Souris

10225 contenus, page 17 sur 853
  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
    • Troubles immunitaires
    • Troubles respiratoires
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
    • Système respiratoire
Souris : 320
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 64
▲ 256
Devenir
 -
 -
 -
 320

Pour étudier comment les péricytes, cellules de soutien des vaisseaux sanguins du poumon, dialoguent avec les cellules immunitaires, 320 souris génétiquement modifiées vont être infectées par la tuberculose, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Toutes sont tuées à l'issue pour analyse des poumons. L'infection se fait par aérosol pendant quarante à quarante-cinq minutes sur animal vigile, suivie d'une instillation sous anesthésie générale, d'injections, et de traitements quotidiens pendant trois jours. Les effets annoncés vont d'une détresse respiratoire modérée à une perte de poids, une perte d'appétit et une diminution des interactions sociales, quand les pistes thérapeutiques attendues contre l'inflammation pulmonaire restent renvoyées au long terme.

Objectifs

La tuberculose pulmonaire est une maladie causée par la bactérie Mycobacterium tuberculosis. La personne infectée développe une inflammation chronique qui modifie, parfois de façon irréversible, l’architecture de ses poumons. Les études actuelles tendent à montrer qu'à l'image du système immunitaire, les cellules constituant le système nerveux ainsi que celles du système vasculaire jouent un rôle non négligeable dans le devenir de la pathologie. Cependant, on ignore encore la nature exacte des connexions entre ces différents acteurs de la réponse anti-tuberculeuse. L'objectif de ce projet est donc d'étudier les interactions entre les systèmes immunitaire et vasculaire. Pour cela nous utiliserons des modèles de souris génétiquement modifiées qui nous permettront de cibler de façon spécifique une famille de cellule spécifique du système vasculaire : les péricytes. Nous étudierons -les remodellages tissulaires induits lors de l'infection par la bactérie. -Le mode d’activation et le rôle des péricytes au cours de l'infection. -L'interaction entre les cellules immunitaires et vasculaires. À terme, ce projet vise à mieux comprendre les mécanismes de communication entre le système vasculaire et le système immunitaire dans un contexte infectieux. Ces connaissances pourraient ouvrir de nouvelles pistes thérapeutiques pour mieux contrôler l’inflammation et les lésions pulmonaires associées à la tuberculose.

Bénéfices attendus

Ce projet pourrait apporter des bénéfices scientifiques et médicaux importants dans la lutte contre la tuberculose, une maladie qui demeure aujourd’hui l’une des principales causes de mortalité infectieuse dans le monde. Les résultats attendus permettront d’améliorer notre compréhension d’un aspect encore très peu étudié de la maladie : l’implication du système vasculaire dans les infections pulmonaires chroniques. En étudiant précisément le rôle des cellules de soutiens des vaisseaux sanguins lors de l’infection tuberculeuse, ce projet pourra : - Identifier de nouvelles cibles thérapeutiques pour limiter les dégâts causés aux poumons pendant la maladie. - Mieux comprendre pourquoi certains patients développent des formes sévères de tuberculose avec des atteintes pulmonaires importantes. - Éclairer le rôle du système vasculaire dans d’autres maladies inflammatoires chroniques du poumon. À plus long terme, ces recherches pourraient contribuer au développement de stratégies dites "visées" ciblant spécifiquement le système vasculaire pour limiter ou remplacer l'utilisation de traitements lourds pour les patients comme les antibiotiques.

Procédures

Les souris utilisées dans ce projet seront soumises à plusieurs types d’interventions : - Une infection par un agent pathogène par aérosol d’une durée de 40-45min au total sur animal vigile - Une instillation d'une molécule synthétique sous anesthésie générale, temps maximal de l'intervention 30 min de l'endormissement au réveil de l'animal - Des injections engendrant une contention de 1min. - Des traitements pharmacologiques ciblés d’une durée de maximale de 3 jours, à un rythme d’une injection par jour.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables attendus sur les animaux dans ce projet sont : une perte de poids modérée, une baisse d'activité légère, une perte d'appétit légère, une altération du comportement légère, une détresse respiratoire modérée, une altération temporaire de l'état général modérée, une diminution des interactions sociales légère.

Devenir

Tous les animaux inclus dans ce projet feront l’objet d’analyses approfondies. Ils seront donc mis à mort de manière programmée et encadrée à la fin des procédures expérimentales pour répondre au mieux aux problématiques scientifiques.

Remplacement

L’étude proposée cherche à comprendre comment les péricytes pulmonaires (cellules de soutien des vaisseaux sanguins) et les cellules du système immunitaire interagissent lors de l’infection par Mycobacterium tuberculosis (Mtb), la bactérie responsable de la tuberculose. Aujourd’hui, aucun modèle de culture cellulaire ni système artificiel ne permet de reproduire fidèlement la complexité du tissu pulmonaire, notamment l’organisation des vaisseaux sanguins et des péricytes dans un environnement en 3 dimensions, avec toutes les interactions cellulaires qui se produisent chez un animal vivant. Mtb se développe très lentement et son comportement dépend fortement du fonctionnement global de l’organisme. Les alternatives existantes ne permettent pas de suivre l’évolution réelle de l’infection. Pour toutes ces raisons, l’utilisation de la souris reste indispensable pour répondre aux questions scientifiques du projet : identifier un mécanisme d'interaction entre péricytes et cellules immunitaires, comprendre leur rôle pendant l’infection, et comment elle s'adaptent à la bactérie. Aucun autre modèle ne permet actuellement d’atteindre ces objectifs de manière fiable.

Réduction

Les effectifs proposés ont été définis à partir de données préliminaires, d’expériences antérieures réussies et d’outils d’analyse statistique reconnus. Les résultats seront traités avec des méthodes statistiques appropriées, permettant d’évaluer les différences entre groupes de manière rigoureuse sans multiplier inutilement les animaux. Nous avons également mis en place des approches permettant d’extraire plusieurs types d’informations à partir d’un même animal. Par exemple, à partir d’un même poumon, nous réalisons l’analyse des bactéries présentes, l’étude de l’expression des gènes, et le dosage des molécules inflammatoires. Enfin, le projet suit une logique progressive : si une étape expérimentale ne donne pas de résultats exploitables, elle sera arrêtée immédiatement.

Raffinement

Des mesures de raffinement spécifiques sont mises en place pour limiter la douleur, la souffrance et le stress animal tout en garantissant la qualité scientifique du projet. Les instillations sont réalisées sous anesthésie. Les injections sont effectuées sous contention < 2 min, pour réduire le stress. Les animaux seront suivis avec une table de suivi de soins comportant des points limites et spécifiques du projet. Les animaux seront hébergés dans les conditions standards des structures d'accueil.

Choix des espèces

La souris est l’espèce présentant une réponse immunitaire bien caractérisée et comparable à celle de l’humain. Ce modèle permet aussi d’examiner finement les interactions entre les cellules immunitaires et vasculaires. De nombreuses lignées transgéniques nécessaires à ce projet sont disponibles chez la souris et permettent de manipuler spécifiquement les populations cellulaires ciblées. Seules des souris adultes (6 à 10 semaines) seront utilisées. Ce stade garantit une immunité pulmonaire mature, indispensable pour étudier les conséquences de la tuberculose.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 1500
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 1500
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1500

Jusqu'à quatorze injections dans l'abdomen par animal, pratiquées sur souris vigiles à raison d'une toutes les deux semaines, plus jusqu'à quatre prélèvements sanguins : 1 500 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le résumé qualifie ces gestes de "stress transitoire" et de "douleurs légères à modérées", tout en indiquant que certains composés injectés peuvent altérer le comportement de l'animal. Les souris dont la réponse immunitaire est jugée la meilleure sont tuées les premières pour prélever les organes produisant les anticorps, les autres restant en hébergement quatre à huit semaines et pouvant recevoir un nouveau cycle de vaccination avant leurs propres "prélèvements terminaux". Ce maintien en vie assorti d'une seconde immunisation figure dans la rubrique consacrée à la réduction des effectifs.

Objectifs

Les anticorps sont des protéines sécrétées par des cellules spécialisées du système immunitaire qui s’attachent aux substances étrangères au corps (bactéries, virus), appelées antigènes, afin de les neutraliser dans le but d'être évacuées ou détruites par d’autres composants du système immunitaire. Ces antigènes sont gardés en mémoire par le système immunitaire, permettant de réagir plus rapidement en cas de nouvelle exposition. Depuis les années 1980, le développement d'anticorps a profondément amélioré les traitements thérapeutiques dans de nombreuses pathologies, comme le cancer et les maladies inflammatoires chroniques. Les premiers anticorps utilisés en médecine étaient produits chez la souris et pouvaient provoquer des effets secondaires importants mais ils étaient précurseurs d'une révolution dans les soins. Grâce aux progrès des biotechnologies et du génie génétique, il est aujourd’hui possible de développer des anticorps modifiés de plus en plus proches des anticorps humains, ce qui réduit fortement les effets indésirables. Plus d’une centaine d’anticorps thérapeutiques sont désormais utilisés en médecine et de nombreux autres sont en cours de développement. Malgré ces avancées, le développement de nouveaux anticorps reste long et complexe. L’une des principales difficultés est le délai entre l’identification d’une nouvelle cible thérapeutique potentielle par les laboratoires publics ou privés et la possibilité de tester cette cible en clinique. Ce projet s’inscrit dans la première étape de découverte des anticorps à visée thérapeutique et vise à accélérer la découverte et la sélection de nouveaux anticorps thérapeutiques avant leur évaluation dans des études précliniques.

Bénéfices attendus

Le projet faisant l’objet de cette demande permettra la découverte et l’obtention rapide d’un panel de nouveaux anticorps d’intérêt thérapeutique notamment dans le cancer et les maladies inflammatoires.

Procédures

- Des injections dans l’abdomen réalisées sur animaux vigiles en 2 min maximum/animal à une fréquence d’une injection toutes les 2 semaines durant 6 à 8 semaines. Toutes les souris du projet seront concernées. Nous envisageons que cela correspondrait à 1500 animaux. En fonction de la stimulation du système immunitaire, des injections supplémentaires peuvent être nécessaires suivant la même procédure. - Des injections en intraveineuse réalisées à l’ animal en 2 à 4 min sous anesthésie. Nous évaluons que cela correspondrait entre 150 et 300 animaux. - Des prélèvements sanguins sont réalisés sur animaux vigiles à une fréquence de toutes les 2 semaines (6 jours après chaque injection dans l’abdomen à partir de la deuxième injection). Cette opération est réalisée en 2-3 min maximum/animal. Toutes les souris du projet seront concernées, soit 1500 animaux au maximum.

Impact sur les animaux

Suite aux procédures que nous réalisons dans ce projet, les animaux peuvent subir : - du stress transitoire lié à la contention nécessaire à la réalisation des injections (de 4 jusqu’à 14 injections par animal) et des prélèvements sanguins (jusqu’à 4 prélèvements par animal maximum). - des douleurs légères à modérées dues au mode d’injection et à l’injection de certains composés pouvant altérer le comportement de l’animal.

Devenir

Les animaux présentant les meilleurs résultats seront choisis pour réaliser les étapes finales de la procédure. Seuls les animaux sélectionnés seront euthanasiés afin de prélever les organes produisant les anticorps et réaliser les étapes suivantes de recherches d'anticorps. Les animaux restants seront gardés et surveillés en hébergement durant 4 ou 8 semaines supplémentaires jusqu’à obtenir les résultats à partir des premiers animaux. Si les premiers résultats ne permettent pas d’identifier des anticorps d’intérêts, les animaux conservés pourront recevoir un nouveau cycle de vaccination, dans le but de renforcer la réponse immunitaire avant la réalisation des prélèvements terminaux. Si les résultats de séquençage sont concluants, les animaux seront euthanasiés dès que possible.

