifiques en développement. Pour autant, il existe encore des procédés ou des contrôles qui nécessitent le recours au sang animal.

Réduction

Le nombre d’animaux donneurs est calculé en fonction des besoins estimés. Les besoins des utilisateurs sont variables et dépendants de la production des vaccins, que ce soit pour la fourniture de gélose ou pour la fourniture de réactif pour les tests de contrôle qualité ou de R&D et amélioration continue. De ce fait, un effectif minimal est nécessaire pour assurer les besoins.

Raffinement

Les protocoles de prélèvement de sang sur animaux vigiles sont classés en léger. Le stress durant l’hébergement est limité par l’hébergement en groupe des animaux et l’enrichissement de leur environnement. Les protocoles de prélèvements terminaux sont classés « sans réveil ». La souffrance est réduite par le recours à l’anesthésie. Les animaux sont systématiquement prélevés dans des installations séparées des zones d’hébergement.

Choix des espèces

Le choix des espèces est historique. Le choix de l’animal est lié à l’acquisition de données par le passé. Par exemple : Certaines bactéries se développent mieux dans du sang de mouton que dans du sang de cheval, d’où le choix de l’espèce ovine. Certains tests de contrôle qualité (par hémagglutination) ne fonctionnent qu’avec des globules rouges d’oie, de dinde ou de poules adultes. Les volailles représentent des espèces de choix concernant les tests d’hemagglutination. Le choix de l’espèce des volailles dépend du type de tests réalisés. Les gros animaux ont été retenus en priorité pour les volumes importants de prélèvements qu’ils permettent. (Chevaux, moutons). Les procédés de production et de contrôle sont déposés dans les dossiers d’enregistrement. Les animaux sont adultes. Ils sont nécessaires afin de recueillir leurs globules rouges, utilisés dans un test d’hémagglutination très spécifique.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
Poules : 205
Dindes : 41
Autres oiseaux : 574
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 820
Devenir
 -
 -
 -
 820

Infectés par instillation oculaire de virus de l'influenza aviaire, les oiseaux subissent jusqu'à 20 écouvillons oro-pharyngés, 20 écouvillons cloacaux, 20 prélèvements de plumes immatures et 5 prises de sang de 2 mL, sur animal vigile, sur 22 jours. 820 oiseaux vont être utilisés, 205 poules, 41 dindes et 574 rangés sous la mention autres oiseaux dont des canards, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, tous tués, témoins compris, pour éviter toute dissémination du virus. Les souches hautement pathogènes peuvent provoquer des signes respiratoires, digestifs, nerveux et cutanés allant jusqu'à l'anorexie totale. Sur le remplacement, une seule phrase indique que la pathogénicité ne peut pas être évaluée in vitro, et le résumé ne précise ni les espèces retenues, qui dépendront du virus détecté sur le terrain, ni les points limites appliqués.

Objectifs

L’objectif de ce projet est d’identifier les mécanismes responsables de la variabilité des symptômes et des dommages observés lors de l’infection des volailles par différents virus de l'influenza aviaire (VIA) et de décrire la transmission directe et indirecte du virus entre individus. Les procédures expérimentales utilisées permettront de caractériser : i) le profil de multiplication du virus au cours de l’infection, ii) les réponses de l’animal à cette infection et iii) la transmission du virus entre animaux infectés et réceptifs. Pour chaque VIA étudié, les animaux sont infectés puis hébergés en animalerie confinée, le confinement des animaux devenant nécessaire pour des raisons de sûreté de manipulation des animaux infectés et de maintien de comparabilité entre les procédures pour chaque virus étudié. Des observations cliniques quotidiennes, des prélèvements par écouvillonnage et des prélèvements de sang seront effectués sur les animaux pour déterminer les caractéristiques de l'infection.

Bénéfices attendus

La description des caractéristiques de l’infection par des VIA émergents fournit des informations utiles à la gestion des foyers d’infection par les VIA et à la prévention de la diffusion du virus chez les volailles, en cas de détection sur le terrain. Ce projet permet également de créer ou d’améliorer des modèles permettant de décrire l'infection et la transmission des virus étudiés, afin de limiter le recours ultérieur à l'utilisation d'animaux.

Procédures

Les animaux sont soumis aux prélèvements suivants, sur animaux vigiles. Au maximum, 20 écouvillons oro-pharyngés, 20 écouvillons cloacaux, 20 prélèvements de plumes immatures et 5 prises de sang (2mL) seront réalisés par animal. L'infection des animaux est effectuée en début de procédure par instillation oculaire. Les prélèvements s’étalent sur une durée de 22 jours au maximum. Au cours de chaque intervention, les prélèvements sont réalisés séquentiellement sur l’animal, la durée de chacun des actes ne dépassant pas une minute pour une durée totale d’immobilisation et de contention d’environ 3 à 5 minutes par animal.

