Maintien des lignées génétiquement modifiées

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  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 1240
Souffrances
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Devenir
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 1240

Exposée à une température élevée pendant vingt minutes pour provoquer des crises fébriles, ou injectée avec des molécules qui déclenchent des crises d'épilepsie, une partie des 1 240 souris de ce projet subit des procédures d'un niveau de souffrance sévère, toutes tuées à l'issue. D'autres reçoivent un implant cérébral sous anesthésie puis vivent seules jusqu'à cinq semaines, avec des enregistrements de dix heures par jour sur quatorze journées consécutives et un suivi vidéo du comportement dont le résumé ne dit pas ce qui y est observé. Le porteur indique que l'induction des crises provoque une fatigue intense et une réduction de la mobilité pendant deux à sept jours, et qu'il arrive que des crises très sévères soient fatales. Il présente par ailleurs l'hébergement en groupe comme respectant la "nature sociale" des souris, l'hébergement individuel n'étant employé que lorsqu'il est "indispensable pour protéger un implant".

Objectifs

Pour fonctionner correctement, le cerveau a besoin d'un équilibre précis entre les signaux qui activent les neurones et ceux qui les freinent. Une protéine spécifique joue un rôle clé dans le maintien de cet équilibre. Lorsque le gène responsable de la fabrication de cette protéine est altéré, les neurones peuvent devenir trop excitables, ce qui peut provoquer des crises d'épilepsie. Des travaux préliminaires menés dans notre laboratoire et par nos collaborateurs ont montré que des souris porteuses d'une anomalie de ce gène - la même que celle découverte chez un enfant atteint d'une forme sévère d'épilepsie - font des crises spontanées à l'âge adulte. Toutefois, ces crises restent rares et nous ne savons pas encore quelles zones du cerveau sont touchées, ni comment elles se déclenchent. Nous étudions également une autre famille de souris chez lesquelles une des deux formes de la protéine que nous étudions a été supprimée. Nos premiers résultats laissent penser que ces souris pourraient, elles aussi, être plus vulnérables aux crises, mais qu'elles pourraient en même temps disposer de défenses naturelles contre l'installation d'une épilepsie durable. Ce projet poursuit donc trois grands objectifs : - Repérer les zones du cerveau impliquées dans les crises chez les souris porteuses de l'anomalie génétique, grâce à une technique qui permet de rendre visibles les neurones actifs au moment d'une crise ; - Mesurer la facilité avec laquelle des crises peuvent être déclenchées dans ces deux lignées de souris génétiquement modifiées, à l'aide de substances utilisées de façon courante en recherche pour provoquer des crises de manière contrôlée ; - Déterminer si la suppression d'une forme de la protéine d’intérêt protège ou non contre le développement d'une épilepsie chronique, en utilisant un modèle expérimental reconnu et proche de ce qui est observé chez les patients. À terme, ces travaux permettront de mieux comprendre comment les anomalies de cette protéine conduisent à l'épilepsie et d'évaluer si elle pourrait représenter une cible pour le développement de nouveaux traitements.

Bénéfices attendus

L'épilepsie touche environ 50 millions de personnes dans le monde, et près d'un tiers des patients ne répondent pas correctement aux traitements existants. Parmi les causes identifiées, certaines anomalies génétiques perturbent une protéine clé du cerveau, dont le rôle est de maintenir l'équilibre entre les signaux qui activent les neurones et ceux qui les freinent. Lorsque cet équilibre est rompu, les neurones deviennent trop excitables, ce qui peut déclencher des crises d'épilepsie, parfois sévères et résistantes aux médicaments. Ce projet apportera deux types de bénéfices majeurs : 1) Mieux comprendre l'origine des crises pour mieux les traiter. En identifiant précisément quelles zones du cerveau sont touchées et comment les crises se déclenchent lorsque le gène de la protéine d’intérêt est altéré, ces travaux fourniront des informations essentielles pour concevoir, à terme, des traitements mieux ciblés et plus efficaces pour les patients porteurs de ce type d'anomalie génétique. Actuellement, ces patients disposent de très peu d'options thérapeutiques adaptées à la cause précise de leur maladie. 2) Ouvrir la voie à une nouvelle classe de médicaments. La protéine que nous étudions existe sous deux formes légèrement différentes dans le cerveau. En déterminant si l'une de ces formes peut être ciblée sans affecter l'autre, ce projet permettra d'évaluer la faisabilité d'une approche thérapeutique entièrement nouvelle. Si cette piste se confirme, elle pourrait déboucher sur le développement de médicaments plus sélectifs, avec potentiellement moins d'effets indésirables. Au-delà de l'épilepsie, ces résultats pourraient également bénéficier aux patients atteints d'autres maladies neurologiques dans lesquelles la même protéine ne fonctionne pas correctement, comme certains troubles du développement cérébral ou des douleurs chroniques. En résumé, ce projet vise à transformer des connaissances fondamentales sur les mécanismes de l'épilepsie en pistes concrètes pour le développement de nouveaux traitements, répondant à un besoin médical aujourd'hui largement insatisfait.

Procédures

Afin d’identifier le patrimoine génétique de nos animaux de lignées génétiquement modifiées nous prélèverons un petit fragment de tissu chez tous les souriceaux (animal vigile, une seule fois, durée inférieure à 1 minute). Par la suite, certains animaux se verront administrer une molécule permettant d’activer une modification génétique une fois par jour pendant une durée maximale de 5 jours (vigile, quelques secondes par administration). Ils seront également filmés pendant les 5 jours d’administration (5 jours consécutifs) et hébergés seuls sur cette durée afin de pouvoir les identifier. Une partie des animaux aura une chirurgie sous anesthésie générale et analgésie adaptée pour implanter un dispositif permettant d’enregistrer l’activité cérébrale (1 fois, 1 heure environ). Dès cette chirurgie ils seront hébergés seuls (3 semaines maximum). Ils recevront ensuite des injections permettant d’induire le modèle d’épilepsie (vigile, 1 injection, quelques secondes par injection) de même pour un autre lot d’animaux n’ayant pas eu de chirurgie. Tous seront ensuite filmés et enregistrés pour le suivi de leur activité cérébrale (une seule fois, animal vigile, 2h10 environ). Un dernier lot d‘animaux recevra des injections permettant d’induire le modèle d’épilepsie (vigile, 6 injections maximum, quelques secondes par injection), puis après 4 semaines minimum, aura une chirurgie sous anesthésie générale et analgésie adaptée pour implanter un dispositif permettant d’enregistrer l’activité cérébrale (1 fois, 1 heure environ). Ils seront ensuite habitués à l’enregistrement de l’activité cérébrale (vigile, branchement du dispositif les laissant libre de se déplacer) pendant 2 à 4h par jour, 5 jours. Puis leur activité cérébrale sera ensuite enregistrée sur 14 journées consécutives pendant 10h environ par jour. Dès la chirurgie, et lors de ces enregistrements, ces animaux seront hébergés seuls pour une durée de 5 semaines maximum. Un autre lot d'animaux sera exposé à une température élevée pendant 20 minutes maximum afin de provoquer des crises fébriles.

Impact sur les animaux

Le prélèvement pour connaitre le patrimoine génétique des animaux sera associé à une légère et brève douleur, ainsi qu’un risque rare de saignement. La modification génétique d’une partie des animaux provoquera des crises d’épilepsie spontanées. Ces épisodes engendrent un stress et une fatigue marqués, pouvant s'accompagner d'une baisse d'activité et d'une perte de poids durant quelques heures à quelques jours. Pour une autre partie des animaux la mutation génétique sera associée à de légères difficultés respiratoires passagères visibles juste à partir de la naissance jusqu’à 5 jours d’âge, ce qui peut être une source de stress pour les petits et la mère. L'induction de crises d'épilepsie provoque une fatigue intense et une réduction de la mobilité pendant 2 à 7 jours. L’injection des molécules pour mettre en place le modèle peut induire des effets périphériques (accélération du pouls, sudation, saignements). Il arrive que des crises très sévères soient fatales pour les animaux. Les injections seront associées à une légère et brève douleur au point d’injection. Les administrations orales peuvent irriter l’œsophage. La chirurgie sera associée à un risque de douleur post-opératoire et de perte de poids transitoire durant les 48 heures suivant l'opération. Le matériel implanté pour enregistrer l’activité cérébrale peut occasionner une gêne physique pour la souris ou, plus rarement, un risque de perte ou d'infection. L’anesthésie générale réalisée pour les chirurgies sera associée à des risques d’hypothermie, de sécheresse oculaire et plus rarement de difficultés cardiaques et respiratoires. L'hyperthermie induite peut engendrer un stress, des convulsions, une perte de conscience et des difficultés respiratoires. Enfin, l'hébergement individuel, rendu nécessaire pour protéger les dispositifs de mesure, peut générer un stress lié à au manque de contact sociaux pour ces animaux habitués à vivre en groupe.

Devenir

L'objectif principal est d'analyser précisément comment certaines mutations génétiques modifient la structure et le fonctionnement des réseaux de neurones. Ces analyses (biochimiques ou microscopiques) nécessitent de prélever le cerveau des animaux après la fin des observations comportementales ou des enregistrements d'activité. Ainsi tous les animaux impliqués dans ces analyses devront être euthanasiés pour répondre à notre question scientifique. Les autres animaux du projet seront euthanasiés car ils ne pourront pas être replacés ou réutilisés dans un autre projet en raison de leur modification génétique spécifique.

Remplacement

Notre projet s'inscrit dans une démarche de recherche de long terme. Avant d’envisager des études sur les animaux, notre équipe a travaillé durant plusieurs années sur des méthodes alternatives. Nous avons ainsi caractérisé les effets des mutations génétiques étudiées au niveau le plus simple : à l’échelle de la molécule et de la cellule. Ces recherches ont été menées sur des cultures de neurones et des modèles cellulaires simplifiés en laboratoire. Bien que riches d'enseignements, ces tests « en tube » ou sur des cellules isolées ne permettent pas de reproduire la complexité d'une pathologie comme l'épilepsie. L’épilepsie n’est pas seulement le dysfonctionnement d’une cellule, mais le résultat d’une activité anormale et synchronisée de milliards de neurones organisés en réseaux complexes, interagissant avec l’ensemble de l'organisme. Pour progresser dans la compréhension de cette maladie et espérer mettre au point de nouveaux traitements, il est aujourd'hui indispensable d'observer ces phénomènes chez un organisme vivant complet. Seul un modèle vivant permet de : - Évaluer précisément la sévérité et le déroulement des crises d'épilepsie. - Analyser comment les structures cérébrales communiquent entre elles lors de ces crises. - Vérifier si les mécanismes observés en cellule se confirment dans un environnement biologique réel et complexe. À ce jour, il n’existe aucune simulation informatique ou culture de tissus suffisamment sophistiquée pour remplacer totalement l'étude de l'activité cérébrale globale liée à l'épilepsie. Le recours aux souris est donc une étape scientifique nécessaire pour valider nos hypothèses et avancer vers des solutions thérapeutiques pour les patients.