Remplacement

L’utilisation des animaux reste indispensable pour développer de nouveaux anticorps thérapeutiques. En effet, aucun autre modèle biologique ou chimique ne permet actuellement de produire des molécules de structure aussi complexe et variée. Les biotechnologies ne permettent pas de mimer ou reproduire totalement la réponse "anticorps" du système immunitaire rendant l’utilisation d’animaux encore indispensables pour la découverte de nouveaux anticorps comme de potentiels médicaments en immunothérapie.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés pour chaque expérience sera déterminé à partir des données scientifiques disponibles concernant la cible d’intérêt thérapeutique afin d’évaluer la complexité de la cible et la nécessité d’effectuer plusieurs stratégies de vaccination. Toutes les procédures expérimentales seront recensées numériquement permettant une traçabilité et un suivi des expériences menées. Ce suivi comprendra notamment les souris utilisées, les antigènes testés, les résultats obtenus et leurs interprétations ainsi que toute observation ou information pouvant être utile par la suite. Une attention particulière sera portée à la réduction du nombre d’animaux utilisés. Ainsi, les souris non sélectionnées pour les étapes finales du protocole (prélèvement d'organes) seront conservées. Si les premiers résultats ne permettent pas d’identifier des anticorps d’intérêts, les animaux conservés pourront recevoir un nouveau cycle de vaccination, dans le but de renforcer la réponse immunitaire avant la réalisation des prélèvements terminaux.

Raffinement

Les conditions d’hébergement ont été optimisées pour réduire le stress des animaux : présence d’enrichissement dans les cages (mini-dôme en cellulose et lanières en papier kraft pour former des nids), maintien des animaux en groupes de 3 à 4 afin d’éviter l’isolement et une période d’acclimatation de 7 jours est respectée systématiquement avant les manipulations. Afin d'atténuer la douleur chez l'animal, nous avons recours à l'anesthésie gazeuse lors de certains gestes techniques. Durant toute la durée d'une expérience, l’ensemble des animaux est observé quotidiennement pour s’assurer : des conditions adéquates de stabulation (paramètres environnementaux, litière, alimentation, boisson) et de l’état de santé des animaux (comportement, aspect physique), pesée 2 fois par semaine en temps normal et quotidiennement en cas d’apparition de signes importants de douleur chez l’une des souris du protocole. Si un état persistant de douleur durant plus de 2 jours été observé, l’animal sera euthanasié. Les animaux euthanasiés de manière anticipée après atteinte d'un point limite ne feront pas l'objet de prélèvements, leur état clinique pouvant compromettre la qualité des tissus et des cellules recherchés.

Choix des espèces

La souris reste l’animal le plus utilisé pour le développement d’anticorps à visée thérapeutique, car le génome de la souris est proche de l’homme à 95%. Le développement d’anticorps thérapeutiques par modification génétique est basé sur des anticorps d’origine murine. La maturité sexuelle des souris se situant aux alentours des 6 à 8 semaines selon le sexe, il convient d’utiliser des animaux jeunes âgés d’au moins 8 semaines pour les programmes d’immunisation. Généralement, les jeunes animaux sont de meilleurs producteurs d’anticorps que les animaux plus âgés parce que la fonction immunitaire atteint son apogée à la puberté et diminue lentement par la suite. Les souris seront donc âgées de 8 à 10 semaines lors du démarrage du protocole d’immunisation. Pour les modèles génétiquement modifiés difficiles à générer, une tolérance de 8-12 semaines sera admise. La maturité sexuelle des souris se situant aux alentours des 6 à 8 semaines selon le sexe, il convient d’utiliser des animaux jeunes âgés d’au moins 8 semaines pour les programmes d’immunisation. Généralement, les jeunes animaux sont de meilleurs producteurs d’anticorps que les animaux plus âgés parce que la fonction immunitaire atteint son apogée à la puberté et diminue lentement par la suite. Les souris seront donc âgées de 8 à 10 semaines lors du démarrage du protocole d’immunisation. Pour les modèles transgéniques ou KO difficiles à générer, une tolérance de 8-12 semaines sera admise.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 160
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 160
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 160

160 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque souris reçoit une injection sous anesthésie générale puis dix injections sur animal vigile, et celles portant la tumeur TC-1 quatorze anesthésies générales de plus pour le suivi par imagerie, la croissance tumorale et l'immunothérapie pouvant entraîner une perte d'appétit et de poids. L'objet est de reproduire par une combinaison d'anticorps les signaux qu'émettent les cellules tumorales mourantes, afin de renforcer une immunothérapie déjà employée en clinique. Les retombées annoncées contre le cancer du poumon sont placées à long terme, quand le porteur affirme dans le même résumé qu'aucune technologie ne permet de reconstruire un système immunitaire fonctionnel hors de l'animal, et que le recours à "un organisme complet fonctionnel (la souris)" est "indispensable".

Objectifs

Certaines thérapies anticancéreuses induisent une mort cellulaire immunogène (immunogenic cell death, ICD), une forme de mort cellulaire régulée capable de déclencher une réponse immunitaire antitumorale durable grâce à l’émission coordonnée de signaux de danger (damage-associated molecular patterns, DAMPs. Nous avons démontré, dans un projet précédent, qu’une reconstitution de ces signaux de danger grâce à des lignées cellulaires génétiquement modifiées est suffisante pour induire une mémoire immunitaire durable et renforcer la sensibilité des tumeurs au blocage du point de contrôle immunitaire PD-1. Fort de ces résultats mécanistiques, nous développerons une stratégie thérapeutique visant à reproduire pharmacologiquement les fonctions immunostimulatrices de ces signaux. Nous évaluerons une combinaison d’anticorps monoclonaux anti-CD47 et anti-CD39 associée à un agoniste de HMGB1 (RS-09) afin de reproduire in vivo les principales conséquences immunologiques induites par les DAMPs. Cette approche sera systématiquement combinée au blocage du point de contrôle immunitaire PD-1, dans un contexte thérapeutique directement compatible avec la pratique clinique et présentant ainsi un potentiel translationnel nettement supérieur à celui d’approches reposant sur des cellules tumorales génétiquement modifiées (projet précédent). Démontrer l’efficacité de cette combinaison sur la croissance tumorale constituera ainsi une validation préclinique robuste de notre stratégie thérapeutique.

Bénéfices attendus

A court terme, ce projet nous permettra de valider, dans des modèles précliniques, une nouvelle stratégie pharmacologique antitumorale efficace avec l’utilisation de combinaison d’anticorps et d’agoniste. Nous pourrons mettre aussi en évidence que cette stratégie sera possiblement applicable contre plusieurs types de cancer. À long terme, cela permettra le développement de nouvelles immunothérapies combinatoires contre le cancer du poumon, plus adaptées aux patients et beaucoup mieux tolérées.

Procédures

Les souris seront manipulées régulièrement (

Impact sur les animaux

Diverses procédures (immobilisations et injections) peuvent provoquer du stress chez l'animal et une légère douleur transitoire au point d'injection. La croissance tumorale et l'immunothérapie peuvent entraîner une perte d'appétit modérée, qui peut à son tour entraîner une perte de poids modérée.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés afin de collecter divers organes pour des analyses immunologiques.

Remplacement

L'utilisation d'animaux vivants est indispensable car ce projet vise à tester l'efficacité des traitements par l'activation du système immunitaire. De nos jours, il est impossible de reconstruire un système immunitaire fonctionnel in vitro/ex vivo ou in silico à cause de la limite des technologies actuelles. Il n’y a, en effet, aucune technologie existante qui le permette. C’est pourquoi le recours à un projet sur un organisme complet fonctionnel (la souris) est indispensable.

Réduction

Une analyse statistique a été réalisée pour calculer le nombre d'animaux requis. Plusieurs paramètres seront suivis sur chaque animal (croissance tumorale, survie) et plusieurs tissus seront prélevés et soumis à diverses analyses (immunologiques, histologiques ou de biologie cellulaire et moléculaire) afin d'extraire un maximum de données pour cette expérience. Ces tissus seront également partagés avec nos collaborateurs afin de réduire le nombre d'animaux utilisés.

Raffinement

Le poids des souris sera mesuré avant le début des traitements, et plusieurs fois par semaine lors de l'expérience de croissance tumorale. Nous avons établi une grille de score regroupant les critères relatifs au bien-être de l’animal, elle sera utilisée tout au long du projet, les points limites précoces y ont été définis et seront strictement appliqués. Par ailleurs, des mesures seront prises pour limiter le stress : plusieurs souris par cage pour un hébergement en groupes sociaux, animaux hébergés au calme et disposant de nids et de tunnels en carton. Les interventions seront réalisées sous anesthésie générale ou non selon le geste à l'écart des animaux hébergés et par des personnes expérimentées. Les points d’injections pour les traitements seront alternés d’une fois à l’autre.

Choix des espèces

Le choix de la souris pour la réalisation des expériences envisagées se justifie par plusieurs raisons: - La souris est l’animal dont la génétique est la mieux connue. - La souris est un animal très utilisé en oncologie, de nombreuses données sont déjà accessibles et utilisables ce qui permet de réduire le nombre d’animaux nécessaire. La méthodologie envisagée est d’une mise en place relativement aisée sur ce type d’animal et nous avons acquis une pratique expérimentale sur cette espèce. Nous utiliserons des animaux âgés de 7 semaines pour s'assurer que l'organisme a terminé son processus de développement et que le système immunitaire est pleinement fonctionnel.

  • Recherche appliquée
    • Troubles endocriniens
    • Troubles musculosquelettiques
Souris : 1920
Souffrances
▲ -
▲ 480
▲ 1440
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1920

Une partie des souris de ce projet porte, introduite dans son génome, la mutation humaine du syndrome de Noonan, et certaines lignées créées à cette occasion pourraient développer des tumeurs, source de douleur et de perte de poids selon le résumé. Ce second volet, mené dans le premier des deux établissements utilisateurs, déclare lui aussi 1 920 souris, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, toutes tuées à l'issue. Injection d'insuline, gavage cinq jours sur sept pendant quatre semaines, huit piqûres pour mesurer la glycémie, irradiation, greffe de moelle osseuse : les gestes s'accumulent sur les mêmes individus, cumul que le porteur inscrit dans sa rubrique sur la réduction. Les seuils retenus pour mettre fin à la vie des souris sont une perte de poids de plus de 20 % en moins d'une semaine, l'hypothermie, ou un score de souffrance supérieur à 9.

Objectifs

Ce projet vise à mieux comprendre la physiopathologie du syndrome de Noonan (SN), une maladie génétique relativement fréquente principalement causée par des mutations sur le gène codant la proteine tyrosine phosphatase SHP2, qui causent une trop forte activation de cette protéine. Les patients présentent de multiples atteintes développementales (malformations du cœur, du crâne, du squelette, retard de croissance), mais aussi des troubles communément retrouvés chez l’individu âgé dans la population générale : syndrome métabolique, ostéoporose, cancers du sang, inflammation systémique, faiblesse musculaire. A l’appui de ces observations cliniques, de premières données in vitro révèlent un phénomène de vieillissement accéléré (appelé sénescence) dans des cellules exprimant des formes mutées de SHP2. De même, un modèle de la maladie développé chez la souris, en mutant le gène codant SHP2 pour introduire la mutation responsable de la maladie chez l’Homme, présente ce même vieillissement dans ses tissus dès son plus jeune âge. Ces données suggèrent que l’hyperactivation de SHP2 associée au SN pourrait provoquer un phénotype de vieillissement précoce dont nous souhaitons élucider les mécanismes, et qu’en miroir, l’inhibition de SHP2 pourrait freiner le développement de maladies liées à l’âge. Les objectifs du projet sont donc - de caractériser un modèle murin du SN du point de vue des pathologies liées à l’âge et de la longévité. - d’identifier les mécanismes responsables de ce phénotype, en explorant le rôle de la sénescence, des cellules du système immunitaires et de certaines hormones, dont on sait déjà qu’elles présentent des anomalies dans le SN. - d’évaluer si l’inhibition de SHP2 permet d’améliorer les pathologies liées à l’âge. LA MODIFICATION D'UNE PROCEDURE NECESSITE UNE MODIFICATION DU PROJET INITIAL AUTORISE AVEC AJOUT DE 256 ANIMAUX.

