Procédures légères

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  • Formation professionnelle
Lapins : 300
Souffrances
▲ -
▲ 250
▲ 50
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Devenir
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 -
 300

300 lapins vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures de gravité légère à modérée. Ce sont d'anciens reproducteurs réformés, sur lesquels des techniciens s'entraînent à prélever environ 60 mL de sang à l'artère de l'oreille sur animal vigile maintenu en contention, puis un prélèvement intracardiaque sous anesthésie sans réveil qui met fin à l'animal. Le projet ne vise pas la recherche mais la formation aux gestes techniques pour un projet de production de sérum. Le porteur justifie le recours aux lapins par l'impossibilité d'éviter "un minimum de pratiques" après la formation théorique et le tutorat.

Objectifs

Il s’agit d’un renouvellement de projet. Le projet de formation des techniciens animaliers à certains gestes techniques vise à assurer un complément à la formation pratique de base lors de la prise de poste, afin d’assurer le niveau de maîtrise technique requis par la réglementation de la protection animale et par les Bonnes Pratiques de Fabrication (BPF). Cette formation aux gestes techniques est précédée par une première période de tutorat, avec atteinte progressive d’acquis techniques préalables en matière d’approche, de contention et de réalisation des gestes techniques simples (telles les injections sous-cutanées). Arrivé à un tel stade, la technicité des gestes qui font l’objet du présent projet requiert un minimum de pratique en situation de formation avant de poursuivre et affiner par la pratique en conditions réelle sous tutorat. Le projet inclus des gestes techniques sur lapin dans le cadre du projet autorisé.

Bénéfices attendus

Le projet a pour but d'amener les techniciens à acquérir le niveau de maîtrise requis pour les gestes techniques sur le lapin dans le cadre du projet autorisé. La maîtrise technique permet en effet : - de minimiser le risque de douleurs et de stress sur les phases de prélèvements, donc de contribuer à l'objectif de raffinement - de minimiser le risque de pertes de sérum, donc de contribuer à l'objectif de réduction - de répondre aux exigences de qualification au poste exigées par les bonnes pratiques de fabrication (pharmaceutiques)

Procédures

l s'agit de prélèvements sanguins au niveau de l'artère à l'oreille (volume prélevé d'environ 60 mL) sur des animaux vigiles sur lesquels une contention est assurée pendant toute la durée du prélèvement; ainsi que des prélèvements par voie intra-cardiaques sur des animaux préalablement anesthésiés avec une solution constituée par un mélange de xylazine et de kétamine. (anesthésie sans réveil). La durée totale d'utilisation effective d'un lapin est généralement de 5 minutes avec un une limite de 10 minutes avant l'anesthésie sans réveil.

Impact sur les animaux

Les gestes techniques sur le lapin dans le cadre du projet autorisé sont des prélèvements sanguins à l'artère au niveau de l'oreille. Aucune complication ou réaction secondaire n’est observée à la suite de ce prélèvement. Outre l'attention apportée aux gestes techniques, une attention toute particulière est également portée sur la durée de la contention qui est une source notable de stress dans l'espèce concernée. La contention de l'animal est assuré par une boîte adaptée pendant toute la phase de prélèvement. Les manipulations et les gestes techniques sont effectués sous le tutorat d'un technicien formé et confirmé. Comme décrit par ailleurs, les animaux sont euthanasiés en fin de séance de formation, et donc non réutilisés. Ceci permet d'éviter toute complication éventuelle plus tardive.

Devenir

L'ensemble des animaux qui intègre ce projet sont utilisés pour la formation du geste technique du prélèvement intra-cardiaque qui se termine toujours par la mort de l'animal.

Remplacement

Toutes les alternatives et étapes préalables au recours à des animaux ont été mises en œuvre : formation préliminaire sous tutorat, démonstrations mais il n’est pas possible d’éviter un minimum de pratiques pour les actes techniques décrits dans le présent projet. Une partie des actes techniques décrits dans la demande de projet précédente ont cependant pu être retirés du présent projet.

Réduction

Le nombre d’animaux requis est fonction du nombre d’actes techniques justifiant le recours à l’animal, qui est en réduction ainsi que du nombre de techniciens en prise de poste, qui est variable au cours du temps et non prévisible de façon précise. Le nombre d’animaux mentionné dans la présente demande d’autorisation représente un maximum, et ajusté au strict minimum nécessaire. Tous les animaux utilisés à des fins de formation à des gestes techniques spécifiques sont des animaux anciens reproducteurs réformés pour cause de limite d'âge. Aucune utilisation d’animaux élevés à des fins d’utilisation scientifiques n’est prévue.

Raffinement

L’étape d’utilisation d’animaux à des fins de formation à des actes techniques justifiant le recours à l’animal, est soumise au succès des étapes préalables de formation théorique et pratique, qui incluent une formation préliminaire sous tutorat. Le tuteur est obligatoirement présent et, outre son rôle de formateur, est garant du respect de l’animal utilisé (des points limites sont établis). Selon la difficulté du geste et le niveau d’habilité de la personne formée, le tuteur décide ou non de débuter la formation sous anesthésie sans réveil (il s’agit exclusivement d’animaux anciens reproducteurs destinés à l’euthanasie). Les points limites définis sont : - Un temps de contention limité à maximum de 10 minutes en boîte à contention. - Un arrêt du geste technique en cas de difficulté de réalisation après 3 échecs successifs sur animal vigile (en particulier les administrations intra-veineuses et les prises de sang). - Un arrêt des actes sous anesthésie après maximum de 10 minutes afin d’éviter tout risque de réveil ou d’analgésie insuffisante. - Un arrêt d’utilisation immédiat, sous décision et responsabilité du tuteur pour toute observation, pour tout autre évènement ou observation incompatible avec le classement en procédure légère (en se référant à l’Annexe VIII de la directive 201/63/EU). Par ailleurs, seuls les animaux anciens reproducteurs en parfait état général seront utilisés à des fins de formation. En outre, les animaux présentant un comportement incompatible avec une utilisation en formation (stress excessif) seront également écartés.

Choix des espèces

L'espèce utilisée est celle avec laquelle le technicien en formation sera amené à travailler. L'ensemble des animaux utilisé dans le cadre de ce projet sont des anciens reproducteurs réformés.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
    • Troubles endocriniens
  • Tests réglementaires
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Souris : 100
Souffrances
▲ -
▲ 50
▲ 50
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 100

100 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures de gravité légère à modérée. Rendues obèses par un régime à 60 % de graisses, hébergées seules, elles reçoivent chaque jour un composé par voie orale, des pesées quotidiennes, des prélèvements sanguins à la queue et un test de tolérance au glucose après jeûne, pour évaluer un candidat anti-obésité. Le porteur indique viser un dossier d'autorisation de mise sur le marché et affirme qu'"il n'existe aucune méthode de substitution". Il précise que cette étude reprend un essai précédent gâché par une panne de climatisation ayant fait monter l'animalerie à 38 °C et tué une partie des souris.

Objectifs

L'étude décrite dans le présent dossier sera réalisée dans le cadre du développement d'un composé d'intérêt thérapeutique (sous trois doses), destinés à l'amélioration des troubles métaboliques, notamment l'obésité. Cette étude est un avenant à un dossier qui a déjà été accepté. Vers la fin de l'étude, suite à un problème technique au sein de notre animalerie, lié à un dysfonctionnement de la centrale de traitement d'air pendant la nuit, la pièce d'hébergement est montée jusqu'à 38°C. Cet événement est arrivé 2 à 4 jours avant la fin de l'étude selon les bras expérimentaux. Le métabolisme de la souris est très sensible aux changements de température. Ainsi, même si un nombre limité d'animaux sont morts par cette hausse accidentelle de température, le stress engendré si près du jour de prélèvement par l'étude nous a empêché de réaliser une étude statistique robuste. Pour remettre le contexte de l'étude, l'obésité dans le monde a presque triplé depuis 1975, pour atteindre plus 650 millions de personnes obèses en 2016, selon l'OMS. L'obésité est alors considérée comme un fardeau de santé publique, pour lequel une variété de thérapeutiques, de procédures chirurgicales et de dispositifs médicaux sont actuellement à l'étude. Une première étude pilote, réalisée par le laboratoire pharmaceutique client de l'étude, a montré qu'un de ces composés induit une perte de poids corporel associée à une diminution de la prise alimentaire chez des souris obèses. L'objectif de la présente étude sera de confirmer et de compléter ces résultats préliminaires en évaluant l'impact à plus long terme de ce composé sur la prise alimentaire, le poids corporel et la régulation glycémique chez des souris rendues obèses par un régime hyperlipidique (60% de l'énergie issue des graisses) pendant 10 semaines avant démarrage du traitement. Les traitements seront administrés par voie orale pendant les 4 semaines suivantes, pendant lesquelles les animaux seront soumis au même régime enrichi en graisse. Au cours du traitement, les paramètres suivants seront mesurés : poids corporel et prise alimentaire, composition corporelle, glycémie à jeun, tolérance au glucose. Le traitement sera administré à trois doses différentes afin d'obtenir une dose-réponse. Par ailleurs, afin d'explorer l'implication éventuelle de la thermogenèse dans les effets du composé, les animaux seront hébergés à une température de thermoneutralité (29-32°C).

Bénéfices attendus

Cette étude a pour objectif de constituer un dossier d'autorisation de mise sur le marché pour commercialiser un composé thérapeutique luttant contre l'obésité.

Procédures

Les animaux seront soumis à : - obésité des animaux de part leur phénotype - un hébergement individuel sur toute l'étude - une administration orale quotidienne à partir de D-11 - une pesée quotidienne de D-18 à D-1 - un prélèvement sanguin à la queue à D-3 et D29 - une prise alimentaire et une pesée trois fois par semaine à partir de D1 - une mise à jeûn de 4h - une analyse de leur composition corporelle à D29 - un test oral de tolérance au glucose (OGTT) à D29 [Mise à jeun pendant 8h, Prélèvements sanguins (1 goutte) 30min avant et à 0, 5, 20 et 60min aprés administration du glucose] De plus, la perte de poids induite par leur diabète sévère et/ou par l'administration des composés d'intérêt peut être une source de nuisance.