Réduction

Le nombre d’animaux prévu pour ce projet a été rigoureusement calculé pour chaque expérience (1240 au total). Nous utilisons des méthodes de calcul statistique qui permettent de définir précisément la taille des groupes nécessaire pour que les résultats soient significatifs et indiscutables, tout en veillant à utiliser le nombre d’individus minimum strictement requis. Ce calcul prend également en compte les éventuels aléas techniques afin de garantir la réussite de l'étude sans avoir à la recommencer, ce qui utiliserait davantage d'animaux. Afin de limiter le nombre total de sujets, nous avons conçu nos procédures pour recueillir un maximum d'informations sur chaque individu. Par exemple, une même souris fera l'objet d'observations de son comportement et d'enregistrements de son activité cérébrale. Après l’euthanasie, son cerveau sera systématiquement prélevé pour mener plusieurs types d'analyses microscopiques et biochimiques. Cette approche multi-facette permet d’obtenir une compréhension complète des mécanismes de l'épilepsie sans avoir à créer des groupes d'animaux distincts pour chaque type de mesure. Nous portons une attention particulière à la gestion de nos colonies de souris. Le nombre d’accouplements est strictement planifié et limité en fonction des besoins réels des expériences afin de ne produire que le nombre strictement nécessaire d’animaux.

Raffinement

Les souris sont hébergées dans un environnement contrôlé (température, cycle de lumière) et enrichi pour favoriser leurs comportements naturels. Elles disposent de matériaux pour construire des nids (carrés de coton) et de bâtonnets à ronger au minimum. L’hébergement en groupe est privilégié pour respecter leur nature sociale, l’hébergement individuel n’étant utilisé que de manière temporaire lorsqu'il est indispensable pour protéger un implant ou assurer un suivi précis. Tous les animaux sont observés quotidiennement, en cas d’anomalie celle-ci est transmise au vétérinaire, à la structure chargée du bien-être animal et à notre équipe pour assurée une prise en charge adaptée pour chaque animal. Le prélèvement pour connaitre le patrimoine génétique des animaux sera le plus petit possible et réalisé sur de jeunes animaux afin de profiter de la cicatrisation rapide des jeunes animaux. Nos procédures d’induction de la pathologie sont raffinées afin de provoquer le moins possible d’effets indésirables aux animaux et d’assurer la meilleure prise en charge possible. Une surveillance quotidienne est assurée par un personnel qualifié. Pour les procédures induisant une fatigue ou une perte d’appétit (comme après une crise d'épilepsie), des soins de soutien sont mis en place : mise à disposition de nourriture ramollie et d'eau sous forme gélifiée dans le fond de la cage pour faciliter l'alimentation et l'hydratation sans effort. De plus, nous privilégions, chaque fois que possible, l’administration de traitements de manière volontaire (à la pipette) afin de réduire le stress lié aux manipulations. Pour chaque intervention chirurgicale, un protocole strict est appliqué : les animaux sont placés sous anesthésie générale et bénéficient d’une anesthésie locale complémentaire. Des médicaments antidouleur (analgésiques) sont administrés avant l’acte et maintenus pendant au moins 48 heures après la chirurgie. Durant l’opération et le réveil, les animaux sont maintenus au chaud sur des tapis chauffants et reçoivent un gel protecteur pour éviter la sécheresse oculaire. Nous les surveillons spécifiquement après ces gestes pour s’assurer de leur bonne récupération. Des points limites sont définis, ces critères d’alerte précis et quantifiables permettront une prise en charge des animaux pour éviter toute souffrance..

Choix des espèces

Pour ce projet de recherche sur l'épilepsie, nous avons choisi de travailler exclusivement avec la souris. Ce choix repose sur plusieurs raisons scientifiques et éthiques majeures. La souris est le modèle animal le plus adapté pour étudier les maladies neurologiques humaines comme l'épilepsie pour trois raisons principales : Proximité biologique : Le cerveau de la souris et celui de l'humain partagent une organisation et des mécanismes de communication entre neurones très similaires. Modélisation génétique : C'est l'espèce pour laquelle les outils de modification génétique sont les plus performants. Cela nous permet d'étudier précisément des mutations identiques à celles découvertes chez des patients humains souffrant d'épilepsies sévères du nourrisson. Connaissances accumulées : Notre équipe possède une expertise de plusieurs années sur ces lignées de souris, ce qui garantit la fiabilité des résultats et une parfaite maîtrise des soins à leur apporter. Les expériences sont réalisées sur des animaux à différents stades de leur vie, choisis précisément en fonction des objectifs scientifiques : Phase précoce (10 jours) : Un test de suscpetibilité aux crises sera effectué à ce stade afin de déterminer si une susceptibilité précoce existe. Phase juvénile et adulte (à partir d'un mois) : La majorité des tests de susceptibilité aux crises et les enregistrements de l'activité cérébrale sont effectués sur des souris âgées de 1 à 2 mois. Ce stade est crucial car il permet d'étudier le cerveau avant ou au tout début de l'apparition des premières crises spontanées, afin de comprendre comment la maladie s'installe. Suivi à long terme : Certains groupes sont suivis jusqu'à l'âge de 4 mois ou plus pour caractériser l'évolution de l'épilepsie vers une forme chronique, ce qui reflète la réalité de la pathologie chez les patients. Stades précoces (nouveau-nés) : L'étude inclut également une surveillance dès la naissance pour certaines lignées présentant des particularités respiratoires transitoires, afin de comprendre l'impact de ces mutations sur le développement très précoce du système nerveux. Ce choix de stades de développement permet de couvrir l'ensemble du cycle de la maladie, depuis les premières anomalies cellulaires jusqu'à l'installation d'une épilepsie durable, tout en limitant la durée des procédures au strict nécessaire pour obtenir des réponses scientifiques valables.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 13696
Souffrances
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▲ 13360
▲ 336
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Devenir
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 13696

Jusqu'à cinq injections par semaine pendant huit semaines, une biopsie de la queue, puis 48 heures en cage métabolique où le porteur décrit inconfort, froid et isolement. 13 696 souris vont être utilisées ainsi, toutes tuées pour prélèvement de tissus, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Le résumé consacre une phrase à l'objectif, comprendre l'interaction entre deux protéines dans le développement d'une maladie bénigne de la prostate, et une phrase aux bénéfices attendus. Rien n'y rattache l'effectif de 13 696 souris, le porteur indiquant seulement avoir calculé ses stratégies d'accouplement d'après des expériences antérieures.

Objectifs

L’objectif du projet est de comprendre l’interaction entre deux protéines dans le développement d’une maladie bénigne de la prostate.

Bénéfices attendus

Le principal bénéfice attendu du projet est de participer à l’accumulation de connaissances sur le développement d’une maladie bénigne de la prostate tout en proposant de nouvelles approches thérapeutiques.

Procédures

Biopsie – 1 (1 seconde) ; Injection – jusqu’à 5 par semaine durant 8 semaines (quelques secondes) ; Cage métabolique – 1 (48h).

Impact sur les animaux

Biopsie de queue : Douleur légère et rapide (une seconde). Injection: Stress et douleur légère et rapide (quelques secondes). Cage métabolique : Inconfort, froid et isolement pendant 48h

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort pour permettre le prélèvement des tissus d'intérêt.

Remplacement

Selon le principe du Remplacement, des études préliminaires ont été menées sur des modèles cellulaires in vitro afin d’évaluer la pertinence et la durée des traitements choisis. Pour répondre à ces questions, l’utilisation de modèles de souris est indispensable car aucun système in vitro ne permet de reproduire le développement de cette maladie de la prostate, ni les interactions avec les différentes cellules immunitaires qui ont une grande dynamique au sein d’un même organe et dans le corps.

Réduction

Les stratégies d’accouplements ont été calculés selon des expériences antérieurs pour générer un nombre suffisant d’animaux pour réaliser au mieux les expériences. En outre, les croisements ont été optimisés pour produire les animaux d’intérêt. Le nombre de souris utilisé sera réduit au minimum tout en permettant une analyse statistique fiable des résultats.

Raffinement

Les animaux sont maintenus dans des groupes de plusieurs individus dans un environnement enrichi. Les souris seront sous surveillance quotidienne de la part de l’équipe professionnelle de zootechnie et lorsque cela est nécessaire une grille de score adaptée sera mise en place et rempli de manière hebdomadaire. Toutes les étapes du projet sont soumises à des points-limites de gravité variable qui conduisent à une décision immédiate ou différée, qui peut inclure, le renforcement de la surveillance des animaux, l'augmentation de l'enrichissement et/ou à la mise à mort. Les injections sont effectuées avec des aiguilles adaptées. Si une infection apparait sur la zone d’injections répétée, de la pommade antiseptique sera appliqué jusqu’à disparition des symptomes.

Choix des espèces

La souris permet l’étude d’animaux génétiquement modifiés particulièrement informatifs pour la compréhension des mécanismes physiopathologiques. Il existe en effet d’un modèle de souris ayant une maladie begnine de la prostate représentant fidèlement la pathologie humaine. De plus, les modèles animaux créent le lien indispensable entre les tests in vitro et les études cliniques. De nombreux outils d’analyse ont été développés et bien caractérisés dans cette espèce animale. Pour l’approche pharmacologique, il sera utilisé des animaux âgés de 3 mois, stade précoce du développement de la maladie begnine de la prostate et de 6 mois, âge où la pathologie est bien installée. Ceci permettra d’étudier le rôle de l’inhibition du récepteur étudié ou de l’un de ses ligands sur la pathogénèse ou en potentiel traitement.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 2952
Souffrances
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▲ 2796
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Devenir
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 2952

Ouverture de l'abdomen sous anesthésie générale sur des femelles gestantes, injection dans le cerveau des embryons puis cinq impulsions électriques de cinq millisecondes : 2 952 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, toutes tuées à l'issue pour prélèvement d'organes. Les souriceaux subissent une biopsie de la queue, d'autres souris une chirurgie d'une heure suivie d'injections sous-cutanées trois jours de suite, d'autres encore une injection intracardiaque de vingt minutes sous anesthésie. Le projet cherche à savoir ce qu'une population de neurones normalement vouée à disparaître au cours du développement fait au cerveau, et ce qui se passe quand ces cellules survivent anormalement. Le bénéfice annoncé tient en une ligne, "étendre nos connaissances" sur ces neurones et leur rôle, sans retombée médicale avancée, pour près de trois mille souris tuées.

Objectifs

Notre projet a pour objectif de mieux comprendre l’influence d’une population neuronale transitoire sur le développement du cerveau. Nous voulons également explorer les conséquences de la survie anormale de ces cellules sur la formation du cerveau.

Bénéfices attendus

Le principal bénéfice attendu du projet est d’étendre nos connaissances sur la génération et la mort de nos neurones d’intérêt et quel est leur rôle dans le développement du cerveau.

Procédures

MODIFICATION Les souriceaux des lignées subiront une biopsie à la queue pendant une contention de quelques secondes. Des souris subiront une injection intrapéritonéale et une intervention chirurgicale de 60 minutes sous anesthésie générale, puis une injection sous cutanées d'une durée de deux minutes une fois par jour pendant 3 jours. Les femelles gestantes subiront une injection intrapéritonéale et une intervention chirurgicale de 45 minutes sous anesthésie générale, comprenant une ouverture de l'abdomen et des points de sutures, puis une injection sous cutanées sous anesthésie d'une durée de deux minutes une fois par jour pendant 3 jours. Les embryons subiront une injection intra-cérébrale d'une durée de 5 secondes et 5 pulses de 5ms de courant électrique. Des animaux subiront une anesthésie générale suivie d'une injection intracardiaquependant 20 minutes.

