Procédures légères

4634 contenus, page 260 sur 387

Formation aux procédures expérimentales

(NTS-FR-441061v1 – 15/11/2023)
  • Formation professionnelle
Souris : 4100
Rats : 300
Hamsters dorés : 75
Lapins : 30
Poissons zèbres : 210
Souffrances
▲ 210
▲ 3405
▲ 1100
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 4715

4 715 animaux non-humains vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance de sans réveil à modéré. Environ 4 100 souris, 300 rats, 210 poissons zèbres, 75 hamsters dorés et 30 lapins servent à entraîner des expérimentateurs aux prélèvements, injections, gavages et actes chirurgicaux. Le porteur précise que les animaux sont tués pour apprendre aussi la mise à mort et le prélèvement d'organes. Il mobilise des animaux surnuméraires ou réutilisés, commence l'apprentissage sur des peluches et des cadavres, et qualifie le recours aux animaux vivants de "nécessaire" et "essentiel".

Objectifs

Les personnes souhaitant pratiquer des actes techniques ou de chirurgie sur les animaux de laboratoire doivent suivre une formation réglementaire selon l’arrêté du 1 er février 2013 relatif à l’acquisition et à la validation des compétences des personnels des établissements utilisateurs d’animaux à des fins scientifiques. Cette formation comprend différents modules imposés par la réglementation. Le nombre d’heures de pratique dans les formations réglementaires est insuffisant pour la bonne maitrise de ces gestes. La mise en place des formations continues et de travaux pratiques (TP) in vivo pour les expérimentateurs a pour but de bien les former afin qu’ils maitrisent les actes qu’ils vont appliquer dans leurs projets et de répondre aux exigences de la législation française qui impose de : Tenir à jour un tableau de suivi permettant de s’assurer que le personnel dispose d’un niveau d’études, de compétences et d’une formation continue adéquats et vérifier que l’adéquation entre les compétences et les missions est effective lors de la prise de poste afin de définir, le cas échéant, un programme de formation adaptée à la personne et à la fonction exercée. La personne nominativement désignée pour cette tâche par le responsable de l’établissement tient à la disposition des agents de contrôle habilités tous les éléments permettant de vérifier que les compétences des personnels correspondent à la fonction exercée. Notre projet est donc éducatif. Il s’agit d’accompagner et de suivre les expérimentateurs pour des actes techniques et chirurgicaux : - préhension, contention, et manipulation, adaptées aux différentes procédures de routine ; - marquage individuel ; - administration et prélèvements de routine ; - anesthésie fixe et gazeuse ; - asepsie ; - mise à mort ; - actes chirurgicaux : sutures, vagotomie, prélèvement d’organes (thyroïdectomie, splénectomie…), ischémie rénale, cathéterisation…sur des animaux anesthésiés.

Bénéfices attendus

La mise en place des formations continues et de travaux pratiques (TP) in vivo pour les expérimentateurs a pour but de bien les former afin qu’ils maitrisent les actes qu’ils vont appliquer et le suivi des animaux dans leurs projets et de répondre aux exigences de la législation française. En matière de 3R, le bon apprentissage de ces techniques permettra de réduire les échecs des futurs expérimentateurs dans leurs projets et par conséquent le nombre d’animaux utilisés. Il permettra également l’amélioration de raffinement pour les différents gestes appliqués sur les animaux.

Procédures

Prise de sang sur animaux vigiles ou anesthésiés, quelques secondes, une fois. Administrations : intra-péritonéales, intra-musculaire, sous-cutanée, intra-dermique sur animaux vigiles ou anesthésiés, quelques secondes, une fois. Administrations : intra-veineuse sur animaux anesthésiés (rétro-orbitaire) ou vigiles (veine caudale), quelques secondes. Administrations : nasales, intra-trachéales, intrathécales, interosseuses sur animaux anesthésiés, quelques secondes, une fois. Gavage sur animaux vigiles, quelques secondes, une fois. Acte chirurgical, 30 à 60 min selon le geste, une fois

Impact sur les animaux

Ce projet inclut des actes chirurgicaux occasionnant des douleurs et un inconfort modéré. Ces actes seront réalisés sous anesthésie gazeuse/injectable et analgésie, en conditions optimales d’asepsie et avec un contrôle rigoureux des animaux en post-opératoire par le vétérinaire formateur afin d’éviter/minimiser la douleur et l’inconfort. Les différents actes d’administrations et de prélèvements n’occasionnent qu’une douleur, une souffrance ou une angoisse légère de courte durée ainsi que celles sans incidence significative sur le bien-être ou l'état général des animaux. Une partie de ces gestes sont réalisés sur des animaux anesthésiés.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure car ils sont utilisés pour la formation à la mise à mort et à la réalisation de prélèvement d'organes.

Remplacement

Dans ce projet l’utilisation d’animaux est nécessaire pour permettre aux expérimentateurs le bon apprentissage des techniques appliquées sur les animaux en conditions réelles. Cela permet d’éviter par la suite de nombreuses erreurs qui peuvent se faire parfois au détriment du bien-être animal. Il est donc essentiel que la formation à cette méthode implique des animaux vivants en plus des autres méthodes alternatives. L’apprentissage commence par l’utilisation des peluches et des cadavres.

Réduction

Ce projet utilisera des animaux surnuméraires d'une activité d'élevage ou des animaux réutilisés d’autres projets. Le nombre d’animaux utilisés est minimisé par la possibilité d’appliquer deux ou 3 gestes légers sur le même animal. Le nombre d’animaux a été déterminé selon le nombre de personnes à former. Plusieurs sessions de travaux pratiques sur souris, rats, poisson zèbres, hamsters et lapins seront organisées par an, chaque session accueille en moyenne 5-10 participants En général, 1 animal est prévu pour la démonstration et 4 souris, 2 rats, 4 poissons zèbres, 1 hamster et 1 lapin par participant sont prévus pour chaque session.

Raffinement

La procédure expérimentale modérée de ce projet implique une anesthésie, une analgésie, un suivi quotidien des animaux, et des points limites précoces et spécifiques liés à l’acte chirurgical ainsi que les actions à mettre en place pour chaque point limite.

Choix des espèces

L’utilisation de souris s’impose pour former à la pratique de procédures expérimentales sur souris qui est l'espèce la plus utilisée dans l'établissement utilisateur. Certaines procédures ne sont applicables que sur les rats, hamsters, lapins et poissons zèbres d’où la nécessité d’utiliser ces espèces. Souriceaux et adultes pour les souris et adultes pour les autres espèces correspondant aux animaux utilisés classiquement lors des procédures expérimentales

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
  • Tests réglementaires
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Souris : 1500
Souffrances
▲ -
▲ 1500
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1500

1 500 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles sont infectées par la mycobactérie Mycobacterium abscessus en intraveineuse, puis reçoivent des injections quotidiennes d'antibiotique ou trois injections vaccinales, avant d'être tuées pour prélever leurs organes. Le porteur indique que les souris sont euthanasiées avant que l'infection ne se développe trop dans les reins. Il qualifie le recours à l'animal d'"indispensable" et affirme qu'"il n'existe pas d'alternative non animale".

Objectifs

Nous avons déjà travaillé sur le modèle souris, afin d’évaluer plusieurs cibles vaccinales ou traitements antibiotiques développés au laboratoire. Nous souhaitons poursuivre ce travail en étudiant cette réponse vaccinale ou face aux traitements antibiotiques sur des souris C3HeB/FeJ. Ces souris sont sensibles aux infections par les mycobactéries, famille de bactéries à laquelle appartient Mycobacterium abscessus. Cela nous permettra d’étudier en détail la réponse immune au cours de l’infection et la réponse protectrice liée à l’administration d’un vaccin ou d’un antibiotique dans le cadre de la lutte contre les infections chez les personnes atteintes de mucoviscidose, sensibles à ce type d'infections.

Bénéfices attendus

La réussite de ce modèle nous permettra dans le cadre de collaborations scientifiques d’évaluer toute approche thérapeutique afin de guérir les infections à la bactérie Mycobacterium abscessus, ce qui sera une avancée majeure dans le domaine de la prise en charge des patients atteints de mucoviscidose.

Procédures

Les animaux subiront une injection en intraveineuse (une fois par animal pour toute l’expérimentation) et, dans le cadre des essais d’antibiothérapie, une injection quotidienne en sous-cutanée de la solution à tester ou d’une solution saline témoin, et cela durant deux semaines. Dans le cadre des essais vaccinaux, il y aura trois injections en sous-cutanée de la solution vaccinale ou de la solution témoin, espacées de 15 jours chacune, en amont de l’infection en intraveineuse. Tous ces gestes seront réalisés sur animaux vigiles.

Impact sur les animaux

La bactérie utilisée ici est naturellement éliminée des organes de la souris (sauf les reins). Les effets indésirables sur les animaux sont minimes puisqu’ils seront euthanasiés avant que l’infection ne devienne trop importante dans les reins, ce qui est relativement long par rapport à nos temps d’expérimentation. Les infections, en intraveineuse, et les traitements (solutions aqueuses) par voie sous-cutanés ne génèrent que des contraintes de manipulations de courte durée.

Devenir

Tous les animaux sont euthanasiés à la fin de la dernière procédure afin de prélever les organes.

Remplacement

Le recours à des animaux est indispensable à ce stade du processus d’évaluation préclinique dans une perspective de développement réglementaire des antibiotiques et vaccins envisagés. Il n’existe pas d’alternative non animale ; aucun médicament ou vaccin n’a jamais été mis sur le marché (AMM) sans avoir été auparavant testé chez l’animal. Les approches in vitro (mesures de concentrations minimales inhibitrices -CMI-) et ex vivo (mesures de l’efficacité des antibiotiques vis-à-vis de la croissance des bactéries après infection de macrophages par ces bactéries) ont déjà été réalisées auparavant afin de choisir des antibiotiques qui présentent une bonne efficacité.

