Rongeurs
Evaluation de la réponse immunitaire et de l’innocuité des produits immunologiques (sur modèles rongeurs) destinés à protéger des espèces domestiques par l’analyse de marqueurs biologiques
- Recherche appliquée
- Maladies animales
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
Cochons d'Inde : 200
Hamsters dorés : 1000
Le projet sert à constituer les dossiers d'autorisation de mise sur le marché de vaccins vétérinaires destinés aux espèces domestiques. 3 000 souris, 1 000 hamsters dorés et 200 cobayes, soit 4 200 rongeurs, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, chacun recevant jusqu'à quatre injections espacées de 48 heures et des prélèvements sanguins tous les quatorze ou quinze jours. Les injections provoquent des rougeurs, des œdèmes, des nodules ou des démangeaisons, une perte de poids, un poil hérissé et une baisse d'activité, effets que le porteur annonce répétés au fil des administrations. 3 700 de ces rongeurs sont tués pour des prélèvements terminaux, dont certains par voie intracardiaque, et 500 peuvent être adoptés après avis vétérinaire, le porteur situant le passage au tout in vitro comme "l'ambition ultime et à très long terme" de l'entreprise.
Objectifs
Ce projet s'inscrit dans les premières étapes de création de nouveaux vaccins et produits stimulant l'immunité -Son objectif principal est d'étudier la sécurité (tolérance par l'organisme) et la capacité à déclencher une réponse immunitaire protectrice de ces futurs vaccins chez le rongeur avant leur administration chez les espèces auxquelles se destinent ces produits. -Les données recueillies permettront de définir les meilleures conditions d'utilisation du produit et d'éliminer les produits qui n'est pas conforme en termes de réponses et de tolérance — notamment la dose la plus efficace, la façon de l'administrer, et la sélection des bons ingrédients complémentaires (adjuvants et excipients) — afin d'orienter la suite de son développement.
Bénéfices attendus
Ce projet contribue au développement et à la mise à disposition de produits immunologiques sûrs et efficaces auprès des vétérinaires et des propriétaires d’animaux de compagnie en accord avec les requis pour la mise sur le marché de ces produits. Ce projet s’inscrit dans la prévention de maladies pouvant être graves et causer de la souffrance animale et des zoonoses. Les produits immunologiques ainsi développés permettent de protéger les espèces domestiques contre un agent pathogène par la réduction des signes cliniques de maladie voire la mortalité ainsi que par la réduction de sa propagation auprès de ses congénères et de l’Homme (dans le cas de zoonoses). Dans le cadre du développement de nouveaux produits ou de l’amélioration de produits existants sur le marché, les bénéfices envisagés de ces procédures seront la meilleure connaissance et compréhension du fonctionnement de ces produits (dose, voie d’administration, adjuvants/excipients, efficacité, mécanisme d’action) ainsi que la réalisation des études nécessaire à la constitution du dossier d’autorisation de mise sur le marché (AMM).
Procédures
Le nombre d’interventions dépend de l’objectif de chaque étude. La durée de présence des animaux dans le projet varie de 1 jour à 3 mois, avec une durée moyenne de 28 jours. Les nuisances liées aux interventions sont les suivantes : ● Administrations (Vaccinations) : Les animaux reçoivent une ou plusieurs administrations de produit immunologique. Chaque acte dure entre 3 et 30 secondes. Entre chaque administration, un minimum de 48 heures est respecté ainsi qu’un site d’injection différent. ● Suivis et prélèvements simples : Des prélèvements sanguins sont effectués de manière régulière (souris : 1 prélèvement tous les 14 jours / hamster : 1 prélèvement tous les 14 jours / cobaye : 1 prélèvement tous les 15 jours selon le poids ou 1 fois par mois) , d'une durée de 10 à 30 secondes chacun sous anesthésie. ● Les contraintes de manipulation, le stress lié à la contention et la séparation temporaire d'avec les congénères constituent des nuisances transitoires. Inhérents au suivi de base, ces désagréments sont de courte durée et ne s'étendent que sur quelques heures. L'ensemble de ces interventions est réalisé par du personnel qualifié afin de minimiser le stress et la durée de contention des animaux.
Impact sur les animaux
Les administrations de produits (produit testé, anesthésiques ou traitements) par voies parentérales sont des injections réalisées sur l'animal vigile, entraînant une douleur légère et transitoire. Suite à ces administrations, les animaux peuvent présenter des réactions locales transitoires au site d’injections telles que des rougeurs, des gonflements (œdèmes, nodules) ou des démangeaisons (prurit). Des réactions générales passagères peuvent également être observées, incluant une perte de poids (selon le modèle), une baisse de la consommation alimentaire ou des signes d'inconfort comme un hérissement des poils (aspect ébouriffé) et une baisse d'activité. En raison du schéma vaccinal prévoyant des administrations multiples (jusqu'à 4 injections/minimum 48h entre chaque injections et changement de site d’injection pour chaque injection), ces nuisances sont susceptibles d'être répétées au cours de la procédure et seront suivie au cours de l’observation quotidienne des animaux. Les contraintes de manipulation, le stress lié à la contention et la séparation temporaire d'avec les congénères constituent des nuisances transitoires. Inhérents au suivi de base, ces désagréments sont de courte durée et ne s'étendent que sur quelques heures. La caractérisation de l’immunogénicité des candidats vaccins s’appuie sur des prélèvements sanguins, de suivi ou terminaux, dont les modalités d’exécution sont définies selon l’objectif de l’étude. Afin de limiter les nuisances, ces actes pourront être effectués sous une anesthésie générale profonde ou légère, selon la voie d’accès (veine saphène, veine jugulaire, veine mandibulaire ou par voie intracardiaque).
Devenir
L'issue pour les animaux inclus dans ce projet est définie selon deux orientations possibles, privilégiant systématiquement les principes de Réduction et de Réhabilitation : 1. Placement (Adoption) Les rongeurs pour lesquels un prélèvement terminal n’a pas été réalisé et après confirmation par le vétérinaire que leur état de santé et leur comportement permettent une vie domestique, conformément à la réglementation en vigueur. 2. Mise à mort pour prélèvements terminaux Les rongeurs seront euthanasiés par une méthode humaine pour les nécessités de l'étude : ● Analyses approfondies : Collecte de sérum, tissus et organes pour caractériser la réponse immunitaire et les mécanismes d'action. ● Développement de méthodes alternatives : Utilisation des échantillons pour mettre au point des tests sérologiques in vitro (tests de libération), visant à terme le remplacement des épreuves virulentes sur animaux.
Remplacement
L'absence de méthodes alternatives validées capable de reproduire la complexité systémique d'un organisme vivant rend nécessaire l'utilisation du modèle animal pour caractériser l'innocuité et l'efficacité des produits immunologiques. Ce protocole est indispensable pour répondre aux exigences réglementaires précliniques. Ce projet vise spécifiquement le recueil exhaustif de données pour remplacer les infections expérimentales lors des tests de libération de lots par des suivis d'immunogénicité (prises de sang). Si le passage au tout in vitro demeure l'ambition ultime et à très long terme de l’entreprise, le présent projet constitue l'étape intermédiaire indispensable de collecte de données pour y parvenir.
Réduction
Le nombre d’animaux a été dimensionné pour répondre aux exigences de la Pharmacopée Européenne et de la réglementation, tout en garantissant la validité scientifique des résultats. Pour les premières études de développement (préclinique préliminaire), les effectifs sont déterminés sur la base de données bibliographique, de modèles similaires et de l'historique de projets antérieurs. Au fur et à mesure de l'avancement vers les phases réglementaires, ces effectifs sont affinés grâce à une approche statistique (calcul de risque et de puissance), permettant de réduire au strict minimum le nombre d’animaux par lot. L'estimation globale sur 5 ans intègre une planification pluriannuelle afin d'optimiser l'utilisation de ces lots. Enfin, dans une démarche de réduction active, la mutualisation des groupes témoins est systématiquement privilégiée dès que possible : évaluer plusieurs produits simultanément permet de partager un groupe contrôle unique, réduisant ainsi de manière significative le nombre total d'animaux inclus dans le projet.
Raffinement
Les animaux bénéficient d'un hébergement en groupe et d'un enrichissement du milieu adapté à l’espèce (abris, matériel de nidification), garantissant ainsi leur confort social et physique. Une phase d'acclimatation systématique et adaptée précède le début de chaque essai. Afin de minimiser la douleur et le stress, les procédures invasives, telles que les prélèvements de sang de suivi, sont réalisées sous anesthésie générale légère, associée si nécessaire à une analgésie adaptée. Les prélèvements sanguins terminaux sont, quant à eux, systématiquement effectués sous anesthésie générale profonde, également couplée à une analgésie. En amont de toute administration, la sûreté des produits (candidats vaccins ou immunostimulants) est garantie par une caractérisation et un contrôle préalable in vitro (vérification de la stérilité et de l'inactivation microbiologique). Enfin, ce projet repose sur l'application stricte de points limites spécifiques, prédéfinis pour l’innocuité des produits immunologiques selon le modèle utilisé. Basés sur des scores cliniques objectifs, ces points limites garantissent une prise en charge précoce, une sortie de procédure ou, en dernier recours, une euthanasie anticipée, afin d'éviter toute douleur ou détresse inutile
Choix des espèces
Le choix des espèces repose sur les exigences de la réglementation. - La souris est sélectionnée pour la richesse des outils d'analyse disponibles et des données préexistantes, évitant ainsi la duplication d'essais inutiles. - Le hamster est retenu pour sa sensibilité spécifique à certains microbes, garantissant une meilleure application des résultats d'efficacité du vaccin. - Le cobaye constitue un modèle de référence par sa proximité physiologique avec l’espèce cible et est souvent requis par la réglementation pour valider l'efficacité et la sécurité des produits. Ces modèles de petite taille optimisent la fiabilité scientifique grâce à un contrôle rigoureux des paramètres expérimentaux et présentent un comportement immunitaire pertinent par rapport aux espèces de destination. Cette approche garantit une évaluation solide de la protection vaccinale dans un organisme vivant. Concernant les stades de développement, les études seront réalisées sur des animaux jeunes (sevrés) ou adultes, conformément à la réglementation en vigueur et aux données scientifiques existantes.
La production intestinale de glucose comme signal régulateur central de l’activité physique
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
À sept jours de vie, un fragment de 1 mm du pavillon de l'oreille est prélevé sur les souriceaux pour les génotyper. Parmi les 672 souris utilisées, une partie porte une modification génétique qui empêche son intestin de produire du glucose et s'accompagne d'une légère anxiété, et le porteur indique que les régimes riches en fibres et en protéines leur sont néfastes. Dix-huit semaines d'alimentation hypercalorique provoquent surpoids, obésité et diabète, et les souris courent 46 minutes trois fois par semaine pendant deux mois sur un tapis, avec des tests de force et des tests d'endurance allant jusqu'à cinquante minutes, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Toutes sont tuées après six heures de jeûne pour prélever du sang et des tissus, le porteur concluant que l'utilisation de la souris reste "indispensable" faute de méthode reproduisant la coordination entre muscles et nerfs, la motivation à l'effort ou la fatigue.
