Procédures légères

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  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 13696
Souffrances
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▲ 13360
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Devenir
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 13696

Jusqu'à cinq injections par semaine pendant huit semaines, une biopsie de la queue, puis 48 heures en cage métabolique où le porteur décrit inconfort, froid et isolement. 13 696 souris vont être utilisées ainsi, toutes tuées pour prélèvement de tissus, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Le résumé consacre une phrase à l'objectif, comprendre l'interaction entre deux protéines dans le développement d'une maladie bénigne de la prostate, et une phrase aux bénéfices attendus. Rien n'y rattache l'effectif de 13 696 souris, le porteur indiquant seulement avoir calculé ses stratégies d'accouplement d'après des expériences antérieures.

Objectifs

L’objectif du projet est de comprendre l’interaction entre deux protéines dans le développement d’une maladie bénigne de la prostate.

Bénéfices attendus

Le principal bénéfice attendu du projet est de participer à l’accumulation de connaissances sur le développement d’une maladie bénigne de la prostate tout en proposant de nouvelles approches thérapeutiques.

Procédures

Biopsie – 1 (1 seconde) ; Injection – jusqu’à 5 par semaine durant 8 semaines (quelques secondes) ; Cage métabolique – 1 (48h).

Impact sur les animaux

Biopsie de queue : Douleur légère et rapide (une seconde). Injection: Stress et douleur légère et rapide (quelques secondes). Cage métabolique : Inconfort, froid et isolement pendant 48h

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort pour permettre le prélèvement des tissus d'intérêt.

Remplacement

Selon le principe du Remplacement, des études préliminaires ont été menées sur des modèles cellulaires in vitro afin d’évaluer la pertinence et la durée des traitements choisis. Pour répondre à ces questions, l’utilisation de modèles de souris est indispensable car aucun système in vitro ne permet de reproduire le développement de cette maladie de la prostate, ni les interactions avec les différentes cellules immunitaires qui ont une grande dynamique au sein d’un même organe et dans le corps.

Réduction

Les stratégies d’accouplements ont été calculés selon des expériences antérieurs pour générer un nombre suffisant d’animaux pour réaliser au mieux les expériences. En outre, les croisements ont été optimisés pour produire les animaux d’intérêt. Le nombre de souris utilisé sera réduit au minimum tout en permettant une analyse statistique fiable des résultats.

Raffinement

Les animaux sont maintenus dans des groupes de plusieurs individus dans un environnement enrichi. Les souris seront sous surveillance quotidienne de la part de l’équipe professionnelle de zootechnie et lorsque cela est nécessaire une grille de score adaptée sera mise en place et rempli de manière hebdomadaire. Toutes les étapes du projet sont soumises à des points-limites de gravité variable qui conduisent à une décision immédiate ou différée, qui peut inclure, le renforcement de la surveillance des animaux, l'augmentation de l'enrichissement et/ou à la mise à mort. Les injections sont effectuées avec des aiguilles adaptées. Si une infection apparait sur la zone d’injections répétée, de la pommade antiseptique sera appliqué jusqu’à disparition des symptomes.

Choix des espèces

La souris permet l’étude d’animaux génétiquement modifiés particulièrement informatifs pour la compréhension des mécanismes physiopathologiques. Il existe en effet d’un modèle de souris ayant une maladie begnine de la prostate représentant fidèlement la pathologie humaine. De plus, les modèles animaux créent le lien indispensable entre les tests in vitro et les études cliniques. De nombreux outils d’analyse ont été développés et bien caractérisés dans cette espèce animale. Pour l’approche pharmacologique, il sera utilisé des animaux âgés de 3 mois, stade précoce du développement de la maladie begnine de la prostate et de 6 mois, âge où la pathologie est bien installée. Ceci permettra d’étudier le rôle de l’inhibition du récepteur étudié ou de l’un de ses ligands sur la pathogénèse ou en potentiel traitement.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
    • Maladies animales
Équidés : 144
Souffrances
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▲ 144
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Devenir
 54
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 90
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L'usage attendu des résultats vise les éleveurs de la filière équine, à qui le porteur veut adresser des recommandations pour optimiser la santé cardiovasculaire des juments et les performances athlétiques de leurs poulains. 144 équidés, juments et poulains, sont utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque jument subit douze prises de sang pendant sa gestation, deux tests de tolérance au glucose de quatre heures, deux tests d'effort à la longe aux trois allures et six prélèvements de lait précédés de deux heures pendant lesquelles son poulain ne peut pas téter, et chaque poulain dix-huit prises de sang de sa naissance à ses 18 mois. Aucun n'est tué à l'issue, 90 sont réutilisés dans d'autres procédures et 54 adoptés, la répartition étant décidée en fonction des "besoins en animaux de la structure", écrit le porteur.

Objectifs

Les chevaux obèses peuvent représenter jusqu’à 45% des populations équines. L’obésité est associée à de nombreuses maladies (fourbure, syndrome métabolique équin, etc.). Les chevaux d’élevage semblent les plus sujets à l’obésité. Ainsi, nombre de juments mises à la reproduction sont concernées par cette problématique. Or, il a été démontré que l’obésité maternelle entraîne des altérations du développement et de la santé de la descendance. Il a été mis en évidence que les juments obèses présentent des altérations du métabolisme glucidique et une inflammation globale plus importante. Ces paramètres sont des facteurs prédisposants de maladies. Leurs poulains sont également plus résistants à l’insuline et présentent une inflammation systémique plus importante. Les poulains issus de juments obèses présentent plus de lésions d’ostéochondrose. Les juments obèses produisaient du lait moins riche en acides gras oméga-3 et plus riche en oméga-6. Ce profil pro-inflammatoire et les altérations du métabolisme glucidique sont associés à des altérations de la fonction cardiovasculaire chez le cheval adulte. Il a été observé que la composition en acides gras du sang des poulains nés de juments non obèses s’éloignait de celle du lait maternel au cours du temps. Au contraire, la composition en acides gras du sang des poulains nés de juments obèses reste proche de la composition du lait maternel. Cette disparité peut être le reflet d’un comportement alimentaire différent.

Bénéfices attendus

Ce projet nous permettra d'informer les communautés scientifiques et vétérinaires, mais surtout les éleveurs, sur les effets délétères de l'obésité maternelle sur la santé de la jument ainsi que sur le développement de la descendance. Nous pourrons ainsi émettre des recommandations en direction des éleveurs permettant de prévenir ces effets sur le futur poulain dans une optique d'amélioration du bien-être animal de la jument gestante et du futur cheval athlète. Ces changements de pratiques peuvent paraître négligeables au jour le jour mais auront un impact positif non négligeable sur l'ensemble de la filière s'ils sont suivis par le plus grand nombre. Ces recommandations permettront d'aider la filière équine a (1) optimiser la santé cardiovasculaire de la jument, qui va en général avoir plusieurs poulains dans sa carrière et reste donc un temps significatif de sa vie gestante, (2) optimiser la fonction cardiovasculaire du poulain durant sa croissance mais également à l'âge adulte, ce qui peut directement impacter ses performances athlétiques. De plus, nous avons à cœur d'identifier des biomarqueurs précoces du développement post-natal afin d'aider les vétérinaires et les éleveurs à pouvoir réagir rapidement avant même la naissance du poulain. Pour cela, nous étudions (1) le placenta, organe éliminé naturellement au moment du poulinage, qui est un marqueur particulièrement pertinent de ce qu'il s'est passé durant la gestation. L'étude de cet organe, en plus des autres paramètres maternels, nous permet de mieux comprendre les mécanismes in utero de la programmation développementale associée à l'obésité maternelle, et ainsi de pouvoir cibler les paramètres maternels à améliorer, (2) les vésicules extracellulaires sont produites par tous les organes de l'organisme, qu'ils soient d'origine maternelle ou placentaire par exemple et exportés dans la circulation systémique. Ce sont ainsi des messagers en temps réel du fonctionnement des organes maternels et foetaux à ne pas négliger. Notre objectif est donc de pouvoir identifier des biomarqueurs précoces reflétant la santé maternelle et prédisant la fonction des différents paramètres étudiés chez le poulain après sa naissance, dans l'objectif à plus long terme de pouvoir les utiliser sur le terrain. L'usage de ces marqueurs peu invasifs permettra ainsi d'outiller les différents acteurs de la filière pour réaliser des choix pertinents concernant la gestion des animaux à l'élevage.

Procédures

Les juments et les poulains seront soumis à des prises de sang. Pour les juments, 12 prises de sang (1x/mois jusqu'au 10ème mois de gestation puis une 15 jours avant la mise bas) auront lieu au cours de la gestation (27 mL répartis en 3 tubes, 1 à 2 minutes par prise de sang). Pour les poulains, 18 prises de sang auront lieu (1x/mois de 0 à 18 mois). Les premières prises de sang pourront prendre un peu plus de temps que pour les juments puisqu'une contention légère sera appliquée. Néanmoins, le temps de prélèvement n'excèdera pas 4 minutes. Des tests de tolérance au glucose, intégrant des prises de sang sériées seront réalisées sur les juments (2 au cours de la gestation) et les poulains (3 au cours de la croissance). Ces tests représentent 13 prises de sang (soient 117mL de sang). Des cathéters seront posés afin de limiter les interventions. L'ensemble de la procédure durera 4h. Des tests d'effort seront aussi mis en place (2 pour les juments, 3 pour les poulains). Pour chacun des tests, les animaux seront longés pendant 7 minutes aux trois allures (pas, trot puis galop) et trois prises de sang (15 mL au total) seront réalisées avant le test puis 10 et 30 minutes après le test. Au cours de cette procédure les animaux seront équipés d'un cardiofréquence mètre et une échographie Doppler du coeur et d'une artère palmaire sera réalisée avant le test puis après le test. Ces tests sont réalisés en externes et sont donc non-invasif. Des prélèvements de lait auront lieu sur les juments 3, 30, 60, 90, 120 et 150j après le poulinage. La procédure durera environ 2h comprenant une phase d'empêchement de la tétée (2h) et une phase de prélèvement (3 à 4 minutes) avec un volume de lait prélevé compris entre 50 et 500mL en fonction de l'individu. Pour ce prélèvement, un tire-lait manuel sera utilisé et la jument son poulain ne seront pas séparés au cours de la procédure.

Impact sur les animaux

Un protocole traitant de certains effets de l’obésité maternelle sur la descendance a déjà été mis en œuvre avec succès sur le site expérimental. Son applicabilité logistique et zootechnique est donc assurée. Cette expérience passée nous permet de savoir qu’aucune nuisance ou effet indésirable sur les animaux ne surviendra au cours de l’expérimentation. Les aspects cardiovasculaires n’ayant pas été étudiés précédemment, cette nouvelle phase animale a lieu. Un léger stress pourra survenir dans le cas de jeunes juments encore non accoutumées à la traite notamment. Pour les poulains, un stress peut être induit par la contention nécessaire lors des mesures de croissance. Néanmoins, l’ensemble des interventions du projet sont de classe "légère" et seront effectuées par les personnels formés, expérimentés et connus par les animaux. Les raffinements nécessaires sont apportés vis-à-vis de ces procédures.

Devenir

Le projet comporte deux procédures de classe légère l'une concernant les juments et la seconde concernant les poulains. Dans les deux cas, aucune conséquence à court, moyen ou long termes des procédures n'est à attendre. Les animaux maintenus en vie pourront être réutilisés dans le cadre de procédures légères ou adoptés. La réutilisation ou l’adoption seront décidées en fonction des besoins en animaux de la structure en accord avec la SBEA.

