Rongeurs

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Souris : 5488
Souffrances
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Devenir
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 5488

5 488 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré pour 4 368 d'entre elles et sévère pour 1 120. Des femelles gestantes subissent une chirurgie pour induire des mutations chez leurs embryons, puis les petits reçoivent des électrodes intracrâniennes et développent une épilepsie avec plusieurs crises par jour, avant des traitements par injection, gavage ou injection intracérébrale. Le porteur décrit une possible agressivité envers les congénères, des douleurs après la chirurgie et un risque de rejet des petits par la mère. Il affirme que ni la modélisation informatique ni la culture cellulaire ne reproduisent les crises d'épilepsie et revendique le recours à des "organismes entiers".

Objectifs

L'épilepsie touche plus de 50 millions de personnes dans le monde. Les épilepsies focales sont parmi les plus fréquentes et sévères des épilepsies, et sont souvent liées à une malformation cérébrale. Parmi elles, les dysplasies focales corticales (DCF) sont caractérisées par une désorganisation locale du cortex cérébral et la présence de cellules neurales anormalement grande. Ces anomalies du développement sont responsables d’épilepsies qui résistent aux traitements médicamenteux et sont associées à des retards du développement et des déficits cognitifs. Notre laboratoire s’intéresse aux causes génétiques des DCF et a déjà montré l’implication de plusieurs gènes de la voie de signalisation cellulaire mTOR qui régule de nombreuses fonctions cellulaires (croissance, prolifération, métabolisme,…). Ces anomalies du développement cérébral peuvent être dues à des mutations génétiques présentes uniquement dans une population neuronale restreinte et apparaissant précocement au cours du développement du cerveau. Il est nécessaire de mieux comprendre l’origine des crises épileptiques suite à ces mutations afin de pouvoir développer de nouveaux médicaments antiépileptiques ciblés, et potentiellement proposer une médecine personnalisée. Afin de modéliser ces épilepsies focales d’origine génétique, nous proposons d’induire ces mutations au cours du développement du cerveau chez la souris afin d ‘étudier les crises d’épilepsie et tester des molécules antiépileptiques. Ce travail de recherche permettra de mieux comprendre les mécanismes à l’origine des crises épileptiques en fonction des différents gènes mutés et d’identifier des cibles thérapeutiques.

Bénéfices attendus

Le projet de recherche permettra de créer de nouveaux modèles d’épilepsie induits par des variants génétiques. Ces pathologies sont rares, graves et orphelines. En effet, la majorité des patients atteints par ces mutations présente une épilepsie pharmacorésistante qui nécessite donc le recours à une chirurgie invasive pour contrôler les crises. Il est donc urgent d’utiliser des modèles reproduisant la physiopathologie de ces maladies afin de : - tester des thérapies ciblées sur les voies moléculaires en cause afin de permettre à court terme de diminuer le recours à ces chirurgies mais également de proposer une thérapie aux patients présentant une forme non opérable. - découvrir de nouvelles cibles thérapeutiques pour traiter à la fois l’épilepsie mais également les comorbidités associées à ces pathologies (autisme, dépression, troubles de l’hyperactivité, …) - Mieux comprendre les mécanismes qui sont à l’origine des crises d’épilepsies et autres comorbidités.

Procédures

Chirurgie sous anesthésie et analgésies sur les mères gestantes pour induire les mutations, afin de générer les groupes d’animaux. Durée maximale 1h, une seule fois. Après le sevrage des souriceaux, les femelles seront euthanasiées. Groupe exploratoire : Chirurgie sous anesthésie et analgésie pour l’implantation d’électrodes (1h maximum) puis isolement et enregistrement des crises sur animal vigile (session d’1 semaine séparé par 1 semaine de repos, jusqu’à l’apparition de crises ou à un âge maximal d’un an). Les souris seront ensuite euthanasiées. Traitement ip : Chirurgie sous anesthésie et analgésies pour l’implantation d’électrodes (1h maximum) puis isolement et enregistrement des crises sur animal vigile (session d’1 semaine séparée par 1 semaine de repos, jusqu’à l’apparition de crises ou à un âge maximal de 6 mois) PUIS injection intrapéritonéale de molécules thérapeutiques (1 injection de 30s tous les 2 jours pendant 2 semaines), PUIS enregistrement des crises sur animal vigile (4 sessions d’1 semaine séparées par 1-2 semaine de repos). Les souris seront ensuite euthanasiées. Traitement par gavage : Chirurgie sous anesthésie et analgésie pour l’implantation d’électrodes (1h maximum) puis isolement et enregistrement des crises sur animal vigile (session d’1 semaine séparée par 1 semaine de repos, jusqu’à l’apparition de crises ou à un âge maximal de 6 mois) PUIS Gavage de molécules thérapeutiques (1 gavage de 1 min tous les 2-3 jours pendant 3 semaines maximum), PUIS enregistrement des crises sur animal vigile (4 sessions d’1 semaine séparées par 1-2 semaine de repos). Les souris seront ensuite euthanasiées. Traitement par injection intracérébrale : Chirurgie sous anesthésie et analgésie pour l’implantation d’électrodes + injection en même temps (1h10 maximum) puis isolement et enregistrement des crises sur animal vigile (4 sessions d’1 semaine séparées par 1-2 semaine de repos). Les souris seront ensuite euthanasiées.

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues sont : 1) Pour la laparotomie subie par la femelle gestante : Isolement préopératoire et jusqu’à la naissance de embryons. Risques de déficience respiratoires, cardiovasculaires et hypothermiques durant l’anesthésie. Douleur au niveau du site d’ouverture et utérin, inconfort général durant les heures suivant la chirurgie, perte d’embryon(s), mise bas prématurée à E18 (jour embryonnaire 18). Possible risque d’infection au niveau du site d’ouverture. 2) Induction d’un phénotype épileptique : Le développement prédit d’un phénotype épileptique avec plusieurs crises par jour. Possible agressivité des souris envers leurs congénères. 3) Pour la chirurgie due à l’implantation intracrânienne d’électrodes : Risques respiratoires, cardiovasculaires et hypothermiques durant l’anesthésie. Douleur, inconfort général, isolement des animaux durant la période suivant la chirurgie. Possible risque d’infection au niveau du site d’ouverture. Risque de non acceptation post-chirurgie par la mère des animaux implantés avant sevrage. 4) Injection chronique IP : stress durant les contentions, perte de poids et possible douleur (œdème) dus à l’insertion répétée de l’aiguille sur le site d’injection. 5) Gavage oral : stress durant les contentions, perte de poids et possible douleur au niveau de l’œsophage due à l’insertion répétée de la sonde dans le système digestif.

Devenir

(1)Induction de mutations : les femelles gestantes seront euthanasiés dès qu’un point limite sera atteint, ou après le sevrage des souriceaux. Elles ne peuvent être réutilisées pour des accouplements à cause de la chirurgie. Les souris GFP négatives suite à l’induction de mutations ne peuvent être utilisées en procédure 2 à 5 du fait de leur génotype et elles ne peuvent être utilisées dans un autre projet car il est impossible de savoir si elles n’ont pas été induites (du fait de leur inaccessibilité lors de la chirurgie) ou si elle n’a pas été suffisamment efficace (ce qui pourrait induire un phénotype léger). (2)Enregistrement des crises et traitements : les animaux seront euthanasiés dès qu’un point limite sera atteint, ou à la fin de la procédure, dans la limite d’un an d’âge si aucune crise ne survient. Les animaux étant implantés avec des électrodes, nous ne pouvons pas réutiliser les animaux.

Remplacement

Les résultats attendus de cette étude ne peuvent être obtenus par modélisation informatique car celle-ci nécessite des données expérimentales encore manquantes. De même, la culture cellulaire ne reproduit pas les interactions cellulaires, les voies de migration cellulaires, ni les crises d’épilepsie. La modélisation in vitro n’est donc pas indiquée dans notre type d’étude. De plus, nous ne pouvons éthiquement pas reproduire les modifications cérébrales nécessaires à notre étude chez des patients sains, ni tester nos traitements expérimentaux sur les patients atteints de ces troubles sans études précliniques préalables. Enfin l’utilisation d’organismes entiers, à la physiologie proche de l’humain et communément utilisé en étude préclinique nous permettra de tenir compte de la pharmacodynamie et de la pharmacocinétique de nos potentiels traitements. Nous pourrons ainsi rapporter les éventuels effets indésirables, la durée de traitement, la dose efficace et les effets attendus de nos traitements lors de nos discussions avec les cliniciens en charge des patients atteints de ces troubles avec lesquels nous travaillons étroitement.

Réduction

Nous ferons une planification rigoureuse des expériences en testant préalablement la faisabilité des expériences, en combinant différents protocoles au cours d’une même expérience et en réalisant une exploitation maximale des données à l’aide de l’utilisation appropriée de tests statistiques fiables. Le calcul du nombre d’animaux est fait suivant les recommandations internationales. Il nous faut donc au moins 10 souris par groupe traitement. Ce calcul de puissance sera ajusté selon les premiers résultats, car nous ne pouvons pas encore prédire les différences de moyennes entre nos groupes. Nous utiliserons un premier groupe exploratoire afin de déterminer le stade le plus propice à notre étude et limiter ainsi le nombre d’animaux dans les autres procédures. De plus, pour les traitements administrés par injection et par gavage, chaque animal sera son propre contrôle : le phénotype épileptique sera comparé avant et après traitement, ce qui augmente la puissance statistique. Nous avons prédit 10 animaux par groupe soit 1120 souris si nous réalisons toutes les procédures décrites. Pour générer ces souris il est nécessaire d’utiliser des femelles gestantes. Nous avons choisi d’utiliser préférentiellement une souche de souris largement décrites dans la littérature scientifique. Cette souche offre aussi l’avantage de concevoir un nombre optimal d’embryons pour l’induction de mutations génétiques, d’être peu sensibles au stress et d’avoir peu de perte d’embryon ou de souriceaux entre l’induction de mutations et le sevrage. Nous avons prévu d’utiliser au maximum 336 souris gestantes. Parmi les souris issues de ces mères, une partie ne sera pas génétiquement modifiée (inaccessibilité des embryons lors de la chirurgie ou induction de mutations inefficace). Nous avons prévu un nombre maximum de 4032 souris générées mais négatives. Le nombre maximal de souris utilisées en procédure sera donc de 5488.

Raffinement

Les animaux sont hébergés dans des cages ventilées (maximum 6 par cage), enrichies d’un nid de coton. En cas d’animaux isolés (souris gestantes, inconfort, ou opération chirurgical), la cage sera enrichie d’une maison et de coton afin de diminuer le stress des animaux impliqués. Nous n’avons pas encore caractérisé le phénotype de nos lignées. Si un animal fait une crise épileptique de plus de 15 minutes, ou présente une posture hypertonique après une crise, nous l’euthanasierons pour abréger ses souffrances. De même lors des enregistrements des crises: si un animal fait plus de 15 crises par jour. Les animaux feront donc l'objet d'une surveillance étroite par le personnel de soin animalier. Le poids, l'apparence physique et des changements de comportement seront les facteurs pris en compte. Suite à la chirurgie nécessaire à l’induction de mutation, les animaux feront l'objet d'un suivi postopératoire avec une surveillance rapprochée de l'expérimentateur jusqu'au réveil complet de l'animal et surveillance quotidienne étroite de l'expérimentateur et du personnel de soin animalier pendant les deux semaines suivant la chirurgie, ou jusqu’à la mise bas des souriceaux. Les mouvements, le poids, la respiration et les réflexes tels que le retrait de la patte seront observés. En cas de signe de souffrance on administre un analgésique toutes les 24h jusqu’à la mise-bas des souriceaux. Si les signes de douleur persistent malgré l’analgésie, l’animal sera euthanasié. Après cette mise-bas, nous surveillerons les signes de douleur de la femelle, et si les souriceaux sont bien nourris. Suite à la procédure d’implantation d’électrodes, on administre de la un analgésique toutes les 12h. Ce traitement pourra être prolongé jusqu’au rétablissement de l’animal. L'expérimentateur pèsera les animaux chaque jour suivant la chirurgie pendant une semaine, puis une fois par semaine, et évaluera objectivement l'apparence physique de l'animal (convulsions, dos voûté) et son comportement (lenteur des mouvements) au moins une fois par semaine. Si une perte de poids supérieure à 20 pourcent chez l'animal adulte ou des signes de douleur sont notés, les animaux seront euthanasiés.