Impact sur les animaux

La nécessité de mesure individuelle de la prise alimentaire implique l'hébergement individuel des animaux. Afin d'explorer l'implication éventuelle de la thermogenèse dans les effets du composé, les animaux seront hébergés à une température de thermoneutralité (29-32°). Etant donné leur phénotype attendu, les souris seront obèses. Toutefois, la perte de poids induite par leur diabète sévère et/ou par l'administration des composés d'intérêt peut être une source de nuisance. D'autre part, des prélèvements sanguins à D-3 et D29, une administration quotidienne per os à partir de D-11, un test de tolérance au glucose (avec une mise à jeun de 8h), une analyse de la composition corporelle et une mise à jeûn de 4h avant euthanasie sont prévus.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort. Des prélèvements terminaux post mortem sont nécessaires pour une étude complète de ce composé.

Remplacement

L’utilisation d’animaux à des fins scientifiques se justifie ici car il n’existe aucune méthode de substitution n’utilisant pas l’animal de laboratoire et permettant l’étude de l’impact d’un composé sur le poids corporel, la prise alimentaire et les troubles métaboliques.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés a été rationalisé à partir de l'expérience acquise par notre laboratoire sur l'analyse des paramètres d'intérêt. Ainsi, le nombre d'animaux par groupe a été adapté pour chaque série expérimentale en fonction des paramètres d'intérêt de façon à être en mesure de mettre en évidence une différence statistiquement significative sur les paramètres étudiés avec une puissance à 0.80 et une erreur alpha à 0.05. Les paramètres étudiés sont les suivants : poids corporel, gain de poids corporel (en g et %), prise alimentaire, prise alimentaire cumulée, efficacité alimentaire (Gain de poids en g/Prise alimentaire cumulée en g), test de tolérance au glucose (glycémie et aire sous la courbe), glycémie à jeun, insulinémie, HOMA-IR et HOMA-b (résistance à l'insuline et fonction des cellules b du pancréas) et les poids des différents organes. De plus, les résultats obtenus dans la précédente étude nous a permis de réduire le nombre d'animaux au composé le plus prometteur.

Raffinement

Le modèle animal qui sera utilisé est un modèle parfaitement caractérisé dans la littérature et couramment utilisé dans les études précliniques cherchant à mettre en évidence les effets bénéfiques de composés sur la prise alimentaire, le poids corporel et les troubles métaboliques. Le protocole a été planifié de façon à limiter au maximum tout stress et tout inconfort pour les animaux. Les animaux seront hébergés en cages individuelles du fait de la nécessité de mesurer précisemment l'impact du composé sur leur prise alimentaire individuelle. Néanmoins, les animaux conserverons des contacts visuels avec leurs congénères et un enrichissement des cages sera assuré par l'ajout d'igloos et de matériels de nidification. Enfin, un suivi journalier des animaux à l'aide d'une grille de score permettra une action rapide en cas d'atteinte des points limites établis. Afin d'éviter toute angoisse ou souffrance des animaux, lors de l'euthanasie, les animaux seront préalablement anesthésiés (Procédure 1 : Euthasol en surdose/Procédure 2 : mélange de kétamine/xylazine) avant la dislocation cervicale. Les animaux de la procédure 1 seront euthanasiés par surdose d’anesthésique puis par dislocation cervicale. Ceux de la procédure 2 seront ensuite anesthésiés par l'administration d'un mélange de kétamine/Xylazine et euthanasiés par dislocation cervicale.

Choix des espèces

Le modèle de souris C57BL/6J nourries avec une alimentation enrichie en graisse (60%) est un des modèles de souris le plus classiquement utilisé et le mieux documenté dans le cadre d'études précliniques menées dans le contexte des troubles métaboliques. Le choix du modèle a été validé avec le client par le chef de projet. Les animaux seront utilisés à l'âge adulte. Le choix de ce stade de développement est guidé par la population humaine ciblée par les composés testés, à savoir une population adulte.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 270
Souffrances
▲ 25
▲ 110
▲ 110
▲ 25
Devenir
 -
 -
 -
 270

270 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures allant de la gravité légère à sévère, une partie opérée sous anesthésie sans réveil. Elles subissent un modèle de dépression par corticostérone sur quatre semaines, des chirurgies crâniennes, des injections de DMT, le principe actif de l'ayahuasca, ou de kétamine, et trois tests comportementaux, la suspension par la queue, le labyrinthe en croix surélevé et l'open field. Le protocole prévoit aussi un "Set & Setting" défavorable, préhension par la queue et isolement de 24 heures, pour induire un stress. Le porteur affirme qu'un modèle animal est "indispensable" pour étudier ces comportements complexes en vue d'un futur protocole clinique.

Objectifs

Les principales substances psychédéliques sont l’acide lysergique diéthylamide (LSD), la psilocybine, la mescaline, et la diméthyltryptamine (DMT) le principe actif du breuvage amazonien « ayahuasca ». Ces substances exercent leurs effets biologiques (effets anxiolytiques et/ou antidépresseurs) principalement par une action d’agoniste des récepteurs sérotoninergiques. La DMT présente une courte durée d’action puisque ses effets psychotropes disparaissent 20 à 30 minutes après leur administration par voie parentérale. Le « Set & Setting », c’est-à-dire les dispositions individuelles et environnementales, pourrait jouer un rôle essentiel dans les effets thérapeutiques recherchés. Certains essais cliniques montrent par exemple qu’une maîtrise du contexte d’administration avec notamment une décoration adaptée, de la musique diffusée, un mobilier adéquat, et la présence d’un personnel formé aux séances d’administration permet d’optimiser la réponse thérapeutique. Toutefois, les mécanismes sous-jacents restent à être déterminés. Ce projet vise à évaluer l’influence du « Set & Setting » dans la réponse à la DMT pour le traitement de troubles de type anxio-dépressifs chez la souris.

Bénéfices attendus

Ces études précliniques devraient permettre de mettre en évidence une efficacité de la DMT dans le modèle murin de symptômes anxio-dépressifs causés par l’exposition à la corticostérone. Les variations de « set & setting » devraient montrer une influence sur cette efficacité. Les résultats de ces études précliniques pourraient poser les bases de la mise en place d’un essai clinique. L’objectif final étant de proposer de nouveaux traitements anxiolytiques et/ou antidépresseurs plus efficaces que ceux actuellement disponibles. En effet, leur long délai d’action, le faible taux de réponse et le risque de rechute constituent les principales limites à l’utilisation des traitements conventionnels.

Procédures

Les animaux seront soumis à 3 tests comportementaux de degré de sévérité modérée, qui dureront respectivement 5, 6 et 10 minutes. Pour évaluer l’efficacité des molécules testées, un modèle de dépression sera appliqué pendant 4 semaines à certaines souris. 2 types de chirurgies seront effectuées. Au maximum, les souris recevront une seule chirurgie. Les chirurgies dureront une dizaine de minutes. Un dispositif sera posé sur le crâne de certaines souris et restera en place pendant 1 semaine.

Impact sur les animaux

Les animaux suivant le protocole CORT, pourront présenter des symptômes pseudo-dépressifs tels qu’une perte de plaisir (anhédonie), une diminution de soin corporel (incurie), et/ou un état de résignation. Cependant le régime d'administration choisi produit une symptomatologie relativement subtile dont le seul signe spontané clairement visible est une altération de l'état du pelage. Ces symptômes seront présents au maximum pendant 4 semaines. Les animaux recevant le protocole « Set & Setting » défavorable (préhension par la queue et isolement dans un environnement appauvri pendant 24h) pourront présenter un léger stress. Lors de la réalisation des tests comportementaux (Tail Suspension Test, Elevated Plus Maze, Open Field), les animaux pourront subir un stress léger de quelques minutes, le temps du test. Toutes les procédures invasives ou chirurgicales se réaliseront sous anesthésie. Les animaux subiront la seule douleur liée à la piqûre lors de l’injection du produit d’intérêt. L’injection de DMT ou de kétamine induira un état modifié de conscience pouvant éventuellement entraîner une diminution de l’activité locomotrice et une anxiété légère de quelques minutes.

Devenir

À l’issue des tests comportementaux, les animaux seront mis à mort par dislocation cervicale. Leurs cerveaux seront ensuite prélevés pour des examens de biologie moléculaire. Pour d'autres procédures, les animaux seront mis à mort par une perfusion à débit constant de NaCL précédée d’une injection d’euthasol à forte dose. Cette mise à mort permettra de prélever les cerveaux pour une analyse immunohistochimique ultérieure. Suite aux examens de microdialyse et d'électrophysiologie, pour éviter une souffrance liée à une atteinte irréversible des structures cérébrales, les animaux seront mis à mort par dislocation cervicale.

Remplacement

L’objectif du projet étant l’étude de comportements complexes, les symptômes de type anxio-dépressif, il est indispensable de travailler sur un modèle animal. Il s’agit de valider des stratégies thérapeutiques dans un modèle préclinique en vue de développer un protocole clinique.

Réduction

Le nombre d’animaux par groupe est réduit au minimum nécessaire pour obtenir une puissance statistique suffisante nécessaire aux comparaisons intergroupes : 10 animaux pour les études comportementales répartis ensuite en deux groupes de 5 pour les études électrophysiologiques et neurochimiques (microdialyse intracérébrale).

Raffinement

Pour éviter la souffrance des animaux, nous utiliserons des anesthésiques adaptés pour chaque chirurgie. À l’issue des chirurgies, des soins postopératoires seront dispensés et une plus grande attention sera portée sur les animaux. Si, hors chirurgie, des souffrances sont constatées, nous utiliserons des antalgiques. Lors des procédures impliquant la modélisation de symptômes pseudo-dépressifs, une observation quotidienne sera effectuée. Pour évaluer l’état des animaux, une grille de score sera utilisée. Des critères d’arrêt de souffrance prédéfinis permettront de prendre la décision de mise à mort des animaux si les points limites sont dépassés.