Impact sur les animaux

La biopsie à la queue provoque une douleur légère. Les injections peuvent induire une douleur légère et brève. Les actes chirurgicaux des procédures peuvent entrainer une souffrance qui est minorée ou évitée par le traitement analgésique. Les étapes d’anesthésie et de contention peuvent également provoquer un stress chez l’animal.

Devenir

Tous les animaux sont mis à mort à l'issue de la procédure pour prélèvement d'organes et analyses phénotypiques et génétiques.

Remplacement

Les questions scientifiques que nous nous posons ne peuvent être étudiées qu’in vivo sur des cerveaux. Il s’agit ici d’études sur le développement et le fonctionnement du cerveau, qui ne peuvent être reproduites dans des systèmes autres que celui du mammifère. Aucun modèle in vitro ne peut mimer à ce jour toutes les étapes de son développement dans leur complexité et la richesse des interactions des nombreux types cellulaires qui y prennent part.

Réduction

Pour le maintient des lignées génétiquement modifiées, nous nous limiterons à la production des animaux nécéssaires en limitant les accouplements au maximum. Les effectifs ont été déterminés par une approche statistique, ainsi que par nos expériences antérieures sur ce type d’études de modèles animaux. L’analyse statistique sera réalisée par un test statistique adéquat.

Raffinement

Tous les animaux vivent en groupes familiaux ou sociaux dans un environnement enrichi avec eau et nourriture illimitées. Lors de la chirurgie les souris placées sur une plaque chauffante sont anesthésiées et reçoivent des injections d'analgésiques avant et après l'opération. Un gel ophtalmique est également utilisé pour éviter un dessèchement des yeux. Après l'opération, la surveillance des animaux est quotidienne afin de détecter des signes de souffrance. Une grille d'évaluation de la santé des animaux est mise en place. Une administration d'analgésique ou la mise à mort de l'animal est envisagée en cas d’atteinte d’un ou de plusieurs points limites

Choix des espèces

La souris représente un organisme modèle de choix pour mener ces études sur le développement et le fonctionnement du système nerveux, principalement en raison de sa similarité avec l’Homme. En effet, seuls les mammifères présentent un cerveau organisé en 6 couches inversées. Pour le marquage et la biopsie, les souriceaux ont entre 5 et 10 jours, âge auquel on peut tatouer les coussinets des phalanges. Les femelles gestantes sont des adultes de 2 à 6 mois. Les expérimentations sont menées sur des animaux aux stades de développement embryonnaire où interviennent les phénomènes étudiés.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
Souris : 30000
Rats : 30000
Souffrances
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▲ 60000
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Devenir
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 60000

Élevés puis expédiés vers un second établissement, gardés sur place, ou mis à mort quand leur génotype ne sert pas au projet, 30 000 souris et 30 000 rats sont utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chacun reçoit une puce électronique et subit une biopsie pour le génotypage, et les mesures de glycémie par piqûre de la queue peuvent atteindre 240 prélèvements sur la durée du protocole en phase aiguë, ou 60 en suivi chronique. Ces lignées développent le diabète, spontanément ou par altération génétique, et les rongeurs diabétiques peuvent peser moins que leurs congénères et uriner en abondance. Pour 60 000 animaux non-humains, le porteur affirme calculer le minimum par groupe à partir de son savoir-faire et de ses données historiques, puis ajoute : "Aucune approche statistique n'a été réalisée."

Objectifs

Le diabète est une maladie chronique caractérisée par un excès de sucre dans le sang et donc un taux de glucose (glycémie) trop élevé (hyperglycémie). Le diabète est un trouble de l’assimilation, de l’utilisation et du stockage des sucres provenant de l'alimentation. En France, plus de 4 millions de personnes vivent avec un diabète qu’il soit de type 1 (maladie auto-immune entrainant un arrêt de la production d’insuline) ou de type 2 (manque d’insuline ou résistance à l’insuline). Les symptômes du diabète sont multiples : urines abondantes (polyurie), augmentation de la soif (polydipsie), amaigrissent malgré une augmentation de l’appétit, fatigue, problème de cicatrisation… Les hyperglycémies répétées et prolongées entrainent des altérations des nerfs et des vaisseaux. Les complications sont multiples, altérations des nerfs, atteintes oculaires, complications rénales, problèmes de vascularisation. Elles peuvent conduire à des cécités, des insuffisances rénales, des amputations, des accidents vasculaires cérébraux… L’objectif de ce projet est d’élever des rongeurs modèles pertinents pour l’étude de cette pathologie et des complications qui lui sont associées. Ces modèles peuvent développer spontanément ou via des altérations génétiques une ou plusieurs caractéristiques du diabète. Les animaux issus de ces développements seront utilisés afin d’étudier l’apparition, le développement et les complications associées au diabète mais également de tester de nouveaux traitements. Ce projet et la procédure qu'il comporte seront mis en œuvre sur notre Etablissement utilisateur 1 et sur notre Etablissement utilisateur 2.

Bénéfices attendus

L’identification des mutations spontanées et l’amélioration des outils permettant les manipulations génétiques ont permis de créer et/ou d’identifier des modèles animaux de diverses maladies humaines provoquées par l'expression qualitativement ou quantitativement anormale d'un gène, modèles dont l'intérêt pour la compréhension de la pathologie humaine comme pour la mise au point d'éventuelles thérapeutiques est évident. Ces modèles murins, au plus proche de la maladie humaine, sont donc très pertinents pour l’étude de l’apparition, du développement et des complications associées au diabète mais également le développement de traitements pharmacologiques.

Procédures

Une puce électronique sera posée sur animal vigile afin de l’identifier. Une biopsie sera réalisée sur animal vigile afin de génotyper l’ensemble des animaux obtenus. Chacune de ces interventions ne durera pas plus de 30 secondes. En règle générale, une seule puce et une seule biopsie suffisent pour identifier un animal et établir son génotype. Des prélèvements sanguins pour mesurer la glycémie pourront être faits et consisteront en un prélèvement d'une goutte de sang au niveau de la queue sur les animaux en aigue (maximum 2 mesures par jour par animal, avec 3 jours de récupération entre 2 séries de mesures, ce qui fait 240 prélèvements sur toute la durée du protocole) ou en chronique (une mesure par animal par semaine, ce qui fait 60 prélèvements sur toute la durée du protocole). La durée du prélèvement ne dépassera pas 1 minute. Ces prélèvements pourront être réalisées, en fonction du besoin, avec ou sans mise à jeun préalable (4 à 6 heures maximum).

Impact sur les animaux

Une douleur légère ainsi qu’un léger stress peuvent être induits lors du prélèvement de biopsies et de la pose associée d’une puce électronique en vue de l’identification et du génotypage de l’animal. En fonction des besoins et afin d’améliorer l’indice de productivité de la lignée, il pourrait être nécessaire d’héberger individuellement des mâles pour une période ne dépassant pas 7 jours avant qu’ils soient présentés aux femelles afin de mettre en place des accouplements. Cela pourrait générer un stress léger. Le prélèvement sanguin nécessaire aux mesures de glycémie pourrait induire un léger stress transitoire ainsi qu’une légère douleur. Les animaux diabétiques pourraient présenter une masse corporelle plus faible que leurs congénères et être polyuriques.

Devenir

Les animaux sont soit expédiés dans un autre établissement utilisateur soit utilisés dans notre établissement (utilisation continue), soit mis à mort pour la gestion de l'élevage (atteinte des points limites du phénotype dommageable, prélèvement de gamètes). Les animaux ne présentant pas de génotype d’intérêt pour la poursuite du projet seront mis à mort (pas d’autre utilisation possible).

Remplacement

Les projets expérimentaux comportent classiquement une phase d'étude initiale in vitro qui permettent une sélection initiale des propriétés pharmacologiques et qui permettent de valider certaines hypothèses permettant l'obtention de données préliminaires et complémentaires. Les modèles murins proposés ne peuvent pas être remplacés par des méthodes alternatives car une deuxième étape d'étude nécessite de consolider les résultats in vitro et valider ses hypothèses sur un modèle in vivo. Le projet actuel ne peut pas être envisagé sans étape in vivo donc sans modèle animal ; en effet, avant de pouvoir envisager une étude clinique sur les patients souffrant de diabète, il est nécessaire de démontrer que les molécules sélectionnées ont les effets pharmacologiques escomptés et qu'elles ne présentent pas d'effets toxiques majeurs.

Réduction

Les protocoles sont réalisés en fonction des besoins expérimentaux liés à l'utilisation de ces animaux. Le nombre d’animaux est calculé de manière à utiliser le minimum d’animaux par groupe permettant l’obtention de résultats homogènes. Par ailleurs, notre savoir-faire et nos données historiques permettent d’utiliser le minimum d’animaux avec une optimisation de rendement pour des résultats robustes et reproductibles. Aucune approche statistique n’a été réalisée.

Raffinement

Les animaux présentant un diabète peuvent produire de grandes quantités d’urine (polyurie). Le cas échéant, afin de les maintenir dans un environnement confortable, nous serons amenés à utiliser une litière hyper-absorbante et à changer la litière plus fréquemment pour ces animaux. La même litière sera utilisée au cours du transport. Les animaux seront évalués sur leur aspect physique et leur comportement selon une grille d’observation indiquant les points limites. Les animaux aptes au transport seront livrés d’un établissement à l’autre via un transporteur agréé et en respectant le bien-être des animaux. Le transport entre les 2 EU prend moins d’une heure. Au cours de ce voyage, les animaux seront placés dans des colis munis de filtres (afin de maintenir leur statut sanitaire), de litière, d’aliment, d’enrichissement et d’hydrogel. Les animaux seront transportés via des camions ventilés et thermorégulés.

Choix des espèces

Le choix de l’espèce est conditionné par les besoins scientifiques des projets. Les rongeurs sont des modèles animaux simples à élever, à reproduire et à entretenir en grand nombre ainsi qu’à manipuler et modifier génétiquement comparativement à d’autres espèces. Ils sont un modèle de choix pour les études précliniques en raison de leur petite taille, de leur courte gestation, de leur durée de vie et de la disponibilité en réactifs expérimentaux. Les génomes des souris et des rats sont bien caractérisés et très comparables au génome humain. Enfin, la proximité clinique entre les modèles de rongeurs génétiquement modifiés et les maladies humaines fait de ceux-ci des modèles de choix relativement robustes pour extrapoler les résultats et en tirer des résultats pertinents pour la pathologie humaine. L’âge des animaux est conditionné par les objectifs scientifiques du projet. Les animaux seront hébergés dans nos locaux dès leur naissance et jusqu’à leur envoi chez nos partenaires ou leur mise à mort. Pour l’élevage, les accouplements seront réalisés à maturité sexuelle. Au moment de l’expédition, l’âge varie en fonction des besoins. Les animaux pourront être envoyés à nos partenaires dès le sevrage ou avec leur mère si les animaux ne sont pas encore sevrés. Des femelles gestantes pourraient également être expédiées avant le dernier tiers de la gestation. Pour la collecte de sperme et d’ovules, des adultes matures sexuellement seront utilisés.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système urogénital
Souris : 5072
Souffrances
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Quatorze jours consécutifs d'injections sous-cutanées d'hormones, six prélèvements de sang, une transplantation de cellules mammaires dans le coussin adipeux de souris receveuses de trois semaines : 5 072 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes mises à mort pour prélever leurs glandes mammaires et leurs tumeurs. Le projet relève de la recherche fondamentale, comprendre comment le gène p16 limite la plasticité des cellules mammaires hors de son rôle dans le cycle cellulaire. Le porteur estime à un à deux mois l'inconfort lié au développement des tumeurs mammaires, et à 24 ou 48 heures la douleur modérée qui suit la pose d'un implant ou la greffe. Il justifie le recours à la souris par les cinq paires de glandes collectables sur un même individu, et étudie des femelles vierges, gestantes, allaitantes, ou âgées de 18 mois selon le stade visé.