Bénéfices attendus

Ce projet devrait permettre de mieux comprendre la physiopathologie du SN afin de proposer des stratégies thérapeutiques et un suivi adapté aux patients. Au-delà des maladies rares, ce projet pourrait permettre d’identifier de nouveaux mécanismes impliqués dans le développement des pathologies liées à l’âge.

Procédures

-La mise à jeun des animaux pendant 6h pour normaliser la glycémie. -L’injection d’insuline et la contention associée sont réalisées une fois, durée max 15s. -Le gavage et la contention associée (durée

Impact sur les animaux

-Effets indésirables liées à l’établissement de nouvelles lignées : Certaines lignées générées dans le cadre de ce projet pourraient développer des tumeurs ce qui peut être source de douleur et de perte de poids mais pourra être anticipé par le suivi de l’expression précoce d’un marqueur fluorescent dans les cellules cancéreuses. -La mise à jeun des animaux représente un stress. -L’injection d’insuline et la contention associée sont source d’inconfort et de douleur légère au point d’injection. -Le gavage et la contention associée (durée

Devenir

Tous les animaux sont euthanasiés

Remplacement

Le syndrome de Noonan (SN) est une maladie génétique pour laquelle les patients portent dans toutes leurs cellules une mutation dite « gain-de-fonction » sur le gène codant pour SHP2, c’est-à-dire qui rend la protéine plus active. Les souris modèles de cette maladie développent les principaux symptômes de la maladie et représentent en ce sens le meilleur modèle d’étude de cette pathologie. Ce projet vise à mieux comprendre la physiopathologie du SN au regard du développement de pathologies liées à l’âge, ce qui nécessite un modèle intégré permettant une étude à l'échelle de l'organisme entier prenant en compte notamment des échanges hormonaux, du dialogue inter-organe et la contribution de cellules sanguines. Le recours à l’animal est donc indispensable pour ce projet de recherche. Les procédures expérimentales présentées à l’appui de ce projet ne peuvent donc pas être remplacées par d'autres méthodes n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants et susceptibles d'apporter le même niveau d'information. Toutefois, des tests in vitro sur cellules en culture ont été préalablement réalisés pour limiter au maximum l'expérimentation sur l'animal.

Réduction

Le nombre d’animaux nécessaire pour répondre aux différentes questions scientifiques exposées dans ce projet a été déterminé en se basant à la fois sur les données bibliographiques et sur des études préliminaires déjà réalisées par le porteur du projet au cours des précédents projets. Compte tenu de la variabilité des paramètres biologiques généralement observée au sein d’un groupe homogène, des groupes de 8 animaux seront nécessaires afin de pouvoir mettre en évidence des différences statistiques. Pour les suivis tout au long de la vie des animaux, 20% d’animaux supplémentaires seront prévus pour pallier des pertes d’animaux en cours de protocole. Dans un souci de réduction, le projet a été designé afin de réaliser plusieurs expériences sur les mêmes groupes dès lors qu’elles ne sont pas susceptibles d’interférer les unes avec les autres. Les tissus et organes prélevés seront collectés afin de pouvoir réaliser différents types d’analyses.

Raffinement

Les procédures seront réalisées dans le respect du bien-être animal pour limiter la souffrance, la douleur ou l’angoisse des animaux, en respectant les points limites préalablement définis. Les animaux seront placés en pièce d'acclimatation lors de leur arrivée à la zootechnie. Ils seront pris en charge par du personnel de la zootechnie compétent qui vérifie leur état et place de l'enrichissement (igloo, frisure, papier) dans les cages pour amoindrir le stress du transport et permettre aux animaux de faire un nid. Les animaux issus de différents cartons de transport ne seront jamais mélangés lors de la répartition dans les cages d'hébergement. Le caractère grégaire des souris sera maintenu puisque les animaux ne seront jamais seuls en cage (sauf si un isolement est nécessaire pour cause de bagarres ou pour certaines expériences). Les cages sont passées en revue quotidiennement et les animaux sont observés en détail au moins 2 fois par semaine pour repérer les blessures éventuelles, un comportement anormal (isolement, pas de reflexe de fuite lorsque l'on vient attraper l'animal, maigreur, problème de dentition), et pesés 1 fois par semaine. De plus, toutes les procédures engendrant de la douleur seront réalisées sous anesthésie générale et un analgésique sera utilisé en parallèle de ces procédures pour minimiser toute douleur.Les points limites sont: émaciation ou perte de poids > 20% en moins d’une semaine, hypothermie, cumul de signes de souffrance (prostration, poil hirsute, dos rond, perte d'activité, ou tout autre signe clinique jugé par le technicien expérimenté comme indiquant un état de souffrance auquel nous ne serions pas en mesure de remédier dans les 24h) atteignant un scoring >9. Ceux-ci permettront d’écarter précocement les animaux du protocole ou de les mettre à mort immédiatement en fonction de l’intensité des comportements observés et donc du niveau de souffrance.Chaque étude est discutée avec l’ensemble de l’équipe de recherche afin de garantir la pertinence de chaque expérience.

Choix des espèces

Les modèles murins utilisés dans ce projet représentent les seuls modèles de mammifères génétiquement modifiés pour reproduire la maladie humaine SN. De plus, les souris représentent un modèle bien établi pour l’analyse des fonctions métaboliques, endocriniennes et cardiaques. Pour la caractérisation d’un éventuel phénotype dommageable des lignées, les animaux seront suivis dès la période de croissance (3-8 semaines). Le reste des expériences, s’agissant de suivre des pathologies liées à l’âge, sera réalisé sur des animaux adultes de 3 à 24 mois.

  • Recherche appliquée
    • Troubles endocriniens
    • Troubles musculosquelettiques
Souris : 1920
Souffrances
▲ -
▲ 480
▲ 1440
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1920

1 920 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, sur un projet dont la modification a ajouté 256 souris. Elles subissent un jeûne de six heures, une injection d'insuline, un gavage cinq jours sur sept pendant vingt-huit jours, une irradiation et une transplantation de moelle osseuse, certaines passant quarante-huit heures isolées en cage de calorimétrie. Les tests sont nommés, un grip test qui étire l'animal par traction de la queue, répété deux fois, et des tests d'équilibre et de démarche hors de l'environnement familier. Le porteur écrit qu'étudier le vieillissement accéléré lié au syndrome de Noonan réclame "un modèle intégré permettant une étude à l'échelle de l'organisme entier", et conclut : "Le recours à l'animal est donc indispensable".

Objectifs

Ce projet vise à mieux comprendre la physiopathologie du syndrome de Noonan (SN), une maladie génétique relativement fréquente principalement causée par des mutations sur le gène codant la proteine tyrosine phosphatase SHP2, qui causent une trop forte activation de cette protéine. Les patients présentent de multiples atteintes développementales (malformations du cœur, du crâne, du squelette, retard de croissance), mais aussi des troubles communément retrouvés chez l’individu âgé dans la population générale : syndrome métabolique, ostéoporose, cancers du sang, inflammation systémique, faiblesse musculaire. A l’appui de ces observations cliniques, de premières données in vitro révèlent un phénomène de vieillissement accéléré (appelé sénescence) dans des cellules exprimant des formes mutées de SHP2. De même, un modèle de la maladie développé chez la souris, en mutant le gène codant SHP2 pour introduire la mutation responsable de la maladie chez l’Homme, présente ce même vieillissement dans ses tissus dès son plus jeune âge. Ces données suggèrent que l’hyperactivation de SHP2 associée au SN pourrait provoquer un phénotype de vieillissement précoce dont nous souhaitons élucider les mécanismes, et qu’en miroir, l’inhibition de SHP2 pourrait freiner le développement de maladies liées à l’âge. Les objectifs du projet sont donc - de caractériser un modèle murin du SN du point de vue des pathologies liées à l’âge et de la longévité. - d’identifier les mécanismes responsables de ce phénotype, en explorant le rôle de la sénescence, des cellules du système immunitaires et de certaines hormones, dont on sait déjà qu’elles présentent des anomalies dans le SN. - d’évaluer si l’inhibition de SHP2 permet d’améliorer les pathologies liées à l’âge. LA MODIFICATION D'UNE PROCEDURE NECESSITE UNE MODIFICATION DU PROJET INITIAL AUTORISE AVEC AJOUT DE 256 ANIMAUX.

Bénéfices attendus

Ce projet devrait permettre de mieux comprendre la physiopathologie du SN afin de proposer des stratégies thérapeutiques et un suivi adapté aux patients. Au-delà des maladies rares, ce projet pourrait permettre d’identifier de nouveaux mécanismes impliqués dans le développement des pathologies liées à l’âge.

Procédures

-La mise à jeun des animaux pendant 6h pour normaliser la glycémie. -L’injection d’insuline et la contention associée sont réalisées une fois, durée max 15s. -Le gavage et la contention associée (durée

Impact sur les animaux

-Effets indésirables liées à l’établissement de nouvelles lignées : Certaines lignées générées dans le cadre de ce projet pourraient développer des tumeurs ce qui peut être source de douleur et de perte de poids mais pourra être anticipé par le suivi de l’expression précoce d’un marqueur fluorescent dans les cellules cancéreuses. -La mise à jeun des animaux représente un stress. -L’injection d’insuline et la contention associée sont source d’inconfort et de douleur légère au point d’injection. -Le gavage et la contention associée (durée

Devenir

Tous les animaux sont euthanasiés

Remplacement

Le syndrome de Noonan (SN) est une maladie génétique pour laquelle les patients portent dans toutes leurs cellules une mutation dite « gain-de-fonction » sur le gène codant pour SHP2, c’est-à-dire qui rend la protéine plus active. Les souris modèles de cette maladie développent les principaux symptômes de la maladie et représentent en ce sens le meilleur modèle d’étude de cette pathologie. Ce projet vise à mieux comprendre la physiopathologie du SN au regard du développement de pathologies liées à l’âge, ce qui nécessite un modèle intégré permettant une étude à l'échelle de l'organisme entier prenant en compte notamment des échanges hormonaux, du dialogue inter-organe et la contribution de cellules sanguines. Le recours à l’animal est donc indispensable pour ce projet de recherche. Les procédures expérimentales présentées à l’appui de ce projet ne peuvent donc pas être remplacées par d'autres méthodes n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants et susceptibles d'apporter le même niveau d'information. Toutefois, des tests in vitro sur cellules en culture ont été préalablement réalisés pour limiter au maximum l'expérimentation sur l'animal.

Réduction

Le nombre d’animaux nécessaire pour répondre aux différentes questions scientifiques exposées dans ce projet a été déterminé en se basant à la fois sur les données bibliographiques et sur des études préliminaires déjà réalisées par le porteur du projet au cours des précédents projets. Compte tenu de la variabilité des paramètres biologiques généralement observée au sein d’un groupe homogène, des groupes de 8 animaux seront nécessaires afin de pouvoir mettre en évidence des différences statistiques. Pour les suivis tout au long de la vie des animaux, 20% d’animaux supplémentaires seront prévus pour pallier des pertes d’animaux en cours de protocole. Dans un souci de réduction, le projet a été designé afin de réaliser plusieurs expériences sur les mêmes groupes dès lors qu’elles ne sont pas susceptibles d’interférer les unes avec les autres. Les tissus et organes prélevés seront collectés afin de pouvoir réaliser différents types d’analyses.