Choix des espèces

Le modèle de corticosterone chronique est bien validé chez la souris. Il permet de reproduire un certain nombre des symtômes dépressif observés chez l'homme et répond aux antidépresseurs utilisés en clinique. Il s’agit d’un modèle de dépression chez l’adulte. Les expériences débuteront sur des animaux âgés de 8 semaines.

  • Recherche fondamentale
    • Multisystémique
    • Oncologie
  • Tests réglementaires
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Rats : 624
Souffrances
▲ -
▲ 624
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 66
 558

624 rats vont être utilisés, dans des procédures classées en gravité légère, la plupart tués pour prélever leurs organes et 66 réutilisés dans un autre protocole. Chaque rat reçoit une injection intraveineuse, dans la veine du pénis ou de la queue, puis jusqu'à huit prélèvements sanguins sous anesthésie ou un séjour de 24 heures en cage métabolique, pour suivre la distribution de nanocapsules dans l'organisme. Le porteur présente ces données comme "indispensables" pour lever les freins à l'accès des nanomédicaments aux essais cliniques, retombée renvoyée à un travail ultérieur. Le rat est choisi pour sa volémie, jugée suffisante pour des prélèvements répétés.

Objectifs

Contexte méthodologique : Les nanocapsules lipidiques (NCL) sont formulées selon un procédé d’inversion de phase. Ces NCL sont des nanoparticules de structure semblable à des lipoprotéines synthétiques, de tailles comprises entre 10 et 130 nm et mono disperses. Elles sont constituées d’un coeur huileux composé de triglycérides à chaîne moyenne, entouré par une membrane constituée de lécithine et d’un tensioactif pegylé. De nombreux travaux dans le domaine du cancer ont été réalisés sur ces particules démontrant leurs intérêts in vitro et in vivo. Cependant, il n’existe actuellement aucune étude de biodistribution et d'élimination quantitative de ces NCL qui suive l’intégrité de la particule. Ce projet de recherche a pour objectif de mettre au point une méthode d’extraction des NCL à partir de fluides et d’organes afin de quantifier les NCL intactes dans ces organes.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra pour la première fois de fournir des résultats de biodistribution et d'élimination de différentes NCL chez le rat. Les données obtenues feront ensuite l'objet d'un travail de recherche à part entière d'analyse pharmacocinétique (analyse non compartimentale puis pharmacocinétique de population puis analyse physiological-based pharmacocinétique PB-PK). Ces dernières analyses fourniront une simulation du profil pharmacocinétique des NCL chez l'Homme, ce qui n'a encore jamais été réalisé. Ces analyses pharmacocinétiques constituent des données pré-cliniques indispensables qui permettront de lever les freins limitant actuellement l'accès aux essais cliniques des nanomédicaments.

Procédures

Une injection intra-veineuse (1 minute) et maximum 8 prélèvements de sang sous anesthésie générale (2 minutes par prélèvement). Une injection intra-veineuse (1 minute) et mise en cage métabolique pendant 24h maximum pour collecte de l'urine.

Impact sur les animaux

Les seuls nuisances de ce protocole sont : - Injection dans la veine du pénis et prélèvement dans la veine caudale. - 24h maximum en cage métabolique

Devenir

Dans la mesure où les organes des animaux doivent être prélevés, les animaux seront euthanasiés sous dioxyde de carbone (CO2) selon la procédure décrite en 3.3.3. En revanche, les animaux utilisés pour le recueil urinaire (n=66, A2 + B3) pourront être ré-utilisés dans un autre protocole si celui-ci le permet.

Remplacement

Avec l'objectif d'utiliser des animaux les plus petits possible pour ce protocole, le rat a été choisi. Les rats Sprague-Dawley seront utilisés à l’âge d’entre 8 et 12 semaines pour avoir des animaux adultes présentant une volémie suffisante pour des prélèvements répétés. Au vu de la courbe pondérale, les animaux mâles devraient peser aux alentours de 400g maximum, soit un volume de sang total estimé de 24 ml. La somme des volumes de sang prélevés chez un animal sur une durée de 24h pendant ce projet est inférieure à 7,5% de la volémie.

Réduction

Le nombre d'animaux par groupe a été réduit au minimum statistique de 6.

Raffinement

Les animaux seront surveillés en permanence pendant la quasi totalité des expériences (injection et prélèvement et injection et mise en cage métabolique). L'expérimentateur veillera en continu au bien être de l'animal, une grille avec un score sera mis en place pour évaluer l'état de souffrance des animaux. En cas de souffrance observée et d'atteinte du point limite, l'animal sera retiré de l'étude. Afin de limiter le stress de l'animal, toutes les injections intra-veineuses (IV) et tous les prélèvements de sang seront réalisés sous anesthésie générale. La douleur et les traumastismes seront au stade de léger étant donné qu'il n'y aura pas plus que l'introduction d'une aiguille dans un tissu ou 24h maximum en cage métabolique.

Choix des espèces

Cette étude pharmacocinétique nécessite des prélèvements de sang. Etant donné la faible volémie des souris, le rat a été choisi.

Maintien de colonies de puces

(NTS-FR-764268v1 – 01/07/2022)
  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 18202
Souffrances
▲ -
▲ 7642
▲ 10560
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 18202

18 202 souris vont être utilisées, toutes tuées, dans des procédures classées en gravité légère à modérée. Les souriceaux de deux à cinq jours sont placés dans des jarres contenant des puces et se vident de leur sang en quelques minutes, sans anesthésie car elle perturberait les insectes, pour maintenir et infecter des colonies de puces destinées à l'étude de la transmission de la peste. Le porteur décrit cette mise à mort comme une douleur "sévère mais très transitoire", alors que les procédures sont déclarées en gravité seulement légère à modérée. Sur le remplacement, il indique qu'un nourrissage artificiel existe mais exige de la peau de souris et davantage d'animaux, et reconnaît chercher une méthode évitant les animaux vigiles sans certitude d'y parvenir.

Objectifs

La peste est une maladie mortelle transmise par les puces (un insecte hématophage strict) et causée par la bactérie Yersinia pestis. Cette maladie qui sévit toujours à travers le monde a ré-émergé dans des régions où elle avait disparu pendant plusieurs décennies. Ce problème de santé publique international est aggravé par l'émergence de souches multi-résistantes aux antibiotiques, l'absence de vaccin commercialisé et l’émergence de puces résistantes aux insecticides. En somme, notre arsenal anti-peste se réduit et il serait incapable d’éliminer un réservoir majeur de la maladie que sont les puces. Il nous faut donc développer de nouvelles stratégies anti-peste. L’une d’entre d’elles ciblerait la transmission du bacille par les puces. Pour cela, il nous en faut mieux comprendre les mécanismes, car ils sont peu documentés. Dans ces circonstances, l’objectif général de notre projet (d’une durée de 5 ans) est un déchiffrement des mécanismes physiologiques et moléculaires expliquant la dynamique de la transmission peste par les puces. Plus particulièrement, le projet à 6 objectifs scientifiques impliquant des animaux : 1. Caractériser la physiologie et le taux reproduction de différentes souches de puces 2. Mettre au point un protocole permettant d’étudier les capacités vectorielles de différentes souches d’intérêt, afin de réduire au strict minimum le nombre d’animaux nécessaires tout en garantissant les conclusions scientifiques. 3. Comparer les compétences et capacités vectorielles des différentes souches de puces à l’aide du protocole développé au point 3. 4. Elucider les mécanismes expliquant des différences de comportement vis-à-vis d’une infection et du comportement alimentaire de différente souches de puces. 5. Mettre point de nouvelles méthodes d’étude d’infection des puces par Yersinia pestis dont une a pour but d’éviter la souffrance animale. 6. Elucider les mécanismes moléculaires d’infection de la puce par Y. pestis en partie à l’aide d’une nouvelle méthode qui requière beaucoup moins d’animaux que la méthode usuelle.

Bénéfices attendus

Le projet permettra une meilleure compréhension 1) de la physiologie des puces, 2) de la capacité des puces mécanismes moléculaires utilisées par Y. pestis pour une infection transmissible par les puces. Elle permettra également peut être de comprendre pourquoi des puces seraient plus résistantes ou non à une infection par Y. pestis. Dans son ensemble, il permettra d’entrevoir le développement de nouvelles stratégies de lutte anti-peste, en ciblant les puces

Procédures

Aucune intervention n'est prévue sur les animaux

Impact sur les animaux

Dans le cadre des élevages, les souriceaux subissent une souffrance transitoire car ils sont inconscients et exsangues en quelques minutes. Dans le cadre des nourrissages autres que celui de l’élevage, le souriceau ressent au maximum une légère gêne mais aucune douleur sévère est apparente. Ceci est lié au fait que la plupart des piqures de puce sont indolores.

Devenir

Tous les animaux restant en vie seront sacrifiés

Remplacement

Aucun système in vitro ne mime la puce ou s'en rapproche. Il est possible de nourrir des puces à l’aide d’un système artificiel. Ce dernier requiert une peau de souris adulte recouvert par 5 ml de sang hépariné fraichement collecté. Ce système artificiel est utilisé pour infecter ponctuellement des puces, mais il ne permet pas de nourrir l’ensemble des colonies de puces nécessaires au projet. L’utilisation de souriceaux présente l’avantage de nécessiter un nombre plus restreint d’animaux par rapport au nourrissage artificiel (1 souriceau contre 5 souris adultes). De plus, elle réduit la manipulation des insectes et donc, le risque de fuite d’insectes infectés ou non. Cependant, dans ce projet, nous cherchons à mettre en place une méthode qui permettrait de ne plus utiliser des animaux vigils pour étudier les mécanismes utilisés par Y. pestis pour infecter les puces. Mais, il n’est pas certain que nous y arriverons.

