Procédures légères
Morphogenèse et propriétés mécaniques de l’ovocyte et de l’embryon précoce de souris
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Oncologie
500 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles reçoivent des injections hormonales pour induire une superovulation, puis sont mises à mort pour prélever ovocytes et embryons précoces, afin d'étudier les propriétés mécaniques de l'ovule au cours de ses divisions. Le porteur n'attend qu'un stress modéré à la contention et une douleur légère à l'injection. Il affirme que la méiose femelle ne s'observe que dans l'ovocyte et qu'aucune culture cellulaire ni étude in silico ne peut la reproduire.
Objectifs
La formation des ovules s’achève par deux divisions successives. Ces deux divisions doivent être finement régulées pour empêcher les erreurs de ségrégation des chromosomes. Car ces erreurs peuvent avoir des conséquences dramatiques comme des fausses couches ou des trisomies. L’objectif de ce projet est donc de comprendre comment est régulé la formation des ovules avec un nombre correct de chromosomes, pour former un embryon après fécondation. Pour cela nous étudions les propriétés mécaniques des ovules et embryons en analysant les défauts qui sont induits par leur dérégulation.
Bénéfices attendus
Le bénéfice est une meilleure compréhension des régulateurs de la mécanique cellulaire dans les ovocytes et embryons précoces. Ils pourraient constituer des biomarqueurs de qualité ovocytaire qui pourront être potentiellement utilisé pour améliorer la réussite des techniques de procréation médicalement assistée.
Procédures
Les souris seront stimulées pars des hormones afin d’induire l’ovulation. Elles subiront deux traitements successifs. Les aiguilles utilisées pour les injections sont les plus fines possibles et les solutions seront à température ambiante afin de limiter la douleur lors de l’injection. Les injections dureront quelques secondes. Les souris resteront vigiles pendant les traitements et resteront en animalerie dans leur cage pendant cette période.
Impact sur les animaux
Les nuisances attendues sont un possible stress modéré lors de la contention puis une possible douleur légère à l'injection.
Devenir
Toutes les souris injectées sont euthanasiées afin de disséquer les oviductes et les ovaire et récupérer les ovocytes matures et embryons précoces si accouplement consécutif à l’injection.
Remplacement
La méiose est spécifique des cellules germinales et il n’existe pas de culture de cellule efficace de ce type. La méiose femelle peut être observée uniquement dans les ovocytes. Pour étudier ce processus, nous sommes donc obligés d’utiliser des ovocytes et embryons précoces issus d’animaux. Aucune étude in silico n’a jusqu’à ce jour était capable de récapituler la complexité de la formation d’un ovocyte.
Réduction
Le nombre d'animaux utilisés dans notre projet est réduit à son minimum dans la limite de ce qui est permis pour obtenir des résultats scientifiquement valides. Ainsi il est nécessaire de reproduire les résultats de manière indépendante et d'avoir plusieurs échantillons pour éviter les différences dues à la variabilité biologique. La superovulation permettra d'augmenter le nombre d'ovocyte par animal et de diminuer le nombre d'animaux utilisé. Nous estimons avoir besoin de 8 souris pour obtenir un nombre d'ovocytes et d'embryons précoces suffisants pour les deux conditions contrôles et traités pour une expérience et un projet. Les tests statistiques utilisés sont l'analyse de variance suivie de tests post-hoc.
Raffinement
Les conditions d'élevage, d'hébergement, de soins et les méthodes utilisées sont adaptées afin de réduire le plus possible toute douleur, souffrance, angoisse que pourraient ressentir les animaux. Les injections sont faites avec des solutions à température ambiante et un matériel permettant de réduire la douleur. Les souris seront massées au site d'injection et observées pendant l'heure qui suit et quotidiennement jusqu'à la fin de leur traitement.
Choix des espèces
Il est très difficile d’obtenir des ovocytes humains provenant des centres de Procréation Médicalement Assistée (PMA). La souris est un mammifère très proche de l’Homme dont la méiose dans l’ovocyte est très similaire à celle de l’ovocyte humain. La souris est à la fois le modèle le plus proche de l’homme et le plus accessible pour étudier la méiose et le développement embryonnaire précoce. C'est aussi le seul modèle où les invalidations conditionnelles de gènes sont possibles. Les souris sont utilisées à l’âge adulte à partir de 9 semaines. C’est à cet âge qu’elles produisent la plus grande quantité d’ovocytes.
Identification des mécanismes de résistance aux hormonothérapies dans le cancer de la prostate résistant à la castration : une approche multi modèles
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système urogénital
1 413 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles reçoivent une greffe de cellules tumorales ou un fragment de tumeur de patient sous anesthésie générale, puis des mesures répétées et des injections de molécules deux fois par semaine sur quatre à six semaines, pour identifier les mécanismes de résistance à l'hormonothérapie du cancer de la prostate. Le porteur affirme que le développement tumoral n'est pas douloureux et n'attend pas de perte de poids. Il revendique un "besoin urgent" de nouvelles cibles et conclut qu'il est "indispensable" d'utiliser la xénogreffe de tumeur de patient.
Objectifs
Le cancer de la prostate (CaP) représente 1 400 000 nouveaux cas et 375 000 décès dans le monde par an (57 000 cas, 9 000 décès en France). Il est dépisté par mesure du PSA (Antigène Spécifique de la Prostate) et toucher rectal. Aux stades localisés, la chirurgie, la radiothérapie, la Curiethérapie, et des ultrasons sont curatifs. Au stade métastatique, l’hormonothérapie est le traitement de 1ère ligne, avec une problématique de taille, l’échappement hormonal, qui fait que le cancer reprend son développement. En conséquence il est actuellement proposé à ces patients une hormonothérapie de 2ème génération, notamment l’abirotérone ou l’enzalutamide, qui vont bloquer les hormones responsables du développement du cancer de la prostate, en combinaison avec des inhibiteurs de PARP (Poly(ADP-ribose) polymérase), qui représentent une classe de médicaments anticancéreux ciblant les cancers caractérisés par une surexpression des enzymes de type PARP (comme l’olaparib, le talazoparib, ou le niraparib), comme c’est le cas du cancer de la prostate. Pour améliorer la survie des patients de nouvelles avancées sont nécessaires, tant pour le diagnostic que pour le traitement de la maladie, et cela passe également par l’identification des mécanismes de résistance aux thérapies de référence actuelles. Dans ce projet, notre objectif est de déterminer les mécanismes moléculaires de la résistance à l’hormonothérapie de 2ème génération en combinaison avec les inhibiteurs de PARPet de contourner cette résistance en inhibant les mécanismes moléculaires impliqués. Ces études permettront ainsi de développer des approches thérapeutiques pour le traitement du CaP, dans une logique de médecine personnalisée, c’est-à-dire adaptée aux caractéristiques de chaque patient.
Bénéfices attendus
Notre projet va permettre d’identifier et de contrer les mécanismes de résistances à l’hormonothérapie de seconde génération, notamment l’abiratérone, en association avec les inhibiteurs de PARP (Poly(ADP-ribose) polymérase), actuellement en thérapie de première ligne dans le cancer de prostate résistant à la castration. Les inhibiteurs de PARP, représentent une classe de médicaments anticancéreux ciblant les cancers caractérisés par une surexpression des enzymes de type PARP (comme l’olaparib, le talazoparib, ou le niraparib), comme c’est le cas du cancer de la prostate. Les retombées de notre projet ont ainsi des implications potentielles très importantes pour la clinique. Nos résultats permettront ainsi d’ouvrir de nouvelles perspectives pour le traitement du cancer de la prostate. Du fait que les patients deviennent résistants aux thérapies anti-tumorales classiques dans ce cancer, il y a un besoin urgent d’identifier les mécanismes à l’origine de cette résistance, mais bien sur également de découvrir, de développer et de valoriser de nouvelles alternatives thérapeutiques pour une meilleure prise en charge des patients aux stades avancés de la maladie. Ainsi, nous pourrons apporter de nouveaux outils pour contenir la maladie, voire l’éradiquer
Procédures
Les animaux recevront une injection de cellules tumorales (modèles de xénogreffes de lignées cellulaires humaines) ou un implant tumoral en sous-cutané (modèles de xénogreffes de tumeurs de patients) au cours d’une chirurgie d’implantation sous anesthésie générale. L’intervention dure environ 15 secondes pour l’injection sous-cutané de lignées et environ 5 minutes pour l’implantation du fragment de tissu tumoral. Le volume tumoral sera suivi par mesure de la tumeur (longueur, largeur, profondeur) 2 fois par semaine à l’aide d’un pied à coulisse électronique. Pour les traitements ils recevront des injections sous anesthésie générale répétées, sur 4 à 6 semaines, à raison de 2 injections par semaine durant environ 15 secondes, soit entre 8 et 12 injections avec les molécules thérapeutiques.
Impact sur les animaux
Comme il s’agit de xénogreffer des petits morceaux de tissus tumoraux, il est possible qu’il y ait une douleur au site d’incision, et une infection au point de suture. La chirurgie n’est réalisée qu’une seule fois pour obtenir la taille tumorale initiale, pour l’initiation des thérapies. Une inflammation au site d’injection est aussi possible. En outre, concernant la procédure principale, comme il s’agit d’injections répétées, il peut y avoir un stress à la contention, et lors des injections, mais cela est minimisé par le fait que l’ensemble des gestes est réalisé sous anesthésie générale gazeuse à l’isoflurane, qui permet une induction et un réveil rapide. Cependant, il faut noter que nous avons une très forte expérience de ces protocoles, non seulement dans le développement de modèles CDX avec plusieurs lignées de divers types de cancers, mais également de modèles PDX avec des xénogreffes de près de 1000 tumeurs, et nous restons vigilants afin que les effets indésirables éventuels puissent être minimisés au maximum. Nous n’avons pas reporté de perte de poids, que ce soit dans nos observations ou celles d’autres investigateurs. Idem pour l’alimentation et l’hydratation (qui rejoint le poids), aucune différence n’est notée les animaux continuant à prendre du poids au cours de l’expérimentation de manière tout à fait normale. Aucun impact sur le comportement n’a été non plus répertorié dans ce type d’expérimentations.
Devenir
Tous les animaux sont mis à mort à la fin des expérimentations afin de collecter un maximum de tissus afin de procéder à des analyses complémentaires et soulager les douleurs éventuelles.
Remplacement
Le cancer de la prostate, comme beaucoup de cancer, se caractérise par une grande variabilité cytogénétique entre les individus et hétérogénéité au sein même de la tumeur. La réalisation d'études précliniques fiables nécessite l'utilisation de modèles reproduisant fidèlement ces caractéristiques des tumeurs humaines. Or, les modèles d'étude se basant sur les lignées cancéreuses clonales ne reflètent pas l'hétérogénéité de la tumeur in situ. De même, pour les systèmes de culture 3D en cours de développement qui ne permettent pas encore d’obtenir des résultats projetables à l’homme. Par conséquent, aucune méthode de remplacement pertinente n'existe à ce jour. Il est donc indispensable d’utiliser le modèle de xénogreffe de tumeur de patients, seul capable de reproduire les caractéristiques de la pathologie humaine.
Réduction
Nous avons réduit au maximum le nombre d’animaux utilisés pour les différentes étapes du projet, mais en permettant les études statistiques, par les tests classiques et adaptés aux expérimentations. Le nombre d’animaux a été calculé statistiquement afin d’être réduit à son minimum tout en permettant d’atteindre les objectifs du projet. Dès que les objectifs seront atteints, ou en absence d’effet des traitements, aucun animal supplémentaire ne sera inclus permettant de réduire encore les effectifs.
