Procédures légères
Impact de la carbamylation des protéines matricielles sur le remodelage de la paroi vasculaire au cours de l’athérosclérose chez la souris. (2/2)
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
57 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles reçoivent une alimentation enrichie en cyanate de sodium, des injections d'une sonde fluorescente dans la veine de la queue, des épilations à la crème dépilatoire et des séances d'imagerie sous anesthésie, pour étudier le rôle du vieillissement des protéines dans l'athérosclérose. Le sang et l'aorte sont prélevés après la mise à mort. Sur le remplacement, le porteur affirme qu'un modèle in vitro ne suffit pas à représenter l'"organisme entier" et conclut qu'il n'a "pas d'autre choix" que la souris.
Objectifs
Avec 17,7 millions de décès en 2017, les pathologies cardio-vasculaires représentent la première cause de décès dans le monde. C’est donc un enjeu de santé publique de mieux comprendre et caractériser les causes de ces maladies. L’athérosclérose est une maladie complexe touchant principalement les artères de moyen et gros calibre marquée par une modification importante de la structure des vaisseaux sanguins et caractérisé par la formation de plaques. Au cours du temps, ces plaques s’épaississent et gênent la circulation sanguine. Elles peuvent également se rompre, entraînant alors la formation d’un caillot provoquant des accidents vasculaires cérébraux, des infarctus du myocarde, ou des ischémies périphériques. En vieillissant, les protéines subissent des modifications pouvant affecter leurs structures et leurs fonctions. Ce projet a pour objectif de mieux comprendre le rôle du vieillissement des protéines présentes au niveau des vaisseaux sanguins. En effet, les vaisseaux sanguins sont principalement composés de cellules et de protéines. Lors du processus athérosclérotique, ces cellules vont se déplacer autour de la plaque afin de l'isoler. Notre projet vise à déterminer si le vieillissement des protéines joue un rôle dans le remodelage du vaisseau et sur le déplacement des cellules permettant d'isoler la plaque de la circulation sanguine au cours du développement de l'athérosclérose. Ce projet est multisite et se déroulera dans deux étuablissements utilisateurs.
Bénéfices attendus
La réalisation de ce projet d'expérimentation animale permettra de faire progresser les connaissances scientifiques sur les pathologies cardiovasculaires et de mieux comprendre l’impact du vieillissement des protéines sur le remodelage de la paroi des vaisseaux dans le développement, l’évolution et les complications de l’athérosclérose afin de trouver, in fine, de nouvelles pistes thérapeutiques dans le but de mieux diagnostiquer et donc mieux traiter les pathologies cardiovasculaires.
Procédures
Voici toutes les interventions auxquelles les animaux seront soumis : - Anesthésie générale : Lors de l’injection de la sonde fluorescente et lors des acquisitions d’imagerie, les animaux seront sous anesthésie générale. L’état d’anesthésie sera obtenu par inhalation d’isoflurane à 4% et maintenu par inhalation d’isoflurane 2%. - Injection au niveau de la veine de la queue : Injection d’une sonde fluorescente pour l’acquisition des images au tomographe moléculaire de fluorescence. Cette injection se fera sur animal anesthésié par isoflurane (induction à 4% et maintien sous masque à 2%). Ce geste sera réalisé une fois pour chaque souris pour la procédure 1 (9 souris X 3 groupes X 1 intervention = 27 fois) et deux fois pour chaque souris pour la procédure 2 (c’est-à-dire : 7 souris X 3 groupes X 2 interventions = 42 fois). - Épilation : L’épilation est nécessaire pour l’acquisition des images à l’échographe et au tomographe moléculaire de fluorescence. Cette intervention rapide se fera à l’aide d’une crème dépilatoire pour peaux sensibles sur le thorax et l’abdomen de la souris. Ce geste sera réalisé sur animal anesthésié par inhalation d’isoflurane (induction à 4% et maintien sous masque à 2%) sur une plateforme chauffante afin de maintenir la température de l’animal. Ce geste sera réalisé trois fois pour chaque souris de la procédure 1 (c’est-à-dire : 9 souris X 3 groupes X 3 épilations = 81 fois) et deux fois pour chaque souris de la procédure 2 (c’est-à-dire : 7 souris X 3 groupes X 2 épilations = 42 fois) - Injection intrapéritonéale : L’euthanasie nécessite l’injection d’un agent anesthésique. Ce geste sera réalisé sur les animaux anesthésiés par inhalation d’isoflurane (induction à 4% et maintien sous masque à 2%). Ce geste sera réalisé une fois pour chaque souris pour la procédure 1 (c’est-à-dire 27 fois au total) et une fois pour chaque animale pour la procédure 2 (c’est-à-dire 21 fois au total). Par souris : Chaque souris de la procédure 1 subira : 1 injection au niveau de la veine de la queue, 3 épilations, 1 injection intrapéritonéale. Tout ces gestes seront réalisés dans l’établissement utilisateur 2. Chaque souris de la procédure 2 subira : 2 injections au niveau de la veine de la queue, 2 épilations, 1 injection intrapéritonéale. Tout ces gestes seront réalisés dans l’établissement utilisateur 2.
Impact sur les animaux
L’alimentation supplémentée en cyanate de sodium et l’injection de la sonde fluorescente ne produisant pas d’effet toxique chez les animaux. Voici la liste des nuisances attenus : -Stress au moment du transport (5,3km pour 11 minutes de trajet) - Stress au moment de l’anesthésie et de son réveil, le stress d’une anesthésie dure en général quelques minutes avant l’endormissement et au réveil de l’animal.
Devenir
A l’issue de chaque procédure, tous les animaux seront euthanasiés. Après la mise à mort des animaux, le sang sera prélevé au niveau de l’aorte afin d’évaluer la quantité d’homocitrulline (produit de carbamylation) retrouver, les aortes thoraciques seront récupérées afin d’étudier la rigidité des vaisseaux via l’utilisation d’un microscope à force atomique, puis les compositions cellulaire et protéique des aortes et des plaques d’athéromes seront étudiées via des techniques histologiques et immunohistochimiques. La queue des animaux sera également prélevée afin d’en analyser le taux de carbamylation du collagène.
Remplacement
Nous travaillons actuellement sur un modèle in vitro avec des cellules provenant d’aortes humaines et murines cultivées sur du collagène carbamylé ou non, mais une étude in vitro seule ne peut suffire pour représenter les mécanismes physiologiques mis en jeu au niveau d’un organisme entier et les approches informatiques in sillico ne permettent pas à ce jour de mimer le fonctionnement de l’organisme entier et sa réaction face au traitement. Ainsi, nous n’avons pas d’autre choix que d’utiliser le modèle animal, puisque les résultats obtenus avec cette approche globale in vivo seront complémentaires à nos résultats in vitro et permettront d'apporter une réponse complète à notre hypothèse. Nous sommes actuellement les seuls à utiliser ce modèle animal (modèle carbamylation + athérosclérose), nous ne pouvons donc pas faire de projet commun afin de réutiliser des animaux inscrits dans une procédure d’un autre projet.
Réduction
Nous avons décidé de faire deux procédures, dont une 1ère en étude préliminaire avec peu de souris (9 par groupes) avec une approche de « Go/no go » pour notre seconde procédure. En effet, la première procédure servira à confirmer une bonne démarche expérimentale et définir plus précisément les différents temps d’acquisitions pour la seconde procédure. Nombre de souris totales pour la procédure 1 : 9 souris X 3 groupes = 27 souris. Pour la seconde procédure, nous n’avons aucune donnée préliminaire nous permettant de calculer la puissance statistique de notre expérience via le logiciel GPower. C’est pourquoi nous avons décidé de réaliser une étude préliminaire en 1ère procédure, afin d’avoir la possibilité de réduire au maximum le nombre d’animaux utilisés en évitant d’utiliser beaucoup d’animaux pour affiner la cinétique de la procédure. De plus, les données issues de la seconde procédure viendront compléter les données issues de la première aux points de la cinétiques les plus intéressants pour atteindre une puissance statistique suffisante. Après avoir analysé les données issues de la 1ère procédure, nous pourrons alors calculer la puissance statistique afin de définir le nombre optimal d’animaux nécessaires pour obtenir un résultat statistiquement significatif. Nous utiliserons au maximum 10 souris par groupe pour la seconde procédure (avec une potentielle diminution du nombre de souris en fonction des résultats issus de la 1ère procédure). Nous nous engageons à analyser les résultats de la première procédure et de calculer notre puissance statistique avant de commander les animaux de la deuxième procédure afin d’en utiliser le moins possible. Nombre maximal de souris au total pour la procédure 2 : 7 souris X 3 groupes = 21 souris. L’utilisation de souris exclusivement mâles, nous permet également de réduire le nombre d’animaux nécessaires puisqu’utiliser des animaux du même sexe permet de s’affranchir d’une variable biologique supplémentaire et de limiter l’hétérogénéité de nos résultats.
Raffinement
Quotidiennement : Les cages transparentes seront équipées de divers équipements d’enrichissement (tubes de jeu, niche, papier, bâton à rogner, coton …) afin de réduire l'ennui et de diminuer le stress en stimulant l'activité et en procurant un sentiment de sécurité à l'animal. Une surveillance quotidienne sera mise en place par une collaboration étroite avec les animaliers afin de prévenir et de traiter toutes manifestations de douleur ou de stress chez l’animal. Les animaux seront hébergés dans des cages de 30x40cm à raison de 5 souris par cage au maximum. Les animaux seront séparés selon leur groupe dans différentes cages (2 par groupe). Nous identifierons les animaux à l'aide de traces réalisées au marqueur indélébile au niveau de la queue. Le tableau présenté en Annexe 3 présente une grille de score adaptée qui sera suivie afin d’identifier des douleurs potentielles. Étape 1 : Le traitement ne produira pas de nuisance à l’animal. Afin de vérifier la bonne hydratation des souris, les biberons seront pesés tous les jours ouvrés et changés tous les deux jours. Étape 2 & 3 : L’utilisation du tomographe moléculaire à fluorescence (FMT) et de l’échographe nécessite un transport des animaux sur le campus Moulin de Housse (où se trouvent les appareils). Une surveillance accrue sera effectuée pendant le trajet et un morceau de pomme sera placé dans les cages afin de permettre aux animaux de continuer à s’hydrater et s’alimenter. L’utilisation ces appareils nécessite également une anesthésie générale de l’animal avec de l’isoflurane (4% pour l’induction et de 2% pour le maintien), une surveillance accrue sera effectuée pendant l’anesthésie, et l’état d’endormissement de l’animal sera confirmé par pincement des espaces interdigitaux. Enfin pour un réveil optimal des animaux concernés, l’animal sera placé sous lampe chauffante puis surveillé. Afin d’éviter le stress des animaux aux changements d'environnement, les souris seront emmenées sur le site Moulin de la Housse 24h avant l’acquisition pour qu’elles découvrent et qu’elles s’habituent aux salles de manipulation, afin que le jour de la manipulation il n’y ait pas de biais sur nos résultats. Lors de l’analyse à l’échographe, les animaux seront placés sur une plateforme chauffante composée de capteurs permettant de suivre les paramètres vitaux. Ces paramètres (fréquence respiratoire, électrocardiographie et la température corporelle de l’animal) seront surveillés pendant toute la durée de l’acquisition.
Choix des espèces
Le modèle choisi est le modèle murin dont le gène de l'apolipoprotéine E est non fonctionnel. Ce modèle est un modèle de référence pour l’étude de l’athérosclérose qui est très bien caractérisé. En effet ces souris développent la maladie sans avoir besoin de leur apporter un régime gras (non compatible avec l’utilisation du FMT puisqu’il faut un régime sans chlorophylle et qui rajouterait une variable supplémentaire à nos expériences et donc un groupe témoin supplémentaire). Nous commanderons des souris à l’âge de 4 semaines, c’est-à-dire des jeunes sevrés. Nous sommes obligés de commander des souris non adultes puisque ces souris mâles développent spontanément des plaques d’athéromes à partir de 7 semaines de vie. Nous n’avons pas le choix de commander des animaux au stade « jeunes sevrés » puisque nous voulons étudier l’impact de la carbamylation des protéines sur le développement des phases précoces de l’athérosclérose, il faut donc induire la carbamylation des protéines avant le développement de la pathologie. Toutes les expérimentations et les mises sous anesthésies se feront sur un animal adulte (âgé de 9, 13 et 16 semaines pour la procédure 1 et âgé de 9 et 13 ou 16 semaines pour la procédure 2).
Etudes structurales et fonctionnelles lors du développement du Xénope
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Oncologie
6 702 xénopes vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, la plupart tués et 680 femelles réutilisées. Les femelles reçoivent des injections d'hormone tous les quatre mois pendant toute leur vie pour produire des ovocytes, tandis que les mâles et les larves sont tués pour prélèvement. Un test de réponse à la lumière évalue la vision des larves. Le porteur présente le xénope comme une "méthode alternative de remplacement" des modèles mammifères.
