Rongeurs
Nouveaux composés pour le traitement de l’insuffisance rénale chronique
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
- Troubles cardiaques
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
- Système cardiaque
96 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils subissent une chirurgie réduisant leur fonction rénale à 30 % pour reproduire une insuffisance rénale chronique, puis reçoivent deux composés dans leur nourriture cinq jours sur sept pendant six semaines, avant une mesure de pression artérielle sous anesthésie terminale et le prélèvement de nombreux organes. Le porteur affirme que le modèle animal est "indispensable" et que le remodelage des tissus ne peut être évalué que sur un animal entier, tout en menant en parallèle des tests sur cellules rénales. Les bénéfices annoncés, de nouveaux traitements, sont renvoyés au moyen terme et au conditionnel.
Objectifs
La mortalité due à l'insuffisance rénale chronique (IRC) et l'insuffisance rénale terminale devrait devenir la 5ème cause mondiale de décès d'ici 2040. L'IRC altère significativement la qualité de vie et la sociabilisation des patients et représente une charge économique importante puisque la thérapie de remplacement rénal (dialyse) coute environ 38 000 €/patient/an. Ainsi, pour des raisons médicales, sociales et économiques, les efforts visant à réduire le nombre de patients atteints d'IRC présentent un intérêt majeur. Le rat va être utilisé comme modèle d’IRC induite par réduction chirurgicale de la masse rénale car il récapitule fidèlement la maladie humaine avec une atteinte des différentes structures du rein. L'objectif principal du projet est de contribuer au futur traitement de l'IRC en validant l'efficacité de deux composés innovants.. Les deux composés, administrés dans un cadre préventif précoce, ont montré des effets très prometteurs chez l'animal. Le projet a pour but : 1) la validation des 2 composés dans ce modèle de rat avec une focalisation sur la fibrose rénale et la synergie avec les traitements existants dans un cadre curatif ; 2) fournir une vue détaillée des mécanismes d'action des composés ; 3) évaluer la valeur translationnelle des composés, c’est-à-dire les possibilités de transposition des résultats chez l'homme et application en clinique.
Bénéfices attendus
Le principal bénéfice attendu du projet est le développement à moyen terme de nouveaux traitements afin de lutter contre la progression de l'insuffisance rénale chronique. De nombreux médicaments initialement prometteurs dirigés contre la progression de l'IRC ont échoué en clinique. Nous visons à valider l'efficacité de 2 composés dans le traitement de l'IRC en nous focalisant sur leurs possibilités de transposition en santé humaine. Ainsi, les deux composés seront testés chez le rat en parallèle avec les traitements déjà utilisés chez l'homme. L'étude des protéines modifiées dans le rein, combinée à une analyse bio-informatique poussée et à une validation in vitro sur des cellules rénales, nous permettront d’étudier les processus affectés par les composés pour : 1) valider que les mécanismes anticipés sont bien ciblés; 2) prédire les effets secondaires/hors cibles et ; 3) proposer de nouveaux composés qui pourraient être utiles dans le traitement de l’IRC.
Procédures
Les animaux seront soumis à une chirurgie sous anesthésie gazeuse pour ne laisser que 30% de la fonction rénale pour mimer l'insuffisance rénale chronique humaine. Des injections sous cutanée deBuprenorphine sont effectuées pour prévenir la douleur lors de la chirurgie et pendant la période post-opératoire (pendant 24h à 48h). Un groupe contrôle suivra une chirurgie « simulée » (incision de l’abdomen et manipulation des reins sans ligature ni excision) . La durée de la chirurgie est de 35 minutes. Deux prélèvements d'urine auront lieu au cours du projet: 1 mL environ sera prélevé par massage abdominal au niveau de la vessie en moins de 2 minutes. La fonction rénale des animaux sera évaluée deux fois au cours du projet à l’aide d’un dispositif miniature placé en 10 minutes maximum. Ce dernier permet de mesurer à travers la peau l’élimination par le rein d’une substance fluorescente injectée en intraveineux sous anesthésie. Les dispositifs miniatures sont maintenus sur la peau des rats à l’aide d’un adhésif et d’une gaze et les mesures sont ensuite effectuées pendant 2h sur les rats vigiles, libres de leur mouvement (pas de douleur et peu de stress). Cette technique évite la réalisation d’un prélèvement sanguin. Les traitements seront administrés 5 jours sur 7 pendant 6 semaines dans la nourriture des animaux (boulettes contenant les produits à tester). Les rats sont isolés en présence de la boulette de nourriture et remis dans leur cage une fois qu’ils l’ont mangée (évite les gavages). A la fin du protocole, la pression artérielle des rats sera mesurée sous anesthésie générale gazeuse, cette partie de la procédure étant sans réveil. Un cathéter est implanté dans la carotide droite et relié à un capteur de pression. Après 5 à 10 minutes d’enregistrement, un prélèvement sanguin sera effectué, puis les rats anesthésiés seront euthanasiés.
Impact sur les animaux
Plusieurs étapes du projet sont susceptibles d’induire des nuisances pour les animaux : la chirurgie sous anesthésie gazeuse et la réduction de la fonction rénale. L’utilisation d’analgésiques lors de l'opération et pendant 48h post-opératoire permet de limiter la douleur. L'analgésie post-opératoire sera évaluée avec une grille de score. Trois à 5 jours après l’opération, une perte de poids de maximum 10 % peut être observée. Le poids doit revenir à la normale au bout d'une semaine post chirurgie. La perte de poids est due en partie à la laparotomie (incision des muscles abdominaux) qui peut causer une gêne pour l’alimentation, la nourriture étant sur le couvercle des cages. Afin de favoriser l’alimentation des rats, de la nourriture hydratée sera placée dans le fond des cages. Les rats sont isolés pendant 24h (jusqu'à 48h) suite à la chirurgie, ce temps leur permet de retrouver une activité normale (exploration, mobilité) et permet de vérifier la bonne cicatrisation de leur plaie. L’isolement des animaux pouvant être une source de stress, ils seront ensuite hébergés en cages de 3 à 4 le plus tôt possible. Les prélèvements d’urines sont faits par massage abdominal au niveau de la vessie des animaux. Ce mode de prélèvement permet d’éviter d’isoler les rats dans des cages métaboliques pendant plusieurs jours (source de stress). Les nuisances induites se limitent alors à une contention de quelques secondes. Lors de l’étude de la fonction rénale, les rats sont anesthésiés avant d’être rasés et un dispositif miniature est fixé sur le dos, puis l’injection intraveineuse du traceur fluorescent est réalisée sous anesthésie également. La mesure se déroule pendant 2 h sur les rats vigiles, libres de leur mouvement. Ainsi, ce protocole ne provoque pas de douleur et peu de stress. Les traitements seront administrés dans la nourriture ce qui permet d’éviter le stress et les possibles lésions de la trachée induites par la réalisation quotidienne de gavages. Les traitements ont déjà été administrés chez le rongeur et n’ont pas entrainé d’effet indésirable.
Devenir
A l’issue de la procédure, la pression artérielle des rats sera mesurée sous anesthésie gazeuse (isoflurane 2%), cette partie de la procédure étant sans réveil. Après 5 à 10 minutes d’enregistrement de la pression artérielle, un prélèvement sanguin sera effectué, puis les rats anesthésiés seront euthanasiés par injection intraveineuse d’une dose létale de pentobarbital (Exagon ou Euthasol, 400 mg/kg, I.V.). L’euthanasie des animaux est nécessaire afin de permettre le prélèvement de leurs organes en vue de nombreuses analyses biochimiques, histologiques, génétiques et protéomiques, entre autres. De nombreux tissus seront prélevés chez les animaux et utilisés dans le cadre de différents projets dans notre équipe et avec des équipes partenaires. Seront notamment prélevés et étudiés : rein, cœur, plasma, artères (aorte thoracique, abdominale, …), intestins, urine et fèces, muscles (soléaire, gastrocnémien), tibias, cerveau, foie et tissus adipeux (épididymal, péri-aortique, sous-cutané).
Remplacement
Le modèle animal est indispensable à cette étude pour induire une insuffisance rénale chronique et une fibrose des reins, permettant ainsi l’évaluation du potentiel thérapeutique des molécules d’intérêt. Le remodelage de la structure des tissus (rénal notamment) est un processus complexe qui ne peut être évalué que sur l’animal. Ses déterminants ne peuvent pas être fidèlement reproduits par des méthodes alternatives. L'interaction entre différents organes (rein, cœur, vaisseaux sanguins, muscles, cerveau …) est nécessaire afin de représenter la pathologie humaine affectant divers organes cibles à divers stades de l’insuffisance rénale chronique. Le projet prévoit par ailleurs des tests in vitro sur différents types de cellules rénales. Ces tests permettront d’évaluer les mécanismes d’action des composés testés. Les résultats obtenus dans le modèle animal seront ainsi approfondis et complétés. L’étude sur cellule ne permet cependant pas de reproduire et d’appréhender le processus complexe de fibrose des reins.
Réduction
Le nombre d’animaux à inclure dans chaque groupe expérimental a été déterminé en teant compte de la diminution de la fibrose rénale (-35%) à atteindre, de la variabilité attendue des observations et des tests statistiques pour étudier l’efficacité des composés. Des animaux mâles et femelles seront inclus dans l’étude afin que nos résultats soient plus représentatifs. Ainsi, 12 animaux (6 femelles et 6 mâles) seront inclus dans les différents groupes et au total : 8 x 12 = 96 animaux seront nécessaires à la réalisation de l’étude. L’inclusion de groupes traités avec les thérapies existantes, les analyses approfondies de l'expression des protéines et les résultats très prometteurs dans d’autres modèles doivent permettre l’obtention de résultats positifs et transposables en clinique. L'étude des protéines apportera aussi une meilleure compréhension du modèle et des thérapies actuelles. Le test de 8 groupes en parallèle permet d’éviter de devoir répéter les groupes « contrôles » (animal sain et animal avec IRC non traitée) plusieurs fois. De nombreux tissus seront prélevés chez les animaux et utilisés dans le cadre de différents projets dans notre équipe et avec des équipes partenaires afin d’obtenir un maximum de résultats à partir d’un animal. Seront prélevés et étudiés : rein, cœur, plasma, artères (aorte thoracique, abdominale, …), intestins, urine et fèces, muscles (mollet), tibias, cerveau, foie et tissus adipeux (gras). Les analyses statistiques seront effectuées en utilisant les logiciels GraphPad Prism v5.0 et SAS v9.4.
