Rongeurs

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  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
    • Troubles gastrointestinaux
  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
Souris : 60
Souffrances
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Devenir
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 60

60 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles sont infectées par la bactérie Helicobacter pylori puis gavées d'un composé nommé EX-01, jusqu'à deux fois par jour pendant quatorze jours, avant d'être tuées pour prélever leurs organes. Le porteur vise un médicament contre l'infection à H. pylori, associée aux cancers de l'estomac, et renvoie cette retombée à terme. Il affirme que des expériences chez la souris sont "indispensables" pour confirmer l'activité du composé, jugée impossible à modéliser in vitro.

Objectifs

Le cancer gastrique est actuellement la 4e cause de mortalité par cancer dans le monde. L’infection chronique par Helicobacter pylori est considérée comme étant reponsable dans plus de 93% des carcinomes gastriques. Le composé EX-01, naturellement présent dans l’alimentation, dont l’inocuité a été montrée mais dont la composition est actuellement confidentielle car en instance de brevetage, a montré des effets antibiotiques in vitro sur Helicobacter et Campylobacter. Il a également montré des effets anti-cancéreux dans les cancers de la prostate et du pancréas mais son action n’a pas encoré été étudiée dans le cancer de l’estomac. Nous souhaitons donc à présent étudier in vivo les effets de ce composé, l’objectif à terme étant la création d’un nouveau médicament pour le traitement de l’infection à H. pylori chez l’Homme. L’objectif de ce projet est d’étudier in vivo chez la souris les effets du composé EX-01 sur la colonisation de l’estomac par la bactérie Helicobacter pylori.

Bénéfices attendus

L’objectif à terme est de développer un nouveau médicament pour le traitement de l’infection à H. pylori.

Procédures

Gavage sur animal vigile: 20 souris, 1 fois par jour sur 3 jours Gavage sur animal vigile: 40 souris, 1 fois par jour sur 3 jours puis 2 fois par jour sur 14 jours

Impact sur les animaux

Possible perte de poids liée au stress du gavage 2 fois par jour, et à l’infection à H. pylori. L’infection à H.Pylori peut induire une légère inflammation au niveau de l’estomac au bout de 5 semaines

Devenir

Nous souhaitons faire des analyses sur les prélèvements issus des animaux. Pour cela les animaux seront euthanasiés à la fin de la procédure pour que leurs organes soient prélevés.

Remplacement

L’effet antibactérien du composé EX-01 sur la croissance de H. pylori a été montré in vitro (dépôt de brevet en cours). L’absence de toxicité chez la souris a été démontrée. Des expérimentations chez la souris avec ce composé sont indispensables afin de confirmer sa biodisponibilité et son activité in vivo dans la muqueuse gastrique (environnement acide susceptible d’affecter l’activité de la molécule), éléments qui ne peuvent pas être modélisés in vitro.

Réduction

Le modèle d’infection à H. pylori est connu et maitrisé par notre équipe. Sur les échantillons prélevés nous prévoyons de réaliser des analyses biologiques de H. pylori à partir de la muqueuse gastrique des souris infectées, et l’analyse histopathologique pour quantifier l’inflammation gastrique. Des études statistiques seront réalisées : d’après les publications précédentes de l’équipe et d’après la littérature scientifique sur ces modèles murins d’infection par H. pylori, qui présentent une certaine hétérogénéité de réponse entre animaux, des groupes de 10 animaux par condition expérimentale sont requis.

Raffinement

Les souris sont hébergées en groupes sociaux avec un enrichissement du milieu (nids de litière). Les souris seront suivies quotidiennement par le personnel de l’animalerie ainsi que par les expérimentateurs. Si l'animal commence à perdre du poids, de la nourriture humidifiée sera mise dans la cage. Si l’état de l’animal ne s’améliore pas en 48 h il sera immédiatement euthanasié. Si l'animal présente des signes de souffrance trop importants il sera euthanasié sans attendre. Les souris seront pesées deux fois par semaine, si la perte de poids est de 10% par rapport à la semaine précédente l’animal sera euthanasié sans attendre.

Choix des espèces

Le modèle d’infection à H. pylori a été mis au point chez la souris C57BL6J et est maitrisé au laboratoire. Les souris seront utilisées à un âge de 6 semaines car c’est l'âge optimal pour permettre une infection à H. pylori. Après ce stade l’infection ne se met pas en place.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
Souris : 240
Souffrances
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▲ 240
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Devenir
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 240

Des souris mâles reçoivent trois injections intrapéritonéales espacées de 48 heures pour inactiver les cellules de leurs îlots pancréatiques qui ne produisent pas l'insuline, puis passent deux tests de tolérance au glucose de deux à six heures, avec incision de la queue, injection de glucose, sept à dix prises de sang pour la glycémie et quatre autres pour les hormones. 240 souris vont être utilisées dans ces procédures d'un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue pour prélever leur pancréas. Certaines sont aussi gavées d'une solution lipidique ou nourries d'un régime gras, que le porteur dit "classiquement utilisé pour mimer des conditions diabétogènes", afin d'étudier le rôle de ces cellules dans la régulation de la glycémie. Le résumé ne nomme pas le produit injecté pour supprimer les cellules et ne donne pas la durée du régime gras.

Objectifs

Les objectifs de ce projet sont de comprendre l’influence d'un type particulier de cellules des îlots pancréatiques sur l’homéostasie nutritionnelle à la fois dans les conditions physiologiques (régime normal) et dans les conditions physiopathologiques (régime gras classiquement utilisé pour mimer des conditions diabétogènes).

Bénéfices attendus

Le diabète est une maladie grave qui s’étend. Il est lié à une augmentation anormale et prolongée de la concentration de sucre dans le sang : c’est l’hyperglycémie. Les petits organes qui libèrent les hormones régulant la concentration de sucre dans le sang (la glycémie) s’appellent les îlots du pancréas. Ils sont constitués de plusieurs types des cellules. Les principales cellules des îlots sécrétant l’insuline, la seule l’hormone qui diminue la glycémie. Dans le diabète de type 1, ces cellules sont absentes. Dans le diabète de type 2, elles fonctionnent mal. En ce sens, ces cellules ont toujours été au centre des études sur la régulation glycémique en conditions normales et pathologiques. On connait donc très peu le rôle des autres cellules du pancréas dans ces mécanismes et surtout la manière dont elles influencent les cellules produisant l’insuline. Une autre limite de la plupart des études est d’avoir été centrées uniquement sur les effets du sucre (le glucose). En effet, l’alimentation contient d’autres nutriments : protéines, lipides…. Dans le présent projet, les chercheurs disposent de souris dont la particularité est de pouvoir inactiver les cellules ne produisant pas l’insuline. La manière dont ces souris régulent leur glycémie suite à une administration de glucose combiné ou non avec d’autres nutriments pourra donc être étudiée et surtout comparée avec celle des souris « normales » qui ont dans leurs îlots tous les types de cellules. Ceci apportera des informations cruciales sur le rôle de ces cellules dans ces processus. Pour mieux comprendre les interactions entre les différents types de cellules pancréatiques dans le diabète, certaines souris seront soumises à un régime gras qui mime certaines conditions favorisant le diabète de type 2. Les informations fournies par ce projet seront aussi cruciales par rapport au diabète de type 1. En effet, dans la perspective des futures thérapies cellulaires, nous saurons s’il suffit de greffer seulement les cellules produisant l’insuline ou un mélange équilibré des différentes cellules pancréatiques.

Procédures

Pour induire le phénotype recherché, les animaux recevrons 3 injections intrapéritonéales (10 secondes par injection) espacées de 48h. Pour les tests de tolérance au glucose, 2 expériences effectuées à 2 semaines d’écart (durée du test de 2 à 6h) : une incision (2 secondes) de la queue sera faite après anesthésie, s’en suivra une injection intrapéritonéale (10 secondes) de glucose avec ou sans autres nutriments, 7 à 10 prélèvements très légers de sang (10 à 30 secondes) pour détermination glycémie (espacés de 15min à 1h) seront effectués et 4 prélèvements (30 à 60 secondes) un peu plus importants de sang pour la détermination d’hormones (espacés de 30min à 1h). Pour les animaux de certains lots, 1 gavage (20 secondes) avec une solution lipidique sera effectué (après l’injection intrapéritonéale de glucose).

Impact sur les animaux

Des souris de ce type sont actuellement en élevage dans un autre laboratoire. En dehors d’une diminution de poids légère et transitoire (1-2 semaines maximum) après la suppression des cellules des îlots qui ne sécrètent pas l’insuline, aucun effet délétère n’a été recensé chez ces animaux. Dans de très rares cas, il peut arriver, malgré les soins post-expérimentaux que la queue cicatrise mal après les prélèvements de sang. Il peut aussi arriver extrêmement rarement, lors de l’injection intrapéritonéale de toucher un organe entrainant la mort de l’animal.

Devenir

A l'issue de la procédure, les souris seront euthanasiées et leur pancréas sera prélevé pour diverses expérimentations ex-vivo.

Remplacement

Même si des modèles in vitro à 2 organes se développent, les systèmes d’organes sur puce sont pour l’instant incapables de reproduire la complexité de l’homéostasie nutritionnelle des mammifères impliquant des interactions entre de nombreux organes (tractus digestif, îlots pancréatiques, foie, tissu adipeux, muscle, cerveau, rein…). Ces expériences ne peuvent donc se faire que sur un modèle de mammifère. Le modèle souris est le plus adapté car c’est le seul à ce jour permettant une ablation sélective des cellules non-β des îlots pancréatiques au travers du modèle que nous proposons d’étudier dans ce projet. Il n’existe actuellement aucun simulateur modélisant l’homéostasie nutritionnelle qui est au cœur de cette étude. Toutefois, nous travaillons justement sur un simulateur de l’homéostasie glucidique. Les données acquises dans ce projet sur ces animaux seront entre autres destinées à enrichir ce simulateur renforçant ainsi la puissance de cette approche de simulation afin de réduire encore le recours à l’expérimentation animale.

Réduction

Une réflexion approfondie a été effectuée pour réduire le nombre d’animaux tout en préservant une puissance statistique nécessaire sans laquelle il faudrait refaire l’étude. Une pré-étude a été réalisée antérieurement dans un autre laboratoire sur ces animaux montrant sans réserve la faisabilité du projet. Les tests in vivo décrits dans cette étude sont réalisés de manière courante depuis des années par notre équipe dans d’autres projets, mais sont aussi des tests courant largement utilisés dans les laboratoires qui travaillent sur le diabète au travers le monde, ils sont donc très standardisés. Il n’y a donc plus de mise au point technique et aucune perte d’animaux n’est à prévoir à ce niveau, ce qui contribue à limiter également le nombre d’animaux. Pour réduire encore le nombre de souris produites en élevage, le choix des animaux contrôles (témoins) produits permettra de diviser par 2 le nombre total d’animaux à produire. Nous réutiliserons les animaux d’un même lot pour 2 séries d’expériences ce qui permet de diminuer encore de 90 notre besoin total d’animaux, et enfin, après les tests in-vivo, les animaux produits seront utilisés pour récupérer leurs îlots pancréatiques pour des investigations sur ces tissus au sein de la même étude. Ceci permet encore une réduction de moitié des animaux utilisés. Ainsi, 240 animaux maximum (au lieu de 900 si les mesures précédentes n’étaient pas appliquées) seront utilisés. Chaque lot sera optimisé pour que le nombre d’animaux utilisé assure une significativité statistique. Les règles statistiques communément admises seront appliquées (à savoir : si la répartition des résultats suit une loi normale, des tests statistiques paramétriques seront employés. Si la distribution des données ne suivait pas une loi normale, les tests non paramétriques appropriés seront appliqués).

