Procédures légères
Analyse des performances de nage chez une lignée de poisson zèbre présentant une hypertrophie cardiaque
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système cardiaque
- Système endocrinien
60 poissons zèbres vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. On leur prélève un fragment de nageoire caudale sous anesthésie pour le génotypage, puis on les soumet à deux séries de test d'effort en couloir de nage forcée à courants croissants, à deux âges différents, pour relier une hypertrophie cardiaque d'origine génétique à leurs capacités de nage. Le porteur qualifie de modéré le stress lié à ces épreuves de nage. Il affirme que l'étude dynamique du cœur à l'effort n'a de sens qu'à l'échelle de l'"organisme entier".
Objectifs
Les hormones thyroïdiennes contrôlent un grand nombre de processus biologiques en régulant l’expression de nombreux gènes. Des perturbations de ces hormones sont à l’origine de diverses pathologies qui peuvent se manifester tout au long de la vie et donc constituent des problèmes majeurs de santé publique. L’étude des régulations physiologiques par les hormones thyroïdiennes constitue donc un axe de recherche important, notamment pour l’étude de la fonction cardiaque. Nous avons montré dans différents travaux que ces hormones jouent un rôle essentiel dans le contrôle de la régénération du tissu cardiaque. Afin d’avoir une meilleure compréhension des mécanismes moléculaires mis en jeu pendant la régénération cardiaque lorsque les hormones thyroïdiennes sont perturbées, nous avons étudié les effets de l’inactivation d’un gène clé contrôlant ces hormones, le gène dio2, en utilisant une lignée de poisson zèbre mutante pour ce gène. Ainsi, l’inactivation du gène dio2 entraine une hypothyroïdie des animaux. Lors de nos analyses, nous avons observé que chez les poissons mutants pour le gène dio2 la région cardiaque était différente comparés à celle des poissons non mutants et que ces poissons mutants présentaient les signes d’une hypertrophie cardiaque, confirmée par des analyses morphologique et moléculaire des cœurs chez ces poissons mutants. Dans le but de relier ces observations à un test comportemental, nous voulons réaliser une analyse des performances de nage en soumettant les poissons mutants à un test d’effort en couloir de nage forcée dans l’objectif de compléter l’étude de cette lignée de poisson zèbre présentant une hypertrophie cardiaque quand le gène dio2 est inactif.
Bénéfices attendus
Ce projet vise à étudier l’effet d’une hypothyroïdie congénitale induite par une mutation d’un gène clé impliqué dans la signalisation thyroïdienne sur les performances de nage et la résistance à l’effort chez un poisson adulte.
Procédures
Deux types d’interventions sont utilisées dans ce projet : 1) Le génotypage des poissons se fait par prélèvement d’un fragment de 5 mm2 à l’extrémité de la nageoire caudale sur les poissons âgés de 2-3 mois (l’acte se fait sous anesthésie et dure moins de 10 secondes ; il concerne 60 poissons utilisés dans l’étude ; il est à noter que le bout de nageoire régénère rapidement) ; 2) Les 60 poissons sont soumis individuellement ou en groupe à deux séries de test d’effort en couloir de nage forcée, en appliquant des courants de vitesses croissantes (3 vitesses pour les tests de nage individuelle ; 5 vitesses pour les tests de nage en groupe) et en observant leur capacité de nage pendant des durée de 20-30 secondes (pour les tests de nage individuelle) et 10 secondes (pour les tests de nage en groupe) : un test fait sur les poissons âgés de 6-8 mois, puis un deuxième test fait sur les mêmes poissons âgés de 1,5-2 ans (permettra de voir si il y a une évolution des effets de l’hypertrophie cardiaque sur la capacité de nage des poissons en fonction de l’âge).
Impact sur les animaux
- Dans le cadre de la lignée dio2 utilisée, une hypothyroïdie des poissons mutants a été diagnostiquée. Cependant, les poissons mutants ne présentent pas de handicaps majeurs, excepté une taille plus petite et une certaine infertilité qui rend la production d’animaux plus difficile que chez les poissons non mutants (les femelles mutantes ont une période de reproduction plus courte et plus de difficulté à pondre). - Les challenges (test d’effort en couloir de nage forcée) sont susceptibles d’entrainer un stress ponctuel des animaux, mais ces variations étant contenues dans des gammes proches de celles pouvant être rencontrées dans le milieu naturel (nage en eau courante/nage à contre-courant), les stress induits devraient être modérés.
Devenir
Tous les animaux utilisés dans la procédure seront euthanasiés en fin de procédure ; ces animaux seront utilisés pour réaliser des analyses histologique, moléculaire ou anatomique, en particulier concernant leur cœur.
Remplacement
L’étude dynamique du processus cardiaque n’a de sens qu’à l’échelle de l’organisme entier, d’autant plus dans le cadre d’un test d’effort qui fait appel à la locomotion de l’animal. Notre étude nécessite donc de recourir à des organismes modèles animaux.
Réduction
Le nombre d’animaux qui seront testés (10 poissons mâles et 10 poissons femelles pour chacun des 3 génotypes : Dio2 mutant (-/-) ; Dio2 sauvage (+/+) ; Dio2 hétérozygote (+/-) ; donc en tout 60 poissons) s’appuie sur l’expérience passée de l’équipe collaboratrice qui a déjà mis en œuvre ce type d’expérimentation. Néanmoins, les expériences seront conduites par lots successifs de façon à pouvoir être arrêtées dès que les résultats obtenus seront concluants.
Raffinement
Les animaux sont élevés dans des conditions optimisées pour leur croissance et leur reproduction. Dans le cadre du test d’effort en nage forcée, les animaux font l’objet d’un suivi particulier pendant toute la durée de l’expérience, afin de surveiller l’éventuelle apparition d’un trouble locomoteur ou comportemental (point limite) qui imposerait l’interruption du challenge. Ce suivi sera maintenu de manière particulièrement attentive par le personnel formé pendant les 2 à 3 jours suivant chaque expérience pour s’assurer que les poissons conservent un comportement normal.
Choix des espèces
Le projet vise à étudier l’effet d’une hypothyroïdie congénitale induite par une mutation d’un gène clé impliqué dans la signalisation thyroïdienne sur les performances de nage et la résistance à l’effort chez un poisson adulte. Le poisson-zèbre, par sa facilité d'élevage, par sa croissance rapide et par les possibilités qu'il offre pour la réalisation d’études du comportement natatoire, est un excellent modèle pour notre projet. Les animaux des 3 génotypes (dio2+/+, dio2+/- et dio2-/-) seront utilisés à 2 âges différents : une mesure de leur capacité à nager à contre-courant sera évalué au stade jeunes adultes (6-8 mois), puis une deuxième mesure sera faite sur ces mêmes poissons à un âge plus avancé (1,5-2 ans). Le but est de voir l’effet de la mutation du gène dio2 sur la capacité de nage du poisson zèbre, et de voir l’effet de l’âge sur cette capacité.
Modélisation de comportements complexes de type autistique chez la souris et impact de l’obésité induite pendant la grossesse en utilisant la vision par ordinateur et des approches d’apprentissage en profondeur
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système nerveux
2 064 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles subissent un tatouage, une amputation du bout de la queue, l'implantation d'une puce sous-cutanée et des injections, une partie des femelles étant soumise à un régime gras pendant la gestation, pour modéliser des comportements de type autistique observés par un système de suivi vidéo. Le porteur signale une mortalité de 20 à 50 % des souriceaux à la naissance qu'il présente comme inhérente à la pathologie modélisée. Il décrit le modèle murin comme "indispensable" pour étudier le comportement social, impossible selon lui à reproduire in vitro.
Objectifs
Le trouble du spectre de l’autisme (TSA) désigne un ensemble de troubles neurodéveloppementaux caractérisés par : 1) des déficits de la communication sociale et 2) la présence de comportements répétitifs et des intérêts restreints. L'étiologie des TSA serait déterminée par la combinaison de plusieurs facteurs : génétiques et environnementaux. Parmi ces facteurs environnementaux, l’obésité maternelle représente un facteur de risque important. Le diagnostic des TSA repose essentiellement sur l’observation d’un comportement « anormal » durant les deux premières années de vie et notamment le comportement social. Ce dernier est un comportement très complexe dont l’étude requiert un niveau de détails élevé et l’accès à l’observation de plus de 2 animaux interagissant de manière libre pendant une longue période de temps. Pour étudier ce comportement et répondre à ces critères, nous proposons d’utiliser un système, appelé « Live Mouse Tracker (LMT)» qui permet d’enregistrer de manière non-invasive des comportements sociaux complexes de plusieurs congénères (4 souris) et sur plusieurs jours. Dans ce projet, nous souhaiterions modéliser des comportements complexes de type autistique sur 3 modèles de souris portant chacun l’inactivation de gènes impliqués dans des pathologies avec TSA. Ce projet s’articule autour de 3 objectifs : 1) Modélisation et validation de comportements complexes de type autistique chez les 3 modèles murins de TSA cités précédemment aux stades juvénile, adulte et lors du vieillissement. 2) Etudier l’effet d’un traitement à l’ocytocine, administré lors de la première semaine de vie,sur les comportements complexes de type autistique révélés chez les 3 modèles murins étudiés dans l’objectif 1 et à différents âges. En effet, il a été montré dans de précédentes études que l’administration d’ocytocine corrige notamment un comportement autistique dans l'un des 3 modèles de souris à l’âge adulte. 3) Etudier l’impact d’un surpoids gestationnel sur des comportements autistiques sur la descendance des 3 modèles de TSA cités précédemment. En effet, la variabilité des symptômes autistiques pour une même mutation peut être expliquée par la contribution de facteurs environnementaux. Dans ce projet, nous proposons de tester l'hypothèse que le surpoids gestationnel pourrait être un facteur aggravant
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus de ce projet sont, d'une part, l'identification de nouveaux comportements complexes associés aux troubles du spectre de l'autisme observés chez des souris en « semi-liberté » sur des modèles génétiques de l’autisme, sur un modèle avec obésité gestationelle (connue pour être un facteur de risque), et sur des modèles combinant les facteurs génétiques et obésité gestationnelle. L'obésité représente un enjeu majeur de santé publique dont l'incidence est en nette augmentation en France depuis 1997 avec des conséquences graves sur la santé cardiovasculaire, métabolique et neurologique. Plus précisément, le taux de surpoids et d'obésité atteint 32% chez les femmes en âge de procréer ou enceintes. Par conséquent, la mesure de l'impact d'un surpoids/obésité gestationnel, est importante car elle peut démasquer ou aggraver l’effet des mutations génétiques. Il est nécessaire de mettre en évidence ces conséquences sur les symptômes de type autistique qui sont de plus en plus fréquents chez les enfants.
Procédures
Les animaux seront soumis au tatouage (quelques secondes), à la caudectomie (quelques secondes) et à l'implantation d'une puce en sous-cutanée. Cette implantation sera réalisée qu'une seule fois sous anesthésies locale et générale et durera environ 5 minutes. Les 4 injections sous-cutanées d'ocytocine pendant la première semaine de vie postnatale seront réalisées sous anesthésie locale et ne dureront que quelques secondes. L'administration d'ocytocine chez la souris sauvage n'entraine aucun effet néfaste. Son administration chez les souris mutantes a un effet bénéfique sur le comportement alimentaire et social. L'exposition des femelles reproductrices à un régime riche en graisses entraine une prise de poids. La durée du régime sera de 6 semaines (gestation + lactation).
