Procédures légères

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  • Recherche appliquée
    • Troubles respiratoires
Cochons : 60
Souffrances
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Devenir
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Valider la sécurité d'un dispositif médical de photobiomodulation avant un essai chez des patients : le projet répond à une demande de l'ANSM et mobilise 60 porcs adultes miniatures, tous tués à l'issue. Trente d'entre eux sont opérés sous anesthésie générale et tués sans jamais se réveiller, après six heures de procédure et huit prélèvements sanguins. Les trente autres, dans des procédures d'un niveau de souffrance déclaré léger, reçoivent le dispositif par voie percutanée dans la jugulaire, vivent seuls en loge pendant huit jours, subissent une séance quotidienne de photobiomodulation de quinze à quatre-vingt-dix minutes sous sédation, puis sont tués à J7 pour prélever cœur, poumons et veine jugulaire. Le porteur prévoit qu'une instabilité hémodynamique et respiratoire trop forte pendant l'induction de la détresse respiratoire obligerait à tuer l'animal en cours de procédure.

Objectifs

La thérapie par photobiomodulation (PBMT) se définit comme une irradiation lumineuse non thermique et non ionisante aux longueurs d’ondes visible et proche infrarouge, notamment, pour stimuler la réponse cellulaire et tissulaire afin d’améliorer la cicatrisation des tissus et en réduire l’inflammation et stimuler la consommation d’oxygène en phase d’hypoxie. A l’heure actuelle, la PBMT bénéficie de nombreuses études cliniques de hauts rangs montrant son intérêt par irradiation externe dans de nombreux domaines médicaux tels que l’accélération des processus de cicatrisation, la récupération fonctionnelle post AVC, ou le traitement de la DMLA… Elle est également utilisée en irradiation intravasculaire pour diminuer l’inflammation post angioplastie coronaire. Le syndrome de détresse respiratoire aigu (SDRA) tel que nous l’observons dans le cadre du SARS CoV 2 est lié à une exacerbation du système inflammatoire survenant entre le 7ème et le 14ème jour. On observe une surproduction des cytokines inflammatoires liée à l’augmentation de la production excessive de ROS (Radicaux libres). Certains patients présentent également un très faible degré d’oxygénation sanguine (hypoxémie profonde) entrainant une insuffisance respiratoire. La PBMT dans le SDRA a montré son intérêt dans plusieurs études animales, en diminuant les phénomènes inflammatoires par la réduction des cytokines ou de l’expression des facteurs pro-apoptotiques. L’objectif de notre dispositif médical est de traiter le SDRA par la PhotoBioModulation (PBM) dont le principe est d’augmenter l’affinité de l’hémoglobine pour l’oxygène et d’induire un effet anti-inflammatoire et immuno-modulateur. La thérapie par PBM n’étant pas applicable de façon externe sur l’ensemble du volume pulmonaire, nous envisageons d’utiliser notre dispositif médical par voie intravasculaire en irradiant la masse sanguine. Par ce biais, les hypothèses sont de réduire l’hypoxie pulmonaire en modulant les facteurs pro-inflammatoires circulants, de diminuer le risque pro-thrombogène et d’accélérer le processus de régénération de la barrière alvéo-capillaire. Une première version de notre dispositif médical a fait l’objet d’une étude antérieure sur un modèle aigu (sans réveil) d’hypoxie chez le porc. Suite aux résultats de cette étude, nous avons décidé d’améliorer la conception et le design de notre dispositif médical (version n°2) qui fait donc l’objet de cette nouvelle demande

Bénéfices attendus

Ce projet a été construit à la suite des recommandations des autorités règlementaires (ANSM). Les bénéfices sont doubles : - au niveau scientifique : la mise au point et la validation de notre modèle aigu et chronique d’hypoxie ainsi que les résultats obtenus avec notre traitement par PBM pourront faire l’objet d’une publication et pourront contribuer à l’avancement des connaissances scientifiques dans les domaines de l’expérimentation animale et de la PBM. - au niveau clinique humaine : Sur la base des résultats obtenus et dans les circonstances de non-risques potentiels (sécurité, performance et efficacité du dispositif médical), un essai pilote d’étude clinique sera proposé afin d’évaluer la sécurité du dispositif médical chez des patients atteints de SARS-Cov-2 lié au COVID-19.

Procédures

Procédure en phase aigüe : - Cette phase est sans réveil et sera réalisée sous anesthésie générale durant toute la procédure. Les animaux seront prémédiqués (environ 15 minutes), intubés (environ 5 minutes) et sous anesthésiés profonde durant toute l’intervention. L’oxymétrie sera contrôlée par un capteur approprié qui vérifiera la saturation en oxygène. - La procédure chirurgicale sera réalisée sur tous les animaux, 1 seule fois (durée de 1h à 1h30 pour la pose des cathéters), pendant 6h de procédure environ, suivi de l’euthanasie (animal toujours placé sous anesthésie générale) - Prélèvements sanguins sur tous les animaux, 8 fois, durant les 6h de procédure (3 minutes par prélèvement sanguin). - Prélèvements des tissus et organes à l’euthanasie (durée 1h). Procédure en phase chronique : - Cette phase est avec réveil. La procédure mini-invasive d’implantation du dispositif médical par voie percutanée (durée 1h) sera réalisée sous anesthésie générale sur tous les animaux, 1 seule fois. - sous sédation légère (kétamine + xylasine + perfusion continue de propofol par voie IV) : - prélèvements sanguins sur tous les animaux, 1 fois (5 minutes), à J0, J2, J4 et J7 - traitements par PBM sur les animaux (15 à 90 minutes), 1 fois/jour pendant 7 jours - sous anesthésie générale : euthanasie de tous les animaux à J7 pour prélèvements des tissus et organes pour analyses histologiques (durée 1h).

Impact sur les animaux

Lors de la procédure en phase aiguë, tous les animaux seront placés sous anesthésie générale durant toute la procédure. Les effets indésirables attendus pourraient être une trop forte instabilité hémodynamique et respiratoire des animaux lors de la phase d’induction du modèle de détresse respiratoire qui nous obligerait à euthanasier l’animal durant la procédure. Lors de la procédure en phase chronique, les effets indésirables attendus pourraient être une infection au niveau du point d’introduction de notre dispositif médical au niveau du cou ainsi qu’une possible thrombose partielle de la veine jugulaire. Ces possibles effets indésirables seront minimisés au maximum en travaillant sous conditions stériles et en réalisant une antibiothérapie et une anticoagulation systématique de tous les animaux durant les 7 jours de suivi longitudinal.

Devenir

Tous les animaux (placés sous anesthésie générale) seront euthanasiés afin de prélever les tissus (veine jugulaire) et organes (cœur, poumons) qui seront observés macroscopiquement lors de l’explantation. Ces échantillons seront ultérieurement étudiés par analyse histologique afin de nous permettre d’observer d’éventuelles lésions tissulaires et d’évaluer ainsi la sécurité de notre dispositif médical implanté in vivo.

Remplacement

Les effets de la PBM ont été testés au préalable sur des cellules cardiaques en cultures et sur des embryons de poulet. Notre dispositif médical a fait l’objet d’une étude antérieure de faisabilité sur un modèle aigu (sans réveil) d’hypoxie chez le porc et nécessite aujourd’hui une évaluation de sécurité et de performance. Le modèle préclinique (utilisation animaux) est obligatoire avant le passage chez l’homme.

Réduction

Le nombre total d'animaux a été réduit à 10 individus au maximum par groupe pour ces essais. Pour la détermination de ce nombre d’échantillons nécessaires, nous avons utilisé des données issues de notre expérience, à savoir : une réduction de 15% de la taille de l’infarctus dans le groupe traité pour conclure sur le bénéfice du traitement, une variabilité de la taille de l’infarctus de ± 15%, et en fixant une puissance de 70 % et α = 5 %. Cet effectif permettra de détecter des anomalies ou des évènements indésirables majeurs avant une demande d'approbation d'un essai d'implantation chez l'Homme. A cette étape, aucune approche statistique n’a été réalisée. Après expérimentation, du matériel biologique (organes, tissus) pourra être prélevé. Ces prélèvements pourront éventuellement servir pour les besoins d’autres études non liées à ce protocole, sans utiliser d’animaux supplémentaires.

Raffinement

Pour réduire le mal être de l’animal à tous les stades de nos interventions: - Nous utilisons les techniques mini-invasives pour la pose des cathéters veineux (méthode de Seldinger) - L’entrée des porcs dans la structure expérimentale est programmée de façon à fournir aux animaux un environnement optimum (mise en loge d’expérimentation au minimum 7 jours avant l’intervention…). Les porcs sont hébergés dans les conditions adaptées à leur espèce, logés sur copeaux, en groupe sociaux avec jeux à leur disposition. Un suivi quotidien leur est apporté. Un vétérinaire assure le suivi sanitaire. - Les animaux de l’étude chronique seront placés en loge individuelle durant les 8 jours de l’étude car ces animaux nécessitent un suivi individuel (vérification de la prise alimentaire, pansement, médication si besoin, …). La mise en loge individuelle de l’animal diminuera également le risque que ses congénères arrachent les pansements et le dispositif médical mis en place. - Les traitements quotidiens par PBM (durée moyenne du traitement : 15 à 90 minutes) seront réalisés sous sédation légère de l’animal. - Pour la mise à mort, l’animal est toujours préalablement anesthésié avant induction d’une surcharge anesthésique.

Choix des espèces

L’espèce animale choisie pour notre étude est le porc adulte de taille réduite âgés de plus de 12 mois, 55-70kg). Ce stade physiologique et cette taille "adulte" est nécessaire pour tester notre dispositif médical et être au plus près des conditions humaines. L'anatomie vasculaire est à ce stade plus proche de l’homme, ce qui en fait un modèle parfaitement adapté pour nos essais précliniques. Cette lignée nous permet de faire notre étude sur des porcs adultes représentatifs de l’âge où surviennent les accidents vasculaires cardiaques. Selon notre expérience, le porc charcutier (de type Large White) est moins intéressant, car pris à un âge très jeune (de 3 à 4 mois et pesant de ce fait 40/60 kg) pour avoir un poids manipulable, il présente une anatomie vasculaire plus éloignée et moins prédictive de ce qui se passe chez l’homme adulte. Nous utiliserons des porcs adultes de taille réduite, d’âge supérieur à 1 an, de sexe mâle (castré) ou femelle, ayant un poids compris entre 55 et 70 kg. L’éleveur est le fournisseur exclusif de cette souche de porcs. Nous avons des données expérimentales importantes sur ce type d’expérimentation, nous permettant de limiter le nombre d’animaux à utiliser dans de nouveaux protocoles sans réveil de l’animal ou en chronique. Les résultats obtenus sur les animaux de cet âge sont convaincants et suffisants dans nos études. Ce modèle animal nous permet : - De travailler sur des animaux représentatifs de l’âge où surviennent les pathologies chez l’homme. - D’utiliser notre dispositif médical en taille réelle. - De transposer les connaissances acquises vers une utilisation clinique humaine.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 5609
Souffrances
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Devenir
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 5609

5 609 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. 2 912 d'entre elles sont tatouées aux phalanges puis amputées de l'extrémité de la queue pour le génotypage, 1 680 reçoivent une implantation de cellules d'adénocarcinome suivie de chimiothérapie trois fois par semaine et d'irradiations, et 1 008 subissent une chirurgie de vingt minutes créant des métastases hépatiques. Le porteur écrit que la croissance tumorale peut provoquer perte d'appétit, perte de poids et signes moteurs, quand le débouché thérapeutique évoqué se limite à des inhibiteurs qui "pourraient" être utilisés un jour. Il conclut que la souris reste "indispensable" pour observer ces enzymes dans un "organisme entier proche de l'homme".