Raffinement

Les animaux seront regroupés entre 5 et 10 animaux par cage pour éviter les effets délétères de l’isolement de ces animaux. Leur habitat sera enrichi des dômes et carrés de ouate pour la nidification. Un suivi quotidien des animaux sera effectué par le personnel de l'animalerie. Une habituation des animaux aux manipulations, contentions sera effectué la semaine précédant les tests. Les animaux seront pesés 2-3 fois par semaine et tous les jours durant la semaine suivant les expérimentations pour les lots concernés. Une crème anesthésiante sera appliquée sur la queue des animaux avant les incisions et une crème cicatrisante sera appliquée en fin d'expérience avec un suivi et nursing si besoin des animaux. Les manipulateurs seront à jour de leurs formations continues, notamment en ce qui concerne le bien-être animal.

Choix des espèces

Le modèle souris est le plus adapté car c’est un mammifère dont le fonctionnement de l’organisme est transposable à celui de l’Homme, notamment pour la régulation du glucose sanguin. C’est aussi le seul animal à ce jour permettant une ablation sélective des cellules non sécrétrices d’insuline dans les îlots pancréatiques dans le modèle transgénique que nous proposons d’étudier. Les études in vivo sur ces animaux seront faites au stade jeune adulte mâle, de 12 à 22 semaines. Même si des modèles in vitro à 2 organes se développent, les systèmes de micro-organes in-vitro sont pour l’instant incapables de reproduire la complexité de l’équilibre nutritionnel des mammifères impliquant de nombreux organes (tractus digestif, îlots pancréatiques, foie, tissu adipeux, muscle, cerveau, reins…). Ces expériences ne peuvent donc se faire que sur un modèle de mammifère vivant. Le modèle souris est le plus adapté car c’est le seul à ce jour permettant une ablation sélective de certaines cellules des îlots pancréatiques au travers du modèle que nous proposons d’étudier dans ce projet.

  • Recherche appliquée
    • Diagnostic des maladies
Rats : 900
Souffrances
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Devenir
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 900

Équipés sous anesthésie de cathéters veineux et artériels, des rats reçoivent des radiotraceurs, des médicaments ou des inhibiteurs d'enzymes et passent des séances d'imagerie TEP d'une heure, avant d'être tués par exsanguination sous anesthésie profonde pour l'analyse de leur cerveau. 900 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, tous tués à l'issue de chaque procédure, et certains reçoivent leurs injections éveillés, immobilisés quelques minutes dans un tube de contention. Une partie d'entre eux sont des rats transgéniques suivis à différents stades d'une maladie d'Alzheimer, ou des rats injectés d'un vecteur viral, sur lesquels l'équipe veut valider de nouveaux traceurs de la neuroinflammation. Le porteur indique que les rats auront "entre 4 semaines et 6 mois", puis que les rats transgéniques et leurs témoins seront utilisés "à l'âge de 6, 12 et 18 mois".

Objectifs

La tomographie par émission de positons (TEP) est une technique d’imagerie médicale non invasive utilisée à l’hôpital pour le diagnostic qui utilise essentiellement le fluorodésoxyglucose marqué au fluor-18. Le développement de nouveaux radiotraceurs plus spécifiques donne accès à une imagerie moléculaire de hautes sensibilité et spécificité pour le diagnostic et la thérapie et pour une meilleure compréhension des maladies, notamment celles du système nerveux central. L’objectif de ce projet est de caractériser et de valider chez le rongeur de nouveaux radiotraceurs pour l’imagerie TEP en évaluant leur interaction avec des cibles impliquées dans différentes maladies neurodégénératives associées à la neuroinflammation Trois types de caractérisations seront effectuées au cours du projet : - les caractérisations pharmacologiques in vitro aident au choix du radiotraceur et permettent d’optimiser sa structure chimique ; - les caractérisations ex vivo permettent d’étudier la biodistribution tissulaire du radiotraceur et ses métabolites. Lors de cette étape, nous développerons de nouvelles méthodes analytiques originales pour localiser et quantifier les nouveaux radiotraceurs et leurs principaux métabolites dans le cerveau, en amont des étapes de radiomarquage pour maximiser le transfert en clinique et diminuer le nombre d’animaux nécessaires. Cette première étape de validation nécessitant des animaux est limitante et cruciale dans la sélection des meilleurs candidats ; - l’évaluation préclinique in vivo nécessite ensuite l’administration du radiotraceur chez l’animal afin d’étudier son métabolisme et sa pharmacocinétique plasmatique ainsi que sa spécificité et sélectivité pour la cible d’intérêt par imagerie TEP et de déterminer les paramètres pharmacocinétiques caractéristiques de cette interaction. Cette étape in vivo est indispensable et nous permet d’obtenir les données nécessaires pour l’utilisation ultérieure du radiotraceur chez l’homme (transversalité).

Bénéfices attendus

Ce projet vise à développer de nouveaux radiotraceurs pour l’imagerie de la neuroinflammation associée à différentes maladies neurodégénératives à travers des cibles cérébrales impliqués dans le métabolisme des stéroïdes du cerveau comme le cholestérol. En effet, la modification de ces cibles pharmacologiques a été associée à des pathologies comme les maladies d’Alzheimer, de Parkinson, de Huntington, la sclérose en plaques ou encore l’épilepsie. A court terme, la sélection et la validation de nouveaux radiotraceurs évalués en préclinique (sur les animaux) permettront de tester des molécules plus spécifiques chez l’homme dans des protocoles de recherche. A long terme, le développement et l’utilisation en routine clinique de traceursspécifiques de la neuroinflammation pourraient permettre le diagnostic, le suivi et l’évaluation de nouvelles approches thérapeutiques dans des maladies neurodégénératives pour lesquelles il n’existe que très peu ou pas de traitement efficace, en particulier dans la maladie d’Alzheimer. Ces marqueurs permettront également d’optimiser les traitements en matière de dose et de limitation des effets toxiques potentiels. Cela implique l’étude et la compréhension de l’action des traitements et de leur devenir dans l’organisme.

Procédures

Dans ce projet, les interventions sur les animaux seront réalisées sous anesthésie à l’isoflurane afin de limiter au maximum douleur, souffrance et angoisse. Elles comprennent la pose de cathéters veineux/artériels (environ 15 min) pour les prélèvements sanguins, les injections de produits (durée

Impact sur les animaux

Les radiotraceurs développés dans ce projet seront administrés à doses extrêmement faibles, ce qui limite voire élimine tout risque de toxicité. Concernant les autres molécules utilisée, les doses chez l’animal sont généralement connues dans la littérature, notamment chez les rongeurs, en terme d’efficacité et d’effet secondaires. Ainsi aux doses prévues dans cette étude, aucune toxicité n’est attendue. Cependant, des effets indésirables ou nuisances possibles comme du stress, changement de comportement, douleur éventuelle peuvent provenir des manipulations (en particulier lors de l’injection d’une durée maximale de 5 min ou lors de la phase de réveil d’une durée maximale de 60 min avant l’euthanasie) oudes pathologies induites (animaux AD en particulier).

Devenir

A l’issue de chaque procédure, les animaux seront euthanasiés afin de collecter le cerveau (et autres organes) pour des analyses ex vivo (radio-HPLC, spectrométrie de masse, immunohistochimie, autoradiographie…).

Remplacement

Nous mettons en œuvre de nombreuses approches in vitro pour les premières caractérisations des radiotraceurs et la sélection des meilleurs candidats. Ces expériences sur membranes, homogénats tissulaires, cellules, protéines recombinantes nous permettent d’estimer leur affinité et leur sélectivité pour une cible d’intérêt et de détecter leurs principaux métabolites et les enzymes responsables de ces biotransformations. Cette étape nous permet aussi de modifier éventuellement la structure des composés pour les rendre plus stables in vivo en diminuant le niveau de métabolisme. En parallèle, des études in silico peuvent également être mises en œuvre pour sélectionner les composés les plus enclins à interagir avec une cible d’intérêt (récepteur/enzyme). Cependant l’étude in vivo sur les rongeurs s’avère indispensable par la suite car les approches in vitro ne sont pas suffisamment quantitativement prédictives de l’affinité/spécificité in vivo et du taux de métabolisme in vivo. L’extrapolation in vitro-in vivo nécessite la mise en place de modèles mathématiques complexes qui ne sont pas adaptés à tous les paramètres pharmacologiques. Par ailleurs, les paramètres d’absorption, de distribution et de pharmacocinétique du radiotraceur dans le sang et les organes doivent être mesurés dans l’organisme de l’animal. Cette étape préclinique est essentielle à l’évaluation du meilleur candidat pour un passage chez l’homme (transversalité).

Réduction

Dans cette étude, le nombre d’animaux prévu a été déterminé d’après des études antérieures réalisées au laboratoire et des articles bibliographiques. Pour les études de biodistribution et de métabolisme, des groupes de 120 animaux ont été prévus, correspondant à l’analyse de 3 animaux/temps (nombre minimum pour obtenir des résultats statistiquement significatifs,). Pour les études d’imagerie, les groupes de 6 animaux permettent d’obtenir des résultats significatifs compte tenu des variations interindividuelles observées chez le rat. L’ensemble des études in vitro permettant de caractériser pharmacologiquement les radiotraceurs et de ne sélectionner que quelques candidats présentant des propriétés adéquates pour l’imagerie nous permettent de réduire considérablement le nombre d’animaux. Parmi ces propriétés, nous vérifierons par des méthodes alternatives que la molécule peut entrer dans le cerveau, présente une haute affinité et sélectivité pour sa cible, peut être radiomarquée avec des isotopes compatibles avec l’imagerie et que son métabolisme n’est pas incompatible avec son développement. Nous développerons par ailleurs des méthodes analytiques de quantification des radiotraceurs et de leurs métabolites, les plus sensibles possibles pour utiliser des volumes de sang ou de tissus les plus faibles possibles et réduire ainsi le nombre d’animaux.

Raffinement

Les animaux seront acclimatés aux conditions d’hébergement pendant au moins 7 jours avant le début des expérimentations et seront entraînés à la manipulation avant le début du protocole ce qui permet de diminuer l’état de stress et d’améliorer leur bien-être. Ils seront hébergés par paire dans une cage enrichie avec un tunnel de camouflage, bâtonnets de bois et du matériel pour la fabrication de nids. Lors de toutes les expériences in vivo et/ou ex vivo, biodistribution, métabolisme et imagerie, les animaux seront anesthésiés. Dans certains cas particuliers, afin d’éviter toute influence de l’anesthésique sur le métabolisme d’un radiotraceur ou une pollution du signal par l’anesthésique, les injections pourront être réalisées sur animaux vigiles placés dans un tube de contention. Dans ce cas, les animaux seront entraînés à la manipulation de manière à limiter la douleur et le stress le jour de l’expérimentation. Les animaux seront étroitement suivis tout au long de l’étude par du personnel expérimenté, permettant l’application des critères d’arrêt en amont afin d’empêcher toute souffrance animale. En cas de complications, le vétérinaire de l’installation sera alerté afin de mettre en œuvre des traitements appropriés.