Raffinement
Le raffinement sera assuré par un enrichissement des cages pour le confort des animaux (des bâtons à ronger pour limiter les querelles ; des carrés de coton pour une nidification ; des igloos, permettant le jeu et le repos). Les souris seront nourries et hébergées en groupe ; elles ne seront séparées qu'en cas de comportement agressif avec induction de plaies. Nous diminuerons la douleur et l'angoisse liées à la xénogreffe en opérant sous anesthésie gazeuse avec une anesthésie au site d’implantation, et en appliquant une analgésie (Meloxicam 5mg/kg/j en IP pendant 3 jours). Les animaux seront maintenus au chaud sur un tapis chauffant pendant la phase de réveil, phase pendant laquelle les animaux seront surveillés en continu. Il est à noter que le développement tumoral n'est pas douloureux pour les animaux. De plus, nous avons établi des points limite qui mettront fin à l’expérimentation en cas de souffrance et d’inconfort des animaux.
Choix des espèces
Les pathologies cancéreuses en général se caractérisent par une grande variabilité cytogénétique (variation de l’ADN des cellules tumorales) entre les individus et sont généralement hétérogènes au sein même de la tumeur. Or, jusqu'à présent, les modèles d'étude en oncologie se basent sur les lignées cancéreuses clonales qui ne reflètent pas l'hétérogénéité de la tumeur in situ. Par ailleurs, les modèles expérimentaux in vitro ne prennent pas en compte le rôle du microenvironnement dans le développement tumoral. Ainsi, malgré le développement de cultures 3D dont la mise en place reste difficile, les modèles animaux s'avèrent donc indispensables pour la recherche translationnelle en oncologie. Le modèle expérimental décrit dans ce projet nécessite l'utilisation d'animaux immuno-déprimés pour permettre la greffe d'un tissu étranger. Les greffes seront réalisées sur des souris jeunes âgées de 5 à 6 semaines afin d’avoir un système immunitaire encore très peu mature, permettant d’assurer une prise de greffe optimale.
Elevage avec identification et génotypage invasifs
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
25 000 souris vont être utilisées dans une procédure impliquant un niveau de souffrance léger, l'identification par puce sous-cutanée et une biopsie de la queue par amputation de son extrémité, réalisées sur souriceaux vigiles âgés de 7 à 12 jours. Le porteur indique que ces gestes provoquent une douleur légère et, plus rarement, une hémorragie ou le rejet du nouveau-né par la mère. Tous les animaux sont gardés vivants à l'issue de cette procédure, mais leur devenir varie ensuite, affectation à d'autres projets, entretien des colonies, mise à mort pour prélèvement d'organes ou mise à mort au sevrage pour ceux dont le génotype ne convient à aucun usage. Le porteur revendique la "nécessité" d'un génotypage fiable et affirme qu'aucune méthode non invasive n'égale à ce jour la biopsie de queue.
Objectifs
L'objectif de cette demande est d'identifier et de génotyper les animaux produits dans l’animalerie. Il s’agit d’un double geste invasif consistant à l'injection sous-cutanée au niveau du cou d'une puce émettrice de très petite taille pour l'identification de l'animal, suivi d'une biopsie de queue pour génotypage réalisé sur animal vigile âgé de 7 à 12 jours. Cette demande d'autorisation de projet pour identification et génotypage se justifie par la nécessité de : - sélectionner les animaux d’intérêt pour l’expérimentation (inclus dans d'autres demandes) - sélectionner les animaux d'entretien des colonies - sélectionner les animaux pour la formation, le maintien des compétences et les prélèvements d’organes ou de tissus pour des études ex vivo. Les animaux dont les génotypes ne conviennent pas pour les projets expérimentaux soumis, et n’étant pas utilisés pour les prélèvements post mortem, pour les activités d’élevage ou encore pour la formation seront mis à mort selon une méthode réglementaire.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus de la procédure d’identification et de génotypage sont de permettre une sélection des animaux d’intérêt nécessaire dans les projets de recherche. L’identification par puce émettrice permet : - d’identifier individuellement les animaux ; - d’identifier les animaux de manière permanente ; - de ne pas mutiler les animaux. Le génotypage par biopsie de l’extrémité de la queue permet : - l’obtention de résultats fiables grâce à une quantité et une qualité du matériel génétique obtenu pour le génotypage; - de minimiser les risques de contaminations entre échantillons.
Procédures
Tous les animaux de cette demande d'autorisation de projet seront soumis à deux gestes techniques invasifs consécutifs : 1/ l'identification par injection sous-cutanée d'une puce émettrice : 1 fois – durée : quelques secondes 2/ la biopsie de queue : 1 fois – durée : quelques secondes Ces gestes sont réalisés sur animal vigile.
Impact sur les animaux
La procédure d'identification et de génotypage décrite dans cette demande est composée de deux actes techniques invasifs : - l'identification par injection sous-cutanée d'une puce émettrice de taille réduite (1,4x8mm) - la biopsie de queue, qui consiste en l’amputation de l’extrémité de la queue. Ces deux gestes provoquent une légère douleur. L’animal est maintenu en contention pendant les 2 actes et donc tout au long de la procédure, ce qui est une source de stress. Dans de très rares cas, certains effets indésirables supplémentaires peuvent survenir: -une légère hémorragie à la queue -le rejet du nouveau-né par la mère.
Devenir
Tous les animaux sont gardés en vie à l'issue de cette unique procédure. Leur devenir diffère ensuite selon les résultats du génotypage : a/ ils sont sélectionnés pour un projet, pour la formation ou pour le maintien des compétences (inclus dans d'autres DAP); b/ ils sont conservés pour l’entretien des colonies ; c/ ils sont mis à mort pour prélèvements de tissus post mortem ; d/ ils sont mis à mort dès sevrage si leurs caractéristiques ne répondent pas aux besoin du projet et si aucune autre utilisation n’est possible.
Remplacement
Des essais sont en cours afin de réaliser les génotypages sur un prélèvement non invasif de follicules pileux mais à ce jour ils ne sont pas concluants. Un doute sur les résultats des génotypages conduirait à la nécessité de procéder à nouveau à des prélèvements et génotypages. Une erreur de génotypage se traduirait par la mise en accouplement d’animaux n’ayant pas les caractéristiques attendues. Cela impliquerait : - une augmentation du nombre d’animaux produits inutilement ; - la naissance d’animaux avec des phénotypes potentiellement délétères ; - l’utilisation d’animaux génétiquement sans intérêt dans des projets expérimentaux induisant des résultats erronés et non exploitables (si l’erreur n’est pas détectée précocement). Il est donc indispensable de recourir à une méthode de génotypage fiable. Or il n’existe pas actuellement de méthode de prélevement non invasive aussi performante que la biopsie de queue.
Réduction
A ce jour, nous ne disposons pas d’autres moyens aussi efficaces nous permettant de sélectionner les animaux transgéniques. Le responsable de l'animalerie établit les plans d’élevage en amont, en concertation avec le porteur de projet, afin de réduire autant que possible le nombre d’animaux générés et donc d’animaux identifiés et génotypés. En outre, nous favorisons l’utilisation des animaux au génotype sans intérêt dans d’autres projets ou des formations afin de ne pas élever ces animaux à ces seules fins et de réduire le nombre d’animaux global produits dans l’animalerie.
Raffinement
Les actes d’identification et de génotypage sont réalisés par un personnel expérimenté, formé par tutorat. La parfaite maîtrise du geste par les agents qualifiés permet de réduire l’inconfort et le stress ressentis par l’animal. Ces identifications et génotypages des animaux sont réalisés avec du matériel approprié permettant un geste rapide et précis dans le respect des conditions d’asepsie établies dans l’animalerie. Des points d'attention précis (points limites gradés) et des mesures conservatoires adéquates sont établis en cas notamment de saignement, rejet de la mère ou perte d'appétit. Si les actions mises en place n'ont pas les résultats attendus, l'équipe de zootechnie prend la décision finale, sans délai, de mettre à mort l’animal. Par ailleurs, la procédure est réalisée dans une salle d’expérimentation calme. Les cages y sont amenées les unes après les autres afin de réduire autant que possible le stress des animaux. Enfin, dès que la procédure est terminée, les nouveau-nés sont remis en présence de leur mère.
Choix des espèces
La souris est une espèce de choix pour les études sur le système nerveux central des vertébrés. L'organisation du système nerveux central de cette espèce est assez proche de celle de l'homme ce qui permet une extrapolation des résultats à l'espèce humaine pour mieux comprendre les mécanismes synaptiques à une échelle moléculaire ou comportementale. De plus, la souris permet l'obtention aisée de modèles génétiquement altérés par différentes méthodes et donc de créer des modèles murins de pathologies neurologiques bien caractérisés. Pour la plus grande majorité des lignées, les animaux sont identifiés et génotypés entre 7 et 12 jours. A cet âge : - les animaux sont aisément manipulables ; - le cartilage est souple ; - les groupes sociaux constitués sont stables. Toutefois, certains animaux peuvent être identifiés et génotypés précocement si les projets expérimentaux auxquels ils sont destinés l’exigent. Nous éviterons autant que possible l’identification et le génotypage d’animaux adultes avec ces méthodes.
Etude de l’impact de la perte de fonction de CFTR sur le développement de l’ostéoporose chez la souris 2/2
- Recherche appliquée
- Troubles musculosquelettiques
92 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles subissent le retrait chirurgical des ovaires sous anesthésie générale pour induire une ostéoporose, puis jusqu'à trois séances d'imagerie par an, pour étudier le lien entre une anomalie génétique de la mucoviscidose et la perte osseuse. Le porteur indique que la chirurgie comporte un risque de mortalité et prévoit d'abandonner la procédure si ce risque dépasse certains seuils. Il affirme qu'à sa connaissance il n'existe "pas d'alternative non animale efficace" et que les régulations en jeu ne sont pas modélisables sans un "animal complet".
Objectifs
L’ostéoporose est une problèmatique de santé publique. Cette pathologie, qui touche près de 40% des femmes et 15% des hommes de plus de 65 ans dans le monde, se traduit par une perte excessive de la masse osseuse et une diminution de la résistance des os, induisant une augmentation considérable du risque de fractures (377 000 nouvelles fractures dues à l’ostéoporose sont recencées chaque année en France). Il en résulte un important impact pour la société en raison des prises en charges hospitalières et thérapeutiques nécessaires à ces patients. Les patients souffrant de mucoviscidose présentent une forme particulière d’ostéoporose appelée maladie osseuse liée à la mucoviscidose. Cette maladie est due à un problème génétique dont l’effet précis sur l’os n’est pas aujourd’hui connu. Ce projet qui se déroule dans deux établissements utilisateurs a pour objectif donc de consolider les données dores et déjà acquises sur l’effet biologique de la problématique génétique sur la qualité osseuse, en étudiant les os de souris où l’ostéoporose sera induite par le retrait chirurgical des ovaires au cours du temps. Ces approches expérimentales permettent de récapituler les changements majeurs intervenant dans le cadre de la survenue de la ménopause chez la Femme, et de façon plus globale dans les deux sexes en lien avec le vieillissement de l’organisme. Ce travail permettra donc, à terme, de mieux comprendre l’impact de la problématique génétique sur les altérations osseuses dans des populations de plus en plus agées et donc de proposer de nouvelles molécules pour lutter contre la pathologie osseuse liée à la mucoviscidose et plus généralement contre l’ostéoporose.
Bénéfices attendus
L’ostéoporose se traite actuellement par des moyens non médicamenteux et médicamenteux. La prise en charge non médicamenteuse fait ainsi appel à l’optimisation de la prise de calcium, le plus souvent d’origine alimentaire, une activité physique adaptée et régulière, couplées à la réduction de tous les facteurs favorisant la perte accélérée du capital osseux et les facteurs favorisant les chutes. Les traitements médicamenteux de l’ostéoporose se basent essentiellement sur des médicaments bloquant la résorption osseuse, ou des substituts des hormones, mais toutes ces approches thérapeutiques doivent être adaptées en fonction de différents facteurs de risques et ne présentent qu’une efficacité limitée chez les patients souffrant de mucoviscidose. Les résultats de cette étude permettront une meilleure compréhension de l’impact de la problématique génétique dans l’établissement de l’ostéoporose post-ménopause ou liée à l’age et pourront orienter vers de nouvelles pistes thérapeutiques potentielles.