Objectifs

Le système immunitaire joue un rôle important dans la mise en place et le développement des cancers. Notre projet vise à déterminer le rôle des protéines convertases (PCs) dans le recrutement du système immunitaire par les tumeurs. Les PCs sont des enzymes dont les quantités sont fortement augmentées dans de nombreux cancers et qui sont impliquées dans la progression des tumeurs et l’établissement des métastases. De plus, dans le cancer du colon les PCs sont nécessaires à la régulation de l’activité des cellules immunitaires que sont les lymphocytes T. Dans ce projet, nous souhaitons identifier précisément quelles convertases jouent un rôle dans le recrutement des cellules du système immunitaire par les tumeurs, nos candidats sont la Furine et PC7. Pour mettre en œuvre ce projet, nous créerons une lignée de souris génétiquement modifiées qui n’exprimeront ni PC7, ni la Furine dans les lymphocytes T. Ce nouveau modèle nous permettra de définir le rôle de PC7 et de la Furine dans la progression tumorale et l'adaptation des cellules immunitaires.

Bénéfices attendus

Les protéines sont des molécules biologiques présentes dans toutes les cellules vivantes. Lors de leur synthèse, elles peuvent nécessiter des modifications pour devenir actives biologiquement. Ces modifications sont mises en œuvre par les PCs et jouent un rôle important dans dans l’acquisition des caractéristiques cancéreuses des cellules, et dans l'adaptation du système immunitaire. Ce projet amènera à une meilleure compréhension du rôle des PCs , PC7 et Furine dans l'établissement des tumeurs. Nous nous intéressons plus particulièrement à ces deux convertases car des inhibiteurs spécifiques pourraient être utilisés comme de nouvelles thérapies ciblées seuls ou en combinaison avec des agents déjà existants et/ou la radiothérapie pour le traitement de certains cancers.

Procédures

2912 animaux seront soumis à deux gestes invasifs consécutifs pour être tatoués et génotypés par le personnel qualifié et expérimenté de notre établissement utilisateur: 1/ Identification par tatouage digital (réalisé une fois et durée de quelques secondes) et 2/ biopsie de la queue (réalisé une fois et durée de quelques secondes). Pour l'étude de la prolifération tumorale nous implanterons des cellules tumorales d'adenocarcinomes chez 1680 animaux. Les injections auront lieu une fois et durent 5 minutes. Les traitements avec la chimiothérapie seront faits 3 fois par semaine et durent moins d'une minute. Les traitements par irradiation des tumeurs durent entre 3 et 15 minutes et sont répétées deux fois à deux jours d'intervalle. Enfin le modèle de métastases hépatiques nécessitera une chirurgie réalisée sur 1008 animaux en 20 minutes par souris, une seule chirurgie par animal. Le suivi des tumeurs par bioluminescence dure entre 6 et 25 minutes, une à deux fois par semaine. Un prélèvement de sang par animal sera réalisé sous anesthésie et analgésie et dure en moyenne 15 min.

Impact sur les animaux

Le génotypage est composé de deux actes techniques invasifs, le tatouage au niveau des phalanges et/ou des coussinets et la biopsie de la queue qui consiste en un prélèvement de l'extrémité de la queue. Ces deux gestes provoquent une très légère douleur. L'animal est maintenu en contention pendant les deux actes et donc tout au long de la procédure ce qui est une source de stress. Le développement de tumeurs ou de metastases hépatiques peuvent générer des souffrances se manifestant par des pertes d’appétit donc de poids, des signes physiques ou moteurs. L'irradiation peut induire des irritations locales pour les tumeurs sous-cutanées. Toutes les douleurs liées au protocole seront prises en charge et des mesures compensatoires seront appliquées.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés. Les tumeurs et les organes seront collectés pour analyses immunohistochimiques, transcriptomiques et protéomiques.

Remplacement

Des tests sur des cellules tumorales et des cellules immunitaires en culture in vitro nous ont déjà permis de déterminer certains effets de l'inhibition de PC7 et de la Furine. Nous avons aussi utilisés des organoides pour intégrer une structure tridimensionnelle à nos cultures de cellules tumorales ainsi que des co-cultures (cellules tumorales et cellules immunitaires). Cependant, l’utilisation de modèles in vivo comme la souris est indispensable à la compréhension des mécanismes d’action des PCs dans un organisme entier proche de l'homme, incluant lors du développement tumoral, le microenvironnement, les contraintes physiques, le système vasculaire et le système immunitaire, qui ne sont pas retrouvés in vitro. Cette étape est également nécessaire puisque nous envisageons une potentielle et future utilisation chez l’homme comme thérapie.

Réduction

Les études statistiques seront réalisées pour comparer 4 groupes ( WT, Furin Fl/Fl*CD4-Cre+, PC7 KO/KO et PC7 KO/KO*Furin Fl/Fl*CD4-Cre+). Afin de limiter le nombre d'animaux, tous les individus porteurs d'un génotype d'intérêt seront utilisés dans nos expériences de prolifération tumorale mais aussi pour des approches in vitro réalisées à partir de prélèvements post-motem (comme par exemple l'isolation des cellules immunitaires à partir de la rate ou de la tumeur). Pour réduire le nombre d'animaux, nous avons calculé le nombre minimal de souris par groupe pour atteindre une puissance statistique satisfaisante qui correspond à 14 souris ( 7 mâles et 7 femelles) pour l’analyse de survie par le test de Kaplan-Meyer (atteinte de points limites). Nous prévoyons de répéter 3 fois les expériences, avec des lots de 14 souris pour les implantations sous-cutanées. Le sexe des animaux n'ayant pas d'influence sur nos résultats, nous utiliserons des animaux femelles et mâles

Raffinement

Le bien-être de l’animal au quotidien est nécessaire au bon déroulement de nos reproductions et expériences, mais également à la reproductibilité de nos résultats. Les animaux sont hébérgés dans des cages aux normes (au minimum 2 par cage et 5 au maximum) suivant l'âge et le poids des animaux. Des enrichissements (maisons rouges, jouets) sont présents dans les cages. Au cours de nos expériences, un suivi attentif quotidien des animaux est fait par du personnel compétent et formé, weekend, vacances et jours fériés compris. Les animaux en expérimentation sont pesés un fois par semaine, dès qu'une perte de poids est observée, du nursing et une pesée quotidienne est mis en place. Une fiche de suivie des animaux est remplie par le personnel de l'animalerie. Des mesures compensatoires sont prises si nécessaires. En revanche si l'état de l'animal malgré les mesures compensatoires ne s'améliore pas, le responsable de projet décidera de l'arrêt de l'expérience pour cet animal. Au moindre doute, nous ferons appel aux conseils de notre vétérinaire ou de la structure du Bien-Etre Animal (SBEA). Des injections d'analgésique pourront être réalisées et renouvelées en fonction de la souffrance de l'animal. Des tapis chauffants seront également utilisés dès l’anesthésie des souris, pendant l’opération, et lors de la phase de réveil.

Choix des espèces

Nous avons choisi la souris comme modèle car c'est un animal de petite taille, facile à héberger et à manipuler. Les séquences peptidiques des convertases sont bien conservées entre l'homme et la souris. De plus, l’organisation du système vasculaire de la souris et sa relation avec le microenvironnement tumoral sont très proches de ceux observés chez l’homme. Enfin, nous avons des modèles transgéniques disponibles uniquement chez la souris pour lesquels nous pourrons utiliser des lignées tumorales syngéniques. Les souris seront tatouées et génotypées entre 7 et 12 jours après leur naissance. Dans les expériences d’implantation de cellules tumorales, les souris auront entre 14 et 16 semaines . Ces adultes présentent de bonnes réponses immunitaires et sont faciles à manipuler.

  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
Souris : 900
Souffrances
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▲ 600
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Devenir
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Soumises sous anesthésie à dix minutes de manipulation de l'intestin destinée à bloquer leur transit, 900 souris vont être utilisées, toutes tuées ensuite pour prélèvements. 600 relèvent d'un niveau de souffrance modéré, 300 d'un niveau léger. Le transit est mesuré par gavage d'une solution de charbon, avec une attente pouvant aller jusqu'à six heures, et par l'insertion d'une bille dans le côlon, l'animal restant isolé en cage individuelle jusqu'à une heure, puis les souris sont mises à jeun quinze heures. Le porteur ramène les nuisances à un inconfort abdominal et au stress du jeûne et de l'isolement, sans jamais décrire en quoi consiste cette manipulation de l'intestin ni comment l'intestin est atteint.

Objectifs

L'objectif de ce projet est d'identifier de nouvelles voies physiopathologiques du ralentissement voire de l'arret du transit intestinal post opératoire suite à une manipulation intestinale en utilisant un modèle murin. En effet, ce ralentissement/arrêt du transit intestinal survient frequemment chez les patients ayant subit une manipulation intestinale lors d'une chirurgie.

Bénéfices attendus

Il n'existe pas de traitement médicamenteux connu à ce jour malgré l'incidence élevée de cette complication chirurgicale. Le bénéfice de ce projet est d'identifier des gènes impliqués dans la physiopathologie et donc des cibles thérapeutiques. Cela permettra de réduire la durée d’hospitalisation et la mortalité des patients.

Procédures

Une manipulation intestinale durant 10 minutes permettant d’induire l’ileus post opératoire chez la souris va être réalisée sous anesthésie générale et analgésie. La vitesse de transit des différentes portions du tractus digestif (intestin grêle et colon) va être relevée ainsi que la vitesse du transit total grâce à l’administration par voie orale d’une solution de charbon (durée de l'administration : 5 secondes) qui va permettre de relever le temps d’apparition d’une selle noire (entre 2 et 3 heures – temps limité à 6 heures pour l’animal). La vitesse du transit dans le colon sera mesurée grâce à l’insertion intra-colique d’une bille (dont la taille est équivalente à une fécès de souris) (durée de l'insertion : 10 secondes) à l’aide de vaseline et sous anesthésie. Le temps d’expulsion de la bille sera le reflet de la vitesse du transit colique (autour de 2 minutes – temps limité à 1h pour l’animal). Lors de cette mesure l'animal sera dans une cage individuelle.La vitesse du transit de l’intestin grêle sera ensuite mesurée 24 heures après la chirurgie grâce à l’administration par voie orale d’une solution de charbon qui permet de visualiser à l’œil nu l’avancement du charbon dans l’intestin grêle post mortem (20 minutes après le gavage). Les animaux seront mis à jeun (non stricte) pendant 15h pour cette mesure.