Objectifs
Ce projet englobe les questions scientifiques de notre institut utilisant le modèle Xénope et qui sont développé avec l'objectif de réduire en les mutualisant les expériences. Les objectifs sont l’étude : a) de la division des cellules de l'épiderme embryonnaire par des approches d’imagerie en temps réel dans des larves aux stades neurula. b) de la cataracte dans la larve de xénope. Le développement du cristallin est aisément observable dans l’embryon de xénope et dépend de l’expression de gènes dont la mutation est à l’origine de cataracte humaine. Les études dans la larve de xenope permettent d’analyser la fonction de ces gènes dans le développement de l’œil in vivo. c) au cours du développement (stades 1 à 45) de l’expression d' ARN circulaires pouvant servir de régulateurs de l'expression des gènes. d) du controle du fuseau de division cellulaire par des approches de microscopie electronique. Le fuseau permet la répartition fidèle du matériel génétique entre deux cellules filles. La taille et la structure du fuseau sont essentielles pour sa fonction. Cependant, malgré des décennies d'étude, on ignore comment le fuseau adopte une morphologie optimisée pour sa fonction.
Bénéfices attendus
Les 4 sujets de recherche développés dans cette demande d’autorisation de projets visent à l’avancée des connaissances scientifiques sur des sujets liés à la Biologie/Santé. En particulier le projet a) vise à préciser le rôle des acteurs de la cytokinese des épithéliums. La majorité des cancers provenant de tissus épithéliaux, la connaissance des mécanismes contrôlant ces divisions participent à la lutte anti-cancéreuse. Le projet b) vise à identifier et caractériser des gènes potentiellement impliqués dans le développement des cataractes et ainsi à ouvrir la voie à l’identification de cibles potentielles pour le traitement ou la prévention de la cataracte. Le sujet c) vise à décrire de nouveaux acteurs des régulations des gènes lors du développement embryonnaire et à analyser les mécanisme contrôlant leur production. Le sujet d) vise à la compréhension des mécanismes de contrôle de l’architecture du fuseau mitotique en tirant profit d’une comparaison inter-espèce.
Procédures
Une solution d'hormone (HCG) est injectée afin d'induire la ponte ou la spermatogenese. Cette opération dure une quinzaine de seconde. Pour les males il s'agit d'une injection unique. Dans le cas des femelles cette procédure est répétée environ tous les 4 mois tout au long de leur vie pour obtenir des ovocytes. Les larves issues de fécondation in vitro sont injectés au stade 1 à 8 cellules (environ 30' à 2h30min après fécondation, à un stade larvaire non autonome). Dans le cadre du sujet cristallin, un test comportemental unique de réponse à la lumière permet d'évaluer la fonction visuelle de chaque larve.
Impact sur les animaux
Les procédures décrites dans cette demande impliquent l'administration d'hormones par injection sous cutanée dans l'animal. Les nuisances associées à ces injections sont a) l'isolement temporaire des animaux et le stress induit par la maniupulation et la contention le temps de l'injection. La procédure s'appliquant aux larves de stades supérieurs à 45 est une procédures d'évaluation de la fonction visuelle par des test comportementaux sans nuisances particulières associé à ce test. Les larves expérimentales ont été microinjectés aux stades 2-8 cellules puis se sont développés jusqu'au stade 48. Les phénotypes attendus sur ces animaux devrait etre associés à la fonction visuelle sans préjudice autre a priori.
Devenir
Xenopus laevis ne peut être adopté puisqu'il s'agit d'une espèce invasive. Les animaux femelles sont en utilisation continue pour la production d'ovocytes (680 animaux) tout au long de cette DAP. La durée de vie de ces animaux étant supérieure à 10 ans, et les procédures étant légères, les animaux sont conservés à l'issue du projet et réutilisés dans le cadre des nouveaux projets. Les males et les larves sont sacrifiés pour prélèvement.
Remplacement
Le modèle xénope permet par sa capacité de ponte élevé l’obtention de nombreuses larves dont le développement est externe. Ceci permet donc l’étude des phénomènes complexes impliqués sont le développement embryonnaire. L’utilisation du modèle xénope dans un contexte d’étude du développement embryonnaire en général est donc en soi une méthode alternative de remplacement de modèles mammifères, murins en particulier. L’objectif de ce projet est de déterminer le rôle de gènes d’intérêt dans l’organogenèse (épithélium, cristallin, embryon entier), ces processus complexes ne peuvent être reproduits en leur globalité en culture cellulaire et nécessite donc l’utilisation de ce modèle animal. L’une des forces de ce modèle est de permettre, en intervenant dans le cadre de procédures sur quelques animaux adultes, d’obtenir en quantité de nombreux stades larvaires permettant l’expérimentation et une bonne puissance statistique des analyses. Par ailleurs, l’utilisation du modèle Xénope nous permet d’obtenir les ovocytes servant à la préparation d’extraits cytoplasmiques capables de reproduire in vitro les évènements du cycle cellulaire associé à la formation du fuseau de division et de les observer par microscopie electronique. La génération in vitro de tels fuseaux ne peut être réalisée qu'avec ces extraits d’ovocytes, de plus ce projet repose sur l'étude comparative entre X. laevis et X. tropicalis. C’est pourquoi aucune autre méthode, y compris les extraits de cellules en culture, ne peut être utilisée comme substitut.
Réduction
Afin de réduire le nombre d’animaux utilisés pour les expériences, nous cherchons à mutualiser entre les différents sujets l’utilisation des animaux entrant dans le cadre d’une procédure. 1) Pour cela les larves obtenues lors d’une FIV seront potentiellement utilisées pour tous les sujets. En effet, en microinjectant les larves à différents stades de développement nous pouvons étaler les expériences et ainsi utiliser au mieux les larves produites lors d’une FIV. De ceci découle que le nombre de procédures FIV et le nombre d’utilisations d’animaux adultes sera diminué. 2) Des mâles doivent être mis à mort pour la collecte des testicules nécessaire aux FIV. L’utilisation des testicules issus de ces mâles est mutualisée lors de la réalisation des FIV et les testicules sont conservés au froid pour permettre la réalisation de FIV sur environ 2 semaines. 3) Le travail expérimental utilisant un nombre d’échantillons élevé pour l’analyse statistique est réalisé uniquement sur des stades larvaires. 4) Les femelles Xénopes ont une espérance de vie en captivité de l’ordre de 20 ans. Ces animaux subissant pour toute procédure des injections d’Hormone Chorionique Gonadotrophique (HCG) tous les 4/5 mois sont réutilisés tout au long de leur vie.
Raffinement
Le milieu est enrichi par l'adjonction d'artéfacts permettant aux animaux de se dissimuler, tandis que les aquariums sont partiellement dissimulés par des plaques opaques afin de limiter l’apport de lumière directe dans les aquariums. Les espaces d'élevages sont séparés des espaces de manipulation et à l’écart des bruits et circulations parasites. Les femelles en procédures sont isolées en bacs individuels lors de cette période qui s'étend au maximum sur 48 heures.
Choix des espèces
De par son mode de fécondation externe, il est possible de récupérer les ovocytes de Xénope après une simple stimulation hormonale, sans chirurgie ni mise à mort. Ces ovocytes permettent soit la réalisation d’extraits cytoplasmiques reproduisant le cycle cellulaire, soit, après fécondation in vitro, d’obtenir de nombreuses larves au stade une cellule qui peuvent être microinjecté par des molécules traceurs ou des molécules interférant avec l’expression des gènes afin d’analyser l’impact de certains produits de gènes sur l’expression des gènes, le développement embryonnaire et l’organogenèse, ou la dynamique des divisions cellulaires des épithéliums. Seuls des animaux adultes sexuellement rentrent dans nos procédures expérimentales. Les stades larvaires expérimentaux sont généralement arrêtés avant le stade 45, les larves allant au stade 48 sont utilisés pour un test fonctionnel non invasif. Les larves surnuméraires non expérimentales pourront être utilisées pour générer des animaux adultes.
Impact de la carbamylation des protéines matricielles sur le remodelage de la paroi vasculaire au cours de l’athérosclérose chez la souris. (1/2)
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
57 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Génétiquement modifiées pour développer une athérosclérose, elles reçoivent une alimentation enrichie en cyanate de sodium, des injections d'une sonde fluorescente et des épilations sous anesthésie répétée, avant d'être tuées pour prélever aorte, sang et queue. Le projet étudie l'effet du vieillissement des protéines sur la paroi des vaisseaux. Le porteur affirme qu'une étude in vitro seule ne peut représenter les mécanismes d'un "organisme entier".
Objectifs
Avec 17,7 millions de décès en 2017, les pathologies cardio-vasculaires représentent la première cause de décès dans le monde. C’est donc un enjeu de santé publique de mieux comprendre et caractériser les causes de ces maladies. L’athérosclérose est une maladie complexe touchant principalement les artères de moyen et gros calibre marquée par une modification importante de la structure des vaisseaux sanguins et caractérisé par la formation de plaques. Au cours du temps, ces plaques s’épaississent et gênent la circulation sanguine. Elles peuvent également se rompre, entraînant alors la formation d’un caillot provoquant des accidents vasculaires cérébraux, des infarctus du myocarde, ou des ischémies périphériques. En vieillissant, les protéines subissent des modifications pouvant affecter leurs structures et leurs fonctions. Ce projet a pour objectif de mieux comprendre le rôle du vieillissement des protéines présentes au niveau des vaisseaux sanguins. En effet, les vaisseaux sanguins sont principalement composés de cellules et de protéines. Lors du processus athérosclérotique, ces cellules vont se déplacer autour de la plaque afin de l'isoler. Notre projet vise à déterminer si le vieillissement des protéines joue un rôle dans le remodelage du vaisseau et sur le déplacement des cellules permettant d'isoler la plaque de la circulation sanguine au cours du développement de l'athérosclérose. Ce projet est multisite et se déroulera dans deux étuablissements utilisateurs.
Bénéfices attendus
La réalisation de ce projet d'expérimentation animale permettra de faire progresser les connaissances scientifiques sur les pathologies cardiovasculaires et de mieux comprendre l’impact du vieillissement des protéines sur le remodelage de la paroi des vaisseaux dans le développement, l’évolution et les complications de l’athérosclérose afin de trouver, in fine, de nouvelles pistes thérapeutiques dans le but de mieux diagnostiquer et donc mieux traiter les pathologies cardiovasculaires.
Procédures
Voici toutes les interventions auxquelles les animaux seront soumis : - Anesthésie générale : Lors de l’injection de la sonde fluorescente et lors des acquisitions d’imagerie, les animaux seront sous anesthésie générale. L’état d’anesthésie sera obtenu par inhalation d’isoflurane à 4% et maintenu par inhalation d’isoflurane 2%. - Injection au niveau de la veine de la queue : Injection d’une sonde fluorescente pour l’acquisition des images au tomographe moléculaire de fluorescence. Cette injection se fera sur animal anesthésié par isoflurane (induction à 4% et maintien sous masque à 2%). Ce geste sera réalisé une fois pour chaque souris pour la procédure 1 (9 souris X 3 groupes X 1 intervention = 27 fois) et deux fois pour chaque souris pour la procédure 2 (c’est-à-dire : 7 souris X 3 groupes X 2 interventions = 42 fois). - Épilation : L’épilation est nécessaire pour l’acquisition des images à l’échographe et au tomographe moléculaire de fluorescence. Cette intervention rapide se fera à l’aide d’une crème dépilatoire pour peaux sensibles sur le thorax et l’abdomen de la souris. Ce geste sera réalisé sur animal anesthésié par inhalation d’isoflurane (induction à 4% et maintien sous masque à 2%) sur une plateforme chauffante afin de maintenir la température de l’animal. Ce geste sera réalisé trois fois pour chaque souris de la procédure 1 (c’est-à-dire : 9 souris X 3 groupes X 3 épilations = 81 fois) et deux fois pour chaque souris de la procédure 2 (c’est-à-dire : 7 souris X 3 groupes X 2 épilations = 42 fois) - Injection intrapéritonéale : L’euthanasie nécessite l’injection d’un agent anesthésique. Ce geste sera réalisé sur les animaux anesthésiés par inhalation d’isoflurane (induction à 4% et maintien sous masque à 2%). Ce geste sera réalisé une fois pour chaque souris pour la procédure 1 (c’est-à-dire 27 fois au total) et une fois pour chaque animale pour la procédure 2 (c’est-à-dire 21 fois au total). Par souris : Chaque souris de la procédure 1 subira : 1 injection au niveau de la veine de la queue, 3 épilations, 1 injection intrapéritonéale. Tout ces gestes seront réalisés dans l’établissement utilisateur 2. Chaque souris de la procédure 2 subira : 2 injections au niveau de la veine de la queue, 2 épilations, 1 injection intrapéritonéale. Tout ces gestes seront réalisés dans l’établissement utilisateur 2.