Procédures
Les animaux recevront une intervention chirurgicale de 30 min sous anesthésie générale pour la procédure de retrait des ovaires au sein du premier établissement utilisateur. Ils seront également soumis au maximum à trois séances d’imagerie de 30 min, sous anesthésie générale, par an, au sein du second établissement utilisateur
Impact sur les animaux
Toute approche chirurgicale implique un risque de mortalité lors de l’intervention et après. Néanmoins, si la mortalité en lien avec la réalisation de la chirurgie est supérieure à 10% pour le groupe d’animaux ne portant pas de problème génétique et supérieure à 50% pour le groupe portant l’anomalie génétique, la procédure complète sera abandonnée. Un gonflement, une perte de liquide et une irritation, susceptibles d’engendrer une diminution de l’activité de l’animal, peuvent nuire à la bonne alimentation et donc mener à une perte de poids voire à un comportement de repli. Une légère perte de poids des animaux, classiquement constatée après les interventions chirurgicales est attendue dans les tous premiers jours avant une reprise de poids classique ensuite. A notre connaissance, aucun autre effet indésirable n’est attendu.
Devenir
A l’issue des procédures tous les animaux seront euthanasiés afin de prélever les tissus osseux et observer la microarchitecture osseuse par scanner à haute résolution et analyses histologiques et immunohistochimiques et biomécaniques.
Remplacement
A notre connaissance il n’y a pas d’alternative non animale efficace qui permet d’étudier la perte osseuse induite par chute des taux hormonaux, mimant l’ostéoporose post-ménopause chez l’Homme, ou en lien avec le vieillissement de l’organisme. Les mécanismes complexes de régulation en cascade des différents tissus, chacun contenant plusieurs types cellulaires, et du système immunitaire notamment via la mise en place d’une mobilisation augmentée des cellules résorbant l’os par exemple n’est pas réalisable en dehors de modèles in vivo impliquant un animal complet. Les données sur ces régulations complexes et multifactorielles sont encore trop minimalistes en l’état actuel des connaissances scientifiques pour envisager une modélisation numérique susceptible de répondre à notre hypothèse.
Réduction
Sur la base de nos expériences précédentes, un nombre optimisé d’animaux (10 par groupe) sera employé pour ces procédures afin que les valeurs obtenues soient exploitables sur le plan statistique en fin d’expérimentation. Une logique d’arrêt des procédures est de plus mise en place : en cas de dépassement par 3 animaux par groupe des points limites, la procédure sera interrompue. Des tests statistiques adaptés à nos effectifs seront utilisés.
Raffinement
Lors de leur arrivée à l'animalerie, une période de d’acclimatation d’une semaine sera appliquée afin que les souris s'acclimatent à leur nouveau lieu d'hébergement. Les cages seront enrichies d’abri et roues ainsi que de matériaux (morceau de coton ou de sopalin, tube en carton...) permettant aux animaux d'améliorer leur cage. A chaque intervention les animaux seront endormis afin de limiter le stress et la douleur. Du fait de l’intervention chirurgicale pour la procédure portant sur l’ostéoporose post-ménopause, une douleur après l’opération sera anticipée avec l’utilisation de médicaments antidouleurs. Un suivi rapproché (2 fois par jour) sera effectué sur les deux jours suivants la chirurgie et si des signes d’inconfort étaient détectés. Le suivi des animaux se fera tous les deux jours ensuite sur la première semaine puis deux fois par semaine ensuite. Les animaux engagés pour la procédure 2 seront visités deux fois par semaine. Le poids des animaux sera mesuré à chaque temps de traitement. Les animaux seront finalement euthanasiés après anesthésie générale. Afin de réaliser les analyses par imagerie, sur un site distant abritant la plateforme dédiée, les animaux seront transportés par véhicule personnel climatisé afin de consevrer une température optimale pour les animaux de 20°C, (8 km, environ 10 minutes). Le transport sera effectué dans des cages de transport propres, spécifiquement préparées, et les animaux seront remis dans des cages habituelles avec eau et nourriture à volonté dès leur arrivée. Le retour s’effectuera de la même manière.
Choix des espèces
La réalisation de ces études chez la souris via le modèle est décrite et validée. Les expériences antérieures ont donné des résultats exploitables. La souris étant un animal de petite taille, son hébergement en groupe sociaux de plusieurs individus est facilité au sein de notre établissement utilisateur en regard du matériel à disposition. Dans le but de se placer dans des conditions expérimentales les plus représentatives de la réalité physiologique rencontrée en médecine humaine, les souris utilisées seront des souris adultes âgées de 8 semaines à l’initiation de la procédure.
Génération d’une lignée de souris transgénique surexprimant la protéase HTRA3 comme modèle d’étude du vieillissement prématuré observé dans le syndrome de Cockayne
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
410 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Le porteur génère une lignée transgénique surexprimant une protéine pour provoquer un vieillissement prématuré, et décrit les atteintes attendues, perte de poids et de masse musculaire, baisse de la mobilité et des fonctions cognitives, douleurs chroniques, jusqu'à la mise à mort pour prélèvement d'organes. Les injections pharmacologiques sont administrées en une fois ou chaque jour sur dix jours. Il justifie le recours à l'animal par la rareté et la fragilité des patients atteints du syndrome de Cockayne et affirme qu'aucun système in vitro ne peut reproduire le vieillissement d'un tissu.
Objectifs
L’analyse de cellules dérivées de patients avec le syndrome de Cockayne (CS) a montré que la réparation défectueuse de l'ADN, due à l'altération de l’une ou l’autre des protéines n'était vraisemblablement pas la cause principale de la maladie, mais plutôt d’autres fonctions de ces mêmes protéines. Le vieillissement précoce et la neurodégénérescence dans le CS ont été réfractaires à l'expérimentation car les modèles murins ne récapitulent pas complètement la maladie, et car le matériel biologique provenant de patient est difficile à obtenir (les patients CS sont extrêmement fragiles). La faible représentativité des modèles animaux pour le CS représente un handicap majeur pour l'investigation et le développement éventuel de stratégies précliniques pour le CS. Au vu des données indiquées au-dessus, il est fort possible que la surexpression d’une protéine candidate soit une cause majeure de la maladie. Nous prévoyons donc de générer une nouvelle lignée de souris inductible cette protéine pour vérifier cette hypothèse.
Bénéfices attendus
Nous nous attendons à ce que cette lignée de souris exprime de manière ubiquitaire (dans tous les organes/tissus) des niveaux élevés de la protéine , de manière constante ou pendant des périodes données lorsqu'elle est supplémentée ad hoc avec un inducteur. Les souris surexprimant la protéine en permanence et/ou pendant des périodes données devraient présenter des signes de vieillissement prématuré et/ou de neurodégénérescence. Nous nous attendons à une durée de vie plus courte que les souris non supplémentées en inducteurs ou les souris contrôle (non transgéniques) ainsi qu’à une apparition plus précoce de la dégénérescence de plusieurs organes et du cerveau, ce qui se traduit par une mobilité, une flexibilité et une cognition affectées. Enfin, ce modèle de souris sera d'une grande importance pour les études mécanistes et précliniques du syndrome de Cockayne, y compris pour les thérapies, puisque nous avons identifié plusieurs molécules antioxydantes effectives in vitro.
Procédures
Les animaux recevront un traitement pharmacologique en injection unique (durée 15 sec/animal) ou en injections répétées de façon quotidienne (durée 15 sec/animal) sur une durée de 10 jours
Impact sur les animaux
Les nuisances ou effets indésirables attendus sur les animaux sont ceux caractéristiques du processus de vieillissement ; incluant une perte de poids (musculaire), une réduction de la mobilité et des fonctions cognitives, et des douleurs chroniques (posturale, fibrotique), et ceux jusqu’à la mise à mort des animaux à la fin du protocole expérimental.
Devenir
Les animaux seront mis à mort à la fin du protocole expérimental ou en cas d’atteinte d’un point limite pour prélèvement d’organes pour analyse des défauts au niveaux moléculaire et/ou cellulaire et/ou histologique (les animaux ne pourront donc pas, ni être réutilisés, ni replacés, ni adoptés)
Remplacement
Aucun système in vitro ne peut récapituler la complexité des interactions et reproduire fidèlement les conditions naturelles au sein d’un tissu normal ou en vieillissement. Ceci est particulièrement justifié pour le vieillissement qui se définit par la dégénération d’un tissu ou organe avec le temps. Il est par conséquent difficile d’étudier l’ensemble des composantes du vieillissement à l’échelle cellulaire. En plus de ces limitations, le matériel biologique issu des patients (sang, biopsies) est très difficile à obtenir du fait de leur faible nombre (incidence : 1/200000) et de leur fragilité extrême. Le processus de vieillissement implique une multitude de réponses et d’interactions cellulaires avec leur environnement au sein d’une ultrastructure tridimensionnelle complexe (matrice extracellulaire tridimensionnelle, types cellulaires variés, facteurs de croissance, etc), qui ne peuvent être appréhendé dans leur globalité qu’in vivo.
Réduction
Les effectifs des groupes expérimentaux ont été ajustés : - en fonction de la nature de l'expérience et des paramètres mesurés, - de la variabilité de ces paramètres, - de façon à produire des résultats statistiquement interprétables. Un nombre de 6 animaux, pour les groupes contrôles et les groupes expérimentaux, sont utilisés pour réaliser les expériences. Les résultats obtenus entre les groupes expérimentaux et les groupes contrôles sont analysés par des tests d’hypothèse paramétrique ou non paramétriques.
Raffinement
Un suivi régulier des animaux selon leur état général de santé et le développement des signes caractéristique du vieillissement (aspect pelage, motricité/activité, appétit) est prévu. Le poids des souris sera également enregistré. Les cages seront également garnies avec des éléments d’enrichissement pour réduire l’impact d’un environnent stressant pour les animaux. En cas d’identification d’une douleur ou souffrance quelconque de l’animal, liée ou non au vieillissement induit, des traitements sont prévus avec administration d’analgésique pour assurer un confort total des animaux. Si les signes cliniques de souffrance ne s’améliorent pas dans les jours suivants, ou en présence d’une perte de poids trop importantes, les animaux seront mis à mort.
Choix des espèces
Les souris sont des petits mammifères. Ils partagent donc de nombreuses similarités avec l’Homme. Elles constituent un modèle très maîtrisé par l’ensemble des équipes de recherche. Leur temps de génération est court et les effectifs des portées élevés, ce qui permet d’avoir rapidement accès à un grand nombre d’animaux. De nombreuses lignées existent (souris génétiquement modifiées). Cette richesse de ressources permet des croisements facilités afin d’étudier des composantes multifactorielles, particulièrement appropriées pour l’étude du vieillissement et surtout des maladies liées à l’âge, qui ne sont pas causées par l’altération d’un seul gène. Ceci entre dans le cadre du raffinement avec la possible valorisation d’animaux non utilisés pour d’autres projets. L’évaluation du phénotype de la nouvelle lignée nécessite l’utilisation des animaux à la naissance, au sevrage et à l’âge adulte. Dans l’autre procédure les animaux seront utilisés à partir de l’âge adulte (6 à 8 semaines) pour que le sevrage permette l’accès aux produits administrés dans l’eau de boisson ou la nourriture et ainsi réduire les injections. Notre objectif étant de générer un phénotype de vieillissement précoce par induction d’un transgène, les animaux seront utilisés jusqu’à l’apparition de signes phénotypiques d’un vieillissement sévère (souris gériatrique), et donc potentiellement pour les animaux contrôles jusqu’à 24-36 mois sous réserve d’un état général satisfaisant.