Impact sur les animaux

inconfort abdominal (constipation, ballonements, gaz) induit par la manipulation intestinale stress induit par le jeun, l’isolement pendant 1h dans une cage individuelle lors de la mesure de la motricité colique.

Devenir

A l'issue de chaque procédure les animaux sont euthanasiés en vue des réaliser des prélevements et les analyser.

Remplacement

Les méthodes alternatives permettant l’étude de l'ileus post-opératoire et notamment de la motricité intestinale sont inexistantes. En effet les modèles in vitro actuels ne permettent pas de reconstituer l'environnement et les intéractions complexes entre les différents acteurs menant à l'ileus post opératoire. Ainsi, ces limitations rendent incontournables le recours à l’expérimentation animale afin de valider de nouvelles cibles thérapeutiques.

Réduction

Grâce au projet précédent, un modèle fiable de cette chirurgie a été mis en place. La robustesse de la chirurgie a permis de diminuer au maximum la variabilité entre les animaux et donc de réduire le nombre d'animaux par groupe. Les rongeurs utilisés sont consanguins et du même âge pour obtenir des résultats robustes. Lors de l'euthanasie, les organes ou parties d’organes non requis pour l’expérience en cours sont conservés pour d’autres utilisations éventuelles, constituant une bio-banque accessible à l’équipe ou aux collaborateurs, prévenant l’utilisation d’autres animaux. Une recherche bibliographique approfondie a été réalisée en amont pour sélectionner les techniques les plus légères possible après la chirurgie.

Raffinement

Les souris seront mises par groupe afin d’établir une hierarchie et des contacts visuels, olfactifs, auditifs et tactiles. La surface au sol nécessaire par animal sera respectée. La nourriture et l’eau de boisson sont fournies ad libitum. L’environnement des souris est enrichi avec a minima un igloo et du materiel de nidification tel que des serpentins et du sopalin. Le change de la litière est réalisé 1 fois tous les 15 jours. Les animaux ont au minimum une semaine d’acclimatation avant que le protocole ne débute. L’état des animaux est vérifié quotidiennement. Lors de la chirurgie, un tapis chauffant est systématiquement utilisé, les animaux sont sous anesthésie profonde surveillée et un agent analgésique est administré en période pré et post-opératoire. En complément du tapis chauffant, des chaufferettes réglées à 37°C sont disposées de part et d'autre de l'animal afin d'éviter l'hypothermie. Lorsque les animaux sont réveillés ils sont remis dans leur cage avec du coton pour améliorer leur confort. Les expérimentateurs réalisant les procédures sont tous dotés du diplôme de chirurgie et appliquent les bonnes pratiques pour le suivi des compétences. L'état des animaux sera relevé et scoré à chaque surveillance à l'aide d'une fiche de scoring spécifiquement adaptée à la chirurgie abdominale. Les points limites sont indiqués dans cette fiche et seront appliqués dès que nécessaire.

Choix des espèces

La souris présente certains intérêts décisifs justifiant leur utilisation comme modèle dans ce type de projet : la physiologie digestive de la souris est très proche de celle de l'Homme et la manipulation intestinale qui a lieu lors d’une chirurgie de patient humain peut être reproduite à l’identique chez la souris. Des animaux adultes seront utilisés pour étudier le système digestif mature.

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 220
Souffrances
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Devenir
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 220

220 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Un diabète leur est provoqué par injection de streptozotocine, puis elles passent sept jours plus tard une séance d'IRM d'une heure au maximum sous anesthésie gazeuse, avec pose d'un cathéter et injections de glucose et d'agent de contraste. Le porteur décrit les effets attendus, hyperglycémie, urines abondantes, soif intense et perte de poids, et indique n'administrer aucun antalgique pour l'injection de l'agent de contraste, qu'il juge équivalente à une piqûre d'aiguille. Il retient le modèle diabétique pharmacologique parce qu'il est "simple de réalisation" et le plus homogène, la souris obèse n'entrant pas dans son imageur.

Objectifs

Les ions métalliques sont impliqués dans de nombreux processus biologiques fondamentaux et sont des éléments essentiels pour la croissance et le développement de tous les organismes vivants. Les cellules régulent étroitement l’accumulation, le transport, la distribution et l’exportation de métaux, et une mauvaise régulation de la quantité d’ions métalliques peut être signe de pathologie comme les maladies cardiaques, le cancer et les maladies neurodégénératives. Le zinc revêt un intérêt particulier car il s'agit d'un micronutriment essentiel requis pour plus de 300 processus cellulaires différents, notamment l'activité enzymatique, la synthèse de l'ADN et des protéines et la signalisation cellulaire. Il est connu que la carence en zinc entraîne une augmentation du stress oxydatif contribuant à des maladies telles que le diabète. La teneur en zinc est particulièrement importante dans la prostate, le sein mais surtout le pancréas. Une mauvaise régulation du zinc a été clairement associée au diabète même si son rôle n’est pas complètement compris. Dans ce projet nous nous focalisons sur la variation de contenu en zinc au niveau du pancréas en cas de diabète de type 1. L’objectif de ce projet est de valider l’efficacité d’agents de contraste IRM sensibles au zinc pour une détection précoce du diabète de type I en utilisant un modèle de souris diabétique

Bénéfices attendus

La détection du zinc in vivo par IRM est un challenge important afin de mieux caractériser et comprendre son rôle physiologique, mais également de pouvoir réaliser un diagnostic précoce dans lequel cet ion métallique est impliqué. Nous avons développé un premier agent de contraste biocompatible qui a montré son intérêt dans la détection du zinc in vivo sur des pathologies de type diabète (projet précédent 18668). Nous avons maintenant une nouvelle famille d’agents optimisés en terme d’affinité pour le zinc et de réponse IRM. Ces agents permettront une mesure très sensible de la quantité de zinc dans le pancréas dans le but d’un diagnostic précoce.

Procédures

Les souris seront imagées une fois en IRM 7 jours après induction du diabète. Cette technique est totalement atraumatique et non invasive. Les souris sont anesthésiées (par anesthésie gazeuse) pour l’ensemble des interventions prévues : injections de glucose ou d’agent de contraste ainsi que pendant la procédure d’imagerie IRM. Les injections durent quelques secondes. La pose du cathéter se fait en moins d’une minute. Les acquisitions d’images IRM durent 1 heure au maximum.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables que nous avons constatés dans le précédent projet au bout de 7 jours sont liés au développement du diabète (hyperglycémie, polyurie, polydipsie, perte de poids). Par ailleurs aucun point limite n’a été atteint pendant ces 7 jours d’expérimentation. Pas d’effets indésirables liés à l’IRM qui est une technique d’imagerie totalement non invasive et atraumatique. De plus les souris sont sous anesthésie gazeuse pendant toute la durée des acquisitions IRM. Leur respiration, rythmes cardiaque et respiratoire sont contrôlés pendant les acquisitions IRM. L’injection IV d’ agents de contraste ne provoque pas de douleur, juste celle équivalent à une piqure d’aiguille. Notre expérience de l’injection d’agents de contraste fait que nous n’utilisons pas d’antalgiques pour ce geste.

Devenir

Toutes les souris encore sous anesthésie (pour prélèvement sanguin) seront par la suite mises à mort à la fin des procédures pour prélèvement d’organes.

Remplacement

Le modèle animal est fondamental dans notre cas, puisque l’étude préclinique en particulier d’induction du diabète et l’étude de l’efficacité d’agents de contraste ne peut se faire que sur un organisme vivant entier. De plus il est nécessaire que le pancréas soit dans un organisme vivant.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés sera réduit au minimum nécessaire pour obtenir des résultats statistiquement pertinents et reproductibles. Ce projet nécessitera 220 souris. Une seule expérience sera réalisée avec des lots de 5 souris par condition.

Raffinement

Pendant toute la durée de l’expérimentation (7 jours), les souris sont hébergées par groupes sociaux de 5 dans les cages en portoir ventilé, avec un accès à l’eau et la nourriture ad libitum et un cycle jour/nuit 12h/12h. Divers objets d'enrichissement du milieu (maison transparente rouge, celluron, granulés ainsi que bâtonnets de bois à ronger) sont utilisés . Les souris auront une période d’acclimatation avant la première série d’images (avant l’injection de streptozotocine) de 7 jours minimum avant le début des études IRM. Elles sont manipulées par du personnel formé et entraîné. Les animaux sont observés quotidiennement afin de déceler toute souffrance. Une grille de scoring est mise en place (aspect général, mobilité et amaigrissement) et des points limites sont définis. Les animaux sont observés quotidiennement afin de déceler un éventuel mal être ou signe de souffrance. L’hygiène de la cage sera contrôlée en raison de la polyurie des souris diabétique (quantité d’urine et odeur particulière de l’urine). Le niveau des biberons sera contrôlé tous les jours en raison de la polydipsie des souris diabétiques.

Choix des espèces

La souris est un modèle adapté à notre imageur IRM (taille de l’ouverture). Le modèle de souris diabétique pharmacologique par injection est largement décrit et utilisé dans la littérature. Nous avons choisi ce modèle pour plusieurs raisons : 1) la souris obèse n’est pas adaptée à notre imageur, 2) le modèle NOD est un modèle auto immun et nous ne souhaitions pas être confronté à la complexité de compréhension de la réponse immunitaire 3) le modèle pharmacologique est simple de réalisation et 3) c’est le modèle qui est le plus homogène en terme de progression de la pathologie.

  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système musculosquelettique
Souris : 240
Souffrances
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Devenir
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 -
 240

Nées de croisements de lignées transgéniques entretenues au laboratoire, 240 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré pour 160 d'entre elles et léger pour 80. Sur les animaux vivants, le seul geste décrit est une biopsie de l'oreille au sevrage pour lire le génotype, le reste du projet portant sur des embryons et des fœtus mutants récupérés après la mise à mort des mères gestantes, à cinq stades de gestation. Le porteur reconnaît que ces embryons portent des malformations du crâne et du cou, et affirme qu'elles ne provoquent ni détresse ni douleur pendant la gestation. Une partie des souris de génotype recherché est gardée en vie pour renouveler le stock de reproducteurs, l'ensemble étant tué à la fin du projet, et les individus non analysés seront selon ses mots "traités, stockés et exploités pour l'optimisation des protocoles".