Impact sur les animaux
L’alimentation supplémentée en cyanate de sodium et l’injection de la sonde fluorescente ne produisant pas d’effet toxique chez les animaux. Voici la liste des nuisances attenus : -Stress au moment du transport (5,3km pour 11 minutes de trajet) - Stress au moment de l’anesthésie et de son réveil, le stress d’une anesthésie dure en général quelques minutes avant l’endormissement et au réveil de l’animal.
Devenir
A l’issue de chaque procédure, tous les animaux seront euthanasiés. Après la mise à mort des animaux, le sang sera prélevé au niveau de l’aorte afin d’évaluer la quantité d’homocitrulline (produit de carbamylation) retrouver, les aortes thoraciques seront récupérées afin d’étudier la rigidité des vaisseaux via l’utilisation d’un microscope à force atomique, puis les compositions cellulaire et protéique des aortes et des plaques d’athéromes seront étudiées via des techniques histologiques et immunohistochimiques. La queue des animaux sera également prélevée afin d’en analyser le taux de carbamylation du collagène.
Remplacement
Nous travaillons actuellement sur un modèle in vitro avec des cellules provenant d’aortes humaines et murines cultivées sur du collagène carbamylé ou non, mais une étude in vitro seule ne peut suffire pour représenter les mécanismes physiologiques mis en jeu au niveau d’un organisme entier et les approches informatiques in sillico ne permettent pas à ce jour de mimer le fonctionnement de l’organisme entier et sa réaction face au traitement. Ainsi, nous n’avons pas d’autre choix que d’utiliser le modèle animal, puisque les résultats obtenus avec cette approche globale in vivo seront complémentaires à nos résultats in vitro et permettront d'apporter une réponse complète à notre hypothèse. Nous sommes actuellement les seuls à utiliser ce modèle animal (modèle carbamylation + athérosclérose), nous ne pouvons donc pas faire de projet commun afin de réutiliser des animaux inscrits dans une procédure d’un autre projet.
Réduction
Nous avons décidé de faire deux procédures, dont une 1ère en étude préliminaire avec peu de souris (9 par groupes) avec une approche de « Go/no go » pour notre seconde procédure. En effet, la première procédure servira à confirmer une bonne démarche expérimentale et définir plus précisément les différents temps d’acquisitions pour la seconde procédure. Nombre de souris totales pour la procédure 1 : 9 souris X 3 groupes = 27 souris. Pour la seconde procédure, nous n’avons aucune donnée préliminaire nous permettant de calculer la puissance statistique de notre expérience via le logiciel GPower. C’est pourquoi nous avons décidé de réaliser une étude préliminaire en 1ère procédure, afin d’avoir la possibilité de réduire au maximum le nombre d’animaux utilisés en évitant d’utiliser beaucoup d’animaux pour affiner la cinétique de la procédure. De plus, les données issues de la seconde procédure viendront compléter les données issues de la première aux points de la cinétiques les plus intéressants pour atteindre une puissance statistique suffisante. Après avoir analysé les données issues de la 1ère procédure, nous pourrons alors calculer la puissance statistique afin de définir le nombre optimal d’animaux nécessaires pour obtenir un résultat statistiquement significatif. Nous utiliserons au maximum 10 souris par groupe pour la seconde procédure (avec une potentielle diminution du nombre de souris en fonction des résultats issus de la 1ère procédure). Nous nous engageons à analyser les résultats de la première procédure et de calculer notre puissance statistique avant de commander les animaux de la deuxième procédure afin d’en utiliser le moins possible. Nombre maximal de souris au total pour la procédure 2 : 7 souris X 3 groupes = 21 souris. L’utilisation de souris exclusivement mâles, nous permet également de réduire le nombre d’animaux nécessaires puisqu’utiliser des animaux du même sexe permet de s’affranchir d’une variable biologique supplémentaire et de limiter l’hétérogénéité de nos résultats.
Raffinement
Quotidiennement : Les cages transparentes seront équipées de divers équipements d’enrichissement (tubes de jeu, niche, papier, bâton à rogner, coton …) afin de réduire l'ennui et de diminuer le stress en stimulant l'activité et en procurant un sentiment de sécurité à l'animal. Une surveillance quotidienne sera mise en place par une collaboration étroite avec les animaliers afin de prévenir et de traiter toutes manifestations de douleur ou de stress chez l’animal. Les animaux seront hébergés dans des cages de 30x40cm à raison de 5 souris par cage au maximum. Les animaux seront séparés selon leur groupe dans différentes cages (2 par groupe). Nous identifierons les animaux à l'aide de traces réalisées au marqueur indélébile au niveau de la queue. Le tableau présenté en Annexe 3 présente une grille de score adaptée qui sera suivie afin d’identifier des douleurs potentielles. Étape 1 : Le traitement ne produira pas de nuisance à l’animal. Afin de vérifier la bonne hydratation des souris, les biberons seront pesés tous les jours ouvrés et changés tous les deux jours. Étape 2 & 3 : L’utilisation du tomographe moléculaire à fluorescence (FMT) et de l’échographe nécessite un transport des animaux sur le campus Moulin de Housse (où se trouvent les appareils). Une surveillance accrue sera effectuée pendant le trajet et un morceau de pomme sera placé dans les cages afin de permettre aux animaux de continuer à s’hydrater et s’alimenter. L’utilisation ces appareils nécessite également une anesthésie générale de l’animal avec de l’isoflurane (4% pour l’induction et de 2% pour le maintien), une surveillance accrue sera effectuée pendant l’anesthésie, et l’état d’endormissement de l’animal sera confirmé par pincement des espaces interdigitaux. Enfin pour un réveil optimal des animaux concernés, l’animal sera placé sous lampe chauffante puis surveillé. Afin d’éviter le stress des animaux aux changements d'environnement, les souris seront emmenées sur le site Moulin de la Housse 24h avant l’acquisition pour qu’elles découvrent et qu’elles s’habituent aux salles de manipulation, afin que le jour de la manipulation il n’y ait pas de biais sur nos résultats. Lors de l’analyse à l’échographe, les animaux seront placés sur une plateforme chauffante composée de capteurs permettant de suivre les paramètres vitaux. Ces paramètres (fréquence respiratoire, électrocardiographie et la température corporelle de l’animal) seront surveillés pendant toute la durée de l’acquisition.
Choix des espèces
Le modèle choisi est le modèle murin dont le gène de l'apolipoprotéine E est non fonctionnel. Ce modèle est un modèle de référence pour l’étude de l’athérosclérose qui est très bien caractérisé. En effet ces souris développent la maladie sans avoir besoin de leur apporter un régime gras (non compatible avec l’utilisation du FMT puisqu’il faut un régime sans chlorophylle et qui rajouterait une variable supplémentaire à nos expériences et donc un groupe témoin supplémentaire). Nous commanderons des souris à l’âge de 4 semaines, c’est-à-dire des jeunes sevrés. Nous sommes obligés de commander des souris non adultes puisque ces souris mâles développent spontanément des plaques d’athéromes à partir de 7 semaines de vie. Nous n’avons pas le choix de commander des animaux au stade « jeunes sevrés » puisque nous voulons étudier l’impact de la carbamylation des protéines sur le développement des phases précoces de l’athérosclérose, il faut donc induire la carbamylation des protéines avant le développement de la pathologie. Toutes les expérimentations et les mises sous anesthésies se feront sur un animal adulte (âgé de 9, 13 et 16 semaines pour la procédure 1 et âgé de 9 et 13 ou 16 semaines pour la procédure 2).
Développement d’un modèle d’infestation par les helminthes chez le poulet de chair
- Recherche appliquée
- Maladies animales
240 poulets vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. 220 d'entre eux sont infestés par des vers intestinaux par voie orale ou cloacale, puis abattus à 84 jours pour dénombrer les vers dans leur tube digestif. L'objectif est de mettre au point un modèle d'infestation reproductible pour l'élevage de volailles. Le porteur met en avant un enjeu "technico-économique" et présente le parcours extérieur, obligatoire en élevage biologique, comme un réservoir de parasites.
Objectifs
En élevage avicole biologique et label, l’accès à une zone herbagée extérieure (appelée aussi parcours extérieur) pour les animaux est une obligation réglementaire. Le parcours contribue en partie au bien-être animal car il apporte un environnement adapté à l’expression naturelle de leur comportement exploratoire. Cependant, le parcours de volailles constitue également un réservoir de parasites qui peuvent représenter un facteur de risque pour la santé animale. Parmi eux, les helminthes (vers parasites intestinaux) peuvent avoir un effet négatif sur le bien-être animal, mais également un impact technico-économique considérable dans les élevages de volailles : diminution de la consommation alimentaire, surconsommation d’eau, diminution de la prise de poids, amaigrissement, déséquilibre digestif, diarrhées, voire mortalité dans les cas les plus graves… L’objectif de ce projet est de mettre au point, chez le poulet de chair, un modèle d’infestation par les helminthes, pour reproduire une infestation d’un niveau comparable à ce que l’on peut trouver sur le terrain, mais sans atteindre de mortalité. Afin de trouver un modèle robuste, répétable et en adéquation avec la réalité du terrain, nous testerons plusieurs modèles d’infestation en prenant en compte 4 paramètres principaux : la voie d'administration (orale ou intra-cloacale), le choix du type d’helminthes (œufs ou larves), la fréquence des inoculations et le nombre d’helminthes administrés. Les modalités d’infestations testées au cours de ce projet seront définies à partir de la littérature. Ce modèle permettra par la suite de développer et mettre au point des solutions efficaces pour lutter contre l’helminthiase du poulet, mais également de documenter l’impact du parasite Ascaridia galli sur les performances d’élevage.
Bénéfices attendus
En trouvant le bon modèle d’infestation expérimental, c’est-à-dire une infestation par les helminthes qui entraine des baisses de performances, notre projet offrira la perspective de réaliser des études plus poussées dans la recherche de solutions efficaces contre l’helminthiase du poulet, d’apporter des solutions concrètes aux éleveurs et de documenter les niveaux d’infestation tolérables dans les élevages. Aussi, dans le contexte actuel où la recherche de solutions naturelles est un enjeu de société, notre projet pourra aboutir, à plus long terme, au développement de solutions naturelles pour la lutte contre les helminthiases.
Procédures
Les 240 poulets du projet seront pesés individuellement à 3 reprises entre le début de la procédure à 36 jours et leur abattage à 84 jours, afin de connaitre et comparer leur performance de croissance. La durée d’une pesée est inférieure à 10 secondes par poulet. Parmi les 240 poulets, 220 seront soumis à une infestation par des helminthes. L’infestation se réalisera par inoculation orale ou intra-cloacale sur animaux vigiles. Chaque inoculation (au nombre de 1 ou 5/animal à raison d'une par jour) durera moins de 20 secondes.
Impact sur les animaux
Les effets négatifs sur les animaux sont liés à la contention lors des inoculations, des pesées et de la pose de bague d’identification, et au stress léger et passager que cela peut engendrer pour l'animal. L’infestation pourra entrainer une légère diminution de la consommation d’aliment et un poids des animaux légèrement inférieur.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort en fin d'expérimentation à des fins de prélèvements du tube digestif pour la recherche et le dénombrement de vers d’Helminthes dans les contenus digestifs.
Remplacement
Notre projet a recours à des méthodes alternatives du type « in vitro » pour le développement des œufs d’helminthes, le développement des larves en larves infestantes au sein de ces œufs, ainsi que pour leur maintien en vie. Cependant, il n’existe à ce jour, pas de méthodes in vitro ou in silico pour étudier les réponses physiologiques des individus face aux parasites (ici les helminthes) auxquels ils sont exposés. En effet, le développement d’une helminthiase au sein d’un organisme et la réaction des animaux sont très variables et dépendants de l’animal. Aussi, l’analyse des contenus digestifs en fin de procédure, nécessitent obligatoirement le recours à des animaux.
Réduction
Nous avons choisi d’étudier 11 modèles d’infestation (et 1 modalité témoin non infestée) parmi toutes les possibilités qui combinent le type d’infestation (œufs ou larves), la voie d'innoculation, le nombre d’helminthes inoculés et le nombre d’inoculations (de 1 prise unique à 5 prises). Nous avons sélectionné les modèles qui nous paraissent être les plus pertinents, en combinant la réalité du terrain, la réalité de l’expérimentation et les résultats d'études antérieurs. Nous aurons besoin de 20 animaux dans chacune des 12 modalités (soit 240 animaux au total). Ce nombre de 20 animaux par modalité est optimisé pour réaliser des statistiques fiables et trouver des différences significatives pour évaluer l'effet de l’infestation sur la croissance des animaux et évaluer le degré d’infestation généré par les modèles par dénombrement du nombre de vers retrouvés dans les contenus digestifs à 84 jours d’âge.
