Rongeurs
Validation d’une molécule ciblant un récepteur membranaire pour l’imagerie des tumeurs neuroendocrines 2/2
- Recherche appliquée
- Cancers
1 728 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures déclarées d'un niveau de souffrance léger à modéré. Chaque animal subit des greffes tumorales, dont une par chirurgie intrasplénique après laparotomie, des anesthésies répétées et des injections, pour valider une molécule d'imagerie des tumeurs neuroendocrines. Toutes les souris sont mises à mort à l'issue de chaque procédure pour analyser les tumeurs et les organes. Le porteur affirme que le recours à "l'organisme entier" est "indispensable" pour évaluer la toxicité de la molécule.
Objectifs
Les Tumeurs NeuroEndocrines (TNE) sont des tumeurs rares et hétérogènes dans leur présentation anatomopathologique et clinique. Cela rend leur diagnostic, leur pronostic et la prise en charge thérapeutique particulièrement difficiles. L’approche théranostique (utilisation de l’imagerie pour cartographier les cellules cancéreuses et les traiter de manière ciblée) est particulièrement développée pour ce type de tumeurs. Celle-ci utilise en effet la présence d’une molécule particulière à la surface des cellules tumorales (le récepteur à la somatostatine). Cette stratégie thérapeutique est actuellement la plus efficace pour le traitement des TNE mais elle comporte quelques limites. En effet, le récepteur à la somatostatine n’est pas toujours présent, notamment dans les tumeurs les plus agressives. Nous savons qu’il existe un autre récepteur présent dans ces tumeurs, le récepteur X, et nous souhaitons l’utiliser pour développer une nouvelle approche théranostique. Cela nous permettrait de proposer un nouvel outil pour l’imagerie, et à plus long terme pour la thérapie. Cette stratégie pourrait s’avérer profitable dans d’autres pathologies tumorales puisque ce récepteur existe dans d’autres types de cancers. Dans ce projet, nous proposons de cibler le récepteur X grâce à une petite molécule appelée aptamère, qui est facile à produire. Notre agent ciblant le récepteur X sera dans un premier temps couplé à une molécule fluorescente, puis à un élément radioactif. Nous souhaitons démontrer que l’aptamère peut être utilisé en imagerie des TNE grâce à deux modèles murins de progression tumorale que nous maîtrisons au laboratoire.
Bénéfices attendus
En cas de réussite, ce projet appuiera la transition de notre stratégie de l’imagerie vers la thérapie. Pour cela, il suffira de modifier le couplage de l’aptamère en utilisant un composé radioactif adapté aux traitements anticancéreux. Cela constituera une stratégie thérapeutique complémentaire à celle déjà existante pour le traitement des TNE. Les retombées potentielles de ce projet pourront également concerner d’autres cancers. En effet, le récepteur X est présent dans de nombreux types de tumeurs.
Procédures
- Anesthésies répétées (pour chirurgie et imagerie) - Injections sous-cutanées - Injections intraveineuses - Procédure chirurgicale : greffe intrasplénique (10 minutes depuis le début de l’anesthésie jusqu’à la suture de la laparotomie) dans 3 procédures (2, 4 et 6) - Pousse tumorale limitée (taille inférieure à 1500mm3 pour le modèle sous-cutané, nodules hépatiques millimétriques dans le modèle intrasplénique)
Impact sur les animaux
La xénogreffe par injection sous-cutanée est réalisée sur animal vigile. Les tumeurs développées dans ce modèle sont de petite taille. Elles n’entraînent pas de gêne chez les animaux. Aucune métastase n’est observée. La xénogreffe par injection intrasplénique implique une petite chirurgie sous anesthésie générale avec un risque de douleur au réveil. L'imagerie implique également une petite anesthésie générale.
Devenir
Mise à mort de tous les animaux à l’issue de chaque procédure pour analyse des tumeurs développées et des organes prélevés.
Remplacement
Notre projet vise à développer un nouvel outil permettant l’imagerie in vivo des tumeurs neuroendocrines grâce au récepteur X, puis de développer un agent thérapeutique. L’utilisation d’un organisme entier est donc indispensable car il faut évaluer la toxicité éventuelle de notre molécule au niveau des différents organes. La molécule a été au préalable testée sur des cultures de cellules tumorales afin de remplacer une partie des travaux chez la souris.
Réduction
Quatre aptamères différents ont été testés sur des cultures de cellules tumorales. Seuls deux de ces aptamères seront testés chez la souris. De plus, le nombre d'animaux par groupe a été réduit au minimum tout en générant des résultats valables sur le plan statistique. A chaque étape du projet, nous sélectionnerons la meilleure molécule et le meilleur modèle, ce qui permettra de réduire également le nombre d’animaux utilisés.
Raffinement
Les animaux seront hébergés avec dômes et boules de coton dans les cages. Ils seront pesés deux fois par semaine. Si des signes de souffrance sont identifiés après la chirurgie (prostration, difficulté de déplacement), une analgésie pourra être maintenue (par exemple par ajout de Doliprane dans l’eau de boisson). Si une perte de poids supérieure à 20% du poids maximal (28g) survient, l’animal sera immédiatement mis à mort. La xenogreffe souscutanée est réalisée par le personnel de la plateforme qui maîtrise parfaitement le geste. Les animaux reçoivent des analgésiques (buprénorphine 0.05 mg/kg, et lidocaïne en crème 5% au niveau de la zone de la laparotomie) avant la chirurgie afin de prévenir toute souffrance. La petite laparotomie nécessaire à l’injection est suturée à l’aide de fil chirurgical résorbable, ce qui améliore considérablement le confort des animaux.
Choix des espèces
Pour acquérir les données nécessaires à la validation de nos séquences aptamères pour l’imagerie des TNE, nous avons besoin d’utiliser des modèles mimant au mieux la pathologie. Nos modèles de xénogreffes sur souris ont été validés lors d’études antérieures et sont bien caractérisés et maîtrisés. La souris est relativement proche de l’homme. De, plus l'utilisation de souris immunodéficientes facilite la prise tumorale. Toutes les xénogreffes seront réalisées sur des souris Athymic nude ou Swiss nude de 5 à 7 semaines, qui est l'âge optimal d'utilisation des souches de souris immunodéprimées et pour lequel nos modèles de xénogreffes ont été validés lors d'études antérieures.
Etude de l’influence du microenvironnement de la moelle osseuse sur la leucémogénèse dans le cas de la leucémie aiguë lymphoblastique de type B
- Recherche fondamentale
- Oncologie
338 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une partie subit une irradiation sublétale sur animal vigile suivie d'une greffe de moelle osseuse, d'autres des prélèvements sanguins répétés sous anesthésie pendant quatre mois, pour étudier le rôle du microenvironnement médullaire dans la leucémie aiguë lymphoblastique B. Le porteur décrit un développement leucémique spontané pouvant entraîner une paralysie de l'arrière-train et des tumeurs ganglionnaires, et toutes les souris sont mises à mort. Il affirme que la coopération des cellules et le rôle du stroma ne peuvent être reproduits in vitro de façon satisfaisante.
Objectifs
Les leucémies aiguës lymphoblastiques de type B (LAL-B), équivalents pathologiques des lymphocytes B (LB) en développement, sont la cause principale de cancer chez l’enfant, et bien que moins fréquentes, concernent un nombre de cas similaires chez l’adulte. Malgré l’amélioration des traitements de chimiothérapie, le pronostic reste mauvais dès le diagnostic chez l’adulte, et à la rechute chez l’enfant. De nombreuses études montrent que des cellules du microenvironnement de la moelle osseuse sont impliquées dans les mécanismes de résistance aux traitements mais leur identité précise et les mécanismes de protection mis en jeu restent mal connus. Pour ce type d’étude, puisqu’il est actuellement impossible d'obtenir des conclusions fiables in vitro nous ne pouvons pas nous passer des expérimentations conduites sur des animaux pouvant simuler les principales propriétés biologiques des leucémies humaines. Nos études précédentes nous ont permis de montrer que les cellules du microenvironnement qui soutiennent le développement des LB présentes de fortes similitudes entre l’homme et la souris. Peu de données sont par contre disponibles concernant l’influence de ce microenvironnement sur l’acquisition de mutations lors du développement pathologique des LB et sur son rôle de soutien de la leucémogénèse. Dans la présente demande d’autorisation, nous étudierons l’impact d'un facteur - produit par le microenvironnement et impliqué dans la prolifération des LB normaux – sur le développement leucémique.
Bénéfices attendus
Les résultats obtenus auront un impact sur la santé humaine. En effet, la littérature montre clairement l'influence du microenvironnement sur le développement des LAL-B mais ces données restent parcellaires et peu de cibles thérapeutiques ont été identifiées. Nos travaux s'appuie sur la découverte par notre équipe d'une protéine produite dans la moelle osseuse sur la prolifération d'un sous type de LAL-B. L'utilisation du modèle de souris humanisé de développement leucémique nous permettra de comprendre les mécanismes de régulation et l'identification à moyen terme de facteurs représentant des cibles thérapeutiques potentielles.
Procédures
Trois types d'intervention seront effectuées sur les animaux. Pour le suivi du développement leucémique, des prélèvements sanguins seront effectués sous anesthésie gazeuse au niveau du sinus rétro orbital ou de la veine faciale afin d’espacer au maximum les prélèvements à un même site et permettre ainsi une parfaite cicatrisation. Ces prélèvements seront espacés de 2-3 semaines sur un maximum de 4 mois et seront effectués sur 248 animaux. Des transplantations de cellules de moelle osseuse seront aussi effectuées sur 108 souris. Le protocole implique tout d'abord une irradiation sublétale sur animaux vigiles suivie le lendemain d'une injection intra veineuse des cellules de moelle au niveau du sinus rétro orbital sous anesthésie gazeuse. Ce geste ne sera effectué qu'une fois pour chaque souris.
Impact sur les animaux
Notre projet implique des souris génétiquement modifiées (expression d'une protéine de fusion identifiée dans des LAL-B humaines) pour lesquelles on observe un développement leucémique spontané. Les symptomes les plus couramment observés sont une paralysie du train arrière ou des tumeurs ganglionnaires visibles. Le développement leucémique peut aussi s'accompagner d'une diminution du taux d'hématocrite. La cinétique de développement leucémique dans ce modèle étant connue, nous effectuerons des prélèvements sanguins de suivi avant l'apparition de ces symptômes pour limiter tant que possible l'inconfort de l'animal. Ces sympômes seront considérés comme points limites et seront de plus complétés par une grille de score tenant compte des éventuels changement de poids corporel, de l'apparence physique, de signes cliniques objectifs, de comportement non provoqué et des réponses comportementales aux stimuli.
Devenir
L'ensemble des animaux seront mis à mort à l'issue de chacune des procédures
Remplacement
La régulation de l’hématopoïèse normale et pathologique implique des mécanismes de communication cellulaire entre de nombreux facteurs microenvironnementaux (extrinsèques) et propres aux cellules hématopoïétiques (intrinsèques). Seuls ces derniers peuvent être appréhendés in vitro. Ainsi, la coopération spatiale des cellules, l’importance du stroma, du contexte cytokinique, sont cruciaux et ne peuvent actuellement pas être reproduits de façon satisfaisante in vitro.
Réduction
Réduction du nombre d'animaux: lorsque possible et utile, un calcul d’effectif pour chaque groupe a été réalisé sur le site BiostaTGV (voir partie 3.4.10, justification du nombre d’animaux). Réduction du stress: présence d’enrichissement dans les cages (copeaux de bois compactés et coton), maintien des animaux en groupes de 4-5 afin d’éviter l’isolement et les expérimentations seront débutées 7 jours après réception des souris dans la zone d’expérimentation pour permettre leur acclimatation.