Remplacement

Afin de comprendre et caractériser les conséquences d’une obésité maternelle sur la santé de la jument et de son poulain, une approche in vivo est nécessaire. En effet, les paramètres observés mettent en jeu des réponses systémiques complexes. En outre, nous cherchons à savoir si des effets observés précédemment sur d’autres modèles (rongeurs, ruminants, humains) sont aussi détectables chez le cheval. Bien qu’étant aussi un mammifère, le temps de gestation, le type de placentation et/ou l’alimentation sont différents des autres modèles étudiés.

Réduction

Le nombre de juments incluses dans cette étude est le nombre minimum qui permettra d’obtenir des résultats statistiquement fiables. Des groupes plus réduits mèneraient à une absence réprésentativité de la différence inter-individuelle, élevée pour certains des paramètres étudiés (composition du lait par exemple). Ce nombre nous permettra aussi de tenir compte de plusieurs différences inter-individuelles comme la parité, l’âge des juments étudiées ou le sexe des poulains. En effet, il est nécessaire de prendre en compte ces éléments dans la composition des groupes étudiés puisque de précédentes études ont montré leur impact sur certains paramètres étudiés.

Raffinement

L’ensemble des manipulations seront réalisées par des personnels formés et connus des animaux. Lors de l’insémination, les juments seront logées en groupe au pâturage suivant un système de pâturage tournant permettant un accès ad libitum à l’herbe. A partir du 4ème mois de gestation, les juments seront hébergées en boxes individuels de 16m². Elles seront sorties en groupe au paddock a minima tous les deux jours. Quel que soit l’hébergement, l’ensemble des animaux seront suivis bi-quotidiennement, permettant de détecter précocement tout problème de santé pouvant survenir. Seront notamment surveillés d’éventuelles modifications de l'état général ou du comportement (e.g. agressivité ou refus d’interaction avec les autres chevaux et l’homme, isolement social, abattement), une perte d'appétit, la locomotion et l’intégrité physique générale. Tout animal présentant un trouble de santé sera soigné en fonction de sa pathologie. Au besoin, le vétérinaire référent de l’élevage sera consulté pour la mise en place d’un traitement. En fonction de la pathologie l’individu pourra être retiré de l’étude. Une surveillance accrue sera mise en place lors des poulinages. L’ensemble des boxes seront placés sous vidéo-surveillance et les juments seront équipée d’un dispositif permettant de détecter l’imminence de la mise bas. Une personne qualifiée sera d'astreinte sur place pour toute la durée de la saison de poulinage, permettant une réaction rapide si une aide s’avérait nécessaire. Les cas plus complexes seront remontés au vétérinaire praticien de l’élevage. Pour toutes les manipulations pouvant générer un stress lorsque non connues des animaux, comme la traite par exemple, des phases d’habituation seront mises en place. Si certains animaux ne parviennent pas à se familiariser avec la procédure, avec un niveau de stress trop important et/ou une mise en danger de l’individu lui-même ou du manipulateur, l’animal ne sera pas soumis à la procédure en question mais pourra être maintenu dans l’étude pour la collection des autres données.

Choix des espèces

Le projet traite des spécificités des effets de l’obésité maternelle sur la jument et le poulain vis-à-vis de la fonction cardiovasculaire et de l’apprentissage. Les interactions au sein du couple mère-jeune sont directement liées à la production et à la valorisation de chevaux en bonne santé et performant. Les chevaux d’élevage étant touché de manière prédominante par l’obésité au sein de l’espèce équine, il est important d’acquérir des connaissances pour pouvoir ensuite communiquer sur les bonnes pratiques auprès des professionnels de la filière. Du fait des spécificités de l’espèce, les tests menés dans ce projet doivent être réalisés sur l’espèce cible. Nous utiliserons des animaux adultes pour une part importante de l’expérimentation, soient des juments qui pourront être mises à la reproduction et pouliner sans risque puis élever leurs jeunes jusqu’au sevrage. Des mesures seront aussi réalisées sur leurs poulains, de leur naissance jusqu’à leurs 18 mois.

  • Recherche appliquée
    • Troubles sensoriels
  • Recherche fondamentale
    • Organes sensoriels
Souris : 694
Souffrances
▲ -
▲ 90
▲ 604
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Devenir
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 694

Tuées en cours ou en fin de procédure pour prélever les tissus de leur oreille interne, 694 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Une partie d'entre elles est génétiquement sourde. Elles subissent des mesures de l'audition, une chirurgie de quinze minutes et l'administration d'un traitement génique dans l'oreille interne, soit par la voie chirurgicale classique, soit par un dépôt assisté par laser dont le porteur annonce qu'il ne génère "aucune douleur ou traumatisme", des douleurs étant en revanche attendues durant les deux jours qui suivent la chirurgie. Le porteur appuie le choix de l'espèce sur l'affirmation que le patrimoine génétique de la souris est "identique à 99% à celui de l'espèce humaine", et opère les souriceaux à treize jours, âge auquel leur audition commence à être évaluable.

Objectifs

La surdité profonde héréditaire humaine liée à la mutation du gène de l’Otoferline est actuellement l’objet des premiers tests de thérapie génique de l’oreille interne chez l’homme. Mais, cette thérapie ne restaure que la forme principale de l’Otoferline et repose sur une chirurgie invasive et traumatisante pour l’oreille interne, réduisant le taux de réussite. Notre laboratoire a montré qu’une seconde forme de l’Otoferline est également exprimée. Nous proposons de mesurer les bénéfices qu’apporterait une double thérapie génique réparant les deux formes de l’Otoferline dans la restauration de la fonction auditive. En parallèle, nous développerons une méthode de délivrance de thérapie génique dans l’oreille interne, innovante et non traumatisante. En adaptant la technique de bioimpression assistée par laser, il est possible de faire de l’administration de thérapie génique permettant la correction de surdité d’origine génétique. Nous souhaitons valider un nouveau dispositif laser conduit à l’aide d’une fibre optique et permettant le dépôt ciblé de thérapie génique sur l’oreille interne humaine, sans chirurgie invasive. L’objectif est de valider la récupération de l’audition chez un modèle de souris génétiquement sourdes avec cette technique révolutionnaire. A l’issue de ce projet, nous disposerons des arguments pour introduire la seconde forme de l’Otoferline dans les protocoles de thérapies géniques chez l’homme et transposer la méthode de délivrance assistée par laser dans tous les futurs traitements ciblant l’oreille interne avec un laser conduit par fibre optique.

Bénéfices attendus

Les premiers traitements par thérapie génique des surdités profondes chez des patients déficients pour le gène de l’Otoferline sont prometteurs mais restent à améliorer. La caractérisation fonctionnelle d’une autre forme de cette protéine dans la fonction auditive démontrera le bénéfice médical d’une thérapie génique incluant sa restauration. Cette prise en compte dans les thérapies des patients traités devrait suivre rapidement après la publication des travaux. De plus, ce projet permettra d’améliorer le dispositif d’administration de thérapie génique ciblée vers le système auditif sans risque d’endommager des structures auditives, contrairement aux stratégies développées à ce jour. D’un point de vue technique, ce projet est une étape-clé pour optimiser la technologie de délivrance ciblée de médicaments assistée par laser. Le développement d’un prototype avec un partenaire industriel se fera durant le projet. Les études cliniques de ce système interviendraient à l’issue du projet.

Procédures

Selon la procédure, les animaux seront soumis à des mesures de l’audition, n’excédant pas 15 minutes. Cette mesure est similaire aux mesures réalisées sur l’homme éveillé. Les animaux seront soumis à une chirurgie (durée de 15 minutes) et à une administration de médicaments ciblant l’oreille, soit par une méthode classique (durée de 5 minutes), soit par délivrance assistée par laser (durée de 10 à 12 minutes au total pour installer la souris, paramétrer le laser puis administrer le médicament). L’administration de médicaments assistée par laser ne génèrent aucune douleur ou traumatisme chez l’animal, et est réalisée sous anesthésie générale car cela nécessite une immobilisation complète de l’animal. Dans leur globalité, les procédures préopératoires et opératoires n’excèdent pas 40 minutes maximum afin de limiter la durée de l’anesthésie. Toutes ces interventions seront faites sous anesthésie.

Impact sur les animaux

Les animaux pourront subir du stress avant et lors des anesthésie (entre 2 et 5 minutes). Un délai de 24h minimum sera respecté entre les anesthésies pour le limiter. Des douleurs pourront être ressenties après la chirurgie durant les 2 jours post-opératoires. Les protocoles de dépôt assisté par laser et de mesure de l’audition n'engendreront aucune douleur.

Devenir

En cours ou à la fin de chaque procédure, les animaux seront mis à mort par une méthode garantissant l’absence de nuisances, de stress et de douleur. Sur l’ensemble des animaux du projet, les tissus de l’oreille interne seront prélevés pour des analyses quantitatives et qualitatives.

Remplacement

L’application de thérapie génique assistée par laser s’insérant dans un projet d’application clinique future, il est nécessaire de valider son efficacité (diffusion et transfert) et son innocuité (sans impact auditif) sur un modèle animal. La caractérisation de ces surdités est également nécessaire pour mieux comprendre l’effet de la thérapie génique. Seules les conditions in vivo chez l’animal permettent d’évaluer l’effet de la procédure sur l’audition. Ces mesures doivent être effectuées sur des animaux mammifères qui possèdent un système auditif suffisamment proche de l’homme, et un défaut auditif génétique similaire. Aucun environnement multifactoriel ne permet de reproduire ce modèle in vitro. Néanmoins, des études in vitro et ex vivo seront réalisées pour valider le transfert de la thérapie génique au niveau cellulaire, et sélectionner les paramètres laser du dépôt ciblé, de la perméabilisation, et du gel contenant la thérapie génique.

Réduction

Avant de procéder aux expérimentations animales, des tests préliminaires seront effectués afin de fixer l’entièreté des paramètres de bioimpression (paramètres laser et composition de l’hydrogel) et afin de valider la méthode de perméabilisation. Chaque souris sera utilisée pour l’entièreté de la procédure correspondante afin d’en limiter le nombre. Nous utiliserons le plus petit nombre possible de souris par procédure. Le nombre total de 694 souris sur l’ensemble du projet permet de s’assurer de la répétabilité des manipulations avec une marge de manœuvre en cas d’échec, compte tenu du degré de variabilité inter-individuelle, mais un nombre plus faible d’animaux pourrait être suffisant pour obtenir un traitement statistique significatif des données obtenues.

Raffinement

Nous utiliserons des analgésiques en injection ou en gouttes dans toutes les procédures pour réduire la douleur. Les signes d’anesthésies seront monitorés visuellement pour assurer le meilleur confort possible à l’animal durant la procédure. Lors des procédures chirurgicales, selon une grille d’évaluation, l’expérimentateur pourra augmenter la force de l’anesthésie, administrer un bonus d’analgésiques ou bien interrompre l’intervention pour épargner une nuisance trop importante à l’animal. En amont, les gestes opératoires seront mis au point et répétés sur des animaux morts. Dans les jours suivant la chirurgie, la surveillance des animaux sera régie par une grille d’évaluation pour détecter toute forme de nuisances et y remédier : des soins adéquats seront apportés, soit par médication, soit par désinfection de la plaie. Un niveau maximum de score de nuisances est établi à partir duquel on considère que la souffrance de l’animal ne peut plus être jugulée. Le porteur de projet prend alors la décision de la mise à mort de l’animal. Une communication soutenue avec les zootechniciens garantit un suivi qualitatif des animaux. Le stress sera réduit en manipulant régulièrement les animaux dès leur naissance et avant l'anesthésie pour qu'ils s'habituent aux expérimentateurs.