Objectifs
L’obésité affecte le fonctionnement de nombreux organes et augmente le risque de maladies comme le diabète, les problèmes de foie gras (stéatose hépatique) ou encore certains troubles du comportement (stress, anxiété). Chez l’Homme comme chez les rongeurs, manger trop (en quantité et en apport calorique) conduit au surpoids, voir à l’obésité, et provoque souvent une baisse de l’activité physique. Cette baisse favorise d’autant plus la prise de poids. C’est pourquoi, combiner une activité physique régulière avec une alimentation équilibrée est un moyen efficace pour lutter contre l’obésité. L’activité physique joue aussi un rôle important dans la santé intestinale et la composition des bactéries intestinales (microbiote). Ce projet s’intéresse particulièrement à une fonction biologique appelée production intestinale de glucose (PIG), par laquelle l’intestin fabrique du sucre (glucose). Nous avons montré que les effets bénéfiques anti-obésité et anti-diabète des fibres et des protéines passent par l’activation de cette fonction. Mais la PIG ne se limite pas à son rôle métabolique. Grâce à une communication entre l’intestin et le cerveau, elle protège les souris de l’obésité et de ses conséquences, tant sur le plan métabolique que comportemental. Elle prévient l’obésité, le diabète et les troubles du foie gras, mais elle réduit aussi le stress et l’anxiété. Par exemple, dans des tests de comportement, les souris avec une PIG activée explorent plus et se déplacent plus vite, tandis que celles sans PIG présentent des troubles métaboliques et comportementaux, même avec une alimentation saine. Ces observations suggèrent un lien étroit entre cette fonction intestinale et l’activité physique. Nous faisons donc deux hypothèses : 1. La PIG pourrait favoriser l’activité physique spontanée et améliorer les performances. 2. À l’inverse, l’activité physique pourrait stimuler la PIG, renforçant ainsi ses effets anti-obésité. Pour tester ces hypothèses, nous proposons d’étudier si la PIG peut augmenter l’activité physique et si l’activité physique peut, en retour, activer la PIG, contribuant ainsi à la lutte contre l’obésité.
Bénéfices attendus
Les résultats de ce projet permettront de compléter les travaux sur les effets bénéfiques de la PIG et de mieux comprendre cette fonction intestinale, afin de la proposer comme cible thérapeutique intéressante contre l’obésité et ses complications.
Procédures
Pour déterminer le génotype des souris génétiquement modifiées nécessaires à l’étude, un petit bout du pavillon de l’oreille (1mm) sera prélevé pour analyser leurs gènes. La durée du geste est de quelques secondes. Une partie des souris recevront une injection quotidienne sous la peau pendant 5 jours. Chaque injection dure quelques secondes par souris. L’activité spontanée et les performances physiques des animaux seront évaluées lors de tests de force (15 secondes, 2 fois) et d’endurance. Lors de ces tests, les souris seront partiellement isolées pour évaluer leur activité spontanée (3 jours, 2 fois), et seront entrainées (46 minutes, 3 fois par semaines, 2 mois) et/ou testées (50 minutes maximum, 2 fois) sur un tapis de course. Les souris seront nourries avec une alimentation normale, riche en fibres, riche en protéines ou hypercalorique pendant 14 semaines pour les 3 premières, et 18 semaines pour l’alimentation hypercalorique. En fin de procédure, une partie des souris seront mises à jeun pendant 6h et, un prélèvement sanguin rapide (15secondes) sera effectué juste avant la mise à mort. L’autre partie recevra une injection d’analgésiques sous la peau (10 secondes) avant la mise à mort des souris qui sera réalisée par l’injection d’un médicament à visée euthanasique.
Impact sur les animaux
A l’âge de 7 jours, on prélève un petit morceau du pavillon de l’oreille pour analyser l’ADN des souris génétiquement modifiée. Ceci entraine une légère douleur et un stress lié à la contention des nouveau-nés mais le geste est rapide (quelques secondes). Vers 7-8 semaines, elles recevront une injection quotidienne (piqure sous la peau, 5 jours). L’injection est rapide mais peut entrainer une légère douleur et un léger stress. Le phénotype des animaux génétiquement altérés comprend une incapacité de l’intestin à produire du glucose ainsi qu’une légère anxiété. Les fibres et protéines sont bénéfiques pour les souris ayant une production intestinale de glucose fonctionnelle, mais sont néfastes lorsque qu’elle ne l’est pas. L’alimentation hypercalorique provoquera un surpoids/obésité et un diabète, qui sera observé plus tôt en l’absence de production intestinale de glucose, mais pas plus grave. Les tests d’endurance sur tapis de course pourront créer un stress chez les souris qui seront interrompus dès que l’animal est fatigué (endurance maximale) ou s’il refuse de courir. L’isolement partiel nécessaire à l’évaluation de l’activité physique spontanée pourra engendrer un léger stress. A la fin de l’expérience, les souris seront mises à jeun pendant 6h, ce qui peut affecter leur bien-être et augmenter leur un stress. La prise de sang, qui nécessite une piqûre et une contention, cause aussi une légère douleur et du stress.
Devenir
Afin de caractériser les effets de l’activation de la PIG sur l’activité physique et inversement, plusieurs tissus devront être récupérés pour des analyses moléculaires et histologiques. Pour cela tous les animaux seront mis à mort selon une méthode respectant les règles éthiques pour prélèvement de sang et de certains tissus.
Remplacement
Même si l’on peut maintenant modéliser le fonctionnement de plusieurs organes en laboratoire, cette étude nécessite l’utilisation d’animaux car le glucose produit dans l’intestin agit sur l’ensemble du corps et implique des communications entre différents organes. Pour atteindre les objectifs de ce projet, il est nécessaire d’évaluer la motricité, l’endurance et l’activité physique dans un organisme vivant. Aujourd’hui, il n’existe aucune méthode en laboratoire ou sur ordinateur capable de reproduire de manière fiable la coordination entre muscles et nerfs, la motivation à l’effort, la fatigue ou les adaptations physiologiques observées dans ces tests. Ces méthodes alternatives peuvent étudier certains mécanismes moléculaires ou métaboliques, mais elles ne peuvent pas refléter le comportement moteur global ni les interactions entre les systèmes nerveux, musculaire et cardiovasculaire. Pour ces raisons, l’utilisation de la souris reste indispensable pour répondre aux objectifs scientifiques du projet.
Réduction
Le projet utilisera un nombre de souris calculé au plus juste pour répondre aux objectifs scientifiques tout en limitant le recours aux animaux. Nous travaillerons avec des souris transgéniques (avec la PIG modifiée) et leurs témoins issus de la même portée, ce qui réduit le besoin d’autres animaux. Les mâles et les femelles seront étudiés pour vérifier si les effets de la PIG diffèrent selon le sexe. Si aucune différence n’est observée entre les sexes, les mâles et les femelles pourront à l’avenir être regroupés dans des mêmes groupes expérimentaux, indépendamment du sexe. Après les expériences, certains tissus seront conservés dans une banque pour des analyses futures, évitant ainsi l’utilisation de nouveaux animaux. A noter, que grâce à l’utilisation d’échantillons déjà présents dans notre collection (issus de projets précédents), nous avons déjà pu commencer l’étude des effets de la PIG sur le métabolisme musculaire (sans entrainement). Au total, 672 souris au maximum seront nécessaires pour ce projet
Raffinement
Toutes les procédures ont été pensées pour réduire le stress et la douleur des souris. Les animaux seront hébergés en groupes dans des cages enrichies, manipulés régulièrement par du personnel qualifié et transférés avec un tunnel pour limiter l’anxiété. Ils seront observés quotidiennement et pesés 2 fois par semaine, et leur état de santé et de bien-être sera suivi à l’aide d’outils spécifiques (ayant recours à l’échelle de grimace des souris). Les tests comportementaux seront précédés d’une période d’habituation, et toute souris montrant des signes de détresse, de fatigue ou de blessure verra le test interrompu immédiatement. Des anesthésiques et analgésiques seront utilisés pour limiter la douleur dans les procédures concernées. Des mesures spécifiques ont été prévues pour réduire l’isolement et l’inconfort, par exemple l’isolement partiel avec vision des congénères pour l’activité spontanée, ou l’utilisation de signaux non douloureux pour le tapis de course. Enfin, les tissus prélevés seront conservés dans une banque de tissus, ce qui permettra de réaliser certaines analyses à l’avenir sans utiliser de nouveaux animaux. Ces mesures garantissent que les procédures respectent le principe de raffinement en limitant au maximum la souffrance et le stress des animaux tout en permettant d’atteindre les objectifs scientifiques.
Choix des espèces
Le choix de l’espèce s’est orienté vers la souris car les études réalisées sur des vertébrés inférieurs tels que le poisson, montrent que les régulations de la production de glucose par l’organisme ne sont pas les mêmes que chez les mammifères. De plus, le modèle de souris transgéniques utilisé n’a été réalisé que dans cette espèce grâce à la transgenèse ciblée et inductible. Les outils d’analyses moléculaires, comme des anticorps, spécifiques de la souris sont disponibles en laboratoire. Une biopsie de l’oreille pour génotypage sera réalisée chez les nouveau-nés âgés de 7-10 jours. Le reste de l’étude sera réalisé chez des souris âgés de 12 semaines.
Développement d’un modèle Murin pour l’étude de l’hypertension pulmonaire dans le syndrome d’overlap 2/2
- Recherche appliquée
- Troubles respiratoires
270 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, chacune passant seize semaines privée d'oxygène huit heures par jour ou jusqu'à vingt-quatre heures par jour, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance allant du léger au modéré, une partie étant menée sous anesthésie sans réveil. Certaines reçoivent en plus un régime riche en graisses pendant seize semaines pour devenir obèses, puis des injections de glucose ou d'insuline suivies de six gouttes de sang prélevées en deux heures après incision de la queue, et une échographie cardiaque sous anesthésie. Juste avant la mise à mort, la pression à l'intérieur du cœur est mesurée pendant cinq minutes, le cœur et les poumons étant ensuite prélevés. Aucun traitement n'est testé ici, le porteur écrivant que l'évaluation directe de traitements dépasse les objectifs immédiats du projet, les bénéfices annoncés étant renvoyés à de futurs essais sur un syndrome pour lequel aucun traitement n'a démontré son efficacité.
Objectifs
Développer un modèle original et innovant reproduisant certains mécanismes du syndrome d’overlap. Ce syndrome est défini par une bronchopneumopathie chronique obstructive liée à un manque d’oxygène dans le sang couplé à un syndrome d’apnées obstructives du sommeil. Ce syndrome d’overlap sera mis au point avec ou sans obésité, afin d’identifier les déterminants biologiques de l’hypertension pulmonaire et d’explorer des pistes thérapeutiques ciblées dans de futurs projets.