Raffinement
L’opération chirurgicale deréduction de la masse rénale est réalisée sous anesthésie gazeuse et en une seule étape, ce qui évite d’avoir à opérer 2 fois les animaux. Des injections d’analgésique sont effectuées afin de prévenir la douleur lors et la chirurgie et pendant la période post-opératoire ( évaluation de la douleur avec une grille de score). La plaie sera désinfectée et une pellicule d’Ercefilm y sera déposée (pansement pelliculaire transparent qui protège les plaies des contaminations et permet le contrôle visuel de la cicatrisation). Un protecteur oculaire (« Ocry-gel ») sera utilisé pour prévenir la sécheresse oculaire pendant la chirurgie. Les animaux seront surveillés quotidiennement (activité, cicatrisation) pendant la semaine post-opération et de la nourriture hydratée sera placée dans le fond des cages afin de favoriser leur prise alimentaire. Les rats sont isolés pendant 24h (à 48h) suite à la chirurgie, jusqu’à retrouver une activité normale (exploration, mobilité et cicatrisation). Ils seront ensuite hébergés en cages de 3 à 4 le plus tôt possible. Les prélèvements d’urine sont faits par massage abdominal au niveau de la vessie des animaux (pas d’isolement stressant pour les rats). La mesure de la fonction rénale se déroule pendant 2 h sur les rats vigiles, libres de leur mouvement. Le protocole ne provoque pas de douleur et peu de stress. Cette technique de mesure récente permet d’avoir accès à une mesure très précise de la fonction rénale et évite un prélèvement sanguin. Avant les traitements, la mesure permettra de vérifier que les fonctions rénales des rats dans les différents groupes sont homogènes et qu’il n’y a pas de biais d’un groupe à l’autre. Les traitements seront administrés dans la nourriture (après entrainement d’une semaine) pour éviter le stress et les possibles lésions de la trachée occasionnées lors de gavages quotidiens. Cela limite aussi l’utilisation de solvants (type éthanol) nécessaires à la dissolution de certains composés testés, pouvant présenter une toxicité et confondre les résultats. Les traitements ont déjà été administrés chez le rongeur sans entrainer d’effet indésirable.
Choix des espèces
Le rat est un animal dont la fonction rénale et les pathologies associées sont très proches de celles de l’homme. Les genèse de l’IRC humaine est mieux reproduite chez le rat que chez la souris et seul des modèles complexes à utiliser (techniquement et éthiquement) tel que le chien ou le porc présentent une IRC plus proche de celle de l’homme. Le modèle de réduction de la masse rénale chez le rat est bien caractérisé et les outils immunologiques, biochimiques et moléculaires sont largement disponibles pour cette espèce, permettant une bonne exploitation des échantillons. Les rats sont réceptionnés à l'âge de 7 semaines (150-175g pour les femelles et 200-225g pour les mâles). La chirurgie sera effectuée après 1 semaine d'habituation aux conditions d'hébergement soit à l’âge de 8 semaines. A cet âge les animaux ont récemment atteint leur maturité sexuelle (stade jeune adulte). La réduction de masse rénale à ce stade « jeune » permet d’obtenir une insuffisance rénale mimant bien la pathologie humaine. Les rats suivront ensuite des traitements entre leur 14ème et 20ème semaine de vie (stade adulte). Agés de 14 semaines après avoir suivi la chirurgie de réduction de masse rénale à 8 semaines, les rats présentent une pathologie bien installée tout en ayant encore une fonction rénale résiduelle assez importante (pathologie pas trop sévère permettant aux potentiels traitements d'agir).
Mise en place de la technique de microdialyse chez le rat immuno-déprimé et validation par imagerie. (EU porteur ; EU2/2)
- Recherche fondamentale
- Oncologie
26 rats immunodéprimés vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Une tumeur cérébrale leur est implantée, puis une canule est fixée dans le crâne pour des séances de microdialyse pouvant durer cinq heures par jour, l'hébergement se faisant en cage individuelle pour éviter que les animaux ne rongent le dispositif. Le porteur classe l'implantation de la canule comme sévère et indique des points limites liés au volume tumoral et à l'état de l'animal, tous les rats étant tués au plus tard cinq jours après la pose. Il affirme que le remplacement n'est "clairement pas possible" car le développement d'une tumeur cérébrale dépend de phénomènes biologiques complexes.
Objectifs
Les glioblastomes sont les cancers du cerveau les plus fréquents et sont généralement agressifs. Le traitement de référence consiste, lorsque cela est possible, à retirer chirurgicalement la tumeur, puis à traiter par radiothérapie (traitement par les rayons X) et chimiothérapie. La radiothérapie occupe une place incontestée après la chirurgie. Malgré un traitement bien conduit, de nombreux patients développent une récidive tumorale locale. La Nanomédecine offre de remarquables perspectives de développement et d'innovation en matière de radiothérapie. Afin d’évaluer le potentiel thérapeutique d’une nanoparticule innovante (en cours de développement clinique), la compréhension approfondie des effets de ce traitement sur la réponse immunitaire et inflammatoire est une étape cruciale qui permettra de maitriser et potentialiser les effets du traitement. Pour cela, il est important de mettre en place une technique d’approche permettant de suivre en direct les marqueurs participant à la réponse immunitaire et inflammatoire. L’identification des marqueurs de l’inflammation se fait traditionnellement par technique d’immunohistochimie (méthode de localisation de marqueurs dans des coupes de tissu, par la détection d'antigènes au moyen d'anticorps) mais cette technique reste invasive puisqu’elle ne se fait que sous une approche « ex vivo » nécessitant la mise à mort de l’animal. Il est donc nécessaire d’utiliser une technique plus pertinente permettant de réduire le nombre d’animaux en effectuant un suivi longitudinal des marqueurs de l’inflammation « in vivo » sans avoir à mettre à mort l’animal. a microdialyse intracérébrale constitue une technique adaptée puisqu’elle permet d’assurer un échantillonnage sur animal vivant. Elle nécessite l’introduction dans le cerveau d’une sonde (passant à travers un guide ou canule) contenant une membrane semi-perméable à l’eau et aux petites molécules. L'atout principal associé à cette technique est qu'elle permet la mesure répétée de molécules dnas l'environnement du cerveau et de la tumeur sans nécessité de biopsie.
Bénéfices attendus
La microdialyse est une technique largement employée en clinique, permettant la surveillance du métabolisme cérébral. Elle permet, par l'intermédiaire d'une sonde implantée dans le cerveau, d' obtenir des échantillons du liquide prése,t dans le cerveau. La maitrise de cette technique d’échantillonnage permettra de mieux appréhender les mécanismes liés au développement de la tumeur et permettra par la suite de pouvoir caractériser les mécanismes d’action des différentes stratégies thérapeutiques menées au sein du laboratoire, notamment au niveau de la réaction inflammatoire. Dans le cas précis du projet européen, la mise en place de ce modèle permettra à terme d’apporter une compréhension approfondie des effets sur la réponse immunitaire qui constitue une étape cruciale pour maitriser et potentialiser les effets thérapeutique d’une nanoparticule innovante pour le traitement du glioblastome.
Procédures
- Implantation de la canule intra-cérébrale (suite à la réalisation de la procédure 1) : présence d'une canule (guide) qui émerge au niveau du crâne et qui reste présente à partir du moment de son implantation jusqu'à la mise à mort de l'animal pour une durée de 5 jours maximum. La chirurgie en elle-même est quant à elle estimée à 1h - Microdialyse intracérébrale (procédure 2) consiste en l'infusion d'un perfusat à travers des tubulures et à travers la sonde dans le but d'én récupérer un dialysat. Cette technique nécessite une équilibration préalable de la sonde antérieure à la récupération du diaysat. Pour la série 1, 5 microdialyses sont prévue de Jn+1 à Jn+5 avec 3h d'équilibration de la sonde au préalable et 2h de collecte des dialysats, ce qui correspond à une durée de 5h/jour soit 25h au total. Pour la série 2, 3 microdialyses sont prévues à J11, J13 et J15 avec de la même façon 3h d'équilibration de la sonde au préalable et 2h de collecte des dialysats correspondant à une durée de 5h/jour soit 15h au total.
Impact sur les animaux
Implantation de la canule : chirurgie opératoire classée sévère mais utilisation d'analgésiques pour limiter la souffrance des animaux (cf procédure 1). Hébergement en cage individuelle après l’implantation de la canule (pour éviter que les animaux ne se rongent la partie visible de celle-ci) pouvant conduire à un stress des animaux (limitation des interactions sociales directes) mais atténuation de cet effet indésirable en accolant les cages les unes aux autres qui sont de surcroit transparentes. Cages d’hébergements spéciales (30 cm *30 cm) et système de contention nécessaire à la protection des 2 tubulures (infusion du perfusat et récupération du dialysat)
Devenir
Tous les animaux sont gardés en vie à l'issue de chaque procédure sauf si un des points limites détaillés précédemment est atteint, conduisant alors à la mise à mort de l'animal. Pour réaliser un suivi longitudinal des marqueurs de l’inflammation, les animaux sont gardés en vie après chaque séance de micro-dialyse(procédure 2), sauf atteinte d’un des points limites (volume tumoral, dysfonctionnement moteur, modification comportementale, altération de l’état physiologique de l’animal) ou critère de perte de poids décrit comme précédemment. Cependant, comme mentionné précédemment, tous les rats seront mis à mort maximum 5 jours après la pose de la canule suite à la dernière session de micro-dialyse (soit Jn+5) pour a série 1 ou de la même façon à J15 post-implantation tumorale pour la série 2. Une mise à mort plus précoce sera préconisée dans le cas de problèmes techniques liés à la micro-dialyse (interruption de l’infusion, sonde mal positionnée par rapport à la tumeur)
Remplacement
Le remplacement des expérimentations animales par des méthodes alternatives n’est dans ce contexte clairement pas possible puisque le développement de tumeurs cérébrales dépend de phénomènes biologiques complexes (influence du microenvironnement tumoral, activation des cellules immunitaires, envahissement du tissu cérébral, processus inflammatoires...). De plus, la mise en place d’une tumeur est un phénomène multifactoriel impliquant différents types cellulaires (cellules tumorales, cellules des caisseuw sanguins, tissu cérébral,...). L’ensemble de ces facteurs complexes ne peut être appréhendé qu’in vivo sur un modèle animal. Cependant une expérience préliminaire « in vitro » sera menée pour dans un premier temps estimer les rendements de micro-dialyse ainsi que les temps d’équilibration de la sonde.
Réduction
La technique de micro-dialyse intra-cérébrale est une méthode d’échantillonnage permettant le recueil de molécules produites par l'organisme sans avoir à mettre à mort les animaux pour récupérer l’organe d’étude afin d’en extraire les molécules à doser. Elle offre donc l’opportunité d’utiliser un nombre plus restreint d’animaux dans la mesure où les prélèvements de dialysats peuvent être réitérés au cours du temps : chaque animal sera donc utilisé à plusieurs temps cinétiques, permettant ainsi de limiter le nombre d’animaux impliqués.
