Souris
Différenciation cellulaire chez l’embryon précoce de souris
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Oncologie
La plupart des 517 souris femelles sont tuées pour collecter leurs embryons, tandis que les femelles non gestantes issues de superovulation retournent à l'élevage pour être réaccouplées. Elles subissent des injections et, pour l'une des procédures, une ovariectomie de vingt-cinq minutes, dans des procédures d'un niveau de souffrance léger à modéré. L'étude vise la différenciation des toutes premières cellules de l'embryon, avant l'implantation, à l'aide de souris génétiquement modifiées. Le porteur affirme qu'aucun modèle cellulaire ne reproduit ces étapes précoces, y compris les embryons synthétiques, ce qui rend selon lui la souris "indispensable".
Objectifs
Notre recherche cherche à comprendre comment les toutes premières cellules d’un embryon de souris se transforment pour former différents types de cellules, juste après la fécondation, avant que l’embryon ne s’accroche à l’utérus. Au tout début du développement, les cellules de l’embryon commencent à se spécialiser pour former : 1) celles qui construiront le futur corps de l’animal, 2) celles qui formeront des tissus de soutien, 3) celles qui deviendront le futur placenta. Ces étapes se passent pendant les trois premiers jours chez la souris, ce qui correspond à environ six jours chez l’humain. Comprendre ce qui contrôle cette transformation est très important, car cela aide à mieux connaître les débuts de la vie, à améliorer la fécondation in vitro, et développer des traitements médicaux utilisant des cellules souches pour réparer des organes ou des tissus. Comme on ne peut pas encore reproduire ces étapes précoces du développement en laboratoire, l’étude sur la souris reste indispensable. Pour cela, nous utilisons des souris génétiquement modifiées : cela nous permet de tester le rôle de certains gènes en les supprimant ou en les activant, afin de voir comment cela influence la formation des premières cellules de l’embryon.
Bénéfices attendus
Ce projet se propose d'étudier des différenciations cellulaires présentes uniquement chez les mammifères. Ces analyses sont inédites et permettront à non seulement d'accroître nos connaissances en embryogénèse (à court terme) mais aussi d'apporter des améliorations de conditions de cultures (à long terme) lors de fécondations in vitro humaines ou cultures de cellules souches embryonnaires humaines au gros potentiel thérapeutique. A l'heure actuelle, il n'y a pas de solution de remplacement par des cultures cellulaires (malgré l'avènement des blastoïdes) sur les types/différenciations cellulaires que nous étudions.
Procédures
Pour toutes les procédures des injections seront pratiquées. Une seule procédure comprend un acte chirurgical, une ovariectomie, d'une durée de 25 minutes.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables attendus sont de la douleur légère associée aux injections et potentiellement des douleurs modérées post-opératoires pour une des procédures.
Devenir
Pour toutes les procédures, les femelles seront mises à mort pour collecter les embryons. Les femelles non gestantes issues des expériences de superovulation seront remises avec le pool commun de femelles de même génotype et réaccouplées après un délai de 15 jours.
Remplacement
Pour certains projets se déroulant après l'implantation de l'embryon dans l'utérus, nous avons mis en place des modèles de différenciation cellulaire in vitro à base de cellules souches embryonnaires ES. Ceci réduit drastiquement le nombre de souris utilisées. Néanmoins, pour les projets portant sur des analyses avant l'implantation, l'utilisation de souris est indispensable car à ce jour aucun modèle cellulaire ne peut récapituler ces différenciations, même depuis l'avènement des embryons synthétiques produits à partir de cellules ES car nous étudions des différenciations cellulaires qui surviennent avant.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés sera réduit au maximum afin obtenir des résultats statistiquement exploitables avec le plus petit nombre d’animaux possible. Nous utilisons des combinaisons génétiques qui permettent d'obtenir le génotype voulu avec une plus grande efficacité (systèmes inductibles).
Raffinement
Nous utilisons des animaux avec des systèmes inductibles pour réduire les contraintes. Ces modifications génétiques n'occasionnent aucun stress ni douleur. Les animaux seront observés quotidiennement afin de suivre leur état général (perte de poids, comportements anormaux) et seront mis à mort en cas de points limites atteints et après consultation de la SBEA ou une dose supplémentaire d'analgésique pourra être administrée dans le cas d'acte chirurgical. Dans le cas d'injections répétées, le côté de la piqûre sera alterné. Lors des ovariectomies, la souris sera traitée en amont avec un analgésique et elle sera placée sur un matelas chauffant lors de l'acte chirurgical
Choix des espèces
Nous travaillons sur les premières différenciations cellulaires chez les mammifères qui ne peuvent être effectuées dans des modèles d'autres classes de vertébrés. La souris est le choix idéal principalement pour les outils génétiques qui y ont été développés.
Caractérisation des gènes du moustique hématophage, Anopheles, impliqués dans la réponse immune de l’insecte contre le parasite Plasmodium adapté au rongeur de laboratoire.
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Oncologie
Trente minutes de nourrissage de moustiques sur leur corps anesthésié : 630 souris sont utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance léger à modéré, toutes tuées à l'issue. Chaque animal est infecté par un parasite du paludisme du rongeur, subit un prélèvement sanguin, puis les moustiques se nourrissent de son sang quatre jours après l'infection. L'étude porte sur les gènes qui rendent le moustique résistant au parasite, dans une visée de lutte contre le paludisme humain. Le porteur explique tuer les souris parce que le nourrissage exige un niveau de parasites et un âge précis, ce qui écarte toute réutilisation.
Objectifs
Des études antérieures ont permis d’identifier un gène associé à une résistance vis-à-vis du parasite Plasmodium responsable du paludisme. Des résultats préliminaires montrent que dans certains cas, le moustique utilise différentes formes de ce gène pour se protéger contre le parasite humain et contre le parasite de rongeur. Nous nous intéressons aux mécanismes sous-jacents à cette spécificité de la réponse immunitaire vis-à-vis d’un pathogène avec lequel le moustique a partagé une histoire évolutive ou avec un nouveau pathogène (qu’il n’aurait jamais rencontré) tels que les parasites de rongeurs. L’objectif de ce projet est d’identifier les gènes candidats et régulateurs potentiels présents de ce gène chez ce moustique qui concourent à ce statut réfractaire vis-à-vis de différents parasites. Plus précisément, 10 gènes candidats et 10 candidats « ARN non-codants » régulateurs seront testés. De plus, les moustiques sauvages devenant de plus en plus résistants aux insecticides, nous avons également généré une lignée de moustique résistante à la deltaméthrine (un insecticide très utilisé sur le terrain). Nous aborderons dans ce projet le rôle des 20 candidats dans un fond génétique de moustiques résistants à la deltaméthrine. Enfin, la flore bactérienne des moustiques jouant un rôle sur leur capacité à transmettre le parasite Plasmodium, nous évaluerons si les gènes protecteurs interagissent avec le microbiote bactérien. En effet en piquant un hôte mammifère traité aux antibiotiques, les moustiques seront à leur tour soumis à cet antibiotique susceptible de modifier l’ensemble de leur flore bactérienne. Ce dernier point permet d’aborder et de mimer, sur un modèle murin, l’impact de piqûres du moustique sur des individus traités aux antibiotiques (commune sur le terrain) sur la modulation de la compétence vectorielle des moustiques au parasite Plasmodium, ainsi que sur la réponse immunitaire de ces insectes vis-à-vis du parasite.
Bénéfices attendus
Les moustiques constituent les vecteurs les plus dangereux pour l'humanité, responsables de plus de 700 000 décès annuels selon l'OMS. Ce fardeau sanitaire s'aggrave avec le changement climatique qui favorise l'expansion de ces insectes vers des zones tempérées autrefois épargnées, où des cas autochtones de maladies tropicales émergent désormais. Parallèlement, l'efficacité des stratégies actuelles fondées sur les insecticides est gravement compromise par le développement de résistances généralisées chez les populations de vecteurs. Ce projet propose une approche fondamentale novatrice visant à identifier les composantes moléculaires et génétiques du système immunitaire des moustiques qui permettent à certains individus de bloquer naturellement le développement du parasite du paludisme. Cette compréhension permettra de concevoir des stratégies de lutte biologique consistant à renforcer ces mécanismes de défense naturels au sein des populations de vecteurs. Contrairement aux insecticides chimiques, ces approches cibleraient spécifiquement la capacité de transmission sans éliminer les insectes, préservant la biodiversité et limitant l'impact écologique. Les connaissances acquises sur les interactions complexes entre hôte, parasite et vecteur, nécessitant l'étude du cycle infectieux complet qui justifie ce recours indispensable et strictement limité à l'expérimentation animale, ouvriront la voie à des outils de contrôle génétique ou biologique durables et transférables à d'autres systèmes vectoriels (dengue, zika). Les bénéfices attendus sont majeurs pour la santé publique mondiale, particulièrement pour les populations vulnérables des régions tropicales, et permettront d'anticiper proactivement les risques sanitaires émergents sur le territoire européen.
Procédures
- Injection de parasites responsable du paludisme de rongeur durée quelques secondes (degré de gravité modérée) une fois dans la vie la souris - Injection pour anesthésie, durée de quelques secondes, une seule fois dans la vie de la souris, 4 jours après injection de parasites. - Prélèvement sanguin, veine caudale, durée (moins d’une minute), une seule fois dans la vie de la souris, 4 jours après injection de parasites. - Nourrissage des insectes sur souris anesthésiées, durée : 30 minutes, une seule fois dans vie de la souris, 4 jours après injection de parasites.
Impact sur les animaux
Les souris peuvent ressentir un stress temporaire lié à la manipulation (préhension) et aux injections et prélèvement nécessaires pour le projet. Une douleur légère et ponctuelle de courte durée peut survenir au moment de l’injection. L’injection de parasites entraîne une augmentation de la parasitémie dans le sang, ce qui peut provoquer un état de fatigue de courte durée (3 jours), une locomotion ralentie, une baisse de vivacité.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure car ils ne peuvent être ni réutilisés, ni replacés, ni adoptés. En effet, le nourrissage par les moustiques doit se faire à un niveau de parasites bien déterminé et à un âge de souris bien déterminée. En d’autres termes, nous ne pouvons pas utiliser des souris plus vieilles et chez lesquelles le niveau de parasites dans le sang serait certainement plus élevée ; cela influencerait le niveau et l’efficacité d’infection de nos moustiques.
Remplacement
Pour étudier l’infection des parasites Plasmodium (responsables du paludisme) chez les moustiques, nous avons exploré des méthodes alternatives à l’utilisation d’animaux vivants. Cependant, ces approches présentent des limites majeures pour notre projet. Une première méthode consiste à nourrir les moustiques sur une membrane artificielle chauffée à température corporelle (37°C), contenant du sang infecté. Malheureusement, cette technique ne permet pas aux moustiques de s’infecter de manière suffisamment efficace. Les résultats obtenus sont trop variables pour garantir une analyse fiable des effets étudiés, ce qui rend cette approche incompatible avec nos objectifs scientifiques. Par ailleurs, notre question de recherche exige que les parasites soient transmis aux moustiques dans des conditions aussi proches que possible de leur cycle naturel. En effet, lors d’une infection naturelle, les parasites interagissent avec les composants du sang (comme les anticorps ou les facteurs immunitaires) et évoluent dans un environnement complexe, essentiel à leur développement. Une méthode artificielle ne peut pas reproduire ces interactions, ce qui risquerait de fausser nos observations. Nous avons également envisagé l’utilisation de cellules de moustiques en culture, mais cette solution n’est pas adaptée. Les stades infectieux du parasite ne peuvent pas se développer correctement dans ces cellules, et ce système ignore le rôle clé du microbiote intestinal du moustique, indispensable à la maturation du parasite. Sans ces éléments, les résultats ne refléteraient pas la réalité biologique de l’infection. Ainsi, pour répondre de manière rigoureuse à notre problématique, nous devons recourir à des souris préalablement infectées par Plasmodium. Ces modèles, bien que minimalistes, sont les plus petits mammifères permettant de reproduire fidèlement les mécanismes de l’infection humaine. Ils offrent un compromis éthique et scientifique optimal pour étudier les interactions entre le parasite, le vecteur et l’hôte, tout en limitant le nombre d’animaux utilisés.