Impact sur les animaux
Dans ce projet, les seules expérimentations susceptibles d'induire un effet indésirable seront la caudectomie, les injections sous cutanées, l'implantation des puces et le régime riche en graisses. Par ailleurs, les souris modèles d'autisme peuvent présenter un taux de mortalité à la naissance (20 à 50%) qui est inhérent à la pathologie. Cette mortalité a lieu dans les 2 premiers jours de vie par manque d’activité de succion (manque de nutrition) ou due à des apnées respiratoires sévères. Les animaux qui survivent, ne présentent pas d’anomalies et seront étudiés pour leur comportement social et répétitif avec le LMT.
Devenir
Les animaux seront utilisés pour des analyses immunohistochimiques ou euthanasiés.
Remplacement
Dans ce projet, nous nous intéresserons essentiellement à l'étude du comportement social. Le comportement est un ensemble d'actions réalisés par un être vivant, les modèles in vitro (culture cellulaire par exemple) ne permettant pas d'étudier le comportement, le modèle animal reste donc notre seule alternative. De plus, le développement de nouvelles stratégies thérapeutiques nécessite une validation sur des modèles précliniques (modèles animaux). Par conséquent, l'utilisation d'un modèle murin est indispensable pour répondre aux objectifs de notre étude. Il est à noter que l'utilisation de souches murines fixées génétiquement permet de réduire la variabilité et donc le nombre d'animaux utilisé.
Réduction
Ce projet sera réalisé sur plusieurs étapes successives. Le nombre d'animaux a été calculé à partir d'une base de 20 animaux par groupe, par sexe et par génotype pour les expériences de comportement. Ce nombre a été calculé en se basant sur nos expériences précédentes utilisant des tests comportementaux ainsi que sur la littérature et correspond au nombre de souris utilisées dans ce type de test (LMT). Etant donné que l’utilisation du LMT est une procédure non-invasive, les mêmes souris seront utilisées aux différents âges pour l’étude comportementale. Ces mêmes animaux seront utilisés pour les études immunohistochimiques. De plus, l'utilisation d'animaux dans certaines expérimentations sera conditionnée par les résultats obtenus des premières expérimentations. En effet, si les résultats de ces dernières sont positifs (altérations comportementales), alors nous réaliserons un traitement à l'ocytocine dans une nouvelle cohorte, le nombre de souris utilisé sera alors établi grâce à l'utilisation de tests de puissance statistiques.
Raffinement
Les animaux utilisés dans ce projet seront hébergés dans des cages enrichies avec du matériel de nidification, un accès illimité à l'eau et la nourriture, la présence d'objets (tunnel) et un nombre limité de souris par cage (4 souris par cage). Pour notre étude, il est nécessaire de constituer des groupes de 4 souris de même sexe et même âge par cage pour l'étude comportementale. Les animaux seront habitués à la manipulation par l'expérimentateur. Les expérimentations induisant une douleur seront toutes réalisées sous anesthésie (locale et générale). Les animaux seront surveillés quotidiennement (poils, posture, activité dans la cage ...) et le poids pris régulièrement. Une grille de score sera mise en place pour la surveillance des animaux. Si un animal montre un score classé comme bénin à modéré, il sera surveillé plusieurs fois par jour et l'administration d’un AINS (anti-inflammatoire non stéroidien) en sous-cutanée et/ou d’un morphinique en sous-cutanée sera envisagée. L'arrêt de la nourriture riche en graisse sera également considéré. Si aucune amélioration n'est observée et que l'état de l'animal se détériore, une mise à mort sera alors réalisée.
Choix des espèces
L'ensemble de la littérature montre que les souris représentent des modèles robustes pour étudier différentes pathologies dont les TSA, cela est souligné et fortement soutenu par la fondation SFARI (Simons Foundation Autism Research Initiative) qui a pour but de mieux comperndre, diagnostiquer et traiter les TSA (www.sfari.org). Les outils génétiques utilisés chez la souris ont permis de générer les mêmes mutations génétiques retrouvées chez l'Homme mimant ainsi un certain nombre de symptômes et motivant la recherche de nouvelles cibles thérapeutiques. Par ailleurs, les souris sont des animaux très prolifiques avec des temps de génération courts et des portées de 6 à 8 souriceaux en moyenne, facilitant ainsi l'étude de cohortes de plusieurs animaux du même âge, même sexe et à différents âges (de la naissance à la vieillesse) en moins de 18 mois. Dans ce projet, les animaux seront utilisés à 3 stades de développement différents : 1) Stade juvénile (entre le 35ème (P35) et le 40ème jour post-natal (P40)) : Pour identifier des altérations du comportement à l'adolescence. 2) Stade adulte (3 à 4 mois) : Pour évaluer la progression des altérations comportementales présentes au stade juvénile et/ou l'apparition de nouvelles altérations comportementales chez l'adulte. 3) Stade de vieillissement (>18 mois) : Pour évaluer si les souris âgées présentent un « vieillisement précoce », autrement dit des altérations comportementales similaires à celles observées dans certaines maladies neurodégénératives (maladie d'Alzheimer). En effet, les patients atteints de certains syndromes avec des troubles autistiques développent une démence ou un déclin cognitif après 40 ans (syndrome de Down ou le syndrome de Prader-Willi).
Etude de la tolérance locale et générale du dispositif médical (ballon intragastrique) implanté dans l’estomac de porc selon la norme ISO 10993 -6 (EU 2/2)
- Recherche appliquée
- Troubles endocriniens
- Troubles gastrointestinaux
70 cochons vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 10 d'entre eux et modéré pour 60, la plupart tués à l'issue et une dizaine réutilisés pour d'autres projets internes ou des formations. On leur implante par voie endoscopique un ballon gastrique sous anesthésie, avec imagerie et prélèvements sanguins, puis un transport vers un autre établissement pour un suivi de longue durée, pour une étude réglementaire de tolérance d'un dispositif contre l'obésité. Le porteur décrit un inconfort digestif, des vomissements et un stress lié au transport et aux contentions. Il présente cette étude sur animaux comme exigée par la réglementation et sans méthode substitutive.
Objectifs
L’obésité est définie comme une présence anormale ou excessive de graisse, représentant un risque pour la santé. Ce problème est devenu épidémique avec près de 4 millions de personnes qui décèdent de comorbidités liées au surpoids et à l’obésité chaque année. D’après la World Health Organization, près de 39% des adultes dans le monde, représentant près de 1,9 milliards de personnes, étaient en surpoids en 2016. On estime aujourd’hui que plus de 700 millions de personnes souffrent d’obésité. Plusieurs études comparant ballon intragastrique (BIG) versus sham (traitement fictif) ont montré que les BIG entraînaient une perte de poids plus importante qu'un régime seul, amélioraient les comorbidités et la qualité de vie des patients obèses. L’objectif du dispositif médical est de proposer un traitement non chirurgical pour les patients non éligibles à la chirurgie bariatrique et pour aider à la perte de poids en favorisant le sentiment de satiété. Le ballon intra-gastrique testé est indiqué de façon temporaire pour : 1) La perte de poids, chez les patients adultes obèses, n’ayant pas réussi à atteindre et à maintenir l’objectif d’un programme de perte de poids sous surveillance médicale 2) Avant chirurgie, chez les patients gravement obèses (IMC supérieur à 35 kg/m2) dans le but de réduire le risque chirurgical. L’objectif de ce projet est de réaliser une étude réglementaire in vivo (sur les porcs) pour la commercialisation sur le marché, laquelle permettra d’évaluer la tolérance locale (effets locaux) au niveau de l’estomac et générale (effets secondaires) en comparant le dispositif testé avec un dispositif de référence. Pour atteindre les objectifs, ce projet se déroulera dans deux établissements utilisateurs : l'établissement 1/2 assurera l'implantation des dispositifs et le suivi post-opératoire à court terme et l'établissement utilisateur 2/2 assurera l'hébergement post-opératoire de longue durée avec le suivi associé.
Bénéfices attendus
Obtenir l’autorisation de mise sur le marché des dispositifs médicaux testés. En effet, ce projet va permettre d’évaluer la tolérance locale (effets locaux) au niveau de l’estomac et générale (effets secondaires) en comparant le dispositif testé avec un dispositif de référence.
Procédures
Etablissement utilisateur 1 : L’introduction du ballon dans l’estomac ainsi que l’examen d'imagerie seront réalisés sur des animaux anesthésiés. Les interventions seront de longue durée et seront réalisées par voie endoscopique. Les animaux utilisés seront brièvement anesthésiés avant chaque prélèvement sanguin L’anesthésie va permettre de diminuer le stress de l’animal et faciliter sa contention. Les interventions seront de courte durée, quelques secondes pour le prélèvement et l’anesthésie dure environ 20 minutes (si anesthésie spécialement pour la ponction). Elles ne seront réalisées qu’une seule fois par animal pendant le jour de l’introduction de ballon dans l'estomac et le J+2 semaines. Etablissement utilisateur 2 : Les animaux seront hébergés dans des conditions proches des élevages, sans contraintes particulières. Les animaux seront pesés à 3 différents temps. La pesée est un acte de courte durée (quelques minutes). Des prélèvements sanguins sur animaux non anesthésiés seront également réalisés à 3 différents temps et ces prélèvements sont aussi des actes de courte durée (quelques minutes). Le temps de récupération entre 2 prélèvements sanguins sera réalisé conformément aux recommandations éthiques.
Impact sur les animaux
Etablissement utilisateur 1 : Les effets indésirables attendus sur les animaux sont les suivants : stress dû à la mise à jeun la veille de la sédation et stress dû à la contention pour la réalisation de la sédation, inconfort digestif transitoire, vomissement les premiers jours de post-implantation ainsi qu’une possible réaction inflammatoire locale des tissus. Etablissement utilisateur 2 : Au bout de 2 semaines environ après la mise en place du ballon, les animaux déclarés aptes au transport partiront pour une autre structure qui assurera l’hébergement de longue durée. Un stress peut être généré par l’arrivée des animaux dans un nouvel environnement. A différents temps post-opératoires, l’animal sera pesé et des prélèvements sanguins seront réalisés. Les différentes contentions pour réaliser ces pesées, ces prélèvements sanguins et l’anesthésie précédant la mise à mort peuvent également générer un stress.
Devenir
Les animaux inclus dans ce projet seront mis à mort afin de pouvoir prélever et analyser les sites d’implantation étudiés (l’estomac et les ganglions lymphatiques autour). Ces prélèvements sont primordiaux pour répondre aux objectifs de ce projet. Le porc de réserve ne recevra pas de ballon gastrique le jour de l'implantation mais pourra être implanté en cours d'étude si pour l'un des 6 autres porcs du groupe il y'a une complication le jour de mise en place du ballon ou les jours suivants sa pose. S'il n'est pas utilisé pour ce projet, il sera réutilisé pour des projets internes à la structure (autres études, formations).