Réduction

Nous avons déjà beaucoup travaillé sur le modèle d’infection des souris par Mycobacterium abscessus depuis 2002, et avons donc optimisé le nombre de souris nécessaire par point, permettant d’obtenir des analyses statistiques amenant à une significativité. Nous utilisons 5 souris par point, et réalisons test statistique pour montrer s’il y a des différences significatives ou pas entre les groupes traités ou non traités.

Raffinement

Enfin, concernant le bien-être des animaux : - aucun effet délétère n’est attendu jusqu’à leur euthanasie (utilisation de doses non létales de Mycobacterium abscessus et euthanasie au plus tard 45 jours après l’inoculation de M. abscessus, temps inférieur à celui nécessaire à cette mycobactérie pour se développer dans les reins) ; - Le bien-être proprement dit des animaux sera assuré à tous les stades des expériences, qu’il s’agisse de l’espace d’hébergement, des soins ou des modes opératoires. Les animaux bénéficieront d’un enrichissement du milieu (carrés de cellulose et de la frisure). Les soins et les gestes opératoires seront effectués par du personnel expérimenté et qualifié. La surveillance des animaux reposera sur une évaluation quotidienne utilisant une grille de scoring.

Choix des espèces

Comme précisé ci-dessus, une infection avec Mycobacterium abscessus chez les patients atteints de mucoviscidose est péjorative pour la survie des patients. Nous souhaitons mettre en place des protocoles d’infections chez la souris, sur la base d’expériences réalisées dans notre équipe depuis de nombreuses années afin de découvrir de nouveaux moyens d’éradiquer cette bactérie chez les patients atteints de mucoviscidose. Cela ne peut être réalisé que chez la souris, car elle possède tous les types de réponse immunitaire qui nous permettront d’évaluer de nouveaux vaccins ou traitements antibiotiques.

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 539
Souffrances
▲ -
▲ 539
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 539

539 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Colonisées avec des fèces humaines puis réparties entre régimes riches et pauvres en fibres, elles subissent des gavages répétés et des prélèvements de fèces sur quatre générations. Le porteur les fait tuer parce que leur microbiote, fortement modifié, les rend inéligibles à d'autres essais. Il cherche à évaluer un probiotique candidat et affirme que le transfert multigénérationnel du microbiote ne peut pas être simulé in vitro.

Objectifs

L’objectif principal de ce projet est d’évaluer la capacité d’une bactérie à améliorer la récupération du microbiote intestinal altéré par un régime pauvre en fibres sur plusieurs générations. La colonisation microbienne du nouveau-né joue un rôle fondamental en santé humaine car elle est un facteur clé dans la mise en place des systèmes digestif, métabolique et immunitaire. Lorsque ce processus est perturbé, il peut y avoir une prédisposition à développer des maladies dites ‘non transmissibles’ telles que les maladies inflammatoires chroniques de l'intestin (MICI), les allergies et l'obésité plus tard dans la vie. Cette colonisation est fortement influencée par la transmission du microbiote mère-nouveau-né. Les modifications du microbiote accumulées au cours de la vie d'une mère peuvent être transmises à sa progéniture. Une étude récente a montré que des souris ayant reçu un régime pauvre en carbohydrates accessibles au microbiote (microbial accessible carbohydrates, MAC, c’est-à-dire des fibres), une caractéristique des régimes occidentaux, affiche une capacité réduite à transférer les bactéries digérant les MAC d'une génération à l'autre. Ceci entraine un appauvrissement du microbiote intestinal, qui peut alors présenter une fonctionnalité dégradée. Au cours des premières générations, la réintroduction de MAC alimentaires peut restaurer le microbiote ; en revanche, après quatre générations, une telle récupération n'est possible que si ces bactéries manquantes au sein du microbiote sont introduites aux côtés des MAC. Ce projet propose de tester une souche probiotique candidate, isolée de fèces de bébé sain afin d’évaluer sa capacité à limiter ou restaurer l’appauvrissement du microbiote. Pour cela, nous allons coloniser des souris libres de germes en délivrant une solution de fèces humaines provenant de donneurs adultes sains. Les souris seront séparées en 3 groupes : régime riche en fibres, un régime pauvre en fibres et régime pauvre en fibres mais avec un traitement probiotique. Des souris vont être utilisées pour obtenir des portées de souriceaux sevrés sous les régimes respectifs de leurs parents. Cette stratégie d’élevage sera répétée pendant quatre générations. Dans une deuxième partie de projet, le probiotique candidat sera administré à la quatrième génération de souris (ayant consommé un régime pauvre en fibres afin d’évaluer sa capacité à restaurer les bactéries perdues lorsqu’il est réintroduit avec des MAC.

Bénéfices attendus

Le bénéfice du projet est d’évaluer la capacité d’une potentielle souche probiotique à améliorer la résilience du microbiote intestinal altéré par un régime pauvre en fibres sur plusieurs générations, lorsqu’elle est réintroduite en même temps que les MAC. De manière plus générale ce projet nous permettra d’apporter de nouvelles connaissances concernant le processus d’acquisition du microbiote intestinal et sa transmission à travers les générations.

Procédures

Gavages (- de 5 minutes par administration sur animal vigile): - 3 au total par souris sur 5 jours : 92 souris. - 1 jour sur deux pendant 3 semaines (11 au total) : 110 souris - 1 jour sur deux (3 au total) : 22 souris Prélèvement de fèces (environ 5 minutes par prélèvements, sur animal vigile) : - 2 fois par semaine : 4 prélèvements (92 souris) - 1 fois par semaine : 15 prélèvements (92 souris) 16 prélèvements (100 souris) 16 prélèvements (123 souris) 23 prélèvements (66 souris)

Impact sur les animaux

Les administrations intragastriques génèrent une douleur légère brève, pendant quelques secondes. Le transport d’une animalerie à l’autre peut générer un peu de stress pendant le transport (quelques minutes entre les animaleries) et après celui-ci, le temps que les animaux s’acclimatent. Les prélèvements de fèces peuvent causer aussi un peu de stress.

Devenir

Les animaux seront mis à mort car, ayant subi d’importantes modifications du microbiote, ils sont inéligibles pour être inclus dans d’autres essais

Remplacement

Notre projet porte sur la primo colonisation et le transfert multigénérationnel du microbiote intestinal, ceci met en jeu des interactions complexes qui ne peuvent pas être simulées in vitro.

Réduction

Nous utilisons toujours une approche statistique pour déterminer la taille de nos groupes en fonction de l’intensité des effets que nous souhaitons mettre en évidence et des données déjà disponibles. En se basant sur notre paramètre principal, l’alpha-diversité du microbiote, nous voulons mettre en évidence une différence du même ordre de grandeur que celle de l’écart-type. Dans ce cas, les tables pour comparer deux groupes de moyennes pour une variable continue (Snedecor et Cochran 1989) indiquent un besoin de 22 animaux par groupe.

Raffinement

Tout au long des procédures expérimentales, les animaux sont observés quotidiennement. Par ailleurs, les animaux sont hébergés à plusieurs afin de ne pas exposer ces animaux sociaux à un stress lié à l’isolement. Nous incluons des enrichissements dans les cages : cellulose à déchiqueter et permettant la création de nids, bâtons à ronger. Le matériel que nous utilisons (sonde de gavage) est évidemment adapté à nos animaux. Les sondes de gavages sont en plastique souple et fin (diamètre externe voisin du millimètre), à bords arrondis et de taille adaptée (4cm) pour empêcher les blessures et réduire l’inconfort. Des points limites sont définis afin de réduire au maximum la douleur ressentie par les animaux. Le transport des animaux d’une animalerie à l’autre se fait sur un temps de quelques minutes (500m à parcourir). Les animaux seront placés dans des containers opaques contenant un peu de leur litière d’origine et leur nid pendant ce transport afin de limiter le stress occasionné. Les containers sont généralement portés, ce qui génère peu de vibrations. Enfin, toutes les personnes manipulant les animaux sont formées et compétentes pour ce type d’expérimentation.

Choix des espèces

La souris est une espèce de référence en nutrition, toxicologie, cancérologie et immunologie et un modèle d’étude très largement utilisé dans le cadre de l’étude de pathologies humaines. Le besoin de travailler en environnement axénique (complètement stérile), principalement en isolateurs, compatibles avec la taille des animaux, constituent des facteurs imposant le choix de cette espèce animale. La lignée de souris utilisée a été sélectionné car elle a de fortes performances de reproduction et a une bonne taille de portée (6.4 nouveaux nés en moyenne). Les animaux libres de germes seront utilisés entre 5-7 semaines quand il s’agit de reproduire les souris àun âge optimal après les changements successifs de régime alimentaire . Les souris seront utilisées du stade du nouveau-né au stade adulte, durant la gestation, le sevrage et l’allaitement quand il s’agit de l’élevage.

  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Souris : 650
Souffrances
▲ -
▲ 280
▲ 370
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 650

650 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles subissent un tatouage et une biopsie d'oreille, des injections de tamoxifène puis une injection de cardiotoxine dans les muscles des deux pattes arrière pour provoquer une lésion, avec risque de boiterie et de douleurs musculaires persistantes. Le projet étudie les cellules souches qui réparent le muscle et le déclin de cette réparation avec l'âge. Le porteur affirme que les modèles in vitro ne dépassent pas quelques jours et que la souris reste "essentielle" pour étudier la régénération musculaire.