Raffinement
la détection précoce et encore asymptomatique du développement leucémique se fera à partir de prélèvements sanguins réalisés sous anesthésie gazeuse. Les animaux seront suivis quotidiennement. Ainsi, l’apparition de signes d’inconfort ou d’éventuelle souffrance nous conduira à choisir l’action appropriée à mener en fonction d’une grille de score de douleur spécifique de ces modèles de pathologies hématologiques. Afin de réduire le stress et d’améliorer le cadre de vie des animaux, nous optimiserons les conditions de leur hébergement, par la présence d’enrichissement dans les cages (copeaux de bois compactés et/ou coton), et par le maintien des animaux en groupes de 4 à 5 afin de respecter leur instinct grégaire.
Choix des espèces
Le modèle souris est celui utilisé majoritairement par la communauté scientifique pour mimer les altérations génétiques à l’origine des leucémies chez l’homme. Ainsi, dans le modèle de souris que nous utiliserons, il a été démontré que les lymphocytes B qui se développent en cellules leucémiques acquièrent les même mutations que chez l’homme. Par ailleurs, nous avons montré que les cellules qui supportent le développement des lymphocytes B sont similaires entre l’homme et la souris. Ces résultats montrent la relevance du modèle souris pour l’étude de la biologie des LAL-B humaines. Les études proposées nécessiteront l’utilisation d’animaux avant l’apparition de symptômes, c’est à dire entre 4 et 8 semaines et dans la tranche d’âge ou apparaissent les symptômes c’est-à-dire entre 13 et 34 semaines. Nous pourrons également utiliser des cellules issues de ces animaux pour tester des thérapeutiques innovantes en accord avec leurs altérations génétiques. Ces cellules seront issues d'animaux pré-leucémiques (avant 8 semaines) ou leucémiques (après 13 semaines).
Effet de la supplémentation en prébiotique et vitamines B sur les améliorations métaboliques liées à la perte de poids
- Recherche appliquée
- Troubles endocriniens
40 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal est rendu obèse par un régime riche en lipides, puis soumis à des mises à jeun, des tests de tolérance au glucose et des prélèvements de sang à la queue, pour évaluer l'effet d'un prébiotique et de vitamines B sur les améliorations métaboliques liées à la perte de poids. Les organes sont ensuite prélevés après mise à mort. Le porteur affirme que l'étude du microbiote et des variations de poids "ne peut être réalisée in vitro" et "nécessite" le recours à la souris.
Objectifs
L'incidence de l'obésité sévère et des complications métaboliques associées est en constante augmentation, constituant un problème de santé publique majeur au niveau mondial. L'obésité est un facteur de risque de développement de complications cardiométaboliques comme le diabète de type 2. Par ailleurs, l'altération de la composition et de la fonctionnalité des bactéries peuplant notre intestin, appelé microbiote intestinal, semble également être un élément clé dans ce contexte. On note notamment une diminution du nombre d'espèces bactériennes ainsi que des modifications fonctionnelles du microbiote intestinal en situation pathologique telle que le diabète de type 2 ou l'obésité sévère. Parmi les nombreux paramètres physiologiques modulés par le microbiote intestinal, on trouve la production de certaines vitamines. Ainsi, l'altération de la production bactérienne des vitamines B pourrait avoir un impact sur le statut vitaminique, inflammatoire et métabolique de l'hôte. Des résultats préliminaires ont montré que chez des patients atteints d'obésité, les taux circulant de certaines vitamines et leur production bactérienne étaient diminués suggérant un déficit en vitamines dans ce contexte. Enfin, on sait que la perte de poids dans ce contexte, présente un grand nombre de bénéfices pour l'hôte: amélioration de la réponse au glucose, diminution de l'inflammation; Notre hypothèse est donc qu'en situation de perte de poids suite à une obésité sévère, une supplémentation en vitamines associée à une modulation des bactéries du microbiote intestinal par un apport en fibres, potentialiserait les bénéfices déjà connus de la perte de poids. Suite à une obésité induite par l'administration d'un régime enrichi en lipides, nous échangerons le régime par un régime standard moins riche en lipides. En parallèle, les animaux seront supplémentés en vitamines et fibres avant et/ou pendant la perte de poids.
Bénéfices attendus
A la vue des expériences préliminaires et de la littérature, la double supplémentation en FOS et biotine devrait permettre de limiter la prise de poids, notamment de masse grasse et de limiter aussi l'altération du métabolisme gludicidique induits par le régime HFD. De même il est attendu que lors de la perte de poids induite par un changement de régime, cette double supplémentation permette de potentialiser les effets métaboliques de la perte de poids. Par ailleurs, ces résultats permettront une translation chez l'Homme plus aisée et la mise en place d'études adéquates pour améliorer la prise en charge de l'obésité sévère chez l'Homme.
Procédures
Les animaux seront soumis à des mesures de la composition corporelle permettant de déterminer leur pourcentage de masse maigre et de masse grasse toutes les deux semaines. Pour cela les animaux vigiles sont placés dans un tube s'adaptant à leur taille le temps de la mesure. Cette mesure est non invasive, silencieuse et rapide (2 minutes) ce qui permet de limiter le stress subit par les animaux. Les animaux seront également soumis à des tests de tolérance au glucose pour lesquels une mise à jeun de 6h est nécessaire suivie d'une ingestion de glucose par les animaux et de mesures de leur glycémie aux temps 0, 15, 30, 60 et 90 min post-ingestion à l'aide d'un appareil mesurant le taux sanguin de glucose à partir d'une goutte de sang prélevée à la queue. En parallèle aux temps 0, 15, 30 et 60 min, 30μl de sang sont prélevés à la queue à l’aide d’un tube adapté pour effectuer un dosage sérique d’insuline. Tout au long de cette procédure, tout sera fait pour limiter le stress des animaux.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables du projet sont ceux liés à l'induction de l'obésité. En effet, la consommation d'un régime enrichi en lipides tel que celui utlisé ici peut mener à une élévation du taux de cholestérol sanguin, une altération de la glycémie et de la réponse au glucose, qui sont des facteurs de risque cardiovasculaire.
Devenir
La collecte des organes chez les souris préalablement traitées avec le FOS et la biotine dans le contexte de la perte de poids induite en échangeant le régime hyperlipidique par un régime standard chow nous permettra de mieux comprendre les mécanismes impliqués dans les paramètres métaboliques mesurés au cours du suivi. Pour cela, la collection d'organes après l'euthanasie des animaux est nécessaire.
Remplacement
L’étude de l’écosystème microbien digestif et son impact sur les maladies métaboliques, ne peuvent être réalisés in vitro. En effet, la majorité des bactéries digestives ne survivent en dehors de leur hôte, en l’occurrence la souris, ce qui nécessite le recours au modèle murin. Par ailleurs, les variations pondérales entrainent des modifications au niveau d’un grand nombre d’organes et nécessite donc d’être étudiée in vivo. De plus, les grandes fonctions systémiques (immunité, inflammation) participent de manière très importante au développement des désordres métaboliques, qui ne saurait donc être évaluée en l’absence de ces systèmes. La souris est l’espèce choisie dans la majorité des études antérieures portant sur les maladies métaboliques. Les souris sont faciles à manipuler et les administrations orales bien maitrisables ; de plus, la présence de notre établissement utilisateur sur le site nous permet d’utiliser ce modèle dans de bonnes conditions d’expérimentation.
Réduction
Afin de réduire le nombre d’animaux utilisés, le design expérimental présenté correspond au nombre minimal de groupes et de souris nécessaires afin d’obtenir des résultats scientifiquement pertinents et statistiquement fiables. Le calcul de puissance indique que 10 souris par groupe « traitement » est le nombre minimal permettant d’obtenir des résultats statistiquement fiables compte tenu de la variabilité interindividuelle des paramètres mesurés (poids, tolérance au glucose).
Raffinement
Nous prendrons soin de faire exécuter toutes les manipulations par des personnes expérimentées et compétentes afin de réduire la sévérité et l’intensité de la douleur, ainsi que le stress généré au maximum. Nous avons également choisi un matériel et des procédures adéquats pour limiter la douleur et le stress, avec en particulier l’utilisation des sondes de gavage en plastique fines et souples. Un suivi quotidien sera réalisé afin de veiller au bon état de santé des animaux. De plus, la mise en place de points limites permettra de repérer au plus tôt tout problème. De plus, un suivi hebdomadaire de prise alimentaire et du poids sera réalisé, ce qui permet, en plus des données expérimentales, de s’assurer du bon état de santé des animaux ainsi que de les habituer aux manipulations et ainsi de générer moins de stress lors des procédures ultérieures (tests de tolérance au glucose).
Choix des espèces
La souris est l’espèce choisie dans la majorité des études antérieures portant sur les maladies métaboliques. Les souris sont faciles à manipuler et les administrations orales bien maitrisables ; de plus, la présence de notre établissement utilisateur sur le site nous permet d’utiliser ce modèle dans de bonnes conditions d’expérimentation. Nous souhaitons observer les effets sur l’état métabolique des animaux à l’âge adulte ; les animaux seront donc âgés de 8 semaines au début du traitement et de la mise sous régime. Une semaine d’habituation sera observée après la réception des animaux afin de limiter leur stress.
Développement de modèles précliniques d’étude de la résistance thérapeutique dans les leucémies aigues myéloïdes et validation de nouvelles cibles thérapeutiques
- Recherche fondamentale
- Oncologie
24 150 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures déclarées à tous les niveaux de souffrance, du sans réveil au sévère. Chaque animal reçoit une injection de cellules leucémiques, des prélèvements sanguins sous anesthésie, parfois une ponction osseuse, puis un traitement de une à quatre semaines, pour étudier la résistance thérapeutique des leucémies aiguës myéloïdes. Le porteur signale des pertes de poids et une gêne possibles, et les souris sont tuées à l'issue de chaque étude, certaines sans réveil après un prélèvement de sang intracardiaque. Il affirme qu'aucun modèle in vitro ne peut remplacer fidèlement la tumeur dans son microenvironnement.
Objectifs
Ce projet a pour objectif la compréhension des mécanismes de résistance thérapeutique des patients atteints de leucémie aigue myéloïde et la recherche de nouvelles cibles thérapeutiques, en continuant de développer des modèles de LAM in vivo et de nouveaux modèles de prédiction de sensibilité aux traitements connus.
Bénéfices attendus
Ce projet pourrait ouvrir à la découverte de nouvelles combinaisons thérapeutiques avec des thérapies existantes, ou bien de nouvelles drogues en ciblant de manière différente les cellules chimiorésistantes (types inhibiteurs). Nous pourrions également établir différents groupes de patients selon les caractéristiques moléculaires de la maladie, et ainsi prédire la réponse à la chimiothérapie puis orienter les types de patients vers un autre type de thérapie ciblée.
Procédures
Les animaux seront soumis à une injection unique de cellules leucémiques par voie intraveineuse, puis à des prélèvements de sang sous anesthésie espacés de plusieurs semaines afin d'évaluer la prise tumorale et de récolter du matériel biologique (plasma) pour des analyses ultérieures. En cas de non-diffusion des cellules leucémiques, nous ferons une ponction osseuse de cellules sous anesthésie et analgésie adaptée. Une fois l'invasion des cellules établie, les animaux vigiles recevront un traitement de durée variable selon le type de thérapie, allant de une à quatre semaines, par voie orale ou intrapéritonéale. Les animaux seront soumis à une présence humaine quotidienne afin d'observer leur état de bien-être, et manipulés de façon hebdomadaire pour un suivi pondéral.