Choix des espèces

Nous travaillerons sur une espèce animale: la souris. Notre choix a été motivé par des raisons scientifiques: (1) Nos études portent sur des modèles génétiques d'épilepsie nécessitant des modifications génétiques ciblées, possibles chez ces animaux. (2) L'établissement de lignées pures avec un fond génétique stable et homogène utilisées dans les laboratoires du monde entier permet la reproductibilité et la comparabilité des résultats et donc la réduction du nombre d’animaux. (3) Ces deux souches sont majoritairement utilisées pour modéliser les crises d’épilepsies. Elles ont donc été explorées de manière exhaustive de la molécule au comportement, permettant une solide base scientifique sur laquelle baser nos travaux. (4) Les rongeurs ont un cerveau suffisamment élaboré pour générer des activités épileptiques dont les mécanismes pathologiques aux niveaux cellulaire et moléculaire sont similaires à l'humain. Les femelles gestantes seront utilisées à l’âge adulte (plus de 2 mois). Leurs embryons seront génétiquement modifiés à E14.5, afin de cibler la couche corticale 2-3. Pour les implantations et traitement, les animaux seront utilisés après sevrage (plus de P21), une fois que les souris sont autonomes afin de caractériser au plus tôt leur phénotype prévu épileptique.

  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
Souris : 1330
Souffrances
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Devenir
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 1330

1 330 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Porteuses d'une drépanocytose, elles subissent des crises vaso-occlusives déclenchées par une exposition à un air appauvri en oxygène pendant trois heures ou à une température de 10 °C pendant une heure, puis des tests de douleur tactile, thermique et de force musculaire, pour évaluer des candidats médicaments antalgiques. Le porteur indique que ces souris développent des douleurs qui augmentent avec l'âge, ce qui justifie leur mise à mort en fin de projet. Il affirme que ces conditions ne peuvent pas être reproduites in vitro et conclut à l'impossibilité de remplacer le modèle animal.

Objectifs

La drépanocytose est une pathologie génétique due à une mutation de l’un des gènes codant l’hémoglobine. Elle est caractérisée par la présence conjointe de globules rouges en forme de faucille et d’une anémie chronique hémolytique. Les cellules falciformes étant moins souples que les hématies normales, elles peuvent obstruer la circulation sanguine au niveau des capillaires, entraînant une réduction de l’alimentation en oxygène vers les tissus concernés. Cette obstruction peut provoquer des douleurs voire causer des lésions à différents organes (rate, reins, cerveau, os…). De plus, chez les patients atteints de drépanocytose, toute situation provoquant une augmentation de la consommation d’oxygène (e.g. exercice physique intense, localisation en altitude...) peut déclencher une crise dite vaso-occlusive (=crise drépanocytaire). Une crise vaso-occlusive est un épisode d’aggravation des symptômes qui peut se caractériser par l’aggravation soudaine de l’anémie, mais aussi par l’apparition ou l'augmentation des douleurs. L’objectif du projet consiste à évaluer des symptômes associés à la douleur, et tester des candidats médicaments pour réverser ces symptômes (allodynie / hyperalgésie tactile et thermale, hyperalgésie musculo-squelettique) dans un modèle de souris de drépanocytose (communément appelées souris SCD, pour sickle cell disease). Les douleurs et les traitements seront évalués en condition standard, et suite à un protocole de crise vaso-occlusive.

Bénéfices attendus

La drépanocytose, touchant tous les organes, peut causer de nombreuses complications. Les crises vaso-occlusives (CVO), se traduisant par des épisodes de douleurs souvent très intenses, constituent le symptôme majeur de cette maladie. Le traitement repose sur la prise de médicaments antalgiques en cas de douleurs intenses, mais peut nécessiter une hospitalisation lors des crises (notamment chez les enfants). Il n'existe à ce jour pas de traitement de fond satisfaisant de cette pathologie ; en cas de CVO très fréquentes, un traitement de fond reposant sur des transfusions ou la prise d'un traitement médicamenteux peut être proposé, mais ce traitement est accompagné d'importants effets secondaires parfois graves (aussi est-il proposé uniquement dans les formes les plus graves de la pathologie). Il apparait donc nécessaire de développer de nouveaux traitements qui permettraient de soulager les douleurs ressenties par les patients atteints de drépanocytose, voire de diminuer la fréquence de leurs crises, et ainsi d'améliorer leur qualité de vie. Ce projet permettra d'évaluer l'efficacité antalgique de candidats médicaments dans un modèle murin de drépanocytose.

Procédures

Une phase d'administration (durée de l'ordre de la minute) sera réalisée (principalement 1 fois (2 fois max) par jour; pendant 1 à 6 semaines en fonction de la spécificité du traitement). Les animaux seront soumis à des tests comportementaux permettant d'évaluer leur comportement général ainsi que leur seuil de réponse à des stimulations tactiles ou thermiques, et leur force musculaire. Ces tests dureront de 15 secondes à 5 minutes environ. Ils seront répétés maximum 8 fois en 2 semaines. Dans le cas des CVO, le déclencheur sera une exposition à un air moins concentré en oxygène pendant 3 h ou une exposition à une température ambiante de 10°C pendant 1 h. Les tests comportementaux seront réalisés 1 fois avant le déclenchement puis 3 fois en 24 h. Il n'est pas prévu de prélèvement sanguin en cours d'étude dans ce projet ; cependant, si cela devait s'avérer nécessaire, 1 seul microprélèvement veineux sera réalisé (durée de l'ordre de la minute).

Impact sur les animaux

Les souris Townes et Berkeley développent une maladie de type drépanocytose. Celle-ci se traduit par une modification des paramètres sanguins (augmentation des leucocytes, diminution de l'hématocrite, de l'hémoglobine...) et l'expression d'hématies de type drépanocytaire. Ces souris sont viables et fertiles mais il est attendu (et sera évalué dans ce projet) qu'elles présentent des douleurs, notamment en réponse à une stimulation (tactile ou thermique) ou suite à l'induction d'une crise vaso-occlusive. Les tests comportementaux, et plus particulièrement l'exposition à des conditions d'hypoxie ou à une température de 10°C, peuvent entraîner un stress le temps du test. Ce stress sera diminué au maximum grâce à des périodes d'habituation aux différents dispositifs.

Devenir

A l'issue des procédures de ce projet, tous les animaux sont euthanasiés car ils présentent une pathologie chronique et non curable pouvant leur causer des douleurs (qui selon la littérature peuvent augmenter avec l'âge).

Remplacement

Ce modèle ne peut pas être remplacé par des méthodes alternatives car les conséquences de la drépanocytose sont directement liées à l'impact de la présence d'hématies anormales sur la fonction de divers organes, et l'apparition des douleurs est fortement dépendante de certaines conditions (stimuli tactiles, thermiques, crises vaso-occlusives). Ces conditions spécifiques ne peuvent actuellement pas être reproduites in vitro, et l'étude de l'efficacité des traitements anti-douleur ou de la thérapie cellulaire nécessite l'utilisation d'animaux présentant cette pathologie. Cependant, dans la majorité des cas les traitements médicamenteux étudiés dans le cadre de ce projet ont été sélectionnés au cours d'études in vitro et/ou in silico avant leur évaluation chez l'animal.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés pour chaque test sera optimisé de façon à intégrer dans une même expérience la relation dose/effet ou la comparaison par rapport à une substance de référence. Quand pertinent, un groupe contrôle négatif (souris HbAA, exprimant des gènes normaux) pourra être ajouté. Un effectif acceptable sera défini afin d'obtenir une puissance statistique suffisante pour interpréter les résultats de façon correcte, évitant ainsi une répétition des tests. En fonction des paramètres étudiés (dans le cadre des différentes évaluations de douleurs), les tests paramétriques ou non paramétriques pertinents seront appliqués. Aussi, autant que cela sera possible sans affecter le bien-être des animaux, des prélèvements sanguins en cours d'étude seront envisagés, permettant ainsi de collecter des données biochimiques sur la molécule testée sans utiliser un plus grand nombre d'animaux.

Raffinement

Le raffinement des méthodes expérimentales pour réduire au maximum la souffrance animale est mis en oeuvre grâce à l'utilisation de points limites clairement établis, permettant d'euthanasier tout animal présentant des signes de souffrance ou d'angoisse dépassant le cadre de l'étude. En cas de doute sur l’état général de l’animal, une évaluation approfondie sera réalisée quotidiennement jusqu'au retour aux paramètres physiologiques normaux (ou attendus) ou jusqu’à atteinte des points limites. Un formulaire interne spécifique à l’espèce sera alors complété. Il intègre l’aspect général, l’aspect du pelage, des yeux, la posture, les réactions de l’animal quand il est approché ou stimulé, la respiration, l’appétit, le poids, l’état d’hydratation, les tremblements ou les convulsions, la présence de plaie, de tumeurs ou autres évènements imprévisibles. Ce formulaire de suivi des points limites permet de prendre les bonnes décisions en évitant toute souffrance animale. Il est aussi mis en place un enrichissement complet dans l'hébergement des animaux (e.g. sous la forme de jouets, litière, objets de nidification, objets à ronger ou mastiquer, présence de congénères...). Ce projet est en développement dans notre établissement utilisateur, et une évaluation interne impliquant la cellule de bien-être animal sera demandée afin de permettre de réévaluer et d’adapter a posteriori la catégorie éthique et les méthodes de raffinement, si pertinent.

Choix des espèces

Les modèles étudiés dans le cadre de ce projet ont été choisis car sont des modèles transgéniques permettant de reproduire la drépanocytose chez la souris. Ces 2 modèles sont bien caractérisés dans la littérature. Ces animaux seront utilisés à l'âge adulte (il est notamment prévu de commencer les études autour de l'âge de 4 mois) car les douleurs sont décrites comme de plus en plus importantes avec l'âge.

Modèles expérimentaux d’allergie oculaire

(NTS-FR-370171v1 – 30/03/2023)
  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
    • Troubles sensoriels
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Souris : 4200
Rats : 1800
Cochons d'Inde : 900
Souffrances
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▲ 6900
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Devenir
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 6900

6 900 animaux non-humains, 4 200 souris, 1 800 rats et 900 cobayes, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils sont sensibilisés à l'ovalbumine et au pollen d'ambroisie, puis reçoivent des gouttes oculaires et des injections répétées, pour tester des substances contre la conjonctivite allergique. Le porteur indique que le nouveau contact avec l'allergène provoque un gonflement de la conjonctive, une hyperémie et un larmoiement, et que des nodules peuvent apparaître au site d'immunisation. Il affirme qu'aucune méthode ne reproduit l'œil dans sa globalité et conclut à la nécessité de recourir à ces animaux.

Objectifs

Comme l’allergie respiratoire, l’allergie oculaire est associée à une hypersensibilité allergique de type immédiat. Elle concerne essentiellement les conjonctivites allergiques bégnines c’est-à-dire la conjonctivite allergique saisonnière et la conjonctivite allergique péri-annuelle. Cette hypersensibilité concerne aussi pour partie les conjonctivites sévères compliquées de kératite comme la kératite conjonctivale vernale et la kératite conjonctivale atopique. Les allergènes responsables sont des pneumallergènes, aussi responsables de symptômes respiratoires, tels que les acariens ou les pollens ainsi que des trophallergènes comme l’arachide ou le blanc d’œuf. Ce projet a pour but de contribuer au développement de nouveaux traitements médicaux en permettant d’identifier et de tester l’efficacité de substances thérapeutiques visant à diminuer l’effet des allergènes dans la conjonctivite allergique. Dans ce cadre, nous proposons de mettre en place un protocole de sensibilisation à deux antigènes (l’ovalbumine et le pollen d’ambroisie) chez la souris, le rat ou le cobaye. Dans un second temps, nous testerons différents types de traitements.