Objectifs

L’objectif est de mieux comprendre les processus impliqués dans la régénération du muscle squelettique. Après la naissance, des cellules souches musculaires vont se placer en position satellite autour des fibres musculaires et sont appelées cellules satellites (CS). Elles constituent la réserve de cellules qui permet de réparer les muscles tout au long de la vie. En cas de lésion musculaire, les cellules satellites sont activées et se multiplient et permettent de réparer les fibres musculaires ou d’en former de nouvelles. Cependant, le potentiel de régénération du muscle squelettique décroit avec l’âge, ce qui participe au déclin de la masse musculaire. Des travaux précédents ont montré l’activation spécifique d’une signalisation cellulaire dans le muscle âgé. Pour comprendre les conséquences de cette dérégulation, un nouveau modèle de souris génétiquement modifié sera généré. Ce modèle permettra de cibler les cellules satellites adultes grâce à un système inductible par une molécule qui sera injectée à la souris adulte. La capacité de régénération du muscle sera évaluée en condition normale et lors d’une réponse à un dommage musculaire réalisé par une injection d’une molécule altérant l’intégrité du muscle.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de mieux comprendre l’altération de la capacité de régénération du muscle au cours du vieillissement. Ce projet permettra d’améliorer la compréhension des mécanismes moléculaires impliqués et donc le développement de nouvelles perspectives diagnostiques ou thérapeutiques pour limiter le déclin de la masse musculaire au cours du vieillissement et dans les maladies chroniques.

Procédures

Tous les animaux seront tatoués au niveau des phalanges et subiront une biopsie d'oreille (1mm), à 21 jours; le temps des gestes par animaux sera < 1min. Tous les animaux recevront 4 injections consécutives à l’âge de 10 semaines environ, espacées de 24heures. 1 semaine après ces injections, un lot d'animaux recevra 1 injection dans un des muscles des membres inférieurs sous anesthésie générale de 1h30 à 2h obtenue par une injection. Toutes les souris seront mises à mort entre 3 jours et 28 jours après l'injection dans le muscle. Les injections ne durent que quelques secondes et sont réalisées par des personnels expérimentés.

Impact sur les animaux

Des nuisances seront liées à l'inconfort et la douleur lors de la contention pour le tatouage et la biopsie d'oreille, nécessaires à l'identification des animaux et le génotypage. Des nuisances seront liées à l'inconfort et aux douleurs des injections IP de tamoxifène associées à la contention et la blessure potentielle d'un organe au passage de l'aiguille. Des nuisances seront liées à l'inconfort et les douleurs liées à l'anesthésie, la réalisation d’une lésion musculaire par l’injection intramusculaire de la cardiotoxine dans un muscle spécifique des deux pattes postérieures. Les effets indésirables pourraient être le développement de boiterie et de douleurs musculaires persistentes, notamment chez les animaux mutants s'ils présentaient un défaut de régénération du muscle.

Devenir

mise à mort afin de collecter les muscles pour des analyses de biologie moléculaire, de biochimie, et d'histologie et la préparation de cultures de cellules.

Remplacement

Des expériences dans les cellules seront réalisées en amont quand cela sera possible. Cependant, les modèles in-vitro ne permettent pas une étude de traitement au-delà de quelques jours. Le modèle murin est essentiel pour produire les cultures primaires de cellules génétiquement modifiées et étudier le processus de régénération musculaire.

Réduction

Nous utiliserons le nombre d’animaux minimal permettant d’obtenir des résultats statistiquement significatifs; le personnel est formé aux tests statistiques. Le maximum de données pouvant être généré à partir d’un même groupe d’animaux sera recherché. Des conseils auprès de collaborateurs expérimentés et une consultation approfondie de la littérature permettent d'optimiser les expériences et réduire la variabilité donc le nombre d'animaux nécessaires à l'étude. Si le processus de régénération musculaire est inhibé chez la souris mutante, alors les temps d'analyse les plus longs seront supprimés, le nombre d'animaux sera donc réduit.

Raffinement

Un personnel expérimenté pratiquera les injections sur les animaux. Des anesthésiques et analgésiques sont utilisés pendant les expérimentations afin de réduire au maximum le stress et la souffrance des animaux. Après anesthésie, les animaux seront placés dans une armoire chauffante jusqu’à leur réveil. Une surveillance quotidienne des animaux sera réalisée après les injections et après la lésion musculaire pour détecter les signes de souffrance. Les animaux seront pesés 1 fois par semaine après le début des expérimentations et jusqu'à leur euthanasie. Des points limites suffisamment prédictifs seront mis en place pour éviter toute souffrance des animaux et au-delà desquels la procédure sera arrêtée. Les animaux seront mis à mort immédiatement si signes de souffrance. Si les animaux mutants montrent des signes de souffrance liés à un défaut de régénération musculaire, la cinétique d'analyse des muscles après lésion musculaire sera écourtée.

Choix des espèces

Le modèle murin permet le développement d'animaux génétiquement modifiés. La physiologie musculaire des souris est considérée suffisamment proche de celle de l’homme pour que l’on puisse en tirer des données extrapolables. La souris est un modèle très accessible, de maintien aisé et manipulable génétiquement afin de répondre au questionnement scientifique. Le projet concerne des animaux adultes. Le muscle termine sa croissance aux alentours de 8 à 10 semaines, les animaux seront traités à l’âge de 10 semaines environ. A cet âge les cellules satellites ont fini de participer à la croissance musculaire et rentrent en dormance.

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Moutons : 240
Souffrances
▲ -
▲ 48
▲ 192
▲ -
Devenir
 -
 240
 -
 -

240 agneaux vont être utilisés, gardés vivants et engraissés à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. On leur coupe la queue à la pince hémostatique ou à l'élastique, cette dernière pouvant provoquer une douleur chronique jusqu'à quinze jours, puis on réalise jusqu'à douze prises de sang pour doser le cortisol et l'haptoglobine. Le projet mesure la douleur d'une pratique d'élevage courante et teste des analgésies utilisables par les éleveurs, en vue d'une fiche de "bonnes pratiques". Le porteur affirme qu'on "ne peut pas remplacer l'espèce ovine" pour étudier la douleur liée à cette pratique.

Objectifs

Des travaux ont été réalisés au niveau international pour objectiver la douleur au cours de la caudectomie chez les ovins (chirurgicale, au fer chaud ou au couteau) mais généralement en la réalisant conjointement à la castration. Aucune étude n’a été réalisée à ce jour en France sur la caudectomie des ovins (par pince hémostatique et élastique) et la prise en charge de la douleur lors de cette procédure. Or, la filière ovine a besoin de disposer d’éléments sur ce sujet pour identifier les leviers d’action qui permettront de faire progresser les éleveurs sur les pratiques mises en œuvre et la prise en charge de la douleur. Concernant la prise en charge de la douleur au cours de cette intervention, si la douleur aigüe provoquée par la caudectomie à la pince hémostatique semble possible à prendre en charge, la douleur chronique provoquée par la caudectomie à l’élastique semble plus complexe à gérer, cette douleur pouvant durer jusqu’à 15 jours post-intervention. Des méthodes de prise en charge de la douleur ont été testées dans différents pays mais sont couplées à la castration réalisée en même temps et leur faisabilité sur le terrain par les éleveurs du territoire reste à tester. Compte-tenu que ces procédures d’élevage vont être de plus en plus réglementées et que la prise en charge de la douleur au cours de ces interventions pourra être imposée dans un futur plus ou moins proche, acquérir des références sur la gestion de la douleur adaptée aux pratiques d’élevage en France semble indispensable. L’élaboration d’une fiche technique co- construite avec un groupe d’acteurs et visant à diffuser les bonnes pratiques de caudectomie des ovins et de prise en charge de la douleur permettra d’améliorer les pratiques mais également de communiquer sur ces bonnes pratiques de prise en charge de la douleur au cours de la caudectomie en France. L’objectif du projet est donc d’objectiver la douleur lors de la caudectomie des ovins par les méthodes les plus utilisées en France : la pince hémostatique et l’élastique. Le projet permettra aussi d’évaluer la prise en charge de la douleur et l’efficacité des analgésies possibles utilisables par les éleveurs.

Bénéfices attendus

Les avantages escomptés pour l’homme sont l’élaboration de bonnes pratiques de caudectomie des ovins et de prise en charge de la douleur qui seront diffusées via une fiche technique co- construite avec un groupe d’acteurs. Ces recommandations permettront d’améliorer les pratiques mais également de communiquer sur ces bonnes pratiques de prise en charge de la douleur au cours de la caudectomie en France. Cela contribuera aussi à améliorer le Bien-être des animaux en diffusant de meilleures pratiques.

Procédures

Les prises de sang pour le cortisol seront réalisées à -2min, 30 min, 45 min, 60 min, 90 min, 138 min après intervention, soit 6 prélèvements de 2 ml. Les prises de sang pour l’haptoglobine auront lieu une fois tous les 3 jours pendant les 15 jours de procédure soit 6 prélèvements de 1 ml par animal. Les prises de sangs seront sur 32 agneaux pour la première année et 88 agneaux pour la deuxième année. La caudectomie sera réalisée sur 12 lots de 16 animaux, soit 192 animaux.Un traitement analgésique est effectué 20 minutes avant la caudectomie et postérieurement à la première prise de sang le cas échéant. Il comprend : • Une anesthésie locale sur site de caudectomie : Procamidor® (20 mg/mL – principe actif : procaïne) par injection sous-cutanée en anneaux autour de la queue (environ 0.5 à 1 mL) à environ 0.5 à 1 cm en amont de l’endroit de pose de l’élastique. • Un traitement AINS : Metacam® (5 mg/mL – principe actif : méloxicam), injection intramusculaire à 1 mg/kg. Le poids pris en compte est celui de la pesée de mise en lot à J-1.

Impact sur les animaux

Les dommages de l’expérimentation sur l’animal ont été réduits au maximum grâce aux 3R : Remplacement : La caudectomie étant une pratique d’élevage, on ne peut pas remplacer l’espèce ovine pour la réalisation de celle-ci et l’étude de la douleur associée. Réduction : la taille des effectifs (avec 16 sujets par groupe expérimental) a été déterminée par un calcul d’effectifs et est optimisée pour garantir un nombre nécessaire et suffisant d’animaux pour obtenir une bonne puissance statistique. Raffinement : Les conditions d’élevage des animaux seront optimales : les recommandations en matière de logement sont respectées : les parcs sont composés de 8 mères et de 16 agneaux. Ceux-ci auront le lait maternel durant la période expérimentale (qui a lieu avant le sevrage). Les agneaux seront en groupes sociaux et manipulés calmement. Il y a un abreuvoir et un râtelier pour 8 brebis.