Bénéfices attendus
Perspective d'application ou de développement éventuel de ce travail et incidences éventuelles sur la santé respiratoire : La mise au point de ce modèle murin inédit, combinant spécifiquement un manque d’oxygène chronique et intermittent, ainsi que l'obésité induite par régime, ouvrira des perspectives significatives tant sur le plan scientifique que clinique. Ce modèle permettra une caractérisation fine et détaillée des voies biologiques clés impliquées dans le développement de l'hypertension pulmonaire et des complications cardiaques du syndrome d’overlap. Grâce au développement de ce modèle préclinique robuste (en cas de succès du projet), il sera par exemple possible de tester de manière pertinente des stratégies thérapeutiques ciblées, actuellement utilisées dans l’hypertension artérielle pulmonaire, et qui pourraient être transposées dans le syndrome d’overlap pour lequel aucun traitement spécifique n’a démontré son efficacité actuellement, comme en témoigne notamment l’échec récent de l’essai clinique utilisant le tréprostinil inhalé. Ainsi, le modèle murin que nous développons permettra non seulement d’explorer et comparer l’efficacité des différentes voies thérapeutiques potentielles dans le contexte spécifique du syndrome d’overlap, mais aussi de mieux identifier les approches thérapeutiques les plus prometteuses pour de futurs essais cliniques chez l’homme. Bien que l’évaluation directe de traitements dépasse les objectifs immédiats du présent projet, elle constitue une perspective importante de notre recherche à venir.
Procédures
Les animaux seront soumis à un manque d’oxygène intermittent (8h/jour) et/ou chronique (16 à 24h/j) pendant 16 semaines. Certains animaux pourront également recevoir un régime riche en graisses durant 16 semaines pour induire une obésité. Afin de suivre leur glycémie et voir comment le glucose ou l’insuline sont régulés dans le sang, les animaux seront injectés avec du glucose ou de l'insuline (temps d’injection = 20 secondes) puis une goutte de sang sera prélevée de façon répétée 6 fois durant 2h. Une échographie du coeur associée à un électrocardiogramme seront réalisés sous anesthésie générale (15-20min). Juste avant la mise à mort de l’animal, sous anesthésie et analgésie, la pression à l’intérieur du cœur sera mesurée durant 5 minutes.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables généralement observés sont principalement dus au manque d'oxygène. Une augmentation de la fréquence respiratoire avec essoufflement et perte de poids s'observent les premiers jours d'exposition. Par la suite les animaux s'adaptent à ce changement d'ambiance. Les tests pour mesurer la régulation du taux de sucre dans le sang (= tests métaboliques) étant induits par une injection, une douleur minime peut se produire au site d'injection. Les animaux étant mis à jeun avant les tests métaboliques, cela peut induire un stress léger et de l'inconfort. Aussi, le suivi de la glycémie pendant ces tests se faisant à l'extrémité de la queue après une légère incision, une légère douleur et du stress peuvent être observés à ce moment-là. Un des tests métaboliques provoque une hypoglycémie transitoire contrôlée. Enfin l'obésité induite par le régime peut provoquer des mouvements plus compliqués pour l'animal mais aucune gêne majeure n'a été observée dans les précédentes études. Un stress légé peut-être associé à l'anesthésie nécessaire à l'échographie du coeur, l'électrocardiogramme et le transfert des animaux entre les deux animaleries. Le cumul de l'obésité et de l'exposition à l'hypoxie intermittente et stationnaire peut augmenter les effets mais c'est le but de l'étude.
Devenir
Les animaux sont mis à mort en fin d’expérimentation pour permettre l’analyse (moléculaire, cellulaire et histologique) du coeur et des poumons (nécessité de prélever les organes). Une mutualisation des prélèvements pour d'autres analyses ou mises au points techniques pourra être faite avec d'autres chercheurs du laboratoire.
Remplacement
L'objectif de recherche est d'étudier et comprendre les mécanismes moléculaires et cellulaires impliqués dans le développement du syndrome d'overlap. Le recours à des animaux est indispensable et se justifie par la nécessité d'étudier la fonction cardiaque, la réactivité des vaisseaux, l'étude des tissus des poumons dans un contexte physiologique et pathologique. Ce projet se justifie également par l'impossibilité de simuler ex vivo la mise en place d'une hypertension pulmonaire puis d'une altération du cœur à droite chez l'humain qui est un processus multifactoriel complexe.
Réduction
Lorsque les animaux seront mis à mort en fin d'expérimentation après le cathétérisme pour évaluer la fonction du coeur et des vaisseaux, les tissus prélevés (coeur et poumons) seront stockés pour une utilisation directe mais aussi ultérieure, pour des études mécanistiques plus poussées (surplus de tissu) Des expériences de biochimie et biologie moléculaire à partir des différents tissus collectés et des études sur cellules isolées seront effectuées. Les calculs de puissance ont été faits en utilisant le logiciel GPower en amont de la manipulation pour réduire au maximum le nombre d'animaux inclus dans l'étude et les tests statistiques ad hoc seront utilisés pour analyser les résultats et identifier les différences attendues le cas échéant.
Raffinement
Tout au long du déroulement des expériences, une observation quotidienne de l’état clinique des souris utilisées sera assurée. Toutes les procédures seront pratiquées sous anesthésie générale et couverture analgésique adaptées aux actes pratiqués. Des points limites spécifiques ont également été mis en place. Les souris à euthanasier seront placées dans une salle isolée du reste des souris et les manipulations posteuthanasies seront réalisées dans une troisième pièce. Pour les tests de cathétérisme, des animaux de réutilisation pourront être utilisés.
Choix des espèces
Le choix de l’espèce s’est oriente vers la souris car c’est le modèle actuellement le plus utilisé pour modéliser le syndrome d'apnées obtructives du sommeil dans notre laboratoire. Nous avons donc des données robustes associées à celui-ci. Aussi, notre dispositif d'exposition à l'hypoxie ne permet que l'utilisation des rongeurs. Nous utliserons pour ce projet des souris qui répondent également bien au régime induisant une obésité utilisé dans ce projet. Les données de la litérature montrent également que ce modèle est pertinent pour le projet.
Utilisation de nanoparticules lipidiques pour étudier le développement cérébral dans des modèles de souris
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Oncologie
- Système nerveux
Une partie des 1 220 souris utilisées sont des femelles gestantes, dont l'abdomen est ouvert sous anesthésie de 45 minutes pour injecter des particules dans le cerveau de leurs embryons, une injection de cinq secondes qui peut tuer certains d'entre eux. D'autres souris adultes restent anesthésiées deux heures pour une chirurgie du cerveau de quinze minutes, et des souriceaux sont anesthésiés par hypothermie pendant dix minutes avant une injection. Ces procédures impliquent un niveau de souffrance modéré, et une autre partie du projet consiste à induire chez des souris témoins les mutations responsables de la microcéphalie pour en caractériser les défauts. Les femelles gestantes sont tuées pour prélever leurs embryons, et les embryons, souriceaux et adultes ayant subi une procédure sont tués pour prélèvement d'organes et analyses génétiques.
Objectifs
Notre laboratoire s’intéresse au développement du cerveau. Des anomalies génétiques chez l’homme affectant les processus de prolifération et de différentiation cellulaire peuvent entraîner des malformations cérébrales. Des études préliminaires nous ont permis de mettre au point des particules (PLA) ayant la faculté d’entrer spécifiquement dans les cellules en division du cerveau embryonnaire. Ce projet vise (i) à déterminer si ce type de PLA est pertinent pour développer une approche de thérapie génique au cours du développement. Nous voulons donc tester chez la souris, la capacité des PLA à compenser la perte de ce gène et corriger les anomalies de développement du cerveau qui lui sont associées. Nous voulons également (ii) utiliser cet outil pour étudier un autre type de malformation cérébrale, la microcéphalie, en induisant des mutations du gène responsable de cette pathologie chez des souris contrôles, afin de mieux caractériser les défauts liés à la perte de ce gène.
Bénéfices attendus
Le premier bénéfice attendu du projet est de déterminer si l’utilisation de PLA pour corriger une anomalie génétique constitue une approche thérapeutique valide. Le deuxième bénéfice est de comprendre les défauts développementaux qui apparaissent après une mutation d'un gène entraînant une microcéphalie chez l'humain.
Procédures
Des animaux adultes subiront une injection dans la queue d'une durée de 20 secondes. Des femelles gestantes subiront une anesthésie générale de 45 minutes au cours d’une chirurgie qui comprendra l’ouverture de l’abdomen et des points de suture. Des animaux subiront des injections d’une minute 1 fois par jour pendant 2 jours. Des embryons subiront une injection d’une durée de 5 secondes. Des animaux adultes subiront une anesthésie de 2 heures lors d’une chirurgie d'une durée de 15 minutes qui permettra l’injection des PLA dans le cerveau d’une durée de 4 minutes et des points de suture. Des souriceaux subiront une anesthésie par hypothermie de 10 minutes, et une injection d’1 minute. Des animaux subiront, au moment de la mise à mort, une anesthésie et analgésie générale terminale.
Impact sur les animaux
Les injections entraînent un stress léger et une douleur légère de quelques secondes. L’induction de l’anesthésie gazeuse lors des chirurgies entraîne un stress moyen de quelques secondes, une hypothermie, un déssèchement des yeux et une déshydratation. Les injections intra-cérébrale in utero peuvent entrainer la mort de certains embryons. L'anesthésie pour les injections stéréotaxique entraîne un stress léger de quelques secondes, une hypothermie et un déssèchement des yeux.
Devenir
Les femelles gestantes sont mises à mort pour prélèvement des embryons. Les embryons, nouveaux nés et animaux adultes qui ont subi une procédure sont mis à mort à l’issue de la procédure pour prélèvement d’organes et analyses génétiques et phénotypiques.
Remplacement
Les questions scientifiques posées dans le cadre de ce projet concernent le développement du cortex cérébral, un processus complexe qui ne peut être étudié que sur des cerveaux prélevés sur des embryons de mammifères. A l’heure actuelle, aucun modèle de culture cellulaire ne permet de reproduire l’ensemble des étapes de développement cortical ni d’en mimer la diversité cellulaire et les interactions qui s’y déroulent. Le modèle murin, en particulier la souris, constitue une référence dans ce domaine en raison de la richesse des outils génétiques disponibles et de la caractérisation fine des processus qui permettent le développement du système nerveux, ce qui en fait un modèle de choix pour la conduite de ces recherches.
Réduction
Les expériences seront réalisées avec le nombre minimal d’animaux nécessaires à l’obtention d’un résultat significatif déterminé par une approche statistique.