Réduction
Le nombre de souris utilisées dans ce projet est strictement limité au minimum nécessaire pour atteindre les objectifs scientifiques. Chaque expérience est conçue de manière à optimiser l’utilisation des animaux, avec une seule souris utilisée pour permettre l’infection d’un nombre élevé d’insectes, ce qui limite le recours à des animaux supplémentaires. Par ailleurs, le choix d’utiliser exclusivement des souris femelles permet de réduire la variabilité entre les individus. Les mâles présentent plus fréquemment des comportements agressifs pouvant entraîner du stress ou des blessures, susceptibles d’influencer les résultats expérimentaux. L’utilisation de femelles favorise ainsi des conditions plus homogènes et fiables, ce qui contribue à limiter le nombre total de souris nécessaires au projet, conformément au principe de réduction des 3R.
Raffinement
Pour réduire au maximum la douleur et le stress des souris lors du nourrissage des insectes, les animaux sont placés sous anesthésie générale. Cette mesure empêche que les piqûres des insectes provoquent une souffrance. Les souris sont hébergées dans des conditions optimales à l’animalerie, avec un nombre de souris
Choix des espèces
Les expériences visant à suivre l’évolution de l’infection parasitaire (Plasmodium berghei ou Plasmodium yoelii) chez les insectes ont été développées et optimisées chez la souris. L’utilisation d’une autre espèce de rongeur nécessiterait de refaire entièrement ces travaux de mise au point, sans garantie de succès, ce qui rallongerait considérablement la durée des expériences et pourrait augmenter le nombre d’animaux utilisés. La souris est donc l’espèce la mieux adaptée pour obtenir des résultats fiables tout en limitant le recours à des animaux supplémentaires. Ce stade a été sélectionné sur la base de données de validation expérimentale préalable établissant que la dose infectante de parasites et la cinétique d'évolution de la parasitémie sont caractérisées de manière optimale, et reproductibles chez des animaux de cet âge. L'utilisation de souris plus jeunes (stade juvénile, croissance en cours) ou plus âgées (adultes matures) présenterait une variabilité de la volémie et du poids corporel significative, rendant nécessaire une recalibration complète des quantités de parasites à administrer et une réévaluation de la cinétique de développement parasitaire propre à chaque classe d'âge. Cette standardisation à 4-5 semaines garantit la robustesse méthodologique et la reproductibilité des résultats tout en évitant la multiplication de séries expérimentales préliminaires, ce qui augmenterait le nombre total d'animaux utilisés, conformément au principe de réduction.
Etude de la biodistribution in vivo d’un anticorps pour le diagnostic et la thérapie des cancers du pancréas dans un modèle souris
- Recherche fondamentale
- Oncologie
Aux défenses immunitaires réduites pour accepter des cellules cancéreuses humaines, 337 souris sont utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance sévère, toutes tuées à l'issue. Une partie reçoit une greffe de tumeur du pancréas par injection guidée sous échographie, subit jusqu'à douze échographies et cinq séances d'imagerie sous anesthésie, ainsi que des incisions de la queue pour prélever le sang. La greffe pancréatique induit une maladie tumorale sévère pouvant dégrader l'état général, avec amaigrissement et perte d'activité. Les animaux sont tués pour prélever la tumeur et de nombreux organes, cette étape de biodistribution précédant un projet ultérieur d'évaluation thérapeutique.
Objectifs
Le cancer du pancréas est un cancer agressif avec un des plus mauvais pronostique suivant l’annonce. Moins de 10% des patients ont une survie de 5 ans après le diagnostic. Des chimiothérapies existent mais il est nécessaire de développer de nouvelles thérapies ciblées pour permettre une meilleure survie des patients. La médecine nucléaire offre une alternative en plein essor pour le diagnostic et le traitement du cancer. Des éléments radioactifs peuvent être couplés à une molécule capable de se lier spécifiquement aux cellules cancéreuses. En fonction de l’élément radioactif utilisé, il est possible de diagnostiquer et localiser par imagerie la tumeur chez le patient, ou de la détruire. Cette approche est dite « théranostique ». Nous avons identifié la protéine X comme un marqueur précoce du cancer pancréatique et avons développé un anticorps capable de s’y lier. Nous souhaitons attacher un radioélément à cet anticorps et évaluer son potentiel pour diagnostiquer et traiter le cancer du pancréas. Pour évaluer le potentiel de cette approche, nous devons mettre au point le modèle d’étude, en déterminant la vitesse de croissance des tumeurs chez l’animal. Nous utiliserons des cellules cancéreuses humaines dont nous décrirons les vitesses de croissance en présence et en absence de la protéine X. Nous disposons aussi de cellules cancéreuses provenant directement de tumeurs de patients exprimant la protéine X dont nous décrirons aussi la cinétique de croissance. Ces modèles nous permettront ensuite d’évaluer la capacité de plusieurs agents d’imageries développés à partir de l’anticorps à se lier aux tumeurs chez la souris. Ces résultats nous permettront d’identifier à la fois les meilleurs modèles d’études et la meilleure combinaison en vue de son évaluation en thérapie anticancéreuse. L’évaluation de l’efficacité pour détruire les tumeurs fera l’objet d’un projet ultérieur.
Bénéfices attendus
Le cancer du pancréas est un des cancers avec le plus mauvais pronostic suivant l’annonce du diagnostic et dont l’incidence augmente en France et en Europe. Les traitements disponibles ne permettent pas aux patients de survivre au-delà de quelques années. Il est primordial d’identifier de développer de nouveaux traitements plus efficaces et moins toxiques. Ce projet présente un enjeu majeur car l’identification d’une molécule présente de manière spécifique à la surface des cellules de cancer du pancréas, la protéine X, pourrait permettre de développer une alternative thérapeutique dans cette maladie. La présence de cette protéine X est liée à un mauvais pronostic chez le patient. Son apparition à la surface des cellules cancéreuses arrive très tôt dans le développement de la maladie. Cette protéine semble donc être un candidat idéal pour diagnostiquer précocement les tumeurs. Le développement d’un agent théranostique basé sur un anticorps capable de se lier à la protéine X, permettra à la fois de diagnostiquer les patients avec un mauvais pronostic en y attachant un élément radioactif d’imagerie, mais également de traiter ces patients, en y attachant un élément radioactif thérapeutique. Les données accumulées dans le cadre de ce projet permettront également d’en apprendre plus sur cette protéine peu décrite qui semble jouer un rôle important dans cette maladie.
Procédures
85 souris maximum recevront 1 injection dans le pancréas sous guide échographique sous anesthésie (20 minutes maximum), 12 examens maximum par échographie sous anesthésie (20 min maximum). 126 souris maximum recevront 1 injection dans le pancréas de cellules cancéreuses sous guide échographique sous anesthésie (20 min maximum), 12 examens maximum par échographie sous anesthésie (20 min maximum), puis une injection intrapéritonéale sous anesthésie (2 min maximum), puis une injection intraveineuse sous anesthésie (5 min maximum), puis 5 analyses d’imagerie sous anesthésie (30 min) et 5 prélèvements de petit volume sanguin par incision de la veine de la queue (1 min). 126 souris maximum recevront 1 injection sous-cutanée de cellules cancéreuses sous anesthésie (2 min), 12 mesures de la taille de la tumeur à l’aide d’un pied à coulisse sur animal vigile (2 min), puis une injection intrapéritonéale sous anesthésie (2 min maximum), puis une injection intraveineuse sous anesthésie (5 min maximum), puis 5 analyses d’imagerie sous anesthésie (30 min) et 5 prélèvements de petit volume sanguin par incision de la veine de la queue (1 min).
Impact sur les animaux
La greffe de cellules cancéreuses dans le pancréas des souris induit une maladie tumorale sévère qui peut induire une dégradation de l’état général (amaigrissement, perte d’activité) de l’animal. Pour la greffe sous-cutanée de cellules cancéreuses, les animaux peuvent présenter une gêne due à la présence d’une grosseur externe. L’anesthésie par inhalation utilisée lors des échographies abdominales de surveillance de croissance tumorale et lors des expériences d’imageries peuvent entraîner des nuisances telle qu’un abaissement de la température corporelle. De même, les manipulations pour surveiller l’état général et réaliser les pesées de suivi, ainsi que les mesures de croissance des tumeurs au pied à coulisse, peuvent être source de stress chez les animaux. L’anticorps que nous avons développé n’a jamais été administré chez l’animal. Les doses que nous avons prévu d’administrer sont très faibles et ne devrait pas causer de nuisance majeure, autre qu’une légère augmentation de la température corporelle, et une gène au site d’injection. L’incision réalisée sur la queue pour les prélèvements sanguins est petite et peu profonde, mais pourrait entraîner des douleurs temporaires.
Devenir
Pour la procédure 1, tous les animaux sont euthanasiés sous anesthésie gazeuse en fin de procédure pour le prélèvement du pancréas et d’organes supplémentaires (foie et des poumons). A la fin des procédures 2 et 3, tous les animaux sont euthanasiés sous anesthésie gazeuse en fin de procédure pour le prélèvement de la tumeur et d’organes supplémentaires (cerveau, rate, foie, reins, intestins, foie, poumons, coeur, tibia, peau, pancréas).
Remplacement
Les modèles in vitro de lignées cancéreuses ne permettent pas d’évaluer la distribution d’un candidat médicament dans l’organisme. Le modèle de greffe de cellules cancéreuses pancréatiques dans le pancréas des souris permet de se rapprocher d’un contexte proche de celui des patients ce qui est impossible in-vitro. La greffe de cellules cancéreuses pancréatiques sous la peau des souris présente l’avantage de pouvoir isoler facilement le signal radioactif accumulé dans la tumeur sans la perturbation liée au signal émis dans les autres organes proches du pancréas. L’utilisation de cellules dérivées de tumeurs de patients, nous permettra de récapituler les caractéristiques des tumeurs pancréatiques humaines afin de reproduire plus fidèlement la pathologie observée chez les patients, notamment du point de vue du niveau d’expression de la protéine X.
Réduction
Pour évaluer la distribution de nos candidats médicaments chez la souris au cours du temps nous utiliserons l’imagerie isotopique, qui permet un suivi dans le temps de la distribution du radiotraceur sur les mêmes animaux, là où la plupart des techniques nécessite de mettre à mort les animaux à chaque temps de mesure. Ceci nous permet de réduire considérablement le nombre d’animaux utilisés. Par ailleurs, ce projet permettra de sélectionner les modèles d’études les plus pertinents, ainsi que le médicament le plus performant, ce qui permettra de réduire le nombre d’animaux utilisés dans le projet futur d’évaluation de son potentiel thérapeutique.
