Production de routine
- Conservation des espèces
- Enseignement supérieur et formation professionnelle
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Protection de l’environnement
- Recherche appliquée
- Recherche fondamentale
- Tests réglementaires
Maintien de la souche Toxoplasma
- Production de routine
- Tests réglementaires
Le nombre de souris utilisées chaque année dépend, selon le porteur, des "prévisions de vente de nos tests diagnostiques" de la toxoplasmose. 2 500 souris vont être utilisées en cinq ans, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacune reçoit dans le péritoine une injection de Toxoplasma gondii, qui s'y multiplie pendant trois jours, avec poil hérissé, baisse d'activité, perte de poids et parfois abdomen distendu ou posture voûtée. Les souris sont ensuite tuées par dislocation cervicale, et les parasites récoltés par lavage de leur cavité péritonéale entretiennent la souche d'où l'établissement tire l'antigène qu'il vend.
Objectifs
Le diagnostic de la toxoplasmose, notamment chez la femme enceinte, repose sur l’utilisation d’un antigène toxoplasmique. Cet antigène est obtenu à partir de la culture du parasite Toxoplasma gondii. Le recours à des animaux permet de préserver les caractéristiques biologiques de la souche parasitaire avant sa multiplication en conditions in vitro. La quantité de souris utilisée chaque année dépend directement du volume d’antigène nécessaire, lui‑même lié aux prévisions de vente de nos tests diagnostiques. Ce projet a déjà fait l’objet d’une autorisation réglementaire.
Bénéfices attendus
Cette culture permet la production d'un antigéne Toxo utilisé dans le diagnostic de la toxoplasmose chez la femme enceinte.
Procédures
Les animaux subiront une seule injection. celle ci consiste à introduire les parasites (tachyzoïdes) dans le péritoine Injection de 0.5ml de cette solution en IP (intra péritonéale). l'animal est placé en stabulation durant 3jours. La récolte des tachyzoides se fait sur les animaux préalablement euthanasiés (dislocation cervicale)
Impact sur les animaux
Effets liés aux manipulations : stress transitoire lié à la contention et douleur brève et légère au moment de l'injection intrapéritonéale. Rarement, une réaction inflammatoire locale ou une lésion d'un organe abdominal liée au geste d'injection. Ce risque est limité par un personnel formé et par l'utilisation d'aiguilles de petit calibre. Effets liés à l'infection : la multiplication des toxoplasmes dans la cavité péritonéale entraîne une réponse inflammatoire et immunitaire. Sur la durée du protocole (3 jours maximum), elle peut se traduire par des signes cliniques débutants et d'intensité modérée : poil hérissé, légère baisse d'activité, diminution de la prise alimentaire et légère perte de poids. Dans certains cas, on peut aussi observer un début de distension abdominale ou une posture voûtée. Ces signes restent limités grâce à la durée très courte de l'infection. Les animaux sont euthanasiés avant l'apparition des signes plus marqués associés aux stades avancés de la toxoplasmose aiguë. Maîtrise des effets : les animaux sont observés au moins une fois par jour à l'aide d'une grille de score clinique (aspect du pelage, posture, activité, poids). Tout animal qui atteint un point limite est euthanasié sans délai (cf. § points limites). La récolte du parasite se fait post mortem. L'ensemble de ces mesures maintient la sévérité à un niveau modéré.
Devenir
Notre protocole d'amplification des Tachyzoide est de 3 jours. À l'issue de la procédure, tous les animaux sont euthanasiés. Il s'agit d'une procédure terminale par nécessité d'une récolte post mortem : les tachyzoïtes sont récoltés par lavage de la cavité péritonéale, un geste qui ne peut être réalisé que sur un animal mort.
Remplacement
L’optimisation du protocole de production des tachyzoïtes a consisté à conserver uniquement la phase de stimulation du parasite (« boost »). Cette approche permet de remplacer partiellement la procédure in vivo, la suite de la production étant désormais réalisée in vitro.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés chaque année est estimé à environ 500 souris, soit 2 500 animaux sur cinq ans. Leur utilisation permet de préserver les caractéristiques biologiques de la souche de Toxoplasma gondii avant sa multiplication en culture in vitro. La quantité de souris nécessaire annuellement dépend directement du volume d’antigène toxoplasmique requis, lui‑même lié aux prévisions de vente de nos tests diagnostiques.
Raffinement
Les conditions d'hébergements des souris satisfont au principe de raffinement avec l'utilisation de cages adaptées avec un enrichissement de leur environnement (type copeaux de bois de résineux). Une surveillance quotidienne des animaux est mise en oeuvre par un personnel habilité. Il s’agit d’un protocole modéré n’induisant aucune modification de la physiologie animale (procédure courte, pas de production d’ascite, récolte post mortem).
Choix des espèces
Le modèle souris (Hôte intermédiaire et mammifère) est utilisé pour sa facilité de manipulation Les animaux utilisés sont âgés au minimum de 8 semaines (souris adultes). A ce stade, les souris sont assez robustes pour supporter l'injection des parasites sans mortalité en cours d'expérimentation. Les animaux à réception sont identifiés via un code interne Bio-Rad, un fournisseur et un numéro de lot permettant ainsi la traçabilité à chaque moment du protocole.
Etudes de toxicologie réglementaire chez le chien
- Production de routine
- Recherche appliquée
- Toxicologie (hors obligations réglementaires)
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
- Toxicologie et autres tests de sécurité
Évaluer la toxicité de plus d'une centaine de candidats médicaments avant leur premier essai chez l'humain occupe 2 340 chiens, dans des procédures d'un niveau de souffrance léger à modéré. Ils reçoivent le produit par voie orale, intramusculaire, sous-cutanée ou intraveineuse, le plus souvent chaque jour, au fil d'études qui durent d'un jour à 52 semaines, et peuvent subir jusqu'à une vingtaine d'interventions par semaine, prélèvements sanguins compris. Certains portent un émetteur de télémétrie implanté chirurgicalement pour enregistrer leurs paramètres cardiovasculaires, et peuvent être mis à mort quand la durée de vie de cet émetteur arrive à échéance. Sur l'ensemble, 2 112 chiens sont tués, le plus souvent pour l'analyse histopathologique de leurs organes, et 228 sont réutilisés dans une autre étude quand le vétérinaire juge leur état clinique compatible avec un nouveau composé.
Objectifs
Dans un cadre réglementaire, le projet réalisé vise à permettre l'évaluation du potentiel toxique d'un candidat médicament ainsi que l'évaluation de ses paramètres pharmacocinétiques (absorption, distribution, métabolisme et élimination), pharmacodynamiques et de biodistribution dans le cadre de son développement préclinique. Cette évaluation chez une espèce non-rongeur est indispensable pour chaque nouveau candidat médicament avant de démarrer les essais cliniques chez l'homme, et avant toute autorisation de mise sur le marché. Ce projet permet également d’évaluer la tolérance/sécurité du candidat-médicament dans l’espèce cible dans le cadre du développement du médicament vétérinaire. Il est estimé que plus d’une 100aine de candidats médicaments seront évalués dans ce projet.
Bénéfices attendus
Le développement de composés pharmaceutiques requiert des explorations in vivo chez une espèce non-rongeur ainsi que des études réglementaires à proprement parler. Ces études peuvent être demandées par les autorités réglementaires, pour affiner ou mettre en place des conditions expérimentales, ou pour répondre à des questions de sécurité. Ces études peuvent donc servir à affiner les expériences en amont des études réglementaires qui devront être réalisées par la suite, en permettant de limiter le nombre global d'animaux utilisés dans le développement d'un produit. Elles peuvent aussi directement contribuer à assurer la sécurité non-clinique des médicaments en comprenant mieux leurs mécanismes. La réalisation de ce projet est indispensable à la réalisation de la première administration chez l'Homme.
Procédures
Traitements répétés : Les animaux sont traités, par différentes voies (principalement orale et injection intramusculaire, sous-cutanée ou intraveineuse) le plus souvent de façon journalière, hebdomadaire ou mensuel (pour des composés biologiques), avec le candidat médicament. La durée des administrations est généralement rapide (quelques secondes à quelques minutes) et peut atteindre 3 heures maximum, dans le cas de perfusions intraveineuses. La durée des études peut être courte (un jour) ou longue (en général de 1, 3 ou 6 mois voire 52 semaines pour les études règlementaires). Des prélèvements sanguins (sur animal vigile ou sous anesthésie) et recueils urinaires sont également possibles pour bilan hémato-biochimique, pharmacocinétique/pharmacodynamie ou biodistribution ou hormonal par exemple ; ils sont réalisés à une fréquence et aux volumes conformes aux recommandations éthiques en vigueur. Tout prélèvement dépassant ces recommandations devra être justifié et fera l'objet d'une réévaluation (balance bénéfice/ contrainte pour l'animal) en amont du démarrage de chaque étude. La manipulation des animaux durant les interventions est généralement inférieure à 1 heure par animal par jour (en considérant, par exemple, une journée avec 1 administration + 6 prélèvements sanguins soit environ 30 min). Jusqu’à une vingtaine d’interventions peuvent être réalisées par animal et par semaine (en considérant, par exemple, une administration quotidienne et 12 prélèvements sanguins dans la semaine). Une mise en diurèse, n’excédant pas 16h, est aussi possible.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables ou nuisances attendus correspondent essentiellement : - aux effets pharmacologiques du produit administré, - à l’inconfort lié aux procédures (prélèvements, administration répétée), - aux effets systémiques (ex : pertes de poids, baisse de consommation alimentaire) qui peuvent être observés, - à la sédation/anesthésie générale requises pour certaines procédures (prélèvements de biopsie, implantations chirurgicales d’émetteurs de télémétrie), - à la chirurgie (par exemple pour implanter un emetteur de télémétrie pour l’enregistrement des paramètres cardiovasculaires) et aux effets indésirables post-opératoires éventuels, - conditions d’hébergement en individuel quand requis par les procédures (ex : pour suivre la consommation alimentaire individuelle). L’hébergement individuel ne peut excéder 4h par jour. Les seules exceptions sont pour la collecte d’urine sur la nuit (sur une période de 16h maximum) et pour les enregistrements des paramètres cardiovasculaires (sur une période de 26h selon la technologie utilisée).