Objectifs

Chez l’humain, certaines malformations de naissance touchent spécifiquement le système musculosquelettique cervical, comme dans les syndromes de Klippel-Feil et de Loeys-Dietz, pathologies rares mais sévères. Du point de vue génétique, il a été montré que des acteurs d'une voie de signalisation étaient mutés chez les patients, mais l’origine des malformations est encore inconnue. Une voie de signalisation est une séquence d'étapes impliquant plusieurs gènes qui fonctionnent ensemble pour contrôler les fonctions cellulaires. Afin de comprendre pourquoi la région cervicale est affectée dans ces pathologies, il est primordial d’élucider la fonction de la voie de signalisation TGF-beta au cours du développement embryonnaire sur des modèles animaux proches de l’humain sur l’échelle évolutive. Notre objectif est de générer de nouveaux modèles de souris mutées pour l’un des récepteurs à la TGF-beta permettant ainsi d’inactiver sa fonction et d’étudier les répercussions sur le développement du système musculosquelettique cervical chez les mammifères. Nos recherches ont précédemment mis en évidence que les précurseurs du tissu conjonctif qui orchestrent le développement musculaire ont différentes origines embryonnaires au niveau du cou. Afin de déterminer la contribution relative de la voie TGF-beta dans les différentes populations cellulaires produisant le tissu conjoinctif cervical, nous allons utiliser les outils génétiques disponibles chez la souris qui permettent d’inactiver les gènes specifiquement dans certains groupes de cellules au cours du développement. Ces expérimentations permettront de mieux comprendre les mécanismes cellulaires et moléculaires à l’origine des malformations musculosquelettiques cervicales caractérisant les pathologies touchant le tissu conjonctif comme chez les patients atteints des syndromes de Klippel-Feil ou de Loeys-Dietz.

Bénéfices attendus

L’ensemble de ce projet de recherche fondamentale produira des connaissances nouvelles pour la compréhension du rôle de la voie TGF-beta et des précurseurs du tissu conjonctif dans la formation du système musculosquelettique qui est affecté dans de nombreuses pathologies de naissance ou dégénératives humaines, mais aussi dans certaines formes de cancers. Nos données permettront d’établir au mieux le diagnostique, la prise en charge et le suivi clinique personnalisé essentiel à l’amélioration de la qualité de vie des patients après la naissance.

Procédures

Seule une rapide biopsie d'oreille pour caractériser le génotype des individus sera effectuée sur animaux vivants au moment du sevrage avant les mises en accouplement après atteinte de la maturité sexuelle.

Impact sur les animaux

Dans le cadre de notre projet, les animaux adultes ne présenteront pas de nuissances dûes à l’alteration de leur génome. Cependant, un suivi journalier sera fait de façon à assurer leur bien être. Les embryons et fœtus mutants inactivés pour la voie TGF-beta issus des croisements des lignées d’intérêt porteront des malformations au niveau cranio-cervical qui ne généreront ni détresse ou douleurs pendant la gestation, et seront récupérés avant leur naissance, en majorité avant le dernier tier de gestation après la mise à mort de la mère dans le respect du bien-être animal de manière non douloureuse.

Devenir

Certains animaux de génotype d'intérêt seront gardés en vie pour renouveler le stock des reproducteurs à la fin de la procédure 1. L'ensemble des animaux seront mis à mort à la fin du projet car ne seront pas réutilisés.

Remplacement

La dynamique de développement embryonnaire implique des processus cellulaires et moléculaires complexes qui ne peuvent ni être modélisés, ni reproduits in vitro ce qui rend inévitable de réaliser ces expériences chez l’animal. L’étude in vivo est la plus adaptée pour étudier la formation du système musculosquelettique cervical. Plus particulièrement, effectuer ces observations chez la souris permet une approche génétique nécessaire à l’étude de la formation musculosquelettique sur un modèle de mammifère phylogénétiquement proche de l’humain.

Réduction

Le nombre d’animaux a été réduit au maximum pour s’assurer de la reproductibilité et pénétrance des phénotypes et pour permettre une interprétation pertinente des résultats tout en contournant le problème de la variabilité inter-individuelle (n=3/conditions si résultats reproductibles). Pour chaque accouplement, nous considérons un nombre moyen de 8 embryons/portée. Selon les règles mendéliennes, 1/4 de la portée sera du génotype délétère d'intérêt et 3/4 de la portée de génotype contrôle. Afin de valider la redondance et la pénétrance des résultats, un minimum de 3 invidividus mutants (et 2 contrôles) sont nécéssaires. Nous évaluons donc 2 portées issues de ces croisements, et ce pour chacun des 5 stades développementaux d’intérêt (à 10.5, 11.5, 12.5, 14.5 et 16.5 jours post-fertilisation). Les individus non utilisés pour l’analyse seront traités, stockés et exploités pour l’optimisation des protocoles.

Raffinement

Afin de limiter les nuisances sur le bien-être des animaux au cours de ce projet expérimental, les individus seront surveillés de manière journalière afin de vérifier la prise alimentaire et d’identifier tout signe de souffrance que les animaux pourraient développer en cours d’expérimentation. Tout au long des expériences, les animaux seront maintenus en groupes sociaux d’au moins deux individus et le milieu sera enrichi avec du matériel n'interférant pas avec l'analyse. L’atteinte des points limites entraînera la mise à mort des individus concernés.

Choix des espèces

Pour réaliser ce projet, notre modèle biologique est la souris (Mus Musculus), choix dicté par plusieurs raisons : - La souris est l’espèce animale la plus étudiée en expérimentation animale et dans les recherches biomédicales. La proximité phylogénétique des souris et de l’humain permet d’élaborer des approches génétiques et fonctionnelles valides. - Les connaissances accumulées sur cet organisme modèle ont permis d’identifier de nombreux mécanismes impliqués dans le développement embryonnaire. - Cet animal de petite taille, est facile à maintenir en animalerie, possède un fort taux de reproduction et offre une panoplie d’outils génétiques. - Nos précédents protocoles ont été optimisés pour ce modèle, avec un contrôle maximum des paramètres vitaux. Le projet implique seulement des croisements entre individus adultes sexuellement matures pour obtenir les reproducteurs d’intérêt (entre 6 semaines et 6 mois pour les femelles et 8 semaines et 12 mois pour les mâles). Les reproducteurs sexuellement matures seront croisés entre eux pour générer des embryons et fœtus d'intérêt qui seront analysés aux stades clés du développement du système musculosquelettique.

  • Recherche appliquée
    • Toxicologie (hors obligations réglementaires)
Souris : 720
Souffrances
▲ -
▲ 180
▲ -
▲ 540
Devenir
 -
 -
 -
 720

720 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, 540 d'entre elles dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Chacune subit une irradiation de vingt-cinq minutes du membre inférieur sous anesthésie, jusqu'à neuf prélèvements de sang, jusqu'à neuf séances d'imagerie et une injection intramusculaire, avant un prélèvement terminal. Le porteur situe le pic de la brûlure radio-induite vers deux semaines après l'irradiation et ne signale qu'un léger ralentissement de la prise de poids, sans conséquence notable sur le comportement. Il affirme qu'un modèle in vivo est "nécessaire" pour valider des biomarqueurs sanguins et fixe l'effectif à dix par groupe, ce qui suppose soixante-douze groupes sans qu'il en donne le détail.

Objectifs

Ce projet continue un travail précédent de notre laboratoire qui a identifié des biomarqueurs chez la souris. Ces biomarqueurs peuvent prédire et évaluer la gravité des brûlures causées par des radiations. Le but est de trouver de nouveaux biomarqueurs pour suivre et évaluer le traitement des lésions avec des cellules souches adultes ou des vésicules extracellulaires (VE). Nous utiliserons un modèle de brûlure radiologique chez la souris pour analyser les microARN, les métabolites et les vésicules extracellulaires dans le sang après irradiation et traitement. Nous étudierons aussi la réponse des tissus au traitement pour voir comment ces biomarqueurs évoluent pendant la réparation des lésions.

Bénéfices attendus

Ce projet cherche à mettre en évidence des biomarqueurs innovants dans la circulation sanguine qui permettraient d’évaluer l’efficacité des traitements testés. L’ensemble de ces recherches vise à transférer sur le long terme ces découvertes vers une application clinique, afin de les utiliser concrètement pour améliorer le suivi des individus susceptibles de développer de telles lésions après un accident d’irradiation, ou pour le suivi médical des patients traités par radiothérapie.

Procédures

-Prélèvements répétés de sang sous anesthésie (max 9 fois) : 30 secondes - Irradiation du membre inférieur sous anesthésie (1 fois) : 25 min - Injection unique intra-musculaire sous anesthésie générale : environ 1 min/injection -Prélèvement terminal de sang sous anesthésie générale : 30 secondes - Imagerie non invasive sous anesthésie (max 9 fois) : 20 min L’ensemble de ces interventions seront réalisées sur la totalité des animaux de l’étude (720 souris).

Impact sur les animaux

L’irradiation à forte dose du membre inférieur conduit à une lésion radio-induite dont le pic de sévérité est atteint vers 2 semaines post-irradiation, suivi d’une phase de cicatrisation. Un léger ralentissement dans la prise de poids a été observé dans les premières semaines après irradiation, sans conséquence notable sur le comportement des animaux.

Devenir

Afin de réaliser les différents prélèvements pour les analyses des tissus, l’euthanasie de tous les animaux est nécessaire.

Remplacement

Pour identifier de nouveaux biomarqueurs sanguins liés à l'efficacité et au suivi des traitements des lésions radio-induites, nous devons utiliser un modèle in vivo. Ce modèle est essentiel car il permet d'évaluer globalement la réponse de l'organisme aux traitements, en reproduisant les interactions biologiques complexes. Contrairement aux modèles in vitro ou ex vivo, il permet d'étudier la réponse biologique complète dans un organisme vivant, incluant les interactions entre différents systèmes biologiques, conduisant à des changements dans la composition du milieu sanguin en termes de biomarqueurs circulants. Utiliser un modèle in vivo est donc nécessaire pour valider la pertinence des biomarqueurs circulants dans un contexte biologique complet.

Réduction

Afin de réduire le nombre d’animaux utilisés au cours de ce projet, une étude statistique a été menée. Le nombre minimum d’animaux pour obtenir une puissance statistique suffisante est de 10 par groupe. Cet effectif nous fournira des résultats statistiquement robustes.

Raffinement

Les conditions de soins et d’hébergement des animaux sont adaptées aux procédures réalisées afin de limiter au minimum les impacts sur les animaux. Selon les retours d’expérience avec ce modèle, il n’est pas attendu de douleur pendant l’irradiation. Suite à l’irradiation, une rougeur avec ou sans œdème peuvent être observées. Il n’est pas attendu d’impact important sur l’état général des animaux. Les animaux sont observés tous les jours. Si un des indicateurs du bien-être n’était plus respecté, l’euthanasie pourrait s’avérer nécessaire. Si un hématome ou une lésion oculaire est observée en lien avec les prélèvements sanguins répétés, les prélèvements seront stoppés. De même, il n’est pas attendu de douleur pendant les imageries.