Raffinement
Tous les animaux seront maintenus dans un environnement enrichi avec eau et nourriture à volonté et en groupe social avant et après la procédure. Lors des actes chirurgicaux les souris, placées sur une plaque chauffante, seront anesthésiées et recevront des analgésiques en pré et en post-opératoire. Une litière spécifique, adaptée aux animaux opérés, sera utilisée afin de minimiser le risque d’infection post-opératoire. Un gel ophtalmique sera appliqué durant toute l’anesthésie pour prévenir le dessèchement des yeux et du PBS chauffé à 37°C sera administré aux femelles afin de prévenir la déshydratation. Après l'opération chirurgicale, la surveillance des animaux sera quotidienne afin de détecter d’éventuels signes de souffrance. Une grille de score d'évaluation des animaux sera mise en place. Une injection d'analgésique ou la mise à mort de l'animal sera réalisée en cas d’atteinte d’un ou de plusieurs points limites.
Choix des espèces
La souris représente un organisme modèle de choix pour mener des études sur le développement du système nerveux, principalement en raison de la similarité des mécanismes fondamentaux du développement du cerveau entre les rongeurs et l’humain. De plus, nous disposons d’outils adaptés à cette espèce permettant de répondre à nos questions scientifiques tels que les modèles génétiquement modifiés. Les femelles gestantes sont des adultes de 2 à 6 mois. Une expérimentation est menée sur des embryons entre les jours embryonnaires E12.5 et E15.5, ce qui correspond aux fenêtres d’expression de nos gènes d’intérêt. Une expérimentation se déroulera sur des animaux adultes, car la question à laquelle veut répondre cette expérimentation ne nécessite pas de stade de développement particulier. Des animaux utilisés dans une autre expérimentation seront injectés au jour post-natal P0 et mis à mort à P15 et P30. Cela nous permet d’étudier les effets de notre traitement sur les défauts qui apparaissent à ces stades.
Etude de la représentation neuronale et l’effet comportemental de la manipulation respiratoire MODIFICATION
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Une seconde chirurgie de deux à quatre heures trente, après une première d'une heure : 455 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue pour vérifier au microscope la position des électrodes implantées. Le rythme respiratoire de chacune est manipulé, ce qui leur impose une physiologie inhabituelle, et certaines reçoivent jusqu'à sept administrations d'agents anxiogènes ou panicogènes utilisés en psychiatrie. Les séances d'enregistrement, jusqu'à trois heures par jour pendant sept jours, se déroulent sur souris éveillée maintenue en contention, et une partie exécute en plus des tâches d'une à trois heures pendant plusieurs mois, portant sur la perception de la respiration, la prise de risque et l'apprentissage. Le porteur prévoit des points limites gradués à partir d'une grille de score, appliqués au suivi après chirurgie et à l'inconfort pendant les tâches, et annonce des doses minimales d'agents pharmacologiques.
Objectifs
La perception que nous avons de notre rythme respiratoire peut réguler nos états émotionnels. En effet, se concentrer sur sa respiration est une méthode de relaxation répandue et, au contraire, un emballement de la respiration peut provoquer des crises de panique. Cependant, le rythme respiratoire est lié à d’autres variables, comme l’activité physique, rendant difficile son analyse spécifique et limitant nos connaissances sur les mécanismes neuronaux de la perception respiratoire. Ce projet, réalisé chez la souris, a 4 objectifs (1) Développement d’une méthode de manipulation du rythme respiratoire pour pouvoir étudier spécifiquement la perception de la respiration. (2) Mesurer comment le cerveau représente l’information respiratoire. Pendant les stimulations respiratoires, nous enregistrerons chez la souris de grandes populations de neurones. Ces mesures permettront de relier l’activité neuronale aux stimulations respiratoires. (3) Evaluer le rôle du cortex dans l’utilisation de l’information respiratoire. Nous nous intéressons au cortex car les études chez l’humain ont mis en évidence son implication dans les dérégulations de la percéption du corps liée à l’anxiété. Nous effectuerons 3 tâches permettant de mesurer différents aspects de l’impact de la respiration : la perception respiratoire, l’effet de la respiration sur la prise de risque et sur l’apprentissage respectivement. (4) Evaluer l’impact de molécules utilises en psychiatrie dans l’utilisation de l’information respiratoire. Dans les trois même tâches que (3), nous évaluerons si 4 agents pharmacologiques impliqués dans l’anxiété ou la panique modifient l’impact du rythme respiratoire sur le comportement de l’animal. Ces objectifs contribueront, à plus long terme, à une meilleure compréhension de l’impact de la respiration sur les émotions et certaines maladies psychiatriques.
Bénéfices attendus
La perception que nous avons de l’état de notre corps, et en particulier notre respiration, repose sur un sens, appelé intéroception. Ce sens nous permet de répondre aux besoins de notre corps (repos, alimentation, régulation cardio-vasculaire…) mais participe aussi à nos prises de décision et à nos états émotionnels. En effet, se concentrer sur sa respiration est une méthode de relaxation répandue et, au contraire, un emballement de la respiration peut provoquer des crises de panique. Cependant les bases neuronales qui nous donnent accès à l’intéroception sont mal connues. Le bénéfice principal de ce projet est d’établir un modèle animal de la perception intéroceptive respiratoire ce qui permettra d’adresser trois questions importantes sans réponse à l’heure actuelle : - Quelle est la précision de la perception intéroceptive respiratoire en comparaison avec les autres sens (audition) ? - Comment la respiration influence-t-il le comportement émotionnel et il y a-t-il un lien avec les maladies psychiatriques? - Quelles zones cérébrales sont fonctionnellement impliquées dans la perception respiratoire ? L’impact du contrôle de la respiration est très variables entre individus. Avoir un modèle animal de cette perception permettra donc d’une part d’identifier les bases neuronales pour mieux comprendre et contrôler la variabilité chez l’humain et de tester des hypothèses mécanistiques.
Procédures
Tous les animaux sont soumis à deux chirurgies. La première chirurgie dure 1heure, la deuxième entre 2 et 4h30. Les animaux sont également soumis à des sessions d’enregistrement chez l’animal éveillé allant jusqu’à 3h pendant un maximum de 7 jours avec maximum une session par jour, chaque session étant espacée d’au moins 12h. Pendant ces sessions, les animaux sont maintenus en contention mais peuvent exprimer divers comportements (course sur une roue, sommeil, toilettage). Un sous-ensemble d’animaux feront également des tâches comportementales d’une à trois heures sur une durée pouvant aller jusqu’à plusieurs mois selon la vitesse à laquelle les animaux acquièrent la tâche. Il y a au maximum une session par jour, chaque session étant espacée d’au moins 12h. Pendant les sessions d’enregistrement, certains animaux reçoivent l’administration d’un agent pharmacologique utilisé en psychiatrie (anxiogène, anxiolytique, panicolytique ou panicogène). Nous effectuons au plus une administration par jour chaque session étant espacée d’au moins 12h. Il y aura au maximum 7 administrations par animal.
Impact sur les animaux
Suite à la chirurgie, les animaux peuvent présenter une activité réduite et ressentir une douleur légère à modérée au niveau de la zone opérée. Le protocole de contention peut engendrer l’inconfort chez l’animal. Un sous ensemble d’animaux recevra l’administration d’agents pharmacologiques qui pourraient augmenter soit l’anxiété soit la sensation de panique. Pendant le projet, nous allons modifier le rythme respiratoire ce qui pourrait imposer une physiologie inhabituelle pour l’animal et donc un stress et réaliser des tests comportementaux qui peuvent induire une gêne aux animaux. MODIFICATION: [Les animaux sont hébérgés à plusieurs mais en cas de dégradation des implants par les congéneres les animaux peuvent être co-hébérgés dans une cage commune avec séparateur, ce qui peut engendrer un stress, ce qui peut engendrer un stress dû au changement de conditions.]
Devenir
La mise à mort est nécessaire pour pouvoir effectuer l’analyse histologique sur le cerveau afin de vérifier la position des électrodes implantées.
Remplacement
Ce projet vise à comprendre comment le cerveau réagit à l’état du corps et donc nécessite une interaction intacte entre les deux, il est donc impossible d’utiliser des neurones en culture ou tout autre modèle in vitro ou in silico. De plus, afin de relier l’activité respiratoire à l’état émotionnel et la prise de décision, il est essentiel d’effectuer notre étude chez un animal éveillé qui montre une grande diversité d’états et effectue des tâches de décision.
Réduction
Utilisation de méthodes à haut rendement : Les souris sont particulièrement adaptées à l’étude grâce aux outils performants d’enregistrement de l’activité éléctrique du cerveau et de leurs variables corporelles qui existent. Ces outils permettent d’obtenir très efficacement de grandes populations de neurones et donc de réduire à la fois le nombre d’animaux et le nombre de sessions d’expérience nécessaires pour échantillonner les différentes régions d’intérêt. Utilisation de statistiques adaptées : Dans cette étude, beaucoup de statistiques sont basées sur le nombre de neurones enregistrés et non le nombre d’animaux ce qui permet d’acquérir une grande puissance statistique car les neurones sont enregistrés par centaines. Pour les tests qui nécessitent de comparer des groupes d’animaux, nous calculons la taille des cohortes basé sur ce qui est attendu d’après la littérature pour ne pas utiliser plus d’animaux que nécessaires. Dès que possible, les expériences sont conçues pour effectuer des tests appariés (chaque animal est son propre contrôle) ce qui diminue la variabilité dans nos groupes et diminue donc le nombre d’animaux. Nous utilisons de méthodes accélérant l’apprentissage des tâches que nous avons montré efficace et qui permettent de réduire le nombre d’animaux nécessaire pour obtenir des mesures comportementales.
Raffinement
Chirurgie : Nos procédures sont optimisées pour diminuer la souffrance et le risque anesthésique. [Hébérgement : Les animaux sont hébergés dans des cages enrichis (dôme, coton) et si possible (pas de conflit ou dégradation de l'implant) à plusieurs ou alors à deux dans une cage avec séparateur pour éviter l'isolement si les animaux doivent être séparés.] Ils sont suivis quotidiennement par le personnel de l'animalerie et après chirurgie par l'expérimentateur grâce à la grille de suivis. Les animaux sont habitués progressivement à la manipulation. Points limites : Pour le suivi postchirurgical, une grille d’évaluation permet de donner un score de l’animal et donc d’implémenter des points limites gradués. Pendant les expériences comportementales l’observation du comportement de la physiologie de l’animal permettent d’implémenter des points limites gradués liés à l’inconfort de l’animal. Nous utilisons également les doses minimales d’agents pharmacologiques pour avoir l’effet escompté afin d’éviter des effets secondaires
Choix des espèces
Il est essentiel d’utiliser un mammifère dans cette étude puisque le système cardio-respiratoire est radicalement différent chez les invertébrés ou les amphibiens et reptiles. La souris est un excellent modèle pour acquérir efficacement de grandes populations de neurones parce que les outils d’enregistrement massifs ont été mises au point chez cet animal. De plus, la stratégie expérimentale nécessite l’utilisation de lignées transgénique (ayant une modification génétique qui nous permet de cibler des sous-types cellulaires) qui n’existent que chez la souris. Les souris étudiées seront adultes (plus de 8 semaines) au début des expériences. A cet âge, leur cerveau a fini son développement, ce qui est critique pour le bon positionnement des implants dans les régions visées.