Raffinement
Les animaux seront élevés dans des parquets (petits enclos où se trouvent les poulets), au sol sur des copeaux, en groupe de 20 par parquet afin de créer des relations sociales. Des ficelles et des pierres à piquer seront installées dans chaque parquet en tant que matériel d’enrichissement. Les animaux seront hébergés dans des conditions optimales d’alimentation et de soins. Dans ce projet, nous avons porté une vigilance particulière aux conséquences des modèles d’infestation que nous avons choisis : aucun d’entre eux n’entrainera de mortalité, ni de signes cliniques sévères. Seules des réductions de consommation alimentaire et des ralentissements de croissance sont attendues. Toutes les contentions (inoculations et pesées) seront réalisées dans le calme par des personnes expérimentées. Le matériel de pesée sera adapté à la taille et à la morphologie des animaux. Des points limites sont déterminés et une évaluation du bien-être des poulets sera complétée quotidiennement par le personnel animalier pour permettre de détecter précocement toute altération de leur état de santé ou de leur comportement. Pour chaque paramètre d’atteinte au bien-être, des actions seront prises sans délai.
Choix des espèces
S'agissant d'un objectif finalisé sur la santé des volailles, le choix du poulet (gallus gallus) a été fait car il s’agit de l'espèce majeure sur le terrain et d'un modèle reconnu par la filière. Les poussins arriveront dans notre élevage à 1 jour d’âge, mais ne seront étudiés que sur la période 36-84 jours. En effet, l’infestation n’aura lieu qu’à partir de 36 jours d’âge car c’est à partir de cet âge que les animaux ont accès au parcours extérieur, et qu'ils vont potentiellement commencer à ingérer des œufs d’helminthes. Nous étudierons ensuite les animaux infestés sur toute la durée d’élevage, c’est-à-dire jusqu’à 84 jours qui correspond à l’âge classique d’abattage pour cette souche à croissance lente.
Evaluation des effets anti-allodyniques ou anti-hyperalgésiques d’une ou plusieurs molécules dans différents tests de douleur chez le rat .
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
7 925 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance léger, modéré et sévère, la plupart tués à l'issue et 3 000 réutilisés. Ils reçoivent des stimulations mécaniques ou thermiques douloureuses et des administrations répétées de composés par de multiples voies, une des procédures étant classée sévère. Le projet teste des candidats analgésiques dans des modèles de douleur, comme prestation pour des clients. Le porteur affirme que seule l'étude chez l'animal non-humain vigile permet de mesurer la douleur et non la seule nociception.
Objectifs
La douleur est encore dans les principales causes d’arrêt maladie. Très mal soignée ou avec de nombreux effets secondaires, il est important de continuer la recherche pour développer de nouvelles pharmacologies de références. D’une part, le but de ce projet est d’offrir la possibilité de tester des candidats-médicaments dans différents modèles de douleur et tests comportementaux et pour différents types de douleur (mécanique, thermique). D’autre part, certains tests visent à évaluer les effets secondaires de composés pharmacologiques issus de différentes classes. En effet, une utilisation abusive s’est développée ces dernières années dans l’utilisation des opiacés mettant à jour une crise appelée « crise des opioïdes ». De plus, d'autres composés (alternatifs auc opiacés) provoquent généralement une forte sédation, une somnolence et ont donc un impact sur la démarche et la coordination motrice. C’est pourquoi il est nécessaire de développer de nouvelles molécules antalgiques de référence tout en limitant les effets secondaires. Ces tests sont couramment décrit dans la littérature et sont réalisés fréquemment au sein de la communauté scientifique. L’objectif de ce projet est donc de proposer des modèles et tests pertinents qui permettront l’évaluation de l’efficacité de nouvelles molécules à visée analgésique qui pourront ensuite être utilisées en clinique. Le but, à long terme, étant de mieux traiter les patients souffrant de douleurs et de limiter les effets secondaires des composés utilisés.
Bénéfices attendus
Les molécules de référence dans le traitement de la douleur sont soit peu efficaces, soit avec de nombreux effets secondaires (Opiacés : Impact sur le transit, tolérance…). Le but de ce projet est de tester de nouveaux candidats médicaments dans des tests de douleur reconnus. Ils seront comparés aux molécules de références testées en cliniques. Le bénéfice à long terme de ce projet est donc la mise au point de nouveaux composés antalgiques efficaces et avec peu d’effets secondaires destinés à l’évaluation en étude clinique puis à la mise à disposition des patients mais aussi à destination du domaine de la santé animale. A plus court terme, la publication de certains résultats encourageants sera envisagée.
Procédures
Tests : stimulation mécanique ou thermique d’une durée inférieure à 1 min par stimulation. La stimulation est stoppée dès réaction de l’animal. Les tests peuvent être répétés plusieurs fois sur une même journée dans la limite de 6 points de mesure par jour. Ils peuvent être réalisés sur plusieurs jours. Les animaux seront également soumis à la contention ou isolés dans des compartiments le temps des tests. Les animaux recevront des traitements de composés (voie intrapéritonéale, orale, sous-cutanée, intramusculaire, intranasale, intra-rectale, intra-colonique, intraveineuse, intrathécale, intra-articulaire). Ces actes durent quelques secondes. Ils pourront être réalisés une seule fois, ou plusieurs fois par jour espacé de 0min (simultanément) à plusieurs heures (2-4-6-8-12) ou même de plusieurs jours (une fois par semaine, un jour sur deux) Ceci est dépendant de la pharmacocinétique du composé testé. De plus, les animaux pourront subir des prélèvements de sang en répétés ou en prélèvement unique afin de suivre la pharmacocinétique du composé testé. Les prélèvements de sang durent maximum 3 minutes et les animaux peuvent être sous anesthésie pendant 5minutes. Les prélèvements sont limités à un maximum par jour selon les recommandations en vigueur.
Impact sur les animaux
Les nuisances liées aux tests sont dues à l’application d’un stimulus douloureux ou non (mécanique ou thermique) qui sera stoppé suite à la réaction de l’animal (nuisance légère 1 min). Les tests sont pratiqués sur animal en contention manuelle (légère 1 min) ou dans une boîte en plexiglass avec une mobilité possible mais réduite (nuisance légère, 4h maximum). Les tests peuvent être répétés plusieurs fois sur une même journée dans la limité de 6 points de cinétique par jour. Ils peuvent être réalisés sur plusieurs jours. De plus, l’ensemble des animaux pourra subir des nuisances liées à l’administration unique ou répétée de composés (lésion superficielle, nuisance légère 1 min). Les composés administrés peuvent induire des effets secondaires listés dans les points limites (sédation, posture anormale). Enfin, les animaux peuvent subir des prélèvements de sang en répétés ou unique afin de suivre la pharmacocinétique du composé (nuisance légère 3 min). Les animaux de la procédure 11 subiront les nuisances liées à la mise à jeun (modérée, maximum 24h). Les animaux de la procédure 12 subiront des nuissances liées à l'adminsitration répétée de composés (nuisance sévère).
Devenir
Tester des composés pharmacologiques en développement ne permet pas la réutilisation des animaux pour à nouveau leur administrer d'autre composés. En effet, les molécules pharmacologiques peuvent avoir un impact sur l'immunité, les structures anatomiques... De ce fait, dès la fin de la phase expérimentale, les animaux sont euthanasiés par le personnel habilité. Néanmoins, dans le cas de certaines procédures les animaux ne présentant pas de signe de souffrance et pourront être réutilisés pour de la formation à des gestes techniques (traitements, tests par exemple) sous réserve de ne pas augmenter la sévérité.
Remplacement
L’objectif de ce projet est d’évaluer l’efficacité de candidats médicaments analgésiques. Les modèles in silico et in vitro permettent seulement d’étudier les effets de ces molécules sur la nociception, c’est-à-dire les mécanismes biologiques encodant les stimuli endommageant, ou susceptibles d’endommager les tissus. Selon sa définition, la douleur est une « expérience sensorielle et émotionnelle ». L’étude de potentiels traitements analgésiques doit donc être conduite dans des modèles restituant à la fois la composante sensorielle et émotionnelle et permettant l’analyse du comportement en plus de la physiologie; faute de quoi c’est la nociception et non la douleur qui est étudiée. L’étude des candidats médicaments analgésiques chez l’animal vigile reste la seule option pour démontrer l’efficacité sur la douleur avant le passage chez l’homme.
Réduction
Ces tests sont couramment mis en place au sein de la communauté scientifique. De nombreuses données ont été générées afin de calculer au mieux le nombre d’animaux minimum nécessaire pour réaliser des analyses statistiques à postériori. Un système de surveillance de l’état général des animaux (grille de scoring) associé à des points limites est mis en place. Pour chaque étude, le nombre d'animaux utilisé est réduit à un minimum acceptable pour l’obtention d’informations robustes et statistiquement pertinentes. Le nombre d’animaux par groupe de traitement a été fixé à n=10 en se basant sur les données disponibles. Il est attendu que le nombre d’animaux effectivement nécessaire soit inférieur aux prévisions de cette demande d’autorisation de projet. Classiquement une étude est composée de 5 à 6 groupes. Elle comporte différent groupe d’animaux contrôles positif et négatif qui peuvent être exclut ou limiter à un seul en fonction des tests. Ici nous avons pris en compte l’ensemble des contrôles mais dans le cadre de ce projet ils pourront être revus à la baisse par nos clients. En fonction du design de chaque étude des analyses statistiques seront réalisées.
Raffinement
Les animaux ont accès dès leur arrivée dans l’animalerie à de l’enrichissement (tunnel en polycarbonate rouge transparent, briquettes en bois) et sont habitués à la salle d’expérimentation et aux tests (contention, enceinte…) afin de limiter leur stress. Les animaux sont hébergés par groupes sociaux (de 2 à 5) selon la directive 2010-63. Lors des tests, des valeurs dites de cut-off sont fixées et correspondent à la stimulation maximale que peut subir l’animal. Ceci permet d’éviter les lésions dues au test ou les stimuli plus douloureux que nécessaire. Dans le cadre de tests thermiques, le choix des températures ou de la gamme de filaments est fait afin de limiter la douleur et de mesurer une allodynie (c’est-à-dire la réponse à un stimulus non douloureux chez l’animal sain). Une anesthésie est appliquée avant chaque acte le nécessitant et le permettant : prélèvements, traitements particulies. Une surveillance accrue des animaux est mise en place au vu de la thématique de la recherche. Des points limites sont clairement établis et des mesures sont mise en place suite aux inductions des modèles : aliments placés dans la cage de l’animal si difficultés à se nourrir, sous cutanée de NaCl ou de Glucose en cas de déshydratation. Un système de fiche de scoring est également mis en place afin de donner une vision objective des paramètres à suivre.
Choix des espèces
La question du remplacement des rongeurs par d’autres espèces est critique et suivie avec attention dans le monde scientifique. Chez ces espèces la démonstration de la capacité à ressentir la douleur est récente et les modèles in vitro d’étude de la pharmacologie de la douleur à visée clinique ne sont pas encore développés. Le rat a été sélectionné pour ce projet en se basant sur plusieurs critères : a) sensibilité aux stimuli nociceptifs utilisés dans ce projet ; b) large caractérisation du comportement et des modèles dans la littérature ; c) efficacité dans cette espèce des médicaments utilisés chez l’homme sont efficaces pour soulager une douleur équivalente suggérant l’existence de mécanismes biologiques communs. Les animaux utilisés pour l’ensemble des procédures sont des animaux juvéniles à adolescents (4-7semaines). Ce stade a été choisi car il est adapté au développement des modèles, il permet un suivi sur plusieurs semaines des animaux, évitant d’avoir des animaux âgés pour lesquels des pathologies liées à l’âge pourraient interférer avec nos résultats. Ce stade de développement permet aussi d’avoir des animaux dans une gamme de poids adaptée aux tests réalisés ce qui limite le stress engendré par la contention.
Production de réactifs et de tissus dans le cadre de la production et du contrôle qualité des vaccins commercialisés ou en développement
- Production de routine
- Tests réglementaires
Cochons d'Inde : 1000
Lapins : 250
Furets : 80
1 000 cobayes, 700 souris, 250 lapins et 80 furets vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance allant de sans réveil à sévère. Ils reçoivent des injections d'antigènes, parfois avec un adjuvant pouvant provoquer des réactions locales sévères, ou une inoculation du virus de la grippe pour les furets, avant un prélèvement de sang par ponction cardiaque terminale sous anesthésie. Le sang et les anticorps ainsi produits servent au contrôle qualité de vaccins commercialisés. Le porteur affirme que ces réactifs d'origine animale sont "obligatoires" et sans alternative in vitro disponible.