Evaluation préclinique d’une immunothérapie combinée dans la Maladie d’Alzheimer et autres pathologies liées à la protéine Tau chez la souris
- Recherche appliquée
- Troubles immunitaires
- Troubles nerveux
1 958 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles portent un modèle de maladie neurodégénérative ou un système immunitaire déficient, subissent une biopsie d'identification sur souriceau vigile, jusqu'à 35 injections dans l'abdomen, jusqu'à deux injections dans le cerveau sous anesthésie et des prélèvements sanguins répétés, pour tester une immunothérapie ciblant les cellules immunitaires dans la maladie d'Alzheimer. Les retombées annoncées pour les patients sont renvoyées à de futurs essais cliniques, alors que le porteur a déjà lancé un essai pilote. Sur le remplacement, il affirme que les cultures cellulaires ne reproduisent qu'une fraction des interactions en jeu et conclut qu'un modèle animal est "totalement indispensable".
Objectifs
La maladie d’Alzheimer (MA) est une pathologie neurodégénérative caractérisée par la perte progressive de la mémoire et des fonctions cognitives. Elle est définie par deux types de lésions cérébrales : celles liées à la protéine A-Béta, et celles liées à la protéine Tau. Ces agrégats protéiques induisent une réaction immunitaire à plusieurs composantes. La première composante, consiste en une inflammation chronique cérébrale pouvant avoir des effets bénéfiques ou délétères. Des études récentes ont montré l’existence d’une seconde composante, par laquelle des cellules immunitaires infiltrent le cerveau et promeuvent la progression du déclin cognitif. Plusieurs analyses chez l’Homme et dans des modèles expérimentaux suggèrent que ces cellules ont un rôle délétère dans la MA. Des études ont montré que la modulation de ces cellules immunitaires délétères permet de réduire la perte de mémoire et de modifier l’inflammation cérébrale dans un modèle murin de pathologie A-Béta. Ces cellules immunitaires régulatrices pourraient également contrôler les réactions immunitaires pathogènes liées à la protéine Tau pathologique. Sur la base d’études pré-cliniques dans un modèle murin de pathologie Tau, l’objectif de ce projet est d’évaluer une approche thérapeutique innovante ciblant les cellules immunitaires dans la MA et d’autres pathologies liées à la protéine Tau.
Bénéfices attendus
La Maladie d’Alzheimer (MA) touche environ 1 million de personnes en France, avec 225 000 nouveaux cas chaque année. Cette maladie, sans traitement, nécessite une prise en charge importante liée à la perte d’autonomie des patients. Des études précliniques antérieures dans un modèle murin de MA ont apporté la preuve de concept de l’efficacité thérapeutique d’un traitement à faible dose d’une molécule. Cette preuve nous a permis d’initier un premier essai clinique pilote pour évaluer l’efficacité thérapeutique de ce traitement modulant les réponses immunitaires délétères dans la MA précoce. Ce projet vise à présent à évaluer et établir la preuve de concept pré-clinique de l’efficacité accrue d’une nouvelle approche ciblant les réponses immunitaires pathogènes associées aux agrégats de protéine Tau. Ces études devraient ouvrir la voie au développement de nouveaux essais cliniques thérapeutiques dans la MA et dans d’autres maladies neurodégénératives, dans le but de proposer une prise en charge plus efficace aux nombreux patients touchés par ces maladies.
Procédures
Les animaux modèles de la Maladie d’Alzheimer développent une maladie neurodégénérative avec des déficit cognitif au cours du temps. Un autre modèle animal utilisé dans le projet dispose d’un système immunitaire déficient réduisant leur capacité à lutter efficacement contre les microbes ce qui les rends plus sensible aux infections. Les animaux seront identifiés génétiquement à l’aide d’une biopsie (>1mm) effectuée de manière précoce sur animal vigile. Au cours de ce projet, les animaux seront soumis à des injections répétées au niveau de l’abdomen (intra-péritonéale) à raison d’un maximum d’une injection quotidienne durant 10 jours à l’âge de 3 mois puis de rappel toutes les 3 semaines durant 5 jours jusqu’à l’âge de 9 mois (environ 20 secondes par injection). Les injections seront réalisées sur animal vigile avec au minimum 1 injection et au maximum 35 injections intra-péritonéales sur la durée du traitement. Ils auront également au maximum deux injections au niveau du crâne (intracérébroventriculaire) à l’âge de 3 mois pour la première et la seconde à un temps qui sera défini au cours du projet (environ 30 minutes par procédure chirurgicale). Ces injections seront réalisées sous analgésie et anesthésie. Des prélèvements sanguins seront réalisés sur animal vigile à la fin des 10 premiers jours puis au maximum toutes les 2 semaines sur la durée du traitement (environ 30 secondes à 1 minutes par prélèvement). Les animaux seront prélevés entre 1 et 9 fois sur la durée du traitement. Des tests comportementaux seront effectués à l’âge de 9-10 mois. Ces tests durent entre 5 et 20 minutes chacun ; certains ne sont effectués qu’une seule fois, d’autres sont répétés tous les jours pendant 6 jours. Les souris seront habituées au lieu d’évaluation au préalable et auront un repos de 24h minimum entre chaque test. Enfin, les animaux seront euthanasiés selon différentes méthodes réglementaires à l’issue de la période de maintien prévue en vue des prélèvements et analyses.
Impact sur les animaux
Les souris utilisées dans le projet développent une maladie neurodégénérative avec des déficits cognitifs au cours du temps. Cela pourrait entraîner des troubles du comportement et potentiellement une agressivité accrue avec l’âge source de bagarre et donc de blessures/lésions potentielles (rare). Un autre modèle animal utilisé dans le projet dispose d’un système immunitaire déficient réduisant leur capacité à lutter efficacement contre les microbes ce qui les rend plus sensibles aux infections. La biopsie (
Devenir
A l’issue des procédures, les animaux seront tous euthanasiés par des méthodes réglementaires. Une première partie dans le cadre du maintien des lignées sera euthanasiés en fin de période reproductive sans réalisation de prélèvement. Une seconde partie euthanasiée afin de prélever les organes pour réaliser différentes analyses biologiques. Ces analyses permettront d’évaluer l’impact du traitement sur les différents marqueurs de progression de la pathologie.
Remplacement
L’ensemble de ce projet vise à mieux comprendre les interactions neuroimmunes au cours des maladies neurodégénératives. Il nécessite donc l’utilisation d’un système expérimental intégré, permettant de comprendre la physiologie du système nerveux central et ses interactions encore mal connues avec le système immunitaire. Ces interactions ne peuvent être reproduites par des cultures cellulaires, qui ne permettent que l’étude du contact entre les cellules immunitaires et les cellules nerveuses. Or, ce type d’interaction ne constitue qu’une fraction minoritaire des échanges en jeu dans les maladies neurodégénératives. Des simulations informatiques ont également été effectuées et nous ont permis de valider que des réponses immunitaires spécifiques contre la protéine Tau étaient possibles. Cependant, l’effet de la modulation de ces réponses sur les maladies neurodégénératives ne peuvent être évaluées que dans un organisme vivant. Un modèle animal est donc de ce fait totalement indispensable.
Réduction
Le projet impliquera un total de 1958 souris. Nous limitons au maximum le nombre d’animaux par groupe de façon à obtenir des résultats statistiquement fiables. A cause des variabilités inter-animales et intergroupes, un nombre trop restreint d’animaux engendrerait des résultats trop variables et non valides. Compte tenu des données de la littérature (variabilité attendue) et des effets espérés, un test de puissance statistique a été utilisé pour déterminer le nombre minimum d’animaux nécessaire pour cette étude. Les procédures expérimentales ont été affinées pour éviter l'utilisation inutile de souris. Les souris utilisées pour une partie des analyses biologiques seront les mêmes animaux que ceux utilisés pour les tests comportementaux. Par ailleurs, une analyse statistique sera réalisée et nous adapterons chaque test statistique en fonction du type de résultats et d’analyse à effectuer.
Raffinement
L’ensemble des procédures réalisées au cours de ce projet ont été mises au point afin de permettre une interprétation fiable dans le respect du bien-être animal, en limitant la douleur et le stress (anesthésie, analgésie, etc.) quand cela est compatible avec les expériences. Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation, les animaux disposent de nourriture et d’eau à volonté. Le milieu est enrichi à l’aide de coton de nidification ou de maison de type igloo. Nous nous efforçons à chaque instant de raffiner nos procédures afin de garantir le bien-être des animaux en cours de procédure grâce à une surveillance attentive (point limite) et des soins adaptés (anesthésie, analgésie, soins, suivi, etc.). De plus, la lignée utilisée est déjà bien caractérisée et connue de l’équipe, et les actes mis en œuvre sont parfaitement maitrisés par le personnel et adaptés au modèle animal.
Choix des espèces
Justification de l’espèce : La souris est une espèce largement caractérisée et validée pour l’étude des réponses immunitaires. Il s’agit également d’une espèce chez laquelle ont été développés de nombreux modèles expérimentaux des pathologies neurodégénératives et de lignée immunodéficiente nécessaire à la mise en œuvre de ce projet. Justification des stades de développement : Dans le cadre de l’entretien des modèles transgéniques à phénotype potentiellement dommageable, les animaux seront utilisés à partir de la maturité sexuelle (8 semaines). Dans le cadre des traitements, ils seront initiés à l’âge de 3 mois, correspondant au stade précoce de la pathologie. Les animaux seront ensuite analysés à 9-10 mois (âge normal d’apparition des troubles cognitifs). Justification du sexe : Concernant les modèles transgéniques utilisés, nos résultats préliminaires indique qu’il existe une différence de phénotype comportemental et neuroimmunitaire entre mâles et femelles. Ainsi, l’ensemble des expériences sera réalisé sur les deux sexes de manière indépendante.
Impacts précoces d’une suralimentation postnatale sur le métabolisme et sur la prolifération cellulaire cardiaque chez la souris
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
120 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance allant jusqu'au sévère. Une partie subit une chirurgie cardiaque d'ischémie-reperfusion d'environ 1h15 sous anesthésie et des tests glycémiques avec injections, puis est tuée pour analyser le tissu cardiaque, tandis que douze femelles allaitantes sont replacées ou données à d'autres équipes après prélèvement de lait. Le projet cherche à relier suralimentation juste après la naissance et maladies cardiaques à l'âge adulte. Le porteur affirme qu'apprécier la fonction cardiaque impose de travailler sur "l'organisme entier" et qu'aucun modèle cellulaire ne reflète l'environnement neuro-hormonal.
Objectifs
L’environnement au cours des premières étapes de la vie, pendant les périodes fœtales et postnatales, joue un rôle important dans la détermination de la santé d’un individu. Dans ce cadre, on sait désormais que l’alimentation avant et après la naissance peut influencer non seulement le poids corporel et le pourcentage de masse grasse, mais aussi favoriser à long terme le développement de maladies cardiaques et métaboliques. Un modèle rongeur permettant l’étude des conséquences d’une suralimentation juste après la naissance à été développé et est pertinent car il rassemble plusieurs des critères d’une maladie très commune chez l’Homme : le syndrome métabolique. Le syndrome métabolique est une maladie complexe regroupant plusieurs facteurs de risque très répandus chez l’Homme comme : un tour de taille trop important, des taux élevés de glucose, de lipides et de « mauvais » cholestérol dans le sang, mais aussi une tension artérielle trop importante. Une des originalités du modèle rongeurs de suralimentation postnatale repose sur l’apparition à l’âge adulte d’une diminution de la fonction contractile du cœur qui serait due à une diminution de la capacité des cellules contractiles du cœur, appelées cardiomyocytes, à battre correctement et à permettre au cœur d’envoyer une quantité de sang suffisante à tout l’organisme. Ces cardiomyocytes ont la capacité de se multiplier, c’est-à-dire de proliférer, juste après la naissance et pendant quelques jours encore. Mais cette capacité disparait 10 jours après la naissance, et le nombre de cardiomyocytes est fixe pour le reste de la vie. Notre hypothèse est que des changements au niveau des cardiomyocytes pendant les premiers jours de la période postnatale, aient une répercussion à long terme sur le fonctionnement du cœur et sur sa capacité à faire face à une privation en oxygène. Notre objectif sera de déterminer si la suralimentation postnatale peut altérer la capacité de prolifération des cardiomyocytes dans les jours qui suivent la naissance et quelles voies de signalisation cellulaires sont impliquées.
