Protection de l’environnement

177 contenus, page 1 sur 15
  • Conservation des espèces
  • Protection de l’environnement
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Autres oiseaux : 264
Souffrances
▲ -
▲ 224
▲ 40
▲ -
Devenir
 -
 214
 -
 50

Les mésanges charbonnières de ce projet sont des oiseaux sauvages, capturés en ville et en forêt, ou élevés en captivité depuis l'état de poussin pour comparer leurs rythmes d'activité. 264 mésanges vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré : capture, transport, baguage, hébergement individuel temporaire et une prise de sang, les autres mesures portant sur l'activité des oiseaux sans que les tests soient détaillés. La plupart doivent être relâchées, 214 selon le champ structuré. 32 seront tuées pour des analyses neurobiologiques de leur horloge interne, et 18 venant d'une autre métropole ne pourront pas être relâchées, sans que le résumé dise ce qu'elles deviennent.

Objectifs

L’urbanisation constitue l’une des transformations environnementales les plus rapides et les plus profondes des paysages naturels, exposant les organismes à des modifications majeures de leur habitat. Parmi ces changements, les perturbations nocturnes liées aux activités humaines, telles que la pollution lumineuse artificielle et le bruit, sont désormais reconnues comme des facteurs susceptibles d’altérer les rythmes biologiques, la physiologie et le comportement des animaux sauvages. Certaines études ont mis en évidence des différences entre populations urbaines et forestières chez différentes espèces, avec notamment un avancement du début de l’activité en milieu urbain. Toutefois, les mécanismes sous-jacents à ces divergences demeurent encore mal compris, en particulier la part respective des effets environnementaux immédiats et des effets génétiques. L’objectif général de ce projet est d’évaluer comment les perturbations environnementales nocturnes liées à l’urbanisation influencent les rythmes d’activité et la synchronisation de l’horloge biologique interne chez une espèce modèle d’oiseau, la mésange charbonnière (Parus major). Cette espèce est particulièrement adaptée à ce type d’étude en raison de sa large distribution, de sa capacité à occuper des habitats urbains contrastés, et de l’abondance de données écologiques et physiologiques disponibles. Plus spécifiquement, ce projet poursuit deux objectifs principaux. Premièrement, il vise à caractériser les différences entre populations naturelles urbaines et forestières, en comparant les profils d’activité journaliers, les niveaux d’activité globaux et certains traits physiologiques et comportementaux. Deuxièmement, il cherche à distinguer les effets environnementaux des contributions génétiques. En comparant des individus élevés dans des conditions identiques, il sera possible de tester si les différences observées sur les populations naturelles persistent en l’absence des contraintes environnementales propres aux habitats d’origine (urbain/forestier).

Bénéfices attendus

Ce projet apportera des connaissances scientifiques dans le domaine de l’écologie urbaine et de l’étude des rythmes biologiques. Il s’inscrit dans le cadre d’un suivi ayant déjà permis l’étude de plusieurs effets de l’urbanisation sur la biodiversité. Ce projet, abordant une thématique nouvelle pour le suivi, contribuera à une meilleure compréhension des mécanismes par lesquels l’urbanisation influence les rythmes biologiques et le comportement des animaux sauvages, un enjeu important dans un contexte d’expansion urbaine mondiale. En combinant des données mesurées sur des populations naturelles et des mesures des oiseaux élevés dans les mêmes conditions environnementales, ce projet permettra de distinguer les effets de l’environnement de ceux liés à leur origine génétique entre populations urbaines et forestières. Cette approche intégrative est encore rare et constitue une avancée méthodologique importante.

Procédures

Une seule prise de sang (durée: 1 minute) et de petit volume (1% du volume sanguin total). Les autres observations seront exclusivement comportementales et réalisées sur des oiseaux libres de leurs mouvements.

Impact sur les animaux

Les principales contraintes pour les animaux sont liées à leur capture, leur transport, leur hébergement temporaire et les différentes manipulations réalisées dans le cadre de l'étude. La capture et les manipulations (baguage, mesures et prise de sang) peuvent provoquer un stress de courte durée et un léger inconfort. Dans de rares cas, elles peuvent entraîner des blessures mineures, comme la perte de quelques plumes ou un petit hématome après la prise de sang. Le transport et l'hébergement individuel temporaire peuvent également perturber momentanément le comportement des oiseaux, notamment en raison de la nouveauté de l'environnement et de l'absence temporaire de contacts sociaux. Le volume de sang prélevé sera largement inférieur aux recommandations en vigueur pour des oiseaux de cette taille et les animaux feront l'objet d'une surveillance régulière tout au long de l'étude. Cette étude cherche à comprendre comment l’horloge biologique influence les comportements naturels des animaux. Pour garantir des résultats fiables, il est important que les animaux restent dans de bonnes conditions, sans stress important ni effets indésirables.

Devenir

La grande majorité des oiseaux seront relâchés dans leur milieu d'origine en fin de procédure. Certains oiseaux ne pourront être relâchés, soit car ils proviennent d'une autre métropole où la mise en place du protocole de réhabituation à la vie sauvage est impossible (n=18), soit s'ils sont dans un état physique ne permettant pas de le relâcher. Un groupe d'oiseaux sera également mis à mort en vue d'analyses neurobiologiques des horloges biologiques (n=32).

Remplacement

Cette recherche fondamentale porte sur des animaux sauvages et vise notamment l’étude de leur physiologie et de leurs comportements, avec un intérêt particulier pour les mesures des rythmes endogènes. L’analyse des rythmes biologiques ne peut être réalisée sans le recours à des animaux vivants, impliquant nécessairement des manipulations et une expérimentation contrôlée. L'intérêt du projet de recherche est d'évaluer la dimension écologique et la réponse de l'organisme dans son entièreté face aux perturbations urbaines nocturnes.

Réduction

Les protocoles expérimentaux ont été élaborés afin de réduire au minimum le nombre d’animaux utilisés, tout en assurant une puissance statistique suffisante pour répondre aux objectifs scientifiques du projet. L’effectif total retenu, soit 80 poussins par an pour l’expérience en environnement contrôlé, ainsi que 30 mésanges charbonnières sauvages capturées par an, est fondé sur la littérature scientifique existante ainsi que sur des études antérieures comparables de l'étude des rythmes journaliers. La limitation du nombre d’individus est rendue possible par la réalisation de mesures multiples, incluant des paramètres liés aux rythmes journaliers tels que la période biologique propre ou la durée totale d'activité journalière, chez chaque individu. Cette approche permet d’optimiser l’exploitation des données recueillies tout en respectant le principe de réduction.

Raffinement

Les expérimentateurs ne manipuleront jamais les oiseaux seuls de façon à pouvoir se consulter entre personnes formées en cas de problème avec un oiseau. Cela permet de réduire les risques de nuisance due aux manipulations. Les opérateurs sont régulièrement ré-entrainés aux gestes adéquats et spécifiques à l’espèce étudiée. Les oiseaux en captivité avant l'expérience seront maintenus dans des espaces prévus et enrichis (e.g. volières de grande taille avec végétation naturelle et de nombreux perchoirs), leur fournissant des conditions de vie semi-naturelle. Tous les protocoles sont pensés pour réduire au maximum les nuisances et le stress des animaux, d'autant plus qu'un intérêt scientifique majeur du projet tient au suivi ultérieur en populations naturelles (paramètres démographiques et reproducteurs) des oiseaux qui auront été mesurés.

Choix des espèces

Mésange charbonnière (Parus major) La mésange charbonnière est un bon modèle d'étude car elle niche en nichoirs et donne ainsi accès aux paramètres démographiques de la population étudiée. C'est une espèce naturellement présente en ville comme en forêt, permettant une étude des effets de l'urbanisation. De plus, c'est un modèle d'étude qui peut à la fois être suivi en milieu naturel mais qui tolère aussi très bien la captivité. La mésange charbonnière est ainsi un modèle phare en écologie urbaine. Oiseaux sauvages : Les captures et les mesures de rythmes journaliers sont faites sur des nouvelles recrues âgées d'environ six mois, c'est-à-dire issues de la précédente reproduction. Oiseaux issus de l’élevage en environnement commun: Les mesures des rythmes journaliers sont faites sur des individus nés en 2024 et sur des nouvelles recrues âgées d'environ six mois. Les seules manipulations sur des poussins seront des mesures morphologiques pour étudier leur croissance durant l’élevage en environnement commun.

  • Protection de l’environnement
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Rats : 540
Souffrances
▲ 90
▲ 450
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 450
 -
 90

Pour comparer un implant contraceptif à la mise à mort comme moyen de réguler les rats bruns en ville, 540 rats sont capturés dans des logettes à poubelles de neuf quartiers, au fil de trois sessions, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, celles des rats mis à mort étant menées sous anesthésie, sans réveil. Chacun est anesthésié, identifié par transpondeur, mesuré et pesé, la quantité de puces et de tiques qu'il porte est relevée, et des prélèvements sont faits sur la peau de l'oreille, la bouche, le rectum, le sang, les fèces, l'urine et les poils, en une dizaine de minutes. 450 rats sont relâchés là où ils ont été capturés, et 90 sont tués sous anesthésie pour reproduire l'effet des pièges létaux et des rodenticides. Le porteur compte parmi les bénéfices d'éviter le recours à des "méthodes destructives éthiquement questionnables", et tue 90 rats pour en simuler l'effet.

Objectifs

Les zoonoses (maladies transmissibles de l’animal à l’humain, et réciproquement) constituent un enjeu majeur de santé publique. Les rongeurs vivant en milieu urbain, tels que le rat brun (Rattus norvegicus), font l’objet d’une préoccupation particulière du fait de leur grande proximité avec l’Homme. De plus, les rats bruns sont porteurs de nombreux agents pathogènes pour l’Homme, qui peuvent être transmis par contact direct (morsure, contamination de l’environnement) ou par des espèces parasites vectrices (puces, tiques…). La régulation du risque zoonotique repose principalement sur le contrôle des populations de rats par des méthodes destructrices (pièges létaux, rodenticides…). Toutefois, l’efficacité et les impacts de ces méthodes sont controversés. En effet, la mortalité des rats peut entraîner un phénomène de spill-over (dispersion des ectoparasites vers de nouveaux hôtes), augmentant le risque de transmission vectorielle de maladies. Par ailleurs, le fort potentiel reproducteur des rats peut favoriser un rebond démographique se traduisant par des populations plus jeunes, moins immunisées et donc davantage susceptibles de disséminer des maladies. Enfin, les méthodes létales peuvent toucher des espèces non cibles (faune domestique ou protégée) et soulèvent des enjeux éthiques liés à la souffrance animale (méthodes douloureuses et stressantes mises en œuvre par des personnes non qualifiées). Dans ce contexte, des approches alternatives, telles que la contraception, sont envisagées. Réduire la reproduction sans éliminer d’individus permettrait, en effet, de réduire durablement les densités de population tout en limitant les phénomènes de spill-over. Le maintien d’individus adultes, généralement plus immunocompétents, pourrait en outre améliorer l’état sanitaire global des populations. L’efficacité de cette stratégie nécessite toutefois une validation empirique en conditions réelles. C’est pourquoi l’objectif de ce projet est de tester la méthode contraceptive pour réguler les populations de rats en milieu urbain par rapport à la méthode destructrice (par mise à mort ciblée), en évaluant les effets de ces méthodes sur la dynamique des populations à court et moyen terme (taille, structure, statut reproducteur), ainsi que sur des paramètres sanitaires tels que la charge parasitaire, la présence de pathogènes zoonotiques et l’immunocompétence.