Choix des espèces

Les rongeurs et en particulier le rat font partie des modèles animaux les plus décrits dans la littérature pour les études de biodistribution, de métabolisme et d’imagerie cérébrale. Il existe par ailleurs de nombreux modèles de maladies neurodégénératives décrits chez le rat (Alzheimer, Sclérose en plaques, Huntington, …) qui nous permettent de tester les meilleurs candidats sélectionnés sur des animaux pathologiques/génétiquement modifiés et d’étudier les modifications de leur interaction avec la cible d’intérêt. Les animaux utilisés dans ce projet auront entre 4 semaines et 6 mois selon les modèles de rats (sains ou pathologiques) et les procédures. Pour les études de métabolisme, des rats jeunes seront utilisés (environ 40 jours). En effet, une diminution du métabolisme avec l’âge a été observée et décrite dans la littérature. Pour les études d’imagerie, le cerveau doit être assez développé. Les rats transgéniques et contrôles seront utilisés à l’âge de 6, 12 et 18 mois afin d’investiguer la capacité des traceurs à détecter leur cible à un stade précoce (6 mois), moyen (12 mois) ou tardif (18 mois) du développement de la maladie d’Alzheimer. Pour le modèle de rat injecté par un vecteur viral l’imagerie sera réalisée entre 5 et 10 semaines après l’injection du vecteur afin de vérifier l’absence de vecteur viral et l’expression du récepteur humain. L’injection du vecteur viral étant réalisée à l’âge de 8 semaines, les rats auront entre 13 et 18 semaines lors de l’examen d’imagerie.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Souris : 402
Souffrances
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▲ 402
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Devenir
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 402

402 souris immunodéficientes vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Les souriceaux reçoivent entre zéro et trois jours une injection dans le foie, âge choisi pour la prise de greffe des cellules progénitrices humaines, puis, selon les procédures, jusqu'à six injections par semaine dans le ventre pendant six à quatorze semaines, des anesthésies hebdomadaires pour suivre leurs tumeurs par imagerie et des prises de sang à la veine temporale. Pour apprendre le geste de l'injection dans le foie, l'équipe utilise trois portées, environ 72 souriceaux, et prévoit des pertes liées à leur jeune âge et au rejet par leur mère après les manipulations. Le porteur écrit que la stratégie testée contre un lymphome "pourrait offrir des réponses anti-cancéreuses durables et efficaces". Chez les souris, les tumeurs peuvent provoquer des difficultés respiratoires, signe de cellules tumorales dans les poumons ou de métastases.

Objectifs

Une nouvelle approche thérapeutique pour traiter les patients atteints de cancer consiste à prélever leurs globules blancs en les modifiant pour leur permettre de reconnaitre et de cibler des protéines présentes à la surface des cellules cancéreuses. Après réinjection aux patients, ces cellules modifiées sont ainsi capables de reconnaitre et de détruire spécifiquement les cellules cancéreuses. Elles représentent aujourd’hui un espoir dans le traitement de certaines leucémies réfractaires ou en rechute et ont considérablement amélioré le résultat global des patients. Cependant plusieurs obstacles restent à résoudre dans ce domaine. Tout d'abord, malgré un taux élevé de patients montrant une réponse complète à ce traitement par thérapie cellulaire, la rechute de la maladie reste un défi important avec des taux de survie sans progression inférieurs à 50 %. Après le traitement, la survie à 3 ans est de seulement 16,1 %. Plusieurs raisons expliquent cet échec à obtenir des rémissions durables. La perte précoce, la faible expansion et l'épuisement des cellules thérapeutiques modifiées, sont des facteurs d’échec importants. La reconstitution tardive des cellules immunitaires effectrices possédant une activité anti-tumorale après la thérapie cellulaire, représente un autre défi important. Cette immunodéficience augmente non seulement les risques de rechute, mais entraîne également un taux important d’infection post-greffe. Dans ce contexte, une stratégie d'implantation de cellules progénitrices pourrait contourner certains de ces principaux défis (disponibilité immédiate, expansion efficace et réponse antitumorale durable) en accélérant la reconstitution d'un thymus chez les patients. Le modèle animal développant une tumeur de lymphome, ainsi que l’efficacité des cellules thérapeutiques modifiées matures ont été validés précédemment. Dans le cadre de ce projet, nous allons évaluer l’effet thérapeutique des cellules progénitrices, en suivant notamment la régression des tumeurs, la maturation des cellules anti-cancéreuses et leur persistance in vivo.

Bénéfices attendus

Les résultats de ce projet permettront de valider et justifier la mise en place d'une stratégie thérapeutique utilisant des cellules progénitrices, et donc d'une plateforme de développement de ces cellules à visée d'utilisation clinique. L’acquisition de ces données est indispensable au développement de cette thérapie innovante, à fort potentiel translationnel. Cette stratégie pourrait offrir des réponses anti-cancéreuses durables et efficaces en contournant les obstacles majeurs reportés à ce jour dans le domaine des immunothérapies pour le cancer.

Procédures

Durant cette étude, nous procéderons à : - des injections intrahépatiques (1X; durée 5 sec); - des injections par voie sous-cutanée (1X/sem pendant 5 semaines; durée 5-10 sec); - des injections par voie intraveineuse (1 ou 2X selon la procédure; durée 2-3 minutes); - des injections par voie intrapéritonéale (6X/sem pendant 6 à 14 semaines selon la procédure; durée 5-10 sec); - des anesthésies sous isoflurane (1X/semaine, pendant 5 à 13 semaines selon la procédure; durée 20 min maximum ); - des prélèvements sanguins par ponction dans la veine temporale superficielle (1X ou 3X maximum selon la procédure; durée 2-3 min); - un prélèvement sanguin par ponction intracardiaque (1X, après euthanasie).

Impact sur les animaux

Les animaux seront maintenus en hébergement en cage individuelle ventilée et manipulés sous hotte par du personnel compétent pour éviter tout risque d’infection lié à leur immunodéficience. Lors de la mise au point de la technique d’injection intra-hépatique, une perte du nombre d’animaux peut être attendue en raison du jeune âge des animaux, ainsi que du rejet de la mère après les manipulations. Par ailleurs, les cellules matures pourraient occasionner au long cours une réaction des globules blancs humains contre les tissus de souris. Cet effet peut être observé chez la souris immunodéficiente greffée depuis plus de six mois avec des cellules-souches sanguines humaines. Bien que cet effet soit moins attendu avec les cellules progénitrices grâce à leur maturation dans le thymus de la souris, et donc une tolérance contre les cellules murines, la durée de nos études ne dépassera pas six mois pour éviter cet éventuel effet indésirable. D'autre part, ce projet comprenant l’apparition de tumeurs, le bien-être des animaux sera surveillé de manière attentive. Le poids des animaux et la croissance tumorale suivie par imagerie seront ainsi enregistrés tout au long de l’étude. Enfin, des difficultés respiratoires peuvent apparaitre, signe de présence de cellules tumorales au niveau des poumons, ou de métastases.

Devenir

Les animaux seront euthanasiés à l'issue de la réalisation de l'ensemble des procédures afin de prélever le sang en vue d'analyses post-mortem.

Remplacement

Toutes les étapes visant à améliorer la performance du produit de thérapie cellulaire ont été mises au point avec des expériences exclusivement in vitro et notamment des caractérisations du produit final par des méthodes de séquençage et d'analyse de populations cellulaires. Néanmoins il n’existe à l’heure actuelle aucun modèle in vitro permettant d’obtenir les globules blancs matures du point de vue fonctionnel. La seule méthode existante consiste en un système de co-culture des cellules-souches sanguines avec des cellules-souches nourricières . Bien que ce modèle permette d’obtenir des globules blancs exprimant les marqueurs de différenciation, les cellules n’atteignent pas la maturité fonctionnelle. Seule l’injection dans un modèle de xénogreffe permettra de répondre à ce point, modèle où le greffon provient d'une espèce différente du receveur, respectivement cellules d'origine humaine implantées dans un modèle de souris. Cette xénogreffe permettra la maturation et la différenciation complète des progéniteurs des globules blancs dans l’environnement du thymus de la souris. Les expériences chez l’animal interviennent donc au terme d’un long processus et s’inscrivent dans le cadre d’une validation in vivo de l’effet thérapeutique de ces cellules avant un développement clinique.

Réduction

La première étape de ce projet vise à acquérir le geste technique d’injection intra-hépatique chez le souriceau nouveau-né, notamment la reproductibilité du mode opératoire et l’inter-opérabilité, ainsi que le suivi de la survie des animaux. Nous utiliserons à cet effet 3 portées, soit environ 72 souriceaux agés de 0 à 3 jours. Il n'y aura pas d'analyse statistique pour cette première étape de mise au point technique. La deuxième étape du projet consiste à injecter les cellules progénitrices et à valider leur effet thérapeutique dans un modèle de cancer . Le produit avec lequel nous envisageons d’effectuer les tests fonctionnels in vivo a été optimisé au préalable, augmentant ainsi la probabilité d’obtention de réponses favorables dès les premières séries d’expérimentations. Par ailleurs, le modèle animal choisi dans cette étude est un modèle murin immunodéficient, utilisé avec succès comme souris receveuses de greffe de cellules-souches sanguines humaines. L’utilisation de ces souris nous permettra d’obtenir des résultats homogènes et de réduire le nombre d’animaux par groupe expérimental; nous utiliserons ainsi 6 souris par groupe et par condition. En utilisant des tests statistiques non paramétriques, selon le paramètre mesuré (croissance tumorale, poids des souris, analyse des globules blancs), nous réaliserons des études permettant de mettre en évidence des différences significatives entre les groupes expérimentaux.

Raffinement

Les animaux seront maintenus en hébergement en cage individuelle ventilée et manipulés sous hotte par du personnel compétent pour éviter tout risque d’infection lié à leur immunodéficience. Afin d'améliorer le bien-être animal au cours de notre étude, les besoins physiologiques des animaux seront respectés (nourriture ad libitum, cages propres, nids d'enrichissement, stabulation en groupe) permettant une réduction du stress et de limiter au maximum la souffrance de l'animal. Une surveillance quotidienne de l'état de santé des animaux sera assurée, avec un suivi de leur poids et de la croissance tumorale. En cas de signe de souffrance, le personnel qualifié et le vétérinaire pourront décider de l'arrêt de l'expérimentation et de l'euthanasie de l'animal.