Bénéfices attendus

Le bénéfice attendu du projet est de proposer des modèles expérimentaux qui permettront d'évaluer l'efficacité de nouveaux traitements. La recherche de traitements est en constante évolution et nécessite de pouvoir les tester dans les meilleures conditions possibles et dans le plus grand respect du bien-être animal.

Procédures

Les procédures expérimentales nécessitent l'administration de différents produits par instillations (gouttes oculaires), par voie sous cutanée, intramusculaire ou intrapéritonéale (anesthésies). Ces procédures ne durent que quelques secondes. Les examens ophtalmologiques se feront à l'aide de techniques non invasives (imagerie, observations au biomicroscope). Ces examens sont réalisés chez l’homme en cabinet médical par un ophtalmologiste sans anesthésie et sans hospitalisation. Ils le sont également chez l’animal en clinique vétérinaire. Ces examens pourront se faire pour une partie sur animaux vigiles mais certains qui nécessitent l’immobilisation complète de l'animal seront pratiqués sous anesthésie légère, ce type d'examen ne dure que quelques minutes. Des prélèvements de sang pourront être réalisés au cours des procédures expérimentales afin de doser le principe actif ou tout autre marqueur d'intérêt. Ces prélèvements de sang se feront par ponction et dureront moins d'une minute.

Impact sur les animaux

Après un nouveau contact entre l'allergène et l'organisme « sensibilisé » par une précédente exposition, les nuisances attendues se manifesteront au niveau local par un gonflement de la conjonctive accompagné d'une hyperémie et d'un larmoiement. Au niveau du site d'immunisation, une réaction inflammatoire avec potentiellement la présence de nodules sous-cutanés peut être observée. L'administration des produits devrait engendrer tout au plus une gêne transitoire de courte durée.

Devenir

A l'issue de chaque procédure, tous les animaux seront mis à mort pour permettre des réalisés les évaluations ex vivo (évaluations histologiques, dosages...).

Remplacement

L’œil est un organe complexe. Il est composé de plusieurs tissus anatomiquement et physiologiquement très différents. Il est de plus soumis à d'importantes variations environnementales mécaniques et physicochimiques, ainsi qu'à d’importantes interactions biologiques avec les tissus et organes voisins. A ce jour, aucune méthode alternative ne permet de mimer l’œil dans sa globalité fonctionnelle et environnementale. C'est pour cela que l’utilisation d’animaux vivants dans ces procédures expérimentales sont nécessaires pour atteindre les objectifs de ce projet.

Réduction

Le nombre maximum d’animaux prévu pour ce projet a été déterminé en fonction de la distribution théorique rencontrée dans les données bibliographiques et historiques de l'établissement, du nombre d'études estimées et tient compte des variations du métabolisme, de la robustesse des mesures et de notre expérience. Ce nombre limité doit nous permettre de conclure sur l’efficacité ou non d’un traitement. L'effet d'un traitement sera évalué à chaque moment à l'aide de tests statistiques. Un calcul de l’effectif sera réalisé avant chaque étape afin d’ajuster et de revoir à la baisse si possible le nombre d’animaux à inclure dans les procédures. De plus, dès que les procédures expérimentales le permettront, des évaluations non invasives seront choisies tout au long du projet pour améliorer la condition animale et éviter la mise à mort inutile des animaux. De même, l'analyse des deux yeux sera privilégiée autant que possible afin de réduire le nombre d'animaux utilisé.

Raffinement

Un suivi quotidien des animaux sera effectué afin de minimiser au maximum l’impact des procédures sur leur bien-être. Les rongeurs seront placés en groupe dans des cages d’hébergement contenant nourriture et boisson ad libitum et enrichissement à ronger. Si la procédure expérimentale le permet un abri sera ajouté. Les examens non invasifs choisis pour évaluer les signes cliniques de la maladie sont semblables à ceux pratiqués chez l'homme en cabinet ophtalmologique ou chez l’animal en cabinet vétérinaire. Les examens de l'œil qui requièrent l’immobilité de l'animal pourront être réalisés pour son confort sous anesthésie légère. Des points limites adaptés, suffisamment prédictifs et précoces permettent de limiter une éventuelle douleur à son minimum. Ce projet a été soumis pour évaluation à un comité d’éthique et sera suivi par la structure en charge du bien-être animal de l'établissement.

Choix des espèces

Les espèces animales choisies ont une physiologie, une anatomie et un métabolisme largement décrits dans la bibliographie scientifique. L’extrapolation à l’homme des effets sur l’œil en est d’autant plus facilitée. De plus, les modèles expérimentaux concernant cette pathologie sont largement utilisés et décrits sur ces espèces dont les publications de référence sur laquelle le projet est basé. Pour ce projet, des souris, des rats et des cobayes ont été retenus pour tenir compte des particularités anatomiques et physiologiques de chaque espèce afin d’augmenter les chances de mener ce projet à terme. Les rongeurs ont minimum 6 semaines au début de l’étude, les cobayes 8 semaines. Ce qui correspond à de jeunes adultes ayant atteint leur maturité de développement oculaire comme il convient au modèle.

  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
Souris : 321
Souffrances
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▲ 321
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Devenir
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 321

321 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une irradiation cérébrale sous anesthésie et une administration intranasale, puis passent des tests de mémoire et de locomotion et des échodopplers répétés sur six mois, avant euthanasie pour prélever leurs structures cérébrales. L'objet est de tester des vésicules issues de cellules souches contre les troubles cognitifs qui suivent une radiothérapie du cerveau. Le porteur indique que les transports entre établissements peuvent stresser et amaigrir les animaux, et juge le modèle in vivo incontournable.

Objectifs

La radiothérapie dans le traitement des tumeurs cérébrales peut conduire à la mort de cellules non tumorales comme les cellules constituant les vaisseaux sanguins et les neurones. En effet, 50% à 90% des patients traités par radiothérapie pour des tumeurs du cerveau présentent dans les 6 mois après leur traitement des troubles neurologiques avec des troubles de l’attention, de la mémoire ou de la résolution de problèmes. De nouveaux traitements permettraient d’améliorer la qualité de vie des patients. Dans ce projet, nous allons évaluer l’efficacité thérapeutique des vésicules extracellulaires issues de cellules souches mésenchymateuses (CSM) pour limiter les impacts de la radiothérapie. Les CSM sont un type de cellules souches très utilisé en médecine dite régénérative. Elles ont la capacité de se renouveler pour créer des cellules spécialisées capable de réparer la fonction d’un organe. Elles sont prélevées chez une personne à partir de la moelle osseuse ou de la graisse corporelle. Elles sont mises en culture puis administrées à l’homme. Cependant, cette stratégie thérapeutique cellulaire a ses limites telles que la transplantation autologue (prélèvement et administration chez la même personne) des CSM. Cette technique limite le nombre de patients pris en charge en raison du temps nécessaire à la mise en culture des CMS. On note surtout une efficacité diminuée en fonction de l’âge et de facteurs de risques associés (hypertension, cholestérol). Les cellules peuvent être aussi inutilisables si elles ont été irradiées lors du traitement par radiothérapie. Des études ont démontré que l’effet thérapeutique des CSM serait majoritairement lié à des vésicules extracellulaires (VE) qu’elles sécrètent. Elles sont produites en grand nombre par les CSM suite à leur activation par des facteurs stimulants. Une production de VE in vitro permet de s’affranchir des limites liées à l’utilisation des CSM via le patient. Les VE sont stockées et conservées sous forme lyophilisée simplifiant leur administration. Les VE permettent de limiter la destruction des vaisseaux sanguins (qui est observée après exposition aux rayonnements ionisants) et pourraient donc limiter le développement des troubles cognitifs. Dans le cadre de ce projet, la mesure du flux sanguin cérébral sera réalisée de façon non invasive dans un autre établissement possédant expertise et équipement adaptés .

Bénéfices attendus

Les bénéfices que ce projet pourrait apporter sont multiples tels que : -une nouvelle thérapie non-invasive -une réduction des troubles cognitifs (troubles de l’attention, de la mémoire ou de la résolution de problèmes) -une amélioration de la qualité de vie des patients vis-à-vis des troubles cognitifs

Procédures

Aucune chirurgie. Prélèvement sanguin 1 fois sous anesthésie avant euthanasie, durée du prélèvement sanguin 15 secondes. Perfusion intracardiaque sous anesthésique, durée 15 minutes. Irradiation cérébrale sous anesthésie: 10 min.Administration intra-nasale sous anesthésie : environ 5 min par administration, 1 seule administration. Les animaux subiront plusieurs fois les interventions qui suivent à différents temps. Tests comportementaux 3 à 10 min (mémoire, locomotion) réalisés 4 fois sur une période de 6 mois): Analyse echodoppler 1 fois par mois sous anesthésie : 10 min.

Impact sur les animaux

Pour les irradiations, les animaux étant anesthésiés pour limiter les mouvements, il peut y avoir un effet des anesthésies répétées et les effets potentiels de l’anesthésie sur les variables physiologiques. Pour les administrations, même si les animaux sont légèrement anesthésiés, il est possible de noter un inconfort transitoire après l’administration. Pour les transports, il peut être noté un stress chez les animaux suite aux changements des conditions environnantes. Après irradiation, un animal peut développer des difficultés à se déplacer et/ou une apparence extérieure piloérection, dos rond ou amaigri Après injection nasale, les effets indésirables peuvent être un écoulement nasal important et/ou une tête penchée, difficultés à se déplacer, amaigrissement Le transport des animaux peut également conduire à du stress et de l’angoisse conduisant à un amaigrissement

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés à la fin de chaque procédure afin de réaliser les prélèvements des structures cérébrales.

Remplacement

Le nouveau développement de stratégie thérapeutique doit être validé sur des modèles précliniques (modèles animaux). En effet, lors des demandes d’Autorisation de mise sur le marché (AMM) ou des médicaments de thérapie innovante auprès de l’ANSM les études précliniques (modèle rongeurs, porcins ou primates) sont demandés. De plus, les modèles in vitro (culture isolée de cellules en boîte de pétri) ne permettent pas d’évaluer le réseau vasculaire ni les troubles cognitifs. Par conséquent l’utilisation d’un modèle murin est indispensable pour valider notre approche thérapeutique.

Réduction

Les modèles d’expérimentation animale présentent une certaine variabilité de réponse. De plus le retour d’expérience des médecins, chercheurs et biostatisticiens déterminent qu’un nombre de 12 ou 15 animaux dans chaque groupe expérimental est nécessaire et suffisant pour obtenir des résultats statistiquement robustes afin de valider notre nouvelle thérapie.

Raffinement

Un suivi quotidien des animaux sera réalisé par les personnes compétentes impliquées dans ce projet, afin d’appliquer les points limites pour réduire la souffrance des animaux. De plus, lors de leur transport, les animaux seront placés dans des boites avec sciure, coton et gel qui remplace l’eau et les croquettes (4 animaux par boites de transport, nous ne mélangeons pas les groupes d’animaux). Si un animal présente des signes de souffrance, son euthanasie anticipée sera réalisée.