Raffinement

Les procédures seront réalisées dans le respect du bien-être animal pour limiter la souffrance, la douleur ou l’angoisse des animaux, en respectant les points limites préalablement définis. Les animaux seront placés en pièce d'acclimatation lors de leur arrivée à la zootechnie. Ils seront pris en charge par du personnel de la zootechnie compétent qui vérifie leur état et place de l'enrichissement (igloo, frisure, papier) dans les cages pour amoindrir le stress du transport et permettre aux animaux de faire un nid. Les animaux issus de différents cartons de transport ne seront jamais mélangés lors de la répartition dans les cages d'hébergement. Le caractère grégaire des souris sera maintenu puisque les animaux ne seront jamais seuls en cage (sauf si un isolement est nécessaire pour cause de bagarres ou pour certaines expériences). Les cages sont passées en revue quotidiennement et les animaux sont observés en détail au moins 2 fois par semaine pour repérer les blessures éventuelles, un comportement anormal (isolement, pas de reflexe de fuite lorsque l'on vient attraper l'animal, maigreur, problème de dentition), et pesés 1 fois par semaine. De plus, toutes les procédures engendrant de la douleur seront réalisées sous anesthésie générale et un analgésique sera utilisé en parallèle de ces procédures pour minimiser toute douleur.Les points limites sont: émaciation ou perte de poids > 20% en moins d’une semaine, hypothermie, cumul de signes de souffrance (prostration, poil hirsute, dos rond, perte d'activité, ou tout autre signe clinique jugé par le technicien expérimenté comme indiquant un état de souffrance auquel nous ne serions pas en mesure de remédier dans les 24h) atteignant un scoring >9. Ceux-ci permettront d’écarter précocement les animaux du protocole ou de les mettre à mort immédiatement en fonction de l’intensité des comportements observés et donc du niveau de souffrance. Chaque étude est discutée avec l’ensemble de l’équipe de recherche afin de garantir la pertinence de chaque expérience.

Choix des espèces

Les modèles murins utilisés dans ce projet représentent les seuls modèles de mammifères génétiquement modifiés pour reproduire la maladie humaine SN. De plus, les souris représentent un modèle bien établi pour l’analyse des fonctions métaboliques, endocriniennes et cardiaques. Pour la caractérisation d’un éventuel phénotype dommageable des lignées, les animaux seront suivis dès la période de croissance (3-8 semaines). Le reste des expériences, s’agissant de suivre des pathologies liées à l’âge, sera réalisé sur des animaux adultes de 3 à 24 mois.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 50
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 50
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 50

L'objet de ce projet est d'amplifier chez des souris une lignée de cellules tumorales humaines qui ne prolifère pas en culture, sans qu'aucun traitement y soit évalué. 50 souris immunodéprimées NSG vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue. Chacune reçoit une injection de cellules de lymphome T angioimmunoblastique sous anesthésie, puis jusqu'à dix prélèvements sanguins rétro-orbitaires hebdomadaires, pendant un à trois mois, jusqu'à ce que la tumeur atteigne "le maximum tolérable". La rubrique consacrée à la réduction ne justifie que 6 souris, et le résumé n'explique nulle part d'où viennent les 44 autres.

Objectifs

Le système CRISPR/Cas9 est dérivé du système immunitaire bactérien. Il repose sur l’utilisation d’une nucléase Cas9 associée à un ARN guide (ARNsg) complémentaire d’une séquence cible de 20 nucléotides, permettant d’induire des cassures double brin dans l’ADN et ainsi d’inactiver spécifiquement le gène ciblé. Cette technologie peut être appliquée à l’échelle du génome entier dans le cadre de criblages CRISPR, permettant l’étude fonctionnelle systématique des gènes. Les criblages CRISPR constituent aujourd’hui un outil majeur pour l’identification de nouvelles cibles thérapeutiques. Cependant, les modèles actuellement utilisés reposent principalement sur des lignées cellulaires établies, qui reproduisent imparfaitement la complexité biologique des tumeurs humaines et ne sont pas disponibles pour certaines entités tumorales. Notre projet porte sur le lymphome T angioimmunoblastique, qui représente l’une des formes les plus fréquentes de lymphome T périphérique. Cette pathologie correspond à une prolifération maligne de lymphocytes T et demeure associée à un pronostic défavorable, avec une survie globale à 5 ans d’environ 70 %. Les options thérapeutiques restent limitées, notamment en raison de l’absence de modèles expérimentaux adaptés et de lignées cellulaires disponibles pour cette pathologie. Afin de contourner ces limitations, nous utiliserons des modèles de xénogreffes dérivées de patients (Patient-Derived Xenografts, PDX), consistant en la transplantation sériée de cellules tumorales humaines chez des souris immunodéprimées. Les cellules tumorales seront modifiées génétiquement afin d’exprimer la nucléase Cas9 ainsi que des ARNsg. Ces cellules ne pouvant pas être amplifiées efficacement in vitro, leur passage chez la souris est indispensable pour assurer leur expansion. L’objectif du projet est donc d’amplifier une lignée de PDX de lymphome T angioimmunoblastique exprimant la Cas9 afin de disposer, à terme, d’un modèle compatible avec la réalisation de criblages CRISPR in vivo. Ces travaux pourraient permettre l’identification de nouvelles cibles thérapeutiques et contribuer au développement de stratégies visant à améliorer la prise en charge et le pronostic des patients atteints de cette pathologie.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra d’amplifier une lignée de xénogreffe dérivée de patient (PDX) de lymphome T angioimmunoblastique exprimant la nucléase Cas9 et des ARN guides (ARNsg). Ce modèle présente un intérêt particulier en raison de l’absence actuelle de lignées cellulaires disponibles pour cette pathologie. À terme, ce modèle pourra être utilisé pour la réalisation de criblages CRISPR in vivo visant à identifier des gènes impliqués dans la progression tumorale, ainsi que des gènes suppresseurs de tumeur. Ces travaux pourraient ainsi conduire à l’identification de nouvelles cibles thérapeutiques et contribuer à une meilleure compréhension des mécanismes biologiques impliqués dans le lymphome T angioimmunoblastique.

Procédures

Après une période d’acclimatation, les souris recevront une injection unique de cellules tumorales par voie sous-cutanée (J0), réalisée sous anesthésie générale à l'isoflurane, ce qui provoquera le développement d’un lymphome. L'injection dure moins d'une minute et la durée totale de la manipulation, incluant l'induction anesthésique et le réveil, est d'environ 3 à 5 minutes. À partir de deux semaines après l'injection (J14), des prélèvements sanguins rétro-orbitaires seront réalisés une fois par semaine sous anesthésie générale de courte durée et ajout d’un collyre analgésique à base de tétracaïne, afin de suivre la progression de la maladie. Chaque prélèvement dure moins d'une minute et la durée totale de la manipulation, anesthésie comprise, est d'environ 3 à 5 minutes. Les animaux seront suivis pendant une durée comprise entre 1 et 3 mois, selon la cinétique de développement tumoral. Chaque animal fera l’objet d’un maximum de 10 prélèvements sanguins de 40µl avant sa mise à mort. Les animaux seront euthanasiés sous anesthésie générale lorsque les critères d'arrêt de l'étude ou les points limites seront atteints (Annexe). La mise à mort sera réalisée conformément à la réglementation en vigueur.

Impact sur les animaux

Nous allons injecter des cellules tumorales soit par voie sous cutanée soit par voie intrapéritonéale sur des souris endormies ce qui provoquera une douleur légère aux souris. 2 semaines après l'injection, nous allons leur prélever du sang quand les souris seront endormies. Cela leur provoquera une douleur modérée. Nous prélèverons du sang toutes les semaines pour suivre l'évolution des cellules tumorales. Nous sacrifierons les souris sous anesthésie par dislocation cervicale, cela ne leur provoquera donc pas de douleur.

Devenir

Pour l'ensemble de ces procédures, les souris seront mises à mort quand le volume tumoral atteindra le maximum tolérable. À noter, ces modèles de lymphome sont largement documentés et la croissance tumorale ne semble pas induire de douleur pour l'animal jusqu'à cette limite. En cas de non-développement ou de régression de la tumeur, les souris seront conservées pour une durée de 6 semaines (durée la plus couramment publiée) puis mises à mort pour analyse.

Remplacement

À l’heure actuelle, il n’existe pas de modèle de culture cellulaire adapté au lymphome T angioimmunoblastique. Cette pathologie présente des caractéristiques biologiques complexes et hétérogènes qui rendent difficile le développement de modèles in vitro représentatifs. L’absence de lignées cellulaires limite l’étude des mécanismes impliqués dans la progression tumorale ainsi que l’évaluation préclinique de nouvelles approches thérapeutiques. Par ailleurs, les cellules issues des modèles de xénogreffes dérivées de patients (PDX) de lymphome T angioimmunoblastique ne prolifèrent pas en conditions in vitro. Il est donc nécessaire de recourir à un modèle animal afin d’assurer leur amplification et le maintien du modèle tumoral. Les souris immunodéprimées, notamment les modèles NOD/SCID ou NSG, présentent une déficience en cellules immunitaires (cellules T, B, et NK pour les NSG) permettant l’implantation et la croissance de cellules tumorales humaines. Ces modèles reproduisent de manière fidèle les caractéristiques biologiques et moléculaires du lymphome T angioimmunoblastique humain et constituent ainsi un outil pertinent pour l’étude de cette pathologie. Enfin, l’utilisation de ce modèle est indispensable pour le développement ultérieur de criblages CRISPR in vivo visant à identifier des gènes impliqués dans la progression tumorale ou des gènes suppresseurs de tumeur, dans l’objectif d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques. En résumé, le recours à la souris est nécessaire pour permettre l’amplification stable d’une lignée PDX de lymphome T angioimmunoblastique exprimant la nucléase Cas9 et des ARN guides (ARNsg), en l’absence d’alternative in vitro adaptée.

Réduction

Le nombre d’animaux a été estimé sur la base d’un taux de prise de greffe d’environ 50 %, observé dans les modèles PDX de lymphomes T, de la variabilité du rendement de transduction lentivirale des cellules tumorales, des pertes cellulaires associées aux manipulations ex vivo, ainsi que de la nécessité d’obtenir une quantité suffisante de cellules tumorales exprimant de manière stable la nucléase Cas9 et les ARN guides (ARNsg) pour permettre l’amplification du modèle. L’objectif étant d’obtenir un à deux modèles PDX exploitables exprimant de manière stable la Cas9 et les ARNsg, 6 souris seront utilisées afin de tenir compte des échecs de prise de greffe et des pertes expérimentales potentielles, tout en limitant au maximum le nombre d’animaux utilisés conformément au principe de réduction des 3R.

Raffinement

Toutes les procédures expérimentales du projet sont réalisées en tenant compte du bien-être animal dans le strict respect des réglementations en vigueur et en étroite collaboration avec la structure du bien-être animale de notre établissement. Les expérimentations seront optimisées dans l’optique de réduire, supprimer ou soulager l'inconfort, la douleur ou l'angoisse subie par les souris afin d'obtenir des données qui soient le moins biaisées possible par le "mal être" de l'animal. Une anesthésie générale sera utilisée durant les procédures expérimentales (prélèvement sanguin et transplantation). Nous vérifierons l’état de santé des souris quotidiennement : tout changement dans leur comportement ou l’apparition de signes cliniques (posture, prostration, difficultés à se déplacer et à s’alimenter, déshydratation) sera relevé et évalué grâce à une grille d'évaluation de la douleur (Annexe 2). Lorsque les souris présenteront une perte de poids supérieure ou égale à 20% de leur poids maximum ou si des signes cliniques apparaissaient, les animaux seront mis à mort. Durant l’ensemble de l’étude, les souris seront hébergées dans des conditions conformes à la réglementation européenne en vigueur (environnement contrôlé : température et ventilation régulées, lumière avec un cycle de 12h, hygrométrie), avec un accès continu à la nourriture et à l’eau. Les souris seront maintenues en groupes de 3 à 5 animaux par cage. L’environnement est enrichi par des dômes en carton et/ou du coton.