Choix des espèces

La souris constitue un modèle idéal pour explorer les surdités génétiques humaines. Son patrimoine génétique est identique à 99% à celui de l’espèce humaine. De nombreuses lignées de souris portant des mutations sur des gènes responsables de pathologies chez l’humain existent. L’évaluation de l’impact de la bioimpression assistée par laser sur la fonction auditive et l’efficacité de la thérapie génique dans l’oreille interne nécessite de réaliser des expérimentations sur l’animal. La caractérisation des surdités d’origine génétique et les mesures de l'audition associées ne peuvent se faire sur des animaux non-mammifères car leur système auditif est trop éloigné de celui de l'homme. Chez la souris, l’anatomie cochléaire est également similaire, et la fenêtre ronde est bien accessible par voie chirurgicale. Des études présentent les voies d’accès à la membrane de la fenêtre ronde chez la souris, afin d’avoir une chirurgie reproductible et le moins traumatique possible. Les chirurgies pour la bio-impression concernent des souris âgées de 13 jours, stade qui correspond à l'entrée en fonction du système auditif chez la souris et où l’audition commence à être évaluable. De plus, les souris plus âgées présentent une structure anatomique limitant l’accès à la fenêtre ronde. Les chirurgies de thérapies géniques sont efficaces dès 3 jours, permettant l’apparition de l’effet souhaité dès le 6éme jour et le maintien de cet effet pendant plusieurs mois. Les stades 1 mois et 2 mois correspondent au début des pertes auditives dans certaines souris étudiées. Les stades 3 mois, 6 mois et 1 an nous permettront de caractériser l'évolution des pertes auditives durant le vieillissement naturel des souris.

  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système cardiaque
Souris : 450
Souffrances
▲ -
▲ 430
▲ 20
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 450

Gavées pendant leur gestation, 255 souris femelles portent les embryons qui sont l'objet réel de l'étude. Au total 450 souris vont être utilisées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, toutes tuées par dislocation cervicale à la fin des procédures pour prélever leurs tissus. Cent cinquante d'entre elles subissent quatre électrocardiogrammes sous anesthésie gazeuse espacés d'un mois, deux de cinq minutes et deux de vingt-cinq minutes, avec deux injections intrapéritonéales, l'ensemble visant à comprendre comment se forme la cloison entre les deux ventricules du cœur et comment s'y installe le circuit électrique. Le porteur affirme étudier "des embryons de souris non impactés directement par les procédures", tout en gavant leurs mères pendant la gestation et en annonçant une perte de fonction de gènes chez la souris.

Objectifs

Les malformations cardiaques affectent une naissance sur cent avec un impact sociétal majeur. Les défauts de formation du septum ventriculaire, autrement dit la paroi qui sépare le sang riche en oxygène dans le ventricuale gauche du sang pauvre en oxygène dans le ventricule droit, comptent parmi les malformations les plus courantes observées chez l’homme. Ces malformations sont souvent accompagnées de troubles du rythme avec des arrythmies ventriculaires pouvant entrainer la mort subite. Cette association s’explique par le fait que le septum ventriculaire sert de support au développement du système de conduction ventriculaire, le circuit électrique responsable de la synchronisation des battements du cœur. Malgré l'importance clinique des malformations septales et des arythmies ventriculaires, il reste des questions majeures pour comprendre leurs étiologies. 1. Comment se forme le septum ventriculaire ? La signalisation de l'acide rétinoïque (AR) jouant un role important pour la septation ventriculaire, le but de ce projet est d'identifier les régions du septum et les gènes cibles de l'AR nécessaires à la septation grâce à des techniques de traçage génétique combiné à une perte de fonction de ces gènes chez la souris. 2. Comment l'association entre le septum et le système de conduction se produit-elle au cours du développement ? Nous étudierons l'émergence des différents composants du septum et du système de conduction à l'aide de nouveaux outils génétiques et d’analyse de traçage génétique. 3. Comment le système de conduction se développe- t-il dans les cœurs présentant des malformations du septum ventriculaire ? Nous caractériserons le système de conduction dans deux modèles murins de malformations septales ventriculaires : les cœurs de souris modèles du syndrome de délétion 22q11.2 (DiGeorge), et les cœurs déficients en signalisation de l’AR. L'ensemble de nos résultats permettra de mieux comprendre les liens entre la forme et la fonction du cœur en développement, ainsi que les mécanismes pathologiques qui sous-tendent les malformations du septum et les arythmies ventriculaires.

Bénéfices attendus

A court terme, ce projet vise à apporter de nouvelles connaissances sur les mécanismes qui sous-tendent le développement normal et pathologique du septum ventriculaire. Ces connaissances sont essentielles pour comprendre l'étiologie des malformations cardiaques congénitales humaines (1 sur 100 naissances vivantes) et des syndromes génétiques humains avec des malformations cardiaques, tels que ceux observés dans le syndrome de délétion 22q11.2 (DiGeorge) ou les cardiomyopathies congénitales. Vu la conservation de la structure du cœur chez l'homme et la souris, la souris constitue un modèle génétiquement puissant pour répondre à ces questions fondamentales et cliniquement pertinentes. Dans le long terme, ces résultats pourraient avoir des répercussions dans le développement des nouvelles approches diagnostiques et thérapeutiques de ces malformations cardiaques.

Procédures

Dans ce projet, nous étudierons essentiellement des embryons de souris générées par croisement de souris adultes sans phénotype dommageable. Les interventions dans de notre projet concernent le gavage de souris femelles gestantes (une fois 1 minute dans leur vie N=255, ou deux fois concernant une partie des souris de la procédure 2 N=15) et l’enregistrement d’un électrocardiogramme sous anesthésie gazeuse de 4 ECG par souris espacé d’un mois entre chaque enregistrement, deux fois pendant 5 minutes et deux fois 25 minutes dans leur vie (N=150). Une injection IP (5 secondes) sous anesthésie gazeuse sera réalisée deux fois dans leur vie pendant l’enregistrement de l’ECG.

Impact sur les animaux

Les lignées de souris avec lesquelles nous travaillerons n'ont pas de phénotype dommageable chez les adultes. Dans ce projet, nous étudierons essentiellement des embryons de souris non impactés directement par les procédures. Les effets indésirables sur les animaux adultes seront réduits au stress lors de la contention pour le gavage ou enregistrement d’un électrocardiogramme. Les injections IP réalisées sous anesthésie gazeuse sont indolores pour les souris et n’ont pas d’impact à long terme. Nous appliquerons les mesures adéquates pour réduire leur stress et veiller à leur bien-être.

Devenir

Tous les animaux adultes seront euthanasiés par dislocation cervicale à la fin des procédures pour le prélèvement des tissus.

Remplacement

Les méthodes in vitro (culture de cellules ou organoïdes) ne peuvent remplacer ni la morphogénèse du cœur dans l’embryon aux stades étudiés, ni la fonction cardiaque comme la synchronisation des battements du coeur, en raison de l’isolement des cellules du contexte physiologique et de l’impossibilité d’analyser conjointement differentes destinées cellulaires.

Réduction

Nous nous efforçons de limiter le nombre d’animaux par groupe en tenant compte des contrôles et en utilisant le maximum de données de chaque animal. Nos expériences précédentes dans ces expérimentations sur des souris transgéniques montrent une certaine hétérogénéité dans les résultats. Nous en avons tenu compte dans l’estimation de l’effectif nécessaire pour obtenir un minimum de 3 répétitions pour chaque résultat.

Raffinement

Nous sommes attentifs à limiter le stress (souris maintenues en groupe, avec enrichissement de l’environnement), les souris ayant subi un gavage ou suite à un enregistrement d’électrocardiogramme seront placées en milieu enrichi (coton, dôme) dans une zone de stabulation dédiée, avec moins de bruit et de passages, et seront observées quotidiennement par un animalier ou l’expérimentateur. Nous insistons sur la formation et l’expérience des personnes pratiquant les injections et le gavage. La maîtrise de ces gestes réduisent d’une part le temps de contention, diminuant ainsi les effets stress chez les animaux, et garantissent la bonne tolérance de la procédure et une meilleure reproductibilité auprès des animaux. Nous établissons les points limites les plus précoces possibles en fonction de l’objectif de l’expérimentation.

Choix des espèces

L’expérimentation animale qui utilise des souris sauvages et génétiquement modifiées est indispensable à l’étude et à la réalisation de notre projet. Les souris génétiquement modifiées fournissent des modèles de cardiopathies congénitales et des troubles du rythme cardiaque. Les animaux génétiquement modifiés sont un atout majeur pour nos projets afin d’identifier l’origine embryonnaire de ces anomalies, de suivre le devenir des cellules au cours de la formation du coeur, et d’intégrer les processus développementaux. Les résultats doivent permettre des avancées majeures pour la compréhension et le traitement à long terme de ces pathologies chez l’homme. Chez la souris, le développement et le fonctionnement physiologique du cœur sont similaires à ceux décrits chez l’Homme. Ceci est particulièrement vrai pour le septum interventriculaire et le système de conduction ventriculaire. L’utilisation de souris génétiquement modifiées représente donc le modèle le plus pertinent en ce qui concerne la compréhension de ces maladies humaines. Procédures 1 et 2 : femelles adultes gestantes. Procédure 3 et 4 : Souris adultes.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 138
Souffrances
▲ -
▲ 138
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 138

Une partie des souris appartient à une lignée dont le porteur écrit qu'elle "pourra ressentir des troubles au cours du développement : manque de coordination, problèmes de vision qui progresseront au cours du projet". 138 souris vont être utilisées, toutes tuées sous anesthésie terminale pour prélever leurs organes. Elles subissent cinq tests de comportement portant sur l'apprentissage moteur, la coordination, l'équilibre et la locomotion, tests que le résumé ne nomme pas et qu'il qualifie d'indolores et sans stress, ainsi qu'une injection avant la chirurgie finale de quinze minutes. Le niveau de souffrance déclaré pour l'ensemble du projet est léger, alors que le porteur annonce par ailleurs des problèmes de vision et un manque de coordination qui s'aggravent sur toute sa durée.

Objectifs

Les maladies neurodégénératives sont des maladies graves qui touchent le cerveau. Elles concernent un grand nombre de personnes dans le monde et sont en constante augmentation, notamment en raison du vieillissement des populations. Par ailleurs, il n’existe pas encore de traitement. Ces maladies où les cellules des neurones se dégradent, sont en partie liées à un problème dans certaines protéines appelées tubulines. Ces protéines servent à construire les microtubules, qui sont comme le “squelette” des cellules et les aident à garder leur forme et à fonctionner correctement. Quand les tubulines sont abîmées, les neurones (les cellules du cerveau) se détériorent. Le but de ce projet est de démontrer que ces problèmes de tubulines provoquent la dégradation des neurones. Nous souhaiterions in fine trouver des molécules capables de protéger ces protéines, pour éviter que la maladie se développe. Cela pourrait permettre de développer de nouveaux traitements ciblant des maladies telles que la maladie d’Alzheimer. En plus, cette mise au point de traitements ciblés pourrait aider à diagnostiquer ces maladies plus tôt et à suivre leur évolution.