Raffinement
Nos animaux seront hébergés dans des salles dont les paramètres d’ambiance sont contrôlés (température: 20- 22°C; renouvellement d’air: 15 volumes/heure; cycle jour/nuit: 12h/12h). Les conditions d’hébergement de notre animalerie respectent les besoins physiologiques et le bien-être des animaux. Les personnes habilitées pour ce projet et le personnel de l’animalerie assurerons le suivi quotidien des animaux. Les animaux auront l’eau et la nourriture à volonter. Les souris seront hébergées par groupe de 5 animaux par cage en portoir ventilé. Nous mettrons des enrichissements à disposition des animaux (dôme, bûchette, du coton pour nidification). Nos animaux ont des défenses immunitaires réduites, nécessitant de travailler en environnement aseptisé. Nous travaillerons avec des souris mâles qui nécessitent une vigilance sur une potentielle agressivité entre les animaux dans les cages. Nous envisagerons d’isoler certains individus si nous observons des comportements de domination. Les animaux seront suivis quotidiennement à partir de la procédure de greffe de cellules cancéreuses. Pendant les échographies, les yeux des animaux seront protégés avec l’application d’un gel empêchant le désèchement. Les animaux ayant été greffés seront réchauffés et retrouveront leurs congénères après l’injection pour éviter le stress de l'isolement. Le degré de douleur sera évalué au cours de la procédure avec une grille de score tenant compte de l’aspect des tumeurs sous-cutanées (blessures/nécrose), l’observation du comportement (toilettage, alimentation, hydratation, activité) des animaux et des pesées régulières. Selon la grille de score à partir de 15% de perte de poids une alimentation gélifiée sera mise à disposition avec une réhydratation sous-cutanée. Nous réaliserons des mesures régulières de croissance de la tumeur soit au pied à coulisse ou par échographie abdominale, et avons fixé une taille limite (500 mm3 pour une tumeur sous-cutanée, 200 mm3 pour les tumeurs dans le pancréas). Les injections de cellules cancéreuses, prélèvements sanguins, les injections iv et les séances d’imagerie se feront sous anesthésie générale par inhalation, ce qui permettra de minimiser le stress de l’animal et un réveil rapide.
Choix des espèces
La souris est un modèle classiquement utilisé pour étudier les processus de croissance des tumeurs. Le modèle murin présente une forte homologie génétique avec l’homme et permet de s’affranchir de la limitation d’accès à du matériel humain. Les tumeurs pancréatiques induites chez la souris montrent de nombreuses similarités avec ce qui peut être observé dans les tumeurs humaines, faisant de la souris un bon modèle d’étude. Nous utiliserons des souris adultes pour tout le projet, elles seront âgées de 6 semaines au moment des procédures de greffes. Cet âge est choisi car nous étudions le cancer du pancréas qui affecte des patients adultes.
Effets de la consommation d’édulcorants sur la perception sucrée et la régulation du métabolisme du glucose.
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
Pour mesurer si une consommation régulière d'édulcorants altère la perception du glucose, 208 souris sont utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue. Pendant quinze semaines, elles sont exposées à des édulcorants, soumises à des jeûnes répétés, à des tests au gustomètre, à des prélèvements de sang à la queue et à l'application linguale d'un lentivirus sous anesthésie jusqu'à six fois. Les animaux subissent un stress chronique lié à l'isolement et à chaque mise à jeun pouvant durer quinze heures, tout écart clinique entraînant leur retrait puis leur mise à mort. Le projet revendique une portée pour les politiques publiques sur l'usage des édulcorants, un bénéfice large au regard d'une question posée sur la seule perception gustative du sucre.
Objectifs
Dans notre société moderne, la nourriture riche en sucres ajoutés est présente partout et facilement accessible. L’attrait pour cette nourriture fait qu’elle est souvent consommée en absence de besoin énergétique, contribuant à l’émergence dans le monde de l’obésité et du diabète. Pour contrer ce phénomène, les sucres ajoutés sont remplacés par des édulcorants, qui produisent une perception sucrée sans apporter de calories. Cependant, les effets de la consommation régulière des édulcorants sur la santé humaine ne sont pas bien compris. Notamment, déterminer si les édulcorants produisent un goût sucré sans induire de complication métabolique, même sans apporter de calories, est l’une des problématiques les plus controversées dans la littérature. Chez les mammifères, la perception du goût sucré est médiée par un récepteur qui lie entre autres les sucres et les édulcorants. Cependant, il a été montré au niveau du système gustatif que pour le sucre simple glucose spécifiquement, ce récepteur n’est pas la seule voie de détection. Dans le corps, différents senseurs du glucose ont été caractérisés et leur rôle dans la détection et la régulation du métabolisme de ce nutriment a été défini. Récemment, la présence de ces mêmes senseurs spécifiques du glucose a été décrite dans le système gustatif, où ils sembleraient jouer un rôle dans l’intégration du signal sucré avec la prise alimentaire et/ou les réponses métaboliques. Cependant, l’impact de la consommation régulière des édulcorants sur les voies gustatives impliquant ces senseurs spécifiques au glucose n’est pas connu. Les objectifs du projet sont donc de vérifier si les voies gustatives mettant en jeu ces senseurs du glucose sont impactées par une consommation régulière d’édulcorants à l’âge adulte, amenant à une altération de la perception du glucose et du métabolisme glucidique.
Bénéfices attendus
Le projet permettra de mieux comprendre les effets de la consommation régulière d’édulcorants sur la perception gustative et la santé métabolique. Cette étude sera l'une des premières à analyser le rôle que jouent les senseurs du glucose présents dans le système du goût dans les troubles comportementaux induits par une exposition chronique aux édulcorants à l'âge adulte. Dans l'ensemble, ce projet contribuera à établir une base scientifique qui informe sur l'utilisation des édulcorants, afin d'alimenter les décisions en matière de politiques publiques.
Procédures
Exposition aux édulcorants ou saccharose en plus de la nourriture habituelle et de l’eau : dose journalière admissible fixée par l’Union Européenne pendant 15 semaines ; Mise à jeun alimentaire de 12h à 15h en phase nocturne : 7 fois par souris ; Entrainements et tests dans le gustomètre : 20 minutes – 7 fois par souris ; Mise à jeun alimentaire de 5h en phase diurne : 7 fois par souris ; Prélèvements de sang à la queue sur animal vigile : 1 minute – 2 x 5 par souris (car deux tests) ; Administration linguale de lentivirus sous anesthésie générale gazeuse : 10 minutes maximum – 6 fois par animal concerné ; Injections intrapéritonéales : 30 secondes – 3 par animal
Impact sur les animaux
Les effets sur les animaux seront : - Une perturbation de la tolérance au glucose lors de l’exposition aux édulcorants/sucres. - Un stress chronique pour les animaux individualisés (procédures 1 et 3), qui sera atténué par un enrichissement supplémentaire dans la cage d’hébergement. - Un stress (maximum une demi-journée) au réveil de l’anesthésie générale effectuée pour l’application sur la langue du lentivirus induisant une diminution d’expression de la protéine d’intérêt. - Une douleur locale et passagère (maximum 5 minutes) lors des injections systémiques ainsi que lors de prélèvements sanguins. - Un stress chronique et une perte de poids à chaque mise à jeun alimentaire des animaux lors des tests comportementaux (maximum 15 heures chacune).
Devenir
A la fin de chaque procédure, les animaux seront mis à mort par injection d’un euthanasiant, puis les tissus seront prélevés rapidement après arrêt cardiaque pour analyse.
Remplacement
L’étude du rôle précis des senseurs linguaux du glucose dans les modifications comportementales induites par la consommation d’édulcorants ne peut être réalisée que sur des animaux vivants. La motivation à consommer des aliments ainsi que la régulation du métabolisme impliquent une communication entre différents organes. Il n’existe pas actuellement de modèle de substitution permettant d’étudier les dialogues inter-organes. Ce projet sera donc réalisé chez la souris, modèle de référence pour les études métaboliques et de physiologie alimentaire.
Réduction
Le nombre optimal d’animaux, c’est-à-dire nécessaire à l’obtention de résultats significatifs sans être trop élevé, est calculé grâce à des analyses de puissance statistique. Les tests statistiques de type t-test ou ANOVA et tests de comparaison à posteriori seront utilisés pour analyser les différences significatives entre les groupes expérimentaux. Lorsque cela est possible, les mêmes animaux sont utilisés pour plusieurs tests comportementaux, après une période de repos et de récupération.
Raffinement
Dès la réception des animaux à l’animalerie, tout est mis en place pour réduire leur stress et inconfort. A leur arrivée, une semaine d’acclimatation au nouvel environnement et personnel, sans expérimentation, sera observée. Les animaux individualisés (procédures 1 et 3) seront élevés en environnement enrichi grâce à un dôme de nidation, un bâton et un carré de coton par cage. Un suivi quotidien par le personnel compétent sera effectué. Les animaux seront manipulés régulièrement par les expérimentateurs dans le but de réduire le stress. Le poids corporel et la prise alimentaire seront également contrôlés trois fois par semaine pour s’assurer de l’état de santé des animaux. Les différentes manipulations seront réalisées par du personnel compétent, conformément à la législation. Lors des prélèvements de sang, la douleur des animaux sera diminuée grâce à l’application locale d’un analgésique. A la fin des expériences, les animaux seront mis à mort. Tout au long des expérimentations, si un animal présente un comportement anormal (perte de poids, prostration, piloérection, activité ralentie, …), il sera surveillé avec attention et retiré de l’étude. Si son état clinique ne s’améliore pas, il sera mis à mort selon le tableau des points limites mis en place avec la SBEA de l’établissement.
Choix des espèces
Les résultats préliminaires obtenus ainsi que les données bibliographiques dans ce domaine d’étude sont pour la grande majorité réalisés avec le modèle souris. Afin d’éviter la duplication inutile de travaux déjà publiés, et de pouvoir effectuer des comparaisons avec les travaux précédents, il est important de continuer sur des modèles similaires. Des souris seront donc utilisées dans ce projet de recherche. Des souris âgées de 9 semaines seront utilisées. Cela correspond au stade de l’état jeune adulte, la maturité sexuelle est atteinte par les deux sexes. Il n’y aura pas d’effet confondant sur les résultats dû au développement du système du goût ou du système nerveux central lors de la phase juvénile et adolescente de la souris.
Régulation de l’autophagie, inflammation et axe microbiote-intestin-cerveau chez la souris
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Oncologie
Ce projet prévoit 4 896 souris, un effectif parmi les plus élevés du corpus, toutes tuées à l'issue, dans des procédures d'un niveau de souffrance léger à modéré. Dès l'âge de huit jours, les souriceaux reçoivent des injections de composés pro-inflammatoires, sont séparés de leur mère, subissent des prélèvements de sang et de fèces puis quatre tests comportementaux, avant le prélèvement de leurs tissus. Le modèle vise à relier autophagie, inflammation et troubles du neurodéveloppement, les retombées thérapeutiques étant annoncées comme un simple "point de départ" pour de futurs tests précliniques. Le porteur justifie l'ampleur du dispositif par la combinaison de plusieurs approches sur une même lignée, sans détailler ce qui fonde le total de 4 896 individus.