Choix des espèces

En l’absence de modèles in vitro adaptés au lymphome T angioimmunoblastique, le recours à un modèle animal est nécessaire pour l’étude de cette pathologie. Le modèle murin est actuellement le modèle de référence le plus largement utilisé et le mieux caractérisé pour l’étude des lymphomes humains, notamment dans le cadre des modèles de xénogreffes dérivées de patients (PDX). Les souris immunodéprimées de type NSG (NOD scid gamma) présentent une déficience sévère du système immunitaire, incluant l’absence de lymphocytes T, de lymphocytes B et de cellules NK. Cette immunodéficience permet l’implantation et le maintien de cellules tumorales humaines tout en limitant les phénomènes de rejet de greffe. Ces modèles reproduisent de manière pertinente les caractéristiques biologiques et moléculaires du lymphome T angioimmunoblastique humain et constituent ainsi un outil expérimental adapté pour l’amplification des cellules tumorales modifiées génétiquement ainsi que pour le développement futur de criblages CRISPR in vivo. Nous allons sélectionner des jeunes adultes de 6 à 10 semaines. Ces souris ont fini leur croissance et refléteront au mieux la physiopathologie du lymphome T angioimmunoblastique dont les tumeurs surviennent principalement chez l'adulte.

  • Recherche appliquée
    • Troubles urogénitaux
  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
Souris : 80
Souffrances
▲ -
▲ 80
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 80

Un ovule pharmaceutique chargé d'une molécule odorante est introduit dans le vagin de souris femelles avant l'accouplement, geste répété jusqu'à trois fois par femelle en cas de non-copulation, à une semaine d'intervalle au minimum. 80 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, pour vérifier si cette surcharge en odorant empêche la fécondation et ouvre la voie à une contraception humaine sans hormone. Les atteintes annoncées tiennent en deux lignes, une gêne au moment de l'introduction et un risque de dermatite-conjonctivite. Toutes sont tuées à l'issue, cornes utérines et oviductes prélevés pour y chercher des embryons et des ovocytes fécondés.

Objectifs

La pilule contraceptive à base d'hormones est largement utilisée dans notre société, mais souffre cependant de fortes suspicions quant aux effets négatifs de son usage au long cours sur la santé des femmes. Ce projet s'inscrit dans la continuité d'un projet précédent intitulé "Développement chez la souris d'une nouvelle méthode contraceptive non hormonale", qui reposait sur l'hypothèse qu'une molécule odorante pourrait interférer avec la fécondation en perturbant le fonctionnement des spermatozoïdes, lesquels sont capables de capter certaines molécules odorantes. Au cours de ce précédent projet, il a été montré que l'introduction d'une molécule odorante particulière, par le biais d'une petite capsule pharmaceutique ("ovule") introduite dans le vagin de souris femelles, interférait très significativement avec la procréation, la majorité des couples reproducteurs présentant une absence totale de naissances. Ces données encourageantes confortent l'hypothèse que la surcharge vaginale en odorant est capable d'avoir une action contraceptive, sans recours à l'utilisation d'hormones.

Bénéfices attendus

Les conséquences et bénéfices attendus sont à deux niveaux le premier dans le cadre de la pratique médicale, le second sur le plan de la recherche fondamentale. 1) Si la molécule odorante introduite dans le vagin à l’aide d’un ovule interfère avec la fécondation, il est prévu de faire des essais cliniques d'utilisation d'ovules chargés d'un odorant reconnu par les récepteurs olfactifs exprimés à la surface des spermatozoïdes humains, dans le but de développer une nouvelle méthode contraceptive sans hormone. 2) Sur le plan de la recherche fondamentale, une inhibition de la fécondation confirmerait les résultats de nos expériences précédentes selon lesquels les récepteurs olfactifs exprimés à la surface des spermatozoïdes ont un rôle biologique dans la fécondation de l'oeuf, ce qui n’a jamais été démontré. Cela ouvrirait la voie à la recherche des molécules physiologiques naturellement impliquées dans le guidage des spermatozoïdes vers l'ovocyte. Cela conduirait aussi à la recherche des cellules émettrices de ces molécules et plus encore permettrait d’envisager de nouvelles explications et hypothèses de travail relatives à la stérilité de certains couples.

Procédures

Un ovule contenant une molécule odorante - ou une solution saline neutre pour les témoins - sera introduit dans le vagin des souris avant l'accouplement. En cas de non copulation, le geste sera répété avec la même souris femelle, en laissant au minimum 1 semaine d'intervalle, et pour un maximum de 3 répétitions par femelle.

Impact sur les animaux

- Gêne au moment de l'introduction de l'ovule. - Risque allergique : dermatite-conjonctivite.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à l'issue des expérimentations. Les cornes utérines et les oviductes seront prélevés afin de rechercher la présence d'embryons et d'ovocytes fécondés, respectivement.

Remplacement

Il est impossible de remplacer ces expérimentations chez la souris, préliminaires à des essais cliniques chez l'humain, par des tests in vitro dans la mesure où la question posée est celle de savoir si un ovule libérant dans le vagin une molécule odorante se fixant à la surface des spermatozoïdes pourrait empêcher la fécondation.

Réduction

Le nombre d'animaux a été réduit au minimum nécessaire pour réaliser des analyses statistiques pertinentes, et en accord avec nos résultats antérieurs dont ce projet est la continuité. Nous réaliserons une première série d'expériences (Lot 1 - présence/absence d'embryons) avec 20 souris tests (odorant) et 20 souris témoins (PBS). La seconde série d'expériences (effet sur la fécondation des ovocytes) est facultative et ne sera réalisée que si la première série a conclu à une absence d'embryons.

Raffinement

Les animaux seront hébergés dans une structure agréée qui tient compte de l'éthique animale. Les accouplements seront hébergés de façon à éviter les conséquences olfactives de l'utilisation de la molécule odorante sur les autres animaux présents dans la pièce d'hébergement. Le reste du temps l'hébergement se fera en groupes sociaux et les animaux bénéficieront d’un environnement calme et d'une alimentation abondante. Une surveillance journalière des animaux sera réalisée pour s'assurer que les conditions de bien-être sont respectées. Des points limites stricts et spécifiques au projet seront appliqués.

Choix des espèces

Nous étudions l'effet contraceptif d'une surcharge vaginale en molécule odorante. Nous devons donc réaliser nos expérimentations avec des souris femelles adultes (24-48 semaines). Ces expérimentations sont réalisées chez la souris car il s'agit de la seule espèce, hors l’espèce humaine, pour laquelle on a clairement identifié les récepteurs olfactifs exprimés à la surface des spermatozoïdes.

  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
Souris : 480
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 480
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 480

La lignée employée porte la délétion d'un gène dont l'absence tue environ la moitié des souris femelles porteuses autour de la naissance, les survivantes pesant près de 10 % de moins que les autres. 480 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue du maintien de la lignée. Les femelles knock-out sont accouplées jusqu'à l'âge de six mois, le porteur ne déclarant d'autre intervention que la mise en reproduction et l'observation quotidienne des gestations et des naissances. Il ajoute que le prélèvement de tissus d'embryons se situe hors du champ réglementaire, ce qui place ces souris hors des 480 déclarées.

Objectifs

Ce projet vise à comprendre le rôle d'une protéine dans l'inactivation du chromosome X (ICX), mécanisme indispensable au développement normal des mammifères femelles, qui possèdent deux chromosomes X et doivent en éteindre un pour éviter une double dose de gènes. Des travaux récents ont montré que cette protéine est cruciale pour l'organisation des régions chromatiniennes compactées et peu actives : son absence perturbe l'organisation de l'ADN, modifie l'expression génique et altère la plasticité cellulaire. De façon frappante, un modèle murin knock-out pour ce gène révèle une létalité spécifique aux femelles autour de la naissance et un poids de naissance réduit, suggérant un défaut d'ICX en l'absence de cette protéine, avec des conséquences sur le développement de l'embryon et du placenta, un tissu où le contrôle du chromosome X est plus fragile. Le projet comporte deux objectifs : analyser l'impact de la perte de cette protéine sur l'ICX au cours du développement embryonnaire (Objectif 1), puis étudier ses effets sur le développement des embryons mâles et femelles, en se focalisant sur le placenta (Objectif 2) afin de mieux comprendre comment l'organisation nucléaire du chromosome X inactif conditionne des étapes clés du développement et la spécialisation cellulaire.

Bénéfices attendus

Le bon déroulement de ce projet apportera de nouvelles connaissances sur le développement embryonnaire et extra-embryonnaire, les différences entre les sexes et le contrôle épigénétique des gènes. Cela pourra avoir des implications futures en médecine régénérative et de la reproduction, mais aussi en oncologie où notre protéine candidate est utilisée comme biomarqueur. Ce projet nous permettra d’approfondir nos connaissances sur les dimorphismes sexuels, et ouvrira de nouvelles avenues thérapeutiques pour le traitement des cancers en prenant en compte le sexe des patients.

Procédures

Les femelles dans lesquelles notre gène candidat a été enlevé seront utilisées pour maintenir la lignée dans notre animalerie. Elles seront utilisées jusqu'à leur 6 mois, exclusivement pour les accouplements. Les animaux seront donc soumis à des interventions limitées, principalement liées au maintien de la lignée et à l’étude du développement : - Mise en reproduction Les souris adultes seront placées en reproduction de manière contrôlée. Cette étape consiste à héberger un mâle et une femelle ensemble. - Suivi des gestations et des naissances Les femelles gestantes seront observées quotidiennement (quelques minutes par jour) afin de suivre le bon déroulement de la gestation et des naissances. - Phénotype lié au modèle génétique Le modèle étudié entraîne des effets sur le développement : environ 50 % des femelles porteuses de la modification génétique ne survivent pas autour de la naissance, et les individus survivants présentent un poids légèrement inférieur à la normale (~10%). Ces effets sont inhérents au modèle et ne résultent pas d’une intervention expérimentale directe.

Impact sur les animaux

La mort périnatale arrive régulièrement et ne touchera qu'un huitième de la portée en moyenne, ne devant pas générer de stress excessif chez les mères. Les femelles KO qui survivent montrent un décifit de poids de 10% dont on ne connaît pas la cause à ce jour, cependant ces souris présentent un comportement similaire aux souris sauvages (fertilité et durée de vie).

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à l'issue de cette procédure de maintien de lignée. Par contre, les animaux utilisés pour prélèvement de tissus d'embryons est hors champ réglementaire.

Remplacement

Notre travail se base sur des données produites en amont sur des modèles de culture cellulaire (cellules souches embryonnaires femelles). L'extinction de l'expression des gènes sur le chromosome X ou inactivation du chromosome X, est un mécanisme crucial, qui n'a lieu que chez les mammifères. Il n'existe pas aujourd'hui de modèle cellulaire adéquat pour l'étude de l'embryon avant implantation. Le laboratoire de nos collaborateurs développe actuellement de nouveaux modèles de cellules souches pour réduire dans le futur l'utilisation d'animaux.

Réduction

Le maintien de la lignée est réalisé avec le nombre minimal de cages reproductrices, afin de limiter la production d’animaux surnuméraires. Les croisements sont planifiés en fonction des besoins expérimentaux, et les animaux produits sont utilisés à la fois pour le maintien de la colonie et pour les analyses, afin de maximiser les données obtenues à partir de chaque individu.

Raffinement

Nous prenons soin d'effectuer une manipulation minimale des animaux vivants. Nos expériences portent uniquement sur l’accouplement des animaux transgéniques dans le but de maintenir la lignée où notre gène d'intérêt a été délété. Des balles de coton pour permettre la réalisation de nids et « cabanes » de carton pour leur permettre de se regrouper à l’abri de la lumière quand elles le désirent leur seront fournis. Autant que possible, nous regrouperons les animaux afin qu’ils bénéficient de conditions de vie les plus proches de celles de leur espèce.

Choix des espèces

Ce projet vise à comprendre le rôle de notre protéine d'intérêt dans l'extinction de l'activité des gènes sur le chomosome X et son maintien pendant certaines étapes embryonnaires de la souris (jours 12,5-18,5 après conception). Les approches expérimentales ne sont pas envisageable chez l'humain (embryon) et le modèle animal suffisamment proche et connu est le modèle souris. En effet, l'extinction de l'activité des gènes sur le chomosome X est spécifique aux mammifères. Le modèle souris constitue le modèle de choix pour de nombreuses raisons. 1) Le modèle mammifère est obligatoire. 2) la connaissance de la génétique et du génome murin est essentielle. 3) Les souris sont un modèle d'étude aisé car le taux de reproduction est élevé, les générations rapides et la production d'embryons maîtrisée. 4) les modèles transgéniques murins utiles à notre étude sont déjà existants. 5) De nombreuses données transcriptomiques ont déjà été obtenues au laboratoire sur des modèles souris proches et constituent une base de connaissance nécessaire pour ce projet. 6) Enfin, des méthodes alternatives (études in cellulo et in vitro) complémentaires seront conduites mais ces approches ne peuvent pas se substituer à l'utilisation d'animaux.