Bénéfices attendus

Ce projet présente un fort impact pour la santé humaine en permettant tout d’abord l’identification d’une cause potentielle et d’un marqueur de diagnostic précoce de la dégénérescence neuronale. Il ouvrira également de nouvelles perspectives thérapeutiques, en ciblant des protéines capables de modifier le squelette des cellules, afin de prévenir ou limiter le développement des maladies neurodégénératives. Pour ce faire, nous développons en collaboration avec des chimistes, des molécules capables de bloquer l’action des protéines cibles. Nous avons déjà obtenu des molécules actives dans des cellules et des neurones en culture.

Procédures

Les animaux seront soumis 5 tests de comportement indolores et sans stress de quelques minutes, afin de tester à la fois les fonctions sensorielles et motrices (évaluation de l’apprentissage moteur, la coordination, l’équilibre, la locomotion). Une anesthésie terminale avec chirurgie permettra de récupérer les organes d’intérêt (1 x 15 minutes).

Impact sur les animaux

Les animaux recevront une injection unique d’anesthésiant/analgésiant entrainant un stress léger et une douleur légère de courte durée. La lignée à phénotype dommageable pourra ressentir des troubles au cours du développement : manque de coordination, problèmes de vision qui progresseront au cours du projet.

Devenir

A l’issue de chaque procédure, les animaux seront mis à mort afin de réaliser des analyses de tissus.

Remplacement

Bien que des équipes tentent de cultiver des mini-cerveaux en laboratoire, cette technologie ne permet pas encore de reproduire fidèlement les mécanismes complexes du développement et la dégénérescence des neurones. Ces processus impliquent de nombreux facteurs interconnectés et restent difficiles à modéliser in vitro. A ce jour, il n’existe pas de modèle non animal capable de reproduire l’ensemble des interactions biologiques nécessaires pour étudier ces mécanismes. C’est pourquoi l’utilisation d’animaux vivants reste essentielle pour conduire ce projet de recherche.

Réduction

Ce projet utilisera 138 souris. Afin de limiter le nombre d’animaux utilisés, chaque souris participera à plusieurs étapes de l’étude : des tests de comportement puis des analyses de certains tissus. Ainsi, plusieurs informations pourront être obtenues à partir d’un même animal. Les accouplements seront organisés de manière à utiliser le plus possible les souris issues d’une même portée. Cela permettra d’éviter de produire des animaux qui ne seraient pas utilisés dans l’étude. Le nombre de souris a été calculé à partir des résultats d’études scientifiques déjà publiées et de calculs statistiques. Ces calculs montrent qu’un petit nombre de souris par groupe est suffisant pour mettre en évidence les effets recherchés de manière fiable. Si les premiers résultats le permettent, le nombre de souris utilisées pourra encore être réduit. Cette démarche respecte le principe des « 3R », qui vise à utiliser le moins d’animaux possible tout en garantissant la qualité des résultats scientifiques.

Raffinement

Chaque souris sera manipulée délicatement, le mélange anesthésiant/analgésiant sera injecté pour une anesthésie sans réveil. Pendant la procédure, l’anesthésie sera suivie en surveillant la respiration et les battements cardiaques.

Choix des espèces

La souris est souvent utilisée en recherche, car l’appartenance de ces rongeurs à la classe des mammifères les rend proches de l’homme. Son système nerveux est complexe, comme le nôtre, et on peut modifier ses gènes pour mieux comprendre certaines maladies. Dans ce projet, nous voulons empêcher la détérioration de protéines appelées tubulines. Ces protéines servent à construire les microtubules, qui sont comme le “squelette” des cellules. Nous voulons vérifier que l’empêchement de cette détérioration, faite grâce à des molécules protectrices, permettra d’éviter des maladies du cerveau. Pour cela, nous allons utiliser deux types de souris : Le premier type de souris correspond à une maladie proche d’une maladie rare chez l’enfant. Etant donné que les premiers signes apparaissent à l’âge de 1 mois, nous allons donc vérifier si la maladie apparaît à cet âge, puis nous vérifierons vers l’âge de 4 mois, pour voir si la maladie arrive plus tard. Le deuxième type de souris correspond au développement de la maladie d’Alzheimer. Etant donné que cette maladie se caractérise par l’apparition de plaques à 2 mois puis une dégénérescence neuronale à 4 mois, nous allons chez ces souris, vérifier ces similitudes aux mêmes âges. Nous étudierons donc l’effet de l’absence de dégradation de la tubuline à ces deux stades de développement.

  • Recherche appliquée
    • Troubles immunitaires
    • Troubles sensoriels
  • Recherche fondamentale
    • Organes sensoriels
    • Système immunitaire
Souris : 2350
Souffrances
▲ -
▲ 250
▲ 2100
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 2350

L'application d'imiquimod sur la peau provoque rougeurs, desquamation, épaississement et parfois excoriations, avec des démangeaisons, pendant environ huit jours : c'est ainsi qu'un psoriasis est déclenché chez 2 350 souris, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Toutes seront tuées en fin de procédure pour prélever le sang total et des tissus. S'y ajoutent une application de microbiote cutané humain, des séances d'imagerie sous anesthésie gazeuse et une prise de sang, l'ensemble servant à tester des molécules candidates contre le psoriasis, y compris chez des souris porteuses d'une protéine humaine impliquée dans l'inflammation. Le porteur affirme conduire chaque geste de façon à "garantir à la fois le bien-être animal et la qualité des données produites", et vante un "excellent modèle de psoriasis" sans jamais nommer l'espèce dans le passage qui justifie ce choix, où il parle au pluriel de "ces espèces".

Objectifs

Le psoriasis est une maladie auto-immune de la peau qui touche 1 à 3 % de la population mondiale. Chez l’homme, le psoriasis se caractérise par des lésions cutanée du cuir chevelu, des genoux et des coudes, associée à une atteinte des ongles. Dans les cas graves, l'atteinte cutanée peut être généralisée (érythrodermie) et il peut exister des atteintes des articulations. Cette dermatose évolue de façon chronique avec des poussées entrecoupées de périodes de rémissions de durée variable au cours desquelles les lésions sont minimes. Aucun traitement curatif n’est connu actuellement, mais des traitements symptomatiques existent. Il est donc important d’avoir un modèle préclinique prédictif du psoriasis et afin d’évaluer l’efficacité de nouvelles molécules thérapeutiques, il est indispensable de tester ces molécules dans ce modèle. Le projet sera conduit chez des souris sauvages et chez des souris transgéniques exprimant une protéine humaine impliquée dans les processus inflammatoires et dont le rôle dans la physiopathologie du psoriasis suscite un intérêt croissant. L’utilisation conjointe de ces deux types d'animaux vise à mieux comprendre l’impact de l’expression de cette protéine sur l’intensité de la réponse inflammatoire cutanée et sur la réponse aux traitements testés.

Bénéfices attendus

Ce projet a pour objectif de faire progresser les connaissances scientifiques et appliquées dans le domaine du psoriasis en évaluant l’efficacité de nouvelles molécules thérapeutiques dans un modèle préclinique pertinent. Il permettra d’identifier des composés innovants (ou repositionnés) présentant un potentiel anti-psoriasique, ainsi que d’évaluer différentes formulations et voies d’administration, en particulier topiques, adaptées à cette pathologie cutanée. De plus, il permettra de mieux comprendre l’impact de l’expression d'une protéine spécifique sur l’intensité de la réponse inflammatoire cutanée et sur la réponse aux traitements testés. Pendant la durée du projet, les études conduites permettront de sélectionner les molécules les plus prometteuses sur la base de critères objectifs d’efficacité et de tolérance. L’évaluation de différentes doses et schémas d’administration contribuera à l’optimisation des fenêtres thérapeutiques. Le projet permettra également d’explorer des effets de synergie entre plusieurs molécules ou entre une molécule et une formulation spécifique. Les données cliniques, biologiques, histologiques et d’imagerie générées amélioreront la compréhension des mécanismes inflammatoires impliqués dans le psoriasis et de leur modulation pharmacologique. À plus long terme, ce projet apportera des preuves d’efficacité précliniques indispensables au développement clinique de nouvelles stratégies thérapeutiques pour le psoriasis. L’identification de molécules plus efficaces, de formulations optimisées et de doses mieux adaptées pourrait conduire à des traitements plus ciblés, mieux tolérés et plus efficaces pour les patients. Les connaissances acquises sur l’optimisation des associations thérapeutiques pourront également être transposées à d’autres maladies inflammatoires chroniques, avec un bénéfice potentiel élargi pour la santé humaine.

Procédures

Dans le cadre de ce projet, les animaux seront soumis à un ensemble d’interventions techniques brèves, non chirurgicales , nécessaires à l’induction et au suivi de la pathologie. Les interventions réalisées lors de l’induction et du suivi du modèle sont les suivantes : manipulation quotidienne des animaux (1 à 2 minutes maximum), contention pour administrations de molécules à visée thérapeutique (durée d’intervention de 30 à 60 secondes en fonction de la voie d’administration), examens d’imagerie non invasive par Tomographie Optique de Cohérence ou OCT / par imagerie de fluorescence / par imagerie de bioluminescence sous anesthésie gazeuse (une à deux fois par animal ; durée de la session d’imagerie : 5 minutes maximum), un prélèvement sanguin sous anesthésie gazeuse (une fois au cours de la procédure d’induction, durée d’environ 3 minutes). Chaque intervention est conduite par un personnel qualifié, en conditions contrôlées, afin de garantir à la fois le bien-être animal et la qualité des données produites.

Impact sur les animaux

Les procédures expérimentales prévues dans ce projet sont susceptibles d’entraîner des effets indésirables transitoires chez les animaux, principalement liés à l’induction du psoriasis, aux manipulations répétées et aux administrations de traitements. L’application topique de microbiote cutanée humain peut provoquer un stress ponctuel lié à la contention de l’animal ainsi qu’un inconfort, sans entraîner de lésions cutanées et/ ou d’infections chez les animaux. L’induction du psoriasis par application topique d’imiquimod entraîne l’apparition de lésions cutanées inflammatoires localisées (érythème, desquamation, un épaississement de la peau et parfois des excoriations). Ces lésions peuvent être associées à un inconfort local et à des démangeaisons. Leur intensité est variable et elles persistent pendant la phase d’induction, d’une durée d’environ 8 jours, puis régressent progressivement lors de la phase de traitement ou après l’arrêt de l’induction. Les manipulations répétées (applications topiques, évaluations cliniques, imagerie non invasive) ainsi que les anesthésies gazeuses répétées peuvent induire un stress modéré et transitoire, pouvant se traduire par une diminution temporaire de l’activité ou une modification passagère du comportement. Un retour à un comportement normal est attendu rapidement après chaque intervention. Les administrations de traitements par voie orale, parentérale ou topique, ainsi que les prélèvements sanguins de faible volume, peuvent provoquer un inconfort ponctuel et un stress léger, sans douleur prolongée attendue. Une perte de poids modérée et transitoire peut être observée chez ces animaux au cours de l’étude. L’ensemble de ces effets est réversible et fait l’objet d’un suivi quotidien (poids, hydratation et comportement), avec application de points limites prédéfinis afin de prévenir toute souffrance excessive.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort en fin de procédure car des prélèvements de sang total seront réalisés. Des prélèvements tissulaires post-mortem pourront également être réalisés.