Remplacement
L’étude de tolérance locale conformément à la norme ISO 10993 -6 est une étude réglementaire demandée par les autorités, dans le cadre de la commercialisation sur le marché de dispositifs médicaux. Ce type d’étude doit se réaliser sur animaux. Cependant, l’un des buts de ces études est de démontrer une bonne tolérance générale et locale au niveau de l’estomac. Afin de démontrer ceci, l’utilisation d’animaux est ici nécessaire et aucune méthode substitutive n’existe. En effet, l’utilisation des animaux dans le cadre de ce projet, ne peut pas être remplacée par des méthodes alternatives n’impliquant pas l’utilisation d’animaux.
Réduction
Le nombre d’animaux prévu pour ce projet a été calculé à partir des directives mentionnées dans la norme ISO 10993-6, selon laquelle il est nécessaire d’évaluer minimum 10 prélèvements d'estomac étant en contact avec le dispositif par groupe, et à partir des besoins pour le projet (estimation du nombre d’études sur la durée du projet). Nous considérons qu’un porc a deux demi-estomacs, donc 2 sites de prélèvements, afin de réduire le nombre d’animaux. Nous pouvons considérer que l’estomac du porc étant symétrique par rapport à son axe cardiapylorique, la biocompatibilité du dispositif implanté est testée sur chaque côté des parois stomacales. Les sites de prélèvement incluront toutes les parties morphologiques de l’estomac, c’est à dire le fundus, le corps et l’antre pylorique ainsi que la chaine ganglionnaire associée. Trois prélèvements seront ainsi réalisés de chaque côté, afin d’augmenter les sites d’évaluations et d’analyses en contact avec le dispositif, d’inclure toutes les parties morphologiques et physiologiques et de réduire le nombre d’animaux utilisés. Les études seront réalisées sur minimum 2 groupes avec un groupe test versus un groupe avec un dispositif de référence avec 6 porcs + 1 de réserve inclus par groupe, Par conséquent, sur cinq ans et a raison d'une étude par an, il a été estimé 70 porcs au total. Ce nombre d'animaux permettra de répondre aux exigences de la norme ISO 10993-6 et d'obtenir des données statistiques robustes.
Raffinement
1) Afin de permettre aux animaux de s’adapter à leur environnement et de s’assurer de leur bon état de santé, une période d’acclimatation adaptée à l’espèce et au stade physiologique sera dispensée avant l’implantation des dispositifs médicaux. Avant l’inclusion des animaux, une évaluation de l’acclimatation sera réalisée. Les critères suivants seront observés : - Harmonie du groupe - Bon état de santé - Bonne consommation alimentaire et hydrique. 2) Tout au long de leur hébergement, les animaux auront des conditions d'hébergement adaptées et optimales (hébergement, environnement, alimentation, apport en eau, soins), Les paramètres d'ambiance, l'aliment, l'abreuvement seront vérifiés quotidiennement. De plus, les animaux seront hébergés collectivement et disposeront d'un environnement enrichi (exemples : objets à manipuler de type ballon, chaîne associée à une balle en plastique etc, permettant à l'animal de jouer). Si, selon les besoins, les animaux doivent être hébergés individuellement, ils seront hébergés dans des box attenants avecun contact visuel et/ou olfactif avec leurs congénères et auront à disposition plus d'enrichissements (enrichissement compensatoire). De plus, la température de la salle sera augmentée (Etablissement utilisateur 1). 3) Dans le but de repérer rapidement toute anomalie, les animaux seront suivis quotidiennement par un personnel habilité et habitué à travailler avec des porcs. Toute anomalie sera rapportée au vétérinaire qui jugera s'il est nécessaire de réaliser un examen clinique approfondi et interviendra dans le diagnostic, la prescription et mise en place d'un traitement thérapeutique adapté et/ou des soins divers, dans le but de soigner ou soulager l'animal. L'administration du traitement prescrit devra être réalisée par une personne habilitée. 4) Surveillance accrue de l'animal durant les manipulations. Comme les animaux sont conservés longtemps, nous privilégierons des techniques de renforcement positif pour obtenir leur coopération lors des opérations courantes ou de soins. Les animaux suivront également un programme de socialisation afin de réduire le stress engendré par les actes quotidiens. 5) Les rations pourront être enrichies avec une solution de nutrition entérale hyperénergétique voire remplacées par cette solution : 1- en période post-opératoire immédiate (afin de ne pas solliciter l'estomac avec des éléments solides) 2- en cas de perte de poids prononcée 3- en cas de troubles digestifs chroniques.
Choix des espèces
Pour cette étude, le modèle porcin sera utilisé, car le porc est considéré comme le modèle animal le plus représentatif de l’être humain d’un point de vue de l’anatomie et de la physiologie digestive, avec un régime omnivore et un estomac de taille très comparable à celle de l’humain. Conformément à l’anatomie du porc et des dimensions des dispositifs médicaux (longueur de cathéter est 64,5 cm), les animaux utilisés seront des adultes pesants entre 40 et 50 kg environ le jour de l’implantation des dispositifs médicaux. Lors des implémentations (phase critique), il convient de pouvoir déposer le ballon en intra-gastrique tout en manipulant le cathéter à l’extérieur de la gueule des animaux anesthésiés. Les poids cibles des animaux utilisés correspondent à une longueur d’oesophage environ 40 cm, contre déjà environ 60 cm chez l’animal adulte. L’utilisation d’animaux plus âgés et plus lourds diminuerait fortement l’adéquation de la longueur du cathéter de pose du dispositif et celle de l’endoscope (les deux étant adaptés à la longueur de l’oesophage humain). De plus, l’objectif principal de cette étude est centré sur la biocompatibilité tissulaire et des organes et non sur l’efficacité du dispositif qui est testé par ailleurs lors d’essais cliniques chez l’homme.
Modèle de valvulopathies associées à la Filamine A chez le rat
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
9 700 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 2 200 d'entre eux et modéré pour 7 500. Ils subissent des séances d'imagerie sous anesthésie dès le deuxième jour après la naissance et jusqu'à douze mois, des injections répétées ou un gavage pendant douze semaines et une biopsie de la queue pour le génotypage, pour étudier une valvulopathie cardiaque liée à une mutation. Le porteur signale des risques d'infection, de perte de poids et une douleur légère liée à la biopsie. Il affirme qu'une approche de "physiologie intégrée" est nécessaire et que la maladie ne peut être modélisée in vitro ou in silico.
Objectifs
Le prolapsus valvulaire mitral (PVM) est l’une des pathologies cardiovasculaires les plus fréquentes, et est associé à un haut taux de morbidité et de mortalité. A l’heure actuelle, aucun traitement pharmacologique n’est disponible pour les patients porteurs d’un PVM, la seule option étant la chirurgie valvulaire mitrale, une approche thérapeutique très invasive. Notre projet a pour objectif d'analyser et d’identifier les mécanismes physiopathologiques impliqués dans la survenue du PVM, mais aussi de la cardiomyopathie associée à cette maladie valvulaire que nous avons récemment décrite chez les patients. Par l’analyse génétique d’une grande famille vendéenne, notre équipe a identifié la première mutation associée au PVM : la mutation P637Q sur le gène FLNA (chromosome X). Un modèle de rat présentant cette mutation a ensuite été généré par l’équipe. Notre projet s’appuie donc sur l’étude de ce modèle unique de rat. Nos premiers résultats nous ont permis d’identifier les voies de signalisation majeures impliquées dans le processus physiopathologique lié au développement de la pathologie valvulaire. L’inflammation et la réponse immunitaire sont apparues comme l’un des acteurs majeurs de ce processus.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra une meilleure compréhension des mécanismes physiopathologiques impliqués dans le développement et la progression du PVM, ainsi que l’identification de potentielles cibles thérapeutiques pour traiter les patients.
Procédures
Des approches d’imagerie (échocardiographie et IRM) ainsi que des électrocardiogrammes de surface sont réalisés. Ces approches non invasives sont réalisées, sous anesthésie, dès le jour 2 après la naissance jusqu’à 12 mois (nombre maximal par animal = 8). Des injections répétées (journalièrement ou hebdomadairement) en intra péritonéal ou un gavage chez les rats sont réalisées, sur une durée maximale de 12 semaines, selon les protocoles établis. Une biopsie de queue est réalisée pour le génotypage des animaux.
Impact sur les animaux
Aucune nuisance ou effet secondaire n’est attendu lors de la réalisation de l’Axe 1. L’utilisation de traitement (Axe 2 & 3) peut être associée à des effets indésirables de type infection, perte de poids, réduction de la mobilité ou changement de comportement des animaux, même si les données de la littérature sont très rassurantes. Le prélèvement d'une biopsie de queue peut entrainer une douleur légère de courte durée. Ces potentiels effets indésirables seront suivis quotidiennement, et les animaux présentant des point limites seront sacrifiés et le protocole adapté au besoin.
Devenir
Après chaque procédure, les animaux sont euthanasiés afin de caractériser l’atteinte valvulaire, par différentes approches expémentales complémentaires.
Remplacement
La modélisation in vitro ou in silico de la pathologie valvulaire cardiaque est limitée. En effet, les valves subissent à chaque cycle cardiaque des stress mécaniques multiples (tension, pression, flux) et répétitifs, qu’il est impossible de modéliser. De plus, le retentissement sur le myocarde de la pathologie, ne peut lui non plus être modélisé in vitro ou in silico. Une approche de physiologie et pathophysiologie intégrée est donc nécessaire pour répondre aux questions auxquelles nous faisons face. La culture primaire de cellules permet de s’affranchir des problématiques liées à la surexpression et sous expression de protéines in vitro, qui dans tous les cas ne permettront pas de modéliser l’effet d’une mutation ponctuelle telle que celle que nous étudions.
Réduction
Des analyses intermédiaires seront réalisées et permettront selon les résultats obtenus de réduire le nombre d’animaux par conditions. De plus, selon l’avancé des expérimentations in vitro et les premiers résultats obtenus en termes de quantité de cellules disponibles, nous pourrons réduire le nombre d’animaux traités chaque semaine, ainsi que le nombre de semaine d’expérimentation.
Raffinement
Les rats sont hébergés en cages ventilées enrichies en tunnel et frisottis, avec un accès à l’eau et la nourriture en continue. Les approches d’imagerie proposées sont non invasives et permettent de suivre un même animal longitudinalement. Elles sont réalisées sous anesthésies à l’isoflurane. Pour ce qui est des protocoles faisant intervenir un traitement, un suivi quotidien durant la phase de traitement sera effectué afin de répertorier l’apparition de points limites. Cette approche permettra de modifier/raffiner le protocole expérimental.
Choix des espèces
De nombreux processus et systèmes biologiques inter-régulés et intégrés sont décrits dans le PVM. Il est donc impossible de substituer ou modéliser par des approches in vitro ou in silico l’ensemble de ces processus. Le recours au modèle animal est donc primordial. L’utilisation d’un modèle KI permet quant à lui d’étudier une protéine mutée endogène, ce qui est primordial au regard de l’activité ubiquitaire et intervenant dans différentes voies de signalisation de la Filamine A (les modèles KO pour ce gène ne permettent pas ce type d’étude). La souche choisie pour générer le modèle est une souche non consanguine de rat Sprague Dawley, qui nous permet donc de mimer au mieux la pathologie humaine (mutation ponctuelle dans un environnement génétique hétérogène). De plus, les potentielles cibles thérapeutiques pourront être testées sur le rat FlnA-P637Q qui récapitule la complexité des processus physiopathologiques en jeu. Rappelons que le modèle de rat est particulièrement bien adapté à l’exploration des valves, qui sont des tissus très petits et difficiles à imager sur les souris. Nos données préliminaires suggèrent la présence de la pathologie valvulaire dès 7 jours post naissance. Nous devons déterminer le stade précis où la pathologie est présente afin d’étudier les mécanismes initiateurs. De plus, l’évolution de la pathologie a un intérêt thérapeutique. Nous allons donc utiliser les rats entre la naissance (J0) et l’âge de 12 mois.