  • Recherche appliquée
    • Troubles endocriniens
Souris : 1700
Rats : 1700
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 3400
Devenir
 -
 -
 -
 3400

Une injection de streptozotocine détruit les cellules du pancréas et provoque une hypoglycémie sévère, dont le porteur attend 10 à 15 % de mortalité. 1 700 souris et 1 700 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, tous tués pour récupérer leurs tissus et leur sang. Devenus diabétiques et amaigris, ils subissent jusqu'à vingt et une prises de sang hebdomadaires chez la souris et quinze chez le rat, des tests de sensibilité mécanique et thermique de trente minutes en cage de contention, une échographie cardiaque sous anesthésie, et vingt heures en cage à métabolisme sur grille, hébergement dont le porteur reconnaît qu'il induit un fort stress et un risque d'hypothermie. Les composés évalués ne sont jamais nommés, et l'effectif de 3 400 rongeurs n'est rattaché à aucun calcul.

Objectifs

Le diabète de type I peut être induit chez le rongeur par destruction des cellules du pancréas à l’aide d’un agent pharmacologique. Lorsqu’un trop grand nombre de cellules sont détruites, l’animal devient diabètique de type I. Les conséquences de la destruction des cellules sont une augmentation du taux du sucre dans le sang. Cela va être toxique pour certains organes tels que les nerfs et neurones périphériques touchant la sensibilité, la motricité, le transit intestinal et le rythme cardiaque et le rein. Ces comorbidités associées au diabète altèrent de façon importante la qualité de vie des patients et sont létales arrivées à un certain stade de la maladie. Or ces comorbidités ne sont pas ciblées par des médicaments efficaces ou alors ciblés par des médicaments peu efficaces. Ainsi, il est important de développer des modèles précliniques permettant l’implémentation de médicaments ou des nouveaux médicaments plus efficaces sur le marché. Nous réaliserons 40 projets sur 5 ans.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra l’étude de nouvelles molécules thérapeutiques plus efficaces sur la neuropathie (altération des neuronnes périphériques), l’insuffisance cardiaque et la néphropathie diabétiques (altération de la fonction rénale associée au diabète).

Procédures

Les animaux recevront des administrations de divers composés (molécule chimique induisant le modèle et composés à tester), les administrations se font sur animal vigile (environ 30 secondes) ou sur animal anesthésié (environ 2 minutes). La sensibilité mécanique et thermique est réalisée sur animal vigile et dure environ 30 minutes où l'animal est dans une petite cage et un stimulus mécanique ou thermique est appliqué maximum 5 fois 10 secondes à intervalle de 5 minutes et ce à 3 reprises durant le projet. Des prélèvements de sang auront lieu toutes les semaines (soit 21 prélèvements pour la souris et 15 pour les rats maximum), sur animal anesthésié (2 minutes) ou vigile (30 secondes). Pour mesurer la fonction cardiaque, nous réaliserons une échographie, l’animal est anesthésié et une sonde est posée sur son thorax. Cette mesure dure environ 20 minutes. Pour mesurer le débit de filtration du rein, l'animal est anesthésié pendant 5 minutes pour placer le moniteur sur dos et injecter le composé fluorescent puis il est réveillé et maintenu en cage individuelle pendant 2h de mesure. Le moniteur est ensuite retiré et l'animal est remis dans sa cage d'origine. Nous récolterons l'urine sur une durée de 20h, l'animal sera donc mis en cage individuelle à métabolisme. Ces mesures seront réalisées 1 fois, en fin de période de traitement.

Impact sur les animaux

L’injection du composé chimique va engendrer un relargage massif d’insuline, donc une hypoglycémie sévère (baisse du taux de sucre dansle sang). Pour limiter cet effet qui peut être mortel, une supplémentation en sucre est mise en place pendant la phase critique (dès l’injection et jusqu’à 24h après la dernière injection). D’après notre expérience, nous attendons 10 à 15% de mortalité. L’état diabétique va induire une perte de poids très importante. Les administrations de traitements réalisées à répétition peuvent générer un stress chronique. Bien que les composés à tester ont pour but d’améliorer l’état de santé de l’animal, ils peuvent avoir des effets adverses. Les prélèvements de sang réalisés peuvent entrainer une infection au niveau du site de prélèvement, notamment sur des animaux diabétiques. Les mesures de sensibilité mécanique et thermique peuvent engendrer un stress et/ou une douleur modérée. Certaines mesures impliquent une anesthésie d’environ 20 minutes. Dans de rares cas, l’animal peut ne pas supporter l’anesthésie. Le test de tolérance au sucre, sur un animal diabétique peut induire des difficultés de retour à une glycémie basale (taux de sucre normal), cela peut entrainer une légère baisse d’activité. Les récoltes urinaires en cage métabolisme implique un hébergement sur grille, en individuel pendant 24h. Cela induit un fort stress et un risque d’hypothermie (baisse de la température corporelle).

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort pour récupérer les tissus et le sang dans le but d’évaluer l’efficacité des composés.

Remplacement

Le diabète est une pathologie touchant de nombreux organes et les atteintes nerveuse et rénale sont des conséquences de ce dérèglement multi organique qui se passe de façon séquentielle dans un ordre bien précis lors du développement de la maladie. Pour trouver un traitement efficace ciblant ces deux comorbidités, l'utilisation d'un modèle animal est nécessaire pour mimer à la fois l'atteinte multi-organique et l'évolution de la pathologie au cours du temps. Les cultures de neurones et de cellules rénales peuvent être envisagées dans un premier temps et constitue un des axes de recherche et développement de la société. Cependant cette méthode, bien qu'elle puisse diminuer l'utilisation d'animaux à des fins de recherche, ne pourra pas se substituer à l'utilisation de ces derniers puisque les comorbidités citées sont la conséquence de ce dérèglement multi-organique. L'utilisation d'un composé chimique pour induire le diabète peut être également remplacée par l'utilisation d'animaux spontanément diabétique grâce à des mutations génétiques et sont des modèles auxquels la société s'attarde dans ses axes de recherche et développement.

Réduction

Toutes les procédures seront réalisées sur le même animal afin de réduire le nombre d’animaux inclut dans l’étude. Des tests statistiques sont réalisés pour démontrer l'efficacité d'un composé.

Raffinement

Dès la première injection du composé chimique, le bien-être de l’animal sera suivi quotidiennement (mesure du poids et des consommations alimentaire et hydrique, 1 fois par semaine). Une supplémentation en sucre, permettant de limiter la chute du taux de sucre dans le sang qui peut être mortelle, est mise en place durant la phase critique. Une double litière sera déposée en fond de cage pour éponger l'urine produite en abondance et garantir le confort de l'animal. Jusqu'en fin d'étude, des changements significatifs dans le comportement des animaux peuvent être annonciateurs de douleur : une démarche altérée ou une posture recroquevillée ou une déshydratation/perte d’appétit ou les yeux mi-clos ou une absence de selles ou une diarrhée, ou une absence de comportement de toilettage ou à l’inverse un léchage excessif ou une sécrétion de porphyrine au niveau du nez et des yeux, entraineront un examen clinique poussé. Si l’état clinique de l’animal venait à se dégrader et atteindre les points limites, ce dernier sera mis à mort.

Choix des espèces

Le rat et la souris sont des modèles bien connus pour l’étude du diabète et de ses complications. De plus, il est possible d’induire chez nos rongeurs des atteintes similaires à celles observées chez l’Homme et d’en suivre l’évolution avec les mêmes outils qu’en médecine humaine. Nous utiliserons des animaux adultes donc à partir de l’âge de 8 semaines car le modèle a été développé historiquement comme cela donc nous avons énormément de recul sur l’effet du composé chimique à cet âge et nous souhaitons étudier la maladie se développant chez les adultes.

  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système urogénital
Souris : 2896
Souffrances
▲ -
▲ 2890
▲ 6
▲ -
Devenir
 -
 6
 -
 2890

Six femelles seront stérilisées et gardées dans l'élevage, les autres tuées pour prélever leurs organes : 2 896 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Vingt femelles reçoivent sous la peau, sous anesthésie, un à trois comprimés de ciclosporine, et quatorze d'entre elles subissent ensuite jusqu'à neuf micro-prélèvements sanguins, une contention de dix à quinze minutes pour mesurer leur tension, et un recueil d'urine. Leur descendance passe par les mêmes mesures, le projet cherchant à savoir si l'exposition à cet immunosuppresseur avant la naissance abîme les reins ou la fertilité une fois adulte. Le porteur indique que des cultures de reins fœtaux humains exposés au médicament ont déjà montré une baisse de la fonction rénale après sept jours, et retient la souris parce que ces cultures ne reproduisent pas une exposition longue.

Objectifs

Depuis les années 1980, des femmes ayant reçu une greffe d’organe ou prenant des médicaments qui affaiblissent le système immunitaire peuvent mener une grossesse à terme. Pendant la grossesse, ces médicaments — appelés immunosuppresseurs (IS)— doivent être ajustés avec soin. Ils servent à empêcher le rejet de la greffe et à protéger la mère contre les infections mais exposent le bébé. Parmi les médicaments les plus utilisés figure la ciclosporine. Comme ces traitements ne peuvent pas être arrêtés, le bébé y est forcément exposé pendant la grossesse. Après la naissance, des études ont estimé que les concentrations sanguines de médicaments étaient faibles et sans conséquence pour le développement ultérieur de l'enfant. Mais on ne sait pas encore si cette exposition peut avoir des effets plus tard dans la vie, par exemple sur les reins ou la fertilité. Aucune étude n’a suivi ces enfants jusqu’à l’âge adulte. Pour répondre à ces questions, ce projet étudie chez la souris les effets de la ciclosporine sur la grossesse, les reins de la mère, la fertilité et les risques d’hypertension des petits exposés avant la naissance, et la santé de leurs reins une fois adultes. La souris est un bon modèle, car elle permet d’observer rapidement (en environ 80 jours) les effets du médicament sur la mère et sur sa descendance, tout en limitant les risques liés à l’immunosuppression.

Bénéfices attendus

Aujourd’hui, on ne sait pas encore si le fait d’être exposé avant la naissance à certains médicaments immunosuppresseurs peut augmenter le risque, une fois adulte, de développer de l’hypertension ou une maladie rénale chronique. Pourtant, cette question est très importante pour les parents et les médecins qui suivent les enfants nés de femmes greffées. On ignore également si cette exposition pendant la grossesse peut avoir un impact sur la fertilité des enfants une fois qu’ils deviennent adultes. Ce point n’a encore jamais été étudié. Ce projet se concentre sur un médicament en particulier : la ciclosporine. L’objectif est de vérifier si les enfants exposés pendant la grossesse présentent : • une hypertension artérielle, • des problèmes de fonctionnement des reins, • ou des troubles de la fertilité. Nous analyserons aussi au microscope les tissus des reins et des organes reproducteurs pour voir s’il existe des anomalies. À plus long terme, des études sur d’autres traitements utilisés chez les femmes greffées pourront être menées afin de comprendre leurs effets séparément ou en combinaison. Les résultats attendus permettront d’améliorer le conseil prénatal des femmes qui envisagent une grossesse sous IS, de favoriser le dépistage et la prévention chez les enfants et les jeunes adultes qui ont été exposés pendant la grossesse à ces traitements IS.