Remplacement

Afin d’évaluer l’efficacité de nouvelles molécules thérapeutiques, il est indispensable de tester ces molécules dans ce modèle pour plusieurs raisons : - Il n’existe pas de modèle in vitro de psoriasis pouvant remplacer complètement le micro-environnement cutané en tant que tissu biologique vivant. Il existe cependant des modèles in vitro qui permettent d’effectuer un premier criblage d’efficacité de molécules, mais cette efficacité doit ensuite être confirmée chez l’animal. - Ces modèles in vitro ne permettent pas de tester des produits thérapeutiques ou des dispositifs médicaux appliqués directement sur la peau en application externe (topique) - L’efficacité ne pouvant être testée in vitro, des premières preuves d’efficacité in vivo doivent être apportées avant de passer au stade clinique de développement de ces molécules (tests cliniques chez l’homme).

Réduction

La stratégie d’expérimentation consiste à suivre les mêmes animaux dans le temps (étude longitudinale) par observation répétée avec ou sans procédure d’imagerie. Chaque animal devient son propre contrôle car il est observé une première fois avant de commencer les traitements (observation à T=0) puis à différents temps. Cette approche expérimentale permet d’obtenir des résultats plus fiables avec moins d’animaux. Le nombre d’animaux sera de 10 animaux maximums par groupe de traitement (groupe d’animaux devant recevoir la molécule à tester ou le traitement thérapeutique). Ce nombre est le minimum statistiquement nécessaire pour avoir des résultats robustes. Des analyses seront réalisées à la fin de(s) la procédure(s) sur les tissus provenant des animaux afin d’obtenir le plus d’informations possibles relatives à l’efficacité des molécules administrées ou des traitements thérapeutiques effectués sur les animaux et d’éviter l'utilisation d'animaux supplémentaires.

Raffinement

Conformément à la réglementation en vigueur, ce projet est conçu afin de réduire au minimum la douleur, la souffrance, l’angoisse et toute nuisance durable infligées aux animaux, tout en garantissant la validité scientifique des résultats. Le recours à l’imagerie non invasive (par exemple l'imagerie par bioluminescence ou fluorescence) permet un suivi longitudinal des lésions chez les mêmes animaux, limitant ainsi le nombre de manipulations terminales et la répétition de procédures invasives. Une surveillance clinique quotidienne est mise en place pendant toute la durée des procédures, incluant l’évaluation du poids, de l’état d’hydratation, du comportement, de l’activité et de l’état des lésions cutanées. Des points limites précoces et prédictifs ont été définis afin de permettre une interruption rapide de la procédure ou une mise à mort anticipée en cas de dégradation de l’état général de l’animal. En cas de signes de déshydratation ou de perte de poids, des mesures correctrices immédiates seront mises en œuvre (apport alimentaire humidifié, gels nutritionnels, réhydratation par sérum physiologique). Les conditions d’hébergement sont enrichies (igloos, tunnels, matériaux de nidification) afin de réduire le stress. Les manipulations potentiellement stressantes (imagerie, prélèvements, administrations) seront réalisées sous anesthésie gazeuse, permettant une induction et un réveil rapides, avec un inconfort limité. Les volumes et fréquences de prélèvements sanguins sont strictement limités. Tout au long de la durée de vie du projet, une veille scientifique et réglementaire sera assurée. Les animaux seront manipulés par du personnel formé et expérimenté, afin de limiter la durée et l’impact des interventions.

Choix des espèces

L’espèce animale utilisée dans ce projet représente un excellent modèle de psoriasis. Il existe de nombreuses références bibliographiques scientifiques relatives à l'évaluation du psoriasis induit dans ces espèces. Ces animaux développent des symptômes de psoriasis très semblables à ceux observés chez l'humain. De plus, ces modèles présentent certains intérêts pratiques indéniables : faibles coûts, cycles de reproduction courts, croissance rapide, facilité de transport, facilité de manipulation et une très bonne adaptation aux conditions expérimentales. Les animaux seront utilisés au stade de jeunes adultes (8-12 semaines) car il s'agit du stade auquel ils sont les plus susceptibles de fournir des résultats satisfaisants. Ce stade de développement correspond à l’âge de maturité sexuelle, hormonale et immunitaire. Tous les animaux auront le même âge. Les résultats publiés avec ce modèle utilisent des animaux de cet âge.

  • Production de routine
  • Tests réglementaires
Souris : 200
Rats : 50
Cochons d'Inde : 50
Hamsters dorés : 50
Souffrances
▲ -
▲ 250
▲ 100
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 350

Produire du sérum sanguin servant de réactif aux laboratoires : 350 rongeurs, soit 200 souris, 50 rats, 50 cobayes et 50 hamsters dorés, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, tous tués à la fin de chaque campagne pour récolter le plus de sérum possible. Chacun reçoit une ou deux injections d'antigène ou de vaccin sans anesthésie, à trois ou quatre semaines d'intervalle, subit un ou deux prélèvements sanguins puis un prélèvement terminal sous anesthésie. Des nodules peuvent apparaître chez les rats et les cobayes. Le nombre d'individus utilisés ne repose sur aucun calcul : il est "fixé par les laboratoires en fonction de leurs besoins", et le porteur écrit qu'il n'est "actuellement pas possible de le réduire".

Objectifs

Ce projet a pour objectifs : - la production de réactifs sériques (anticorps polyclonaux) nécessaires aux laboratoires pour effectuer et valider les tests in vitro, et ainsi limiter le nombre d’animaux utilisés dans les procédures de contrôles qualité ayant pour but la libération d’un lot pharmaceutique. Ces tests sont effectués sur espèces rongeurs, il n’existe actuellement pas de modèle in vitro alternatif. - être en adéquation avec les exigences réglementaires du dossier d’autorisation de mise sur le marché (AMM).

Bénéfices attendus

Les campagnes de production de serum sont demandées par les laboratoires selon leurs stocks et leur permettent la réalisation des contrôles in vitro. Environ 1 campagne sur les 5 ans sur les espèces rat, cobaye et hamster et 3 à 4 campagnes sur les 5 ans sur l'espèce souris. Ceci permet la libération de milliers de vaccins qui protègent efficacement les animaux contre les maladies infectieuses améliorant directement la qualité sanitaire des élevages. Ces tests permettent la mise en place de méthodes alternatives.

Procédures

1 à 2 administrations de produits (antigène ou vaccin), en sous cutanée ou intrapéritonéale ou intramusculaire (en fonction des techniques) à 3, 4 semaines d'intervalles sur animal vigile. L'acte est inférieur à 1 minute. 1 à 2 prélèvements sanguin sur animal vigile. L'acte est inférieur à 1 minute. 1 prélèvement terminal sur animal anesthésié. L'acte est inférieur à 1 minute.

Impact sur les animaux

Les animaux peuvent subir une douleur légère de courte durée dû aux administrations et aux prélèvements. Des nodules peuvent apparaitre chez les rats et les cobayes

Devenir

Tous les animaux sont euthanasiés à la fin de la production afin de récolter un maximum de sérum

Remplacement

La réalisation des contrôles in vitro nécessite la production de sérums (anticorps polyclonaux) qui sont utilisés comme réactifs dans des tests de contrôle. Actuellement, cette production est possible uniquement dans un modèle in vivo. Aucun modèle in vitro alternatif n’a pu être mis au point pour la production d’anticorps polyclonaux.

Réduction

Le nombre d’animaux est fixé par les laboratoires en fonction de leurs besoins et du type de réactifs nécessaire. Il n’est actuellement pas possible de le réduire.

Raffinement

Une période d’acclimatation de 2 jours minimum est requise pour les rongeurs. Les animaux sont observés quotidiennement. Des analgésiques sont prévus en cas d'apparition de nodules douloureux. Les prélèvements terminaux s'effectuent sous une anesthésie profonde. Des géloses hydratantes sont introduites suite aux prélèvements submandibulaires chez la souris. Des points limites sont définis en cas de dégradation de l'état de santé des animaux. Les conditions d’hébergement varient selon l’espèce et l’âge des animaux pour maximiser leur confort et leur bien-être. Le personnel est compétent pour identifier les cas pour lesquels l’animal n’est plus dans sa zone de confort. Tous les animaux sont hébergés en groupe. Des enrichissements du milieu ont été mis en place dans les hébergements. La Structure du Bien-Etre Animal (SBEA) garantit l’amélioration des techniques de soins et des conditions de vie pour les animaux.

Choix des espèces

Les réactifs produits sont spécifiques et liés à l’espèce. Rongeurs : 4 à 10 semaines

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 2952
Souffrances
▲ -
▲ 2796
▲ 156
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 2952

Ouverture de l'abdomen sous anesthésie générale sur des femelles gestantes, injection dans le cerveau des embryons puis cinq impulsions électriques de cinq millisecondes : 2 952 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, toutes tuées à l'issue pour prélèvement d'organes. Les souriceaux subissent une biopsie de la queue, d'autres souris une chirurgie d'une heure suivie d'injections sous-cutanées trois jours de suite, d'autres encore une injection intracardiaque de vingt minutes sous anesthésie. Le projet cherche à savoir ce qu'une population de neurones normalement vouée à disparaître au cours du développement fait au cerveau, et ce qui se passe quand ces cellules survivent anormalement. Le bénéfice annoncé tient en une ligne, "étendre nos connaissances" sur ces neurones et leur rôle, sans retombée médicale avancée, pour près de trois mille souris tuées.

Objectifs

Notre projet a pour objectif de mieux comprendre l’influence d’une population neuronale transitoire sur le développement du cerveau. Nous voulons également explorer les conséquences de la survie anormale de ces cellules sur la formation du cerveau.

Bénéfices attendus

Le principal bénéfice attendu du projet est d’étendre nos connaissances sur la génération et la mort de nos neurones d’intérêt et quel est leur rôle dans le développement du cerveau.

Procédures

MODIFICATION Les souriceaux des lignées subiront une biopsie à la queue pendant une contention de quelques secondes. Des souris subiront une injection intrapéritonéale et une intervention chirurgicale de 60 minutes sous anesthésie générale, puis une injection sous cutanées d'une durée de deux minutes une fois par jour pendant 3 jours. Les femelles gestantes subiront une injection intrapéritonéale et une intervention chirurgicale de 45 minutes sous anesthésie générale, comprenant une ouverture de l'abdomen et des points de sutures, puis une injection sous cutanées sous anesthésie d'une durée de deux minutes une fois par jour pendant 3 jours. Les embryons subiront une injection intra-cérébrale d'une durée de 5 secondes et 5 pulses de 5ms de courant électrique. Des animaux subiront une anesthésie générale suivie d'une injection intracardiaquependant 20 minutes.

Impact sur les animaux

La biopsie à la queue provoque une douleur légère. Les injections peuvent induire une douleur légère et brève. Les actes chirurgicaux des procédures peuvent entrainer une souffrance qui est minorée ou évitée par le traitement analgésique. Les étapes d’anesthésie et de contention peuvent également provoquer un stress chez l’animal.

Devenir

Tous les animaux sont mis à mort à l'issue de la procédure pour prélèvement d'organes et analyses phénotypiques et génétiques.

Remplacement

Les questions scientifiques que nous nous posons ne peuvent être étudiées qu’in vivo sur des cerveaux. Il s’agit ici d’études sur le développement et le fonctionnement du cerveau, qui ne peuvent être reproduites dans des systèmes autres que celui du mammifère. Aucun modèle in vitro ne peut mimer à ce jour toutes les étapes de son développement dans leur complexité et la richesse des interactions des nombreux types cellulaires qui y prennent part.