Réduction

Pour maintenir les colonies de puces infectées ou saines, il faut les nourrir au moins deux à trois fois par semaine en fonction de la souche considérée. Le nourrissage de puces saines se faisant toute l’année, il faut au minimum 104 à 156 souriceaux par colonie saine par an. Le nombre de colonies saines requis pour le projet est réduit au maximum (15 et 3 en moyenne en fonction de la souche) afin d'assurer la mise en oeuvre du projet. Par ailleurs, pour nos projets visant à mettre au point de nouvelle méthode et élucider les mécanismes d’infection, la colonie qui nécessite le moins d’animaux pour son élevage a été choisi. Pour élucider les mécanismes d’infection, nous faisons en partie appel à une nouvelle méthode d’analyse. Celle-ci identifie un gène de Y. pestis requis pour l’infection de la puce en utilisant nettement moins de souriceau que des méthodes usuelles. Il faut en effet, 6 vs 16 souriceaux par mutant (contrôle inclus). De plus, elle permet de tester des mutants en batterie, réduisant encore plus le nombre d’animaux à utiliser puisque le même groupe contrôle est utilisé pour un nombre plus importants de mutant à tester. Bien éthiquement avantageuse, cette méthode peut identifier des mutants dépourvus de gènes qui ne sont pas impacter dans le processus infectieux per se. C’est pourquoi, les mutants identifiés par cette méthode doivent toujours être confirmés par des méthodes plus anciennes. Avec cette ancienne méthode, le nourrissage des puces infectées doit se faire sur une période variant de 1 à 4 semaines en fonction de la question posée, et pour obtenir des résultats exploitables. De plus, les expériences doivent être également menées au minimum trois fois afin de ne pas compromettre la puissance des tests statistiques. C’est pourquoi, nous ne pouvons pas utiliser moins de 6-9 (2 à 3 nourrissages pendant 1 semaine x 3 expériences) et 24-36 animaux (8-12 nourrissages pendant 4 semaines x 3 expériences) par colonie de puces infectées. Néanmoins, pour la plupart des études menées, les puces qui nécessitent le moins d’animaux pour étudier l’infection ont été choisies. Enfin, il convient de mentionner que l'utilisation de souriceau permet de réduire le nombre d'animaux à utiliser par rapport à un système de nourrissage artificiel (1 souriceau contre 5 souris adultes).

Raffinement

En pratique, pour maintenir les colonies saines, le souriceau âgé de 2 à 5 jours est placé dans une jarre contenant une colonie de puces saines. Cette approche induit une douleur sévère, mais très transitoire ; l’animal est exsangue en quelques minutes. Il n’est pas possible d’utiliser d’anesthésiques ou d'analgésiques car cela affecteraient les colonies puces et donc, empêcheraient la réalisation du projet. Dans le cas de maintien de colonies de puces infectées, un souriceau âgé de 2 à 5 jours est placé dans une capsule (sans contention) pendant une heure. L’animal reçoit quelques piqûres lors de cette manipulation, ce qui ne semble pas induire de douleur sévère. Cependant, si l’animal présente une agitation anormale, une douleur et/ou crie, il sera récupéré et sacrifié immédiatement.

Choix des espèces

Nos souches de puce sont des puces de rongeur; elles se nourrissent sur des souris.

  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système nerveux
Souris : 750
Souffrances
▲ -
▲ 20
▲ 730
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Devenir
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 750

750 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 730 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Les animaux subissent une chirurgie du cerveau pour rendre des neurones fluorescents, l'insertion d'une micro-caméra intracérébrale, des castrations ou ovariectomies, puis des tests d'agression territoriale, de comportement sexuel et maternel, avant mise à mort par surdose d'anesthésiques. Le porteur reconnaît une douleur post-opératoire et un stress chez les animaux servant d'intrus lors des confrontations, qu'il décrit comme bref et sans effet à long terme. Il affirme qu'aucune approche in vitro ne reproduit ces comportements et retient la souris pour la sensibilité de son système olfactif.

Objectifs

Le but de ce projet est de mieux comprendre comment certains neurones du cerveau régulent les comportements socio-sexuels (comportement sexuel, agression, comportements parentaux). Nous savons que les neurones qui fabriquent l’enzyme appelée « Aromatase » qui produit l’estradiol (hormone sexuelle) sont impliqués dans différents comportements socio-sexuels. La question est de savoir comment cet ensemble de neurones régule différents comportements. L’hypothèse est qu’il existe des sous populations de neurones exprimant l’Aromatase qui seraient différentes et respectivement impliquées dans des comportements distincts. Pour caractériser ces sous populations, nous allons rendre les neurones Aromatase fluorescents et les filmer, directement dans le cerveau, pendant des comportements socio-sexuels. Nous pourrons ainsi voir quand ces neurones s’activent et si ce sont les mêmes qui s’activent, ou pas, pendant des comportements différents.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra donc d’identifier des sous populations de neurones Aromatase importantes pour les comportements socio-sexuels. Nombre de pathologies humaines sont caractérisées par une altération des comportements sociaux et, bien que fondamentales, les données récoltées permettront de mieux comprendre les mécanismes les régulant afin de pouvoir développer de nouvelle stratégies de traitement.

Procédures

Les mâles étudiés reçoivent une chirurgie (30 à 45 min) pour rendre les neurones Aromatase fluorescents via une injection intracérébrale. Ils sont ensuite hébergés individuellement (2 semaines) jusqu’au jour où les comportements sont observés et les neurones filmés. Le matin, la micro camera est insérée dans le cerveau pour filmer les neurones aromatase (30 min). Après un minimum d’1h de repos pour l’animal, 3 comportements sont étudiés : l’agression territoriale (face à un intrus mâle, 5 min), le comportement envers un nouveau-né (5 min) et le comportement sexuel (de 30 min à 2h). Entre chaque comportement, un intervalle de 2h est respecté. Ces animaux sont ensuite injectés en intrapéritonéal avec de l’héparine puis un cocktail d’anesthésiants permettant l’euthanasie. Les femelles étudiées doivent être ovariectomisées (30 min)et supplémentées en estradiol (pose d’un implant sous cutané = 2 min, pendant la même intervention). Afin qu’elles soient sexuellement matures, 3 sessions de comportement sexuel sont réalisées, avec 1 semaine d’intervalle entre chaque session. Pour développer leur comportement maternel, elles devront cohabiter avec des mères pendant 1 semaine. Elles reçoivent ensuite une chirurgie (30 à 45 min) pour rendre les neurones Aromatase fluorescents via une injection intracérébrale. Elles sont ensuite hébergées en groupe (2 semaines) jusqu’au jour où les comportements sont observés et les neurones filmés. Le matin, la micro camera est insérée dans le cerveau pour filmer les neurones aromatase (30 min). 1 injection de progestérone est réalisée afin d’induire la réceptivité sexuelle de la femelle. 4h plus tard, 2 comportements sont étudiés : le comportement maternel (5 min) et le comportement sexuel (de 30 min à 2h). Entre chaque comportement, un intervalle de 2h est respecté. Ces animaux sont ensuite injectés en intrapéritonéal avec de l’héparine puis un cocktail d’anesthésiants permettant l’euthanasie. Certains (certaines) mâles (femelles) non étudiés mais nécessaires pour l’observation des comportements des mâles étudiés, sont castrés (ovariectomisées) (30 min). Les animaux sont ensuite hébergés en groupe jusqu’au jour où les comportements seront observés (agression territoriale uniquement = 5 min d’interaction par session). Les animaux sont réutilisés pour différentes sessions de comportement, ils ne sont donc pas euthanasiés à la fin des comportements.

Impact sur les animaux

La chirurgie nécessaire à l'injection des rapporteurs calciques peut induire une douleur post opératoire de palier 2 pendant 2-3 jours. Les castrations et ovariectomies peuvent induire une douleur de palier 1 pendant 2-3 jours post-opératoire. Pour toutes les chirurgies, une récupération totale est attendue après une semaine. Les paradigmes comportementaux d'agression induiront nécessairement un état de stress, temporaire, chez les individus agressés. Il s'agira cependant d'un stress non chronique et d'une durée limitée (10 min maximum d'exposition au stresseur par comportement), n'induisant pas d'effet à long terme. En tout la durée cumulée d'exposition au stresseur sera de 40 min (4 comportements de 10 min avec 1 jour d'interval entre chaque).

Devenir

A l'issu de chaque procédure, les animaux expérimentaux seront euthanasiés par overdose de Ketamine/médétomidine (300/3 mg/kg). Les animaux stimuli seront euthanasiés par automate à CO2, par le personnel animalier.

Remplacement

Aucune étude comportementale ne peut être réalisée par des approches in vitro ou de modélisation : ce projet étudie les régulations entre plusieurs fonctions physiologiques et ou comportementales (olfaction et comportement) qui sont impossibles à reproduire par des méthodes alternatives. De plus, l'activité neuronale est dépendante de l'interconnectivité de ces neurones, elle ne peut donc être réalisée que sur un animal entier.

Réduction

Le nombre d’animaux a été réduit au maximum compte tenu des techniques utilisées et pour maintenir la possibilité d'une mise en évidence statistique. La taille des échantillons est définie à partir des résultats obtenus lors d'expériences précédentes effectuées par notre groupe dans le cadre de tests similaires ainsi que des tailles d'effet observées dans la littérature, en tenant compte de la variabilité entre les expériences, de la prévalence comportementale, de la survie post-opératoire, l'efficacité des injections et de la mise en place des implants. La taille des échantillons a été obtenue à l'aide d'un test de puissance calculée grâce à un logiciel spécialisé (G* Power). Dans l'optique de réduire la quantité de souris nécessaire, nous avons également fait le choix de réutiliser les mêmes animaux pour l'étude de plusieurs comportements.