Choix des espèces

Nous avons déjà démontré dans différents modèles murins soumis aux rayonnements ionisants l’efficacité thérapeutique des VE-CSM dans les processus de néovascularisation et la réparation tissulaire. Pour cette étude nous utliserons un modèle pré-clinique murin à l’age de 8 semaines. Ce stade a été choisi afin d’éviter une hétérogénéité liée à l’âge qui pourrait modifier les paramètres étudiés. Enfin, nous maîtrisons, chez la souris, les techniques et les équipements afin d’évaluer les paramètres vasculaires, inflammatoires (anticorps) et cognitifs indispensable pour démontrer l’efficacité de notre traitement. L’utilisation d’un modèle in vivo est aujourd’hui incontournable pour développer et proposer des thérapies innovantes. En effet, lors des demandes d’Autorisation de mise sur le marché (AMM) ou des médicaments de thérapie innovante auprès de l’ANSM les études précliniques (modèle rongeurs, porcins ou primates) sont demandés.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système nerveux
Souris : 1620
Souffrances
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▲ 32
▲ 1588
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Devenir
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 1620

1 620 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Selon les lots, elles subissent une injection abdominale chez la femelle gestante, la suture d'un œil, une injection intracérébrale, un AVC provoqué par coagulation d'un vaisseau à travers le crâne, ou une imagerie cérébrale, chaque geste réalisé une fois. L'objet est d'étudier le rôle des astrocytes dans la plasticité du cerveau, avec des applications annoncées pour l'amblyopie, l'autisme et la récupération après AVC. Le porteur reconnaît qu'une des lignées utilisées est considérée comme dommageable, ses effets n'ayant pas été étudiés.

Objectifs

La plasticité cérébrale décrit la capacité du cerveau à remodeler ses connexions en fonction des expériences vécues par l'individu. Cette plasticité est maximale dans l’enfance, où elle participe à l’apprentissage. Elle diminue ensuite chez l’adulte, mais peut être réactivée au décours d’une lésion cérébrale comme un AVC pour faciliter la récupération des fonctions perdues. Par ailleurs, une altération de cette plasticité au cours du développement cérébral peut être responsable de maladies comme l’amblyopie (défaut d’acquisition de la vision d’un des yeux chez l’enfant) ou l’autisme. Des études récentes ont montré que certaines cellules du cerveau, appelé « astrocytes », jouaient un rôle fondamental dans la plasticité au cours du développement. Notre projet a pour but d’explorer comment les astrocytes et les autres cellules du cerveau régulent cette plasticité. Ceci permettra de mieux comprendre les troubles du neurodéveloppement de l’enfant d’une part, et de trouver de nouvelles façons de stimuler la plasticité chez l’adulte, notamment après un AVC, d’autre part.

Bénéfices attendus

D’un point de vue scientifique, ces travaux doivent enrichir nos connaissances concernant le rôle des astrocytes et des autres cellules du cerveau dans la régulation de la plasticité. D’un point de vue plus biomédical, ces travaux doivent offrir de nouvelles pistes de compréhension des troubles du développement cérébral chez l’enfant (tels que l’amblyopie et l’autisme). Ils ouvriront également de nouvelles perspectives thérapeutiques : promouvoir la plasticité chez l’adulte permettrait de faciliter la récupération après une lésion cérébrale comme un AVC.

Procédures

Injection dans la cavité abdominale chez la femelle gestante (environ 5 minutes, une seule fois par souris). Suture d'un seul oeil (environ 15 minutes, une seule fois par souris). Injection intracérébrale (environ 30 minutes, une seule fois par souris). Procédure de photothrombose, c'est-à-dire coagulation d’un vaisseu cérébral par la lumière pour reproduire un AVC (environ 30 min, une fois par souris). Imagerie cérébrale chez l’animal vivant (environ 2h, une seule fois par souris).

Impact sur les animaux

L’injection dans la cavité abdominale peut induire une douleur et un stress légers à la piqure. La suture d’un œil sous anesthésie générale peut s’accompagner d’une douleur légère autour de l’œil au réveil et une plaie superficielle dûe au grattage est possible dans les jours suivants. Au long cours, la fermeture d’un œil a une incidence modérée sur le bien-être de l’animal. L’injection intracérébrale sous anesthésie générale nécessite d’inciser la peau du crâne et de réaliser une ouverture dans ce-dernier. Au réveil, des douleurs post-opératoires modérées peuvent être présentes sur une courte durée. La procédure de photothrombose pour reproduire un AVC se fait par par illumination à travers le crâne, sous anesthésie. Elle nécessite d’inciser la peau au-dessus du crâne mais pas d'ouvrir ce-dernier. Au réveil, des douleurs post-opératoires modérées peuvent être présentes sur une courte durée. La lésion d’AVC en elle-même a une incidence modérée sur le bien-être de l’animal (perte de sensibilité sans perte de motricité). L’imagerie cérébrale chez l’animal vivant se fait également par illumination à travers le crâne, sous anesthésie. Elle nécessite d’inciser la peau au-dessus du crâne et de réaliser une ouverture dans ce-dernier dans certains cas seulement (quand un colorant aura été préalablement injecté). Deux lignées de souris génétiquement modifiées seront utilisées dans le projet. Pour la première (lignée "PrismPlus"), il n'a pas été rapporté de nuisance sur la santé, le comportement ou le bien-être de l'animal dans la littérature. Pour la deuxième (lignée "Aldh1l1-Cre"), les conséquences des modifications génétiques sur la santé, le comportement ou le bien-être de l'animal n'ont pas encore été étudiées. Elles sont donc a priori considérées comme dommageables.

Devenir

Les animaux ne pourront être réutilisés à l'issue de chaque procédure et seront donc mis à mort.

Remplacement

Nos travaux précédents réalisés chez la souris ont montré que les astrocytes jouent un rôle crucial dans la régulation de la plasticité cérébrale. Dans ce projet, nous utiliserons ces résultats pour tenter de stimuler cette plasticité. Pour cela, il n’est pas possible de remplacer les enregistrements du cerveau intact par des simulations ou par des cultures de cellules du cerveau.

Réduction

Dans le but de réduire le nombre d’animaux utilisés, nous avons optimisé la taille des lots en accord avec la littérature existante. De plus, pour plusieurs analyses, un même animal sera utilisé pour l’étude de plusieurs types de cellules. Enfin, dans plusieurs expériences, un animal sera son propre contrôle en comparant un hémisphère cérébral à l’autre hémisphère, ce qui permettra de réduire le nombre d’animaux de façon significative.

Raffinement

Durant les procédures expérimentales, nous utiliserons des médicaments anesthésiques et antidouleurs appropriés pour limiter au maximum l’inconfort des animaux. Suite à la suture d’un oeil, l’injection intracérébrale ou la lésion d’AVC, les animaux seront surveillés quotidiennement en prenant en compte leur apparence et leur comportement. De plus, la technique d'imagerie cérébrale et la technique d’AVC sont minimalement invasives et ne nécessitent pas de chirurgie lourde. Par défaut, les animaux seront logés à plusieurs dans des cages contenant du coton pour faire leur nid et boisson et nourriture à volonté. Dans certaines expériences étudiant l’effet d’un environnement enrichi sur la plasticité du cerveau, différents jeux seront en outre installés dans des cages avec plusieurs étages pour stimuler les souris. Un tel environnement a un effet bénéfique sur le bien-être de l’animal.

Choix des espèces

Nous utiliserons des souris car leur développement est proche de celui de l’homme et les mécanismes de leur plasticité cérébrale ont très bien été étudiés. Ceci permettra une meilleure comparaison avec les résultats décrits dans la littérature. De plus, notre équipe utilise couramment cette espèce et possède une expertise technique sur ces animaux. Par ailleurs, la période de gestation est courte et le nombre de souris par portée important, ce qui nous permet de générer suffisament d’animaux pour plusieurs expériences avec relativement peu de parents. Enfin, les souris permettent de nombreuses manipulations génétiques non disponibles chez d’autres mammifères. Pour la majorité des expériences, les animaux seront utilisés à l’âge adulte, plus de 100 jours après la naissance. Pour les procédures 5 et 8, les animaux seront utilisés à différentes étapes du développement pour étudier l’évolution de la plasticité : 21ème jour, 28ème jour, 50ème jour, 100ème jour après la naissance.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système gastrointestinal
Souris : 1576
Souffrances
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Devenir
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 1576

1 576 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une injection intraveineuse de cellules tumorales issues de patients, puis des traitements par gavage, dans l'eau de boisson ou par voie intrapéritonéale, avec une imagerie hebdomadaire, avant sacrifice pour analyser l'infiltration tumorale. Le porteur indique que l'injection de cellules tumorales peut provoquer une perte de poids rapide et une hépatite, et vise à tester des traitements contre un lymphome intestinal compliquant la maladie cœliaque. Il affirme que la réponse des cellules malignes ne peut être reproduite in vitro.

Objectifs

La maladie coeliaque est une maladie intestinale inflammatoire fréquente induite par l’ingestion de gluten un protéine présente dans les farine (blé, orge, seigle). Une complication rare mais sévère est l’émergence de lymphomes intestinaux chez des patients ne répondant pas au régime sans gluten. L'accumulation de lymphocytes intestinaux peut donner naissance, chez certains patients coeliaques à un lymphome intestinal aussi appelé maladie coeliaque réfractaire de type II. Les cellules formant le lymphome contiennent des mutations hautement récurrentes augmentant l'activité d'une enzyme et/ou d'un facteur de transcription ainsi qu’un spectre de complémentaire d’autres mutations. Notre hypothèse est que ces mutations confèrent un avantage dans l’environnement intestinal inflammatoire des patients coeliaques. Le clone de cellules mutées pourrait ainsi s’expandre aux dépends des cellules normales et aboutir à un lymphome intestinal. Ce lymphome évolue initialement à bas bruit mais peut dans 40-50% des cas évoluer vers un lymphome invasif de très mauvais pronostic. Un objectif important est la mise au point de traitements capables d’éliminer les cellules mutées précocement avant l'aggravation de la maladie. Il semble en particulier important de tester les inhibiteurs spécifiques de l'enzyme et du facteur de transcription muté. Néanmoins la présence d’un nombre important de mutations additionnelles expose au risque de résistance des cellules au traitement. Notre but est de tester de nouvelles stratégies thérapeutiques dans un modèle de souris obtenu par injection de lignées cellulaires malignes issues des biopsies intestinales de patients atteints de maladie coeliaque réfractaire de type II. Nous chercherons à évaluer leur efficacité sur le développement tumoral mais aussi le risque de sélection de cellules tumorales résistantes aux traitements, ceci afin d’évaluer les bénéfices et risques des traitements pour les patients.

Bénéfices attendus

Ce projet nous permettra de tester l’efficacité des différentes molécules ciblant les voies de signalisations impliquées sur le développement des cellules tumorales et de tester un possible échappement. Seules des drogues déjà autorisées en clinique humaine seront utilisées, suggérant qu’il n’y aura pas de toxicité excessive. A terme, ce projet pourrait permettre de développer des traitements permettant de prévenir ou stopper le développement de lymphomes chez les patients coeliaques.

Procédures

Injection de cellules tumorales de patient (réalisée sur 1576 souris) : Les lignées cellulaires humaines transduites ou non seront injectées par voie intraveineuse rétro-orbitaire avec des seringues menues d’aiguilles à insuline(durée de l’injection : 5 secondes). Administration de traitements (réalisé sur 1176 souris) : - un traitement délivré en per os dans l’eau de boisson tous les deux jours (réalisé sur 294 souris) (durée de l’injection : 5 secondes) - deux traitements administrés par gavage oral tous les jours à l’aide d’une aiguille de gavage d (réalisé sur 588 souris) (durée de l’injection : 5 secondes). - un traitement administré par voie intra-péritonéale deux fois par semaine (réalisé sur 294 souris) (durée de l’injection : 5 secondes). Imagerie intra-vitale (réalisée sur 616 souris) : Les souris seront imagées à l’aide de l’IVIS spectrum 1 fois par semaine depuis l’injection des cellules tumorales jusqu’au sacrifice. Le temps d’imagerie dépend de la puissance du signal mais ne dépasse pas 30 min par animal.

Impact sur les animaux

Le degré de sévérité des procédures expérimentales dans lesquelles sont inclus les animaux est modéré. Les souris génétiquement modifiées que nous souhaitons utiliser ne présentent pas de phénotype dommageable dans nos conditions d'utilisation. L'injection de cellules tumorales humaines est succeptible d'entrainer une perte de poids rapide ainsi qu'une hépatite.