Impact sur les animaux

Suite à l'inoculation de virus de l'influenza aviaire hautement pathogène, les signes cliniques suivants pourront être observés, isolés ou associés entre eux : symptômes respiratoires, digestifs, nerveux, cutanés et symptômes généraux pouvant aller jusqu'à l'anorexie totale. Suite à l'inoculation de virus de l'influenza aviaire faiblement pathogène, les signes cliniques précédents pourront être observés dans les cas les plus graves mais restent le plus souvent limités à des signes de gêne respiratoire modérée. Chez les palmipèdes, l'infection est fréquemment inapparente. Aucun effet indésirable n'est attendu sur la santé des animaux témoins.

Devenir

Pour des raisons de sécurité et pour prévenir tout risque de dissémination des virus inoculés, l'ensemble des animaux des groupes infectés seront mis à mort. Pour la procédure de caractérisation du pouvoir pathogène des virus de l'influenza aviaire, les animaux du groupe témoin non inoculé avec le virus sont également mis à mort séquentiellement au cours de la procédure pour permettre une comparaison sur prélèvements avec les sujets du groupe inoculé par le virus étudié.

Remplacement

L’étude de la pathogénicité et de la transmission virale ne peut pas être évaluée in vitro d’où la nécessité d'utiliser des oiseaux de l’espèce la plus adaptée.

Réduction

La stratégie employée pour réduire le nombre d'animaux utilisé consiste à réduire le nombre de sujets par lot et à utiliser en conséquence des tests statistiques adaptés aux faibles effectifs. Pour la procédure de transmission, les animaux sont contrôlés avant infection ce qui sert de point de mesure témoin et permet de diminuer le nombre d’animaux en n'utilisant pas de lot témoin.

Raffinement

Les animaux sont logés dans les animaleries dans des parcs délimités, en respectant les normes d’élevage et avec à disposition des enrichissements appropriés. Dans l’éventualité de signes cliniques provoqués par le virus occasionnant un mal-être chez l’animal, des points limites sont définis pour que les animaux soient mis à mort avant que la souffrance ait un atteint un seuil non acceptable. L'approche pour réduire la souffrance des animaux réside également dans l’instauration d’observations cliniques deux fois par jour à partir de l'inoculation.

Choix des espèces

Les espèces choisies sont des espèces de volaille domestique : le choix dépendra de l’espèce chez laquelle le virus à caractériser aura été détecté. Les animaux seront âgés de 6 à 7 semaines pour les poulets, canards et dindes. Des canards de 11 à 12 semaines d'âge pourront également être utilisés pour être pertinent avec les pratiques d'élevage de la filière d'élevage du canard. Dans les deux catégories d'âge retenu, les oiseaux sont utilisés avant leur maturité sexuelle et sont réceptifs à l’infection par les VIA.

  • Tests réglementaires
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Lapins : 60
Équidés : 20
Cochons : 60
Chèvres : 60
Moutons : 60
Bovins : 120
Poules : 120
Dindes : 30
Autres oiseaux : 20
Souffrances
▲ -
▲ 550
▲ -
▲ -
Devenir
 30
 -
 70
 450

Pour constituer les dossiers d'autorisation de mise sur le marché de médicaments vétérinaires, 550 animaux de rente, bovins, moutons, chèvres, porcs, lapins, chevaux et volailles, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils reçoivent le produit par voie intraveineuse, intramusculaire, orale, percutanée, intravaginale, intrarectale ou intramammaire, maintenus au cornadis, en cage de contention ou au licol. La majorité sera tuée pour prélever des tissus, une trentaine de porcs, vingt moutons et vingt bovins seront réutilisés, dix lapins et vingt poules proposés à l'adoption. Le nombre d'animaux est fixé par le "Donneur d'ordre" de l'étude, et le porteur note que les effets indésirables du produit testé sont déjà connus et "acceptables" pour sa commercialisation.

Objectifs

L’administration de médicaments vétérinaires à des animaux producteurs de denrées peut entraîner la présence de résidus dans les denrées alimentaires (la viande, les abats, le lait et les œufs) obtenues à partir de ces animaux traités. Afin de proteger les consommateurs, des seuils réglementaires ont été définis pour les substances contenues dans des médicaments vétérinaires pour toutes les denrées alimentaires d’origine animale. Ces seuils réglementaires également appelés "limite maximale de résidus" (LMR) tiennent compte de la toxicité de la substance et de l’exposition possible des consommateurs de denrées. Les LMR sont fixées par décision de la Commission Européenne basée sur un avis scientifique rendu par l’Agence européenne du médicament (EMA). Les études d'évaluation des résidus ont pour but de définir les temps d'attente appropriés des médicaments vétérinaires pour chaque production animale afin d’assurer la sécurité du consommateur. Ils correspondent au temps nécessaire entre la dernière administration du médicament et la mise à la consommation des denrées alimentaires issues des animaux traités, afin de garantir que les denrées alimentaires issues des animaux traités avec ce médicament vétérinaire ne contiennent pas de résidus à des concentrations supérieures aux LMR fixées. Le projet a pour objectif d’évaluer les déplétions de résidus de médicaments ou d'additifs vétérinaires administrés aux bovins, ovins, caprins, porcins, lapins, équins et volailles.