Choix des espèces

La souris est un modèle expérimental de référence pour les études précliniques. Les animaux utilisés dans cette étude seront âgés de 7 à 9 semaines (stade adulte, mâle et femelle). Ce stade a été choisi afin d’éviter une hétérogénéité liée à l’âge et assurer la maturité des systèmes physiologiques.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Poules : 1000
Souffrances
▲ -
▲ 300
▲ 700
▲ -
Devenir
 -
 -
 35
 965

Infectés par un parasite qui ne se développe que chez Gallus gallus, 1 000 poulets vont être utilisés pour mesurer l'efficacité de désinfectants destinés aux bâtiments d'élevage avicole, 700 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et 300 un niveau léger. Élevés à l'abri de toute contamination depuis l'éclosion, ils reçoivent à seize jours une inoculation orale de coccidies traitées ou non par désinfectant. L'effet recherché est une diarrhée avec plumes ébouriffées pendant trois à quatre jours et des lésions intestinales de niveau 3 sur une échelle de 4, faites de points de nécrose sur la muqueuse du duodénum et du jéjunum. Le porteur range ce travail parmi les moyens d'améliorer la santé et le bien-être des animaux non-humains en élevage, 965 poulets étant tués et 35, écartés à la pesée de quinze jours, réutilisés ailleurs.

Objectifs

Les parasites du genre Eimeria sont responsables des coccidioses aviaires, maladies intestinales à fort impact sanitaire et économique chez la volaille. Leur gestion représente un enjeu économique majeur pour la filière avicole et un élément important pour l’amélioration de la santé et du bien-être des animaux. Plusieurs moyens de lutte existent : des anticoccidiens distribués dans l’aliment, des vaccins anticoccidiens et des désinfectants ayant un effet sur les formes infectieuses de ces parasites présentes dans l’environnement, les oocystes. Ce projet a pour objectif de développer et proposer un outil spécifique à la filière avicole afin d’évaluer l’efficacité de désinfectants sur les oocystes d’Eimeria spp. et de fournir une réponse adaptée à la problématique des éleveurs. Les oocystes sont mis en contact avec une souillure représentative des élevages avicoles (cocktail contenant de l’aliment, des fientes de volailles et de la poussière produite par les oiseaux) puis déposés sur des supports non poreux (coupons en inox) ou poreux (coupons de terre autoclavée). Les produits à évaluer sont ensuite déposés sur ces supports. La dernière étape du projet vise à tester la viabilité des oocystes traités de différentes manières par rapport à des oocystes non traités, en infectant des poulets avec ces oocystes traités ou non traités.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à proposer un modèle d’étude de l’efficacité de désinfectants sur les oocystes d'Eimeria, spécifiquement adapté aux bâtiments d’élevage de volailles, en utilisant des coccidies parasites des poulets, et en testant les produits sur deux types de surface, poreuse et non poreuse pour représenter les deux types de bâtiments existants en production de poulets : avec sol bétonné ou avec sol en terre battue. De plus, la présence de biofilms et leur nature pouvant influencer l’efficacité des désinfectants, une évaluation préalable de la quantité de matière produite par l’activité des poulets en élevage (quantité de matières fécales produites, quantité d’aliment gaspillé et quantité de poussière produite) et restant après lavage d’un bâtiment (prélèvements de surface après lavage) a permis de définir un biofilm à mélanger avec les oocystes sur les supports afin de se rapprocher des conditions d’utilisation des désinfectants dans les bâtiments d’élevage. Un tel modèle permettra d’évaluer plus objectivement et efficacement l’intérêt potentiel de désinfectants, ceux ayant déjà des indications oocysticides et de nouveaux candidats n’ayant pas cette indication. L’objectif est de contribuer à améliorer la biosécurité en élevage avec une optimisation des choix et des usages des désinfectants, pour réduire l’utilisation de produits médicamenteux et promouvoir la qualité de la production avicole. Ce projet peut permettre de contribuer à une meilleure gestion du risque de coccidiose dans les élevages, en utilisant les produits les plus efficaces.

Procédures

Inoculations par voie orale de suspensions contenant des parasites infectieux sur animaux vigiles à l’âge de 16 jours : une seule inoculation par animal, avec contention de l'animal par un agent et inoculation par un autre agent. La durée de l'inoculation est inférieure à cinq secondes et la durée de la contention, inoculation comprise, est inférieure à la minute.

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues sont des signes cliniques et lésions intestinales proportionnels à l'intensité de développement des coccidies. Les doses envisagées doivent permettre d'obtenir des signes cliniques modérés avec les oocystes non traités (diarrhée et plumes ébouriffées pendant trois à quatre jours) et des lésions intestinales d'intensité 3 sur une échelle comportant quatre niveaux d'intensité. Les lésions d'intensité 3 sont caractérisées par des points blancs de nécrose nombreux sur la muqueuse du duodénum et du jéjunum, causés par les cellules détruites par les parasites. Une baisse de gain de poids et une augmentation de l'indice de consommation sont attendus pendant cette période.

Devenir

Mise à mort de tous les sujets mis en place dans l'animalerie d'expérimentation : infectés avec des parasites ou témoins hébergés dans la même animalerie que les sujets infectés, risquant d’être contaminés par les oiseaux infectés expérimentalement. Les sujets écartés de l'étude lors de la pesée à 15 jours pourront être réutilisés dans d'autres procédures.

Remplacement

Les tests in vitro de mesure de viabilité des oocystes sont très peu nombreux et ne concernent qu’Eimeria tenella pour le poulet. La capacité des parasites à sortir des oocystes et éventuellement à envahir des cellules dans les seuls tests disponibles, ne garantit pas que ces parasites seront capables de réaliser leur cycle de développement en totalité. Ainsi, des désinfectants ne bloquant pas ces premières étapes en totalité pourraient être considérés comme de mauvais candidats alors que l’effet pourrait se manifester plus tard dans le cycle de développement parasitaire, dans le cas où le produit aurait affaibli initialement les parasites sans pour autant les tuer. De plus, aucun modèle n’est développé pour Eimeria acervulina, qui est la coccidie la plus fréquente, la plus dommageable économiquement et une des moins faciles à diagnostiquer. Il n’y a donc pas actuellement de modèle adapté à Eimeria acervulina permettant de se passer de modèle animal.

Réduction

Les effectifs ont été réduits à vingt sujets par lot, ce qui permet d'obtenir des différences significatives pour une baisse de gain de poids moyen d'environ 15 à 20% par rapport à des animaux non infectés (ou infectés avec une dose n'entraînant pas de baisse de gain de poids). Un lot de référence sera constitué de 20 sujets subdivisé en cinq sous-lots de quatre sujets recevant des doses croissantes d'oocystes non traités, afin d'établir une échelle indicative des indices lésionnels. L'utilisation de quatre sujets par dose au lieu de vingt est envisageable car les lésions sont dose-dépendantes et même si l'échelle sera moins fiable que les résultats des différents lots expérimentaux, il sera possible d'estimer un pourcentage de destruction ou d'inactivation des oocystes traités.

Raffinement

Les oiseaux seront hébergés dans des cages conformes aux conditions exigées pour les animaux utilisés à des fins scientifiques, en groupes homogènes, avec un éclairage naturel, complété par un éclairage artificiel en période de jours courts, et une période d’obscurité la nuit de durée continue minimale de 6 heures, une maîtrise de la température ambiante conforme aux exigences requises en fonction de l’âge des oiseaux, une gestion de la pression et un suivi de l’hygrométrie. Des cordelettes en sisal seront suspendues dans les cages, ainsi que des CD à hauteur des animaux, afin qu'ils puissent jouer avec. Des perchoirs seront installés dans chaque cage. Les points limites définis dans les procédures seront appliqués strictement pendant toute la durée de chaque essai.

Choix des espèces

Le modèle sélectionné pour l'étude sur les oocystes est la coccidie Eimeria acervulina, qui est un parasite strictement inféodé à l'espèce Gallus gallus. Cette coccidie ne se développe que chez le poulet. Les oiseaux seront mis en place à l’âge d’un jour, après éclosion et récupération au couvoir, afin d’éviter toute contamination accidentelle avec des coccidies. Ils seront élevés en animalerie protégée jusqu’à l’âge de 15 jours. Ils seront inoculés le lendemain. L’essai durera ensuite huit jours, afin que la totalité d’un cycle parasitaire soit réalisée et totalement terminée. Ces âges correspondent aux périodes d’apparition les plus fréquentes de cette coccidie dans les élevages, et la durée du cycle parasitaire n’excédant pas sept jours, il n’est pas nécessaire de les garder au-delà huit jours pour pouvoir mesurer les effets des parasites sur les animaux.

  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
Souris : 600
Souffrances
▲ -
▲ 80
▲ 16
▲ 504
Devenir
 -
 -
 -
 600

Nourries pendant trois à trente-deux semaines avec un régime destiné à leur faire développer une stéatohépatite, une fibrose du foie puis un cancer hépatique, 600 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue. La majorité, 504 d'entre elles, subit des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, 80 un niveau léger et 16 un niveau modéré. Elles sont pesées deux fois par semaine et reçoivent des injections hebdomadaires d'un inhibiteur pendant quatre à huit semaines, pour vérifier si le blocage de certains ARN longs non-codants freine la fibrose du foie. Le porteur annonce l'induction d'une obésité prononcée, d'un syndrome métabolique et d'un hépatocarcinome, sans décrire à aucun moment ce que la croissance de cette tumeur fait subir aux souris.

Objectifs

La maladie du foie associée à un dysfonctionnement métabolique a pour déclencheur une accumulation des lipides dans le foie et peut évoluer vers un état inflammatoire appelé stéatohépatite associé à un dysfonctionnement métabolique (MASH). La MASH conduit à une fibrose hépatique et, à terme, à la cirrhose qui représente un facteur de risque majeur dans le développement du cancer du foie. Les stratégies thérapeutiques pour limiter les lésions de fibrose associées à la MASH sont toujours limitées et reposent principalement sur des changements du mode de vie (alimentation équilibrée, activité physique). Ainsi, cibler la fibrose hépatique et appréhender les mécanismes moléculaires de la progression de la MASH sont des enjeux majeurs afin de développer des nouvelles options thérapeutiques efficaces. Dans une étude précédente, nous avons démontré que certaines molécules régulant l’expression des gènes sont impliquées dans la fibrose idiopathique pulmonaire et que le blocage de ces derniers non seulement prévient mais limite également la progression de la fibrose pulmonaire. Plus récemment, des résultats préliminaires similaires ont été obtenus dans différents modèles murins de fibrose hépatique. Ces données suggèrent donc que ces molécules sont des acteurs clé de la fibrose hépatique et que leur ciblage représenterait une approche thérapeutique pertinente pour limiter la progression de la MASH. Les objectifs de notre projet sont donc d’évaluer l’expression de ces molécules dans la progression de la MASH et d’évaluer leur potentiel thérapeutique dans la limitation de la progression de la MASH. Ces deux objectifs seront menés dans un modèle d’induction progressive de la MASH basé sur deux régimes alimentaires occidentaux (riches en graisse et en sucre) et considéré comme le plus représentatif de la pathologie humaine.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à évaluer l’intérêt thérapeutique d’une molécule dans la progression de la MASH en traitant la fibrose hépatique, le potentiel anti-fibrotique ayant été démontré dans des modèles cellulaires et dans des modèles animaux au préalable (dans la fibrose pulmonaire et dans la fibrose hépatique). A terme, ce projet devrait permettre d’obtenir la preuve de concept de l’utilisation de ce type de molécules dans la prise en charge des patients atteints de MASH pour lesquels les options thérapeutiques restent à l’heure actuelle très limitées.