Impact sur les animaux
Les animaux pourraient être confrontés à des effets indésirables tels que du stress, une perte de poids, une gêne physique en cas d'administration orale quotidienne par exemple. De manière plus exceptionnelle en cas de ponction osseuse, les animaux peuvent ressentir une gêne temporaire au niveau de la mobilité même si la douleur est inhibée avec l'analgésie. En revanche, tout signe de douleur observé mettra fin à l'experimentation pour l'animal concerné.
Devenir
Les animaux seront euthanasiés à l'issu de chaque étude contenant plusieurs procédures. Pour les procédures suivantes, injection intraveineuse, intrapéritonéale, orale ainsi que le prélèvement sanguin mandibulaire et jugulaire, les animaux seront gardés en vie pour continuer l'étude. Pour la procédure de prélèvement de sang par voie intracardiaque sous anesthésie, les animaux seront euthanasiés sans réveil après la procédure.
Remplacement
Dans le but d’évaluer l’efficacité de nouvelles molécules thérapeutiques, des tests chez l’animal sont nécessaires car il n’existe pas de modèle in vitro pouvant remplacer de façon fidèle la tumeur dans son microenvironnement ainsi que son évolution au sein d’un organisme vivant. Bien que certains modèles permettent d’effectuer un premier criblage des molécules testées, ils ne sont pas suffisants. En effet, nous avons montré une absence de corrélation entre la réponse in vitro et in vivo à l’AraC rendant nécessaire l’utilisation d’animaux. Aussi, afin de passer au stade clinique de développement des molécules, il est indispensable d’avoir des preuves de l’efficacité et de la toxicité in vivo. Nous développons également des projets collaboratifs afin de développer des modèles prédictifs (animal-free).
Réduction
Les effectifs des cohortes seront calculés et limités par un logiciel de simulation et l’outil statistique (test de Mann-Whitney). Les études antérieurement effectuées permettront d’optimiser le nombre d’animaux et le nombre d’échantillons issu de l’animal.
Raffinement
L’expérimentation fait l’objet d’une procédure de suivi du bien-être des animaux adaptée au modèle et aux potentiels effets indésirables des procédures : les animaux seront observés quotidiennement et le milieu sera enrichi avec du papier et des frisottis pour améliorer le bien-être. Les protocoles seront étudiés afin de limiter au maximum le stress ainsi que la douleur subie par l’animal, en optimisant le mode et le volume d'injection et la durée de traitement. Les animaux seront anesthésiés et une analgésie sera effectuée s'il y a un risque plus important de gêne ou de douleur liée à la procédure. De plus, les études antérieures ont permis de mieux appréhender les points limites. La plupart des procédures décrites dans ce projet ont déjà obtenu l’accord d’un comité d’éthique pour l’expérimentation animale.
Choix des espèces
Le modèle murin est caractérisé dans la compréhension des pathologies cancéreuses et la recherche biomédicale. Il est très utilisé dans le criblage de nouvelles molécules du fait de sa similitude de nombreux gènes avec ceux de l’humain, ce qui permet d’étudier la résistance des cellules aux traitements. Il présente aussi des avantages pratiques tels qu’une reproduction et une croissance rapide, et une facilité de manipulation et d’adaptation aux conditions expérimentales ainsi qu’un cout peu élevé. Dans l’étude de la LAM, nous utilisons des souris immunodéficientes de type NSG pour permettre l'établissement de la maladie in vivo. Nous pourrons aussi utiliser d'autres souches immunodéprimées développées par les laboratoires de production afin d'optimiser nos modèles. Les animaux seront âgés de 6 à 8 semaines approximativement car les transplantations de cellules cancéreuses sont plus efficaces chez les jeunes adultes et permettent ainsi une meilleure prise de greffe leucémique. De plus, les souris de cet âge sont plus résistantes et donc moins susceptibles de ressentir une angoisse ou une douleur.
Etude du rôle de la MMP11 adipocytaire dans la croissance tumorale par imagerie en bioluminescence
- Recherche fondamentale
- Oncologie
20 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal porte une tumeur mammaire greffée, reçoit des injections répétées de luciférine et des séances d'imagerie sous anesthésie pendant deux semaines et demie, pour étudier le rôle de la MMP11 des adipocytes dans la croissance tumorale. Les souris sont ensuite tuées par dislocation cervicale ou au CO2 pour prélever les tumeurs. Le porteur affirme que l'animal est "nécessaire" pour reproduire la croissance tumorale du cancer du sein sur "l'organisme entier".
Objectifs
Dans ce projet, nous allons étudier le rôle de la métalloprotéase matricielle-11 (MMP11) sécrétée par les adipocytes dans la croissance tumorale par imagerie en bioluminescence. Au début du projet, après avoir répété la même expérience 3 fois, il a été montré que la MMP11 sécrétée par les adipocytes accélère de manière significative la croissance tumorale à un stade précoce du développement tumoral. Pour montrer cela, nous avons implanté des cellules cancéreuses mammaires en localisation orthotopique dans la glande mammaire des souris transgéniques déficientes et surexprimant la MMP11 dans le tissu adipeux. Puis, nous avons mesurer le volume des tumeurs mammaires dans ces souris à l'aide d'un pied à coulisse durant 2 semaines et demi. Etant donné que la MMP11 agit à un stade précoce du développement tumoral, nous souhaitons analyser précisément ce qui se passe au stade précoce grâce à une méthode d'imagerie sensible qui détecte les tumeurs à un stade infra clinique. Cette méthode nous permet donc de quantifier précisément les tumeurs de petite taille, de visualiser et de suivre en temps réel et de manière non invasive les cellules cancéreuses bioluminescentes afin de compléter les données obtenues avec le pied à coulisse. Nous pouvons ainsi visualiser de manière beaucoup plus précoce et fonctionnelle, la cinétique de développement des tumeurs à partir des cellules cancéreuses, ainsi que la dissémination locale des cellules tumorales. Nous n'attendons pas de dissémination à distance des tumeurs formées (métastases) car notre expérience se limite au stade précoce du développement tumoral.
Bénéfices attendus
Cette procédure permettra d'avoir une vision beaucoup plus précoce et fonctionnelle des tumeurs obtenues à partir des cellules mammaires cancéreuses, en présence et en absence de la MMP11, dans la quatrième glande mammaire inguinale des souris et ainsi de mettre en évidence la contribution des adipocytes dans la progression des tumeurs mammaires.
Procédures
Lors de ce projet, les souris seront soumises à un total de 3 interventions réalisées par le manipulateur : 1. L'acquisition d'images bioluminescentes par l'imageur nécessite d'endormir les souris grâce à un mélange d'isoflurane et d'oxygène dans une boîte à induction en plexiglas puis de maintenir cette anesthésie durant toute la période d'imagerie (30 minutes maximum). 2. Afin d'imager les souris, pour une souris de 20-25g, 100µL de luciférine est injecté par voie intrapéritonéale afin d'injecter environ 3.3mg de luciférine par souris pour une dose de 150mg/kg. 3. Pour finir, au bout de 2 semaines et demi, les souris seront mises à mort par dislocation cervicale par une personne habilitée ou par inhalation de CO2, afin de prélever les tumeurs pour réaliser des analyses moléculaires.
Impact sur les animaux
Les souris subiront des injections répétées de luciférine, nous n'attendons pas d'effets indésirables de la luciférine mais du fait de la répétition des injections, par précaution, nous surveillerons les animaux. Notre protocole d'observation des tumeurs est établi sur une courte durée (2 semaines et demi) ce qui permet d'observer les premières étapes de la cancérogénèse, ainsi les tumeurs seront de petite taille durant tout le protocole, et nous ne devrions pas observer d'effets indésirables (nécroses, métastases etc), mais les tumeurs seront tout de même surveillées tout au long du projet.
Devenir
Les animaux sont gardés en vie pour un suivi de la croissance tumorale durant 2 semaines et demi, puis les souris seront sacrifiées afin de prélever les tumeurs pour réaliser des analyses moléculaires. Aucun animal sera donc maintenu en vie au terme de ce projet.
Remplacement
L'utilisation des animaux est nécessaire pour mimer le plus fidèlement possible la croissance tumorale observée chez les femmes atteintes d'un cancer du sein, notamment du fait de la présence de glandes mammaires différenciées et fonctionnelles présentant du tissu adipeux, mais également du fait que la progression tumorale implique tout l'organisme et que les souris présentent un système immunitaire fonctionnel qu'il est impossible de récapituler in vitro. C'est pourquoi nous avons choisi de travailler sur la souris, animal pour lequel le processus de croissance tumorale est semblable à celui de la femme et pour lequel nous disposons de tous les outils moléculaires nécessaires pour mener à bien cette étude.
Réduction
Au début du projet, après avoir répété la même expérience 3 fois, il a été montré que la MMP11 sécrétée par les adipocytes accélère de manière significative la croissance tumorale à un stade très précoce du développement tumoral. Ces résultats solides permettent la mise en place d'une expérience complémentaire sur un nombre limité de souris qui viendront compléter et confirmer les données obtenues. Cela signifie également que les modèles de souris génétiquement modifiées sont déjà disponibles. Les paramètres mesurés nécessitant l'utilisation de tests statistiques sont la taille des tumeurs et le poids de l'animal. Ces paramètres seront mesurés 2 jours par semaine pendant 2 semaines et demi après l'injection des cellules cancéreuses, et les analyses statistiques se feront de manière indépendante pour chacun de ces jours. Vu que nous travaillons seulement avec des groupes de 5 souris, nous utilisons un test non paramétrique (Mann-Whitney) de comparaison entre deux groupes (souris mutantes et souris contrôles appariées) avec le logiciel PRISM qui s'appliquent aux petits échantillons.
Raffinement
Les animaux seront placés dans des cages leur assurant un bien-être avec de la sciure de bois comme litière. Celle-ci est remplacée de manière hebdomadaire pour une hygiène optimale. Le stress est diminué au maximum en hébergeant les souris dans des cages transparentes permettant la visualisation des autres souris et en les habituant à la vue de l'opérateur expérimental qualifié pour les procédures liées à l'expérimentation animale. La taille de l'aiguille permettant l'injection de la luciférine sera adaptée au poids de l'animal afin de réduire le risque de lésion induite par l'aiguille. L'occurence de blessure éventuelle et le risque d'infection au niveau de la zone d'administration de la luciférine seront pris en considération. Pendant l'imagerie, les souris sont anesthésiées afin d'éviter tout stress. De plus, les souris seront placées sur un support chauffant afin d’éviter toute déperdition de chaleur causée par l’anesthésie. Elles seront ensuite suivies dans les heures suivant l'injection. Des visites quotidiennes seront effectuées afin de vérifier le niveau d'inconfort et les signes de douleur des animaux dans la cage (diminution des comportements d'exploration, diminution de la prise de boisson et/ou de nourriture, perte de poids, posture voutée, etc...). Autrement, nous n'attendons pas de signes cliniques péjoratifs lors de la procédure expérimentale, mais nous surveillerons tout de même : la réaction des souris suite à des injections répétées de luciférine, l'aspect des tumeurs, la difficulté des souris à se déplacer à cause d'une gêne occasionnée par la taille et la localisation des tumeurs. En cas de souffrance visible ou de douleur apparente des animaux, un avis vétérinaire sera sollicité pour décider de la continuité ou de l'arrêt de l'expérience.
Choix des espèces
Le modèle de souris a été retenu car c'est le seul pour lequel il est possible de manipuler le niveau d’expression de la MMP11 en employant des souris transgéniques déficientes et surexprimant la MMP11 de manière tissu-spécifique. Ces modèles permettent de répondre directement à notre objectif. A notre connaissance, il n’existe pas d’autre modèle animal plus simple permettant de répondre à la problématique inhérente à ce projet. Les souris utilisées pour ce projet seront âgées de 8 semaines au moment de l’expérimentation de manière à étudier la progression tumorale mammaire dans un organe différencié et fonctionnel.
