
Résumé non technique d'un projet d'expérimentation animale publié sur ALURES le 2023-01-20 00:00:00
("EC NTS/RA identifier" : NTS-FR-119926)
660 souris vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles subissent une neurochirurgie d’injection dans le cervelet, un suivi moteur par deux exercices, puis un prélèvement de tissus nerveux après une dose létale d’anesthésique, pour évaluer une thérapie génique dans la sclérose latérale amyotrophique. Le porteur emploie trois lignées transgéniques et affirme que ce réseau neuronal ne peut être reproduit in vitro dans une boîte de Petri, concluant que le modèle vivant reste une étape « requise » vers la clinique. Les retombées diagnostiques et thérapeutiques annoncées sont renvoyées au conditionnel et au long terme.
Résumé produit par un modèle de langage à partir du seul texte du laboratoire, selon une méthode arrêtée par l’OXA. Publié sans relecture individuelle préalable, sous la responsabilité de l’association, et corrigé au fil des relectures.
Objectifs et bénéfices escomptés du projet, selon le laboratoire
Réponses rédigées par le laboratoire demandeur, à des fins de communication. Elles ne sont ni sourcées ni relues par des pairs.
Décrire les objectifs du projet.
Note de l'OXA. Cette question est celle du formulaire européen de résumé non technique. Elle est posée au laboratoire qui demande l'autorisation, et sa réponse est écrite avant que la première procédure commence (arrêté du 1er février 2013, art. 5). Ces objectifs servent à justifier l'utilisation des animaux devant le comité d'éthique. Aucun document public ne dira ensuite s'ils ont été atteints : la directive permet aux États de faire mettre à jour le résumé avec les résultats de l'appréciation rétrospective (directive 2010/63/UE, art. 43), la base européenne prévoit de les recevoir, et aucune entrée française n'en porte (base ALURES).
Dans quel but fait-on ça ? · Comment lire un résumé non technique
Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel
La maladie de Charcot ou sclérose latérale amyotrophique (SLA) est une maladie neurodégénérative incurable causée par la perte des motoneurones du cerveau et de la moelle épinière. Chaque année, environ 3 nouveaux cas pour 100 000 personnes sont touchés par la maladie. La maladie de Charcot débute généralement entre 50 et 70 ans par une faiblesse musculaire, évoluant rapidement vers une paralysie généralisée des membres et une insuffisance respiratoire qui conduit au décès dans les 3 ans suivant l’apparition des symptômes. Malgré l’explosion des connaissances sur les processus pathologiques centrés autour du motoneurone, d’autres faisceaux d’évidences suggèrent que la maladie est multi-systémique et mettrait en jeu d’autres régions du système nerveux. Des études d’imagerie clinique chez les patients ont révélé des défauts de structure dans le cervelet. Cette structure cérébrale intègre les informations sensorielles et motrices provenant de la moelle épinière et différentes aires du cerveau pour réguler finement les commandes motrices. Curieusement, l’implication du cervelet a été largement sous-estimée dans la Maladie de Charcot alors que ses fonctions sont centrales dans les traits cardinaux de la maladie. Notre objectif est de comprendre le rôle du cervelet dans la pathologie et d’évaluer son potentiel comme cible thérapeutique. A cette fin, nous aborderons cette problématique par une description précise des défauts de connections entre le cervelet et les zones motrices dans deux modèles murins de la maladie. Nous compléterons cette étude neuroanatomique par une étude fonctionnelle pour mieux comprendre quels sont les défaut de communication électrique entre le cervelet et les zones motrices de la moelle épinière. Notre dernier objectif est d’évaluer par une approche de thérapie génique l’effet bénéfique de cibler le cervelet dans la maladie de Charcot. Le but de ce projet est donc de fournir un nouvel éclairage sur la maladie en identifiant un nouveau système de communication neuronal dont les défauts peuvent expliquer certains traits de la pathologie et donc offrir de nouvelles perspectives aussi bien diagnostics que thérapeutiques.
Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?
Note de l'OXA. Le formulaire européen demande les bénéfices « susceptibles de découler » du projet. Il appelle donc une projection, et il l'obtient : ce que le laboratoire écrit ici est ce qu'il espère, avant d'avoir commencé. Deux chercheuses ont repris six corpus d'études précliniques déjà menées et pesé les dommages réellement infligés aux animaux contre les bénéfices cliniques réellement obtenus : moins de 7 % de ces études ressortaient défendables (Pound et Nicol, 2018).