Raffinement
Une attention toute particulière sera portée aux animaux d'une part après l'implantation de la tumeur (pesée quotidienne, observation quotidienne du comportement, vérification de l'alimentation et de l'hydratation, désinfection et vérification de la bonne cicatrisation de la plaie) mais d'autre part lors de la chirurgie d'implantation de la canule (analgésie avec réitération, mise en cage individuelle, pesée quotidienne, observation quotidienne du comportement, vérification de l'alimentation et de l'hydratation, désinfection et vérification de la bonne cicatrisation de la plaie). Une vigilance accrue sera accordée au moment de la micro-dialyse, en effet les animaux connectés aux tubulures seront régulièrement observés, d’une part pour vérifier que le prélèvement se déroule correctement mais aussi pour s’assurer que le comportement des animaux n’est pas trop altéré par la contrainte des tubulures. L'atteinte d'un point limite décrit précédemment dans le descriptif des procédures conduira à la mise à mort de l'animal. Une attention toute particulière sera également portée lors du transport des animaux sur le site d’imagerie (5 min de trajet à pieds), notamment par le maintien d'une température optimale (par l'intermédiaire de bouillottes chauffantes placées sous les cages). Ce transport se fera toujours sous conditions éveillées : l’anesthésie sous gazeuse étant rapidement réversible. Les animaux bénéficieront en permanence d'un enrichissement sous forme de feuilles de sopalins et de bâtonnets en bois à ronger.
Choix des espèces
Dans les études menées en oncologie, les modèles animaux utilisés sont majoritairement les modèles murins (souris et rats). Les rats constituent l'espèce de référence compte tenu de leur accessibilité et de leur facilité de manipulation. En outre, le choix de cette espèce se justifie par la nécessité d’obtention de volumes de dialysats suffisamment importants pour les dosages ultérieurs mais aussi par les limitations de résolution offertes par l’imagerie anatomique. Les rats immunodéprimés sont classiquement utilisées dans le cas de greffes de cellules tumorales humaines car du fait leur immunodéficience, il n'y a ainsi pas de rejet du greffon tumoral implanté. Des rats âgés de 6 semaines sont utilisés, à un stade où leur conformation crâniale correspond à celle d'un atlas permettant de cartographier le cerveau de rat.
Modèles de microhémorragies cérébrales chez le rat et la souris : évaluation mécanistique et pharmacologique
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
Rats : 1520
800 souris et 1 520 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Des microhémorragies cérébrales leur sont provoquées par injection intracarotidienne de cyclodextrines ou par injection intracérébrale stéréotaxique de collagénase, suivies de tests comportementaux et d'imagerie IRM et TEP répartis sur douze mois. Le porteur indique des gênes possibles comme une perte d'appétit, une baisse de motivation ou une anxiété, et une mise à mort échelonnée pour examen du cerveau. Il affirme qu'un projet de neurosciences intégratives ne peut être mené avec des méthodes in vitro et nécessite un modèle animal.
Objectifs
Notre projet repose sur l'utilisation de 2 modèles pré-cliniques de microhémorragies cérébrales (MHC), chacun ayant leur intérêt et leur spécificité. En effet, le 1er modèle permet de développer des MHC disséminées dans tout le cerveau du rongeur, modèle se raprochant ainsi des cas cliniques retrouvées dans certaines maladies neurodégénératives telles que l'angiopathie amyloide cérébrale. Ce modèle innovant repose sur l’utilisation de cyclodextrines (CD) qui, à forte dose, deviennent toxiques pour les barrières biologiques comme la barrière hématoencéphalique (BHE), et ainsi « érodent » les membranes cellulaires endothéliales et permettent ainsi d’obtenir des MHC disséminées. Ce modèle a été validé chez la souris, mais, afin d’optimiser la résolution de nos analyses, nous souhaitons transposer ce modèle chez le rat. Nous pourrons ainsi améliorer la détection et l’évaluation des mécanismes impliqués dans la survenue de MHC. Le 2ème modèle a but pour d'induire une MHC unique au niveau cortical. Ce modèle a l'avantage de connaitre précisément la localisation de la microlésion et ainsi d'en étudier son impact direct sur le tissu environnant et son impact fonctionnel (cognitif et métabolique) de façon reproductible. Ce modèle repose sur l'injection stéréotaxique de collagénase et a été validé chez la souris. Ainsi, notre projet repose sur 3 axes essentiels: (i) Etudier la modulation des régulateurs hémostatiques dans le parenchyme de cerveaux de rats soumis à des microhémorragies disséminées. Les régulateurs de la coagulation et de la fibrinolyse seront examinés au niveau des microvaisseaux cérébraux pour évaluer l’altération de l’hémostase locale. De même, afin d’être au plus proche de la réalité clinique, nous souhaitons travailler sur des animaux des 2 sexes et plus âgés. (ii) Moduler pharmacologiquement les mécanismes impliqués lors de la survenue de MHC, notamment au niveau des régulateurs hémostatiques et de la neuroinflammation. (iii) Etudier les mécanismes physiopathologiques impliqués suite à l'induction d'une MHC unique et leur modulation pharmacologique dans une lignée de souris sauvages et dans une lignée transgénique portant un gène APP humain muté (souris APPJ20) et les corréler à l'évolution du déclin cognitif.
Bénéfices attendus
Ce projet a l'avantage de proposer 2 modèles différtents de MHC (unique et disséminées), ce qui permet d'étudier les différents aspects de ces micolésions. En effet, les conséquences cognitives et tissulaires à plus ou moins long terme ne sont pas les mêmes. De même, ces 2 profils sont retrouvés en clinique humaine et les médecins sont souvent impuissants quant à la prise en charge de ces microlésions. Grâce à ces 2 approches, nous pourrons mieux comprendre les mécanismes d’action et les conséquences des microhémorragies cérébrales, à court terme et à long terme et envisager, des projets de recherche translationnels avec la clinique.
Procédures
L'ensemble des animaux de ce projet va subir une chirurgie qui sera différente en fonction du modèle de MHC utilisé (injection de CD en intracarotidien pour le modèle MHC disséminées, injection en intracérébral par stéréotaxie pour le modèle MHC unique). Ces chrirugies se feront sous anesthésie générale à l'isoflurane qui durera entre 10 et 30 minutes en fonction du modèle. Tous les animaux du modèle de MHC unique seront soumis à une IRM de controle à 24h. Puis, l'ensemble des animaux réalisera des tests comportementaux à différents temps post-induction afin d'évaluer l'impact de la survenue des MHC au niveau moteur et cognitif. Ces évaluations sont généralement étalées sur plusieurs semaines (2 à 8 semaines selon le test utilisé). Par la suite, pour chaque temps d'intérêt, certains animaux (5 par groupe et par temps) seront soumis à une IRM afin d'évaluer la charge microhémorragique cérébrale et/ou à une TEP FDG afin d'évaluer le métabolisme cérébral in vivo. En fonction de la séquence utilisée en IRM, la procédure peut durer entre 15 et 30 minutes et 30 minutes d'acquisition pour la TEP FDG.
Impact sur les animaux
L'induction des MHC chez les animaux se fait par une chirurgie réalisée sous anesthésie. Malgré nos précautions, il se peut que que cela entraine une gêne chez l'animal à plus ou moins long terme (perte d'appétit, de motivation, augmentation de l'anxiété). De même, les animaux subiront au maximum 5 acquisitions réparties sur 12 mois (IRM et TEP-FDG) nécessitant une anesthésie non invasive sous isoflurane pouvant entrainer un stress et un mal-être chez l'animal mais qui reste proche de l'induction et dont les effets sont minimes et à court terme. Enfin, il se peut que l'animal subisse une douleur trainsitoire lors de l'injection intrapéritonéale de produit radioactif lors de la procédure d'évaluation du métabolisme cérébral (TEP-FDG). Cette douleur sera temporaire et sans conséquence car le volume et la quantité de rayonnement injectés restent faibles (équivalent à une radiographie classique). La mise en place d'une surveillance rapprochée et de points limites permettra de limiter au maximum ces gènes potentielles.
Devenir
L'esemble des animaux seront gardés en vie à l'issu des procédures d'induction de MHC unique ou disséminées (procédures modérées, 800 souris et 1520 rats). Ils seront également gardés en vie après la procédure IRM ou d'évaluations comportementales (procédures légères). Ils seront mis à mort à plusieurs temps post-induction (1,5-3-6-9 et 12 mois) pour examen histologique et immunohistochimique de leur cerveau (injection létale de pentobarbital (doléthal®, 182.2mg/kg) en IP, procédure sans réveil).
Remplacement
Il s'agit d'un projet portant sur l'impact des MHC avec des approches neuronales, vasculaires et comportementales . Un tel projet de neurosciences intégratives ne peut être mené avec des méthodes alternatives in vitro et nécessite l'utilisation d'un modèle animal.
Réduction
L’ensemble des procédures expérimentales nécessaires à l’accomplissement de ces études requiert un nombre total de 2320 animaux (1520 rats et 800 souris). Le nombre minimal nécessaire d'animaux a été défini pour assurer la validité scientifique et statistique des résultats (différences statistiquement observables entre les animaux traités et les animaux contrôles). Les études comportementales et la réponse aux traitements présentent une certaine hétérogénéité qui nécessite d'avoir un nombre d'animaux suffisant par lot ainsi que plusieurs lots pour valider les résultats. Les données et les analyses statistiques sont conformes aux recommandations sur la conception expérimentale et l'analyse en pharmacologie. Ainsi, des études statistiques seront réalisées à l'aide de tests paramétriques (Test t de Student) ou non paramétriques (Test de Mann-Whitney) selon la normalité de la distribution (déterminée via le test de Shapiro-wilk). Pour les évaluations longitudinales, nous utiliserons une ANOVA à deux facteurs (analyse des variances de façon bidirectionnelle). Pour l'ensemble de ces analyses, les différences seront significatives lorsque p≤0,05.
Raffinement
Dans tous les cas, l'ensemble des procédures expérimentales sera réalisé en limitant au maximum (durée et intensité) toute douleur et/ou stress pour les animaux, et en étant particulièrement vigilant sur les points limites afin de respecter au mieux le bien-être animal. Les conditions d'hébergement sont optimisées avec un environnement contrôlé (température, pression , humidité de l'air), avec enrichissement.