Etude de l’oncogenèse des leucémies aiguës lymphoblastiques T (LAL-T)
- Recherche fondamentale
- Oncologie
1 440 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures classées légères à modérées. Les souris rendues déficientes pour le gène PTEN développent une leucémie vers onze semaines et sont euthanasiées dès les premiers signes, tandis qu'environ 75 % des animaux générés, dépourvus du génotype recherché, sont tués sans être utilisés. Chaque souris subit une biopsie de la queue et un baguage de l'oreille pour le génotypage, le développement tumoral pouvant entraîner perte d'appétit, de poids et de sociabilité. Le porteur affirme qu'aucune alternative n'existe pour modéliser la leucémogenèse et conclut au caractère "crucial" du modèle murin.
Objectifs
Les leucémies aiguës lymphoblastiques T (LAL-T) sont des hémopathies induites par la prolifération anormale et incontrôlée de cellules lymphoïdes T immatures. Le devenir des patients atteints de LAL-T reste mauvais avec environ 30% de rechute dans les deux ans suivant le diagnostic. Un des défis dans ce domaine est donc d’améliorer la prise en charge thérapeutique de ces patients et cela passe notamment par une recherche fondamentale qui vise à mieux définir les circuits moléculaires oncogéniques responsables de la pathogenèse (avec pour objectif, in fine, de cibler thérapeutiquement ces circuits). Dans ce contexte, le but de ce projet est de mieux comprendre l’oncogenèse des LAL-T en utilisant des modèles murins. Nous utiliserons des souris génétiquement modifiées permettant de mimer les LAL-T humaines. Nous nous focaliserons sur le gène PTEN qui est déficient dans environ 20% des LAL-T humaines. Ainsi, les objectifs de ce projet seront de 1°) générer des souris PTEN-déficientes (ces souris développent des LAL-T vers l’âge de 11 semaines); 2°) d’analyser par des technologies de biologie cellulaire et moléculaire différents organes des souris PTEN-déficientes tels que le thymus (organe dans lequel la leucémie se développe) et la rate (organe envahi par les cellules leucémiques). Les souris PTEN-déficientes seront disséquées à différents âges (entre 4 et 11 semaines) ce qui nous permettra d’analyser les stades pré-leucémiques (absence de signes cliniques) et d’étudier les étapes de transformation tumorale.
Bénéfices attendus
Ce projet nous permettra de suivre les processus de leucémogenèse. Nous pourrons analyser des souris aux étapes pré-leucémiques (absence de signes cliniques), ces étapes sont impossibles à étudier avec les échantillons humains. Le modèle murin de LAL-T nous permet également de maîtriser certaines voies telles que la signalisation du récepteur antigénique des cellules T (TCR). Dans ce contexte les souris PTEN-déficientes seront croisées avec des souris exprimant un TCR transgénique d’intérêt. Notre projet contribuera à une meilleure compréhension du processus de leucémogenèse des lymphocytes T et potentiellement il mettra en lumière de nouvelles cibles thérapeutiques.
Procédures
Les souris seront génotypées, pour cela une biopsie de queue sera réalisée ainsi qu'une identification à l'oreille (bague). La durée du prélèvement caudale est de l’ordre de 5 secondes. Le génotypage sera réalisé une fois dans la vie de l'animal à l'âge de trois semaines.
Impact sur les animaux
Toutes les souris seront soumises à une biopsie caudale entrainant une nuisance sur les animaux. De plus, une partie des souris développeront une leucémie T. Dans le cadre du génotypage, toutes les souris subiront une biopsie de queue ainsi qu’un baguage à l’oreille (afin de les identifier). Grâce à ce génotypage nous saurons précisément quelles sont les souris qui seront leucémiques et nous pourrons les surveiller en conséquence. Dès 10-11 semaines, les animaux seront soumis à des observations et pesées à une fréquence adaptée, qui peuvent être source de stress. Le développement tumoral pourra entraîner une perte d’appétit, une perte de poids et une perte de sociabilité vis-à-vis de ses congénères. De manière générale, nous prendrons le soin d’évaluer l’apparition des signes de la douleur des animaux grâce à la grille d’évaluation de la douleur/points limites fournie en annexe 1.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à l’issue de la procédure. En effet, les souris de génotype homozygote (PTEN-déficientes) développeront une tumeur et seront euthanasiées avant ou dès l’observation des premiers signes cliniques afin de leur éviter une souffrance. Notre procédure impose l’utilisation de souris hétérozygotes pour nos accouplements (car les femelles homozygotes tomberaient malade en cours de gestation). Par conséquent la majorité des animaux générés (environ 75%) ne possèdera pas le génotype d’intérêt, ne développera pas de tumeur et ne sera pas utilisés dans notre étude ; donc ces animaux seront euthanasiés.
Remplacement
Il n’existe à ce jour aucune alternative à l’expérimentation animale lorsqu’il s’agit de modéliser le processus complexe de leucémogénèse. Le modèle murin est donc crucial pour cette étude.
Réduction
Le nombre d’animaux impliqué dans ce projet a été déterminé en fonction du nombre de portées générées. Nous estimons obtenir pour chaque souche 16 portées (d’environ 6 bébés) par an (donc 96 souris). Ainsi 96 souris x 3 souches x 5 ans (durée du projet) généreront au final 1440 souris. De plus, nous limiterons le nombre d'animaux: 1) En réalisant seulement 4 accouplements par an pour chaque souche, ce qui permet d’obtenir un nombre suffisant de souris d’intérêt, car selon la loi Mendélienne, 25% des souris générées posséderont le génotype d’intérêt. 2) En utilisant les deux sexes pour nos expériences de biologie moléculaire et cellulaires. 3) En utilisant les souris ayant un génotype sauvage en tant que contrôles dans nos expériences.
Raffinement
Toutes les procédures expérimentales du projet seront réalisées en tenant compte du bien-être animal dans le strict respect des réglementations en vigueur et en étroite collaboration avec la structure du bien-être animal de notre établissement. L’ensemble de l’étude, les souris seront hébergées dans des conditions conformes à la réglementation européenne en vigueur (environnement contrôlé : température 20-22°C, renouvellement d’air : 15 volumes/heure, éclairage artificiel lumière avec un cycle de 12h), avec un accès continu à la nourriture et à l’eau. Le nombre d’animaux adultes par cage sera au maximum de 5. L’environnement sera enrichi à l’aide de coton, de lanières de papier et éventuellement d’un dôme. L’état de santé des souris sera quotidiennement surveillé par du personnel compétent afin de déceler le plus précocement une altération du bien- être animal. L’apparition de signes d’inconfort ou d’éventuelle souffrance nous conduira à choisir l’action appropriée à mener en fonction d’une grille de score spécifique. En fonction des scores obtenus, nous faciliterons l’accès à la nourriture en positionnant les croquettes dans le fond de la cage. De plus, nous avons établi des points limites : si les animaux les atteignent, ils seront euthanasiés ce qui mettra fin à la procédure.
Choix des espèces
La souris est le modèle de choix pour l’étude du système immunitaire et des hémopathies. Par ailleurs, la communauté scientifique possède un large spectre de souris mutantes que nous pouvons utiliser dans le cadre de notre projet visant à décrypter l’oncogenèse des LAL-T. Dans ce contexte, le modèle murin est le modèle le plus pertinent pour suivre les processus de leucémogenèse. Dans notre projet nous utilisons des souris dans lesquelles le gène PTEN a été inactivé (souris appelées Ptendel dans notre projet). Nous analyserons des souris adultes, âgées entre 1 mois et environ 3 mois, car notre but est d’étudier des souris à différents stades de la leucémogenèse (de pré-leucémique à leucémique).
Création et maintien de lignées de poissons zèbres génétiquement altérées pour l’étude de syndromes neuro-développementaux rares.
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Oncologie
- Système nerveux
9 550 poissons zèbres vont être utilisés, classés en gravité légère, dans un projet de création et de maintien de lignées génétiquement altérées. Chaque animal subit à quatre mois une amputation d'un morceau de la nageoire caudale sous anesthésie pour le génotypage, geste que le porteur présente comme le plus invasif du projet. Les géniteurs et génitrices retenus sont conservés jusqu'à dix-huit mois, tandis que les autres, porteurs de modifications génétiques et jugés non nécessaires, sont mis à mort. Le porteur affirme que seul un organisme vivant complexe permet d'étudier ces syndromes neuro-développementaux et met en avant la transparence des embryons et les pontes nombreuses pour justifier le choix de l'espèce.
Objectifs
L’objectif de ce projet est de permettre l'étude d’un ensemble de maladies génétiques rares du neuro-développement caractérisés par une microcéphalie et un nanisme. Actuellement, la prise en charge clinique des patients est strictement symptomatique; aucun traitement curatif n’existe à ce jour. Ces syndromes sont dus à des mutations dans un gène spécifique identifié. Le projet de recherche vise à comprendre les mécanismes qui mènent à ces syndromes et pourquoi des mutations distinctes de ce gène conduisent à des pathologies différentes. Afin de mener ces études à bien, le poisson-zèbre a été choisi comme modèle car il permet de reproduire et ainsi de comprendre ces maladies. Le projet proposé ici vise à établir et maintenir des lignées de poissons-zèbre présentant deux mutations emblématiques de ce gène, ainsi qu’une invalidation fonctionnelle totale de ce gène. Ces lignées permettront de mettre en évidence les particularités propres à chaque type de mutation expliquant la variabilité́ des symptômes observés chez les patients, et ce, tout particulièrement sur le développement cérébral.
Bénéfices attendus
Ce projet s’inscrit dans une démarche de recherche fondamentale permettant de mieux comprendre comment les mutations d'un gène sont impliquées dans la survenue de syndromes présentant des pathologies plus ou moins sévères. A court terme, l’établissement de ces lignées permettra d’établir un modèle de référence de la maladie pour l’étude de ces syndromes. A moyen terme, l’analyse de l’expression des gènes dans les premiers stades de développement du poisson-zèbre aidera à mieux comprendre quels sont les gènes impliqués dans la survenue de retard de croissance et de microcéphalies et de mettre en lumière pourquoi ces symptômes sont plus prégnants pour certaines mutations que pour d’autres. A long terme, ces résultats pourront permettre un éclairage sur les mécanismes cellulaires les plus affectés dans ces syndromes. Ces lignées pourront s’avérer être d’une grande aide dans le test de molécules à visée thérapeutique visant à soulager les patients et à améliorer leur vie.