Objectifs
Ce projet a pour objectif d’assurer la fourniture des produits biologiques d’origine animale, nécessaires à la réalisation des tests de contrôle qualité assurant la mise sur le marché de lots de vaccins. 2 sous-objectifs : • La production de réactifs d’origine animale : Procédure 1 : prélèvement de sang de cobaye pour utilisation des globules rouges. • La production d’anticorps contre différents antigènes : Procédures 2 à 8 : productions d’antisérum sur lapins, souris ou furets (réactifs pour test Elisa ou séroneutralisation d’un antigène d’intérêt).
Bénéfices attendus
L’entreprise compte sur ces réactifs pour la mise à disposition de nombreux vaccins à l’échelle mondiale.
Procédures
Les durées représentent le temps pendant lequel les animaux sont anesthésiés. Quant aux injections et inoculations, le geste lui-même dure quelques secondes. Procédure 1 : 1 prélèvement de sang intracardiaque terminal sous anesthésie générale chez le cobaye (durée totale de la procédure : 30 minutes). Procédure 2 : 1 inoculation intranasale de virus grippal sous anesthésie générale (30 minutes), prélèvement de sang intracardiaque terminal sous anesthésie générale chez le furet (30 minutes) (durée totale de la procédure : 14 jours). Procédure 3 : 3 injections en sous-cutané scapulaire (30 minutes par injection) + 2 injections en intra-veineuse d’antigène polio (30 minutes par injection) ; prélèvement de sang intracardiaque terminal sous anesthésie générale chez le lapin (30 minutes) (durée totale de la procédure : 28 jours). Procédure 4 : 4 injections en intra-veineuse d’antigène Dengue (30 minutes par injection) ; prélèvement de sang intracardiaque terminal sous anesthésie générale chez le lapin (30 minutes) (durée totale de la procédure : 42 jours). Procédure 5 : 3 injections intra-musculaire et sous-cutané d’antigène Vi (30 minutes par injection) ; prélèvement de sang intracardiaque terminal sous anesthésie générale chez le lapin (30 minutes) (durée totale de la procédure : 56 jours). Procédure 6 : 2 injections en sous-cutané scapulaire d’antigène Vi (30 minutes par injection) ; prélèvement de sang intracardiaque terminal sous anesthésie générale chez la souris (30 minutes) (durée totale de la procédure : 28 jours). Procédure 7 : 2 injections en sous-cutané scapulaire d’une solution d’anatoxine pertussis purifiée adsorbée (30 minutes par injection) ; prélèvement de sang intracardiaque terminal sous anesthésie générale chez la souris (30 minutes) (durée totale de la procédure : 28 jours). Procédure 8 : 1 injection en sous-cutané scapulaire vaccin pertussis acellulaire (30 minutes) ; prélèvement de sang intracardiaque terminal sous anesthésie générale chez la souris (30 minutes) (durée totale de la procédure : 28 jours).
Impact sur les animaux
La production de réactifs d’origine animale consiste en un prélèvement de sang terminal chez le cobaye, sous anesthésie générale. Aucune douleur n’est infligée aux animaux. La production d’anticorps contre différents antigènes peut nécessiter l’utilisation d’adjuvant, afin d’optimiser la réponse immunitaire de l’animal, et ainsi, utiliser le moins possible d’animaux. Ce composant peut entrainer des réactions de type allergique ou des réactions locales aux sites d’injection. Le degré de gravité peut être sévère lorsque l’animal subit ces réactions locales (douleur au point d’injection avec altération de l’état général). La prise en charge de ces réactions se fait sous la supervision du vétérinaire et inclut l’usage d’analgésique afin de réduire cet impact.
Devenir
Les animaux inclus dans ce projet ne peuvent être ni replacés, ni réutilisés, ni adoptés pour le 2 raisons suivantes : • Pour des raisons HSE, l’injection d’un agent pathogène ne permet pas d’envisager la sortie de ces animaux des animaleries. • Les 8 procédures de ce projet ont pour but de récolter un volume maximal de sang ou de sérum sur les animaux utilisés, et ainsi utiliser le moins possible d’animaux pour la production de ces réactifs.
Remplacement
L’utilisation des réactifs d’origine animale décrits dans ce projet est obligatoire: 1/ Absence d’alternative in vitro et utilisation préconisée dans la réglementation : a/ Cas des globules rouges de cobayes - préconisations : o par l’Organisation Mondiale pour la Santé dans les rapports techniques (TRS) pour la recherche de virus hémadsorbants. Par exemple :TRS 910 sur le vaccin poliomyélite inactivé. o Par la Pharmacopée européenne. Exemple : la monographie générale (2.6.16) « Virus hémadsorbants » qui s’applique à ne nombreux vaccins. b/ Cas du sérum de furet – exigence de l’Agence Européenne du Médicament pour les vaccins antigrippaux. EMA/CHMP/BWP/426390/2017 Questions and answers on the Haemagglutination Inhibition (HI) test for qualification of influenza vaccine (inactivated) seed preparations 2/ Absence d’alternative in vitro disponible adaptée à l’utilisation visée (cas des autres anticorps polyclonaux) : Ces réactifs sont utilisés à des fins de séroneutralisation ou de dosages immunochimiques in vitro (exemple : ELISA). Nous travaillons sur les alternatives possibles (exemples : ligands alternatifs et combinaison de plusieurs anticorps monoclonaux). Pour les réactifs concernés dans ce projet, la solution de remplacement n’est pas encore disponible car il est nécessaire d’obtenir une performance au moins équivalente au réactif actuel pour valider la nouvelle méthode.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés est calculé au plus juste de façon à répondre aux besoins de tests sur la période (quantité de réactifs). Ce calcul tient compte des durées de péremption des réactifs d’origine animale produits mais aussi des évolutions technologiques pour les tests considérés et des perspectives de marché pour les vaccins produits. Des études de prolongation des durées de péremption ont permis d’étendre la durée d’utilisation des réactifs.
Raffinement
Pour les procédures ou d’effets indésirables sont attendus, des points limites sont mis en place afin d’éviter aux animaux toutes atteintes potentielles à leur bien être tout au long des dites procédures. Souris : Elles sont hébergées en groupe dans des cages avec litière contenant plusieurs enrichissements : des plateformes anti-noyades, des dome-home (abris en carton) pour créer des barrières visuelles, des neslets (carrés de coton) utilisés pour la nidification. Cobayes : Ils sont hébergés en groupe dans des cages contenant plusieurs enrichissements : des buchettes en bois à ronger, des huttes pour créer des barrières visuelles, du foin de Crau pour compléter leur alimentation. Lapins : Le projet est en cours d’améliorer l’enrichissement de l’environnement avec hébergement en groupe supérieur à deux individus, sur litière, avec plusieurs enrichissements à disposition : du foin frais pour compléter leur alimentation, des jeux type balles. Procédure n°3 : Production d’antisérum polio sur lapins gradée sévère : mise au point d’un scoring de la douleur et des points limites associés, pour la prochaine campagne de production. Furets : Les furets sont hébergés en binôme, sur litière dans des enclos au sol, avec parois transparentes. Plusieurs enrichissements sont à leur disposition : des hamacs, des jeux de cachette, des balles, des abris en inox pour s’isoler… Un temps de jeux et d’échanges avec les techniciens en charge du soin de l’espèce est prévu quotidiennement. Pour chacune de ces espèces, des récompenses alimentaires (graines et fruits secs) leur sont distribuées après un acte jugé stressant ou douloureux.
Choix des espèces
Souris : La souris est un modèle qui permet la production d’anticorps en faible quantité. Il s’agit d’une espèce facile à héberger, y compris en confinement (à la différence des grandes espèces) lorsque les antigènes utilisés nécessitent ce type d’hébergement. Il s’agit d’une espèce pour laquelle les signes cliniques locaux sont peu fréquents après immunisation. Cobaye Pour la fourniture des globules rouges l’espèce cobaye est expressément mentionnée dans les textes règlementaires. Le test a été validé avec cette espèce. Lapin : Le lapin est utilisé fréquemment pour la production d’anticorps. Il s’agit d’une espèce facile à héberger, y compris en confinement (à la différence des grandes espèces) lorsque les antigènes utilisés nécessitent ce type d’hébergement. Son gabarit permet de recueillir un volume de sérum important ce qui limite le nombre d’animaux utilisés. Enfin, son système immunitaire répond activement aux protocoles d’immunisation. Furet : Le furet est utilisé pour la fabrication des anticorps grippe. Cette espèce est très sensible au virus grippal et produit des anticorps séroneutralisants, à la différence des autres espèces habituellement utilisées en expérimentation animale.
Complément alimentaire et rétine
- Recherche fondamentale
- Organes sensoriels
32 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles subissent des gavages quotidiens pendant cinq jours et un enregistrement de l'activité de la rétine sous anesthésie, avant d'être tuées pour prélever leurs rétines. Le projet cherche à vérifier in vivo l'effet d'un complément alimentaire pour les yeux déjà largement vendu en ophtalmologie. Le porteur affirme qu'aucune méthode alternative ne peut remplacer cette confirmation dans un "contexte physiologique complexe".
Objectifs
Ce projet a pour objectif de compléter des expérimentation mener in-vitro sur les cellules de Muller et des cellules d'épithélium pigmentaire rétinien (RPE). En effet nous avons pu mettre en évidence que l'apport d'un complément alimentaire à visée oculaire, enrichi en acide gras polyinsaturés, antioxidants et vitamines, induit des modifications du métabolimse glutamatergique et présente un effet protecteur contre le stress oxydant in-vitro en culture de cellules. La question est donc maintenant de savoir si ces effets sont similaires in-vivo.
Bénéfices attendus
Les compléemnts alimentaires à visée oculaire sont largement utilisés en ophtalmologie sans que leurs effets soient clairement identifiés. Par conséquent, ce projet permettra d'éclaircir le mécanisme d'action de ce complément et de mettre en évidence ses éventuelles limites.
Procédures
Les animaux seront soumis à des gavages quotidiens de complément alimentaire ou d'eau pour les animaux contrôles pendant 5 jours. Le gavage est un geste durant moins d'une minute. Les enregistrements électrorétinographiques sur animal anesthésié durent maximum 30 minutes, mise en place comprise.
Impact sur les animaux
Lors du gavage il peut se faire que les animaux bougent et s'irritent au niveau de la trachée ce qui conduirait alors à un défaut d'alimentation et une perte de poids. Toutefois, notre expérience de gavage nous permet de maitriser cet acte de manière à être confiant sur l'absence d'effet indésirable sur les animaux. Toutefois, le comportement des animaux sera évalué quotidiennement et ils seront pesés quotidiennement afin de vérifier une prise de poids adéquate au cours de l'expérimentation.
Devenir
Après les électrorétinogrammes réalisés sous anesthésie, les animaux seront euthanasiés pour prélever les rétines et réaliser des analyses de biologie moléculaire et biochimiques
Remplacement
A ce stade aucune méthode alternative actuelle ne permet de remplacer les protocoles et procédures décrits ci-dessous. En effet, il est nécessaire de confirmer que les observations faites in-vitro sont similaires chez l’animal in vivo dans un contexte physiologique complexe.
Réduction
Les enregistrements électrophysiologiques seront réalisés sur les animaux avant de les euthanasier. Les analyses de biologie moléculaire seront réalisées sur le même échantillons dans la mesure du possible afin de limiter le nombre de souris à euthansier pour le prélèvement des échantillons. Effectuer les enregistrements électro physiologiques et les prélèvements pour analyses sur le même échantillon, dans la mesure du possible, permet de limiter le nombre de souris. Nous travallions avec un nombre d'animaux le plus faible possible mais de manière à ne pas compromettre la pertinence des résultats.
Raffinement
Afin d’assurer le bien-être et le confort des animaux, les souris seront surveillées et manipulées tous les jours par l’expérimentateur et les personnes compétentes. Elles ne seront jamais isolées dans leur cage, et auront un environnement enrichi (des rouleaux en carton et des bandes de papier pour réaliser leur nid) avec accès libre à la nourriture et l’eau. Leur état physique sera évalué avant chaque et après chaque manipulation expérimentale pour détecter toute lésion, signe clinique ou comportemental traduisant l’inconfort, le stress, ou une maladie (liés ou non à l’étude). Un tableau d'évaluation avec les critères suivants permettra d'objectiver la décision : dégradation de l’état physique, manque de toilettage, piloerection, altération de la posture normale (difficulté à se déplacer, se relever ou se nourrir), déshydratation, température corporelle anormale, agressivité (impossibilité pour la manipulation), vocalisations spontanées, maigreur (perte de plus de 15% du poids) ou obésité, et présence de tumeurs et/ou de lésions sur la peau (sur la face, les yeux et/ou la queue). Dans le cas où l’animal montre au moins un de ces signes cliniques, soit il pourra être soigné (administration des antalgiques contre la douleur, désinfection des blessures, réhydratation par administration de saline sous-cutané, etc.) sans compromettre les résultats et il sera gardé dans l'étude, soit il ne peut pas être soigné, alors sa manipulation sera arrêtée et nous procèderons à sa mise à mort. Dans le cas où l’animal présente trois ou plus des signes cliniques nous procèderons à sa mise à mort. Des points limites seront mis en place pour chaque procédure.