Devenir

A l'issue des procédures, les animaux ne quittent pas leurs groupes et sont élevés afin d'être engraissés

Remplacement

La caudectomie étant une pratique d’élevage, on ne peut pas remplacer l’espèce ovine pour la réalisation de celle-ci et l’étude de la douleur associée.

Réduction

La taille des effectifs (avec 16 sujets par groupe expérimental) a été déterminée par un calcul d’effectifs et est optimisée pour garantir un nombre nécessaire et suffisant d’animaux pour obtenir une bonne puissance statistique.

Raffinement

Les conditions d’élevage des animaux seront optimales : les recommandations en matière de logement sont respectées : les parcs sont composés de 8 mères et de 16 agneaux. Ceux-ci auront le lait maternel durant la période expérimentale (qui a lieu avant le sevrage). Les agneaux seront en groupes sociaux et manipulés calmement. Il y a un abreuvoir et un râtelier pour 8 brebis.

Choix des espèces

Le projet nécessite d’utiliser des animaux vivants afin de comparer les réactions (tant physiologiques que zootechniques et comportementales) des animaux après une caudectomie à l’élastique ou à la pince hémostatique et avec différentes méthodes de prise en charge de la douleur

  • Enseignement supérieur
  • Formation professionnelle
Souris : 300
Souffrances
▲ -
▲ 300
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 300

300 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, pour l'entraînement de stagiaires. Chaque apprenant s'exerce sur une souris à la contention, au gavage et aux injections, l'animal étant ensuite anesthésié, soumis à des prélèvements puis tué et disséqué pour repérer les organes. Le projet ne produit aucune connaissance, il forme des techniciens et des personnels de laboratoire aux gestes de l'expérimentation. Le porteur affirme que l'usage d'animaux est "indispensable" malgré un passage préalable en centre de simulation.

Objectifs

L'objectif général est de former des jeunes au métier de technicien supérieur ou d'assistant ingénieur qui exerceront des activités dans le domaine de la santé humaine et animale, des biotechnologies, des industrie pharmaceutiques et de la toxicologie. Pour les étudiants de Master, la formation leur permettra de réaliser des projets de recherche sur rongeurs lors de leur stage de recherche. Cette formation est un atout lors de leur insertion professionnelle. Par ailleurs, l'objectif de ce projet est également de permettre d'acquérir les bases de manipulations des rongeurs dans le cadre de la formation règlementaire ouverte aux personnels universitaires et de laboratoires de recherche dont les missions concernent l'expérimentation animale en respect des règles éthiques et législatives appliquées en France. La formation concernera les étudiants de 3ème année (maximum 48/an) ainsi qu'un maximum de 12 personnes issues de parcours différents soit au maximum 60 stagiaires par an.

Bénéfices attendus

Ces travaux pratiques permettront l'acquisition des principaux gestes (manipulation, contention, injections, prélèvements) nécessaires à toute personne chargée d’appliquer les procédures expérimentales chez le rongeur en respect des règles éthiques et législatives françaises.

Procédures

Manipulation: environ 15 minutes, temps adapté selon l'étudiant Gavage: environ 15 minutes, temps adapté selon l'étudiant Injection intrapéritonéale sur animal vigile: 1 minute 1 injection intraveineuse (animal anesthésié): environ 15 minutes, temps adapté selon l'étudiant 2 prélèvements veineux (animal anesthésié): environ 15 minutes, temps adapté selon l'étudiant

Impact sur les animaux

Les nuisances sur animaux vigiles se limiteront au stress lié à la préhension, à l'apprentissage de la contention des animaux et du gavage par les stagiaires et à l'injection intra péritonéale de l'anesthésique qui peuvent être à'origine de douleurs légères. Ces gestes seront précédés d'une injection d'analgésique. Les autres gestes seront effectués sur animal anesthésié puis euthanasié.

Devenir

L'ensemble des animaux sera mis à mort : apprentissage de gestes complémentaires (marquage, injection sous cutanée, injection intra dermique) et dissection de chaque animal afin de visualiser les principaux organes ainsi que les systèmes reproducteurs (mâle et femelle) et cardiovasculaires.

Remplacement

Cette demande d’autorisation de projet a pour objectif de former les personnels appliquant des procédures expérimentales sur l'ensemble des gestes techniques les plus courants sur animal vivant et vigile. L’utilisation d’animaux est donc indispensable. Les manipulations sur animal seront précédées durant la formation d'un TP en centre de simulation permettant de visualiser l'anatomie et de simuler les gestes techniques.

Réduction

Les travaux pratiques (TP), de 4 heures chacun, comprendront 1 TP apprentissage sur souris, par candidat ce qui impliquera l'utilisation de 1 souris par apprenant. Au vu de notre expérience passée, ce nombre nous parait nécessaire mais suffisant pour permettre un apprentissage satisfaisant des principaux gestes techniques courammant utilisés dans le cadre de procédures expérimentales sur animaux. L'utilisation de chaque animal sera optimisée au maximum puisque les TP se termineront par un travail sur l'animal post mortem (marquage, injection sous cutanée, injection intradermique, dissection/anatomie). Les démonstrations seront effectuées par des formateurs expérimentés (1 pour 4 stagiaires) sur des animaux réutilisés par les stagiaires dans le cadre du même TP.

Raffinement

L'ensemble des animaux sera hébergé en groupes déterminés 1 semaine avant le début des TP dans des cages enrichies. Exceptés l'apprentissage de la contention et le gavage, l'ensemble des gestes sera effectué sous anesthésie générale. L'ensemble des gestes sera effectué sous contrôle direct d'un formateur (1 formateur pour 4 stagiaires) après une ou plusieurs démonstrations assurées par un formateur expérimenté. L’ensemble des animaux utilisés lors de ces TP auront été manipulés individuellement régulièrement par le personnel de l’animalerie afin de les habituer et de limiter leur stress lors des TP . Chaque stagiaire viendra prendre son animal et l’habituera à être manipulé avant de pratiquer la contention. Ces gestes seront précédés d'une injection d'analgésique. Le monitoring de l'anesthésie consistera à l'observation constante du rythme respiratoire et au test régulier (toutes les 15 minutes) de la réaction au pincement de la patte par les encadrants. En cas d'augmentation du rythme respiratoire et/ou de réaction au pincement de la patte, une 1/2 dose du mélange anesthésique sera injectée.

Choix des espèces

Le but de ces travaux pratiques est l'acquisition des principaux gestes (manipulation, contention, injections, prélèvements) nécessaires à toute personne chargée d’appliquer les procédures expérimentales chez le rongeur en respect des règles éthiques et législatives françaises. De ce fait, l'utilisation de souris est nécessaire. Les animaux utlilisés seront de jeunes adultes de 8/12 semaines, représentatifs de la plupart des animaux utlilisés dans le cadre de procédures expérimentales.

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
Équidés : 6
Souffrances
▲ -
▲ 6
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 6
 -

6 chevaux vont être utilisés, gardés vivants et réutilisés, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils reçoivent une injection sous-cutanée ou intramusculaire de plasmides porteurs de transgènes "de la performance", puis subissent des prélèvements de sang à la jugulaire jusqu'à trente fois par mois et des prélèvements d'urine, pour vérifier qu'une méthode de détection du dopage génétique fonctionne. Le porteur indique que les chevaux sont gardés jusqu'à quinze ans sauf retraite anticipée décidée par le vétérinaire. Il affirme que l'étude ne peut se faire que sur l'espèce cible, le cheval, et qu'il n'existe "pas d'alternatives non animales" pour ce contrôle antidopage.

Objectifs

Ce projet est justifié par la mise en œuvre de nouveaux contrôles réglementaires recommandés par l'International Federation of Horseracing Authorities pour répondre à la menace du dopage génétique. Le dopage génétique est défini comme « l’utilisation d’acides nucléiques, d’analogues d’acides nucléiques ou de toutes substances qui pourraient modifier les séquences génomiques et/ou altérer l’expression génique par tout mécanisme. Ceci inclut le transfert de gènes, mais également l’utilisation de cellules normales ou génétiquement modifiées » dont l’utilisation pourrait permettre l’amélioration des performances athlétiques des chevaux en ciblant des gènes dit « de la performance ». Au regard du code des courses ou des articles 6A ou 6B de la Fédération Internationale des Courses hippiques, la détection de l’administration des gènes de la performance est toujours une priorité absolue. L’amplification PCR est l’une des techniques de choix de détection appliquée à la détection de transgènes circulants potentiellement utilisés à des fins de dopage. L’objectif de ce projet est de vérifier que la méthode de détection développée par le laboratoire est satisfaisante pour détecter, dans les fluides biologiques, l’administration de vecteurs plasmidiques contenant des transgènes liés à la performance physique chez le cheval à la suite d’un protocole d’administration (voie parentérale : Intramusculaire ou sous-cutanée.

Bénéfices attendus

Ce projet doit contribuer à répondre à la menace du dopage génétique par la mise en place d’une technique de contrôle adapté.

Procédures

La procédure consiste en une administration unique par voie sous cutanée ou intra-musculaire et des prélèvements sanguins et urinaires avant et après l’administration. Nombre de prélèvements sanguins et urinairesde 30/mois au maximum pour le sang et de 15 /mois pour les urines. En ce qui concerne les prélèvements, le prélèvement sanguin se déroule en 3 étapes : - la désinfection de la zone de prélèvement par application d'une solution alcool modifiée à l'aide d'une compresse stérile imbibée pendant 10sec puis 2min d'attente. - introduction de l'aiguille 20G et prélèvement du sang 10 sec / tube - retrait de l'aiguille 20G et compression de la jugulaire 30 sec à l'aide d'une compresse. Le prélèvement urinaire se déroule en une seule étape, lorsque le cheval se met en position l'opérateur rentre dans le box, se place sur un des côtés et positionne un pot de récupération sous le jet d'urine. La durée du prélèvement d'urine dépend de la durée de la miction (d'environ 30 sec en moyenne). La durée d'administration dans le cas de ce projet (administration en sc ou en IM) est de quelques secondes après désinfection au niveau de l’encolure.