Choix des espèces

Les souris immunodéficientes sont utilisées avec succès comme souris receveuses de greffe de cellules humaines. Cette lignée ne présente pas de phénotype dommageable. Le profond déficit immunitaire de ces souris permet la prise de greffe de cellules-souches sanguines humaines, et offre la possibilité d’étudier l’effet d’immunothérapies avec des cellules humaines dans un hôte murin. Ce modèle est notamment très utilisé pour tester l’efficacité anti-cancéreuse de globules blancs modifiés ou de leurs cellules progénitrices. Par ailleurs, le thymus de ces souris, tout comme celui des patients atteints de déficits immunitaires ou conditionnés pour recevoir une allogreffe de cellules-souches sanguines (greffon et hôte de même espèce), sont caractérisés par une atrophie majeure et une architecture altérée. Ces souris présentent donc un environment similaire à celui des patients. Nous utiliserons des souris nouveaux-nés (P0), permettant une bonne prise de greffe des cellules progénitrices. Nos précédentes études ont démontré que les cellules progénitrices pourraient se greffer dans le thymus sans conditionnement (irradiation ou chimiothérapie) chez les souriceaux nouveau-nés (0 à 3 jours post naissance). Une fois cette période passée, afin d’obtenir une prise de greffe dans le thymus, il faut irradier les animaux et co-administrer les cellules progénitrices modifiées avec les cellules souche hématopoïétiques.

  • Recherche appliquée
    • Toxicologie (hors obligations réglementaires)
Souris : 354
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 354
▲ -
Devenir
 -
 -
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 354

354 souris BALB/c vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, et une partie d'entre elles passe jusqu'à 90 minutes par séance immobilisée dans un tube de contention, après trois jours d'habituation de 30, 60 puis 90 minutes. Les souris reçoivent des substances sensibilisantes sur les flancs tondus et derrière les oreilles, ou les respirent par le nez et la bouche, au risque d'irritations de la peau ou des voies respiratoires et de signes d'asthme, puis sont mises à mort à différents jours, jusqu'à J13, pour l'analyse de leurs ganglions. Le but affiché est d'identifier des marqueurs qui permettront plus tard de développer une méthode de culture cellulaire capable de repérer les substances qui déclenchent des allergies respiratoires. Les lots décrits dans les procédures totalisent au moins 368 souris, pour 354 déclarées.

Objectifs

L’allergie est classée au 4ème rang des affections chroniques les plus fréquentes par l’Organisation Mondiale de la Santé. Les symptômes allergiques peuvent prendre des formes cutanées ou respiratoires et font suite à l'exposition répétée des sujets à une substance dite sensibilisante. Jusqu'à 25% des cas d'asthme déclarés sont d'origine professionnelle et font suite à une exposition répétée, par voie respiratoire ou cutanée, à des substances sensibilisantes chimiques. A ce jour, aucune méthode n'a été validée par les instances règlementaires européennes pour identifier les substances chimiques avec un potentiel sensibilisant respiratoire. Or, ces substances présentent un danger pour les individus exposés. La différenciation des lymphocytes T dans les ganglions lymphatiques locaux est une étape déterminante dans le développement de la maladie allergique. L’objectif de ce projet est d’identifier des gènes régulant la différenciation des lymphocytes T au cours du processus de sensibilisation respiratoire chez la souris. Afin d’atteindre cet objectif, deux voies d’exposition seront utilisées sur un modèle murin de sensibilisation qui sera combiné à des outils d’analyse de l’expression des gènes afin d’identifier les gènes cibles exprimés par les cellules immunitaires d’intérêt activées par des sensibilisants respiratoires et des sensibilisants cutanés. L’objectif final est de développer un modèle de culture cellulaire, alternatif au modèle animal, qui permettra d’identifier spécifiquement les substances chimiques ayant le potentiel de déclencher une maladie allergique respiratoire, grâce aux biomarqueurs qui auront été identifiés dans ce projet.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra d’améliorer les connaissances sur les mécanismes immunologiques mis en jeu au cours de la sensibilisation respiratoire. Ces connaissances sont nécessaires pour améliorer la description des évènements clés menant au développement de l’allergie respiratoire. En outre, de nouveaux biomarqueurs seront identifiés au cours de ce projet, ils permettront de développer un modèle de culture cellulaire alternatif au modèle in vivo permettant de prédire le potentiel sensibilisant respiratoire des substances chimiques. De telles méthodes sont nécessaires, pour identifier le risque associé à l'exposition aux substances sensibilisantes, afin de prévenir le développement de maladies allergiques. Aucun modèle de culture cellulaire n’est validé à ce jour par les instances européennes pour identifier les substances chimiques avec des propriétés sensibilisantes respiratoires.

Procédures

Un lot de 52 souris vigiles seront exposées par application cutanée à 2 sensibilisants allergiques et au solvant approprié. La veille de la première application, les flancs des animaux seront tondus sous anesthésie gazeuse. Les produits seront appliqués sur les flancs des souris à J0 et J5, puis derrière les oreilles à J10, J11 et J12. Les animaux seront mis à mort J0, J3, J7, J10 et J13. Les ganglions lymphatiques auriculaires seront collectés puis analysés par cytométrie en flux. Cette méthode permet d’analyser l’expression de protéines d’intérêt par marquage fluorescent. Trois lots de 28 souris et un lot de 20 souris vigiles seront exposées par application cutanée à 7 substances et au solvant approprié. Les animaux seront mis à mort à J0 et deux autres temps déterminés par les analyses en cytométrie en flux puis différents tissus seront collectés. Deux lots de 36 souris seront exposés de façon vigile à 2 sensibilisants allergiques de référence et au solvant approprié par exposition oro-nasale, une fois par jour pendant 90 min maximum à J0 et J5 puis à J10, J11 et J12 pendant 25min au maximum. Les animaux seront mis à mort à J0, J3, J7, J10 et J13 puis les ganglions lymphatiques mandibulaires seront collectés et analysés par cytométrie en flux. Sept lots de 20 souris vigiles seront exposés aux mêmes 7 substances que pour l’exposition cutanée, par exposition oro-nasale. Les animaux seront mis à mort à J0 et deux autres temps déterminés par les analyses en cytométrie en flux puis différents tissus seront collectés. La fonction respiratoire des animaux sera évaluée à J0, J10 et J12 de façon non invasive. Un lot de 10 souris seront utilisées pendant 2 semaines pour mettre au point l’ajustement du matériel utilisé pour l’exposition oro-nasale et la mesure de la fonction respiratoire. Ces animaux seront réutilisés dans la procédure d'exposition oro-nasale : ils seront inclus dans la phase de phénotypage.

Impact sur les animaux

Les nuisances subies par les animaux seront principalement dues aux voies d’administration des substances chimiques. Malgré le plus grand soin apporté pour limiter l’inconfort des animaux, la procédure de sensibilisation par application cutanée pourra induire de l’irritation cutanée. L’exposition des animaux par inhalation pourra induire de l’irritation des voies aériennes. L’exposition par inhalation, qui sera faite par voie oro-nasale, pourra induire du stress chez les animaux qui seront mis en tubes de contention. Avec les deux procédures, des signes d’asthme pourront également apparaitre. Dans tous les cas, dès l’apparition de signes de souffrance non réversibles, les animaux seront mis à mort.

Devenir

A l’issue de chacune des procédures d'exposition cutanée et oro-nasale, les animaux seront mis à mort. Les animaux utilisés pour la mise au point de l'exposition oro-nasale pourront être inclus dans la procédure d'exposition oro-nasale si leur état n’a pas nécessité de mise à mort.

Remplacement

Ce projet nécessite l’utilisation d’animaux à des fins expérimentales car le modèle animal permettra d’étudier les mécanismes moléculaires mis en jeu dans la différenciation des lymphocytes T lors du processus de sensibilisation in vivo. Aucun modèle de culture cellulaire n’est à ce jour établi et validé pour étudier ces mécanismes. C’est d’ailleurs l’objectif au terme de ce projet : le développement d’un modèle de culture cellulaire à partir des données issues de ce projet afin de proposer un modèle alternatif pour l’évaluation du potentiel sensibilisant respiratoire.

Réduction

Nous avons réduit au minimum le nombre d’animaux utilisés afin de pouvoir effectuer des analyses statistiques valables entre les groupes expérimentaux. En accord avec la littérature, nous avons porté à 4 le nombre de souris par groupe. En outre, nous allons collecter le maximum de tissus afin de pouvoir effectuer les analyses post-mortem nécessaires à ce projet en utilisant un nombre minimal de souris. L’analyse sur cellule unique permet de diminuer la variabilité entre les individus, car environ 2000 cellules seront analysées dans chaque échantillon, ce type d’analyse permet donc de réduire le nombre d’animaux à inclure par groupe expérimental.

Raffinement

Le bien-être des animaux sera évalué chaque jour lors des soins quotidiens apportés par les zootechniciens et lors des contrôles quotidiens effectués par les autres membres participant à ce projet (techniciens de recherche et chercheurs). Toutes les personnes intervenant dans ce projet sont formées initialement et de façon continue à l’expérimentation animale et en particulier au bien-être animal. Les gestes réalisés seront maitrisés afin de garantir le confort maximum des animaux lors des traitements. Les animaux seront hébergés par groupe dans des cages répondant aux exigences de la réglementation en terme de dimensions. Un enrichissement varié (maisonnette et éléments de nidification) leur sera apporté. Une observation renforcée après les expositions aux substances chimiques permettra la prise en charge rapide des animaux en cas de souffrance ou d’atteinte de point limite. Les animaux exposés par inhalation oro-nasale seront habitués aux tubes de contention pendant plusieurs jours et suivant un temps de contention croissant avant d’être exposés aux substances chimiques. Nous proposons d’habituer les animaux comme suit: Jour 1 : habituation de 30 min Jour 2 : habituation de 60 min Jour 3 : habituation de 90 min Jour 4 : exposition de 90 min

Choix des espèces

L’utilisation de la souris est justifiée pour plusieurs raisons : -la souris est l’espèce couramment utilisée pour les études de toxicologie, elle est notamment l’espèce sélectionnée dans la ligne directrice 429 de l’OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Economiques) portant sur le modèle Local Lymph Node Assay qui permet d’identifier les substances chimiques allergéniques; -la composition et le fonctionnement du système immunitaire de la souris sont semblables à celui de l’Homme et les résultats issus des expériences pourront donc être extrapolés raisonnablement aux effets attendus chez l’Homme ; -la souche BALB/c est choisie car son système immunitaire est adapté aux études de sensibilisation allergique. Cette souche, bien qu’orientée Th2, permet d’étudier la différenciation des lymphocytes T en ses différents sous-types et plusieurs études ont montré qu’elle permet le développement d’une réaction allergique respiratoire aux substances chimiques. Les animaux seront utilisés à l’âge de 8-10 semaines, stade de développement auquel la souris atteint l’âge adulte. Nous souhaitons étudier la réponse allergique sur des animaux ayant un système immunitaire mature.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 2400
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 2400
Devenir
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 2400

2 400 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Une encéphalomyélite auto-immune, modèle de sclérose en plaques, leur est induite par injections, puis des molécules candidates sont injectées jusqu'à cinq semaines, avec un suivi moteur quotidien de la marche et du tonus de la queue. Le porteur indique que la maladie réduit les capacités motrices et qu'aucun anti-douleur ne peut être administré pour ne pas fausser l'effet des composés testés, les souris étant tuées pour prélèvement d'organes. Il affirme que la culture de cellules ne permet pas d'intégrer les mécanismes de compensation de l'animal.