Objectifs
La complexité des troubles neurodéveloppementaux (TND) suggère l’implication d’une combinaison de type « gènes × environnement ». De plus en plus de données indiquent que ces troubles sont influencés par l’axe microbiote-intestin-cerveau, via des interactions complexes entre l’inflammation, l’autophagie (système de recyclage intracellulaire) et le développement neuronal. La littérature a permis de mettre en évidence le rôle de l’autophagie dans certains de ces troubles. L’autophagie est un mécanisme par lequel les cellules immunitaires cérébrales éliminent les connexions neuronales surnuméraires au cours du développement, et son dysfonctionnement peut influencer la communication entre intestin et cerveau, contribuant aux TND. Par ailleurs, la littérature scientifique indique qu’une exposition précoce à des composants environnementaux pro-inflammatoires est impliquée dans la survenue de TND. Dans ce contexte, et sur la base de résultats préliminaires obtenus sur des populations de patients TND, nous avons choisi de travailler sur l’un des gènes impliqués dans l’autophagie et dans l’inflammation. L’utilisation de modèles murins de déficience du système autophagique a permis de conclure à un lien entre l’autophagie et la survenue d’anomalies comportementales. Le modèle de souris présente des perturbations des réponses inflammatoire et autophagique. Ce modèle est donc pertinent dans l'étude du processus autophagique, de la régulation de l’inflammation et de la susceptibilité génétique aux composés pro-inflammatoires, tout en permettant d’étudier les mécanismes influençant l’axe intestin-cerveau. Ces données originales permettront d’enrichir la caractérisation de la lignée au niveau de l’axe microbiote-intestin-cerveau, un axe central dans lequel l’inflammation et les dysfonctionnements de l’autophagie peuvent contribuer à l’apparition et à la sévérité des TND. Cette approche intégrative permettra d’acquérir de nouvelles connaissances sur les mécanismes liant autophagie, inflammation et TND.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra à court terme la compréhension du rôle de l’autophagie en combinaison avec une exposition précoce à des composés pro-inflammatoires dans le développement du système nerveux central, la survenue de troubles du neurodéveloppement, et l'implication de l'axe intestin-cerveau dans ces troubles, qui sont en constante augmentation dans la population générale. A plus long terme, ce projet servira de point de départ à des tests précliniques visant à déterminer l’efficacité de molécules pharmacologiques modulant l’autophagie pour réduire la survenue ou atténuer la sévérité de ces troubles.
Procédures
Une injection unique de composé pro-inflammatoire (durée du geste d’environ 10 secondes, animaux vigiles) ou deux injections répétées sur un maximum de quatre jours (durée du geste d’environ 5 minutes, sous anesthésie générale). Deux prélèvements sanguins au niveau de la veine mandibulaire pourune partie des animaux (durée du geste environ 10 secondes, animaux vigiles). Deux prélèvements parsemaine des fécès pendant 3 semaines après sevrage lors des pesées (durée du geste environ 1 à 2 minutes, animaux vigiles). Au total, les animaux sont soumis à 4 tests de comportements réalisés tous les deux jours (2 heures maximum au total).
Impact sur les animaux
Des nuisances et effets indésirables classés comme modérés sont attendus, en lien avec notamment la séparation de quelques minutes entre la mère et les petits lors des injections (stress pour la mère), l’anesthésie générale (chute de la température corporelle et détresse respiratoire), le stress induit par les tests de comportement, la réalisation de contention et l'injection de molécules anesthésiques, l’induction d’un état fébrile passager suite aux injections. La manifestation d’une gêne peut se traduire par un animal moins mobile.
Devenir
L’ensemble des 4896 animaux sera euthanasié en fin de projet afin de prélever les tissus d’intérêt pour traitement par biologie molécule ou histologie.
Remplacement
Notre étude a pour but la compréhension des mécanismes impliqués dans les interactions gène x environnement dans l’apparition des troubles neurodéveloppementaux après une exposition précoce à des composés pro-inflammatoires chez une lignée murine déficiente en autophagie. Ces explorations nécessitent une évaluation sur l’individu. Ainsi, même si nous ne pouvons pas remplacer les études prévues sur ce modèle animal, nous veillerons à réduire le nombre d’animaux et raffiner notre protocole.
Réduction
Ce projet nécessite l’utilisation d’un total de 4896 souris. Nous réduisons le nombre d’animaux en combinant plusieurs approches expérimentales sur une même lignée de souris. De même, les animaux femelles et mâles générés sont utilisés. De plus, un même animal est utilisé pour différentes études de biologie moléculaire et-ou la réalisation de séries de coupes pour les cerveaux prélevés, ce qui nous permet de réaliser plusieurs marquages différents pour un même cerveau. D'une manière générale, nous avons conçu les lots pour que soit généré le nombre optimal d’animaux compatible avec la réalisation des analyses des prélèvements. Enfin, nos connaissances des protocoles nous ont permis d’évaluer le nombre d’animaux au plus juste pour chaque procédure, en tenant compte de l’importance de l’effet attendu pour assurer une parfaite robustesse des résultats. Les échantillons prélevés seront envoyés à différentes équipes dans le cadre de collaborations.
Raffinement
Nos activités impliquent toujours une attention particulière sur le soin et le bien-être de l’animal. Les animaux sont surveillés plusieurs fois par semaine et à la suite de tout signal d’alerte une grille de suivi est mise en place. Comme défini dans l'agrément de notre établissement, les paramètres environnementaux sont contrôlés conformément à la règlementation en vigueur. Les souris sont hébergées en groupe sociaux et disposent de matériel de nidification (coton) et d’une maison rouge. Les jeunes animaux sont surveillés, afin de s’assurer que la mère s'occupe bien d'eux. Pendant toutes nos expériences, nous prenons toutes les précautions nécessaires afin d’éviter toute douleur, en utilisant des pratiques adaptées. En cas de troubles moteur ou comportements anormaux, les animaux feront l’objet d’une surveillance accrue pendant 12h, à l’aide d’une grille de suivi. Si l’état général de l’animal atteint les points limites (douleur manifeste, dégradation de l’état de la fourrure et manque de toilettage, manque d’intérêt pour la nourriture), les animaux seront euthanasiés immédiatement. Le stress induit par la séparation maternelle au moment de l’injection des animaux à 8, 10, 13, 14, 15 ou 17 jours est minimisé en réduisant au maximum le temps de séparation avec la mère. Les animaux sont placés sur un tapis chauffant pour éviter tout stress lié à la température. Les animaux seront particulièrement observés après les injections. Afin d’éviter une souffrance, les animaux sont anesthésiés et euthanasiés conformément aux bonnes pratiques vétérinaires et à la réglementation en vigueur.
Choix des espèces
L’obtention d’un modèle génétique pertinent visant à étudier un facteur génétique est souvent complexe et long à mettre en œuvre pour de nombreuses espèces. Néanmoins notre modèle existe depuis 2001 chez la souris. Par ailleurs, les modèles génétiques murins de déficience autophagique sont pertinents dans l’étude des troubles du neurodéveloppement et ce modèle animal fait partie des animaux les plus étudiés et caractérisés aux différentes échelles de la biologie. Les injections de composés pro-inflammatoires seront réalisées à 8, 10, 13 et 14 jours ou 15 et 17 jours de manière à modéliser l’exposition de l’enfant à ses composés, pendant sa première année de vie. Les injections de molécules pro-inflammatoires (modèle classique de stimulation pro-inflammatoire) seront réalisées à 8, 20, 34 et 89 jours, de manière à nous rapprocher des précédents projets mis en place sur cette thématique et à couvrir différents stades de la vie de l’animal : néonatal (injection à 8 jours de vie), jeune (injection à 20 jours de vie), adolescent (injection à 34 jours de vie) et adulte (injection à 89 jours de vie).
Étude de la numération formule sanguine et des paramètres biochimiques plasmatiques chez la souris dans le cadre de travaux pratiques de physiologie animale
- Enseignement supérieur
Trois cents souris vont être utilisées puis tuées pour des travaux pratiques d'étudiants de licence, dans des procédures classées d'un niveau de souffrance modéré. Chaque animal est mis à jeun, anesthésié à l'isoflurane, subit une ponction sanguine intracardiaque terminale puis une dislocation cervicale, avant le prélèvement du foie, du pancréas, de la rate et du cerveau. Ces séances ont une finalité pédagogique, l'apprentissage de techniques d'hématologie et de biochimie, le sang d'une seule souris étant mutualisé entre quatre étudiants. Le porteur justifie le maintien d'animaux vivants par la nécessité d'étudier des paramètres sanguins dans un "organisme entier".
Objectifs
Ce projet s’inscrit dans le cadre de la formation universitaire d’étudiants en biologie et en sciences de la santé. Son objectif est d’aider les étudiants à mieux comprendre le fonctionnement du sang à l’aide d’un modèle animal couramment utilisé en recherche scientifique : la souris. Lors de ces travaux pratiques, les étudiants apprennent à observer et analyser les différents composants du sang. Ils réalisent notamment des frottis sanguins afin d’identifier les différentes cellules sanguines, étudient la résistance des globules rouges dans différentes conditions, et effectuent des comptages de cellules sanguines telles que les globules rouges, les globules blancs et les plaquettes. Les étudiants analysent également certains paramètres biochimiques du plasma sanguin, comme le taux de sucre et de lipides (cholestérol et triglycérides), afin de mieux comprendre l’équilibre physiologique de l’organisme. Ces activités permettent d’acquérir des compétences pratiques essentielles en hématologie et en biochimie, tout en développant une meilleure compréhension du fonctionnement du sang. Elles sont réalisées dans le respect strict des règles éthiques, du bien-être animal et des bonnes pratiques de laboratoire.
Bénéfices attendus
Ce projet présente un intérêt essentiellement pédagogique et scientifique. Il permettra aux étudiants de niveaux L2 et L3 d’acquérir des compétences pratiques indispensables en physiologie, hématologie et biochimie, à travers la manipulation d’un modèle animal murin largement utilisé en recherche biomédicale.
Procédures
Les animaux seront soumis à une procédure unique, terminale et non chirurgicale. Chaque souris sera placée sous anesthésie générale par inhalation d’isoflurane, puis un prélèvement sanguin intracardiaque sera réalisé. Ce prélèvement sera effectué une seule fois par animal, avant la mise à mort, afin de permettre l’analyse des paramètres hématologiques et biochimiques. Après le prélèvement, les animaux seront euthanasiés sous anesthésie, puis les organes d’intérêt (foie, pancréas, tissus adipeux, rate, cerveau) seront prélevés. La durée totale de la procédure par animal est estimée à 5 à 10 minutes, incluant l’induction anesthésique, le prélèvement sanguin et l’euthanasie. Aucune intervention sur animal vigile ni procédure chirurgicale n’est prévue dans ce projet. Ces procédures sont classées comme légèrement à modérément invasives, mais entièrement justifiées par les objectifs pédagogiques et menées dans le respect strict des principes des 3R
Impact sur les animaux
Les nuisances et effets indésirables attendus chez les animaux sont limités et de faible intensité, compte tenu de la nature strictement terminale des procédures. Les principales contraintes pour les animaux sont : • Mise à jeun de 6 heures, pouvant entraîner un inconfort transitoire (sensation de faim), sans impact significatif sur l’état de santé des animaux. • Anesthésie par isoflurane, susceptible d’induire un stress léger et transitoire lors de l’induction, rapidement supprimé par l’effet anesthésique. • Prélèvement sanguin par ponction cardiaque, réalisé sous anesthésie profonde, ne provoquant pas de douleur perçue par l’animal. • Euthanasie par dislocation cervicale, effectuée immédiatement après le prélèvement sanguin sur les animaux profondément anesthésiés Aucune douleur prolongée, souffrance chronique ou atteinte durable du bien-être animal n’est attendue, les animaux étant maintenus sous anesthésie jusqu’à l’euthanasie.
Devenir
Le prélèvement sanguin unique réalisé en fin de procédure est incompatible avec la survie des souris. En conséquence, les animaux ne peuvent être maintenus en vie à l’issue de la procédure. Ainsi, toutes les souris seront mises à mort immédiatement après ce prélèvement sanguin.