Devenir

Les animaux seront tous sacrifiés à la fin de chaque procédure afin d'analyser l'infiltrat de cellules tumorales dans les différents organes (rate, foie, sang, rein et intestin).

Remplacement

La réponse de cellules malignes à un traitement est un mécanisme complexe qui ne peut être récapitulée in vitro. Nous avons dans un premier temps utilisé des cultures primaires in vitro pour cerner les drogues d’intérêt, nous permettant de réduire fortement l’utilisation d’animaux. Les cellules de patients étant fragiles et difficiles à cultiver in vitro, l’utilisation de modèle murin nous permettra de les amplifier dans un contexte riche en IL-15 afin de tester plusieurs stratégies thérapeutiques et de déterminer les effets de ces molécules sur les cellules transformées et d’évaluer le risque d’échappement tumoral favorisant leur progression vers des lymphomes invasifs.

Réduction

Le nombre de souris à utiliser a été calculé avec l’objectif de réduire le nombre d’animaux autant que possible en tenant compte d’un minimum de cellules à collecter pour l’analyse, incluant pour chaque série d’expériences le nombre nécessaire de contrôles et de la nécessité de reproduire les résultats. Le nombre de 5 souris/lot est choisi pour permettre les analyses statistiques. Afin de limiter le nombre de souris, la viabilité cellulaire sera quantifiée avant toute injection pour optimiser la prise de greffe.

Raffinement

Les souris seront hébergées dans des cages adaptées aux rongeurs, mâles et femelles séparés, et le nombre d’individus par cage limité entre 2 et 5 individus pour préserver leurs interactions sociales et limiter les phénomènes d'agréssion ou de stress engendrés par une population trop importante. Nous serons aussi très attentifs au bien-être des animaux. Nous veillerons à l’enrichissement de l’environnement par la mise à dispositionde boules de coton, de maisonnettes en carton, de bâtonnets à ronger et d’un tunnel. La surveillance du bien-être des animaux sera assurée au quotidien par le personnel de l’animalerie et hebdomadaire par les expérimentateurs. Les expériences et en particulier l’injection de cellules seront réalisées par des personnes expérimentées et qualifiées afin d'éviter toutes fausses manipulations ou un éventuel stress pour les animaux. Les procédures d’injection sont peu douloureuses mais l’utilisation d’anti-inflammatoires ou analgésiques pourrait compliquer l’interprétation des résultats sur la progression tumorale. Les animaux seront alors particulièrement surveillés lors de ces procédures. Afin de limiter au maximum la souffrance et l’angoisse infligée aux souris, les prélèvements de sang se dérouleront sous anesthésie locale avec de la tétracaïne et les injections de cellules malignes humaines sous anesthésie générale . Le réveil se déroulera dans un environnement calme et silencieux. Des points-limite ont été établis, consuisant à la mise à mort anticipée de l’animal si nécessaire. L’état général des animaux sera surveillé de façon quotidienne et selon la progression des symptômes observés via une grille d’évaluation, la prise de greffe et les variations de poids corporel.

Choix des espèces

Les souris immunodéficientes constituent un modèle d’étude reconnu pour la réalisation de greffes humaines. L’expression d'un facteur de croissance humain que nous savons indispensable à l’expansion des cellules malignes in vitro et qui assurera l'expansion des cellules de patients après injection chez la souris immunodéficiente. Les souris utilisées seront des souris adultes d’environ 8 semaines.

  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
Rats : 224
Souffrances
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Devenir
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 224

224 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Des mères reçoivent un antibiotique dans l'eau de boisson et leurs ratons subissent des gavages quotidiens entre le vingt-deuxième et le trente-cinquième jour de vie, avant mise à mort pour accéder au contenu de leur gros intestin. Le porteur indique que les mères ne peuvent être réutilisées et sont tuées après le sevrage, et prévoit d'utiliser les portées surnuméraires pour une étude annexe sur l'appétence au lait de soja. Il affirme qu'aucun modèle in vitro ne rend compte de la colonisation du tube digestif.

Objectifs

Il est établi que, chez l’adulte, le microbiote intestinal interagit, de façon variable selon sa composition, avec la santé de l’hôte. Les données récentes suggèrent que ceci serait également vrai en période néonatale avec d’éventuelles répercussions sur le risque de maladie tout au long de la vie. Comprendre les mécanismes qui contrôlent la composition et l’assemblage du microbiote en période néonatale constitue donc un enjeu majeur en termes de prévention à long terme de la santé. Nous supposons que certaines molécules secrétées par les bactéries dénommées « auto-inducteurs » (AIs) sont impliquées puisqu’elles permettent la communication inter-bactérienne et peuvent interagir avec la composante immunitaire de l’hôte, qui participe au contrôle de l’assemblage du microbiote. Notre objectif est donc de démontrer l’implication de ces auto-inducteurs dans la modulation de l’assemblage néonatal du microbiote intestinal. Pour ce faire, nous évaluerons i) l’influence d’une modulation de la composition des microbiotes néonataux, induite par antibiothérapie transitoire des mères, sur la production des autoinducteurs par le microbiote des descendants au cours de son assemblage et ii) la capacité d’aliments modèles, enrichis en différents autoinducteurs, à moduler le microbiote non stabilisé.

Bénéfices attendus

Le projet établira la contribution des AIs au contrôle de l’assemblage du microbiote intestinal chez le rat. Ce résultat revêt un intérêt en termes de transposabilité à d’autres couples hôte/microbiote (ex microbiote intestinal chez l’homme, microbiotes cutané, vaginal, …). En outre, en identifiant les AIs majoritairement impliqués, il contribuera à accroître la connaissance des mécanismes d’interaction hôte-microbiote et à garantir la sécurité des aliments fermentés dont certains contiennent naturellement des AIs. De telles avancées ouvrent la voie à de nouvelles stratégies de modulation des microbiotes ce qui revêt un intérêt majeur au vu de l’implication du microbiote dans la régulation de la santé de l’hôte.

Procédures

Tous les animaux inclus dans ce projet seront soumis à manipulation lors de la constitution des portées ou des suivis pondéraux. Certains d’entre eux (i.e. les 64 ratons élevés par les 8 mères dont l’eau de boisson sera supplémentée en antibiotique) seront soumis à un traitement antibiotique indirect alors que d’autres (ie les 80 ratons inclus dans la procédure 2) seront soumis, quotidiennement entre leur 22e et 35e jour de vie, à des gavages intra-stomaccaux réalisés sur animaux vigiles.

Impact sur les animaux

Pour les animaux inclus dans ce projet, les nuisances induites par les 2 procédures qui relèvent des classes de sévérité « légère » ou "modérée" devraient se limiter au stress généré par les séparations mères/portées ponctuelles et par la manipulation lors de leurs pesées, gavages et mises à mort puisque les traitements qui seront appliqués ne devraient entraîner aucun effet indésirable spécifique. En effet, le traitement antibiotique qui sera appliqué est d’usage courant en médecine vétérinaire et la supplémentation d’aliments modèles enrichis en AIs mime des situations usuelles puisque les AIs sont des composés naturellement présents dans l’alimentation humaine.

Devenir

Compte tenu de l’influence connue du nombre de gestations vécues sur la physiologie et le comportement maternel, les rates utilisées pour générer les portées au sein de chacune des 2 procédures ne peuvent être réutilisées dans nos expérimentations animales et seront mises à mort une fois leurs ratons sevrés. Dans chacune des 2 procédures, l’accès aux contenus du gros intestin, segment intestinal dans lequel l’implication des AIs est la plus probable, est indispensable. De ce fait, la mise à mort des ratons en fin de mise en place du microbiote intestinal est inévitable.

Remplacement

Aucun des modèles in vitro existant ne permet de rendre compte de la complexité des mécanismes physiologiques et immunitaires mis en jeu lors de la colonisation du tube digestif par les bactéries en période périnatale. L’étude in vivo est donc irremplaçable pour d’atteindre l’objectif de ce projet.

Réduction

Le nombre d’animaux est calculé en tenant compte des différences entre mâles et femelles, des nombres d’individus statistiques nécessaires ainsi que des risques de non fécondation des rates ou d’obtention de portées naturelles de taille insuffisante. En absence de données de concentrations luminales en AIs, les nombres d’individus statistiques ont été déterminés par calcul d’effectif réalisé à partir de données décrivant l’impact d’une antibiothérapie au cours de la gestation sur diverses caractéristiques du microbiote des descendants. La procédure n°1 repose sur le traitement de rates allaitantes : l’individu statistique indépendant correspond donc à la portée. Ainsi, 18 rates saillies de l’avant-veille seront commandées afin de garantir l’obtention de 16 portées de 8 ratons (4 mâles et 4 femelles) à subdiviser entre les 2 groupes expérimentaux. L’utilisation à différents stades de développement des 128 ratons mâles et femelles issus de ces portées valorisera au mieux les animaux obtenus à la mise bas. Pour la procédure n°2, les traitements seront appliqués aux descendants sevrés, chacun de ceux-ci constitue un individu statistique pertinent. De ce fait, 10 rates saillies de l’avant-veille seront commandées afin de garantir l’obtention de 8 portées de 10 ratons (5 mâles et 5 femelles), ces 80 descendants seront ensuite repartis (1 male et 1 femelle de chaque portée) dans les 5 groupes expérimentaux pour générer un effectif final de 8 males et 8 femelles consommant chacun des 5 suppléments testés. Pour éviter un gaspillage des animaux, les mères gestantes surnuméraires obtenues dans chacune des procédures (au maximum 4) et leurs descendants excédentaires seront utilisés pour une étude ancillaire destinée à évaluer la possibilité d’un projet futur en mesurant l’appétence des ratons nouvellement sevrés pour les boissons végétales à base de soja. Ces portées seront alors élevées sans traitement spécifique tout au long de la lactation. Après leur sevrage, les ratons, à qui sera proposé le lait de soja en parallèle de leur eau de boisson, feront l’objet d’un suivi de croissance et de consommationjusqu'à leur mise à mort (35e jour de vie). Cette valorisation des portées surnuméraires sera possible puisque pour chacune des procédures, le nombre de portées surnuméraires sera connu dès la mise bas alors que les traitements spécifiques seront appliqués soit au 5e jour de lactation (procédure 1) soit à l’issue du sevrage des ratons (procédure 2).

Raffinement

Le stress généré par les procédures en particulier par la manipulation des portées qui interférera avec les soins maternels et, dans le cas de la procédure 2, par des gavages sera limité du fait de leur mise en œuvre rapide mais sans brusquerie par un personnel compétent et entraîné, dans le respect de la charte nationale sur l’éthique de l’expérimentation animale et des recommandations relatives aux volumes administrables par gavage. En outre, la sélection d’une souche de rat présentant de bonnes qualités maternelles (Sprague-Dawley), l’usage de tapis chauffants sur lesquels positionner les portées séparées de leurs mères, l’enrichissement des cages à l’aide de matériau cellulosique pour le nid et de tunnels et l’hébergement par 2 pendant la majeure partie de la gestation et après sevrage contribueront à minimiser le stress des mères et des ratons. L’absence de nuisance durable sur le bien-être animal sera néanmoins vérifiée par observation des animaux lors des visites qui seront effectuées quotidiennement, y compris le week-end. L’évaluation de l’état des animaux qui sera alors effectuée conditionnera les éventuelles décisions d’administration d’analgésique dans le cas d’observation de signes attestant d’une souffrance (dos vouté, ventre rétracté, facies contracté, aggressivité, vocalisation).