Objectifs

Ce projet a pour but d’étudier le pouvoir protecteur et thérapeutique de candidats médicaments, dans les maladies démyélinisantes du système nerveux central.

Bénéfices attendus

Cette étude participera directement à la découverte et la mise au points de nouveaux composés thérapeutiques dans le cadre du traitement de la sclérose en plaques.

Procédures

Les souris sont soumises à une induction d'encéphalomyélite allergique une unique fois induite par 4 injections sous-cutanée de 10 secondes chacune. Les molécules testées sont injectées en intrapéritonéal à raison de 3 injections par semaine (5 secondes par injection) jusqu’à 5 semaines. Les tests moteurs réalisés consistent en une observation des capacités motrices des souris dans des conditions non contraintes sorties de leur cage (tonus de la queue, qualité de la marche). A partir du 7ème jour après induction, ces tests sont journaliers, durent 1 minute par souris.

Impact sur les animaux

Les composés testés n'ont dans des études préliminaires jamais démontré d'effet toxique sur les animaux. Cependant, l'induction de l'encéphalopathie allergique expérimentale n'est pas sans conséquences sur le bien-être animal, avec une réduction de ses capacités motrices, qui est cependant transitoire et strictement encadré par le suivi des points limites. Bien que la manipulation des souris se fasse dans l’environnement le plus apaisant possible (limitation du bruit et de la luminosité), la manipulation des souris en dehors de leur cage ainsi que les injections est susceptible de générer un inconfort. Les molécules testées ayant pour but de traiter la pathologie, les plus efficaces amélioreront le bien-être des animaux dans ces conditions expérimentales en réduisant leurs atteintes motrices.

Devenir

A l'issu de la procédure, les animaux sont mis à mort pour prélèvement et analyse des organes.

Remplacement

Le projet est basé sur des études in vivo pour permettre de développer des stratégies thérapeutiques dans le cadre des études translationnelles entre la clinique et la recherche. Dans ce cas, la culture de cellules ne permet pas d’appréhender la physiologie pour intégrer les mécanismes de compensation développés par l’animal. Toutefois, dès que possible les mécanismes cellulaires et moléculaires sont étudiés sur culture cellulaire.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés est calculé pour obtenir des résultats statistiquement fiables et robustes.

Raffinement

Des points limites prédictifs ont été établis afin de soustraire l'animal à la souffrance. Afin de minimiser les souffrances infligées aux animaux, des cupules d'eau gélifiées sont mises à disposition à l'apparition des premiers symptomes. Afin de ne pas fausser les effets des composés thérapeutiques testés, aucun anti-douleur ne peut être ajouté, cependant les souris sont surveillées quotidiennement à partir du jour 7 post induction afin de monitorer les symptomes et les souris sont sacrifiées en cas d'atteinte du point limite.

Choix des espèces

Des points limites prédictifs ont été établis afin de soustraire l'animal à la souffrance. Afin de minimiser les souffrances infligées aux animaux, des cupules d'eau gélifiées sont mises à disposition à l'apparition des premiers symptomes. Afin de ne pas fausser les effets des composés thérapeutiques testés, aucun anti-douleur ne peut être ajouté, cependant les souris sont surveillées quotidiennement à partir du jour 7 post induction afin de monitorer les symptomes et les souris sont sacrifiées en cas d'atteinte du point limite.

  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Souris : 48
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 48
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 48

48 souris femelles vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles sont réparties entre sédentarité et accès à une roue, suivies par IRM et mesure de la respiration en cage individuelle, avant une prise de sang sous anesthésie puis l'euthanasie pour prélever leurs articulations. Le projet vise à décrire l'effet de l'hygiène de vie sur le vieillissement des articulations, un champ que le porteur présente comme peu étudié. Il affirme qu'aucune approche in vitro ne peut répondre à la question car il faut maintenir la communication entre organes au cours du vieillissement.

Objectifs

Nous savons peu de choses sur la façon dont les tissus articulaires réagissent au vieillissement naturel. Or la réduction de mobilité est sans aucun doute l'une des conséquences les plus débilitantes du vieillissement. Cette réduction de mobilité devient également un problème croissant avec l’augmentation de l’inactivité physique et de la sédentarité des enfants et adolescents, souvent associés à des risques de surpoids et d'obésité. Il y a actuellement une littérature abondante sur l’impact bénéfique de l’exercice physique (et délétère de la sédentarité) sur la qualité de l’os chez les sujets jeunes ou âgés (humains et murins). Il est par exemple reconnu que la pratique régulière de l’exercice physique pendant la croissance permet d’optimiser le capital osseux pour toute la vie. En revanche, on ne sait rien quant à son impact sur l’articulation et sur la façon dont les différents types cellulaires composant les 3 tissus de l’articulation (membrane synoviale, cartilage et os sous-chondral) sont modifiés chez le sujet jeune et âgé en fonction de son hygiène de vie. Nous faisons donc l’hypothèse que 1) le vieillissement normal modifie l'écosystème ostéoarticulaire, 2) la sédentarité du jeune adulte induit un vieillissement accéléré des articulations et 3) l’exercice physique a un effet bénéfique sur le vieillissement des articulations.

Bénéfices attendus

- Impact scientifique et technologique : Identification de nouveaux gènes jouant un rôle clé dans la longévité et la bonne santé des articulations, acquisition de nouvelles connaissances dans le domaine de la biologie ostéoarticulaire qui seront mises à disposition de la communauté scientifique internationale et pouvant servir à d’autres disciplines de la biologie. - Impact sociétal et économique : ce projet peut déboucher sur l’identification de gènes candidats qui pourraient représenter des cibles thérapeutiques intéressantes pour développer des traitements agissant contre le vieillissement des articulations et/ou des marqueurs de la qualité de la membrane synoviale, du cartilage et de l’os sous-chondral utilisables en cliniques.

Procédures

Aucun prélèvement ne sera effectué sur animal vigile. Les tests que nous réaliserons sont non invasifs : activité physique si l’animal le souhaite ; mesure de la composition corporelle par IRM (2 minutes 1 fois semaine); mesure du métabolisme par analyse de la respiration (animal placé en cage individuelle, deux fois 48h) . En fonction des lots, les animaux pourront être placés en cage avec des roues leur permettant de retrouver une activité physique spontanée pendant 8 semaines ou tout au long du test. En fin de protocole, les animaux recevront une injection intra-péritonéale d'anesthésique. Nous effectuerons alors un prèlèvement de sang sur l'animal endormi et il sera euthanasié.

Impact sur les animaux

Les 2 effets indésirables majeurs attendus sont le stress lié à l’hébergement ponctuel en cage individuelle et à la sédentarité. Afin de limiter ces effets, nous proposons de réaliser un enrichissement avec un tunnel en plexi rouge pour toute la durée de l’expérimentation, d’héberger les animaux par cage de 4, et de n’isoler que les animaux inclus dans les groupes « activité physique volontaire » uniquement pendant la période où ils sont dans les cages avec roue connectée. Par ailleurs, la température d'élevage ayant un impact sur le métabolisme, celle-ci sera de 22 à 23°C pour améliorer le confort des animaux.

Devenir

Euthanasie pour réaliser les prélèvements nécessaires aux analyses moléculaires.

Remplacement

Il est actuellement impossible de répondre à notre question scientifique par le biais d’approches in vitro car il est nécessaire de maintenir la communication entre tous les organes au cours du vieillissement pour vérifier l’impact de l’activité physique sur le cartilage et l’os.

Réduction

Nous nous sommes basés sur les expériences réalisées précédemment dans notre laboratoire et dans des publications utilisant des modèles expérimentaux similaires pour estimer le nombre d’animaux nécessaire. Compte tenu des données de la littérature montrant un dimorphisme sexuel de l’activité physique sur le remodelage osseux et une moindre variabilité inter-individuelle chez les femelles, nous n’utiliserons que des femelles. Compte tenu de l’expérience que nous avons sur les variabilités individuelles et le nombre de genoux requis pour obtenir une quantité suffisante de cellules pour les analyses transcriptomiques, nous réaliserons donc des expériences avec des lots de 8 souris. Ces expériences ne seront pas répétées. Nous nous sommes rapprochés des équipes qui étudient l’impact de l’âge et de l’exercice physique sur le métabolisme musculaire pour optimiser l’utilisation de ces animaux. Leur expertise nous a permis de choisir convenablement les paramètres du protocole expérimental. De plus, ils prélèveront lors de l’euthanasie finale les muscles squeletiques afin de compléter une étude en cours (analyses histologiques et tri cellulaire) et de constituer une banque de données.

Raffinement

Les animaux seront observés tous les jours y compris le weekend et les jours fériés et les signes de souffrance (perte excessive de poids, hyperactivité ou au contraire isolement, hérissement des poils, dos voûté) seront recherchés. En cas d’apparition, ces manifestations cliniques seront scorées suivant une échelle prenant en compte plusieurs de ces paramètres, avec établissement de points limites entrainant euthanasie des animaux si nécessaire en accord avec la SBEA. Un enrichissement des cages sera réalisé en utilisant des tunnels de plexiglass rouge de façon à diminuer le stress des animaux et à les habituer aux mesures de composition corporelle qui sont réalisées dans un tube de contention similaire. La température de thermoneutralité pour les souris est proche de 30°C et il est bien documenté qu’il y a un impact de la température sur le métabolisme des tissus musculaires et adipeux. Nous maintiendrons les animaux pendant toute la durée de l’expérience entre 22-23°C pour nous approcher de cette température idéale tout en permettant de recouper nos résultats avec les données existantes.

Choix des espèces

La fonction musculaire chez la souris est similaire à celle de l'homme et nous permettra de transposer facilement nos résultats précédemment obtenus sur le modèle souris. De plus, l'utilisation de la souris nous permet également d’avoir accès à une bibliographie riche et d'utiliser un large panel de réactifs de biochimie et de biologie moléculaire. Dans cette étude nous utiliserons des souris standard (non génétiquement modifiées). Pour étudier l’effet de l’activité physique et du vieillissement, nous prévoyons de comparer des animaux jeunes adultes (âgés de 4 mois) et des animaux de 15 mois (« âgés »). Les animaux seront sédentaires ou auront la possibilité de courir sur des roues s’ils le souhaitent.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Rats : 20
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 20
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 20

20 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Un abcès septique est provoqué sous leur peau, puis leur glycémie est mesurée avant l'injection d'un sucre radioactif et un examen d'imagerie TEP, pour évaluer l'intérêt de ce traceur dans le suivi de l'inflammation. Le porteur indique que l'abcès peut évoluer vers une nécrose profonde des tissus ou une septicémie, et que les rats sont ensuite tués pour analyse des tissus. Il affirme qu'une évaluation objective d'une lésion infectieuse ne peut se faire que sur un modèle animal, et retient le rat Wistar comme modèle de référence.

Objectifs

Evaluer l'intérêt du [18]F-FDG (faux sucre radioactif utilisé en routine clinique chez les patients) dans le diagnostic, et l’analyse du processus de formation et de développement de l'infection et de l'inflammation dans un modèle expérimental d’abcès sous-cutané chez le rat.