Procédures
La création de lignées de poissons-zèbre implique de pouvoir identifier les animaux porteurs des modifications génétiques d’intérêt. Aussi, un génotypage des individus s’avère obligatoire. La procédure nécessite le prélèvement d’un morceau de tissu de la nageoire caudale du poisson afin d’en extraire l’ADN. Le choix d’un prélèvement de la nageoire caudale tient au fait que celle-ci se régénère très rapidement. Ce prélèvement sera réalisé une seule fois au cours de la vie de l’animal, à 4 mois. Afin de limiter la douleur liée au prélèvement, celui-ci sera effectué sous anesthésie générale brève de l’animal et à l’aide d’un scalpel dont la lame sera préalablement stérilisée à l’alcool et changée à chaque série de prélèvement. Après le prélèvement, le poisson sera immédiatement transféré dans un bac individuel contenant de l’eau sans anesthésique pour permettre son réveil. Le poisson sera surveillé pendant 10mn pour vérifier son état général. Classiquement, cette technique ne génère pas de mortalité.
Impact sur les animaux
La transmission des syndromes, par le biais de mutations est de type « autosomique récessive » indiquant que les parents sont porteurs sains et asymptomatiques. L’ensemble des progéniteurs de nos lignées seront des poissons porteurs des modifications génétiques, sains et asymptomatiques. De même, il est attendu que la génération de ces lignées poissons-zèbres porteurs des modifications génétiques d’intérêt conduise à des individus sains, libre de se mouvoir et ne présentant aucun signe de mal être. Néanmoins un suivi régulier des poissons-zèbre sera réalisé pour s’assurer de leur bien-être. Lors de la création de ces lignées, certains poissons zèbres seront amenés à subir un prélèvement d’un morceau de la nageoire caudale afin de pouvoir identifier les animaux porteurs des modifications génétiques d’intérêt. Il s’agit là du geste le plus invasif qu’auront à subir les poissons zèbres dans ce projet.
Devenir
A l'issue de chaque procédure, les animaux d’intérêt (géniteurs et génitrices en nombre nécessaires) seront conservés jusqu’à leur 18 mois. Les autres seront mis à mort afin de ne pas garder d’animaux, non nécessaires à la conduite de ce projet et porteurs de modifications génétiques, qui ne peuvent pas être replacés.
Remplacement
L’étude du développement neuronal à partir de cellules souches issues de patients et d’un modèle animal, le poisson-zèbre, permet de comprendre les mécanismes de ces maladies. Seul un organisme vivant complexe comme l’animal permet de récapituler l’ensemble des phénomènes physiologiques et de les étudier avec pour objectif une possible application à l’Homme. Le poisson zèbre présente de nombreux avantages, notamment la transparence optique des embryons ce qui permet le suivi, en temps réel, du développement embryonnaire et notamment du système nerveux (deux marqueurs majeurs affectés dans les syndromes étudiés). De précédentes études ont déjà démontré la pertinence du poisson-zèbre comme modèle d’étude car la perte temporaire de la fonction du gène d’intérêt provoque chez cet animal un éventail de symptômes/syndromes spécifiques des maladies humaines, dont une microcéphalie. L’apparition de l’ensemble de ces symptômes/syndromes peut être bloqué par la réexpression de la forme « saine » du gène humain chez le poisson mais pas par les formes « malades », qui portent les mutations identifiées chez l’Homme. Pour poursuivre la caractérisation de ces maladies, l’établissement des lignées poisson-zèbre présentant des mutations stables du gène d’intérêt permettra de disposer de modèles physiologiquement pertinents.
Réduction
Afin de réduire au maximum le nombre de poissons de la génération F0 à élever jusque l’âge de 4 mois, une estimation préalable de l’efficacité des systèmes de modification génétique sera réalisée en amont sur des œufs de poisson zèbre de type sauvage à 24-48h heures post fécondation. Le nombre de poissons zèbres ayant à subir un prélèvement de la nageoire caudale sera limité au maximum, en réalisant des prélèvements par groupe de 16 poissons zèbres, afin de ne sélectionner que le nombre minimum de poissons zèbres hétérozygotes nécessaires. Dès lors que le nombre de poissons d’intérêt sera atteint, les prélèvements seront interrompus. Pour le maintien des lignées, seuls les poissons zèbres hétérozygotes nécessaires au maintien de chaque lignée seront conservés, ce qui correspond à une vingtaine de géniteurs mâles et de génitrices femelles par an et par lignée. Dès lors que le nombre d’animaux d’intérêt sera obtenu, les prélèvements de nageoire caudale pour génotypage seront interrompus. Dans le cas de figure où la génération de poissons-zèbre avec une invalidation totale du gène d’intérêt se révélait trop difficile à obtenir, les autres lignées de poissons-zèbre ne seront pas générés.
Raffinement
Seul le strict minimum d’animaux nécessaires à la génération et au maintien des lignées subira le prélèvement d’un morceau de nageoire caudale. Le prélèvement d’un morceau de nageoire caudale se fera uniquement sur des animaux anesthésiés et le temps d’isolement des poissons-zèbres pendant cette phase de caractérisation sera limitée au minimum en maintenant les animaux dans des bacs avec des séparateurs transparents afin qu’ils soient au minimum 2 par 2 le temps de la procédure. Les individus d’intérêt seront ensuite regroupés en fonction de leur génotype. Les poissons-zèbres conservés seront tous hétérozygotes et ne présenteront pas de phénotype dommageable (le syndrome étudié étant récessif). Toutefois, une surveillance hebdomadaire pour détecter tout éventuelle anomalie du comportement des animaux sera réalisée. L’observation de blessures sur l’animal ou d’anomalies de comportement (nage anormale, prostration au fond du bac…) conduira à la mise à mort de l’animal afin de limiter toute souffrance inutile.
Choix des espèces
Avec la grande conservation fonctionnelle de ses gènes avec l’Homme, le poisson zèbre constitue un modèle idéal pour étudier des maladies génétiques dans un contexte physiologique et à l'échelle d’un organisme complexe entier. De plus, ce modèle présente de nombreux avantages avec notamment une fertilisation externe et des pontes supérieures à 100 œufs, permettant ainsi de limiter le nombre de génitrices nécessaires au projet et ainsi de les préserver, tout en obtenant une puissance statistique optimale avec peu de croisements. Enfin, la transparence optique des embryons permet le suivi en temps réel du développement embryonnaire et notamment du système nerveux (deux marqueurs majeurs affectés dans le syndrome étudié). Lors de la création des lignées de poissons-zèbres, les animaux subiront un unique prélèvement de nageoire caudale, à l’âge de 4 mois. Ce prélèvement s’effectue à ce stade car les poissons-zèbres sont suffisamment développés et la quantité de tissu prélevé suffisante pour le génotypage. La cicatrisation et la régénération de la nageoire s’opèrent de manière optimale à ce stade de développement. Par la suite, ces mêmes poissons-zèbres seront les géniteurs et génitrices du projet (à partir de l’âge de 5 à 6 mois).
Modulation cholinergique des neurones épineux moyens du striatum afin d’améliorer les stéréotypies dans un modèle des troubles du spectre de l’autisme chez la souris
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
332 souris mâles vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures classées légères à modérées. Elles portent une mutation reproduisant des comportements répétitifs proches de l'autisme et subissent des tests comportementaux d'exploration, des injections, et pour une partie une chirurgie stéréotaxique intracérébrale de trente à quarante minutes sous anesthésie. Le projet teste si des traitements augmentant une substance du striatum réduisent ces stéréotypies. Le porteur affirme que les méthodes in vitro ne peuvent remplacer l'organisme entier et que des souris vivantes sont nécessaires, les tests comportementaux étant décrits comme sans stress ni souffrance.
Objectifs
Les troubles du spectre de l’autisme (TSA) sont diagnostiqués sur la base de troubles du comportement, notamment des déficits de la communication et des interactions sociales, ainsi que des comportements répétitifs (stéréotypies) avec des champs d’intérêts restreints. Les causes des TSA sont encore mal connues, mais plusieurs recherches ont établi que de mutations dans certains gènes sont impliquées. Plusieurs de ces gènes participent, d’ailleurs, au développement et au fonctionnement du cerveau. Nos travaux apportent un faisceau d’arguments convergents, à partir d’études menées chez l’Homme et sur des modèles de souris, en faveur de l’existence d’un lien direct entre des mutations d’un gène et les TSA. En particulier, nos souris avec des mutations de ce gène montrent des comportements répétitifs (stéréotypies) qui miment ceux typiques des TSA. Notre hypothèse, basée aussi sur nos travaux précédents, est que ces comportements répétitifs soient dus à une réduction des niveaux d’une substance chimique sécrétée par les neurones d’une zone du cerveau nommée striatum, comme dans d’autres cas de comportements stéréotypés. A l’heure actuelle il n’existe pas des traitements médicamenteux généralisés pour les TSA, cependant certains des symptômes peuvent être pris en charge spécifiquement. Dans ce contexte, nous proposons d’utiliser nos souris afin tester si leurs comportements répétitifs peuvent être améliorés par un traitement qui vise à augmenter les niveaux de cette substance dans le cerveau. Dans ce cadre, nos objectifs principaux sont : 1. Effectuer des tests comportementaux permettant de mettre en évidence des stéréotypies chez les souris mutantes, par rapport à leurs contrôles. 2. Tester des traitements qui augmentent les niveaux de cette substance sont capables d’améliorer ces déficits comportementaux. Cela pourrait fournir des indications thérapeutiques pour le traitement des comportements stéréotypés, associés ou pas aux TSA.
Bénéfices attendus
Des mutations dans plusieurs gènes sont impliquées dans les troubles du spectre de l’autisme (TSA). Dans ce contexte, ce projet a pour objectif de tester des traitements permettant de corriger des comportements stéréotypés chez la souris modèle des TSA dus à la mutation d’un de ces gènes. Si ces traitements se révèlent efficaces dans cette phase préclinique, ils pourraient être testés en phase clinique afin d’améliorer les comportements stéréotypés chez des patients atteints des TSA. D’ailleurs, un des traitements testés dans ce projet est actuellement utilisé en clinique pour le traitement de certaines formes de TSA et pour la maladie d’Alzheimer.
Procédures
Ce projet comprend 3 types d’intervention : Intervention 1 : Tests comportementaux sur l’ensemble des animaux qui ne comportent pas de souffrances ou stress, afin de détecter des comportements stéréotypés spontanés typiques des modèles murins des TSA. Un test par souris, durée max 30 minutes. Intervention 2 : Injections systémiques i.p. et s.c. sur animal vigile afin d’induire une anesthésie générale et d’administrer les traitements post-opératoires (analgésiques e anti-inflammatoires) et pharmacologiques. Pour les traitements pharmacologiques d’une partie des animaux : deux injections par souris (1 pour l’habituation et 1 pour le traitement), éventuellement des injections quotidiennes sur 5-7 jours si le traitement unique est inefficace. Durée des injections : quelques secondes. Intervention 3 : Injections intracérébrales par chirurgie stéréotaxique sous anesthésie générale gazeuse (isoflurane) pour une partie des animaux. Une chirurgie (bilatérale) par souris. Durée de la chirurgie : 30-40 minutes.
Impact sur les animaux
Les animaux seront soumis à une batterie de tests comportementaux pour évaluer les effets bénéfiques des traitements prévus sur les stéréotypies. Ces tests sont basés sur des comportements spontanés d’exploration et ne comportent pas de stress ni de souffrance des animaux. Une partie des animaux subira des injections i.p. de solution saline ou de produits chimiques qui sont non toxiques et non douloureux ; les injections pourraient engendrer du stress de contention et de la douleur aiguë. Une partie des animaux subira une chirurgie stéréotaxique sous anesthésie générale profonde (classée modérée), pouvant engendrer douleur post-opératoire et stress. Cette chirurgie ne comporte pas de lésions ou d’autres interventions qui peuvent affecter le bien-être animal après l’opération.