Réduction

Pour le maintient des lignées génétiquement modifiées, nous nous limiterons à la production des animaux nécéssaires en limitant les accouplements au maximum. Les effectifs ont été déterminés par une approche statistique, ainsi que par nos expériences antérieures sur ce type d’études de modèles animaux. L’analyse statistique sera réalisée par un test statistique adéquat.

Raffinement

Tous les animaux vivent en groupes familiaux ou sociaux dans un environnement enrichi avec eau et nourriture illimitées. Lors de la chirurgie les souris placées sur une plaque chauffante sont anesthésiées et reçoivent des injections d'analgésiques avant et après l'opération. Un gel ophtalmique est également utilisé pour éviter un dessèchement des yeux. Après l'opération, la surveillance des animaux est quotidienne afin de détecter des signes de souffrance. Une grille d'évaluation de la santé des animaux est mise en place. Une administration d'analgésique ou la mise à mort de l'animal est envisagée en cas d’atteinte d’un ou de plusieurs points limites

Choix des espèces

La souris représente un organisme modèle de choix pour mener ces études sur le développement et le fonctionnement du système nerveux, principalement en raison de sa similarité avec l’Homme. En effet, seuls les mammifères présentent un cerveau organisé en 6 couches inversées. Pour le marquage et la biopsie, les souriceaux ont entre 5 et 10 jours, âge auquel on peut tatouer les coussinets des phalanges. Les femelles gestantes sont des adultes de 2 à 6 mois. Les expérimentations sont menées sur des animaux aux stades de développement embryonnaire où interviennent les phénomènes étudiés.

  • Formation professionnelle
  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
Souris : 550
Souffrances
▲ -
▲ 550
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 550

Mises à mort après accouplement pour que leurs embryons soient collectés, 550 souris femelles sont utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. La procédure déclarée tient en deux injections hormonales sous-cutanées espacées de 48 heures, destinées à déclencher une ovulation multiple. L'étude porte sur un gène dont l'inactivation désorganise la structure de la chromatine et bloque le développement de l'embryon, question que le porteur juge impossible à reproduire en culture parce que la protéine visée n'existe que chez les mammifères euthériens. Le classement en gravité légère ne couvre que ces deux piqûres, et aucun calcul ne vient justifier le chiffre de 550 femelles, le porteur se bornant à indiquer que la superovulation et la mise en commun des embryons entre membres du laboratoire diminuent le nombre de souris utilisées.

Objectifs

Ce projet vise à améliorer la compréhension de ce qui contrôle l’expression des gènes lors des phases précoces du développement des mammifères. L’orchestration spatio-temporelle précise de l’expression des gènes est essentielle pour éviter des pathologies du développement, Ce processus implique des réseaux complexes de régulation entre les gènes. Une couche additionnelle de régulation des gènes est due au contrôle de l’accessibilité des gènes. Ainsi, en jouant sur le repliement de l’ADN au niveau d’un gène, il est possible de contrôler son usage. Le repliement de l’ADN est organisé dans une structure appelée « chromatine ». Nous avons identifié un gène dont l’inactivation a des conséquences majeures sur la structure de la chromatine. En son absence, les embryons sont incapables d’orchestrer correctement l’expression des gènes entrainant un arrêt du développement. Nous souhaitons étudier le mécanisme d’action de ce gène. Notre projet vise à mieux comprendre la contribution de la régulation de la chromatine au contrôle de l’expression des gènes durant les premiers jours du développement.

Bénéfices attendus

Cette étude apportera une meilleure compréhension des mécanismes de transmission d’information sur le contrôle de l’expression des gènes d’une génération à l’autre, et en particulier du rôle de la régulation de la chromatine dans ce processus. Par ailleurs, le gène étudié a un rôle bien établi dans le développement de l’embryon mais également dans la transformation de cellules normales en cellules cancéreuses. Les conclusions de cette étude contribueront donc à la compréhension des mécanismes qui contrôlent l’expression des gènes lors du développement et de comment ce contrôle est altéré pour permettre la transformation cancéreuse des cellules.

Procédures

Les souris seront soumises à une injection sous-cutanée à deux reprises, les injections étant espacées de 48h.

Impact sur les animaux

La procédure effectuée est de classe légère et ne devrait pas occasionner de douleur à l’animal autre que la douleur ponctuelle liée à l’injection (gène de courte durée), les hormones injectées ainsi que leurs effets ne provoqueront pas de douleurs.

Devenir

Toutes les femelles injectées seront mises à mort après accouplement et leurs embryons seront collectés.

Remplacement

La protéine d’intérêt n’est présente que chez les mammifères euthériens limitant le recours à des organismes modèles plus simples. Nous nous intéressons à son rôle dans la transmission d’information sur le contrôle de l’expression des gènes d’une génération à l’autre (ici de l’oocyte à l’embryon), processus qu’il n’est pas possible de reproduire in vitro actuellement.

Réduction

La superovulation permet de déclencher l’ovulation par injection d’hormones. Cette méthode augmente la probabilité qu’une souris ait des embryons et le nombre de ces embryons permettant ainsi de diminuer de manière très importante les souris qui seront utilisées pour ces expériences. La mise en commun des embryons obtenus entre les différents membres du laboratoire permet également de limiter le nombre de souris qui vont faire l’objet de cette procédure.

Raffinement

La procédure de superovulation pour notre projet consiste en deux injections d’hormones non douloureuses et espacées de 48h. Aucune douleur n’est attendue suite à ces injections, toutefois, les animaux seront suivis selon les critères généraux classiques préconisés par la SBEA (expressions faciales, aspect général, comportement).

Choix des espèces

Le choix du modèle d’étude est limité par le fait que le gène étudié n’est présent que chez les mammifères euthériens. Par ailleurs, le choix du modèle murin repose sur la physiologie de ce mammifère, sa morphogenèse très proche de celle de l’humain et sur la connaissance du génome murin. La souris est une espèce très bien caractérisée en termes de génétique, de biologie du développement et de la reproduction, qui est de plus accessible pour l’obtention de modèles génétiquement modifiés par génie génétique. Ces critères en font donc un modèle de choix pour notre projet d’étude. La superovulation ne concerne que des souris femelles adultes car nous les utilisons pour leur fonction reproductrice.

  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
  • Recherche fondamentale
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Souris : 696
Souffrances
▲ -
▲ 216
▲ -
▲ 480
Devenir
 -
 -
 -
 696

696 souris au maximum vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance léger à sévère. Exposées à deux additifs alimentaires riches en aluminium depuis la vie in utero jusqu'à l'âge adulte, elles subissent un test de nage forcée que le porteur décrit comme "une procédure sévère, induisant un stress aigu important, une contrainte physique et une phase de résignation comportementale", un labyrinthe en croix surélevé, et une mesure de sensibilité colique par distension de 20 à 80 mmHg sous contention. Les femelles gestantes sont isolées à partir du quinzième jour de gestation et jusqu'au sevrage de leurs petits. L'objet déclaré est d'aider les agences de sécurité alimentaire à fixer des teneurs en aluminium "sans danger pour la femme enceinte, le nouveau-né, l'enfant et l'adulte", démonstration qui passe ici par la nage forcée et la distension du côlon de souris exposées avant leur naissance.

Objectifs

La population est exposée à l’aluminium (Al) surtout via l’alimentation, les produits transformés en étant les plus riches du fait d’additifs contenant ce métal. Chez l’Homme, des particules d’Al ont été observées dans le placenta et le méconium, démontrant une exposition fœtale. L’Al peut être neuro‑ et immunotoxiques, et son transfert maternofœtal peut induire des troubles cognitifs et comportementaux chez l’animal. Toutefois, la plupart de ces travaux utilisent du chlorure d’aluminium ou des nanoparticules d’aluminium, qui ne reflètent pas les formes physico‑chimiques des additifs alimentaires riches en Al, susceptibles de présenter une biodisponibilité et une distribution différentes. De plus, l’autorité européenne de sécurité des aliments souligne l’absence de données toxicologiques spécifiques pour l'Al provenant des additifs alimentaires, couvrant l'exposition pendant le développement et les conséquences potentielles sur la santé adulte. Du fait de l’immunotoxicité de l’Al, nous faisons l’hypothèse qu’une exposition dès la gestation à des additifs riches en Al pourrait perturber l’axe microbiote‑intestin‑cerveau, dont le déséquilibre est impliqué dans des pathologies chroniques comme les maladies inflammatoires intestinales ou les maladies comportementales. Le projet qui se déroulera dans 2 établissements (EU1 et EU2), visera à évaluer chez la souris les effets d’une exposition, depuis la vie in-utéro à l’âge adulte, à deux additifs riches en Al. Nous explorerons si une exposition à ces additifs induit i) des modifications du microbiote intestinal et ii), le développement de troubles anxio-dépressifs et une hypersensibilité colique à différents âges (post-sevrage et adulte). Pour ce projet, des souris femelles seront exposées pendant la gestation et la lactation à ces additifs via l’alimentation à des doses pertinentes pour l’Homme. La descendance sera ensuite exposée aux mêmes régimes jusqu'à l'âge adulte pour étudier les impacts sur le comportement et la sensibilité colique. Pour chaque sexe, les petits seront répartis en plusieurs groupes, comprenant un groupe non traité, des groupes exposés aux additifs, et un groupe exposé au chlorure d’aluminium, utilisé comme référence soluble de l’Al. Ce dernier groupe permettra de comparer les effets des additifs riches en Al à ceux d’une forme dissoute de l’élément, et ainsi de discriminer dans les effets observés la part liée à l’Al en tant que tel.

Bénéfices attendus

Ce projet chez la souris nous permettra d’approfondir nos connaissances sur l’impact d’une exposition orale chronique à deux additifs contenant de l’Al sur la barrière intestinale et ses conséquences sur le développement de maladies chroniques comme le syndrome de l’intestin irritable et les pathologies anxiodépressives. Les données obtenues dans ce projet réalisé à des doses d’exposition humaine permettront également d’aider les agences de sécurité alimentaire et les responsables des politiques publiques à formuler des recommandations sur les limites de teneur en Al des additifs alimentaires pour une utilisation sans danger pour la femme enceinte, le nouveau-né, l’enfant et l’adulte.

Procédures

Site 1/2 Des prélèvements de fèces sur les mères (sauf pendant la gestation et la lactation) et sur la descendance (après le sevrage) seront effectués une fois par semaine tout au long de l’expérience. Les souris seront isolées pendant 5 minutes dans des cages classiques sans sciure pour permettre de récolter les fèces. Les femelles gestantes seront mis en hébergement individuel du 15ème jour de gestation soit 6 jours jusqu’au sevrage des petits. Conformément au schéma go/no-go du projet, un minimum de 56 et un maximum de 168 femelles gestantes seront mis en hébergement individuel. Site 2/2 : Des prélèvements de fèces seront réalisés une fois par semaine tout au long de l’étude. Chaque animal sera soumis à deux tests comportementaux réalisés une seule fois chacun à 24 heures d’intervalle : le premier test nous renseignera sur la dépression (durée : 5 minutes) alors que le second (durée : 6 minutes) nous permettra d’explorer l’état d’anxiété des animaux. En amont de la mesure de sensibilité colique qui sera réalisée une seule fois par animal, une phase d’habituation progressive au dispositif de contention sera réalisée sur 5 jours. Pour cette mesure, il sera appliqué 4 paliers de 20 secondes, répétée toutes les 5 minutes, avec des pressions intra coliques croissantes de 20 à 80 mmHg, à l’aide d’un capteur inséré sous anesthésie gazeuse brève dans la partie distale de la lumière colique. La durée totale de la phase de distension est d’environ 20 minutes, durant lesquelles l’animal reste en contention, hors phase d’habituation initiale.