Bénéfices attendus

Les résultats attendus de ce projet concernent l’amélioration des stratégies de gestion des populations de Rattus norvegicus en milieu urbain, avec des retombées directes en termes de santé publique. L’usage de contraceptifs devrait permettre de réduire durablement les densités de population de rats, tout en bénéficiant à leur statut sanitaire, et en évitant le recours aux méthodes destructives éthiquement questionnables. Ainsi, la contraception pourrait être une alternative intéressante aux méthodes létales, via une régulation intégrée des populations de rats. Ce projet fournira des éléments permettant de valider ou d’invalider ces concepts, et d’informer les politiques publiques pour une régulation des rongeurs urbains plus efficace.

Procédures

Les rats suivis (540 individus) seront étudiés grâce à des captures dans des logettes à poubelles de quartiers urbains. Trois sessions de capture seront effectuées dans neuf populations différentes. Une session initiale servira à quantifier l’état inital des populations, et à appliquer un traitement : 1/ les individus de trois populations recevront un implant contraceptif (groupe ‘contraception’), 2/ les individus de trois autres populations seront mis à mort (groupe ‘mise à mort’), afin de simuler l’effet de traitement stérilisant ou d’empoisonnement respectivement, 3/ les individus de trois autres populations seront suivis sans être traités (groupe ‘contrôle’). Deux sessions suivantes serviront à mesurer l’évolution des populations en reponse à ces traitements. Ainsi, chaque individu sera manipulé au maximum 3 fois. A chaque capture, les individus seront anesthésiés pour collecte des informations et échantillons permettant d’étudier l’état global de leur population. Un analgésique sera administré dès que les rats seront anesthésiés. Ils seront alors identifiés par transpondeur et leur taille, masse et sexe ainsi que la quantité de parasites (puces, tiques) dont ils sont les hôtes sera relevé. Afin d’identifier les maladies dont ils sont porteurs, différents échantillons biologiques seront prélevés sur les rats (peau de l’oreille, écouvillons buccaux-pharyngés et rectaux, sang, fèces, urine, et poils). Ces manipulations seront pratiquées en une dizaine de minutes. À l’exception des individus euthanasiés, le réveil des rats sera ensuite surveillé avant qu’ils ne soient relâchés là où ils auront été capturés.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables sur les animaux seront liés au stress de capture et la manipulation pour l’induction de l’anesthésie générale.

Devenir

L’objectif est de suivre l’évolution des populations en réponse à nos traitements, en limitant les perturbations liées aux mesures. Un relâcher dans l’environnement permet d’éviter la réduction artificielle de la densité de population. La mise à mort d'animaux permettra de mimer l'effet des méthodes destructrices couramment utilisées par les citadins et collectivités, tout en évitant les souffrances induites par ces méthodes car nos animaux seront anesthésiés et sous traitement analgésique.

Remplacement

L'étude porte sur l'abondance de Rattus norvegicus en ville et le risque zoonotique lié à cette espèce, il n'est donc pas possible de remplacer cette espèce par une autre ni par des modèles mathématiques ou in vitro.

Réduction

Dans cette étude, l’effet des traitements sera mis en évidence par capture-marquage-recapture (CMR) des rats pour évaluer la taille des populations et leur état sanitaire. Une analyse de puissance a permis de démontrer que 30 individus marqués par population constituent le compromis minimal entre précision des estimations et réduction du nombre d'animaux manipulés. De plus, cet effectif représente un échantillon significatif des populations, favorisant un effet observable des traitements et permettra une analyse statistique robuste.

Raffinement

Les animaux auront de la nourriture hydratée à disposition dans les pièges. Le temps de captivité sera réduit au maximum. Ils seront relâchés immédiatement au point de leur capture après leur réveil complet. La souffrance subie par les animaux sera réduite au maximum en réalisant toutes les manipulations sous anesthésie générale avec traitement analgésique, et en fermant la plaie d’injection de l’implant contraceptif avec de la colle vétérinaire.

Choix des espèces

L’étude de Rattus norvegicus assure la meilleure representativité pour sa propre régulation. Nous capturerons potentiellement tous les stades de développement. Toutefois, les traitements ne seront administrés qu’aux adultes de plus de 150g.

  • Protection de l’environnement
  • Tests réglementaires
    • Contrôles de qualité
Autres poissons : 90
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 90
▲ -
Devenir
 -
 90
 -
 -

Capturées, gardées jusqu'à trois jours en vivier dans l'obscurité, anesthésiées à trois reprises puis marquées par insertion d'une marque dans la cavité ventrale au trocart, 90 anguilles européennes de dix à vingt ans subissent ce protocole, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ces poissons migrateurs menacés sont ensuite lâchés dans les dispositifs de dévalaison d'un barrage de douze mètres, pour vérifier que ces installations neuves ne les blessent pas et ne les tuent pas, une vérification imposée par arrêté inter-préfectoral. Le porteur annonce un saignement léger à l'incision, une douleur modérée de courte durée, une perte de mucus, et des blessures possibles au passage dans les dispositifs. Les 90 anguilles sont comptées comme relâchées dans la rivière, alors que le protocole prévoit aussi qu'une "mise à mort par surdosage progressif d'anesthésiant pourra être justifiée par atteinte des points limites".

Objectifs

L’étude vise à vérifier l’innocuité (absence de blessures ou de mortalité) de nouveaux systèmes permettant la migration des anguilles au niveau d’un grand barrage (12m de haut, 150 mètres de large). En effet, l’anguille est un poisson migrateur menacé qui doit effectuer une migration vers la mer pour se reproduire. Historiquement, les anguilles étaient bloquées une partie de l’année au niveau de ce barrage. Pour migrer, certaines tentaient de passer dans les canalisations du barrage, ce qui engendrait des blessures ou de la mortalité sur une partie des anguilles. Les nouveaux systèmes mis en place sont novateurs et apparaissent plus sécurisés. Ils doivent cependant être testés in situ pour vérifier qu’ils ne causent pas de blessures ou de mortalités. Il s’agit d’une étude réglementaire, fixé par arrêté inter-préfectoral.

Bénéfices attendus

L'étude permettra de vérifier l'innocuité des nouvelles installations permettant la migration de dévalaison des anguilles. Dans le cas où des blessures et/ou une mortalité seraient observées, des améliorations sur les dispositifs pourront être réalisées. A l’inverse, si les tests s’avèrent satisfaisants, ces nouveaux dispositifs pourront être installés sur d’autres barrages et ainsi réduire les mortalités d'anguilles à une plus large échelle afin d'améliorer la conservation de l'espèce.

Procédures

Stabulation en vivier pendant 3 jours maximum. Anesthésie, à 3 reprises pendant environ 10 minutes. Marquage par insertion d'une marque dans la cavité ventrale au trocart (tige cylindrique creuse), une seule fois par poisson, la durée de l'intervention est estimée entre 1 et 2 min maximum.

Impact sur les animaux

Nuisance par la capture : stress, perte de mucus (substance de protection de la peau du poisson). Nuisances induites par la biométrie : stress ,perte de mucus, dessication, éblouissement. Nuisances induites par le marquage : saignement léger lors de l'incision, stress, douleur modérée de courte durée, gêne légère par la présence de la marque. Nuisances induites par le passage dans les nouveaux dispositifs : stress, blessures

Devenir

Poissons remis en liberté dans la rivière

Remplacement

Le modèle biologique ne peut être remplacé pour cette étude d'innocuité qui implique de travailler nécessairement sur des individus vivants dans le milieu naturel. La reproduction de l'anguille n'est pas maitrisée, les anguilles d'élevages proviennent tous d'alevins sauvages (civelles). Il n'est pas possible de remplacer l'anguille par une autre espèce.

Réduction

Le projet est prévu sur un maximum de deux années. Il prévoit le marquage de 90 individus afin de s'adapter à la migration annuelle de dévalaison qui est très variable selon les années. Ainsi, Il est prévu d’utiliser 3 lots d’individus : un lot de 30 individus pour tester le déversoir de crue, un lot de 30 individus pour tester la conduite de dévalaison avec le pompage de la prise d’eau en service, un lot de 30 individus pour tester la conduite de dévalaison avec le pompage de l’usine à l’arrêt.

Raffinement

Des mesures de Raffinement sont prises pour réduire la douleur, la souffrance et l’angoisse infligées aux anguilles. Pour toutes les phases de stabulation avant et après marquage, les anguilles sont maintenues dans de l’eau bien oxygénée et dans une totale obscurité. Avant le marquage, les anguilles sont préalablement anesthésiées. Pour le marquage, le poids de la marque sera inférieur à 2% du poids du poisson afin de s’assurer qu’aucune modification comportementale ne soit susceptible d’entrainer des biais. Les anguilles présentant un état sanitaire externe anormal (maigreur, blessure, ...) ne seront pas marquées. Pour le marquage, les marques et la zone de marquage sont désinfectées pour prévenir les infections. L’intervention de marquage est rapide et maitrisée, 1 à 2 minutes, permettant un retour rapide dans le bac de réveil. Lors de la remise à l'eau de l'anguille, un contrôle des températures d'eau bac de réveil/milieu récepteur est effectué afin de garantir l'absence de choc thermique. La remise à l'eau s'effectue lorsque l'anguille est totalement réveillée et à proximité d'un habitat constituant une cache préférentielle pour l'anguille. Une mise à mort par surdosage progressif d’anesthésiant pourra être justifiée par atteinte des points limites.

Choix des espèces

Les dispositifs de dévalaison ont été conçus spécifiquement pour l'anguille qui est présente naturellement sur le site d'étude. Il n'est donc pas pertinent d'utiliser un autre modêle biologique. Il s'agit d'anguilles dîtes "argentées". Ces individus sont agés de 10 ans à 20 ans et présentent des tailles approximativement comprises entre 300 mm et 900 mm.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Protection de l’environnement
  • Recherche appliquée
    • Cancers
    • Maladies infectieuses
    • Toxicologie (hors obligations réglementaires)
    • Troubles immunitaires
  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système immunitaire
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
    • Contrôles de qualité
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Souris : 14400
Souffrances
▲ -
▲ 5510
▲ 8890
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 14400

Immunodéprimées puis dotées d'un système immunitaire humain, 14 400 souris vont être utilisées pour produire un modèle dit humanisé, dans des procédures d'un niveau de souffrance léger à modéré, toutes tuées à l'issue. Elles subissent une irradiation, des greffes de tumeurs ou de tissus humains, des infections par le VIH ou d'autres pathogènes, et jusqu'à huit prélèvements ou injections chacune. Leur immunodéficience les rend très sensibles aux infections, et l'irradiation peut provoquer des tumeurs. Le porteur présente ce modèle comme une alternative au primate non humain, jusque-là "modèle de choix" pour ces études.

Objectifs

L’étude in vivo de la physiopathologie de nombreux pathogènes humains ainsi que l’analyse de l’activité et de l’innocuité des traitements et vaccins contre ces pathogènes ne peut être réalisé chez l’Homme pour des raisons éthiques. Pour répondre à la nécessité croissante d’utiliser des modèles expérimentaux reproduisant l’infection par ces pathogènes dans un modèle expérimental, des modèles de souris humanisées pour le système immunitaire (souris HIS) ont été développés au cours des deux dernières décennies. Ces souris HIS sont des modèles in vivo précliniques qui permettent d’étudier l’immunité antitumorale, les interactions hôte/pathogène mais également de tester l’efficacité et la toxicité potentielle de nouveaux vaccins ou traitements (anticorps, immunomodulateurs…). Dans ce projet, nous proposons de produire des souris HIS qui seront par la suite soit utilisées par des laboratoires de recherche dans le cadre de leurs projets de recherche sur les pathologies humaines telles que le VIH (virus de l'Immunodéficience humaine) et/ou de développement de nouveaux vaccins ou traitements. Dans ce projet, nous testerons l’activité de nouvelles immuno-modulateurs thérapeutiques ou de nouveaux vaccins afin de tester leur activité anti-infectieuse ou anti-tumorale et/ou leur impact sur le système immunitaire humain et/ou d’autres tissus humains.