Bénéfices attendus
En termes de santé publique, ce travail permettra de confirmer que des perturbations nutritionnelles périnatales, c’est-à-dire pendant la grossesse et juste après la naissance, ont un impact à long terme sur la santé cardiovasculaire et métabolique des individus, et que des mesures de prévention appropriées appliquées précocement seraient utiles et nécessaires. Les résultats de nos travaux pourraient apporter de nouveaux messages afin d’accroitre la prise de conscience du Grand Public sur la nécessité de prévenir précocement les maladies cardiovasculaires par des mesures préventives adaptées. D’un point de vue socio-économique, l’impact du surpoids sur des maladies cardiovasculaires est clair, et la prévention du surpoids infantile pourrait aussi améliorer les conditions dans le domaine économique et sociétal.
Procédures
Le prélèvement de lait sera réalisé sur des femelles allaitantes anesthésiées à l’isoflurane et suite à une injection intrapéritonéale d’ocytocine (injection de 2 UI par souris, dans un volume de 100 µL, à l’aide d’une aiguille de 26 gauge). Une chirurgie cardiaque conduisant à une ischémie (privation en oxygène et nutriment d’un tissus) reperfusion du tissu cardiaque sera réalisée sur des souris âgées de 6 mois. La durée moyenne d’anesthésie pour ce type de chirurgie est de 1h15, avec une durée d’ischémie de 45 mins, suivi de 24 h de reperfusion. Les tests glycémiques représentent deux sessions de 2h15 chacune avec le prélèvement d’une faible quantité de sang par souris (20µL approximativement au total) précédés d’une injection intrapéritonéale de glucose ou d’insuline (100µL de solution diluée pour 10g de souris). Une semaine est nécessaire entre les deux tests glycémiques, ce qui représente deux injections IP à une semaine d’intervalle.
Impact sur les animaux
La préhension des animaux lors de l’induction de l’anesthésie pour les chirurgies cardiaques pourrait causer un certain stress. La chirurgie peut provoquer des douleurs per et post opératoires qui seront maitrisées par l’utilisation d’un anesthésique local ainsi que deux injections intrapéritonéales d’analgésique général. De plus, La chirurgie cardiaque peut engendrer chez les souris des difficultés d’accès à l’alimentation pouvant entrainer une perte de poids. Pour faciliter l’accès à la nourriture, de la nourriture en gelée ainsi que des croquettes seront placées dans la cage. Les souris peuvent avoir froid pendant et après la chirurgie par conséquent les animaux se réveilleront en couveuse chauffée et seront ensuite placées dans des cages thermorégulées grâce à l’utilisation de tapis chauffant. Enfin, la chirurgie peut induire une perte modérée du poids corporel des animaux qui sera méticuleusement suivi et toute perte de poids égale à 20% entrainera l’euthanasie des animaux. Toutes les pièces de manipulation sont dédiées à l’expérimentation animale et sont tempérées et calmes.
Devenir
Les animaux de la procédure 1 seront replacés (utilisation pour des mises au point, don à d’autres équipes), soit 12 femelles allaitantes. Les animaux issus de la procédure 2 seront euthanasiés afin d’analyser les caractéristiques du tissu cardiaque pour mieux comprendre les altérations cardiaques induites par une Suralimentation postnatale, reflet de la cardiomyopathie induite par le surpoids et l’obésité chez l’Homme.
Remplacement
Le syndrome métabolique est une pathologie multifactorielle. Pour apprécier son incidence sur la fonction cardiaque, il est indispensable de travailler sur un organisme entier mais aussi sur des cardiomyocytes fraichement extraits. De plus, l’étude de la fonction et du métabolisme cardiaque ne peut se passer d’une étude chez l’animal entier. En effet, les modèles cellulaires ne reflètent pas l’environnement neuro-hormonal, ni la fonction cardiaque dans son ensemble (contraintes de pression par exemple).
Réduction
Ne seront utilisés que le nombre d’animaux strictement nécessaire à la conduite du projet et à l’obtention de statistiques suffisantes. Le nombre de 9 animaux par groupe est suffisant pour obtenir des résultats statistiques.
Raffinement
Les souris seront constamment hébergées en groupe avec un enrichissement de leur milieu de vie, dans une pièce calme et tempérée. Les aliments et l’eau de boisson seront fournis ad libitum. Les animaux seront observés quotidiennement par du personnel qualifié et des soins pourront être apportés si l’état de santé des rongeurs le nécessite. L’évaluation de la douleur se fera à l’aide d’une grille de score et sa prise en charge sera faite par l’utilisation d’anesthésiques locaux et généraux. Enfin, des points limites ont été définis et seront respectés pour l’ensemble des procédures.
Choix des espèces
La souris nous permet d’envisager les effets de la suralimentation sur un modèle très étudié dans différents projets, au niveau national et international, et qui sert de témoin « sauvage » aux études sur animaux génétiquement modifiés. De surcroît, les mécanismes physiologiques des souris sont semblables à ceux de l’Homme, ce qui nous permet de réaliser des études translationnelles. Des femelles allaitantes seront nécessaires pour le prélèvement et l’analyse du lait maternel, elles seront âgées au minimum de 8 semaines de vie, âge à partir duquel les animaux sont matures sexuellement et peuvent se reproduire. Pour l’étude de l’impact à plus long terme d’une suralimentation post natale sur le risque cardiométabolique, les animaux auront 6 mois, ce qui correspond à un âge adulte chez la souris et à l’âge d’apparition des maladies cardiaques chez l’humain.
Réponse moléculaire de l’endothélium vasculaire à l’irradiation chez la souris : intérêt pour la prédiction du risque de toxicité pulmonaire après une irradiation localisée du thorax à forte dose
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
452 souris mâles vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance allant jusqu'au sévère. Leur thorax est irradié à forte dose sous anesthésie, puis elles sont gardées une semaine, trois mois ou six mois avant l'euthanasie et le prélèvement des poumons. Le porteur reconnaît qu'au-delà de trois mois les animaux peuvent développer une détresse respiratoire, voire mourir. Il affirme qu'aucune alternative non animale n'existe pour étudier la réponse des cellules des vaisseaux, tout en présentant le projet comme une étape vers un futur modèle in vitro.
Objectifs
L’irradiation localisée à forte dose engendre des lésions tissulaires d’origine plurifactorielle suite à l’altération de nombreux types cellulaires. Pour améliorer les traitements, il faut développer des moyens de limiter ces toxicités tout en conservant/augmentant le contrôle tumoral. Avec les nouvelles pratiques qui utilisent des débits de doses plus importants et des faisceaux de particules de plus grandes énergies, il faut comprendre les mécanismes conduisant aux lésions tissulaires, limiter les toxicités et développer des moyens de prédire la toxicité tissulaire. Un des programmes a pour objectif de concevoir des outils de prédiction des risques de complications liés aux nouvelles pratiques de radiothérapies, en se basant sur la réponse moléculaire à l’irradiation de cellules des vaisseaux sanguins cultivées dans des boites de culture. Nous nous appuierons sur les mesures de paramètres biologiques dans ces cellules (activité des cellules, vieillissement prématuré ou capacité à se multiplier) pour comparer différents rayonnements ionisants. Pour rendre notre modèle plus robuste, nous souhaitons collecter et utiliser des données provenant des cellules des vaisseaux irradiées au sein d’un organisme vivant, car le comportement des cellules étudiées est dépendant de leur environnement tissulaire mais aussi de la physiologie de l’organisme dans son ensemble. Jusqu’à présent, la difficulté d’isoler les cellules vasculaires à partir d’organes rendait difficile l’étude de leur réponse moléculaire. Dorénavant, les études sur cellules isolées sont réalisables. Il est aujourd’hui possible d’étudier des milliers de gènes et des ensembles de protéines d’intérêt dans des cellules isolées les unes des autres par des techniques de pointe. La phase 1 (projet précédent) a permis de choisir le poumon comme organe d’étude. Dans la phase 2 (projet précédent et celui-ci), il s’agit d’exposer le poumon à différentes modalités d’irradiations pour étudier la réponse des cellules des vaisseaux et des cellules immunitaires car elles jouent également un rôle prépondérant. Ainsi nous pourrons comprendre comment les cellules vasculaires répondent à l’irradiation au sein d’un organisme au niveau moléculaire et comment elles communiquent avec les cellules immunitaires, de comparer les résultats obtenus à ceux produits par les études sur les cellules vasculaires cultivées dans des boites de culture, et enfin d’étudier la toxicité de ces modalités d’irradiation chez la souris.
Bénéfices attendus
L’objectif global de ce projet est l’étude de la réponse moléculaire des cellules endothéliales issues des poumons irradiés in vivo chez la souris afin d’améliorer notre modèle de prédiction du risque de séquelles tardives radio-induites dues à la radiothérapie. Le bénéfice scientifique attendu de ce projet est d’une part une meilleure compréhension de la réponse des cellules endothéliales in vivo, et d’autre part un renforcement de notre modèle d’évaluation des risques de séquelles sur des cellules en culture en comparant les jeux de données obtenus in vitro et ceux obtenus in vivo chez la souris par des analyses mathématiques et bio-informatiques. Une fois établi, notre modèle aura pour but d’évaluer les risques in vitro sans recourir à l’expérimentation animale. A plus long terme, le bénéfice attendu de ce projet sera principalement pour l’être humain : (i) par une meilleure compréhension de la réponse à l’irradiation et à différentes modalités d’irradiation des cellules endothéliales in vivo, nous pourrons mieux comprendre comment les séquelles radio-induites sont initiées et comment elles se développent ; (ii) par l’établissement d’un modèle de prédiction in vitro du risque de séquelles lié aux nouvelles pratiques de la radiothérapie, nous souhaitons contribuer à l’amélioration de la qualité de vie des patients après traitement anti-cancéreux, un objectif inscrit dans la stratégie décennale de lutte contre les cancers 2021-2030.
Procédures
Les animaux seront anesthésiés, irradiés localement sous anesthésie (durée max de 20 min), maintenus 1 semaine, 3 mois ou 6 mois en cage d’hébergement dans les conditions classiques de l’animalerie, puis sédatés profondément afin d’être euthanasiés avant le prélèvement des poumons. Certains animaux seront imagés au micro-CT sous anesthésie volatile (isoflurane) juste avant l’euthanasie (durée max de 10 minutes). Aucune autre manipulation ne sera réalisée.
Impact sur les animaux
Des effets indésirables pourront être occasionnés par l’exposition aux rayonnements ionisants. Le modèle d’irradiation localisée du thorax est bien caractérisé dans notre laboratoire. Aux temps les plus tardifs (supérieurs à 3 mois après l’irradiation), les animaux pourraient être en détresse respiratoire voire décéder. Les animaux seront donc attentivement surveillés et devront être euthanasiés en cas d’atteinte importante de leur bien-être.