Devenir
Procédure 1 : études préliminaires Les animaux impliqués dans ce type d’études peuvent être ré-utilisés dans une étude si aucune analyse histopathologique n’est requise en fin d’étude, que le type de composé testé est compatible avec une réutilisation de l’animal, et que leur état clinique le permet, après évaluation par le vétérinaire. Dans ce cas, les animaux sont remis dans leur lieu d'hébergement habituel. Des animaux utilisés avec suivi de télémétrie lors de ces études peuvent être euthanasiés en fin de procédure si la durée de vie de l’émetteur implanté arrive à échéance. Procédure 2 : Étude de toxicologie subchronique (2 à 4 semaines) et chronique (13 à 52 semaines) chez le chien Les études de toxicologie règlementaire incluent généralement une analyse histopathologique pour évaluer les potentiels effets toxiques sur les organes et tissus. Les animaux sont euthanasiés à l’issue de la procédure. Procédure 3 : Evaluation des fonctions cardiovasculaire et respiratoire chez le chien conscient par télémétrie Les animaux de la procédure 3 sont ensuite utilisés dans les procédures 1 et 2. Leur finalité relève des procédures 1 et 2. Procédure 4 : -Les animaux impliqués dans ce type d’études peuvent être ré-utilisés dans une étude si aucune analyse histopathologique n’est requise en fin d’étude, que le type de composé testé est compatible avec une réutilisation de l’animal, et que leur état clinique le permet, après évaluation par le vétérinaire. Dans ce cas, les animaux sont remis dans leur lieu d'hébergement habituel. -En parallèle des prélèvements sanguins, réalisés au cours de l’étude, l’évaluation de la pharmacocinétique, de la pharmacodynamie et de la biodistribution, peut nécessiter des euthanasies intermédiaires et/ou terminale afin d’effectuer des prélèvements tissulaires et/ou une analyse histopathologique selon les différents temps de prélèvements définis dans l’étude. Ceci pour permettre l'évaluation de l'exposition du composé ou des composés dans le tissu cible, et /ou pour évaluer les potentiels effets toxiques sur les organes et tissus, respectivement. Dans ce cas, les animaux seront euthanasiés en fin d’étude.
Remplacement
L’évaluation de la toxicité ainsi que l’évaluation de la pharmacocinétique et de la pharmacodynamie de candidats médicaments selon les règlementations en vigueur nécessite encore l’utilisation d’animaux, et ces études ne peuvent pas être réalisées in vitro. Il n'existe pas encore de méthode alternative in vitro pour mettre en évidence certains effets, et pour ce type de procédures de traitement identiques à celles utilisées chez l'homme ou chez l’animal (produit vétérinaire), en raison notamment de la complexité que représente un organisme vivant, et en particulier des réponses immunitaires et des différentes phases d’absorption, de métabolisme, de distribution et d’élimination du/des composé(s).
Réduction
Le nombre d'animaux par groupe est le minimum permettant une analyse statistique fiable, conformément aux recommandations des lignes directrices. En se basant sur des tests statistiques, comprenant a minima des tests de normalité, d’analyse de la variance et tests comparant les moyennes des groupes. Le nombre d’animaux utilisés est le minimum possible en fonction de ces considérations et des objectifs de l’étude. En incluant dans une même étude (i.e. sur les mêmes animaux), l’évaluation toxicologique et l’évaluation des paramètres de pharmacologie de sécurité, le nombre d’animaux utilisés est très nettement réduit. Dans le cadre d’une évaluation de la pharmacocinétique et de la pharmacodynamie en étude indépendante, le nombre d'animaux par groupe est très variable en fonction du design de l’étude et du nombre de doses testées. En effet, des animaux des deux sexes seront utilisés uniquement pour permettre l'évaluation de l'effet du sexe sur les paramètres pharmacocinétiques et pharmacodynamiques et sur la biodistribution. Par ailleurs, il peut y avoir une comparaison avec des composés de référence, un criblage de plusieurs produits, etc… Mais le nombre d’animaux par groupe correspondra au minimum permettant une analyse statistique fiable, conformément aux recommandations des lignes directrices (ICH S3 M2, ICH S3). Afin de limiter le nombre d'animaux utilisés, certains animaux peuvent être utilisés plusieurs fois pour tester différents produits à condition de respecter une période de repos et sous réserve de l'avis favorable du vétérinaire sanitaire.
Raffinement
L'état général des animaux est surveillé quotidiennement à plusieurs reprises. L’attention portée aux animaux et leur surveillance clinique sont adaptées aux études, en tenant compte des points limites éthiques établis par procédure. Les paramètres suivants sont contrôlés régulièrement (selon les signes attendus) afin d’évaluer l’état de santé des animaux. Tout symptôme est signalé au Directeur d’étude et au vétérinaire. pour application des points limites (ex. en cas de plaie et/ou douleur, possibilité de traitement avec un cicatrisant cutané local et/ou un anti-inflammatoire, un antibiotique). D’autres traitements peuvent être mis en place suivant les recommandations des vétérinaires, selon les observations, conditions d’expérimentation. Des points limites sont définis pour envisager les situations où il s'avère nécessaire d'arrêter le traitement ou d'euthanasier précocement un animal. Une attention est portée à l'enrichissement environnemental (ex. types de jeux, nourriture, renforcement positif, habituation suffisante aux procédures, …). L’aménagement des box avec des rampes, plateformes, une communication entre les box permet aux animaux d’exprimer les comportements physiologiques et activités qu’ils auraient dans leur habitat naturel, tel que courir, grimper et sauter. Des séances de caresses et/ou de sociabilisation peuvent également être effectuées. L’hébergement est groupé permettant les interactions sociales entre congénères, mais individuel si dicté par l’objectif de l’expérimentation ou en cas d'incompatibilité sociale ou si l’état de l’animal l’exige. La justification scientifique de l'hébergement individuel doit être apportée et des éléments d'enrichissement supplémentaires sont utilisés (ex. jeux, contacts humains plus fréquents). L’évaluation des paramètres de pharmacologie de sécurité est effectuée par télémétrie, permettant l’obtention de données fiables, sur des périodes de temps prolongées, et avec des contraintes sur l’animal minimisées. L'évaluation pharmacocinétique et pharmacodynamique d'un ou de plusieurs composés administrés se fait généralement à des doses pharmacologiques (donc faibles et similaires à celles utilisées chez l'Homme) et avec l'ensemble des voies administrations utilisées chez l'homme ou l'animal pour les produits vétérinaires.
Choix des espèces
L’évaluation de la toxicité et la sécurité de candidats médicaments (pour la santé humaine et animale), selon les règlementations en vigueur nécessite encore l’utilisation d’animaux, une espèce rongeur et une espèce non-rongeur. Ce projet décrit ces études pour l’espèce chien. Les études sont menées en fonction de ce qui est prévu ensuite chez l’Homme (mode d’administration, durées de traitement…). Pour les médicaments vétérinaires, les études sont généralement à réaliser dans l’espèce cible, telle que le chien, compte tenu de la spécificité de chaque espèce animale. L'évaluation de la toxicité d'un candidat médicament ne peut pas être réalisée in vitro. Il n'existe pas de méthode alternative in vitro pour ce type de procédures de traitement identiques à celles utilisées chez l'homme (ou chez le chien pour les produits vétérinaires destinés à cette espèce), en raison notamment de la complexité que représente un organisme vivant. Les chiens sont usuellement âgés de 4 à 9 mois au début de l'étude. Des animaux plus jeunes, mais sevrés (à partir de 8 semaines), de même que des animaux adultes plus âgés (12 à 24 mois) peuvent être utilisés, pour que les animaux d’études soient représentatifs de la population cible.
Utilisation d’animaux à des fins de production réglementée pour la production de sérums rongeurs utilisés comme réactifs par les laboratoires dans le cadre de contrôles in vitro
- Production de routine
- Tests réglementaires
Rats : 50
Cochons d'Inde : 50
Hamsters dorés : 50
Produire du sérum sanguin servant de réactif aux laboratoires : 350 rongeurs, soit 200 souris, 50 rats, 50 cobayes et 50 hamsters dorés, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, tous tués à la fin de chaque campagne pour récolter le plus de sérum possible. Chacun reçoit une ou deux injections d'antigène ou de vaccin sans anesthésie, à trois ou quatre semaines d'intervalle, subit un ou deux prélèvements sanguins puis un prélèvement terminal sous anesthésie. Des nodules peuvent apparaître chez les rats et les cobayes. Le nombre d'individus utilisés ne repose sur aucun calcul : il est "fixé par les laboratoires en fonction de leurs besoins", et le porteur écrit qu'il n'est "actuellement pas possible de le réduire".
Objectifs
Ce projet a pour objectifs : - la production de réactifs sériques (anticorps polyclonaux) nécessaires aux laboratoires pour effectuer et valider les tests in vitro, et ainsi limiter le nombre d’animaux utilisés dans les procédures de contrôles qualité ayant pour but la libération d’un lot pharmaceutique. Ces tests sont effectués sur espèces rongeurs, il n’existe actuellement pas de modèle in vitro alternatif. - être en adéquation avec les exigences réglementaires du dossier d’autorisation de mise sur le marché (AMM).
Bénéfices attendus
Les campagnes de production de serum sont demandées par les laboratoires selon leurs stocks et leur permettent la réalisation des contrôles in vitro. Environ 1 campagne sur les 5 ans sur les espèces rat, cobaye et hamster et 3 à 4 campagnes sur les 5 ans sur l'espèce souris. Ceci permet la libération de milliers de vaccins qui protègent efficacement les animaux contre les maladies infectieuses améliorant directement la qualité sanitaire des élevages. Ces tests permettent la mise en place de méthodes alternatives.