Impact sur les animaux

Les chevaux subissent des prises de sang par ponction de la veine jugulaire. Il est très rarement rencontré un risque d’infection au point de ponction.

Devenir

Tous les chevaux sont gardés généralement jusqu’à 15 ans en bonne santé sauf avis contraire du vétérinaire recommandant un départ en retraite anticipé. Décision prise par le vétérinaire

Remplacement

Cette étude ne peut être réalisée que chez l’animal vivant et sur l’espèce cible, le cheval pour obtenir des prélèvements comparables à des situations de dopage réelles. Il n’existe pas d’alternatives non animales utilisables pour ce projet. Il est nécessaire de disposer d’échantillons comparables à ceux prélevés dans le cadre du contrôle antidopage pour démontrer que la méthode développée correspond bien aux besoins et est applicable au contrôle antidopage et sera efficace.

Réduction

Le nombre d’animaux impliqués est réduit au minimum. Ces essais sont généralement conduits sur un cheval pour les études pilotes et trois chevaux pour les études destinées à suivre l’effet du transgène.

Raffinement

Les chevaux sont hébergés dans un établissement confortable. Ils sont quotidiennement surveillés et observés. Tout éventuel signe d’inconfort est noté et corrigé et est pris en compte afin d’optimiser les tests ultérieurs. Le bien-être de chaque cheval est une priorité quotidienne du personnel. Les chevaux subissent des prises de sang par ponction de la veine jugulaire. Les injections sont réalisées par un vétérinaire. Les prélèvements sont réalisés par un vétérinaire ou du personnel expérimenté soucieux d’éviter absolument tout risque d’infection lié aux injections et aux prélèvements.

Choix des espèces

Répondre aux exigences du contrôle anti-dopage des chevaux. Le cheval est l’unique espèce concernée. Les animaux utilisés sont des jeunes chevaux (à partir de 2 ou 3 ans) ou des chevaux adultes d’âges comparables à ceux des chevaux de compétitions.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Souris : 24
Souffrances
▲ -
▲ 6
▲ -
▲ 18
Devenir
 -
 -
 -
 24

24 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance de léger à sévère. Dépourvues de système immunitaire, elles reçoivent en intraveineuse des cellules leucémiques humaines et développent une leucémie suivie par imagerie, jusqu'à des signes tels que poils hérissés, perte de poids et début de paralysie des pattes. L'étude ne fait que valider un modèle de leucémie et déterminer la dose de cellules cancéreuses, avant de tester dans un autre projet des cellules CAR-VST issues de donneurs sains. Le porteur revendique un modèle murin "indispensable" pour toute étude préclinique de thérapie cellulaire des hémopathies malignes.

Objectifs

La thérapie anti-cancéreuse par CAR-T cells permet de traiter la leucémie. Ces cellules sont conçues à partir des cellules du patient et sont modifiées génétiquement pour les armer contre les cellules cancéreuses. Bien qu’elles soient efficaces et arrivent à tuer les cellules cancéreuses, leur efficacité reste à court terme. De plus, leur préparation est complexe, longue et présente un risque potentiel de contamination par des cellules malades. En conséquence, la production de cellules CAR-T à partir de donneurs sains se développe, pour les rendre immédiatement opérationnelles. Dans ce projet, nous souhaitons utiliser des cellules provenant de donneurs sains et qui sont anti-virales (VST). L’une des particularités des VST est qu’elles persistent à long terme chez les patients, ce qui permettrait d’apporter un bénéfice majeur à la production de CAR-T. Après modification génétique, ces nouvelles cellules (CAR-VST) possèdent une double fonction : elles s'attaquent à la leucémie et ciblent également d'autres virus demeurant dans l'organisme après une infection. Ces cellules anti-virales spécialisées ont déjà montré des résultats prometteurs chez les patients, avec une capacité de persistance prolongée, offrant ainsi une alternative potentiellement plus efficace pour lutter contre la leucémie. Le modèle de souris que nous souhaitons utiliser pour prouver notre hypothèse est très bien décrit dans littérature. Ce projet se déroule dans deux établissements utilisateurs.

Bénéfices attendus

Cette étude préliminaire aidera à déterminer la quantité de cellules cancéreuses nécessaires pour créer une leucémie chez les souris. Cela nous aidera à savoir quand injecter les traitements futurs contre le cancer, qu'ils soient classiques (CAR-T cells) ou nouveaux (CAR-VST). Dans le traitement des cancers du sang, les CAR-T cells ont montré leur efficacité à court terme chez les humains. Cependant, elles disparaissent rapidement, ce qui peut causer des rechutes chez les patients. En utilisant nos cellules anti-virales comme matière première pour créer les CAR-VST, nous pourrions améliorer leur capacité à rester actives plus longtemps et offrir une protection supplémentaire contre les virus chez les patients dont le système immunitaire est affaibli. Les résultats de cette étude préliminaire sont essentiels pour continuer à développer ce traitement innovant en vue de réaliser des tests sur des patients.

Procédures

- Une injection de cellules leucémiques à la veine de la queue (souris vigiles) - développement d’une leucémie sur quelques semaines - injections abdominales d’un produit d’imagerie et suivi régulier (sous anesthésie, durée 30 minutes) de la progression tumorale 1 fois par semaine pendant quatre semaines par imagerie Etablissement utilisateur 1 : -Une injection intraveineuse sur animal vigile des cellules leucémiques au jour 0 (1min) Etablissement utilisateur 2 : - Imagerie des souris par bioluminescence : contention et injection intrapéritonéale (IP) d’une substance permettant de tracer les cellules leucémiques (1min). - retour en cage hébergement pendant le temps où la substance agit (10min) - au bout de 5 min, induction de l'anesthésie pour que l’animal reste immobile pendant l’imagerie (1min) - acquisition par bioluminescence (3min) avec possibilité de placer 5 souris dans l'appareil en même temps - arrêt de l’expérimentation au dernier jour (28e jour) ou lorsqu’un point limite est atteint et sacrifice des souris

Impact sur les animaux

- L’injection intraveineuse n’est pas douloureuse – au pire elle peut induire un saignement léger après retrait de l’aiguille au point de ponction (arrêté par compression avec une compresse stérile). - Dans les jours suivants l’injection des cellules cancéreuses, les souris présenteront des signes cliniques tels des poils hérissés, moins d'activité et une perte de poids, et en cas extrême, un début de paralysie des jambes. - Les animaux seront modérément stressés lors de l’injection dans l’abdomen du produit d’imagerie, suivi des anesthésiques. Pendant la prise d'images, les souris seront endormies et ne ressentiront aucune douleur .

Devenir

Les souris étant totalement dépourvues de système immunitaire et ayant reçu une injection des cellules leucémiques, une progression tumorale va pouvoir se développer. Afin d’éviter une souffrance à l’animal, les animaux ne seront pas conservés au-delà de 28 jours post injections ou en cas de point limite atteint.

Remplacement

Nous continuons à réaliser des expériences in vitro pour générer des résultats sur le ciblage des cellules tumorales et valider la fonctionnalité des cellules humaines anti-leucémiques, de façon à limiter le nombre d’expériences chez l’animal. La culture cellulaire à partir de cellules humaines est donc la base de notre projet pour produire des cellules traitement. Cependant, les cultures cellulaires ne permettent pas reproduire la complexité des interactions entre les cellules leucémiques et le microenvironnement tumoral développé in vivo. Cette saisine permet de valider un modèle de leucémie chez la souris, ce qui nous permettra dans une deuxième saisine de vérifier l’efficacité d’un nouveau traitement cellulaire par rapport à un traitement de référence. Ces informations sont cruciales pour le développement de nouvelles stratégies thérapeutiques chez l’homme. La détermination des doses de cellules leucémiques à injecter chez la souris permettra de valider un modèle développant une tumeur identifiable sur plusieurs semaines.

Réduction

Nous utilisons le moins de souris possible pour obtenir des résultats statistiquement valables. Nous arrêterons les tests dès que nous verrons une grande différence entre les groupes, avec au moins 3 souris par groupe et au maximum 6.

Raffinement

Les souris seront logées dans une grande cage avec des jouets et des matériaux, avec seulement 3 à 6 souris par cage, pour qu'elles aient suffisamment d'espace. La pièce où les souris seront logées sera bien aérée, dans une zone spéciale pour les souris nécessitant un suivi quotidien, avec un contrôle de la température, de l'humidité et de la lumière pour qu'elles se sentent bien. Leur nourriture est préparée de manière à être ultra propre pour éviter les problèmes de contamination microbienne, et leur eau est stérilisée pour éviter les maladies. Chaque jour, quelqu'un vérifiera leur état de santé et détectera d’éventuels signes de souffrance. Si elles ne se sentent pas bien, un guide permet de savoir la conduite à suivre pour réduire ou stopper la souffrance.