Bénéfices attendus

Ces souris HIS générées dans ce projet permettront d’étudier l’immunité antitumorale, les interactions hôte/pathogène de pathogènes humains mais également de tester l’efficacité et la toxicité potentielle de nouveaux vaccins ou traitements (anticorps, immunomodulateurs…).

Procédures

- irradiation (1 par animal, durée : quelques minutes) - prélèvement sanguin (1 à 8 par animal, durée : quelques secondes, intervalle 2 à 4 semaines) - injection hydrodynamique (1 par animal, durée 7-8 secondes) - injection intra-péritonéale (1 à 8 par animal, durée quelques secondes, intervalle 1jour à 1 mois) - injection intra-veineuse (1 à 8 par animal, durée quelques secondes, intervalle 1 jour à 1 mois) - injection intra-musculaire (1 à 3 par animal, durée quelques secondes, intervalle 1semaine à 1 mois) - injection sous-cutanée (1 à 8 par animal, durée quelques secondes, intervalle 1 jour à 1 mois) - administration dans eau de boisson (1 à 8 par animal, durée 24h à 1 mois, intervalle 1 jour à 1 mois) - administration par gavage (1 à 8 par animal, durée quelques secondes, intervalle 1 jour à 1 mois) - imagerie luminescente intravitale (2 à 10 par animal, durée 5min, intervalle entre 3 jours et 1 mois) - greffe de tissus humain (1 par animal, durée 20min)

Impact sur les animaux

Du fait de leur degré d’immunodéficience et après infection par le VIH, ces animaux sont très sensibles aux infections. Après irradiation certaines souris transgéniques peuvent développer avec l’âge des tumeurs d’origine murine. Après humanisation, ces souris peuvent développer des dermatites. L’apparition des signes cliniques est suivie régulièrement et des soins seront apportés en cas d’apparition de symptômes. De potentiels effets néfastes à long terme de l’irradiation, tels que le développement de tumeurs, pourraient apparaitre. Cependant, cette procédure est appliquée depuis de nombreuses années dans le laboratoire et il n’a été constaté des signes cliniques de ces effets néfastes que dans une minorité (5 mois). Un risque de dyspnée peut arriver dans les 5-10 minutes après injection hydrodynamique. Si une dyspnée est observée la souris sera mise à mort. Après injection cellules tumorales humaines les souris développeront des tumeurs.

Devenir

Les animaux portant un système immunitaire humain(HIS), générés dans la procédure « génération de souris HIS » pourront être inclus dans des procédures permettant de stimuler les cellules immunitaires humaines et/ou de valider l’activité d’immuno-modulateurs. Les souris HIS dont la population de cellules immunitaires aura été augmentée, pourront également être incluses, à la demande des utilisateurs de la plateforme dans les procédures permettant de greffer des tumeurs ou des tissus humains et/ou d’infecter les souris par des pathogènes afin d’étudier in vivo la réponse immunitaire humaine contre des pathogènes humains ou des tumeurs humaines. Ces animaux pourront également être inclus dans la procédure permettant de valider l’activité d’immuno-modulateurs ou dans d’autres procédures qui seront décrites dans une demande de projet. Certaines souris issues de la procédure « génération de souris HIS » pourront également être incluses, à la demande des utilisateurs de la plateforme, dans d’autres procédures qui seront décrites dans une demande de projet ultérieure. Les souris HIS issues de la procédure permettant de valider, dans ce modèle de souris, l’activité d’immuno-modulateurs seront mises à mort par analyse des différents organes post-mortem.

Remplacement

Les modèles in vitro ne permettent pas d’étudier la réponse du système immunitaire humain dans son ensemble, contre des tumeurs ou des pathogènes à tropisme exclusivement humain ni de prédire l’efficacité et l’innocuité de nouveaux vaccins ou traitements immunomodulateurs contre ces tumeurs ou pathogènes. Historiquement, le modèle de choix pour ces études est le primate non humain, le modèle de souris HIS est un modèle alternatif qui peut permettre de limiter le nombre d’études sur le primate non humain.

Réduction

MODIFICATION texte en majuscules Nous évaluons notre niveau de production de souris HIS à 938 souris (75SOURIS/UTILISATEUR X10UTILISATEURS X1.25 car la greffe ne prend que dans 80% de cas) par an soit un total de 4690 souris sur 5 ans. Ces chiffres ont été calculés en tenant compte 1. du nombre d’opérateurs de la plateforme. 2. du nombre d’utilisateurs intéressés par les modèles développés par notre plateforme qui est estimé en moyenne à 10 par an. 3. du fait qu’environ 80% des animaux présenteront un niveau d’humanisation >10%, 4. du fait que la plateforme fournira en moyenne 75 souris humanisées par utilisateur et par an (15 pour étude pilote et 30 pour expérience principale, en comptant 1 étude pilote et 2 expériences principales /utilisateur/an). LE BESOIN DE NOS UTILISATEURS EN SOURIS IMMUNODEFICIENTES A 840 CHAQUE ANNEE, EST DE 4200 SUR 5 ANS EN TENANT COMPTE DE 1. NOMBRE D’OPERATEURS DE LA PLATEFORME. 2. NOMBRE D’UTILISATEURS INTERESSES PAR LES MODELES ESTIME A 8 PAR AN. 3. CE QUE LA PLATEFORME FOURNIRA 105 SOURIS IMMUNODEFICIENTES PAR UTILISATEUR ET PAR AN (15 POUR ETUDE PILOTE 30 POUR EXPERIENCE PRINCIPALE, 1 ETUDE PILOTE ET 3 EXPERIENCES PRINCIPALES /UTILISATEUR/AN). Pour produire ces souris POUR NOS COLLABORATEURS, nous maintenons, en continu, un élevage de 8 LIGNEES DE SOURIS immuno-déficientes. Les souris immunodéficientes seront hébergées en groupe dans un environnement protégé pour assurer leur bien-être, NOUS ESTIMONS POUVOIR FOURNIR 4690 SOURIS HIS ET 4200 SOURIS IMMUNO-DEFICIENTES ET MAINTENIR LES LIGNEES. NOUS UTILISERONS UN TOTAL DE 14400. Nous aurons 3 trios reproducteurs de chaque lignée en continu pendant les 5 années. Ce nombre est le minimum possible pour maintenir un élevage sans croiser les frères/sœurs EN TENANT COMPTE QUE CES LIGNEES PRODUISENT PEU DE PETITS. En partant du fait que chaque femelle d’un trio produit 5 petits par mois, chaque trio produit 10 petits/mois soit 10x12 = 120 petits/an. Ainsi pour chaque lignée, 120x3trios= 360 animaux seront produits chaque année. Pour chaque lignée, il y aura donc une production de 360x5ans = 1800 animaux/lignée sur 5 ans. Nous produirons donc, pour les 8 lignées, 1800x8 = 14400 animaux produits en 5ans. Parmi ces 14400 animaux produits en 5 ans, environ 3600 animaux (25%) seront sacrifiés pour mauvais génotype, 4690 seront humanisés, 4200 SERONT UTILISES POUR TESTER LES NOUVEAUX TRAITEMENTS DE NOS COLLABORATEURS, les 1910 animaux restants assureront le maintien des colonies.

Raffinement

La planification des expériences en amont et la concertation entre le personnel de la plateforme et les utilisateurs sont des atouts pour l’élaboration d’une méthodologie efficace, et le recours à un nombre limité d’animaux. Par ailleurs, lorsque cela sera nécessaire, des études pilotes seront réalisées en amont des études principales. Un outil informatique de randomisation sera utilisé en amont des expériences pour garantir la répartition équilibrée entre les groupes de souris de variables susceptibles d'interférer (biais) avec la mesure ou l'analyse des résultats de l'essai. Enfin, l’état clinique (pelage, mouvement, activité, pâleur, signes de bagarres, apparition de tumeurs) des animaux sera suivi deux fois par semaine pour permettre la détection de signes de souffrance. En cas d’apparition de dermatite, les animaux seront placés sur une litière à base de cellulose et les lésions traitées avec un désinfectant. Après chaque intervention chirurgicale, les animaux seront placés dans des cages chauffées pendant la phase de réveil, et auront du gel hydrique à disposition pendant plusieurs jours. En cas d’apparition de signes de souffrance, un analgésique pourra être administré aux souris. Si les signes de souffrance persistent, une mise à mort sera effectuée pour prévenir toute souffrance inutile.

Choix des espèces

La souris HIS est le seul modèle d’hématopoïèse humaine expérimentale. Il s’agit d’un modèle de petite taille, d’une manipulation aisée et d’un coût relativement faible par rapport aux modèles classiques de l’infection (primates non-humains). A l’heure actuelle, seule la souris propose un niveau d’ingénierie génétique suffisante pour permettre la construction à façon de souches profondément immunodéficientes, ce qui est la condition sine qua non à une prise de xénogreffe humaine efficace et prolongée. MODIFICATION texte en majuscules Les souris HIS sont générées par injection de cellules souches hématopoïétiques humaines dans des souriceaux nouveau-nés (

  • Conservation des espèces
  • Protection de l’environnement
Autres poissons : 2674
Souffrances
▲ -
▲ 44
▲ -
▲ 2630
Devenir
 -
 4
 -
 2670

2 630 poissons vont être soumis pendant une heure à un choc salin destiné à les tuer, dans des procédures d'un niveau de souffrance sévère. Le sel provoque un choc osmotique et un manque d'oxygène, et les poissons ciblés sont laissés dans le cours d'eau pendant le choc et quatre heures après, sans possibilité de les soulager par une mise à mort. L'opération vise à éradiquer une espèce de poisson exotique jugée envahissante, l'Ancistrus, en épargnant les espèces locales plus résistantes au sel. Quelques anguilles capturées seront remises à l'eau si leur état le permet.

Objectifs

Ce projet a pour objectif principal de tester la possibilité d’éradiquer une ou plusieurs espèces exotiques d’une portion de cours d’eau par la réalisation d’un choc salin de courte durée. L’impact positif de l’éradication des espèces exotiques doit également avoir un impact faible sur les espèces indigènes. Pour cela, nous souhaitons suivre l'efficacité de chocs salins réalisés dans un cadre réglementaire, sur 4 sites. Pour chaque site d’injection, nous délimiterons 3 zones expérimentales de 4 à 5m où nous confinerons les poissons avec des filets pour pouvoir étudier la mortalité et la morbidité que le choc salin induira sur les espèces exotiques. Les zones expérimentales seront positionnées à 25m, 50m et 100m du point d'injection. Des capteurs de salinité, T°C, pH et O2 seront disposés sur chacune des 3 zones expérimentales. Ils permettront de suivre et d'enregistrer la cinétique de la salinité et d'autres paramètres vitaux pour la faune aquatique.

Bénéfices attendus

La réalisation d’un choc salin est une méthode de lutte contre les EEE encore non appliquée et innovante. Elle a déjà été évoquée dans le cadre de la gestion d'EEE dans des milieux d'interface, mais n’a jamais été documentée ni étudiée d’un point de vue scientifique. Les bénéfices attendus sont : (i) Lutte contre Ancistrus en tant qu’EEE (réduction voire éradication), à courte échéance ; (ii) confirmation de la résistance au sel des espèces indigènes amphihalines pour réplication possible de l'action en lutte précoce sur d'autres EEE (territoires insulaires tropicaux), à courte échéance ; (iii) développement d’une méthode de lutte reproductible et efficace pour des EEE aquatiques sensibles, à moyenne échéance.

