Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent. Les documents qui décrivent en détail les projets et les établissements, dossiers de demande d'autorisation et rapports d'inspection, s'obtiennent sur demande, et l'administration y occulte des passages, parfois au-delà de ce que les juridictions admettent.
Ce que décrit ce projet, résumé par l'OXA

1 864 souris vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Un œil reçoit des impacts laser sous anesthésie, provoquant une cécité partielle, puis des injections intraoculaires d’anti-VEGF et de molécules inflammatoires, tandis qu’un complément enrichi en polyphénols leur est administré par gavage pendant quarante-deux jours. Le porteur affirme n’impacter qu’un seul œil pour éviter la cécité totale et juge les supplémentations sans effet indésirable d’après des tests antérieurs. Il indique que ces compléments, déjà testés sur cellules rétiniennes, doivent être évalués sur l’ensemble de la rétine, les organes étant prélevés après la mise à mort.

Résumé produit par un modèle de langage à partir du seul texte du laboratoire, selon une méthode arrêtée par l’OXA. Publié sans relecture individuelle préalable, sous la responsabilité de l’association, et corrigé au fil des relectures.

NTS-FR-345734v1
Types de recherche
· Recherche appliquée · Troubles endocriniens ·
Mots-clés
Dégénérescence Maculaire Liée à l’Age, Angiogenèse, Polyphénols, Oméga-3, Thérapies
Souris : 1864

Objectifs et bénéfices escomptés du projet, selon le laboratoire

Réponses rédigées par le laboratoire demandeur, à des fins de communication. Elles ne sont ni sourcées ni relues par des pairs.

Décrire les objectifs du projet.

Note de l'OXA. Cette question est celle du formulaire européen de résumé non technique. Elle est posée au laboratoire qui demande l'autorisation, et sa réponse est écrite avant que la première procédure commence (arrêté du 1er février 2013, art. 5). Ces objectifs servent à justifier l'utilisation des animaux devant le comité d'éthique. Aucun document public ne dira ensuite s'ils ont été atteints : la directive permet aux États de faire mettre à jour le résumé avec les résultats de l'appréciation rétrospective (directive 2010/63/UE, art. 43), la base européenne prévoit de les recevoir, et aucune entrée française n'en porte (base ALURES).

Dans quel but fait-on ça ? · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

La Dégénérescence Maculaire Liées à l’Age (DMLA) est la première cause de la perte partielle de la vision centrale chez les plus de 50 ans dans les pays industrialisés. La DMLA ne rend pas complétement aveugle mais reste très invalidante. Elle se traduit par une dégradation d’une partie de la rétine responsable de la vision haute définition et en couleur. La forme la plus sévère est la forme humide caractérisée par une formation excessive de vaisseaux sanguins. La phase précoce de la DMLA est caractérisée par un contexte de stress oxydant qui participe à la mise en place d’un stress inflammatoire favorisant la création de nouveau vaisseaux (néoangiogenèse). Ces néovaisseaux sont désorganisés et de mauvaises qualités, ce qui entraîne d’éventuelles hémorragies rétiniennes. Ils sont à l’origine d’une accumulation de liquide au niveau de l’épithélium rétinien entrainant une désorganisation des photorécepteurs et un décollement de la rétine, ce qui provoque une perte partielle de la vision centrale. Le traitement principal consiste en des injections dans l’œil d’anticorps permettant de contrecarrer l’action d’une molécule appelée VEGF qui favorise la néoangiogenèse. S’il permet de retarder l’évolution de la maladie, ce traitement n’est aucunement curatif et certains patients acquièrent une résistance aux anti-VEGF entrainant une perte de leur efficacité. Il est nécessaire de développer de nouvelles approches thérapeutiques permettant de prévenir la survenue de résistance et/ou d’améliorer les thérapies actuelles. La prise de compléments alimentaires riches en anti-oxydants tels que les oméga-3 ou encore les polyphénols est recommandée aux patients souffrant de DMLA de manière à diminuer son développement. Les polyphénols possèdent aussi des propriétés anti-angiogéniques démontrées dans le cadre de cancers. Dans ce contexte, l’objectif de ce projet est d’identifier si différentes supplémentations en polyphénols et/ou oméga-3 pourraient prévenir ou retarder la progression de la DMLA, dans un contexte pro-inflammatoire induit (Lipopolysaccharide) ou non. Pour cela, le modèle murin de néovascularisation choroïdienne, induit par impact laser dirigé contre la rétine et classiquement décrit dans la littérature pour mimer le phénotype de la DMLA, sera utilisé pour identifier de possibles nouveaux traitements.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Note de l'OXA. Le formulaire européen demande les bénéfices « susceptibles de découler » du projet. Il appelle donc une projection, et il l'obtient : ce que le laboratoire écrit ici est ce qu'il espère, avant d'avoir commencé. Deux chercheuses ont repris six corpus d'études précliniques déjà menées et pesé les dommages réellement infligés aux animaux contre les bénéfices cliniques réellement obtenus : moins de 7 % de ces études ressortaient défendables (Pound et Nicol, 2018).