Choix des espèces

La souris NSG ne possédant pas de système immunitaire, accepte les cellules humaines normales et leucémiques. Ce modèle murin est mondialement reconnu et indispensable pour valider toute étude pré-clinique de thérapie cellulaire dans les hémopathies malignes. Ce modèle permet d’une part d’étudier l’impact de nouvelles thérapies cellulaires et l’effet anti-leucémique, et d’autre part d’analyser les mécanismes d’action des cellules de thérapie cellulaire. Les résultats obtenus seront indispensables à l’élaboration d’essais cliniques chez l’homme dans un second temps. Les souris sont expérimentées à partir de 8 à 10 semaines de vie, pour limiter la variabilité de poids, et parce que dans la littérature la prise de greffe humaine est meilleure dans cette période de vie.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 448
Souffrances
▲ -
▲ 96
▲ 352
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 448

448 souris vont être utilisées, tuées à l'issue de chaque procédure, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, un groupe étant conservé pour entretenir la lignée. Elles subissent une chirurgie d'injection dans le cerveau, un traitement dans l'eau de boisson qui peut faire perdre du poids et des tests comportementaux dont un apprentissage sur roue complexe avec isolement partiel pouvant provoquer des "troubles dépressifs". Le projet cherche à réactiver un levier moléculaire, TET1, pour "rajeunir" des cellules du cerveau et améliorer la mémoire de souris âgées, les retombées cliniques restant renvoyées au long terme. Le porteur indique que les organoïdes ne suffisent pas à saisir les fonctions cognitives et affirme qu'il reste "nécessaire" d'utiliser des souris.

Objectifs

La cognition et son déclin avec le vieillissement font partie intégrante des maladies psychiatriques et neurodégénératives liées au développement et à l'âge. Si les circuits neuronaux sont à la base de l'organisation cérébrale, une accumulation de preuves a désormais mis en évidence le rôle potentiel des cellules protégeants les neurones (les oligodencrocytes) dans la cognition, comme la mémoire et l'apprentissage. Récemment, un levier moléculaire (TET1) nécessaire à la réactivation de ces cellules de soutien a été observé comme déficitaire au cours du vieillissement. Nous avons ainsi développé une lignée de souris modélisant une perte de ce levier Tet1 dans les oligodendrocytes seulement, imitant donc un profil âgé, même dans les animaux jeunes. Dans ce projet, nous allons tentons de rajeunir ces oligodendrocytes en réactivant TET1, afin de tester si cela est suffisant pour améliorer les fonctions cognitives chez des animaux âgés. Ce projet est divisé en plusieurs étapes 1/ Caractériser l'efficacité et la spécificité de notre réactivation ; 2/ Caractériser l'effet de la réactivation de TET1 sur les fonctions de mémoire et d'apprentissage sur le modèle murin ; 3/ Identifier les cibles moléculaires et protéiques de TET1. En caractérisant l'effet de TET1 sur les oligodendrocytes et son potentiel rajeunissement de la cognition chez les souris vieillissantes, notre projet pourrait donner lieu à des développements cliniques à fort impact.

Bénéfices attendus

Nous espérons que ce projet répondra aux besoins scientifiques suivants. À court terme : une meilleure compréhension du rôle de TET1 dans la réactivation - et l'identification des voies moléculaires de réactivation - des oligodendrocytes dans des modèles de souris âgées. À long terme : développer des stratégies translationnelles basées sur ce levier pour rajeunir rajeunir les cellules du cerveau et donc limiter les pertes de fonctions cognitives au cours du vieillissement et dans les maladies neurodégénératives. Le déclin de la cognition représente un problème majeur de santé publique, car les déficits d'apprentissage développemental et la démence liée à l'âge peuvent fortement affecter la qualité de vie des personnes et les dépenses de santé globales.

Procédures

Quelques souris seront soumises à un bref (5 secondes, une fois) punch d'oreille pour le génotypage. Ces souris seront aussi soumises à un traitement dans l'eau de boisson (2 semaines, une fois). Les souris seront soumises à des tests comportementaux (1 à 2 semaines, une fois). Les souris seront injectées chirurgicalement dans une zone du cerveau (chirurgie de 30 minutes, comprennat le temps pré- et post-opératoire, une fois). Les souris seront anesthésiées avant d'être euthanasiées (1 minute, une fois).

Impact sur les animaux

Lors du génotype avant sevrage ou pendant la chirurgie, on pourrait noter quelques saignements. Le traitement dans l'eau de boisson peut induire une perte de poids. Lors des tests comportementaux, les souris seront partiellement isolées et peuvent donc présenter des troubles dépressifs. Après la chirurgie, les animaux pourraient ressentir de la douleur, qui devrait etre limitée par les traitement anti-douleur prévus.

Devenir

Toutes les animaux expérimentaux seront euthanasiés à la fin de chaque procédure. Un groupe de souris sera conservée dans notre animalerie, afin de préserver la lignée de souris générée pour des études ultérieures.

Remplacement

Si des progrès ont été réalisés pour modéliser les pathologies et la connectivité neuronale dans des modèles de cultures (organoïdes par exemple), ces modèles ne suffisent pas à appréhender pleinement les fonctions cognitives au niveau de l'organisme. À l'heure actuelle, il est nécessaire d'utiliser des modèles de souris pour mieux aborder le rôle de cellules spécifiques dans la mémoire et l'apprentissage. En parallèle, nous exploitons des modèles in vitro de co-cultures primaires, de lignées cellulaires et de cellules pluripotentes humaines. En effet, nous allons d'abord optimiser notre protocole sur des lignées cellulaires Olineu, afin de limiter les étapes d'optimisation sur des cultures cellulaires primaires de souris.

Réduction

Afin de calculer au plus juste le nombre d'animaux nécessaires dans chaque procédure expérimentale afin de détecter un effet statistiquement pertinent, nous avons effectué une analyse de puissance grâce à plusieurs tests statistiques. En raison de la variabilité interindividuelle, nous avons prévu d'inclure 5 à 10 souris par groupe, pour chacun des essais comportementaux. Nous n'avons remarqué aucune différence de comportement entre les sexes lors de nos études précédentes, nos groupes de souris seront donc composées de souris des deux sexes.

Raffinement

Les animaux sont sous la surveillance et l'observation quotidiennes de soigneurs animaliers formés et chargés de veiller à leur bien-être. Pour la chirurgie, les souris recevront une injection d'analgésique, une heure avant la chirurgie et deux fois par jour les 2 jours suivants. Les animaux seront anesthésié pendant toute la procédure. Les animaux seront placés sur un tapis chaufant pour maintenir leur température corporelle. Une pommade ophtalmique sera appliquée sur les yeux pour éviter le dessèchement de la cornée et les yeux seront ensuite couverts pour éviter une exposition intense à la luminosité pendant la procédure. La chirurgie sera réalisée dans des conditions stériles (gants, outils, instruments,...). Après la chirurgie, les animaux seraont placés sous une lampe chauffante jusqu'au réveil. Des granulés alimentaires ramollis et de l'eau supplémentaires seront fournis à l'intérieur de la cage, afin de facilité leur alimentation et hydratation, et donc limiter leur perte de poids. Pour la procédure d'apprentissage de la roue complexe, les animaux seront hébergés individuellement jusqu'à 7 jours dans une cage enrichie, dans laquelle nous n'observons normalement aucun phénotype d'isolement social. A noter que l'isolement est ici partiel : les cages sont transparentes donc l'animal a des contacts visuels et auditifs avec ces congénères. Cependant, si nous observons un changement de comportement ou un manque d'intérêt pour la roue, l'animal sera exclu de la procédure et replacé dans une cage en groupe. Les souris peuvent perdre du poids quand leur eau de boisson est supplémentée. Si l'état général du corps atteint des points limites, les souris seront euthanasiées par dislocation cervicale après anesthésie.

Choix des espèces

Les modèles de souris sont pertinents car ils sont couramment utilisés dans les études comportementales portant sur les fonctions et les déficits cognitifs. Comparer des souris jeunes et âgées, ici à l'âge de 2 moisou de 18 mois respectivement, nous permet de caractériser au mieux le déclin des fonctions d'apprentissage et de mémoire avec l'âge. Ces âges sont idéaux pour notre étude, car les souris jeunes possèdent de bonnes capacités d'apprentissage et de mémoires, alors que les souris âgées présentent des capacités réduites.

  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
Souris : 156
Souffrances
▲ -
▲ 156
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 156

156 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Les femelles reçoivent une double injection hormonale pour être superovulées, sont accouplées puis tuées pour prélever leurs embryons, les mâles étant réutilisés pour la reproduction avant d'être tués à leur tour. Le projet vise à comprendre le rôle de la protéine DIS3 dans le développement embryonnaire précoce, avec un lien seulement "à plus long terme" vers le myélome multiple humain. Le porteur conclut qu'aucun modèle ne reproduit le développement du zygote à la morula et qu'il n'existe donc "pas d'alternative de remplacement".

Objectifs

La protéine DIS3 est un facteur qui est fréquemment muté chez les patients souffrant d'un cancer : le myélome multiple. Il est donc important de caractériser cette protéine. Ce projet se propose d'adresser cette question, en commençant par caractériser l'impact de l'absence de DIS3 chez la souris, un organisme modèle mammifère. Des données préliminaires indiquent que DIS3 est importante pour le développement embryonnaire. Ce projet vise à comprendre quel est le rôle de DIS3 dans ce processus en: (i) déterminant le stade précis auquel les embryons dépourvus de DIS3 meurent, (ii) caractérisant spécifiquement les cibles de DIS3 dans des cellules mutantes durant la fenêtre de temps durant laquelle les embryons sont encore vivants alors que l'activité DIS3 est limitante), et (iii) en effectuant des expériences d’immunofluorescence afin de valider l’expression de DIS3, ainsi que de marqueur du développement embryonnaire précoce, avec des anticorps appropriés. Cette étude permettra de mieux comprendre le rôle de DIS3 dans un organisme mammifère modèle et donnera des bases pour contribuer ultérieurement à comprendre son rôle dans l'apparition de myélome multiple chez l'homme.

Bénéfices attendus

Cette étude permettra de déterminer les ARN dérégulés en absence de DIS3 et de comprendre comment l’absence de cette protéine conduit à une létalité précoce lors du développement embryonnaire. Ces données permettront aussi de déterminer les caractéristiques des ARN cibles de DIS3. A plus long terme, les caractéristiques de ces ARN affectés par DIS3 lors du développement précoce pourront être extrapoler pour suggérer comment l’altération de cette protéine conduit au développement de myélome multiple.