Evaluation de l’induction de la maladie de Sjögren après injection de vésicules extracellulaires humaines de patients Sjögren
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
Des vésicules extracellulaires prélevées dans le plasma de patients atteints du syndrome de Sjögren sont injectées à 360 souris à l'âge de cinq mois, puis sept et vingt-huit jours plus tard, puis chaque mois jusqu'à douze mois. À chaque échéance mensuelle s'ajoutent un prélèvement sanguin, une collecte de salive et une mesure des larmes par test au rouge phénol, sous anesthésie, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et se terminant par la mise à mort de toutes les souris pour examiner leurs glandes salivaires et lacrymales. Le porteur écrit que les seules nuisances attendues tiennent aux manipulations techniques et qu'elles ne génèrent ni douleur prolongée ni atteinte durable, alors qu'une partie des souris utilisées est transgénique et développe d'elle-même les manifestations de la maladie à partir de six mois. Il présente cette lignée comme "l'un des meilleur modèle murins de la maladie de SjD", du fait d'un développement lent et proche de la maladie humaine.
Objectifs
L’objectif général de ce projet est d’explorer l’impact physiopathologique de vésicules extracellulaires dérivées du plasma de différents types de patients (sur l’apparition des signes cliniques et biologiques de la maladie de Sjögren). Nous utiliserons des vésicules extracellulaires issues de donneurs sains ainsi que de patients atteints de la maladie de Sjögren. Nous voulons évaluer l’effet des vésicules extracellulaires humaines sur des souris immunocompétentes non prédisposées ou sur des souris génétiquement sensible, notamment en termes d’induction de signes de la maladie, de production d’auto-anticorps et d’infiltration lymphocytaire des glandes salivaires et lacrymales. Chaque mois des prélèvements sanguins et urinaires et des test lacrymaux et salivaires seront réalisés. Ce projet vise à répondre à une question jamais explorée à ce jour : les vésicules extracellulaires circulantes des patients Sjögren possèdent-elles un potentiel pathogène in vivo ?
Bénéfices attendus
Mieux comprendre la maladie de Sjögren est indispensable pour pouvoir développer un jour un traitement efficace, sans aucune molécule n’ayant reçu d’autorisation de mise sur la marché à ce jour dans cette maladie. Si les vésicules extracellulaires jouent un rôle dans la maladie, cela pourrait ouvrir de nouvelles pistes thérapeutiques. Ce projet contribuera donc à l’avancée des connaissances nécessaires pour améliorer la prise en charge future.
Procédures
Les animaux seront soumis aux interventions suivantes : Injections de vésicules extracellulaires (VE) plasmatique purifiées de donneurs sains ou de patients SjD actif afin d’évaluer leur impact chez des souris saines et chez des souris pathologiques. Les VE seront injectées à une dose physiologique, doses 1 et 2 définies avant le début de l’étude. Les VE seront injectées aux souris à l’âge de 5 mois (J1), puis à J7, J28, puis une fois par mois jusqu’à l’âge de 12 mois. Des prélèvements sanguins seront réalisés à l’âge de 5 mois. Ces prélèvements sont nécessaires pour réaliser les recherches d’auto-anticorps. Les mesures des fonctions salivaires et lacrymales seront faites tous les mois dès l’âge de 5 mois avant le début des traitements. La salive sera collectée dans la cavité buccale des souris après stimulation . La quantité de larmes sera mesurée à chaque œil par un test au rouge phenol. La mesure de la fonction lacrymale, de la fonction salivaire ainsi que le prélèvement sanguin mensuels seront réalisés en même temps afin de ne pas multiplier les procédures et de bénéficier de l'anesthésie parentérale.
Impact sur les animaux
Les seules nuisances anticipées sont liées aux manipulations techniques : injections intraveineuses, prélèvements sanguins ponctuels, tests de fonction lacrymale et salivaire. Ces gestes pourront occasionner un inconfort transitoire, mais ne génèrent ni douleur prolongée ni atteinte durable de l’état général, par ailleurs les souris seront anesthésiées par voie parentérale pour ces manipulations. Toutes les procédures seront effectuées par du personnel qualifié, entraîné aux manipulations chez la souris. Un monitoring attentif sera réalisé afin de détecter précocement tout signe de souffrance ou d’évolution anormale.
Devenir
La mise à mort de tous les animaux est nécessaire pour évaluer si l’injection de VE humaine de patient SjD à induit une infiltration des glandes salivaires et lacrymales ; élément caractéristique de la maladie de SjD.
Remplacement
Il n’existe pas de modèle in vitro ou ex vivo permettant de reproduire les interactions complexes entre VE humaines et un système immunitaire complet. La question posée nécessite un organisme entier, incluant les compartiments immunitaire, vasculaire et glandulaire. Aucun modèle alternatif ne peut remplacer l’expérimentation animale pour ce type de mécanismes physiopathologiques.
Réduction
Avant de commencer notre étude sur les animaux, nous allons réaliser une quantification en cytométrie en flux de la concentration moyenne de VE en circulation chez nos donneurs sains et patients SjD actif pour pouvoir injecter une quantité physiologique de VE à nos souris. De plus une revue de la littérature à été menée pour déterminer la fréquence d’injection de nos VE. Nous avons décidé d’injecter les VE à nos animaux à J1, J7, J28 puis une fois par mois jusqu’à la fin du protocole, c’est-à-dire jusqu’à la mise à mort à 12 mois. Ces deux approches nous permettront de définir une seule dose à tester et un seul schéma d’injection, donc d’empêcher la duplication inutile des conditions expérimentales et diminuer significativement le nombre total d’animaux nécessaires.
Raffinement
Les animaux seront hébergés dans un environnement enrichi ; chaque cage sera agrémentée de « carfil nesting », paille, bois et coton, inoffensif pour le milieu et propre afin d'amener un enrichissement aux souris et les stimuler dans la réalisation de leur propre nid au sein de la cage. Le nombre d’animaux par cage sera compris entre 3 et 5 selon leur âge et leur taille. Les manipulations, injections et prélèvements seront effectués par du personnel expérimenté afin d’éviter toute douleur inutile et de manière à limiter le stress. Un suivi clinique quotidien permettra d’identifier tout signe de souffrance, et les points limites établis permettront une intervention rapide. Les procédures potentiellement douloureuses seront réalisées sous anesthésie selon les recommandations vétérinaires.
Choix des espèces
Le modèle murin est le modèle de référence pour l’évaluation de l’impact physiopathologique de pathologie auto-immune comme la maladie de SjD. Il n’existe pas de méthodes alternatives in vitro pour étudier notre hypothèse de travail. Bien qu’il existe certaines différences entre l’immunologie murine et humaine, d’innombrables découvertes faites chez la souris s’avèrent transposables chez l’humain. Cette espèce est donc adapté à l’étude de la physiopathologie de la maladie de SjD. Nous utiliserons des souris Il14α transgénique qui est l’un des meilleur modèle murins de la maladie de SjD de fait de son développement lent et très proche de la maladie humaine. Les souris IL14Tg développent spontanément un phénotype de type maladie de SjD avec une apparition progressive de manifestations immunologiques et glandulaires, décrite dans la littérature à partir d’environ 6 mois. Afin d’évaluer si l’administration de VE dérivées de patients atteints de la maladie de SjD peut accélérer l’apparition ou aggraver les manifestations de la maladie, les souris seront incluses dans l’étude à partir de l’âge de 5 mois.
Formation (Bis) aux techniques d’administrations et prélèvements en expérimentation animale
- Formation professionnelle
Rats : 300
Sur 900 rongeurs utilisés, 300 souris sont tuées pendant la procédure sans reprendre conscience, celles qui servent selon le porteur à l'apprentissage de la ponction intracardiaque. Les 300 autres souris et les 300 rats sont déclarés réutilisables dans d'autres projets après avis vétérinaire, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque animal ne subit qu'un geste, une administration d'eau ou de sérum physiologique ou un prélèvement sanguin de moins d'une minute, et provient d'un élevage en surnombre, d'un projet déjà terminé ou d'une réforme pour âge. Le porteur décrit une "formation à la demande" pour ses propres concepteurs de projets et applicateurs, et affirme que des utilisateurs mieux entraînés conduisent à une "optimisation de la prise en compte du bien-être animal".
Objectifs
La présente demande d'autorisation de projet s'inscrit dans le contexte de la validation des compétences et le suivi des formations des usagers de notre structure pour former, entrainer et/ou ré-entrainer nos concepteurs de projets et personnels appliquant les procédures expérimentales (tous détenteurs d'un niveau de formation initiale réglementaire) à un ensemble de gestes expérimentaux. En effet, plus les utilisateurs sont entrainés, plus les gestes sont efficaces et plus cela garantit le respect du confort des animaux des futurs projets. Ces usagers, qui demandent un apprentissage ou une mise à jour de leurs compétences seront encadrés pour la mise en œuvre pratique et la réalisation de certains gestes techniques de base. Ils seront accompagnés afin de pouvoir, par la suite, travailler en totale autonomie et en aisance technique. Il s'agit ici d'une "formation à la demande", les animaux ne subiront pas toutes les procédures décrites car un apprenant ne s'exerce qu’au geste dont il a besoin. Les animaux seront en priorité des animaux issus de projets terminés, après autorisation du vétérinaire référent pour le changement de projet, ou des animaux surnuméraires d'élevages
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus sont des utilisateurs mieux formés, entrainés conduisant à une optimisation de la prise en compte du bien-être animal et à la robustesse des résultats des projets.
Procédures
Les animaux pourront être utilisés pour 1 geste à la fois par animal : administrations (eau de boisson ou sérum physiologique) ou prélèvements sanguins. Chaque administration ou prélèvement sera le plus court possible, inférieur à 1 minute.
Impact sur les animaux
Les principales nuisances seront les impacts des contentions, prélèvements et administrations.
Devenir
Seuls les animaux utilisés pour la formation à la ponction intracardiaque seront mis à mort lors de la procédure sans réveil. Tous les autres seront réutilisables dans d'autres projets après avis vétérinaires.
Remplacement
L'absence de méthodes substitutives à l'utilisation d'animaux est justifiée ici car les gestes envisagés ne peuvent se pratiquer que sur des animaux vivants. Une phase d'apprentissage préalable de contention ou injection pourra être mise en œuvre sur mannequin en fonction du niveau de compétence initial de l'apprenant.
Réduction
Le nombre d'animaux utilisés est réduit au maximum tout en permettant la répétition des actes expérimentaux dans le respect des volumes tolérés pour chaque animal et avec des périodes de repos suffisantes entre les utilisations d’un même animal. Le nombre d’animaux utilisé sera limité à l’acquisition du geste par l’apprenant. Dès lors que le geste sera validé par le formateur, l’utilisation d’animaux par l’apprenant pour ce geste sera stoppée. De plus, les animaux utilisés seront issus de surnuméraires d’élevage ou de projets avec procédures légères avec accord du vétérinaire référent.
