
Résumé non technique d'un projet d'expérimentation animale publié sur ALURES le 29/12/2025
("EC NTS/RA identifier" : NTS-FR-336326)
Objectifs et bénéfices escomptés du projet
Décrire les objectifs du projet.
La méningite est une infection du cerveau qui est associée à un taux de mortalité élevé ou laisse chez 30 à 50 % des survivants, des séquelles neurologiques. Lorsqu’un microorganisme envahit le cerveau, une réponse immunitaire est déclenchée afin de combattre l’infection. Cependant,cette réponse peut aussi causer des dommages au cerveau responsable en partie des séquelles neurologiques. Notre objectif est de caractériser la réponse immunitaire du cerveau lors de l’infection et d’identifier des molécules inflammatoires qui pourraient jouer un rôle néfaste sur le cerveau.
Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?
L’identification de ces molécules inflammatoires impliquées dans les dommages au cerveau lors de la méningite accélérera le développement de thérapies visant à réduire les séquelles neurologiques à long terme.
Nuisances prévues
À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?
Les animaux seront infectés par injection sous anesthésie générale (1 injection pour une durée totale d’environ 3 min). Des injections supplémentaires permettant l’administration de traitement ou d’anesthésie seront réalisées (jusqu’à 2 injections/animaux durée 30 secondes).
Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?
Les injections causent un stress de courte durée (quelques secondes). L’infection est susceptible de générer douleur, prostration, et une mise en retrait du groupe social (16h maximum). Certaines souris génétiquement déficientes qui seront élévées présentent un risque accru de développer une infection.
Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.
Le recours à l’expérimentation animale est justifié par l’impossibilité de reproduire la complexicité du cerveau et du système immunitaire in vitro. L’analyse de la réponse inflammatoire du cerveau nécessite le prélevement des organes justifiant la mise à mort des animaux.
Application de la règle des "3R"
1. Remplacement
Les modèles cellulaires ne permettent pas l’étude de la réponse inflammatoire du cerveau qui peut mettre en jeux de nombreux types de cellules. Aussi, le modèle animal est indispensable à ce projet qui permettra d’identifier l’ensemble des cellules et molécules inflammatoires impliquées dans ce processus et également d’analyser l’impact de l’inflammation systémique sur le déclanchement de la neuroinflammation.
2. Réduction
Le nombre d’animaux utilisé a été réduit au minimum mais suffisant pour permettre une analyse statistique fiable. Chaque expérience indépendante comportera au moins un groupe témoin d’animaux et un groupe test et les différences entre les souris test et les témoins seront analysées par des tests statistiques adaptés.
3. Raffinement
L’infection se fera sous anesthésie générale. Les animaux bénéficieront d’un hébergement adapté et d’un milieu enrichi. Nous avons optimisé les inocula bactériens et les temps d’étude de manière à minimiser les effets de l’infection sur les animaux. Ce protocole inclut des points limites spécifiques au projet qui permettront d’évaluer les animaux, à l’aide d’une grille de score. En cas de point limite atteint, les animaux seront mis à mort de façon anticipée. Dans le cas où certains animaux peuvent être malades, des croquettes imbibées d’eau sont systématiquement introduites directement dans la cage pour favoriser la prise alimentaire. Pour les souris immunodéprimées, un hébergement sans orgganismes pathogène sera mis en place;
Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.
La souris est un modèle animal pertinent qui permet de reproduire la physiopathologie de l’infection tels qu’ils peuvent se développer chez l’enfant. Nous utiliserons des souris juvénile de 3 semaines qui constituent notre modèle d’étude de méningite. D’autre part, les modèles animaux comme la souris offrent la possibilité d’investiguer des cibles spécifiques in vivo à l’aide d’animaux génétiquement modifiés, ce qui permet d’approcher ou d’élucider de plus près les mécanismes impliqués