Utilisation de faibles doses d’IL2 dans un modèle murin d’autisme médié par une MIA
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
- Système nerveux
275 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures déclarées d'un niveau de souffrance léger. Chaque animal subit jusqu'à cinq injections sous-cutanées, un prélèvement sanguin et des tests comportementaux nommés, mesure des vocalisations, test d'enfouissement et test des trois chambres, dans un modèle d'autisme induit par activation immunitaire de la mère pendant la gestation. Les souris sont ensuite tuées par dislocation cervicale pour prélever le sang et les organes. Le porteur juge "nécessaire" d'étudier le comportement sur l'animal, les modèles cellulaires ne venant selon lui qu'après la caractérisation comportementale.
Objectifs
Les troubles du spectre autistique (TSA) touchent une personne sur 100. Il s’agit d’un trouble neuro-développemental caractérisé par des anomalies de la communication sociale ainsi que des comportements stéréotypés et des intérêts restreints. Cependant, derrière cette définition générale se trouve un spectre clinique large et hétérogène. Récemment, la piste d’une activation du système immunitaire de la mère durant la grossesse (MIA) a été suspectée par des études épidémiologiques puis confirmée par des modèles animaux. Grâce à une collaboration étroite entre psychiatres et immunologistes, des données cliniques combinées avec des modèles animaux, nous permettrons de mieux comprendre les toubles autistiques des patients. En effet, dans notre projet, nous allons développer des modèles murins d’autisme liés à une MIA afin de mieux comprendre et de caractériser expérimentalement les conséquences de ces modifications neuro-immunologiques in vitro et in vivo. Nous examinerons également le comportement de ces modèles animaux. Nous explorerons donc, sous des angles très divers, les relations entre immunologie et susceptibilité aux troubles du spectre autistique.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus sont multiples: 1- Permettre une meilleure compréhension des mécanismes pathologiques en lien avec l'immunité dans le champ de l'autisme 2- Identifier des sous-groupes homogènes de patients à l'aide de biomarqueurs diagnostiques 3- Développer une prise en charge thérapeutique spécifique pour ces patients
Procédures
Les animaux seront soumis à: 1- des analyses comportementales (vocalisation (5 minutes), test d'enfouissement (20 minutes), test des 3 chambres (20 minutes). Chaque animal ne sera soumis à chaque test qu'une seule fois. 2- une injection sous-cutanée de produits pharmaceutiques non iatrogènes, répétée au maximum 5 fois et un prélèvement sanguin qui ne sera réalisé qu'une seule fois.
Impact sur les animaux
Dans notre projet, les animaux subissent soit des injections sous-cutanées et un prélévement sanguin, soit des tests comportementaux. Dans le cas des injections sous-cutanées et du prélévement sanguin, une attention particulière sera portée à la surveillance des potentielles infections et/ou signes d'inflammation au niveau des sites d'injection. Par expérience, nous savons que les produits utilisés dans notre projet sur les groupes d'animaux ne présentent aucun effet dommageable sur les souris. Pour réduire au maximum les effets indésirables de nos procédures sur les animaux, les manipulations seront réalisées par du personnel expérimenté et compétent. Cela permettra de diminuer la douleur mais aussi le stress généré aux animaux. Enfin un suivi quotidien des animaux sera réalisé afin de veiller au bon état de santé de ces derniers. L'application de la surveillance des points limites décrits dans chaque procédure sera utilisée pour détecter au plus vite le moindre problème chez les animaux.
Devenir
Euthanasie par dislocation cervicale afin de récuperer le sang et les organes et de réaliser des analyses immunologiques.
Remplacement
Les marqueurs de l’autisme sont comportementaux (anomalies de la communication sociale et comportements stéréotypés). Il est donc nécessaire d’étudier le comportement des modèles afin d’identifier clairement les mécanismes liés aux MIA (activation du système immunitaire de la mère durant la grossesse). Les modèles cellulaires ne pourront être utilisés qu’une fois que les anomalies comportementales auront été caractérisées chez les modèles murins. Par ailleurs, aucun modèle alternatif et aucune approche in vitro satisfaisante n’existe et ne peut être utilisé pour répondre aux questions posées. Seul le modèle animal permet d’évaluer l’efficacité́ des approches thérapeutiques. Nous avons choisi d’utiliser un modèle murin, qui permet de répondre aux questions scientifiques posées et pour lequel nous avons toute l’expertise et les outils nécessaires.
Réduction
Afin de réduire au maximum le nombre d'animaux utilisés, nous avons calculé le nombre nécessaire en fonction de la puissance nécessaire. Afin de palier à la variabilité inhérente aux tests comportementaux (vocalisation, test d'enfouissement, 3 chambres), il est nécessaire de tester 15 souris par groupe pour obtenir des résulats robustes, dans le respect de la règle des 3R. Pour comparer les différents groupes et utilisant 15 souris par groupes, nous utiliserons donc des tests statistiques adaptés limitant le nombre d'individus.
Raffinement
Les animaux seront stabulés en portoirs ventilés avec un système d'abreuvement automatique et accès illimté à la nourriture. Les conditions de température et d'hygrométrie seront controlées et stables. Le cycle d'éclairage sera de 12h/jour. Les animaux seront hebergés ensemble et l'isolement sera limité aux conditions expérimentales décrites. Dans le cas d'isolement, un enrichissement avec du coton et un maison en carton sera apporté et le temps d'isolement sera limité au maximum. Les animaux seront surveillés quotidiennement et un soin particulier sera apporté à la surveillance des points limites des souris isolées (comportements répétitifs, automutilation, perturbation de l'activité motrice).
Choix des espèces
La souris est un modèle important en immunologie et particulièrement dans les modèles de pathologies psychiatriques tels que l'autisme. En effet, la souris est un animal spontannément social et ses comportements normaux commencent à être de mieux en mieux connus, La souris a donc été choisie car elle permet d'analyser les symptômes cores de l'autisme c'est-à-dire (i) les anomalies précoces de la communication par l’évaluation des vocalisations ultrasoniques dès 7 jours de vie, (ii) les comportements répétitifs par le test d'enfouissement et (iii) la perte d'appétence sociale par le tests des 3 chambres. Ces deux dernières évaluations seront réalisées sur des souris adultes entre 7 et 9 semaines de vie.
Rôle d’un récepteur aux signaux de danger dans le développement des mélanomes chez la souris
- Recherche appliquée
- Cancers
- Troubles immunitaires
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système immunitaire
2 860 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal reçoit une à trois injections et une greffe de cellules tumorales pour induire un mélanome, la plupart des injections étant faites sans anesthésie, que le porteur juge plus traumatisante que l'acte lui-même. Il décrit comme principal risque l'ulcération de la tumeur, et toutes les souris sont mises à mort en fin d'étude pour des analyses post-mortem. Sur le remplacement, il affirme qu'aucune alternative n'existe et que ces expériences sont "indispensables" car les interactions in situ ne peuvent être modélisées in vitro.
Objectifs
Notre projet vise à déterminer le rôle précis d’un récepteur de signal de danger dans les réponses immunitaires anti-tumorales dans un modèle de mélanome chez la souris. Pour cela nous utiliserons des modèles de souris conditionnellement déficientes pour ce récepteur et nous leur injecterons des cellules tumorales suivi ou non de transfert adoptif de lymphocytes T protégeant ou attaquant la tumeur et nous étudierons la pousse tumorale, le phénotype des cellules immunitaires recrutées au sein de la tumeur et des ganglions drainants. Enfin nous évaluerons l’influence de traitements immunothérapeutiques dans ces modèles de souris.
Bénéfices attendus
Le cancer est un problème de santé publique majeur, et la 2ème cause de mortalité dans le monde. Récemment, des traitements développés chez la souris visant à lever les phénomènes de tolérance immunitaire contre le cancer ont prouvés leur efficacité chez l’Homme et redonnés un espoir de réduire la mortalité liée à cette maladie. Ces traitements n’ont néanmoins pas encore permis d’éradiquer la maladie. Ce projet permettra d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques et d’améliorer les immunothérapies visant à inhiber la tolérance immunitaire aux tumeurs et augmenter l’efficacité des vaccins contre le cancer.
Procédures
Les animaux seront soumis à des Injections sous cutanées, intra péritonéales, intraveineuses. Chaque animal recevra entre 1 et 3 injections selon la procédure: procédure 1 : 1 seule injection sous-cutanée; procédure 2: une injection sous-cutanée et une injection intraveineuse (sur animal anesthésié) 1 à 3 jours plus tard; procédure 3: 1 injection sous-cutanée et 2 injections intrapéritonéales, chacune à 7 jours d'intervalle. Sauf cas indiqué, les procédures ne justifient pas l’utilisation d’anesthésiques. Une procédure de sédation rendrait en effet l’ensemble de la procédure plus traumatisante pour l'animal que la procédure expérimentale elle-même.
Impact sur les animaux
Les procédures de notre projet sont bien établies et réalisées par du personnel expérimenté pour leur réalisation. Les nuisances et effets indésirables possibles ont donc peu de chance de se produire. Etant donné les précautions prises dans l’exécution du projet, les risques comportent principalement l’ulcération de la tumeur chez les animaux porteurs de tumeurs et les éventuelles réactions secondaires (irritations cutanées, diarrhées, poil hirsute, perte de poids) aux traitements immunothérapeutiques. Pour éviter leur apparition, le comportement des animaux sera contrôlé régulièrement (tous les jours par le zootechnicien et 3 fois par semaine par l’expérimentateur). Nous serons vigilants aux changements de comportement et d’aspect des souris et les évalueront au moins 3 fois par semaine à l’aide d’un système de scoring détaillé. L’apparition de nuisance ou d’effet indésirables donnera lieu à une réponse graduée en fonction du score. Parmi les actions à prendre, figurent le traitement des animaux par des analgésiques ou la mise à mort des animaux qui atteidraient un point limite.
Devenir
Des prélèvements et analyses sont nécessaires post-mortem et cela implique que l’ensemble des animaux sera mis à mort à la fin de l’étude de façon éthique par des personnes expérimentées.
Remplacement
En termes de remplacement, aucune alternative à l'utilisation d'un modèle murin n'étant disponible pour cette recherche, ces expériences chez la souris sont indispensables car les interactions complexes se déroulant in situ ne peuvent être modélisées in vitro. Mais pour les tests fonctionnels nous remplacerons chaque fois que possible l’utilisation des animaux par des tests in vitro. Il est à noter que parmi les 10 molécules les plus efficaces en cancérologie développées depuis 20 ans, toutes ont été découvertes grâce aux modèles murins. En particulier les découvertes de James Allison et de Tasuku Honjo leur ont valu le Prix Nobel en 2018, signe que l’immunothérapie est un espoir contre le cancer et que les avancées majeures passent par l’étude de modèles animaux.
Réduction
Afin de réduire le nombre d’animaux utilisés, nous avons établi des procédures expérimentales tenant compte de l'effectif minimal pour atteindre une puissance statistique suffisante. L’utilisation de techniques modernes de phénotypage et les tests in vitro développés par notre équipe permettra également de réduire le nombre de souris utilisées. Des études exploratoires sur un petit nombre de souris seront réalisées pour sélectionner les meilleures stratégies avant d’évaluer leur impact sur un nombre plus important d’animaux. Pour mener à bien le projet sur l'ensemble des lignées, 2860 souris seront étudiées.