Procédures
1 à 2 administrations de produits (antigène ou vaccin), en sous cutanée ou intrapéritonéale ou intramusculaire (en fonction des techniques) à 3, 4 semaines d'intervalles sur animal vigile. L'acte est inférieur à 1 minute. 1 à 2 prélèvements sanguin sur animal vigile. L'acte est inférieur à 1 minute. 1 prélèvement terminal sur animal anesthésié. L'acte est inférieur à 1 minute.
Impact sur les animaux
Les animaux peuvent subir une douleur légère de courte durée dû aux administrations et aux prélèvements. Des nodules peuvent apparaitre chez les rats et les cobayes
Devenir
Tous les animaux sont euthanasiés à la fin de la production afin de récolter un maximum de sérum
Remplacement
La réalisation des contrôles in vitro nécessite la production de sérums (anticorps polyclonaux) qui sont utilisés comme réactifs dans des tests de contrôle. Actuellement, cette production est possible uniquement dans un modèle in vivo. Aucun modèle in vitro alternatif n’a pu être mis au point pour la production d’anticorps polyclonaux.
Réduction
Le nombre d’animaux est fixé par les laboratoires en fonction de leurs besoins et du type de réactifs nécessaire. Il n’est actuellement pas possible de le réduire.
Raffinement
Une période d’acclimatation de 2 jours minimum est requise pour les rongeurs. Les animaux sont observés quotidiennement. Des analgésiques sont prévus en cas d'apparition de nodules douloureux. Les prélèvements terminaux s'effectuent sous une anesthésie profonde. Des géloses hydratantes sont introduites suite aux prélèvements submandibulaires chez la souris. Des points limites sont définis en cas de dégradation de l'état de santé des animaux. Les conditions d’hébergement varient selon l’espèce et l’âge des animaux pour maximiser leur confort et leur bien-être. Le personnel est compétent pour identifier les cas pour lesquels l’animal n’est plus dans sa zone de confort. Tous les animaux sont hébergés en groupe. Des enrichissements du milieu ont été mis en place dans les hébergements. La Structure du Bien-Etre Animal (SBEA) garantit l’amélioration des techniques de soins et des conditions de vie pour les animaux.
Choix des espèces
Les réactifs produits sont spécifiques et liés à l’espèce. Rongeurs : 4 à 10 semaines
Production d’ascite sarcome TG180 chez la souris
- Production de routine
- Tests réglementaires
10 831 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, chacune servant à fabriquer environ 1 100 tests de diagnostic, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque souris reçoit une injection de cellules de sarcome TG180, puis développe pendant quatorze jours une ascite abdominale qui lui fait prendre jusqu'à 50 % de son poids initial, avant d'être tuée pour que ce liquide soit prélevé. Le porteur compare cet état à une gestation, indique que les souris continuent à se toiletter, à se déplacer et à se nourrir, et écrit que la méthode ne demande pas d'analgésie du fait de son caractère "peu invasif". Douze références de réactifs marqués CE dépendent de cette production, et le porteur écrit que certaines ont déjà pu être produites in vitro, ce qui a divisé par deux le nombre de souris utilisées, l'arrêt complet restant conditionné au rythme des autorisations de commercialisation des nouveaux produits.
Objectifs
L’ascite de souris sarcome TG 180 est utilisée dans la production de 12 références de tests de diagnostic in vitro de pathologies humaines à forte mortalité ou graves conséquences parmi lesquelles nous retrouvons la toxoplasmose, les troubles thyroïdiens, différents cancers, l’anémie, des bilans hormonaux, des marqueurs d’allergies respiratoires… Tous les réactifs concernés sont marqués CE conformes à la directive européenne.
Bénéfices attendus
Ces tests de diagnostics sont basés sur une méthode immuno-enzymatique, reposant sur la capacité d’un anticorps à reconnaître et à se lier spécifiquement à une molécule appelée alors antigène. Ces principes immunologiques sont exploités pour révéler une molécule d’intérêt présente dans l’échantillon du patient grâce à un/des anticorps spécifique(s) présent(s) dans le réactif. Une souris permet la fabrication d’environ 1100 tests de diagnostic. L’ascite TG180 de souris est utilisée pour éliminer des réactions non-spécifiques éventuellement dues à la présence d’anticorps anti-souris dans l’échantillon du patient et pouvant amener à un faux résultat.
Procédures
Une injection sur souris vigile d’une durée 15 secondes maximum Un prélèvement sur animal préalablement euthanasié.
Impact sur les animaux
L’injection de cellules à des souris de 30g, provoque la production d’ascite après 14 jours d’incubation, avec une prise de poids n’excédant pas 50% du poids initial. Cette production provoque un inconfort comparable à une gestation. Toutefois les souris continuent à se toiletter, à se déplacer, à se nourrir, à boire ou à interagir.
Devenir
L’ensemble des animaux est euthanasié en vue de prélever leur ascite. En aucun cas ce prélèvement s’effectue sur animal vigile.
Remplacement
Le redéveloppement de ces tests de diagnostic nécessite de définir les matières de substitution, sans compromis aucun sur la qualité des tests, en maintenant donc les performances des tests à leur niveau actuel. Il s’agit là d’un programme d’innovation s’étendant sur des années. La réduction de l’utilisation du nombre de souris sera donc progressive et fonction du rythme d’obtention des autorisations de commercialisation des nouveaux produits dans les pays où ils seront commercialisés.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisé est calculé au plus juste suivant les besoins nécessaires pour la fabrication de l’ensemble des kits dans lesquels rentrent le produit. Dans le passé un gros travail de sélection des souches, visant à sélectionner des souches les plus productives avec un niveau de qualité supérieur, a été effectué permettant d’avoir aujourd’hui une productivité optimisée et constante. Ce travail a permis, au fil du temps de diminuer le nombre d’animaux utilisés pour le même volume de produit. L’ascite entre dans la composition de nombreux kits de dépistage de maladie humaine. Aujourd’hui certaines références ont pu être produites in-vitro permettant de s’affranchir de l’utilisation de ce produit. Cette avancée a permis de diviser par deux le nombre d’animaux utilisés. Les essais vont continuer dans cette voie afin de diminuer voire arrêter cette production dans le futur.
Raffinement
Les souris réceptionnées sont acclimatées à leurs nouvelles conditions d’hébergement pendant 14 jours Les animaux sont hébergés sur litière sciure. Des lanières cartons sont introduites dans chaque caisse permettant aux souris de construire un nid. Un tunnel en PVC est également placé dans les caisses permettant aux souris de se cacher. Tous ces éléments assurent l'enrichissement du milieu. Un suivi quotidien et individuel permet en cas d’apparition de signe clinique lors du protocole, l’application de points limites prédictifs adaptés afin de limiter toute souffrance animale. Cette méthode ne nécessite pas de recours à l’analgésie du fait de son caractère peu invasif. Une observation attentive des animaux n’a pas montré d’altération significative du comportement des animaux, mais plus un inconfort lié à la prise de poids du fait de la production d’un volume conséquent d’ascite, comparable à un état de gestation.
Choix des espèces
La spécificité d’espèce est requise car la fonctionnalité de ces anticorps est de neutraliser les interférences anti souris présentes dans les échantillons humains. Les animaux utilisés sont des souris de 21-39g. La spécificité d’espèce est requise car la fonctionnalité de ces anticorps est de neutraliser les interférences anti souris présentes dans les échantillons humains.
Production de matrices biologiques canines : sang, sérum, plasma et urine.
- Production de routine
- Tests réglementaires
Produire du sang, du sérum, du plasma et de l'urine de chien pour des laboratoires et des fabricants de kits de diagnostic : 200 chiens vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chacun subit soit un prélèvement pouvant atteindre 15 % de son volume sanguin circulant, suivi de quatre semaines de récupération, soit une ponction d'urine par cystocentèse, aiguille introduite dans la vessie sous anesthésie locale ou après tranquillisation, et peut être mis à jeun jusqu'à seize heures la veille. Les mêmes chiens sont prélevés plusieurs fois au cours du projet, 120 d'entre eux restant disponibles pour d'autres procédures expérimentales à l'issue, tandis que 80 chiens du stock dédié seront placés. Le porteur désigne le chien comme "l'espèce nécessaire, définit par le Donneur d'Ordre", à qui il revient de justifier pour chaque commande l'impossibilité de substituer le prélèvement.
Objectifs
L’objectif de ce projet est de produire les matrices biologiques suivantes :du sang, du sérum, du plasma ou de l’urine de chien. Les matrices biologiques produites sont utilisées dans divers pays de l’Europe continentale dans le cadre de la mise en place de méthodes de dosage de nouvelles molécules dans des laboratoires de recherche ou pour la production de kits de diagnostic en santé humaine et vétérinaire.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra la mise à disposition de dérivés sanguins ou d'urine permettant de réaliser des projets in vitro ou de mettre en place des méthodes d’analyses ou de diagnostics. Ainsi les matrices biologiques du même animal peuvent être utilisées par plusieurs chercheurs ce qui contribue à la réduction du nombre total d’animaux qui serait nécessaire pour répondre aux objectifs scientifiques des différents projets.
Procédures
Une des interventions suivantes sera réalisée en fonction des besoins : a) Prélèvement sanguin sur animaux vigiles (intervention de quelques minutes) : un prélèvement de moins de 15% du volume circulant sanguin suivi d’une période de récupération suffisante (1 semaine de repos pour 7,5% du volume circulant prélevé en 24h, 2 semaines pour 10% et 4 semaines pour 15%). b) Prélèvement sur animaux vigiles ou tranquillisés (anesthésie locale) (intervention de quelques dizaines de minutes) : prélèvement d’urine par cystocentèse. Les animaux pouvant être réutilisés plusieurs fois dans ce même projet, plusieurs prélèvements uniques pourront être réalisés sur un même animal lors de différentes utilisations. Le nombre total, la fréquence et le volume de ces prélèvements respecteront les recommandations internationales et le bien-être de l’animal. Pour chacun de ces prélèvements, les animaux pourront être mis à jeun la veille sur justification scientifique.