Choix des espèces
Le retentissement des conséquences neurologiques induites par cette ces procédures varie en fonction des espèces choisies. En accord avec ces données de la littérature et surtout afin de stabiliser la reproductibilité des lésions cérébrales contribuant à terme à réduire le nombre d’animaux opérés, nous avons choisi des rats Wistar sur fond génétique stable et/ou des souris C57bl6 homozygotes stables. Pour étudier l’impact des MHC dans un contexte neurodégénératif, nous avons aussi fait le choix de souris génétiquement modifiées (APPJ20) développant des lésions caractéristiques de la maladie d'Alzheimer. Le choix de 2 espèces de rongeurs repose sur les recommandations STAIR et est adapté à l’évaluation expérimentale. Pour l’évaluation d’agents pharmacologiques, nous utiliserons des rats et des souris âgés de 10 semaines, âge où les souris ont acquis une maturité cérébrale et dont nous avons déjà une expertise dans notre modèle. Pour les études autour des régulateurs hémostatiques chez le rat, nous utiliserons également des animaux plus âgés (autour de 12 mois de vie) où les mécanismes délétères liés à l’âge se mettent en place.
Influence du vieillissement sur la calcification vasculaire associée à l’insuffisance rénale chronique
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
1 248 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une insuffisance rénale chronique leur est induite par ablation partielle du rein, un modèle de diabète étant aussi employé, avec des prélèvements de sang par incision de l'artère de la queue et une échographie avant la mise à mort. Le porteur indique un risque de mortalité de 20 à 30 % lié à la néphrectomie et fixe des points limites incluant une perte de poids de 20 %. Il affirme que l'insuffisance rénale et la calcification vasculaire sont impossibles à reproduire in vitro, rendant le recours aux animaux "indispensable".
Objectifs
Ce projet a pour objet d’étudier les mécanismes physiopathologiques reliant l’IRC et la calcification vasculaire en fonction de l’âge.
Bénéfices attendus
L’insuffisance rénale chronique (IRC) est une maladie multifactorielle souvent associée à l’hypertension artérielle, le diabète et l’âge. Si elle n’est pas correctement traitée, l’IRC conduit à la mise en place d’une hémodialyse. De plus, les patients IRC présentent un fort risque de développer des maladies cardiovasculaires. Parmi les atteintes cardiovasculaires observées chez les patients IRC, la calcification des vaisseaux (trait caractéristique de l’athérosclérose tardive) est très fréquente. Le projet vise à étudier l’influence de l’âge sur les mécanismes physiopathologiques reliant l’IRC et la calcification vasculaire, et de tenter d’identifier les cibles moléculaires de potentiels candidats médicaments.
Procédures
L’IRC sera induite par ablation partielle rénale (néphrectomie) dans plusieurs souches de souris mâles et femelles, jeunes et âgées. Nous utiliserons également un modèle de calcification vasculaire associée au diabète de type 1. Après caractérisation des modèles, les souris seront exposées à des traitements pharmacologiques ou moléculaires susceptibles de bloquer la calcification. Avant leur sacrifice, les animaux seront soumis à des investigations in vivo pour évaluer la fonction rénale (diurèse, débit de filtration glomérulaire) et cardiaque (échographie). Des prélèvements de quelques gouttes de sang par petite incision au scalpel de l'artère caudale (volume inférieur à 50µl) pourront être effectués toutes les 2 à 3 semaines après la dernière chirurgie pour mesurer la glycémie à l'aide d'un glucometer. La calcification vasculaire sera mesurée sur des vaisseaux (aorte) prélevés après sacrifice.
Impact sur les animaux
Procédure #1: stress transitoire lié à la chirurgie, apparition progressive d'une insuffisance rénale Procédure #2: apparition progressive d'un diabète Procédure #3: pas d'effet indésirable Procédure #4: léger stress transitoire lié à l'installation des capateurs Procédure #5: procédure non invasive et non douloureuse effectuée sous anesthésie.
Devenir
Procédures #1 et #2: gardés en vie en vue de leur utilisation dans les procédures 3 à 6. Procédure #3: gardés en vie et utilisés dans les procédures #4 à 6.
Remplacement
Le recours à l’expérimentation sur des animaux est indispensable car l’insuffisance rénale aiguë et la calcification vasculaire sont impossibles à reproduire in vitro. Les études sont optimisées d’après la littérature ou les observations réalisées au laboratoire (doses injectées, durée du traitement).
Réduction
Les effectifs des cohortes sont réduits au maximum dans la limite de l’outil statistique. Pour chaque expérience, le maximum d’échantillons sont extraits de l’animal afin d’éviter d’avoir à reproduire l’expérience par manque de matériel biologique.
Raffinement
Tous les animaux sont hébergés dans un service de zootechnie agréé par le ministère dans un environnement enrichi (ajout de papier essuie tout pour la nidification). Pendant toute la durée de nos études, les animaux sont suivis quotidiennement, pesés au moins une fois par semaine afin d’identifier une potentielle souffrance. Calcification dépendante de l’IRC : compte tenu du risque de mortalité (environ 20-30%) lié à la néphrectomie, 15 animaux sont a priori suffisants pour détecter des différences significatives de la calcification vasculaire avec un risque à 5%. Calcification indépendante de l’IRC : compte tenu du très faible risque de mortalité (moins de 5%) lié à l’injection de STZ, 12 animaux sont a priori suffisants pour détecter des différences significatives de la calcification vasculaire avec un risque à 5%. Les comparaisons entre groupes traités et non traités seront réalisées en utilisant un test de Wilcoxon pour les paramètres quantitatifs. Outre la minimisation du nombre de souris, les animaux seront observés quotidiennement afin d’évaluer le bien-être ou la douleur des animaux. Les points limites sont définis ci-dessous : #1-Perte d’appétit et/ou une diminution de la consommation d’eau (pendant 24 ou 48h entraînant une perte de poids et une déshydratation; #2-Perte de poids supérieure à 20% du poids initial; #3-Posture de prostration ou léthargie au-delà de 24 heures après la chirurgie. En cas de dépassement des points limites (#1 et #2) ou (#1 et 1#3), les animaux seraient suivis attentivement pendant quelques jours et, si leur état ne s’amélioraient pas, les animaux seraient euthanasiés
Choix des espèces
Les travaux antérieurs de l’équipe ont été menés dans cette espèce couramment utilisée dans les études expérimentales sur l'insuffisance rénale chronique. Par ailleurs, la souris est un modèle animal validé de calcification vasculaire. Les animaux seront utilisés entre 8 semaines (développement rénal complet) et 24 mois d’âge. L’insuffisance rénale, le diabète et la calcification vasculaire sont des processus assez longs à se mettre en place.
Effets antidepresseurs de la kétamine et ses métabolites : implication des transmission GABAergiques et glutamatergique dans le cortex médian préfrontal
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
720 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance légers à modérés. Elles reçoivent de la kétamine ou son métabolite par voie intrapéritonéale ou intranasale pour en étudier les effets antidépresseurs, 120 d'entre elles subissant une implantation de sonde de microdialyse dans le cerveau. Le porteur qualifie les nuisances de "très faibles" et affirme que la chirurgie intracérébrale est indolore car le cerveau serait dépourvu de fibres de la douleur. Il conclut que l'utilisation de souris est "indispensable" car les réponses comportementales et neurochimiques ne sont pas modélisables.
Objectifs
Notre projet vise à édudier les effets antidépresseurs rapides de la kétamine et de son métabolite le HNK appliqués en IP et en intranasale. Ces effets seront aussi étudiés d'un point de vue neurochimique dans le cortex médian préfrontal des souris.
Bénéfices attendus
La mise en évidence des mécanismes sous jacents aux effets antidépresseurs de la kétamine ou de son principal métabolite seront une avancée supplémentaire dans le développement d'une nouvelle classe d'antidépresseurs non monoaminergiques.
Procédures
Comportement : 5 minutes (n=600) Chirurgie : implantation stéréotaxique de sonde de microdialyse (24h, n=120).
Impact sur les animaux
Les nuisances pour ces animaux sont très faibles. Pour l'axe comportemental, les administrations I.P ou I.N. seront réalisées par du personnel qualifié à ces techniques et les tests comportentaux n'impliquent pas de douleur ou de durée d'expérimentation déraisonnable. Les implantations intracérébrales constituent une gène légère pour l'animal. Le cerveau est dépourvu de fibres sensibles à la douleur, à titre d'exemple des chirurgies similaires sont réalisée chez l'humains sous simple anesthésie locale.
Devenir
Euthanasie des animaux à l'issue de chaque procédure, pour vérification anatomique des implantations.
Remplacement
L'utilisation de souris est indispensable pour ce projet. L'évaluation de processus complexes qui iduisent une réponse comportementale n'est à ce jour pas modélisable. De façon similaire, les conséquences neurochimique des traitements 24 heures après administration das le cortex ne sont pas modélisables non plus.
Réduction
Le calcul de puissance est effectuée pour les expériences de comportement a été réalisé avec le logiciel biostatGV. Un écart type de 20 % (issue des données de la littérature et de notre propre expérience) et la possibilité de discriminer un effet de 20% a été envisagé. Une puissance de 0,9 et un alpha de 0,05 ont été choisis. Ceci indique 25 animaux par groupe. Une approche statistique sera envisagée par analyse de la variance (ANOVA) entre les différents groupes d'animaux suivis pas des tests post-hoc adéquat. Les seuils de significativité seront fixés à *p
Raffinement
Un anesthésique est utilisé pour effectuer l'implantation des sondes de microdialyse. Le cerveau est un organe dépourvu de fibres nerveuses libres dédiées à la nociception, bien qu'invasive cette chirurgie se révèle mineure pour les animaux
Choix des espèces
L'utilisation de de souris est nécessaire pour ce projet en particulier la souche Balb/C de par son phenotype naturellement anxieux. Les animaux entreront dans le protocole expérimental lorsqu'ils seront agés de 8 à 10 semaines.
Caractérisation d’un modèle murin dans la maladie de Charcot-Marie-Tooth et thérapie par croisement génétique
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Oncologie
160 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Modèles des maladies de Charcot-Marie-Tooth et de myopathie centronucléaire, elles subissent une batterie de tests moteurs, suspension, force de préhension, marche sur tapis, barre crantée, électromyographie, ainsi qu'un test de von Frey, avant une mesure terminale des propriétés musculaires sans réveil. Le porteur affirme qu'aucune douleur n'est observée chez les mutants et que le test de sensibilité mécanique est indolore. Il indique qu'une étude sur cellules ne peut évaluer la force musculaire de l'animal entier et conclut à la nécessité de la souris.
Objectifs
Le but de cette étude est d’évaluer les conséquences d’une mutation au niveau du gène de la dynamine 2 responsable chez l’homme de la maladie de Charcot-Marie-Tooth (CMT) et d’apporter une thérapie par croisement génétique. La CMT est une maladie génétique qui affecte les nerfs périphériques et qui touche 50000 personnes en France. A ce jour, aucun traitement efficace n’est disponible. Nous avons démontré dans une étude antérieure une baisse de l’expression de la dynamine 2 chez l’animal portant la mutation responsable de la maladie de CMT. A présent nous souhaitons moduler le niveau de dynamine 2 dans des souris atteintes de CMT par croisement avec des animaux mutants myopathe qui présentent une sur expression de cette même protéine. De cette manière, les animaux issus de ce croisement génétique devraient montrés un niveau de dynamine 2 normal.
