Procédures légères

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  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
Cochons : 12
Souffrances
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Devenir
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12 miniporcs vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, six tués pour vérifier la localisation des capsules et six gardés vivants pour mesurer la vitesse du transit. Ils sont anesthésiés pour un scanner et ingèrent cinq capsules successives, un gavage manuel étant prévu en cas de refus. Le projet met au point un capteur de transit digestif utilisant le porc comme "modèle pour l'homme". Le porteur affirme que le transit étant "dynamique" les mesures ne peuvent se faire sans animaux, tout en présentant le dispositif comme un moyen futur de s'en affranchir.

Objectifs

Le projet a pour objectif de mettre au point un dispositif autonome permettant de mesurer en temps réel la vitesse du transit digestif en utilisant le porc comme modèle pour l'homme.

Bénéfices attendus

Au delà des applications en santé humaine, ces nouveaux dispositifs devraient nous permettre de s'affranchir de l'utilisation d'animaux opérés et/ou de marqueurs indigestibles pour mesurer le transit digestif.

Procédures

Les animaux feront l'objet d'une anesthésie en vue de la réalisation d'une imagerie médical par scanner, l'animal devant être immobile pour avoir une image interprétable. Les animaux vont être anesthésiés deux fois une heure à 8 heures d'intervalle. Les animaux devront ingérés successivement 5 capsules à t0, t12h (12 h après l'ingestion de la première capsule), t20 h, t24h, t28 h. Les capsules seront dans un premier temps mélangées à un repas d'aliment pour faciliter l'ingestion volontaire du dispositif. Si l'animal venait à ne pas consommer spontanément les capsules, nous avons la possibilité de recourir à un gavage manuel qui demandera l'immobilisation de l'animal par du personnel dument formé à ce type de manipulation.

Impact sur les animaux

Les capsules seront placés dans le repas de l'animal pour une ingestion volontaire. Si cela ne devait pas être le cas, les capsules seront insérés par gavage. Dans ce cas, un risque est présent au moment de l'ingestion de capsules sachant que la taille de celles-ci sont adaptées à l'animal et que le gavage est réalisé par des personnes habilitées à pratiquer ce geste technique. Le second risque identifié est celui lié à l'anesthésie (anesthésie gazeuse avec un mélange d'oxygène / isoflurane) ; le protocole de monitoring des animaux est complètement maitrisé (suivis en continu du pouls et du rythme cardiaque).

Devenir

6 animaux ( 3 mâles et 3 femelles) mis à mort pour vérifier la localisation des capsules observée par imagerie 6 animaux ( 3 mâles et 3 femelles) gardés en vie pour mesurer la vitesse de transit maximale

Remplacement

Comme le transit est un processu dynamique, nous ne pouvons pas nous affanchir de faire des mesures sur des animaux. Le porc est un modèle reconnu pour l'homme sur les problématiques en lien avec la physiologie du tube digestif. Par ailleurs, à terme, nous envisageons d'utiliser ce type de capteurs dans les protocoles de recherche sur le porc destiné à mesurer l'impact de l'alimentation sur le transit et la physiologie digestive.

Réduction

Le nombre d'animaux utilisé dans ce projet prend en compte le fait qu'il existe une variabilité inter-individuelle importante pour la vitesse du transit digestif mais également le fait que chaque animal est son propre témoin.

Raffinement

La caspule a été developpée pour avoir une taille compatible avec une ingestion et pour ne pas perturber le transit normal de l'animal. Les mêmes systèmes sont actuellement utilisés pour faire du monitoring de la température interne des animaux.

Choix des espèces

Le porc est connu pour être une espèce modèle pour l'homme. Il reste un animal proche de l’Homme, avec de grandes similitudes anatomiques et physiologiques notamment digestif . Nous utiliserons dans cette étude des miniporcs de race Yucaatn dont, les organes présentent par exemple des tailles similaires qui sont pertinentes pour les recherches humaines. Son régime omnivore fait aussi de lui un modèle idéal pour la recherche en nutrition Nous utiliserons des miniporcs adultes car ce sont les animaux le plus couramment utiliser comme modèle pour l'homme afin d'étudier sa physiologie digestive

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
Souris : 60
Souffrances
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Devenir
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60 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, celles au génotype jugé fiable et d'intérêt gardées comme reproductrices, les autres tuées. Très jeunes, elles subissent une épilation, une biopsie de la pulpe d'un doigt et une amputation de phalange, gestes que le porteur reconnaît "stressants et potentiellement douloureux". Le projet vise à comparer ces méthodes de génotypage pour retenir la moins invasive. Il relève du raffinement des pratiques d'identification des souris génétiquement modifiées, que le porteur emploie dans "la quasi totalité" de ses projets.

Objectifs

Une condition essentielle à l'utilisation de souris transgéniques est la possibilité de les génotyper, c'est-à-dire de distinguer les souris porteuses de la mutation génétique à étudier. La plupart des souris issues de l'élevage d'animaux mutants doivent donc être génotypées avant d'être utilisées pour toute expérience de recherche. Bien que nous suivions les recommandations sur la technique d'amputation des phalanges comme méthode d'identification et de caractérisation génétique chez les rongeurs éditées par le CNREEA (Comité national de réflexion éthique sur l'expérimentation animale) en 2021, nous cherchons encore à affiner les méthodes que nous utilisons en allant vers des méthodes non invasives et moins douloureuses.

Bénéfices attendus

A l'issue de ce projet, nous souhaitons pouvoir valider une méthode de génotypage et d'identification la moins invasive possible et la plus fiable également. Ceci passera notamment par un classement de douleur des méthodes testées pour pouvoir choisir la méthode la moins impactante pour nos souris. Nous envisageons de partager les résultats de ce projet par une communication interne à notre réseau professional mais aussi à l'ensemble de la communauté française avec une présentation en congrès national, voire une publication dans une revue dédiée.

Procédures

Les animaux de la 1re partie de l'étude feront l'objet de 3 prélèvements :épilation d'une touffe de poils, biopsie de la pulpe d'un doigt, biopsie d'une phalange distale. Il y aura un prélèvement par jour uniquement, 3 jours d'affilée. Chaque prélèvement dure moins de 10 secondes. Les animaux de la 2e partie de l'étude feront l'objet d'un seul des 3 prélèvements ci-dessus (1 type de prélèvement par groupe).

Impact sur les animaux

Les animaux feront l'objets de prélèvements stressants et potentiellement douloureux: épilation d'une touffe de poils, biopsie de la pulpe d'un doigt, biopsie d'une phalange distale. mentionnés ci-dessus. Nous surveillerons justement l'apparition de signes de douleur (léchage du lieu de prélèvement ou perte de prise alimentaire par exemple) afin de traiter ces douleurs si elles apparaissent et de sélectionner les méthodes les moins impactantes pour l'animal dans le futur.

Devenir

A l'issue de ce projet, les animaux seront gardés en vie en tant que reproducteurs dans notre animalerie d'élevage s'ils ont un génotype fiable et d'intérêt. Les autres seront mis à mort.

Remplacement

Ce projet vise à raffiner les méthodes d'identification et de génotypage des souris génétiquement modifiées, nous ne pouvons ainsi pas réaliser ce projet autrement qu'en utilisant des souris. Cependant, des tests préliminaires ont été faits sur des animaux préalablement euthanasiés (d'autres projets) pour valider la quantité de poils nécessaire pour le génotypage en utilisant ces derniers, permettant ainsi de n'utiliser des animaux vivants pour ce projet que lorsque nécessaire.

Réduction

Le nombre d'animaux par groupe a été calculé par une bio statisticienne qui se chargera également de l'évaluation statistique de chaque étape. De plus, selon les résultats de la 1re partie de l'étude, des groupes de la 2e procédure pourraient ne pas être réalisés (notamment si le génotype n'est pas fiable).

Raffinement

L'objectif de ce projet est justement de raffiner les méthodes actuelles en cherchant à aller vers des techniques moins voire non-invasives et ainsi pouvoir abandonner la biopsie de phalange distale pour le génotypage et l'identification. En pratique, les animaux feront l'objet d'un suivi très précis de la douleur et des anti-douleurs seront utilisés lorsque nécessaire. Les animaux manipulés étant très jeunes, nous veillerons en particulier à éviter tout rejet maternal après les procédures ainsi qu'à un bon allaitement des souriceaux par leur mère.

Choix des espèces

Les souris génétiquement modifiées sont utilisées à l'ICS dans la quasi totalité de nos projets (ayant chacun leur justification scientifique). L’utilisation de ces souris nécessite de pouvoir identifier les individus et de les caractériser d’un point de vue génétique, raison pour laquelle nous utilisons la souris dans ce projet de raffinement des méthodes de génotypage et d'identification. Conformément aux recommandations émises par la CNR2EA de février 2021, l’identification sera réalisée entre les 7ème et 10ème jours de vie.

  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
Rats : 12
Souffrances
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Devenir
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12 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils subissent des anesthésies répétées, environ sept par an, avec injection d'un agent de contraste puis une échographie d'une trentaine de minutes, pour mettre au point une technique d'imagerie de la vascularisation du foie. Les retombées cliniques et diagnostiques sont annoncées au conditionnel. Le porteur affirme que la validation "ne peut se faire que sur animaux vivants", le réseau vasculaire n'étant pas étudiable sur organe isolé.

Objectifs

Nos recherches ont pour but de développer de nouvelles techniques d’acquisition in vivo fondées sur l’imagerie ultrasonore. Le but est d’améliorer les informations anatomiques, tissulaires et également vasculaire sur les tissus vivants pour mieux diagnostiquer certaines pathologies. Les nouvelles techniques développées dans ce projet consistent à remonter à des cartographies de microstructures vasculaires par microscopie par localisation ultrasonore et pourront être couplées à des acquisitions d’élastographie ou de modeB par de nouvelles séquences d’excitation ultrasonores. Ces nouvelles séquences nous permettrons de mettre en place de nouveaux biomarqueurs jusqu’ici inexistants ou plus simplement d'améliorer la qualité des images ultrasonores. La principale technique ultrasonore qui sera utilisée est la microscopie par localisation ultrasonore. Le principe de cette technique consiste à détecter, localiser et suivre des microbulles isolées injectées dans le flux sanguin sur des images ultrasonores acquises de façon ultrarapide. Le suivi des microbulles permet ensuite d’obtenir une cartographie de la microvascularisation ainsi que les vitesses dans les différents vaisseaux sanguins cartographiés. Les microbulles injectées sont des agents de contrastes ultrasonores cliniques, du Sonovue® . Ces agents de contrastes ont peu/pas d’effets secondaires car ils sont éliminés par les poumons, reins et foie après avoir circulé quelques minutes, 5 à 10 min, dans le flux sanguin. Ces agents de contrastes ne présentent pas de toxicité rénale, hépatique, cérébrale ou microvasculaire détectée cliniquement et l’incidence de réactions anaphylactoïdes chez les patients est rare, inférieur 0,002 pour cent.

Bénéfices attendus

Différentes séquences d’excitation ultrasonores seront donc développées et utilisées pour évaluer par cette technique la cartographie de la microstructure vasculaire. Dans le cas où nos recherches aboutiraient, ce projet permettant d’améliorer la cartographie de la microstructure pourrait être utilisé pour une phase de recherche sur l’homme, bénéfices dans le monde hospitalier, mais aussi pour valider des techniques de diagnostic sur le petit animal.

Procédures

Les animaux seront soumis à une anesthésie à l'isofluorane, une injection veineuse d'agents de contraste ultrasonore et à une session d'échographie d'environ 30 minutes. En moyenne, les animaux seront anesthésiés 7 fois dans l'année avec au minimum une semaine entre deux anesthésies. Les agents de contrastes injectés ont peu ou pas d’effets secondaires et sont éliminés par les poumons, reins et foie après avoir circulé quelques minutes , 5 à 10 min, dans le flux sanguin. Ces agents de contrastes ne présentent pas de toxicité rénale, hépatique, cérébrale ou microvasculaire détectée cliniquement et l’incidence de réactions anaphylactoïdes chez les patients est rare, inférieur 0,002 pour cent.

Impact sur les animaux

Lors de la procédure, les animaux subiront une anesthésie isofluorane qui peut être irritante pour leur gorge et leurs yeux.