Impact sur les animaux
Aucune administration de produit d’essai ne sera réalisée. Les nuisances attendues liées aux prélèvements des animaux sont : - Celles liées au stress de la contention pour tout type de prélèvement - Pour les prélèvements sanguins : une sensibilité transitoire au niveau du point d’introduction d’aiguille ou un hématome localisé. - Cystocentèse : une sensibilité légère et transitoire au point d’introduction de l’aiguille pour le recueil de l'urine et/ou pour la tranquilisation, le cas échéant. - Mise à jeun des animaux si l’objectif scientifique de la demande le justifie. La mise à jeun n’excède pas la durée réglementaire (16h).
Devenir
Tous les animaux du stock dédié seront placés à la fin du projet, soit environ 80 chiens. Les 120 chiens inclus ponctuelement dans ce projet seront disponibles pour une autre procédure expérimentale, suite à une période de récupération suffisante.
Remplacement
Le recours aux chiens sur ce projet est justifié car il n’existe pas de méthode alternative pour produire des dérivés sanguins ou de l'urine nécessaires dans certaines étapes de la recherche. Pour chaque demande, le Donneur d’Ordre justifiera de l’impossibilité de substitution des prélèvements sur le chien pour répondre à ses besoins et le responsable de la mise en œuvre du projet vérifiera systématiquement chacune des demandes avant que les échantillons ne soient prélevés. Pour des prélèvements sortant de l’ordinaire en termes de volume à prélever, la Structure chargée du Bien-Etre des Animaux pourra être consultée afin de s’assurer que la demande est bien couverte par l’autorisation de projet en cours.
Réduction
Aucune approche statistique ne sera réalisée pour ce projet. Le nombre d’animaux utilisés correspond au minimum estimé, selon notre expérience passée, pour répondre aux besoins habituels en sang, sérum ou plasma (les plus demandés) ou plus ponctuellement urine. Pour chaque demande, le Donneur d’Ordre justifiera le volume souhaité pour répondre à ses besoins et le responsable de la mise en œuvre du projet vérifiera systématiquement la cohérence entre le nombre d’animaux utilisés et les volumes demandés.
Raffinement
Les animaux sont hébergés sur le site dans des conditions adaptées à leur âge avec divers enrichissements (jouets suspendus, tunnels/plateformes). Pour des besoins spécifiques, comme une glycémie basse, les chiens adultes pourront être mis à jeun la veille du prélèvement sans dépasser 16 heures. En fonction des interventions, comme pour les prélèvements d’urine, les animaux seront tranquillisés et/ou anesthésiés localement selon les bonnes pratiques vétérinaires. Les animaux agités sur la table ne seront pas prélevés afin d’éviter tout stress ou blessure involontaire lors du prélèvement. Tous les animaux sont habitués aux contentions douces et aux manipulations par l’Homme depuis leur plus jeune âge, ce qui rend ces occasions rares. Les volumes et les fréquences de sang prélevé respecteront les recommandations internationales pour le bien-être des animaux. En cas d’apparition d’un signe de souffrance ou d’un signe clinique sévère chez l’animal (exemple : prostration de l’animal, signe de malaise, hématome, saignement, douleur au point de prélèvement…), il sera pris en charge par le vétérinaire et recevra un traitement adapté pour le soulager.
Choix des espèces
Le chien est l’espèce nécessaire, définit par le Donneur d’Ordre. Pour chaque demande, le Donneur d’Ordre justifiera de l’impossibilité de substitution des prélèvements sur le chien pour répondre à ses besoins. Chiens adultes de statut correspondant aux besoins du Donneur d’Ordre dans le cadre de leur recherche et développement (mâles, femelles).
Immunisations pour développement d’anticorps
- Production de routine
- Tests réglementaires
Rats : 22
Pour produire des anticorps commandés par des entreprises clientes, 1 118 souris et 22 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, sévère pour 18 souris. Les immunisations vont de quatre à sept par animal, suivies d'un à deux prélèvements sanguins puis d'un prélèvement terminal, tous les individus étant tués pour récupérer sang, rate et ganglions. Le porteur affirme que les anticorps d'origine animale restent "indispensables" pour certains usages diagnostiques et thérapeutiques, tout en écrivant proposer d'abord à ses clients des options sans animaux. L'activité relève de la sous-traitance, le nombre d'animaux utilisés dépendant des commandes reçues, à raison de trois à cinq souris ou deux rats par cible demandée.
Objectifs
Nous utilisons des animaux dans le cadre de prestations en sous-traitance pour d’autres entreprises/partenaires qui utilisent les anticorps (1) dans leurs activités de recherche (2) pour le développement de tests de diagnostic, (3) pour la thérapeutique. Notre société utilise donc des animaux si nécessaire afin d’isoler et produire lesdits anticorps indispensables à la réalisation des demandes de nos clients en l’absence d’alternative satisfaisante (les options de remplacement ne faisant pas appel à l’animal disponibles leur étant proposées).
Bénéfices attendus
Bien que nous nous inscrivions dans une démarche de transition progressive, l’utilisation d’animaux pour la production d’anticorps reste indispensable pour certains cas spécifiques en l’état actuel de la technologie. Les besoins en anticorps d’origine animale ont des raisons bien précises, par exemple : -pour la production d’anticorps présents dans des médicaments sous AMM (autorisation de mise sur le marché) ou ATU (autorisation temporaire d’utilisation) en l’absence d’alternative satisfaisante. -Lorsque les anticorps utilisés pour des produits diagnostiques n’ont pas encore put être remplacées par des anticorps produits par des méthodes ne faisant pas appel à l’animal. -Les anticorps à façon utilisés en recherche restent indispensables par leurs spécificités, les immunisations sont en effet dirigées contre des cibles complexes où l’on n’a pas encore trouvé de substitution satisfaisante à l’utilisation d’animaux. Ce projet a pour objectif la production d’anticorps d’intérêt pour nos clients, lorsque ceux-ci ne sont pas disponibles par d’autres méthodes que l’immunisation initiale d’animaux.
Procédures
Les animaux seront soumis à des prélèvements (1 à 2 prélèvements de sang (durée inférieure à 1 min) en cours de manipulation et un prélèvement terminal (durée inférieure à 1 min), tous avec anesthésie générale gazeuse) et à des injections (de 4 à 7 immunisations de 30 secondes chacune).
Impact sur les animaux
Les animaux pourront être sujets à du stress lors des manipulations, à de possibles petites protubérances aux sites d’injection sous-cutané (possibles mais jamais observés avec les doses utilisés) et à une fatigue à la deuxième injection (réponse immunitaire forte). Ainsi que des douleurs légères lors des injections (piqure d'aiguille). Les additifs utilisés (dans les volumes et concentrations utilisés) ne présentent pas d’effets secondaires décelables. Les prélèvements de sang se font sous anesthésie générale et sont de courte durée (inférieur à 1 minute). Le temps de récupération des animaux entre les différentes étapes d’immunisation et de prélèvement nous impose un suivi au plus proche de l’animal selon comment celui-ci va répondre à l’expérimentation. Les animaux sont mis à mort en fin de protocole pour prélèvements de sang et d’organes.
Devenir
Les animaux seront mis à mort, car nous avons besoin de récupérer un maximum de sang ainsi que divers organes afin de garantir une efficacité maximale de nos expérimentations.
Remplacement
Des méthodes alternatives n’utilisant pas l’animal sont proposées aux clients en première intention cependant lorsqu’elles s’avèrent inadaptées et/ou trop peu efficaces alors les modèles rongeurs s’avèrent particulièrement bien adaptés aux demandes spécifiques de nos clients.
Réduction
Il n’est utilisé que le nombre d’animaux strictement nécessaire par projet afin de pallier les risques : 1-d’une réponse immunitaire trop faible des individus immunisés 2-du décès d’animaux en cours de protocole ce qui compromettrai le projet. Cela se traduit en pratique par l’utilisation de 3 à 5 souris (selon la spécificité de l’immunisation) ou 2 rats par cible. Le modèle animal n’étant utilisé que lorsque cela se justifie scientifiquement.
Raffinement
Les animaux sont anesthésiés lorsque cela est nécessaire et euthanasiés si les points limites (définis dans chacune des procédures) sont atteints. Si les doses injectées se révèlent trop agressives alors celles-ci sont diminuées. A la fin du projet, tous les animaux sont euthanasiés, la rate et/ou les ganglions des individus dont la réponse immunitaire est jugée la meilleure sont alors prélevés. Les animaux seront soignés et surveillés de manière fréquente par le personnel compétent.
Choix des espèces
Le développement d’anticorps est classiquement réalisé à partir de souris immunisées. Dans certains cas, l’utilisation de rats peut être préférable, notamment dans le cas où la cible ne fonctionnera pas chez souris. L'immunité des systèmes complexes présents chez les animaux ne pouvant pas toujours être remplacé par des systèmes autres. Les anticorps monoclonaux constituent un outil scientifique de choix pour mener à bien des projets R&D. La production d’anticorps nécessite l’utilisation d’animaux en l’absence d’alternative satisfaisante. Les animaux sont utilisés à l’âge de 7 à 9 semaines en début d’expérimentation, lorsque leur système immunitaire est le plus à même de répondre.
