
Résumé non technique d'un projet d'expérimentation animale publié sur ALURES le 04/02/2026
("EC NTS/RA identifier" : NTS-FR-345201)
Objectifs et bénéfices escomptés du projet
Décrire les objectifs du projet.
La maladie d’Alzheimer est une affection neurodégénérative qui se manifeste par une perte progressive de la mémoire et des capacités cognitives, ainsi que par des troubles émotionnels tels que l’anxiété ou la dépression. Sur le plan biologique, elle est caractérisée par l’accumulation de protéines anormales dans le cerveau. Cette pathologie peut être modélisée chez la souris grâce à certaines modifications génétiques. Dans ce projet, nous utiliserons un modèle de souris portant des mutations humaines sur des gènes impliqués dans les processus physiopathologiques aboutissant à l’apparition d’une pathologie proche de la maladie d’Alzheimer. Les objectifs de ce projet sont (i) d’étudier les altérations comportementales et neurobiologiques à différents stades de la pathologie, (ii) de voir si ces altérations ont un lien entre elles et (iii) d’évaluer l’effet thérapeutique de certains composés pharmacologiques.
Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?
Ce projet permettra d’améliorer la compréhension des altérations comportementales et neurobiologiques associées à la maladie d’Alzheimer, en s’appuyant sur un modèle murin transgénique pertinent et largement utilisé par la communauté scientifique internationale. L’évaluation combinée de dimensions émotionnelles et cognitives, associée à l’administration de composés d’intérêt, fournira des données intégrées sur l’évolution des symptômes et leur régression potentielle. Les prélèvements biologiques permettront de relier les observations comportementales à des marqueurs neurobiologiques. Les résultats attendus contribueront à l’identification de mécanismes impliqués dans la physiopathologie de la maladie et à l’évaluation préclinique de nouvelles stratégies thérapeutiques, avec un impact potentiel à moyen et long terme pour la recherche translationnelle sur les maladies neurodégénératives.
Nuisances prévues
À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?
Les animaux seront soumis à plusieurs types d’interventions au cours du projet. Des composés thérapeutique seront administrées puis des tests comportementaux seront réalisés pour évaluer la mémoire et l’état émotionnel des animaux. Chaque animal subira uniquement le nombre nécessaire de tests pour répondre aux objectifs expérimentaux. Des prélèvements sanguins sur animal analgésié et anesthésié sera réalisé au cours des expérimentations.
Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?
Les procédures mises en œuvre sont susceptibles d’induire des nuisances transitoires, légères à modérées. L’administration de composés peut entraîner un inconfort local bref. Les tests comportementaux peuvent générer un stress variable selon les tests, mais toujours de courte durée. Les prélèvements sanguins (deux par animal maximum) réalisés sur des souris anesthésiées peuvent provoquer un inconfort transitoire. Ces effets sont strictement limités par le raffinement des procédures (habituation, manipulation douce, limitation du nombre de tests et de prélèvements, surveillance comportementale continue et critères d’arrêt précoces). Aucun effet durable n’est attendu, et l’ensemble du projet est conçu pour limiter la douleur et la souffrance au strict minimum compatible avec les objectifs scientifiques.
Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.
Les animaux seront mis à mort à l’issue de la procédure pour pouvoir réaliser des prélèvements de tissus.
Application de la règle des "3R"
1. Remplacement
La nature de ce projet, qui modélise une pathologie neurologique complexe afin d’étudier les interactions entre neurobiologie et altérations comportementales, nécessite l’utilisation d’un organisme entier. Les phénomènes étudiés (comportements émotionnels, régulations neurobiologiques) résultent d’interactions dynamiques entre différents organes et réseaux neuronaux, impossibles à reproduire de manière pertinente sur des modèles in vitro, ex vivo ou in silico. Le recours à la souris s’impose comme le modèle mammifère le plus approprié en raison de la richesse des outils génétiques (permettant d’induire la maladie d’Alzheimer dans ce projet).
2. Réduction
Le nombre d’animaux utilisé dans ce projet a été déterminé à l’aide d’outils statistiques. Pour chaque groupe expérimental, un effectif minimum de 15 souris est nécessaire afin d’assurer une puissance statistique suffisante pour détecter les différences attendues entre groupes, tout en garantissant la validité scientifique des résultats. Cette approche garantit que le nombre d’animaux est le plus faible possible pour atteindre les objectifs scientifiques tout en respectant les principes des 3R.
3. Raffinement
Toutes les manipulations seront réalisées par du personnel formé et qualifié, dans le respect du bien-être animal. Les animaux seront hébergés en fratries dans des cages enrichies, avec des dômes en carton et des cotons pour la confection de nids. Nous contrôlerons quotidiennement et au cours des différentes expériences leur état général et l’absence de signes généraux de souffrance. Les souris seront habituées aux expérimentateurs par une période de handling (manipulation douce des souris) et un minimum de personnel interviendra pour chaque procédure. Des composés analgésiques et anesthésiques seront utilisés pour réaliser les prélèvements sanguins.
Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.
La souris a été choisie comme modèle pour ce projet pour plusieurs raisons : •Validité expérimentale : le modèlede souris utilisé permet de modéliser la maladie d’Alzheimer. Un grand nombre d’études permet une utilisation pertinente de ce modèle. •Disponibilité des tests comportementaux : les tests permettant d’évaluer les comportements émotionnels et cognitifs pertinents pour caractériser l’état comportemental associé à la maladie d’Alzheimer sont disponibles au laboratoire et standardisés pour cette espèce. •Expertise du personnel : les expérimentateurs du laboratoire possèdent une expérience confirmée dans l’utilisation de ces souris et de ces tests, ce qui permet de réaliser les manipulations de manière optimale tout en limitant le stress des animaux. Ainsi, la souris constitue le modèle mammifère le plus adapté pour répondre aux objectifs scientifiques du projet, en combinant validité scientifique, faisabilité technique et respect du bien-être animal.