Raffinement
Le bien-être de nos animaux sera pris en compte tout au long du projet : conditions d’hébergement des animaux adaptées, présence d'enrichissement dans les cages, visite quotidienne par du personnel qualifié. Pour l'ensemble de ces formations des critères d'arrêt par rapport aux points limites seront appliqués.
Choix des espèces
Le choix des espèces pour ces formations est dicté par les modèles utilisés de manière prépondérante à l'animalerie à savoir la souris et le rat qui représente 90% des animaux utilisés dans notre structure. Les animaux que nous utiliserons seront des animaux de production, surnuméraires d’élevages ou destinés à être mis à mort car trop vieux et donc inaptes à la reproduction, ou des animaux réutilisables issus de projets avec procédures légères (études de comportement par ex) avec accord du vétérinaire. Leur stade de développement sera variable en fonction de leur origine. Le choix du poids sera déterminé par le projet de recherche de la personne à former.
Investigation du mécanisme d’action d’une approche de thérapie cellulaire chez la souris âgée _ MODIFICATION
- Recherche appliquée
- Cancers
- Troubles immunitaires
912 souris dépourvues de système immunitaire vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 480 irradiées et 64 soumises à une chimiothérapie pour préparer la greffe, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Cent soixante souris nouveau-nées reçoivent une transplantation de cellules, et 128 d'entre elles une seconde neuf à douze mois plus tard. Le conditionnement peut provoquer un amaigrissement et une anémie, le traitement par voie orale une irritation de l'œsophage, et la chirurgie d'injection ajoutée par modification une douleur postopératoire et un défaut de cicatrisation. Les bénéfices annoncés vont de nouveaux essais cliniques à des économies pour les systèmes de santé, tous au conditionnel, quand la mise à mort sert dès maintenant à prélever moelle osseuse, rate et thymus.
Objectifs
La greffe de cellules souches du sang, appelées aussi cellules souches hématopoïétiques (CSH), est le traitement de référence pour de nombreuses maladies du sang, malignes (comme les leucémies ou les lymphomes) et non malignes (incluant les déficits immunitaires, en particulier chez les enfants). Cependant, la maladie du greffon contre l'hôte, les infections et les rechutes sont des obstacles majeurs au succès de cette thérapie. Certains de ces obstacles sont liés à une lente reconstitution du système immunitaire après la greffe de CSH. Dans ce contexte, une nouvelle stratégie thérapeutique a été développé pour améliorer la régénération immunitaire lors des greffes de CSH et augmenter la chance de survie des patients greffés. Cette stratégie repose sur la production in vitro de progéniteurs lymphoïdes et leur greffe, pour favoriser une production rapide de cellules immunitaires. Par rapport à la transplantation de CSH, la transplantation des progéniteurs lymphoïdes à des souris immunodéficientes nouveau-nées conduit à une régénération plus rapide des cellules du système immunitaire qui jouent un rôle clé dans la défense contre les pathogènes et les cellules cancéreuses. Les progéniteurs lymphoïdes transplantés sont immatures, une caractéristique qui confère une grande sécurité à ce produit en termes de risque de maladie du greffon contre l’hôte. Nos objectifs de recherche du projet proposé sont de tester ces progéniteurs T produits in vitro pour leur capacité à régénérer les lymphocytes T de patients âgés. En effet, avec l’âge, le thymus, organe jouant un rôle central dans la production des lymphocytes T, fonctionne moins bien ce qui complique la reconstruction du système immunitaire. De précédentes études expérimentales ont suggéré que l’ajout de progéniteurs lymphoïdes lors de la transplantation de CSH améliorerait le fonctionnement du thymus. Ce processus encore mal compris nécessite une investigation approfondie pour en optimiser les effets dans le cadre de futures applications thérapeutiques de ces progéniteurs chez les personnes âgées. Cela passe par une meilleure compréhension des mécanismes de vieillissement et par l'amélioration du système immunitaire après la greffe, dans le but d'augmenter les chances de survie des patients. MODIFICATION/Le projet a été modifié afin de prendre en compte des ajustements méthodologiques issus des premières observations expérimentales.
Bénéfices attendus
Le projet actuel présente des bénéfices potentiels significatifs, tant à court qu'à long terme. Tout d'abord, les résultats attendus permettront d’approfondir la connaissance du produit de thérapie cellulaire à base de progéniteurs lymphoïdes T. Ce projet permettra d'éclaircir son mode d'action chez les individus âgés, d'affiner ses caractéristiques de qualité et d'évaluer son efficacité au-delà de la simple reconstitution des lymphocytes T. Ces découvertes pourraient déboucher sur de nouveaux essais cliniques ou sur l'optimisation des essais en cours, favorisant ainsi des avancées thérapeutiques. En outre, ce projet ouvre la voie à l'élargissement des applications thérapeutiques du produit, initialement conçu pour traiter l'immunodéficience combinée sévère chez les enfants. Les progéniteurs lymphoïdes pourraient également bénéficier à d'autres groupes de patients, notamment ceux dont la fonction thymique est diminuée, que ce soit en raison du vieillissement, du VIH/SIDA ou de l'exposition aux radiations ionisantes. Cela pourrait aboutir à de nouvelles stratégies thérapeutiques pour ces populations vulnérables. Enfin, d'un point de vue sociétal et économique, les progéniteurs lymphoïdes pourraient réduire les hospitalisations post-greffe de cellules souches hématopoïétiques et diminuer les risques de rechutes, entraînant ainsi des économies substantielles pour les patients et les systèmes de santé. Ces bénéfices contribueront non seulement à l'amélioration des traitements actuels, mais aussi à la réduction des coûts de santé à l'échelle globale. Ce projet vise également à approfondir notre compréhension des processus de vieillissement, de dégénérescence et de régénération du thymus, organe essentiel pour la production de cellules du système immunitaire. Il propose notamment d'identifier des molécules capables d'influencer le vieillissement immunitaire et les altérations du thymus. Une connaissance fine des mécanismes permettrait une régénération de l'architecture thymique dégradée avec l’âge et faciliter une greffe plus efficace des progéniteurs lymphoïdes et une meilleure reconstitution des cellules immunitaires.
Procédures
480 animaux vigiles seront conditionnés à la greffe par une irradiation d'une durée inférieure à 5 minutes. Ce procédé est rapide et non douloureux. 64 animaux vigiles recevront une chimiothérapie de conditionnement pour la greffe, chaque traitement durant environ 1 minute/animal. 96 animaux, sous anesthésie gazeuse, recevront des molécules de régénération du thymus d’une durée de 1 minute/traitement et un seul traitement/animal. 96 animaux vigiles recevront en vigile différentes molécules de conditionnement/régénération du thymus chaque jour pendant 15 jours, chaque traitement durant 1 minute/animal. 704 animaux sous anesthésie gazeuse seront transplantés avec des cellules souches/progénitrices, durée de l’action 1 minute/animal. 160 animaux nouveau-nés vigiles recevront une transplantation de cellules (1 minute/animal). 128 d’entre eux recevront sous anesthésie une seconde transplantation, 9 à 12 mois plus tard, chaque action durant 1 minute, une seule action/animal. 160 animaux sous anesthésie gazeuse subiront un prélèvement sanguin juste avant leur euthanasie. 160 animaux sous anesthésie gazeuse subiront deux prélèvements sanguins au cours de leur suivi, à au moins 5 mois d’intervalle. Chaque prélèvement sanguin dure environ 1 minute. MODIFICATION/48 animaux recevront une transplantation de cellules par méthode chirurgicale sous anesthésie, durée de l’action 10 minutes/animal.
Impact sur les animaux
Les conditionnements à la greffe (chimiothérapie ou irradiation), nécessaires pour préparer l’organisme à recevoir une greffe de CSH et mimer ainsi les conditions des patients humains, peuvent occasionner chez la souris des symptômes cliniques de type amaigrissement et anémie. Les injections peuvent provoquer une légère douleur localisée et un stress transitoire. Le traitement par voie orale peut provoquer un stress, une douleur, et une légère irritation au niveau de l’œsophage chez l’animal surtout lors des traitements en continu. L’anesthésie gazeuse générale peut provoquer une baisse de la température corporelle et un assèchement des yeux. MODIFICATION/ La chirurgie d’injection ciblée peut provoquer une douleur post-opératoire transitoire, un stress lié à la procédure, ainsi qu’un risque de complications chirurgicales (mauvaise cicatrisation).
Devenir
Afin de mesurer la production des cellules lymphoïdes T humaines après injection, nous devons euthanasier les souris. Des organes hématopoïétiques (Moelle osseuse, rate et thymus) sont prélevés et les cellules qui y sont contenues sont soumises à une caractérisation cellulaire. Ces protocoles sont importants pour pouvoir juger de la réussite ou non de l’injection effectuée.
Remplacement
Ce projet n'a pas d'alternative non animale. L’utilisation d’un modèle préclinique in vivo capable de mimer la réponse thérapeutique chez l’Homme est indispensable pour évaluer et comprendre les effets de la greffe de progéniteurs lymphoïdes sur la reconstitution du système immunitaire. Nous utiliserons des souris sans système immunitaire qui représentent les outils de référence internationaux pour l’analyse fonctionnelle du développement sanguin humain d'après la littérature scientifique Ces souris immunodéficientes sont appelées souris NSG; elles combinent une série de mutations génétiques qui altèrent leur système immunitaire dans sa globalité, les rendant aptes à ne pas rejeter les xénogreffes de cellules humaines d'origine sanguine
Réduction
Le nombre total de souris impliquées dans les expériences a été réduit au minimum nécessaire pour obtenir des données suffisantes tout en s’assurant d’une interprétation statistique fiable des résultats pour évaluer l’effet thérapeutique des produits testés. Afin de réduire le nombre d’animaux, les scores d’évaluation clinique les plus objectifs, prédictifs et robustes seront privilégiés. Ces études permettront de choisir une condition de greffe optimale et de diminuer les échecs de greffe. Le modèle animal choisi et le plan expérimental sont inspirés de plusieurs études similaires très bien documentées dans la littérature. Cela confirme la pertinence du modèle expérimental et renforce la validité de nos hypothèses évitant des étapes intermédiaires de mise au point chez l’animal. Les expérimentations seront regroupées au maximum et dans la mesure de la faisabilité technique, afin de réduire le nombre d'animaux contrôles.