Procédures

20 souris recevront sous la peau, 1, 2 ou 3 comprimés de médicament, sous anesthésie et analgésie (1 fois, 20 minutes par animal). Préalablement ces animaux auront reçu une injection sous-cutanée d'analgésique, réalisée sur animal vigile (moins d'une minute par animal). Six de ces femelles seront stérilisées et conservées dans l'élevage. Les 14 femelles restantes auront 1-des micro-prélèvements sanguins (30 secondes) avec 9 prélèvements au maximum, alternés d'au moins 1 semaine, 2-une mesure de la tension artérielle, induisant une contention de 10 à 15 minutes, 1 fois par animal, et 3- un prélèvement d'urine par contention (10 secondes, 1 fois). Les animaux de première génération (nées des 14 femelles traitées) feront l'objet de : 1- plusieurs micro-prélèvements sanguins (30 secondes) avec 3 prélèvements au maximum, alternés d'au moins 1 semaine (24 animaux concernés), 2-une mesure de la tension artérielle, induisant une contention de 10 à 15 minutes, 1 fois par animal (36 animaux concernés) et 3-un prélèvement d'urine par contention (10 secondes, 1 fois) (24 animaux concernés).

Impact sur les animaux

Stérilisation des femelles : douleur modérée suite à la chirurgie, risque d'infection post chirurgie. Implantation des comprimés en sous-cutanée : douleur légère. Effets de l'immunosuppresseur sur les mères traitées et sur leur descendance : -risque de dommages sur les reins qui sera surveillé par des dosages dans le sang et dans les urines. Des micro-prélèvements de sang répétés entraineront du stress et une douleur légère. Recueils d’urine : léger stress de la contention. -risque d'hypertension : léger stress de la contention pendant la mesure de la pression sanguine.

Devenir

Six femelles traitées au médicament seront stérilisées et conservées au sein de l'élevage. Le reste des animaux sera mis à mort afin de collecter les organes qui permettront de mener les analyses biologiques nécessaires pour évaluer l'impact de l'exposition.

Remplacement

Des études réalisées chez des femmes exposées aux IS suite à une transplantation rénale, ont estimé que les concentrations sanguines de médicament chez le nouveau-né étaient très faibles et sans conséquence pour son développement ultérieur dans les premières années de vie. Par ailleurs, des études ex vivo de reins fœtaux humains exposés à l'IS et réalisés au laboratoire, ont montré une diminution de la fonction du rein, après 7 jours d’exposition. Ces cultures ex vivo ne peuvent cependant pas mimer un temps long d’exposition. Pour connaitre l’impact des expositions in utero à la ciclosporine, et mettre en évidence l’existence d’une hypertension artérielle, la présence d’anomalies de la fonction rénale ou de troubles de la fertilité chez les descendants, le modèle souris présente l’avantage de pouvoir réaliser une exposition avant, pendant et après la gestation couvrant toute la période de l’allaitement, ce qui n’est pas possible sur le modèle ex vivo déjà réalisé.

Réduction

Afin de limiter au maximum le nombre d’animaux utilisés, une première étude préliminaire sera réalisée avec un petit nombre de souris. Trois groupes de 3 souris recevront chacun différentes doses de ciclosporine, et trois groupes de 1 souris recevront un traitement placebo (sans médicament) pour chaque dose étudiée. Au total, 12 souris femelles âgées de 5 semaines seront utilisées lors de cette phase. Ce nombre a été calculé à partir de données obtenues lors d’études précédentes afin d’utiliser le moins d’animaux possible tout en obtenant des résultats exploitables. Dans un second temps, une étude plus complète sera menée. Le nombre de souris nécessaires sera déterminé à l’aide d’un calcul statistique afin de garantir des résultats fiables tout en évitant l’utilisation d’animaux en excès. La première phase permettra d’identifier la dose de ciclosporine la plus adaptée, ce qui évitera de multiplier les groupes de traitement lors de la suite de l’étude.

Raffinement

« Les animaux sont hébergés en groupe (au nombre maximum de 4 par cage). De l’enrichissement est ajouté : matériel de nidification (carré de coton) et un objet pour se mettre à l’abri. Le suivi du poids et une observation clinique quotidienne des souris permettront de prévenir la survenue de problèmes potentiels. Une grille de suivi du bien-être des animaux est établie et inclut les critères de poids corporel, d’apparence générale et de comportement. Le comportement maternel (allaitement, déplacement et toilettage des petits) sera également contrôlé. Des points limites suffisamment prédictifs et spécifiques à la procédure seront appliqués, comme la perte de poids ou une altération de l'apparence et du comportement.

Choix des espèces

La souris a été choisie pour cette étude car elle permet d’observer rapidement les effets du traitement immunosuppresseur sur la mère et sur ses petits. Les chercheurs utiliseront une lignée de souris dont les individus présentent des différences naturelles entre eux, un peu comme chez les êtres humains. Cela permet d’obtenir des résultats plus représentatifs de la réalité. Cette lignée est souvent utilisée pour évaluer les effets de médicaments ou d’autres substances chimiques. Elle présente également des avantages pratiques : chaque portée compte généralement une douzaine de souriceaux qui survivent majoritairement après la naissance. Cela permet d’étudier un plus grand nombre d’animaux et d’obtenir des résultats scientifiques plus fiables. Des souris adultes et matures sexuellement (mâles et femelles) sont suivies pour déterminer leurs capacités reproductrices et seront aussi utilisées pour 1- des mesures de la tension artérielle, 2-des recueils urinaires et 3- des micro-prélèvements sanguins.

  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
Souris : 4480
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 4480
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 4480

Cinquante-deux semaines de régime enrichi en graisses, en sucres et en cholestérol, l'ablation des deux ovaires, quarante-quatre heures en cage individuelle : 4 480 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées par dislocation cervicale pour prélèvement des tissus. S'y ajoutent six prises de sang à la joue après six heures de jeûne, quatre échographies cardiaques sous anesthésie, des gavages ou injections suivis d'une incision de la queue et d'un prélèvement toutes les quinze minutes pendant deux heures. L'objet déclaré est de comprendre pourquoi les œstrogènes protègent les femmes des maladies chroniques du foie, en supprimant ces hormones chez des souris femelles pour observer ce qui se passe ensuite. Le porteur écrit que la souris est le "meilleur modèle expérimental" parce que des lignées transgéniques dépourvues des deux protéines étudiées existent déjà dans le foie.

Objectifs

Le syndrome métabolique touche actuellement 38% de la population mondiale. Au niveau du foie, les complications de ce syndrome se caractérisent par une accumulation de graisses dans cet organe. Ce stade précoce et bénin peut évoluer vers des stades plus graves, caractérisés par une inflammation et une fibrose conduisant à une dysfonction de l’organe. L’ensemble de ces atteintes hépatiques chroniques, nommées hépatopathies métaboliques (HM), représentent la première cause de transplantation de foie et sont associées à des complications cardiaques. Comprendre les mécanismes contrôlant la progression des HM est crucial pour identifier les patient(e)s à risque et développer des traitements préventifs et/ou curatifs actuellement inexistants. Les données cliniques et scientifiques montrent que les femmes sont protégées de la survenue et de la progression de ces HM et de leurs complications grâce aux hormones sexuelles féminines, les œstrogènes. Dans ce projet nous souhaitons déterminer le rôle de 2 protéines importantes pour le métabolisme des graisses dans le foie dans la progression des HM. Ce projet permettra de comprendre la fonction des hormones sexuelles à l’origine des différences liées au sexe dans la susceptibilité aux HM. Il nécessite l’utilisation d’animaux de laboratoire, car, à l'heure actuelle, les modèles et lignées cellulaires disponibles ne permettent pas de reproduire la complexité du système hormonal et ne conservent pas leurs caractéristiques sexuelles.

Bénéfices attendus

Ce projet apportera donc des connaissances essentielles permettant de comprendre les mécanismes protégeant les femmes du développement de ces maladies. Il permettra l’élaboration de stratégies thérapeutiques préventives et /ou curatives adaptées au sexe contre ces atteintes hépatiques qui représentent aujourd'hui la première cause de transplantation de foie dans le monde.

Procédures

Les animaux anesthésiés subiront une opération chirurgicale de 15 minutes avec utilisation d’antalgique pour limiter la douleur post-opératoire – La moitié des animaux auront une alimentation riche en graisse et en sucre pendant 52 semaines et seront hébergés à thermoneutralité - les animaux vigiles seront placés en isolement pendant 90 à 120 secondes, à trois reprises - A 6 reprises nous serons amenés à effectuer des prises de sang à la joue des souris vigiles après 6 heures de jeûne (1 minute par animal) – A 4 reprises, les animaux anesthésiés auront une échographie cardiaque d’environ 10 minutes pour chaque animal - Les animaux vigiles recevront soit un gavage soit une injection d’une durée de 20 secondes par animal suivi par une incision au niveau de la queue et le prélèvement d’une goute de sang toutes les 15 minutes sur une durée totale de 2h - A 2 reprises les animaux seront transportés dans leurs cages d’origine dans un autre établissement (durée inférieure à 10 minutes) - Les animaux seront mis dans des cages individuelles pour une durée totale de 44 heures. « A la fin de l'expérimentation une prise de sang sur chaque animal vigile sera effectuée et, directement après, il sera mis à mort.

Impact sur les animaux

Pour l’ovariectomie, c'est-à-dire l'ablation des 2 ovaires, comme pour tout autre acte de chirurgie, les risques attendus sont majoritairement des complications post-opératoires comme des infections, hémorragies, des adhérences internes et des problèmes de cicatrisation (fils cassés). De plus, même si la prise en charge de la douleur est totale lors de cette procédure, l’animal peut ressentir une gêne temporaire lors du réveil dont les signes sont le poil hérissé, l’isolement des congénères et/ou une perte de poids supérieure à 10%. Enfin, des fils de suture peuvent être arrachés les jours suivant l’opération. De plus, les animaux pourraient subir plusieurs nuisances ou effets indésirables au cours de leur vie allant d’inconforts à des douleurs légères sur de courtes durées. L’inconfort et/ou le stress pourrait survenir lors des mesures de poids (temps inférieur à 1 min) lors des 52 semaines de régime western diet (régime enrichi en graisse, sucres et cholestérol) ou encore lors de la détermination de leur composition corporelle et des transports entre différents établissements utilisateurs (durée inférieure à 10 min). Des douleurs légères n’excédant pas quelques secondes pourraient survenir lors des prises de sang ou lors des tests de tolérance au glucose ou à l'insuline ou encore lors des injections intrapéritonéales. Également, un stress pourrait être subit par les animaux liés à l’isolation de leurs congénères lors des mesures de la composition corporelle ou des mises en cage à métabolisme.

Devenir

A l'issu de la procédure tous les animaux seront euthanasiés par dislocation des cervicales.

Remplacement

Les effets sur tout l'organisme des hormones sexuelles dont les œstrogènes, synthétisés majoritairement par les ovaires, font intervenir des dialogues inter-organes, notamment centraux, et inter-cellulaires à l’échelle de l’organisme qui restent encore non modélisables par des approches cellulaires. Des modèles alternatifs ont été décrits pour l’étude des HM, notamment des modèles de lignées cellulaires d'hépatocytes incubés avec des cocktails de graisses et de sucres permettant de mimer le stockage de graisses dans les cellules qui est caractéristique des HM. Cependant ces modèles ne permettent pas encore d’étudier l’effet des hormones sexuelles et leur rôle dans le développement de l'inflammation et de la fibrose hépatique, qui sont des éléments majeurs dans le développement des complications liées aux HM. C’est pourquoi le recours à l’expérimentation animale est l’unique approche permettant de comprendre l'impact physiologique des hormones sexuelles à l'échelle de l'organisme.

Réduction

Nous avons soigneusement conçu les expériences pour, à la fois, répondre à nos questions scientifiques et respecter la nécessité de réduire le nombre d'animaux dans la recherche scientifique. Nous utiliserons le plus petit nombre possible d'animaux requis pour cibler nos objectifs en fournissant des résultats statistiquement significatifs, c'est-à-dire 10 animaux par groupe expérimental. Ainsi, le nombre d'animaux a été déterminé par un calcul de puissance et basé sur les résultats antérieurs d'études similaires.