Procédures

Lot 1: 80 souris recevront une injection de l’inhibiteur de la molécule ou son contrôle (30 sec). Elles seront pesées 2 fois (1 min). Durée totale : 5 jours. Lot 2: 16 souris recevront 2 injections par semaine, pendant 4 semaines, de l’inhibiteur de la molécule ou son contrôle (30 sec). Elles seront également pesées 2 fois par semaine pendant 5 semaines (1 min). Durée totale = 5 semaines. Lot 3: A: 140 souris recevront le 1er régime alimentaire et seront pesées 2 fois par semaine pendant 14, 24, 28 ou 32 semaines (1 min). Durée totale = 32 semaines. B: 112 souris recevront le 2ème régime alimentaire et seront pesées 2 fois par semaine pendant 3, 8, 12, 15 ou 24 semaines (1 min). Durée totale = 24 semaines. Lot 4 : 42 souris recevront le 1er régime alimentaire et seront pesées 2 fois par semaine pendant 30 semaines (1 min). Après 25 semaines, les souris recevront une injection par semaine pendant 4 semaines de l’inhibiteur ou son contrôle (30 sec). Durée totale = 30 semaines. Lot 5 : A: 42 souris recevront le 2ème régime alimentaire et seront pesées 2 fois par semaine pendant 13 semaines (1 min). Après 8 semaines, les souris recevront une injection par semaine pendant 5 semaines de l’inhibiteur ou son contrôle (30 sec). Durée totale = 13 semaines. B: 168 souris recevront le 2ème régime alimentaire et seront pesées 2 fois par semaine pendant 21, 22, 23 ou 24 semaines (1 min). Après 8 semaines, les souris recevront une injection de l’inhibiteur ou son contrôle par semaine pendant 8 semaines (30 sec). Durée totale = 24 semaines. Certains gestes sont communs à plusieurs lots : - L'ensemble des animaux (600 souris) subira un prélèvement sanguin sous anesthésie gazeuse (2min30) avant leur mise à mort. - Lots 3+4+5 (462 souris): Le développement de tumeurs hépatiques sera contrôlé par imagerie sur les animaux sous anesthésie gazeuse (30 min). Une injection sera réalisée sous anesthésie gazeuse (1 min). - Lots 4+5 (252 souris): les souris recevront une injection de glucose (30 sec) et un prélèvement de sang au niveau de la queue sera réalisé à différents temps pour évaluer leur tolérance au glucose (30 sec). Le test est réalisé 2 (lot 4) ou 5 (lot 5) fois.

Impact sur les animaux

Notre projet implique l’induction d’une fibrose hépatique et d’un cancer du foie. Les souris développeront une obésité prononcée (augmentation du tissu adipeux) et montreront des caractéristiques du syndrome métabolique (augmentation de la glycémie à jeun et altération de la tolérance au glucose) ainsi que des marqueurs sanguins élevés traduisant des lésions hépatiques.

Devenir

A la fin de chaque procédure, les animaux seront mis à mort afin de prélever les organes (reins et foie) dans le but d’étudier l’expression des molécules impliquées dans la fibrose dans ces organes et d’évaluer l’effet de leur inhibition dans la limitation de la progression de la MASH.

Remplacement

Des résultats antérieurs in vivo et in vitro obtenus au sein de notre laboratoire nous ont permis de : - démontrer l’implication de certaines molécules régulant l’expression des gènes dans la fibrose. - démontrer que leur inhibition prévient et améliore les lésions de fibrose pulmonaire et hépatique - pouvoir sélectionner deux candidats médicaments afin d’évaluer leur potentiel préventif et thérapeutique sur la progression de la MASH Cependant, les modèles cellulaires ne permettent pas de refléter de manière satisfaisante le développement des lésions de fibrose, ni de la MASH. En effet, le processus de fibrose est un processus dynamique qui met en jeu de nombreux types cellulaires. De plus, compte tenu des nombreux facteurs induisant de la MASH ainsi que des différentes cellules impliquées, son étude ne peut se concevoir que sur organisme entier et de ce fait nécessite de recourir à l’expérimentation animale. Par ailleurs, la biodisponibilité d’une molécule pharmacologique in vivo n’est pas la même qu’in vitro. Les études chez la souris sont donc une étape pré-clinique indispensable pour évaluer l’utilisation d’une molécule en thérapie.

Réduction

Nos études in vivo antérieures nous ont permis de réduire significativement le nombre de molécules d’intérêt à tester et, de ce fait, de réduire le nombre d’animaux nécessaires pour notre recherche. Nous avons utilisé des outils statistiques adaptés et à notre disposition afin d'évaluer au mieux le nombre minimal d'animaux nécessaires afin d'obtenir des résultats scientifiques robustes. De plus, les modèles utilisés dans ce projet sont complémentaires et utilisent des procédures déjà mises au point et couramment décrites. Les différentes procédures mises en œuvre pour ce projet ont été élaborées afin d’utiliser le moins d’animaux possible tout en permettant d’obtenir des résultats statistiquement satisfaisants. Pour la mise en œuvre de ce projet qui durera 5 ans, le nombre total d'animaux estimé est de 600 souris.

Raffinement

Le personnel impliqué dans ce projet est qualifié sur le plan technique et formé en continu sur les pratiques en expérimentation animale. Afin de limiter au minimum toute souffrance, stress ou angoisse des animaux, ces derniers seront hébergés selon les recommandations établies à raison de maximum 5 animaux par cage dans un environnement enrichi avec des cotons de nidification et dans des conditions classiques de stabulation (température régulée, cycle jour/nuit). Avant toute manipulation, les animaux seront acclimatés de 7 à 10 jours dans leur salle d’hébergement. Les animaux seront manipulés individuellement avant la mise en place de l’expérimentation et dans une pièce séparée des autres animaux afin de réduire leurs stress et angoisse. Lors de l’expérimentation, les animaux seront anesthésiés de manière adaptée avant les procédures pouvant induire un stress ou une angoisse chez l’animal. Une surveillance régulière des animaux sera effectuée afin de déterminer toute douleur ou souffrance éventuelle et des points limites pertinents seront définis. Une grille d’évaluation de score sera établie de manière à pouvoir évaluer l’état de santé des animaux au cours des différentes procédures (dans lesquelles les grilles seront détaillées). Les principaux paramètres évalués seront les suivants : - Comportement, - Poids, alimentation, - Apparence, - Anémie, - Appareil digestif et urinaire Cette liste de critères permet d'alerter le personnel expérimenté sur l'état des animaux en les comparant notamment aux animaux contrôles et à l'état de leurs cages Lorsqu’un score de 6 est atteint et persiste pendant 24h ou que l’un des points limites (défini comme le niveau 3 de chaque critère observé) est atteint, les animaux seront mis à mort. Cette mise à mort sera réalisée à distance des autres animaux.

Choix des espèces

Le modèle murin constitue un modèle de choix pour l’étude de la fibrose et la MASH, de par notamment les nombreuses similitudes avec la pathologie observée chez l’homme. Les souris seront utilisées au stade jeunes adultes (8 semaines). Cet âge est idéal car la souris n’est plus en croissance ce qui permet un suivi plus rigoureux des signes vitaux (poids, comportement, …). De plus, les souris, dans le cadre de l’expérimentation, développeront un hépatocarcinome après plusieurs mois sous régime de type occidental. Ainsi, elles ne seront pas trop âgées non plus, ce qui évitera le développement de tumeurs spontanées et un environnement inflammatoire trop favorable au développement tumoral qui ne seraient pas liés à notre modèle.

  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système nerveux
Souris : 218
Souffrances
▲ -
▲ 90
▲ 128
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 218

Pour valider un test qui mime le survol d'un prédateur, 218 souris vont être utilisées, 128 dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré et 90 d'un niveau léger. Elles reçoivent de la corticostérone pendant huit semaines, hormone du stress dont le porteur reconnaît qu'elle produit un stress léger à partir de la cinquième semaine. Elles sont ensuite exposées à un stimulus imitant l'attaque et à des sons brefs et intenses sur dix minutes, avec anxiolytiques et antidépresseurs pour une partie des groupes. Toutes sont tuées, parce que les procédures subies peuvent modifier leur comportement ultérieur et pour prélever les tissus cérébraux d'une partie d'entre elles.

Objectifs

Une personne souffre de troubles anxieux lorsqu’elle ressent une anxiété forte et durable sans lien avec un danger ou une menace réelle, qui perturbe son fonctionnement normal et ses activités quotidiennes. 15% des adultes de 18 à 65 ans présentent des troubles anxieux sévères sur une année donnée, et 21% en présenteront au cours de leur vie. Les mécanismes à l’origine des dérèglements qui font basculer de l’anxiété physiologique aux troubles anxieux pathologiques restent encore à découvrir. De plus, les traitements actuels (anxiolytiques, antidépresseurs) présentent une efficacité limitée dans la durée, associée à des effets secondaires importants. Ce projet a pour objectif de valider un nouveau test comportemental au laboratoire pour mimer certains déficits associés aux troubles anxieux chez l'humain. Les troubles anxieux se caractérisent notamment par une expression aberrante des réponses de défense face à une menace potentielle. Chez le rongeur, on peut par exemple observer un comportement d’immobilité ou de fuite en fonction de sa perception de l’imminence de l’attaque d’un prédateur. Ce choix peut être modulé par des facteurs internes à l’animal comme son niveau de stress. Dans ce contexte, il n’existe pas de test préclinique bien calibré capable d’évaluer simplement d’éventuelles anomalies dans la réponse à la menace. Dans ce projet, nous utiliserons le paradigme de "survol" qui mime en laboratoire le risque d'attaque d'un prédateur et nous vérifierons si ce test permet de révéler des réponses altérées/inadaptées dans un modèle de stress chronique et des effets bénéfiques de médicaments.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de valider une nouvelle approche plus éthologique pour évaluer une réponse au stress altérée chez la souris. En effet, le test de survol reproduit un comportement qui correspondent à une situation fréquemment rencontrée dans la nature par le rongeur contrairement à d'autres tests utilisés pour évaluer l'efficacité des médicaments. Il permettra de renforcer l'arsenal de tests précliniques pour modéliser les pathologies liées au stress. L'étude de l'effet de médicaments connus évaluera la valeur prédictive du test qui pourra ensuite être utilisé pour identifier d’autres candidats médicaments.

Procédures

Une injection (30 secondes). Exposition à l'hormone de stress pendant 8 semaines. Exposition à un stimulus mimant un prédateur (4 secondes) et à des sons brefs et intenses sur une période de 10 minutes.

Impact sur les animaux

Les injections peuvent générer un stress léger de courte durée (30 secondes environ). L’administration de corticostérone pendant 8 semaines engendre un stress légér à partir de la cinquième semaine de traitement. Les tests comportementaux représentent également une nuisance d'une durée variable (2 minutes, 5 minutes, 10 minutes) et dont l'intensité peut être légère à modérée en fonction des groupes expérimentaux (traitement chronique par l'hormone de stress, traitements anxiolytiques et antidépresseurs).