Raffinement
Dans un souci de raffinement, nous avons mis en place des points limites précis et un système de score afin de limiter au maximum la souffrance et l’angoisse infligée aux animaux. Les animaux seront contrôlés régulièrement et scorés par du personnel formé et compétent afin de détecter les changements de poids d’aspect et l’apparition de comportements associés à la douleur. En cas de signes précoces d’ulcération tumorale ou de souffrance, les animaux recevront des antidouleurs, et s’ils présentent de l’hypothermie ou des difficultés à se nourrir, ils seront placés dans des cages chauffées ou en présence de nourriture humidifiée respectivement. Ils seront mis à mort si le diamètre tumoral dépasse une valeur seuil ou s’ils perdent une valeur seuil de leur poids. Les souris âgées de 7 à 15 semaines seront hébergées en groupe en accord avec la législation en vigueur avec un nombre maximum de 5 souris par cage dans un environnement enrichi (lanières de papier permettant la nidification) avec un accès illimité à la nourriture et l'eau de boisson au sein d’une animalerie A2 avec surveillance informatique du respect des paramètres environnementaux (température, hygrométrie). Les animaux seront anesthésiés pour la réalisation des procédures les plus stressantes pour l'animal.
Choix des espèces
La souris est un modèle valide en immunologie, en immunologie des tumeurs et particulièrement dans les études visant à mieux décrire une voie de signalisation. L’homme et la souris ont un système immunitaire proche et partagent les mêmes sous-populations de cellules immunitaires. Les modèles mimant le développement tumoral existent et sont très bien caractérisés. Nous pourrons facilement implémenter ces modèles et ainsi minimiser le nombre de souris nécessaires pour notre étude. Par ailleurs, le modèle souris offre l’avantage de pouvoir utiliser des outils immunologiques puissants permettant de suivre les cellules spécifiques d’antigène. Du fait de l’utilisation de ces modèles très spécifiques, le projet tel qu’il est ne pourrait pas être réalisé dans une autre espèce animale. Nous utiliserons des souris adultes de 7 à 15 semaines d’âge, conditions favorables permettant d’obtenir un stade de maturité immunitaire suffisant tout en limitant le temps d’hébergement total.
Etude du rôle de la métalloprotéase matricielle-11 dans la fonction musculaire
- Recherche fondamentale
- Système musculosquelettique
100 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures déclarées d'un niveau de souffrance allant de léger à sévère. Chaque animal subit jusqu'à six interventions, dont une injection intramusculaire de cardiotoxine, une toxine tirée de venin de serpent qui provoque une nécrose du muscle, pour étudier le rôle de la métalloprotéase MMP11 dans la régénération musculaire. Vingt souris sont tuées dès l'étape de présélection après biopsie de la queue, les quatre-vingts autres dix-sept jours après l'injection, pour prélever le muscle. Le porteur affirme que travailler sur "l'organisme entier" est "nécessaire" car le système immunitaire ne peut pas être reproduit in vitro.
Objectifs
Dans ce projet, nous allons étudier le rôle de la métalloprotéase matricielle-11 (MMP11) dans l’homéostasie et la régénération musculaire ainsi que les mécanismes moléculaires impliqués. Nous avons récemment identifié un rôle important de cette enzyme dans la régulation du métabolisme énergétique de l’organisme. Dans des modèles de souris génétiquement modifiées, nous avons montré que l’expression de la MMP11 dans le tissu adipeux est importante puisque son absence se traduit par un surpoids des souris avec une augmentation significative de la taille des adipocytes et une altération du métabolisme du glucose et des lipides conduisant à un diabète de type 2. Des résultats miroirs ont été obtenus lorsque la MMP11 est surexprimée. Des données préliminaires ont montré que les souris invalidées pour le gène de la MMP11 ont une taille de fibres musculaires significativement inférieure à celle des souris sauvages. Des résultats miroirs ont été obtenus lorsque la MMP11 est surexprimée. Nous avons démontré que la diminution du diamètre des fibres était liée à une augmentation de l’expression de la protéine atrogine-1, un marqueur de l’atrophie musculaire. De plus, il existe une augmentation du stress oxydant dans le muscle squelettique des souris qui surexpriment la MMP11. Cette augmentation a déjà été observée dans le tissu adipeux brun de ces souris avec une altération d’une partie des mitochondries. Les muscles squelettiques sont naturellement dotés de défenses antioxydantes qui neutralisent les espèces réactives de l’oxygène (ROS) mais influencent la régénération musculaire à différents niveaux (viabilité et prolifération des cellules satellites, stimulation de l'angiogenèse, etc.).
Bénéfices attendus
Le corps humain est composé de 639 muscles dont 570 striés (autres que les muscles lisses et le muscle cardiaque) qui ont tous des fonctions bien définies dans l'organisme. Ils permettent notamment la posture, la mobilité, la mastication, et la respiration (muscle du diaphragme) entre autres fonctions. Les muscles squelettiques sont dotés d'une capacité de régénération remarquable après une lésion (déchirure, morsure, cytolyse musculaire due à une toxine, etc...). Les mécanismes de cette régénération commencent à être relativement bien élucidés même si beaucoup de travail reste à faire pour arriver à soigner des maladies dégénératives génétiques qui peuvent atteindre nos muscles comme les myopathies (ex. Myopathie de Duchenne). Pour faire avancer les recherches, nous nous intéressons donc à la fonction du gène de la MMP11 dont le rôle dans le muscle n'est pas bien connu. Des données préliminaires ont montré l'impact de la MMP11 sur la fonction musculaire et sur la croissance des fibres musculaires. Par conséquent, nous avons établi un projet de recherche fondamental dont le but est d'étudier également la fonction potentielle de ce gène dans la régénération musculaire. Selon notre hypothèse, les animaux surexprimant la MMP11 présenteront une régénération musculaire plus rapide que les souris contrôles après lésion musculaire alors que les souris MMP11KO auront une régénération musculaire plus lente.
Procédures
Lors de ce projet, les souris seront soumises à un total de 6 interventions réalisées par le manipulateur. 1. Une biopsie de la queue sera réalisée sur les 40 souris K14-MMP11Tg (durée : 5 secondes par souris) pour déterminer par qpcr le niveau d'expression de la MMP11 et ainsi sélectionner les 20 souris avec une expression de la MMP11 qui est la plus forte et surtout la plus homogène possible entre les souris. 2. Le protocole d'administration de cardiotoxine nécessitera d'endormir dans un premier temps les souris grâce à un mélange d'isolflurane et d'oxygène dans une boîte à induction en plexiglas (durée : 1 minute 30 à 2 minutes selon la souris) puis de maintenir cette anesthésie à l'aide d'un masque à anesthésie gazeuse durant la procédure expérimentale (durée : 2 minutes maximum par souris). Ensuite, les souris recevront une injection d'analgésique, le metacam, par voie sous-cutanée pour limiter la douleur liée à l'injection de cardiotoxine (durée : 5 secondes par souris). 3. Les souris seront également rasées au niveau du muscle tibial antérieur sur une surface de 1cm² (durée : environ 15 secondes par patte). 4. Après désinfection du site d'injection, 50µL d'une solution de cardiotoxine à 10µM sera injectée dans le muscle tibial antérieur d'une des deux pattes, et le muscle tibial antérieur controlatéral sera injecté avec le même volume de PBS (durée : environ 10 secondes par patte) . 5. Après le réveil des souris et dans les jours qui suivront, une seconde dose d'analgésique pourra être injectée aux souris en cas d'observation de signes de douleur (durée : 5 secondes). 6. Pour finir, les souris seront mises à mort par dislocation cervicale par une personne habilitée (durée : 5 secondes) ou par inhalation de CO2 (durée : 5 minutes), afin de prélever le muscle tibial antérieur.
Impact sur les animaux
La cardiotoxine est une toxine cytolytique obtenue à partir du venin de serpent et qui lorsqu’injectée dans le muscle produit une dépolarisation suivie d’une nécrose myofibrillaire aboutissant à une dégénérescence musculaire suivie d’une régénération au bout de 15 jours après lésion. Un défaut de régénération du muscle est caractérisée par l’accumulation anormale de cellules mononuclées dans l’espace interstitiel qui persiste au-delà de 15 jours après induction de la lésion. Suite au traitement à la cardiotoxine, une attention particulière sera donc accordée à la démarche de la souris afin de s’assurer qu’elle ne présente pas de difficultés à se déplacer (boitement, inactivité…). La zone d'injection de la cardiotoxine sera également analysée pour éliminer tout risque d'infection (pas d'inflammation, pas de pus).
Devenir
Lors de l'étape de présélection des souris, après avoir vérifié le niveau d'expression de la MMP11 dans 40 souris K14-MMP11Tg par qpcr, les 20 souris qui ont l'expression de la MMP11 la plus faible et la plus hétérogène par rapport aux autres souris seront sacrifiées. Les 80 animaux utilisées pour la partie expérimentale seront ensuite sacrifiés au terme des 17 jours suivant l'injection de cardiotoxine, afin de prélever et d'étudier le muscle tibial antérieur. Aucun animal sera donc maintenu en vie au terme de ce projet.
Remplacement
L'utilisation de modèles animaux est nécessaire pour mimer le plus fidèlement possible la dégénérescence et/ou la régénération fibrillaire, et observer les effets sur l'organisme entier, notamment du fait de la présence du système immunitaire qu'il est impossible de récapituler in vitro. C'est pourquoi nous avons choisi de travailler sur la souris, animal pour lequel le processus de régénération musculaire est semblable à celui de l'Homme et pour lequel nous disposons de tous les outils moléculaires nécessaires pour mener à bien cette étude. De plus, les modèles de souris génétiquement modifiées dont nous avons besoin ont été utilisés pour d'autres études et sont donc déjà disponibles au laboratoire.
Réduction
Des données préliminaires ont déjà montré que la MMP11 avait un impact sur le diamètre des fibres musculaires, cela permet donc la réduction du nombre d’animaux utilisés au strict minimum, afin d'étudier l’impact de la MMP11 dans la régénération musculaire après une atteinte musculaire induite par la cardiotoxine. De plus, d'après l'expérience d'une équipe de notre institut (étude de la régénération musculaire après injection de cardiotoxine dans le muscle TA), il a été déterminé que 10 souris par paramètre à analyser était un nombre optimal pour assurer la puissance statistique tout en réduisant le nombre d'animaux au strict minimum. Ce nombre est d'autant plus optimisé, que le facteur de variabilité est retiré avant le début du protocole. En effet, les souris qui surexpriment la MMP11 (K14-MMP11Tg) présentent une hétérogénéité d'expression de la MMP11, ce qui constitue un facteur de variabilité impactant les résultats obtenus. Ainsi, une biopsie (queue) sera réalisée sur 40 souris K14-MMP11Tg pour déterminer par qpcr le niveau d'expression de la MMP11 et ainsi sélectionner les 20 souris avec une expression de la MMP11 qui est la plus forte et surtout la plus homogène possible entre les souris. Pour chaque souris, une patte est injectée avec le composé induisant un dommage musculaire et la patte controlatérale est systématiquement injectée avec le même volume de PBS (véhicule) pour servir de contrôle. Au lieu d'injecter un lot de souris avec le composé induisant un dommage musculaire et un autre lot témoin avec du PBS, l'utilisation systématique de la patte controlatérale en tant que contrôle permet ainsi de réduire de moitié le nombre d'animaux requis. En revanche, la blessure induite par la cardiotoxine étant très localisée, chaque souris ne sera utilisée que pour un type d'analyse (ARN ou histologie). Vu que nous travaillons avec des lots de 10 souris seulement par paramètre à analyser, nous utilisons soit un test paramétrique (test de student) ou un test non paramétrique (Mann-Whitney) de comparaison entre deux groupes (souris contrôles et mutantes) avec le logiciel PRISM qui s'appliquent aux petits échantillons (n
Raffinement
Les animaux seront placés dans des cages leur assurant un bien-être avec de la sciure de bois comme litière. Celle-ci est remplacée de manière hebdomadaire pour une hygiène optimale. Le stress est diminué au maximum en hébergeant les souris dans des cages transparentes permettant la visualisation des autres souris et en les habituant à la vue de l'opérateur expérimental qualifié pour les procédures liées à l'expérimentation animale. L'utilisation d'analgésique permettra de limiter la douleur de la lésion musculaire déclenchée par l’injection de cardiotoxine. La taille de l'aiguille permettant l'injection du produit sera adaptée au poids de l'animal afin de réduire le risque de lésion induite par l'aiguille. Les souris seront placées sur un support chauffant afin d’éviter toute déperdition de chaleur causée par l’anesthésie. Elles seront ensuite suivies dans les heures suivant l'injection. Des visites quotidiennes seront effectuées afin de vérifier le niveau d'inconfort et les signes de douleur des animaux dans la cage (diminution des comportements d'exploration, diminution de la prise de boisson et/ou de nourriture, perte de poids, posture voutée, etc...). Ainsi, l'occurence de blessure éventuelle et le risque d'infection au niveau de la zone d'administration du composé induisant un dommage musculaire seront pris en considération. Etant donné que le projet cible les muscles squelettiques, la démarche de la souris sera examinée afin de s'assurer qu'elle ne présente pas de difficultés à se déplacer. En cas de souffrance visible ou de douleur apparente des animaux, un avis vétérinaire sera sollicité pour décider de la continuité ou de l'arrêt de l'expérience.