Remplacement
Le remplacement complet de l’utilisation d’animaux vivants n’est pas possible dans ce projet, car les objectifs pédagogiques nécessitent l’étude de paramètres physiologiques sanguins et biologiques dans un organisme entier, incluant les interactions entre les différents organes et systèmes. Cependant, le recours à l’animal est limité au strict nécessaire et justifié par l’impossibilité de reproduire fidèlement ces phénomènes par des modèles in vitro, des simulations numériques ou des supports pédagogiques virtuels. Lorsque cela est possible, des supports alternatifs (cours théoriques, vidéos pédagogiques, données expérimentales préexistantes) sont utilisés en amont afin de réduire le nombre d’animaux manipulés et de préparer les étudiants aux expérimentations.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés est strictement limité au minimum nécessaire pour atteindre les objectifs pédagogiques du projet. Environ 300 étudiants sont concernés. Chaque étudiant nécessite 170 µL de sang ; toutefois, afin de réduire le nombre d’animaux, les manipulations seront mutualisées. Ainsi, au minimum quatre étudiants travailleront sur la thématique de la numération formule sanguine (NFS) à partir d’un même échantillon (besoin total de 680 µL), correspondant à une seule souris. Cette organisation permet d’optimiser l’utilisation de chaque animal et de réduire significativement le nombre total de souris nécessaires. Par ailleurs, les organes d’intérêt (foie, pancréas, tissus adipeux, rate et cerveau) seront prélevés après la mise à mort et utilisés à d’autres fins pédagogiques dans le cadre des travaux pratiques, contribuant ainsi à maximiser l’exploitation scientifique de chaque animal.
Raffinement
Les animaux seront hébergés en groupes dans les conditions habituelles de l’animalerie, le calme sera maintenu tant que possible dans la salle d’hébergement et une visite quotidienne sera réalisée. Pour le bien-être des souris, du matériel d’enrichissement permettant la construction de nid sera fourni en permanence avec un accès libre à la nourriture et la boisson. Une anesthésie générale sera réalisée avant la mise à mort.
Choix des espèces
La souris (Mus musculus), et plus particulièrement la souche C57BL/6J ou BALB/c, a été choisie pour sa forte pertinence scientifique et pédagogique. Des souris mâles et femelles seront utilisées, âgées de 4 à 20 semaines. L’âge et le sexe ne constituent pas des facteurs déterminants pour les objectifs pédagogiques du projet, qui portent principalement sur l’apprentissage des techniques de base en hématologie et en biochimie plasmatique. D’un point de vue scientifique, la souris est un modèle de référence en recherche biomédicale en raison de sa proximité physiologique avec l’humain, notamment pour l’étude des paramètres hématologiques et métaboliques. D’un point de vue technique, la large disponibilité des outils expérimentaux (anticorps, kits de dosage, réactifs), la standardisation des protocoles, ainsi que les coûts limités de maintenance, en font un modèle particulièrement adapté à un cadre d’enseignement universitaire.
Étude du recablage axonal par un outil photo-inductible remodelant le cytosquelette des neurones.
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
858 souris vont être utilisées, une partie opérée sous anesthésie et tuée avant tout réveil, les autres tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal subit une chirurgie cérébrale de vingt à quarante minutes pour implanter une fibre optique, puis des stimulations lumineuses qui remodèlent les connexions des neurones, avant des tests de coordination motrice et le prélèvement du cerveau. L'objectif est de comprendre le recâblage du cerveau pendant l'apprentissage, les retombées médicales pour des maladies neurologiques ou psychiatriques restant lointaines et hypothétiques. Sur le remplacement, le porteur décrit un modèle de cerveau sur puce ayant réduit les conditions à tester, tout en concluant que l'animal reste "indispensable".
Objectifs
Apprendre un nouveau geste, comme faire du vélo ou jouer d’un instrument, repose sur la capacité du cerveau à se transformer. Cette capacité, appelée plasticité cérébrale, permet aux neurones de modifier leurs connexions pour s’adapter à de nouvelles situations. Ce projet de recherche s’intéresse à un réseau précis du cerveau, essentiel pour le contrôle des mouvements et l’apprentissage moteur. Dans ce réseau, les neurones peuvent parfois créer de nouvelles connexions ou, au contraire, en supprimer. Ce phénomène de « recâblage » du cerveau a été identifié récemment et reste encore mal compris. Pour mieux étudier ce mécanisme, les chercheurs ont développé une technologie innovante, qui permet de contrôler ce recâblage à l’aide de la lumière. Selon la version utilisée, cette technologie peut soit favoriser la croissance de nouvelles connexions entre neurones, soit provoquer leur disparition. Plusieurs versions de cet outil ont été conçues et testées, certaines encourageant la formation de connexions, d’autres leur retrait. L’objectif principal du projet est d’observer, chez l’animal vivant, comment ces outils influencent l’organisation des connexions cérébrales, comment ces changements évoluent dans le temps, et quelles sont leurs conséquences sur l’activité du cerveau et sur les mouvements. Dans un second temps, les chercheurs étudieront l’impact de ces modifications cérébrales sur l’apprentissage d’une tâche motrice. Ils chercheront à déterminer si certaines formes de recâblage facilitent l’apprentissage, tandis que d’autres pourraient le ralentir ou le perturber. Finalement, ce projet vise à mieux comprendre comment les changements de connexions dans le cerveau influencent nos capacités motrices, et à explorer le potentiel d’une nouvelle technologie permettant de moduler de façon ciblée les réseaux cérébraux.
Bénéfices attendus
LLe cerveau a une capacité remarquable à se transformer lorsqu’on apprend : ses cellules nerveuses peuvent modifier leurs connexions pour s’adapter à de nouvelles expériences. Ce projet de recherche vise à mieux comprendre comment ces changements se produisent et comment ils influencent nos capacités sensorielles et motrices. Pour cela, les chercheurs ont mis au point une technologie innovante qui permet de contrôler, à l’aide de la lumière, la façon dont certaines connexions entre neurones se forment ou disparaissent. Cette technologie, agit sur des réseaux cérébraux bien définis, impliqués à la fois dans la perception et dans le mouvement. En utilisant cet outil dans le cerveau de souris adultes, le projet cherche à établir un lien direct entre les modifications des connexions neuronales, le fonctionnement des réseaux cérébraux concernés, et les performances individuelles dans des tâches comportementales. Ce lien est aujourd’hui largement soupçonné par la communauté scientifique, mais n’a jamais pu être démontré directement, faute d’outils adaptés. Notre technologie offre pour la première fois la possibilité de tester cette relation de manière directe. La validation de cet outil chez l’animal permettra d’explorer de façon nouvelle et ciblée la capacité du cerveau à se réorganiser. Au-delà de la recherche fondamentale, cette approche pourrait ouvrir la voie à de nouvelles stratégies pour mieux comprendre les dysfonctionnements des circuits cérébraux et, à plus long terme, contribuer à l’identification de pistes thérapeutiques pour certaines maladies neurologiques ou psychiatriques, lorsque la plasticité du cerveau est altérée.
Procédures
Ce projet expérimental sera mené exclusivement sur des souris. Les animaux seront répartis en plusieurs groupes selon les procédures prévues. Un premier groupe sera soumis à une intervention chirurgicale d’une durée variant entre 20 et 40 minutes, sans réveil. Tous les groupes suivants seront tous soumis à la même intervention chirurgicale mais avec réveil, pour une période d'environ 2 semaines. A ce stade, les interventions pourront inclure, selon les besoins expérimentaux, des procédures terminales ou des manipulations préparatoires au cours desquelles les souris seront stimulées par la lumière, libres de leur mouvement dans une cage de test enrichie. Ces différentes expérimentations pourront induire un risque d’infection, un risque d’inflammation ou encore du stress. Les souris seront testées sur leurs performances afin d’évaluer leur coordination motrice ou sur leur motricité fine.
Impact sur les animaux
Les manipulations courantes (prise en main, transport, changement d’environnement) seront quotidiennes dès l’arrivée des animaux. Les chirurgies sont associées à un degré de sévérité modéré (risque d’infection, risque d’inflammation, stress), limité à la période autour de l’opération. Lors de la chirurgie, les animaux peuvent présenter du stress et un risque d’inflammation pendant plusieurs jours. Les tests comportementaux sont non invasifs, induisent un stress léger et temporaire lié à la mise en situation expérimentale, et seront réalisés une fois par jour pour chaque test lors des périodes expérimentales. Les procédures de stimulation par la lumière et un risque d’échauffement local du tissu. Aucun effet indésirable durable n’est attendu. Les expérimentations seront interrompues et l’animal retiré du protocole si un point limite clinique est atteint.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à l'issue de chaque procédure. Cet acte est justifié par l’un des points clés du présent projet, le but est de prélever le cerveau et d’identifier le degré de réarrangement du cerveau avec notre technologie.
Remplacement
Une phase de validation approfondie de notre technologie a été réalisée en laboratoire, à l’aide d’un modèle de cerveau sur puce développé sur place. Cette étape a permis de : • sélectionner les versions les plus efficaces de notre technologie, • déterminer les niveaux pertinents pour l’intensité lumineuse, • définir les modes de stimulation efficaces, • et optimiser les durées d’illumination (les durées longues étant plus efficaces que les courtes). Cette optimisation en laboratoire a considérablement réduit le nombre de conditions à tester chez l’animal. Cependant, l’objectif du projet est d’étudier l’effet du réarrangement des cellules nerveuses sur des comportements moteurs et des processus d’apprentissage, qui ne peuvent pas être reproduits de façon fiable sur des systèmes en laboratoire ou informatiques. L’utilisation d’un modèle animal demeure donc indispensable pour répondre aux questions scientifiques posées.
Réduction
Le projet a été conçu pour limiter le nombre d’animaux grâce à plusieurs leviers : • Optimisation préalable en laboratoire : La présélection des prototypes et des paramètres sur des modèles sans animaux permet de réduire le nombre de groupes à tester chez l’animal. • Contrôle interne bilatéral (lorsque possible) : Pour certaines analyses, une expression de notre technologie et une stimulation unilatérale permettront d’utiliser un hémisphère du cerveau comme condition test et l’autre comme contrôle, diminuant ainsi le nombre d’animaux. • Contrôle longitudinal individuel en comportement : Les souris seront testées en comportement avant la stimulation puis à différents temps après, ce qui permet d’utiliser chaque animal comme son propre contrôle pour les mesures comportementales. • Mise au point technique sur un nombre limité d’animaux : Trois souris par groupe seront utilisées pour calibrer les conditions d’expression et d’implantation lors des phases de mise au point. • Calculs de puissance statistique : Pour nos études, les données préliminaires indiquent un effet attendu d’environ 25 % avec une variabilité d’environ 10 %. Une analyse de puissance montre qu’un minimum de 15 souris par groupe est nécessaire pour détecter cet effet. Pour les études comportementales, les données suggèrent un effet d’environ 20 % sur la performance motrice, avec une variabilité d’environ 10 %. Les analyses de puissance indiquent qu’un minimum de 20 souris par groupe est requis pour atteindre la significativité.
Raffinement
Les animaux seront hébergés dans une animalerie conventionnelle, dans des pièces où la température est contrôlée et dans des cages avec environnement enrichi. Le nombre optimal d’animaux par cage sera respecté et les animaux auront accès à l’eau et la nourriture sans limite. Les animaux seront anesthésiés pour toutes les procédures chirurgicales. Cette anesthésie, sous forme gazeuse, suit les protocoles standards, en ce qui concerne les pourcentages de gaz dans l’air lors des phases d’induction et de maintien. Elle sera accompagnée d’une analgésie locale et systémique afin de couvrir la douleur induite par ces interventions. Le maintien de la température corporelle sera assuré par un monitorage rectal associé à un tapis chauffant, et l’application d’un gel ophtalmique permettra de protéger les yeux des animaux pendant l’intervention. Un suivi post-opératoire rigoureux d’une durée de 7 jours, incluant une fiche individuelle de suivi, sera mis en place. Les fibres optiques implantées sont miniaturisées et adaptées à une utilisation murine. Leur conception limite la gêne potentielle lors des déplacements de l'animal dans la cage. Les tâches comportementales motrices présentent un stress léger chez l'animal, principalement dû à leur manipulation. Lors de chaque session, les animaux sont soigneusement manipulés et calmés par l’expérimentateur, constituant ainsi une interaction sociale positive pouvant être assimilée à une récompense. Tout le protocole vise à renforcer le confort de l’animal durant la réalisation des tâches et des interventions.