Est-ce « inutile » ou « nécessaire » ? · Comment lire un résumé non technique
Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel
L’identification de nouveaux réseaux de communication neuronale qui participent aux dysfonctionnements moteurs dans la maladie de Charcot offre des possibilités pour améliorer le diagnostic et/ou le pronostic de la maladie chez l’homme. Cibler par imagerie ou conduire des tests fonctionnels chez les patients qui visent des liens entre le cervelet et les zones motrices affectées directement dans la maladie de Charcot permettra d’avoir un tableau plus complet de la maladie. Les bénéfices de cette étude présentent donc un potentiel clinique. Ce projet propose de faire progresser nos connaissances scientifiques sur cette pathologie qui se révèle particulièrement complexe. Notre connaissance encore incomplète de la pathologie explique pour une grande part les nombreux échecs thérapeutiques rencontrés chez le patient jusqu’à présent. Notre projet propose d’explorer un réseau neuronal jusque-là sous-estimé. Mieux comprendre la pathologie dans ses interactions à longue distance entre différentes zones cérébrales signifie également offrir de nouvelles cibles thérapeutiques. Notre projet explore une approche de thérapie génique, qui a un fort potentiel clinique comme l’illustre l’efficacité de la thérapie génique appliquée à l’amyotrophie spinale, une maladie infantile du motoneurone. L’utilisation de deux modèles génétiques différents de la maladie est un point fort de cette étude en mimant l’hétérogénéité étiologique, histopathologique et clinique de la maladie de Chacot. Le bénéfice de notre approche est clairement identifiable de par la robustesse et la reproductibilité de nos résultats et potentielles applications dans deux contextes génétiques différents. Notre projet s’inscrit dans un consortium composé également de cliniciens qui mènent en parallèle une étude sur le cervelet chez les patients. La mise en commun des connaissances fondamentales et cliniques est un atout pour faire progresser dans les prochaines années les aspects diagnostics, pronostics et à plus long terme thérapeutiques. La valorisation de ce projet se traduira par des publications dans des journaux internationaux à comité de lecture et potentiellement un/des dépôts de brevet.
Nuisances prévues, selon le laboratoire
Réponses rédigées par le laboratoire demandeur, à des fins de communication. Elles ne sont ni sourcées ni relues par des pairs.
À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?
Note de l'OXA. La formule « en règle générale » autorise une réponse générale, et c'est l'un des points sur lesquels les examens de qualité trouvent ces documents défaillants. Un examen publié en 2018 a établi que les résumés allemands et britanniques décrivaient mal ce qui est fait aux animaux et ce que ceux-ci pourraient éprouver (Taylor et al., 2018). L'adoption d'un modèle commun européen a nettement amélioré le premier point, à peine le second (Taylor et al., 2024).
Le droit d'accès aux documents · Comment lire un résumé non technique
Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel
Le projet propose de délivrer des informations thérapeutiques dans une zone du cerveau, le cervelet. Les procédures nécessitent une neurochirurgie qui permet de délivrer des agents thérapeutiques dans le cervelet. Nous délivrons alors des anesthésiques et analgésiques chimiques, ou encore une solution de réhydratation aux animaux. Pour cela des injections sont réalisées à l’aide d’une seringue et d’une aiguille, avec au préalable un traitement avec d’un analgésique cutané local. Ces procédures sont rapides et nécessitent de l’endormissement au réveil de l’animal entre 10 et 15 min. Afin de déterminer un effet thérapeutique du traitement, les capacités motrices des souris atteinte de la maladie de Charcot, sont suivies par des tests de comportements simples, non invasifs, non douloureux, ne nécessitant pas de privation de nourriture. Deux exercices moteurs seront ici réalisés pour définir les capacités à effectuer des activités motrices. Chaque test prend moins de 5 min par souris. Notre étudions dans notre approche l’état des réseaux de neurones qui contrôlent ces activités motrices. Nous avons besoin de réaliser des études de localisation des neurones. A cette fin, nous devons réaliser des prélèvements de tissus sur des animaux ayant au préalable reçu une dose léthale d’anesthésique/analgésique chimique. Cette procédure prend moins de 5 min par animal. Des souris pourront se trouver hébergées individuellement, dans un environnement enrichie amplifié pour une durée de 21 jours.
Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?
Note de l'OXA. C'est l'endroit du document où les animaux devraient apparaître, et c'est celui qui résiste. Un nouvel examen, publié en 2024, a mesuré que cinq des six éléments attendus sur les dommages prévus progressaient depuis l'adoption d'un modèle commun européen. Les effets indésirables sont le sixième : 41 % des résumés allemands et 48 % des britanniques les décrivent complètement. Les auteurs relèvent aussi des effets présentés comme minimes sur des projets classés modérés ou sévères (Taylor et al., 2024). Ces mesures portent sur l'Allemagne et le Royaume-Uni. L'examen de 2018 classait la France parmi les pays les moins bons pour l'identification, l'accessibilité et la qualité de ses résumés, sans les noter rubrique par rubrique (Taylor et al., 2018). Les résumés français suivent aujourd'hui le modèle européen commun.
Les animaux souffrent-ils ? · Comment lire un résumé non technique
Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel
La maladie de Charcot est une maladie paralysante incurable dont l’issue est inexorablement fatale. Les modèles murins que nous utilisons ont été très bien caractérisés dans de nombreuses publications, ce qui nous assure une optimisation de la règle des 3Rs. Le trait commun de la pathologie chez ces 3 lignées de souris modèles de la maladie est la diminution sélective des capacités motrices. Ces trois modèles présentent donc un phénotype avec une atteinte motrice variable. Les modèles de la maladie de Charcot ont été particulièrement bien décrits quant au tableau et à la chronologie clinique de la pathologie. Deux des modèles présentent une réduction progressive de la masse musculaire commençant par les membres inférieurs mais ont des débuts de la maladie différents. Cette amyotrophie se traduit par une perte de poids et des difficultés déambulatoires. Le troisième modèle a été également très bien phénotypé dans la littérature : ces souris perdent très lentement leur capacité à effectuer une tache motrice et présentent une posture anormale (dandinement) qui est stable pour suivre un déclin normal lié à l’âge et à la prise poids. Ce modèle présentent une atteinte motrice plus légère qui n’est pas associée à une espérance de vie plus courte. Les souris, comme les patients, ne présentent pas de signes de douleurs. Notre objectif est d’améliorer les symptômes moteurs par une approche de thérapie génique. Le choix du transfert par virus recombinants non-pathogènes est dicté le fait que les vecteurs viraux qui peuvent être administrés avec sécurité pour l’animal sans causer de dommages et complications. Les virus seront délivrés dans les régions d’intérêts du système nerveux des souris par des méthodes standardisées et maitrisées. Les animaux qui rentrent dans l’évaluation thérapeutique sont impliqués dans du comportement moteur consistant à évaluer de façon non-invasive, non-douloureuse, très peu contraignante et de courte durée la capacité à effectuer une activité motrice simple.
Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.
Note de l'OXA. Le formulaire demande de justifier ce sort, non de le décrire. L'analyse dommage-avantage que la directive impose au comité d'éthique porte sur « la souffrance, la douleur et l'angoisse » infligées aux animaux (directive 2010/63/UE, art. 38). Quand ce sort est la mise à mort, celle-ci ne figure donc pas parmi les dommages que le comité met en balance avec les bénéfices annoncés. L'OXA écrit « mise à mort » plutôt que « sacrifice », qui emprunte au registre du don consenti, ou « euthanasie », qui désigne une mort décidée dans l'intérêt de celui qui meurt.
Peut-on parler d'éthique en expérimentation animale ? · Comment lire un résumé non technique
Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel
Les animaux seront euthanasiés pour répondre à deux nécessités du projet : 1) prélever des tissus afin d’étudier les défauts de connexion entre différentes aires du système nerveux central et déterminer les paramètres histologiques en liens avec des caractéristiques cliniques et un effet thérapeutique. L’autre nécessité est liée à la pathologie elle-même, qui est fatale chez l’homme et également dans un des modèles murins utilisé ici, et rentre dans le cadre de l’étude de l’approche thérapeutique sur l’espérance de vie des souris qui auront reçu ou non le traitement.