Objectifs

La glande mammaire est un organe doté d’une plasticité exceptionnelle et d’un développement postnatal dynamique. Elle contient des types cellulaires spécifiques, essentiels pour les remaniements morphologiques postnataux. Cependant, les mécanismes permettant à ces cellules de maintenir leur plasticité restent encore mal compris. Le cancer du sein de type basal, un sous-type particulièrement agressif, se caractérise par la perte d'expression des récepteurs hormonaux et du récepteur du facteur de croissance épidermique humain. Certaines cellules ont été identifiées comme les cellules d’origine de ce cancer, suggérant qu’elles acquièrent une plasticité anormale lors de la tumorigenèse. Ainsi, l’un des objectifs centraux de ce projet est d’élucider comment ces cellules limitent leur plasticité en situation d’homéostasie. Nos résultats préliminaires indiquent qu’un gène pourrait réguler la plasticité de cellules mammaires qui nous intéressent même en dehors de son rôle classique dans le contrôle du cycle cellulaire. Ce projet s’articule autour de deux questions majeures : 1. Comment notre gène d’intérêt régule-t-il la plasticité dans un contexte normal ? 2. Quelles sont les conséquences d’une dérégulation de cette plasticité sur les processus physiologiques (comme la lactation et/ou l’involution) et pathologiques (comme la tumorigenèse) de la glande mammaire ? En répondant à ces questions, nous espérons approfondir notre compréhension des mécanismes qui gouvernent la plasticité cellulaire mammaire et leurs implications dans la tumorigenèse.

Bénéfices attendus

La souris est fréquemment utilisée pour étudier le développement de la glande mammaire après la naissance, car il s’agit d’un mammifère dont l’organisation de la glande mammaire présente de nombreuses similarités avec celle de l’être humain. De plus, il existe des modèles de souris génétiquement modifiées qui permettent d’étudier précisément le rôle de certains gènes, dans différentes étapes de la vie de la glande mammaire comme la gestation, la lactation et l’involution (retour de la glande à son état normal après l’allaitement). Ces modèles permettent également d’étudier les mécanismes impliqués dans la régénération des tissus et dans le développement des cancers du sein. La souris possède également plusieurs glandes mammaires, ce qui permet de réaliser différentes analyses à partir d’un même animal afin de limiter le nombre de souris utilisées. Les tissus prélevés permettront d’étudier la structure des glandes, l’expression de certains gènes ainsi que l’activité de mécanismes biologiques impliqués dans le fonctionnement normal ou pathologique des cellules mammaires. Ce projet de recherche fondamentale vise à mieux comprendre comment certaines cellules de la glande mammaire conservent leurs caractéristiques tout en étant capables de s’adapter aux besoins du tissu au cours de la vie. Nous cherchons également à comprendre pourquoi des dérèglements de ces mécanismes peuvent favoriser l’apparition de cancers du sein. Plus précisément, nous étudierons le rôle d’un gène qui produit une protéine connue pour limiter la multiplication des cellules et prévenir la formation de tumeurs. Nos premiers résultats obtenus en laboratoire suggèrent que cette protéine pourrait aussi jouer un rôle important dans le maintien de l’identité des cellules mammaires.

Procédures

Dans ce projet, 9 types de manipulations sont prévues : 1/ Implantation ou retrait d’implants hormonaux : 1 fois, 15 minutes par souris 2/ Injection de substance en intrapéritonéal (dans la cavité abdominale) : 1 à 4 jours consécutifs sur souris vigiles, quelques secondes par souris 3/ Administration de substance par gavage : 1 à 4 jours consécutifs sur souris vigiles, quelques secondes par souris 4/ Injection sous cutanée d’hormones : 14 jours consécutifs sur souris vigiles, quelques secondes par souris 5/ Procédure chirurgicale de transplantation sous anesthésie gazeuse, de cellules mammaires dans le coussin adipeux de souris receveuses pré-pubères de 3 semaines : 1 fois, 15 minutes par souris 6/ Prélèvement de sang : 6 fois sur plusieurs semaines, quelques secondes par souris 7/ Injection d’une autre substance en intrapéritonéal : 1 à 4 jours consécutifs sur souris vigiles, quelques secondes par souris 8/ Injection de cellules tumorales dans la glande mammaire (sous cutanée) : 1 fois, quelques secondes par souris 9/ Procédure chirurgicale de retrait de tumeur primaire sous anesthésie : 1 fois, 15 minutes par souris

Impact sur les animaux

Pour les femelles qui entreront dans ces procédures, ce projet occasionnera essentiellement un stress léger à modéré dû : 1- à l’administration des différentes molécules destinées à moduler l’expression d’un gène ou d’une protéine (introduction d’une aiguille ou d’une sonde de gavage). La durée de ce stress est estimée à quelques secondes lors de l’introduction de l’aiguille ou de la sonde de gavage. 2- à la procédure chirurgicale de transplantation cellulaire ou de greffe d’implant (gène de déplacement lié à l’implant dorsal). La durée de ce stress (inconfort et douleur modérée) est estimée à 24h (implant) à 48h (greffe), mais sera contrôlée par la mise en place d’un traitement analgésique 3- au développement des tumeurs (gène de déplacement lié au développement du tumeurs mammaires). L’inconfort lié à cette procédure expérimentale est estimé à 1 à 2 mois

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure car ils ne peuvent être ni réutilisés, ni replacés, ni adoptés car pour l’ensemble des procédures expérimentales, le but est de collecter les glandes mammaires et/ou tumeurs en vue de leurs analyses.

Remplacement

Pour étudier le rôle de p16 dans le développement et la tumorigenèse de la glande mammaire, nous ne pouvons pas utiliser exclusivement la culture cellulaire in vitro. En effet, nous n’avons pas réussi pour le moment à mimer fidèlement l’organisation 3D du tissu et à reproduire l’ensemble du cycle reproductif de la glande mammaire ainsi que du développement tumoral. Nous souhaitons donc utiliser la souris comme organisme modèle. Cet animal présente de nombreux avantages pour notre étude. C’est un mammifère dont l’organisation du tissu mammaire est similaire à celle de l’être humain.

Réduction

Toutes les souris utilisées seront du même fond génétique entre les groupes contrôles et les groupes traités ou génétiquement modifiés, ce qui préviendra la fluctuation des résultats due aux variations génétiques entre les animaux et permettra d’obtenir des résultats fiables tout en utilisant moins d’animaux. Le nombre nécessaire et suffisant d’animaux est déterminé par rapport aux expériences préliminaires ne nécessitant pas d’autorisation (mise à mort des animaux afin de collecter leurs tissus sans utilisation de gestes technique au préalable), ainsi que sur les méthodes employées dans la littérature scientifique relative à l’élaboration de ces modèles animaux. De plus, la souris possède 5 paires de glandes mammaires, permettant de réaliser à partir d’une seule souris de nombreuses analyses et réduisant ainsi le nombre d’animaux utilisés. Nous allons utiliser le nombre minimum d’animaux nous permettant d’obtenir des résultats homogènes et suffisant pour obtenir des différences statistiquement significatives entre les groupes contrôles vs les groupes expérimentaux (Mutants ou traités). Les animaux seront générés à partir de croisement nous permettant de garder le maximum d’animaux d’une même portée pour les utiliser soit dans des procédures expérimentales, soit maintenir les génotypes pour les accouplements. Par conséquent, la majorité des animaux obtenus à partir des accouplements pourront être utilisés dans des expériences en évitant ainsi la surproduction inutile de souris. Les mâles seront utilisés comme mâles reproducteur afin d’induire les gestations. Lors de procédures nécessitant des gestations synchronisées de façon très précises entre 2 groupes et éviter de faire se reproduire des animaux qui ne pourraient finalement pas être inclus dans notre études, nous mettrons également en place une procédure chirurgicale légère consistant à l’introduction d’un implant en silicone permettant la libération d’hormones en continue afin de mimer une pseudo gestation et garantir la synchronisation des animaux.

Raffinement

La manipulation des animaux sera strictement limitée aux interventions décrites dans les protocoles et aux soins, afin de limiter leur stress. Nous surveillerons régulièrement les souris et respecterons les points limites définis pour limiter la souffrance des animaux. Quelles que soit les procédures mises en place : injection intra-péritonéale, gavage, transplantation dans le coussin adipeux et prélèvement sanguin, les souris serons systématiquement évaluées quotidiennement pendant 3 jours, puis de façon hebdomadaire ou bi-hebdomadaire dans les procédures induisant un développement tumoral mammaire et des points limites spécifiques et précoces seront mis en place. La douleur chez les souris sera évaluée selon l’apparence (normale, pelage ébouriffé avec expression modérée, dos voûté avec expression sévère), le score de condition corporelle, le poids corporel et l’apparition de lésion nécrotique. Du gel nutritif sera mis à disposition des animaux dès l’apparition des signes cliniques afin de favoriser leur hydratation et un traitement avec un désinfectant sera appliqué sur les petites lésions nécrotiques. De plus, une litière douce et adaptée sera utilisée lorsque les souris commenceront à développer des tumeurs.

Choix des espèces

En tant que mammifère, la souris est le modèle animal le plus approprié pour étudier le développement de la glande mammaire car la structure du tissu mime fidèlement celui retrouvé chez la femme. De plus, il existe déjà de nombreux modèles murins génétiquement modifiés mimant les altérations existantes dans les pathologies humaines, notamment pour le cancer du sein. Enfin, la souris possède 5 paires de glandes. A partir d’un seul individu, nous pouvons donc collecter une grande quantité de matériel, réduisant ainsi la quantité d’animaux utilisés dans cette étude. Les animaux utilisés pour les expériences seront pour la plupart des souris adultes âgées de plus de 8 semaines. Nous étudierons soit des souris vierges et donc avant leur mise en accouplement, soit des souris qui auront été accouplées et que nous analyserons au cours du cycle de développement de la glande mammaire, à savoir : la gestation, la lactation et l’involution. De plus, certaines procédures expérimentales incluront des souris de 6 semaines afin d’analyser les glandes mammaires au cours de la puberté. Le choix de ces stades de développement est totalement dicté par le développement de la glande mammaire qui est essentiellement post natal et qui subit de nombreuses modifications au cours des cycles reproductifs que nous souhaitons étudier. Enfin, nous utiliserons également des souris âgées de 3-4 semaines dans les expériences de transplantation (souris receveuses) et des souris de 18 mois afin de suivre le développement des tumeurs.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 3030
Souffrances
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Chaque souriceau reçoit une puce électronique sous la peau du cou, puis se fait couper un bout de queue avant le sevrage ou perforer l'oreille après quatorze jours, éveillé, et une seconde biopsie reste possible. 3 030 souris vont être utilisées dans ces procédures que le porteur classe en souffrance légère, pour entretenir par fécondation in vitro une lignée reproduisant une maladie génétique du tissu conjonctif qui fragilise les artères. Il décrit pourtant une mort qui "survient subitement sans aucun symptôme identifié" chez les souris qui développent la maladie, et situe les ruptures artérielles spontanées autour de 50 % à 24 semaines chez les mâles mutés, alors que les mâles produits ici partent en expérimentation à 4 semaines. Le devenir affiché, 3 030 morts, ne recouvre pas ce que dit le texte : une part des souris est expédiée vers d'autres projets "en vue de leur utilisation", la mise à mort frappant celles dont le génotypage n'est pas conforme, celles qui portent une anomalie congénitale, celles produites au-delà de la taille d'élevage voulue et celles dont l'expédition est annulée.