Choix des espèces
Dans le cadre de ce projet nous utilisons des souris car c'est cette espèce qui a été utilisée pour les cultures primaires de RPE et de cellules de Muller.
Rôle de FAT10/UBD dans la fonction hépatocytaire et la progression de la NASH
- Recherche appliquée
- Troubles endocriniens
- Troubles gastrointestinaux
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système gastrointestinal
2 392 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance sans réveil, légers et modérés. Elles subissent une biopsie de la queue, des gavages et des injections, ainsi qu'un régime gras destiné à provoquer une stéato-hépatite, qui peut faire apparaître des nodules du foie évoluant vers un cancer, avant que le foie soit perfusé et prélevé sous anesthésie. L'objectif est d'étudier le rôle de la protéine FAT10 dans cette maladie du foie liée à l'obésité. Le porteur conclut que FAT10 pourrait être une cible thérapeutique, bénéfice renvoyé au conditionnel.
Objectifs
La stéatose hépatique non alcoolique (NAFLD) est la maladie hépatique la plus courante qui affecte 80% de la population obèse. Initiée par une accumulation de graisse dans le foie (stéatose), la NAFLD évolue vers la stéato-hépatite non alcoolique (NASH), facteur de risque de comorbidités mortelles. Actuellement, aucun traitement médicamenteux n’est disponible. Ainsi, il est important de bien caractériser les mécanismes cellulaires impliqués dans cette pathologie afin d'apporter des solutions thérapeutiques. Les résultats préliminaires du laboratoire révèlent une implication de FAT10 dans la progression de la NASH avec une surexpression dans le foie de patients NASH, corrélé à une diminution de l'expression de PPARα, récepteur nucléaire contrôlant le métabolisme lipidique et l'inflammation. De plus, il a été constaté dans le foie de patients atteints de NASH, que l’expression de FAT10 corrèle également positivement avec l’expression des gènes de la sénescence. L'objectif de ce projet est d’étudier si la modulation de l'expression de FAT10 influence la sénescence prématurée et l’activation de PPAR-alpha dans les hépatocytes au cours du développement de la NASH grâce à l’utilisation de modèles murins.
Bénéfices attendus
Ce projet cherche à mettre en évidence le rôle de FAT10 dans le développement des maladies du foie gras non alcoolique et son lien avec l’induction de la senescence de l’hépatocyte et l’activation de PPARa. La compréhension de ces nouveaux mécanismes pourrait permettre demontrer que FAT10 pourrait être une cible thérapeutique intéressante dans l’objectif de soigner la NASH.
Procédures
Les souris seront baguées à l’oreille afin d’être identifiées par la suite et une biopsie de queue (
Impact sur les animaux
La lignée C57BL6/J utilisée dans nos différentes procédures ne présente aucun probléme physique ou physiologique. Ainsi, peu de nuisances ou d’effets indésirables sont attendus dans les procédures qui seront mises en œuvre pour la réalisation de ce projet de recherche. Cependant, l’injection d’Adénovirus ou d’AAV par intra-veineuse permettant la surexpression ou la diminution d’expression de FAT10 sera réalisée et peut conduire à l’apparition d’un stress aigu sur l’animal qui peut se représenter par une douleur d’ordre légere pour l’animal. De plus, la mise en place de ce protocole entraine l’utilisation d’une cage chauffante à 37°C (permettant la dilation des veines pour l’injection en intra-veineuse) provoquant un stress thermique à l’animal. L’utilisation de régime induisant la NASH chez l’animal peut conduire à l’apparition de nodules hépatiques pouvant évoluer vers un carcinome hépatique pouvant causer des douleurs à l’animal au cours du protocole. La mise en place de régimes obésogènes dans un modèle murin peut également entrainer des problèmes de prise alimentaire et donc le développement de faim et de malnutrition de l’animal. L’ensemble des procédures vont également nécessiter la prise des animaux en contention, pouvant provoquer un stress léger à l’animal.
Devenir
A l’issus des différentes procédures mise en place dans ce projet de recherche, l’ensemble des animaux seront mis à mort pour analyses.
Remplacement
Ce projet de recherche est mis en place à partir d’études préliminaires réalisée sur des lignées cellulaires. Ces études ont montré un rôle important de la protéine FAT10 dans les cellules du foie. Cependant, les maladies du foie gras non alcoolique sont des pathologies complexes impliquant de nombreux organes autres que le foie. Ainsi, l’utilisation d’un modèle animal (modèle murin) nous permettra de reproduire au mieux la maladie du foie gras non alcoolique et de mieux comprendre le rôle clé joué par la protéine FAT10 dans le développement et la progression de la maladie.
Réduction
Le nombre d’animaux par groupe a été réduit au maximum, sans toutefois compromettre l’analyse statistique des résultats. De plus, une analyse appronfondie de la littérature permet également d’éviter des répétitions d’expériences inutiles (exemple dose des agonistes de Ppar-alpha à utiliser).
Raffinement
Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation. Les animaux disposent de nourriture et d’eau ad libitum. Le milieu est enrichi à l’aide de coton de nidification et de maisons. La définition précise des points limites précoces, ainsi qu’une surveillance pendant tout le protocole permet de limiter l’apparition d’une souffrance ou d’une atteinte de l’état général de la souris. En cas d’atteinte de ces points limites, les animaux seront sortis de l’étude et mis à mort.
Choix des espèces
Cette espéce est utilisée car les souris (mus musculus) peuvent être génétiquement modifiées soit par injections virales ou par transgénèse. De plus, de nombreuses données bibliographiques sont disponibles sur cette espèce dans la cadre des études sur les NAFLDs permettant d’affiner au mieux les conditions expérimentales mises en jeu dans le projet. De plus, elle présente de nombreux avantages : facilité d’élevage, possibilités d’utiliser des modéles favorisant la susceptibilité aux régimes spéciaux prédisposant au développement des NAFLDs. Les souris seront utilisées à l’âge adulte de 12 semaines. L’étude de l’implication de FAT10 dans la senescence des hépatocytes lors de la NASH nécessite que certaines expériences soient réalisées comparativement à des souris âgées (60 semaines).
Impact d’un des composants de la matrice extracellulaire sur la progression des hépatopathies métaboliques et leurs complications
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
2 832 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, une partie tuée pour prélèvement de tissus et de sang, une autre conservée pour l'élevage. Chaque animal subit une biopsie de la queue, un régime destiné à provoquer une stéatose du foie avec inflammation et fibrose, et des prélèvements de sang répétés sous anesthésie. Le porteur indique que le régime peut entraîner une prise de poids et que le tamoxifène administré peut provoquer une perte de poids et des atteintes des testicules chez les mâles. L'étude porte sur le rôle d'un composant de la matrice du foie comme cible thérapeutique et biomarqueur de la maladie du foie gras.
Objectifs
Les hépatopathies métaboliques, telles que la stéatose hépatique non alcoolique (NAFLD) et le stade avancé stéatohépatite non alcoolique (NASH), sont en forte progression dans les pays développés et atteignent à ce jour 25% de la population mondiale, devenant la première cause de maladie chronique du foie. La surconsommation d'aliments hautement transformés, pauvres en nutriments et riches en graisses et en sucres contribue largement au développement de la NAFLD/NASH. Les complications liées à la NAFLD/NASH comprennent principalement l'inflammation et la fibrose qui peuvent être suivies par le développement d'une cirrhose et/ou d'un carcinome hépatocellulaire (CHC). Cependant, les mécanismes moléculaires et cellulaires responsables du développement de la NAFLD/NASH et de la progression vers le CHC restent à élucider. À ce jour, il n'existe aucun médicament cliniquement approuvé pour traiter ou limiter la progression de la NAFLD/NASH. Il existe également un besoin non satisfait de développer des tests non invasifs pour le dépistage, le diagnostic, la stadification et le suivi de la réponse thérapeutique à ces maladies. La matrice extracellulaire (MEC) joue un rôle majeur dans la progression de la maladie en étant notamment impliquée dans l'établissement et la chronicité de l'inflammation et la fibrose de divers tissus. Inflammation et fibrose sont deux caractéristiques des hépatopathies métaboliques et sont clairement liées à la progression vers le cancer. Notre laboratoire se focalise principalement sur l’étude d’un des composants spécifiques de la MEC et notre équipe, entre autres, a montré que ce composant favorise l'inflammation et la fibrose dans le cancer et dans d'autres pathologies. Cependant, son rôle dans la progression de la NAFLD/NASH n'est pas encore connu. L'objectif de ce projet est d'étudier le rôle de ce composant spécifique de la MEC dans le développement de la NAFLD/NASH, son utilisation en tant que biomarqueur potentiel et d'évaluer l'effet de nouveaux agents ciblant cette nouvelle cible thérapeutique de la MEC en tant que thérapies potentielles de la NAFLD/NASH.
Bénéfices attendus
En élucidant le rôle d’un composant spécifique de la matrice extracellulaire (MEC) dans les hépatopathies métaboliques à l'aide d'animaux transgéniques, nous espérons pouvoir établir le rôle de cette molécule comme biomarqueur de la maladie pour aider au diagnostic et/ou identifier la progression ainsi que pour le pronostic des patients susceptibles de développer des NAFLD/ NASH. Cette étude établira également si ce composant peut être une cible thérapeutique dans la NAFLD/ NASH et l'utilisation potentielle de nouveaux agents inhibiteurs de cette nouvelle cible thérapeutique comme médicaments anti-fibrotiques.
Procédures
Tous les animaux subiront une biopsie au niveau de leur queue faite sous anesthésie (durée 5 minutes). Un groupe d’animaux éveillés recevra une injection par jour pendant 5 jours consécutifs (30 secondes par injection). Un second groupe d’animaux sera soumis à un régime spécial pendant une durée totale de 4, 8 ou 12 semaines. Les animaux éveillés recevront une injection par jour pendant 5 jours consécutifs (30 secondes par injection). Des échantillons de sang seront prélevés sur les animaux anesthésiés (durée 5 min) une fois toutes les 2 semaines (au total 3, 5 ou 7 fois pour les animaux étudiés pendant 4, 8 ou 12 semaines respectivement). Les animaux anesthésiés seront imagés une fois par semaine (3 fois au total). La durée de l'imagerie est d'environ 5 minutes. Un troisième groupe d’animaux sera soumis à un régime spécial pendant une durée totale de 8 ou 12 semaines. Des échantillons de sang seront prélevés sur des animaux anesthésiés (durée de 5 minutes) une fois toutes les 2 semaines (au total 5 ou 7 fois pour les animaux étudiés pendant 8 ou 12 semaines respectivement). Un quatrième groupe d’animaux sera soumis à un régime spécial pendant une durée totale de 8 ou 12 semaines. En outre, les animaux éveillés recevront une injection par jour pendant 5 jours consécutifs (30 secondes par injection). Le schéma d'injection de 5 jours sera répété à un intervalle de 4 semaines (3 ou 4 séries d'injections au total). Des échantillons de sang seront prélevés sur des animaux anesthésiés (durée 5 min) une fois toutes les 2 semaines (au total 5 ou 7 fois pour les animaux étudiés pendant 8 ou 12 semaines respectivement). Un cinquième groupe d’animaux, éveillés ou anesthésiés, recevront une injection (30 secondes). Des micro-échantillons de sang seront prélevés sur les animaux anesthésiés (durée 5 min) 7 fois sur une durée totale de 48 heures. Les animaux anesthésiés seront imagés (durée 5 min) 4 fois sur une durée totale de 48 heures. Un sixième groupe d’animaux sera soumis à un régime spécial pendant une durée totale de 8 ou 12 semaines. En outre, les animaux éveillés ou anesthésiés recevront une injection une fois par jour tous les deux jours pendant une durée totale de 4 semaines. Des échantillons de sang seront prélevés sur les animaux anesthésiés (durée 5 min) une fois toutes les 2 semaines (au total 5 ou 7 fois pour les animaux étudiés pendant 8 ou 12 semaines respectivement). L’ensemble de ces animaux sera soumis à un jeûne de 5 heures (une fois).