Raffinement
Tout au long de l’étude, les animaux seront hébergés dans des cages enrichies à l’aide de coton de nidification et de rouleaux en carton pour favoriser les cachettes et le jeu. Le nombre de souris sera limiter à 5 animaux par cage. Toutes les souris sont hébergées en portoir à cages ventilées dans une pièce avec un cycle jour/nuit de 12h/12h. Chaque cage est indépendante des autres, l’air entrant est filtré et l’eau utilisé est filtrée, et donc constitue une entité séparée. Nous n’attendons aucun phénotype dommageable ou souffrance à l’issue de la greffe des cellules immunitaires chez les animaux greffés. Toute irradiation sera suivie rapidement par une greffe de cellules et toute manifestation de signes de douleur sera scrutée selon les critères de définition des points limites de la présente étude. Les greffes seront précédées par une anesthésie générale. Lors des greffes chez le nouveau-né, l’expérimentateur transfère l’odeur de la cage sur ses gants en le frottant sur la litière pour ne pas risquer une réaction négative de la mère par rapport à ses petits. En outre, les mères sont isolées durant les greffes afin de diminuer leur stress durant la manipulation des petits. En cas de signe de souffrance et selon les résultats de la grille préétablie, le personnel qualifié et le responsable scientifique de l’étude pourront décider de l'arrêt de l'expérimentation et de l’euthanasie de l'animal.
Choix des espèces
Dans ce projet, nous utiliserons des souris immunodéficientes qui reproduisent de nombreux mécanismes fondamentaux existant chez l’Homme. Le déficit immunitaire de ces souris permet la prise de greffe de cellules hématopoïétiques humaines normales et offre la possibilité d'évaluer les immunothérapies avec des cellules humaines in vivo. Nous utiliserons les souris âgées entre 9 et 12 mois. Le thymus des souris immunodéficientes âgées ressemble à celui des patients humains atteints de déficits immunitaires ou conditionnés pour recevoir une transplantation de moelle osseuse. De nombreuses données sur l’étude de la différenciation des lymphocytes T humains chez ces souris sont disponibles, ce qui nous permettra d’évaluer l’efficacité des progéniteurs lymphoïdes produits par nos équipes dans un environnement similaire à celui des patients. Nous utiliserons aussi les animaux nouveau-nés pour humaniser leur système hématopoïétique sans passer par l’irradiation.
Etude du rôle de la protéine SELENOT dans la régulation de la prise alimentaire chez la souris
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Les 320 souris utilisées n'expriment plus la protéine SELENOT dans les neurones qui coupent la faim, et reçoivent un régime enrichi en gras et en sucre. Une partie est mise à jeun cinq heures et placée en cage individuelle, ce qui les stresse, puis reçoit une injection de sédatif douloureuse au moment de la piqûre. Toutes sont tuées pour un prélèvement d'organes, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, une partie étant menée sous anesthésie sans jamais reprendre conscience. L'enregistrement de l'activité électrique des neurones, annoncé comme le cœur des objectifs, n'apparaît nulle part dans la description des procédures, qui se limite au jeûne et à l'injection de sédatif.
Objectifs
La protéine SELENOT est impliquée dans la synthèse d’une protéine coupant la faim, produite par des neurones de l’hypothalamus, et dans celle de l’insuline. Ces observations permettent de penser que SELENOT joue un rôle dans le maintien de l’équilibre énergétique et qu’un défaut de son activité pourrait contribuer au développement de l’obésité et ses comorbidités. Chez la souris, lors d’une consommation excessive de graisses et de calories, les neurones hypothalamiques qui contrôlent la faim, ne répondent plus aux signaux de fin de repas, ce qui conduit à une hyperphagie et un gain de poids. Les données récentes ont permis d’établir que le mauvais fonctionnement de ces neurones est associé à l'obésité. Ces observations suggèrent que les neurones coupe faim pourraient être ciblés pour le traitement des dysfonctionnements associés à l'obésité. Dans ce contexte, le but de ce projet est d'étudier le rôle de la protéine SELENOT dans les neurones anorexigènes chez la souris en étudiant l’activité électrique de ces neurones en l’absence de la protéine, lorsque les souris ont un régime enrichi en gras et en sucre.
Bénéfices attendus
L'obésité et le diabète de type 2 connaissent une progression significative et synchrone depuis 30 ans ce qui constitue un réel enjeu de santé publique. Des études récentes ont montré que la protéine SELENOT avait un effet protecteur sur les neurones responsables du contrôle de la prise alimentaire. Elle peut agir aussi bien au niveau du cerveau que dans d’autres organes impliqués dans le contrôle du métabolisme énergétique. Les études que nous projetons de réaliser avec les souris qui n’expriment plus la protéine SELENOT dans les neurones anorexigènes présente un avantage pour caractériser le rôle physiologique de la SELENOTdans les contrôles de la prise de nourriture et la prise de poids sous régime riche en graisses et le contrôle de la glycémie. Les analyses pourront déboucher sur des applications chez des patients atteints d'obésité et de diabète de type 2.
Procédures
Les animaux subiront pour certains une mise à jeun qui durera 5 heures. Ils recevront une injection de sédatif avec préhension préalable qui peut induire un stress.
Impact sur les animaux
La mise à jeun de 5 heures induira un stress chez l’animal expérimenté qui sera de plus mis en cage individuelle. Stress dû à la contention et douleur au moment de la piqure du sédatif.
Devenir
Un prélèvement d’organe devant être réalisé, tous les animaux seront mis à mort
Remplacement
Les études métaboliques y compris le contrôle de la prise de nourriture et de la glycémie ne sont possibles que dans un système intégré et nécessitent l’utilisation d’animaux modèles afin d’avoir une approche physiologique de l’implication d’une protéine dans les régulations neuroendocrines impliquant les neurones induisant la satiété.
Réduction
Le fait de travailler avec des animaux standardisés (sexe, âge, et fond génétique maitrisés) dans des conditions d’élevage standardisées (environnement, nutrition, intervention humaine) est un élément qui permet de réduire la variabilité interindividuelle, et donc de réduire les effectifs nécessaires dans l’étude. Nous utiliserons des tests statistiques permettant d’identifier de manière optimale les différences significatives entre les groupes expérimentaux.
Raffinement
Les animaux seront élevés dans un environnement calme, enrichi. Ils seront hébergés dans une pièce en cycle jour-nuit 12h-12h (cycle de lumière permettant d’étudier les animaux pendant leur phase active, avec extinction des lumières à 4 heures). L’enrichissement de l’habitat sera fait grâce à des dômes de nidification et carrés de coton qui permettent l’expression de comportements innés. Un suivi quotidien sera assuré pour veiller au bien-être des animaux. Les animaux seront maintenus à trois par cage pour éviter tout isolement social jusqu’au jour de l’expérimentation pour les sous-groupes mis à jeun
Choix des espèces
La souris représente l’espèce la plus adaptée au type de recherche que nous menons. Cet animal nous permet d’obtenir des analyses fines du comportement alimentaire. Enfin, cette espèce a été bien étudiée par la communauté scientifique et nous disposons d’outils génétiques spécifiques à cette espèce et d’intérêt dans notre projet. Pour les expérimentations, les animaux seront utilisés dès l’âge de 8 semaines. Cet âge correspond à un cerveau mature stabilisé. Les deux sexes seront étudiés afin de mettre en évidence une éventuelle différence due au sexe.
formation et mise au point au microCT
- Recherche appliquée
- Diagnostic des maladies
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Oncologie
- Système respiratoire
Rats : 15
Réformés pour la plupart, 45 rongeurs, 30 souris et 15 rats, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, pour former des utilisateurs à un appareil d'imagerie par rayons X récemment acquis et pour en régler les paramètres. Chacun passe un ou deux examens sous anesthésie générale d'une heure au maximum, espacés de deux semaines, l'anesthésie entraînant une hypothermie et une dépression respiratoire et cardiovasculaire. Tous sont ensuite tués, leurs tissus pouvant servir à d'autres projets. Le porteur écrit qu'aucune nuisance ni effet indésirable n'est attendu dans ces conditions, tout en indiquant que les rayons X endommagent l'ADN et que cela peut entraîner à long terme l'apparition d'un cancer.
Objectifs
Suite à l'acquisition d'un microCT (micro computed tomography, Milabs) adapté aux études précliniques in-vivo, l'objectif de ce projet, est la formation d'utilisateur et l'étude de faisabilité sur animaux sains (de préférence de réforme). Ce nouvel équipement, basé sur les rayons X, permettra l'exploration in-vivo non-invasive du squelette et des poumons complétant d'autre modalité d'imagerie préclinique telle que l'imagerie par résonance magnétique (IRM).
Bénéfices attendus
Cet technique d'imagerie préclinique, présente dans les services cliniques de radiologie, permet de développer des protocoles transposables chez l'Homme et la réduction du nombe d'animaux par l'étude longitudinale du corps ou d'une partie du corps durant le développement d'une pathologie ou bien de la croissance, du vieillissement chez des rongeurs.
Procédures
Les animaux seront soumis à un ou deux examens sous anesthésie générale d'une durée maximum d'une heure, espacé de 2 semaines.
Impact sur les animaux
L’anesthésie entraîne une hypothermie, une dépression respiratoire et cardiovasculaire. Aucunes nuisances ou effets indésirables sont attendus dans les conditions expérimentales appliquées au microCT. Une grande partie des dommages ionisants causés aux tissus biologiques, dont 60 à 70 % sont des dommages à l'ADN, est due aux radicaux libres hydroxyles (OH˙). Cela peut entrainer à long terme l'apparition de cancer.
Devenir
Les animaux majoritairement de réforme seront mis à mort. Les tissus pourront être prélevés et utilisés pour d'autre projet avec d'autre modalité.
Remplacement
En amont des expériences in-vivo, des fantômes, objets tests et cadavres seront utilisés autant que possible. La respiration et le battement cardiaque peuvent être sources d'artefact de mouvement sur les images. Nous devons tester les paramètres avec des animaux.
Réduction
Plusieurs stratégies vont être utilisées pour limiter au maximum le nombre d’animaux dans ce projet consistant à la mise au point de protocole : l’utilisation d’objet test, le passage au maximum deux fois du même animal et, dans la mesure du possible, nous utiliserons des animaux de réformes.
Raffinement
Les animaux seront anesthésiés et monitorés durant les examens d'imagerie. Ils seront hébergés en groupe dans un milieu enrichi (tunnel, éléments pour nidification, bâton à ronger). A noter que le tunnel permettra la manipulation des animaux éveillés limitant ainsi le stress de la manipulation. Des points limites ont été définis et adaptés à la procédure. Pendant la durée de l'examen d'imagerie, des constances physiologiques (température rectales, la fréquence respiratoire à minima et la fréquence cardiaque si nécessaire) sont suivies en temps réelles.
Choix des espèces
Le microCT est un appareil d'imagerie dédié aux études sur les rongeurs. Le rongeur est utilisé comme modèle standard pour l’étude de la plupart des pathologies. Nous utiliserons essentiellement des animaux adultes sauf besoin contraire d'un projet.