Choix des espèces
La souris est l’espèce la plus adaptée pour ce projet. La zone cible de l’étude est bien caractérisé chez la souris et présente une organisation comparable à celle des mammifères supérieurs, permettant une analyse fiable du réarrangement des cellules nerveuses et de ses conséquences fonctionnelles. Les outils génétiques utilisés sont largement validés et couramment employés chez la souris, assurant une expression spécifique, stable et reproductible. Le petit gabarit de l’animal facilite les chirurgies et l’implantation d’une fibre avec un risque limité. Les tests comportementaux moteurs sont standardisés et bien établis chez la souris, garantissant des mesures robustes des effets. La majorité des lignées transgéniques pertinentes pour de futurs développements du projet sont disponibles chez la souris. Optimiser dès à présent l’ensemble des paramètres techniques dans cette espèce évitera de devoir réimplémenter les protocoles dans un autre modèle, limitant ainsi la durée et le nombre total d’animaux utilisés à long terme. Les animaux utilisés auront entre 30 et 90 jours, correspondant à des stades de jeune adulte. Les injections seront effectuées après le sevrage. À l’issue des différentes procédures expérimentales, les animaux seront âgés au maximum de 90 jours. À cet âge, le cerveau possède encore un degré de plasticité suffisant pour étudier le réarrangement des cellules nerveuses tout en présentant une organisation fonctionnelle stable. Ces caractéristiques en font une période optimale pour évaluer l’effet de notre technologie.
Rôle d’une protéine exprimée à la surface des cellules cancéreuses dans la résistance aux traitements du mélanome [MODIFICATION]
- Recherche appliquée
- Cancers
540 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une greffe de cellules de mélanome sous la peau, puis des injections d'immunothérapie et un gavage quotidien cinq jours par semaine pendant quatre semaines, avant que la tumeur ne soit prélevée à huit semaines. Le projet cherche à savoir si un récepteur de surface prédit la résistance aux traitements, un bénéfice renvoyé au conditionnel pour de futurs patients. Après des essais sur cellules en culture, le porteur affirme qu'il est "impossible" de poursuivre la validation sans un "modèle animal entier vivant".
Objectifs
Le mélanome est un cancer de la peau ayant un mauvais pronostic et une incidence croissante, ce qui en fait un problème majeur de santé publique. De nouvelles thérapies ont permis d’améliorer la prise en charge du mélanome lorsque celui-ci s’est propagé dans d’autres organes, cependant l’échappement thérapeutique et la toxicité sont des phénomènes très fréquents qui limitent grandement leur bénéfice clinique. Ainsi, l’identification de nouveaux marqueurs de la résistance à ces thérapies reste un enjeu considérable. Il a déjà été démontré qu’un récepteur présent à la surface des cellules de la peau, est impliqué dans la progression du mélanome et que son expression est associée à un mauvais pronostic avec une diminution de la survie des patients. Nous souhaitons donc évaluer si ce récepteur est impliqué dans la résistance aux traitements dans le cancer de la peau et pourrait être utilisé comme molécule permettant d’anticiper la non réponses aux traitements des patients.
Bénéfices attendus
Ce projet va nous permettre de démontrer le rôle du récepteur dans la réponse aux traitements et ainsi confirmer son rôle de cible thérapeutique dans le mélanome. A terme, ce récepteur pourrait être un marqueur prédictif de réponse à ces thérapies chez les patients atteints de mélanome.
Procédures
La mise en place du modèle d’étude consiste dans un premier temps à injecter une seule fois sous la peau des souris (au niveau du flanc) des cellules de cancer de la peau où la protéine d’intérêt est exprimée ou non. Cette injection se fait sous anesthésie et dure environ 1 minute. Lorsque la tumeur sera détectable (taille d’un petit pois), les souris recevront le traitement (3 injections, sur souris éveillée, dans l’abdomen espacées de 3 jours ; durée de l’injection : 15s). Des prélèvements sanguins au niveau de la veine de la joue (sans anesthésie ; durée : 1 min) seront réalisées avant le début du traitement, puis 1 fois par semaine (4 prélèvements maximum). Pour les groupes de souris où il y a la combinaison des molécules inhibitrices de la protéine d’interêt, en plus des 3 injections d’immunothérapies espacées de 3 jours, s’ajouteront une administration par voie orale (gavage, 1 fois par jour, 5 fois par semaine pendant 4 semaines maximum) (durée : 1 min) ou par injection dans l'abdomen (durée 15s) selon le produit inhibant la protéine d'intérêt utilisé sur souris éveillée. Les tumeurs seront mesurées deux fois par semaine (durée 30s). Au bout de 8 semaines maximum, les souris sont euthanasiées afin de prélever les tumeurs.
Impact sur les animaux
Suite à la croissance des tumeurs et/ou au développement de métastases, une perte de poids peut être observée. Un développement trop important de la tumeur peut également induire une ulcération, un changement de la respiration ou encore une agressivité. Le point d’injection des cellules tumorales étant sur le flanc, les souris peuvent présenter une mobilité réduite si la tumeur atteint une taille trop importante. Enfin, l’immunothérapie peut se révéler légèrement toxique, ce qui se manifestera par une perte de poids principalement ou un gonflement de l’abdomen. Le gavage répété du traitement peut entrainer une ulcération/irritation du tube digestif
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés à l’issue des procédures expérimentales afin de collecter la tumeur et le sang, qui seront analysés et conservés afin de caractériser au niveau cellulaire l’effet de la thérapie en présence ou non de la protéine d’intérêt.
Remplacement
Nous avons réalisé des expériences en utilisant des cellules en culture (in vitro, sans utilisation d’animaux) qui ont montré que le récepteur avait un impact sur la réponse aux traitements anti-cancéreux. Cependant, pour obtenir des résultats plus proches de ce qui se passe dans le corps humain, nous devons passer à des tests dans des modèles animaux vivants (in vivo). Ces modèles intègrent des caractéristiques importantes des tumeurs humaines, telles que l’hétérogénéité des cellules tumorales, la présence de tissus sains et des barrières qui peuvent limiter l’efficacité des traitements. Il est donc impossible de poursuivre la validation de nos résultats in vitro sans utiliser un modèle animal entier vivant.
Réduction
Nous avons réduit le nombre de souris utilisées au minimum nécessaire et suffisant pour valider scientifiquement notre étude du point de vue de l’analyse statistique. Pour cela nous nous sommes basés sur des tests statistiques.
Raffinement
Afin de réduire au minimum la douleur et la souffrance qui pourraient être ressenties par les souris, nous prévoyons la mise en place de différentes procédures. Tout d'abord, les souris sont hébergées dans une animalerie avec un statut sanitaire contrôlé, un enrichissement sera mis en place (papier kraft pour la fabrication de nid, buchette en bois à ronger). Un suivi visuel quotidien (par les animaliers et/ou les expérimentateurs) des animaux est réalisé. Nous veillerons, par ailleurs, à réduire au minimum l’intensité et la durée des souffrances ressenties par les animaux, en utilisant une fois par semaine une grille d'évaluation prenant en compte la taille de la tumeur, l'apparence physique, le poids et le comportement des animaux. En effet, tout signe de souffrance et/ou douleur caractérisés par une réduction de l’alimentation avec une perte de poids ou une réduction de la mobilité donneront lieu à une mise à disposition de croquettes humidifiées dans les cages avec une surveillance quotidienne. En cas d'irritation du tube digestion avec saignement, la souris sera euthanasiée. Si ces signes sont observés d’une manière prononcée la surveillance de l’animal sera bi-quotidienne avec une mise à disposition de croquettes humidifiées dans la cage et la mise en place d’une analgésie injectée une fois par jour afin de soulager la potentielle douleur. Si deux de ces signes sont observés de manière prononcée simultanément, l’animal sera euthanasié selon une méthode réglementaire. En cas de signe de douleur (expression faciale, posture voutée) et de tumeur d’une taille importante (définie dans la grille de score) avec ou sans ulcération, la souris sera immédiatement euthanasiée selon une méthode réglementaire.
Choix des espèces
Le modèle de greffe de cellules cancéreuses est bien décrit dans la littérature scientifique et est pertinent pour l’étude de l’effet de thérapies sur la croissance des cellules cancéreuse. Pour mener à bien ce projet, nous utiliserons des souris adultes, afin qu’elles disposent d’un système immunitaire complétement développé. Cela nous permet d’être dans des conditions comparables à ce qui est observé chez l’Homme, le cancer de la peau étant un cancer observé chez l’adulte. Le mélanome étant un cancer qui se développe chez l’adulte, ainsi des souris mâles adultes âgées de 7-8 semaines seront utilisées lors de l’expérimentation, ce qui permettra également un suivi durant une période suffisamment longue.
Étude de l’effet d’une nouvelle molécule thérapeutique en association avec une thérapie substitutive dans un modèle murin de maladie hémorragique
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
Tuées sans réveil pour la plupart des actes finaux, faute de survie possible après une collecte importante de sang, 511 souris vont être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance léger à sans réveil. Elles portent un modèle de la maladie de Willebrand, une maladie hémorragique humaine, et subissent des tests de saignement de trente minutes sous anesthésie. Le projet teste l'association d'une nouvelle molécule avec une thérapie substitutive. La preuve de concept annoncée pour de futurs essais cliniques reste au stade de perspective.
Objectifs
Les maladies hémorragiques familiales, telles que la maladie de Willebrand, restent assez méconnues. Ces maladies empêchent l’arrêt des saignements. En fonction des différentes anomalies génétiques, les patients présentent des formes plus ou moins sévères. Les traitements disponibles sont lourds (injections intraveineuses répétées) et pas toujours efficaces. Récemment, une nouvelle molécule thérapeutique administrée par voie sous-cutanée a été développée, pouvant augmenter la demi-vie des facteurs de coagulation, facteur Willebrand et facteur VIII, déficitaires dans la maladie de Willebrand. Par contre, la co-administration de cette molécule avec un concentré de FW/FVIII n’a jamais été testée. Notre projet va consister à tester chez un modèle de souris mimant la maladie de Willebrand humaine l’efficacité de cette nouvelle double thérapie en utilisant des tests de saignement bien standardisés.
Bénéfices attendus
A court terme, les résultats de cette étude doivent permettre d'établir la preuve de concept de l'efficacité de cette double thérapie dans la maladie de Willebrand. A terme, ce projet devrait pouvoir servir de base pour la mise en place d'essais cliniques visant à déployer cette double thérapie , moins lourde que les thérapies actuelles, chez les patients.
Procédures
Toutes les souris sont anesthésiées. Un groupe reçoit un seul prélèvement rapide (moins d’une minute). Un groupe reçoit une ou deux injections rapides (moins de 15 secondes) suivies d’un test de saignement (30 minutes). Un groupe reçoit uniquement un test de saignement (30 minutes). Toutes les souris sont euthanasies en fin d’expérimentation selon une méthode réglementaire.