Bénéfices attendus
Par cette étude nous envisageons d’évaluer les conséquences fonctionnelles de cette mutation sur la maladie, dans des nouveaux modèles de souris myopathes dont les mutations génétiques reproduisent fidèlement les symptômes musculaires de patients atteints de myopathies centronucléaires. De plus, cette étude vise à évaluer l'efficacité de la diminution de la protéine dynamine 2 chez la souris atteinte par la maladie de CMT.
Procédures
Les souris seront soumises à une série de tests phénotypiques à l'âge de 7 à 8 semaines. Hanging test-Mesurer la force du corps. Les souris sont suspendues sur le couvercle de la cage durant 60 secondes maximum. La force des souris sera mesurée 1 fois/semaine, 3 essais/jour/souris, avec 15 minutes de pause entre chaque essai. 2. Grip-Mesurer la force des pattes. Le test sera effectué 3 fois/souris, avec un temps de repos de 15 minutes entre les différents essais. Le Grip test sera effectué une fois par semaine, sur 2 ou 4 pattes. 3. Gait-mesurer la position des pattes pendant le déplacement. L'animal est déposé sur un tapis roulant se déplaçant à une vitesse comprise entre 8 m/s et 14 m/s pendant 1 minute maximum. Ce test sera exécuté une fois par semaine. 4. Barre cranté-Mesurer l’habilité à se déplacer sur une barre cranté de 110 cm de long. Le test sera effectué 1 fois/semaine, 3 essais/jour/souris, avec un temps de repos de 15 minutes entre les différents essais. 5. EMG (Electromyographie)-Mesurer l’activité électrique musculaire. Ce test sera réalisé une seule fois. 6. VF (Von Frey)-Mesure de la sensibilité mécanique sur les pattes arrière de l’animal. Chaque patte arrière est mesurée 2 fois. Ce test sera réalisé une seule fois par semaines. 7. Mesure des propriétés contractiles musculaires in situ (AURORA). C'est une PE sans réveil.
Impact sur les animaux
Pour cette étude deux modèles murins seront utilisés, un modèle atteint de Myopathie Centro-Nucléaire (CNM) et un deuxième atteint de la maladie de CMT. La souris atteinte de CNM développe une faiblesse musculaire et peut montrer des difficultés de locomotion qui apparaissent vers 6 semaines. Ces animaux mutants ont également un poids corporel inférieur au animaux contrôles. Aucune douleur n'est observée chez ces animaux. La souris atteinte de la maladie de CMT présente une légère perte de poids. Avant les mesures de conduction nerveuse, les souris seront anesthésiées afin d’éviter toute souffrance due à l'implantation des électrodes et tout mouvement. Lors de la mesure de la sensibilité mécanique les animaux seront placés individuellement dans une boite transparente sur une grille pendant 30 minutes environ. Le test consiste à appliquer un fil de nylon sur la voute plantaire de l’animal et de mesurer s’il réagit. Cette procédure ne nécessite pas de dispositif particulier pour limiter la souffrance car il s’agit d’un test indolore. En revanche, pour limiter l’isolement de l’animal, ce dernier est immédiatement replacé dans sa cage avec ses congénères dès la fin du test. En ce qui concerne les mesures des propriétés contractiles musculaires in situ (classe sans réveil), l’animal est fortement anesthésié avant de subir une opération chirurgicale consistant à d’une part isoler le nerf sciatique et d’autre part à libérer le muscle tibial antérieur.
Devenir
A l'issue de cette procédure, les animaux sont mis à mort par dislocation cervicale sous anesthésie car les différents muscles et organes seront collectés pour une analyse histologique et biomoléculaire. Ces analyses nous permettront d'évaluer les potentielles effets bénéfiques de cette thérapie par croisement génétique et de mieux comprendre la maladie.
Remplacement
Pour caractériser cette maladie (CMT) et évaluer l’efficacité de ce croisement génétique nous souhaitons étudier la souris. Le modèle murin étant physiologiquement et structurellement assez proche de l’Homme, ce modèle animal nous permet d’étudier d’une part la physiopathologie et d’autre part l’amélioration des symptômes apporté par la régulation de cette protéine par croisement génétique. D’une part, une étude exclusivement réalisée sur des cellules ne pourrait pas se suffire à elle-même car les effets sur l’ensemble de l’organisme et l’évaluation sur le bénéfice de la force musculaire seraient impossibles à évaluer. D’autre part une étude sur culture de cellules mutante ne peut être envisagée car le phénotype pathologique ne se développe pas et le bénéfice de la force musculaire ne peut être mesuré (REMPLACEMENT).
Réduction
Plusieurs procédures expérimentales seront réalisées avec un test maximum par jour. Le nombre d’animaux sera réduit au maximum pour obtenir une puissance statistique suffisante. De plus, les mâles et les femelles seront utilisés car cette maladie touche aussi bien les hommes que les femmes. Le nombre de géniteurs sera réduit en créant des cages d’accouplements avec deux femelles pour un mâle. Nos connaissances sur ce modèle animal mutant et les études réalisées sur d’autres thérapies montrent que 15 souris par groupe seront nécessaires pour obtenir une étude concluante. Cependant une première étude pilote sera réalisée avec 10 animaux, afin de vérifier le phénotype et le niveau de la protéine Dynamine 2. En tenant compte des géniteurs, des animaux d’expérience mâles et femelles, nous prévoyons 160 animaux pour cette étude (REDUCTION).
Raffinement
Un certain nombre de procédures seront mises en place afin d’améliorer le bien-être de l’animal. Si des difficultés de locomotion apparaissent, de la nourriture sera placé dans la cage afin de soulager l’animal dans ses déplacements. Les souris seront hébergées par groupe de 2 à 4 par cage et la qualité de l’air sera assurée par une ventilation. Des nids seront disposés dans chaque cage avec un accès illimité à la boisson et à la nourriture. Les cages d’accouplements seront constituées de deux femelles par cage facilitant l’élevage des petits. Le bien-être des animaux sera contrôlé quotidiennement afin de détecter au plus tôt les premiers signes de souffrance comme l’apathie, la prostration, l’abaissement des paupières et l’apparition d’une cyphose. Pour le nouveau-né, la souffrance sera évaluée visuellement : capacité à se retourner, couleur de la peau, capacité à se mouvoir. À partir du sevrage, une perte de poids de 20% en une semaine conduira à l’arrêt du protocole. En cas de douleur intense, un analgésique pourra être administré et l’étude sera prématurément stoppée (RAFFINEMENT).
Choix des espèces
Afin d’évaluer et de comprendre les mécanismes cellulaires induits par une mutation du gène DNM2 et les effets de ce croisement génétique, nous avons besoin d'effectuer des expériences physiologiques in vivo. Ces mesures ne peuvent pas être réalisées sur d'autres espèces évolutivement plus éloignées de l’homme car la structure du muscle est différente. De plus, la souris est la seule espèce physiologiquement et structurellement assez proche de l’Homme dans laquelle nous pouvons réaliser les manipulations génétiques pour obtenir ces modèles de pathologie humaine. Les souris seront testées à l'age adulte c'est à dire de 7 à 8 semaines. A cet âge le phénotype lié à la maladie de CMT et le bénéfice de la thérapie sur la maladie pourra être aisement évalué.
Rôle des cellules régulatrices du système immunitaire dans la maladie du greffon contre l’hôte
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
360 souris immunodéprimées vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles sont irradiées puis reçoivent par voie intraveineuse des cellules sanguines humaines déclenchant une maladie du greffon contre l'hôte, avec des injections répétées et des gavages d'antibiotiques sur trente-cinq jours. Le porteur indique que les animaux développent une perte de poids et une atteinte cutanée avec perte de poils, et qualifie de "non douloureux" les injections et les prélèvements. Il affirme que l'accès aux organes cibles est très limité chez les patients et qu'il est "indispensable" de recourir à un modèle animal.
Objectifs
La greffe de cellules souches hématopoïétiques (= cellules permettant la production de toutes les cellules sanguines) est l'une des approches thérapeutiques dans le traitement de cancer du sang après une chimiothérapie. Dans le cas d'une allogreffe (les cellules souches hématopoïétiques d'un donneur compatible), une complication majeure peut apparaître: la maladie du greffon contre l’hôte (GVH). Cette maladie est due à la réaction des cellules du donneur contre les cellules du receveur, entrainant leur destruction, les organes cibles étant essentiellement, la peau, le tube digestif et le foie. Les avancées technologiques récentes ouvrent de nouvelles perspectives pour la compréhension du rôle du système immunitaire (système de défense contre les infections) dans le développement de la GVH humaine. Ce projet a pour but de caractériser le rôle d’une population particulière de cellules du système immunitaire en étudiant leur action régulatrice potentielle sur la survenue de la GVH.
Bénéfices attendus
La détermination du rôle régulateur potentiel de cette population de cellules d'intérêt contribuera à une meilleure compréhension des mécanismes pouvant freiner le développement de la GVH humaine. Les approches thérapeutiques actuelles pour prévenir la survenue d’une GVH demeurant limitées par leurs effets indésirables, nos résultats permettront d’élargir le champ thérapeutique de cette maladie.
Procédures
Afin de comprendre comment la population de cellules particulière agit sur le développement de la GVH, nous allons utiliser un modèle parfaitement décrit dans la littérature scientifique du domaine. Des souris immunodéficientes (dépourvues de système immunitaire) seront soumises à une irradiation, étape d'une durée de 5 minutes non douloureuse permettant de "faire de la place" avant l'injection des cellules sanguines humaines qui seront à l'origine du développement de la GVH. En effet, un jour après l'irradiation, les souris recevront par voie intra-veineuse (injection non douloureuse dans la veine de la queue réalisée sur souris éveillées, durant moins d'une minute par souris) les cellules sanguines humaines avec ou sans notre population cellulaire d'intérêt. Pour identifier les mécanismes par lesquels notre population cellulaire d'intérêt agit sur le contrôle de l'apparition de la GVH, nous administrerons (par injection dans l'abdomen de souris éveillées, durant moins d'une minute par souris) une molécule connue pour bloquer l'action de nos cellules d'intérêt. Cette injection non douloureuse sera répétée trois fois par semaine pendant 21 jours. Des prélèvements sanguins (au niveau de la joue, geste non douloureux réalisé sur souris éveillées durant une minute par souris) seront effectués chaque semaine sur toute la durée (35 jours) de la procédure expérimentale. Le volume sanguin prélevé est faible et compatible avec une répétition hebdomadaire. Nous évaluerons également le rôle de la flore intestinale sur l'activation de notre population d'intérêt et donc sur son rôle protecteur de la GVH. Pour cela, nous administrerons soit dans l'eau de boisson, soit par gavage (une fois par jour pendant 3 semaines, intervention durant une minute par souris) à l'aide d'une sonde adaptée, un mélange d'antibiotiques. Nous suivrons le développement de la GVH par l'apparition des signes cliniques mais également grâce à des prélèvements sanguins hebdomadaires.