Bénéfices attendus

Faire un schéma de l’évolution de l’inflammation aigue, subaiguë à chronique afin de déterminer l’intervention des cellules immunitaires dans l’évolution de l’abcès.

Procédures

Induction d'abcès sous-cutané (20 rats, 30 min maximum), mesure de la glycémie des animaux (20 rats, 15 à 30 sec, avant d'injecter le produit radioactif, examen d'imagerie (20 rats, 30min,1h après injection du produit radioactif).

Impact sur les animaux

Risque d’évolution de l’abcès vers une nécrose profonde des tissus adjacents, ou risque de souffrance liée à une septicémie. Ces 2 risques seront particulièrement surveillés tout au long de l’étude pour chaque rat, et des points limite précoces seront définis

Devenir

les animaux seront mis à mort pour faire des analyses en autohistoradiographie et immunohistologie

Remplacement

l'évaluation objective d’une lésion infectieuse avec un examen d’imagerie ne peut être réalisée que sur un modèle animal permettant par la suite d’analyser le mécanisme physiologique global, à l’image des examens chez l’Homme ce qui permettra de mieux coller à la réalité lors d’administration de traitements thérapeutique.

Réduction

Le calcul du nombre d’animaux a été réalisé en amont en prenant en compte un paramètre essentiel de réponse à l’induction de l’abcès. En effet, l’abcès fistule très précocement à J3 (5%), à J4 (20%), ou tardivement à J10 (5%), et ce malgré une reproductibilité du geste expérimental par le même opérateur.

Raffinement

Les animaux seront transportés dans des cages de transport dédiées, avec une litière enrichie avec du papier absorbant autoclavé et avec des bouillotes chauffantes pour éviter l’hypothermie si besoin. Les abcès, les examens de tomographie par émission de Positrons (TEP) et les mises à mort seront induits sous anesthésie générale pour éviter un stress inutile à l’animal. Pour éviter toute souffrance de l'animal la taille maximale des abcès ne dépassera pas 800 mm^3 à J2, bien inférieure aux tailles limites de tumeurs chez le rat qui sont de 1000 mm^3. Après induction de l’abcès, les animaux seront examinés de façon très soutenue durant les 48h en surveillant leur état général, en mesurant (i) leur poids, (ii) leur température, (iii) l’état du gonflement de l’abcès, les animaux recevront également un antalgique (buprénorphine), tous les 6, 8h ou 12h (si nécessaire) durant 48h. De plus, cette surveillance se poursuivra quotidiennement durant toute la période du l’étude pour chaque animal.

Choix des espèces

Les modèles animaux les plus utilisés dans le cadre de pathologies inflammatoires sont des modèles murins (souris et rats). Pour nos expérimentations, nous utilisons comme modèle le rat « WISTAR ». Cette souche est très largement décrite dans la littérature et son utilisation reste la plus appropriée à ce type de recherche (modèle de référence). En outre, cette souche de rat a été largement utilisée au sein de notre plateforme et permet de confronter nos résultats à des analyses antérieures effectuées sur rats sains. Les rats seront âgés de 9 semaines lors de l’initiation du protocole. Ce stade correspond à un état adulte pour lequel le système immunitaire est bien établi. En outre, le poids intermédiaire des animaux permettra d’imager des organes intéressants comme la rate ou le rachis qui interviennent dans la réponse immunitaire.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 853
Souffrances
▲ 53
▲ -
▲ 800
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 853

853 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, une partie dans des procédures terminales sous anesthésie, les autres à un niveau de souffrance modéré. La plupart subissent une chirurgie du cerveau de quarante minutes pour injecter des nanoparticules ou des virus, avec selon les cas l'implantation de canules, de fibres optiques ou d'électrodes, et des enregistrements de cinq heures. Le projet vise à piloter par lumière infrarouge les récepteurs de la dopamine et de l'acétylcholine pour étudier les interactions sociales entre souris. Le porteur signale des douleurs crâniennes, des saignements, des pertes de poids et des bagarres entre animaux, et affirme que cette recherche n'est réalisable que sur l'animal.

Objectifs

L’objectif de ce projet est de développer des technologies permettant de contrôler par la lumière infra-rouge proche les récepteurs des neurotransmetteurs chez la souris, pour des études de circuits neuronaux et des comportements. Pour cela, nous utiliserons des outils photochimiques synthétiques nouvellement développés, qui permettent la libération rapide de drogues et d’autres neurotransmetteurs par la lumière, ou bien qui modulent de manière bidirectionnelle l’activité d’un récepteur neuronal avec de la lumière. Leur utilisation chez la souris en comportement est très restreinte, notamment parce que ces sondes sont normalement stimulées par la lumière UV ou visible, qui pénètre très mal dans les tissus, et donc nécessitent d’un apport local de lumière qui est invasif. Pour surmonter ce problème, nous proposons d'utiliser des nanoparticules de conversion ascendante, des chromophores (dans notre cas, substance qui possède des électrons capables d’absorber l’énergie et d’être excités, à des longueurs d’onde spécifiques, et qui va en retour en transmettre d'autres) inorganiques qui ont la propriété physique de convertir la lumière infrarouge proche (qui peut pénétrer assez profondément au sein des tissus biologiques) en lumière visible. Ces particules sont déjà utilisées dans des études en cancérologie ou en neuroscience, mais leur utilisation avec des drogues dans le cerveau n’est pas encore démontrée. Ces nanoparticules seront couplées à l’utilisation de drogues photosensible, permettant un contrôle non invasif des récepteurs endogènes du cerveau chez les souris en comportement. Les stratégies développées ici seront applicables à la plupart des récepteurs, circuits neuronaux et modèles animaux, ainsi notre projet a un potentiel pour changer le paysage de notre compréhension de la neuromodulation, à la fois dans le domaine de la santé et de la maladie.

Bénéfices attendus

Cette étude et les technologies développées ici présentent un fort potentiel non seulement à des fins de recherche sur des modèles animaux, mais aussi pour des applications thérapeutiques chez l'homme. Le ciblage des médicaments sur des populations neuronales particulières pourrait améliorer l'efficacité thérapeutique, tout en diminuant les effets secondaires associés à une sélectivité insuffisante dans les approches conventionnelles. Les stratégies développées ici devraient être applicables à la plupart des récepteurs, cellules, circuits et modèles animaux. Nous nous concentrerons principalement sur les interactions sociales entre des souris vivant en groupe, en manipulant de manière non invasive les voies dopaminergiques et cholinergiques sur des souris vigiles, à l'aide de molécules pharmacologiques spécifiques au type cellulaire et contrôlable par la lumière infrarouge proche. Cela permettra de déterminer comment les récepteurs de la dopamine et de l’acétylcholine contribuent à conduire ou à inhiber les interactions sociales. La réalisation du projet pourrait aider à améliorer notre compréhension de la physiologie normale et à mieux comprendre l'étiologie et le traitement des maladies neuropsychiatriques, en offrant une occasion unique de tester les avantages des médicaments ciblant les cellules pour les troubles neurologiques et neuropsychiatriques.

Procédures

Injections de nanoparticules ou de particules virales dans le cerveau : procédure chirurgicale réalisée sous anesthésie générale (durée 40 min), une fois par animal, sur l'ensemble des animaux, soit 800 animaux. 2) Prélèvement du cerveau: procédure terminale, réalisée sous anesthésie profonde, sur 100 souris. 3) Enregistrements électrophysiologiques in vivo (durée 5h) : procédure terminale, procédure chirurgicale réalisée sous anesthésie profonde, sur 352 souris. 4) Implantation de canule : procédure chirurgicale réalisée sous anesthésie générale (durée 40 min), une fois par animal, sur 77 animaux. 5) Implantation de fibres optiques ou de diodes électroluminescentes: procédure réalisée sous anesthésie générale (durée 40 min), une fois par animal, sur 231 animaux. 6) Implantation de puces pour radio-identification: procédure réalisée sous anesthésie générale (durée 5 min), une fois par animal, sur 154 animaux. 7) Prélèvement de liquide cérébro-spinal : procédure terminale, réalisée sous anesthésie générale (durée 20 min), sur 53 animaux.

Impact sur les animaux

Les chirurgies au niveau du crane peuvent engendrer d’éventuelles douleurs au niveau des canaux auditifs, ou bien au niveau du crane. L’ouverture de la peau au niveau du crane, ainsi que les craniotomies, peuvent produire des saignements locaux. L’anesthésie peut faire baisser la température de l’animal, ainsi que sa respiration. Après une chirurgie, on peut s’attendre à une perte de poids drastique et continue, une perte/instabilité des implants, des signes d'infection grave autour de la zone de l'implant, une perte d'appétit et/ou une consommation atténuée de liquides, des anomalies comportementales et/ou morphologiques incurables. Les bagarres entre animaux dans une même cage peuvent aussi arriver, blessant superficiellement ou gravement certaines souris. Finalement, certains effets indésirables liés à la stimulation optique peuvent survenir et troubler l'activité locomotrice.

Devenir

A l'issue des procédures, tous les animaux seront euthanasiés, afin de récupérer les cerveaux pour analyses histologiques et moléculaires, ou bien pour vérifier le site d’enregistrement electrophysiologique.

Remplacement

Notre objectif est de tester de nouvelles technologies optiques et chimiques (nanoparticules, composés cagés…) pour manipuler les récepteurs des neurotransmetteurs situés dans les régions profondes du cerveau, de manière non invasive, et d’étudier l’impact de cette manipulation sur l’activité cérébrale et sur les comportements, notamment sociaux. Cette étude n’est donc réalisable que sur des animaux. Il y a plusieurs avantages à utiliser la souris comme modèle pour notre recherche : Un nombre croissant de recherches a révélé des homologies génétiques, anatomiques et fonctionnelles chez les rongeurs et les primates, notamment au niveau neuronal et au niveau des récepteurs. Par exemple, les fonctions dopaminergiques, cholinergiques et glutamatergiques sont similaires chez les rongeurs et les primates. En outre, plusieurs comportements cognitifs ont été conceptualisés sur la base des découvertes chez les primates et répliqués avec succès chez les rongeurs. De plus, l'existence de nombreuses souris génétiquement modifiées permet l'utilisation de techniques permettant une visualisation, une manipulation et un enregistrement restreints dans l'espace et dans le temps de l'activité cérébrale spécifique à un type de cellule. Par exemple, afin de réaliser des expériences d'optopharmacologie, nous utiliserons des lignées de souris transgéniques dans lesquelles des récepteurs manipulables pourront être ciblés sélectivement sur une population neuronale spécifique. En manipulant ces récepteurs neuronaux avec des drogues sélectives et photosensibles, nous pourrons, espérons-le, révéler des cibles sélectives pour de nouveaux traitements plus ciblés.

Réduction

Le nombre d'animaux, pour ce projet, est déterminé sur la base d'une littérature vaste et robuste dans des domaines similaires (etudes employant de l’optogénétique par exemple) mais aussi sur notre expertise personnelle en photopharmacologie. Afin de réduire l'utilisation de souris au minimum, nous nous imposerons un cahier des charges strict. Pour ce faire, les procédures ont été pensées pour qu'une même souris puisse passer dans un nombre maximum d'expériences afin de réduire l'utilisation de nouveaux animaux pour chaque expérimentation. Nous utiliserons dans la mesure du possible tant les souris mâles que femelles, afin d’utiliser toutes les souris issues d’une même portée.