Choix des espèces

Le choix du rat comme modèle d'étude résulte du fait que son microbiote intestinal s’établit au cours des premières semaines de vie, qu'il presente un développement rapide, qu'il est omnivore et que son coût est modéré. En outre, comparativement à la souris, sa moindre susceptibilité au stress le rend plus adapté à la manipulation des descendants au cours de la lactation et sa taille facilite la collecte de contenus intestinaux en quantité adaptée aux besoins de l’étude. De plus, l’expérience acquise par notre unité de recherche sur ce modèle renforce l’intérêt pour ce modèle animal dans le cadre de ce projet particulier.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
Souris : 1400
Souffrances
▲ -
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▲ 1400
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Devenir
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 1400

1 400 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent des immunisations uniques ou répétées par diverses voies, jusqu'à trois sites par jour, avec prélèvements sanguins et anesthésies multiples, avant euthanasie pour prélever leurs organes. L'objet est de vérifier que des candidats vaccins déclenchent une réaction immunitaire avant des essais d'efficacité ultérieurs. Le porteur affirme qu'aucune méthode alternative ne modélise l'immunogénicité d'un produit dans un organisme entier vivant.

Objectifs

Selon l'OMS, en 2017, les maladies infectieuses sont responsables dans le monde de 17 millions de décès par an, soit un tiers de la mortalité et 43 % des décès dans les pays en voie de développement (contre 1 % dans les pays industrialisés). Les maladies infectieuses recouvrent un large spectre de pathologies bénignes comme le rhume ou l’angine, mais également très graves comme l'infection par le virus de l'immunodéficience humaine, les hépatites, le paludisme, la tuberculose, etc. Si la recherche a permis l’éradication de certaines d’entre elles grâce à la mise au point de vaccins spécifiques et des antibiotiques, il reste encore beaucoup de chemin à parcourir pour que toutes ces pathologies soient traitées. Dans le cas du développement d'un vaccin anti-infectieux, il convient de s'assurer que le candidat vaccinal permet d'induire une réaction immunitaire spécifique chez l'animal sain après injection, permettant le développement d'anticorps spécifiques contre la pathologie visée, avant la réalisation d'études d'efficacité (challenge vaccinal). Il n’existe pas de méthode alternative à l’heure actuelle permettant de modéliser de manière fiable l'immunogénicité d'un produit injecté dans un organisme vivant. Le recours à l’expérimentation animale est donc nécessaire à l’objectif de ce projet. Ce projet a pour objectif de caractériser l'immunogénicité de candidats vaccins après administration chez la souris. Plusieurs études pourront être réalisées pour répondre à cet objectif.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de sélectionner de nouveaux candidats vaccins à visée anti-infectieuse pour les phases d'efficacité, et à terme, pour la mise sur le marché de nouveaux vaccins.

Procédures

Les animaux seront immunisés par injection unique ou répétée (maximum 1 fois par semaine) du produit à tester par voie per-os (vigiles), sous-cutanée, intramusculaire, intrapéritonéale (vigiles ou anesthésiés) ou intratrachéale (anesthésiés). Sur animaux vigiles, l’immunisation est de l’ordre de la minute, en comptant l’anesthésie la durée est d’environ 5 minutes. Au maximum, 3 sites/souris par jour pourront être utilisés en respectant les volumes d’injections recommandés et un espacement de 7 jours. Les prélèvements sanguins seront réalisés sur animaux anesthésiés au maximum 1 fois par semaine (et avant euthanasie) jusqu’à la fin de l’étude en respectant les volumes éthiques. Un prélèvement s’effectue en moyenne en 1 à 2 minutes.

Impact sur les animaux

Les animaux pourront présenter des réactions immunitaires différentes selon les produits testés. Il est possible que leur système immunitaire soit affaibli entrainant l’apparition de signes cliniques. Les animaux seront manipulés régulièrement pour différents actes (pesées, administration des produits, prélèvements de sang) et pourront subir plusieurs anesthésies au cours des études susceptibles d’induire un stress supplémentaire.

Devenir

Les animaux seront euthanasiés à la fin du protocole afin de prélever les organes pertinents nécessaires aux mesures et analyses menées pour déterminer l’immunogénicité des produits testés.

Remplacement

Le recours à l’expérimentation animale est nécessaire afin de pouvoir caractériser l'immunogénicité d’un produit dans un organisme entier vivant (modélisation d’une situation clinique). Actuellement, il n’existe pas de méthode alternative permettant de modéliser de manière fiable la réaction immunitaire induite d’un produit dans un organisme vivant.

Réduction

Afin d’obtenir des résultats statistiquement exploitables permettant de conclure sur un réel pouvoir immunogène du traitement testé, des groupes d’au moins 5 animaux seront constitués.

Raffinement

Une période d’acclimatation de 6 jours minimum sera respectée. Les animaux seront hébergés en cage de manière collective durant toute la durée de l’étude (sauf exception en cas de bagarre ou blessure), avec des enrichissements appropriés (abris, matériel de nidation, bois à ronger…). En cas d’hébergement individuel (pour cause de bagarre entre congénère par exemple), les cages seront réorganisées de manière à permettre à minima un contact visuel avec les animaux adjacents. Ce type d’hébergement présente l’avantage de mieux vérifier la prise alimentaire et l’abreuvement de chaque animal, et ainsi vérifier leur état général. Les injections pourront se faire sur animaux vigiles ou sous anesthésie (anesthésie systématique pour les voies d’injection intramusculaire et intratrachéale) en fonction de la voie d’injection et du protocole. Une attention particulière pourra être apportée au site d’injection durant les jours post-injection afin de détecter d’éventuels signes locaux ou d’irritation cutanée. Au cours de l’étude, les animaux seront observés quotidiennement afin de détecter tout signe clinique anormal et ainsi prendre le plus rapidement possible, les mesures nécessaires : mesure de soutien (désinfection de plaies, isolement, réchauffement, etc…) ou la mise à mort des animaux ayant un état clinique jugé moribond. Des critères d’interruption ou points limites seront appliqués tout au long de ces études (basés sur la perte de poids, l’état de santé général et d’éventuelles lésions au site d’injection de l’animal). Des examens cliniques approfondis pourront également être réalisés. Toute anomalie clinique sera rapportée au vétérinaire responsable du suivi. Les signes cliniques observés seront pris en charge (injection de fluides, analgésiques, antibiotiques, etc…) dans la mesure où les actions n'influent pas sur l'immunogénicité des produits injectés (en fonction des connaissances des produits).

Choix des espèces

Différentes espèces animales sont nécessaires pour tester l'immunogénicité de candidats vaccins car les pathologies infectieuses présentent des tropismes particuliers vis à vis de certaines espèces animales dans lesquelles ces pathologies infectieuses se développent ou non. Dans ce projet, des souris seront utilisées car il s’agit d’une espèce cible judicieuse qui est sensible aux modèles de pathologies comme la grippe, les rotavirus, la coqueluche, le tétanos, etc. (liste non exhaustive) et qui va donc induire une réaction immunitaire spécifique pour ensuite pouvoir réaliser des tests de challenge vaccinaux. La première injection se fera sur des animaux âgés de 7 à 13 semaines (stade jeune adulte). Ce stade de développement est celui habituellement utilisé pour ce type d’étude.

  • Recherche fondamentale
    • Organes sensoriels
Rats : 50
Souffrances
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▲ 50
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Devenir
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 50

50 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une plaie est créée chirurgicalement sur leur dos sous anesthésie, puis irradiée par lumière visible chaque jour jusqu'à cicatrisation, l'appareil étant maintenu par un harnais qui impose un hébergement individuel. Le porteur reconnaît que l'isolement peut être source de stress, atténué selon lui par des cages transparentes laissant un contact visuel. Il conclut qu'aucun modèle in vitro ne permet un suivi prolongé du processus de cicatrisation.

Objectifs

Les plaies cutanées chroniques représentent un problème de santé publique important avec en France près de 50 000 patients atteints d’ulcère de jambe, 40 000 diabétiques avec une plaie du pied et 350 000 escarres. Leur prise en charge induit des coûts importants de par la chronicité de ces plaies. Les soins sont prolongés, le matériel est parfois coûteux, le temps infirmier nécessaire est important, les arrêts de travail et les hospitalisations sont longues. Les objectifs de ce projet sont, à la suite des essais préliminaires effectués in vivo chez le rat, d’évaluer l’efficacité du traitement de plaies cutanées à l’aide du nouveau dispositif expérimental utilisant les effets thérapeutiques de la lumière visible conçu pour le traitement de celles-ci. Les essais effectués chez le rat sans induction d’une plaie cutanée ont permis de s’assurer du maintien de la partie du dispositif expérimental appliquée sous anesthésie directement sur le dos, laissé en place pendant 5 heures sur le rat sans anesthésie à l’aide d’un harnais conçu spécifiquement et sur mesure. Ces essais ont également permis de d’assurer du maintien de la connexion avec le module de contrôle placé en dehors de la cage d’habitation, du contrôle en continu de la température corporelle au niveau de la zone d’application du dispositif expérimental et de celle du dispositif expérimental, ainsi que de la tolérance locale au niveau de la peau saine suite à l’irradiation lumineuse à l’aide de ce dispositif expérimental et sur 48 heures par la suite. Le dispositif expérimental va donc être utilisé pour traiter des plaies cutanées induites chez le rat. Des irradiations longues pendant 5 heures, ou séquentielles pendant 7 minutes 30 toutes les 15 minutes sur 5 heures, vont être utilisées pour le traitement des plaies cutanées, quotidiennement jusqu’à cicatrisation complète de celles-ci. Ces durées d’irradiations ont été déterminées suite à la réalisation d’études menées chez le rat dans le cadre d'un projet européen. Les traitements débuteront dès la fin d’induction des plaies cutanées et seront effectués jusqu’à cicatrisation complète de celles-ci. Ce projet constituera la toute première évaluation de ce nouveau dispositif médical pour le traitement de plaies cutanées chez le rat.

Bénéfices attendus

La cicatrisation des plaies cutanées est un phénomène naturel de reconstruction de la barrière cutanée mais si les plaies sont mal soignées, cela peut aboutir à des complications. La cicatrisation cutanée fait intervenir différentes phases qui entrainent la disparition de la lésion et le remplacement des cellules atteintes par des cellules saines. Les plaies chroniques qui ne cicatrisent pas, les plaies chirurgicales,les ulcères du pied chez le diabétique, les ulcères veineux… représentent un fardeau pour les patients, les professionnels de la santé et les systèmes de soins de santé, affectant plus de 40 millions de patients et induisant des coûts d’environ 50 milliards d’euros annuellement, et avec un taux de mortalité plus élevé que dans la population générale, pouvant atteindre jusqu’à 20% en fonction de la pathologie considérée. Il est donc très important de tester de nouvelles substances, de nouveaux pansements ou de développer de nouveaux dispositifs médicaux sur des modèles de plaies simples et chroniques représentatifs chez l’animal qui pourront être utilisés par la suite chez l’Homme et ainsi permettre d’améliorer la cicatrisation de ces plaies, surtout les plaies chroniques. Nous allons donc évaluer l’efficacité d’un nouveau dispositif expérimental tout d’abord sur un modèle de plaie simple, dans la perspective de réalisation par la suite d’études d’efficacité sur des modèles de plaies chroniques et infectées ou non chez le rat sain et diabétique. Ce dispositif expérimental pourrait ainis à terme, être utilisé chez l’Homme, pour le traitement de plaies chroniques qui ne cicatrisent pas ou très difficilement.

Procédures

Les 50 rats seront soumis à une procédure chirurgicale pour l’induction d’une plaie cutanée sur une région du dos, procédure effectuée sous anesthésie générale, en 5 minutes environ. Un traitement analgésique sera administré avant l’induction de la plaie cutanée puis 6 heures après celle-ci, et si nécessaire 12 voire 24 heures après. Les plaies cutanées seront traitées quotidiennement jusqu’à cicatrisation complète, pendant 7 minutes 30 sous anesthésie gazeuse, ou 5 heures en fractionné ou en continu sans anesthésie. Les plaies cutanées, protégées par un pansement et un harnais, seront observées et photographiées 3 fois par semaine lors du renouvellement du pansement, effectué en 10 minutes environ. Un suivi quotidien des rats sera réalisé pendant toute la durée des expérimentations. En cas d’inflammation sévère du tissu cutané au niveau de la plaie cutanée traitée par irradiation lumineuse, le protocole d’irradiation serait systématiquement arrêté. Un maintien des rats en cage individuelle est nécessaire pour éviter qu’ils ne s’arrachent le harnais, le pansement et surtout le dispositif expérimental de traitement des plaies cutanées placé dans le harnais, mais avec des briques d’Aspen placées dans leur cage comme enrichissement pour assurer leur bien-être. Des cages transparentes seront utilisées pour maintenir un contact social visuel entre les rats d’un même portoir.