Devenir
Euthanasie pour prélèvements post-mortem.
Remplacement
Il n’existe pas d’alternative non animale à ce jour concernant l’étude de la réponse moléculaire des cellules endothéliales dans leur environnement tissulaire. L’utilisation d’animaux vivants est indispensable à cette étude. Il est à noter que ce projet vise à contribuer à l’établissement d’un modèle de prédiction du risque de toxicité sur cellules in vitro. A terme, il pourra donc servir à remplacer l’expérimentation animale par un modèle in vitro pour évaluer la toxicité de l’irradiation.
Réduction
Les modèles d’expérimentation pour l’étude des lésions pulmonaires tardives radio-induites sont fortement influencés par la physiologie des animaux. Dans le but d’effectuer des tests statistiques sur les analyses histologiques, des groupes de 10 à 12 animaux sont nécessaires. Pour les analyses moléculaires en cytométrie de flux, des groupes de 6 à 8 animaux sont nécessaires. Pour les analyses du matériel génétique des cellules, des groupes de 4 à 6 animaux sont suffisants, car les tests statistiques sont réalisés sur des milliers de cellules par échantillon, ce qui augmente significativement la puissance statistique.
Raffinement
Tous les animaux du projet seront surveillés afin de vérifier que la perte de poids ne dépasse pas 20 % du poids du groupe témoin Ils seront pesés 2 à 3 fois par semaine dans les 3 premières semaines après l’irradiation, puis 1 fois par semaine jusqu’aux temps 3 et 6 mois. Des observations de signes comportementaux et cliniques (absence de mobilité, prostration, signes de détresse respiratoire) seront effectuées. L’observation de signes comportementaux ou cliniques anormaux pendant plus de 3 jours entraînera l’euthanasie.
Choix des espèces
Nous avons choisi d’utiliser des souris âgées de 8 à 10 semaines. Ceci correspondant au stade adulte, ce qui permet d’éviter l’hétérogénéité éventuelle liée à l’âge (il s’agit également de la gamme d’âge classiquement utilisée pour ces modèles d’irradiation localisée). Nous utiliserons des souris mâles afin d’avoir des animaux de poids suffisamment important. Nous avons fait le choix scientifique de ne travailler que sur des mâles dans un premier temps, car nous avons au laboratoire un recul conséquent de ce modèle sur des souris de sexe mâle. Nous envisageons un futur projet sur des femelles pour étudier les conséquences de la dose d’irradiation choisie à une modalité d’irradiation. La souris est un modèle bien caractérisé et qui est le plus utilisé dans les études précliniques. De plus, c’est un modèle très utilisé au sein du laboratoire dans des protocoles d’irradiation thoracique pour comprendre le rôle de l’endothélium vasculaire dans les lésions radio-induites. Nous possédons donc un recul important sur les conséquences de l’irradiation pour ce modèle.
Évaluation par imagerie par résonance magnétique d’une stratégie thérapeutique à base d’apeline 13 dans un modèle d’ischémie cérébrale murin
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
60 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance allant jusqu'au sévère. Un accident vasculaire cérébral leur est provoqué par occlusion d'une artère du cerveau, suivi d'injections, de prélèvements sanguins répétés et de plusieurs IRM sous anesthésie. Le porteur indique que la chirurgie entraîne une perte de mobilité, des troubles de la déglutition pouvant conduire à une fausse route et au décès, et une perte de poids. Il teste des injections répétées d'apeline-13, approche qu'il présente comme jamais rapportée, et affirme qu'aucun modèle in vitro ne reproduit la physiopathologie de l'AVC.
Objectifs
L’Accident Vasculaire Cérébral (AVC) constitue la première cause de handicap acquis chez l’homme, la 2ème cause de démence et la 3ème cause de mortalité en France. Sa forme ischémique est causée par l’occlusion d’une artère cérébrale par un caillot de sang. L’occlusion de l’artère entraine une crise énergétique, par défaut d’apport en glucose et oxygène et provoque la destruction rapide et définitive d’une zone du cerveau. Malgré l’avancée des traitements de recanalisations (thrombolyse chimique et thrombectomie mécanique), 50% des patients traités gardent des séquelles. La plasticité vasculaire et neuronale constitue le pivot de la récupération post-AVC. En situation post-ischémique, différents mécanismes compensatoires de néovascularisation sont activés. Ces mécanismes physiologiques compensatoires peuvent s’avérer insuffisants pour assurer une reperfusion efficace lors d’épisodes ischémiques aigus, mais également chroniques. Plusieurs pistes expérimentales sont étudiées pour améliorer la récupération post-AVC (thérapies régénératives, agents neuroprotecteurs, entrainement physique + cognitif). L’Apeline et son récepteur APJ sont largement distribués dans différents tissus et organes. La littérature suggère un effet protecteur de l’Apeline sur la neurotoxicité, le stress oxydatif, l’apoptose neuronale et joue un rôle neuroprotecteur après une lésion aigue d’ischémie-reperfusion cérébrale. Cependant, dans ces études, une seule administration d’Apeline est faite le jour de l’ischémie. Par ailleurs, les bénéfices sont évalués à très court terme et l’expression d’APJ au-delà de J1 post-ischémie demeurent non documentés.
Bénéfices attendus
Notre projet a pour objectif d’évaluer le potentiel neuroprotecteur d'injections répétées d’Apeline-13 dans un contexte d’accident vasculaire cérébral chez un modèle murin. Ceci n’a jamais été rapporté dans la littérature à ce jour. Les troubles cognitifs pouvant être associés à l’AVC ont des répercussions négatives sur la qualité de vie du patient, sur le taux de mortalité dans les 4 années suivant l’AVC, et représentent un impact médicosocial considérable pour la société. Il est donc essentiel de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques dans le but de réduire ces troubles cognitifs. L’Apeline-13 est un peptide dont l’effet neuroprotecteur est décrit en per-opératoire. Dans ce modèle, les conséquences neurovasculaires de l’administration d’apeline sont encore très peu décrites. Dans ce projet l’objectif est de mettre en évidence l’intérêt d’un traitement répété sur une durée de traitement plus longue et d’évaluer l’impact de ce traitement sur la réduction des différents troubles moléculaires, moteurs et cognitifs après la survenue d’un AVC.
Procédures
Les animaux seront soumis à une chirurgie (acte chirurgical d'environ 30 minutes) visant à induire l'ischémie cérébrale. Les animaux seront soumis à des injections dans le but de leur administrer le traitement (de 1 à 3 injections selon le groupe). Les animaux seront soumis à un prélèvement sanguin à J-1, à 3 prélèvements sanguins à J1 (ante, per, post tMCAO) ainsi qu'un prélèvement à J3 avant la mise à mort. Ces prélèvements seront réalisés à la queue lorsque les souris seront endormies pour effectuer les IRM. La première IRM aura lieu pendant l'ischémie pour une durée d'environ 30 minutes. Suite à la reperfusion ainsi qu'à J1, J2 et J3, 4 autres IRM seront effectuées et devraient avoisiner 90 minutes chacunes. Des frottis vaginaux seront effectués à J0 et J3. Le cerveau sera finalement prélevé au terme du protocole.
Impact sur les animaux
Ce projet nécessite des prélèvements sanguins itératifs, de petits volumes, qui seront effectués grâce à une unique incision caudale. La chirurgie a pour conséquence de générer un infarctus cérébral conduisant à une perte de mobilité plus ou moins transitoire et d’intensité variable. Durant les premières heures, l'animal ne sera peut-être pas capable de boire ou manger, car il peut présenter des troubles de la déglutition, entrainant fausse route, asphyxie et décès. Une perte de poids peut être observée dans les jours suivants la chirurgie. L’anesthésie prolongée lors de la chirurgie et des imageries peut induire un risque d’hypothermie qui sera pris en charge par l’utilisation d’une plaque chauffante pour la chirurgie et d’une couverture chauffante compatible IRM pour l’imagerie in vivo. Plusieurs injections intraveineuses seront réalisées dans les sinus rétro-orbitaires.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort au terme de la procédure permettant le prélèvement des tissus cérébraux.
Remplacement
Diverses approches peuvent être utilisées pour étudier la physiopathologie de l’AVC. Parmi elles, l’in vitro, permettant d’étudier les effets de l’hypoxie sur différents types cellulaires, régulièrement indépendamment les uns des autres. Néanmoins, la physiopathologie de l’ischémie cérébrale, bien que de mieux en mieux décrite, reste complexe. En effet, celle-ci se compose de différents mécanismes spontanés s’influençant mutuellement sur la durée. Ces mécanismes mettent en jeu différents types cellulaires et évoluent au cours du temps. Pour caractériser l’évolution temporelle de ces divers processus en réponse à un traitement pharmacologique, il est nécessaire d’utiliser un modèle expérimental permettant l’interaction de ces mécanismes complexes, indissociables les uns des autres. Par ailleurs, l’AVC étant à l’origine de troubles moteurs comme cognitifs, notre étude vise également à investiguer les bénéfices neuro-comportementaux de notre traitement, d'autant plus que la souris se présente comme une alternative intéressante du fait des nombreuses similitudes observées entre cette espèce et l’Homme en ce qui concerne les grandes artères cérébrales. De plus, le modèle tMCAO murin est un modèle excessivement bien documenté dans la littérature. Enfin, il pourrait néanmoins être utile d’implémenter notre étude de modèles in vitro pour déterminer précisément les mécanismes d’action et les voies moléculaires impliquées au sein des différentes populations cellulaires indépendamment les unes des autres.
Réduction
En l’absence de données dans la littérature, cette étude nous permettra d’évaluer s’il existe ou non, un effet du traitement répété à l’apeline 13 sur la réduction du volume final de l’infarctus/ réduction des troubles cognitifs dû à la survenue d’un AVC. Nous prévoyons un maximum de 60 souris pour cette procédure. La variabilité importante (environ 20%) de la taille de l’infarctus final généré par l’occlusion artérielle justifie que le critère d’évaluation principal (volume de la lésion) soit normalisé au volume d’hypoperfusion, évalué par IRM durant la phase d’occlusion. Cette normalisation doit permettre de limiter la variabilité interindividuelle des mesures et réduire ainsi le nombre d’animaux nécessaires. Les animaux utilisés dans la partie 1 permettront à la fois d’évaluer la perfusion cérébrale après traitement sans et avec ischémie cérébrale. Pour évaluer le modèle ischémie cérébrale transitoire chez la souris au cours du temps nous utiliserons l’IRM, technique permettant des études non invasives, longitudinales, multiparamétriques et quantitatives, ce qui permet de minimiser le nombre d’animaux nécessaire. Le modèle d'AVC chez le rongeur a des impacts physiologiques et fonctionnels interindividuels très variés. Les études déjà publiées chez la souris utilisent des nombres de souris très variables allant de n=6 à n>20. Dans notre étude nous évaluerons les effets d’un traitement précoce d’apeline-13 sur 3 jours. Il n’existe pas d’études chez la souris, nous nous baserons sur notre expérience du modèle chez le rat pour déterminer le nombre d’animaux nécessaire. Nous avons donc choisi d'avoir des groupes de 12 animaux pour nous permettre une évaluation statistique fiable à la fin de l'étude (test non paramétrique de wilcoxon pour les comparaisons entre 2 groupes). Ce nombre est suffisant pour prendre en compte la variabilité interindividuelle et permettre de déterminer la meilleure fenêtre d’imagerie pour chaque traceur dans notre modèle.