Objectifs

L'objectif de ce projet est l’étude de modèles souris reproduisant une maladie génétique rare vasculaire du tissu conjonctif qui provoque une souplesse anormale des articulations, une peau très élastique et des tissus fragilisés dont les vaisseaux sanguins. Chez l’Homme, la majorité des décès est due à des ruptures artérielles. Ce projet et la procédure qu'il comporte seront mis en œuvre sur notre Etablissement utilisateur 1 et sur notre Etablissement utilisateur 2.

Bénéfices attendus

Le bénéfice attendu est de valider des essais de différents traitements médicamenteux ayant permis d'améliorer la survie des souris développent cette maladie. A terme, les résultats de ce projet permettraient de mieux comprendre les mécanismes conduisant à ces ruptures artérielles afin de proposer des thérapies et d'améliorer le diagnostic, le confort de vie des patients et le traitement.

Procédures

Les naissances auront lieu sur notre Etablissement utilisateur 2. Chaque petit obtenu sera marqué par injection sous cutanée d’une puce électronique pour un suivi individuel et sera génotypés pour identifier les animaux d’intérêt. L'injection de la puce est rapide et se fait par voie sous-cutanée dans la région du cou ; la contention de l'animal dure moins d'une minute. Le prélèvement de bout de queue et/ou d'oreille dure également moins d'une minute. Le prélèvement se fait sur animaux vigiles, avant le sevrage pour le prélèvement d'un bout de queue et après l'âge de 14 jours pour le prélèvement d'oreille. De manière générale, une seule biopsie est réalisée par animal, en cas de nécessité de refaire la caractérisation génétique, une deuxième biopsie par animal pourrait être réalisée en suivant les préconisations liées à l'âge de l'animal. Au niveau de notre Etablissement utilisateur 1 les animaux seront seulement hébergés, il n'y aura pas de naissance attendue. Une biopsie de queue et/ou d'oreille serra cependant prélevée sur les animaux selon les modalités décrites plus haut.

Impact sur les animaux

Dans le cas des souris développent la maladie, la mort survient subitement sans aucun symptôme identifié. La biopsie, en particulier le prélèvement d'un bout de queue, peut causer de la douleur et de l'inconfort aux animaux. Même si la procédure est rapide, la coupure d'un bout de queue ou la perforation de l'oreille peut être douloureuse. La manipulation des animaux pour biopsie peut causer du stress et de l'anxiété. Suite à la biopsie, les animaux pourraient être temporairement limités dans leurs activités normales, notamment si la douleur ou l'inconfort les affecte.

Devenir

Les animaux sont soit expédiés en vue de leur utilisation, soit mis à mort lorsque les résultats du génotypage ne sont pas conformes, lorsque la taille de l’élevage souhaitée est atteinte ou lorsqu’ils présentent une anomalie congénitale. Si des animaux d'intérêts ne peuvent pas être expédiés (du fait par exemple d'une annulation de l'expérience), ils seront mis à mort.

Remplacement

L’étude sur cellules en culture ne permet que d’explorer des modifications limitées dans des conditions de culture particulière. L'étude des conséquences des mutations sur animal entier est donc indispensable pour la compréhension des mécanismes globales de la maladie.

Réduction

Afin de réduite la quantité d'animaux utilisé dans ce projet, nous produirons les lots uniquement par Fécondation In Vitro (FIV). La production d'animaux par FIV permet de réduite au minimum le nombre d'animaux utilisé pour la production des lots (au vu des données que nous avons et de notre expertise nous estimons que le sperme collecté sur 2 mâles permettra de produire environ 350 petits). De plus, aucun stock d'animaux ne sera conservé pour le maintien d'une colonie ; les animaux produits par FIV seront uniquement destinés à l'expérimentation.

Raffinement

Les animaux sont maintenus dans des groupes de plusieurs individus dans un environnement enrichi. Des grilles de score de surveillance avec des points limites suffisamment prédictifs seront renseignées. Le transport entre les 2 EU prend moins d’une heure. Au cours de ce voyage, les animaux seront placés dans des colis munis de filtres (afin de maintenir leur statut sanitaire), de litière, d’aliment, d’enrichissement et d’hydrogel. Les animaux seront transportés via des camions ventilés et thermorégulés.

Choix des espèces

Ce modèle de souris transgéniques a déjà été créé et caractérisé. Nous avons donc besoin de poursuivre les études sur ce dernier. Les mâles utilisés pour les cryoconservations de sperme seront utilisés entre 10 et 20 semaines d'âges. Les mâles produits seront eux envoyés en expérimentation à 4 semaines d'âge. Seuls les mâles seront utilisés pour l'expérimentation car les ruptures artérielles spontanées sont observées essentiellement chez les souris mutées mâles (de l’ordre de 50% à 24 semaines) vs les souris femelles (de l’ordre de 20%), et un effet spécifique de la testostérone a été observé et en cours d’analyse.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche appliquée
    • Troubles urogénitaux
Souris : 7920
Souffrances
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Devenir
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7 920 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue de chaque procédure pour que leurs organes soient collectés. Chacune peut subir jusqu'à quarante-sept prélèvements d'urine, vingt-trois prélèvements sanguins et six injections, avec un suivi allant jusqu'à douze mois. Le projet teste des transporteurs naturels censés délivrer un traitement à une population précise de cellules rénales, sur deux lignées de souris génétiquement modifiées. De ces dizaines de manipulations répétées, le porteur ne retient qu'une "douleur légère de courte durée" et un "stress léger de courte durée", et écrit que la souris en fait un "modèle de choix".

Objectifs

La maladie rénale chronique est une maladie où les reins, dont le rôle est de filtrer le sang, s’abîment lentement et silencieusement, entrainant une insuffisance rénale grave et obligeant les patients à suivre des traitements lourds et coûteux (dialyse, greffe de rein). En l’absence de traitement curatif, il est important de développer de nouvelles approches thérapeutiques pour empêcher/ralentir l’évolution vers l’insuffisance rénale. Des défauts dans différentes populations de cellules rénales sont à l’origine de ces maladies. Ce projet vise à tester de nouveaux transporteurs naturels capables de délivrer un traitement directement à une population spécifique de cellules rénales défaillantes, afin de restaurer leur fonctionnement et ralentir, voire d’empêcher, la progression de la maladie. Ces transporteurs seront d’abord validés sur des cellules rénales en laboratoire, puis testés sur deux modèles de souris génétiquement modifiées pour reproduire la maladie rénale humaine. Ces souris recevront une injection de transporteurs ou du placebo à différents stades de leur vie pour évaluer l’efficacité d’un traitement préventif, précoce et tardif. L’objectif est de découvrir de nouveaux transporteurs capables d’aider à protéger, voire réparer, la population de cellules rénales malades et d’empêcher la progression vers l’insuffisance rénale grave, évitant aux patients d’avoir recours à une greffe de rein.

Bénéfices attendus

Le principal bénéfice attendu de ce projet est d’identifier des transporteurs ayant une plus grande spécificité pour les cellules défaillantes ciblées permettant de prévenir/retarder l’évolution de la maladie dans deux modèles de souris. Les résultats obtenus valideront l’utilisation de ces transporteurs comme nouvelle approche thérapeutique pour certaines maladies rénales chroniques, permettant sur le long terme d’éviter la greffe rénale aux patients et d’espérer étendre cette approche thérapeutique à d’autres maladies rénales chroniques impliquant d’autres populations de cellules rénales.

Procédures

Prélèvement de tissu caudal (animal vigile, 1 fois, 10 secondes), prélèvements d’urines (animal vigile, 47 fois au maximum, 30 secondes), prélèvements sanguins (animal vigile ou sous anesthésie générale, 23 fois au maximum, 30 secondes), injections (animal vigile ou sous anesthésie générale, 6 fois au maximum,

Impact sur les animaux

Pour le prélèvement de tissu caudal: douleur légère et localisée de courte durée. Pour la contention : stress léger de courte durée lié à la contention manuelle ou au tube de contention. Pour les injections: douleur légère de courte durée liée à la piqûre. Pour les prélèvements sanguins: douleur légère de courte durée liée à la piqûre. Pour le prélèvement d’urines: stress léger et de courte durée lié à la préhension.

Devenir

A l’issue de chaque procédure, tous les animaux seront mis à mort et les organes seront collectés en post-mortem pour les analyses biologiques et moléculaires.

Remplacement

Les questions scientifiques posées ne peuvent être étudiées qu’in vivo sur des souris. Le rein des mammifères et son fonctionnement en conditions normales et pathologiques (maladie rénale) sont bien caractérisés chez la souris avec de nombreux modèles génétiques, et de nombreuses études ont été publiées utilisant une approche similaire avec des transporteurs naturels sur des modèles murins, ce qui en fait un modèle de choix. Ce projet s’intéresse particulièrement à une population de cellules pour laquelle il n’existe à ce jour aucun équivalent in vitro (cultures de cellules rénales). Compte tenu de l’absence de modèle cellulaire adéquat, il n’est pas possible de remplacer les modèles de souris utilisés dans ce projet par des modèles cellulaires rénaux in vitro.

Réduction

Le nombre d’animaux nécessaires pour les lots expérimentaux a été ajusté en prenant en compte l’expérience acquise au laboratoire sur différents modèles de souris similaires et en intégrant les données de la littérature utilisant ces transporteurs. Ce nombre correspond au nombre minimal nécessaire pour chaque expérience, qui permet à la fois d'être assuré de la reproductibilité des phénomènes observés et d’avoir la puissance statistique nécessaire en tenant compte de la variabilité expérimentale des modèles employés et des protocoles . Les réponses aux traitements seront étudiés à la fois sur les mâles et les femelles et les résultats seront analysés avec des tests statistiques adéquats.

Raffinement

Des points limites stricts et spécifiques au projet seront appliqués. L’établissement d’une grille d’évaluation regroupant les critères relatifs au bien-être animal tout au long de l’étude permet de surveiller l’état général de l’animal. Ainsi, les souris seront surveillées plusieurs fois par semaine lors des pesées par les personnes en charge du protocole afin de détecter tout signe de douleur ou de maladie. Les souris seront hébergées en groupes sociaux dans un environnement enrichi adapté afin de diminuer leur stress.