Impact sur les animaux

L’induction d’une plaie cutanée peut induire une souffrance mais limitée dans le temps, souffrance qui sera limitée au maximum par la réalisation de la procédure expérimentale sous anesthésie générale gazeuse et sous couverture analgésique. Les changes de pansement, effectués également sous anesthésie générale gazeuse de courte durée, environ 5 à 10 minutes, n’engendreront quant à eux aucune douleur. L’hébergement en cage individuelle des rats est nécessaire tout au long de l’étude pour éviter qu’ils ne s’arrachent entre eux le harnais, le pansement et surtout la partie de dispositif expérimental placé dans le harnais. Cet hébergement en cage individuelle des rats peut conduire à un stress par la limitation des interactions sociales directes mais cet effet sera limité par l’utilisation de cages transparentes, permettant à chaque rat de voir au moins un de ses congénères et de maintenir ainsi une forme de contact social.

Devenir

Procédure expérimentale 1 (seule procédure expérimentale) : les 50 rats nécessaires à la réalisation de ce projet seront mis à mort par injection intrapéritonéale d’une surdose d'euthanasiquel effectuée sous anesthésie gazeuse profonde, et un prélèvement de peau correspondant à la zone traitée par la lumière sera effectué pour réaliser des analyses histologiques.

Remplacement

Le remplacement des expérimentations animales par des méthodes alternatives n’est pas envisageable dans le contexte de ce projet. Il n’est en effet pas possible d’utiliser des modèles in vitro ou ex vivo permettant de réaliser des traitements et un suivi sur une durée prolongée, plusieurs semaines, du processus cicatriciel dépendant de mécanismes complexes. L’ensemble de ces facteurs complexes ne peut être appréhendé qu’in vivo sur un modèle animal.

Réduction

Nous utiliserons le nombre minimum d’animaux nécessaire à la réalisation de cette étude mais permettant d’obtenir des résultats prédictifs et représentatifs quant aux objectifs envisagés selon notre expérience et les résultats obtenus d’études précédentes sur ce modèle de plaie cutanée. S’agissant en effet de la toute première étude menée chez l’animal avec ce dispositif expérimental, il ne nous est pas possible de définir un effectif minimal nécessaire à l’aide d’un test de puissance statistique. Les résultats qui seront obtenus, et le traitement statistique des données générées en analyse non paramétrique, le permettront pour les études suivantes.

Raffinement

Une attention toute particulière sera portée aux animaux lors de l’induction des plaies cutanées (analgésie pré-opératoire, maintien des conditions d’asepsie, maintien de la température corporelle) puis après réalisation de celle-ci (analgésie post-opératoire), ainsi que lors de la réalisation de chaque irradiation lumineuse. Les animaux seront observés quotidiennement tout au long de l’expérimentation, leur poids sera mesuré trois fois par semaine lors de chaque change de pansement et observation des plaies cutanées. Si une perte de poids supérieure à 20% par rapport au poids maximal ou de plus de 10% entre 2 prises de poids est observée, ou si des signes d’infection de la plaie cutanée ou des modifications du comportement des animaux sont observés, ceux-ci seront euthanasiés dans des conditions éthiques. Les rats seront placés en cycle de lumière inversé pour observer leur comportement pendant leur phase active et ainsi respecter leur horloge biologique (chronobiologie) et respecter également la période de réalisation des traitements appliqués pour être dans des conditions similaires à celles qui seront utilisées chez l’Homme. Des briques de bois seront placées dans chaque cage de rat comme dispositif d’enrichissement pour assurer leur bien-être, et seront remplacées lors de chaque change de litière (2 fois par semaine). L’utilisation de cages transparentes permettra de maintenir un contact social visuel entre les rats d’un même portoir.

Choix des espèces

Le rat est l’espèce animale la plus adaptée pour réaliser ce projet, en raison de sa taille et de celle du dispositif expérimental qui va être utilisé (2x2 cm pour la partie au contact direct de la peau), et également en raison de sa facilité de manipulation. Les animaux seront de jeunes rats âgés de 6 semaines à l’arrivée au laboratoire et de 7 semaines pour le démarrage des expérimentations, avec un poids de 175-200 g. Cela correspond au poids de rat nécessaire afin d’avoir une surface corporelle suffisante pour mettre en place le harnais et le dispositif expérimental d’irradiation lumineuse (2x2 cm pour la partie au contact direct de la peau).

Evaluation comportementale chez la souris

(NTS-FR-120175v1 – 30/03/2023)
  • Enseignement supérieur
Souris : 1100
Souffrances
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▲ 1100
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Devenir
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 1100
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1 100 souris vont être utilisées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, gardées vivantes puis destinées à être tuées par des étudiants lors de travaux pratiques d'anatomie. Il s'agit d'anciennes reproductrices ou d'invendues d'élevage, qui reçoivent une injection intrapéritonéale puis servent à des tests comportementaux pour initier des étudiants aux gestes de l'expérimentation. Le porteur revendique ces évaluations comme un outil indispensable à la formation de techniciens de laboratoire. Il affirme que l'évaluation comportementale ne peut se faire que sur animaux vigiles et qu'aucun remplacement n'est possible.

Objectifs

Le BUT Génie Biologique option Biologie médicale et biotechnologies forme des techniciens supérieurs et les initie à différentes techniques d'expérimentation animale qu’ils peuvent être amenés à mettre en pratique au cours de leur carrière professionnelle de technicien de laboratoire de recherhe et/ou développement dans une institution publique, en industries pharmaceutiques ou cosmétiques.. Pour compléter leur initiation aux gestes de l'expérimentation animale (préhension, contention, administration de substances, étude des fonctions physiologiques et de leur régulation pharmacologique), ils réalisent des études comportementales sur animaux vigiles. Ces études représentent un outil indispensable à l’évaluation de déficits dans les pathologies neurodégénératives. Pour illustrer cette approche, les séances de travaux pratiques de ce projet permettront aux étudiants de réaliser différents tests simples sur des souris. Les résultats obtenus seront exploités et analysés au cours de séances de travaux dirigés et compléteront l'enseignement théorique où différentes pathologies humaines sont abordées avec en parallèle leur modélisation préclinique.

Bénéfices attendus

Ces évaluations comportementales sont réalisées à partir de tests simples permettant d'initier les étudiants aux conditions particulières nécessaires à leur bonne réalisation. En effet ces études demandent de travailler en respectant des conditions environnementales strictes (calme, silence, lumière) de manière à ne communiquer aucun stress aux animaux. Pour les mêmes raisons, les étudiants sont habitués à manipuler les souris en amont des séances de comportement. L'acquisition de ces pratiques leur sera utile dans leur future vie professionnelle.

Procédures

Les animaux subiront une injection intrapéritonéale soit de sérum physiologique (souris contrôles) soit de substances pharmacologiques (souris traitées). Ensuite les animaux réaliseront les différents tests comportementaux décrits dans les procédures. Chaque souris ne réalisera que 5 tests au maximum au cours de 3 séances différentes (3h de TP par séance, 15 minutes de tests pour une souris au maximum par séance), séances séparées d'une semaine.

Impact sur les animaux

Les animaux recevront une injection intrapéritonéale de sérum physiologique ou de substances pharmacologiques 30 minutes avant la réalisation des tests qui peut induire une légère douleur de courte durée. Lors de des tests d'évaluation de la résignation les souris peuvent ressentir un stress modéré de courte durée.

Devenir

A l'issue des différentes procédures, les animaux sont tous gardés en vie et replacés à l'animalerie. Ces animaux seront ensuite utilisés pour des études d'anatomie au cours de séances de travaux pratiques des étudiants en BUT 1 BMB et en première année de Licence biologie animale (Faculté des Sciences et Technologies). Tputes les souris sont ainsi réutilisées.

Remplacement

L'évaluation comportementale ne peut se faire que sur des animaux vigiles et aucune solution de remplacement n'est possible.

Réduction

Les animaux vont réaliser les différents tests successivement sans jamais en répéter un. De cette manière, nous pouvons réutiliser les animaux plusieurs fois. Les séances de 1ère et 2ème année sont planifiées sur des semaines consécutives sur les mois de novembre et décembre, ce qui permet d'utiliser les mêmes lots d'animaux pour les différentes séances. Toutes les souris utilisées sont des animaux de réforme, anciennes reproductrices ou invendues de l'élevage.

Raffinement

Les animaux sont hébergés dans l’animalerie de l’IUT dans une salle très proche des salles de TP et disposent d’objets d’enrichissement dans leurs cages. Ils sont observés quotidiennemnt et pesés chaque semaine. Les animaux sont amenés en salle de TP 30 à 45 minutes avant le début de la séance pour une période d’habituation.

Choix des espèces

La souris est un modèle animal standard dans les études comportementales, elle se prête à ce type de manipulation. De plus ces souris seront réutilisées au cours de séances de travaux pratiques d’anatomie réalisées sur souris euthanasiées par les étudiants de première année de BUT Génie biologique, option Biologie Médicale et Biotechnologies. Adultes, animaux de réforme de poids variable en fonction des disponibilités du fournisseur (entre 30 et 45 grammes)

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 156
Souffrances
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▲ -
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▲ 156
Devenir
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 -
 156

156 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, les femelles gestantes et leurs petits tués à cinq jours et les mâles reproducteurs transférés vers d'autres expériences. Les femelles reçoivent une injection sous-cutanée de venin de crotale, avec pesées et prises de température rectales répétées, le venin provoquant œdème, hémorragie et nécrose musculaire locale. L'objet est de savoir si les mastocytes de l'embryon protègent le fœtus lors de l'envenimation de la mère. Le porteur affirme que la souris est un modèle incontournable pour cette étude, faute de modèle cellulaire satisfaisant.

Objectifs

Dans la nature, tous les mammifères possèdent des mastocytes, cellules immunitaires innées. Chez la souris et chez l'Homme, les mastocytes apparaissent tôt durant l'embryogénèse et colonisent les tissus dans lesquels ils seront retrouvés chez l'adulte. A l'âge adulte, il a été montré que les mastocytes sont responsables de la détoxification de multiples venins grâce à la sécrétion de protéases (enzymes qui décomposent les protéines et peptides), inactivant les protéines contenues dans ces venins mais, leur fonction dans l'embryon reste à ce jour inconnue. Dans ce projet, nous émettons donc l'hypothèse que l'apparition très précoce de cette population de cellules immunitaires durant l'embryogénèse pourrait conférer un "avantage évolutif" dans la protection des fœtus contre les agressions de type envenimation que pourrait subir la mère. Le but de ce projet sera donc de déterminer le rôle des mastocytes dans la protection du fœtus lors de l'envenimation de la mère et plus globalement comprendre pourquoi nous développons ce type de cellule immunitaire si tôt pendant l'embryogenèse.

Bénéfices attendus

Ce projet pourrait mettre en évidence pour la première fois l'implication des mastocytes du fœtus dans la protection de celui-ci contre une agression de type envenimation, et plus globalement comprendre pourquoi nous développons ce type de cellule immunitaire si tôt pendant l'embryogenèse.

Procédures

Les animaux seront soumis à : des prises de poids journalières 1 fois par jour (procédure d'environ 5 secondes par souris), une seule injection unique en sous cutané de venin de crotale (contention de l'animal puis procédure de 5 secondes) et des prises de température par thermomètre sonde rectale (6 fois pendant l'heure suivant l'injection de venin puis 1 fois toutes les heures pendant les 5 heures suivantes, cette procédure dure environ 10 secondes par prise de température).