Est-ce « inutile » ou « nécessaire » ? · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

Cette étude permettra d’identifier les compositions de supplémentations polyphénoliques les plus prometteuses dans la lutte contre la DMLA et de déterminer la fréquence de supplémentations ainsi que les doses nécessaires afin d’obtenir un effet bénéfique lors de leur utilisation seules ou en combinaison avec les traitements actuels anti-VEGF. Si les supplémentations s’avèrent accroitre l’efficacité du traitement anti-VEGF dans le temps, ce projet pourrait faire émerger de nouveaux schémas thérapeutiques incluant des traitements nutritionnels en combinaison avec des injections d’anti-VEGF et notamment suggérer qu’avec certaines supplémentations un espacement entre ces injections est possible, tout en préservant l’efficacité du traitement. Ce serait d’autant plus précieux puisque ces injections d’anti-VEGF sont coûteuses et que leur trop grande fréquence est une contrainte majeure dans le parcours de soin des patients et augmente le risque de phénomènes de résistance. Cette étude permettra de mieux comprendre les mécanismes moléculaires qui sous-tendent l’efficacité de ces supplémentations. Les différents prélèvements d’organes ou de sang vont permettre de savoir si les différents agents, extraits et formulations sont capables de franchir la barrière hémato-encéphalique, s’accumuler dans la rétine (en globalité ou seulement certains de leur composants ou métabolites) et s’ils ont un effet protecteur global. De plus, des analyses protéiques et transcriptomiques de ces échantillons permettront d’analyser les mécanismes moléculaires responsables des effets bénéfiques des différentes supplémentations, effets anti-inflammatoires y compris.

Nuisances prévues, selon le laboratoire

Réponses rédigées par le laboratoire demandeur, à des fins de communication. Elles ne sont ni sourcées ni relues par des pairs.

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Note de l'OXA. La formule « en règle générale » autorise une réponse générale, et c'est l'un des points sur lesquels les examens de qualité trouvent ces documents défaillants. Un examen publié en 2018 a établi que les résumés allemands et britanniques décrivaient mal ce qui est fait aux animaux et ce que ceux-ci pourraient éprouver (Taylor et al., 2018). L'adoption d'un modèle commun européen a nettement amélioré le premier point, à peine le second (Taylor et al., 2024).

Le droit d'accès aux documents · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