Devenir

Après la procédure contenant plusieurs sessions d'imagerie les animaux seront euthanasiés.

Remplacement

Ce projet vise à développer des techniques d’analyse non invasive in vivo qui ne peut être validée que sur animaux vivants. Les développements de séquences et d’équipements se réalisent sur des « fantômes» (imitant un tissu). Cependant, les techniques développées doivent se confronter à la complexité du vivant pour être totalement validées. Comme on s’intéresse au réseau vasculaire, il n’est pas possible d’utiliser des organes « ex vivo ».

Réduction

Dans ce projet, nous prevoyons l’utilisation de 4 rats sains maximum par an soit un total de 12 pour la durée totale du projet. Nous avons estimé faire un renouvellement d’animaux chaque année. Cela reste une estimation et cette durée sera modulable en fonction du bien-être animal. Si aucun animal ne présente de comportement inhabituel, perte d’appétit, difficulté locomotrice, isolement, … il n’y aura pas lieu de les euthanasier. Nous avons ainsi défini un nombre maximal d'animaux autorisé par cage afin de favoriser une vie en communauté. Une seule cage sera suffisante étant donné le repos d'une semaine minimum accordé pour un même animal. C’est un protocole pour tester et cette estimation est une estimation maximale, lorsque suffisamment de résultats pertinents seront obtenus, il n’y aura plus lieu continuer les mesures ultrasonores.

Raffinement

Les rats sont hébergés dans une animalerie agréée. Nous plaçons des boîtes percées dans les cages en guise de raffinement de l’habitat. La douleur générée par un examen ultrasonore sous anesthésie est classée légère. La procédure commence par l’anesthésie de l’animal. Une fois suffisamment endormi, l’animal est transféré sur un tapis chauffant. Une goutte d’Ocrygel est instillée dans chaque œil juste après le début de l’anesthésie. La respiration est surveillée par un système de monitoring. L'apport en isoflurane est couplé à un concentrateur d'oxygène ce qui aura pour effet de favoriser la respiration de l'animal et sa récupération au réveil. La température interne de l’animal est maintenue constante par le tapis chauffant.

Choix des espèces

Les rats présentent l’avantage d’être plus volumineux que les souris et l’étude de la vascularisation dans leur foie est plus appropriée que pour le souris en regard de leur taille par rapport à celle des sondes ultrasonores, 2-3 cm. Les rats seront âgés de 8 semaines à 16 semaines. A 8 semaines, ils atteindront un poids entre 200 et 250g, taille suffisante pour un examen réalisé par ultrasons.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
Souris : 1056
Souffrances
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Devenir
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1 056 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à sévère. Elles sont infectées par la bactérie Pseudomonas aeruginosa, sous forme pulmonaire ou généralisée, les groupes non traités étant maintenus jusqu'à 48 heures avec les signes de l'infection avant la mise à mort. Le projet teste des anticorps contre des bactéries résistantes aux antibiotiques, débouchés cliniques annoncés au conditionnel. Le porteur affirme que les tests in vitro ne rendent pas compte d'un "système immunitaire entier" et que le passage in vivo est requis.

Objectifs

La résistance des bactéries aux antibiotiques est un problème majeur de santé publique. On estime à plus d’1 million le nombre de décès dus à ces bactéries multirésistantes par an dans le monde. Parmi ces germes, Pseudomonas aeruginosa est un pathogène qui affecte particulièrement les patients hospitalisés. Cette bactérie est fréquemment responsable d’infections pulmonaires, de la peau, et parfois généralisée. L’augmentation du nombre de ces germes multirésistants fait craindre l’apparition et le développement de germes resistants à tous les traitements, alors qu’aucune nouvelle classe d’antibiotiques n’a été découverte depuis plus de 20 ans. Le développement de nouveaux médicaments est donc nécessaire et urgent. Il a récemment été montré que certaines souris vaccinées contre une protéine de P. aeruginosa produite en laboratoire étaient protégées vis-à-vis d’une infection à cette bactérie. De plus, il a été publié que les anticorps produits par cette vaccination pouvaient à eux seuls protéger les souris d’une infection létale à P. aeruginosa. Ces anticorps pourraient donc être utilisés comme thérapie contre des bactéries P. aeruginosa résistantes aux antibiotiques. Nous avons pour cela sélectionné et produit 2 anticorps. Le but du projet est de tester l’efficacité de ces anticorps dans un modèle murin d’infection à P. aeruginosa. Cette efficacité sera testée sur des animaux infectés par des bactéries sensibles et résistantes aux antibiotiques. Dans l’hypothèse où l’efficacité d’au moins 1 de ces anticorps est confirmée, la dose minimale efficace sera établie et des analyses complémentaires aideront à définir le mécanisme d’action de ces anticorps et à présager d’une efficacité semblable chez l’Homme. L’efficacité de ces anticorps pourra être évaluée en thérapeutique ainsi qu’en préventif. Ces 2 approches étant pertinentes dans un contexte de limitation de la mortalité due aux bactéries multirésistantes en soins intensifs. Si les résultats sont positifs, cette étude d’efficacité pourra rapidement ouvrir la voie vers des essais cliniques chez l’Homme.

Bénéfices attendus

L’objectif du projet est d’évaluer chez la souris l’efficacité d’anticorps dans le traitement ou la prévention d’une infection à P. aeruginosa résistante aux antibiotiques. Le projet permettra ainsi de déterminer sous quelle forme, à quelle dose, selon quel mode d’administration (thérapeutique et/ou préventif), contre quel type d’infection (pulmonaire et/ou généralisée) et contre quelles bactéries (résistantes à 1 ou plusieurs classes d’antibiotiques), ces anticorps pourraient être employés chez l’Homme. Les résultats de différentes analyses menées à l’issue du projet aideront également à définir le mécanisme d’action de ces anticorps et à présager d’une efficacité semblable chez l’Homme. Ces démonstrations d’efficacité chez la souris seront requises pour pouvoir effectuer les tests pré-cliniques réglementaires préalables à la réalisation des essais cliniques chez l’Homme. Si l’absence de toxicité et l’efficacité de nos anticorps sont confirmées lors des essais cliniques, nos anticorps pourraient être utilisés pour traiter ou prévenir la survenue d’infections à P. aeruginosa dont certaines sont multirésistantes aux antibiotiques et affectent fréquemment les patients hospitalisés en soins intensifs. Enfin, la démonstration d’efficacité de nos anticorps chez la souris servira également de preuve de concept validant le choix de leur cible, la technologie associée à leur développement ainsi que l’approche des anticorps pour traiter ou prévenir les infections bactériennes résistantes aux antibiotiques ; ce qui représentera une avancée majeure dans la lutte contre l’antibiorésistance. Notre plateforme de développement d’anticorps pourra alors être rapidement dédiée au développement de nouveaux anticorps dirigés contre d’autres bactéries multirésistantes.

Procédures

Des souris seront vaccinées au travers de 4 injections réalisées à 2 semaines d’intervalle l’une de l’autre sur animaux vigiles. Le sang des souris sera prélevé sous anesthésie générale. Des souris seront ensuite infectées par injection bactérienne. Les différents types de traitements seront administrés aux souris par injection. Induction de l’anesthésie générale : 10 min/souris (maximum 2 anesthésies par souris) ; Prélèvement sanguin : 2 min/souris ; Administration par injection : 1 min/souris (maximum 4 injections par souris).

Impact sur les animaux

Les souris subissent un stress léger dû aux contentions et une douleur légère due aux administrations par injections (maximum 4 injections).12h suite à l'inoculation bactérienne, les souris peuvent présenter des signes infectieux pendant maximum 96h, tels que prostration, fièvre, poils ébouriffés, dos voussé, inactivité et mouvements respiratoires rapides.

Devenir

Toutes les souris infectées seront gardés en vie jusqu’à 96h pour les souris des groupes traités, et jusqu’à maximum 48h pour les souris des groupes non traités. Toutes les souris seront mises à mort afin de récupérer le sang et les organes pour analyses post-mortem.

Remplacement

L’objectif du projet est de déterminer si les anticorps d'intérêt sont capables de neutraliser une infection à la bactérie Pseudomonas aeruginosa afin de pouvoir, le cas échéant, les utiliser à des fins thérapeutiques ou préventives chez l’Homme. Un certain nombre d'animaux a été remplacé par des expériences in vitro permettant de standardiser et d’optimiser les protocoles expérimentaux à appliquer chez l’animal. Dans le cas présent, deux anticorps d’intérêt particulier ont pu être sélectionnés in vitro. Cependant, ces tests ne rendent pas compte de la complexité d’un organisme vivant, et en particulier ne prennent pas en compte l’existence d’un système immunitaire entier. La fixation de nos anticorps à la surface de la bactérie est en effet la première étape d’un processus immunologique complexe menant à l’élimination par le système immunitaire du pathogène. Il fait intervenir de nombreuses cellules immunitaires ainsi que des médiateurs de l’immunité dont l’équilibre et l’action dans le temps sont consubstantiels de l’efficacité de la réponse immunitaire initiée par nos anticorps. Ces interactions et équilibres fins sont impossibles à ce jour à reproduire in vitro, d’autant plus que l’analyse de la maladie et de l’efficacité́ des anticorps se fondent sur l’étude de plusieurs tissus/organes (rate, ganglions lymphatiques) et des cellules immunitaires. La seule interprétation de résultats in vitro ne permettrait donc en aucun cas de conclure quant à la validité du traitement. C’est pour cette raison, qu’après un long processus de sélection in vitro, nous devons tester nos deux anticorps candidats in vivo.

Réduction

Il a préalablement été démontré que traiter des souris n’ayant jamais été infectées par la bactérie Pseudomonas aeruginosa avec le sérum de souris immunisées leur permettait de surmonter une infection généralisée à P. aeruginosa. Notre approche expérimentale vise à inclure tous les contrôles pertinents afin de valider définitivement chaque étape. Par ailleurs, notre stratégie consiste à tester séquentiellement, par ordre décroissant de pertinence, différentes options concernant la voie d’inoculation, la voie d’administration des anticorps, l’approche thérapeutique ou préventive, ou encore le type d'anticorps. Lorsqu’une option est validée, nous passons à la procédure suivante. En procédant de la sorte, nous limitons au maximum le nombre de conditions testées et donc le nombre d’animaux utilisés dans le cadre de cette étude. Des prélèvements de sang et d’organes seront également réalisés à l’issue de chaque expérience et conservés en cas de besoin, afin de ne pas avoir à reproduire ces expériences. Enfin, le nombre de souris nécessaire pour chaque expérience a été établi en tenant compte de la variabilité inter-individuelle dans la réponse à l’infection et au traitement et afin d’atteindre une puissance statistique suffisante. Le nombre de souris permettra de réaliser des tests statistiques nécessaires à l’interprétation des expériences.

Raffinement

Les souris seront hébergées à 6 par cage et elles évolueront dans un environnement enrichi. Le prélèvement sanguin réalisé notamment chez les souris immunisées se fera par ponction intracardiaque (procédure terminale) après anesthésie générale. L’inoculation de bactéries (P. aeruginosa), d’anticorps ou de fragments d’anticorps aux souris par voie orotrachéale se fera après anesthésie générale pour réduire leur stress, leur éviter de ressentir une quelconque douleur et faciliter la réalisation de la procédure par l’expérimentateur. Toutes les souris bénéficieront d’une surveillance accrue à partir de 12h après leur infection, durée à partir de laquelle les premiers signes cliniques de l’infection devraient apparaitre. L’apparence physique, le comportement, la dyspnée et la température corporelle de toutes les souris seront évalués toutes les 2h de 7h à 19h et un score leur sera attribué. Si le score d’une souris atteint la valeur limite fixée, celle-ci sera mise à mort. Afin d'éviter la mort spontanée, les points limites seront avancés le soir. Une étude rétrospective sera réalisée afin de mieux déterminer les futurs points limites lors de prochaines procédures ayant le même modèle infectieux.