Prélèvement de fluides biologiques pour la recherche et développement in vitro, la sélection d’animaux ou la fourniture de produits biologiques
- Production de routine
- Tests réglementaires
Macaques à longue queue : 50
50 macaques à longue queue et 30 ouistitis vont être utilisés dans des procédures classées en souffrance légère, prélèvements de sang répétés et prélèvements de sperme par stimulation de la prostate sous anesthésie, d'une durée de trente minutes, renouvelables après trois jours de repos. Le porteur reconnaît que cette stimulation peut provoquer une douleur du pénis, une douleur ou un saignement recto-anal et une infection urinaire. Après trois échecs consécutifs, un mois de repos précède de nouvelles tentatives. Aucun n'est tué au titre de ce projet, tous étant transférés vers d'autres établissements ou d'autres expériences, l'établissement présentant ces prélèvements comme une manière de "limiter l'utilisation directe" des primates et de suivre les principes de "réduction et de raffinement".
Objectifs
La proximité des primates non humains avec l’espèce humaine en fait des modèles animaux particulièrement valables pour reproduire des pathologies humaines. Ce projet vise à limiter l’utilisation directe des primates non-humains aux seules applications scientifiquement pertinentes et à promouvoir autant que possible la recherche sur leurs produits dérivés. Ce projet décrit donc deux types de prélèvements : prélèvement sanguin et prélèvement de sperme. Ce projet a deux objectifs principaux : 1- Prélever des échantillons biologiques (sang, sperme) afin de valider la pertinence scientifique des primates non-humains ou de sélectionner des individus particuliers sur la base d’analyses sanguines ou de spermogrammes pour confirmer la maturité sexuelle. Ces étapes peuvent être prérequises avant de réaliser des études sur les animaux, en particulier les études réglementaires d’efficacité et de sécurité de médicaments. Cela permet de limiter l’utilisation directe d’animaux en expérimentation, avec des procédures légères et peu douloureuses, et ainsi de suivre les principes de réduction et de raffinement en expérimentation animale. 2- Prélever des échantillons biologiques (sang, sperme) pour fournir ces produits à la communauté scientifique, pour des tests in vitro, des cultures cellulaires, etc. à partir des composants du sang, pour de la recherche fondamentale ou appliquée.
Bénéfices attendus
Ce projet contribuera au développement et à la validation de méthodes analytiques, à l’identification de biomarqueurs et aux tests in vitro préalables aux études précliniques permettant le développement de nouveau médicament, avec l’objectif de réduire l'utilisation de primates non humains. Ce projet contribue également à l'évaluation de l'impact d'un candidat-médicament sur les principales fonctions biologiques, notamment sur la fertilité masculine. Pour cela, il est important de s’assurer que les animaux inclus dans ces études ont bien atteints la maturité sexuelle afin que les résultats obtenus soient fiables et transposables chez l’homme.
Procédures
Les animaux seront soumis à des prélèvements sanguins, sous sédation ou vigile. Le prélèvement sanguin prend habituellement 2 minutes et ne doit pas excéder 5 minutes. Tant que l'état clinique et l'état de bien-être de l'animal le permettent, celui-ci peut être prélevé en respectant les recommandations éthiques de fréquence et de volume. Les animaux seront soumis à un prélèvement de sperme par stimulation de la prostate sous anesthésie. Cette procédure dure environ 30 minutes et pourra être répétée après au moins 3 jours de repos. Si après 3 essais successifs, aucun échantillon de sperme n’a été obtenu, un repos d'un mois est respecté avant de réaliser de nouveaux prélèvements de sperme.
Impact sur les animaux
La manipulation et la contention des animaux peut induire un stress. Pour les procédures réalisées sous anesthésie, les nuisances possibles sont une douleur liée à l’introduction d’une aiguille pour l’injection d’anesthésiant, une hypothermie et un trouble cardiorespiratoire lors du réveil. Les prélèvements sanguins peuvent induire une douleur lors de l’introduction de l’aiguille pour la ponction sanguine, un saignement persistant, l’apparition d’un hématome ou d’une fistule artérioveineuse. Les prélèvements de sperme peuvent induire une douleur du pénis due à la stimulation externe, une douleur ou un saignement recto-anal ou une infection urinaire liés à la stimulation de la prostate.
Devenir
Les prélèvements biologiques ne compromettent pas la réutilisation ou l'utilisation continue dans un autre établissement utilisateur. Chaque animal fait l'objet d'une évaluation clinique et de son état de bien-être avant d'être transféré vers un autre établissement.
Remplacement
Afin de répondre aux objectifs de ce projet, le recours à l’expérimentation animale est nécessaire car il s’agit de vérifier que les animaux vivants ont bien les caractéristiques physiologiques permettant leur inclusion dans une étude pré-clinique. D’autre part, il n’existe pas à l’heure actuelle de méthode alternative permettant de modéliser les produits sanguins de primates non humains.
Réduction
Pour une demande d'un volume défini, nous faisons en sorte de prélever le minimum d'animaux possible tout en respectant les bonnes pratiques de volumes/fréquences de prélèvements sanguins en fonction du poids des animaux. Pour les prélèvements de sperme, seuls les macaques mâles d’âge suffisant et dont les testicules sont suffisamment développés sont inclus dans le projet.
Raffinement
Pour limiter le stress et la légère douleur de la ponction, les animaux peuvent être prélevés sous sédation. Des systèmes de contention adaptés sont développés pour limiter les manipulations directes et la contention manuelle des animaux vigiles. En cas de prélèvement vigile, l'animal reçoit des friandises en récompense pendant et après le prélèvement. Les volumes prélevés/administrés respectent les bonnes pratiques éthiques. Le prélèvement de sperme par électrostimulation rectale est réalisé sous anesthésie légère, pour réduire l’inconfort et le stress. Si animal voit son état de santé se dégrader, indépendamment ou non des procédures, il est immédiatement exclu des procédures de prélèvements et un traitement adéquat est mis en place sous la responsabilité d’un vétérinaire.
Choix des espèces
La proximité des primates non humains avec l’espèce humaine fait de ces espèces des modèles animaux pertinents en recherche biomédicale. Le macaque cynomolgus et le ouistiti commun sont deux espèces particulièrement utilisées dans le développement de nouveaux candidat-médicaments (études précliniques réglementaires) ou dans la recherche fondamentale. La recherche et développement sur leurs produits dérivés sont étroitement liés à ces besoins. Nous répondons à la demande des expérimentateurs demandeurs qui évaluent et justifient la pertinence de l’espèce animale sur laquelle ils travaillent in vitro, ou les expérimentateurs demandeurs qui souhaitent évaluer la pertinence des primates non humains par rapport à d’autres espèces animales, ou sélectionner spécifiquement certains individus avant toute étude in vivo. Prélèvement sanguin : animaux juvéniles (macaques : minimum 20 mois, ouistitis : minimum 10 mois) ou adultes, correspondant à l’âge d’inclusion en étude préclinique. Prélèvement de sperme : macaques subadultes de minimum 36 mois ou adultes, pour évaluer l’état de maturité sexuelle.
Optimisation du protocole d’immunisation de chevaux permettant de produire des anticorps polyclonaux spécifiquement dirigés contre des cibles virales et/ou toxiniques
- Production de routine
- Tests réglementaires
- Toxicologie et autres tests de sécurité
Jusqu'à 23 injections et des prélèvements de sang atteignant 80 millilitres par animal : 150 chevaux vont être utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Le protocole immunise les animaux pour produire du plasma riche en anticorps, revendu comme traitement par une société de bio-défense, l'adjuvant employé pouvant provoquer nodules, abcès et granulomes douloureux au point d'injection. Le projet cherche justement un adjuvant moins réactif, tout en maintenant des taux d'anticorps élevés. Les chevaux ne sont pas tués : 100 sont réutilisés et 50 placés à l'adoption, selon les besoins de la structure.
Objectifs
La société impliquée est spécialisée dans les traitements contre des pathogènes (dont les maladies infectieuses émergentes et sévères) et les intoxications. Elle a déposé récemment une demande d’autorisation de mise sur le marché pour un produit dans le domaine de la bio-défense/menaces NRBC (Nucléaire Radiologique Biologique et Chimique). La société capitalise sur une plateforme technologique de développement et de production à base d’anticorps polyclonaux. Cette plateforme est issue de procédés développés à l’origine par une autre entreprise et licenciés à la société actuellement dépositaire du brevet. Elle s’appuie sur une technologie éprouvée, avec des produits enregistrés et administrés dans le monde entier depuis des décennies. Elle permet à partir d’un antigène d’immuniser des chevaux et de produire du plasma. Ce plasma est ensuite hautement purifié en anticorps. Le protocole d’immunisation comprend une série d’injections selon un calendrier qui optimise la production d’anticorps spécifiques de l’antigène, avec des titres les plus élevés possibles. Lorsque les titres maximaux sont obtenus (phase dite de « plateau »), le sang est prélevé dans des poches de grand volume contenant un anticoagulant, et il est ensuite traité pour obtenir du plasma. Les plasmas individuels sont poolés et utilisés pour purifier les immunoglobulines équines et obtenir les fragments qui constituent le produit thérapeutique final. Le projet vise à optimiser le protocole d’immunisation en identifiant un adjuvant et un schéma d’immunisation permettant d’améliorer l’innocuité tout en maintenant l’efficacité (fort taux d’anticorps). Cette optimisation du protocole s’accompagne de la recherche de marqueurs biologiques pertinents permettant de quantifier voire prédire la réaction inflammatoire potentiellement induite par le protocole d’immunisation.
Bénéfices attendus
Les fragments d’anticorps hautement purifiés apportent une solution thérapeutique sûre à des problématiques majeures de santé publique pour lesquelles il n’existe pas d’autre solution. Il est crucial d’assurer la pérennité de la production et le raffinement des procédures permettant de les produire. Les antigènes correspondant aux cibles thérapeutiques doivent être administrés avec un adjuvant afin de stimuler la production d’anticorps spécifiques. L’adjuvant utilisé dans la technologie d’origine peut provoquer des réactions inflammatoires parfois douloureuses au site d'injection. Le projet vise à identifier un adjuvant et un schéma d’immunisation permettant de réduire ces réactions et d’améliorer le bien-être des animaux intervenant dans la production des traitements actuels et futurs. Le projet vise en parallèle à identifier un marqueur biologique prédicitf de la réaction inflammatoire induite par le protocole d’immunisation et utilisable en tant que point limite quantitatif dans toutes les procédures d’hyperimmunisation en cours et à venir.