Impact sur les animaux

Sur le site 1 et 2, les animaux seront exposés aux additifs à des doses définies à partir de l’exposition humaine, susceptibles d’induire des modifications fonctionnelles sans apparition de signes cliniques évidents de mal‑être, correspondant à des nuisances légères. Les prélèvements de fèces induiront un stress léger lié à un hébergement individuel transitoire de quelques minutes. Sur le site 1 : L’hébergement individuel des femelles gestantes à partir du 15ème jour de gestation constitue une source de stress modéré compensé par un enrichissement renforcé et le maintien de contacts visuels et vocaux. Sur le site 2, le test du labyrinthe en croix surélevé induit un stress léger à modéré, de courte durée, lié à l’exposition à un environnement anxiogène. Le test de nage forcée constitue une procédure sévère, induisant un stress aigu important, une contrainte physique et une phase de résignation comportementale. La sensibilité colique provoque un inconfort modéré à sévère, limité aux phases de mesure. L’insertion du capteur induira un stress léger et transitoire lié à la manipulation et à l’anesthésie. Elle est associée à un dispositif de contention qui constitue une contrainte modérée liée à l’immobilisation partielle de la souris indispensable à la fiabilité de la mesure. Prises individuellement, les nuisances attendues seront transitoires et relevant d’un caractère léger à modéré pour la plupart, elles pourront pour certaines s’avérer aigues. L’accumulation de certaines d’entre elles relèvera donc d’un degré « sévère ».

Devenir

Les mâles reproducteurs, les mères ainsi que les descendants surnuméraires seront mis à mort pour prélèvement de tissus (biodistribution, organoïdes). A l'issue des procédures, tous les animaux seront mis à mort pour prélever leurs tissus pour des analyses permettant de répondre à la question scientifique.

Remplacement

Les impacts directs des additifs alimentaires sur l’épithélium intestinal, le microbiote et les cellules immunitaires peuvent être évalués par des approches in vitro ou ex-vivo à l’aide respectivement d’organoïdes intestinaux, de lignées cellulaires immunitaires ou de digesteurs artificiels. Ces approches sont actuellement mises en place pour ce projet, toutefois elles ne permettent pas aujourd'hui de reproduire la complexité des échanges entre la mère et le fœtus et le dialogue microbiote-intestin-cerveau, ni même d’évaluer les effets comportementaux et la sensibilité colique consécutive à une exposition orale tout au long de la vie.

Réduction

Nous avons recours à une stratégie de réduction fondée sur un calcul de puissance réalisé à partir de nos résultats antérieurs d’études similaires. Le calcul a été mené sur les critères les plus variables, à savoir la distension colorectale et les paramètres comportementaux. Cela conduit à un effectif de 10 animaux par sexe et par groupe dans la descendance pour cibler nos objectifs en fournissant des résultats statistiquement significatifs. Le dimensionnement de la génération parentale repose sur un taux de fécondité d’environ 65% observé dans nos études précédentes : l’utilisation de 7 femelles et 2 males pour viser 5 gestations pour chaque groupe expérimental représente un compromis qui permet d’atteindre en moyenne les 20 descendants par groupe sans générer d’excès d’animaux. Sur l’ensemble du projet, un minimum 232 animaux et au maximum 696 animaux seront nécessaires.

Raffinement

1/2 : Dans le cas où un animal présenterait des signes de souffrance, il sera retiré de l'étude et des soins adaptés pratiqués. Le cas échéant une euthanasie sera pratiquée par le responsable du projet sur les conseils du vétérinaire référent. Le transfert vers le site 2, sera fait par un transporteur spécialisé. Les animaux seront transportés dans un véhicule climatisé dans des cages agréées avec l’aliment des régimes expérimentaux et gel d’hydratation. Puis une période d’acclimatation de 14 jours sera réalisée sur le site d’accueil. 2/2 : Afin de réduire une éventuelle souffrance, nous utiliserons des grilles de score et l’application de points limites adaptés. les animaux seront manipulés de manières douces. La douleur sera abrégée sans délai via l’administration d’antalgique dérivé de la morphine, ou si un animal présente une trop forte douleur, un comportement stéréotypé ou anormal, une posture anormale ou une réduction de poids de 20% sur 3 jours, celui-ci sera euthanasié par le personnel de l’unité de stabulation animale. Les animaux seront habitués aux expérimentateurs et aux manipulations (Préhension, contention pour la sensibilité colique, eau thermostatée pour le test de comportement). Lors du test comportemental réalisé dans l’eau, celle-ci est maintenue à température contrôlée (23–25°C) afin de limiter le stress thermique, et les animaux sont séchés délicatement à l’aide de papier absorbant puis replacés dans une cage propre maintenue sur tapis chauffant afin de favoriser leur récupération et le retour à une température corporelle normale.

Choix des espèces

La souris est un modèle reconnu en toxicologie, pour lequel de nombreux outils sont développés afin d’étudier le microbiote, l’intestin, le foie et le cerveau. Les souris mâles et femelles seront utilisées à l’âge adulte (8 semaines) afin qu'elles soient capables de procréer et les descendants seront utilisés au jeune âge (post sevrage) et à l’âge adulte. Cela permettra d’étudier les impacts d’une exposition périnatale suivie d’une exposition post-sevrage sur le développement des fonctions cérébrales, intestinales, ainsi que son maintien chez l’adulte.

  • Recherche appliquée
    • Toxicologie (hors obligations réglementaires)
Souris : 800
Rats : 800
Lapins : 500
Souffrances
▲ 700
▲ 1400
▲ -
▲ -
Devenir
 200
 150
 1050
 700

Fournir du sang, du plasma, du sérum, de l'urine, des fèces et du liquide cérébrospinal à des laboratoires et à l'industrie pharmaceutique : 800 souris, 800 rats et 500 lapins, soit 2 100 individus, sont utilisés à cette fin. Une partie subit des prélèvements sanguins conscients ou sous anesthésie, avec placement en cage à diurèse pendant six heures sans nourriture, et passage en enceinte chauffée à 38 °C avant ponction à la queue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Les grands volumes sont prélevés après anesthésie et mise à mort, ces procédures étant classées sans réveil. 700 animaux non-humains sont tués, 1 050 réutilisés après une période de repos, 150 replacés en élevage et 200 adoptés, le porteur rattachant ce partage à la classe de gravité de chaque procédure.

Objectifs

L’objectif de ce projet est de fournir aux scientifiques des produits biologiques (sang, plasma, sérum, fèces, urine, liquide cérébrospinal) provenant de l’espèce lapin ou de différentes espèces de rongeurs génétiquement altérés ou non génétiquement altérés (rat, souris). Ces produits sont utilisés dans le cadre du développement et de l’évaluation non-clinique de candidats médicament ou produits chimiques (liste non exhaustive) : - comme outil de diagnostic/ réactif pour des tests biologiques - comme matrice pour des essais ex vivo et/ ou la mise au point/ validation de méthodes analytiques indispensables pour des futures études in vivo dans le cadre de l’évaluation de la sécurité de futurs médicaments ou produits biologiques -pour obtenir des contrôles analytiques ou des données références sur une souche animale qui seront ensuite utilisés dans le cadre de l’évaluation de la sécurité de futurs médicaments ou produits biologiques. Les guidelines applicables sont par exemple: -EMA / FDA Guidance on Bioanalytical Method Validation. -EMEA Guideline on Immunogenicity Assessment of Biotechnology-Derived Therapeutic Proteins. -Recommendations for the validation of immunoassays used for detection of host antibodies against biotechnology products”, Journal of Pharmaceutical and Biomedical Analysis -FDA Guidance: Assay Development for Immunogenicity Testing of Therapeutic Proteins”. - QA /Laboratory Standards Committee; Guidelines for the Determination of Reference Intervals in Veterinary Species Les souris génétiquement modifiées rasH2 (CByB6F1-Tg(HRAS)2Jic) pourront être utilisées. Elles portent le transgène humain HRAS les rendant susceptibles à la carcinogénèse après exposition à un agent cancérigène. Le phénotype est non dommageable, le génotypage est réalisé chez le fournisseur (USA ou Danemark) en utilisant le surplus de tissus obtenu lors de l’identification par punch oreille

Bénéfices attendus

Ce projet a pour but de mettre à la disposition de la communauté scientifique ou de l’industrie divers produits biologiques (sang et ses dérivés, urines, fèces, liquide cérébrospinal, …) en provenance du lapin, du rat et de la souris afin de permettre la mise au point et la réalisation des tests non-cliniques nécessaires dans l’évaluation des candidats médicaments. Les prélèvements biologiques provenant du lapin ou de rongeurs sont utilisés par exemple comme : -outil de diagnostic/ réactif pour des tests biologiques -matrice pour des essais ex vivo et/ ou la mise au point/ validation de méthodes analytiques indispensables pour des futures études in vivo -pour obtenir des contrôles analytiques ou des données références sur une souche animale. Ce projet contribuera in fine à l’évaluation de la sécurité préclinique de candidats médicaments ou produits chimiques et donc à la santé et sécurité des patients, personnes ou animaux susceptibles d’être exposés.

Procédures

Prélèvement de sang sur animal vigile Prélèvement de sang ou LCR (Liquide Céphalorachidien) sous anesthésie Placement en cage à diurèse pendant 6h (sans accès à la nourriture mais avec accès à l’eau et dietgel) Placement en enceinte chauffante pendant 15 minutes environ avant prélèvement de sang à la queue Prélèvement de sang ou LCR sur animal mort après anesthésie et euthanasie pour les grand volumes

Impact sur les animaux

Les nuisances pour les animaux peuvent être les suivantes : - Stress, inconfort ou douleur brève, n’excédant pas quelques minutes lors de prélèvement de sang ou fluides corporels, - Privation de la nourriture habituelle. - Hébergement isolé dans une cage à métabolisme pour une durée d’environ 6h sans alimentation mais avec dietgel et accès à l’eau. - Perte d’équilibre et sensation d’étourdissement lors du réveil d’anesthésie - Sensation temporaire de chaleur pour les rats/ souris ayant des prélèvements à la veine caudale et ayant été placés préalablement les animaux seront placés dans une enceinte chauffante (38°C environ). - Apparition d’hématomes/gonflements sur les sites de prélèvements/injections - Risque de baisse de température lors de l’anesthésie

Devenir

Les animaux des procédures 1 à 3 (prélèvements sur animal vigile classe légère) seront maintenus en vie et pourront être réutilisés après une période de repos adéquate , replacés ou adoptés. Les animaux des procédures 4 à 6 (prélèvement classe sans réveil) seront euthanasiés car la procédure réalisée n’est pas compatible avec le maintien en vie

Remplacement

Ce projet a pour but de mettre à la disposition de la communauté scientifique ou de l’industrie divers produits biologiques (sang et ses dérivés, urines, fèces, liquide cérébrospinal, …) en provenance du lapin, du rat et de la souris. A l’heure actuelle, il n’existe pas de méthode in vitro permettant de synthétiser ces produits biologiques. Or les guidances réglementaires demandent que la validation des tests inclus dans les études précliniques de toxicologie soit réalisée dans les mêmes matrices que les échantillons de ces études.