Application de la règle des "3R", selon le laboratoire
Réponses rédigées par le laboratoire demandeur, à des fins de communication. Elles ne sont ni sourcées ni relues par des pairs.
1. Remplacement
Note de l'OXA. La directive demande au résumé « une démonstration de la conformité » aux exigences de remplacement, de réduction et de raffinement (directive 2010/63/UE, art. 43). C'est donc le demandeur qui démontre sa propre conformité, dans le document même qui sollicite l'autorisation. Cette démonstration peut prendre la forme d'une affirmation qu'aucune méthode de substitution n'existe, que le document n'a pas à sourcer. Ces trois exigences sont par ailleurs subordonnées à l'objectif du projet : elles cherchent à remplacer les animaux dans un projet donné, elles n'interrogent pas ce projet.
Comment avancer vers la fin de l'expérimentation animale ? · Comment lire un résumé non technique
Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel
L’utilisation de souris mimant la pathologie humaine est le seul moyen intégrant la complexité des communications entre différentes aires motrices du cerveau, du tronc cérébral et de la moelle épinière. L’existence de neurones dérivés de cellules souches ne peut pas reproduire la circuiterie complexe qui fait intervenir les neurones moteurs qui contrôlent la contraction musculaire, qui en retour informe une structure cérébrale appelé cervelet, qui est lui-même connecté à d’autres aires du cerveau. Une tel réseau d’information entre cerveau, moelle épinière et muscle ne peut donc pas être mimé in vitro dans une boite de pétri. Seuls les modèles expérimentaux mammifères présentent cette organisation complexe faite de contrôles réciproques permanents. Les modèles souris de la maladie de Charcot sont donc les seuls modèles qui permettent d’explorer les défauts de la circuiterie neuronale de longue distance. Notre objectif étant de développer une approche de thérapie génique ciblant cette circuiterie, l’utilisation des modèles animaux de la maladie de Charcot est également nécessaire. La validation d’une approche thérapeutique qui intervient dans la complexité de cette communication entre différentes aires du système nerveux requiert un modèle intégratif, physiologique complet que seul l’animal offre. Le modèle vivant demeure donc une étape requise pour tout transfert thérapeutique potentiel vers la clinique.
2. Réduction
Note de l'OXA. La réduction dont il est question ici porte sur le nombre d'animaux par groupe expérimental, calculé pour que l'analyse statistique tienne. Le total annoncé dans la fiche est une estimation portant sur une autorisation de cinq ans au maximum (code rural, art. R214-123) : il ne dit pas combien d'animaux seront effectivement utilisés, et il ne se rapporte pas à une année.
Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel
Nous avons donc déterminé pour une durée du projet de 4 années, un nombre total de 660 souris. Le nombre de souris est déterminé en suivant scrupuleusement les recommandations internationales et les études qui définissent les tailles optimales des cohortes de souris modèles de la maladie. Nous suivons donc un traitement statistique qui permet de réduire le nombre d’animaux et limiter les faux-positifs. Nous nous référons aux études réalisées sur les effets de taille de groupe sur la puissance et la fiabilité des tests statistiques. Pour un premier modèle de la maladie de Charcot chaque cohorte est composée de 24 souris pour le comportement et 8 souris pour les études histopathologiques. Pour le second modèle, chaque cohorte est composée de 14 souris pour le comportement et 8 souris pour les études histopathologiques. Afin de minimiser le nombre d’animaux, un partage des tissus est systématiquement appliqué entre l’équipe spécialiste de la moelle épinière et l’autre spécialiste du cerveau. Notre projet inclus également des études d’enregistrement de l’activité neuronale sur des préparations ex vivo du système nerveux. Cette étude sur des tranches de moelle épinière permet donc de réduire le nombre d’animaux utilisés. Les données sont analysées avec des tests statistiques paramétriques. Un test de normalité de Shapiro-Wilk suivi d’un test de variance sera effectué afin de conforter l’analyse de variance (ANOVA). Une ANOVA pour échantillons indépendants, mesures répétées (groupe par temps) est effectuée. Un test de comparaison multiple de Newmann-Keuls est ensuite utilisé pour comparer les différents groupes entre eux. Pour les études de survie, nous réaliserons un Log-Rank Test en utilisant, selon les recommandations publiées un seul point uniforme d’interruption.