Procédures
Dans le cadre de ce projet, les animaux recevront des injections selon plusieurs modalités (sous-cutanée ou intra-musculaire). Les injections ne nécessiteront pas d’anesthésie générale ou locale. Les injections seront réalisées maximum 23 fois par animal. Chaque injection durera environ 30 secondes. Au cours du suivi 10 prises de sang maximum par individus seront réalisées sans nécessité d’anesthésie. Les volumes prélevés allant de 10 à 80 mL (2 prélèvements de 10 mL et 8 prélèvements de 80mL) la durée de l’intervention pourra donc varier d’une minute 30 à 3 minutes.
Impact sur les animaux
L’adjuvant utilisé dans la technologie d’origine peut provoquer des réactions inflammatoires parfois douloureuses au site d'injection (nodules, abcès, granulomes) pouvant altérer l’état général. Tous les adjuvants et protocoles d’immunisation qui seront testés sont définis afin de réduire significativement ces effets. Les adjuvants à tester ont été choisis sur base de leur innocuité démontrée. Tout adjuvant ou protocole ne permettant pas d’améliorer significativement l’innocuité seront arrêtés.
Devenir
Le projet comporte une seule procédure de classe modérée. Les animaux maintenus en vie pourront être réutilisés dans le cadre de procédures légères ou replacés. La réutilisation ou l’adoption seront décidées en fonction des besoins en animaux de la structure en accord avec la SBEA (Structure chargée du Bien-Être Animal) dont le vétérinaire référent de la structure d'accueil des chevaux fait partie.
Remplacement
L’immunothérapie passive utilisant des immunoglobulines polyclonales spécifiques et purifiées a largement démontré son efficacité dans le domaine des maladies infectieuses, intoxications et envenimations. Le cheval est l’animal producteur de référence dans le cadre de ces produits. La production en grand volume d’anticorps polyclonaux n’est possible que par des moyens in vivo (et plus particulièrement avec des animaux de grande taille : bovins ou chevaux). Aucune méthode alternative n’est aujourd’hui connue.
Réduction
Un maximum de 6 animaux sera utilisé pour chaque protocole d’immunisation à tester. Cet effectif est jugé suffisant pour établir une comparaison entre les réactions locales et générales induites par chaque adjuvant, l’évolution des paramètres biologiques ainsi que la quantité d’anticorps produits. Seule la première année exposera des animaux à l’adjuvant actuel connu pour créer des effets indésirables. Cette étape permettra d’avoir une référence et sa répétition non-nécessaire. Cet effectif permet également de limiter le volume de plasma à prélever sur chaque animal afin d’atteindre le volume minimal utilisable dans le procédé de purification Fab’entech.
Raffinement
Les animaux sont hébergés en groupe et observés bi-quotidiennement. Les animaux seront habitués dès le plus jeune âge au couloir de contention. Un enrichissement adapté est mis en place (hébergement en groupe, au pré dès que les conditions le permettent ou avec accès à une aire d’exercice). En cas de problème de santé, un vétérinaire diagnostique la maladie et prescrit un traitement. Le suivi santé des animaux se fait via des pesées régulières (a minima 1 fois toutes les deux semaines) et une grille d’observation et de suivi du bien-être animal est à disposition des équipes. Cette dernière leur permet d’identifier des signes d’inconfort, même en dehors des moments dédiés aux expérimentations (distribution d’alimentation par exemple). Les suivis et prélèvements sont réalisés par du personnel formé (habilitation à l’expérimentation animale de niveau 2) et connu des animaux. Ce projet met en œuvre des procédures maîtrisées qui ont déjà fait la preuve de leur efficacité pour la production d’immunoglobulines polyclonales équines.
Choix des espèces
Le cheval est un animal de grande taille permettant de récolter une importante quantité importante de plasma (en respectant un maximum de 1% du poids vif). Les pathologies équines présentent très peu de risques zoonotiques, ce qui limite fortement les problématiques de biosécurité virale dans les plasmas. Le cheval est l’espèce décrite dans la technologie d’origine. La production d’anticorps polyclonaux tels que nécessaires dans la thérapeutiques humaines finales ne peuvent pas être produits in vitro. Seuls des animaux de plus de 2 ans seront inclus dans l’étude afin de travailler sur des individus dont l’immunité est pleinement acquise.
Production d’anticorps polyclonaux contre les Vipères d’Europe
- Production de routine
- Tests réglementaires
20 chevaux vont être utilisés dans des procédures classées en souffrance modérée, réutilisés tant qu'ils restent en bonne santé, puis tués s'ils ne peuvent plus l'être. Ils reçoivent 32 injections sur dix mois et des prélèvements de sang trois fois par semaine pendant sept mois, avec des abcès et des plaies parfois purulentes aux points d'injection. Le porteur juge ces anticorps "indispensables" et sans équivalent de synthèse, leur plasma servant à fabriquer le seul antivenin contre les vipères d'Europe autorisé en France. Ce sont des chevaux de réforme, initialement destinés à la boucherie, chacun fournissant de quoi produire jusqu'à 400 doses.
Objectifs
Chaque année dans le monde, de nombreuses personnes décèdent où souffrent de lésions irréversibles par suite d’une morsure de serpent venimeux. C’est également le cas en Europe où les vipères d’Europe enveniment à des degrés divers environ 1000 personnes. 70% des morsures conduisent à une envenimation et 150 cas sont traités par cet antivenin par an. Dans le cadre de la production de spécialités antivenimeuses, ciblant les envenimations de Vipères d’Europe, l’obtention d’anticorps spécifiques est indispensable. Afin de produire ces anticorps, des chevaux sont immunisés de manière répétée dans le but d’obtenir une quantité élevée d’anticorps dans leur sang.
Bénéfices attendus
Le bénéfice escompté est d’assurer la fourniture de cet antivenin qui est la seule spécialité antivenimeuse avec autorisation de mise sur le marché (AMM) en France. Ce produit est plus largement utilisé en Europe, en fonction des besoins. Il n’existe aucune spécialité antivenimeuse ne faisant appel à l’animal pour la production d’immunoglobulines, les anticorps polyclonaux sont très efficaces pour la lutte contre les envenimations. Un cheval permet l’obtention de 125 litres de plasma anti-vipères d’Europe soit 200 à 400 doses d’antivenimeux.
Procédures
Deux ensembles de gestes techniques sont effectués chez tous les chevaux du projet. Tous les gestes techniques sont réalisés sur le cheval vigile : → Gestes associés à la technique d’hyper-immunisation: 32 injections sont effectuées par voie sous-cutanée réparties sur 10 mois. La durée de l’injection est de 2 à 10 secondes par animal. → Gestes associés aux prélèvements de sang pour la production des plasmas: • des prélèvements de sang par voie veineuse (à la veine jugulaire) d’une durée de 10 minutes par animal sont réalisés 3 fois par semaines toutes les 4 semaines sur une période de 7 mois une fois que le titre d’anticorps spécifique a atteint le plateau maximum. Si l’hématocrite du cheval prélevé a atteint un seuil bas prédéfini avec le vétérinaire désigné, il y a ré-administration des globules rouges par voie intraveineuse d’une durée de 20 minutes par animal (technique de « plasmaphérèse ») au maximum 3 fois par semaines toutes les 4 semaines sur une période de 7 mois.
Impact sur les animaux
Les signes cliniques attendus sont la formation de grosseurs inflammatoires au point d’injection pouvant entrainer des abcès froids qui peuvent se résorber sans plaie, mais qui occasionnent parfois des plaies avec écoulement séreux ou purulent. Dans ce cas, des soins locaux sont dispensés. Plus rarement, on observe une gêne transitoire de la mobilité de l’encolure des animaux, dans ce cas, le vétérinaire décrit la conduite à tenir et peut suspendre un protocole provisoirement ou définitivement. Une nuisance potentielle attendue, mais rare en pratique, est la baisse d’hématocrite consécutive à la répétition dans le temps des prélèvements sanguins de volumes importants. Quel que soit le protocole, si un animal présente des signes cliniques non attendus un examen clinique est réalisé par un vétérinaire. Celui-ci peut décider de réformer l’animal.
Devenir
En fin de procédure, si les animaux sont en bonne santé, ils pourront être réutilisés en interne après concertation des responsables du projet et en accord avec le vétérinaire. Si les animaux ne peuvent pas être replacés ou réutilisés en interne, ils seront mis à mort après anesthésie. Les animaux ne pourront pas être reconduit dans la filière alimentaire.
Remplacement
L’état actuel de la science ne permet pas de remplacer les anticorps polyclonaux (obtenus par immunisation d’animaux) par des anticorps monoclonaux, synthétisés en bio-fermenteur. Ceci est principalement dû au manque d’efficacité de ces derniers, trop spécifiques L’effet polyclonal est largement plébiscité car il agit avec un très large spectre face aux nombreuses protéines nocives des venins.
Réduction
Le nombre d’animaux a été réduit à un minimum. Les demandes commerciales et les titres des plasmas déterminent le niveau de production et par conséquent le nombre de chevaux producteurs.