Raffinement

Les animaux seront hébergés en groupes sociaux avec enrichissement (abri cartonné ainsi que matériel de nidification) avec accès à de la nourriture et boisson ad libitum. Des protocoles d’administration d’analgésiques sont prévus en cas de souffrance de l’animal. Une stratégie d'analgésie est mise en place pour la prise en charge de la douleur per et post-opératoire : un AINS permettant une couverture analgésique de 24h est administré avant l’opération et poursuivi pendant 2 à 3 jours post-opératoire. Une analgésie locale est effectuée au niveau du site d’incision, en plus de l'anesthésie/analgésie générale. Durant la procédure et la période de réveil, les animaux sont maintenus sur un matelas chauffant et leur température est monitorée afin d'éviter une hypothermie. Un gel ophtalmique est appliqué pour protéger les yeux du desséchement. La fréquence respiratoire est également monitorée pendant la procédure. Si une hypothermie et/ou une détresse respiratoire est observée (diminution fréquence respiratoire d’au moins 50%), l’animal reçoit une dose d’antisédan et la procédure est intérrompue.

Choix des espèces

Nous étudions le rôle de populations neuronales dans les comportements socio-sexuels à médiation olfactive. La souris est une espèce sociale, présentant de façon innée, des comportements socio-sexuels bien décrits, majoritairement régulés par des signaux olfactifs. Les souris sont un modèle expérimental de référence en physiologie de l'olfaction de par l'extrême sensibilité de leur système olfactif. De plus, cette espèce permet des approches génétiques fonctionnelle (génération d'animaux mutants par exemple) qui ne sont pas ou que peu possibles sur d'autres espèces. Les animaux seront tous adultes (8 semaines) au début des expériences

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 348
Souffrances
▲ -
▲ 116
▲ 116
▲ 116
Devenir
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 -
 -
 348

348 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, réparties à parts égales entre niveaux de souffrance légers, modérés et sévères. Les animaux sont infectés par le virus de l'herpès HSV-1 sous anesthésie puis surveillés, développant selon le porteur des lésions cutanées et oculaires, et pour environ 30 % d'entre eux une évolution potentiellement fatale avec prostration, troubles de la marche, perte de poids supérieure à 20 % et vocalisations. Certaines sont tuées par exsanguination sous anesthésie, l'étude portant sur le rôle de corps cellulaires dans la latence et la réactivation du virus chez des souris génétiquement modifiées. Le porteur affirme que les interactions entre le virus et le système immunitaire ne peuvent être modélisées in vitro de façon satisfaisante.

Objectifs

Le virus herpès simplex de type 1 (HSV-1) provoque de nombreuses maladies chez l'homme, notamment des infections oculaires potentiellement cécitantes, des atteintes neurologiques aigües, et pourrait être impliqué dans le développement de la maladie d'Alzheimer. La première infection a le plus souvent lieu au niveau de la muqueuse de la bouche et suivie d’une infection latente (absence de production de particules virales) pendant toute la durée de vie du patient infecté. Des « réactivations » virales peuvent survenir, à l’origine de récidives cliniques d’infection. Le génome des virus en latence sont associés à des protéines spécifiques qui forment des agrégats dans les noyaux des cellules nerveuses de l’hôte (corps PML pour promyelocytic leukemia). Nous formulons l’hypothèse que les corps PML pourraient être impliqués dans l’équilibre entre infection latente et réactivation. En outre, des études expérimentales suggèrent qu’ils contrôle la multiplication du génome viral en coordination avec des signaux du système immunitaire.). Cependant, la relation précise entre l'expression des corps PML, le maintien de la latence et l’environnement immunitaire des neurones restent à définir. Cette étude pilote explorera le rôle des corps PML dans l'équilibre entre latence et réactivation d’HSV1. Les interactions complexes entre le virus, les corps PML et le système immunitaire nous obligent à utiliser un modèle animal d’infection à HSV1 (en l’occurrence des rongeurs) que nous avons déjà bien caractérisé. Pour mieux étudier le rôkle des corps PML, nous utiliserons des animaux dépourvus de corps PML. - Objectif 1 : déterminer le degré de sévérité d’une infection aiguë par HSV-1 chez les animaux dépourvus de corps PML. - Objectif 2 : déterminer si l'absence de corps PML modifie les capacités de réactivation d’HSV-1 à partir des neurones infectés de manière latente. - Objectif 3 : déterminer comment l'absence de corps PML affecte le cycle d’HSV1, à savoir l'infection aiguë et la réactivation d’HSV-1

Bénéfices attendus

Les résultats détermineront s'il existe des différences dans les modèles murins exprimant ou pas PML et ayant été infecté par le virus HSV-1, les protéines PML semblent avoir un rôle dans l’immunité contre le virus HSV1. Les différences indiqueront soit un effet protecteur, soit un effet délétère des corps PML lors de la phase aiguë d'une infection à HSV-1, dans l'établissement de l’infection latente et/ou la réactivation virale. Ces connaissances permettront potentiellement d’envisager les corps PML comme une cible thérapeutique dans l’infection à HSV-1.

Procédures

Les animaux seront soumis à une procédure d'inoculation virale avec une micro-aiguille, sous anesthésie générale de courte durée (20-30 mins). Ils seront surveillés quotidienne pendant la période d'infection aiguë (15 jours) et traités avec une analgésique pendant cette période, jusqu'à ce que la phase latente de l'infection soit établie, puis seront hébergés pendant un mois après. Dans certains cas, les animaux seront tués par exsanguination sous anesthésie chirurgicale (~ 8 minutes au total).

Impact sur les animaux

Les animaux sont surveillés quotidiennement pendant la phase aiguë lorsque la maladie survient, pour détecter les effets indésirables qui peuvent parfois se développer et disparaître spontanément lors d'une infection aiguë (légère et modérée : aspect ébouriffé du pelage, perte de poids , augmentation de la fréquence respiratoire, lésions vésiculo-croûteuses au site d'injection, lésions herpétique oculaires (kératite, uvéite, blépharite)) par HSV-1. Chez environ 30 % des animaux, des signes d’évolution vers une maladie plus sévère (agitation permanente, prostration et/ou troubles de la mobilité gênant la marche, et perte de poids > 20%, vocalisation spontanée ou déclenchée par le toucher) peuvent se développer indiquer une évolution fatale de la maladie.

Devenir

Les souris seront infectées et surveillées cliniquement pour détecter des signes de maladie pendant la phase aiguë de l'infection (jusqu'au jour 15) chez les souris PML-/- et comparées à des souris non déficientes. Pendant ce temps, pour étudier le rôle de la PML dans la réactivation, les souris seront euthanasiées après le jour 28, de sorte qu'une infection latente s'établira. Des tests ex vivo seront ensuite utilisés pour évaluer la capacité de réactivation. Les ganglions trigéminés, ou prend place l’infection latente, seront également analysés à l'aide de techniques moléculaires et histologiques. Les souris infectées seront euthanasiées lors des phases aigüe ou latente de l’infection.

Remplacement

Cette étude se concentre spécifiquement sur les interactions entre HSV-1 et le système immunitaire de l'hôte aux sites spécifiques de d'infection (ganglion trigéminés). Les modèles animaux sont essentiels pour ces expériences, en raison des interactions immunitaires entre le virus et l'hôte qui ne peuvent pas être modélisées in vitro de façon satisfaisante. Cependant, lorsque cela est possible, nous utilisons des tests in vitro ou ex vivo pour remplacer les animaux. Par exemple, les tests de réactivation virale sont effectués in vitro.

Réduction

Nous tirons parti de notre connaissance approfondie de notre modèle, accumulé pendant plus de 22 ans après avoir été développé par notre groupe. Cette histoire a permis faire des calculs statistiques (de puissance) qui permettent de définir le nombre minimal d'animaux requis pour obtenir des résultats significatifs, et de réduire au minimum le nombre total d'animaux utilisés.

Raffinement

Les animaux seront gardés en observation entre 3 et 7 jours après leur arrivée dans l'animalerie, afin de leur permettre de s'acclimater à l'environnement. Au cours des expérimentations, un suivi clinique détaillé est effectué quotidiennement pendant la phase aiguë lorsque la maladie survient (J5-J15), afin de détecter tout signe de maladie et de souffrance, et avec un accès illimité à la nourriture et aux boissons. Si un point limite apparaît, les animaux seront euthanasiés dans les plus brefs délais. De plus, les manipulations sont limitées au strict nécessaire, avec des techniques réalisées sous anesthésie générale et analgésie pour la prise en charge des symptômes liés à l'infection.

Choix des espèces

Les humains sont les seuls hôtes naturels du virus de l'herpès simplex de type 1 (HSV-1, virus de l'herpès). Cependant, certaines souris peuvent également montrer des signes de rétablissement suite à une infection aiguë au HSV-1, tout en développant une infection latente à long terme, similaire à ce qui se produit lors d'une infection chez l'homme (présence de génomes viraux et absence de production de particules virales, mais avec la capacité de se réactiver à l'avenir).. De plus, la réponse immunitaire est comparable à celle observée chez l'homme. Comme les souris sont aussi de petits mammifères, elles constituent un modèle idéal pour étudier les interactions entre le système immunitaire des mammifères et le virus HSV-1 sur l'histoire naturelle de l’infection. L'âge des souris dans notre modèle est une variable importante que nous pouvons contrôler, car après 6 semaines, les souris commencent à développer une résistance naturelle. Nous comptons utiliser des souris porteuses d’une mutation spécifique, mutation qui n’altère pas l’état physiologique général de l’animal. Ces souris génétiquement modifiées, ne disposent pas de certains mécanismes immunitaires impliqués dans le contrôle des phases aiguë et latente de l’infection par HSV-1. Ce modèle nous semble le plus adapté pour déterminer le rôle des mécanismes immunitaires dans l'infection herpétique, sujet de cette étude.