Devenir

Les animaux seront mis à mort car les procédures auxquelles ils ont été exposés peuvent modifier leur comportement ultérieur. Pour une partie des animaux, des tissus doivent être prélevés pour étudier les circuits cérébraux impliqués dans les comportements observés.

Remplacement

L’objectif du projet est l’étude de comportements complexes: anxiété, hypervigilance et réponse à la menace. Pour cela il est indispensable de travailler sur un modèle animal.

Réduction

Le nombre d’animaux par groupe a été déterminé sur la base d' études préliminaires et est réduit au minimum nécessaire pour obtenir une puissance suffisante pour les analyses statistiques, soit 15 à 16 animaux par groupe. Afin de limiter le nombre d'animaux, les symptômes seront étudiés sur les mêmes individus en limitant le nombre total de tests à 3.

Raffinement

Les animaux sont habitués à l'expérimentateur lors de 3 séances de manipulation de 2 minutes par souris avant le début des tests comportementaux. Ils sont également habitués à la pièce expérimentale et au dispositif. Les animaux seront suivis quotidiennement par des personnels formés au soin. Si une altération de l’état est observée, une grille de scoring sera utilisée pour déterminer la conduite à tenir.

Choix des espèces

La souris est une espèce modèle sensible au stress chez qui l'on peut reproduire les symptômes anxio-dépressifs observés chez l'homme. Ce modèle a de plus une bonne validité prédictive pour révéler l'efficacité des médicaments ciblant les pathologies liées au stress. Dans ce projet nous souhaitons étudier le comportement de l’adulte. Les expériences débuteront sur des animaux âgés de 8 semaines.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
Chiens : 150
Souffrances
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▲ 150
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Devenir
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 150
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Provoquer des vomissements chez des chiens pour mesurer ce qui les arrête : 150 chiens adultes vont être utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. Chacun reçoit un produit émétisant jusqu'à une fois par semaine sur trois séances consécutives, avec huit vomissements en moyenne et des signes de nausée et de léthargie pendant l'heure qui suit. S'y ajoutent douze à vingt prélèvements sanguins par animal après administration du produit testé. Le porteur indique que le donneur d'ordre fixera les effectifs et qu'à l'issue du projet tous les chiens resteront disponibles pour d'autres procédures expérimentales.

Objectifs

L’objectif de ce projet est de développer un nouveau traitement antiémétique chez le chien en vérifiant son efficacité, ainsi qu’en recherchant et confirmant la dose efficace pour la durée d’action souhaitée à l’aide d’un modèle de nausées vomissement déjà établi chez le chien.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra la mise à disposition de nouveaux antiémétiques canins permettant de soulager les chiens lors de traitement anticancéreux ou d’autres évènements induisant des nausées. Ces nouveaux médicaments permettront d’améliorer l’efficacité par rapport aux traitements existants, en proposant par exemple une durée d’action plus longue.

Procédures

Durant les différentes procédures expérimentales de ce projet, les interventions suivantes pourront être réalisées : une administration en sous-cutannée d’un produit émétique commercialisé sur animaux vigiles (quelques secondes), au maximum une fois par semaine sur un maximum de 3 séances consécutives, puis un repos de minimum 4 semaines sera appliqué avant de nouvelles administrations si besoin. Une administration d’un produit de référence (antiémétique commercilisé) ou d’un placebo en sous-cutanée sur animaux vigiles (quelques secondes). Une administration d’un antiémétique en cours de développement en sous cutanée ou toute autre voie d’administration adaptée sur animaux vigiles (quelques secondes), au maximum une fois par semaine sur 3 séances consécutives. Quelques prélèvements sanguins sur animaux vigiles (quelques secondes) : 12 à 20 prélèvements sanguins espacés de façon croissante et régulière durant les jours suivant l’administration du produit d’essai.

Impact sur les animaux

L‘objectif de ce projet est de vérifier l’efficacité de nouveaux traitements antiémétiques chez le chien en induisant des nausées/vomissements. De nombreuses publications sur ce sujet montrent que la durée moyenne des vomissements est d’environ 20 minutes et que tous les symptômes de nausée disparaissent dans l’heure suivant l’administration du produit émétisant. Lors de la validation de notre modèle, les signes observés après l’administration du produit émétisant sont : l’inconfort pendant les vomissements dont le nombre observé, chez le groupe non traité avec un antiémétique, est de 8 vomissements en moyenne. Ces vomissements sont tous survenus entre 5 et 38 minutes après induction et disparaissent par la suite. D’autres symptômes tels qu’une léthargie et des signes évoquant des nausées ont été observés rapidement après l’induction. Tous ces signes disparaissent après 1 heure maximum et les chiens récupèrent complétement leur état normal. D’autres signes incluant des évènements de tremblements passagers ont également été observés de façon occasionnelle. Ces nuisances liées à l’administration du produit émétisant sont des effets secondaires connus pour ce produit commercialisé. Il n’est pas attendu d’effets majeurs indésirables avec les nouveaux produits en développement car les premiers tests de toxicité auront déjà été réalisés par les donneurs d’ordre. En revanche, quelques effets secondaires liés à ce produit peuvent éventuellement ne pas avoir encore pu être anticipés comme des légères réactions locales. Les nuisances attendues liées aux prélèvements éventuels des animaux durant ces études sont celles liées au stress de la contention et de l’introduction de l’aiguille entraînant une sensibilité légère et transitoire au point d’introduction.

Devenir

A l’issue du projet tous les animaux seront disponibles pour une autre procédure expérimentale, suite à un repos suffisant.

Remplacement

Le recours aux chiens sur ce projet est justifié car il n’existe pas de méthode alternative pour vérifier l’efficacité d’un traitement antiémétique et rechercher la dose la plus adaptée. Ces études sont des étapes obligatoires pour le développement et la mise sur le marché de nouveaux médicaments vétérinaires.

Réduction

Afin d'établir un minimum de statistiques descriptives (moyenne, écart-type, médiane et écart interquartile du nombre d’observations) sur les données obtenues, au moins 6 animaux par groupe (formulation ou dose) sont nécessaire. Pour répondre aux attendus réglementaires sur les études de détermination et confirmation de dose, il est nécessaire d’augmenter le nombre d’animaux entre 8 et 10 par groupe. Le Donneur d’Ordre s’engagera pour chaque étude à ce que le nombre d’animaux utilisé corresponde au minimum pour obtenir des résultats interprétables et répondre à l’objectif de l’étude. Le nombre d’animaux sera réduit avec leur réutilisation sur plusieurs procédures expérimentales. De plus les études de preuve de concept pourront être conduites avec un design en cross over permettant également de limiter le nombre d’animaux utilisés.

Raffinement

Les animaux seront mis à jeun environ 2 heures avant l’administration du produit émétisant. Ces conditions d’alimentation sont adaptées pour le bien-être de l’animal qui vomit de nombreuses fois en très petites quantités. Les animaux seront observés pendant une heure après l’induction du vomissement afin de caractériser et d’évaluer les signes apparus. Les animaux pourront être hébergés individuellement, en restant en contact visuel, olfactif et sonore avec leurs congénères pour une durée maximum de quatre heures après l’administration des traitements. Durant cette période, tout sera mis en œuvre pour limiter le stress qui pourrait être induit sur les animaux avec une surveillance accrue de ceux-ci pendant cette période. Un suivi au point d’administration du produit d’essai pourra être réalisé pour vérifier les éventuelles réactions locales lorsque des nouvelles formulations sont testées. En cas d’apparition d’un signe de souffrance ou d’un signe clinique sévère chez l’animal les points limites suivants ont été définis : vomissements très intenses à répétition (plus de 10 en 20 minutes ou qui durent plus de deux heures), prostration de l’animal, difficultés respiratoires. Dès l’apparition de ces symptômes, l’animal sera pris en charge par le vétérinaire désigné et un traitement adapté sera prescrit pour le soulager.

Choix des espèces

Le chien est l’espèce cible du produit en développement. L’efficacité du produit doit être vérifiée et la dose optimale confirmée pour le bon développement du nouveau traitement. Il n’existe pas de méthode de remplacement pour ce type d’évaluation. Les chiens seront des adultes correspondant à l’âge cible des traitements administrés.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 5167
Souffrances
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▲ 252
▲ 4915
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Devenir
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 5167

5 167 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 4 915 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles sont irradiées sous anesthésie, gavées ou traitées par voie intratrachéale, une partie recevant en plus une greffe de tumeur. Les effets attendus sont des ulcérations intestinales, des diarrhées, une inflammation et une fibrose pulmonaires, une immunosuppression et une perte de poids. Le porteur annonce que ces composés pourraient "transformer la prise en charge des patients sous radiothérapie", puis écrit qu'ils "présentent un profil de sécurité élevé, réduisant considérablement les nuisances pour les animaux", alors que les atteintes décrites viennent des radiations qu'il administre.

Objectifs

La radiothérapie est l’une des armes thérapeutiques majeures contre le cancer, utilisée pour éradiquer les tumeurs par des rayonnements ionisants. Bien qu’elle soit efficace, elle est associée à des effets secondaires notables, résultant de l’impact inévitable des radiations sur les tissus sains environnants. Ces dommages collatéraux touchent particulièrement les organes à régénération rapide, comme le tractus intestinal, le parenchyme pulmonaire et le système hématopoïétique, entraînant des effets délétères aigus et chroniques. Sur le court terme, les patients subissent des troubles inflammatoires aigus, des atteintes digestives sévères, et des pneumopathies. À long terme, les complications incluent des fibroses, des dysfonctionnements métaboliques et des altérations du système immunitaire, qui compromettent leur qualité de vie et leur récupération. Dans ce contexte, l’utilisation d'une molécule radioprotectrice innovante, ainsi que d’autres puissants antioxydants connus, représente une avancée prometteuse. Conçu pour protéger les tissus sains tout en préservant l’efficacité antitumorale des radiations, cette molécule radioprotectrice pourrait limiter les effets secondaires locaux et systémiques de la radiothérapie, offrant ainsi une meilleure qualité de vie aux patients. Par ailleurs, en augmentant la fenêtre thérapeutique, cette molécule pourrait permettre de développer des combinaisons anti-cancéreuses impliquant par exemple la radiothérapie et les immunothérapies. Cette étude vise à évaluer le potentiel de cette molécule et d’autres antioxydants puissants comme radioprotecteurs en explorant leurs effets sur différents tissus sensibles. Nous étudierons l’efficacité de chacun des composés pour protéger l’intestin des lésions causées par la radiothérapie abdominale, notamment en préservant le microbiote et en modulant les réponses systémiques. Nous explorerons également leurs effets sur la prévention des dommages pulmonaires, comme l’inflammation et la fibrose, et dans la protection du système sanguin, en favorisant la récupération cellulaire et en limitant les perturbations métaboliques et inflammatoires.