Tous les animaux seront soumis qu’à 3 types d’interventions. Afin de mimer la maladie, les animaux seront soumis à une séance d’impact laser touchant qu’un seul œil et durant laquelle les animaux seront anesthésiés. L’anesthésie sera réalisée par injection intrapéritonéale de kétamine, injection qui durera environ 5 secondes. Les souris resteront anesthésiées pendant 30 minutes, période au cours de laquelle elles recevront des impacts laser durant 30 secondes. Elles seront soumises, toujours sous anesthésie, à des injections intraoculaires d’anti VEGF (soit une injection à J31 soit 2 injections à J31 et J42) et de molécules conduisant à l’inflammation (une injection à J31) ou de solvant contrôle, et ce uniquement dans l’œil ayant reçu les impacts laser. Chaque injection durera 5 secondes. Enfin, il leur sera administré quotidiennement par gavage ou par alimentation des supplémentations ou des solvants contrôles pendant 42 jours. Seule cette dernière procédure sera réalisée sur animal vigile et durera 10 secondes lors des gavages et jusqu’à 30 minutes lors de l’administration à l’aide d’une croquette appétente. L’implantation de mini-pompes osmotiques sera réalisée par un personnel qualifié, avec du matériel chirurgical stérile, et se fera selon une procédure de chirurgie au niveau abdominal de 336 souris préalablement anesthésiées. La durée de la chirurgie est estimée à 5 minutes.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Note de l'OXA. C'est l'endroit du document où les animaux devraient apparaître, et c'est celui qui résiste. Un nouvel examen, publié en 2024, a mesuré que cinq des six éléments attendus sur les dommages prévus progressaient depuis l'adoption d'un modèle commun européen. Les effets indésirables sont le sixième : 41 % des résumés allemands et 48 % des britanniques les décrivent complètement. Les auteurs relèvent aussi des effets présentés comme minimes sur des projets classés modérés ou sévères (Taylor et al., 2024). Ces mesures portent sur l'Allemagne et le Royaume-Uni. L'examen de 2018 classait la France parmi les pays les moins bons pour l'identification, l'accessibilité et la qualité de ses résumés, sans les noter rubrique par rubrique (Taylor et al., 2018). Les résumés français suivent aujourd'hui le modèle européen commun.

Les animaux souffrent-ils ? · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

Les procédures expérimentales ont été définies de manière à minimiser les dommages, souffrances, douleurs et angoisse. Supplémentation : l’innocuité des différentes supplémentations ont déjà été testées sur des modèles murins, elles n’induisaient pas d’effet indésirable. Impacts Laser : Les impacts lasers induisent une cécité partielle (atteinte de la vision centrale). Le fait de n’impacter qu’un seul des 2 yeux permet d’éviter la cécité totale. Cette pratique clinique est couramment utilisée chez l’Homme souffrant de pathologies rétiniennes et ne nécessite ni anesthésie générale ni prise d’antalgique. Cependant, tout animal sur lequel nous aurons induit une NVC à un œil et qui présenterait une anomalie sévère sur l’œil controlatéral (cataracte, kératite sévère) sera systématiquement mis à mort. Nous impacterons un seul œil ceci en pleine conformités avec les règles d’utilisation des animaux pour la recherche en ophtalmologie (directives de l’ARVO), qui interdisent l’intervention sur les 2 yeux d’un même animal. Implantation de mini-pompes osmotiques au niveau abdominal et traitement LPS : Des effets secondaires pourront être observés tels que des signes de fatigue, des diarrhées et une perte de poids. L’état générale des animaux sera évalué de manière journalière. De plus, tout animal présentant des signes de souffrance extrême tels qu’une perte de poids de plus de 20 % en 72 h sera mis à mort. Traitement intravitréen d’anti-VEGF et de LPS : Les effets secondaire associés aux injections intravitréennes d’anti-VEGF pourront être observés tels que l’apparition d’une cataracte ou kératite sévère. Tout animal sur lequel un œil présenterait une anomalie sévère (cataracte, kératite sévère) sera systématiquement mis à mort.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Note de l'OXA. Le formulaire demande de justifier ce sort, non de le décrire. L'analyse dommage-avantage que la directive impose au comité d'éthique porte sur « la souffrance, la douleur et l'angoisse » infligées aux animaux (directive 2010/63/UE, art. 38). Quand ce sort est la mise à mort, celle-ci ne figure donc pas parmi les dommages que le comité met en balance avec les bénéfices annoncés. L'OXA écrit « mise à mort » plutôt que « sacrifice », qui emprunte au registre du don consenti, ou « euthanasie », qui désigne une mort décidée dans l'intérêt de celui qui meurt.