Devenir
A la fin des procédures, les souris ne seront pas utilisées pour d’autres expériences dans le cadre de ce projet ou d’autres projets de recherche. Par conséquent, toutes les souris seront mises à mort.
Remplacement
Les méthodes in vitro ne peuvent pas remplacer l’organisme entier en raison de l’isolement des neurones du contexte physiologique. De plus, l’utilisation de souris vivantes est nécessaire pour tester l’efficacité des traitements visant à améliorer les stéréotypies.
Réduction
Nous nous efforçons d’utiliser le moins d’animaux possible (optimisation des conditions d’élevage, des croisements etc.), tout en veillant à ce que le nombre d’animaux utilisé soit représentatif. Ce projet, d'une durée de 5 ans, nécessitera l'utilisation de 332 souris mâles adultes, réparties en plusieurs groupes (n= 12 à 14 par groupe en fonction du type d’expérience). Cela a été estimé sur la base d’expériences antérieures, et grâce à des outils statistiques permettant de calculer le nombre de sujets nécessaires. Cependant, ce nombre prévu pourra être réduit en fonction des résultats obtenus dans les tests comportementaux. Ce projet de recherche devrait permettre une meilleure compréhension de la pathophysiologie du trouble de l’autisme et permettre à terme de développer une approche thérapeutique pour cette maladie.
Raffinement
La chirurgie est optimisée pour réduire la durée de l’opération (environ 30-40 min) et minimiser la souffrance. La souffrance est modérée car la chirurgie est réalisée sous anesthésie générale profonde gazeuse. Les principaux paramètres vitaux sont contrôlés tout au long de la chirurgie. Afin de diminuer la douleur, un analgésique puissant à action prolongée est administré 30 minutes avant la chirurgie. En complément, un analgésique anti-inflammatoire est administré à la fin de l'opération pour anticiper l’apparition d’éventuelles douleurs et hydrater l’animal, puis en postopératoire pendant au moins 3 jours, la durée de traitement dépendant de la réponse observée. Après le réveil de l’anesthésie, les animaux sont surveillés afin de détecter des signes éventuels de souffrance ou de stress, qui seront pris en charge le cas échéant. Personnel animalier et expérimentateurs s’assurent d’une bonne récupération postopératoire des animaux. Des grilles d’évaluation adaptées sont mises en place pour évaluer des signes de souffrance ou mal-être potentiels des animaux. L’analyse comportementale sera réalisée chez les animaux vigiles qui ne doivent pas être stressés pour ne pas compromettre leurs performances. Pour favoriser le bien-être et l’interaction sociale, les souris seront hébergées de deux à quatre par cage avec eau et nourriture à volonté, au sein d’une animalerie exempte de pathogènes et dont les paramètres physiques (température, humidité) et sanitaires, ainsi que le bien-être des animaux, sont strictement contrôlés. Ils auront à leur disposition de la litière foisonnante (diminuant le stress de l’animal et facilitant sa thermorégulation) ainsi qu’un environnement enrichi par des bûchettes en peuplier et des tubes en PVC. Afin de diminuer l’inconfort/stress générés par ce type d’expérimentation comportementale, les souris auront une période d’habituation d’une semaine aux salles d’expérimentions où elles seront manipulées par l’expérimentateur en charge de l’étude.
Choix des espèces
Les troubles du spectre de l’autisme (TSA) ne peuvent être étudiés qu’in vivo, car ils sont définis par des comportements caractéristiques (déficits dans les interactions sociales et mouvements répétitifs ou stéréotypés) qui nécessitent d’animaux vivants pour être mis en évidence. La possibilité d’utiliser des souris génétiquement modifiées est indispensable pour reproduire les symptômes des TSA dus à la délétion d’un gène. Nous utiliserons donc ces souris pour des expériences visant à mettre en évidence des stéréotypies, afin de tester si des traitements qui peuvent restaurer la fonction d’une région du cerveau impliquée dans les TSA peuvent améliorer ces comportements. L’âge des souris utilisées sera de 12 à 14 semaines au début de la procédure : cela a l’avantage d’avoir des animaux adultes capables d’effectuer les tâches comportementales prévues dans la procédure expérimentale, tout en minimisant la durée de leur stabulation.
Etude du système endocannabinoïde dans le syndrôme de Sanfilippo.
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
396 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, 72 dans des procédures sans réveil et 324 classées légères. Chaque animal reçoit une injection intrapéritonéale tous les trois jours pendant deux semaines, pouvant provoquer stress et douleur, avant d'être disséqué pour prélever le cerveau. Le projet, mené sur des souris génétiquement modifiées reproduisant le syndrome de Sanfilippo, étudie le rôle d'une enzyme dans la neuro-inflammation associée à cette maladie. Le porteur affirme qu'aucune méthode ne remplace un "animal entier" vivant et présente les pistes thérapeutiques comme un objectif du projet.
Objectifs
Les maladies de surcharge lysosomale (MSL) constituent un groupe hétérogène d’environ 70 maladies caractérisées par un dysfonctionnement du lysosome. Ces maladies sont individuellement rares mais touchent globalement plus d’un cas pour 4000 naissances. La maladie de Sanfilippo (MPSIIIB), une maladie des MSL, est caractérisée par une accumulation des Oligosaccharides d’Héparane Sulfate (HSO) dans les tissus y compris dans le système nerveux central (SNC). Cette accumulation progressive induit une série de conséquences pathologiques incluant une neurodégénérescence, une neuro-inflammation et un stress oxydant. La neuro-inflammation très précoce est en grande partie à l’origine des premiers symptômes de la pathologie. Il a été montré, dans des modèles murins de MPSIII, que l’utilisation d’anti-inflammatoires tels que l’aspirine ou la prednisolone permettait de réduire la neuro-inflammation, améliorer les symptômes et entraîner une normalisation de certains marqueurs de la neuropathologie. Les limites de l’utilisation de ce type de molécules sont en grande partie dues à des doses d’efficacité excessives et à un mauvais passage de la barrière hématoencéphalique (BHE). Par conséquent, il est important de développer de nouvelles approches thérapeutiques anti-inflammatoires. Parmi ces nouvelles cibles, des études très récentes soulignent l’intérêt d’une manipulation du système endocannabinoïde (ECS) dans la prise en charge des MSL. Le rôle anti-inflammatoire de l’ECS est aujourd’hui clairement démontré et est, de fait, une nouvelle voie thérapeutique potentielle lors de pathologies neurodégénérescentes. Nous avons récemment découvert au laboratoire une nouvelle enzyme impliquée dans l'ECS et présente dans le SNC. Le but de ce projet est d'étudier le rôle de cette enzyme dans les évènements clés de la neuro-inflammation associée au syndrôme de Sanfilippo.
Bénéfices attendus
La mise en place et le succès de ce projet permettront de proposer de nouvelles pistes thérapeutiques dans le traitement du syndrome de Sanfilippo et notamment pour le traitement de la neuro-inflammation associée.
Procédures
Les animaux utilisés pour cette étude seront soumis à 1 injection en intra-péritonéal tous les 3 jours pendant 2 semaines (soit maximum 5 injections). Après la mise à mort, les cerveaux seront prélevés.
Impact sur les animaux
Durant l'expérimentation, les animaux seront soumis à 1 injection tous les 3 jours durant 2 semaines en intra-péritonéal pouvant provoquer du stress et/ou de la douleur chez l'animal. L'état général des animaux pourrait être de ce fait altéré.
Devenir
Tous les animaux inclus dans chaque procédure seront mis à mort et disséqués afin de collecter les cerveaux pour les différentes analyses.
Remplacement
Il n'existe pas de méthode alternative pour analyser le rôle du système endocannabinoïde dans la neuro-inflammation lors de pathologies neurodégénérescentes. Cette étude nécessite la présence du réseau neuronal qui est uniquement accessible dans des modèles d’animaux intègres et donc vivants. Pour cela, il n’est pas envisageable d’utiliser des méthodes de substitution à l’animal entier.
Réduction
Nous utiliserons des souris C57BL6 sauvages ou génétiquement modifiées. Le nombre de 6 animaux par groupe expérimental avec 3 expériences indépendantes est le minimum nécessaire pour obtenir des résultats statistiquement significatifs adaptés.
Raffinement
Pour cette étude et dans le but d'éviter et d'atténuer toute forme de souffrance des animaux, un contrôle quotidien sera effectué durant toute la durée d'expérimentation. Après une pesée initiale le jour de la première injection des molécules en intra-péritonéal, les animaux seront pesés tous les 2 jours. Durant toute la période d'expérimentation, l'état général et le comportement des animaux seront évalués quotidiennement par le personnel de zootechnie. Un enrichissement du milieu sera ajouté (igloo, carrés de coton) pour permettre aux animaux de faire leur nid. Dans le cas où un animal montrerait une altération de son état général, il sera euthanasié. Tout le personnel de zootechnie et les expérimentateurs sont particulièrement bien formés et attentifs au bien-être des animaux.
Choix des espèces
La souris est le meilleur modèle du fait de la possibilité d'utiliser des animaux génétiquement modifiés. Toutes les lignées murines utilisées sont déjà disponibles au laboratoire et sont adaptées pour examiner la pathophysiologie de la maladie de Sanfilippo ainsi que pour développer des thérapies pour les maladies de surcharge lysosomale. Pour les 2 procédures, les animaux seront utilisés à 1, 2 et 4 mois afin d'étudier les premiers signes et la progression de la neuro-inflammation. Ce choix est en accord avec les précédentes études déjà menées au laboratoire ainsi que la bibliographie.
AEROLAP-2 : Innocuité de l’aérosolisation d’une eau de source concentrée chez l’animal. Etude préliminaire avant utilisation chez l’homme
- Recherche appliquée
- Troubles respiratoires
20 lapins vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures classées légères. Ils reçoivent deux nébulisations quotidiennes d'eau minérale concentrée ou de sérum physiologique sur deux sessions de cinq jours, puis un lavage broncho-alvéolaire sous anesthésie juste avant la mise à mort, pour prélever les poumons. L'objet déclaré est de démontrer l'innocuité de l'inhalation d'une eau de source concentrée avant un passage chez l'humain, après des tests in vitro sur cellules pulmonaires. Le porteur affirme qu'il est "nécessaire" de démontrer cette innocuité sur un modèle animal impossible à remplacer, l'étude portant d'abord sur dix lapins et étant renouvelée sur dix autres en cas de résultats non concluants.
Objectifs
Une eau minérale française particulière possède une composition qui a montré des effets positifs au niveau immunitaire sur des expériences effectuées sur des cultures in vitro de cellules de poumon. Cet effet pourrait s’avérer particulièrement intéressant dans le cadre de certaines pathologies pulmonaires chroniques chez l’humain. Suite à cette phase in vitro, l’objectif de cette étude est de mettre en évidence l’innocuité de l’inhalation de cette eau concentrée en aérosolthérapie sur un modèle animal, avant le passage chez l’humain.
Bénéfices attendus
Le bénéfice attendu est la démonstration de l’innocuité de l’aérosol d’eau minérale concentrée avant les tests chez l’humain.