Procédures

Les poissons (nombre estimé à 2 630) seront soumis pendant 1 h à une substance chimique pouvant causer leur mort : le sel (NaCl). Le sel sera injecté dans le milieu naturel et les poissons seront mis en contact par dispersion du sel depuis le point d'injection (transport passif par le courant d'eau). Le sel induira un choc osmotique et une hypoxie pouvant conduire à la mort des poissons. Lors de tests précédents, les poissons indigènes (amphihalins) se sont montrés plus resistant au sel que les espèces exotiques (espèces ciblées) qui sont d'eau douce stricte. Les poissons seront aussi pour partie soumis à un confinement temporaire et à une captivité dans des bacs d'eau claire pendant une heure maximum avant relâche (espèces indigènes) ou euthanasie (espèces exotiques). Egalement 44 Ancistrus seront capturés par pêche électrique comme témoin des observations post expérimentations qui seront réalisées en laboratoire. Enfin, 220 Ancistrus (parmis ceux comptabilisés aupravant), au maximum, seront transportés jusqu'au laboratoire (1h) pour être stabulés en aquarium pendant 7 jours maximum.

Impact sur les animaux

- Exposition à une substance chimique mortelle, le NaCl, avec une concentration et une durée contrôlée - Induction d’un choc osmotique et d’une hypoxie conduisant à la mort des individus sensibles (espèces exotiques) - Confinement, sur des portions de 4-5m de long, au niveau des zones expérimentales sans possibilité de fuite en dehors pendant toute la durée du choc salin et 4h après (5h maximum) - Captivité dans des bacs d’eau pour les individus d’espèces indigènes avant le relâché (1h maximum) - Capture de certains individus par décharge électrique lors de la pêche électrique entraînant une paralysie courte (30 secondes) - Transport des individus Ancistrus temmincki en contenants fermés jusqu’au laboratoire (1h maximum) - Hébergement d’individus Ancistrus temmincki qui ne seront plus dans leur milieu naturel (7 jours)

Devenir

En cohérence avec les réglementations locales et nationales, tous les individus d’espèces exotiques seront euthanasiés à la fin de la procédure. Les anguilles qui seraient capturées lors du projet, seront maintenues en vie pour permettre leur remise à l'eau dès que possible si leur état le permet (sur décision du vétérinaire).

Remplacement

Les expérimentations portent sur l’étude d'un choc salin sur des poissons de rivière pour éradiquer une espèce exotique potentiellement envahissante sur des portions de cours d'eau limitées et documentées. Des tests ont été réalisés en laboratoire sur les Ancistrus temmincki et sur les espèces indigènes présentes et ont permis de déterminer une concentration et une durée qui n’impacte pas les espèces indigènes présentes. Ces études ont été complétés par des mesures de la dispersion d’une injection de sel in-situ qui ont permis d’ajuster les concentrations à injecter dans le cours d’eau pour avoir un effet sur Ancistrus, tout en préservant les deux principales espèces indigènes observées sur ce cours d’eau, l’anguille marbrée A. marmorata et la chevaquine A. serrata. Pour répondre à l’objectif de notre projet, nous devons réaliser les expérimentations en milieu naturel et nous ne pouvons modéliser les paramètres environnementaux de la rivière (flux, présence de roches et galets, profondeurs variables…).

Réduction

Ce projet se réalise en milieu naturel, et consiste en une étape de validation de méthode d’éradication après avoir étudier plusieurs paramètres en laboratoire. Nous avions réduit l’utilisation des animaux dans une première DAP qui s’est réalisée en milieu contrôlé en laboratoire. Pour cette deuxième étape, nous avons choisis d'opérer lors d'opérations de lutte réglementée par ailleurs et de sélectionner des portions expérimentales de 4 à 5 m afin de confiner un échantillon de la population de poissons pour diminuer le nombre d’animaux utilisés. Les poissons des zones expérimentales (en dehors des poissons d’espèces indigènes), subiront la toxicité du sel pendant le choc et 4h après. En confinant des portions de rivière, avec 3 zones expérimentales par site d’injection, nous diminuons le nombre d’animaux subissant une procédure sévère avec une toxicité aigüe sans possibilité de soulager les individus par l’euthanasie. Le nombre d’individus utilisés correspond à la population animale présente dans le milieu naturel. Ce nombre de poissons est localement variable et nous ne pouvons pas le mesurer par anticipation puisqu’il s’agit de notre modèle.

Raffinement

L’exposition à une substance chimique mortelle, le NaCl, sera contrôlée en continu par des capteurs présents sur chaque zone expérimentale. Les poissons et crustacés indigènes tétanisés ou fuyant en dehors du cours d’eau (vers les berges) seront retirés dès que possible et remis à l’eau dans une zone non impactée (en amont du site d’injection, après vérification de leur vitalité). Les poissons exotiques tétanisés situés dans les trois zones expérimentales, pour chacun des 4 sites d’injection, seront laissés dans le cours d’eau durant toute la durée du choc salin pour les besoins de l’expérimentation. Avant le relâcher des poissons indigènes, ils seront maintenus dans des bacs d’eau de rivière pendant une durée maximale de 1 heure. Cela permettra également de s’assurer que les individus auront retrouvé un bon état général avec une nage dynamique. Pour la capture des individus, les équipements de pêche électrique seront calibrés pour un voltage n’engendrant pas de blessures aux animaux, et uniquement une paralysie de 30s. Concernant les lots d’Ancistrus conservés, le transport jusqu’au laboratoire sera réalisé dans des véhicules spécifiques, les contenants seront fermés et fixés pour éviter tout choc et garantir la sécurité des poissons. Le transport n’excédera pas 1h. Pour la captivité des Ancistrus, les animaux seront hébergés dans des aquariums enrichis avec des galets provenant de leur milieu naturel (support et cache). La température de l’eau sera contrôlée dans les gammes de confort de l’espèce (20 à 24 °C). Chaque lot sera hébergé dans un aquarium séparé afin de limiter le nombre de poisson par aquarium et permettre l’observation individuelle. L’hébergement temporaire n’excédera pas 7 jours et sera fait dans une salle dédiée et calme, avec une alternance jour/nuit calée sur l’alternance naturelle. Pour pallier l’accès à l’alimentation naturelle, les poissons seront nourris avec une alimentation adaptée aux ancistrus : courgette. Une observervation bi-quotidienne sera réalisée avec renseignement d'une fiche de suivi par lot (signes cliniques et comportementaux). Des points limites seront déterminés.

Choix des espèces

L’objectif de l’étude est d’étudier l'effet du choc salin comme méthode de mise à mort de poissons Ancistrus temmincki dans le cadre de la lutte contre une EEE. Nous sommes dans la deuxième phase du projet, avec étude de l’effet du choc en milieu naturel. Ainsi nous devons prendre en compte les espèces animales présentes dans le cours d’eau. Les expérimentations seront réalisées en milieu naturel, sans possibilité de sélection des poissons présents. Nous pouvons retrouver tous les stades de développement et les deux sexes, allant de l’œuf à l’adulte. Nous avons prévu de conserver certains individus Ancistrus temmincki vivants s’il y en avait. Pour cette captivité temporaire, nous choisirons les plus grands individus (>50mm). Nous avons observé lors de nos expérimentations en milieu contrôlé, que la sensibilité au sel était liée à la taille des individus, les plus grands étant les plus résistants. C’est pour cela que nous souhaitons conserver cette classe d’individus, pour évaluer les altérations possibles du sel, malgré une forte capacité de récupération.

  • Protection de l’environnement
Autres oiseaux : 1200
Souffrances
▲ -
▲ 1200
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 1200
 -
 -

Capturés puis mesurés, bagués, prélevés de quelques plumes et de sang, écouvillonnés et pour certains équipés d'une balise GPS, 1 200 goélands leucophées, adultes et poussins, sont relâchés sur leur lieu de capture. Ces manipulations, classées d'un niveau de souffrance léger, servent à documenter l'exposition de ces oiseaux urbains aux contaminants et leur usage de l'espace. Le porteur indique que blessures et mortalité liées à ces gestes restent rares, moins de 0,1 % lors du programme précédent, et que les effets attendus relèvent surtout du dérangement et du stress. Aucun individu n'est tué, l'étude reposant sur le suivi d'oiseaux sauvages remis en liberté.

Objectifs

Le développement rapide des milieux urbains ces dernières décennies s’est accompagné du développement de leur utilisation par différentes espèces sauvages opportunistes. Ces espèces sont confrontées à des conditions de vie très différentes de celles rencontrées dans leur milieu naturel. Ces conditions entrainent une adaptation du comportement des individus, dans la recherche de nourriture ou dans la communication entre individus notamment. Ces phénomènes sont décrits pour des espèces installées de longue date en ville telles que les pigeons ou les rats par exemple. Cependant, les goélands, dont certaines espèces ont massivement investi l’espace urbain beaucoup plus récemment, ont été moins étudiés de ce point de vue. Pourtant, la connaissance des comportements de ces oiseaux semble essentielle à l’établissement de pratiques permettant une meilleure cohabitation entre humains et goélands. De plus, au sein des milieux urbains les humains comme les non-humains sont exposés à une grande diversité de contaminants. Cet aspect parait particulièrement important pour des espèces opportunistes et prédatrices telles que les goélands. L’exposition spécifique des populations sauvages urbaines aux contaminants est jusqu’alors peu documentée alors qu’elle permettrait de mieux comprendre les pressions qui s’exercent sur les individus urbains mais aussi d’evaluer le role potentiel des goélands dans la dissemination et la transmission des contaminants aux humains. C’est pourquoi nous avons pour objectif de documenter l’exposition spécifique des goélands leucophées nichant en ville à différents contaminants, à commencer par les plastiques et leurs additifs chimiques toxiques, tout en la comparant à celle des individus nichant en milieu naturel que nous étudions depuis plusieurs années. Nos objectifs spécifiques sont les suivants: -Investiguer l’exposition des goélands urbains à plusieurs contaminants incluant des agents infectieux ainsi que les plastiques et leurs additifs.-Comprendre l’utilisation de l’espace urbain par les goélands avec l’hypothèse que leur rayon de recherche alimentaire est bien moindre que celui des individus non-urbains. -Echanger avec différents acteurs du territoire impliqués dans les interactions avec les goélands urbains pour contribuer à une meilleure cohabitation avec cette espèce.

Bénéfices attendus

Nous proposons un projet permettant d’acquérir des connaissances nouvelles qui nous semblent essentielles à une meilleure cohabitation avec les goélands urbains et à une réduction du risque sanitaire à l’interface faune sauvage/humain. Nous proposons de mener ce projet en lien direct avec plusieurs types d’acteurs du territoire dès ces premières étapes, notamment les services de gestion des déchets urbains et les acteurs en charge de l’effarouchement et de la régulation des populations de goélands en ville. Nos études permettront notamment d’obtenir : -une cartographie de l’usage de l’espace par chaque individu pendant et en dehors de la reproduction ainsi qu’une quantification de l’usage des différents types d’habitat (urbain, marin, agricole, centre d’enfouissement de déchet, etc.) -une caractérisation pour chaque individu des différents contaminants auxquels il a été exposé à savoir à minima :Macro-déchets dont macro-plastiques, tiques, virus de l’influenza aviaire, parasites sanguins et bactéries antibiorésistantes. Si les financements complémentaires sont obtenus, nous analyserons les additifs de plastiques et éléments traces métalliques -une comparaison de l’usage de l’espace et des expositions entre individus urbains et des îlots. -une mise en relation entre ces expositions et le succès de reproduction d’une part et les caractéristiques individuelles d’autre part (masse, taille, etc.) Ces résultats feront l’objet de publications scientifiques dans des revues internationales selon les principes de la science ouverte ainsi que de présentations au sein de colloques nationaux et internationaux. Ils feront également l’objet de fiches de synthèse spécialement réalisées pour chaque acteur collaborateur en tenant compte de ses propres questionnements. Des recommandations d’actions à mettre en œuvre peuvent ensuite être discutées avec les acteurs. Nous collaborons déjà activement avec différents professionnels de la sensibilisation à la préservation de l’environnement et au tri des déchets tels que les CPIE, le Seaquarium du Grau-du-roi ou encore la LPO. Comme nous le faisons actuellement, nous organiserons des échanges avec eux autour de ce nouveau projet et leur transmettrons résultats et matériaux (tels que cartes de déplacements ou régurgitats) afin de contribuer à leur actions et à leurs supports de sensibilisation.