Peut-on parler d'éthique en expérimentation animale ? · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

Afin de prélever différents organes pour réaliser nos différentes analyses, tous les animaux serons mis à mort à l’issue de chaque expérience.

Application de la règle des "3R", selon le laboratoire

Réponses rédigées par le laboratoire demandeur, à des fins de communication. Elles ne sont ni sourcées ni relues par des pairs.

1. Remplacement

Note de l'OXA. La directive demande au résumé « une démonstration de la conformité » aux exigences de remplacement, de réduction et de raffinement (directive 2010/63/UE, art. 43). C'est donc le demandeur qui démontre sa propre conformité, dans le document même qui sollicite l'autorisation. Cette démonstration peut prendre la forme d'une affirmation qu'aucune méthode de substitution n'existe, que le document n'a pas à sourcer. Ces trois exigences sont par ailleurs subordonnées à l'objectif du projet : elles cherchent à remplacer les animaux dans un projet donné, elles n'interrogent pas ce projet.

Comment avancer vers la fin de l'expérimentation animale ? · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

Les différentes supplémentations utilisées dans cette étude ont déjà fait l’objet d’études in vitro ayant démontrées leurs bénéfices sur une lignée cellulaire rétinienne humaine. Cependant, ces études ne montrent des résultats que sur des cellules séparées de leur environnement d’origine au sein de la rétine. Le modèle animal nous permet d’étudier l’impact de nos supplémentations sur l’ensemble de la rétine. Le modèle animal nous permettra d’étudier l’impact de nos supplémentations sur l’ensemble de la rétine. De plus, un de nos objectifs est de détecter et mesurer les taux de métabolites, ce qui est possible uniquement sur modèle animal car il est nécessaire d’avoir l’effet de premier passage hépatique. Les études sur lignées cellulaires ou encore sur des organoïdes de rétines ne nous permettraient pas d’étudier ce mécanisme. Des études précliniques avec des animaux sont incontournables pour la finalité de ce projet puisqu’il est nécessaire de considérer l’aspect pharmacocinétique et pharmacodynamique des molécules de nos différentes supplémentations incluant le processus de transformation de ces molécules par l’organisme (pouvant conduire à une augmentation de leur efficacité ou bien une perte de leur efficacité). Notre projet vise également à étudier l’impact de nos supplémentations sur l’inflammation aussi bien au niveau de la rétine qu’au niveau systémique. Si les études sur des macrophages primaires humains isolés nous permettent d’apprécier la capacité des supplémentations à diminuer l’inflammation produite par ce type cellulaire, elles ne nous permettent pas pour autant d’étudier l’inflammation au niveau systémique d’où la nécessité d’utiliser un modèle animal.

2. Réduction

Note de l'OXA. La réduction dont il est question ici porte sur le nombre d'animaux par groupe expérimental, calculé pour que l'analyse statistique tienne. Le total annoncé dans la fiche est une estimation portant sur une autorisation de cinq ans au maximum (code rural, art. R214-123) : il ne dit pas combien d'animaux seront effectivement utilisés, et il ne se rapporte pas à une année.

Qui est concerné ? · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

L’induction par impact laser du modèle de murin de DMLA utilisée dans ce projet ainsi que les méthodes de suivi de l’angiogenèse associées sont parfaitement maitrisées au sein de notre équipe, évitant ainsi de réaliser des étapes de mises au point supplémentaires et, par conséquent, l’utilisation d’un trop grand nombre d’animaux. Dans le cadre de manipulations in vivo antérieures à ce projet, la majorité des supplémentations décrites dans ce nouveau projet ont déjà fait preuve d’une certaine efficacité dans un contexte de DMLA quand elles sont utilisées seules. Comme précédemment mentionné, cela permet d’avoir déjà des schémas de traitement (doses, fréquence) fiables et ainsi d’éviter la réalisation de mises au point supplémentaires et de réduire le nombre d’animaux nécessaires pour ce projet. La maladie sera mimée sur un seul œil (droit) ce qui permettra d’utiliser le second d’œil (gauche) comme contrôle (sans NVC, sans traitement avec LPS et anti-VEGF) et ainsi de réduire le nombre d’individus utilisés. Le nombre d’animaux par groupe a été déterminer de façon à avoir le minium d’animaux nécessaire pour obtenir des résultats statiquement analysables.