Procédures

Les souris femelles jeunes adultes seront super-ovulées: elles auront une injection intraperitonéale de deux hormones à 48 ou 72h d’intervalle. (Les injections intraperitonéales durent quelques secondes.) Les femelles sont accouplées avec des mâles fertiles juste après l’injection de la seconde hormone et les bouchons vaginaux sont relevés le lendemain matin (preuve de l’accouplement). Elles seront alors euthanasiées pour effectuer le prélèvement des embryons au stades souhaités. En cas d'absence de bouchon vaginal, les souris peuvent être gardées en quarantaine 3 semaines avant de suivre un nouveau cycle de superovulation. Ceci vise à réduire le nombre de femelles utilisées dans nos expérimentations. Durant cette quarantaine, les animaux sont gardés sous surveillance le temps de retrouver un cycle estrien normal et d'écarter toute femelle gestante qui serait dû à un bouchon vaginal manqué. Les souris mâles seront réutilisées autant que possible et euthanasiées par le même procédé une fois qu'elles ne seront plus requises.

Impact sur les animaux

La procédure invasive pouvant générer une souffrance animale pour cette étude sera une double injection d’hormone à 48h ou 72h d’intervalle pour super-ovuler les souris femelles. Seules les jeunes souris femelles adultes seront soumises aux injections d’hormones (procédure invasive) et serviront à obtenir des embryons. Plus généralement, les stress seront minimisés car le maintien des animaux sera effectué par des professionnels expérimentés et bien formés.

Devenir

Les souris femelles super-ovulées seront euthanasiées pour effectuer le prélèvement des embryons au stades souhaités.

Remplacement

Du fait des connaissances actuelles en particulier sur le développement embryonnaire, et de la disponibilité d’outils génétique performants, la souris est le modèle mammifère le plus adapté pour ce projet. Malgré les progrès récents dans la culture de cellules ayant des caractéristiques proches de celles présentes lors du développement précoce, l'embryon de modèles animaux reste le système modèle le plus avancé et le plus approprié pour étudier les mécanismes moléculaires de ce stade biologique. En effet, il n’y a pas de modèle récapitulant le développement du stade zygote au stade morula. En conclusion, aucun modèle ne permettant de reproduire le développement embryonnaire existant pour cette étude, il n'existe pas d'alternative de remplacement.

Réduction

(i) La super-ovulation optimisée permettra d'accroitre le nombre d'embryons par souris femelle et la qualité de ces derniers. Cela contribuera donc à réduire le nombre d'animaux utilisés. (ii) Pour accroitre le nombre d’embryon de bonne qualité, l'intervalle de temps entre les injections hormonales sera optimisé. (iii) Afin de limiter les mises au point avec des embryons, la qualité des anticorps sera validée au préalable en utilisant du matériel biologique dérivé de cellules les plus adaptées. (iv) Afin de limiter le nombre de souris mâle utilisée, les souris mâles fertiles seront réutilisées autant que possible. Aucun test statistique n'a été utilisé.

Raffinement

Pour un traitement optimisé, les deux hormones seront injectées en fonction du poids des animaux et en utilisant des sites d’injection différents. Les injections seront rapides et ne nécessitent pas de dérogation aux conditions règlementaires d’élevage (maintien des groupes sociaux, maintien de l’enrichissement). Les prélèvements pour le génotypage seront effectués à un stade de développement minimisant la souffrance. A tous les stades de ce projet, si un signe de douleur est observé, les animaux seront pris en charge (si besoin par euthanasie).

Choix des espèces

Cette étude vise à comprendre le rôle de DIS3 au cours du développement embryonnaire précoce chez les mammifères. Du fait des connaissances actuelles en particulier sur le développement embryonnaire, et de la disponibilité d’outils génétique performants, la souris est le modèle le plus adapté pour ce projet. Ce modèle bien standardisé et caractérisé a été largement utilisé pour des études de développement ce qui facilitera les analyses (et indirectement réduira le nombre d'animaux utilisés du fait des outils et connaissances déjà disponibles). Par ailleurs, la souris est très proche de l'homme dans ses mécanismes biologiques et en particulier le développement facilitant un transfert des connaissances acquises lors du projet. Les animaux femelles seront utilisés au stade jeune adulte (8-10 semaines) afin de maximiser le nombre et la qualités des embryons obtenus par souris et donc de réduire le nombre de souris utilisées.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
Souris : 480
Souffrances
▲ -
▲ 352
▲ 128
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 480

480 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Une partie reçoit pendant un à trois mois un régime enrichi à 60 % de lipides pour développer une obésité avec insulinorésistance ou diabète, et toutes passent des mesures de composition corporelle qui les enferment seules dans un tube environ 80 secondes. La mise à mort sert à prélever sang et tissus pour situer une apolipoprotéine, l'ApoM, dans le tissu adipeux et son inflammation. Le porteur décrit des retombées de "connaissances théoriques" sur la biologie du tissu adipeux et indique que de nouvelles explorations physiologiques "nécessitent" le recours à l'animal.

Objectifs

L’obésité, caractérisée par un excès de tissu adipeux, s’accompagne à long terme de complications métaboliques et cardiovasculaires dont les mécanismes d’installation sont encore à clarifier. D'autre part, cette pathologie est décrite comme étant associée à une inflammation à bas niveau avec un recrutement de macrophages pro-inflammatoires. Longtemps considéré comme un tissu de réserve énergétique, le tissu adipeux est maintenant reconnu comme un organe central du métabolisme énergétique qui produit et sécrète des facteurs. Nommés adipokines, bénéfiques ou délétères, ces facteurs peuvent agir à distance ou au sein même du tissu. Une meilleure connaissance de ces adipokines participe à la compréhension des complications métaboliques associées à l'excès de masse grasse ainsi qu'à l'inflammation systémique ou adipocytaire souvent associée. Nous avons mis en évidence une nouvelle adipokine, l'ApoM,dont les caractéristiques fonctionnelles ont été très peu explorées dans le domaine de l’obésité; elle a été initialement décrite produite par le foie. Nous émettons l’hypothèse qu’une altération de la production de l'ApoM par le tissu adipeux pourrait contribuer au développement d’une inflammation locale voire sytémique. D'autre part, nous souhaitons étudier la localisation de cette adipokine au sein du tissu adipeux, mais également dans les adipocytes, cellulesconstituant majoritaires, ce qui pourrait nous aider à mieux comprendre son rôle dans ce tissu et cette cellule.

Bénéfices attendus

Ce projet devrait nous apporter de nouvelles conaissances théoriques sur la biologie du tissu adipeux et mieux caractériser le lien entre l'ApoM et l'inflammation d'une part et l'ApoM et la fonction lipolytique (cette activité consiste en l'hydrolyse des triglycérides, réserves énergétiques de l'organisme, mobilisés lors des périodes de déficit énergétique comme après un jeûne, un exercice physique,...) des tissus adipeux d'autre part.

Procédures

Les principales interventions sont les suivantes : alimentation de certains animaux par du régime enrichi en lipides à hauteur de 60% pendant 1 ou 3 mois; mesure de la composition corporelle de manière mensuelle sur tous les animaux de la procédure n°1, mesure qui dure en moyenne 80 secondes par animal.

Impact sur les animaux

Des nuisances seront à noter lors de la mesure des compositions corporelles des animaux qui sont alors contraints dans un tube et isolés de leurs congénères pendant environ 80 secondes. Des nuisances, liées à la mise en régime enrichi en graisses pendant plusieurs mois pourront survenir, tels que développement d'une obésité associée à une insulino-résistance ou à un diabète.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort. En effet, le sang et de nombreux tissus seront prélevés pour des analyses d'expressions géniques, protéiques, de cytométrie en flux, histologiques ou immunocytochimiques de marqueurs ou cellules impliqués dans les processus inflammatoires ou permettant de visualiser des changements de localisation de notre apolipoprotéine d'intérêt.

Remplacement

Une corrélation négative entre l'expression de l'APOM dans les tissu adipeux blancs et l'indice de masse corporelle a été décrite chez l'Homme. Ainsi chez des personnes obèses présentant la plus forte inflammation le niveau de l'ApoM adipocytaire est grandement diminué par rapport à des sujets normo-pondérés pour lesquels le tissu adipeux est extrêmement peu inflammé. Pour mieux comprendre les liens entre ces deux phénomènes des analyses sont menées chez l'Homme mais de nouvelles explorations physiologiques nécessitent l'usage de modèles animaux. Ces expériences seront également complétées par des approches utilisant des cultures cellulaires et la mise en contact de milieux conditionnés d'adipocytes sur des lignées de macrophages.

Réduction

Grâce à l'utilisation du Minispec, appareil permettant de mesurer la répartition des masses grasse et maigre, nous pouvons réaliser un suivi longitudinal mensuel de l'évolution des ces paramètres sans avoir à mettre à mort les animaux. Comme l'animal est son propre contrôle, des analyses statistiques appariées type test de Wilcoxon pourront être utilisées. Sinon, la plupart du temps nous utiliserons des analyses à comparaisons multiples (ANOVA à une ou deux voies) grâce à un logiciel que nous maîtrisons bien depuis plusieurs années.

Raffinement

Les animaux seront hébergés par fratrie, dans des cahes sur portoirs ventilés en respectant le nombre maximal indiqué dans la Directive Européenne 2010/63/UE. De l'enrichissement type feuille de papier, bâtonnets en bois ou igloo seront systématiquement ajoutés dans les cages. Un suivi quotidien sera réalisé soit par le personnel de la zootcehnie soit par les expérimentateurs en charge du projet.