Procédures

Les individus seront capturés et mesurés (durée 10 min). Chaque individu sera bagué avec une bague métal d'un diamètre intérieur de 12mm (3g) ainsi qu’une bague darvic (3.3g; plastique; durée totale du baguage 5 min). Un prélèvement de 3 à 4 plumes ventrales sera effectué. Deux écouvillons cloacaux et un écouvillon oropharyngé sera effectué ainsi qu'une prise de sang dans la veine alaire de 2 à 3ml pour les adultes et 1 à 2 ml pour les poussins. L'ensemble des prélèvements prend environ 10 min. Une partie des individus sera équipée d'une balise GPS, le poids du dispositif total est de 22.3g, la balise pesant 18.8g et étant fixée sur le dos à l’aide d’un harnais en téflon de 3.5g. La pose de la balise prend entre 10 et 15min.

Impact sur les animaux

Les retours d'expérience sur cette espèce montrent que les blessures irréversibles comme la mortalité liée à ce type de manipulation sont très rares (

Devenir

A l'issue des mesures et prélèvements chaque individu sera relâché sur le site de capture.

Remplacement

L’étude porte spécifiquement sur une espèce d’oiseau sauvage identifiée comme un pont épidémiologique entre faune sauvage et populations humaines de par son utilisation des espaces urbains et son alimentation en grande partie dépendante des activités humaines. Il est donc nécessaire d’étudier le goéland leucophée pour répondre aux enjeux du projet. Un modèle mathématique, des simulations ou un modèle expérimental ne peuvent pas dans l’état actuel des connaissances y suppléer.

Réduction

Le nombre d’individus envisagés dans cette étude (30 par site et par an pour les adultes et 30 par site et par an pour les poussins pour 4 sites soit un total de 600 adultes et 600 poussins maximum pour les 5 ans du projet) a été estimé en tenant compte de la faisabilité des captures en réduisant le dérangement dans les différents sites. De plus, comme nous l’avons fait lors de notre précédent programme, nous partagerons les données et les échantillons notamment selon les principes suivants : -Maximisation de l’éventail des contaminants recherchés et des paramètres suivis permettant d'étudier la santé grâce aux échantillons issus de chaque individu permis par des partenariats avec de nombreuses équipes. -Partage des données GPS, référencées en ligne sur Movebank. Nos données collectées jusqu’ici sont déjà utilisées dans 7 autres projets en plus du nôtre. -Application des principes de la science ouverte, notamment à travers nos choix de revues scientifiques et par l’écriture d’un article décrivant notre jeu de données qui permettra de favoriser son partage.

Raffinement

-Nous limitons notre présence à 2 h sur chaque zone prospectée pour chaque semaine afin de limiter le dérangement global de chaque colonie. -La contention de chaque individu se fait au calme, si l’individu est agité un tissu peut-être appliqué sur sa tête pour favoriser le calme. Après la prise de sang un coton est appliqué fermement sur la zone concernée pour limiter la formation d’hématome. Pour la pose de balise le harnais est ajusté au mieux pour chaque individu afin de limiter tous les frottements et de maximiser l’aérodynamie. Les individus sont relâchés au plus près de la zone de capture. Avant le lâcher l’individu est tenu en le laissant déployer ses ailes pour vérifier que cette manœuvre n’est pas gênée par le harnais.

Choix des espèces

L’étude porte spécifiquement sur le goéland leucophée (Larus michahellis) car il s’agit d’une espèce d’oiseau identifiée comme un pont épidémiologique entre faune sauvage et populations humaines de par son utilisation des espaces urbains et son alimentation en grande partie dépendante des activités humaines. Nous étudierons les adultes reproducteurs d'une part et les juvéniles d'autre part. Notre projet vise à caractériser les contrastes de comportement et d'exposition entre individus des sites urbains et des îlots. Ceci parait pertinent pour les parents et potentiellement différent pour les juvéniles qui d'une part sont plus vulnérables face aux contaminations et d'autre part ont avant la reproduction (qui n'intervient que vers 4 ans chez cette espèce) des comportements distincts de ceux des parents qui peuvent modifier leurs expositions, associés à une survie plus faible, en particulier les premiers mois.

  • Protection de l’environnement
  • Recherche appliquée
    • Diagnostic des maladies
    • Maladies animales
Autres carnivores : 25
Souffrances
▲ -
▲ 25
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 25
 -

Pour mettre au point une méthode de détection de l'ADN parasitaire dans les fèces, 25 renards roux au maximum vont être infestés par voie orale par le ténia Taenia crassiceps, dans des procédures d'un niveau de souffrance déclaré léger. Chaque animal reçoit jusqu'à vingt vers et subit jusqu'à dix prises de sang sous anesthésie gazeuse, réparties sur la durée de l'infection. Le porteur indique qu'aucune nuisance n'est attendue, tout en prévoyant un vermifuge et un traitement vétérinaire en cas de diarrhée profuse ou de perte de poids. Il affirme que le recours aux renards reste "indispensable", faute de pouvoir reproduire in vitro la maturation des vers, et prévoit de réutiliser les animaux d'une étude à l'autre.

Objectifs

Taenia crassiceps est un parasite intestinal contaminant des rongeurs (au stade larvaire) et des carnivores comme les renards (Vulpes Vulpes) (au stade adulte sous forme de vers produisant des œufs). Ce projet vise à induire pour la première fois une infection expérimentale par Taenia crassiceps chez des renards captifs et de déterminer combien de jours après l’inoculation les œufs parasitaires et l’ADN parasitaire sont détectables. Le développement des méthodes moléculaires a permis de grandement améliorer la capacité de détection de l’infestation via l’ADN parasitaire fécal (copro-ADN) y compris en l’absence d’œufs car l’ADN parasitaire peut également provenir de la desquamation ou de la lyse de vers dans l’intestin. L’utilisation en routine d’une approche moléculaire à partir de copro-ADN permettrait d’augmenter grandement la sensibilité du diagnostic d’infection par des Taenia chez les carnivores sauvages et domestiques, de réaliser des études épidémiologiques plus robustes et d’évaluer le risque d’infection pour les populations humaines et domestiques exposées. De plus, l’analyse des réponses sanguines (cellulaire et serologique) au cours de l’infection permettra de mieux comprendre les paramètres immunitaires clefs pour l’implantation des vers de Taenia et leur maturation dans l’intestin des renards. A terme, ces connaissances permettront d’appréhender des méthodes de lutte éventuelles et de standardiser le modèle infectieux chez les renards captifs.

Bénéfices attendus

Ce projet validera la possibilité d’infestation expérimentale de renards roux par Taenia sp. et permettra de mesurer la durée de période prépatente pour T. crassiceps chez le renard. Les échantillons obtenus de fèces de renards contenant des œufs du parasite ainsi que de copro-ADN parasitaire permettront de valider la meilleure sensibilité de l’approche par détection de copro-ADN en comparaison avec les techniques coprologiques classiques d’observation des œufs.

Procédures

Les prélèvements de fèces seront réalisés par collecte sous les cages sans manipulation d’animaux. La distribution des larves et des comprimés d’antiparasitaires sera réalisée dans une gamelle contenant aussi des aliments aimés par les animaux. Les animaux seront anesthésiés par inhalation d’un gaz anesthésique pour les prélèvements de sang (un maximum de 10 fois sur la durée de chaque étude à intervalle de 3-4 jours minimum et chaque procédure dure environ 10min ; 5 min de mise en place du masque délivrant le gaz et 5 min de prise de sang).

Impact sur les animaux

Aucune nuisance n’est attendue dans ce projet. Les renards seront dans des cages habituelles. L’infestation intestinale par un taenia ne cause normalement pas de symptômes chez les carnivores, hormis lors de très fortes infestations (correspondant à plus d’une cinquantaine de vers) pouvant induire une diahrrée. Dans cette étude, il est prévu d’administrer un maximum de 20 vers/renard comme lors d’une infestation classique. Toutefois, en cas de troubles digestifs trop importants (diarrhée profuse sur au moins 3 jours, ou sanguinolente, perte de poids inhabituelle ou signes de douleur abdominale), l’animal sera vermifugé pour mettre fin à l’infestation et traité par un vétérinaire pour soulager les symptômes.

Devenir

Chaque renard traité à l’antiparasitaire pourra être réutilisé pour d’autre procédures légères si aucun effet d’accumulation n’est détecté.

Remplacement

Il n’est pas possible de reproduire in-vitro la maturation et la production d’œufs par des vers de Taenia dans des conditions identiques à celles de l’intestin de renard, et d’induire des réponses immunitaires. L’utilisation de renards reste donc indispensable pour ce projet.

Réduction

Aucune comparaison statistique n’est attendue et les résultats seront purement descriptifs. Etant donnée la longue durée d’infection et la disponibilité d’hébergement permettant de récolter les fèces dans un plateau sous les cages, un maximum de 5 inoculations (5 renards) sera réalisé par an.Dans ce projet préliminaire, aucune comparaison statistique n’est attendue et les résultats seront purement descriptifs. A ce stade, la variabilité du niveau d’infection expérimentale par Taenia crassiceps chez des renards n’est pas connue. Par extrapolation aux réponses à un autre cestode dont le renard est hôte définitif, Echinococcus multilocularis, il est possible que seules environ 2/5 inoculations résulteront en la maturation au stade adulte des vers de Taenia. Sur cette base, un maximum de 5 inoculations seront réalisées par an sur 5 ans, afin d’obtenir au moins 2 renards infectés par an et un maximum de 25 renards naïfs sera donc utilisé. L’impact de la réutilisation des renards entre les études sera également testée la 2eme année sur 2 renards déjà utilisés la première année, et si elle ne fait pas baisser le taux d’infection par Taenia crassiceps, certains renards seront réutilisés entre études. Le nombre total de renards utilisés pourra donc être inférieur à 25.

Raffinement

Les protocoles d’inoculation seront les mêmes que ceux déjà régulièrement mise en œuvre pour un modèle expérimental similaire avec Echinococcus multilocularis autorisé chez les renards. L’inoculation et le recueil des échantillons fécaux ne nécessiteront aucune manipulation stressante pour les animaux. Des prises de sang seront réalisées sous anesthésie gazeuse un maximum de 2 fois par semaine et un maximum de 10 fois au total. Les cages d’hébergement des renards seront identiques à celles hors protocoles (4m2), et à proximité de congénères auxquels ils sont habitués. Le régime alimentaire et l’abreuvement seront fournis de façon habituelle et le projet ne nécessitera aucune période d’habituation. Le suivi quotidien des animaux sera renforcé avec des vidéos pour suivre le cas échéant des signes d’inconfort digestif, et des pesées sans manipulation dans des cages de pesées pour détecter une perte de poids inhabituelle (>25% en 1 mois). L’hébergement des renards d’élevage en cages est raffinée par les enrichissements suivants: - Zones d’observations : plateformes d’observation 1/ fixe au fond de la cage, et 2/ mobile sous laquelle les animaux peuvent aussi se cacher s’ils le souhaitent - Zones de séparation : petit tunnel par lequel l’animal doit sauter pour passer d’un côté de la cage à un autre, et se mettre à distance des observateurs - Zones de repos : cartons ouverts sur le sol des cages, boites en bois dont le fond est garni d’une litière (sous forme de matelas apprécié par les animaux) - Zones d’exploration : cartons « construits » avec des aliments cachés à l’intérieur, jeux résistants (balles en plastique, os à ronger, cordes tressées, morceaux de bois) - Zones de marquage par l’urine et les fèces de chaque animal dans sa cage : carreaux, morceaux de cartons changés moins fréquemment que d’autres.