Choix des espèces

Des souris ont déjà été utilisées pour démontrer l’efficacité d’un sérum (d’anticorps) provenant de souris vaccinées contre P. aeruginosa. Il s’agit d’un modèle approprié à l’étude de la réponse immunitaire et validé par la communauté scientifique. Les souris utilisées seront âgées de 6 semaines. Elles seront réceptionnées à l’âge de 5 semaines puis seront stabulées pendant 1 semaine d'acclimatation. A ce stade, les souris sont sevrées et disposent d’un système immunitaire mature, permettant leur étude.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
Souris : 3180
Souffrances
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Devenir
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 3180

3 180 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles sont infectées par le parasite du paludisme Plasmodium berghei, suivies par prélèvements sanguins répétés et traitées par gavage ou injection, puis tuées. Une partie est aussi utilisée pour des repas sanguins de moustiques et des exsanguinations. Le projet teste des candidats antipaludiques, dont des extraits d'Artemisia. Le porteur affirme que le recours à l'animal est justifié par la "nécessité" de tester ces composés dans un "organisme entier".

Objectifs

Le Paludisme (ou Malaria) est une maladie parasitaire qui reste un problème majeur de santé publique dans le monde. Elle sévit dans 87 pays au niveau de la ceinture intertropicale et concerne près de la moitié de la population mondiale. Le Paludisme est dû à un parasite eucaryote unicellulaire appelé Plasmodium dont 5 espèces infectent l’Homme, les 2 majoritaires étant Plasmodium falciparum et vivax. D’après le rapport de l’OMS 2021, il a été répertorié 241 millions de cas de paludisme en 2020 dont 82% en Afrique où en 2018, P. falciparum était responsable de 99,7% des cas, alors que 53% des cas en Asie du Sud-Est étaient dus à P. vivax. Le Paludisme a fait 627 000 morts en 2020, principalement des enfants de moins de 5 ans de par leur faible immunité face à la maladie et 95% en Afrique car P. falciparum est responsable de la quasi-totalité des cas graves. La mise en place de techniques préventives telles que la distribution de moustiquaires imprégnées à grande échelle mais aussi l’amélioration du diagnostic ainsi que la mise au point de traitements ont permis de diminuer l’incidence du paludisme au cours des années. Puis tout récemment, le 06 octobre 2021, un 1er vaccin, le RTS,S/AS01 (Mosquirix) a été approuvé par l’OMS pour les enfants de moins de 5 ans avec une efficacité d’environ 30% ce qui représente une 1ère étape en terme de vaccination mais ne suffira pas à contenir la maladie en l’état. Or, il faut faire face à l’apparition régulière de résistances aux différents traitements administrés dans toutes les zones où le paludisme sévit (chloroquine, sulfadoxine pyrimethamine, méfloquine, etc…). Les derniers traitements en date et recommandés par l’OMS sont des combinaisons thérapeutiques à base d’artémisinine (ART), ou ACTs. Mais des parasites résistants à l’ART et à ses partenaires sont apparus progressivement en Asie du Sud Est (Cambodge) depuis quelques années pouvant entraîner des échecs thérapeutiques avec ces traitements. Des parasites multi-résistants, dont à l’ART, ont récemment été mis en évidence au Rwanda et en Ouganda, ce qui est inquiétant quant à leur propagation en Afrique. Face à cette situation, il est urgent d’identifier des molécules innovantes et efficaces avec des modes d’action différents en ciblant de nouvelles cibles thérapeutiques. Puis, sur du plus court terme, d’évaluer l’efficacité des infusions à base d’Artemisia déjà largement utilisées, notamment en Afrique.

Bénéfices attendus

Des résultats antérieurs ont permis de sélectionner des produits inhibiteurs d’une enzyme parasitaire appelée SUB1 qui a été décrite comme une nouvelle cible thérapeutique. Parmi eux, certains ont également une efficacité sur le parasite Plasmodium falciparum cultivé in vitro aux stades spécifiques auxquels SUB1 joue un rôle essentiel ce qui prouve leur capacité à traverser les barrières physiques que sont les membranes cellulaires et donc leur possibilité d’atteindre leur cible pour pouvoir l’inhiber efficacement. L’objectif est maintenant de poursuivre l’optimisation, en collaboration avec nos collègues chimistes, afin de sélectionner au maximum une dizaine de composés intéressants de part ces premières étapes de validation biochimiques et biologiques et donc de les tester en conditions réelles dans un organisme entier. Ce projet nous permettra d’évaluer l’activité anti-parasitaire des inhibiteurs de SUB1 in vivo en vue de les qualifier, ou pas, comme susceptibles d’entrer dans les phases ultérieures d’évaluation pré-cliniques. Différents extraits de plantes Artemisia annua et afra ont été testés sur des parasites sensibles et résistants aux combinaisons thérapeutiques à base d’artémisinine (ART) venant de patients du Cambodge. Pour une concentration en ART équivalente, ces extraits de plantes sont tout aussi efficaces que l’ART synthétique. Une adaptation du protocole afin de se rapprocher des conditions réelles d’une prise de traitement sur 3 jours et d’un équivalent par infusion sur 7 jours a permis de constater que ça améliore l’effet thérapeutique voire permet d’éliminer complètement les parasites même résistants après 7 expositions consécutives. Il semblerait possible d’améliorer la demi-vie initialement courte de l’ART via des inhibiteurs de la métabolisation de celle-ci ou par d’autres composés présents dans Artemisia. L’évaluation d’extraits d’Artemisia apportera des réponses précieuses quant à leur efficacité thérapeutique et prophylactique in vivo chez des parasites sensibles ou résistants à l’artémisinine. Ces données participeront, avec nos travaux réalisés sur la culture ex vivo de parasites P.falciparum résistants et sensibles à l’ART, à mieux caractériser l’activité anti-parasitaire des d’infusions à base d’Artemisia.

Procédures

L’infection des souris avec des globules rouges murins infectés par une injection intra-péritonéale ou intraveineuse dure une dizaine de secondes. Le suivi de la parasitémie se fait par prélèvements sanguins à la queue à partir du 2ème jour après l’infection et tous les jours jusqu’à J7 ou J8 puis tous les 2/3 jours jusqu’à maximum J30. Le geste ne nécessite pas d’échauffement préalable des animaux et ne nécessite que quelques secondes. L’administration des traitements se fait soit par injection intra-péritonéale à l’aide d’une seringue à insuline (30G) ou gavage intra-gastrique à l’aide de canules de gavage adaptées car flexibles et nécessite une dizaine de secondes. En fonction des procédures le traitement est administré en une seule fois ou répété jusqu’à 3 fois par jour pendant 7 jours au maximum. L’anesthésie se fait par injection intrapéritonéale d’un mélange de Xylazine / Kétanime à l’aide d’une seringue à insuline 30G et ne dure que quelques secondes. Une fois anesthésiées les souris infectées vont soit subir une exsanquination totale soit être utilisées pour infecter des moustiques via un repas sanguin. Ces 2 interventions nécessitent quelques minutes. Les manipulations de bioluminescence nécessiteront l’injection en intra-péritonéale d’une solution de D-Luciférine à chacune des souris qui sont alors remises en cage pour 5 minutes suite auxquelles elles sont anesthésiées par 5 minutes d’exposition à l’isoflurane puis maintenues endormies le temps de l’acquisition des images de bio-luminescence (10 à 15 minutes). Les souris sont ensuite replacées dans leur cage et surveillées jusqu’à leur réveil complet. Cette procédure aura lieu à 3 reprises à plusieurs heures d’intervalle.

Impact sur les animaux

Les souris seront infectées par le parasite P. berghei via une injection intra-péritonéale ou intra-veineuse ce qui occasionnera une gêne légère due à l’injection. Les souris seront maintenues en vie jusqu’à l’apparition des premiers effets indésirables de la maladie qui apparaissent graduellement : poils hérissés, mobilité lente ou prostration, état flasque de la queue, perte de plus de 10% du poids initial, équivalent au score 1 de la grille d’évaluation de la douleur, du stress et de l’inconfort du SBEA. .

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure car ils ne peuvent être ni réutilisés, ni replacés, ni adoptés. Une fois infecté par P. berghei et même dans le cas où le traitement administré a été un succès, les animaux seront mis à mort en fin d’expérimentation et donc non réutilisés afin de ne pas apporter de biais expérimentaux car pour des raisons de reproductibilité, toutes nos expériences sont effectuées sur des animaux dont le poids est similaire et donc l’âge identique afin de standardiser la posologie des traitements administrés.

Remplacement

Le recours à l'expérimentation animale est justifié par la nécessité de tester des composés candidats médicaments (que se soient de nouveaux composés chimiques ou des extraits de plante) dans un organisme entier, première phase indispensable avant d’éventuels essais pré-cliniques, et notamment dans un premier temps chez les rongeurs, ayant à disposition le modèle P. berghei/souris. Ce modèle permettra d’illustrer la capacité des composés sélectionnés à atteindre leur(s) cible(s) et donc à franchir les différentes barrières physiologiques, mais aussi de tenir compte de la métabolisation des composés qui ne peut être abordée in vitro, et ainsi de mesurer leur efficacité in vivo. De plus, il n’existe pas de technique qui permet de réaliser l’ensemble du cycle de vie complexe du parasite in vitro : chez les espèces qui infectent les rongeurs, le cycle de multiplication de P. berghei dans les globules rouges ne peut pas être reproduit in vitro. Les parasites doivent donc être propagés dans le sang des animaux avec un suivi de la parasitémie pour nos expériences mais aussi afin d’éviter que soit atteinte la phase d’occurrence des complications. Il est à noter cependant que seuls les inhibiteurs de SUB1 et les extraits de plantes dûment testés in vitro sur la culture de P.falciparum et ayant montré une activité anti-parasitaire significative seront testés in vivo. Enfin, concernant la cytotoxicité : - La cytotoxicité des inhibiteurs de SUB1 sera au préalable évaluée sur différents types cellulaires in vitro ; - Les extraits d’Artemisia sont issus de pharmacopées traditionnelles et sont bus tous les jours par des millions de personnes depuis des siècles sans qu’aucune toxicité n’ait été observée.

Réduction

Une analyse statistique issue d’expériences réalisées par le groupe il y a plusieurs années et très similaires à celles que nous aurons besoin de réaliser dans le futur a permis d’établir qu’une taille d’échantillon de minimum 5 animaux par groupe permet de détecter les différences de parasitémies interprétables eu égard aux questions posées, ie effet anti-parasitaire observé significatif ou pas pour un tel groupe de souris infectées par P. berghei, comparativement aux contrôles positif et négatif et donc cohérent avec la problématique biologique. Nous utilisons le nombre minimal possible d’animaux pour nos expériences tout en gardant une marge de sécurité d’une ou 2 souris par groupe en cas de problèmes lors de l’expérimentation ou intrinsèque à l’animal. Nous estimons donc que des groupes expérimentaux de maximum 7 individus par condition testée permettent en toute circonstance une appréciation significative au sens statistique du terme. Notre expérience montre que ce nombre d'animaux génère des écart-types exploitables. Ceci permet aussi de réduire le nombre d'expériences à répliquer et par conséquent le nombre d'animaux utilisés. Puis la stratégie choisie est de tester une pré-sélection de composés chimiques et un nombre réduit d’extraits de plante selon des protocoles expérimentaux plus allégés et nécessitant donc moins d’animaux (groupe de 3 individus) pour ensuite ne sélectionner qu’un nombre réduit de 2 candidats "pre-leads" anti-SUB1 et 2 extraits d’Artemisia dont les effets thérapeutiques et prophylactiques seront caractérisés plus précisément. L’objectif de cette pré-sélection est donc de réduire le nombre de composés et extraits à caractériser de façon complète, étape nécessitant plus de conditions expérimentales et donc plus d’animaux. Le statut immunologique d’animaux naïfs, ie n’ayant jamais été infectés, versus d’autres ayant préalablement été infectés représenterait une variable expérimentale susceptible d’introduire un biais expérimental de nature à nuire à la reproductibilité des résultats d’une expérience à l’autre. En conséquence, une fois infectés par P. berghei, et même dans le cas où le traitement administré aura été un succès, ces animaux seront mis à mort en fin d’expérimentation et donc non réutilisés.