Raffinement
Les chirurgies, prélèvements sanguins, les injections IV et les séances d’imagerie se feront sous anesthésie générale gazeuse, ce qui permettra de minimiser le stress et la douleur et un réveil rapide de l’animal. Les souris anesthésiées seront toujours placées sur un tapis ou lit chauffant avec contrôle de la température pour éviter tout risque d’hypothermie. Les expérimentations douloureuses seront toujours accompagnées, en plus de l’anesthésie générale, d’une analgésie locale (ropivacaïne) et/ou générale par injection en s.c de morphinique (buprénorphine). Pendant une heure après la chirurgie une surveillance accrue des animaux sera mise en place, pour éviter toutes complications post-opératoires. L’accès à la nourriture et à l’eau ne sera permis qu’une fois que l’animal sera parfaitement réveillé pour éviter les problèmes de fausse route. Le bien-être des animaux sera surveillé quotidiennement par du personnel qualifié, ce qui nous permettra d’intervenir rapidement dès le moindre signe éventuel de souffrance pour la prendre en charge. Tout signe et/ou comportement anormal : difficultés à respirer, souris prostrée, en retrait, ou une perte de poids, par exemple, sera signalé et pris en charge par des compléments alimentaires ou une médication adaptée. Si les signes cliniques ne s’améliorent pas ou que la perte de poids est supérieure à 20% du poids initial l’animal sera sorti du protocole et mis à mort sans délai pour éviter toute souffrance inutile.
Choix des espèces
Le modèle d’ischémie cérébrale transitoire chez la souris est bien décrit dans la littérature. Cette technique d’occlusion de l’artère cérébrale moyenne (tMCAO) par un filament de nylon introduit dans l'artère carotide commune via l’artère carotide interne pour occlure l’artère cérébrale moyenne reproduit l’accident vasculaire cérébral ischémique le plus fréquent chez l’humain (par occlusion de l’artère cérébrale moyenne) et il est le plus décrit dans la littérature. Les animaux seront au stade adulte entre 3 et 4 mois conformément au modèle décrit dans la littérature. Après réception, les animaux bénéficieront d’une période d’acclimatation d’au minimum 7 jours avant le début du protocole expérimental.
Mémoire des cellules productrices d’anticorps dans la muqueuse pulmonaire
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
1 176 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles reçoivent des extraits d'acariens par voie intranasale, jusqu'à seize doses pour une partie d'entre elles, du gavage forcé, un marquage des oreilles, et pour 252 d'entre elles une irradiation du corps entier avec transfert de cellules. Le porteur reconnaît qu'après irradiation certaines souris ne se reconstituent pas, deviennent pâles et sont maintenues en contention le temps de l'exposition. Il affirme que les interactions immunitaires étudiées ne peuvent être imitées in vitro et que les bénéfices médicaux "justifient, d'un point de vue éthique," ces expériences.
Objectifs
L'asthme est la cause la plus fréquente d'inflammation chronique des voies respiratoires et se définit par l'apparition d'épisodes aigus et récurrents de fermeture des voies respiratoires. Ces exacerbations sont généralement liées à l'exposition à des les allergènes en suspension dans l'air tels que le pollen, les squames d'animaux domestiques ou les excréments d'acariens. Au cours de la réponse allergique, nous produisons un anticorps appelé IgE qui induit la production d'histamine, ce qui déclenche la fermeture de voies respiratoires. Le rôle essentiel des IgE dans l'asthme allergique est encore souligné par le fait que l'administration d'omalizumab, un médicament ciblant les IgE, réduit considérablement la fréquence et la durée des exacerbations chez les patients asthmatiques. L'objectif de ce projet est de comprendre comment notre corps et les IgE se souviennent de ces allergènes afin de concevoir de nouvelles thérapies contre l'allergie.
Bénéfices attendus
L'asthme est une inflammation chronique des poumons qui touche un très grand nombre de personnes dans le monde, avec un coût et un fardeau élevés pour les patients et la société, comme le montrent les rapports de l'Organisation Mondiale de la Santé et de la Société Respiratoire Européenne. Il est urgent de mieux comprendre l'hétérogénéité de cette maladie afin d'améliorer le diagnostic et la prise en charge de l'asthme. Parmi les types définis de l'asthme, l'asthme allergique touche plus de la moitié des patients diagnostiqués avec cette maladie. Cependant, la sévérité de la maladie dans l'asthme allergique est très variable, soulignant le besoin d'une meilleure compréhension des mécanismes biologiques menant à son développement. Ce projet vise à étudier la fonction de différentes cellules mémoires spécifiques de l'allergène résidant dans différents organes tels que les organes lymphoïdes, la rate ou les poumons. En particulier, le rôle des cellules mémoire résidant dans les poumons pendant une exposition aux allergènes aeriens n'a pas été abordé jusqu'à présent. Nous voulons savoir si elles contribuent à la pathologie en produisant localement des IgE lors d'une nouvelle exposition à l'allergène. Cet étude pourrait permettre de mieux comprendre la fonction des cellules B à mémoire et de mettre au point de nouveaux traitements tels que la déplétion de certains sous-ensembles de cellules B mémoire.
Procédures
1) Traitement primaire avec extrait d'acariens par voie intranasale: 168 souris (11 doses-1 minute/dose). 2) Traitement primaire et secondaire avec extrait d'acariens par voie intranasale: 1008 souris (16 doses -1 minute/dose). 3) Gavage oral d'un produit chimique pour induire la suppression de gènes dans de l'huile de maïs : 504 souris (3 doses - 20 seconds/dose). 4) Marquage des oreilles: 504 souris (10 seconds). 5) Transfert de cellules par voie intraveineuse et irradiation: 252 souris (Transfert de cellules: 1 minute, Irradiation: 10 minutes total).
Impact sur les animaux
1) Pour l'immunisation avec l'extrait d'acariens, les seuls effets indésirables potentiels sont associés à l'effet à court terme de l'anesthésie à l'isoflurane, qui est transitoire. 2) En ce qui concerne la génération de chimères mixtes de moelle osseuse, il est possible que les souris ne soient pas bien reconstituées après l'irradiation et le transfert des cellules de moelle osseuse. Ceci est évident car ces souris ne peuvent pas régénérer les globules rouges et la base de la queue et les joues deviennent pâles. Les souris sont également maintenues dans des cages de contention pendant l'irradiation afin de garantir une irradiation uniforme de l'ensemble du corps. 3) Le gavage des animaux s'il est mal fait peut provoquer de la souffrance de l’animal. Cependant, nous avons une longue expérience avec cette procédure et nous n'avons jamais eu des problémes à la suite de cette procédure. 4) Complications de l'injection dans la veine caudale et le dispositif de contention pour l'injection qui peut stresser les souris. 5) La petite perforation de l'oreille pour le génotypage peut stresser l'animal, mais il s'agit d'une procédure universelle et très légère.
Devenir
Les animaux seront mis a mort a la fin de chaque experience. Nous prélèverons les organes (poumons, rate et ganglions lymphatiques) pour la cytométrie de flux, une technologie qui permet d'analyser rapidement des cellules lorsqu'elles passent devant plusieurs lasers, et la microscopie de cellules productrices d'anticorps.
Remplacement
La recherche sur les animaux est effectuée lorsqu'aucune autre approche ne permet d'obtenir les avantages scientifiques escomptés. Dans cette étude, nous analyserons le positionnement spatial de cellules B mémoires spécifiques dans la muqueuse pulmonaire apres l'exposition aux allergens respiratoires. Malheureusement, cet objectif ne peut être atteint autrement qu'en utilisant un modèle in vivo. En raison de la nature et de la complexité des interactions cellulaires au cours des réponses immunitaires, les expériences basées sur un organisme modèle sont inévitables pour développer nos connaissances sur les réponses des cellules B pulmonaires et ne peuvent pas être imitées par des modèles in vitro ou in silico. Nous utiliserons des souches de souris génétiquement modifiées, en raison des similitudes entre la physiologie de la souris et celle de l'homme et de la large gamme de réactifs immunologiques disponibles chez cette espèce. Les résultats escomptés permettront non seulement d'accroître les connaissances médicales, mais aussi de fournir des indications médicales pour le développement de vaccins contre les allergens. Par conséquent, les avantages potentiels de ce projet à des fins médicales humaines justifient, d'un point de vue éthique, la réalisation d'expériences sur des animaux.
Réduction
Dans la mesure du possible, nous réduirons le nombre d'animaux au minimum nécessaire. Nous utiliserons des tests statistiques lors de la planification des expériences afin de nous assurer que le nombre minimum d'animaux est utilisé pour obtenir des résultats statistiquement significatifs. Nous allons utiliser les mêmes souris pour les expériences d'imagerie et de cytométrie de flux pour réduire le nombre de souris nécessaires au projet.
Raffinement
L'utilisation d'animaux génétiquement modifiés et préalablement caractérisés est une bonne approche pour affiner les études sur les animaux, car elle évite l'utilisation de médicaments pour bloquer un processus biologique qui pourrait avoir des conséquences inattendues. Les souris seront hébergées dans des cages appropriées à raison de 5 souris/cage maximum. La nourriture et l’eau seront à volonté. Des dômes et du papier absorbant seront misà disposition dans chaque cage pour enrichir le milieu. Nous pourrons fournir également des aliments semi-solides aux animaux au cours de traitment si necessaire. Nous surveillons les souris après chaque intervention pour nous assurer qu'elles retrouvent leur comportement normal après chaque intervention. Après anesthésie transitoire et administration avec extrait d'acariens : 5 minutes. Après gavage oral et injection iv : 10 minutes. Après irradiation : tous les jours pendant 1 semaine. En outre, nous avons défini des points limites pour chaque procédure.
Choix des espèces
La souris est le meilleur modèle d’étude des maladies inflammatoires de les poumons car l’obtention d’animaux génétiquement modifiés est bien contrôlée et les modèles expérimentaux bien calibrés. Or ces modèles sont les seuls permettant de tester la contribution génétique de modifications de certains gènes de susceptibilité au développement de ces pathologies. Afin de limiter les variations dues à des différences d’âge, des souris adultes de 6 à 14 semaines seront utilisées.
Rôle de l’axe IL33/ST2 dans le cross talk pathologique cardio-rénal.
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
170 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance allant jusqu'au sévère. Elles reçoivent cinq injections pour induire une modification génétique, subissent une chirurgie cardiaque d'une heure provoquant un infarctus, puis une mesure de la fonction rénale de deux heures, avant une mise à mort échelonnée à un, sept ou vingt-huit jours. Le porteur indique des douleurs post-opératoires et présente l'axe IL33/ST2 comme une cible thérapeutique déjà accessible via des anticorps. Il affirme qu'aucun modèle in vitro ne reproduit le dialogue entre le cœur et le rein et juge le modèle animal "indispensable".
Objectifs
Le syndrome cardio-rénal est un état de santé où une maladie du cœur ou des reins affecte négativement l'autre organe. C'est un phénomène complexe et nous n'avons pas encore une compréhension complète de comment les deux organes interagissent en cas de maladie. Certains progrès ont été faits pour comprendre cela. Par exemple, des recherches récentes ont mis en lumière certaines voies de communication entre le cœur et les reins en cas de maladie. Une molécule appelée Galectin-3 semble jouer un rôle important lorsqu'il y a une maladie rénale qui affecte le cœur, et cette molécule a été associée à un risque accru de maladie et de décès chez les patients atteints d'insuffisance cardiaque. Une autre découverte récente concerne une molécule appelée IL33 et son récepteur, ST2. Cette molécule semble jouer un rôle important lorsque les reins sont malades et affectent le cœur, mais de manière surprenante, elle semble avoir un effet néfaste sur le cœur, ce qui est contraire à ce que d'autres études avaient suggéré auparavant. Ces découvertes montrent qu'il existe un lien complexe entre le cœur et les reins lorsqu'une maladie se produit, et que comprendre ce lien pourrait être la clé pour traiter ces maladies plus efficacement. Ainsi, l'objectif de ce travail est d'évaluer l'impact d'une crise cardiaque sur la santé des reins à long terme, et d'étudier plus précisément comment la molécule IL33 et son récepteur ST2 jouent un rôle dans les changements que subissent le cœur et les reins en cas de maladie.