Impact sur les animaux
Les souris développant une GVH vont présenter une perte de poids dans les 30 jours après le début de la procédure. Une atteinte cutanée sera également observable (poils hérissé puis perte de poils). La mise en place du modèle implique une étape d'irradiation à une dose qui ne devrait pas avoir d’effet néfaste sur le bien-être de l’animal. Nous y serons tout particulièrement vigilants avec une surveillance accrue de l’aspect des souris au courant de la première semaine. Les administrations répétées (dans l'abdomen ou gavage) pourront également avoir un impact sur le bien-être de l’animal, auquel nous serons tout particulièrement attentifs. De plus lors de l’administration (dans l’eau de boisson) d’antibiotiques, nous nous assurerons que les souris s’hydratent correctement.
Devenir
Tous les animaux de ces procédures seront euthanasiés à l’issu de chaque procédure et les différents organes liés au système immunitaire ou connus pour être des organes cibles de la GVH seront prélevés pour analyse.
Remplacement
L’accessibilité aux principaux organes cibles de la GVH demeure très limitée chez les patients. L’étude des mécanismes de développement de la maladie ainsi que les évènements pouvant la réguler est très difficile chez l’homme et requiert donc l’utilisation d’un modèle animal. Nous avons néanmoins réalisé au préalable le maximum d’expériences in vitro pour démontrer qu'une population de cellules du système immunitaire très particulière est capable de réguler la prolifération et la fonction des cellules responsables de la GVH. A ce stade du projet, il est indispensable d'utiliser un modèle animal pour caractériser leur mécanisme d'action en vue d'une utilisation possible dans des essais thérapeutiques.
Réduction
Grâce à une analyse statistique et à notre expertise sur ce type d’expériences, nous avons réduit le nombre de souris utilisés au minimum tout en s’assurant d’obtenir des résultats statistiquement significatifs. De plus, nous optimisons au maximum nos expériences pour réaliser le plus d'analyses possibles sur les cellules obtenues à partir d'un même animal (récupération dans une seule expérience d’un grand nombre d’organes du système immunitaire afin de réaliser le maximum d’analyse et de conserver des prélèvements pour des études ultérieures.)
Raffinement
Afin de réduire au minimum la douleur et la souffrance qui pourraient être ressenties par les souris, nous prévoyons la mise en place de différentes actions. Tout d'abord, les souris seront hébergées dans un environnement enrichi (présence de papier kraft pour la création de nid et de buchette en bois à ronger). Un suivi quotidien (par les animaliers et/ou les expérimentateurs) des animaux sera réalisé. Les animaux seront euthanasiés si leur état se dégrade soudainement ou si le score déterminé à partir d'une fiche d'évaluation des signes cliniques indique des signes de souffrance.
Choix des espèces
Le choix de la souris comme espèce animale pour réaliser les expériences de ce projet est pertinant, car un modèle reproduisant de nombreux signes de la GVH humaine est parfaitement décrit dans la littérature. De plus nous avons une bonne connaissance des signes de souffrance chez la souris et la possibilité de les prendre en charge facilement et rapidement. Les souris utilisées dans le cadre de ce projet seront des souris immunodéficientes (dépourvues de système immunitaires) adultes conformément aux modalités de mise en place de ce modèle expérimental.
Exploration par échographie de contraste de la vascularisation cérébrale dans un modèle rongeur de Trouble de Déficit d’Attention avec ou sans hyperactivité.
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
40 rats vont être utilisés, opérés sous anesthésie et tués avant tout réveil, dans des procédures classées sans réveil. Issus d'un modèle de trouble du déficit de l'attention, ils subissent une échographie cérébrale avec injection d'un agent de contraste, avec une craniotomie partielle si l'os atténue trop les ultrasons. Le porteur consacre très peu de lignes aux impacts, se bornant à indiquer que la procédure est sans réveil et que tous les animaux seront tués. Il affirme qu'il n'existe pas de méthode alternative permettant de modéliser ce trouble, sans autre justification.
Objectifs
Les objectifs de ce projet sont d’évaluer la vascularisation cérébrale par échographie de contraste dans un modèle animal de Trouble de Déficit d’Attention avec ou sans Hyperactivité (TDAH). Le TDAH est une maladie caractérisée par des problèmes d’attention, d’impulsitivité et d’hyperactivité chez l’enfant qui persistent dans 2/3 des cas chez l’adulte. De nombreuses études montrent que les patients TDAH adultes ont un risque accru de développer une addiction, notamment à la nourriture. L’objectif de ce projet est de comprendre à l’aide d’un modèle animal de TDAH les modifications cérébrales qui pourraient être à l’origine de cette association. Les modifications d’activité métabolique étant couplées avec des modifications de flux sanguin cérébral, l’objectif de cette partie du projet est d’étudier les modifications de flux sanguin cérébral à l’origine de l’association entre TDAH et addiction à la nourriture.
Bénéfices attendus
Nous souhaitons ainsi améliorer la compréhension des mécanismes neurobiologiques associés aux modifications de vascularisation cérébrale qui sous tendent les addicitons chez les patients TDAH.
Procédures
Cette procédure durera environ 30 min, elle sera réalisée une seule fois sur des animaux sous anesthésie générale. Les animaux seront soumis à une échographie cérébrale avec injection d’un agent de contraste par voie intraveineuse. Si l’os cranien atténue de façon excessive les ultrasons il sera nécessaire de réaliser une craniotomie partielle circulaire puis les animaux seront sacrifiés.
Impact sur les animaux
C'est une procédure sans réveil.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort.
Remplacement
Il n'existe pas de méthodes alternatives permettant de modeliser le TDAH.
Réduction
Les animaux sont issus d'un projet antérieur de l'unité validé. Un nombre de 20 animaux par groupe est nécessaire avec dans les 2 groupes 10 animaux soumis au protocole d'addiction au sucre et 10 sans addiction.
Raffinement
Les rats seront hébergés par groupe social, 2 par cage, en présence d'enrichissement comprenant un tunnel et/ou une cabane en carton ainsi qu'un bâton à ronger, ainsi que du Sizzle Nest et/ou papier absorbant. Toutes les stratégies d'analgésie et d'anesthésie et de soin seront mises en oeuvre pour réduire au maximum tout inconfort qui pourrait être induit par le modèle. Les animaux seront observés deux fois par jour afin d’évaluer leur stress/leur douleur après les différentes procédures réalisées sous anesthésie.
Choix des espèces
Le rat est l'espèce la plus adapté pour cette étude, notamment pour l'imagerie échographique. Adultes, afin que le modèle de prise alimentaire en escalade ait eu le temps d’avoir été mis en place.
Klebsiella et translocation intestinale
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
108 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles subissent des gavages et des prélèvements de selles quotidiens pour étudier la translocation intestinale de la bactérie Klebsiella, un mélange d'antibiotiques leur étant administré. Le porteur indique un point limite fixé à 20 % de perte de poids, au-delà duquel les animaux sont tués, et décrit un suivi des signes de douleur avec administration de paracétamol si besoin. Il affirme que l'analyse in vitro reste insuffisante et qu'il est impossible de reproduire in vitro le microbiote complexe et l'inflammation de l'hôte.
Objectifs
L’objectif principal est de caractériser le processus physiopathologique des infections à Klebsiella chez des patients de réanimation impliquant potentiellement leur translocation de l’intestin vers la circulation sanguine et les poumons. Ces mécanismes peuvent être multifactoriels et peuvent impliquer des facteurs de risques des patients (notamment une inflammation intestinale bas bruit et la prise d’antibiotiques). L’utilisation de modèles murins et la seule approche permettant de comprendre au mieux cette physiopathologie afin de penser de futures stratégies prophylactiques des infections.
Bénéfices attendus
L’analyse comparative des souches isolées dans les différents sites cliniques d’un même patient à partir d’hémocultures et la détermination de leurs capacités à moduler les jonctions serrées in vitro, permettront de mieux comprendre le processus physiopathologique des infections à Klebsiella spp. en lien avec le réservoir intestinal de ce genre bactérien. Les modèles in vitro puis in vivo* proposés apporteront des réponses sur le comportement de cette bactérie au contact de cellules eucaryotes et permettront de répondre clairement à des questions souvent évoquées dans la littérature : Des souches de Klebsiella spp. sont-elles capables d’emprunter une voie endogène pour générer une infection et quels sont les mécanismes mis en jeu au niveau de l’épithélium intestinal ou respiratoire ? Ce projet transversal vise à fournir des réponses fondamentales et des pistes de réflexion face au problème des infections liées à Klebsiella spp. Les résultats obtenus permettront d’orienter des mesures pour prévenir ces infections. Ce travail servira de preuve de concept afin d’initier un projet sur un modèle animal pour confirmer ces résultats. Cette étape est nécessaire avant d’envisager une modulation du microbiote intestinale pour prévenir la translocation intestinale à Klebsiella spp.
Procédures
Les animaux vigiles seront soumis à des prélèvements de selles quotidiens et des gavages (2 par animal).
Impact sur les animaux
Quotidiennement, les animaux seront pesés pour détecter une possible perte de poids, et observés (comportement général de l’animal, apparence) pour repérer les signes de stress et de douleur (activité, locomotion, prise d’eau et de nourriture, état du poil, prostration, vocalise,…). L’animalier ou l’expérimentateur contrôlera quotidiennement la présence d’eau et de nourriture pour chaque cage. Toute observation anormale sera transmise à l’expérimentateur. Si des signes de douleur sont observés, du paracétamol sera administré par voie orale à l’animal concerné (2 gavages quotidiens, 200mg/kg). Les animaux présentant des signes de déshydratation seront réhydratés par injection sous-cutanée de sérum physiologique. Ces animaux seront surveillés 3 fois par jour mais resteront cependant avec leurs congénères car un l’isolement serait un facteur de stress pouvant impacter fortement les résultats. Les animaux présentant une perte de poids supérieure à 20% seront euthanasiés immédiatement. Pour ce projet, plusieurs critères ont été définis sur la base de l’évaluation des points limites proposés par Morton et Griffiths (1985). Ces critères sont les suivants : -Poids : perte de poids supérieure à 20%, depuis le début de l’expérience (J0). -Activité : diminution marquée de la motricité spontanée, diminution des activités de toilettage ou motrice après stimulation. -Apparence physique externe : poils hérissés, couleurs du pelage terne, posture voutée, vocalisation -Fèces : Présence de sang dans les fèces pendant plus d’une semaine.