Choix des espèces
Le modèle de souris a été retenu car c'est le seul pour lequel il est possible de manipuler le niveau d’expression de la MMP11 en employant des souris transgéniques déficientes et surexprimant la MMP11 de manière tissu-spécifique. Ces modèles permettent de répondre directement à notre objectif. A notre connaissance, il n’existe pas un autre modèle animal plus simple permettant de répondre à la problématique inhérente à ce projet. Les souris utilisées pour ce projet seront âgées de 10 semaines au moment de l’expérimentation de manière à étudier la régénération musculaire sur un organe différencié et fonctionnel.
Microdialyse intracérébrale chez le rat
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
- Tests réglementaires
- Toxicologie et autres tests de sécurité
500 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Un trou est foré dans le crâne de chaque animal sous anesthésie et une sonde y est scellée au ciment dentaire et à trois vis, avant des recueils de liquide céphalorachidien pouvant durer neuf heures, pour mesurer l'effet de molécules à tester sur les neurotransmetteurs. Le porteur signale des nuisances liées à l'opération et à l'hébergement individuel, et les rats sont ensuite tués au CO2 pour prélever le cerveau et vérifier la position de la sonde. Il justifie le recours au rat par la "nécessité" de tester les molécules sur un système nerveux "intègre".
Objectifs
La technique de microdialyse va permettre de vérifier l'activité sur différents systèmes neurochimiques centraux d'une molécule à tester. Ceci permettra de comprendre son mode d'action mais également de vérifier son innocuité, son absence d'effets indésirables sur certaines zones du cerveau. On pourra ainsi confirmer des effets comportementaux observés, cibler certaines pathologies ou alors s'assurer par exemple que les nouvelles molécules testées n'interagissent pas avec les circuits de la récompense et n'aient pas de propriétés addictives.
Bénéfices attendus
La mise en place de ce projet va permettre de comprendre les mécanismes fins d'action de nos nouvelles molécules au niveau synaptique, d'établir des corrélations avec des observations comportementales. Ce projet permettra de cibler certaines pathologies présentant des altérations neurochimiques bien déterminées (Alzheimer, Parkinson, schizophrénie...) ou alors s'assurer par exemple que les nouvelles molécules testées n'interagissent pas avec les circuits de la récompense et n'aient pas de propriétés addictives.
Procédures
La technique de microdialyse se décompose en 2 phases: - implantation d'un guide canule au niveau du cerveau : l'animal est anesthésié (kétamine/xylazine), un trou est foré au niveau du crâne et la sonde est positionnée et scellé avec du ciment dentaire et 3 vis. L'ensemble de la procédure dure maximum 45 minutes. - recueil des dialysats : l'animal est placé dans une enceinte, une sonde est insérée dans le guide canule et du liquide céphalo-rachidien artificiel mis à circuler à un débit déterminé (0.5 à 2 µl/min). Un échantillon de liquide céphalo-rachidien est collecté toutes les 20 à 30 minutes sur une durée de 9h maximum.
Impact sur les animaux
Les nuisances attendues sur les animaux peuvent avoir plusieurs origines : - nuisances liées aux suites de l'opération d'implantation (mauvaise récupération post anesthésie, plaie sur le crâne mal cicatrisée) - Hébergement individualisé - Lors du recueil, problème de tolérance au nouveau produit à tester.
Devenir
Les animaux issus des sessions de recueils sont sacrifiés à l'aide d'une concentration croissante de CO2, les cerveaux sont prélevés afin de vérifier la bonne implantation des sondes.
Remplacement
L’utilisation de rats en microdialyse est justifiée par la nécessité de pouvoir tester sur un système nerveux intègre l'effet de nouvelles molécules. En effet, l'objectif de la microdialyse est de mesurer l'évolution au cours du temps de la quantité de différents neurotransmetteurs au niveau de la fente synaptique. Cette libération de neurotransmetteurs peut être influencée par les nombreuses interactions des systèmes neurochimiques situés dans d'autres structures que celle recevant la sonde de microdialyse.
Réduction
L'intérêt de la microdialyse est qu'elle permet notamment d'observer les effets d'un traitement sur un animal vigile avec plusieurs observations au cours du temps, cet animal étant son propre témoin. Cette technique permet ainsi de limiter le nombre d'animaux utilisés.
Raffinement
Un effort important a été réalisé afin d'optimiser l'anesthésie des animaux au moment de l'implantation du guide canule. L'association kétamine / xylazine permet une sédation et une analgésie correcte et couvrant largement le temps de l'opération. Jusqu’à 3 jours après l’implantation, si l’animal présente des signes de mal être (poils hérissé, yeux mi-clos, prostration) alors il reçoit une administration de carprofène (une administration s.c. par jour maximum, 5 mg/kg, 1ml/kg, Carprofelican, Dechra, 50 mg/mL, dilué 10 fois). Si après 3 jours, nous ne constatons pas d’évolution de l’état du rat alors il est euthanasié. Si nous constatons dans les 3 jours que la plaie ne cicatrise pas (présence de saignements / croutes, boursouflures) l’animal peut être à nouveau réanesthésié (isoflurane) afin de refaire des points de sutures. Si 5 jours après le réveil de l’anesthésie, un animal n’a pas repris de poids, alors il est euthanasié. Pour compenser l'hébergement individualisé des animaux, un enrichissement du milieu (balles, blocs de bois, lambeaux de papier) est ajouté dans la cage. Les cages d'hébergement en polycarbonate transparent sont placées côte à côte afin de favoriser le contact visuel entre animaux.
Choix des espèces
- La taille adéquat de l’animal : ni trop petit pour des microdissections de structures déterminées du cerveau, ni trop gros pour des problèmes de gestion et d’organisation d’un laboratoire. - Le rat est déjà largement caractérisés d’un point de vue comportemental et neurochimique et il a un système nerveux suffisamment évolué pour extrapoler à l’homme certains résultats. De plus, la neuroanatomie est particulièrement bien détaillée chez le rat et il existe de très bons atlas stéréotaxiques permettant des implantations précises (par ex : Paxinos et Watson, 1996). Les animaux sont utilisés à l'âge adulte. En effet, les coordonnées stéréotaxiques des structures d'intérêt sont obtenues à partir d'atlas stéréotaxiques déterminés pour des animaux adultes.
Caractérisation d’un nouveau modèle de l’Ataxie de Friedreich et mise en application d’une approche de thérapie génique
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Oncologie
- Système nerveux
720 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, hors animaux reproducteurs et de maintien de la lignée. Porteuses d'une mutation reproduisant l'ataxie de Friedreich, les homozygotes développent une ataxie vers trois mois et sont suivies par des tests comportementaux réguliers et des électromyogrammes, avant l'injection d'un vecteur de thérapie génique et une mise à mort à neuf mois pour analyses. Le porteur qualifie ces tests de comportement d'"indolores et sans stress" pour l'animal. Il affirme qu'aucune méthode alternative ne permet d'évaluer cette approche et qu'une validation in vivo est "indispensable".
Objectifs
L’ataxie de Freidreich (AF) est une maladie génétique rare qui se caractérise par une maladie neurologique avec une dégradation progressive des fonctions motrices et sensorielles qui conduit à une perte des mouvements volontaires. La maladie est dû a une perte de frataxine, une protéine essentielle pour le bon fonctionnement des neurones. Les approches thérapeutiques pharmacologiques développées ciblant principalement les effets secondaires sont à ce jour faiblement efficaces et l’AF reste une maladie incurable. Une approche de thérapie génique permettant de restaurer les taux physiologiques de frataxine est en cours de développement. Un nouveau modèle murin avec une mutation ponctuelle dans la frataxine a été généré, afin de mimer les effets d’une mutation ponctuelle identifiée chez certains patients. Ce modèle est en cours de caractérisation, mais nous savons que ce modèle développe un phénotype neurologique progressif entre 3 et 9 mois, similaire à la maladie humaine. Ce modèle murin nous permettra donc de comprendre les états précoces de la maladie, et de développer une approche préclinique de thérapie génique. Le projet a 2 axes : 1) caractériser le phénotype neurologique du modèle au cours du temps, notamment au cours des trois premiers mois et 2) appliquer et optimiser un protocole de thérapie génique avec un vecteur permettant d’exprimer la frataxine à des niveaux proches de l’endogène.
Bénéfices attendus
Il y a plusieurs bénéfices attendus de ce projet. Le premier sera de valider ce nouveau modèle qui présente des faibles taux de frataxine de façon ubiquitaire et une mutation retrouvée chez l’Homme. Ce modèle pourra être utiliser pour continuer à comprendre la pathophysiologie de la maladie afin de développer des nouvelles approches thérapeutiques. Le deuxième bénéfice sera de continuer à développer au niveau préclinique une approche de thérapie génique.
Procédures
A partir de la naissance les animaux seront observés 2x /semaine (pour surveiller leur poids et taille). Des tests de comportement indolores et sans stress pour l’animal, effectués par le même expérimentateur, nous permettront d’identifier avec précision les défauts locomoteurs et de suivre l’évolution du phénotype. Les tests seront utilisés en conformité avec la littérature et les procédures établies au laboratoire. Ces tests seront effectués tous les 15 jours jusqu’à 12 semaines, et ensuite 1 fois par mois jusqu’à l’âge de 9 mois. Des mesures d’électrophysiologie par électromyogramme (EMG) seront effectués afin de mesurer la réponse proprioceptive des animaux et de corréler ses résultats aux données comportementales à 2 et 3 mois, puis 1 fois tous les 2 mois. A 9 mois, les souris seront mises à mort et les tissus d’intérêt seront prélevés pour des analyses biochimiques et histopathologiques. (Procédure 1) Une deuxième cohorte de souris sera générée pour le prélèvement de tissus pour une caractérisation biochimique et histopathologique, à différents temps (naissance, 7 jours, 3 semaines, 6 semaines, 3 mois et 6 mois), ce qui correspond à différentes phases clés dans la progression de la maladie. Le point de 9 mois sera obtenu à partir de la cohorte de la procédure 1. (Procédure 2) Enfin deux autres cohortes seront générées pour évaluer une approche de thérapie génique, d’abord en pré-symptomatique puis en postsymptomatique. Après injection intraveineuse du vecteur médicament (vecteur exprimant la frataxine) soit avant symptômes (Procédures 3) ou après l’apparition des symptômes (Procédure 4), des tests de comportements ainsi que des mesures d’électrophysiologie seront effectués comme en procédure 1 pour évaluer l’effet thérapeutique. A 9 mois, les souris seront mises à mort pour prélèvement de tissus pour des analyses.