Raffinement

1) Les souris sont hébergées dans des animaleries agréées. La température et la photo-périodicité de ces animaleries sont contrôlées. L’accès aux animaleries est strictement contrôlé et les animaux sont manipulés par des animaliers qualifiés et par des expérimentateurs formés. Les cages, contenant au maximum 7 individus, sont changées de façon hebdomadaire et y sont ajoutées en plus du biberon de boisson et la nourriture, des enrichissements de bien-être tels que des cotons, etc… 2) Pour les souris auxquelles sont inoculées Plasmodium berghei, la souche ANKA utilisée est adaptée aux rongeurs de laboratoire. Les souris infectées sont suivies régulièrement et les parasitémies déterminées. Les animaux sont mis à mort avant que n’apparaissent des symptômes graves de la maladie, liés à des parasitémies importantes, à l’origine de dommages systémiques (prostration, poils hérissés, perte de poids). 3) Pour éviter l’inconfort, notamment lors des repas sanguins des moustiques puis lors de l’acquisition d’imagerie de bio-luminescence, et la souffrance de l’animal lors de l’exsanguination afin de récolter le sang parasité pour en faire des cryo-stabilats, les animaux sont anesthésiés avec un mélange de Xylazine/Kétamine administrés par voie intra-péritonéale.

Choix des espèces

L’espèce animale utilisée pour ce projet est la souris (souches Swiss, BALB/C, NMRI Swiss, C57BL/6). Les hôtes naturels des parasites P. berghei sont des espèces de rongeurs sauvages (Grammomys, Thamnomys) d’Afrique Centrale. Des isolats de ces parasites ont été transmis et adaptés aux souris et rats de laboratoire depuis de nombreuses années par plusieurs équipes. Il est reconnu dans la communauté scientifique que l’infection des rongeurs avec ces parasites est un modèle biologiquement pertinent pour étudier plusieurs aspects du paludisme chez l’homme. La plupart des concepts, en particulier lors de la recherche de molécules anti-palustres préventives et/ou thérapeutiques ainsi que dans les 1ères phases de la validation d’un médicament, issus des modèles rongeurs se sont révélés exacts chez l’homme. La preuve de l’intérêt d’une recherche rigoureuse chez le rongeur pour éclairer ou suggérer la recherche chez l’homme n’est plus à faire. Les inoculations de parasites aux souris Swiss pour l’obtention des stabilats seront réalisées sur des jeunes adultes femelles de 3-4 semaines car elles ne sont pas immunocompétentes ce qui favorise l’infection par le parasite. Les expériences de l’évaluation des effets prophylactique et thérapeutique in vivo seront réalisées respectivement sur des souris femelles adultes C57BL/6 âgées de 7-8 semaines et NMRI Swiss ou BALB/C de 6 semaines car nous souhaitons que le poids de départ de ces souris au début de l’expérience soit d’environ 20g, paramètre important pour l’administration des différents traitements testés.

  • Tests réglementaires
    • Contrôles de qualité
Souris : 1000
Cochons d'Inde : 1500
Lapins : 3000
Souffrances
▲ -
▲ 4000
▲ 1500
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 5500

3 000 lapins, 1 500 cobayes et 1 000 souris vont être utilisés sur cinq ans, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Ils reçoivent des injections de vaccins puis un prélèvement sanguin terminal sous anesthésie, pour des tests d'activité et d'identité exigés par la Pharmacopée avant commercialisation de vaccins destinés aux animaux de rente. Le porteur présente ces espèces comme "alternatives" à l'espèce cible et justifie leur usage par la "nécessité" réglementaire. Il affirme que ces tests in vivo ne sont "pas remplaçables" sans "un changement de la réglementation de tous les pays".

Objectifs

Ce projet a pour objectif d’être en adéquation avec les exigences réglementaires de la Pharmacopée Européenne et des pays tiers destinataires pour la constitution du dossier d’AMM et pour la fabrication d’un lot commercial. Les tests ont pour but de garantir l’activité sérologique ou l'identité de vaccins ou de principes actifs destinés aux animaux de rente. Ils sont effectués sur espèces alternatives (lapins, souris, cobayes) pour limiter le recours à l'espèce cible (animaux de rente). Une équivalence entre les modèles animaux (espèce cible et espèce alternative) a été définie. Ceci permet d’utiliser les modèles rongeurs et d’éviter le recours aux espèces cibles afin de garantir une commercialisation de vaccins efficaces et sûrs.

Bénéfices attendus

Ces tests garantissent la sûreté, l’efficacité et la qualité du produit pour les animaux de rente. Ces tests permettent la libération d’un nombre important de doses de vaccins améliorant considérablement la qualité sanitaire des élevages et la sécurité alimentaire des consommateurs. Pour libérer le nombre nécessaire de doses de vaccins vétérinaires nous utiliserons, au maximum, 3000 lapins, 1500 cobayes et 1000 souris sur 5 ans. Le nombre utilisé varie d’année en année en fonction du nombre de lots de vaccins ou formules vaccinales à tester et des réglementations des différents pays destinataires. A titre d’exemple : - 1 lot de vaccin contrôlé sur 20 souris permet la vaccination de 70 000 bovins - 1 lot de vaccin contrôlé sur 5 à 7 cobayes permet la vaccination de 110 000 bovins ou 550 000 ovins/caprins ou 130 000 porcs - 1 lot de vaccin contrôlé sur 20 lapins permet la vaccination de 481 000 bovins ou 962 000 ovins/caprins - 1 lot de vaccin contrôlé sur 3 cobayes permet la vaccination de 525 000 bovins ou 1 300 000 ovins/caprins

Procédures

Quatre procédures sont prévues dans ce projet. Dans deux procédures tous les animaux (souris, lapins) seront soumis à deux types d’interventions : → Deux injections de vaccins par voie sous cutanée (30 secondes par animal) → Un prélèvement de sang terminal sous anesthésie (10 minutes par animal endormissement compris). Dans une troisième procédure tous les cobayes seront soumis à trois types d’interventions : → Un prélèvement de sang sous anesthésie (10 minutes par animal endormissement compris). → Deux injections de vaccins par voie sous cutanée (30 secondes par animal) → Un prélèvement de sang terminal sous anesthésie (10 minutes par animal endormissement compris). Enfin dans la dernière procédure les cobayes seront soumis à une seule injection par voie intra-dermique sous anesthésie (10 minutes par animal endormissement compris) et aucun prélèvement n’est réalisé.

Impact sur les animaux

Dans ce projet, les opérations conduites sur les animaux peuvent au plus générer un stress et une douleur légère à modérée de courte durée en fonction de l’occurrence des administrations et des examens individuels. Le personnel est compétent pour identifier les cas pour lesquels l'animal ne serait plus dans sa zone de confort.

Devenir

Les animaux ayant terminé une procédure ne peuvent pas intégrer une autre procédure comme exigé par leur statut d’animaux EOPS. Ainsi, en fin de procédure, ils seront mis à mort.

Remplacement

La nécessité d’utilisation des animaux provient de la réglementation en vigueur sur ces tests, en conformité avec la réglementation du pays destinataire. Elle permet de démontrer l’activité du vaccin ou de la formulation vaccinale. A ce jour, ces tests in vivo ne sont pas remplaçables par un modèle in vitro. La Pharmacopée Européenne et les réglementations des pays destinataires du produit demandent des tests sur animaux pour la mise sur le marché de lot commercial. Il n’est actuellement pas possible de les remplacer sans un changement de la réglementation de tous les pays.

Réduction

Le nombre, le statut et le sexe des animaux utilisés est décrit dans les réglementations des pays ou par la Pharmacopée. Le nombre d’animaux utilisés par lot est faible (compris entre 5 et 20 animaux maximum par lot). Les souris, cobayes et les lapins sont des espèces alternatives pour réduire le nombre de tests faits sur les animaux de l'espèce cible (animaux de rente).

Raffinement

Les animaux sont hébergés en groupe et soignés quotidiennement dans des conditions conformes à la réglementation et dans une ambiance propice au bien-être des animaux. Tous les animaux passent par une phase d’acclimatation à leur nouvel environnement d’au moins 3 jours pour les souris, d’au moins 14 jours pour les cobayes et d’au moins 21 jours pour les lapins avant le début du test. Les animaux ont accès à la nourriture et à l’eau à volonté et sont hébergés dans une ambiance musicale. Des enrichissements sont installés dans les hébergements (alimentaire et/ou objets de type huttes, tunnels, balles, hochets, plateforme de repos, repose pattes, palets de foin de Crau et lanières de nidification selon les espèces). Par ailleurs, ces procédures sont mises en œuvre depuis 2005 conformément à la version APAFIS précédente.

Choix des espèces

Les souris, les cobayes et les lapins sont des espèces alternatives pour réduire le nombre de tests faits sur les animaux de l'espèce cible (animaux de rente) En fonction des techniques utilisées, les lapins ont entre 3 et 6 mois d'âge, les cobayes pèsent entre 250g et 350g ou entre 350g et 450g et les souris entre 17 et 21 g ou âgées de 8 semaines le jour de l'injection (J0). Ce stade de développement correspond à celui requis pour répondre à la Pharmacopée Européenne et au dossier déposé aux autorités.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Poissons zèbres : 2000
Souffrances
▲ -
▲ 2000
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 2000
 -

2000 poissons zèbres vont être utilisés, gardés vivants pour produire des lots expérimentaux, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Aucune intervention n'est pratiquée sur eux, l'évaluation reposant sur l'observation de l'aspect et du comportement d'animaux génétiquement modifiés pouvant développer des malformations cardiaques ou perdre leur capacité de régénération. Le projet crée et surveille ces lignées pour identifier des gènes du développement et de la régénération du cœur, en vue d'applications chez les mammifères. Le porteur affirme que l'évaluation du caractère dommageable d'un phénotype génétiquement modifié ne peut se faire par une méthode alternative.

Objectifs

Les affections cardiaques sont devenues l’une des causes les plus fréquentes de décès et d’invalidité, si ce n’est la cause première comme l’indiquent de nombreux pays européens. Parmi ces affections, les malformations cardiaques congénitales représentent une des causes majeures de morbidité infantile. Cependant, peu de facteurs génétiques responsables de ces malformations ont été identifiés à ce jour. Le développement cardiaque du poisson-zèbre étant rapide et très proche de celui observé chez l'homme, cet animal se présente comme un modèle de choix pour identifier les gènes potentiellement responsables de malformations cardiaques congénitales. De plus, alors que les mammifères adultes sont incapables de régénérer leur cœur après une lésion, le poisson zèbre est capable, suite à une amputation d’un maximum de 30% du ventricule, de totalement régénérer son cœur. Notre principal objectif est d’identifier les facteurs génétiques qui régulent le développement et la régénération du cœur chez le poisson zèbre pour ensuite les tester chez les mammifères. Pour déterminer les cibles appropriées, nous allons créer et/ou analyser des animaux génétiquement modifiés nous permettant d'étudier la fonction de ces facteurs au cours du développement et de la régénération. L'objectif de ce projet consiste à évaluer les conséquences de ces modifications génétiques sur la santé et le bien-être des poissons afin de gérer au mieux de l'élevage de ces animaux.

Bénéfices attendus

A court terme, l’évaluation et la prise en charge d’un phénotype dommageable permet de mieux comprendre la lignée transgénique étudiée. A long terme, la création et/ou l'étude de lignées génétiquement modifiées nous permettra de caractériser des gènes impliqués dans le développement, les pathologies et la régénération cardiaques et par conséquent de mieux appréhender les pathologies cardiaques chez l'homme.

Procédures

Aucune intervention ne sera effectuée sur les animaux. L'évaluation du phénotype se fait par observation de l'aspect et du comportement des animaux.

Impact sur les animaux

Nos études sont focalisées sur des gènes impliqués dans le développement et la régénération du cœur, les effets indésirables potentiellement attendus se traduiraient par différentes atteintes cardiaques : malformations, perte de la capacité de régénération.

Devenir

La procédure décrite dans ce projet consiste à évaluer les conséquences de modifications génétiques sur la santé et le bien-être des poissons afin de gérer au mieux de l'élevage de ces animaux. Ces derniers pourront être utilisés pour la production de lots expérimentaux.

Remplacement

Le projet répond aux exigences réglementaires de la directive 2013-118 : Art. R. 214-89.−Au sens de la présente section et des textes pris pour son application, on entend par « Procédure expérimentale » toute intervention destinée ou de nature à aboutir à la naissance ou à l’éclosion d’un animal ou à la création et à la conservation d’une lignée d’animaux génétiquement modifiés L’évaluation du caractère dommageable d’un phénotype d’un animal génétiquement altéré n’est donc pas envisageable par une méthode alternative.