  • Recherche appliquée
    • Troubles urogénitaux
Cochons : 2
Souffrances
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▲ 2
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Devenir
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 2
 -

2 porcs femelles vont être utilisés, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis réutilisés. Chaque animal subit sous anesthésie générale l'introduction d'un endoscope par les voies urinaires naturelles, manipulé par jusqu'à quatre chirurgiens pendant six heures au maximum, pour évaluer un dispositif à usage unique destiné à la chirurgie des calculs rénaux chez l'homme. Le porteur décrit une procédure "peu invasive" sans prélèvement de tissu et prévoit le réveil et le replacement des animaux. Il indique que les essais sur mannequin et sur cadavres ont précédé ce recours à l'animal vivant, jugé nécessaire pour la qualité d'image et le tonus musculaire.

Objectifs

Les objectifs de ce projet sont d’évaluer les performances clinique et technique de 2 endoscopes à usage unique utilisés pour l’exploration du système urinaire et le traitement des calculs rénaux. Cette technologie à usage unique innovante supprime le besoin de décontaminer l’endoscope après son utilisation. Cette procédure longue et coûteuse comporte toujours un risque pour le personnel manipulant les solutions détergentes ainsi que pour les patients. En effet, des agents pathogènes peuvent persister après décontamination incomplète. Les endoscopes évalués sont stériles et suppriment par conséquent le risque de contamination croisée améliorant ainsi la sécurité des personnels et patients. Lors des essais, une exploration des voies urinaires sera effectuée par les chirurgiens afin d’évaluer les performances mécaniques de l’endoscope, sa qualité d’image et sa maniabilité.

Bénéfices attendus

Les essais permettront d’évaluer les performances d’un endoscope à usage unique et valider un prototype qui pourra ensuite faire l’objet d’une étude clinique chez l’homme avant sa comercialisation. Ce type d’endoscope supprime les risques de contamination croisées liés à l’utilisation de dispositifs conventionnels réutilisables.

Procédures

Introduction d’un dispositif médical endoscopique par les voies urinaires naturelles sous anesthésie générale. Pour chaque animal, 1 seul type de dispositif sera évalué par maximum 4 chirurgiens pendant une durée maximale de 6 heures.

Impact sur les animaux

Risques liés à l’anesthésie générale et à la ventilation mécanique, ainsi qu’effets secondaires liés à une ureteroscopie qui sont limités : une infection urinaire nécessitant un traitement antibiotique, un rétrécissement cicatriciel de l’uretère.

Devenir

La procédure est une procédure peu invasive qui est réalisée par les voies urinaires naturelles. Elle ne provoque que peu d’irritation et n’a pas de conséquence sur le bien-être de l’animal. Par ailleurs, aucun prélèvement de tissu n’est prévu.

Remplacement

Des évaluations ont été menées en phase précoce de développement sur mannequin afin de valider l’interface utilisateur et le design des dispositifs. Des essais sur cadavres ont ensuite été réalisés pour permettre d’évaluer la compatibilité du dispositif avec d’autres accessoires et équipements (laser, angiographe…) dans un environnement proche du bloc opératoire. Enfin, ces essais sont nécessaires sur animaux vivants pour l’évaluation de la qualité d’image (limitée sur cadavre), ainsi que de l’exploration du système urinaire en présence du tonus musculaire, conditions très proches d’une utilisation sur patient.

Réduction

Aucun test statistique n’a été réalisé pour déterminer le nombre d’animaux à inclure dans l’étude. Ce projet a pour vocation de déterminer la faisabilité de conduire un examen d’endoscopie dans des conditions proches de leur utilisation réelle sur patient, en uilisant le mimunum d’animaux possible.

Raffinement

Les porcs sont préalablement hébergés en groupe sociaux (acclimatation), ils disposent d’enrichissements leur permettant d’exprimer leurs comportements naturels comme le fouissage, l’exploration d’objets à mâchouiller, le repos sur une aire dédiée. Une surveillance et des soins quotidiens sont apportés par une équipe qualifiée de techniciens et vétérinaires. Le protocole prévoit des procédures non-invasives (passage par les voies naturelles) réalisées sous anesthésie générale par un médecin habitué à la manipulation de ces dispositifs. Les animaux sont prémédiqués avant d’être transférés au bloc opératoire. Une voie veineuse est posée pour l’induction de l’anesthésie générale. Ils sont intubés et placés sous anesthésie gazeuse (isoflurane/oxygène) avec assistance respiratoire. A l’issue de la chirurgie, les animaux sont réveillés pour être placés.

Choix des espèces

Le modèle animal porcin est celui qui se rapproche le plus de l’anatomie de l’homme, l’expérimentation ne peut être réalisée que sur les femelles d’environ 30 kg pour des contraintes de compatibilité avec les longueurs utiles du dispositif médical utilisé. Porcs juvéniles de 30 kg ; anatomie la plus proche de l’humain à ce stade.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
    • Système nerveux
Souris : 3100
Souffrances
▲ -
▲ 1900
▲ 1200
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 3100

3100 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance légers à modérés. 1200 reçoivent une injection d'une molécule candidate, 1900 subissent des prélèvements de liquides biologiques et des tests de mémoire et de vision, pour étudier le rôle de l'inflammation dans la maladie d'Alzheimer, l'œil servant de "fenêtre" d'observation du cerveau. Le porteur reconnaît que l'injection peut provoquer une cataracte passagère, une douleur ou une désorientation spatiale, ces animaux étant alors mis à mort. Il affirme le recours au modèle animal "indispensable" et présente les co-cultures in vitro comme non optimales et à valider in vivo.

Objectifs

L'objectif de ce projet est de caractériser le rôle du système du complément, partie intégrante de la réaction inflammatoire, dans les démences vasculaires des maladies neurodégénératives liées à l'âge du système nerveux central. La finalité de ce projet est d'identifer des cibles thérapeutiques inflammatoires pour réduire a-les atteintes vasculaires cérébrales/occulaires et b-les dépôts neurotoxiques dans le cerveau des personnes atteintes de maladies neurodégénératives, type Alzheimer.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus sont multiples : 1- la caractérisation du rôle joué par l'activation de l'inflammation dans la mise en place et la progression de la maladie d'Alzheimer; 2- d'identifier de nouvelles cibles thérapeutiques dans le système du complément pour traiter la maladie d'Alzheimer; et 3- de se servir de l'oeil comme fenêtre d'étude du cerveau et voir si il peut ainsi servir de diagnostic cérébral précose de la maladie d'Alzheimer, étant donné que cette pathologie apparait dans l'oeil avant le cerveau.

Procédures

Dans un premier temps, deux procédures seront appliquées pour l'injection de la molécule thérapeutique candidate (Nombre de souris=1200). puis, ces souris seront gardées en vie pendant au moins 1 mois pour évaluer le ou les effet(s) thérapeutique(s) de la molécule injectée et ce par la réalisation de prélèvements des liquides biologiques et de tests cognitifs (vision/mémoire, Nombre de souris=1900). Ces types d'intervention réalisés sur animaux vigiles sont rapides : 1- prélèvements liquides biologiques (5min/animal) , 2-injection (15-20min/animal), et 4-tests cognitifs (analyse de la mémoire (10min/animal) et de la vision (20min/animal).

Impact sur les animaux

Les molécules inflammatoires sont naturellement produites par l'organisme et n'entrainent pas d'effet toxique ou mortelle lors de leur injection ou suppression . Aucun effet indésirable spécifique n'est attendu sur les animaux pour les prélèvements de liquides biologiques et les tests cognitifs. Ces techniques sont couramment utilisées en thérapeutique humaine. L'injection peut entrainer une cataracte passagère, non débilitante et ne laisse aucune séquelle ou effets secondaires délétères, une douleur post-chirurgicale ou un comportement altéré de la souris (désorientation spatiale), dans ce cas les animaux seront observés et sacrifiés le cas échaéant si ils présentent des signes de mal être ou de douleurs.

Devenir

Suite à l'injection de la molécule thérapeutique testée (procédures "dites modérées ") les animaux seront gardés en vie afin de réaliser des tests cognitifs (visuelles et mémoires) et d'évaluer ainsi l'effet thérapeutique de la molécule médicament. Puis, en parallèle des prélèvements sanguins seront effectués et ce pour réaliser une cinétique d'analyse de la mise en place et de la progression de la pathologie. Enfin, suite à ces tests et prélèvements, les animaux seront toutes sacrifiées afin de prélèver les tissus cibles de la pathologie pour en faire leur analyse.

Remplacement

La perte d'une fonction cognitive reflète l’altération d’un organe – le cerveau ou la rétine – dont ni les causes ni les conséquences ne sont réductibles à des processus investigables in vitro. Le recours à un modèle animal est donc indispensable pour disposer d’un modèle de la pathologie capable de reproduire les signes diagnostiques et cliniques de la maladie, tous définis par des paramètres physiologiques et fonctionnels. Bien qu'il existe des sytèmes de co-culture de cellules in vitro, ces systèmes ne sont pas optimaux et les résultats obtenus doivent être validés in vivo. De plus, l'expérimentation in vivo en association avec l'utilisation de souris invalidées, pour l'expression d'un gène codant pour une protéine à potentiel thérapeutique, permet de mieux caractériser le rôle de cette dernière dans la pathogenèse de la maladie étudiée, données difficilement obtenues par des expériences in vitro.

Réduction

Le nombre d’animaux par lot, fixé à 10, a été calculé de façon à optimiser la significativité des comparaisons statistiques. Outre le cerveau, d’autres organes (rétine, foie) seront prélévés et analysés, de manière à obtenir des données additionnelles sans utilisation d’animaux supplémentaires. Pour réduire d'avantage le nombre d'animaux, des expériences de mise en co-culture de cellules issues des tissus prélevés des différents groupes expérimentaux seront réalisées et devraient ainsi valider les expériences in vivo.