Bénéfices attendus

Le projet visant à utiliser une molécule radioprotectrice et d’autres puissants antioxydants innovants pour protéger les tissus sains des radiations ionisantes pourrait transformer la prise en charge des patients sous radiothérapie. En réduisant les effets secondaires tels que les ulcérations intestinales, les fibroses pulmonaires et les troubles du système sanguin, cette molécule (et autres) améliorerait significativement la qualité de vie des patients. Ces derniers pourraient mieux tolérer les traitements, avec moins de fatigue, de douleurs et de complications graves, ce qui favoriserait un rétablissement plus rapide. Sur le plan thérapeutique, ces composés permettraient d'augmenter les doses de radiations administrées, optimisant ainsi l'efficacité des traitements, notamment pour les cancers résistants. L'innovation scientifique derrière ce projet, basée sur des technologies avancées, pourrait également conduire à de nouvelles cibles thérapeutiques, avec des applications potentielles au-delà de la radiothérapie, comme les expositions accidentelles aux radiations. La validation clinique accélérée du projet permettrait de réduire les délais d'introduction de cette molécule dans les traitements, offrant ainsi une option thérapeutique plus tôt pour les patients. Enfin, cette molécule radioprotectrice (et autres composés) pourrait réduire les coûts liés aux complications secondaires, tout en limitant l'impact psychologique et social de la radiothérapie, facilitant un retour plus rapide à la vie normale. En somme, ce projet promet non seulement de protéger les patients contre les effets secondaires, mais aussi d'améliorer l'efficacité des traitements, tout en ayant un impact sociétal et économique positif.

Procédures

Une injection de cellules tumorales sera réalisée chez certains animaux, durée 10 secondes, sous anesthésie locale. L’injection des composés se fera soit par gavage sur animaux vigiles, durée 10 secondes, soit en injection ou par voie, intratrachéale (une à quatre administrations selon les composés et selon la procédure 1), durée 10 secondes, sous anesthésie locale. Les souris seront anesthésiées pendant l’irradiation (maximum 15 minutes), une fois. Les prélèvements de sang sur les souris seront réalisés sous anesthésie générale, n=3, durée 3 minutes.

Impact sur les animaux

Les principales nuisances attendues concernent les effets liés aux radiations elles-mêmes. Les animaux pourraient présenter des atteintes gastro-intestinales, telles que des ulcérations ou des diarrhées, des complications pulmonaires comme une inflammation ou une fibrose, ainsi qu’une immunosuppression temporaire augmentant leur vulnérabilité aux infections. Une perte de poids et une fatigue générale pourraient également être observées, conséquence directe des dommages causés par les radiations. Pour certains groupes de souris, une nuisance supplémentaire pourrait provenir de l'implantation de tumeurs afin de simuler des conditions cliniques réalistes. Cette procédure, bien que nécessaire, peut entraîner un stress, une douleur, ou une gêne liée à la croissance de la tumeur. En ce qui concerne les antioxydants, le risque d’effets indésirables est extrêmement faible. Ces molécules sont généralement bien tolérées quelle que soit leur voie d’administration, et les doses administrées dans ce type d’étude sont soigneusement ajustées pour minimiser tout risque de toxicité systémique ou d’effets paradoxaux. Le principal inconfort résidera dans les manipulations nécessaires pour l’administration des traitements et le suivi clinique, telles que les prises de sang ou les interventions liées aux protocoles de radiothérapie. Ainsi, bien que des effets secondaires liés aux radiations et à l’implantation de tumeurs soient prévisibles, les antioxydants utilisés dans cette étude présentent un profil de sécurité élevé, réduisant considérablement les nuisances pour les animaux tout en garantissant des résultats scientifiques pertinents.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés à la fin des procédures expérimentales afin d'analyser les tissus et les organes post-mortem.

Remplacement

Il a clairement été mise en évidence ces dernières décennies que le système immunitaire et le microenvironnement tumoral jouent un rôle fondamental dans la progression tumorale ainsi que dans la réponse à la radiothérapie et aux traitements anticancéreux en général. Il n’existe actuellement pas d’alternative permettant de récapituler aussi bien qu’un organisme vivant l’ensemble de ces interactions dans leur nombre et leur complexité. De même, il n'exsite pas de sytème permettant de reproduire les interactions entre les éléments du sang, les cytokines, la tumeur et le sytème immunitaire dans sa globalité.

Réduction

Pour observer des différences qui soient statistiquement interprétables entre les différents groupes de traitements, nous avons utilisé un outil informatique afin de réduire au maximum le nombre d’animaux. De plus, nous utilisons des modèles pour ce projet pour lesquels il y a beaucoup de données dans la littérature concernant la réponse à la radiothérapie et l'immunothérapie. Ceci nous permettra de réduire les conditions expérimentales et donc le nombre de souris.

Raffinement

Les interventions seront faites sous anesthésie locale ou générale, suivant l'intervention. Les animaux seront observés quotidiennement (vérification de l’état général) et pesés 3 fois par semaine (pour surveiller la survenue d’une éventuelle perte de poids. Un aliment adapté sera fournit en cas de perte de poids).Des points limites précoces ont été définis et seront strictement appliqués. Un antalgique prescrit sera utilisé en cas de signes de douleur.

Choix des espèces

La souris est l’espèce animale de référence pour les études de radiobiologie et elle est parmi les plus utilisées pour étudier les réponses immunitaires pendant le développement tumoral. Les outils (notamment les anticorps et les bibliothèques pour RNA-seq) et les banques de données de référence sont très développés chez la souris. La physiologie et la génétique de la souris sont de mieux en mieux connues et de nombreuses études ont déjà validé des découvertes faites chez cette espèce en les appliquant pendant des essais cliniques, ce qui promeut et facilite le transfert des résultats obtenus vers des applications cliniques. Les souris seront âgées de 8 à 10 semaines, âge auquel les souris sont suffisamment matures pour ce type d’étude.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 48
Souffrances
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▲ 48
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Devenir
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 48

Pour mesurer l'effet d'analogues d'un neuropeptide sur la circulation sanguine et la fonction cardiaque, 48 souris vont être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. Chacune reçoit une injection sur animal vigile, deux échocardiographies de vingt minutes sous anesthésie gazeuse pouvant induire une hypothermie, puis un prélèvement sanguin vigile avant d'être tuée pour la collecte d'organes. Le porteur revendique un protocole sans groupe témoin, chaque animal servant de son propre contrôle, et un effectif de douze par groupe présenté comme un compromis. Sur les points limites, il écrit seulement que leur atteinte pourra faire envisager la mise à mort, sans dire lesquels.

Objectifs

Les maladies cardiovasculaires représentent la deuxième cause de mortalité en France, après les cancers. Dans ce contexte, la recherche de nouvelles cibles thérapeutiques est essentielle pour améliorer le traitement de ces pathologies. Des études ont révélé que certains neuropeptides jouent un rôle clé dans le maintien de l'équilibre des fluides corporels et des fonctions cardiovasculaires. En développant des composés dérivés de ces neuropeptides, mais plus stables et efficaces, il serait possible de mieux traiter des pathologies liées à l'équilibre hydrique ainsi que des maladies cardiovasculaires. Plusieurs de ces composés ont déjà montré leur efficacité dans des études en laboratoire. Ce projet a pour objectif d'analyser leurs effets sur la circulation sanguine et la fonction cardiaque dans un modèle vivant.

Bénéfices attendus

Sur le plan clinique, les neuropeptides développés dans ce projet pourraient constituer la base de nouveaux outils thérapeutiques pour le traitement des pathologies liées à l'équilibre hydrique ainsi que des maladies cardiovasculaires, en ciblant plus précisément ces pathologies et en limitant les effets indésirables associés aux traitements actuels.

Procédures

Dans le cadre de cette procédure, chaque animal recevra une injection, d'une durée d'environ 1 minute. Deux échocardiographies seront réalisées par animal, sous anesthésie gazeuse, chacune durant environ 20 minutes. À la fin du protocole, un prélèvement sera effectué et prendra environ 5 minutes. L'animal sera ensuite euthanasié immédiatement après le prélèvement.

Impact sur les animaux

Chaque animal recevra une injection (sur animal vigile), ce qui peut entraîner une douleur au point de piqure ainsi qu'un stress. L'animal aura 2 anesthésies gazeuse pouvant induire une hypothermie. À la fin du protocole, un prélèvement sanguin sera effectué sur animal vigile pouvant induire un stress.

Devenir

En fin de protocole, tous les animaux sont mis à mort afin de procéder a la collecte de différents organes afin d'analyser les voies d'activation du neuropetide.

Remplacement

Des recherches préliminaires ont permis de déterminer la capacité de différents composés à activer certaines protéines dans le corps, l'équilibre des fluides corporels et des fonctions cardiovasculaire. Les premiers résultats montrent que ces composés sont efficaces dans des expériences en laboratoire, ce qui justifie la nécessité de tester leur efficacité dans un modèle vivant pour confirmer leur potentiel.

Réduction

Le nombre d'animaux par groupe expérimental a été déterminé au fur et à mesure de notre expérience. Nous avons ainsi effectué des analyses permettant de déterminer la puissance statistique des paramètres mesurés et avons conclu qu'un effectif de 12 animaux, composé de 6 mâles et 6 femelles par groupe, constitue un bon compromis entre la puissance d'analyse et la réduction du nombre d'animaux utilisés. Durand cette étude nous allons générer des données (poids, paramètres sanguins, paramètres cardiaques) qui seront analysées à l'aide de différents tests statistiques. Le protocole a également été conçu pour éviter l'utilisation d'un groupe de souris contrôle, chaque animal étant son propre contrôle.

Raffinement

Dans le cadre des procédures expérimentales, nous nous efforcerons de réduire autant que possible le stress des animaux. Une surveillance quotidienne de leur état, ainsi qu'un suivi régulier de leur état général seront mis en place pour garantir leur bonne santé. Par ailleurs, nous nous engageons à offrir les meilleures conditions d'hébergement possibles, avec un enrichissement adéquat. Ils disposeront sans limitation de nourriture, boisson et d'un milieu enrichi (nids en quantité suffisante, bâton et balles à ronger). Des soins locaux seront administrés à tout animal blessé. Si une douleur est présente, un antalgique pourra être administré selon les recommandations vétérinaires. Des points limites sont mis en place, si un des points limites est atteint la mise à mort de l'animal pourra être envisagée afin d'éviter toute souffrance.

Choix des espèces

La souris est l’espèce la plus utilisée en recherche préclinique, car ce mammifère permet d'obtenir des informations cruciales sur les mécanismes physiologiques, fournissant ainsi de nombreuses données pouvant être utilisées dans une approche translationnelle pour mieux comprendre la physiologie humaine. Dans le cadre de recherches sur les atteintes de la fonction cardiaque, le modèle murin constitue la meilleure approche disponible à ce jour. L’utilisation de souris non consanguines permet également de reproduire une variabilité génétique comparable à celle observée dans les populations humaines. Les animaux débuteront leur protocole en tant que jeunes adultes, à partir de 8 semaines. À ce stade, leur fonction cardiaque est déjà pleinement développée.