Raffinement
Les animaux sont hébergés dans des conditions adaptées à leur espèce, logés dans des box en groupes sociaux de maximum 12 chevaux fixes dans le temps présentant une aire paillée et une aire d’exercice ouvertes sur l’extérieur. Un suivi quotidien leur est apporté par un personnel qualifié, avec une surveillance intensifiée, dans des conditions conformes à la réglementation et assurant leur bien-être. Les animaux ont accès à la nourriture via un distributeur automatique de concentrés en plusieurs fois, au foin et à l’eau à volonté dans une ambiance musicale. Les contacts répétés avec l’homme contribuent à l’enrichissement. Des procédures optimisées sont en place pour l’habituation des chevaux aux injections et aux prélèvements de sang pour réduire le stress lors des opérations de production. Les manipulations (injection ou prélèvement de sang) sont réalisées en présence de chevaux du même groupe, dans des installations spécifiques adaptées. Une analyse des paramètres sanguins biologiques est réalisée mensuellement et suivie tout au long de la procédure. L'observation de signes cliniques déclenche des soins spécifiques sur les conseils d'un vétérinaire qui assure par ailleurs un suivi régulier. La possibilité de poursuivre ou non le protocole est évaluée au cas par cas par le vétérinaire désigné. Des points limites sont définis.
Choix des espèces
Les équidés représentent l’espèce de choix car leur gabarit leur confère un volume sanguin circulant élevé. Les volumes prélevés sont élevés, proportionnellement à ce volume sanguin, et leur capacité rapide à reconstituer ce stock en fait l’espèce de choix. C’est une espèce qui s’adapte bien à l’humain et pour laquelle il n’existe que peu de zoonoses sur le territoire français. Les chevaux utilisés pour ce projet sont des adultes de plus de 3 ans car à partir de cet âge la production d’anticorps spécifiques est optimale. Ce sont des animaux de réforme (capacité compétition, infertilité…) destinés initialement à la boucherie.
Immunisations de lamas
- Production de routine
- Tests réglementaires
Maintenus en vie à l'issue, 30 lamas sont utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, cas rare où les animaux ne sont pas tués. Chacun reçoit quatre à six injections d'antigènes avec adjuvant, des contentions au couloir et des prises de sang, pour produire des anticorps de petite taille recherchés en biotechnologie. Les réactions attendues vont de l'inflammation locale à une fièvre et une fatigue passagères. Un même lama peut enchaîner trois séries d'immunisation au cours de sa vie, avec six mois de repos entre chacune.
Objectifs
Ce projet a pour objectif de produire des petites molécules naturelles de défense très précises, appelées anticorps, en vaccinant des lamas avec des cibles, appelées antigènes, liées à la maladie d’intérêt. Les lamas fabriquent un type particulier d’anticorps, plus petits et plus stables que ceux des autres animaux. Grâce à leur taille réduite, ils peuvent atteindre des zones difficiles d’accès dans l’organisme tel que le système nerveux central. Ils sont déjà utilisés dans le domaine de la biotechnologie et constituent une avancée importante pour la médecine. Ce travail permettra de développer de nouveaux outils pour le diagnostic et le traitement de certaines maladies, avec des retombées potentielles pour la santé publique. Les lamas recevront des injections contenant les cibles afin d’activer leur système immunitaire. Des prises de sang seront réalisées régulièrement pour suivre la réaction de l’organisme et récupérer les anticorps produits.
Bénéfices attendus
Les Camélidés, espèce à laquelle appartiennent les lamas, ont une caractéristique unique qui consiste à produire des anticorps spéciaux beaucoup plus petits que les anticorps classiques. Leur taille et leur stabilité leur permettent d’atteindre des zones difficiles, de résister à des conditions extrêmes et d’être faciles à produire. Grâce à ces qualités, ils sont utilisés en thérapie, diagnostic et biotechnologie, ouvrant la voie à des avancées majeures en médecine et en recherche.
Procédures
La vaccination consiste en 4 à 6 injections de la cible espacées de 7 à 14 jours. Une prise de sang est réalisée en début et milieu de vaccination afin d’évaluer l’activation du système immunitaire des lamas. En fin de vaccination, un prélèvement final est réalisé afin de récolter les anticorps produits. Tous les gestes sont réalisés sur animal vigile et immobilisé dans un couloir de contention à l’aide d’un licol par du personnel compétant. La durée totale d’une vaccination est de 40 ou 43 jours.
Impact sur les animaux
Les nuisances attendues chez les lamas suite à des injections d’antigènes avec adjuvant sont principalement des réactions locales au site d’injection (légère inflammation, induration, douleur transitoire), plus rarement des effets systémiques légers tels qu’une légère fièvre (n’excédant pas 40°C) ou une fatigue passagère (activité et/ou réactivité ralenties par rapport au reste du troupeau). Lors des prélèvements sanguins, les animaux peuvent ressentir une douleur brève au moment de l’insertion de l’aiguille. Bien qu’un travail d’habituation et de conditionnement soit réalisé avec les lamas, le stress lié à la contention est également possible. Pour réduire ces nuisances, la procédure prévoit une manipulation douce par du personnel expérimenté, l’utilisation d’aiguilles adaptées et la surveillance clinique régulière.
Devenir
À l’issue du projet, tous les animaux seront maintenus en vie. En fin de programme d’immunisation un examen vétérinaire est réalisé pour vérifier l’état de santé complet de l’animal après l’enchaînement des injections et s’assurer qu’aucune nuisance ou complication anormale n’est survenue.
Remplacement
Les lamas ont la particularité de produire des molécules de défenses, appelées anticorps, de très petite taille. On peut fabriquer des anticorps en laboratoire, mais ces méthodes ne reproduisent pas la variété et la qualité obtenues naturellement. Pour avoir des anticorps très spécifiques et efficaces, il faut vacciner l’animal, car cela déclenche une vraie activation du système immunitaire. C’est pourquoi l’utilisation des animaux reste nécessaire : il n’existe pas d’alternative équivalente pour obtenir des résultats fiables et utiles en recherche et en médecine.
Réduction
Le nombre de séries de vaccination est estimé à 8 par an soit 40 sur 5 ans. Deux lamas sont utilisés par série. Au cours de sa vie, un même animal peut intégrer 3 séries d’immunisation en respectant un repos de 6 mois minimum entre 2 séries, de ce fait 30 lamas seront nécessaires.
Raffinement
Le projet intègre plusieurs mesures pour réduire la douleur, le stress et l’inconfort des animaux tout en garantissant la qualité scientifique des résultats. Les animaux seront choisis pour leur docilité et leur aptitude à la manipulation, afin de réduire le stress lors des procédures. Un contrôle de l’état de santé des animaux est réalisé avant immunisation afin de s’assurer qu’ils sont aptes à subir des injections et des prélèvements sanguins. Un examen vétérinaire en fin de programme d’immunisation est réalisé pour vérifier l’état de santé complet de l’animal après l’enchaînement des injections et s’assurer qu’aucune nuisance ou complication anormale n’est survenue. Les lamas sont identifiés individuellement et seront suivis tout au long du projet pour assurer leur bien-être et la traçabilité des données. Les injections et les prélèvements seront réalisés par du personnel compétent, auquel les animaux sont habitués afin d’assurer une contention douce et rapide et un geste précis et efficace. Les volumes d’injection et de prélèvement seront strictement conformes aux recommandations pour limiter les réactions indésirables. Des aiguilles adaptées seront utilisées pour réduire la douleur, les antigènes seront injectés en alternant les côtés. A l’issue des injections ou prélèvements, les animaux concernés seront gardés tous ensemble en observation dans le box « Infirmerie » ou dans l’enclos contigu à l’infirmerie pendant une trentaine d’heures pour s’assurer de l’absence de réaction anormale (le lama étant un animal grégaire, aucun animal ne restera isolé de ses congénères). Ils regagneront ensuite le reste du troupeau. L’isolement ne dépassera pas 4 jours pour éviter tout problème comportemental lors de la réintégration. Une surveillance clinique quotidienne permettra d’intervenir rapidement en cas de signe d’inconfort.
Choix des espèces
Le recours aux lamas est essentiel pour ce projet, car ils appartiennent à la famille des Camélidés, seule espèce capable de produire des anticorps de très petite taille leur permettant ainsi d’atteindre des cibles inaccessibles par les anticorps classiques. Les lamas utilisés pour les séries de vaccination doivent être des adultes jeunes, généralement âgés de 2 à 11 ans, car cet intervalle correspond à une maturité optimale du système immunitaire garantissant le succès du projet. Les animaux trop jeunes (moins de 2 ans) présentent un système immunitaire encore en développement, ce qui pourrait compromettre la qualité des anticorps produits. À l’inverse, les animaux âgés peuvent avoir un système immunitaire affaibli ou des comorbidités, augmentant les risques de réactions indésirables. Le choix d’animaux adultes en bonne santé assure donc la fiabilité scientifique des résultats tout en limitant les risques pour leur bien-être.
Production d’immunsérums de mouton dirigés contre des bactéries pathogènes responsables de toxi-infections alimentaires
- Production de routine
- Tests réglementaires
45 moutons vont être utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, gardés en vie durant toute leur existence, jusqu'à environ huit ans. Chaque animal reçoit six à huit injections d'antigènes bactériens avec un adjuvant huileux qui peut enflammer le point d'injection, puis des prélèvements de sang répétés, jusqu'à six par an. Le sérum récolté sert à fabriquer des tests industriels de détection de Listeria, de salmonelles ou d'Escherichia coli dans l'alimentation. Le porteur indique que la plupart de ces moutons proviennent d'élevages classiques et ont été reclassés parce que jugés inaptes à leur production initiale.
Objectifs
L’objectif du projet est l’obtention d’anticorps polyclonaux de mouton, dirigés contre les antigènes spécifiques des bactéries pathogènes, recherchées dans les industries alimentaires : Listeria, Salmonelles, Escherichia Coli, Toxines de Staphylocoques Ces anticorps polyclonaux sont utilisés pour la réalisation de tests de détection, ou d’enrichissement préalable à la détection, des bactéries ou de leurs entérotoxines, à l'aide d'automates par l’industrie alimentaire. Un animal immunisé, permet de produire à chaque série de prélèvement 2 000 000 à 3 000 000 tests selon l’antigène, sachant qu’il peut réaliser jusqu’à 4 séries de prélèvement durant toute sa vie soit environ 8 ans.