Impact sur les animaux

Les doses de venin utilisées ne seront pas mortelles. Elles induisent cependant localement un œdème, une hémorragie et une nécrose musculaire partielles qui guérissent en quelques jours.

Devenir

Les souris mâles utilisées lors de la reproduction seront proposées à la communauté de l'institut afin qu'elles puissent servir à d'autres expérimentations. Les femelles gestantes et les souriceaux seront sacrifiés à J5 après la naissance afin d'analyser l'état d'activation des mastocytes dans différents organes. En effet, grâce à des données préliminaires du laboratoire, nous savons qu'à 5 jours de développement, nous sommes capables d'observer une activation des mastocytes par immunohistochimie si celle-ci a eu lieu.

Remplacement

Ce projet vise à étudier l'effet des mastocytes embryonnaires sur la protection des fœtus lors de l'envenimation par la mère. Il n'existe pas à ce jour de modèle cellulaire satisfaisant qui puisse rendre compte de ce phénomène. De ce fait, les modèles de souris sont des éléments clés et incontournables pour étudier l'impact des mastocytes, in vivo.

Réduction

L'expérience du porteur du projet dans l'étude de l'effet des venins de serpents nous permet d'anticiper et d'optimiser le nombre d’animaux à analyser dans chaque modèle. Nous effectuerons l'analyse trois fois indépendamment sur la progéniture issue de 3 souris femelles hétérozygotes Sash accouplées à un mâle hétérozygote Sash. Les expériences qui seront réalisées, in vivo, ont été conçues de façon à n’utiliser que le nombre strictement minimum de souris nécessaire à l’obtention de données validées statistiquement (nombre déterminé sur la base de la littérature et une approche statistique). Les souriceaux seront sacrifiés à J5 après la naissance. En effet, grâce à des données préliminaires du laboratoire, nous savons qu'à 5 jours de développement, nous sommes capables d'observer une activation des mastocytes par immunohistochimie si celle-ci a eu lieu.

Raffinement

Lors de la mise en place des procédures expérimentales l’état clinique des animaux sera surveillé tous les jours. Nous analyserons les paramètres suivants : poids (prise du poids initial à l'arrivée des animaux puis suivi constant et régulier (tous le jours) lors de la gestation, température (par thermomètre sonde rectale toutes les 10 minutes pendant une heure après injection du venin puis toutes les deux heures jusque 6h après injection), signes extérieurs de stress tels que le comportement, la prostration ou l’aspect du pelage (poils luisant ou bien collé et gras etc). Si lors d’une procédure expérimentale nous détectons une perte de poids équivalente à 20% du poids d’origine ou bien une perte de température corporelle de - 8°C (un critère courant de morbidité utilisé dans plusieurs modèles), les animaux seront euthanasiés.

Choix des espèces

La souris représente le modèle animal le plus utilisé pour étudier la physiopathologie des maladies humaines. En effet, l’élevage de souris est très productif (avec une variation possible en fonction des fonds génétiques étudiés) et nécessite peu de place. Les connaissances et avancées technologiques actuelles permettent de disposer de nombreux modèles sophistiqués. D’ailleurs, les animaux qui portent la mutation c-kit (souris sash) nécessaires à la réalisation de ce projet sont uniquement disponibles chez la souris et sous un fond C57Bl/6 standardisé et bien contrôlé. Les animaux seront utilisés à l'âge adulte pour la première procédure (accouplement) et les souriceaux issus de ces accouplements seront utilisés à J5 de développement. En effet, grâce à des données préliminaires du laboratoire, nous savons qu'à 5 jours de développement, nous sommes capables d'observer une activation des mastocytes par immunohistochimie si celle-ci a eu lieu dans l'embryon.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 270
Souffrances
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▲ 270
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Devenir
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 270

Toutes tuées à la fin de chaque procédure pour des analyses cellulaires et moléculaires, 270 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, pour savoir si des lymphocytes T régulateurs contrôlent la douleur par les enképhalines qu'ils produisent. Chacune reçoit cinq injections de tamoxifène dans l'abdomen et passe huit mesures de sensibilité à la pression aux filaments de Von Frey. Selon les groupes, s'y ajoutent sous anesthésie une injection dans le coussinet de la patte, une greffe de tumeur sous la peau ou, pour 126 d'entre elles, une constriction chronique du nerf sciatique. Le porteur écrit qu'"Une douleur modérée sera induite" dans toutes les procédures et exclut tout analgésique opioïde, qui pourrait interférer avec la lecture des résultats. Il prévoit du méloxicam, de la lidocaïne et de la bupivacaïne autour de la chirurgie du nerf, et affirme ailleurs que "L'administration d'analgésique est impossible ici".

Objectifs

Le projet vise à établir le rôle des peptides opiodes générés à partir de la proenképhaline produites par les lymphocytes T régulateurs (Treg) dans la perception de la douleur chez la souris. La signalisation par le TNFR2 pourrait être un facteur clé dans l'expression des enképhalines dans les Treg. Dans un travail publié récemment, le TNFR2 exprimé par les Treg est associé à la perception de la douleur dans le modèle de constriction du nerf sciatique, communément utilisé dans la recherche sur la douleur. Dans ce travail, les auteurs montrent notamment qu'un agoniste du TNFR2 est capable de réduire la sensibilité de la patte lésée mais seulement si les Treg sont présents. L'hypothèse de travail du projet est que le TNFR2 pourrait jouer son rôle sur la douleur par l'intermédiaire des enképhalines.

Bénéfices attendus

En l'absence de production d'enképhalines par les Treg, une douleur exacerbée dans au moins 2 des 3 procédures indiquerait un rôle important des Treg dans le contrôle de la douleur chez la souris. En l'absence du TNFR2 dans les Treg, nous vérifierons que le TNFR2 exerce son action sur la douleur via les Treg dans un modèle sans équivoque. Nous démontrerons alors que l'action du TNFR2 sur la douleur s'exerce via la régulation de la production des enképhalines. Ces résultats pourraient permettre d'améliorer la prise en charge de la douleur chez les patients via une action sur le TNFR2.

Procédures

- Injections intrapéritonéales de Tamoxifène (270 animaux vigiles): cinq injections à un jour d'intervalle. - Injections dans le coussinet plantaire (54 animaux sous anesthésie générale avec de l'Isoflurane): une seule injection. - Injections de tumeurs sous cutanées (90 animaux sous anesthésie générale avec de l'Isoflurane): une seule injection .-Constriction chronique du nerf sciatique ischio-jambier (126 animaux sous anesthésie générale avec Ketamine/Xylazine): chirurgie unique. - Traitement analgésique pré opératoire (126 animaux vigiles): une injection intrapéritonéale de Meloxicam. - Traitement analgésique pré opératoire (126 animaux vigiles): une seule injection locale de Lidocaïne et de Bupivicaïne. - Traitement analgésique post opératoire (126 animaux vigiles): deux injections intrapéritonéales de Meloxicam 24 heures et 48 heurs après la première injection. - Sensibilité à la pression avec les filaments Von Frey (270 animaux vigiles): 8 mesures de 3 à 9 jours d'intervalles. - Injection d'un agoniste de TNFR2 par voie intrapéritonéale (54 animaux vigiles): une seule injection

Impact sur les animaux

Une douleur modérée sera induite chez les animaux dans toutes les procédures. La douleur liée à la chrirugie du nerf sciatique sera prise en charge avec les analgésiques adaptés (Molixicam, Lidocaïne et Bupivicaïne) selon une posologie établie. Aucun analgésique opioide ne sera utilisée, ceux ci pouvant interférer avec la lecture des résultats et compromettre les objectifs du projet.

Devenir

Tous les animaux inclus dans ce projet seront euthanasiés à la fin de chaque procédure pour analyses cellulaires et moléculaires complémentaires.

Remplacement

Selon la définition de la Douleur par l'Association Internationale de l'Etude de la douleur (1979), " La douleur est une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable, associée à un dommage tissulaire présent ou potentiel, ou décrite en terme d'un tel dommage. ", on perçoit le caractère pluridimensionnel et plurifactoriel de la notion de douleur. Au regard de notre thématique faisant appel à des mesures de variation de la nociception, il nous est par conséquent impossible de palier à l’utilisation d’animaux vivants (anesthésiés ou vigiles). Notre projet est basé sur la perception de la douleur chez l'animal sans possibilité de remplacement par des expérimentations in vitro, la douleur n'étant pas quantifiable par des paramètres biochimiques connus.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés dans le projet est réduit à son minimum sans compromettre la validité statistique des analyses des résultats. Nous utiliserons 6 animaux par groupe pour toutes les procédures et on répétera l’expérience 3 fois. Nous utiliserons le test statistique Mann- Whitney de type non paramétrique pour comparer les medianes entre groupes, ou d'analyse de pente par regréssion linéaire pour la croissance des tumeurs. Une approche de réduction du nombre d’animaux utilisés est aussi de réaliser les expériences sur les deux lignées de souris génétiquement modifiées en même temps afin de les comparer au même groupe témoin.

Raffinement

L’état général des animaux sera suivi de manière journalière par le personnel qualifié de l'animalerie ou par les membres habilités de l'équipe. Tout état anormal sera communiqué au responsable de projet et les mesures pour remédier à la souffrance seront mis en oeuvre (euthanasie ou arrêt du protocole). Une grille de scores cliniques sera remplie journellement pour déceler les animaux en souffrance qui seront immédiatement euthanasiés. Les conditions d’élevage, d’hébergement et de soins sont contrôlées pour réduire toute douleur, souffrance, angoisse ou dommage durable potentiels. Le milieu sera enrichi avec du carton pour permettre aux souris de faire un nid. Les animaux sont regroupés de façon à éviter les combats et permettre l'installation d'une hiérarchie stable et non conflictuelle. Les animaux reçoivent nourriture et eau en quantité non limité. Les animaux provenant de l'extérieur seront acclimatés une semaine avant leur inclusion dans les protocoles. Les animaux sont anesthésiés durant les procédures pouvant engendrer de la souffrance. L'administration d'analgésique est impossible ici, celle ci pouvant avoir des effets sur la lecture des résultats. Une grille de score clinique sera remplie journellement pour chaque animal pour évaluer l'évolution de la santé des animaux des procédures et engager l'euthanaise en cas d'atteinte d'un score définissant le point limite.

Choix des espèces

La souris et le rat sont les espèces animales utilisées depuis de nombreuses années pour ce type d’étude (1). La souris représente un très bon modèle pour réaliser des expériences de comportement, des études de neuroanatomie, de physiologie et de biologie cellulaire et moléculaire. En outre le choix des rongeurs dans les études portant sur la douleur est admis depuis de nombreuses années et les modèles expérimentaux de douleurs chroniques sont bien caractérisés tant du point de vue des études comportementales que des analyses cellulaires ou moléculaires (1). La disponiblité de souris génétiquement manipulées pour les gènes d'intérêt rend aussi l'utilisation de cette espèce indispensable à la réalisation de ce projet. Dans ce projet 3 lignées différentes de souris génétiquement modifiées seront utilisées. Ces animaux sont issus d'élevage réalisés dans notre animalerie. 1 Larson CM, Wilcox GL, Fairbanks CA. The Study of Pain in Rats and Mice. Comp Med 2019; 69: 555–570. Des souris de 8 à 12 semaines d'âge seront utilisées pour travailler avec un système immunitaire mature comportant des niveaux stables de Treg. De plus, des souris adultes résistent mieux à l'anesthésie, ce qui garantit un réveil rapide et sans séquelles. Les souris mutantes sont génotypés par PCR par prélèvement d'un morceau de tissu caudal au moment du sevrage. Les animaux entrant dans les différents groupes sont identifiés par marquaes aux oreilles avec un poinçon dédié (ref: Fine Science Tools 24212-01 ) et désinfecté avec de l'éthanol 70% selon un code interne à l'expérience (absence de marquage, un ou deux marquages de 1mm aux oreilles droites ou gauches) permettant d'identifier les 6 animaux de chaque cage.