Raffinement

Les animaux seront placés dans une animalerie aux conditions d’hébergement standard (température de 22°C et avec une photopériode de 12h jour et 12h nuit). Du nid végétal sera déposé dans les cages de manière à enrichir l’environnement des animaux et leur permettre de fabriquer un nid. Lors des etudes en environnements sociaux, l'espace alloué pour chaque souris ainsi que l'enrichissement sont supérieurs aux cages conventionnelles de stabulation. Les souris sont pesées tous les jours et suivies en temps réel via des caméras infra-rouge nous permettant de mesurer à distance le comportement des souris. Il nous est donc possible d'intervenir rapidement en cas de quelconque soucis. De plus, le bien-être des souris est conditionné par la mise en place de protocoles visant à réduire les éventuelles souffrances animales (administration d'analgésique lors de chirurgies ou après agression entre congénères).

Choix des espèces

Nous avons choisi le modèle de la souris car d’un point de vue anatomique et fonctionnel, les systèmes dopaminergiques méso-cortico-limbiques sont bien conservés, chez l'ensemble des mammifères et en particulier chez les rongeurs. Plus particulièrement, la distribution des récepteurs nicotiniques et les afférences cholinergiques sont organisées de manières similaires que chez l'homme. Ce n’est pas le cas chez les invertébrés, les poissons ou les oiseaux. De plus, la génétique de la souris offre des outils de modulation des réseaux neuronaux, difficilement accessibles chez d’autres modèles animaux. Si les modèles d’invertébrés et poisson peuvent être utilisés pour étudier certains mécanismes dopaminergiques, l’organisation anatomique est trop différente pour qu'ils puissent être utilisés pour comprendre la modulation nicotinique du système dopaminergique. Finalement la souris étant un mammifère social qui vit en groupe, c’est un modèle pratique pour pouvoir étudier le comportement social en groupe chez les animaux sociaux. Des modèles d’autres mammifères sociaux (rat, singe) ne se justifient pas car les outils génétiques nécessaires pour disséquer les mécanismes sous-jacents sont peu nombreux chez ces espèces. Les animaux seront utilisés à l'âge adulte (> 8 semaines). Pour les études nécessitant une transduction virale, nous utiliserons des souris adultes, âgées de 7-8 semaines le jour de l’injection virale, afin d'observer un temps de transduction nécessaire par le virus concerné (entre 2 et 4 semaines). Les expériences d’électrophysiologie ou de comportement seront réalisées à partir de 4 semaines après l’injection virale, temps nécessaire à l’expression du transgène. L’implantation des fibres optiques ou des électrodes d'enregistrement se fera à partir de 8 semaines d’âge.

  • Enseignement supérieur
Souris : 750
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 750
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 750

750 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, non pour la recherche mais pour l'enseignement en BUT. On leur injecte du cyclophosphamide pour provoquer une inflammation de la vessie et une hypersensibilité, testée par stimulation mécanique de l'abdomen au filament, puis un traitement, avant prélèvement des organes pour des travaux pratiques d'histologie et de biochimie. Chaque binôme d'étudiants prend en charge trois souris pour comparer les situations traitée et non traitée. Le porteur affirme qu'aucune méthode ne remplace ce protocole car l'intégration de la douleur implique tout le système nerveux.

Objectifs

Le projet comprend l'utilisation d'un modèle animal d'inflammation viscérale qui sera utilisé de manière transversale dans la SAE (situation d'apprentisage et d'évaluation) 3.02 par les étudiants inscrits en BUT du département de Génie Biologique. Une fois l'inflammation induite, un traitement pharmacologique sera adminsitré au temps 4 heures post induction. Les animaux seront évalués sur leur phénotypoe douloureux puis mis à mort pour prélèvements d'organes cibles qui seront utilisés pour des analyses immunohistochimiques et biochimiques et moléculaires ultérieures. Cette formation a été validées par le Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche. Les DUTs sont régis par un Programme Pédagogique National (PPN) et la Licence professionnelle BIB a une formation acréditée dans le cadre de son dossier d'enseignement.

Bénéfices attendus

Ce modèle d'inflammation aigue réalisé chez la souris permet de mettre en pratique les notions sur la physiopathologie et la pharmacologie de l'inflammation et de la douleur vues en cours par les étudiants. Les prélèvements réalisés en point final serviront à des travaux pratiques d'histologie, de biochimie et de biologie moléculaire permettant un enseignement pluridisciplinaire sur un même modèle d'étude pertinent cliniquement.

Procédures

Le jour de l'expérimentation, les animaux subiront une injection intra-péritonéale de cylophosphamide ou de Nacl0.9, puis, 4 heures après une injection sous cutanée de prégabaline ou de Nacl0.9. Il seront testés trois fois, une fois avant chaque injection, et une fois 30 minutes après l'injection de prégabaline avec un test permettant d'évaluer leur sensibilité à une stimulation mécanique.

Impact sur les animaux

Ce modèle induit une inflammation localisée au niveau de la vessie entraînant une hyperactivité de cet organe et une hypersensibilité qui peut être révélée par stimulation mécanique de l'abdomen de l'animal. Ce modèle répond bien au traitement à la prégabaline.

Devenir

Mise à mort pour tous les animaux pour prélèvements de tissus et de sang pour des analyses de biochimie, d'immunohistochimie et de biologie moléculaire ultérieures.

Remplacement

Aucune méthode alternative ne permet de remplacer ce protocole. Il est nécessaire de réaliser ces études in vivo, car l’intégration de la douleur implique de nombreuses régions du système nerveux aussi bien central que périphérique (fibres afférentes). Des études comportementales chez l’animal vivant sont donc nécessaires pour mettre en évidence l’installation d’une l’allodynie mécanique après injection de produit inflammatoire.

Réduction

Chaque binome d'étudiant aura trois souris en charge (une traitée avec le véhicule, une avec le cyclophopshamide à 150mg/kg, ip et une avec du cyclophosphamide à 150mg/kg, ip et de la prégabaline à 30 mg/kg, sc) afin de comparer les divers paramètres phénotypiques, biochimiques et de biologie moléculaire entre une situation normale et pathologique avec et sans traitement et de présenter in fine ces résultats sous forme d’un mini-article scientifique. Les résultats seront groupés pour que les étudiants puissent réaliser des analyses statistiques, mettre en forme et discuter les résultats obtenus. Avec ce projet, les étudiants auront accès à des tissus sur lesquels plusieurs intervenants de disciplines variées leur permettront de pratiquer des techniques de biochimie, de biologie moléculaire et d'immunohistochimie, permettant au final de réduire considérablement le nombre d'animaux qui aurait été nécessaires pour tous ces enseignements s'ils n'étaient pas mutualisés. Par ailleurs, dans la mesure du possible, les animaux utilisés dans ce projet pourront être des animaux utilisés préalablement au sein de l'IUT à visée de prise en main par les étudiants afin de réduire le nombre global d'animaux utilisés au sein de la structure.

Raffinement

Le test de von frey est réalisé avec un filament fin (0.16g) appliqué sur un temps court permettant une évaluation de la sensibilité mécanique de l'animal sans induire de souffrance . Un soin particulier est apporté à la réduction de la souffrance et du stress des animaux au strict nécessaire et à l’amélioration de leur bien-être (enrichissement et paramètres environnementaux contrôlés tout au long de l’étude, habituation une semaine à la salle de stabulation et 24h à la salle d'expérimentation. Des points limites, précoces et spécifiques sont définis qui conduisent si nécessaire l’interruption des expérimentations si les critères d’arrêts sont atteints. Les étudiants auront préalablement été formés en BUT1 et sensibilisés à la surveillance de signes de douleur ou de souffrance. Les animaux sont surveillés chaque jour, et un suivi spécifique (suivi pondéral, suivi de la consistance des fèces, suivi si présence d’alopécie). Un enrichissement du milieu est apporté (tunnel en plastique et des briquettes en bois à ronger) afin de limiter le stress et d’améliorer la qualité de vie des animaux.

Choix des espèces

La souche CD1 est utilisée au sein du département de Génie biologique depuis de nombreuses années. C'est un bon modèle pour les études comportementales, qui est par ailleurs peu stressé, donc facile d'utilisation par les étudiants de notre formation. Les animaux seront utilisés à l'âge adulte (8 à 12 semaines), comme généralement utilisés par la communauté scientifique

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 360
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 72
▲ 288
Devenir
 -
 -
 120
 240

360 souris vont être utilisées dans des procédures pouvant atteindre un niveau de souffrance sévère, environ deux cent quarante tuées à l'issue pour des analyses du cerveau et cent vingt souris 'visiteuses' gardées pour d'autres projets. Les souris expérimentales subissent une chirurgie d'implantation, une série de tests comportementaux de l'adolescence à l'âge adulte, puis un isolement de trois semaines avec restriction alimentaire, que le porteur désigne comme la principale nuisance. Le projet cherche des marqueurs de la variabilité cognitive et sociale entre individus, avec une visée à terme sur la psychiatrie humaine. Le porteur affirme qu'il ne peut être mené ni par des modélisations informatiques ni sur une espèce autre que les mammifères.

Objectifs

Notre objectif est d'établir les interactions, et potentiellement, les origines, de la variabilité cognitive & sociale inter-individuelle, d'en comprendre les mécanismes de mise en place et de déterminer si nous pouvons l'orienter. Nous étudierons pour cela comment les interactions entre profils sociaux et cognitifs émergent.

Bénéfices attendus

Ce projet qui repose sur l’établissement de profils comportementaux individuels et sur leur évolution au cours de la vie possède une dimension translationnelle importante car il entend identifier les profils « extrêmes » pouvant évoluer vers un état pathologique et identifier les marqueurs neurobiologiques de ces facteurs de vulnérabilité. Si cette approche s’avère fructueuse, nos résultats pourraient en outre apporter des éléments en faveur de la réduction du nombre d’animaux dans les expériences comportementales et favoriser les études dimensionnelles et personnalisées comme cela commence à se faire chez l’humain en psychiatrie.

Procédures

Les animaux expérimentaux (120 mâles et 120 femelles) seront soumis à une procédure chirurgicale de 5 minutes. Des tests comportementaux nécessaires pour définir des profils sociaux et cognitif sont réalisés à l’adolescence et l’âge adulte grâce à quatre tâches ( deux tâches de 3 jours et deux durant 5 min et 1h). Uniquement à l'âge adulte, un isolement de 3 semaines sera réalisé.

Impact sur les animaux

Lors de ce projet la majeure nuisance sera un isolement à l'âge adulte . Lors de cette procédure, les animaux subissent une restriction alimentaire

Devenir

Dans les trois procédures, les animaux expérimentaux seront euthanasiés pour nous permettre de determiner des paramètres neurorbiologiques en lien avec les profils sociaux et cognitifs. Toutes les souris visiteurs mâles et femelles seront gardées en vie pour une possible utilisation dans d’autres projets.