Choix des espèces

La souris permet l’étude d’animaux génétiquement modifiés particulièrement informatifs pour la compréhension des mécanismes physiopathologiques. De plus, de nombreux outils d’analyses ont été développés et bien caractérisés pour cette espèce animale. Enfin, la souris développe des maladies rénales très semblables à celles observées chez l’homme. Pour le premier modèle (défaut rénal à la naissance), l’injection des transporteurs et du placebo sera effectuée dans les premiers jours de vie du souriceau (traitement à un stade précoce de la maladie) et les souris seront suivies jusqu’à l’âge adulte (6 mois), temps déjà étudié dans d’autres maladies rénales chroniques. Pour le second modèle (maladie rénale induite), l’induction de la maladie et l’injection des transporteurs et du placebo seront réalisées à l’âge adulte (entre 4 et 10 semaines) (traitement à des stades précoces et modérés de la maladie) et les souris suivies jusqu’à 12 mois.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
Souris : 9900
Souffrances
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Devenir
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Décontaminer des lignées génétiquement modifiées pour les proposer comme un "nouveau type de service aux utilisateurs de l'animalerie" : 9 900 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance légers et modérés. Quinze femelles par lignée reçoivent des stimulations hormonales pour synchroniser l'ovulation et produire davantage d'embryons, avant deux injections, un prélèvement et une intervention chirurgicale de quinze minutes. Les 900 femelles donneuses sont mises à mort, les 9 000 souriceaux extraits étant gardés en vie pour constituer les lignées propres annoncées. Le porteur qualifie l'intervention chirurgicale de stress important pour les souriceaux, et écrit que l'emploi du "modèle animal" est "indispensable pour générer les embryons", sans autre argument sur le remplacement.

Objectifs

Ce projet a pour but de proposer un nouveau type de service aux utilisateurs de l'animalerie: l'introduction de nouvelles lignées génétiquement modifiées propres. Cela permettrait d'introduire et de créer de nouvelles lignées génétiquement modifiées propres qui ne sont, à l'heure actuelle, pas disponible chez les différents fournisseurs ou dans les animaleries académiques.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra aux utilisateurs d'introduire de nouvelles lignées génétiquement modifiées propres pour leurs projets de recherche. Ce projet permettrait également de créer des lignées contenant des mmicro-organismes choisis en fonction des spécificités des équipes mais également de sauver une lignée qui aurait été accidentellement contaminée.

Procédures

Les souris recevront 2 injections d'une durée de 1minute. Un prélèvement sera réalisée sur les animaux d'une durée de 2minutes. Une intervention chirurgicale sera effectuée de 15 minutes

Impact sur les animaux

Les injections peuvent causer un inconfort temporaire induisant une faible douleur et un stress estimé à quelques secondes. L'intervention chirurgicale représentera un stress important pour les souriceaux

Devenir

Les femelles donneuses seront mises à mort. Les souriceaux seront gardés en vie.

Remplacement

L'emploi du modèle animal est indispensable pour générer les embryons nécessaires à la décontamination des lignées.

Réduction

Un nombre de 15 femelles par lignée sera utilisé pour garantir la bonne réalisation de la décontamination. Les stimulations hormonales ont également pour but de synchroniser l'ovulation et d'augmenter le nombre d'embryons produits permettant un meilleur taux de réussite de la manipulation.

Raffinement

Un enrichissement sera mis en place dans chaque cage comprenant du coton pour la nidification et des balançoires en bois. Lors du prélèvement le temps sera limitié au maximum pour réduire le stress et les souriceaux seront placés sur des tapis chauffants.

Choix des espèces

Le choix de l'espèce est ici imposé par la nature des modèles animaux existants. Des femelles matures sexuellement seront utilisées en tant que donneuses. Pour les receveuses, nous veillerons à ce que les femelles aient déjà eu une portée pour limiter les risques.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
Souris : 1266
Souffrances
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▲ 951
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Devenir
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 1266
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Porteuses d'une mutation qui provoque une faiblesse musculaire progressive, 1266 souris sont utilisées dans un élevage de maintien de lignée, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Le porteur écrit qu'elles "ne subissent aucune intervention invasive", et indique plus loin qu'environ 25 % des souriceaux hétérozygotes meurent avant leur vingtième jour, la sévérité précoce de la myopathie les empêchant de téter. Les femelles sont mises en cohabitation dès sept semaines, pour six portées au maximum et huit mois de reproduction. Le champ structuré déclare les 1266 souris réutilisées et aucune mise à mort, alors que la narration précise que les souris surnuméraires, de sexe ou de génotype sans intérêt, sont tuées dès le sevrage à quatre semaines.

Objectifs

L’objectif du projet de maintien de lignée est de conserver et produire de manière stable un modèle murins génétiquement modifiés afin de garantir leur disponibilité pour les projets de phénotypage fonctionnel et le développement de thérapies. Ce maintien préserve des lignées uniques, évite leur régénération coûteuse et fournit des animaux bien caractérisés tout en respectant les principes des 3R (Remplacement, Réduction, Raffinement) et le bien-être animal.

Bénéfices attendus

Ce maintien garantit une disponibilité continue de reproducteurs et de descendants pour les projets de recherche thérapeutique, assurant la continuité et la planification des études sur les maladies musculaires rares. En optimisant les schémas de croisement entre des souris normales avec des souris porteuses de la mutation, nous utilisons le moins d’animaux possible tout en obtenant des résultats solides et reproductibles. Enfin, ce modèle unique aide à décrypter les mécanismes des maladies rares, à inventer de nouveaux traitements, à partager avec d’autres laboratoires et à éviter de tout recommencer à zéro.

Procédures

Les animaux ne subissent aucune intervention invasive (pas de chirurgie, prélèvements ou manipulations douloureuses). Seules des mises en cohabitation contrôlées pour reproduction (dès 7 semaines ; max 6 cages : 1 mâle × 2 femelles ; 8 mois max/femelle) et une surveillance quotidienne des portées (vérification rapide

Impact sur les animaux

Les souris mutantes développent une faiblesse musculaire progressive : difficultés à grimper ou sauter, fatigue plus rapide lors d'activité, et légère diminution de la masse musculaire (atrophie). Chez les animaux survivants, ces symptômes causent une souffrance modérée, sans douleur intense ni paralysie, et les animaux continuent de manger, boire et se déplacer normalement au quotidien. Cependant, environ 25 % des souriceaux hétérozygotes ne survivent pas jusqu'à P20 : la sévérité précoce du phénotype myopathique compromet leur capacité à téter et à s'alimenter de manière autonome, entraînant une dégradation rapide de leur état général et leur mort. Ces animaux sont donc associés à une souffrance sévère. Une surveillance quotidienne permet d'intervenir rapidement, notamment par la mise à disposition de nourriture adaptée (gel alimentaire), afin d'assurer le confort des animaux survivants, et par l'application des points limites définis conduisant à une mise à mort si nécessaire.

Devenir

Le maintien de cette lignée vise à garantir la disponibilité continue d’animaux reproducteurs porteurs de la mutation génétique afin d’assurer la poursuite des projets de phénotypage et de recherche thérapeutique de l’équipe. Le cas échéant, certains animaux pourront être réutilisés dans d’autres DAP, conformément aux dispositions réglementaires applicables et sous réserve de leur état clinique et sanitaire. Les animaux sont hébergés en cages ventilées enrichies (nids, tunnels, gel alimentaire mis à disposition en cas de difficultés locomotrices). Une surveillance quotidienne est assurée dès la naissance et tout au long de la vie des animaux, portant sur le comportement, la prise de poids et l'état général. Le nombre de portées est limité à 6 par femelle afin de prévenir la fatigue reproductrice. Les animaux excédentaires sont triés dès le sevrage à 4 semaines et regroupés par âge et par sexe. Les manipulations sont réduites au strict nécessaire et réalisées avec soin. Chez les animaux en croissance, tout ralentissement ou arrêt de la prise de poids déclenche une surveillance renforcée ; chez l'adulte, toute perte de poids avérée constitue un indicateur d'alerte. Dans tous les cas, l'évaluation de l'animal est réalisée à l'aide de la grille de suivi clinique de Morton & Griffiths, dont les critères et seuils d'intervention sont détaillés en annexe, et conduit à une mise à mort si le seuil défini est atteint.

Remplacement

Aucune méthode sans animaux (cellules en labo ou simulations ordinateur) ne peut reproduire fidèlement les symptômes musculaires de cette maladie rare. Seules les souris vivantes montrent la structure musculaire complète et les effets sur tout le corps. Ce modèle est donc indispensable pour comprendre la maladie et tester des traitements génétiques. Dans ce domaine, remplacer les animaux n’est pas encore possible.

Réduction

Le nombre d’animaux est minimisé par l’optimisation des schémas de croisement, qui repose sur des calculs génétiques permettant de limiter la production d’animaux excédentaires, ainsi que par le maintien d’un nombre de reproducteurs suffisant mais restreint (12 reproducteurs). Les animaux issus de ces croisements feront l'objet d'étude de phénotpage. Les animaux surnuméraires, de sexes ou de génotypes sans intérêt sont mis à mort rapidement selon les méthodes préconisées.

Raffinement

Les souris vivent dans des cages aérées et enrichies (nids, tunnels, gel alimentaire si elles ont du mal à se déplacer). Une surveillance quotidienne est faite dès la naissance et tout au long de leur vie. On limite à 6 portées maximum par femelle pour éviter la fatigue, avec un tri rapide des animaux en trop dès le sevrage (4 semaines) pour les regrouper par âge. Les manipulations sont rares et douces. En cas de signes de souffrance, on applique d’abord la grille de suivi clinique (Morton & Griffiths), des soins palliatifs (analgésie), et seulement en dernier recours la mise à mort si l’état ne s’améliore pas. Les tests invasifs sont faits dans une autre autorisation. le recours exclusif à des croisements hétérozygotes × sauvages constitue en soi une mesure de raffinement majeure, en excluant la production d'animaux homozygotes létaux et en limitant ainsi la sévérité globale du phénotype au sein de l’élevage.

Choix des espèces

La souris est l’espèce idéale pour étudier cette maladie musculaire rare car ses muscles fonctionnent comme ceux des humains. Nos souris mutantes reproduisent fidèlement la faiblesse musculaire progressive et les difficultés de mouvement observées chez les patients, contrairement aux vers ou aux cellules en boîte de culture. Les animaux sont utilisés jusqu’à 8 mois maximum (âge adulte reproducteur). Dès le sevrage (3 semaines), après identification génétique (7-10 jours), les souris normales et mutantes sont : • envoyées vers d’autres études de tests musculaires, • utilisées comme parents reproducteurs, • ou mis à mort si en trop (dès connaissance du profil génétique). Les souris mutantes commencent à se reproduire dès 7 semaines pour produire efficacement d’autres animaux de la même souche.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
Souris : 11500
Rats : 11500
Souffrances
▲ -
▲ 23000
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 23000

23 000 rongeurs, 11 500 souris et 11 500 rats, pour deux gestes de moins de trente secondes chacun : la pose d'une puce électronique et une biopsie de génotypage, l'une et l'autre sur rongeur éveillé, dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. L'élevage produit des lignées qui deviennent sourdes, spontanément ou par altération génétique, et qui serviront ensuite à étudier la surdité et à tester des traitements. Le porteur indique n'attendre aucun signe clinique particulier au-delà de la perte d'audition, et prévoit d'héberger seuls certains mâles jusqu'à sept jours "afin d'améliorer l'indice de productivité de la lignée". Le devenir déclaré compte les 23 000 rongeurs comme mis à mort, alors que le résumé les répartit entre expédition vers un autre établissement, utilisation sur place et mise à mort pour la gestion de l'élevage ou faute de "génotype d'intérêt".