Bénéfices attendus

Le bénéfice attendu des études de déplétion de résidus est la sécurité alimentaire des consommateurs. En effet, le respect du temps d’attente permet de garantir l’absence de résidus dans les denrées alimentaires ou une teneur en résidus en dessous de la LMR. Le temps d'attente d’un médicament est le temps nécessaire entre la dernière administration du médicament vétérinaire et l’obtention dans les denrées d’une quantité de résidus en quantités inférieures aux LMR. Ce délai est indiqué sur l’étiquetage des médicaments ainsi que sur l’ordonnance.

Procédures

La procédure prévoit des manipulations simples des animaux (pesée, examen clinique) pour lesquelles aucune souffrance ou angoisse particulière ne sont attendues. L'administration des traitements de l'étude (en dehors de l'administration dans l'eau de boisson) implique une contention de l'animal pouvant induire un stress. Le matériel de contention sera adapté à chaque espèce (cornadis, cages à contention, licols) afin de limiter le stress des animaux et d'assurer la sécurité du personnel. Aucun prélèvement n'est prévu sur animaux vigiles. Les oeufs sont ramassés dans les nids après la ponte. Le lait provient de la traite bi-quotidienne.

Impact sur les animaux

Les souffrances attendues dans ce projet correspondent à la douleur liée à l'administration du traitement (par voie intraveineuse, intramusculaire, orale, sous-cutanée, per cutanée, intravaginale ou intrarectale, intramammaire). Ces souffrances sont considérées "légères". Par ailleurs, le transport et la manipulation des animaux (pesée, contention pour administration du traitement ou euthanasie) peuvent induire un stress. Les études de déplétions de résidus sont conduites avec la formulation finale du produit (celle qui sera mise sur le marché). Les effets indésirables sont donc connus, et "acceptables" pour la commercialisation du produit.

Devenir

La majorité des animaux entrants dans ce projet seront euthanasiés en fin de procédure soit pour prélèvements de tissus, soit parce qu'ils ont reçus un produit sans autorisation de mise sur le marché. Dans le cas où les animaux reçoivent un produit avec AMM utilisé à la posologie décrite dans l'AMM, les animaux peuvent être ré-utilisés dans une autre procédure, replacés ou adoptés, après avis du vétérinaire.

Remplacement

L'utilisation de modèles in-vitro, ex-vivo ou de simulations informatiques ne permet pas de répondre aux objectifs du projet. En effet, la déplétion des résidus de médicaments ou d'additifs alimentaires ne peut être évaluée qu'après administration du produit à des animaux vivants. La rétention et l'élimination des résidus est un processus complexe ne pouvant pas être modelisé informatiquement. Les études de déplétion de résidus sont nécessaires au dossier de demande d'autorisation de mise sur le marché de médicaments vétérinaires destinés aux animaux producteurs de denrées alimentaires et doivent être réalisées chez l'espèce cible correspondant aux indications thérapeutiques du produit à tester. Il n'y a donc pas d'alternative à l'utilisation d'animaux.

Réduction

Les effectifs animaux minimaux sont fixés par la réglementation (VICH GL48, CVM GFI #207 ou 10.2903/j.efsa.2017.5022). Concrètement, le nombre d'animaux est fixé par le Donneur d'ordre de l'étude en fonction des données en sa possession (études de déplétion de résidus du produit testé conduites sur d'autres espèces ou études de "proof-of-concept" chez l'espèce cible ou données bibliographiques). En principe, le nombre d'animaux utilisé est calculé de telle sorte que l'expérimentation soit interprétable, en tenant compte de la variabilité biologique individuelle. Il n'y a pas de groupe non-traité dans les études de résidus.

Raffinement

Les conditions d'hébergement seront adaptées aux besoins physiologiques des animaux et leur permettront d'exprimer le plus possible leur gamme normale de comportements. De plus, la contention sera réalisée par du personnel expérimenté à l'aide de matériel adapté (cornadis, couloir/cage de contention, licol, plaque...) et visera à minimiser le stress des animaux. Le bien-être des animaux sera évalué quotidiennement par le personnel en charge des animaux (animaliers et/ou vétérinaires). En cas de douleur (liée ou non aux procédures expérimentales), des points-limites adaptés ont été définis afin de limiter et de prendre en charge précocement toute souffrance.

Choix des espèces

Dans le cadre d’essais réglementaires pour la mise sur le marché de médicaments vétérinaires, l’étude doit être menée sur l’espèce cible. Pour les études résidus ‘viande’, des animaux jeunes adultes seront généralement utilisés. Dans le cas de produits vétérinaires destinés aux ruminants de tous âges, deux études séparées seront réalisées, une sur l’animal pré-ruminant et l’autre sur l’animal ruminant, pour tenir compte des différences physiologiques à ces deux stades de développement. Pour les études résidus ‘lait’ et ‘œufs’, les animaux utilisés seront à un stade physiologique compatible avec une production de lait ou d’œufs par l’animal.