Procédures
Les animaux auront une nébulisation d’eau minérale ou de sérum physiologique de 5 min, 2 fois par jour pendant 2 sessions de 5 jours. Un lavage broncho-alvéolaire (qui consiste à injecter du sérum physiologique dans les poumons de l’animal puis de le ré-aspirer pour pouvoir analyser la recherche de germes dans les poumons) pourra être réalisé sur chaque animal sous anesthésie générale juste avant la mise à mort.
Impact sur les animaux
Un léger stress lié aux manipulations et le maintien dans la cage pendant la nébulisation sont attendus.
Devenir
Les animaux seront mis à mort pour effectuer des prélèvements d’organes (poumons) afin de faire des analyses tissulaires, indispensables en complément des données cliniques.
Remplacement
Des études in vitro ont été effectuées en amont et ont démontré l’efficacité de l’eau minérale testée dans ce protocole. L’analyse, respectivement par cytométrie en flux et par ELISA, de l’activation des leucocytes humains (globules blancs) et des cellules bronchiques en culture, montre que celle-ci peut être freinée par l’eau minérale testée concentrée, en faveur d’une activité anti-inflammatoire. Avant de débuter les tests chez l’humain, il est nécessaire de démontrer l’innocuité de la substance sur un modèle animal, qu’il n’est donc pas possible de remplacer.
Réduction
Cette étude sera effectuée dans un premier temps sur seulement 10 lapins (5 par groupe), et ce n’est que si les résultats ne sont pas homogènes (donc résultats non concluants) que la procédure sera renouvelée.
Raffinement
Les animaux seront hébergés dans le respect du bien-être animal. Les animaux seront gardés pendant une période d'acclimatation de 5 jours minimum entre leur entrée dans l’animalerie expérimentale, et leur première entrée en procédure. Leur environnement comportera un enrichissement (bûchettes à ronger, foin...). Les animaux seront suivis quotidiennement et leur état de santé et de bien-être sera évalué tout au long du protocole expérimental. Si un animal présente un signe de douleur ou de souffrance, des analgésiques pourront lui être administrés. Si une infection survient, un traitement antibiotique adapté au lapin pourra être mis en place. Dans le cas où l'animal présenterait une souffrance, une maladie ou une altération physique sans qu'il soit possible de le soulager efficacement (atteinte d'un point limite), l'animal sera sorti d'expérimentation et mis à mort. Les animaux seront habitués à la manipulation pendant les jours précédant le début du traitement.
Choix des espèces
Le lapin possède un volume pulmonaire compatible avec les volumes utilisés pour l’appareil de nébulisation et compatible avec un lavage broncho-alvéolaire à des fins d’analyse. Un stade particulier de développement n’est pas nécessaire pour cette étude, toutefois des sujets matures sont préférés (au-delà de 2,5 kg) par souci d’homogénéisation
Etude de la tolérance locale et générale du dispositif médical (ballon intragastrique) implanté dans l’estomac de porc selon la norme ISO 10993 -6 (EU 1/2) / (EU 2/2)
- Recherche appliquée
- Troubles endocriniens
- Troubles gastrointestinaux
70 porcs vont être utilisés, la plupart tués et une dizaine réutilisés, dans des procédures classées légères à modérées. Un ballon intragastrique leur est implanté par voie endoscopique sous anesthésie, avec prélèvements sanguins et transfert vers un second établissement pour un hébergement de plusieurs mois, avant mise à mort pour analyser l'estomac et les ganglions. Le porteur indique des effets attendus tels que vomissements, inconfort digestif et réaction inflammatoire locale, et précise que l'étude vise l'autorisation de mise sur le marché du dispositif. Il affirme que cette étude réglementaire "doit se réaliser sur animaux" et qu'aucune méthode substitutive n'existe.
Objectifs
L’obésité est définie comme une présence anormale ou excessive de graisse, représentant un risque pour la santé. Ce problème est devenu épidémique avec près de 4 millions de personnes qui décèdent de comorbidités liées au surpoids et à l’obésité chaque année. D’après la World Health Organization, près de 39% des adultes dans le monde, représentant près de 1,9 milliards de personnes, étaient en surpoids en 2016. On estime aujourd’hui que plus de 700 millions de personnes souffrent d’obésité. Plusieurs études comparant ballon intra-gastrique (BIG) versus sham (traitement fictif) ont montré que les BIG entraînaient une perte de poids plus importante qu'un régime seul, amélioraient les comorbidités et la qualité de vie des patients obèses. L’objectif du dispositif médical est de proposer un traitement non chirurgical pour les patients non éligibles à la chirurgie bariatrique et pour aider à la perte de poids en favorisant le sentiment de satiété. Le ballon intra-gastrique testé est indiqué de façon temporaire pour : 1) La perte de poids, chez les patients adultes obèses, n’ayant pas réussi à atteindre et à maintenir l’objectif d’un programme de perte de poids sous surveillance médicale 2) Avant chirurgie, chez les patients gravement obèses (IMC supérieur à 35 kg/m2) dans le but de réduire le risque chirurgical. L’objectif de ce projet est de réaliser une étude réglementaire in vivo (sur les porcs) pour la commercialisation sur le marché, laquelle permettra d’évaluer la tolérance locale (effets locaux) au niveau de l’estomac et générale (effets secondaires) en comparant le dispositif testé avec un dispositif de référence. Ce projet se déroule dans deux établissements.
Bénéfices attendus
Obtenir l’autorisation de mise sur le marché des dispositifs médicaux testés. En effet, ce projet va permettre d’évaluer la tolérance locale (effets locaux) au niveau de l’estomac et générale (effets secondaires) en comparant le dispositif testé avec un dispositif de référence.
Procédures
Dans le premier établissement utilisateur : L’introduction du ballon dans l’estomac ainsi que l’examen d'imagerie seront réalisés sur des animaux anesthésiés. Les interventions seront de longue durée et seront réalisées par voie endoscopique. Deux prélèvements sanguiins sous anesthésie générale de courte durée (maximum 10 minutes) Dans le deuxième établissement utilisateur : trois prélèvements sanguins sans anesthésie, à raison d'un par mois, de faible volume, qui dure moins d'une minute.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables attendus sur les animaux sont les suivants : stress dû à la mise à jeun la veille de la sédation et stress dû à la contention pour la réalisation de la sédation, inconfort digestif transitoire, vomissement les premiers jours de post-implantation ainsi qu’une possible réaction inflammatoire locale des tissus. Au bout de 2 semaines environ après la mise en place du ballon, les animaux déclarés aptes au transport partiront pour une autre structure qui assurera l’hébergement de longue durée. Un stress peut être généré par l’arrivée des animaux dans un nouvel environnement. A différents temps post -opératoires, l’animal sera pesé et des prélèvements sanguins seront réalisés. Les différentes contentions pour réaliser ces pesées, ces prélèvements sanguins et l’anesthésie précédant la mise à mort peuvent également générer un stress.
Devenir
Les animaux inclus dans ce projet seront mis à mort afin de pouvoir prélever et analyser les sites d’implantation étudiés (l’estomac et les ganglions lymphatiques autour). Ces prélèvements sont primordiaux pour répondre aux objectifs de ce projet. Le porc de réserve ne recevra pas de ballon gastrique le jour de l'implantation mais pourra être implanté en cours d'étude si pour l'un des 6 autres porcs du groupe il y'a une complication le jour de mise en place du ballon ou les jours suivants sa pose. S'il n'est pas utilisé pour ce projet, il sera réutilisé pour des projets internes à la structure (autres études, formations).
Remplacement
L’étude de tolérance locale est une étude réglementaire demandée par les autorités, dans le cadre de la commercialisation sur le marché de dispositifs médicaux. Ce type d’étude doit se réaliser sur animaux. Cependant, l’un des buts de ces études est de démontrer une bonne tolérance générale et locale au niveau de l’estomac. Afin de démontrer ceci, l’utilisation d’animaux est ici nécessaire et aucune méthode substitutive n’existe. En effet, l’utilisation des animaux dans le cadre de ce projet, ne peut pas être remplacée par des méthodes alternatives n’impliquant pas l’utilisation d’animaux.
Réduction
Le nombre d’animaux prévu pour ce projet a été calculé à partir de la norme en vigeur, dans laquelle il est stipulé qu’il est nécessaire d’évaluer minimum 10 prélèvements d'estomac étant en contact avec le dispositif par groupe, et à partir des besoins pour le projet (données statistiquement robuste et estimation du nombre d’études sur la durée du projet). Nous considérons qu’un porc a deux demi-estomacs, donc 2 sites de prélèvements, afin de réduire le nombre d’animaux. Les études seront réalisées sur 2 groupes avec un groupe test versus un groupe avec un dispositif de référence avec 6 animaux + 1 de réserve par groupes. Par conséquent, sur cinq ans et a raison d'une étude par an, il a été estimé 70 porcs au total.
Raffinement
1) Afin de permettre aux animaux de s’adapter à leur environnement et de s’assurer de leur bon état de santé, une période d’acclimatation adaptée à l’espèce et au stade physiologique sera dispensée avant l’implantation des dispositifs médicaux. Avant l’inclusion des animaux, une évaluation de l’acclimatation sera réalisée. Les critères suivants seront observés : - Harmonie du groupe - Bon état de santé - Bonne consommation alimentaire et hydrique. 2) Tout au long de leur hébergement, les animaux auront des conditions d'hébergement adaptées et optimales (hébergement, environnement, alimentation, apport en eau, soins), Les paramètres d'ambiance, l'aliment, l'abreuvement seront vérifiés quotidiennement. De plus, les animaux seront hébergés collectivement et disposeront d'un environnement enrichi (exemples : objets à manipuler de type ballon, chaîne associée à une balle en plastique etc, permettant à l'animal de jouer). Si, selon les besoins, les animaux doivent être hébergés individuellement, ils seront hébergés dans des box attenants avec un contact visuel et/ou olfactif avec leurs congénères et auront à disposition plus d'enrichissements (enrichissement compensatoire). De plus, la température de la salle sera augmentée. 3) Dans le but de repérer rapidement toute anomalie, les animaux seront suivis quotidiennement par un personnel habilité et habitué à travailler avec des porcs. Toute anomalie sera rapportée au vétérinaire qui jugera s'il est nécessaire de réaliser un examen clinique approfondi et interviendra dans le diagnostic, la prescription et mise en place d'un traitement thérapeutique adapté et/ou des soins divers, dans le but de soigner ou soulager l'animal. L'administration du traitement prescrit devra être réalisée par une personne habilitée. 4) Surveillance accrue de l'animal durant les manipulations. Comme les animaux sont conservés longtemps, nous privilégierons des techniques de renforcement positif pour obtenir leur coopération lors des opérations courantes ou de soins. Les animaux suivront également un programme de socialisation afin de réduire le stress engendré par les actes quotidiens. 5) Les rations pourront être enrichies avec une solution de nutrition entérale hyperénergétique voire remplacées par cette solution : 1- directement après l'opération (afin de ne pas solliciter l'estomac avec des éléments solides) 2- en cas de perte de poids prononcée 3- en cas de problèmes digestifs.
Choix des espèces
Pour cette étude, le modèle porcin sera utilisé, car le porc est considéré comme le modèle animal le plus représentatif de l’être humain d’un point de vue de l’anatomie et de la physiologie digestive, avec un régime omnivore et un estomac de taille très comparable à celle de l’humain. Conformément à l’anatomie du porc et des dimensions des dispositifs médicaux, les animaux utilisés seront des adultes pesants entre 40 et 50 kg environ le jour de l’implantation des dispositifs médicaux.