Étude de l’efficacité de l’inhibition d’une protéine cible dans des modèles de cancer colorectal chez la souris immunodéficiente
- Recherche fondamentale
- Oncologie
Les 872 souris utilisées sont immunodéficientes, donc plus sensibles aux infections, et reçoivent une injection de cellules tumorales de cancer colorectal. Dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, chacune peut subir jusqu'à trente injections de traitement à l'état vigile, deux par semaine, et quinze séances d'imagerie sous anesthésie générale. La croissance tumorale peut provoquer une cachexie, les administrations fréquentes un risque de péritonite, et les sites de piqûre peuvent s'infecter. Toutes sont tuées à la fin, le porteur indiquant que l'injection de cellules tumorales rend impossible de les garder en vie et que les analyses portent sur les tissus et organes prélevés après la mort.
Objectifs
Nous avons mis en évidence, via des analyses ex vivo sur des cohortes de patients, que l’induction de l’expression d’une protéine cible est impliquée dans la progression des cancers colorectaux. L’objectif de ce projet est de valider in vivo cette hypothèse et d’évaluer l’efficacité de l’inhibition de cette protéine comme nouvelle stratégie thérapeutique du cancer colorectal.
Bénéfices attendus
Le cancer du côlon est la quatrième cause maligne diagnostiquée et la cinquième cause de décès par cancer dans le monde. En France, il touche chaque année plus de 47 500 personnes et cause près de 17 000 décès. Il présente un des pronostics les plus sombres en raison notamment d’un arsenal thérapeutique actuel peu efficace. Ce projet nous permettra de valider une nouvelle stratégie pour le traitement du cancer du côlon.
Procédures
Toutes les souris seront soumises à une seule injection de cellules tumorales. Une partie des souris sera soumise à une anesthésie générale (moins de 5 minutes/animal). Tous les animaux vigiles seront soumis à des injections pour des traitements antitumoraux (pour un total maximum de 30, 2 fois par semaine, moins d’une minute par animal). Une partie des souris sera soumise à des examens non invasifs d’évaluation tumorale sous anesthésie générale (dix minutes par animal, une fois par semaine, 15 fois maximum). A la fin des expériences, tous les animaux seront euthanasiés par une méthode réglementaire.
Impact sur les animaux
Les souris immunodéficientes présentent une sensibilité accrue aux infections. L’induction tumorale peut conduire à des effets indésirables (cachexie) et peut induire une gêne chez l’animal. L’anesthésie peut induire de l’hypothermie et de la détresse respiratoire. Les injections peuvent induire une douleur légère (éventuellement accompagnée d’une irritation au niveau du site d’injection) et un risque de péritonite associé aux administrations fréquentes. Les sites d’injections peuvent s’infecter. La manipulation et la contention des animaux peut induire un stress.
Devenir
Tous les animaux à la fin de la procédure seront euthanasiés selon une méthode réglementaire. La procédure requiert l’injection de cellules tumorales, ce qui implique l’impossibilité de garder les souris en vie à la fin de l’expérience. De plus, des analyses seront effectuées sur tissus et organes post-mortem.
Remplacement
Cette étude consiste à évaluer l’efficacité thérapeutique de l’inhibition d’une protéine cible. Ces stratégies inhibitoires (via des anticorps et des oligos antisense) ont été développés, in vitro, après l’identification de cette protéine via des criblages transcriptomiques sur des cohortes de patients. Cette étude peut exclusivement être conduite in vivo, car il est essentiel d’utiliser un model reproduisant au mieux l’environnement tumoral. Cela se traduit par la nécessité d’utiliser un organisme entier dans lequel les cellules et les cytokines peuvent circuler, permettant ainsi une représentation plus fidèle des interactions biologiques complexes à l’intérieur du corps.
Réduction
Ce projet prévoit l’utilisation d’un maximum de 872 souris. Les expérimentations seront regroupées au maximum afin de réduire le nombre d'animaux contrôles. Plusieurs tissus seront prélevés et soumis à diverses analyses (immunologiques, histologiques ou de biologie cellulaire et moléculaire) pour extraire le maximum de données de chaque expérimentation. Ces tissus seront également partagés avec nos collaborateurs dans le but de réduire le nombre d’animaux utilisés. Pour la réalisation de cette étude, nous utiliserons des groupes homogènes de souris pour permettre une évaluation statistique solide des effets analysés. Nous utiliserons des tests statistiques pour évaluer et comparer les effets dans les divers groupes de traitements. Une veille bibliographique attentive et constante sera effectuée pour s’assurer que les expériences planifiées n’ont pas été déjà rapportées dans la littérature scientifique.
Raffinement
Les conditions d’hébergement seront conformes à la réglementation et adaptées en accord avec le personnel de l’animalerie (les animaux disposeront de nourriture et d’eau ad libitum ; le milieu est enrichi à l’aide de coton de nidification, bâtons à ronger, maisonnettes, …). Les manipulations seront réalisées dans le souci constant de réduire au maximum l’inconfort et la souffrance des animaux. Les animaux seront observés quotidiennement afin de respecter leur bien-être. De plus, le personnel impliqué dans ce projet est qualifié sur le plan technique et formé en continu sur les pratiques d’expérimentation animale. Le comportement général et le poids des animaux sera suivi. Avant l’administration des produits, les sites d’injections seront désinfectés. Des points limites surveillés seront mis en place lors des procédures de croissance tumorale. L’anesthésie générale des animaux sera effectuée (avec tapis chauffants). Selon le modèle, afin de réduire l’inconfort, une analgésie est prévue. Si les souris apparaissent affaiblies (prostration) pendant la procédure, la nourriture et l’eau seront mises à l’intérieur de la cage pour leur faciliter l’accès ainsi que du coton pour les réchauffer.
Choix des espèces
Le choix de la souris pour la réalisation des expériences envisagées se justifie par des raisons d’ordres scientifiques et éthiques. La souris est le modèle animal le plus couramment utilisé par la communauté scientifique internationale et pour les études précliniques. La méthodologie envisagée est d’une mise en place relativement aisée sur ce type d’animal et nous avons acquis une pratique expérimentale sur cette espèce. Notre établissement utilise principalement des souris ce qui offre de nombreux avantages en termes d’élevage, d’expertise en techniques d’expérimentation animale ainsi que le suivi microbiologique et vétérinaire des animaux. Selon les procédures, les animaux seront utilisés à partir de 6 semaines afin de disposer d’un organisme avec un processus de développement terminé.
Essais de recherche des agents étrangers (RAE) dans les vaccins viraux et les substrats cellulaires pour usage humain
- Tests réglementaires
- Contrôles de qualité
Cochons d'Inde : 125
Lapins : 200
Des souriceaux de moins de 24 heures de vie reçoivent une injection dans le péritoine et une injection dans le cerveau, les souris adultes subissant les deux mêmes injections sous anesthésie gazeuse. Au total 2 175 animaux non-humains vont être utilisés, 1 850 souris, 200 lapins et 125 cobayes, tous tués à l'issue, dans des procédures dont une partie relève du niveau de souffrance le plus élevé, sévère. Le porteur écrit pourtant qu'en l'absence d'agent étranger, "aucun effet indésirable n'est attendu". Les animaux non-humains inoculés ne peuvent ensuite être ni réutilisés ni adoptés, et les surnuméraires restés hors du test peuvent être réaffectés à une autre procédure, notamment au projet de formation de l'établissement.
Objectifs
Ce projet a pour objectif de vérifier l’absence d’agents contaminants dans les cultures cellulaires (= banques cellulaires et les lots de semence de travail) utilisées avant tout lancement de fabrication de produit destiné à être administré à l’Homme. La potentielle présence d’agents étrangers dans les cultures cellulaires utilisées dans la fabrication de vaccins entraine un risque de contamination du vaccin produit final. Ces tests sont nécessaires pour réaliser d’éventuelles investigations suite à des anomalies observées lors du processus de fabrication ou de contrôle.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus pour ce projet sont la mise sur le marché (ou éventuellement l’utilisation en essai clinique) de lots de vaccins conformes aux spécifications et aux textes de référence et ainsi améliorer la qualité de vie des patients
Procédures
1 injection par voie intrapéritonéale et 1 injection par voie intracérébrale sous anesthésie gazeuse sont réalisées sur les souris. 1 injection par voie intrapéritonéale et 1 injection par voie intracérébrale sont réalisées sur les souriceaux. 1 injection par voie intrapéritonéale est réalisée sur les cobayes. 1 injection par voie intradermique et 1 injection par voie sous-cutanée sont réalisées sur les lapins. Ces différents types d’injection durent moins de 10 secondes.
Impact sur les animaux
En l’absence d’agent étranger, aucun effet indésirable n’est attendu.
Devenir
Toutes les procédures du présent projet ne permettent pas la réutilisation des animaux, qui ont tous subi des injections d’agents biologiques. Ils ne peuvent donc pas être inclus dans un autre test sans risque d’apporter un biais ou un risque sanitaire. Ils ne peuvent pas non plus être adoptés sans risque pour l’adoptant. Comme ils n’ont pas été inclus dans la procédure, les animaux surnuméraires peuvent éventuellement être réaffectés à une autre procédure ou un autre projet, notamment au projet de formation.
Remplacement
Les textes réglementaires stipulent que les besoins en recherche d’agents étrangers doivent faire l’objet d’une « évaluation du risque ». Cela signifie que les laboratoires doivent évaluer à chaque besoin, la possibilité de ne pas le réaliser ce test, ou de le remplacer par un test in vitro (ex : PCR). La direction s’est donc engagée à réaliser cette évaluation du risque pour chaque besoin en test RAE.
Réduction
Le nombre d’animaux par groupe est défini par la réglementation. Le prévisionnel des banques cellulaires et des lots de semences de travail à tester sur les 5 années à venir est élaboré en lien avec les services de production. Il nous permet de déterminer le nombre d’animaux nécessaires pour ce projet.
Raffinement
Les injections intracérébrales des souris adultes sont faites sous anesthésie à l’isoflurane. Dès que jugé possible, les souris sont manipulées avec des techniques de préhension à faible stress. Des essais sont initiés depuis 2025 dans le but d’héberger les cobayes sur litière. Des récompenses alimentaires (graines et fruits secs) sont distribuées systématiquement après un acte technique. Cet ajout est également conseillé après tout acte jugé stressant (change, tonte, coloration…).
Choix des espèces
Les espèces lapin, souris et cobaye sont celles exigées par la règlementation afin de détecter les différentes contaminations. Chaque espèce/modèle permet la détection d’agents spécifiques : - Souris : virus de la chorioméningite lymphocytaire (LCMV), coxsackievirus, flavivirus, et virus rabique. - Souriceaux : agents d’origine murine et virus humains, tels que coxsackievirus types A et B et autres picornavirus, alphaviruses, bunyavirus, arenavirus, flavivirus, rage et herpesvirus. - Cobayes : Mycobacterium tuberculosis et virus adventices incluant paramyxoviruses (dont virus Sendai), reovirus et filovirus. - Lapins : virus herpès B. Les souris, cobayes et lapins utilisés dans ce projet sont tous a minima au stade sevré. Les souriceaux sont inclus en test à moins de 24h de vie, selon la réglementation.