Réduction

Cette procédure d’évaluation du phénotype dommageable se fait sur un nombre restreint d’individu et durant la période d’élevage ce qui permet d’avoir des paramètres zootechniques spécifiques qui aboutissent à une meilleure gestion de la production et donc une réduction au final du nombre d’individu nécessaire pour obtenir les lots expérimentaux.

Raffinement

L'évaluation du phénotype dommageable repose sur une méthode d'observation non invasive qui ne génère aucune douleur et aucun stress à l'animal. De plus, l'identification du phénotype dommageable permettra de définir des points limites suffisamment précoces et prédictifs permettant une prise en charge de la souffrance pour les lignées identifiées, à travers des actions ciblées (enrichissement adaptés, pris en en charge de la douleur, arrêt du maintien de la lignée).

Choix des espèces

Le modèle poisson-zèbre est ici utilisé pour 2 raisons : 1- Le développement cardiaque du poisson- zèbre étant très proche de celui observé chez l'homme, cet animal se présente comme un modèle de choix pour identifier rapidement les gènes potentiellement responsables de malformations cardiaques congénitales. De plus, l'organe cardiaque se développe rapidement chez cette espèce, nous permettant d'effectuer nos analyses sur des spécimens de moins de 96 heures post-fertilisation. 2-Contrairement aux mammifères, le poisson- zèbre est capable de régénérer son tissu cardiaque à l'âge adulte. Les phénotypes seront monitorés aux stades suivants : 1 semaine, 2 semaines, 3 semaines, 4 semaines, 3 mois, et 6 mois post fécondation.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système nerveux
Souris : 2048
Souffrances
▲ -
▲ 432
▲ 1378
▲ 238
Devenir
 -
 -
 -
 2048

2048 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à sévère, dont 238 en gravité sévère. Elles subissent des prélèvements sanguins répétés au bout de la queue, un régime gras, une privation de nourriture pouvant faire perdre 10 % de leur poids, des injections intrapéritonéales et intracrâniennes après implantation d'une canule dans le cerveau. Le projet utilise des souris "humanisées" exprimant un récepteur humain pour étudier son rôle dans l'obésité, avec des applications thérapeutiques formulées au conditionnel. Le porteur affirme que l'étude du comportement alimentaire nécessite un système intégré impossible à modéliser in vitro.

Objectifs

La prévalence de l'obésité s'accroit de façon alarmante en France et dans le monde, provoquant de nombreuses maladies (diabètes, maladies cardiovasculaires, cancers) et augmentant le risque de complications lors d'infections. Chez l'humain l'obésité résulte d'un dérèglement du contrôle de l'appétit au niveau du système nerveux central. En prenant comme modèle expérimental la souris et le rat, il a été démontré qu’une molécule de signalisation inter-cellulaire, le MCH (hormone de concentration de la mélanine) est un régulateur essentiel du comportement alimentaire et de l'équilibre énergétique. Chez les rongeurs, son action est médiée par un seul récepteur appelé MCHR1 alors que chez l'homme il existe un deuxième récepteur, le MCHR2. Ce second récepteur n'étant pas exprimé chez les rongeurs, nous ne pouvons pas établir facilement son rôle dans la régulation du comportement alimentaire. Nous avons donc développé au laboratoire un modèle de souris "humanisée" qui exprime le second récepteur. Possédant également une lignée de souris transgénique n'exprimant plus le récepteur 1, nous avons également généré par croisement des souris nous permettant d'explorer le rôle du second récepteur en absence du premier. Une première caractérisation de la lignée exprimant le récepteur 2 a été initiée précedemment. L’objectif primordial de ce projet est d'identifier, chez l'humain, la contribution du réseau MCH dans le comportement alimentaire et les maladies métaboliques dues à l'obésité, en utilisant différentes approches (études métaboliques après différents régimes, colocalisation des récepteurs à MCH et de certains neuropeptides dans le cerveau, étude du transcriptome sur cellules uniques de différentes régions cérébrales avant et après régime obésogène, utilisation d’outils pharmacologiques).

Bénéfices attendus

Notre projet devrait permettre de mieux comprendre l'implication du récepteur à la MCH de type 2 dans la régulation de la prise alimentaire et dans la survenue de l'obésité chez l'homme. Cette meilleure compréhension pourrait contribuer à l'identification de nouvelles stratégies thérapeutiques dans la lutte contre l'obésité et contre les maladies

Procédures

432 souris seront nourries pendant 12 semaines par un régime standard ou un régime riche en lipides.- 720 souris subiront des prélèvements sanguins répétés (7 prélèvements au bout de la queue par session, 4 sessions). Ces 720 animaux suivront un régime standard ou riche en lipides, pendant 12 semaines. Ils seront placés dans des cages individuelles pendant 5 jours afin de subir des analyses du métabolisme. 12 semaines plus tard, ils seront à nouveau soumis à ce protocole d’analyse métabolique - 360 souris seront soumises pendant 4 semaines à une légère privation de nourriture (pouvant provoquer une perte de 10% de leur poids) - 60 animaux subiront des injections intrapéritonéales (quelques secondes d'injection) puis un prélèvement sanguin de 100µl sera effectué à 15 minutes, 30 minutes, 1h, 2h , 4h et 6h après l'injection; les animaux seront laissés au repos dans leur cage pendant une semaine avant qu'une nouvelle injection soit effectuée juste avant la mise à mort. -78 animaux seront mis à jeun pendant 5h avant d'être injectés en intrapéritonéale. La même expérience sera réalisée sur 78 animaux ayant subi une implantation de canule intra crânienne: après une semaine de récupération post opératoire, l'injection sera réalisée via la canule . De la même manière 320 animaux dont la moitié aura suivi pendant 12 semaines un régime gras recevront une injection, pour moitié par voie intrapéritonéale, pour moitié par voie intracrânienne. 3 jours avant les injections, les animaux seront isolés dans des cages individuelles permettant une analyse métabolique, mis à jeun pendant 5 heures avant l'injection puis leur métabolisme analysé pendant 24 heures.

Impact sur les animaux

Notre projet comprend 1 procédure légère, 2 procédures modérées et 2 modérées ou sévères. Les nuisances attendues sur les animaux sont de deux ordres: - 1/ nuisance psychologique / stress : l'analyse de l'activité métabolique de nos souris nécessite que nous les isolions très transitoirement (120h) dans des cages spécifiques - 2/ douleur: elle pourra résulter des gestes chirurgicaux et des techniques de prélèvements sanguins que nous avons prévus. Néanmoins toutes les dispositions obéissant aux bonnes pratiques dans ces champs expérimentaux seront prises: anesthésie, administration d'antalgiques, prélèvement terminal sur animal anesthésié immédiatemen suivi de la mise à mort.

Devenir

Tous les animaux participant à ce projet seront mis à mort à la fin des procédures. Cela est nécessaire pour 2 raisons. Soit des tissus seront récupérés post-mortem à des fins d'analyse cellulaire et moléculaire. Soit la mise à mort est nécessaire car ils auront exécuté une tâche comportementale et ne seront plus utilisables dans d'autres projets (les animaux doivent être naïfs pour la très grande majorité des études réalisées, de plus le génotype particulier de cetaines de nos souris les rendent inutilisables dans d' autres projets que les nôtres) ou en tant que reproducteurs (l'animalerie où l'élevage est fait dans notre institut à un statut sanitaire plus élevé que celui de l'animalerie où sont réalisées les analyses comportementales, un retour des animaux de la seconde vers la première est donc impossible).

Remplacement

Remplacement : L’étude du comportement alimentaire et de la mise en place de l'obésité nécessite un système intégré affectant simultanément plusieurs tissus (foie, tissus adipeux, pancréas, muscles et cerveau). Notre étude doit donc nécessairement se faire sur l’animal entier et n’est donc pas pour l'instant modélisable in vitro ou sur des cellules en culture

Réduction

Le nombre d’animaux utilisé dans chaque procédure est calculé par analyse prédictive afin d’utiliser uniquement le nombre nécessaire. Dans certaines procédures, nous n’utiliserons que les mâles, afin de réduire le nombre de souris utilisées. En revanche, chez certaines de nos lignées de souris génétiquement modifiées, les femelles sont plus stressées que les mâles. Le stress jouant un rôle très important dans la prise alimentaire, nous réaliserons certaines de nos expériences sur des mâles et des femelles afin d'étudier les différences en fonction du sexe.

Raffinement

L'impact de l' isolement des souris en cages métaboliques est atténué par le fait que les souris seront proches les unes des autres (contact visuel, olfactif et sonore), que leur cages expérimentales seront de grandes dimensions et que ces cages présenteront un bon niveau d'enrichissement (litière au fond de la cage, mangeoire, biberon et maisonnette suspendus qui offrent des occasions accrues d'interaction avec l'environnement). Les souris hébergées en cage individuelle en cycle inversé auront à disposition une plus grande quantité de ouate afin de minimiser le phénomène d’hypothermie. L'état des souris est suivi quotidiennement grâce à la mise en place d'une grille de score, l'utilisation de points limites adaptés, d’un arbre décisionnel et de critères d’arrêt de souffrance (utilisation d’analgésique, mise à mort) . Toutes les souris utilisées pour les expériences de comportement alimentaire seront mises à mort en fin de procédure afin que des prélèvements de différentes aires cérébrales et tissus périphériques (tissus adipeux, foie, pancréas) soient réalisés.

Choix des espèces

Pour déterminer le rôle du MCHR2 et élucider son mode d’action, l’utilisation du modèle primate est très compliquée tant d’un point de vue éthique que financier et pratique. Le modèle murin est donc apparu comme le modèle adéquat tant pour sa facilité d'utilisation (natalité importante, faible coût d'élevage), que la similitude de son patrimoine génétique avec celui de l'homme qui nous permettra de tirer des conclusions extrapolables à l'homme. Notre animalerie agrée nous permet d'avoir des locaux d'hébergement et des conditions d'expérimentation appropriés à ce modèle et nous disposons des lignées de souris transgéniques nécessaires à l'aboutissement de ce projet. De plus, tous les tests sur le comportement alimentaire et les tests métaboliques associés utilisés dans ce projet, sont des tests reconnus et bien caractérisés dans la littérature pour le modèle murin. Pour cette étude nous avons choisi d’utiliser des souris jeunes adultes soit à partir de 12 semaines. L’utilisation de souris trop jeunes (40 semaines) aboutiraient à des résultats peu exploitables au vue des changements métaboliques et comportementaux en fonction de l’âge de la souris.

  • Conservation des espèces
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Autres mammifères : 4
Souffrances
▲ -
▲ 4
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 4

4 phoques crabiers vont être utilisés, relâchés dans leur habitat à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils sont sédatés à distance puis anesthésiés pour la pose d'appareils de bio-télémétrie collés sur la fourrure, avec une prise de sang et le prélèvement d'une vibrisse, le matériel étant ensuite largué à distance sans recapture. L'étude pilote cherche à documenter la distribution du krill sous la banquise à travers ce prédateur, dans un objectif de gestion de la pêche. Le porteur affirme que le phoque crabier ne peut être remplacé par une autre espèce ni étudié en captivité.

Objectifs

Les zones englacées sont particulièrement sensibles au réchauffement global, et il est nécessaire de déterminer comment les prédateurs de la banquise utilisent leur environnement physique et biologique pour comprendre et prédire leur réponse au changement climatique dans les différentes régions antarctiques. Ces prédateurs consomment de grandes quantités de ressources marines, parmi lesquelles le krill (Euphausia superba) occupe une place prépondérante. Cette espèce — dépendante de la banquise pour son développement larvaire — assure ainsi une large part du transfert du plancton (vivant sous la banquise) vers les poissons, oiseaux et mammifères marins. Les futurs changements de l’étendue de la banquise antarctique dans un climat plus chaud pourraient affecter de manière négative les populations de krill, et donc celles de leurs prédateurs comme les phoques crabiers par exemple. Toutefois, l’évolution future de l’ensemble de la chaine alimentaire reste difficile à prévoir tant la compréhension des différentes composantes de l’écosystème antarctique et leurs interactions est incomplète, voire approximative. Pour cause, la connaissance de la distribution et l’abondance du krill en hiver est à ce jour très limitée, notamment dans les régions encore peu touchées par les variations de la banquise — telles que l’Antarctique de l’Est — car les études dans ces zones englacées peu accessibles sont difficiles. Nous souhaitons combler ce déficit de connaissances, en étudiant le krill via les relations fonctionnelles qu’il partage avec ses prédateurs, le phoque crabier, grâce à des techniques de bio-télémétrie.