Bénéfices attendus
Dans nos précédents travaux, nous avons mis en évidence que l’axe IL33/ST2 était un axe central dans la survenue de remodelage cardiaque à distance d’une agression rénale aiguë. Ce projet permettra d’une part de caractériser les modifications architecturales qui surviennent au niveau rénal après la maladie coronaire aiguë et de mesure l’impact de cet axe sur ces modifications. Il existe déjà un certain nombre de thérapeutiques déjà disponibles pour la modulation de cet axe (anticorps monoclonaux anti-IL33 ou anti-ST2). L’application clinique et son bénéfice pourront donc rapidement être évalués si les hypothèses de travail sont concluantes. Le pool de patient potentiellement traitables est énorme car il s’agit d’un des problèmes de santé publique le plus important et la cause de morbi-mortalité la plus importante de nos sociétés occidentales.
Procédures
Les animaux seront soumis à 5 injections de substance nécessaire à l'obtention du modèle génétiquement modifié d'une minute 5 jours de suite. Les animaux seront soumis à une intervention chirurgicale d’une durée d’une heure. Les animaux seront soumis à une mesure du débit de filtration glomérulaire (fonction de filtration du rein) d’une durée de 2 heures. Les souris recevant le tamoxifène auront un intervalle libre entre la dernière injection et la chirurgie d'une semaine. Certains animaux subiront une micro-puncture de l'oreille vers J6 pour déterminer leur génotype.
Impact sur les animaux
Durant l’ischémie reperfusion, les nuisances sont une inflammation au niveau des points d'incision pour la thoracotomie et de la douleur à ces mêmes endroits. Les nuisances liées à l'infarctus du myocarde sont essentiellement marquées par les douleurs post opératoires, le modèle n'étant pas un modèle d'insuffisance cardiaque sévère. Pas de nuisances liées à l'atteinte rénale potentielle. Durant l'injection de la substance pour la recombinaison génétique, on peut avoir une douleur au point d'injection et une irritation abdominale transitoire. La procédure de mesure de la fonction rénale n'est pas source de nuisance en soit sinon une gène pour l'animal de porter le dispositif sur le dos pendant la mesure. Durant la puncture pour le génotypage, la nuisance liée à la puncture est de très courte durée et très peu douloureuse.
Devenir
Les animaux sont tous mis à mort à l’issue de la procédure afin de réaliser des prélèvements d'organes et de plasma pour analyse. Le temps de mise à mort varie selon le groupe entre J+1, J+7 et J+28.
Remplacement
Il n’existe à l’heure actuelle aucun modèle de substitution in vitro permettant d’évaluer le dialogue entre le cœur et le rein, puisque par essence, il s’agit d’un modèle physiologique intégré. Par ailleurs, l’utilisation d’animaux permet d’étudier des mécanismes cellulaires plus complexes qui ne peuvent pas être étudiés sur des modèles ex vivo ou in silico. Par conséquent, l’utilisation du modèle animal apparait comme indispensable à la réalisation de ce protocole. Néanmoins, le laboratoire travail en parallèle sur des modèles cellulaires permettant de mimmer ces conditions et à terme remplacer l'utilisation d'animaux, néanmoins ces modèles n'ont à ce jour pas démontré de résultats satisfaisants.
Réduction
Le nombre d'animaux utilisé dans le projet a été calculé pour permette d'obtenir des résultats fiables et robustes. Ceci, plus notre expérience préalable dans le domaine nous ont permis de déterminer le nombre minimal d’animaux pour ces expérimentations protocole, l’avantage d’utiliser un processus non invasif de mesure de la fonction rénale permet de limiter le recours extensif à un nombre important d’animaux.
Raffinement
La procédure de raffinement a été établie et discutée avec le responsable du bien-être des animaux au sein de notre unité. Les animaux sont stabulés dix jours après leur arrivée, avant toute procédure, afin de s’acclimater à leurs conditions d’hébergement. Afin de permettre la formation de groupes sociaux, les souris sont hébergées en cages de 5 individus avec un enrichissement du milieu (tubes, coton, bâtons à ronger). Les animaux sont contrôlés quotidiennement par un animalier formé (afin de s’assurer de leur bien-être), à l’aide d’une fiche intégrant les différents points limites. Lors de la procédure, les animaux sont anesthésiés et une analgésie avant l’intervention sera réalisée pour limiter un peu plus les risques de douleurs ressenties. La phase de réveil se fait dans un incubateur à 37°C pendant toute la nuit. Des points limites clairs ont été établies afin de soustraitre les animaux à la souffrance.
Choix des espèces
Notre équipe a développé les différents modèles d’ischémie-reperfusion sur la souris afin d’éviter de réaliser des expérimentations sur des gros animaux et pour avoir la possibilité de réaliser le modèle sur des souris transgéniques. Les souris utilisées seront âgées de 8 à 10 semaines afin d’obtenir un poids de 20-25 grammes.
Etude de la tumorigenèse hépatique à l’aide de modèles murins: 2/3
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système immunitaire
2 975 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles subissent un génotypage par biopsie de la queue, des injections de virus et d'anticorps, une moyenne de huit échographies hépatiques sous anesthésie et des prélèvements sanguins, pour étudier deux types de tumeurs du foie et leur résistance à l'immunothérapie. Le porteur indique qu'une encéphalopathie peut toucher jusqu'à un quart des animaux et qu'une partie est tuée faute du génotype recherché. Il décrit développer en parallèle des cultures en trois dimensions présentées comme un moyen de limiter le nombre de souris.
Objectifs
«Notre équipe s’intéresse aux cancers du foie de l'adulte et de l'enfant qui reste un problème majeur de santé public. Chez l’adulte, il est la quatrième cause de morts liées au cancer dans le monde et son incidence ne cesse d’augmenter avec l’épidémie de diabète et d’obésité. Il touche plus particulièrement les hommes même si l’évolution des facteurs de risque modifie quelque peu les proportions homme/femme. Récemment, l’immunothérapie a donné des résultats intéressants mais 70% des tumeurs ne répondent pas à ces traitements. L’objectif de ce projet est de comprendre comment une même mutation conduit au développement de deux types de tumeurs hépatiques dans nos modèles murins. Notre projet consiste à caractériser ces deux types de tumeurs émergeant sur foie sain ou malades induits par des régimes riches en gras et en sucre afin de proposer de nouvelles pistes thérapeutiques et de comprendre pourquoi ces tumeurs sont résistantes aux immunothérapies. Notre objectif est aussi de développer des modèles de culture cellulaire tridimensionnelle pour tester de nouveaux médicaments tout en limitant le nombre de souris mais aussi de confirmer nos résultats chez la femelle, du fait du changement de proportions homme/femme touchés par la maladie. Ce projet se déroule dans 3 établissements utilisateurs.
Bénéfices attendus
En aidant à la compréhension des mécanismes associés au développement et à la réponse aux traitements des cancers du foie, ce projet permettra d'identifier de nouvelles pistes thérapeutiques administrées seules ou à coupler aux traitements ciblant le système immunitaire émergeant ces dernières années et de proposer des biomarqueurs diagnostiques et pronostiques pour ce cancer au pronostic toujours aussi sombre. Enfin, il permettra de disposer de nouveaux modèles in vitro qui pourront être utilisés pour prédire la réponse à ces nouvelles thérapies.
Procédures
1) identification des animaux par tatouage ou puces et biopsie de queue pour génotypage des souris sur animaux vigiles en 1minute (EU0050 et EU0140) 2) Injection intrapéritonéale unique d'anti-oestrogènes sur animaux vigiles en 30s (EU0140), 3) Injection intraveineuse unique de virus sous anesthésie générale en 30s (EU0140), 4) traitement par anticorps tous les 3 jours par injection intrapéritonéale sur animaux vigiles en 30s pendant 2 mois maximum(EU0053), 5) échographie hépatique sous anesthésie générale pendant 10-25min tous les 15 jours (8 échographies en moyenne /souris- EU0053), 6) prélèvement sanguin unique sous anesthésie générale en 30s (EU0053)
Impact sur les animaux
une encéphalopathie peut être observée au maximum chez 25% des animaux selon les expériences trois semaines après modification génique . Au cours des expériences, la mise à mort des animaux ayant atteint les points limites peut conduire à des animaux isolés dans les cages pouvant engendrer du stress. Les injections rétrorbitaires et prélèvements sanguins au cours du traitement ciblant le système immunitaire ou au moment de la mise à mort sont des actes stressants. La numérotation et le génotypage des souris induit stress et douleur légère. Le transport des animaux entre centres pourra induire un stress aux animaux.
Devenir
L'ensemble des animaux de ce projet est mis à mort pour analyse de leurs tissus hépatiques et de leurs tumeurs. Une partie des animaux sont euthanasiés car sans génotype d'intérêt pour le projet.
Remplacement
Le foie est un organe composé de plusieurs types cellulaires. La transformation hépatocytaire requiert des interactions complexes avec le microenvironnement cellulaire et les autres organes pathologiques en cas d’obésité. L’usage exclusif de lignées cellulaires ne permet donc pas d’appréhender cette problématique dans sa globalité. Les lignées immortalisées perdent d'ailleurs beaucoup de leurs caractéristiques phénotypiques et métaboliques in vitro. Notre projet vise à développer des cultures cellulaires en trois dimensions limitant le nombre de souris utilisées pour tester de nouvelles pistes thérapeutiques.
Réduction
Pour réduire le nombre d’animaux transgéniques, une technique innovante d'édition génique nous permet d'éviter la création de lignées et de n'injecter que les animaux d'expérimentation. Nous suivons le développement des tumeurs pour l'ensemble des animaux par échographie ce qui permet un suivi longitudinal du développement tumoral. Les tests statistiques utilisés sont des tests permettant l’analyse d’échantillons de petites tailles. Le nombre d’animaux a été choisi grâce à notre expertise et limité grâce au suivi échographique des animaux. Nous souhaitons aussi réaliser des cultures in vitro de tumeurs en trois dimensions qui nous permettront à terme de tester de nouveaux médicaments.
Raffinement
Nous suivons le développement des tumeurs sous anesthésie générale dans un centre d’échographies expert, ce qui permet un suivi longitudinal du développement tumoral et évite la souffrance due à un développement tumoral important. Nous connaissons les phases où un phénotype dommageable peut apparaitre, et les expériences se déroulent avec une surveillance accrue à ce moment-là. Les injections stressantes, les prélèvements sanguins et les échographies sont réalisées sous anesthésie générale et les animaux mis sur tapis chauffant après anesthésie. Pour réduire le stress au quotidien, le milieu est enrichi par des cotons compactés, des tunnels en carton et des maisonnettes suspendues. Nous avons mis en place une grille de score avec des points limites, d’un arbre décisionnel et de critères d’arrêt de souffrance. Le transfert des animaux entre les établissements utilisateurs les plus distants est fait dans une boite de transfert contenant leurs nids et de l'hydrogel. Le transfert des souris de deux établissements est réalisé dans des boites de transport simples car ces deux animaleries étant localisées dans le même bâtiment au même étage. Les animaux ne restent pas plus de 30 minutes en boites de transport et ne sortent pas à l’extérieur.
Choix des espèces
Pour ce projet l’espèce animale choisie est la souris. Ce choix est lié à la possibilité de réaliser des manipulations génétiques de façon aisée dans cette espèce pour reproduire les mutations observées dans les cancers du foie humains. Un modèle de tumeurs nécessite des souriceaux de 14 jours puisque c'est en injectant à cet âge que les tumeurs se développent . Pour les autres modèles, des souris adultes âgées de deux-trois mois seront utilisées afin que le cancer se développe à partir d'une cellule mature.