Impact sur les animaux
Stress léger lors de la préhension des animaux. Douleur légère et transitoire après les injections et après les prélèvements du sang.
Devenir
Les actes expérimentaux finaux sont sans réveil du fait de la collecte de quantités importantes de sang, indispensables pour nos recherches scientifiques.
Remplacement
Le système de la coagulation est complexe, nécessite absolument un organisme vivant entier pour pouvoir être reproduit de manière pertinente. Actuellement, il n'existe pas de tests adaptés qui pourraient éviter le recours à l'animal.
Réduction
Afin de déterminer le plus petit nombre d’animaux approprié pour le projet, nous avons réalisé une analyse mathématique de puissance. Les hypothèses sous-jacentes à nos calculs sont basées sur la littérature existante et sur notre expérience en utilisant ces modèles en prenant en compte les variabilités de chaque test.
Raffinement
Les procédures utilisées se feront dans le cadre adapté d'un hébergement agréé, respectant au maximum le bien-être des animaux avec un enrichissement du milieu (morceaux de bois à ronger, filaments de papier kraft pour faire un nid), en limitant la souffrance par le respect des méthodes anesthésiques. Les animaux ne sont jamais seuls dans les cages d’hébergement et ils ont un accès libre à la nourriture et à l'eau. L’ensemble des expériences sera effectué par une personne habilitée à expérimenter sur animaux et l'acte expérimental aura lieu principalement sous anesthésie et sans réveil. Au cours de ce projet, les opportunités de raffinement seront régulièrement ré-évaluées pour nous assurer de la mise en place rapide de tout nouveau développement technique qui interviendrait pendant la période du projet. Les souris sont sous observation quotidienne (une fois pendant le weekend) et la quantification des points limites, susceptibles d'entraîner une procédure d’euthanasie immédiate de l'animal, sont strictement appliquée.
Choix des espèces
Ce projet fait appel à un modèles murin des maladie hémorragique familiale permettant de tester un thérapie déjà utilisé chez les patients. Ces modèle ne manifestent pas des saignements spontanées. Les souris adultes, entre 8 et 30 semaines d’âge seront utilisées.
Modèle de xénogreffe pour l’étude du rôle de PRMT2 dans la leucémogenèse chez la souris
- Recherche fondamentale
- Oncologie
Rendues immunodéficientes pour accepter une greffe de cellules leucémiques humaines, 60 souris développent une leucémie, avec anémie, amaigrissement et grossissement de la rate, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une injection de cellules cancéreuses puis jusqu'à six prises de sang sur trois mois, avant d'être toutes tuées pour analyse de la moelle osseuse. Le porteur consacre de longs développements aux méthodes sans animaux, cultures et bases de données, tout en concluant qu'un "modèle biologique complet" reste nécessaire. Le résumé enchaîne surtout des bénéfices présentés pour de futurs patients.
Objectifs
Il s’agit d’étudier l’impact de l’absence d’une enzyme sur le développement des leucémies aiguës myéloblastiques.
Bénéfices attendus
Bénéfices attendus du projet Ce projet vise à améliorer la compréhension et le traitement des leucémies aiguës myéloblastiques (LAM), un type de cancer du sang. 1 - Avancées scientifiques • Mieux comprendre comment l'absence d’une enzyme influence le développement des leucémies. • Étudier l’impact de cette enzyme sur la survie des cellules cancéreuses. • Tester ces découvertes dans un modèle de souris pour confirmer les résultats obtenus en laboratoire. 2 - Développement de nouveaux traitements • Identifier de nouvelles cibles pour des traitements contre la leucémie. • Concevoir des médicaments capables de ralentir la progression de la maladie. 3 - Amélioration du diagnostic et du suivi des patients • Trouver de nouveaux indicateurs permettant de mieux prédire la résistance aux traitements. • Adapter les soins en fonction du profil biologique de chaque patient. 4 - Impact pour les patients • Développer de nouvelles options thérapeutiques pour les patients qui ne répondent pas aux traitements actuels. • Réduire les effets secondaires des chimiothérapies en combinant différents types de traitements. • Mettre en place une meilleure surveillance après le traitement pour éviter les rechutes. • Proposer des soins plus personnalisés et adaptés à chaque patient. 5 - Retombées sociétales et économiques • Faire avancer la recherche sur les leucémies et d'autres cancers. • Réduire les coûts des traitements en diminuant les hospitalisations et en évitant l'utilisation de médicaments inefficaces. Conclusion En résumé, ce projet pourrait permettre de mieux comprendre la leucémie, d'améliorer les traitements actuels et de proposer de nouvelles approches thérapeutiques plus ciblées.
Procédures
1 - Contention • Les souris seront manipulées avec précaution pour minimiser le stress lors des différentes interventions, en utilisant des techniques adaptées de contention douce. • Une attention particulière sera portée à la durée de la contention afin de limiter son impact sur les animaux. 2 - Greffe de cellules leucémiques • Les souris recevront une injection de cellules leucémiques pour reproduire un modèle de la maladie. • Nombre d’animaux concernés : 60 souris • Durée : une seule injection, environ 1 minute. 3 - Suivi de la maladie • Des prises de sang seront réalisées toutes les deux semaines (jusqu’à 3 mois après l’injection des cellules leucémiques) afin de surveiller l’évolution de la leucémie et d’analyser la réponse immunitaire. Nombre total maximum de prélèvements : 6. • Nombre d’animaux concernés : 60 souris • Durée : environ 1 minute par prise de sang
Impact sur les animaux
Malgré toutes les précautions prises pour assurer leur bien-être, certains effets secondaires sont attendus en raison de la nature de l’étude. Effets liés aux interventions expérimentales • Les traitements administrés avant l’injection des cellules leucémiques peuvent provoquer une fatigue passagère et une légère perte de poids. • Les prises de sang régulières, nécessaires au suivi de la maladie, peuvent entraîner un certain stress. Pour limiter cet inconfort, des techniques adaptées seront utilisées. Effets liés au développement de la maladie • La progression de la leucémie peut causer une anémie (diminution des globules rouges), une perte d’énergie, un amaigrissement et une augmentation de la taille de certains organes comme la rate. Effets liés à l’immunodéficience • Les animaux utilisés dans cette étude sont des souris immunodéficientes, ce qui les rend particulièrement sensibles aux infections opportunistes.
Devenir
Mise à mort des animaux pour analyses scientifiques Toutes les souris seront mises à mort pour des analyses approfondies qui concernent principalement la moelle osseuse et le sang, éléments essentiels pour comprendre l’évolution de la maladie. • Justification : ces examens sont indispensables pour valider les hypothèses scientifiques du projet et pourraient aider à identifier de nouvelles stratégies thérapeutiques contre la leucémie. • Méthode : la mise à mort sera réalisée selon des protocoles stricts garantissant une mort rapide et sans douleur, conformément aux réglementations en vigueur sur le bien-être animal.
Remplacement
Stratégies de remplacement de l’expérimentation animale Afin de limiter autant que possible le recours aux animaux, plusieurs méthodes alternatives seront utilisées pour mener cette étude sur la leucémie. 1. Expériences en laboratoire sur des cellules humaines • Des cultures de cellules leucémiques humaines seront utilisées pour observer comment une enzyme influence leur croissance et leur évolution. • Des modèles plus avancés, appelés cultures 3D et organoïdes de moelle osseuse, seront développés pour recréer un environnement proche de celui du corps humain. Cela permettra d’obtenir des résultats plus réalistes sans utiliser d’animaux. 2. Analyses informatiques et exploitation des données existantes • Des bases de données contenant des informations sur des patients atteints de leucémie seront analysées afin de repérer d’éventuels liens entre l’expression d’une enzyme et la progression de la maladie. • Ces approches bioinformatiques permettront de générer des hypothèses solides avant de tester de nouveaux traitements, réduisant ainsi le besoin d’expériences sur des animaux. 3. Études sur des cellules humaines en dehors du corps (ex vivo) • Des cellules souches du sang seront cultivées dans des conditions spécifiques pour étudier le rôle d’une enzyme sans passer par des tests sur des souris. • Des échantillons de moelle osseuse prélevés chez des patients atteints de leucémie permettront de valider les résultats obtenus en laboratoire. Conclusion L’objectif est d’utiliser autant que possible ces alternatives avant d’envisager l’expérimentation animale. Cependant, certaines questions scientifiques nécessitent encore un modèle biologique complet pour être étudiées, ce qui justifie l’utilisation de souris lorsque les autres méthodes ne suffisent pas.
Réduction
Ce projet met en place plusieurs approches pour limiter au maximum le nombre d’animaux utilisés, tout en garantissant des résultats fiables et exploitables. 1. Optimisation des protocoles expérimentaux • Une planification minutieuse des expériences permettra de réduire le nombre de souris nécessaires tout en obtenant des données statistiquement significatives. • Chaque animal sera utilisé pour plusieurs types d’analyses afin de maximiser les informations obtenues, évitant ainsi d’avoir recours à un plus grand nombre de sujets. 2. Expériences préliminaires avant les tests sur animaux • Des tests seront d’abord réalisés sur des cultures cellulaires (in vitro) et des échantillons biologiques (ex vivo), afin d’identifier les conditions expérimentales les plus pertinentes avant de passer à des essais sur animaux. • Cela permettra d’éviter des expériences inutiles et de limiter le nombre de souris impliquées. 3. Utilisation de méthodes statistiques avancées • Des outils statistiques performants seront employés pour garantir des résultats fiables avec le plus petit nombre d’animaux possible. • Ces méthodes permettent d’optimiser les groupes expérimentaux en veillant à ce que chaque test apporte un maximum d’informations. 4. Partage des ressources et des résultats avec d’autres laboratoires • Une collaboration avec d’autres équipes de recherche permettra d’éviter de répéter des expériences déjà réalisées ailleurs. • L’exploitation de bases de données existantes sur la leucémie permettra d’affiner les hypothèses sans multiplier les tests sur animaux. Conclusion Grâce à ces stratégies, le recours aux animaux sera limité au strict nécessaire. Ces mesures s’inscrivent dans une démarche responsable et éthique, visant à réduire l’impact de l’expérimentation animale tout en poursuivant des avancées scientifiques essentielles pour la lutte contre la leucémie.
Raffinement
Afin de limiter le stress et la souffrance des animaux tout en garantissant des résultats scientifiques fiables, plusieurs mesures seront mises en place. 1. Techniques expérimentales adaptées pour minimiser l’inconfort • Les injections et prélèvements sanguins seront réalisés avec des techniques optimisées pour réduire la douleur et le stress des animaux. • Les expérimentateurs seront spécialement formés pour effectuer ces manipulations rapidement et avec le plus grand soin. 2. Surveillance attentive pour prévenir la souffrance • Les animaux seront observés régulièrement afin de détecter rapidement tout signe de détresse ou de douleur. • Des critères stricts seront appliqués : si un animal montre des signes avancés de souffrance ou de détérioration de son état de santé, il sera mis à mort de manière éthique et sans douleur pour éviter toute souffrance prolongée. 3. Amélioration des conditions de vie • Les souris seront élevées dans un environnement enrichi, comprenant des tunnels, des cachettes et une litière adaptée, afin de favoriser leur bien-être et de réduire leur stress. • Elles seront logées en petits groupes compatibles pour éviter l’isolement et favoriser un comportement naturel. • Les souris utilisées étant immunodéficientes, elles seront hébergées sous couvercle filtrant pour limiter le risque infectieux, qui pourrait altérer leur bien-être ainsi que les résultats expérimentaux. 4. Formation et encadrement des chercheurs • Tous les chercheurs impliqués recevront une formation continue aux meilleures pratiques en expérimentation animale, pour garantir des manipulations respectueuses et éthiques. • Un dialogue constant sera maintenu avec le comité d’éthique et les spécialistes du bien-être animal, afin d’améliorer en permanence les protocoles et de s’assurer qu’ils respectent les dernières recommandations en matière de protection animale. Conclusion Grâce à ces mesures, l’impact des expériences sur les animaux sera réduit au minimum, tout en garantissant des conditions de vie optimales et un suivi rigoureux de leur bien-être.