Choix des espèces

Les animaux utilisés dans ce projet sont des renard roux (Vulpes vulpes) comme hôte définitif majeur de T. crassiceps. Les animaux seront adultes ou jeunes d’au moins 6 mois.

  • Protection de l’environnement
Loups de mer : 96
Souffrances
▲ -
▲ 48
▲ 48
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 96

Pour évaluer la toxicité du rejet en mer d'une future usine d'hydrogène offshore, 96 bars vont être utilisés, tous mis à mort, dans des procédures classées de souffrance légère à modérée. Les juvéniles sont exposés pendant trente jours à une hausse de salinité, de température et à des agents chimiques simulant un déversement industriel. Le porteur annonce des effets sublétaux plutôt qu'une mortalité, et des prélèvements sanguins sous sédation. La finalité relève de l'analyse réglementaire du risque chimique selon la directive REACH, préalable au déploiement d'une technologie industrielle, les bars étant tués par lots à quatre échéances.

Objectifs

Le pr?sent projet vise ? compl?ter les donn?es existantes par une approche chronique, c?est???dire une ?tude des effets d?une exposition r?p?t?e et prolong?e dans le temps, conduite dans des conditions r?alistes et ?cologiquement coh?rentes. Cette approche va simuler les rejets associ?s ? une unit? offshore de production d?hydrog?ne par ?lectrolyse d?une puissance ?lectrique install?e de 850 m?gawatts (MW). L?objectif est d??valuer les effets subl?taux, c?est???dire des effets biologiques n?entra?nant pas la mortalit? imm?diate mais pouvant alt?rer le fonctionnement de l?organisme, d?une exposition prolong?e chez des juv?niles de bar. Cette ?valuation repose sur des mesures biologiques incluant la croissance, l?osmolarit? sanguine (?quilibre hydrique et ionique), l?accumulation des substances chimiques dans les tissus (bioconcentration), le fonctionnement des branchies et du foie, ainsi que le m?tabolisme musculaire. Ces param?tres permettent de mieux comprendre les m?canismes d?impact, c?est???dire les processus biologiques par lesquels l?exposition aux rejets peut affecter la physiologie des poissons, et d?alimenter les d?marches de gestion du risque chimique en milieu marin.

Bénéfices attendus

Le projet permettra d?anticiper les risques environnementaux potentiels cons?cutifs au d?ploiement d?une nouvelle technologie (production d?hydrog?ne sur des champs d??oliennes offshore) correspondant ? la volont? publique de d?carbonation des activit?s industrielles. Ces travaux vont ainsi fournir des informations cruciales sur la sensibilit? d?une esp?ce de poisson mod?le ? la principale pression environnementale li?e au d?ploiement de cette technologie. Plus globalement, les r?sultats obtenus dans cette ?tude serviront ? caract?riser l?impact environnemental du rejet li? ? cette production d?hydrog?ne via une analyse du risque chimique selon la m?thodologie d?crite dans la directive REACH. Cette ?tude servira de base ? la r?flexion des s?quences ERC (Eviter, r?duire, Compenser) pr?alable ? toute ?tude d?impact environnementale d?une activit? industrielle.

Procédures

96 poissons seront utilis?s dans ce projet. Ils seront divis?s en 4 lots de 24 poissons chacun : 2 lots t?moins et 2 lots expos?s ? une augmentation de la temp?rature, une augmentation de la salinit? et des agents chimiques pendant 30 jours selon un sc?nario r?aliste de d?versement d'eau de production dans le milieu marin. Aux temps J0, J10, J20 et J30, 6 poissons par bassin seront sortis du bac exp?rimental ? l?aide d?une ?puisette. Ils seront ensuite s?dat?s puis un pr?l?vement sanguin sera r?alis?. Ensuite les poissons seront anesth?si?s puis mis ? mort.

Impact sur les animaux

Les effets ind?sirables attendus sont : (1) Le stress li? aux variations des param?tres d?exposition (salinit?, temp?rature et pr?sence de produits chimiques) et dont les effets ind?sirables attendus sont de gravit?s mod?r?es, au regard de la faible amplitude de variation de ces param?tres et des variations r?alis?es sur 1 heure. Cette hypoth?se repose sur les r?sultats de deux DAP ant?rieures au cours desquelles aucune mortalit? n?a ?t? observ?e jusqu?? un doublement de la salinit? de l?eau de mer (soit 70 g/L), une augmentation de temp?rature de 10?C ou une exposition ? des doses de produits chimiques identiques ? celles utilis?es dans ce projet. (2)Le stress li? au transport et au pr?l?vement sanguin. A chaque temps de pr?l?vement, les poissons seront transport?s du bac exp?rimental jusqu?au bain de s?dation ? l?aide d?une ?puisette et suivi d?une prise de sang. Ce transport peut induire un stress de faible intensit?, limit? dans le temps (environ 1 minute). Ce stress est consid?r? comme l?ger et transitoire. Le stress li? ? la prise de sang r?alis?e sous s?dation est consid?r? comme mod?r?. Concernant les nuisances li?es aux variations des param?tres d?exposition (salinit?, temp?rature et pr?sence de produits chimiques), les effets ind?sirables attendus sont de gravit? mod?r?e. Ces effets peuvent inclure une augmentation de l?activit? m?tabolique, li?e principalement aux efforts n?cessaires pour maintenir l??quilibre hydrique et salin de l?organisme.

Devenir

Les animaux seront mis ? mort ? l'issue de la proc?dure. Les analyses r?alis?es sur les tissus permettront de mieux comprendre les effets des rejets d'eau de production dans le milieu marin.

Remplacement

Des essais de toxicit? aigu? ont ?t? r?alis?s en amont sur des juv?niles de bar, ? l??chelle de l?individu et des tissus. Ces analyses ont permis d?identifier des seuils de toxicit? pour les substances pr?sentes dans les rejets simul?s, ainsi que des r?ponses tissulaires pr?coces. Ces donn?es ont orient? le choix des concentrations et des param?tres ? suivre, mais ne permettent pas d??valuer les effets int?gr?s d?une exposition prolong?e dans un sc?nario environnemental r?aliste. L?exp?rimentation propos?e vise ? compl?ter ces r?sultats par une approche chronique, en conditions simulant les rejets d?une unit? offshore d??lectrolyse visant ? caract?riser les effets subl?taux d?une exposition chronique dans un contexte environnemental r?aliste. ? ce jour, aucune donn?e bibliographique ne permet de d?crire les effets de ce type de rejet sur les poissons marins, alors que ces rejets peuvent impacter l?ensemble des positions dans la chaine alimentaire.

Réduction

Le protocole a ?t? con?u pour limiter au strict n?cessaire le nombre d?animaux tout en garantissant la robustesse des r?sultats. Les mesures biologiques sont regroup?es sur les m?mes individus (croissance, pr?l?vement sanguin, organes), permettant une exploitation multi-param?trique sans multiplier les pr?l?vements. Les travaux pr?c?dents men?s en toxicit? aigu? sur le bar ont permis d?identifier des seuils de toxicit? ? l??chelle de l?individu ainsi que des r?ponses tissulaires pr?coces. Ces r?sultats ont guid? le choix des concentrations et des param?tres ? suivre dans le pr?sent protocole, permettant de cibler les conditions d?exposition les plus pertinentes. Cette approche garantit une coh?rence ?cologique et une pertinence pr?dictive, tout en r?duisant le nombre d?animaux n?cessaires. Le protocole d?exposition chronique propos? ici s?appuie sur ces donn?es pour ?viter les conditions extr?mes ou non informatives, et se concentre sur un sc?nario r?aliste de rejet en milieu marin.

Raffinement

Les bacs ont ?t? con?us pour assurer un ?quilibre entre le bien-?tre des animaux et les contraintes exp?rimentales. Les volumes permettent une nage libre et le maintien du comportement de banc, essentiel pour le confort des juv?niles de bars. Les modifications des param?tres physico-chimiques dans la condition expos?e sont mod?r?es et transitoires. Elles sont bas?es sur un sc?nario r?aliste de rejet en mer et ne g?n?rent pas de contraintes physiologiques extr?mes pour les poissons. Le suivi des animaux se fait selon des crit?res de suivi stricts et sp?cifiques du projet.

Choix des espèces

Le bar est une esp?ce de poisson mod?le en ?cophysiologie et en ?cotoxicologie. De plus, cette esp?ce d?mersale, c?est ? dire un poisson vivant principalement ? proximit? du fond marin, est repr?sentative des eaux marines europ?ennes, lieu potentiel de zones de productions d?hydrog?ne offshore. Enfin, gr?ce ? la maitrise de son cycle de vie, le bar est une esp?ce importante en pisciculture et permet ? la recherche exp?rimentale de disposer d?individus issus d??levage ? tous les stades de son cycle de vie. L?utilisation de juv?niles est courante en ?cotoxicologie en raison de leur sensibilit? accrue aux variations de param?tres environnementaux, notamment la salinit?, la temp?rature et la pr?sence de substances chimiques. La dur?e d?exposition pr?vue (un mois) permet d??valuer non seulement les alt?rations subl?tales ? un niveau int?gratif telle que la croissance, mais aussi ? des niveaux d?organisations cellulaire ou subcellulaire telles que des perturbations m?taboliques ou osmor?gulatrices, c?est???dire des difficult?s ? maintenir l??quilibre en eau et en ions.

  • Protection de l’environnement
  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
    • Maladies animales
Moutons : 16
Bovins : 16
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 32
▲ -
Devenir
 -
 16
 16
 -

Soumis à quinze prises de sang et à une administration d'antibiotique par phase, 16 agneaux et 16 veaux vont être utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. L'objectif est d'ajuster les doses de tétracyclines chez les ruminants, en préservant les antibiotiques 'récents' pour la médecine humaine. Aucun animal n'est tué dans le cadre du projet, mais les veaux, non conservés au laboratoire, rejoignent le circuit de consommation humaine après le délai d'attente réglementaire, les agneaux rejoignant un cheptel de travaux pratiques. Le devenir affiché comme 'élevage' recouvre ainsi l'abattoir pour la moitié des animaux.

Objectifs

Pour préserver l’efficacité des antibiotiques « récents » en médecine humaine, il est recommandé d'utiliser des antibiotiques « anciens » en médecine vétérinaire. Ces antibiotiques « anciens » sont déjà utilisés chez les ruminants mais du fait de l'ancienneté des autorisations de mise sur le marché de ces antibiotiques, une révision et une optimisation des modalités de traitement (doses, voies d'administration, intervalles de traitement) sont nécessaires pour garantir l'efficacité des molécules pour traiter les infections chez les ruminants. Les objectifs de ce projet seront donc de (1) déterminer le devenir de certains antibiotiques « anciens » dans l’organisme d'agneaux et de veaux selon plusieurs modalités d'administration, (2) prédire par des modèles mathématiques l'efficacité ou non des différents traitements antibiotiques contre des bactéries rencontrées fréquemment chez ces espèces, et (3), dans l'éventualité d'une inadéquation des protocoles de traitements actuels, proposer par des modèles mathématiques des doses et intervalles d'administration permettant une lutte efficace contre les bactéries les plus fréquemment responsables d’infection chez les ovins et les bovins.