Raffinement

Les animaux sont hébergés dans des cages ventilées conformes à la directive européenne. Du papier et du carton sont fournis pour permettre aux souris de fabriquer des nids et exprimer des comportements naturels. Des tunnels en carton favorisent leur activité physique et leurs interactions sociales. La préhension des animaux se fera grâce à un tube en plastique pour soulever les animaux. Une grille de scoring, en collaboration avec les zootechniciens, permet de surveiller en temps réel l'état de santé et de confort des animaux et d'adapter les conditions expérimentales si nécessaire. Lors de l'ablation des ovaires, la diminution de la température corporelle sera limitée par un tapis chauffant. Un gel occuloprotecteur préviendra le dessèchement des yeux. La douleur et la sédation seront contrôlées par des injections d'analgésiques et l'inhalation d'anesthésiants. Les complications post-opératoires potentielles incluent le développement d’infections, d’hémorragies, d’adhérences internes et des problèmes de cicatrisation. Une injection supplémentaire d'analgésique sera réalisée 6h après l'opération pour éviter toute gêne au réveil. Une surveillance quotidienne sera assurée pendant 7 jours. En cas de signes de douleur (poils hérissés, isolement, perte de poids >10%), une intervention analgésique sera initiée en concertation avec le vétérinaire. Si les symptômes persistent, l’animal sera mis à mort par dislocation des cervicales. En cas de déchirure des fils de suture le lendemain, une réintervention sous anesthésiants et analgésiants sera effectuée sous surveillance stricte. Pour les prélèvements de sang sur animal vigile, les animaux seront laissés au maximum libres de leurs mouvements. Les animaux sont transportés suivant une procédure de transport déclarée lors de l’agrément de l’établissement (cheminement et conditions de transport validés par signature d’une charte de transport). Les animaux sont gardés dans leur cage d’origine pour le transport d’une durée de moins de 10 minutes avant l'euthanasie. Pour les mâles aussi bien que pour les femelles, la répartition des animaux dans les cages n’est pas modifiée par rapport à leur arrivée en zootechnie d’expérimentation.

Choix des espèces

Dans ce projet nous souhaitons étudier le rôle de deux protéines importantes pour le métabolisme des graisses dans le foie et impliquées dans la progression des HM. Donc la souris est le meilleur modèle expérimental car il existe des modèles transgéniques dans lesquels ces protéines ont été supprimées dans le foie spécifiquement. Aussi, dans les études publiées par différentes équipes, les mécanismes métaboliques sont pour beaucoup bien décrits chez la souris, avec une transposabilité à l'Homme élevée. En conséquence, la souris demeure une espèce de choix pour ce projet de recherche basé sur les effets des hormones sexuelles sur la progression des HM et leurs conséquences cardiaques. Les animaux seront utilisés entre 8 et 12 semaines d’âge, correspondant à la phase de fin de croissance et de maturité sexuelle et hépatique.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système nerveux
Souris : 1930
Souffrances
▲ -
▲ 40
▲ 1890
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1930

1 930 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour prélever leurs tissus, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, alors que le régime riche en graisses qu'elles reçoivent dure de trois à huit jours. Une partie subit une ou deux chirurgies stéréotaxiques du crâne d'environ trente minutes, la seconde servant à fixer une pompe et une canule qui infusent en continu dans le cerveau, et certaines une biopsie de queue pour le tri génétique. Les tests métaboliques ajoutent une injection intrapéritonéale puis jusqu'à six prélèvements de sang à la queue en deux heures. Le porteur annonce des pistes pour prévenir le diabète de type 2, tout en situant l'objectif immédiat dans la confirmation in vivo d'un effet protecteur déjà observé sur des cellules nerveuses cultivées.

Objectifs

Le cerveau, et plus particulièrement l’hypothalamus, joue un rôle majeur dans le contrôle de la prise alimentaire, du poids corporel et de la glycémie. En réponse à une alimentation riche en graisses, cette région cérébrale développe très précocement une réaction inflammatoire, observable dès les premiers jours d’exposition au régime, avant même l’installation de l’obésité. Cette inflammation hypothalamique précoce pourrait contribuer à la dérégulation du contrôle de la glycémie et favoriser l’apparition de troubles métaboliques, notamment l’insulinorésistance et le diabète de type 2. Les mécanismes responsables de cette réponse inflammatoire restent encore mal compris. Nos travaux récents suggèrent qu’une hormone produite localement au niveau cérébral pourrait exercer un effet protecteur sur les neurones hypothalamiques et limiter cette inflammation. L’objectif de ce projet est donc de confirmer cet effet protecteur in vivo, d’identifier les mécanismes impliqués et de déterminer si cette voie de signalisation peut prévenir les altérations métaboliques précoces induites par un régime riche en graisses. Ce projet pourrait ainsi permettre d’identifier de nouvelles cibles centrales d’intérêt pour la prévention des troubles métaboliques associés à l’obésité.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à mieux comprendre pourquoi l’obésité provoque une inflammation dans l’hypothalamus, une région du cerveau qui joue un rôle essentiel dans le contrôle de l’alimentation et de la glycémie. Cette inflammation peut perturber le fonctionnement de l’organisme et favoriser l’apparition de troubles métaboliques, notamment le diabète de type 2. Nous chercherons en particulier à déterminer si une hormone peut protéger l’hypothalamus contre cette inflammation et à identifier les mécanismes impliqués dans cet effet protecteur. Les résultats obtenus pourraient permettre de mieux comprendre le lien entre obésité, inflammation du cerveau et diabète, et contribuer à identifier de nouvelles pistes pour prévenir ou traiter ces maladies.

Procédures

Les souris nécessitant une sélection génétique subiront au préalable une biopsie de queue afin d’identifier celles présentant l’ADN recherché. Les animaux retenus pourront ensuite être soumis à une ou, au maximum, deux chirurgies stéréotaxiques, chacune d’une durée d’environ 30 minutes. La première chirurgie permettra de réaliser une injection unique dans une région précise du cerveau. Chez une partie des souris, une seconde chirurgie permettra de fixer un système de pompe et de canule destiné à assurer une infusion continue dans le cerveau. Par ailleurs, certaines souris ne subiront aucune chirurgie. Les animaux seront nourris avec un régime normal ou un régime riche en graisses pendant 3 à 8 jours selon les groupes. Toutes les souris seront soumises à des mesures de glycémie à différents temps, après une injection intrapéritonéale rapide, d’une durée de 2 à 3 secondes, de glucose, d’insuline ou de pyruvate, utilisé comme molécule test. Les prélèvements seront répétés au maximum 6 fois sur 2 heures, à partir d’une petite goutte de sang prélevée à l’extrémité de la queue, soit 6 × 5 µL au maximum, correspondant à un volume total maximal de 30 µL. Une seule petite incision sera réalisée au début du test ; le même site sera ensuite utilisé pour l’ensemble des prélèvements effectués aux différents temps de la cinétique, sans nouvelle incision.

Impact sur les animaux

Les interventions prévues peuvent entraîner des effets indésirables transitoires chez les animaux. Les principaux effets attendus sont liés aux chirurgies réalisées au niveau du crâne et à la pose éventuelle d’un dispositif d’infusion dans le cerveau. Ils peuvent se traduire par une douleur ou une gêne locale, une baisse temporaire de l’activité, une diminution de la prise alimentaire, une perte de poids, un défaut de toilettage, une prostration ou une réaction accrue lors de la manipulation. Les animaux concernés par une sélection génétique subiront également une biopsie de queue, susceptible d’entraîner une douleur brève, un léger saignement ou une gêne locale transitoire. Les tests métaboliques nécessiteront une injection rapide d’une molécule test ainsi que plusieurs prélèvements d’une petite goutte de sang à l’extrémité de la queue sur une durée maximale de deux heures. Ces manipulations peuvent entraîner un stress ponctuel, une gêne locale limitée et un léger saignement au niveau du site de prélèvement. Une seule incision sera réalisée au début du test, puis le même site sera utilisé pour les prélèvements suivants afin de limiter la gêne. Ces effets sont attendus comme étant de sévérité modérée et généralement de courte durée. Chaque souris fera l’objet d’une surveillance quotidienne à l’aide d’une fiche de suivi individuelle incluant l’évaluation du poids, de la prise alimentaire, du comportement général et de l’aspect du site chirurgical ou du site de prélèvement. Des points limites prédéfinis permettront de mettre en place rapidement des mesures de soutien, de sortir l’animal de la procédure ou, si nécessaire, de procéder à une mise à mort anticipée afin d’éviter toute souffrance prolongée.

Devenir

à l'issue de l'ensemble des procédures, les animaux seront mis à mort pour prélèvements des tissus

Remplacement

L’étude du contrôle du poids, de l’alimentation et du taux de sucre dans le sang nécessite d’observer le fonctionnement de l’organisme dans son ensemble. En effet, le cerveau communique en permanence avec plusieurs organes, notamment le foie, les muscles et les tissus graisseux. Ces échanges complexes ne peuvent pas encore être reproduits complètement à l’aide de cellules cultivées en laboratoire ou de modèles informatiques. Cependant, les méthodes ne nécessitant pas l’utilisation d’animaux sont privilégiées chaque fois qu’elles permettent de répondre à la question étudiée. Une grande partie du projet a ainsi déjà été réalisée sur des cellules nerveuses cultivées en laboratoire. Ces expériences ont permis d’identifier les mécanismes susceptibles de participer à l’inflammation et de vérifier la pertinence des hypothèses avant leur étude chez l’animal. Le recours à la souris est donc limité aux expériences nécessitant d’étudier les interactions entre le cerveau et les autres organes dans un organisme vivant.

Réduction

Afin de limiter le nombre d’animaux utilisés, toutes les expériences pouvant être réalisées sur des cellules cultivées en laboratoire ont été effectuées ou planifiées en priorité. Le nombre d’animaux nécessaire pour chaque expérience a été déterminé à l’avance à l’aide d’un calcul statistique, qui tient compte de résultats déjà obtenus au laboratoire et de notre expérience avec ce type de modèle. Selon les analyses prévues, 5 à 10 animaux par groupe sont nécessaires pour obtenir des résultats fiables, tout en évitant l’utilisation d’animaux en nombre excessif. Lorsque cela est compatible avec le bien-être des animaux et avec les objectifs scientifiques, plusieurs mesures seront réalisées sur les mêmes animaux.

Raffinement

Toutes les procédures seront réalisées par du personnel formé et expérimenté afin de limiter le stress, la douleur et l'inconfort des animaux. Les interventions chirurgicales seront effectuées sous anesthésie générale adaptée et accompagnées d'une analgésie préventive et post-opératoire selon les recommandations en vigueur. Les animaux feront l'objet d'une surveillance renforcée après les chirurgies et les injections afin de détecter rapidement tout signe de souffrance ou d'altération de l'état général. De plus, les injections seront réalisées selon des volumes et des voies d'administration adaptés à l'espèce et à l'âge des animaux, afin de minimiser la douleur, le stress et le risque de complications. Des points limites adaptés seront appliqués et tout animal présentant des signes de douleur ou de détresse non contrôlables sera pris en charge ou mis à mort. Les manipulations seront optimisées pour réduire leur durée et leur fréquence, et les animaux seront hébergés dans des conditions favorisant leur bien-être c’est-à-dire dans des milieux enrichis (maison, nid, bâtons de bois, cotons).

Choix des espèces

La souris a été choisie car elle constitue un modèle bien adapté à l’étude des effets d’une alimentation déséquilibrée sur le fonctionnement de l’organisme. Elle permet notamment d’étudier les variations du taux de sucre dans le sang, la prise de poids et les troubles métaboliques associés. De nombreuses méthodes sont déjà validées chez la souris pour mesurer ces paramètres. Cela permet d’obtenir des résultats fiables et comparables à ceux d’autres études. La souris permet également d’étudier le rôle de gènes précis grâce à des lignées adaptées et à des outils expérimentaux bien maîtrisés. Les animaux seront âgés de 8 semaines au début des procédures. À cet âge, leur développement est suffisamment avancé pour étudier de manière fiable les fonctions cérébrales et métaboliques.