Remplacement

Les objectifs de ce projet étant d'étudier le développement de la cognition sociale et de l’organisation d’interaction sociale dans un groupe chez des animaux sains et conspécifiques, d'en comprendre les bases neurales et biologiques, il ne peut donc pas être remplacé par des modélisations informatiques, ni être conduit chez des espèces autres que les mammifères.

Réduction

La réduction des animaux est faite par le suivit des mêmes animaux de l'adolescence à l'âge adulte pour eviter d'avoir deux groupe indépendants.

Raffinement

Le raffinement de nos mesures est dans la mise en place d'un environement semi-naturel avec mesure semi-automatique des comportements. Nous avons également un enrichissement minimum des animaux standard (cabane, sizzle, cotton).Pour ces chirurgies d’implantation de puces, les animaux sont anesthésiés grâce à un gaz . Nous rasons les poils, mettons un antiseptique et procédons également à une anesthésie locale de la peau avant ouverture. Afin de réduire les effets anxiogènes de l'isolement social, des objets permettant de faire un nid seront disposés dans les cages de vie. A l’âge adulte, Après ces deux tâches qui nécessitent une mise temporaire en cage individuelle à l’âge adulte, les souris sont replacées en cages collectives pour les manipulations suivantes. Nous avons déjà réalisé ces regroupements qui se passent généralement sans problème. Les animaux seront évalués dans les 3 premiers jours après le regroupement grâce à une grille de score et l’utilisation de points limites adaptés, d’un arbre décisionnel et de critères d’arrêt de souffrance.. Durant les procédures de restriction alimentaire ou de changement de régime alimentaire, afin de s’assurer de la bonne adaptation des animaux à cette procédure, ils seront suivis chaque jour selon une grille de score et l’utilisation de points limites adaptés, d’un arbre décisionnel et de critères d’arrêt de souffrance.

Choix des espèces

Le choix de la souris est dû au fait que ces animaux ont des capacités cognitives et sociales adaptées aux questions posées dans le projet. Notre projet consistant à étudier le comportement des animaux à différents stades de développement, nous utiliserons donc les animaux à l’adolescence puis à l’âge adulte.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 1032
Souffrances
▲ -
▲ 168
▲ 864
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1032

1 032 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. La plupart subissent, nouveau-nées, une électroporation du cerveau sous anesthésie, d'autres des injections, avant d'être tuées entre deux et vingt et un jours de vie pour prélever leur cerveau. Le projet vise à comprendre le rôle d'un ARN non codant dans la formation des neurones après la naissance, comme base d'un futur travail sur les tumeurs cérébrales. Le porteur affirme qu'aucune culture cellulaire ne reproduit la différenciation complète des cellules souches neurales du cerveau.

Objectifs

L’objectif de ce projet est d’identifier les mécanismes moléculaires qui contrôlent la balance entre renouvellement des cellules souches neurales et leur engagement dans la différenciation en neurone, dans le cerveau des souris juste après la naissance. Nous étudierons plus précisément la fonction de certaines molécules d’ARNs non codantes. Pour cela des animaux non altérés génétiquement seront utilisés pour étudier l’impact de la surexpression ou de l’inhibition de ces molécules en utilisant une technique permettant d’intégrer des petites molécules d’ADN dans les cellules souches neurales, directement dans le cerveau des nouveau-nés. En parallèle, nous utiliserons des animaux génétiquement modifiés de façon non dommageable permettant d’éliminer la fonction des molécules d’ARN non codantes qui nous intéressent de façon ciblée dans les cellules souches neurales du cerveau postnatal par la même technique. Nous étudierons dans le cerveau de ces souris, la division cellulaire des cellules souches ainsi que leur devenir en neurones. Ces expériences permettront de déterminer le rôle de ces molécules d’ARN au cours de la neurogenèse postnatale.

Bénéfices attendus

Des centaines de milliers d'ARN non codants ont été identifiés chez les mammifères en particulier chez l’homme. Ces ARN forment un groupe de molécules impliquées dans une variété de mécanismes essentiels pour la cellule. Compte tenu de ces caractéristiques il a été montré que l'expression aberrante de certains ARN non codants est fortement liée à l’apparition et à la progression des tumeurs cancéreuses. Chez l’homme et la souris, les molécules d’ARN qui nous intéressent dans ce projet sont associées à des tumeurs du cerveau, les gliomes, qui constituent la tumeur primaire la plus fréquente et la plus meurtrière du système nerveux central. Il a été montré récemment que des gliomes apparaissent suite à des anomalies génétiques qui surviennent dans certaines cellules souches neurales, en particulier des anomalies concernant les molécules d’ARN non codantes que nous étudions dans ce projet. L’étude menée dans ce projet permettra à court terme de connaitre le rôle de ces ARN non codants dans la physiologie normale de ces cellules souches. Ces connaissances constitueront la base d’un projet futur pour évaluer à plus long terme le rôle de ces molécules dans l’induction et la progression tumorale dans un modèle de gliome chez la souris. Nous pensons donc que l’étude de la fonction physiologique de ces ARN dans les cellules souches neurales sera bénéfique pour la compréhension future du développement de certains types de gliomes chez l’homme

Procédures

Intervention: 1) electroporation du cerveau: geste réalisé sous anesthésie générale. Durée de l'acte: 1 minute maximum, effectué sur 864 animaux nouveau-nés, 1 seule fois par animal. 2) Injection intrapéritonéale, durée moins de 1minute, effectuée 1 fois sur 192 animaux nouveau-nés et 2 fois sur 60 animaux nouveau-nés. 3) Toracotomie dans le cadre d'une euthanasie par perfusion intracardiaque. Geste réalisé sous anesthésie générale sub-létale (surdosée) après une pré-médication avec un analgésique morphinique. Durée: 5 minutes, 1 seule fois car conduit à la mort de l'animal, sur 556 animaux.

Impact sur les animaux

Les procédures sont appliquées sur des animaux nouveaux-nés qui sont euthanasiés entre 2 et 21 jours après. Nous pratiquons l’électroporation de cerveau en routine depuis une douzaine d’année et nous n’avons jamais observé d’effets nuisibles conséquents à cet acte sur l'état de santé et le bien être des animaux. Concernant l’injection par voie intrapéritonéale, l’acte entraine probablement un stress des animaux au moment de la contention et de l’introduction de l’aiguille dans l’abdomen mais au regard de la durée extremement courte de l’intervention (moins d’une minute) nous pouvons estimer que le stress et la douleur induits par l'introduction de l’aiguille sont très limités dans le temps. Les produits injectés n’entrainent pas d’effet indésirable sur les animaux. La lignée transgénique que nous utilisons dans ce projet est une lignée conditionnelle qui induit la mutation de l’ARN Cyrano seulement dans quelques cellules du cerveau après la naissance, ce qui n’entraine aucun effet dommageable sur l’animal

Devenir

Tous les animaux sont euthanasiés à la fin de chaque procédure pour prélever leur cerveau en vue de leur analyse

Remplacement

Il n’existe pas d’alternative non animale pour ce projet. En effet nous étudions l’impact physiologique des ARN non codant sur la biologie des cellules souches neurales. Il n’existe pas de système cellulaire in vitro qui reproduisent l’intégralité de la différenciation des cellules souches neurales en différents sous-types neuronaux qu’elles produisent in vivo dans le cerveau. De plus la prolifération et la différenciation de ces cellules souches sont contrôlées par des facteurs extrinsèques ou environnementaux présents au niveau de niches cellulaires qui entourent ces cellules. Ces facteurs sont sécrétés par exemple par les cellules gliales ou celles du système vasculaire. La seule alternative in vitro consiste à cultiver des cellules souches fraichement prélevées sur des animaux. Mais même dans ce cas, les méthodes de culture existantes ne reproduisent pas exactement le devenir des cellules souches en termes de type de types cellulaires. Peu de neurones sont générés dans ces conditions au profit des cellules gliales, et le système ne permet pas non plus d’obtenir les différentes sous-populations neuronales produites en condition physiologique dans le cerveau antérieur.

Réduction

Nous utiliserons une approche expérimentale simple et rapide qui permet de modifier l’information génétique des cellules souches directement dans le cerveau de souris nouveau-nés sans avoir besoin de créer des animaux transgéniques, en particulier pour des approches de gain de fonction. Cette méthode par électroporation des cerveaux in vivo est utilisée en routione depuis plusieurs années dans le laboratoire. Grâce à notre expérience et notre maitrise de cette technique, notre taux de réussite est optimal et nous pouvons estimer au plus juste le nombre d’animaux suffisants à utiliser pour avoir des résultats reproductibles et tenant compte du taux d’échec des expériences réalisées par la suite sur les échantillons biologiques. Les groupes témoins et les groupes tests seront constitués à partir de mêmes portées, sans distinction de sexe, afin d’optimiser le nombre de nouveaux-nés utilisés par portée et donc de réduire le nombre de portée par expérience. Pour les analyses histochimiques, le nombre d’animaux nécessaires à l’étude a été réduit grâce au fait que chaque cerveau prélevé servira à l’analyse de plusieurs marqueurs. Grâce aux formations suivies en biostatistique sur des petits échantillons et à l’expérience acquise de l’analyse statistique de résultats obtenus en utilisant ces méthodes dans d’autres projets qui ont déjà obtenu une autorisation, le nombre d’animaux pour ce projet a pu être réduit au strict nécessaire.

Raffinement

Selon les recommandations règlementaires, les souris sont élevées en groupes sociaux, dans des environnements enrichis par la présence de tunnel en carton, carré de coton et dôme pour la nidification, au sein d’une animalerie dont les paramètres physiques et sanitaires sont strictement contrôlés. 6 personnes sont dédiées à l’organisation, l’entretien des élevages et le soin aux animaux. Les animaux sont systématiquement anesthésiés avant toute procédure. Après l’expérimentation, ils sont hébergés dans une salle spécifiquement dédiée à la stabulation post-expérimentation, avec un suivi clinique quotidien. Les souriceaux d’une portée continuent d’être élevés tous ensemble avec leur mère. Tout au long de l’expérimentation et de la surveillance post-expérimentation nous nous attacherons à reconnaître douleur et anxiété et à les soulager si elles apparaissent, à agir lorsque les points limites prédéfinis sont atteints, à noter les observations faites et les actions entreprises.

Choix des espèces

La souris est le modèle mammifère utilisé par la communauté scientifique pour l’étude des mécanismes moléculaires impliqués dans la neurogenèse postnatale et adulte et qui sont conservés chez l’homme. De plus il permet des manipulations génétiques, soit par l’utilisation d’animaux transgéniques soit par modification ciblée de l’information génique des cellules souches neurales in vivo dans le cerveau. Les animaux seront utilisés au stade post-natal P0/P1 pour 2 raisons : -le projet concerne l’étude de la neurogenèse postnatale qui est la période la plus active en termes de renouvellement des neurones -les cellules souches ne sont accessibles par électroporation qu’aux stades P0-P1 Les animaux seront sacrifiés à différents temps après électroporation, du jour 1 (P1) au jour 21 (P21) après la naissance parce qu'ils correspondent aux différentes étapes du processus de neurogenèse par lesquelles une cellule souche doit passer avant de devenir un neurone mature .