Bénéfices attendus

Les applications attendues sont (1) une utilisation plus efficace des tétracyclines largement utilisées chez les ovins et les bovins, afin de préserver leur efficacité plus longtemps pour l'animal comme pour l'Homme et ainsi éviter au maximum d'utiliser les antibiotiques de seconde et de troisième génération; (2) la réduction de l’utilisation des antibiotiques « récents » en médecine vétérinaire ce qui permettra de les préserver pour la médecine humaine.

Procédures

Il y aura 2 phases expérimentales pour chaque animal comportant 15 prises de sang au maximum et une administration d'antibiotique. L'administration durera de 2 min à 5 min environ. La durée des prises de sang sera de 30 secondes au maximum (contention comprise).

Impact sur les animaux

Les prélèvements sanguins nécessaires à l’obtention de plasma seront réalisés de manière répétée et peuvent entrainer un stress qui sera diminué au maximum notamment en utilisant le renforcement positif. En ce qui concerne les effets indésirables attendus, aux doses utilisées dans notre étude, leur survenue sera peu probable mais ils ne peuvent pas être exclus. Les animaux seront alors observés plus particulièrement dans l’heure suivant les administrations, en plus des deux suivis quotidiens.

Devenir

Les agneaux pourront être conservés au sein de laboratoire et rejoindront le cheptel de TP. Les veaux ne pourront pas être conservés au laboratoire et rejoindront le circuit de consommation humaine après respect du temps d'attente pour viande et abats, les antibiotiques étant utilisés selon les formulations et les doses autorisées chez les bovins.

Remplacement

Pour optimiser les posologies des tétracyclines en élevage, il serait en théorie nécessaire de déterminer : - le devenir des médicaments dans l'organisme d'animaux sains, - à partir de ces données et de données sur les pathogènes ciblés, de tester sur des animaux infectés de nouveaux schémas posologiques. Il n'est pas possible de se passer d'animaux pour la première partie sur animaux sains car le devenir d'un médicament dans un organisme (pharmacocinétique) n'est pas prévisible par des études in vitro compte-tenu de la complexité des mécanismes (absorption, métabolisme hépatique, diffusion tissulaire, élimination rénale...). Cependant, nous allons remplacer les optimisations de posologie suivantes sur animaux infectés par modélisation in silico à partir des données in vivo sur animaux sains et de données d'efficacité des traitements obtenues in vitro.

Réduction

Le nombre d'animaux nécessaire pour cette étude a été déterminé à partir de données obtenues pour un des deux antibiotiques testés chez le porcelet. Il serait alors nécessaire d'utiliser 8 agneaux et 8 veaux pour tout le projet. Cependant, il n'est possible de réaliser que 2 des 4 administrations sur les mêmes animaux car il serait nécessaire de faire un trop grand nombre de prises de sang par animal. Le nombre total d'animaux sera alors de 16 agneaux et de 16 veaux.

Raffinement

Les agneaux comme les veaux seront hébergés en groupe, même lors de la réalisation des cinétiques. La stalle des veaux et la bergerie des agneaux seront équipées de brosses, de pierres à lêcher, de ballons et de balles de foin à faire rouler. Pour faciliter les administrations intramusculaires sur les veaux, ils seront habitués en amont à venir se placer d'eux-mêmes dans un cornadis et à y rester le temps de la distribution de l'aliment concentré. Pour faciliter les administrations par voie orale sur les agneaux, ils seront entrainés à boire via une seringue. Le stress des prélèvements sanguins sera diminué au maximum en utilisant le renforcement positif (récompenses alimentaires lors de la réalisation des prises de sang), mais également en habituant en amont les animaux à être contenus, à ressentir une compression de la jugulaire, à voir approcher une aiguille. Les animaux seront observés au moins deux fois par jour et une observation plus détaillée sera également réalisée dans l'heure suivant l'administration. Si le suivi clinique d'un animal révèle une intolérance ou un effet secondaire majeur, l'expérimentation sera arrêtée pour cet animal et des soins appropriés seront effectués.

Choix des espèces

Les ovins et les bovins sont les espèces cibles du projet. Agneaux et veaux sevrés car : - il est nécessaire de mener l'étude sur des animaux ruminants et non au stade pré-ruminant pour pouvoir extrapoler les données aux utilisations en élevage, - les agneaux à l'engraissement et les veaux de boucherie sont les animaux les plus traités aux antibiotiques en élevage par rapport à des animaux adultes.

  • Protection de l’environnement
Moutons : 10
Souffrances
▲ -
▲ 10
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 10
 -

Traitées une seule fois avec des antiparasitaires puis soumises à seize prélèvements rectaux sur deux mois, 10 agnelles vont être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance léger, puis gardées en bergerie pour être réutilisées. L'étude mesure la persistance des médicaments dans leurs excréments, pour ménager des acariens prédateurs utiles en lutte biologique. Deux agnelles servent de témoins sans traitement. Le porteur précise que l'observation porte sur les molécules excrétées et non sur les animaux, aucune n'étant tuée à l'issue.

Objectifs

L'objectif du projet est de pouvoir proposer aux éleveurs des auxiliaires de lutte biologique, tels les acariens, comme alternative aux traitements chimiques afin de contrôler les infestations par les parasites internes et externes de leurs animaux. Ces acariens sont déjà produits en masse pour être utilisés en productions végétales et s’y avèrent efficaces dans la lutte contre les nématodes libres. Toutefois, dans un proche avenir, il ne sera pas possible de se passer complètement de ces antiparasitaires de synthèse. Or la plupart, comme les lactones macrocycliques et les pyréthrinoïdes, sont éliminés sous forme active dans les matières fécales des ruminants traités et peuvent se retrouver sur la pâture avec des conséquences dommageables pour la faune du sol. Dès lors, il est indispensable d’évaluer d’une part la concentration et la persistance de ces médicaments dans les matières fécales des animaux en fonction des conditions environnementales ainsi que l’effet de ces traitements sur le développement, l’activité et la survie de ces acariens. La connaissance de ces effets permettra de définir les conditions optimales d’utilisation des acariens prédateurs dans les parcelles, en évitant les périodes où des résidus d’antiparasitaires dans les matières fécales viendraient anéantir l’effet bénéfique souhaité. L’information recueillie dans cette étude permettra de renseigner l’effet de ces molécules antiparasitaires sur une espèce non-cible d’acarien, Macrocheles robustulus. De plus, cette nformation permettra d'une part de renseigner l'éleveur sur la façon de gérer l'utilisation d'antiparasitaires, d'autre part de le sensibiliser à des méthodes alternatives afin qu'il utilise de moins en moins des antiparasitaires chimiques dans son élevage.

Bénéfices attendus

Alors que les enjeux de préservation de la biodiversité dans les socio-écosystèmes agricoles sont de plus en plus considérés au jour de la transition agroécologique, cette étude doit permettre de diminuer significativement l’utilisation d’antiparasitaires et donc l’impact négatif des traitements chimiques sur l’environnement.

Procédures

Pour le traitement parasitaire, la posologie médicamenteuse administrée sera conforme aux directives de l’autorisation de mise sur le marché (AMM), aussi l'animal sera pesé afin qu'il reçoive la dose adéquate. Chaque animal (à l'exception de 2 agnelles qui n'auront pas de traitement car leurs fèces serviront de contrôles négatifs) sera traité qu'une seule fois (J0) : éprinomectine (injection intra musculaire), moxidectine (administration orale), deltaméthrine (application cutanée) et ivermectine (administration orale). L'administration des médicaments sera faite par le vétérinaire. Pour le prélèvement rectal (16 au total/animal : T0, T1=12h, T2=24h, T3=36h, T4=2jours, T5=3J, T6=4J, T7=5J, T8=6J, T9=7J, T10=10J, T15=15J, T20=20J et T30=30J puis à 1,5 et 2 mois): les prélèvements individuels de fèces (50 grammes par animal) seront réalisés sur tous les animaux par le personnel compétent ( toujours la même personne); le sujet ne sera jamais isolé de ses congénères et la contention sera d'1 minute maximum; si l'animal est sans matière fécale, il n'y aura pas de prélèvement sur celui-ci.

Impact sur les animaux

La posologie médicamenteuse administrée, une seule fois aux agnelles, sera conforme aux directives de l’autorisation de mise sur le marché (AMM) des spécialités pharmaceutiques ici nommées , éprinomectine, moxidectine, deltaméthrine et ivermectine. L'animal sera pesé pour recevoir une dose appropriée. Dans ce contexte, il est mentionné comme effets indésirables : *Pour l’éprinomectine : Des gonflements légers à modérés au niveau du site d'injection sont très fréquents. En règle générale, le gonflement disparaît dans les 16 à 18 jours. *Pour la moxidectine : Aucun symptôme n'a été observé en dessous de 5 fois la dose recommandée. Ces symptômes se manifestent par une salivation transitoire, une dépression, une somnolence et une ataxie 8 à 12 heures après le traitement. Aucun traitement particulier n'est généralement nécessaire et la récupération est généralement complète en 24 à 48 heures. Il n'existe pas d'antidote spécifique. *Pour la deltaméthrine : rien de signalé pour les ovins. *Pour l’ivermectine : par voie orale, rien de signalé. Ensuite, la seule manipulation faite sur les animaux est le prélèvement de fèces qui est un geste noté indolore en médecine humaine. Néanmoins, s'il s'avérait qu'un animal présente un problème, il sera immédiatement examiné par le vétérinaire et si nécessaire écarté du projet.

Devenir

Les animaux étant en bonne santé et état, ils seront gardés en bergerie pour être réutilisés ultérieurement après validation par le vétérinaire.

Remplacement

L’évaluation dans le temps de la persistance de résidus médicamenteux dans les fèces de ruminants nécessite le traitement de ces derniers. Le petit ruminant ne peut donc pas être remplacé. Il n'y a pas moyen de reproduire in vitro cet essai où le métabolisme du ruminant est impliqué dans le process de transformation de la molécule lors de son passage dans l'animal.

Réduction

Nous aurons 5 Lots de 2 Agnelles. nous avons deux animaux par lot au cas où un soit vide, c'est à dire n'aurait pas de matière fécale, au moment du prélèvement. Nous n'avons pas besoin de plus d'animaux par lots car les observations de l'étude ne portent pas sur les animaux mais sur le dosage des molécules émises dans les fèces. Nonobstant les variabilités inter-individuelles de l'excrétion fécale des molécules testées, celles-ci ne sont pas suffisament significatives pour impacter l'objectif de l'étude.

Raffinement

Les 10 agnelles seront hébergées ensemble sur une litière paillée de manière à pouvoir exprimer leurs comportements sociaux. Des brosses et des pierres à sel seront mis à disposition des animaux. Après chaque manipulation du granulé sera distribué.

Choix des espèces

L’évaluation dans le temps de la persistance de résidus médicamenteux dans les fèces de ruminants nécessite le traitement de ces derniers. Le petit ruminant ne peut donc pas être remplacé. L’âge des animaux n’a pas d’influence sur nos objectifs.

  • Protection de l’environnement
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Saumons : 5700
Autres poissons : 2300
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 8000
▲ -
Devenir
 -
 8000
 -
 -

Pour suivre sur le long terme des populations de poissons migrateurs, 8 000 saumons, truites de mer, anguilles et aloses sont utilisés chaque année dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, puis relâchés sur leur lieu de capture. Chaque poisson est anesthésié, mesuré, marqué d'un transpondeur et prélevé d'écailles et d'un bout de nageoire, l'ensemble en une trentaine de minutes. Le projet documente l'état d'espèces sauvages fragilisées par les barrages, la pollution et la pêche. Il répond à un règlement européen encadrant la collecte de données sur les stocks halieutiques, de rares mortalités étant reconnues possibles.