Impact sur les animaux
Les animaux recevront un régime spécial (CDAHFD) pour induire le développement d'une stéatose hépatique avec inflammation et fibrose, des pathologies majoritairement silencieuses – sans symptômes – mais qui pourraient entraîner une prise de poids. Il a été indiqué que l'administration de tamoxifène entraînait une perte de poids. Il a également été rapporté que l'administration de tamoxifène provoque certaines altérations cellulaires dans les testicules des souris mâles pouvant conduire à des péronites, oedèmes du testicule ou hernies. Des prises de sang répétées peuvent dans certains cas entraîner des ecchymoses ou des hémorragies. Il existe également un risque inférieur à 5% d'inflammation et d'infection du site de prélèvement sanguin ou d'injection. Un prélèvement unique effectué au niveau de leur queue (biopsie) pourra entraîner une douleur de courte durée.
Devenir
Une partie des animaux sera euthanasiée pour prélèvement de tissus et de sang et une partie sera conservée pour le maintien de l’élevage.
Remplacement
Des échantillons cliniques provenant de patients atteints de NAFL/ NASH sont très limités notamment ceux provenant des étapes initiales de ces maladies du foie. De plus, la génération d’organoïdes de foie à partir de biopsies de ces patients est un véritable challenge du fait de la capacité très limitée de réplication des cellules de ces tissus. Contrairement aux cellules cancéreuses, les altérations cellulaires dans les tissus affectés par les NAFLD n’amènent pas de bénéfice de réplication des cellules. Il existe aujourd’hui différents organoïdes hépatiques utilisés en recherche. Des organoïdes issus d’hépatocytes de patients atteints de NASH ont permis d’élucider des éléments clés de la biologie de la maladie. Cependant, aucun organoïde à ce jour ne permet de reproduire la progression totale depuis l'établissement de la stéatose jusqu'aux stades de l'inflammation, de la fibrose et du cancer. Seul l’animal dans sa globalité, avec l’ensemble des systèmes impliqués dans la pathologie (cytokines des tissus adipeux et muscles, hormones, cellules immunitaires, molécules de la matrice extracellulaire etc.) peut être utilisé. Le projet est complété au maximum par des études effectuées en parallèle in vitro sur des cultures cellulaires.
Réduction
Pour réduire le nombre d'animaux dans l'étude, des échantillons de sang répétés mais de faibles volumes, seront prélevés sur le même animal au cours de la procédure. Les procédures comportant plusieurs points dans le temps seront optimisées pour réduire le nombre d'animaux requis. Le nombre minimal d'animaux pour le projet est calculé en fonction des données de la littérature, et tient compte tenu de la variabilité entre les individus, des groupes expérimentaux et de la complexité de la procédure. Le nombre d'animaux (n) a été évalué en utilisant un test de puissance statistique basé sur des études publiées précédemment et portant sur des questions de recherche similaires. Nous avons également tenu compte de la grande variabilité observée entre les souris mâles et femelles dans maladies hépatiques induites par l'alimentation. Les résultats seront analysés par différents tests statistiques appropriés afin de dégager les résultats significativement différents. Les tissus et coupes histologiques seront également partagés entre les collaborateurs du projet pour ne pas reproduire inutilement les procédures sur les animaux entre les laboratoires.
Raffinement
Les animaux seront hébergés dans des cages avec une surface supérieure à la surface règlementaire minimale, avec de l’enrichissement supplémentaire (maisonnette, tunnel, buchette à ronger, frisure de papier, rouleaux de coton) pour promouvoir l’activité et permettre aux animaux de se cacher, réduisant le stress associé aux procédures. Les animaux sont observés quotidiennement par du personnel formé, weekend et jours fériés inclus, et un suivi plus poussé (poids et alimentation) est réalisé minimum 3 fois par semaine pour détecter au plus tôt tout signe de détresse/ souffrance/ douleur. Lorsqu’elle n’interfère pas avec le protocole expérimental, l’anesthésie est systématiquement utilisée pour réduire au maximum le stress/ douleur des animaux. Les animaux seront habitués à la manipulation par l'expérimentateur une semaine avant les expériences afin de réduire leur stress.
Choix des espèces
La souris reste aujourd’hui le seul animal qui combine la possibilité d’étudier des changements histologiques, biochimiques, morphologiques (animaux génétiquement modifiés) avec un modèle reproductible d’hépatopathie métabolique induite (régime CDAHFD) très proche de la maladie humaine (progression NAFL-NASH-fibrose-cancer hépatique). L’utilisation de la souris est donc indispensable pour décrypter les mécanismes mis en jeu dans ces maladies qui sont aujourd’hui et pour les années à venir, un problème majeur de santé publique. Pour mimer la situation chez l’être humain, les animaux seront utilisés au stade "jeune adulte" (i.e., âgés de 8 à 14 semaines) pour permettre leur suivi longitudinal jusqu'à 3 mois de régime.
Exposition chronique aux additifs et contaminants alimentaires inorganiques de la vie in utero à l’âge adulte: impact d’un stress chimique sur l’homéostasie de la barrière intestinale
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
5 928 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Exposées dès la vie in utero à des additifs alimentaires (dioxyde de titane, dioxyde de silice, silicate d'aluminium) et à un pesticide au cuivre, elles subissent des tests de tolérance au glucose avec prélèvements de sang répétés et des mesures de perméabilité intestinale. Le porteur indique un stress et un inconfort liés aux administrations orales et aux prises de sang, atténués par une crème anesthésiante. L'étude doit fournir des données sur les risques de ces substances, utilisables par les instances réglementaires.
Objectifs
L'intestin est la voie principale de passage des additifs alimentaires vers l'organisme et une pertubation de la perméabilité intestinale pourrait être un facteur prépodérant dans l'augmentation de leur concentration circulante dans l'organisme. Une altération de la perméabilité intestinale est retrouvée dans de nombreuses pathologies comme le syndrome de l’intestin irritable (10-15% de la population dans les pays développés) ou encore l'anxiété et la dépression. Le but de ce projet est d'étudier si une augmentation de perméabilité intestinale concécutive à un stress chimique, durant la période critique qu'est la gestation, sera associée à un passage plus important de 3 additifs (dioxyde de titane, dioxyde de silice, silicate d'aluminium) ou contaminants alimentaires de type pesticide (nanopesticide de cuivre) vers le foetus. Les impacts sur la descendance seront évalués par l'analyse du microbiote et des fonctions intestinales et métaboliques.
Bénéfices attendus
Le projet permettra de mettre en evidence l’impact des 3 additifs et des contaminants de type pesticide consécutive à un stress, sur la réponse la mise en place du microbiote et des fonctions intestinales et métaboliques Ce projet apportera des données utilisables pour l'évaluation des risques pour la santé humaine et animale dans l'utilisation de ces additifs et contaminants. Cet impact pourra être pris en compte par les instances règlementaires afin de réguler l'exposition humaine aux nanoparticules inorganiques des populations à risque.
Procédures
Dans le cadre des mesures d'intolérance au glucose, de la glycémie, de l'insulinémie et de la perméabilité intestinale, les animaux recevront une administration orale de glucose ou d'un marqueur de perméabilité intestinale (geste rapide d'environ 10 secondes) et des prélèvements sanguins seront également réalisés au niveau de la queue (1 prélèvement pour la mesure de perméabilité, 8 prélèvements pour la glycémie-insulinémie), après application d'une crème anesthésiante locale (10 secondes/prélèvement). Des prélèvements de fécès seront aussi effectués deux fois par semaine tout au long de l’expérience. Les souris seront isolées pendant 5 minutes dans des cages sans sciure pour permettre de récolter les fèces.
Impact sur les animaux
La mise en oeuvre de nos procédures pourra générer du stress. Il sera attenué par des manipulations hebdomadaires lors du suivi de poids ou d'observations. Ensuite la réalisation des mesures d'intolérance au glucose ou de mesure de perméabilité seront génératrices d'inconfort notamment lié à l'administration orale de glucose ou du marqueur de perméabilité intestinale et aux prélèvements de sang. Une prise en charge de la douleur liée à aux prélevements sanguins sera réalisée par application d'une crème anesthésiante locale.
Devenir
A l'issue de toutes les procédures, tous les animaux seront euthanasiés afin de récolter les échantillons tissulaires pour effectuer les analyses permettant de répondre à la question scientifique du projet.
Remplacement
Le projet étudie l'impact d'une exposition, dès la période in utero et jusqu'à l'âge adulte, à des nanomatériaux alimentaires et des contaminants de type pesticide (TiO2, Alu, SiO2, Cu(OH)2). L’utilisation du modèle animal est nécessaire afin d’avoir cette exposition chronique dès la vie in utero. De plus, l’étude portera sur les impacts des nanomatériaux et des pesticides sur les axes microbiote-intestin. Aucun modèle alternatif ne permet de recréer tous les dialogues entre organes et entre microbiote et intestin..
Réduction
Nous avons conçu nos expériences pour à la fois répondre à nos questions scientifiques et respecter la nécessité de réduire le nombre d'animaux dans la recherche scientifique. Nous utiliserons le plus petit nombre possible d'animaux requis pour cibler nos objectifs en fournissant des résultats statistiquement significatifs. Le nombre d'animaux a été déterminé en se basant sur des résultats antérieurs d'études similaires. Chaque groupe expérimental sera donc constitué de 12 souris. Pour les analyses des données récoltées, des tests statistiques adaptés seront réalisés.
Raffinement
Les animaux seront en hébergement collectif (5 ou 3 par cages selon l'expérimentation) dans des cages contenant des abris de type maisonnette en inox. Les femelles gestantes seront isolées une par cage avec un enrichissement des cages (dispositifs de nidification en papier absorbant) afin de réduire l'angoisse des animaux. L'angoisse sera également atténuée par des manipulations hebdomadaires lors du suivi de poids ou d'observations. Les individus présentant une détérioration de l'état général (poil piqué, dos vouté, difficulté de mobilité, agressivité extrême) et/ou une perte de poids supérieure à 10% par rapport à la pesée précédente ou une diminution de la prise alimentaire seront identifiés et écartés de l'étude afin de pratiquer des soins adaptés.
Choix des espèces
La souris est un modèle reconnu en toxicologie, pour lequel de nombreux outils sont développés afin d’étudier le microbiote et l’intestin. Nous travaillerons avec la lignée C57bl/6J car nous avons déjà des résultats préliminaires concernant l’exposition des adultes aux additifs alimentaires. Les souris mâles et femelles seront utilisées à l’âge adulte pour mimer une exposition périnatale et chronique à long terme.
Effet sur la progression des leucémies aiguës myéloïdes en ciblant une molécule hyperactivée dans ce type de cancer du sang.
- Recherche appliquée
- Cancers
3 150 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Chaque animal est irradié puis reçoit une greffe de cellules leucémiques, avec des prélèvements de sang répétés, parfois une ponction dans le fémur, et un traitement quotidien par gavage ou injection. Le porteur indique que la leucémie provoque, comme attendu, un amaigrissement, une paralysie des membres postérieurs et une prostration avant la mise à mort. L'étude vise une thérapie ciblant une enzyme dans la leucémie aiguë myéloïde, présentée comme une "ambition" d'être efficace et bien tolérée.
Objectifs
La leucémie aiguë myéloïde (LAM) est la leucémie aiguë la plus fréquente chez l’adulte. Bien que des progrès récents aient permis de mieux comprendre les événements qui aboutissent au développement de ce cancer, ils n’ont pas conduit à une amélioration significative de la survie globale des patients. Le taux de survie à cinq ans est à ce jour de seulement 28,9 %. Contrairement aux patients atteints de LAM, la survie de ceux atteints d'autres types de leucémie, a été améliorée grâce à l'utilisation de substances ciblant des molécules spécifiques des cellules cancéreuses. Ces traitements que l'on appelle "thérapies ciblées" présentent généralement peu d’effets secondaires et peuvent donc être utilisés de manière chronique afin de contrôler la maladie sur le long terme. L’enzyme PI3Kgamma est une molécule particulièrement importante pour les cellules cancéreuses de LAM. Sa suppression par modification génétique ou par traitement médicamenteux entraîne une diminution de la prolifération des cellules cancéreuses. Le but de notre projet est de faire progresser notre compréhension sur le rôle de PI3Kgamma dans la survie des cellules de LAM afin de développer des traitements plus efficaces. Nous caractériserons dans un premier temps l'impact de l'élimination de PI3Kgamma sur la progression des cellules leucémiques murines et humaines dans des modèles murins dédiés. Dans un deuxième temps, nous travaillerons avec des chimistes pour développer des inhibiteurs spécifiques de PI3Kgamma. Ainsi, nous pourrons étudier la pertinence clinique du ciblage de PI3Kgamma, seul ou en combinaison avec des chimiothérapies déjà utilisées dans les LAM, pour améliorer le traitement de cette maladie. Nous utiliserons pour cela des modèles murins de LAM et des échantillons de patients atteints de LAM.
Bénéfices attendus
Nos travaux précliniques devraient permettre de mettre en évidence une nouvelle stratégie thérapeutique dans les LAM, grâce au développement d'une thérapie basée sur l’inhibition du marqueur PI3Kgamma. Ce nouveau traitement a pour ambition d'être à la fois efficace et bien toléré pour améliorer le pronostic des patients atteints de LAM.