Objectifs

La surdit?, alt?ration quantitative ou qualitative de l?acuit? auditive peut toucher une seule oreille, surdit? unilat?rale, ou les deux oreilles, surdit? bilat?rale et ?tre plus ou moins s?v?re. En fonction de leur s?v?rit?, les pertes auditives peuvent avoir des cons?quences variables sur la vie des patients : impacts n?gatifs sur l?acquisition du langage oral, sur l?apprentissage scolaires et le d?veloppement cognitif, cons?quences sur la vie sociale, d?clins cognitifs chez les personnes ?g?es pouvant conduire ? des alt?rations de la m?moire ou ? la survenue de d?mences? L?Organisation Mondiale de la Sant? (OMS) estime que 466 millions de personnes pr?sentent des troubles auditifs dans le monde. En France, environ 6 millions de malentendants sont recens?s soit 8 ? 10 % de la population. La surdit? affecte 6% des 15-24 ans et plus de 65% des 65 ans et plus. Bien que des traitements et chirurgies existent (aides auditives conventionnelles pour r?tablir la conduction a?rienne, aides en conduction osseuse, implants ?), l?audition, dans bien des cas, n?est pas totalement restaur?e. L?objectif de ce projet est d??lever des rongeurs mod?les pertinents pour l??tude de la surdit?. Ces mod?les peuvent d?velopper spontan?ment ou via des alt?rations g?n?tiques une perte d?audition. Les animaux issus de ces d?veloppements seront utilis?s afin d??tudier l?apparition et le d?veloppement de la surdit? mais ?galement de tester de nouveaux traitements. Ce projet et la proc?dure qu'il comporte seront mis en ?uvre sur notre Etablissement utilisateur 1 et sur notre Etablissement utilisateur 2.

Bénéfices attendus

L?identification des mutations spontan?es et l?am?lioration des outils permettant les manipulations g?n?tiques ont permis de cr?er et/ou d?identifier des mod?les animaux de diverses maladies humaines provoqu?es par l'expression qualitativement ou quantitativement anormale d'un g?ne, mod?les dont l'int?r?t pour la compr?hension de la pathologie humaine comme pour la mise au point d'?ventuelles th?rapeutiques est ?vident. Ces mod?les murins, au plus proche de la maladie humaine, sont donc tr?s pertinents pour l??tude de l?apparition et du d?veloppement de la surdit? mais ?galement le d?veloppement de traitements pharmacologiques.

Procédures

Une puce ?lectronique sera pos?e sur animal vigile afin de l?identifier. Une biopsie sera r?alis?e sur animal vigile afin de g?notyper l?ensemble des animaux obtenus. Chacune de ces interventions ne durera pas plus de 30 secondes. En r?gle g?n?rale, une seule puce et une seule biopsie suffisent pour identifier un animal et ?tablir son g?notype. Ces interventions pourront avoir lieu dans les deux ?tablissements utilisateurs.

Impact sur les animaux

Une douleur l?g?re ainsi qu?un l?ger stress peuvent ?tre induits lors du pr?l?vement de biopsies et de la pose associ?e d?une puce ?lectronique en vue de l?identification et du g?notypage de l?animal. En fonction des besoins et afin d?am?liorer l?indice de productivit? de la lign?e, il pourrait ?tre n?cessaire d?h?berger individuellement des m?les pour une p?riode ne d?passant pas 7 jours avant qu?ils soient pr?sent?s aux femelles afin de mettre en place des accouplements. Cela pourrait g?n?rer un stress l?ger. Au-del? de la perte d?audition en elle-m?me, il n?est pas attendu de signe clinique sp?cifique chez les animaux atteints de surdit? que cette derni?re soit totale ou partielle.

Devenir

Les animaux sont soit exp?di?s dans un autre ?tablissement utilisateur soit utilis?s dans notre ?tablissement (utilisation continue), soit mis ? mort pour la gestion de l'?levage (atteinte des points limites du ph?notype dommageable, pr?l?vement de gam?tes). Les animaux ne pr?sentant pas de g?notype d?int?r?t pour la poursuite du projet seront mis ? mort (pas d?autre utilisation possible).

Remplacement

Les projets exp?rimentaux comportent classiquement une phase d'?tude initiale in vitro qui permettent une s?lection initiale des propri?t?s pharmacologiques et qui permettent de valider certaines hypoth?ses permettant l'obtention de donn?es pr?liminaires et compl?mentaires. Les mod?les murins propos?s ne peuvent pas ?tre remplac?s par des m?thodes alternatives car une deuxi?me ?tape d'?tude n?cessite de consolider les r?sultats in vitro et valider ses hypoth?ses sur un mod?le in vivo. Le projet actuel ne peut pas ?tre envisag? sans ?tape in vivo donc sans mod?le animal ; en effet, avant de pouvoir envisager une ?tude clinique sur les patients souffrant de surdit?, il est n?cessaire de d?montrer que les mol?cules s?lectionn?es ont les effets pharmacologiques escompt?s et qu'elles ne pr?sentent pas d'effets toxiques majeurs.

Réduction

Les protocoles sont r?alis?s en fonction des besoins exp?rimentaux li?s ? l'utilisation de ces animaux apr?s exp?dition. Le nombre d?animaux est calcul? de mani?re ? utiliser le minimum d?animaux par groupe permettant l?obtention de r?sultats homog?nes. Par ailleurs, notre savoir-faire et nos donn?es historiques permettent d?utiliser le minimum d?animaux avec une optimisation de rendement pour des r?sultats robustes et reproductibles. Aucune approche statistique n?a ?t? r?alis?e.

Raffinement

En dehors de la d?ficience auditive elle-m?me, aucun signe clinique sp?cifique n?est attendu chez les animaux atteints de surdit?, qu?elle soit compl?te ou partielle. Les animaux seront ?valu?s sur leur aspect physique et leur comportement selon une grille d?observation indiquant les points limites. Les animaux aptes au transport seront livr?s d?un ?tablissement ? l?autre via un transporteur agr?? et en respectant le bien-?tre des animaux. Le transport entre les 2 EU prend moins d?une heure. Au cours de ce voyage, les animaux seront plac?s dans des colis munis de filtres (afin de maintenir leur statut sanitaire), de liti?re, d?aliment, d?enrichissement et d?hydrogel. Les animaux seront transport?s via des camions ventil?s et thermor?gul?s.

Choix des espèces

Le choix de l?esp?ce est conditionn? par les besoins scientifiques des projets. Les rongeurs sont des mod?les animaux simples ? ?lever, ? reproduire et ? entretenir en grand nombre ainsi qu?? manipuler et modifier g?n?tiquement comparativement ? d?autres esp?ces. Ils sont un mod?le de choix pour les ?tudes pr?cliniques en raison de leur petite taille, de leur courte gestation, de leur dur?e de vie et de la disponibilit? en r?actifs exp?rimentaux. Les g?nomes des souris et des rats sont bien caract?ris?s et tr?s comparables au g?nome humain. Enfin, la proximit? clinique entre les mod?les de rongeurs g?n?tiquement modifi?s et les maladies humaines fait de ceux-ci des mod?les de choix relativement robustes pour extrapoler les r?sultats et en tirer des r?sultats pertinents pour la pathologie humaine. L??ge des animaux est conditionn? par les objectifs scientifiques du projet. Les animaux seront h?berg?s dans nos locaux d?s leur naissance et jusqu?? leur envoi chez nos partenaires ou leur mise ? mort. Pour l??levage, les accouplements seront r?alis?s ? maturit? sexuelle. Au moment de l?exp?dition, l??ge varie en fonction des besoins. Les animaux pourront ?tre envoy?s ? nos partenaires d?s le sevrage ou avec leur m?re si les animaux ne sont pas encore sevr?s. Des femelles gestantes pourraient ?galement ?tre exp?di?es avant le dernier tiers de la gestation. Pour la collecte de sperme et d?ovules, des adultes matures sexuellement seront utilis?s.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
Souris : 2560
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 2560
Devenir
 -
 -
 -
 2560

Produire des souris qui développent avec l'âge une inflammation chronique de l'intestin, telle est la finalité de cet élevage, qui porte sur 2 560 souris dans des procédures d'un niveau de souffrance sévère. La seule intervention décrite est un poinçonnage de l'oreille sur souris vigile, en moins de trente secondes, pour génotyper une partie des reproductrices. La souffrance vient de la lignée elle-même : le porteur annonce de fortes diarrhées, des saignements rectaux, une déshydratation et une perte de poids importante en cas de forme sévère, avec une mobilité et un pelage altérés. Le devenir déclaré compte les 2 560 souris comme mises à mort, alors que le résumé indique qu'une partie est expédiée vers un autre établissement utilisateur avant l'expression du "phénotype dommageable", celles gardées pour la reproduction étant tuées avant 24 semaines.

Objectifs

Ce projet d?crit une proc?dure de l'?levage avec la prise en charge des animaux d?une lign?e de souris d?veloppant progressivement une inflammation chronique de l?intestin (colite). Ces souris sont un mod?le des Maladies Inflammatoires Chroniques de l?Intestin (MICI), qui incluent la maladie de Crohn et la colite h?morragique qui sont caus?es par un m?lange de facteurs g?n?tiques, environnementaux et li?s aux microbes pr?sents dans l?intestin. Normalement, le corps produit des substances qui aident ? limiter l?inflammation dans l?intestin. Dans notre mod?le de souris, cette mol?cule est absente, ce qui entra?ne une r?action excessive du syst?me immunitaire et une inflammation chronique du c?lon. De plus, des ?l?ments comme certains additifs alimentaires ou les antibiotiques peuvent aggraver cette inflammation en modifiant les microbes intestinaux. L?objectif de cet ?levage est de produire des animaux reproduisant la maladie observ?e chez l'homme. Ces animaux seront par la suite utilis?s dans des projets de recherche afin d'?tudier les maladies inflammatoires de l?intestin et, ? terme, aider ? la recherche sur ces maladies chez l?homme.

Bénéfices attendus

Ce projet va permettre ? l'?quipe de recherche et ? leurs partenaires d?avoir les souris n?cessaires pour mener leurs ?tudes sur les maladies inflammatoires chroniques de l?intestin (MICI). A long terme, ces souris aideront les chercheurs ? : mieux comprendre les maladies inflammatoires chroniques de l'intestin, identifier des marqueurs pour mieux la diagnostiquer, trouver de nouvelles fa?ons de traiter ces maladies, tester de nouveaux m?dicaments anti-inflammatoires et d??valuer leur efficacit? par rapport aux traitements d?j? disponibles pour les patients atteints de MICI.

Procédures

Afin de r?aliser le g?notypage, un poin?onnage de l?oreille sera effectu? apr?s l??ge de 14 jours. Cette m?thode consiste ? pr?lever sur animaux vigiles un petit ?chantillon de tissu sur la p?riph?rie du pavillon de l?oreille o? le tissu est le plus mince, ? l?aide d?un poin?on. Cette intervention n?est r?alis?e qu?une fois par animal et dure moins de 30 secondes. Seulement certains animaux utilis?s pour les croisements seront g?notyp?s.

Impact sur les animaux

Une partie des souris dans ce projet peuvent commencer ? d?velopper progressivement avec l??ge une inflammation de l?intestin. En cas de forme s?v?re, cela peut entra?ner de fortes diarrh?es, des saignements rectaux, une d?shydratation et une perte de poids importante. La mobilit? ainsi que l?apparence du pelage peuvent ?tre alt?r?es. Les souris reproductrices pourraient ressentir une l?g?re nuisance due au pr?l?vement effectu? pour le g?notypage (douleur l?g?re de courte dur?e).