3. Raffinement

Note de l'OXA. Le raffinement nomme une amélioration technique de la procédure, sans dire ce qu'elle change pour l'animal qui la subit. La réglementation impose d'atténuer la douleur, dans une limite qu'elle inscrit elle-même : « pour autant que cela soit compatible avec la finalité de la procédure expérimentale » (code rural, art. R214-109). Ce qui reste de souffrance après cette limite est autorisé. Le raffinement ne porte par ailleurs que sur la procédure : les souffrances de la captivité elle-même, confinement, bruit, lumière, manipulations d'entretien, ne relèvent d'aucun des trois R.

La réglementation est-elle « très stricte » ? · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

Les souris seront hébergées en groupe (entre 3 et 10 animaux par cage) pour favoriser les contacts sociaux, avec un enrichissement du milieu approprié et nécessaire à leur bien-être, à savoir par cage : des objets et des jouets leur permettant de se cacher, de maintenir une activité et de développer leur répertoire comportemental. La nourriture et l’eau de boisson seront fournies ad libitum. Si les points limites que nous avons établis sont atteints, les souris seront mises à mort selon la méthode choisie. Après chaque procédure nécessitant une anesthésie (séance d’impact laser, injection intravitréenne, incision abdominale), nous instillerons une goutte de gel de méthylcellulose (Methocel® 2%) sur chaque œil afin d’éviter tout dessèchement de l’œil pouvant favoriser l’apparition d’une inflammation de la cornée non souhaitée. Les animaux seront ensuite replacés par groupe dans une cage de réveil sous conditions optimales de température et d’hygrométrie (respectivement 23°C et 55%). L’état des animaux sera évalué chaque 15 minutes jusqu’à leur réveil, puis toutes les 12 heures pendant les 36 heures suivantes.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Note de l'OXA. Le dossier d'autorisation demande de justifier l'origine des animaux, leur espèce, leur nombre estimé et leur stade de développement (arrêté du 1er février 2013, art. 5). La justification attendue est technique : elle porte sur l'adéquation de l'espèce à l'objectif poursuivi. Ce que l'appartenance à une espèce autorise à faire subir à un individu est une question morale, et le formulaire ne la pose pas. L'appartenance à une espèce, prise seule, ne fonde pourtant pas de différence de statut moral entre des individus également capables de souffrir.

Spécisme et expérimentation animale · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

La littérature justifie pleinement l’utilisation de la NVC induite par laser chez la souris pour mimer et étudier la DMLA in vivo et identifier à la fois les facteurs promouvant la maladie et l’impact bénéfique possible de traitements utilisés seuls ou en combinaison. Bien que d’autres modèles mimant la DMLA chez l’animal existe, le modèle de NVC est recommandé pour faire de la recherche à haut débit d’un grand nombre de molécules ou de formulations complexes pouvant aboutir à une utilisation chez l’Homme. Il est important de conserver ce modèle d’étude de la DMLA car il a déjà été démontré un potentiel santé du Resvega® et du Nutrof® à partir de ce même modèle. Ce nouveau projet nous permettra d’accroitre nos connaissances sur les différentes supplémentations en combinaison avec les anti-VEGF afin d’optimiser les traitements actuels utilisé chez l’Homme. Pour ce projet, nous utiliserons des souris de 8 semaines correspondant à un stade de développement adulte de l’animal et d’un poids minimum de 20 g. Nous pouvons considérer qu’à ce stade les souris ont acquis une maturité physiologique, ainsi qu’une maturité de l’acuité visuelle.