Procédures
Les animaux vigiles (c’est-à-dire non endormi) seront tout d’abord préconditionnés par irradiation afin de remplacer les cellules normales de la moelle osseuse des souris par les cellules leucémiques qui seront injectées en une seule fois par voie intraveineuse de quelques secondes dans la veine de la queue (caudale). Au maximum deux prélèvements de sang par semaine au niveau de la veine de la joue (en mandibulaire) de moins de 1 minute espacés d’au moins 1 semaine seront réalisés pour évaluer la prise tumorale et obtenir du matériel biologique pour des analyses ultérieures. En cas de non-détection des cellules leucémiques dans le sang, nous ferons une ponction de cellules en intra-fémoral d’environ 5 minutes ; les animaux étant placés sous anesthésie et analgésie adaptée. Une fois l'invasion des cellules établie, les animaux vigiles recevront un traitement journalier de durée variable selon le type de thérapie par voie orale en gavage, par une injection dans la cavité abdominale en intra-péritonéal, ou par la veine de la queue. Dans le cas de combinaisons thérapeutiques, il peut y avoir deux administrations par jour, par exemple gavage + injection intrapéritonéale.
Impact sur les animaux
Lorsqu’ils sont traités avec les différentes molécules, lors de la greffe ou lors du suivi de prise de greffe, les animaux pourraient être confrontés à des effets indésirables (stress et/ou perte de poids). Une gêne physique en cas d'administration orale quotidienne peut également survenir. De plus, la greffe de cellules leucémiques va, comme attendu, permettre l’établissement de la maladie et donc entrainer au bout de quelques semaines un amaigrissement, une paralysie des membres postérieurs empêchant l’animal d’être mobile et de s’alimenter, une perte d’activité, une prostration, une déshydratation et/ou une hypothermie. De manière plus exceptionnelle, en cas de ponction osseuse, les animaux peuvent ressentir une gêne temporaire au niveau de la mobilité.
Devenir
Les animaux seront euthanasiés pour prélever la moelle osseuse et la rate afin de caractériser l’effet du traitement sur l’expansion des cellules cancéreuses. Dans le cas où le traitement testé améliore la survie des animaux, alors ceux-ci seront gardés en vie post-traitements et ils ne seront euthanasiés que lorsqu’ils présenteront plusieurs points limites cumulés.
Remplacement
Bien que certains modèles cellulaires manipulés in vitro permettent d’obtenir un premier niveau de caractérisation de réponse aux traitements, ils ne sont pas suffisants car ils ne permettent pas de récapituler toutes les conditions pathologiques de croissance de la leucémie observée chez l’homme. Afin d’appliquer nos résultats au stade clinique chez l’homme, il est indispensable d’avoir des preuves d’efficacité dans des modèles pré-cliniques murins.
Réduction
Le nombre minimum de souris nécessaires par groupe a été établit grâce aux études antérieures du laboratoire et à l’utilisation de tests statistiques appropriés.
Raffinement
Les animaux seront observés quotidiennement et le milieu sera enrichi avec du papier et des frisottis pour améliorer le bien-être. Les protocoles seront étudiés afin de limiter au maximum le stress ainsi que la douleur subie par l'animal, en optimisant le mode et le volume d'injection et la durée de traitement. Les animaux seront anesthésiés et une analgésie sera effectuée lors des ponctions osseuses car il y a un risque plus important de gêne ou de douleur liée à cette procédure. De plus, les études antérieures ont permis de mieux appréhender les points limites et d’établir d’une liste de différents points limites (un amaigrissement, une paralysie des membres postérieurs empêchant l’animal d’être mobile et de s’alimenter, une perte d’activité, une prostration, une déshydratation et/ou une hypothermie) qui seuls ou cumulés vont nécessiter l’euthanasie de l’animal. Une surveillance visuelle quotidienne des animaux et le suivi clinique réalisé tous les 15 jours, 4 semaines après la greffe des cellules leucémiques permettent de recenser les différents points limites.
Choix des espèces
Le modèle souris est à la base de la compréhension du développement du cancer chez l’homme. Du fait de la présence de nombreux gènes équivalents chez l’homme et la souris, ils intègrent les caractéristiques de la pathologie humaine et aident à identifier le traitement qui sera le plus efficace et le plus adapté pour être transféré et testé en clinique chez l’homme. Dans cette étude, nous utiliserons des souris âgées d’environ 6 à 11 semaines car les transplantations de cellules cancéreuses sont plus efficaces chez les jeunes adultes et permettent donc une meilleure prise de greffe.
Rôle de modulateurs de l’expression de gènes dans la fibrose hépatique et la cicatrisation du foie
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
2 053 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Selon les groupes, chaque animal reçoit un régime gras, des injections répétées d'un agent qui provoque une fibrose du foie, une ligature chirurgicale de la voie biliaire ou l'ablation des deux tiers du foie. Le porteur indique que ces interventions peuvent causer douleurs post-opératoires, gêne à la mobilité et stress lié aux prélèvements. L'étude cherche des cibles thérapeutiques contre la fibrose du foie, pour laquelle il affirme qu'aucun modèle in vitro ne reproduit la progression de la maladie.
Objectifs
Les maladies chroniques du foie sont en constante augmentation en particulier la maladie du foie gras (encore appelée NASH) , souvent associée au diabète et à l’obésité, consécutive à notre sédentarité et à notre excès d’alimentation en graisses. La fibrose du foie est une cicatrice créée lorsque le foie est attaqué par des agents toxiques comme l’alcool ou la suralimentation en graisses. A terme, la fibrose aboutit à une cirrhose, son stade terminal. La cirrhose touche environ 200 000 personnes en France et ses complications sont sévères (cancer du foie). De plus, elle s’accompagne d’un blocage des capacités régénératives du foie. Il n’existe actuellement aucun traitement connu pour réduire la fibrose en dehors de l’arrêt de l’agent causal. Nous nous intéressons en particulier à l’inflammation qui est un mécanisme essentiel dans la progression de la maladie. Le projet spécifique qui fait l’objet de la présente demande est d’étudier le rôle de certains modulateurs de l’expression des gènes, au cours de la régénération du foie et de la mise en place et de la progression fibrose. Le but est de savoir si ces gènes modulateurs jouent un role sur la fibrose et la régénération. Nous allons tester les conséquences de l’inactivation de ces gènes sur la fibrose chez la souris, soit dans toutes les cellules de l’organisme soit spécifiquement dans certaines cellules du sang. L'objectif de ce projet est de mieux comprendre le développement de la fibrose et de trouver de nouvelles pistes thérapeutiques pour permettre la régénération du foie et la régression de la fibrose.
Bénéfices attendus
Les bénéfices susceptibles de découler de ce projet sont l'identification de nouvelles cibles thérapeutiques de la fibrose du foie
Procédures
Les interventions visent à induire une cicatrice donc une fibrose ou une régénération du foie. Pour induire une fibrose et étudier sa régression, 3 différentes approches classiques seront entreprises : - régime gras pendant 10 semaines (induction de la fibrose) suivi d’une remise en régime normal pendant 2 semaines (procédure de régression de fibrose) - Injection répétée d’un agent fibrosant dans l’abdomen 2 fois par semaines pendant 6 semaines sur animaux vigiles (induction de la fibrose) suivi d’un arrêt des injections (procédure de régression de fibrose) - Ligature chirurgicale de la voie biliaire principale sous anesthésie générale et euthanasie après 2 semaines. L’intervention dure une dizaine de minutes. Pour induire une régénération hépatique qui est un processus normal, 2 procédures seront menées - injection unique d’un agent pharmacologique dans l’abdomen induisant une prolifération des cellules du foie - intervention chirurgicale sous anesthésie générale enlevant 2/3 (hépatectomie) du foie. Le foie dans ces conditions régénère complètement en une semaine sans jamais perdre sa fonction. L’intervention dure une quinzaine de minutes. Des prélèvements sanguins seront pratiqués soit sous anesthésie générale en fin de procédure, soit sur la queue sur animal vigile par ponction locale sur la veine latérale de la queue ne nécessitant pas d’anesthésie pour recueillir une goutte de sang dans un capillaire.
Impact sur les animaux
- Le régime gras peut induire une prise de poids avec une gene à la mobilité due à l'accumulation de graisse abdominale - Les injections intrapéritonéales peuvent entraîner une douleur au point d'injection - Les interventions chirurgicales peuvent induire une douleur en post-opératoire et une irritation ou une inflammation au niveau de la cicatrice de laparotomie. Celles-ci seront atténuées par injection systématique d’analgésiques pré et post-opératoires. - Les prélèvements de sang répétés peuvent induire un stress - Un des modèles de souris utilisé est connu pour induire une prolifération des cellules sanguines s’apparentant à un cancer du sang qui débute uniquement après 6 mois et pas chez toutes les souris. En conséquence, toutes les procédures prévues interviendront avant l’apparition de la maladie, soit avant 6 mois. Les autres modèles ne sont pas connus pour donner d’effets indésirables particuliers
Devenir
euthanasie par une méthode réglementaire en fin de chaque procédure
Remplacement
La maladie du foie gras (NASH) et la fibrose sont des maladies chroniques du foie induite par une inflammation soutenue et un dialogue entre les différents types de cellules qui composent le foie. Les modèles animaux non vertébrés comme le nématode ou la drosophile ne présentent pas de " foie". Les organoïdes ou les sections de foie, qui représentent la structure miniature hépatique en 3 dimensions, ne modélisent pas la complexité du dialogue entre les différents types cellulaires et ne permettent pas d’étudier la régénération qui impliquent d’une part d’autres organes comme le tissu adipeux, l’intestin et son microbiote et d’autre part les interactions entre les cellules inflammatoires, et les principales cellules fonctionnelles du foie qui sont hétérogènes. Les modèles de culture cellulaire ne peuvent pas reproduire la dynamique de progression de la maladie chronique du foie de la fibrose à la cirrhose, de même que la régénération hépatique qui sont deux processus dynamiques. Enfin, nous disposons de modèles animaux permettant de comprendre le rôle de gènes dans un type cellulaire donné grâce à des invalidations conditionnelles, c’est à dire une inhibition de certains gènes limitée à certains types de cellules.
Réduction
Nous limitons au maximum le nombre d’animaux par groupe de façon à obtenir des résultats statistiquement fiables et valorisables ou publiables. Un nombre trop restreint d’animaux engendrerait des résultats trop variables et non valides. Selon notre expérience acquise sur des tests de prédiction antérieurs ainsi que ceux rapportés dans la littérature, 12 souris (expériences à court terme de 2 semaines au maximum) ou 20 souris (expériences de plus de 2 semaines) seront nécessaires par groupe pour obtenir une puissance statistique suffisante. Quand les expériences le permettent les mêmes animaux contrôles seront utilisés pour différentes lignées conditionnelles ou différents protocoles. Un seul prélèvement servira pour l’analyse de plusieurs paramètres (ARNs, protéines, marquages sur coupes de tissu).
Raffinement
Afin de réduire la souffrance, le stress et l’angoisse des animaux, nous avons inclus dans les procédures des grilles d’observations et de score des animaux et de points limites détaillés et adaptés à chaque procédure qui serviront de support décisionnel. En particulier, l'administration d'antalgiques pré et post-opératoires sera systématique en cas d'intervention chirurgicale. Les animaux se réveillent sur une plaque chauffante et sont surveillés 6 heures en post-opératoire puis quotidiennement. Toute chirurgie est pratiquée sous anesthésie générale. Les animaux seront placés dans des cages enrichies en bâtonnets en bois et en coton et seront suivis cliniquement par les expérimentateurs quotidiennement en cas de chirurgie et deux fois par semaine avec pesée des animaux pour les autres procédures. En cas d’obésité, le nombre d’animaux sera diminué par cage (3 animaux maximum au lieu de 5 habituellement). Ils seront également observés quotidiennement par le personnel qualifié de l’animalerie tout au long de la procédure. En cas d’atteinte d’un point limite, un antalgique sera administré, la surveillance sera quotidienne pour suivre l’évolution clinique, scorés et euthanasiés si le score limite indiqué dans les grilles détaillées est atteint.
Choix des espèces
Nous utilisons la souris comme modèle car nous disposons d’outils permettant de casser un gène spécifiquement dans un type cellulaire donné et lorsqu’on le souhaite (modèle conditionnel). De plus, les outils nécessaires à l’analyse (anticorps, facteurs de croissance… ) adaptés à la souris sont facilement disponibles. Nous travaillerons uniquement sur des souris adultes majoritairement mâles et femelles entre 8 à 24 semaines (fin de procédure), car nous souhaitons mimer la fibrose chez l’homme qui se développe chez l’adulte