Réduction

Le nombre d’animaux est déterminé en fonction de la quantité de sang ou de tissus ou d’autres prélèvements biologiques nécessaire, de manière à respecter les recommandations éthiques en vigueur sur les volumes prélevés et les temps de récupération. Les animaux pourront être réutilisés pour certains prélèvements biologiques à condition de respecter les procédures de réutilisation des animaux.

Raffinement

Les rongeurs seront hébergés dans des cages sur fond plastique et sur de la litière avec un enrichissement adapté : bâtonnet en bois, matériel de nidification (cylindre cellulose, papier kraft), matériel pour se cacher (tunnels). Les souris mâles auront en plus des balles en bois. Les rats (mâles et femelles) et souris femelles seront hébergés en groupes sociaux. Les lapins seront hébergés en cage sur fond plastique munie d’une plateforme de repos, avec contact visuel et olfactif avec les congénères ou socialisés avec un ou des congénères dans un enclos sur litière. De la musique sera diffusée pendant la période 6h-18h. Un enrichissement adapté sera fourni : par exemple cachettes, mousquetons/rondelles métalliques, bâtonnet de bois à ronger, foin compressé, jouets en plastique (enclos uniquement). Tous les animaux (rongeurs, lapins) sont observés au moins 1 fois par jour afin de permettre la détection rapide de signes cliniques et d’agir au plus vite pour limiter toute souffrance ou douleur. En cas de signes cliniques, ayant des répercussions sur le bien-être animal, des mesures rapides et appropriées seront prises par le vétérinaire. En cas de signes locaux (rougeur, hématome, gonflement sur un site de prélèvement), un autre site sera utilisé pour le prélèvement. Les techniques engendrant le moins de stress ou d’inconfort sur une durée la plus courte possible pour l’animal seront privilégiées. Les actes pouvant engendrer du stress ou de l’inconfort seront réduits au minimum nécessaire (nombre et durée) et seront réalisés sous anesthésie avec un protocole analgésique adapté le cas échéant. Du dietgel sera ajouter lors des diurèses des rongeurs pour compenser l’absence d’accès à la nourriture.

Choix des espèces

Les espèces utilisées dépendent des espèces sélectionnées pour les études précliniques in vivo (analogie du récepteur entre l’homme et l’animal, similitude du profil des métabolites, données de pharmacocinétique/ pharmacodynamie, …) et des tests biologiques à faire. Des sourisTgRasH2 (porteuses du gène humain HRAS ; phénotype non dommageable) pourront être occasionnellement utilisées dans ce projet si les prélèvements biologiques sont destinés à des développements de méthode en vue d’étude de cancérogénèse sur cette souche de souris. De la naissance à adulte mature qui a terminé sa croissance. Les prélèvements réalisés dans le cadre de ce projet doivent correspondre aux prélèvements réalisés dans les études in vivo dont ils sont le support puisque l’âge de l’animal peut avoir un impact sur les développements des méthodes analytiques associées (maturité du syteme immunitaire, développement hormonal, sexuel etc)

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
Souris : 30000
Rats : 30000
Souffrances
▲ -
▲ 60000
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 60000

Élevés puis expédiés vers un second établissement, gardés sur place, ou mis à mort quand leur génotype ne sert pas au projet, 30 000 souris et 30 000 rats sont utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chacun reçoit une puce électronique et subit une biopsie pour le génotypage, et les mesures de glycémie par piqûre de la queue peuvent atteindre 240 prélèvements sur la durée du protocole en phase aiguë, ou 60 en suivi chronique. Ces lignées développent le diabète, spontanément ou par altération génétique, et les rongeurs diabétiques peuvent peser moins que leurs congénères et uriner en abondance. Pour 60 000 animaux non-humains, le porteur affirme calculer le minimum par groupe à partir de son savoir-faire et de ses données historiques, puis ajoute : "Aucune approche statistique n'a été réalisée."

Objectifs

Le diabète est une maladie chronique caractérisée par un excès de sucre dans le sang et donc un taux de glucose (glycémie) trop élevé (hyperglycémie). Le diabète est un trouble de l’assimilation, de l’utilisation et du stockage des sucres provenant de l'alimentation. En France, plus de 4 millions de personnes vivent avec un diabète qu’il soit de type 1 (maladie auto-immune entrainant un arrêt de la production d’insuline) ou de type 2 (manque d’insuline ou résistance à l’insuline). Les symptômes du diabète sont multiples : urines abondantes (polyurie), augmentation de la soif (polydipsie), amaigrissent malgré une augmentation de l’appétit, fatigue, problème de cicatrisation… Les hyperglycémies répétées et prolongées entrainent des altérations des nerfs et des vaisseaux. Les complications sont multiples, altérations des nerfs, atteintes oculaires, complications rénales, problèmes de vascularisation. Elles peuvent conduire à des cécités, des insuffisances rénales, des amputations, des accidents vasculaires cérébraux… L’objectif de ce projet est d’élever des rongeurs modèles pertinents pour l’étude de cette pathologie et des complications qui lui sont associées. Ces modèles peuvent développer spontanément ou via des altérations génétiques une ou plusieurs caractéristiques du diabète. Les animaux issus de ces développements seront utilisés afin d’étudier l’apparition, le développement et les complications associées au diabète mais également de tester de nouveaux traitements. Ce projet et la procédure qu'il comporte seront mis en œuvre sur notre Etablissement utilisateur 1 et sur notre Etablissement utilisateur 2.

Bénéfices attendus

L’identification des mutations spontanées et l’amélioration des outils permettant les manipulations génétiques ont permis de créer et/ou d’identifier des modèles animaux de diverses maladies humaines provoquées par l'expression qualitativement ou quantitativement anormale d'un gène, modèles dont l'intérêt pour la compréhension de la pathologie humaine comme pour la mise au point d'éventuelles thérapeutiques est évident. Ces modèles murins, au plus proche de la maladie humaine, sont donc très pertinents pour l’étude de l’apparition, du développement et des complications associées au diabète mais également le développement de traitements pharmacologiques.

Procédures

Une puce électronique sera posée sur animal vigile afin de l’identifier. Une biopsie sera réalisée sur animal vigile afin de génotyper l’ensemble des animaux obtenus. Chacune de ces interventions ne durera pas plus de 30 secondes. En règle générale, une seule puce et une seule biopsie suffisent pour identifier un animal et établir son génotype. Des prélèvements sanguins pour mesurer la glycémie pourront être faits et consisteront en un prélèvement d'une goutte de sang au niveau de la queue sur les animaux en aigue (maximum 2 mesures par jour par animal, avec 3 jours de récupération entre 2 séries de mesures, ce qui fait 240 prélèvements sur toute la durée du protocole) ou en chronique (une mesure par animal par semaine, ce qui fait 60 prélèvements sur toute la durée du protocole). La durée du prélèvement ne dépassera pas 1 minute. Ces prélèvements pourront être réalisées, en fonction du besoin, avec ou sans mise à jeun préalable (4 à 6 heures maximum).

Impact sur les animaux

Une douleur légère ainsi qu’un léger stress peuvent être induits lors du prélèvement de biopsies et de la pose associée d’une puce électronique en vue de l’identification et du génotypage de l’animal. En fonction des besoins et afin d’améliorer l’indice de productivité de la lignée, il pourrait être nécessaire d’héberger individuellement des mâles pour une période ne dépassant pas 7 jours avant qu’ils soient présentés aux femelles afin de mettre en place des accouplements. Cela pourrait générer un stress léger. Le prélèvement sanguin nécessaire aux mesures de glycémie pourrait induire un léger stress transitoire ainsi qu’une légère douleur. Les animaux diabétiques pourraient présenter une masse corporelle plus faible que leurs congénères et être polyuriques.

Devenir

Les animaux sont soit expédiés dans un autre établissement utilisateur soit utilisés dans notre établissement (utilisation continue), soit mis à mort pour la gestion de l'élevage (atteinte des points limites du phénotype dommageable, prélèvement de gamètes). Les animaux ne présentant pas de génotype d’intérêt pour la poursuite du projet seront mis à mort (pas d’autre utilisation possible).

Remplacement

Les projets expérimentaux comportent classiquement une phase d'étude initiale in vitro qui permettent une sélection initiale des propriétés pharmacologiques et qui permettent de valider certaines hypothèses permettant l'obtention de données préliminaires et complémentaires. Les modèles murins proposés ne peuvent pas être remplacés par des méthodes alternatives car une deuxième étape d'étude nécessite de consolider les résultats in vitro et valider ses hypothèses sur un modèle in vivo. Le projet actuel ne peut pas être envisagé sans étape in vivo donc sans modèle animal ; en effet, avant de pouvoir envisager une étude clinique sur les patients souffrant de diabète, il est nécessaire de démontrer que les molécules sélectionnées ont les effets pharmacologiques escomptés et qu'elles ne présentent pas d'effets toxiques majeurs.

Réduction

Les protocoles sont réalisés en fonction des besoins expérimentaux liés à l'utilisation de ces animaux. Le nombre d’animaux est calculé de manière à utiliser le minimum d’animaux par groupe permettant l’obtention de résultats homogènes. Par ailleurs, notre savoir-faire et nos données historiques permettent d’utiliser le minimum d’animaux avec une optimisation de rendement pour des résultats robustes et reproductibles. Aucune approche statistique n’a été réalisée.

Raffinement

Les animaux présentant un diabète peuvent produire de grandes quantités d’urine (polyurie). Le cas échéant, afin de les maintenir dans un environnement confortable, nous serons amenés à utiliser une litière hyper-absorbante et à changer la litière plus fréquemment pour ces animaux. La même litière sera utilisée au cours du transport. Les animaux seront évalués sur leur aspect physique et leur comportement selon une grille d’observation indiquant les points limites. Les animaux aptes au transport seront livrés d’un établissement à l’autre via un transporteur agréé et en respectant le bien-être des animaux. Le transport entre les 2 EU prend moins d’une heure. Au cours de ce voyage, les animaux seront placés dans des colis munis de filtres (afin de maintenir leur statut sanitaire), de litière, d’aliment, d’enrichissement et d’hydrogel. Les animaux seront transportés via des camions ventilés et thermorégulés.

Choix des espèces

Le choix de l’espèce est conditionné par les besoins scientifiques des projets. Les rongeurs sont des modèles animaux simples à élever, à reproduire et à entretenir en grand nombre ainsi qu’à manipuler et modifier génétiquement comparativement à d’autres espèces. Ils sont un modèle de choix pour les études précliniques en raison de leur petite taille, de leur courte gestation, de leur durée de vie et de la disponibilité en réactifs expérimentaux. Les génomes des souris et des rats sont bien caractérisés et très comparables au génome humain. Enfin, la proximité clinique entre les modèles de rongeurs génétiquement modifiés et les maladies humaines fait de ceux-ci des modèles de choix relativement robustes pour extrapoler les résultats et en tirer des résultats pertinents pour la pathologie humaine. L’âge des animaux est conditionné par les objectifs scientifiques du projet. Les animaux seront hébergés dans nos locaux dès leur naissance et jusqu’à leur envoi chez nos partenaires ou leur mise à mort. Pour l’élevage, les accouplements seront réalisés à maturité sexuelle. Au moment de l’expédition, l’âge varie en fonction des besoins. Les animaux pourront être envoyés à nos partenaires dès le sevrage ou avec leur mère si les animaux ne sont pas encore sevrés. Des femelles gestantes pourraient également être expédiées avant le dernier tiers de la gestation. Pour la collecte de sperme et d’ovules, des adultes matures sexuellement seront utilisés.