Devenir
Les animaux de la procèdure 1 seront inclus dans la 2 puis dans la 3. En fin d'expérimentation, tous les animaux sont euthanasiés.
Remplacement
Notre approche expérimentale inclut une analyse in vitro mimant les épithélia, mais elle reste insuffisante pour analyser le pouvoir pathogène de Klebsiella lors des étapes initiales de colonisation de niches écologiques et de translocation intestinale. Il est impossible de reproduire in vitro les paramètres inflammatoires de l’hôte ainsi que la présence d’un microbiote complexe.
Réduction
Le nombre d'animaux sera réduit au minimum dans la mesure où cela ne compromet pas les objectifs du projet. Les animaux seront exploités au maximum : prélèvement d’un maximum d’organes, réalisation de lavages broncho-alvéolaires,… Le nombre d’animaux utilisés est défini selon la puissance statistique et la variabilité des paramètres étudiés. L’analyse statistique se fera par les tests habituels de comparaison de médianes (Mann-Whitney, Wilcoxon, Kruskall-Wallis, Friedmann suivant le nombre de groupe à comparer et l’appariement ou non des données).
Raffinement
Quotidiennement, les animaux seront pesés et observés pour repérer les signes de stress et de douleur (perte de poids, activité, locomotion, état du poil, prostration, vocalise,…). La présence d’eau et de nourriture pour chaque cage seront contrôlées quotidiennement. Toute observation anormale sera notée et transmise à l’expérimentateur. Un enrichissement est apporté à tous les animaux dans les cages (refuges rouges pour souris).
Choix des espèces
Les animaux utilisés seront des souris C57BL/6. Le choix de cette lignée est lié à plusieurs paramètres essentiels : - des publications internationales montrent que cette lignée est parfaitement adaptée pour étudier la virulence de Klebsiella. - le fond génétique C57BL/6 est préférable pour l’étude de l’immunité régulant l’infection. - des outils moléculaires sont disponibles pour cette espèce. Les expériences seront débutées sur des souris âgées de 6 semaines et qui pèseront environ 20g. Les expériences prendront 14 jours maximum après le début de l’expérience, avant euthanasie des animaux. L’utilisation de jeunes adultes permet de limiter les biais liés à des différences pouvant se développer au cours de la vie de l’animal. La réduction de la variabilité inter-individus permet ainsi de réduire le nombre d’animaux à expérimenter.
Mécanismes de l’effet anti-allodynique d’un nouvel inhibiteur de la p38 mitogen-activating kinase
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système nerveux
242 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et, pour une partie, menées sous anesthésie sans réveil. Une inflammation ou une lésion douloureuse leur est provoquée par injections de CFA ou de capsaïcine et par chirurgie, afin de tester un inhibiteur de la kinase p38 sur l'allodynie mécanique. Le porteur décrit une gêne due à l'irritation et indique que les tissus nerveux sont prélevés après mise à mort, les enregistrements électrophysiologiques terminaux étant réalisés sans réveil. Il affirme qu'aucune méthode alternative ne permet de remplacer ce protocole car l'intégration de la douleur implique de nombreuses régions du système nerveux.
Objectifs
Aigue, la douleur est physiologique, nécessaire à notre survie. Chronique ou persistante, par suite d’une inflammation (douleur inflammatoire) ou d’une lésion nerveuse (douleur neuropathique), la douleur n’offre plus aucun avantage mais provoque au contraire détresse et souffrance. Les traitements ne sont souvent que partiellement efficaces et peuvent s’accompagner d’effets secondaires importants. Il faut donc découvrir de nouveaux antalgiques. Etonnamment, si notre connaissance des mécanismes de la douleur s’est considérablement accrue, cette avancée ne s’est accompagnée d’aucun progrès thérapeutique majeur. Une des raisons à cet échec est qu’il n’existe pas un mais des symptômes douloureux. En effet, inflammatoire ou neuropathique, les douleurs chroniques se manifestent par plusieurs symptômes douloureux : douleurs spontanées et/ou provoquées, par une stimulation normalement douloureuse (exacerbation de la douleur ou hyperalgésie) ou non (allodynie).Parmi une série de composés chimiques synthétisés par un institut de Chimie, nous avons identifié une molécule ayant un effet anti-allodynique à la fois très puissant et prolongé sur des modèles murins d’allodynie mécanique inflammatoire comme neuropathique. Ce composé se révèle être un inhibiteur sélectif de la kinase p38alpha. Ces résultats prometteurs nous amènent à poursuivre l’étude de l’effet anti-allodynique de ce composé pour en faire un candidat médicament anti-allodynique. Ce projet vise à répondre à plusieurs questions. Ce composé a-t-il un effet : -sur les douleurs spontanées comme sur l’hypersensibilité mécanique ? -sur toutes formes d’allodynies mécaniques inflammatoires ? -suite à une administration chez des animaux naïfs : afin d’investiguer de potentiels effets secondaires-par voie systémique comme par voie locale utilisée lors du ‘screening’?.Ces tests seront suivis d’analyses par quantification protéique et analyse immunohistochimique des tissus prélevés sur les animaux mise à mort à l’issue des tests comportementaux. Ces tests comportementaux seront complétés d’analyses électrophysiologie in vivo.
Bénéfices attendus
Nosu aimerions prouver l’effet anti-allodynique de ce composé pour en faire un candidat médicament anti-allodynique. L’allodynie mécanique est un symptôme très fréquent, observé chez 20-50% des patients neuropathiques et 60-80% des migraineux chroniques. On sait maintenant que son apparition est liée à l’activation d’un circuit neuronal local–dans la corne dorsale (CD) de la moelle épinière ou le sous-noyau caudal du Trijumeau (Sp5C)– transmettant l’information tactile aux voies de la douleur. Or, bien qu’anatomiquement toujours présent, ce circuit ne devient fonctionnel qu’en conditions pathologiques. Ce processus nécessite l’activation d’enzymes dans la CD/Sp5C dont la p38 mitogen-activating kinase (p38). La p38 semble donc une cible pertinente pour le développement de nouveaux médicaments anti-allodyniques. L’inhibition de cette kinase diminue bien le comportement douloureux spontané et l’allodynie mécanique chez l’animal en conditions inflammatoires et neuropathiques.
Procédures
Toutes les injections seront pratiquées sous anesthésie générale: - injection locale 1*4min puis injection sous cutanée de CFA 1*1min ou injection systémique 1*3min puis injection de CFA1*1min - injection locale 1*4min puis injection sous cutanée de capsaicine 1*1min ou injection systémique 1*3min puis injection de CFA1*1min - chirurgie 1*1h puis injection sous cutanée de CFA 1*1min puis contrôles 3*5min puis tests 12*5min (procédure sans réveil)
Impact sur les animaux
Dans le cas des expérimentations comportementales, la douleur occasionnée à l’animal est estimée comme étant « modérée » et les rats doivent pouvoir continuer à se mouvoir, se toiletter, exercer ses gestes habituels. Les effects indésirables prévus seraient une gêne dûe à l'irritation.
Devenir
A la fin des procédures d'études comportementales, les animaux seront profondément anesthésiés et seront mis à mort: pour prélever les tissus nerveux d'intérêts afin de réaliser une quantification protéique ou une analyse immunohistochimique. A l 'issue des enregistrements électrophysiologiques (procédure sans réveil), les tissus ne peuvent pas être prélevés et les animaux seront euthanasiés par injection systémique d’une dose létale d'anesthésique.
Remplacement
Aucune méthode alternative ne permet de remplacer ce protocole. Il est nécessaire de réaliser ces études in vivo, car l’intégration de la douleur implique de nombreuses régions du système nerveux aussi bien central que périphérique (fibres afférentes). Des études comportementales chez l’animal vivant sont donc nécessaires pour mettre en évidence l’installation d’une l’allodynie mécanique après injection de produit inflammatoire.
Réduction
Le nombre de 6 rats /groupe pour les études comportementales est d’après nos données antérieures au sein du laboratoire le minimum requis pour discriminer un effet statistique significatif. Pour les enregistrements électrophysiologiques un nombre de 10 à 15 animaux par groupe est nécessaire. Les données sont traitées selon les données de la littérature et sont analysées à l’aide d’une ANOVA à une voie suivie d’un test post-hoc de Newman-Keuls.
Raffinement
Préalablement à toutes études comportementales, les animaux sont (i) hébergés dans des cages à environnement enrichi dans notre animalerie, pendant une semaine, et (ii) soumis à des séances d’habituation, pendant 4 jours, afin de diminuer le stress lié au nouvel environnement et à la manipulation par l’expérimentateur. Pour les injections, systémiques, locales ou sous-cutanées, les rats sont préalablement anesthésiés. L’anesthésie adéquate des animaux est confirmée par l’absence de réflexe de retrait de la patte en réponse à un pincement de la patte postérieure.
Choix des espèces
La souche Sprague-Dawley est couramment utilisée au sein du laboratoire depuis de nombreuses années. C’est par ailleurs un bon modèle pour les études comportementales. Les animaux utilisés seront des rats adultes, par comparaison avec les autres données de la littérature.
Elongation des acides gras et cancer colique
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
98 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Des cellules cancéreuses coliques leur sont transplantées, les animaux sont maintenus vingt-cinq jours puis tués pour prélever la tumeur, un régime riche en lipides étant testé pour son effet sur la tumorigenèse. Le porteur indique que du sang dans les fèces ou tout autre effet indésirable entraînera la mise à mort de l'animal, et précise que les souris sont maintenues sans traitement antalgique pour ne pas modifier la réponse inflammatoire. Il affirme que l'effet d'un régime alimentaire ne peut être caractérisé in vitro et que la proximité physiologique avec l'humain justifie le recours à la souris.
Objectifs
L’enzyme Elovl5 catalyse l’élongation des acides gras et son expression est augmentée dans les tissus coliques tumoraux comparés aux tissus sains chez l’Homme. De plus, nos résultats in vitro montrent que l’inhibition de cette voie métabolique réduit la prolifération des cellules cancéreuses du côlon. Notre projet vise à démontrer l’importance de l’enzyme elovl5 dans le développement du cancer du côlon et à évaluer l’importance d’un régime riche en lipides dans ce contexte. En effet, un régime riche en lipides augmenterait la tumorigenèse colique.
Bénéfices attendus
Ce projet vise à démontrer l’importance de Elovl5 dans le développement de cancer colique dans un contexte nutritionnel riche en lipides. Nous attendons une effet protecteur de l’absence d’expression Elovl5 validant cette enzyme comme cible thérapeutique. L’utilisation des modèles CT-26 et MC-38 permet de comparer le comportement de deux lignées cancéreuses coliques murines avec des profils mutationnels différents.
Procédures
Les souris seront soumises à une unique injection sous-cutanée pour transplantation des cellules cancéreuses.