Choix des espèces
La souris a été choisie pour cette étude car elle représente un modèle particulièrement adapté à la recherche sur la leucémie humaine. Pourquoi utiliser la souris ? • Une grande similarité avec l’humain : le système de production des cellules sanguines (hématopoïèse) chez la souris fonctionne de manière très proche de celui de l’être humain. Cela permet de reproduire fidèlement les mécanismes impliqués dans le développement de la leucémie. • La possibilité de modifier son patrimoine génétique : grâce à des modèles génétiquement modifiés, les chercheurs peuvent étudier avec précision l’effet de l’absence d’une enzyme sur la maladie. • Une expérimentation contrôlée : la souris permet de tester l’évolution de la leucémie dans un organisme vivant, en réalisant des injections de cellules leucémiques, des traitements et des analyses de sang dans des conditions proches de celles utilisées en milieu clinique. • Un modèle rapide et efficace : les souris ont une durée de vie courte et se reproduisent rapidement, ce qui permet d’obtenir des résultats en un temps relativement réduit et d’évaluer l’évolution de la maladie sur plusieurs générations de cellules. Pourquoi utiliser des souris adultes ? Les études seront débutées sur des souris à un âge compris entre 8 et 12 semaines, car : • À cet âge, leur système sanguin est totalement formé et stable, ce qui permet d’obtenir des résultats fiables et reproductibles. • Leur taille et leur maturité physiologique facilitent les procédures expérimentales, comme les prélèvements et injections.
Étude du rôle de la dopamine dans l’hippocampe de souris
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Pour caractériser la libération de dopamine dans l'hippocampe, 221 souris subissent une chirurgie cérébrale sous anesthésie générale d'environ quatre-vingt-dix minutes, dans des procédures d'un niveau de souffrance léger à modéré. La chirurgie peut provoquer une douleur post-opératoire pendant un à deux jours. 201 animaux sont tués pour analyses histologiques, 20 maintenus en vie et réutilisés dans d'autres projets. Le porteur justifie le recours à la souris par des outils de stimulation neuronale disponibles chez cette seule espèce.
Objectifs
La dopamine joue un rôle essentiel dans les processus d’apprentissage et de mémoire au sein de l’hippocampe. Ce projet a pour objectif de mieux caractériser la libération de dopamine dans l’hippocampe de la souris, afin de mieux comprendre sa fonction dans cette structure cérébrale.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de mieux comprendre les mécanismes de la mémoire. Il permettra d’identifier les mécanismes qui font qu’on se souvient de certaines choses et pas d’autres, et à plus long terme de mieux comprendre les troubles de la mémoire.
Procédures
Les animaux seront soumis à une intervention chirurgicale sous anesthésie générale, permettant une injection qui durera environ 90 minutes.
Impact sur les animaux
Les animaux subiront une chirurgie susceptible d’induire une douleur post-opératoire modérée durant 24 à 48h. Les pesées nécessaires au suivi post-opératoire peuvent entraîner un stress léger. La manipulation des animaux lors des expériences comportementales peut induire un stress léger.
Devenir
201 animaux seront mis à mort à la fin de la procédure en vue d’analyses histologiques. 20 souris seront maintenues en vie et pourront être réutilisées dans d’autres projets.
Remplacement
Le projet vise à caractériser la libération de dopamine dans l’hippocampe. Cette étude nécessite l’intégrité fonctionnelle du cerveau, incluant à la fois les structures hippocampiques et les voies dopaminergiques. Compte tenu de la nécessité d’étudier la libération de dopamine dans un contexte physiologique et comportemental intact, une approche in vivo est indispensable.
Réduction
Le nombre d’animaux par groupe a été déterminé à partir de nos données antérieures de manière à obtenir une puissance statistique a priori de 90%. Sur cette base, un maximum de 15 souris par groupe seront incluses pour notre projet.
Raffinement
Les animaux seront progressivement entraînés à la manipulation afin de limiter le stress avant les procédures expérimentales. Tout au long du protocole, une surveillance quotidienne sera assurée, avec une attention accrue en période postopératoire. Des mesures spécifiques seront mises en place pour minimiser les effets indésirables sur le bien-être des animaux : maintien de la température corporelle pendant et après la chirurgie et mise à disposition de gel réhydratant et d’aliments faciles d’accès et gestion systématique de la douleur en post opératoire. En cas d’altération de l’état général d’un animal, une évaluation clinique structurée sera réalisée afin de définir la conduite à tenir.
Choix des espèces
Les outils nécessaires pour stimuler spécifiquement les neurones à dopamine avec une précision de l’ordre de la milliseconde sont disponibles uniquement chez la souris. Les structures impliquées dans la mémoire étudiées dans ce projet sont conservées chez la plupart des mammifères. Ce qui nous permet d'extrapoler nos conclusions tirées de cette étude chez l’humain. Les animaux seront inclus dans le protocole à l’âge adulte, entre 2 et 8 mois afin d’éviter des effets du développement ou du vieillissement.
Caractérisation comportementale des souris génétiquement modifiées n’exprimant pas l’enzyme sPLA2G5
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système nerveux
Soumises à une pression mécanique et à une source de chaleur provoquant des réactions réflexes, à des tests d'anxiété et à un isolement de 72 heures, 528 souris vont toutes être tuées, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Chaque animal est génétiquement modifié pour ne pas exprimer une enzyme dont le rôle dans le cerveau reste inconnu. Les prélèvements finaux se font sous anesthésie générale, après une injection d'analgésique. Le bénéfice avancé se limite à ouvrir de nouvelles voies de recherche.
Objectifs
Nos molécules d'intérêt coupent certains lipides présents dans les membranes des cellules. Chez l’humain, il existe plusieurs gènes codant pour différentes formes des molécules auxquelles nous nous intéressons. Elles participent à de nombreux processus biologiques, même si leurs rôles précis ne sont pas encore entièrement compris. Elles sont aussi intéressantes pour la recherche médicale, car elles jouent un rôle important dans la production de molécules qui régulent l’inflammation. Notre protéine d'intêret, une forme particulière de ces enzymes, est surtout présente dans le cœur, les muscles et certaines cellules du système immunitaire. Elle contribue notamment à réguler l’inflammation en favorisant la production de molécules pro-inflammatoires. Elle intervient également dans le fonctionnement du système cardiovasculaire, en influençant le tonus des vaisseaux et en participant à des processus comme l’athérosclérose ou l’infarctus. Elle a aussi été impliquée dans certains aspects du métabolisme, comme la régulation du glucose et la résistance à l’insuline. Cependant, toutes ces fonctions ont été étudiées en périphérie, c’est-à-dire en dehors du cerveau, et on ne sait pas encore ce que fait notre molécule d'intêret dans le cerveau. Des études récentes ont montré que chez la souris, son expression est limitée à deux zones cérébrales particulières à l'interface sang-cerveau. Le projet que nous souhaitons mener vise à étudier les conséquences comportementales d’une déficience en la molécule d'intêret dans le cerveau.
Bénéfices attendus
Nos résultats permettront de révéler des rôles cérébraux jusqu'ici inconnus pour la molécule d'intêret et permettraient d'ouvrir de nouvelles voies de recherche.
Procédures
176 souris maximum seront exposées à un stress transitoire lié à: l’isolement temporaire (1 fois chacune, 30 min max), l'anxiété (2 fois chacune, 30 min la 1ere fois, 8 min la seconde). 176 souris maximum seront hébergées individuellement (avec stimuli auditifs et olfactifs) transitoirement (72h chacune, 1x). 176 souris maximum seront soumises à une douleur mécanique et thermique qui provoqueront un inconfort momentané et des réactions réflexes (2x20 min par souris) . D’autres facteurs de stress incluent les transferts, les manipulations répétées et le changement d’environnement. A la fin des procédures, toutes les souris recevront une première injection (1x par souris, 10 sec) 15 mn avant une seconde (1 fois par souris, 10 sec). Elles subiront ensuite des prélèvements sous anesthésie générale.
Impact sur les animaux
176 souris max seront exposées à: - l’isolement temporaire (1 fois chacune, 30 min max) qui entrainera un stress léger et transitoire - l'anxiété pour l'open-field (1 fois chacune, 30 min) qui entrainera un stress léger et transitoire - l'Y-maze (1 fois chacune, 8 min) qui entrainera un stress léger et transitoire 176 souris max seront exposées à: - l'isolement temporaire (72h chacune, 1x) qui entrainera un stress léger et transitoire. 176 souris max les souris subiront: - une pression mécanique (20 min par souris) entrainant une douleur mécanique évitable - une chaleur provoquant un inconfort momentané et des réactions réflexes (20 min par souris). D’autres facteurs de stress incluent les transferts, les manipulations répétées et le changement d’environnement. A la fin des procédures, les souris recevront une injection d'analgésique (1x par souris, 10 sec) 15 mn avant l'induction de l'anesthésie par une injection (1 fois par souris, 10 sec). Les contentions nécessaires entraîneront un léger stress et les injections une faible douleur de courte durée.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure afin de procéder à des prélèvements biologiques ou des analyses histologiques.
Remplacement
Les phénomènes étudiés dans ce projet, tels que la sociabilité, la cognition, le métabolisme et la douleur, nécessitent l’observation de comportements complexes intégrant le système nerveux central et périphérique, ce qui ne peut être reproduit de manière fiable par des modèles in vitro ou informatiques. Par conséquent, l’utilisation de souris est indispensable pour obtenir des données physiologiquement pertinentes et transposables.
Réduction
Le nombre d’animaux par groupe a été déterminé à l’aide d'un logiciel de calcul de puissance statistique. Les critères représentent un compromis raisonné entre robustesse statistique, faisabilité expérimentale et respect du principe de Réduction, conformément aux recommandations méthodologiques en expérimentation animale.
Raffinement
Des mesures de raffinement seront mises en place pour minimiser la souffrance et le stress des souris : - Habituation préalable à la salle, au matériel et aux manipulations avant les tests. - Manipulations douces et standardisées par du personnel expérimenté. - Durée d’isolement minimale dans les cages métaboliques et les tests individuels. - Surveillance attentive des animaux pendant tous les tests, avec critères d’arrêt définis pour toute détresse. - Espacement suffisant entre les tests stressants ou nociceptifs pour permettre la récupération. Une grille de score a été établie afin de définir des points limites adaptés, des mesures correctives à mettre en place et des critères d'arrêt de souffrance en cas de besoin.
Choix des espèces
Les souris ont été choisies car elles permettent d’étudier des fonctions complexes intégrant le système nerveux central et périphérique, comme la cognition, la sociabilité, le métabolisme et la douleur, dans un organisme intact. Leur physiologie et leur génétique sont bien caractérisées, ce qui rend les résultats transposables et comparables à d’autres études. Les alternatives in vitro ou informatiques ne permettent pas de reproduire ces interactions complexes entre tissus et organes, ni d’évaluer de manière fiable les comportements ou la nociception. Les expériences seront réalisées sur des souris âgées de 8 à 10 semaines, correspondant à l’âge adulte jeune où les systèmes nerveux, métabolique et sensoriel sont pleinement développés. Cet âge permet d’obtenir des données stables et comparables tout en évitant les variations liées à la croissance ou au vieillissement.