
Résumé non technique d'un projet d'expérimentation animale publié sur ALURES le 15/04/2026
("EC NTS/RA identifier" : NTS-FR-167925)
Objectifs et bénéfices escomptés du projet
Décrire les objectifs du projet.
Ce projet s’inscrit dans le cadre de recherches sur la brûlure radiologique dues à une exposition à de fortes doses de rayonnements ionisants, en particulier dans des contextes incidentels ou accidentels. Il vient compléter un projet en cours visant à identifier, à l’aide d’un modèle préclinique chez la souris immunodéficiente Nude, des indicateurs biologiques (biomarqueurs) permettant d’évaluer l’efficacité et réaliser le suivi du traitement par cellules souches ou vésicules extracellulaires (exosomes). Dans un objectif d’évolution vers une application clinique, ce projet propose de valider l’association de ces biomarqueurs ainsi identifiés avec l’évolution des lésions et au processus de réparation et de cicatrisation chez la souris immunocompétente C57BL/6J. A l’aide d’un modèle de brûlure radiologique établi chez la souris, les microARN (petits ARN non-codants impliqués dans la régulation de l’expression des gènes) et les métabolites (produits issus du métabolisme) présents dans le sang seront analysés à différents temps après irradiation en réponse à une injection de produit thérapeutique (CSM ou VE, procédure 1). Dans le but de valider la pertinence de ces nouveaux indicateurs biologiques dans le sang associés à l’évolution des lésions et au suivi des individus au cours du processus de cicatrisation (3 mois) nous sommes dans l’obligation d’utiliser un modèle in vivo. Pour ce projet, le nombre maximum estimé d’animaux est de 180 souris pour réaliser les analyses de validation chez le mâle (90 mâles) et la femelle (90 femelles) des biomarqueurs circulants (procédure 1).
Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?
Ce projet cherche à valider des biomarqueurs innovants dans la circulation sanguine qui permettraient d’évaluer l’efficacité des traitements testés. L’ensemble de ces recherches vise à transférer sur le long terme ces découvertes vers une application clinique, afin de les utiliser concrètement au cours de la prise en charge médicale pour adapter les traitements en fonction des besoins individuels et améliorer le suivi des individus après un accident d’irradiation ou des patients traités par radiothérapie.
Nuisances prévues
À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?
– Prélèvements répétés de sang au niveau du sinus rétro-orbitaire sous anesthésie gazeuse à j+1 / j+7 / j+14 / j+21 / j+28 / j+42 / j+56 / j+70 sous anesthésie : 30 secondes, soit 8 prélèvements maximum – Epilation des membres inférieurs sous anesthésie : 10 min – Irradiation du membre inférieur sous anesthésie (1 fois) : 25 min – Injection unique intra-musculaire sous anesthésie générale : environ 1 min/injection -Prélèvement terminal effectué par ponction cardiaque sous anesthésie générale à j+84 post-irradiation : 30 secondes – Imagerie non invasive sous anesthésie (max 9 fois) : 20 min Ces interventions seront réalisées sur la totalité des animaux de l’étude (180 souris).
Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?
L’irradiation à forte dose du membre inférieur conduit à une lésion radio-induite dont le pic de sévérité est atteint vers 2 semaines post-irradiation, suivi d’une phase de cicatrisation. Un léger ralentissement transitoire dans la prise de poids a été observé dans les premières semaines après irradiation, sans conséquence notable sur le comportement des animaux. Certains animaux peuvent présenter des difficultés à utiliser la patte lésée pour se déplacer, ainsi que des signes de prostration ou poils hérissés. Après injection la souris peut présenter un gonflement transitoire de la patte. Après prélèvements sanguins, l’animal peut développer une lésion oculaire.
Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.
Aucun individu ne sera maintenu en vie à la fin de la procédure. Afin de réaliser les différents prélèvements pour les analyses des tissus, l’euthanasie de tous les animaux est nécessaire.
Application de la règle des "3R"
1. Remplacement
Dans le but d’identifier de nouveaux indicateurs biologiques dans le sang associés à la réparation des lésions radio-induites après traitement, il est nécessaire d’utiliser un modèle animal vivant.
2. Réduction
Afin de réduire le nombre d’animaux utilisés au cours de ce projet, une étude statistique a été menée. Le nombre minimum d’animaux pour obtenir une puissance statistique suffisante est de 10 par groupe. Cet effectif nous fournira des résultats statistiquement robustes.
3. Raffinement
Les conditions de soins et d’hébergement des animaux sont adaptées aux procédures réalisées afin de limiter au minimum les impacts sur les animaux. Selon les retours d’expérience avec ce modèle, il n’est pas attendu de douleur pendant l’irradiation. À la suite de l’irradiation, une rougeur avec ou sans œdème peuvent être observées. Il n’est pas attendu d’impact important sur l’état général des animaux. Les animaux sont observés tous les jours. Si un des indicateurs du bien-être n’était plus respecté, l’euthanasie pourrait s’avérer nécessaire. Si un hématome ou une lésion oculaire est observée en lien avec les prélèvements sanguins répétés, les prélèvements seront stoppés. De même, il n’est pas attendu de douleur pendant les imageries.
Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.
La souris est un modèle expérimental de référence pour les études précliniques. Les animaux utilisés dans cette étude seront âgés de 7 à 9 semaines (stade adulte, mâle et femelle).