3. Raffinement
Note de l'OXA. Le raffinement nomme une amélioration technique de la procédure, sans dire ce qu'elle change pour l'animal qui la subit. La réglementation impose d'atténuer la douleur, dans une limite qu'elle inscrit elle-même : « pour autant que cela soit compatible avec la finalité de la procédure expérimentale » (code rural, art. R214-109). Ce qui reste de souffrance après cette limite est autorisé. Le raffinement ne porte par ailleurs que sur la procédure : les souffrances de la captivité elle-même, confinement, bruit, lumière, manipulations d'entretien, ne relèvent d'aucun des trois R.
La réglementation est-elle « très stricte » ? · Comment lire un résumé non technique
Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel
Une connaissance extensive de ces deux modèles de la maladie de Charcot permet de connaître et donc anticiper les différentes étapes de la maladie et donc d’optimiser l’expérimentation. Une surveillance régulière est mise en place et assurée par les expérimentateurs et nous travaillons étroitement avec la structure du bien-être animal. Les conditions d’élevage qui incluent des copeaux dans les litières, igloo, lanières de papier craft et du coton vierge pour faire un nid végétal contribue à améliorer le bien-être des animaux en créant un microenvironnement propice au repos. Les points limites sont définis par le suivi régulier du poids des souris et leur capacité à effectuer une tache motrice reflexe simple. Pour chaque modèle animal de la maladie de Charcot un arbre décisionnel spécifique est défini et suivi par les expérimentateurs associés au projet. De plus une surveillance visuelle quotidienne est effectuée par les zootechniciens. Certains animaux peuvent avoir une anesthésie qui est systématiquement conduite en présence d’analgésique. Les animaux sont ensuite surveillés attentivement après leur réveil. Toute anomalie indépendante de la pathologie comme des signes d’angoisse, de détresse ou de douleur est signalée afin d’apporter une réponse rapide et adaptée. Une grille d’évaluation définit par la structure du bien-être animal nous permet de suivre les animaux ainsi identifiés et de prendre rapidement des mesures adaptées.
Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.
Note de l'OXA. Le dossier d'autorisation demande de justifier l'origine des animaux, leur espèce, leur nombre estimé et leur stade de développement (arrêté du 1er février 2013, art. 5). La justification attendue est technique : elle porte sur l'adéquation de l'espèce à l'objectif poursuivi. Ce que l'appartenance à une espèce autorise à faire subir à un individu est une question morale, et le formulaire ne la pose pas. L'appartenance à une espèce, prise seule, ne fonde pourtant pas de différence de statut moral entre des individus également capables de souffrir.
Spécisme et expérimentation animale · Comment lire un résumé non technique
Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel
Les lignées transgéniques de la maladie de Charcot récapitulent l’hétérogénéité clinique de la pathologie et renforce la validité des résultats: début précoce/tardif, progression lente/rapide, traits cliniques, électrophysiologiques et histopathologiques spécifiques de la maladie. L’exploration neuroanatomique des réseaux complexes de longue distance et le protocole thérapeutique pré-clinique que nous proposons requiert une expérimentation sur les modèles murins de la maladie. Notre étude a en effet pour objectif d’amener au plus proche de la clinique une stratégie de transfert viral. La complexité du réseau de communication du système moteur, et en particulier le cervelet qui est un relai entre différentes aires du cerveau et de la moelle épinière des mammifères requiert le modèle souris. Afin de tracer de façon reproductible les voies neuronales, nos souris seront croisées avec des souris possédant un gène reporteur qui identifiera les neurones en rouge. Les modèles de la maladie de Charcot qui sont utilisés récapitulent les principales étapes de la maladie. Nous utiliserons 3 modèles différents qui permettent de représenter l’hétérogénéité clinique et génétique de la maladie. Afin des suivre la maladie nous utiliserons les lignées à trois stades significatifs de la pathologie. L’âge de chaque stade étant différent en fonction du modèle. Nous utiliserons les souris 1) au stade précédent les premiers signes moteurs, c’est le stade asymptomatique. 2) Le stade de début de la maladie ou les premiers signes moteurs sont quantifiables. 3) Un stade ou la maladie est installée, qui est le stade symptomatique. L’espérance de vie des souris est également étudiée dans une procédure thérapeutique.