Raffinement

Un suivi quotidien est assuré avec un hébergement des souris en cage collective (5/cage) avec des nids végétaux. Pour chaque animal, les procédures prises séparément sont courtes (

Choix des espèces

La souris a été choisie en raison de l’existence de souris transgéniques dont les gènes d’intérêt ont été modifiés, et ce afin de servir de modèle à la maladie d'Alzheimer. C'est un modèle de mammifère à sang chaud dont l'organisation structurale du réseau vasculaire a de fortes ressemblances avec celui de l'homme. Des souris agées de 1, 3, 6, 9 et 12-16 mois seront utilisées. Ces stades ont été précédemment caractérisés comme les stades présentant une évolution incontournable de la maladie d'Alzheimer dans ce modèle murin.

  • Enseignement supérieur
Souris : 900
Rats : 40
Souffrances
▲ -
▲ 940
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 940

940 souris et rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Les animaux servent de support aux travaux pratiques d'une formation réglementaire pour concepteurs de projets, où stagiaires et formateurs répètent contentions, gavages, injections et prises de sang, avant euthanasie et autopsie pédagogique. Le porteur précise qu'une souris est partagée pour deux stagiaires et que des animaux supplémentaires sont prévus pour reposer ceux stressés par la maladresse d'un stagiaire, et note que ces travaux pratiques sont imposés par les autorités pour l'agrément de la formation. Il affirme que l'apprentissage de ces gestes exige de manipuler des animaux vivants.

Objectifs

Le projet consiste à réaliser des travaux pratiques sur animaux lors de sessions de la formation réglementaire en expérimentation animale destinée aux concepteurs de projets (formation approuvée par la Commission Nationale de l'Expérimentation Animale et agréée par le Ministère de l'Agriculture). L’objectif est d’enseigner aux stagiaires et futurs concepteurs de projets les bases d'une recherche respectueuse de l'animal et notamment les bonnes pratiques en termes de contention, prélèvements simples et injections chez les Rongeurs (rat, souris) et de les encadrer dans leur mise en œuvre, afin de limiter le stress pour l’animal et le risque pour le manipulateur. Des démonstrations sur le rat sont effectuées par les encadrants des séances de travaux pratiques, tous professionnels formés en zootechnie et recherche animale (niveau concepteur ou applicateur). Ces TP sont précédés par un cours théorique et le visionnage de vidéos de démonstration des gestes.

Bénéfices attendus

Ce projet concerne la formation réglementaire des expérimentateurs amenés à concevoir des procédures expérimentales. Cela implique notamment de les former à des pratiques telles que la contention et la manipulation des animaux incluant des gestes peu invasifs courants (prise de sang, injection sous-cutanée…) et permettant une approche respectueuse du bien-être animal. Les travaux pratiques proposés dans cette formation permettent aux personnels d’apprendre à mettre en œuvre ces différents gestes de base, en étant encadrés par des formateurs expérimentés et après avoir suivi un cours théorique sur les méthodes et voies de prélèvements et administrations, illustré par des vidéos. Ces TP font partie du programme imposé par les autorités pour l'agrément de la formation.

Procédures

Les démonstrations effectuées par les intervenants (animaux vigiles) et les manipulations pratiquées par les stagiaires (animaux vigiles puis anesthésiés) engendrent un stress modéré aux souris et aux rats. Il s'agit de gestes techniques courants : contention, gavage per os, injection de sérum physiologique ou prélèvement d'un volume restreint de sang. La contention et le gavage sont réalisés sur animaux vigiles et les prélèvements sur animaux anesthésiés qui seront ensuite euthanasiés. Souris de démonstration : souris vigile : contention, gavage per os, injection sous-cutanée, injection intra-péritonéale, injection intra-veineuse, prélèvement à la veine de la queue, prélèvement sous-mandibulaire. souris anesthésiée : prélèvement rétro-orbitaire. Souris d’étude par les stagiaires : souris vigile : contention, gavage per os, administration intrapéritonéale d’un mélange anesthésique. souris anesthésiée : injection sous-cutanée, injection intra-veineuse, prélèvement à la veine de la queue, prélèvement sous-mandibulaire. Rats de démonstration, rat vigile : préhension, tranquillisation, contention, gavage per os, injection intrapéritonéale, injection intra-musculaire, injection sous-cutanée, injection intraveineuse, prélèvement intra veineux. Chaque geste est effectué en quelques minutes (max 5 minutes). L’ensemble des gestes est effectué au fur et à mesure de la séance de TP, qui dure 3 heures maximum, permettant aux animaux de récupérer entre chaque intervention et considérant que pour une grande partie des interventions les animaux sont anesthésiés donc inconscients.

Impact sur les animaux

Les gestes pratiques sont peu invasifs et l’encadrement des stagiaires par les formateurs assure la limitation du stress et des contraintes imposées aux animaux. Cependant, l’apprentissage des gestes par les stagiaires peut engendrer un inconfort. De plus, quelques animaux supplémentaires sont inclus dans chaque séance afin de mettre au repos un animal qui aurait subi un stress plus important du fait de la maladresse d’un stagiaire.

Devenir

Les animaux sont euthanasiés après que les gestes techniques aient été pratiqués. Une autopsie pédagogique est ensuite réalisée afin de visualiser l'anatomie des appareils et expliciter les modalités de dissection pour le prélèvements des différents organes. Sauf exception, les animaux utilisés pour ces TP sont des animaux de réforme ou d'élevage qui ne peuvent pas être replacés.

Remplacement

Pour apprendre à contenir un animal, réaliser un prélèvement de sang ou une injection intrapéritonéale, il est nécessaire de se placer dans les conditions réelles et donc de manipuler l’animal.

Réduction

Le nombre d’animaux engagés dans les procédures est calculé au plus juste mais on veille à privilégier le minimum de contrainte par animal : 1 souris est mise à disposition pour 2 stagiaires (mais des souris supplémentaires peuvent également être utilisées en cas de stress important d'un animal après une manipulation par un stagiaire), 2 rats par session (ils sont exclusivement manipulés par les encadrants pour des démonstrations). Au total : 900 souris et 40 rats Etant donné la nature du projet, aucune étude statistique n’est prévue.

Raffinement

Les animaux proviennent de l'élevage du site et sont hébergés dans les installations du service de Travaux Pratiques, inclus dans l’agrément de l’animalerie de l'établissement d'enseignement supérieur. En cas de besoin, l'effectif est complété par des animaux provenant d'un éleveur agréé. Les animaux sont acclimatés pendant une semaine lors de leur arrivée. L'hébergement est assuré en cages enrichies (nid végétal et/ou buchettes). Les animaux sont surveillés quotidiennement. Les personnels de zootechnie du service de travaux pratiques sont formés à l'observation des animaux et tout signe de mal-être est immédiatement signalé aux responsables du projet qui prennent la décision sur leur devenir, en accord avec le vétérinaire référent si nécessaire. Les stagiaires réalisent les gestes techniques sur les animaux après avoir visionné des vidéos et observé les démonstrations des encadrants et ils restent sous leur supervision pendant toute la durée des TP. Les animaux sont rapidement anesthésiés après la manipulation qui pourrait être source de stress (gavage) afin de réaliser d'autres gestes de prélèvement sanguin et administration. Les animaux ne sont pas réveillés à la fin de la procédure

Choix des espèces

La formation est axée sur les rongeurs qui représentent plus de 80 % des animaux utilisés dans le cadre des procédures expérimentales. Elle donne droit à la délivrance d'une attestation de suivi de formation sur le modèle rongeurs La formation est faite sur des animaux adultes car il s’agit du stade permettant le plus facilement l’apprentissage des gestes techniques.

  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système urogénital
Souris : 72
Rats : 24
Souffrances
▲ -
▲ 96
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 96

96 souris et rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Les animaux reçoivent des injections d'hormone folliculo-stimulante ou d'un antagoniste, puis sont tués par saturation en CO2 pour le prélèvement des testicules, dans une recherche décrite comme "strictement scientifique" sur la régulation de la spermatogenèse. Le porteur affirme qu'aucune méthode in vitro ne permet d'étudier l'effet de cette hormone dans un "organisme entier" en préservant les relations entre cellules de Sertoli et cellules germinales. Les bénéfices avancés relèvent de la connaissance fondamentale du dialogue cellulaire dans le testicule.

Objectifs

Les objectifs du projet sont d'identifier les ARN traduits en protéine, en réponse à l'hormone folliculo-stimulante (FSH), dans les cellules de Sertoli du testicule d’animal pré-pubère et adulte. Cette identification permettra de comprendre comment ces ARN traduits localement régulent les différentes étapes de la spermatogenèse, dans le contexte histologique et physiologique du testicule adulte entier. Ces travaux sont menés à des fins strictement scientifiques. En effet, le dialogue entre cellules de Sertoli et cellules germinales est très peu connu au niveau moléculaire, ainsi que sa régulation hormonale.

Bénéfices attendus

Chez les Mammifères, ces mécanismes n’ont été étudiés principalement lors du transport dendritique d’ARNm, au cours des processus développementaux. A l’évidence, il est d’un grand intérêt d’explorer ces mécanismes dans la cellule de Sertoli, rare exemple de cellule de l’organisme en contact étroit avec un lignage cellulaire complet, dont elle doit assurer toutes les étapes de maturation, grâce aux produits de sécrétion que cette cellule élabore localement, en grande partie sous le contrôle de la FSH.

Procédures

Injection en sous-cutanée ou en intra-péritonéal sur animal vigile.

Impact sur les animaux

Administration sous-cutanée et intra-péritonéale d'hormone et d'antagoniste hormonal : nos conditions expérimentales laissent présager qu’il n’y aura pas d'effet indésirable sur le bien-être des animaux.

Devenir

Dans ce projet, il est nécessaire de prélever les testicules des animaux pour les étudier ex vivo, dans les différentes conditions expérimentales. C'est pourquoi les animaux utilisés dans ce projet seront mis à mort avant prélévement. Le mode opératoire est la saturation progressive de l’atmosphère en CO2, dans un appareil programmé dédié et certifié.