Bénéfices attendus

Ces résultats auront des implications directes et cruciales concernant notre capacité à faire face aux crises du climat et de la biodiversité. Ils appuieront la consolidation de la base scientifique d'une gestion écosystémique de la pêche au krill par la Commission pour la conservation de la faune et la flore marines de l'Antarctique. En effet, il n'y a pour le moment pas de pêche significative de krill dans l'Antarctique de l’Est, mais des notifications récentes de navires norvégiens et chinois suggèrent un intérêt croissant de l'industrie pour cette région et pour cette ressource. La mise en place d'une surveillance et d’études sur la distribution et la densité du krill dans cette zone permettra donc de mieux comprendre l’influence de la banquise et de son rôle dans l’écosystème en l'absence de pression de pêche. Ce projet remplira de fait 1) un des objectifs du programme de contrôle de l'écosystème de la Commission, c'est-à-dire distinguer les changements dus à l'exploitation des ressources marines des changements dus à la variabilité environnementale. Ce projet contribuera également à 2) "l'évaluation des risques" lancée par les membres de la Commission pour la conservation de la faune et la flore marines de l'Antarctique dans la zone afin d'essayer de comprendre l'impact possible de la pêche sur l'écosystème. Enfin les modèles d'habitat du krill utilisés pour élaborer les projections des populations de krill et les stocks comportent des limitations spatiales et temporelles importantes et connues en raison du manque de données disponibles, en particulier pendant la saison hivernale. Cette recherche fournira 3) des informations sur la distribution et l'abondance de cette espèce sous la glace de mer et pendant l'hiver, mais aussi sur son importance cruciale pour ses prédateurs et les relations fonctionnelles qu'ils entretiennent, en surveillant les changements dans les interactions trophiques.

Procédures

Nous allons réaliser une première étude pilote développant des technologies nouvelles sur le phoque crabier, les plus grands consommateurs de krill (60 à 70 millions de tonnes de krill par an) et les plus abondants au monde (10 à 15 millions), afin d'étudier la distribution du krill, espèce clé pour les écosystèmes polaires et pour son rôle sur le climat. Pour cela, nous souhaitons déployer 1) une balise microsonar qui enregistrera l’accélération de l’animal, la magnétométrie (étude du champ magnétique) à très haute-résolution ainsi que la distribution du krill par acoustique active ; 2) une caméra qui permettra l’identification des proies capturées, en l’occurrence le krill ; et 3) une balise GPS qui permettra de transmettre une position GPS via le système Argos, indispensable pour la récupération du matériel et le suivi de leur comportement en mer. On procèdera à une sédation sans contention (jabstick ; 10 à 20 min), une anesthésie gazeuse (20 à 45 min) durant laquelle aura lieu l’équipement d'appareils (microsonar, caméra et GPS) par collage sur la fourrure, ainsi qu’une prises de sang (18 ml une fois) et le prélèvement d'une vibrisse pour étudier le régime alimentaire des phoques crabiers (utilisation des isotopes stables du carbone et de l'azote). Le matériel sera relargué à distance par radio-commande sans recapture de l’animal.

Impact sur les animaux

La prise de sang et le prélèvement de vibrisse auront lieu durant l'anesthésie de l'animal et n'auront aucun effet sur l'animal (prélèvement de 0,036% du volume sanguin d’un individu de 300 kg et repousse de la vibrisse prélevée). Les instruments sont collés sur la tête ou sur le dos à l’aide de colle epoxy bi-composants selon un protocole éprouvé. Nous nous attendons à ne pas observer d’effet mesurable des instruments sur le comportement alimentaire des phoques car il a été montré qu’une caméra de section deux fois plus grande que celle utilisée ici n’avait pas d’impact significatif sur la durée moyenne des plongée, la dépense énergétique, et la fréquence des mouvements de nage des phoques de Weddell (i.e. une espèce proche de celle étudiée). De plus, lors d’une autre étude qui a comparé le gain de masse et le taux de survie d’éléphants de mer équipés et non équipés, aucun effet de la pose, même répétée, d’équipement n’a été détecté. Enfin une étude récente de l’effet de la pose d’instruments sur des phoques de Weddell et des éléphants de mer par la méthode de la colle epoxy a montré que cette dernière n’avait pas d’impact biologique détectable sur les animaux.

Devenir

Les individus étudiés seront libérés dans leur habitat naturel une fois équipés, le matériel sera récupéré à distance sans recapture. Application de la règle des «trois R».

Remplacement

L’objectif étant d’étudier la distribution du krill (via ses plus importants prédateurs, les phoques crabiers) et les relations krill-phoque crabier, le modèle d'étude ne peut pas être remplacé par une autre espèce, par des animaux d’élevage, ou encore par des expérimentations en captivité. Le phoque crabier n'a encore jamais été étudié dans cette zone de l'Antarctique.

Réduction

La réduction est appliquée, puisque le nombre d’animaux capturés est limité à un unique individu la premiere année et maximum 3 l'année suivante. Ici nous réalisons une expérience pilote sur un d'individu afin de s’assurer de la faisabilité de la procédure avant de l'appliquer sur un échantillon plus grand.

Raffinement

Les points limites de la procédure et leur raffinement sont les suivant: 1) L’état général de l’animal est évalué avant sa capture (embonpoint, absence de malformation et de plaie) 2) Stress lié à la capture : l'animal est sédaté à distance par sarbacane pour minimiser le stress de contention et le risque pour l'équipe de terrain. 3) Surveillance de l'anesthésie: les paramètres cardiaques et respiratoires de l’individu sont surveillés ainsi que le degré d’anesthésie: protocole de gestion de complications éventuelles lors de l’anesthésie joint à cette demande. 5) Récupération du matériel : Récupération du microsonar et de la caméra associée par relargage radiocommandé après s’être approché du phoque repéré grâce aux positions GPS envoyées par le système Argos sans recapture prévue de l’individu. Le GPS resterait alors sur l’animal jusqu’à la mue qui aura lieu au plus tard ~30/40 j après. 6) Taille des appareils : Nous nous attendons à ne pas observer d’effet mesurable des instruments sur le comportement alimentaire des phoques car il a été montré qu’une caméra de section deux fois plus grande que celle utilisée ici n’avait pas d’impact significatif sur la durée moyenne des plongée, la dépense énergétique, et la fréquence des mouvements de nage des phoques de Weddell. De plus, lors d’une autre étude qui a comparé le gain de masse et le taux de survie d’éléphants de mer équipés et non équipés, aucun effet de la pose, même répétée, d’équipement n’a été détecté. Enfin une étude récente de l’effet de la pose d’instruments sur des phoques de Weddell et des éléphants de mer par la méthode de la colle epoxy a montré que cette dernière n’avait pas d’impact biologique détectable sur les animaux.

Choix des espèces

Ce projet vise à améliorer notre compréhension de la distribution du krill sous la banquise (via ses prédateurs principaux, les phoques crabiers) et de comprendre les liens d’écologie fonctionnelle entre le krill et les phoques crabier. Il s’agit d’une étude pilote sur l’écosystème centré sur le krill. Cette étude permettra de documenter l’évolution au cours du temps de ces systèmes et prédire le devenir des populations de phoque crabier. Les phoques crabiers sont les plus grands consommateurs de krill (60 à 70 millions de tonnes de krill par an) et les plus abondants au monde (10 à 15 millions), ainsi les changements dans son écologie, sa distribution et son comportement reflètent les changements dans la population de krill de l’Antarctique. Ils sont ainsi un modèle animal pertinent pour étudier les adaptations et l’environnement des animaux marins. Cette procédure concerne des animaux adultes.

  • Formation professionnelle
Moutons : 18
Bovins : 45
Souffrances
▲ -
▲ 63
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 63
 -

18 moutons et 45 bovins vont être utilisés, gardés vivants, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils subissent des prises de sang, des prélèvements de jus de rumen par sonde œsophagienne et des prélèvements de fèces, répartis sur des journées espacées d'au moins un mois, avant de réintégrer le troupeau. Ces séances ne servent pas à produire des connaissances mais à entraîner les personnels de l'établissement aux techniques de prélèvement. Le porteur affirme que le remplacement est impossible puisque l'objet même du projet est de former du personnel sur des animaux.

Objectifs

L'objectif est de former les concepteurs et applicateurs de procédures expérimentales ainsi que les soigneurs de l'EU aux techniques de prélèvements spécifiques utilisées régulièrement dans les projets de recherche qui sont mis en oeuvre sur l'EU. Ces techniques sont: les prises de sang, les prélèvements du jus de rumen par sonde oesophagienne, les prélèvement de fèces sur ovins, bovins allaitants et bovins laitiers. Chaque technique fera l'objet d'une formation d'une journée pour chacune des 3 catégories d'animaux. Ces formations entreront dans le cadre de la formation continue des personnels et seront inscrites dans leur livret de compétences.

Bénéfices attendus

Les attendus pour les stagiaires sont: comprendre les attentes d'un prélèvement et les conditions de réussite, maitriser les techniques de prélèvement pour répondre au enjeux scientifiques, augmenter les taux de réussite des prélèvements (et donc réduire le nombre de prélèvements), faciliter le dialogue entre concepteurs, applicateurs et soigneurs. Le projet contribue à l'amélioration du bien être des animaux, au raffinement des techniques de prélevement et à réduire la douleur lors des prélèvement.

Procédures

Les animaux seront soumis à des prélèvements de sang (3 prélèvements sur une journée), de contenu ruminal (2 prélèvements sur une journée) et de fèces (2 prélèvements sur une journée). Les journées de prélèvement sont espacées d'au moins 1 mois afin d'assurer une période récupération suffisante des animaux.

Impact sur les animaux

Les 3 techniques de prélèvement faisant l'objet du projet correspondent à des procédures légères. Les nuisances pour les animaux peuvent être une douleur légère et temporaire liée aux prélèvements et du stress du fait de leur manipulation et de la séparation des animaux concernés du reste du troupeau lors de la journée de formation.

Devenir

Tous les animaux utilisés pour la formation seront gardés en vie et réintègreront le troupeau à l'issue de la journée de formation.

Remplacement

Il n'est pas possible de remplacer les animaux du fait même de l'objet du projet qui est de former des personnels aux techniques de prélèvement.

Réduction

Le nombre d'animaux utilisé est réduit au nombre de stagiaires de chaque groupe pour que chaque stagiaire puisse pratiquer en autonomie. Cela permet de réduire le nombre de prélèvements sur chaque animal qui serait un facteur agravant de son stress et de sa douleur.

Raffinement

Chaque jour de formation comprendra 1 partie d'apports de connaissances sur le BEA, la règle des 3R, les points limites, les indicateurs de suivi des animaux, les modes de raffinement appropriés aux techniques de prélèvements (par exemple : préparation des animaux, leur habituation, choix du matériel ou de la méthode de prélèvement adaptés selon les attendus scientifiques du prélèvement). En ce sens, la formation contribuera à la pratique de méthodes raffinées de prélèvements dans les projets de recherche conduits dans notre EU.

Choix des espèces

Le projet utilise des ovins et des bovins car ce sont les espèces sur lesquelles sont conduites les recherches dans notre EU. Dans le cadre de notre projet, le stade physiologique n'a pas d'importance majeure.

AdipoMetab

(NTS-FR-888882v1 – 26/10/2022)
  • Recherche fondamentale
    • Multisystémique
    • Oncologie
    • Système endocrinien
Souris : 5848
Souffrances
▲ 1200
▲ 3616
▲ 1032
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 5848

5848 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sans réveil à modéré. Elles reçoivent surtout des injections intrapéritonéales et des prélèvements sanguins répétés, certaines lignées génétiquement modifiées développant une insuffisance cardiaque précoce qui réduit leur espérance de vie à quatre mois, ou une obésité avec troubles de la fertilité. Le projet, résumé sous le seul titre "AdipoMetab", étudie la gouttelette lipidique de l'adipocyte, avec des applications thérapeutiques annoncées à plus ou moins long terme. Le porteur affirme que l'impact sur l'"organisme entier" ne peut être modélisé par les cultures d'adipocytes humains.