Objectifs

La problématique centrale du projet est d’étudier l'évolution des populations d’amphihalins sous l'effet des changements environnementaux (changements globaux et locaux) qui affectent les cours d’eau. Des suivis biologiques et physicochimiques récurrents et sur du long terme (mission d'observatoire) depuis le début des années 1980 et alimentent des bases de données et des collections d’échantillons (écailles, tissus …). La collecte de ces données et échantillons a pour objectif de produire des connaissances sur l’état de conservation et les mécanismes de renouvellement et d’adaptation des populations aux fluctuations et évolutions de leur environnement incluant l’exploitation par pêche. Les espèces concernées sont le saumon atlantique, la truite de mer, l’anguille et les aloses. Les chroniques de données à long terme observées permettent de documenter les dynamiques passées et en cours. Elles servent de base pour la calibration de modèles à vocation prédictive et prospective.

Bénéfices attendus

Les données collectées et les travaux qui en sont issus ont une vocation opérationnelle pour la préservation de cette biodiversité remarquable et de ses habitats. D'un point de vue réglementaire, les données collectées permettent de répondre au règlement européen (n° 1004/2017) qui impose un cadre général pour la collecte, la gestion et l'utilisation des données dans le secteur de la pêche, visant à soutenir les avis scientifiques sur la Politique commune de la pêche. Les objectifs principaux de cette collecte de données sont de répondre aux appels à données des groupes d’experts internationaux fournissant des avis sur l'état des stocks de poissons et d'évaluer l'état des populations.

Procédures

Les animaux seront soumis à des mesures biométriques (taille et poids), à un marquage individuel à l'aide d'un transpondeur (puce identique à celles utilisées pour l'identification des chiens, chats ...), à un prélèvement d'écailles pour la mesure de l'âge et de la croissance et d'un petit bout de nageoire (0.25 cm²) pour des analyses génétiques, avant d'être relâchés sur leur lieu de capture. Le temps de procédure comprenant l'anesthésie, la manipulation, le réveil et le relâcher est d'environ trente minutes.

Impact sur les animaux

La capture, la manipulation pour les mesures biométriques, les prélèvements et le marquage peuvent générer un stress ponctuel des poissons et peut provoquer dans de très rares cas des mortalités. Il est de l’intérêt même des observateurs scientifiques de minimiser les perturbations induites sur les animaux d’étude dans un contexte de compréhension de processus naturels à l’œuvre.

Devenir

Tous les individus sont remis à l'eau dans leur secteur de vie d'origine

Remplacement

Il n’existe pas de substitut aux données et échantillons collectées in natura sur des populations réelles de poissons migrateurs. Même les approches par simulation via des modèles statistiques ou informatiques nécessitent en amont d’être calibrées sur des données d’observation réelles.

Réduction

Afin de ne pas échantillonner l’ensemble du cours d’eau tout en étant représentatif de la diversité d’habitats, des populations et de l’environnement, des plans d’échantillonnage (nombre de stations, période d’échantillonnage, répartition sur le cours d’eau) et des protocoles d’échantillonnage ont été développés pour permettre de capturer ces diversités tout en limitant le nombre d’individus manipulés. Pour les collections d’échantillon (écailles, tissus), tout est fait depuis la collecte (plan d’échantillonnage, mise en place de quota) jusqu’à la gestion des collections (subdivision des prélèvements, archivage et mutualisation des données...) pour maîtriser le nombre d’échantillons collectés et leur consommation tout en répondant aux objectifs scientifiques. Pour les programmes de marquage, c’est essentiellement le nombre de marques recapturées qui conditionne la fiabilité des analyses statistiques ultérieures. Les effectifs d’individus marqués ne représentent que quelques % à quelques dizaines de % de la population totale (suivant que l’on considère l’effectif total ou celui d’un stade particulier) dans nos protocoles.

Raffinement

Des épuisettes à fines mailles et sans nœud sont utilisées pour transférer les individus d’un bac à l’autre (stabulation ou anesthésiant). Le protocole utilisé limite au maximum le temps de manipulation hors de l’eau du poisson et des bassins bien oxygénés sont utilisés pour le temps de réveil. Il ne s’écoule en général pas plus de 30 minutes maximum entre l'anesthésie et le relâcher dans le milieu naturel et tous les individus capturés sont relâchés à l’endroit de leur capture dès leur réveil post-manipulation terminé. Les bacs de stockage sont adaptés à la taille et au nombre de poissons. La durée d’émersion et de manipulation (principale source de stress) est limitée au maximum (moins d’une minute en général). Les manipulations se font après une anesthésie légère pendant quelques minutes qui vise à tranquilliser les animaux et à éviter tout risque de blessure. Si les points limites (signes extérieurs d’altération de leur état sanitaire) sont observés, les individus sont sortis de la procédure. Pour les échantillonnages réalisés par piégeage, les cages de capture sont spacieuses, leur volume étant de 12 et 4 m3 Elles sont relevées tous les jours, entre 1 et 3 fois par jour, pour éviter l’accumulation de poissons et limiter le temps de séjour, sources potentielles d’augmentation du stress. Une attention particulière est portée à l’amélioration du bien-être animal lors des travaux d’entretien ou de rénovation des installations de piégeage. Des dispositifs ont été mis en place pour que les poissons sortent le moins possible de l’eau au cours de tout le processus de capture-manipulation-relâcher.

Choix des espèces

Les espèces étudiées sont des animaux migrateurs qui partagent leur cycle de vie entre l’eau douce et le milieu marin. Ces espèces sauvages emblématiques sont fragilisées par la pollution de l’eau, les barrages, l’exploitation halieutique et le changement climatique. Leur fragilité est reconnue par l’Union Européenne, entre autres dans sa directive « Habitat », mais aussi par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature. Ces espèces sont des indicateurs de la fonctionnalité des milieux qu’elles fréquentent. Les animaux sont observés aux stades juvéniles et adultes. C’est la possibilité d’observer ces différents stades qui permet d‘appréhender la dynamique de renouvellement des populations et d'évaluer la capacité des espèces à faire face à des environnements changeants.

  • Protection de l’environnement
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Autres poissons : 240
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 240
▲ -
Devenir
 -
 240
 -
 -

Capturés dans le fleuve, anesthésiés, puis équipés d'un émetteur acoustique implanté dans l'estomac ou sous la peau après incision, 240 poissons de trois espèces sauvages sont remis à l'eau vivants, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Grandes aloses, lamproies marines et silures subissent aussi un prélèvement d'écailles et de nageoire, l'ensemble tenant en moins de trois minutes par individu. Le projet suit à distance la remontée de ces migrateurs pour évaluer le franchissement d'un secteur de fleuve récemment restauré. Il répond à une étude réglementaire fixée par arrêté inter-préfectoral, un faible taux de mortalité post-opératoire étant admis d'avance.

Objectifs

L’étude vise à acquérir des connaissances sur le comportement de deux espèces de poisson migrateurs menacés, la grande alose et la lamproie marine. Ces espèces vivent en milieu marin et remontent se reproduire dans les fleuves. Il s’agira d’évaluer les remontées des individus dans un grand fleuve et le franchissement d’un secteur récemment restauré, en utilisant une technologie de suivi à distance (télémétrie acoustique). Des émetteurs seront implantés dans les poissons avant leur reproduction, de manière à les localiser ensuite à l’aide de récepteurs répartis dans l’aire d’étude pour mieux comprendre leur comportement, les entraves potentielles à la migration et les taux de prédation par le silure. Il s’agit d’une étude réglementaire, fixé par arrêté inter-préfectoral.

Bénéfices attendus

Le projet permettra d’améliorer les connaissances sur le comportement de la grande alose et de la lamproie marine pendant leur migration de reproduction dans un grand fleuve, et de comparer les résultats à une étude antérieure réalisée avant des travaux de restauration du fleuve, afin d'améliorer ensuite la gestion et la conservation de ces espèces.

Procédures

Les aloses capturées seront anesthésiées puis marquées par implantation gastrique d'émetteur acoustique (100 individus), et feront l’objet de prélèvements d’écailles et de nageoire. Les lamproies marines (130 individus) et les silures (10 individus) seront anesthésiés puis marqués par implantation chirurgicale d'émetteur acoustique. La manipulation n’excédera pas 3 minutes.

Impact sur les animaux

La capture, le transport, la stabulation, le marquage ainsi que les prélèvements d’écailles et de nageoires sont autant d’étapes nécessaires à l’étude et susceptibles d’induire un stress sur les animaux. Le marquage gastrique ou chirurgical génère un stress supplémentaire lors de la préhension, l’anesthésie et l’incision, et un risque de douleur post-implantation.

Devenir

Tous les individus capturés puis marqués seront remis à l’eau vivants pour l'étude de leur comportement dans le milieu naturel.

Remplacement

Le modèle biologique ne peut être remplacé pour cette étude comportementale qui implique de travailler nécessairement sur des individus vivants dans leur milieu naturel. Nous attendons des données sur la propension des individus à se déplacer et poursuivre leur migration jusqu’aux zones de reproduction accessibles. Il est donc nécessaire d'avoir recours à des animaux sauvages pour atteindre les objectifs du projet.

Réduction

Le projet est prévu en principe sur une durée de deux années, mais sera reconductible l’année suivante (3 ans au total) en cas de difficultés de capture. Il prévoit le marquage de 100 aloses, 130 lamproies et 10 silures, ce qui est un minimum (règle des 3 R : réduction) pour pouvoir décrire les comportements. Cet effectif tient compte d’un taux de mortalité post-opératoire assez faible (jusqu’à 3% généralement), de la prédation potentielle, et de la capture par la pêche. Grâce au réseau de récepteurs déployés, les détections des individus marqués seront a priori importantes, d’où une limitation à un maximum de 240 poissons. Cet objectif apparaît comme une cible réaliste au vu des effectifs en migration sur le fleuve étudié. Des analyses descriptives seront réalisées (taux de redétection, distances de déplacement, vitesses de déplacement, …).

Raffinement

Le protocole a été pensé pour tenir compte de la sensibilité des espèces migratrices, en particulier l’alose, aux opérations de capture-biométrie-marquage. Toutes les étapes des procédures jusqu’au réveil seront réalisées précisément sur le même site, soit directement sur le bateau, soit à proximité du fleuve. Pour les aloses et les silures, l’utilisation d’un brancard pour l’anesthésie permet de réduire le stress. Le marquage des aloses est réalisé directement dans le brancard. Le marquage des lamproies et silures sera réalisé dans un bac avec recirculation, pour maintenir l’oxygénation des branchies. Les poissons seront régulièrement observés et la qualité de l’eau surveillée. Les méthodes de marquage tiennent compte des spécificités et de la sensibilité des espèces et ont déjà été expérimentées et validées lors d’études précédentes. Des mesures sont prises pour réduire les effets délétères sur la survie (stress, souffrance, infection) et le comportement des animaux, en utilisant des points limites adaptés. Le ratio entre le poids des émetteurs implantés et celui des poissons sera largement inférieur à la limite préconisée pour les marquages d’animaux. Enfin, la phase de réveil se déroule soit directement dans le fleuve soit dans des bacs de grand volume alimentés par l’eau du fleuve. Dès reprise de la nage, les individus seront relâchés.

Choix des espèces

Les espèces cibles sont la grande alose et la lamproie marine. Ces deux espèces migratrices peuvent être considérées comme des indicateurs de la bonne connectivité des fleuves. Le projet porte plus spécifiquement sur la phase de migration de reproduction des 2 espèces, afin d’évaluer l’effet de travaux de restauration d’un grand fleuve sur cette étape majeure du cycle de vie des deux espèces. Le silure glane est la troisième espèce étudiée, en tant que prédateur des espèces migratrices. Les poissons seront marqués au stade adulte reproducteur, juste avant la reproduction (février-avril pour la lamproie marine, début mai pour la grande alose).