Effets préventif et curatif d’une supplémentation nutritionnelle en tryptophane et butyrate dans un modèle de colite induite chez la souris et influence d’un régime obésogène.
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
64 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures classées légères à modérées. Une colite est induite pendant sept jours, provoquant selles molles ou diarrhées et une perte de poids modérée, avant un gavage unique destiné à mesurer la perméabilité intestinale puis une mise à mort quatre heures plus tard pour prélever les tissus du côlon. Le projet teste l'effet d'une supplémentation en tryptophane et butyrate sur l'inflammation intestinale, dans un contexte d'obésité induite par un régime hyperlipidique. Le porteur affirme que l'usage d'animaux est "indispensable" pour étudier un écosystème aussi complexe que le microbiote et qu'aucun modèle in vitro ne le reproduit.
Objectifs
Les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI), principalement la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique, sont des maladies chroniques très invalidantes dont l’origine implique des facteurs environnementaux, en particulier le microbiote intestinal et l’alimentation. Certains produits du microbiote connus pour leur rôle bénéfique dans la santé de la muqueuse intestinale, sont diminués chez les patients atteints de MICI. Plusieurs études ont démontré les propriétés anti-inflammatoires de ces produits du microbiote et confortent l’intérêt de rechercher les effets d’une supplémentation nutritionnelle en produits bactériens bénéfiques pour la muqueuse intestinale dans les MICI. L’autre intérêt d’une supplémentation nutritionnelle dans le traitement des MICI réside dans le fait que ces patients présentent de plus en plus souvent une obésité pouvant représenter un facteur aggravant connu pour générer une modification du microbiote et une inflammation dans différents tissus. L’objectif du projet de recherche est d’évaluer l’efficacité d’une supplémentation nutritionnelle en produits du microbiote sur l’inflammation intestinale et la cicatrisation de la muqueuse intestinale chez la souris ainsi que l’influence d’un contexte « d’obésité » induit par un régime hyper-lipidique.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de confirmer ou d’infirmer l'effet bénéfique d'une supplémentation nutritionnelle en produits du microbiote sur l’inflammation et la réparation de la muqueuse intestinale et d’apporter des éléments sur le mécanisme d’action. Il permettra également d’évaluer l’impact d’un contexte d’obésité sur l’efficacité de cette supplémentation nutritionnelle. Le projet devrait ainsi fournir des bases rationnelles à des essais cliniques de supplémentation nutritionnelle pour la prévention ou le traitement des patients atteints de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin.
Procédures
Tous les animaux du projet seront soumis à des manipulations lors de la constitution des groupes et des pesées. Un gavage oral unique avec une solution permettant d'évaluer la perméabilité intestinale se fera sur tous les animaux à l’état vigil. Quatre heures après ce gavage, les animaux auront une anesthésie générale pour un prélèvement sanguin puis seront immédiatement mis à mort.
Impact sur les animaux
Les animaux auront une inflammation modérée du côlon distal qui durera 7 jours. Cette inflammation peut être associée à des selles molles ou des diarrhées et une perte modérée de poids. L’arrêt du traitement inflammatoire au bout des 7 jours entraine l’arrêt progressif de ces symptômes et une récupération de l’état physiologique normal au bout de 4 jours. Le gavage unique des souris avec une solution pour évaluer la perméabilité intestinale est une procédure de classe légère qui devrait se limiter à un stress au moment du gavage, les animaux étant mis à mort 4 heures après.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort pour rechercher des différences statistiques de l’impact des différents régimes sur l’inflammation intestinale et sur le microbiote intestinal sur des critères histologiques et moléculaires. Il est indispensable de prélever des tissus coliques pour des analyses histologiques et de marqueurs moléculaires à partir d’ARN et de protéines extraits de ces tissus. L’analyse de la composition et de l’activité métabolique du microbiote intestinale nécessite de recueillir le contenu luminal au niveau du cæcum.
Remplacement
L’utilisation d’animaux est indispensable dans les études évaluant l’impact de la nutrition sur un écosystème physiologique aussi complexe que le microbiote intestinal et la muqueuse intestinale, impliquant des interactions très complexes. Il n’existe pas de modèles cellulaires in vitro pouvant reproduire la complexité de ces interactions.
Réduction
Le nombre de souris par groupe est de N=8, ce qui représente un minimum nécessaire pour évaluer statistiquement l'effet des régimes alimentaires sur l’inflammation intestinale et la cicatrisation de la muqueuse intestinale. Ce nombre est basé sur des études similaires issues de notre laboratoire ou de la littérature et tient compte d'une variabilité interindividuelle importante dans la sensibilité à l'inflammation des animaux qui impacte les analyses effectuées.
Raffinement
L’environnement des souris sera enrichi (tunnel, bâton à ronger, frisottis) tout au long de la procédure. Les souris seront hébergées à 4 par cage dès leur arrivée jusqu’à l’induction d’une inflammation intestinale. Les animaux seront suivis par un personnel animalier compétent et observés quotidiennement pour détecter d’éventuels signes de souffrance. L’évaluation de l’état des animaux sera effectuée selon des critères définis (poids, apparence physique (pelage, posture), activité, comportement, fréquence respiratoire). Leur prise alimentaire et leur prise de poids seront mesurées 3 fois par semaine, puis quotidiennement durant la période de 7 jours d'inflammation afin de détecter une éventuelle sous-alimentation ou perte de poids anormale. Si une douleur était constatée chez un animal durant cette période, un analgésique sera administré. Les points limites définis conduiront, s’ils sont observés, à la mise à mort des animaux le cas échéant.
Choix des espèces
La souris est le modèle le plus utilisé dans les études nutritionnelles, en particulier pour les régimes obésogènes, mais également dans les études sur l'inflammation intestinale. Les souris commandées auprès de l’établissement éleveur seront âgées de 5 semaines. Après une phase d’acclimatation de 10 jours et une période de régimes alimentaires de 49 jours, les souris seront âgées de 94 jours, soit 3 mois et 10 jours. La procédure expérimentale s’étendant sur 70 jours, les souris seront agées de 15 semaines à la fin l’expérimentation, soit 3,75 mois, ce qui correspond à un stade de jeune adulte fréquemment observé chez les patients atteints de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin et qui plus est chez ceux présentant un phénotype obèse.
Gestion et maintien de deux lignées de souris pour l’étude du rôle d’Ahr dans la maladie rénale chronique
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
480 souris vont être utilisées dans un projet d'élevage et de maintien de deux lignées génétiquement modifiées, classé en gravité légère, sans mise à mort prévue dans ce cadre. Chaque animal subit au sevrage l'amputation de l'extrémité de la queue pour le génotypage, et l'une des lignées développe une dégradation de la fonction rénale à partir de dix semaines. Le porteur indique que les souris hétérozygotes non retenues pour la reproduction seront transférées vers d'autres équipes et centres de recherche. Il affirme qu'aucun modèle in vitro n'apporte le même niveau d'information et qu'il est donc "nécessaire" d'utiliser des animaux génétiquement altérés à phénotype dommageable.
Objectifs
La maladie rénale chronique (MRC) conduit à la rétention de toxines urémiques qui s’accumulent dans le sang et les tissus au lieu d'être excrétés par les reins. Certaines de ces toxines agissent grâce à un récepteur nommé AhR (Aryl hydrocarbon receptor) et sont associées à la mortalité cardiovasculaire et globale. Au cours de la MRC, un équilibre instable, entre une activation de la coagulation et une anomalie de l'hémostase primaire (dysfonction plaquettaire), est présent. Notre but est de comprendre le rôle de l'activation d’AhR in vivo dans les processus de thrombose et de saignement et nécessite la gestion et l’utilisation de modèles animaux. Nous utiliserons un modèle génétique de maladie rénale chronique qui développe spontanément la maladie et un autre modèle génétique pour l’étude du récepteur AhR. Ces 2 lignées de souris sont disponibles commercialement et nous avons pour objectifs dans ce projet d’élever ces deux lignées. Ce projet d'élevage et de maintien de souris génétiquement modifiées permettra de mettre en œuvre des modèles in vivo pour l'étude du rôle des toxines urémiques au cours de la maladie rénale chronique. Ces modèles font l'objet d'une autorisation expertisée et validée.
Bénéfices attendus
Les animaux de ce projet apportera de nouvelles données dans la compréhension du rôle des toxines urémiques et d’AhR dans les complications liées à la maladie rénale chronique conduisant potentiellement à de nouvelles pistes thérapeutiques.
Procédures
Au moment du sevrage des souris, un seul prélèvement de tissu sera réalisé (2 mm) au niveau de l'extrémité de la queue pour le génotypage. Cette intervention durera quelques secondes.
Impact sur les animaux
Les nuisances attendues sont liées à la biopsie pour le génotypage qui nécessite de couper l'extrémité de la queue au moment du sevrage à 4 semaines, ainsi qu'à la détérioration de la fonction rénale à partir de 10 semaines dans le modèle génétique de maladie rénale chronique.
Devenir
Tous les animaux seront gardés en vie dans ce projet qui concerne l'élevage et le maintien de lignées pour l'étude du role d'AhR dans la maladie rénale chronique.
Remplacement
Les animaux de ce projet ne peuvent pas être remplacés. Il n'existe pas de modèles in vitro suceptibles d'apporter le même niveau d'information sur le rôle d'AhR dans la progression de la maladie rénale chronique ainsi que dans ses conséquences cardiovasulaires. Il est dons nécessaire d'utiliser des animaux génétiquement altérès à phénotype dommageable afin d'envisager des approches thérapeutiques transposables à l'homme.
Réduction
Dans ce projet, nous génotyperons tous les animaux, à savoir 480 souris. Les animaux hétérozygotes, non utilisés dans des accouplements de ce projet, seront mis à disposition d'autres équipes et seront également mis à disposition et transférés dans d'autres centres de recherche s'intéressant à la maladie rénale chronique et/ou AhR.
Raffinement
les conditions d'élevage, d'hébergement, de soins et les méthodes utilisées seront les plus appropriées pour réduire le plus possible toute douleur, souffrance, angoisse ou dommage durables que pourraient ressentir les animaux. Les animaux resteront sous surveillance journalière pendant la durée entière du projet. La douleur ou la détresse de l’animal constitueront des points limites et des mesures seront prises pour les soulager en se basant sur l'évaluation de l'état d'un animal (poids, apparence physique externe, signes cliniques, changement dans les comportements non provoqués, réponses comportementales aux stimuli externes. Au moyen d'une grille d’évaluation de la douleur, nous déterminerons un score et agirons en conséquence (analgésie voire arrêt de l’expérimentation par euthanasie de l’animal). Les animaux seront hébergés par groupes de 6 individus au maximun par cage et un enrichissement sera mis en place par l’ajout de matériaux de nidification. Les accouplements seront réalisés au maximun avec 3 individus par cage ( 2 femelles, 1 mâle).
Choix des espèces
L'espèce animale utilisée sera la souris car c’est le modèle le plus utilisé pour obtenir des modifications génétiques afin d'étudier les rôles précis de certains gènes dans maladie rénale chronique. Ils sont déja disponibles à l'animalerie.