Objectifs

Le thème central est l’étude de la composition et des voies métaboliques associées à la gouttelette lipidique. Les modifications de ces paramètres seront induites par des changements environnementaux (régimes alimentaires, température d’hébergement) et génétiques (invalidation de gènes, modifications de séquences, transgenèse additive) chez des souris provenant de différents fonds génétiques. Les mesures seront faites chez les souris mâles et femelles à différents âges. Elles porteront sur 1. l’adipocyte, cellule cible des manipulations, 2. le tissu adipeux composés d’adipocytes et d’autres types cellulaires et 3. les organes métaboliques cibles, en particulier le foie et le pancréas en considérant l’impact des molécules produites par le tissu adipeux.

Bénéfices attendus

Selon que nos modèles soient d’ores et déjà disponibles ou en cours de création, nous pourrons évaluer in vivo l’implication de protéines sur la morphologie et la fonction de la gouttelette lipidique et les conséquences métaboliques à l’échelle du corps entier. Ceci nous permettra d’affiner et d’apporter du rationnel scientifique et mécanistique aux données cliniques publiées chez l’Homme, basées sur des données d’association et de corrélation. En combinant une variété de techniques de pointe in vitro (non détaillées ici) et in vivo, le projet AdipoMetab a pour ambition de réaliser des avancées majeures dans la compréhension des mécanismes qui sous-tendent la physiologie de la gouttelette lipidique de l’adipocyte et les désordres physiopathologiques à l’origine de troubles cardiométaboliques. Le projet s’appuie sur des collaborations avec des laboratoires français et étrangers de renom. A plus ou moins long terme, nous attendons donc des résultats scientifiques innovants et prometteurs ayant une relevance clinique. De nouvelles approches, pharmacologiques et nutritionnelles pourront être envisagées afin de normaliser les dysfonctions de la gouttelette lipidique observées dans différentes pathologies cardiométaboliques.

Procédures

Il s'agit d'un projet couvrant des financements obtenus sur 5 ans reposant sur des modèles animaux disponibles ou en cours de création. La très grande majorité de nos lots expérimentaux et de nos procédures consistera à réaliser un phénotypage métabolique in vivo classique dans notre domaine d'expertise, le plus souvent reposant sur des injections intrapéritonéales. Nos procédures sont classées légères, modérées ou sans réveil en terme de sévérité. Légères quand aucune anesthésie ne sera nécessaire. Dans la majorité de nos lots de souris, seront dosés par méthodes des métabolites ou protéines sanguins produits par nos organes d'intérêt. Le sang sera prélevé de façon régulière, mais dans la très grande majorité des cas sur des petits volumes (veine caudale). Au sacrifice, nous prélèverons une plus grande quantité de sang pour un panel de dosages plus large. Les interventions chirurgicales du projet seront réduites à un nombre limité de cohortes, dans un but physiopathologique ou thérapeutique bien défini. Certains lots de souris seront placés sous régime gras pour induire une obésité et les désordres métaboliques associés. D’autres seront traités via injection de vecteur AAV pour exprimer une protéine d’intérêt ou via diffusion chronique d'une molécule avec un système de mini-pompe. L’implantation sous-cutanée de cellules dans les souris immunodéficientes est une procédure largement utilisée en cancérologie. En résumé pour chaque souris sur 8 à 16 semaines (en détail dans les procédures expérimentales), les interventions ne nécessitant au maximum que de petits prélèvements sanguins sur animaux vigiles (veine caudale) après injection intrapéritonéale d’un composé sain : - Procédure 1 (lot 3) : 4 interventions x 2 minutes. - Procédures 2 et 4 : 9 interventions (3x2min, 2h, 2h, 2h, 2,5min, 20min et 6h), soit 12h28 + 1 intervention de 72h (lots 1 et 2) ou 15min (lot 3 (15min). - Procédure 3 : 6 interventions (3x2min, 2h, 2h, 20min), soit 4h26 + 1 intervention de 72h (lots 1 et 2) ou 2x4h (lot 4 ou 5). - Animaux des procédures 5 et 8 : 6 interventions (3x2min, 2h, 2h, 6h), soit 10h26 + 1 intervention de 72h + 1 acte chirurgical de 15min (procédure 5). - Animaux de la procédure 6 : 5 interventions (3x2min, 2h, 2h), soit 4h06 + 1 intervention de 72h + 1 acte chirurgical de 15min (procédure 6). - Animaux de la procédure 7 : 7 interventions (3x2min, 2h, 2h, 2h, 20min), soit 6h26.

Impact sur les animaux

Nous n’attendons pas d’effets indésirables majeurs sur nos modèles murins génétiquement modifiés, notamment du fait des cibles étudiées qui sont majoritairement exprimées dans la gouttelette lipidique de l’adipocyte. Les lignées seront toutes viables et ne présenteront aucun phénotype dommageable. Nous pouvons cependant noter 2 exceptions, mais qui ne concerneront qu’un nombre très restreint de lots expérimentaux : - les souris avec une invalidation totale du gène Pnpla2 codant l’ATGL (adipose triglyceride lipase) présentent une insuffisance cardiaque précoce et de ce fait ont une espérance de vie limitée à 4 mois. - les souris db/db sont un modèle connu d’obésité et de diabète due à une déficience du récepteur de la leptine. L’hyperphagie des animaux entraine une prise de poids très importante. L’absence d’action de la leptine conduit à des troubles de fertilité chez les femelles. Il conviendra de ne pas les manipuler au-delà de 9 mois d’âge. Les procédures employées dans ce projet pourront néanmoins engendrer quelques nuisances, cependant légères ou modérées pour chacune d’entre elles, comme explicité dans la partie adéquate.

Devenir

Ceci est indiqué pour chaque procédure expérimentale. Les animaux subiront plusieurs procédures expérimentales légères au cours de leur période d’étude. Concernant les cultures primaires, les animaux sont mis à mort pour récolter les tissus inhérents aux cultures à réaliser. Enfin pour toutes les cohortes de ce projet, les animaux ne seront pas ré-utilisés. Ils seront mis à mort à l'issue de leur période d'analyse, la plupart du temps entre 2 et 6 mois d'âge (sauf pour les cohortes en vieillissement), ceci dans le but de prélever tous les tissus d'intérêt à ce projet, notamment les différents dépôts adipeux de l'organisme, mais aussi le foie, les muscles et le pancréas.

Remplacement

Une partie importante du projet AdipoMetab réside dans l’étude approfondie des mécanismes permettant à certaines protéines et lipides de réguler la taille de la gouttelette lipidique de l’adipocyte. Les études de biochimie et de biologie cellulaire peuvent être réalisées sur des modèles adipocytaires humains disponibles au laboratoire. Certaines lignées adipocytaires humaines peuvent subir des modifications du génome. Pour une partie des questions portant sur les conséquences de modifications du niveau d’expression ou de la séquence (mutants) de protéines, ces lignées adipocytaires humaines permettront de remplacer les modèles de souris. Par ailleurs, la culture bi- ou tridimensionnelle des adipocytes humains permettra de remplacer l’utilisation de modèles animaux. Cependant, l’impact sur le tissu adipeux, composé de nombreux autres types cellulaires que l’adipocyte, ainsi que sur les autres organes et l’homéostasie métabolique requiert l’utilisation de procédures expérimentales à réaliser sur animaux vivants. Aucun autre modèle n’est susceptible d’apporter les réponses aux questions posées. Les modèles murins décrits dans ce projet s’inscrivent dans un niveau préclinique préalable à un éventuel transfert à visée thérapeutique chez l’Homme. Nous utiliserons enfin dans toute la mesure du possible les banques de données accessibles en ligne. Celles-ci permettront d’acquérir des informations sur la régulation de nos protéines d’intérêt sans avoir à reproduire chez la souris certaines données déjà accessibles. Ces analyses bioinformatiques permettront donc de remplacer certaines procédures expérimentales à effectuer sur nos modèles de souris.

Réduction

Les différentes procédures de phénotypage métabolique nécessiteront d’utiliser, sur la base de données publiées concernant la forte hétérogénéité métabolique inter-individuelle, et sur la base de notre expérience, 8 animaux « contrôles » et 8 animaux génétiquement modifiés par lot en moyenne. Ce nombre est le nombre minimal permettant d’obtenir des résultats robustes basés sur une puissance statistique suffisante, et ce en tenant compte de potentiels animaux non répondeurs ou « outliers ». Pour cela des analyses de variance à 2 facteurs , ainsi que des tests paramétriques de Student (après contrôle de la normalité des données) ou non paramétriques de Mann et Whitney seront utilisés. Pour les expériences ne nécessitant pas d’analyses phénotypiques in vivo, 4 animaux par groupe expérimental seront suffisants. Il est à noter enfin que certains modèles murins seront étudiés sous plusieurs fonds génétiques. En effet, la diversité des traits métaboliques trouvés chez l'Homme peut être obtenue grâce à des études parallèles sur plusieurs souches consanguines ou non consanguines. A cette fin, l’emploi classique d’outils moléculaires permettant la recombinaison d'allèles dans les cellules souches embryonnaires demeure dispendieux en temps et en nombre d’animaux par les croisements qu’il engendre. La technique CRISPR-Cas9 permettra de surmonter cette limitation en permettant une génération de lignées transgéniques sur différents fonds génétiques requérant moins d’animaux.

Raffinement

Afin de maintenir le bien-être animal, les souris seront observées quotidiennement par les zootechniciens, ce qui permettra de déceler très rapidement toute souffrance. Un suivi du poids régulier (hebdomadaire à bi-mensuel) viendra compléter ces observations. Les souriceaux mâles seront uniquement regroupés au moment du sevrage. Les souris seront placées, au maximum par 5, dans des cages comprenant des enrichissements. Les animaux ne seront pas isolés, à l’exception de leur utilisation aigue dans certaines procédures de ce projet. Seule la procédure 15 (mesure de la dépense énergétique par calorimétrie indirecte) nécessitera un isolement individuel de maximum 3 jours, justifié pour évaluer le métabolisme individuel de chaque animal dans une cage standard dédiée. La durée de l'isolement est limitée à la période minimale. Les cages seront placées les unes à côté des autres permettant aux animaux d'être en contacts visuels et auditifs. Durant cette expérimentation, un contrôle bi-quotidien des animaux est effectué. A la fin de l'expérience, les animaux seront réintroduits dans leur groupe respectif. Ces éléments ne dérogent pas à l’article R214-95 du code rural et de la pêche maritime. Les classes de gravité des procédures utilisées dans le projet sont légères ou modérées et n’entraînent pas de perte d’animaux. Un moyen de raffinement consiste à procéder dans la mesure du possible selon les procédures employées à des anesthésies par inhalation ou par voie intraveineuse selon ces mêmes procédures et l’interaction possible de ces molécules avec les marqueurs évalués. Une couverture analgésique pré et/ou post-opératoire sera par ailleurs appliquée dans les procédures nécessitant des actes chirurgicaux peu invasifs et courts : procédures 5 (buprénorphine, 0,05-0,1 mg/kg, injection sous cutanée) et 6 (kétoprofène, 2mg/kg, injection sous-cutanée). Enfin, en lien avec les classes de gravité légères à modérées de nos procédures et la surveillance quotidienne des animaux, les points limites seront les suivants : - Aspects généraux : 1-perte de poids (

Choix des espèces

L’espèce Mus musculus (souris), mammifère proche d’Homo-sapiens, est le modèle animal expérimental le plus étudié dans la littérature notamment pour les études physiologiques et métaboliques, ce qui permet de meilleures comparaisons et une certaine pertinence des résultats. Cette pertinence est améliorée par l’humanisation des modèles murins au niveau génétique et environnementale, ce que nous effectuons en utilisant divers régimes alimentaires et/ou différentes températures d’hébergement. Nous étudions l’importance des protéines impliquées dans le maintien de la gouttelette lipidique des adipocytes. A travers l’utilisation du modèle souris, nous pouvons travailler sur des modèles génétiquement modifiés qui présentent une invalidation pour le/les gène(s) d’intérêts ou des modifications génétiques similaires à celles retrouvées chez des patients. Les souris seront étudiées à l’âge adulte (entre 7 et 20 semaines). Des analyses de suivi seront également effectuées sur un groupe d’animaux de nos différentes lignées allant jusqu’à 18 mois, ceci dans le but de déterminer sur le plus long terme les effets sur le développement du tissu adipeux et la physiologie de l’organisme des protéines d’intérêt de la gouttelette lipidique.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
    • Maladies infectieuses
    • Troubles immunitaires
Souris : 3600
Souffrances
▲ -
▲ 1800
▲ 1800
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 3600

3 600 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Souvent humanisées ou immunodéficientes, elles reçoivent des injections répétées et jusqu'à 5 à 10 prélèvements sanguins par semaine, puis un prélèvement terminal d'organes, pour valider des modèles inscrits au catalogue de la société genOway. Le porteur indique que les prélèvements et injections répétés peuvent causer des douleurs et que les études de toxicité peuvent dégrader l'état général des animaux, une crème anesthésiante étant appliquée par endroits. Il affirme qu'aucune alternative non animale n'existe pour la pharmacocinétique et la toxicité, ces mécanismes ne pouvant selon lui être reproduits hors d'un animal.