Impact sur les animaux
Les lignées utilisées pour l'élevage sont maintenues à l’état hétérozygote, portant un seul allèle muté et un allèle sauvage. Elles n'ont pas de phénotype dommageable et ne nécessitent donc pas de surveillance particulière. Seuls les animaux homozygotes pour la mutation du gène de la frataxine issues des croisements entre deux souris hétérozygotes ont une réduction de la taille globale et développent des symptômes d’ataxie vers le 3ème mois, aspect qui nécessite d’être affiné. De la nourriture gélifiée sera proposée aux animaux dès l’apparition des signes de la maladie, détectés par les tests de comportement que nous effectuerons.
Devenir
Pour des analyses biochimiques et histologiques une mise à mort est nécessaire en fin de procédure en respectant les points limites et la progression de la maladie.
Remplacement
Ce projet vise à optimiser une approche de thérapie génique pour l’ataxie de Friedreich afin d’améliorer la vie des patients et de ralentir la progression de la maladie, voire la stopper de façon pérenne sans induire des effets secondaires invalidants. Tous les outils moléculaires utilisés ont été testés dans des cellules en culture mais il est indispensable de réaliser une validation in vivo sur un modèle murin de la maladie. Ce modèle est le premier modèle qui reproduit génétiquement une mutation ponctuelle retrouvée chez l’homme.
Réduction
Il est estimé que le projet mobilisera sur 5 ans un maximum de 720 animaux hors animaux reproducteurs et maintien de la lignée. Toutes les procédures sont conçues pour diminuer le nombre d’animaux utilisés, tout en tenant en compte du nombre minimum nécessaire pour pouvoir appliquer les tests statistiques adaptés. Les travaux de notre équipe et les données préliminaires de nos collaborateurs nous permettent d’estimer le nombre de souris pour avoir une valeur statistique suffisante (20 souris par condition pour les tests de comportement et 10 souris par condition pour les analyses biochimiques et histologiques). Autant que possible, les mêmes animaux seront utilisés pour réaliser les analyses fonctionnelles, histologiques, moléculaires et biochimiques. Si aucun phénotype moléculaire/histologique n'est observé à 6 semaines, les cohortes prévues pour les points plus précoces ne seront pas générés. En l’absence de différence entre les mâles et les femelles, les données seront combinées afin de diminuer de moitié l’effectif.
Raffinement
Les animaux seront observés quotidiennement et leur poids et taille seront mesurés 2x / semaine. Dès les premiers signes cliniques (défauts à la locomotion ou perte de poids), de la nourriture gélifiée sera mise à leur disposition dans la cage. Des points limites prédictifs sont déjà établies et validés par la communauté scientifique avec un « scoring » adapté aux modèles d’ataxie.
Choix des espèces
Il n’existe à ce jour pas de méthodes alternatives pour évaluer la pertinence d’une approche de thérapie génique pour le traitement de l'Ataxie de Friedreich, notamment de la composante neurologique de la maladie. Il est alors nécessaire d’utiliser un modèle animal pour comprendre et proposer des approches thérapeutiques de la pathologie. La frataxine humaine sauvage est capable de compenser l’absence de frataxine murine endogène dans des modèles cellulaires et murins. Malgré l’existence de modèles cellulaires, une étude chez l’animal est indispensable pour déterminer la pertinence de cette approche de thérapie génique et afin d’établir une preuve de concept et l’innocuité de cette stratégie. Cette étape préliminaire est cruciale avant de pouvoir considérer une application chez l’Homme. Les études aux stades post-nataux débuteront à la naissance et se termineront à 9 mois au plus tard, et avant d’atteindre les points limites fixés dans cette étude. Nos collaborateurs ont déjà établi que les animaux avaient un phénotype à 3 mois, mais n’ont pas testé les stades avant.
Effet d’une thérapie ciblée dans des modèles murins de sarcomes
- Recherche fondamentale
- Oncologie
630 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Souris immunodéficientes greffées de tumeurs humaines de sarcome, elles reçoivent deux injections par semaine d'anticorps ciblés et de chimiothérapie pendant tout le suivi tumoral, avec des nécroses de tumeur en surface et une cachexie possible menant à la mise à mort. Le porteur affirme que la diversité cellulaire des sarcomes ne se retrouve pas en culture mais seulement dans les greffes chez la souris. Il écarte d'autres modèles comme le poisson zèbre au motif que les schémas d'administration y sont moins standardisés.
Objectifs
Les sarcomes constituent une maladie rare qui touche environ 1000 personnes par an en France. Ils affectent majoritairement les sujets jeunes et présentent un profil métastatique et un taux de récurrence élevé, conduisant à un pronostic réservé . Actuellement les patients sont traités par amputation additionnée de chimiothérapie et/ou radiothérapie. Il convient donc de développer de nouvelles alternatives thérapeutiques. L'objectif principal de ce projet est d’étudier l’effet d’une thérapie ciblée seule ou en association avec une chimiothérapie sur le développement de certaines formes de sarcomes dans des modèles humains greffés chez la souris. Les expérimentateurs en charge des animaux sont expérimentés dans la mise en œuvre des modèles animaux présents dans les 3 différentes procédures.
Bénéfices attendus
L'hypothèse de ce travail est que la cible thérapeutique étudiée joue un rôle dans le développement des sarcomes. Ceci est basé sur l'évaluation de l'expression de la protéine ciblée dans les tumeurs de patients atteints de cette maladie. Dans le cadre de cette étude, l’effet anti-tumoral d’une thérapie ciblée seule ou en combinaison avec une chimiothérapie sera évalué dans des modèles murins. Un projet d’essai clinique portant sur le traitement de ces sarcomes avec la thérapie ciblée est actuellement à l’étude. Les travaux présentés dans ce projet permettront une meilleure compréhension du fonctionnement du candidat médicament et de son fonctionnement en association avec des chimiothérapie. Ils permettront également de mieux définir le profil des patients éligibles au traitement et susceptibles d’y répondre.
Procédures
Injections sous-cutannées de lignées cellulaires (une seule fois). Toutes les injections sont réalisées dans un volume de 100μL ou 200µL. Injections intrapéritonéales d'anticorps ciblés (2 injections par semaine sur toute la durée du suivi tumoral) et/ou chimiothérapies (2 injections par semaine sur toute la durée du suivi tumoral).
Impact sur les animaux
Dans les trois procédures il est possible d’observer des phénomènes de nécrose des tumeurs à la surface de la peau. Dans les traitements avec chimiothérapie, une cachexie chez certains individus (associée à une forte perte de poids). Les individus concernés seront mis à mort.
Devenir
Tous les animaux porteurs de tumeurs seront donc mis à mort en fin de procédure expérimentale selon les critères décrits dans le projet. Les animaux ne présentant pas de prise tumorale seront mis à mort 2 mois après la greffe.
Remplacement
Les sarcomes nous intéressent pour la diversité des cellules qui les composent. Ces éléments sont nécessaires à la compréhension des mécanismes d’action de notre thérapie ciblée. Les modèles retrouvés dans la littérature montrent que cette diversité n’est pas retrouvée dans les cultures cellulaires mais uniquement dans les greffes chez la souris.
Réduction
Procédure 1) Un nombre de 5 souris par condition, selon 3 différentes conditions de greffe, est suffisant pour évaluer la prise de greffe des différentes lignées cellulaires. Les souris seront greffées dans chaque flanc pour réduire le nombre d’individus nécessaires. Ces expérimentations seront réalisées sur les six lignées cellulaires. Procédure 2) Les lignées ne montrant pas de prise tumorale en procédure 1 ne seront pas utilisées en procédure 2 et 3 conduisant à une réduction. D'après notre expérience la variabilité des modèles de greffes traitées avec ces composés ne permet pas de voir l'effet de ces drogues seules ou en combinaison au-dessous d'un effectif de 10 souris. Compte tenu des aléas de prise tumorales combinés au fait que nous ne connaissons pas encore l'efficacité de prise de ces modèles, nous envisageons des lots de 45 souris par expérience de manière à pouvoir répartir au moins 10 souris par groupe de traitement (retrait des 5 tumeurs n’ayant pas pris et/ou de trop grosses tumeurs à l’inclusion). Procédure 3) Une fois l’efficacité anti-tumorale déterminée, nous nous intéresserons aux mécanismes d’action de notre thérapie dans les temps précoces du traitement. La procédure 2 sera donc répétée pour les lignées montrant une efficacité anti-tumorale mais avec une mise à mort plus précoce (environ 500mm3) des animaux pour réaliser des analyses biologiques. Des expériences in vitro seront menées sur les lignées pour déterminer leur sensibilité aux agents de chimio thérapie. Ces résultats conditionneront le maintien ou non des conditions de traitement avec ces agents dans les procédures 2 et 3, pouvant ainsi conduire à une réduction. Les traitements seuls ou associés ne montrant pas d’efficacité anti-tumorale dans la procédure 2 ne seront pas utilisés en procédure 3, conduisant également à une réduction. Des statistiques adaptées seront utilisées.
Raffinement
Tout au long de notre expérience, le suivi rigoureux des animaux permettra la recherche de tout signe de souffrance. Dans toutes les procédures le volume tumoral sera évalué 2 à 3 fois par semaine avec un pied à coulisse. Le poids des animaux sera évalué 1 fois par semaine. Pour l’ensemble des procédures, les signes de souffrance (prostration, propreté, cachexie, isolement social) seront surveillés à chaque mesure tumorale ou pesée soit 2 à 3 fois par semaine.
Choix des espèces
La souris est utilisée car elle permet de maintenir la diversité cellulaire dans les tumeurs qui est nécessaire à l'activité anti-tumorale de la thérapie ciblée étudiée. La souris immunodéficiente est le modèle le plus approprié pour greffer du tissu humain pour éviter les rejets tout en permettant de faire des suivis de pharmacocinétique et pharmacodynamie dans le cadre de traitements avec des anticorps monoclonaux. Par ailleurs les schémas d'administration des anticorps et chimiothérapies sont bien standardisés (voie, doses, posologies, ...) contrairement à d'autres modèles tels que le zebrafish. La cible thérapeutique étudiée n'est pas exprimée dans certaines espèce. On retrouve une forte homologie entre la forme humaine et murine, justifiant encore l'usage des souris. En dernier lieu, les outils destinés à l'analyse des tissus post mortem n'existent pas tous pour d'autres espèces que l'homme et la souris. Les expérimentations seront effectuées sur des souris adultes (âge supérieur à 7 semaines) conformément au modèle établi.
Étude des interactions entre un exercice physique pré- administration de l’immuno-chimiothérapie sur la croissance tumorale et le muscle squelettique dans un modèle pré- clinique de cancer colorectal chez la souris. EU 1/2
- Recherche fondamentale
- Oncologie
180 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une greffe de tumeur sous la peau, puis un gavage cinq jours sur sept et des injections d'immuno-chimiothérapie, tout en étant contraintes de courir sur un tapis, pour tester si l'exercice améliore l'effet des traitements. Le porteur reconnaît que le gavage répété est stressant et que des ulcérations ou une tumeur trop grosse conduisent à la mise à mort. Il affirme n'avoir aucune autre possibilité que d'utiliser un "organisme entier".