Impact sur les animaux
Les modèles utilisés de transplantation de cellules cancéreuses en sous-cutanée et de cancer colique induit par AOM et HFD peuvent induire des nuisances concernant le stress lié à la contention de l’animal au moment des différentes injections. Dans le modèle de cancer colique, du sang dans les fèces pourrait apparaître et occasionnerait la mise à mort de l’animal. Tout autre effet indésirable conduira également à la mise à mort de la souris (nécrose tumorale, changement de comportement ou d’apparence). Les animaux seront suivis quotidiennement et une prise de poids hebdomadaire sera effectuée.
Devenir
Après transfert des cellules cancéreuses, les souris seront maintenues 25 jours en cage à l’animalerie avec un suivi quotidien. Elle seront ensuite mises à mort pour le prélèvement de la tumeur.
Remplacement
L'utilisation de ces modèles murins de cancer sont nécessaires pour évaluer la progression tumorale et métastatique dépendante d’acteurs cellulaires différents (système immunitaire notamment). L’effet d’un régime alimentaire ne peut être caractérisé dans un modèle in vitro. Par ailleurs, les similarités physiologiques et métaboliques entre la souris et l'Homme permettront de transposer les résultats obtenus à la situation des patients atteints de cancer.
Réduction
Pour limiter le nombre d'animaux utilisés, nous avons déterminé l'effectif nécessaire par groupe en s'appuyant sur notre expérience antérieure en prenant en compte la variabilité interindividuelle et à l'aide d'un outil statistique prédictif permettant d’obtenir un résultat fiable et analysable.
Raffinement
Les souris soumises à cette procédure expérimentale seront maintenues en groupe pour favoriser la socialisation et placées dans un environnement calme avec enrichissement structural du milieu permettant la construction de nid. Les souris seront maintenues sans traitement antalgique pour ne pas interférer avec la réponse inflammatoire et éviter des modifications de croissance tumorale. Elles seront surveillées quotidiennement et tout signe de douleur ou souffrance conduira à leur mise à mort. Au total, 178 souris mâles sur un fonds génétique C57Bl6 seront utilisées.
Choix des espèces
Du point de vue scientifique, la souris reste le modèle de choix dans l’étude de la carcinogenèse par sa proximité avec la physiopathologie chez l’Homme. En outre, les souches consanguines de souris, telle que la souche C57Bl6 a un phénotype homogène, ce qui permet d’identifier plus facilement les effets induits par les manipulations expérimentales. D’un point de vue technique, le taux de reproduction élevé de la souris permettront la création des groupes d’animaux requis sur une période de courte durée.Des souris mâles âgées d’au moins 6 semaines seront utilisées pour une prise tumorale homogène et faciliter l’injection des cellules cancéreuses. Les souris wt et Elovl5 ko seront mises sous régime spécifique également dès 6 semaines pour prise de poids rapide.
Évaluation d’un nouveau modèle animal, le rat Zucker Obèse, pour l’étude de la dysfonction coronarienne microvasculaire
- Recherche appliquée
- Diagnostic des maladies
- Troubles cardiaques
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
12 rats Zucker obèses vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils sont suivis jusqu'à vingt semaines par échocardiographie hebdomadaire sous anesthésie et par imagerie nucléaire, avec des prélèvements sanguins, avant une ponction cardiaque terminale et la mise à mort. Le porteur affirme que ces procédures d'imagerie n'entraînent ni douleur ni angoisse et présente cette étude pilote comme visant à valider le modèle du rat obèse pour de futurs travaux. Il indique qu'aucune méthode alternative n'est disponible et qualifie les expériences d'"absolument indispensables".
Objectifs
Les maladies cardiovasculaires sont responsables d’un tiers des décès dans le monde. La maladie ischémique, définie par un apport sanguin insuffisant au muscle cardiaque, représente la moitié des décès d’origine cardiovasculaire. Elle peut être d’origine macrovasculaire et impacter les gros vaisseaux via le développement de plaques d’athérome. De récentes avancées ont mis en évidence qu’une dysfonction coronarienne microvasculaire (DCM), à savoir une dysfonction des petits vaisseaux composant le système vasculaire cardiaque [pré-artérioles (500-100 μm), artérioles (
Bénéfices attendus
Cette étude pilote permettra de valider le modèle de rat Zucker obèse pour l’étude de la dysfonction coronarienne microvasculaire dans le contexte du laboratoire.
Procédures
Les animaux seront tous soumis à la procédure 1 (Imagerie échographique cardiaque chez le petit animal) une fois par semaine jusqu'à 20 semaines maximum, afin d’évaluer les changements morphologiques et fonctionnels cardiovasculaires liés au développement de la maladie métabolique. Cette procédure dure moins de 45 min. Une fois toutes les deux semaines jusqu' à 20 semaines maximum, leur glycémie sera mesurée à jeun. Une fois après la période de stabulation et une fois avant euthanasie, les animaux seront soumis à un prélèvement sanguin pour mesure de l’insulinémie. Dès qu’une différence significative sera observée entre les groupes en termes de changement morphologique et/ou fonctionnel lors de la procédure 1 d’échocardiographie, les animaux seront soumis à la procédure 2 (imagerie TEMP pour la mesure de la réserve coronaire). Cette procédure sans réveil dure moins de 45 min. En ce qui concerne la mesure de la réserve coronaire lors des procédures 1 et 2, les animaux seront soumis à une injection d'agent pharmacologique permettant de mimer une situation d'effort. A l'issue de la session d'imagerie (procédure 2), les animaux seront profondément anesthésiés sous anesthésie volatile et subiront une ponction intracardiaque dans le but de mesurer leur insulinémie et seront ensuite euthanasiés par surdose létale d'un anesthésique liquide.
Impact sur les animaux
Les protocoles d’imagerie qui seront mis en œuvre dans cette étude n’entraîneront pas de douleur, souffrance ou angoisse. Ils impliqueront une anesthésie générale et une injection intrapéritonéale (procédure expérimentale #1) avant réveil ou une anesthésie générale volatile rapidement réversible, une cathétérisation veineuse et une ponction cardiaque sous anesthésie profonde avant mise à mort (procédure expérimentale #2). Ils ne sont pas susceptibles de générer des effets indésirables. De plus, aucune drogue ou médicament ne sera utilisé dans cette étude, exception faite de l'agent pharmacologique permettant de mimer une situation d'effort pour la mesure de la réserve coronaire, qui a un effet transitoire. Enfin, une prise de poids est attendue chez les animaux Zucker, mais elle ne constitue pas non plus un effet indésirable.
Devenir
Les animaux (n=6 OZR et n=6 ZL) seront gardés vivants pour un suivi temporel de leurs fonctions et morphologies cardiovasculaire sur 20 semaines maximum. Suite à la procédure 1 et à la fin de la procédure 2 (imagerie TEMP) les animaux seront euthanasiés pour des analyses ex vivo (réactivité vasculaire et immunohistochimie) afin d’évaluer les différences de densité capillaire et de réactivité vasculaire entre les deux groupes.
Remplacement
Nous limitons le projet aux seules expériences considérées comme absolument indispensables chez l’animal. Au total 12 rats seront utilisés. Il s’agit du minimum d’animaux nécessaire afin de pouvoir obtenir des résultats exploitables durant le protocole prévu. Tout au long des études in vivo, nous respecterons la règle des 3R en tenant compte du fait qu’aucune méthode alternative n’est disponible pour le remplacement. Les animaux seront hébergés par groupe de deux ou trois selon leur poids, en cages avec enrichissement du milieu de vie. Les animaux seront suivis quotidiennement afin de contrôler leur bien-être.
Réduction
Cette étude pilote permet dans un premier temps d'utiliser un nombre minimum d'animaux afin que ceux qui seront éventuellement commandés plus tard pour une étude complémentaire soient utilisés à bon escient. Au total 12 rats seront utilisés ici. Il s’agit du minimum d’animaux nécessaire afin de pouvoir obtenir des résultats exploitables durant le protocole prévu.
Raffinement
Les animaux seront hébergés par groupe de deux ou trois selon leur poids et disposeront d’enrichissement de milieu de vie (bâton en bois, tunnels, etc…) Les expérimentations prévues lors de cette étude sont des procédures non invasives (imagerie échocardiographie et imagerie nucléaire TEMP). Lors de ces procédures, les animaux sont sous anesthésie générale par inhalation d’isoflurane. Aucun test douloureux causant une souffrance animale n’a été prévu. Il n’y a donc pas de nécessité de point limite spécifique. En revanche, des critères classiques d’observation (apparence physique et comportement) seront utilisés pendant le temps d’hébergement et entre deux procédures. Des scores seront calculés selon une grille d’évaluation (voir ci-dessous). Aucune anomalie cardiaque n’a été jusqu’ici observée et l’effet de la Dobutamine est transitoire, mais une grille de surveillance sera toutefois ajoutée pour la surveillance respiratoire des rats. Un score total supérieur ou égal à 3 sera considéré comme un point limite et l’animal sera euthanasié. I. Apparence physique Normale : 0 Manque de toilettage, poil ébouriffé : 1 Poil très ébouriffé, posture anormale : 2 II. Comportement Normal : 0 Changements mineurs : 1 Anormal, mobilité et activité réduites : 2 Animal très agité ou immobile, isolé, agressif : 3 III. Respiration Normal : 0 Essoufflement : 1 Hyperventilation : 2 Anormale, tremblement : 3 Les animaux seront euthanasiés selon une méthode appropriée, à savoir après injection intraveineuse d’exagon (60mg/kg) Les résultats expérimentaux seront analysés en utilisant des tests statistiques pour valeurs non appariés (tests Wilcoxon) pour comparer les valeurs obtenues entre les deux groupes.
Choix des espèces
L’évaluation expérimentale in vivo du développement d’une pathologie telle que l’atteinte microvasculaire coronarienne est indispensable à la compréhension de la pathologie clinique. Les atteintes microvasculaires sont la conséquence de désordres métaboliques et physiologiques qui sont à l'heure actuelle impossible à reproduire in vitro et qui nécessitent donc l’utilisation d’un modèle animal. Le rat Zucker imite le syndrome métabolique humain (insulinorésistant, hypertendu, hyperlipidémique, obésité) et représente un outil important pour la compréhension de la physiopathologie des complications cardiovasculaires. De plus, la caméra TEMP utilisée ainsi que les sondes d’échographie étant destinées au petit animal, le choix d’un modèle chez le rat est particulièrement adapté aux caractéristiques techniques du matériel. Les animaux seront accueillis à l’âge de 10 semaines et hébergés dans des conditions standards pendant deux semaines avant inclusion dans le protocole. Cet âge correspond, d’après la littérature, au stade initial du syndrome métabolique (obésité, insulinorésistance, hyperlipidémie) développé par ces animaux.