Objectifs

Des modèles animaux génétiquement modifiés, exprimant des cibles thérapeutiques humaines ou reconstitués avec un système immunitaire humain sont développés pour la réalisation d’études précliniques transposables à l’homme et la sélection de nouveaux composés thérapeutiques innovants pour le cancer, les maladies infectieuses, les maladies inflammatoires. Leur validation avant commercialisation passe par l’évaluation de composés thérapeutiques commercialisé ou en développement pour montrer la pertinence des observations faites, comparé à ce qui est déjà décrit chez l’homme. Des études de preuves de concept sont réalisées dans ces modèles animaux pour démontrer leur pertinence et faire ensuite des criblages à plus large échelle, choisir la dose optimale du composé et/ou son schéma d’administration. Le projet décrit des études de pharmacocinétique évaluant la durée de vie d’un composé thérapeutique et sa vitesse d’élimination entre autres. La durée de vie d’un composé est un paramètre majeur de l’activité d’un nouveau traitement. Ce projet décrit aussi des études préliminaires de toxicité de nouveaux composés thérapeutiques dans des modèles animaux mimant des éventuels effets indésirables chez l’homme. Dans ces études, de nouveaux composés thérapeutiques ou des composés déjà connus seront administrés, des prélèvements de sang à différents temps après l’administration des composés seront réalisés pour mesurer la quantité de composé présente dans le sang ou détecter des facteurs liés à une éventuelle toxicité. Les souris recevront une ou plusieurs injections (maximum 3/semaine), ces dernières durant au maximum 1 minute chacune. Selon la voie d’injection les souris seront anesthésiées avant l’injection. Les prélèvements de sang seront au maximum de 5 à 10/semaine/souris suivis d’1 ou 2 semaines de repos sans prélèvement. Chaque prélèvement dure au maximum 1 minute. En fin d’études, les animaux seront euthanasiés pour analyser certains organes pouvant étudier la toxicité éventuelle du composé testé et sa durée de vie. La règle des 3R sera respectée en limitant au maximum le nombre d’animaux utilisés au strict nécessaire pour assurer les analyses souhaitées et la pertinence des informations scientifiques recherchées. Les procédures envisagées n’entraineront pas de souffrance aigue et longue. En cas de souffrance passagère, des analgésiques/anesthésiants locaux ou oraux seront administrés. L’environnement des animaux sera enrichi.

Bénéfices attendus

Le projet décrit ici vise à permettre la validation de nouveaux modèles animaux expérimentaux, rendus translationnels par l’humanisation de certaines cibles ou du système immunitaire des souris ou de facteurs impliqués dans la pharmacocinétique de composés thérapeutique. La validation de ces modèles permettra de les proposer dans le catalogue de genOway pour qu’ils soient à la disposition des équipes développant de nouveaux composés thérapeutiques. Cela permettra une évaluation translationnelle de leurs innovations thérapeutiques. Ces études d’évaluation de nouveaux composés thérapeutiques pourront aussi être conduites à genOway et sont décrites ici. Ces études permettront de faire avancer la recherche biolmédicale et de sélectionner les meilleurs candidats thérapeutiques pour de futurs développements cliniques.

Procédures

La nature des procédures inclues dans le projet nécessite des prélèvements sanguins multiples. Ces derniers peuvent être source de douleurs de courte durée, surtout s’ils sont répétés sur le même site de prélèvement. Les effets douloureux devraient être limités à quelques minutes ou heures. Un prélèvement sanguin tel que dure au maximum 1 minute. Les voies de prélèvements sanguins pourront être modifiées afin d’éviter une trop grande répétition au même site, tout apparition de dommages sur la peau ou de dommage de la veine, entrainera aussi un changement de site de prélèvements voire de voie. Enfin une crème anesthésiante pourra être appliqué avant les prélèvements pour limiter la douleur occasionnée. Dans certains cas, les administrations de composés pourront aussi être répétées et ces administrations répétées selon la voie choisie et si le site d’administration est conservé peuvent conduire à une souffrance passagère. Les effets douloureux devraient être limités à quelques minutes ou heures. La durée d’une injection n’excède jamais 1 minute. Dans la mesure du possible, le site d’administration sera changé entre 2 administrations et/ou l’application en local d’une crème anesthésiante sera réalisée afin de limiter lasouffrance animale. Dans le cas des études préliminaires de toxicité aigue ou chronique, la toxicité éventuelle des composés testés peut conduire à une dégradation de l’état général de l’animal pouvant se traduire par une modification du comportement, une perte de poids, une baisse ou une hausse de température. En cas de toxicité aigue, ces effets seront de courtes durée (24 à 72h). En cas de toxicité chronique, ces effets peuvent apparaitre plus tardivement et durer plus longtemps. Tous ces paramètres seront suivis quotidiennement pour ce type de procédures et les critères de points limites seront appliqués afin de veiller à ne pas laisser souffrir les animaux. Un analgésique par voie orale pourra être administré en cas de signes cliniques de souffrance avant l’atteinte des points limites.

Impact sur les animaux

La nature des procédures inclues dans le projet nécessite des prélèvements sanguins multiples. Ces derniers peuvent être source de douleurs, surtout s’ils sont répétés sur le même site de prélèvement. Les effets douloureux devraient limités à quelques minutes ou heures. Les voies de prélèvements sanguins pourront être modifiées afin d’éviter une trop grande répétition au même site, tout apparition de dommages sur la peau ou de dommage de la veine, entrainera aussi un changement de site de prélèvement voire de voie. Enfin une crème anesthésiante pourra être appliquée avant les prélèvements pour limiter la douleur occasionnée. Dans certains cas, les administrations de composés pourront aussi être répétées et ces administrations répétées selon la voie choisie et si le site d’administration est conservé peuvent conduire à une souffrance passagère. Les effets douloureux devraient être limités à quelques minutes ou heures. Dans la mesure du possible, le site d’administration sera changé entre 2 administrations et/ou l’application en local d’une crème anesthésiante sera réalisée afin de limiter la souffrance animale. Dans le cas des études préliminaires de toxicité aigue ou chronique, la toxicité éventuelle des composés testés peut conduire à une dégradation de l’état général de l’animal pouvant se traduire par une modification du comportement, une perte de poids, une baisse ou une hausse de température. En cas de toxicité aigue, ces effets seront de courtes durée (24 à 72h). En cas de toxicité chronique, ces effets peuvent apparaitre plus tardivement et durer plus longtemps. Tous ces paramètres seront suivis quotidiennement pour ce type de procédures et les critères de points limites seront appliqués afin de veiller à ne pas laisser souffrir les animaux.

Devenir

Les animaux seront mis à mort en fin de procédure afin de permettre des analyses sur les différents organes et compléter les observations faites sur le sang au cours de la procédure.

Remplacement

Il n’existe pas d’alternative non animales dans ce domaine car les études de pharmacocinétique et de toxicité préliminaire font intervenir des mécanismes physiologiques complexes qui ne peuvent être reproduits en dehors d’un être animal. Ces études doivent être conduites sur des animaux vivants afin de reproduire et prédire ce qu’il pourra se passer dans un être humain à qui sera administré les composés thérapeutiques ultérieurement.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés par lot est calculé pour obtenir des résultats qui soient statistiquement interprétables. Les volumes de prélèvements de sang seront limités pour obtenir la quantité nécessaire mais sans excès de sérum afin de faire les mesures voulues. Cela doit permettre de prélever plusieurs fois le même animal, dans la limite des règles d’éthique et limiter ainsi le nombre d’animaux par étude. Le nombre de souris ne sera augmenté que quand les volumes nécessaires seront trop élevés d’un point de vue éthique pour être fait sur les mêmes animaux tout au long de l’étude. Enfin, dans la mesure du possible, à la place d’animaux non traités qui seraient en plus dans les études, nous réaliserons un prélèvement avant l’administration des composés d’intérêt afin d’avoir un niveau basal des paramètres mesurés et ainsi réduire le nombre d’animaux utilisés. En fin d’étude à la mise à mort des animaux, plusieurs organes pourront être prélevés pour faire diverses explorations et ainsi mutualiser l’utilisation des animaux pour explorer différents questions et paramètres au sein de la même expérience et ainsi limiter le nombre global d’animaux utilisés pour répondre à la question scientifique posée en évitant les répétitions trop nombreuses des expériences.

Raffinement

Dans le cadre des études décrites ici, les animaux seront surveillés quotidiennement. Une crème anesthésiante pourra être appliquée au site d’injection en cas d’injection répétées sans changement de site et dans la mesure du possible, les injections répétées seront faites en changeant régulièrement de site d’injection pour limiter la douleur. Cette même crème pourra être appliquée pour les prélèvements sanguins répétés. Là encore le site de prélèvement voire la voie pourront être modifiés dans la mesure du possible et en cas d’apparition de lésion cutanée et de dommages au niveau de la veine prélevée. En cas de lésion, des soins seront réalisés (désinfectant et cicatrisantcutané) et l’évolution sera surveillée avec application des points limites le cas échéant. Lors des études préliminaires de toxicité, un monitoring clinique régulier et fréquent avec l’établissement d’un score clinique et la mesure fréquente de la température et du poids de l’animal vise à détecter au plus tôt des manifestations cliniques de la toxicité éventuelle des composés testés. L’apparition de ces signes conduira à une surveillance accrue des animaux concernés. En cas de signe de souffrance, un analgésique pourra être administré dans l’eau de boisson. En cas d’atteinte de signes cliniques sévères (point limite) ou de la combinaison de 3 signes cliniques modérés, les animaux concernés seront mis à mort pour limiter leur souffrance.

Choix des espèces

LLe rongeur par sa taille et sa manipulation aisée, est un modèle de choix pour l’humanisation de certaines cibles thérapeutiques, l’humanisation du système immunitaire par reconstitution ou l’humanisation de facteurs intervenant dans la pharmacocinétique et la pharmacodynamique de certains composés thérapeutiques. Aujourd’hui les conditions zootechniques et le niveau d’ingénierie génétique sont tels que la construction à façon de lignées profondément immunodéficientes ou présentant l’humanisation d’une ou plusieurs cibles thérapeutiques est possible. Ces animaux permettent des avancées majeures dans la compréhension des maladies humaines et de sélectionner des thérapies adaptées et performantes.Les souris humanisées pour certaines cibles thérapeutiques ou facteurs seront utilisées dans ces procédures dès l’âge de 6 semaines et jusqu’à un âge d’environ 16 semaines. En effet, il faut que les souris inclues dans ces études soient suffisamment matures notamment d’un point de vue du système immunitaire pour que les résultats observés soient pertinents. Les souris humanisées pour leur système immunitaire seront utilisées à un âge de 16 à 30 semaines, afin que la reconstitution du système immunitaire humain soit établie et stable, ce que nous avons précédemment établi pour la tranche d’âge citée ici. Les souris génétiquement modifiées pour les cibles ou facteurs humains seront utilisées dans ces procédures dès l’âge de 6 semaines et jusqu’à un âge d’environ 16 semaines. En effet, il faut que les souris inclues dans ces études soient suffisamment matures notamment d’un point de vue du système immunitaire pour que les résultats observés soient pertinents. Les souris BRGSF-HIS seront utilisées à un âge de 16 à 30 semaines, afin que la reconstitution du système immunitaire humain soit établie et stable, ce que nous avons précédemment établi pour la tranche d’âge citée ici.