Bénéfices attendus
Les anticorps produits, une fois purifiés, entrent dans la composition de tests d’immunocapture (Escherichia Coli,) ou de détection via la technique ELISA(Listeria, Salmonelles, Toxines de Staphylocoques), automatisés, destinés à la sécurité alimentaire. Les Listeria, cause de contamination de divers produits alimentaires, ainsi que dans des échantillons environnementaux prélevés, en particulier, dans des usines de transformation des aliments. Chez l'homme, Listeria monocytogenes peut provoquer une méningite, une septicémie, une encéphalite et des avortements. Les groupes les plus exposés sont les femmes enceintes, les nouveau-nés, les patients immunodéprimés et les personnes âgées. Des Salmonella, qui sont l’une des principales causes d’intoxication alimentaire. Lorsque des protocoles longs et fastidieux sont utilisés, la recherche des Salmonella peut nécessiter jusqu’à cinq jours pour confirmer qu’un échantillon est négatif. Des Escherichia coli O157 (H7) est une cause reconnue de colite hémorragique qui a été impliquée dans de nombreuses épidémies au Japon, aux États-Unis, au Canada, au Royaume-Uni et en Belgique. Dans près de 10 % des cas, l’infection conduit à des problèmes rénaux aigus (syndrome urémique hémolytique). Les enfants de moins de cinq ans et les personnes âgées y sont le plus sensibles. Des entérotoxines staphylococciques, qui comptent parmi les causes les plus courantes d'intoxication alimentaire.
Procédures
Tous les gestes sont réalisés sur animal vigile. 6 à 8 injections durant toute la vie de l’animal (1 minute 30 par injection). Prélèvement de sang pour contrôle du titre : 15 secondes 4 fois par an. Prélèvement de sang pour la production de sérum : 5 minutes par prélèvement – contention 15 minutes à raison de maximum de 6 prélèvements par an.
Impact sur les animaux
Un stress de courte durée correspondant à la contention pour les injections (environ 3 minutes) Une douleur d’une courte durée liée à la première injection de l’émulsion de l’antigène avec de l’adjuvant huileux peut apparaitre chez l’animal, car cet adjuvant peut entrainer des inflammations locales au point d’injection. Si présence, elles sont suivies quotidiennement et traitées si besoin par un protocole de traitement adapté. Un stress de courte durée correspondant à la durée du prélèvement et de la contention (environ 15 minutes) est possible. Néanmoins, la fréquence des prélèvements entraine une certaine habituation des animaux permettant une diminution du stress.
Devenir
A l’issue de la procédure, tous les animaux sont gardés jusqu’à la fin de leur vie.
Remplacement
Indisponibilité de modèle in vitro performant pour la production d’anticorps contre les antigènes bactériens considérés ayant les caractéristiques nécessaires (spécificité, avidité, affinité) pour un dosage ELISA ou un enrichissement par immunocapture sur automate.
Réduction
L'effectif des animaux est adapté au plus juste pour répondre aux prévisions de production. La plupart de ces animaux sont issus de l’élevage classique et reclassés car inaptes à la production initiale à laquelle ils étaient destinés dans leur élevage d’origine.
Raffinement
Les moutons sont hébergés en groupe de 4 à 6 animaux, sur litière, ceci leur assurant une vie sociale adaptée à l'espèce et garantissant un enrichissement efficace. Les conditions d’hébergement des animaux sont définies pour favoriser la réduction du stress. Le foin est accessible à volonté via un râtelier leur permettant d’avoir des moyens de grimper. Un granulé spécifique supplémenté leur est administré, et des cures d’aliments supplémentés leur est apporté durant le protocole. Une surveillance renforcée de l’état général des animaux est réalisée durant les jours suivant l’injection dont l’alimentation, la locomotion, l’isolement vis-à-vis de ses congénères. Si besoin une prise de température est réalisée et un traitement anti-douleur est administré. Toute dégradation de l’état général de l’animal déclenche la mise en place d’un protocole de soin adapté.
Choix des espèces
Le mouton est une espèce documentée et classiquement utilisée pour la production d'anticorps polyclonaux. Bien que présentant une grande hétérogénéité, les anticorps polyclonaux sont très spécifiques de l'antigène injecté et très sensibles en raison du nombre d’épitopes différents qu'ils reconnaissent. Les quantités de sérum obtenues avec les moutons sont importantes, présentent des taux élevés d’anticorps ayant une forte affinité vis à vis de l'antigène injecté et correspondent aux volumes souhaités. Les animaux utilisés sont des jeunes mâles adultes afin de permettre le prélèvement de volumes sanguins (donc de sérums hyper-immuns) suffisamment importants pour la réalisation des diagnostics visés par l’étude. Ces moutons sont castrés très jeunes afin de garantir une sociabilité optimale et d'éviter les problèmes comportementaux des mâles.
Prélèvement de sang sur animaux
- Production de routine
- Tests réglementaires
Équidés : 100
Cochons : 5
Chèvres : 60
Moutons : 2500
Bovins : 5
Poules : 65
Dindes : 35
Pour produire du sang servant à fabriquer des milieux de culture et des réactifs de diagnostic, 2 800 animaux non-humains sont utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance légère: surtout des moutons (2 500), mais aussi des équidés, chèvres, bovins, porcs, poules, dindes et cobayes. Chaque animal subit des prélèvements de sang répétés, jusqu'à vingt-six par an chez les équidés et bovins, sur animal vigile maintenu en contention. Le porteur affirme qu'aucune molécule ne remplace les caractéristiques du sang de chaque espèce. Les animaux jugés en bonne santé sont ensuite intégrés dans la filière alimentaire.
Objectifs
L'objectif principal est de fabriquer des milieux de culture (exemple gélose Columbia, Chocolat…) et des réactifs pour le diagnostic biologique dans l'industrie pharmaceutique et agro-alimentaire. La culture des micro-organismes nécessite des milieux contenant des hématies intègres et / ou des éléments nutritifs du sang dont les caractéristiques sont propres à chaque espèce. Il n'existe pas de molécule similaire et performante aux caractéristiques des globules rouges et dérivés du sang. Les produits biologiques (sang et sérum animal) sont évalués au niveau des analyses de risque produit comme des composants critiques qui ne peuvent pas être remplacés sans repasser par des phases de développement pour l’ensemble de ces réactifs ; il n’existe pas de solutions identifiées permettant d’en réaliser la substitution Ces sangs sont également utilisés pour d'autres applications telles que l'alimentation d'insectes piqueurs hématophages (tiques, moustiques…), dans un but de recherche sur les maladies transmissibles à l'homme ou aux animaux par ces insectes.
Bénéfices attendus
Le sang contient des hématies intègres et / ou des éléments nutritifs dont les caractéristiques sont propres à chaque espèce et sont nécessaires pour la culture des micro-organismes pour le diagnostic biologique dans l'industrie pharmaceutique (humaine principalement) et agro-alimentaire ou l’alimentation d'insectes piqueurs hématophages (tiques, moustiques…). Il n'existe pas de molécule similaire et performante aux caractéristiques des globules rouges et dérivés du sang. Le sang des différentes espèces est utilisé pour la production de réactifs de diagnostic in vitro au moyen de méthodes reconnues ; ces réactifs permettent l’évaluation ou la détection ou le contrôle des modifications physiologiques chez l’homme et l’animal pour de nombreuses pathologies telle que l’identification de bactéries associées à différentes pathologies d’origine bactérienne et l’identification du traitement dans la cadre d’une antibiothérapie. A titre indicatif, 1L de sang permet la fabrication de 1 000 milieux de culture
Procédures
Le sang sera prélevé sur des animaux vigiles à raison de : - maximum 17 prélèvements par an pour les ovins : prélèvement à la jugulaire 5 minutes – contention 15 minutes - maximum 17 prélèvements par an pour les caprins et porcins : prélèvement 5 minutes – contention 7 minutes - maximum 26 prélèvements par an pour les équins et bovins : prélèvement à la jugulaire 10 minutes - contention 15 minutes - maximum 15 prélèvements par an pour les volailles (poules et dindes) : prélèvement 1 minute - contention 2 minutes Le sang sera prélevé sur des animaux préalablement anesthésiés pour les cobayes durant 15 secondes
Impact sur les animaux
Un stress de courte durée correspondant à la durée du prélèvement et de la contention (environ 15 minutes) est possible. Néanmoins, la fréquence des prélèvements entraine une certaine habituation des animaux permettant une diminution du stress voire une "collaboration" pour certaines espèces.
Devenir
En fin de procédure, les animaux en bonne santé, après accord avec le vétérinaire seront intégrés dans la filière alimentaire
Remplacement
Il n'existe pas de molécule similaire et performante aux caractéristiques des globules rouges et dérivés du sang. Il n’existe pas de solutions identifiées permettant d’en réaliser la substitution dont la validation serait de toute façon prohibitive.
Réduction
L'effectif des animaux donneurs est adapté au plus juste pour répondre aux prévisions de production. La plupart de ces animaux sont issus de l’élevage classique et reclassés car inaptes à la production initiale à laquelle ils étaient destinés dans leur élevage d’origine.
Raffinement
Toutes ces espèces sont hébergées en groupe, sur litière, ceci leur assurant une vie sociale adaptée à l'espèce et garantissant un enrichissement efficace. Les conditions d’hébergement des animaux sont définies pour favoriser la réduction du stress ; une surveillance de l’état général des animaux est réalisée et toute dégradation déclenche une demande de conseil auprès d'un vétérinaire.
Choix des espèces
Le sang de chaque espèce animale a ses particularités qui conviennent à la culture des différents micro-organismes, à la production de différents réactifs et l'alimentation d'insectes hématophages. Il s'agit d'animaux adultes ayant atteint un développement corporel permettant des prélèvements de sang répétés sans nuire à leur état de santé et en respectant leur physiologie. La plupart de ces animaux sont issus de l’élevage classique et reclassés car inaptes à la production initiale à laquelle ils étaient destinés dans leur élevage d’origine.