Remplacement

Il n’y a pas de méthode in vitro qui permette d’appréhender l’effet de la FSH sécrétée au niveau de l’hypophyse dans toute la complexité de son tissu cible, au sein d’un organisme entier. En particulier, il n’est pas possible d’étudier l’effet de la FSH sur la traduction locale in vitro, tout en maintenant l’intégrité des relations entre cellules de Sertoli et cellules germinales, et en intégrant l’impact des autres facteurs extracellulaires qui modulent son activité.

Réduction

Notre étude cherchera à optimiser l’utilisation de chaque animal, afin d’en réduire le nombre total. En particulier, la symétrie des testicules sera mise à profit. Par exemple, dans le cas des expériences réalisées chez la souris, l’un des testicules sera prélevé pour l’analyse du traductome, tandis que le testicule contra-latéral sera prélevé pour l’ensemble des autres expériences de validation : un hémi-testicule sera congelé à des fins d’imagerie sur testicule entier, l’autre hémi-testicule servira aux extractions d’ARN et de protéines.

Raffinement

- Raffinement : Les animaux pré-pubères sont élevés avec leur fratrie et leur mère, afin de maximiser leur bien-être. Les animaux seront observés tous les jours. Ils seront euthanasiés en cas d’atteinte d’un des points limites

Choix des espèces

Modèle souris : les souris transgéniques sont le seul modèle de mammifère permettant de suivre les processus de traduction in vivo, car le système riboTag n’existe que dans cette espèce. De plus, le modèle de souris AMH-Cre que nous avons créé il y a 20 ans a été utilisé par la communauté scientifique internationale à de multiples reprises pour conduire l’expression Sertoli-spécifique de la recombinase (160 citations de Lécureuil et al., 2002, Genesis, 33, 114). Modèle rat : l’organisation et la physiologie testiculaire sont très bien décrite dans cette espèce. Dans ce modèle, nous avons déjà acquis de nombreux résultats sur le contrôle de la traduction par la FSH, incluant des données de polysome profiling à partir de cellules de Sertoli de rats cultivées in vitro. Il est donc important d’évaluer la validité des conclusions que nous tirons de ces premiers résultats chez la même espèce. Les animaux seront étudiés à 18 et 19 jours post-partum qui est l’âge à partir duquel se met en place la barrière hémato-testiculaire, ce qui marque le début de la puberté. Ce stade permet d’étudier la traduction locale en relation avec la fonction de niche des cellules de Sertoli, c’est-à-dire le maintien et le renouvellement des cellules-souches germinales, les spermatogonies. C’est aussi à ce stade que nous avons obtenu nos premiers résultats de RNAseq après polysome profiling à partir de cellules de Sertoli cultivées in vitro, en absence de spermatogonies. Nous souhaitons donc refaire ces expériences au même stade, mais dans un contexte beaucoup plus physiologique. Nous utiliserons aussi des animaux adultes afin d’évaluer la traduction locale des ARNm en fonction du stade de spermatogenèse, qui n’est visible que chez l’adulte.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
    • Système immunitaire
Poules : 240
Souffrances
▲ -
▲ 140
▲ 100
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 240

240 poulets de chair vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance légers à modérés. Les oiseaux reçoivent par voie orale le parasite de la coccidiose puis sont pesés et saignés avant leur mise à mort, pour tester si un extrait d'algue ajouté à l'aliment limite l'infection et améliore les "performances zootechniques". Le porteur relie le projet à la réduction des anticoccidiens et antibiotiques réclamée par les plans publics et les consommateurs, et vise une supplémentation utilisable en élevage industriel. Il indique avoir présélectionné l'extrait le plus prometteur par des tests in vitro et revendique une étape de validation sur animaux vivants.

Objectifs

Les coccidioses représentent le premier fléau parasitaire de l’aviculture conduisant à d'importantes pertes économiques (>1,5 milliards d’euros/an dans le monde). Ces maladies sont provoquées par des parasites à développement intracellulaire obligatoire, Eimeria qui appartiennent au phylum des apicomplexes. La prophylaxie repose sur l’utilisation d’anticoccidiens et sur la vaccination. Le coût élevé des vaccins, l’apparition de résistances aux anticoccidiens et la demande des consommateurs pour limiter l’utilisation des anticoccidiens et des antibiotiques nécessitent le développement de nouveaux moyens de lutte plus naturels. Ce type de demande au niveau national et Européen a été à l’origine du plan Eco-antibio mis en place par le ministère en charge de l’agriculture (2012-2017) qui se poursuit par un nouveau plan Ecoantibio 2 (plan national de réduction des risques d'antibiorésistance en médecine vétérinaire 2017-2021) dont le premier axe est de « Développer les mesures de prévention des maladies infectieuses et faciliter le recours aux traitements alternatifs ». Dans ce cadre, le test d’un supplément d’algue validé in vitro sera testé in vivo à l’homéostasie et lors de l’infection par Eimeria. Les paramètres zootechniques, parasitaires, microbiologiques et inflammatoires seront étudiés dans la perspective d’une amélioration de l’état des animaux.

Bénéfices attendus

Dans le cadre de ce projet, le bénéfice attendu est que : - Les animaux supplémentés présentent une amélioration de leurs performances zootechniques et de leur santé à l’homéostasie. - Les animaux supplémentés résistent mieux à l’infection (effet anticoccidien) et présentent par conséquent de meilleure performances zootechniques (indice de conversion optimal), moins de lésions, moins d’inflammation. S’il y a un bénéfice de cette supplémentation sur les animaux à l’homéostasie et lors de l’infection, c’est une supplémentation qui pourra être envisagée en situation de terrain puis en élevage. Si les algues ne présentent pas d’effet, les animaux supplémentés devraient présenter des charges parasitaires et des paramètres lésionnels similaires à ceux du groupe contrôle.

Procédures

Les animaux seront soumis à une administration orale du parasite Eimeria à des doses qui ne causent pas de morbidité importante et qui n’induisent pas des signes cliniques proches du point limite. L’objectif de créer une infection expérimentale per os (0.5ml à l’aide d’une seringue munie d’un embout en silicone (4mm de diamètre ; 2cm de long) ou pipette avec cône de 0.5ml) pour étudier l’effet de la supplémentation en algues à l’homéostasie et lors de l’infection par Eimeria. Les animaux contrôles recevront 0.5ml d’eau. L’inoculation est réalisée au fond de la cavité buccale de l’animal et n’est pas invasive comme le serait un gavage dans lequel l’embout serait inséré jusqu’à l’oesophage. L’inoculation est de courte durée (20s maximum). Aucune douleur n'est attendue suite au gavage. L’angoisse liée à la contention est estimée comme légère et de très courte durée. Elle est effectuée par du personnel expérimenté. Tous les animaux seront régulièrement pesés au cours de l’expérimentation (7, 14, 21, 28 et 35j d’âge) et les animaux qui seront euthanasiés subiront un prélèvement de sang juste avant leur mise à mort. 5ml de sang seront prélevés . L’angoisse liée à la contention est estimée comme légère et de très courte durée.

Impact sur les animaux

Les animaux seront soumis à une administration orale du parasite Eimeria à des doses qui ne causent pas de morbidité importante et qui n’induisent pas des signes cliniques proches du point limite. Cependant, une perte de poids pourra être observée chez les animaux infectés non supplémentés sans atteindre le point limite ni des signes cliniques sévères. L’effet attendu de la supplémentation est d’améliorer l’état des animaux comme par exemple de limiter la perte de poids causée par l’infection et les conséquences négatives de l’infection (lésions, inflammation), diminuer l’excrétion parasitaire. Dans le cas peu probable que l’état des animaux supplémentés et infectés soit pire que les animaux contrôles, l’observation des animaux (2 fois par jour) permettra de déterminer si ceux-ci atteignent le point limite (plumes ébouriffée, prostration, yeux mi-clos, …). Dans ce cas, les animaux seront euthanasiés avant la fin de l’expérimentation.

Devenir

euthanasie des animaux pour prélévements

Remplacement

Dans le but de réduction et remplacement, des expérimentations préliminaires in vitro par des tests d’invasion et développement parasitaires ont permis de sélectionner l’extrait d’algue le plus prometteur. Cependant, l’étude des paramètres zootechniques, parasitaires, inflammatoires, biochimiques, d’analyse du microbiote et du métabolome intestinal nécessitent une étape de validation in vivo.

Réduction

Les effectifs sont basés sur les études du laboratoire portant sur les scores lésionnels lors de supplémentation et pour lesquelles il faut en moyenne 14 animaux / groupe entre deux groupes pour avoir une différence significative avec une puissance de 93% avec un seuil alpha de 0.05 pour un test non paramétrique Wilcoxon Mann Whitney. Ces effectifs sont suffisants pour atteindre une saturation de la diversité du microbiote via des courbes de raréfaction dans des conditions d’élevage similaires et permettront donc les analyses microbiotes prévues.

Raffinement

Les poulets seront hébergés dans des conditions environnementales contrôlées, ils disposeront d’un enrichissement social et comportemental (dans les cages : petites rondelles en inox suspendues ce qui permet aux animaux de piquer dedans et un tapis avec des mailles serrées pour soulager les pattes).

Choix des espèces

Le poulet est l’espèce hôte chez laquelle se multiplient les parasites Eimeria. Des poulets de chair mâles et femelles de type conventionnel Ross 308 seront utilisés dans l’étude pour être dans les conditions les plus proches de celles des élevages industriels, et auront un statut sanitaire exempts d'organismes pathogènes spécifiés (EOPS). Les animaux seront utilisés dès l’éclosion et seront ou non supplémentés dès le début de vie de l’animal pour évaluer l’effet de la supplémentation alimentaire en extraits d’algues sur la croissance de l’animal, ses performances zootechniques, le développement de leur microbiote et de leur système immunitaire. Une coccidiose expérimentale sera ensuite induite à environ 2 semaines d’âge afin de reproduire expérimentalement la fenêtre d’infection de la coccidiose aviaire.