Devenir

Une partie des animaux sera exp?di?e en d?but ou avant l?expression du ph?notype dommageable et utilis?e dans des projets de l??quipe de recherche dans un autre ?tablissement utilisateur. Une autre partie des animaux sera utilis?e pour l??levage dans notre ?tablissement. Les animaux utilis?s pour l??levage seront mis ? mort avant 24 semaines, pour limiter l??volution du ph?notype dommageable avec l??ge. Les animaux ayant atteint les points limites selon la grille d??valuation du bien-?tre animal seront mis ? mort.

Remplacement

L'utilisation d'animaux de laboratoire entiers est essentielle pour cette recherche, car les maladies inflammatoires chroniques de l?intestin (MICI) sont tr?s complexes. Elles impliquent plusieurs facteurs comme le syst?me immunitaire, les microbes intestinaux, la g?n?tique et l?environnement. Ces maladies affectent non seulement l?intestin mais aussi d?autres organes et provoquent une inflammation persistante dans tout le corps. Pour comprendre comment l?environnement et les microbes interagissent avec l?organisme, les souris sont le mod?le le plus adapt?. ? ce jour, il est impossible de recr?er ces interactions complexes en laboratoire par l'utilisation de m?thodes alternatives (par exemple, mod?les cellulaires), d?o? la n?cessit? d??tudier ces maladies sur des animaux vivants.

Réduction

Un nombre total de 2560 animaux au ph?notype dommageable est n?cessaire et comprend les animaux pour l??levage et les animaux n?cessaires pour l?exp?rimentation pour les projets scientifiques associ?s. La production des animaux sera planifi?e et suivie par l?exp?rimentateur et les zootechniciens de l??tablissement utilisateur afin de limiter le nombre d?animaux g?n?r?s au strict n?cessaire pour les besoins exp?rimentaux et l??levage. Le nombre de reproducteurs et la dur?e d?accouplements seront d?finies en amont de la mise en place des croisements. Ces param?tres seront d?finis en fonction des objectifs et des diff?rentes caract?ristiques connues des lign?es (taille de port?es, viabilit?, ph?notype, etc.). L'?levage sera suivi via le fichier de l'?levage. En fin de projet exp?rimental, l??levage sera arr?t? et le mod?le restera disponible cryoarchiv? dans notre ?tablissement.

Raffinement

Les conditions de l?h?bergement, le seuil de l??ge d?utilisation, les crit?res du suivi et les points limites ont ?t? d?finis afin de minimiser les nuisances. Tous les animaux mut?s de mani?re homozygote pour la modification g?n?tique et susceptibles de d?velopper le ph?notype dommageable ? partir de 5-6 semaines seront suivis ? partir de 3-4 semaines (sevrage) et ce jusqu'? leur envoi avant 6 semaines vers l??tablissement o? sera r?alis?e l?exp?rimentation (ou leur mise ? mort) : une ?valuation du bien-?tre animal sera r?alis?e en prenant en compte la pr?sence de diarrh?e, la pr?sence de saignements rectaux, l?apparence et la mobilit? de l?animal. En fonction de l??tat de l?animal, des mesures de raffinement seront mises en place selon les conseils de la v?t?rinaire et/ou la SBEA (disponibilit? de la nourriture directement dans la cage, mise ? disposition d?une solution de r?hydratation g?lifi?e, augmentation de la fr?quence du suivi avec la pes?e d?animaux). Les points limites pr?coces et sp?cifiques pour les signes cliniques de l?inflammation de l?intestin ont ?t? d?finis. Si, malgr? le raffinement mis en place, un point limite est atteint, l?animal sera imm?diatement mis ? mort. Dans le cas o? les animaux homozygotes ne sont pas transf?r?s pour l?exp?rimentation, ces derniers seront utilis?s pour l??levage et mis ? mort avant 24 semaines (pour limiter les nuisances li?es ? la progression de la maladie avec l??ge).

Choix des espèces

Les souris sont souvent utilis?es pour ?tudier les maladies inflammatoires chroniques de l?intestin (MICI), car elles permettent de mieux comprendre les liens entre l?alimentation, l?environnement, les microbes intestinaux et l?intestin lui-m?me. Dans ce projet, nous utilisons une lign?e de souris qui ne produit pas une prot?ine cl? entra?nant ainsi une inflammation intestinale ressemblant ? une colite h?morragique chez l?humain. Ce mod?le g?n?tique de la maladie n?existe que chez la souris. Les souris seront utilis?es pour les croisements d?s l??ge de 7-8 semaines (maturit? sexuelle) et ce jusqu?? 24 semaines, pour limiter l?expression du ph?notype dommageable qui progresse avec l??ge. Le ph?notype dommageable de colite est susceptible d'appara?tre ? partir de l'?ge de 5-6 semaines, mais dans l??levage de l?EU du chercheur seulement 5% d?animaux sont concern?s ? cet ?ge. Les animaux envoy?s pour exp?rimentation auront ainsi un ?ge de 4-6 semaines pour limiter et potentiellement ?viter l?expression du ph?notype dommageable avant l?envoi.

Élevage de souris immunodéficientes

(NTS-FR-109394v1 – 05/08/2026)
  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche fondamentale
    • Organes sensoriels
Souris : 566
Souffrances
▲ -
▲ 566
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 566

Pour fournir des souris immunodéficientes à d'autres projets, 566 souris vont être élevées dans des procédures classées en souffrance légère, sans intervention autre que la naissance et l'entretien d'une lignée dont le phénotype est déclaré dommageable. L'absence d'une partie de leur système immunitaire les expose à un risque accru d'infection, ce à quoi le porteur répond par une litière et un aliment irradiés et des changes sous hotte stérile. Les reproducteurs sont tués à dix mois d'âge, après huit mois d'accouplement au plus, pour être remplacés par des souris plus jeunes et fécondes. Le devenir déclaré porte 566 morts, alors que le résumé indique que les petits issus de ces accouplements sont transférés vers une autre animalerie, entre sept et vingt-quatre semaines, pour y être inclus dans des procédures expérimentales.

Objectifs

Ce projet consiste à élever une lignée murine immunodéficiente afin de générer les animaux nécessaires a la réalisation de plusieurs projets scientifiques. Ces souris possèdent une mutation génétique qui conduit à l’absence d’une partie du système immunitaire dans l’organisme. L’intéret d’utiliser de tels animaux immunodéficients dans des études scientifiques en immunologie est majeur. L’étude de la manière dont les modèles de dégénérescence rétinienne, y compris la dégénérescence maculaire liée à l’âge, sont affectés par les changements dans le système immunitaire) est importante pour améliorer notre compréhension de l’étiologie de la maladie et pour découvrir des interventions thérapeutiques potentielles.

Bénéfices attendus

L’utilisation de ce modèle immunodéficient permet de mieux comprendre le rôle de différents sous-ensembles du système immunitaire dans les dégénérescences rétiniennes, notamment la dégénérescence maculaire liée à l’âge. Les systèmes immunitaire et visuel de la souris sont très similaires à ceux de l'humain. Une meilleure compréhension de la maladie chez les modèles murins pourrait donc améliorer notre compréhension des maladies rétiniennes chez l'humain et ouvrir la voie à de nouveaux développements thérapeutiques potentiels.

Procédures

Les animaux ne seront pas soumis à une intervention mais il s'agit d'un projet d'élevage dont le phénotype des animaux est considéré comme dommageable.

Impact sur les animaux

Les animaux ici en élevage présentent une immunodéficience acquise ce qui implique un risque accru aux infections.

Devenir

Quelques animaux seront mis en accouplement dans ce projet d’élevage. Après 8 mois maximum en accouplement soit à 10 mois d’âge, les animaux seront euthanasiés afin de renouveler les accouplements avec des animaux plus jeunes et féconds. Les animaux issus de ces accouplements seront inclus dans d’autres protocoles expérimentaux dans le cadre d’une utilisation continue. L’inclusion des animaux dans un projet expérimental interviendra entre 7 et 24 semaines d’âge.

Remplacement

Le modèle animal est indispensable pour étudier le rôle du système immunitaire lors de la dégénérescence rétinienne, dans différents contextes pathologiques. Les organes et les réponses immunitaires étudiés sont complexes et il n’est pas possible de recréer in vitro la complexité d’un organisme entier avec tous les acteurs cellulaires entrant en jeu.

Réduction

566 animaux seront utilisés dans le cadre ce de projet d’élevage. Ces animaux seront inclus dans un projet en cours (qui ne nécessite aucune expérimentation in vivo) et dans un projet in vivo. La méthode de calcul (nombre d’accouplements, nombre de portées et nombre de petits par portée) a été effectuée grâce aux données de notre logiciel de gestion d’animaux. Le nombre d’animaux nécessaires aux projets expérimentaux ont été établis grâce à notre expérience avec des projets précédents afin d’obtenir des résultats significatifs. Le nombre d’accouplement sera suffisant et nécessaire pour la production des animaux et toujours maintenu au strict nécessaire pour éviter un surplus d’animaux qui ne serait pas utilisés. Si cette lignée de souris n’est pas nécessaire pendant une période prolongée, la reproduction sera suspendue ; dans ce cas, soit la lignée sera cryoconservée, soit de nouveaux fondateurs seront commandés lorsque la lignée sera à nouveau nécessaire.

Raffinement

Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation. Les animaux sont hébergés avec leurs congénères en portoirs ventiles avec un système d’abreuvement automatique et un accès ad libitum à la nourriture et l’eau. Le milieu est enrichi avec 2 types d’enrichissement pour toute la durée de l’élevage : croquettes au fond de la cage pour la mastication et les comportements de recherche de nourriture et lambeaux de papier kraft pour la nidification changé toutes les semaines. Pour protéger les animaux immunodéficients, le change des animaux s'effectue sous hotte de change en conditions stériles et la litière et l'aliment sont irradiés. Les contrôles sanitaires sont réalisés tous les trimestres. Les animaux seront examinés quotidiennement par le personnel qualifié de l’animalerie. Une mise en place d’étiquettes au niveau des cages permet d'assurer un meilleur suivi (note d’observation au cas de blessure, présence de souris gestante ou naissance). La douleur et le stress sont réduits au minimum grâce à des soins adaptés et à une surveillance attentive. Tout signe classique de détresse ou douleur (posture, pelage, oreilles, comportement exploratoire, etc.) entrainera soit un soin adapté si possible (en concertation avec la structure chargée du bien-etre animal et le vétérinaire) soit l’euthanasie l’animal.

Choix des espèces

La souris est le modèle le plus utilité pour les études dans le domaine de l’immunologie car son système immunitaire est proche de celui de l’Homme. Les animaux utilisés pour les accouplements pourront être mis en duo ou trio à partir de 8 semaines d’âge, âge de bonne maturité sexuelle. Les accouplements seront renouvelés au maximum tous les 8 mois, soit lorsque les animaux seront âgés de 10 mois. Les animaux utilisés pour l’élevage seront donc euthanasiés au maximum à 40 semaines (8 semaines, additionnées de 32 semaines d'accouplements). Au-delà, les animaux sont vieillissants et voient leur reproduction décroitre. Les animaux issus des accouplements seront quant à eux transférés vers une autre animalerie pour être inclus dans des procédures expérimentales entre 7 et 24 semaines d’age.