Choix des espèces

L’espèce Mus musculus (souris), mammifère proche d’Homo sapiens, est le modèle animal expérimental le plus étudié dans la littérature notamment pour les études physiologiques et métaboliques, ce qui permet de meilleures comparaisons et une certaine pertinence des résultats. Les animaux sont mis en régime dès leur sevrage et seront hébergés ainsi au maximum pendant 3 mois. Lors d'une précédente étude, nous avons pu montrer, par l'expression de quelques marqueurs, que le pic de l'inflammation était atteint dans les conditions décrites ci-dessus. Pour ce qui concerne la localisation cellulaire d'ApoM, il n'est pas nécessaire d'attendre si longtemps. Le tissu adipeux doit rester dynamique et répondeur aux divers stimulis, ce qui est constaté chez des animaux jeunes.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Souris : 2185
Souffrances
▲ -
▲ 235
▲ 1950
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 2185

2 185 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles reçoivent en intraveineuse des cellules tumorales humaines ou murines pour reproduire des leucémies, des lymphomes ou des métastases sanguines, puis subissent des injections répétées, des prélèvements de sang à la veine saphène et des séances d'imagerie sous anesthésie deux à trois fois par semaine. Le projet ne teste aucun traitement, il cale les conditions de greffe comme la densité cellulaire et la souche en amont d'études pharmacologiques menées ailleurs. Le porteur affirme que la recherche d'efficacité chez l'animal reste "indispensable" et présente cette mise au point comme un moyen de réduire le nombre d'animaux des études futures.

Objectifs

L’objectif de ce projet consiste en la mise en place d’un modèle tumoral « orthotopique » ou « métastatique » chez la souris par injection de cellules tumorales (humaines ou murines) par voie intraveineuse (IV) dans le but de mimer des tumeurs hématologiques (leucémies, lymphomes,…) ou des métastases expérimentales en « court-circuitant » les premières étapes du phénomène métastatique pouvant provenir de tumeurs solides (migration dans la matrice extracellulaire, intravasation dans le vaisseau sanguin) pour ne mimer que la dissémination dans la circulation sanguine. La mise au point et la caractérisation de ce modèle se situe en amont des études d’activité et d’efficacité anti-tumorale, afin de définir les caractéristiques de croissance, les conditions optimales de greffe (densité cellulaire, souche de souris, …), ainsi que la durée limite de l’étude sur laquelle nous pourrons réaliser les études pharmacologiques ultérieures. Ces études de mises au point sont primordiales puisqu’elles permettent d’acquérir une bonne connaissance des modèles et constituent un paramètre essentiel pour une évaluation pharmacologique optimale de nos produits anti-cancéreux. Des cellules cancéreuses humaines ou murines vont être greffées par injection intraveineuse, chez des souris soit immunodéprimées (c’est-à-dire avec un système immunitaire déficient voire absent) pour permettre la greffe de tumeurs humaines, soit immunocompétentes (c’est-à-dire avec un système immunitaire parfaitement fonctionnel) pour permettre la greffe de tumeurs murines. Ce second modèle permettra l’évaluation de produits anti-cancéreux ayant recours au système immunitaire pour être actif et efficace (comme l’immunothérapie ou les thérapies ciblées). Ce projet décrit deux modalités de suivi de la dissémination tumorale au cours du temps ; la première, qui sera privilégiée, utilise l’imagerie optique, mais ne peut être mise en œuvre que selon la disponibilité de lignées tumorales génétiquement modifiées pour être bioluminescentes. La seconde se basera sur des analyses ex-vivo après prélèvement des tissus et organes des souris

Bénéfices attendus

Ce projet s’inscrit dans le cadre de la recherche en oncologie. Les bénéfices attendus du projet sont la détermination des conditions optimales de greffe en intraveineuse (limitation de la variabilité inter individuelle et temps d’expérimentation correct pour pouvoir ensuite faire une étude pharmacologique) pour ensuite évaluer et sélectionner sur ces modèles, le meilleur candidat médicament (études réalisées dans le cadre d’un autre projet autorisé) . Ces modèles permettront de déterminer l’indication thérapeutique du candidat médicament, en monothérapie ou en combinaison avec d’autres molécules pour son développement clinique futur.

Procédures

Injection intraveineuse des cellules tumorales sur animal vigile (1 fois, moins de 30 secondes)) Injection intra-péritonéale de l'agent réactif pour les mesures en bioluminescence , 2 à 3 fois par semaine (moins de 10 secondes) ; 1 à 2 prélèvements de sang par microsampling par semaine à la veine saphène (moins de 30s) suivant les recommandations de la structure de bien-être animale ; anesthésie générale pour l'imagerie par bioluminescence, quelques minutes, 2-3 fois/sem.

Impact sur les animaux

Une potentielle source de stress/douleur peut provenir : De l’envahissement tumoral/ mestastases lié au modèle pathologique recherché. De la greffe de cellules tumorales par voie intraveineuse. La contention d’une durée maximale de 30s peut générer du stress et l’injection (moins de 30s) de la douleur. De l’injection en intra-péritonéale du substrat réactif (luciférine) pour les mesures d’imagerie par bioluminescence : la contention d’une durée maximale de 15s peut générer du stress et l’injection (moins de 10s) de la douleur. Pour les prélèvements de sang, il est nécessaire de tondre les pattes arrières de l’animal. La contention ainsi que la tonte de la patte d’une durée maximale de 30s peuvent générer du stress. Du prélèvement de sang au niveau de la veine marginale de la patte. La contention d’une durée maximale de 2min ainsi que le prélèvement (moins de 30s) peuvent générer du stress et de la douleur. De l’induction de l’anesthésie pour la mesure d’imagerie : l’induction qui est rapide peut générer du stress.

Devenir

Toutes les souris incluses dans les études sont euthanasiées si des points limites sont atteints ou en fin d’étude et les organes et le sang pourront être prélevés afin de vérifier l’envahissement tumoral et/ou métastatique via des analyses qualitatives.

Remplacement

La recherche d’efficacité de candidats chez l’animal reste aujourd’hui indispensable, c’est pourquoi les conditions expérimentales doivent être le plus possible fiabilisées afin de n’utiliser que le strict minimum d’animaux pour les études pharmacologiques ultérieures. Ce projet permet de déterminer ces conditions.

Réduction

Le système d’imagerie optique est non invasif et permet de suivre un même animal au cours du temps, réduisant considérablement le nombre d’animaux inclus par étude. Concernant les procédures pour lesquelles nous utiliserons des lignées tumorales non génétiquement modifiéesne permettant donc pas des mesures par imagerie bioluminescence, si les méthodes de détection des cellules tumorales dans le sang prélevé par microsampling (prélèvement de petits volume de sang, répétés au cours du temps sur un même animal) sont validées et corrélées avec l’envahissement tumoral réel, alors cette méthode pourra permettre d’effectuer le suivi de l’évolution sur un même animal et réduira donc considérablement le nombre d’animaux utilisés. Ce projet sert à définir les conditions expérimentales optimales de greffe et leurs caractéristiques de progression tumorale en amont des projets de recherche de traitements efficaces. Il contribue ainsi à la réduction du nombre d’animaux utilisés dans ces futures études en permettant une bonne connaissance des caractéristiques expérimentales comme la variabilité et de définir ainsi les designs et effectifs adaptés afin de garantir la réussite de ces études. Un accompagnement par le service bio-statistiques permettra de déterminer les meilleures conditions de expérimentales.

Raffinement

L’évaluation de la dissémination tumorale par bioluminescence est une technique non invasive pour l’animal et qui ne requiert qu’une simple anesthésie de courte durée. Le suivi du développement tumoral en imagerie sera effectué 2 à 3 fois/semaine, sous anesthésie gazeuse, sur une surface plane et thermostatée. Une surveillance accrue sera réalisée si les souris présentent un fort signal de bioluminescence. La mesure du poids corporel sera effectuée 2 à 3 fois/semaine ainsi que le suivi des signes cliniques. Cette surveillance accrue vise à suivre et anticiper l’application des points limites si nécessaire. Les souris immunodéprimées seront hébergées et manipulées dans un secteur à confinement spécifique avec des procédures d’accès, des conditions d’hébergement et de manipulations strictes appliquées par tout le personnel et intervenants, et ce afin de les protéger de tout risque d’infection et/ou contamination. Des prélèvements de sang « en microsampling » peuvent être mis en œuvre afin de réaliser le suivi de la dissémination cellulaires dans le cas où l’utilisation de l’imagerie n’est pas possible et que la détection des cellules dans le sang est possible. Si des prélèvements répétés sont prévus, le volume maximal prélevé n’excèdera pas 15% de volume de sang total sur 28 jours. Cette technique de prélèvement, peu invasive, rapide, et pour de très petits volumes, permet de prélever plusieurs fois sur un même individu, contribuant ainsi à la réduction du nombre d’animaux, tout en respectant les limites de volémie physiologiques et le bien-être animal. Dans le cas de greffes de cellules sans possibilité d’imagerie, les organes et tissus d’intérêt doivent etre prélevés en fin d’étude. Ces prélèvements terminaux sont réalisés sous anesthésie complétée d’une analgésie et sans réveil des souris. Les souris sont hébergées en groupes sociaux. Un enrichissement de milieu (éléments de nidification) adapté va également permettre de surveiller leur état général par l’observation de leur comportement vis-à-vis de celui-ci.

Choix des espèces

En oncologie, l’utilisation de souris est largement décrite dans les publications en recherche pré-clinique : ces modèles sont davantage étudiés et donc déployés chez la souris que chez le rat. Le modèle murin est à l’heure actuelle le modèle le plus couramment utilisé pour ce type de recherche en immuno-oncologie. Le choix du modèle animal est dicté par la tolérance des cellules à proliférer dans l’organisme de l’animal (souris immunocompétentes et/ou immunodéprimées) et le choix de la souche par les études de dissémination tumorale qui permettent de définir les conditions optimales de greffe. Les souris sont utilisées à partir de 6 semaines en début d’expérimentation. C’est l’âge classiquement utilisé dans tous les protocoles qui seront réalisés dans la sélection des candidats médicaments. Afin de ne pas avoir d’interférence avec les signes de vieillissement nous n’excéderons pas 10 mois d’âge à la fin des études.