Objectifs
Nous savons que réaliser de l’activité physique (AP) diminue la mortalité induite par différents types de cancer chez l’Homme. Cela a été montre dans des études chez l’humain et chez l’animal. Cependant, nous ne comprenons pas vraiment comment l’exercice agit pour diminuer la croissance de la tumeur. Notre projet chez la souris est associé à notre projet chez l’homme ou nous souhaitons voir si un exercice physique juste avant la prise des traitements anti-cancéreux améliorerait l’efficacité de ces traitements. Chez l’homme, nous ne pouvons pas souvent récupérer les tumeurs chez des patients en stade avances car il y a trop de risques pour les patients. Nous avons donc besoin de développer d’autres modèles pour étudier les effets sur la tumeur elle-même. L’exercice physique pourrait modifier la réaction du système immunitaire ou le nombre de vaisseaux sanguins sur la tumeur (vascularisation) et ainsi rendre la tumeur plus sensible aux traitements. Secondairement, nous savons que le cancer ainsi que les traitements contre cette maladie peuvent engendrer des effets secondaires. En particulier, il existe une fonte musculaire et une altération de leur fonctionnement. Cela diminue la qualité de vie des patients et serait synonyme d’un moins bon pronostic. Ainsi faire réaliser des exercices physiques aux patients permettraient de maintenir leur masse musculaire et améliorer les effets des traitements. Notre projet vise donc à étudier les effets d’un exercice physique aigu pré- traitements sur 1) le développement de la tumeur dans un modèle de cancer chez la souris ; 2) la fonte musculaire induite dans ce modèle.
Bénéfices attendus
Le développement de la recherche dans le domaine de l'exercice appliqué à l’oncologie a permis de constituer une base de données importante sur le rôle de l’exercice physique dans la prévention et la gestion des effets indésirables du cancer. Néanmoins, il est essentiel de comprendre comment l'exercice diminue la progression tumorale. Sur le plan scientifique, ce projet permettra donc d’apporter des nouvelles données scientifiques sur les interactions entre l’exercice physique et les traitements anticancéreux des patients ainsi que les mécanismes potentiels par lesquels l’exercice physique pré-administration de l’immunochimiothérapie pourrait potentialiser l’efficacité des traitements. Aujourd’hui pour des questions de réduction de technique invasive chez les patients, de moins en moins de biopsie de la tumeur sont réalisées ainsi il est nécessaire d’utiliser un modèle murin à visée scientifique pour comprendre l’interaction biologique et moléculaire entre un exercice physique réalisé juste avant l’injection des traitements et le microenvironnement tumoral. Ce modèle nous permet donc d’accéder aux tumeurs et d’évaluer l’effet de l’exercice sur la taille de tumeur, les mécanismes immunitaire et vasculaire sous-jacent ainsi que le muscle squelettique. Grâce à cette étude nous pourrons rapidement apporter de précieuses données sur les interactions entre exercice et cancer. Sur le plan clinique, les mécanismes mis en évidence au cours de cette étude permettront d’envisager des essais cliniques futurs grandes ampleurs étudiant plus spécifiquement les effets de ce type d’intervention combiné sur le développement tumoral et la cachexie musculaire associée au cancer, deux paramètres majeurs dans la survie des patients. Ces résultats permettront ensuite de concevoir des essais cliniques plus poussées afin de déterminer et affiner la prescription de la dose d’exercice (durée, intensité, modalités) à utiliser en combinaison à un traitement anti-cancéreux. Ces différentes études permettront d’améliorer la prise en charge des patients et l’efficacité de la thérapie.
Procédures
Les animaux utilises dans ce projet seront tout d’abord soumis à une seule injection sous la peau au niveau du flan gauche de cellules capables de former une tumeur. Après avoir attendu quelques jours pour que la tumeur se forme, les animaux commenceront leurs traitements bases sur une immuno et chimiothérapie. Certains des animaux ne seront pas injectes avec des cellules tumorales et ne développeront pas de tumeurs. Ceux-ci correspondront aux groupes Non-Tumoraux (NT). Pour cela, les animaux recevront une fois par semaine une injection au niveau du ventre pour atteindre les organes (intrapéritonéale) ainsi qu’un gavage (insertion d’une sonde dans l’œsophage) quatre jours sur cinq pour recevoir la totalité des traitements. Une partie des animaux eux ne recevront pas le traitement mais un placebo. Au moment du début des traitements, les animaux commenceront de réaliser de l’exercice physique. Le premier exercice sera réalisé avant même l’injection des tumeurs pour établir le niveau de d’endurance physique des animaux grâce a un test de vitesse maximal de course (VMC) qui permettra d’adapter les exercices suivants. Ces derniers seront réalisés juste avant les traitements anti-cancéreux quatre jours sur cinq et dureront 50 minutes à une vitesse correspondant a 60% de la VMC. Ensuite une partie des animaux, seront mis à mort afin de récupérer les tumeurs après quatre jours de traitement et/ou d’exercice. L’autre partie des animaux poursuivra le protocole (traitement + exercice) jusqu’à 30 jours. A la fin du protocole, une partie des animaux sera utilise pour évaluer si l’exercice a modifie la vascularisation des tumeurs, c’est-à-dire savoir si l’exercice a permis que la tumeur soit plus perfusée et reçoive plus de traitement. Pour cela, les animaux recevront une molécule capable de visualiser les zones qui ont une diminution de leur taux d’oxygène (hypoxie) qui est une caractéristique des tumeurs agressives. Après cette injection, soient les animaux resteront au repos soient ils seront mis à l’exercice, puis mis à mort pour récupérer les tumeurs. Une autre partie des animaux, sera utilise pour voir si la croissance tumorale et les traitements ont un impact négatif sur les muscles et étudier les mécanismes mis en jeu. Pour cela, nous testerons la capacite des souris à réaliser une contraction musculaire. Puis, les animaux seront mis a mort et les muscles récupérés pour être étudiés.
Impact sur les animaux
Le modèle de tumeur sous la peau ne présente pas de métastases ni d’atteintes musculaires trop importantes. De plus, la localisation sous-cutanée de l’implantation de la tumeur permet de minimiser les douleurs associées à la croissance tumorale de par l’espace disponible et l’élasticité de la peau. La douleur ou gêne occasionnée lors de celle-ci sera néanmoins surveillée, en particulier si les animaux en évaluant une possible gêne à se mouvoir ou a se nourrir. Il est possible que les animaux présentent une plaie au niveau de la tumeur et dans ce cas les animaux touches seront mis à mort dans les plus brefs délais pour arrêter leur souffrance. De même si la croissance tumorale est trop importante et que la tumeur atteint une taille trop importante, les animaux seront sacrifiés. Les intensités d’exercice sont modérées et se rapprochent des intensités utilisées chez des patients atteints de pathologies chroniques. Elles sont donc connues pour induire des adaptations physiologiques bénéfiques sans effets négatifs chez l’homme comme chez la souris. Les différents traitements utilisés au cours de ce protocole ont déjà été validés au cours d’études précédentes et permettent une réduction du volume tumoral tout en minimisant la toxicité liée au traitement. Les traitements sont administrés par gavage ou injection dans le ventre. Les animaux seront donc exposés au stress induit par la contention et à la douleur de la manipulation. Ces gestes seront de très courte durée pour minimiser l’impact négatif sur les animaux. Ces procédures ont été choisies car utilisées dans le modèle tumoral utilise et déjà valide et n’ont pas été modifié pour ne pas changer l’efficacité des traitements. Le gavage 5 jours sur 7 est reconnu comme stressant. L’injection IP altère les tissus autour de la zone d’injection mais celle-ci n’ayant lieu qu’une fois par semaine, cela limitera les effets délétères de ce geste. La mesure de la force chez l’animal est réalisée sous anesthésie générale afin de ne pas induire de stress chez l’animal. Les contractions des muscles induites lors du test n’entraînent pas d’altérations de la fonction et de l’intégrité du muscle squelettique (i.e. crampe et/ou déchirement musculaire).
Devenir
Les animaux seront mis à mort après l’expérimentation car l’utilisation des muscles et de la tumeur sont nécessaires pour répondre aux questions émises dans le projet.
Remplacement
Le but de ce projet est d’étudier les interactions complexes des traitements combinés immuno/chimiothérapie et de l’exercice physique au sein de la tumeur et le rôle joue par le système immunitaire. De plus le second objectif est d’évaluer l’altération des muscles induits par ces différentes interventions. Nous n’avons donc aucune autre possibilité que d’utiliser un organisme entier. Toutes les découvertes faites lors de ce projet feront ensuite l’objet d’approfondissement dans des modèles de cellules n’utilisant pas d’animaux.
Réduction
Le nombre d’animaux a été déterminé à partir de nos expériences passées pour mettre en évidence des différences en utilisant le minimum d’animaux. Dès lors que nous obtiendrons des différences entre nos conditions, nous arrêterons les expérimentations chez l’animal afin de maintenir le nombre d’animaux utilises au strict minimum.
Raffinement
Nous veillerons à améliorer au mieux les conditions d’hébergement des animaux en leur donnant accès a des zones cachées pour s’isoler, des jeux et en favorisant les interactions entre les animaux. Si leur condition physique rend difficile leur accès a la nourriture ou à l’eau en hauteur, nous adapterons leur environnement en leur mettant a disposition eau et nourriture au sol. Pour être sûr que la croissance tumorale reste acceptable pour l’animal, nous surveilleront le développement de la tumeur et mettrons a mort les animaux si la tumeur devient trop grosse. Nous surveillerons aussi le poids des animaux pour veiller à ce qu’ils ne subissent pas une perte de poids trop importante et synonyme de leur souffrance. Dans le cas d’une trop forte perte de poids, les animaux concernes seront mis à mort. Le protocole d’exercice physique est d’intensité modérée (60% des capacités maximales). A la suite du test de vitesse maximale de course, la récupération des souris sera vérifiée par observation de leur capacite à bouger le jour de l’intervention et le suivant avec un intervalles de 2h entre deux observations. Les différentes procédures peuvent induire du stress et nous veillerons donc à adapter au mieux nos manipulations pour limiter les actes stressants. Par exemple, nous limiterons le nombre de fois où nous toucherons les animaux en réalisant au même moment la mesure de la taille de la tumeur et les injections des traitements anti-cancéreux ; ou lors du transfert des cages au tapis de course et inversement ou nous pouvons les transférer sans les toucher avec l’aide d’une petite boite. Normalement le modèle ne devrait pas induire de douleur particulière sauf lors de l’atteinte d’un point limite (ulcération ou taille tumorale trop importante) menant à la mise à mort des animaux. Cependant, dans le cas où il semble que les animaux souffrent, nous prendrons contact avec le vétérinaire réfèrent pour évaluer les possibilités d’utiliser des médicaments pour réduire la douleur.
Choix des espèces
Le modèle de cancer sous la peau et les traitements anti-cancéreux que nous utilisons ont été valides préalablement sur les souris. Ces animaux sont très souvent utilisés dans les études en cancérologie ou dans les études portant sur l’exercice physique. Ce modèle permet donc d’obtenir des résultats nouveaux sans avoir à répéter des expériences déjà réalisées avant (nous limitons donc le nombre d’animaux ainsi que les procédures subites par ces animaux). De plus, les outils techniques dont nous avons besoin pour répondre aux questions ont bien été valides chez l’animal augmentant la probabilité d’obtenir de nombreux résultats en utilisant un minimum d’animaux. L’âge des animaux a été déterminé par des études précédentes qui ont valide le modèle que nous utilisons. Nous savons qu’a cet âge, nous obtiendrons un développement de la tumeur suffisant pour répondre à notre question. A cet âge, les animaux ont une fonction musculaire bonne qui permet de diminuer le nombre d’animaux ne voulant pas courir (pourcentage augmentant avec l’âge). Ainsi, a ce stade nous pouvons répondre aux différents questionnements du projet.