Procédures sans réveil
Optimisation de la prise en charge réanimatoire lors d’une pathologie respiratoire sévère chez l’agneau
- Recherche appliquée
- Diagnostic des maladies
Pour mettre au point une réanimation à cordon ombilical intact et une ventilation par liquide destinées aux nouveau-nés porteurs d'une hernie diaphragmatique, 232 moutons sont utilisés, brebis gestantes et agneaux, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré ou menées sous anesthésie sans réveil. Une malformation du diaphragme est créée chirurgicalement sur le fœtus entre 75 et 85 jours de gestation, la brebis étant ensuite maintenue en vie jusqu'au terme, vers 138 jours, pour laisser le poumon de l'agneau se dégrader. À la naissance, une seconde intervention pose les capteurs et l'assistance respiratoire, qui dure de deux à quarante-huit heures, avant que brebis et agneaux soient tués sous anesthésie profonde pour analyse des poumons. Le porteur annonce une mortalité peropératoire possible par hémorragie ou défaillance cardiaque, et des points limites prédéfinis permettant d'interrompre immédiatement la procédure.
Objectifs
Ce projet s'intéresse à une malformation rare du diaphragme qui empêche les poumons du futur bébé de se développer normalement pendant la grossesse. À la naissance, ces nouveau-nés ont des poumons hypoplasiques et une perfusion pulmonaire altérée, rendant la transition à la vie extérieure extrêmement risquée. L'un des objectifs majeurs est de transformer les premiers soins en salle de naissance grâce à la réanimation à cordon intact. D'une part, il s'agit de sécuriser la transition à la naissance. Habituellement, le cordon ombilical est clampé rapidement, mais notre approche consiste à débuter les soins de réanimation alors que le bébé est encore relié à son placenta. Ce lien permet au nouveau-né de continuer à recevoir de l'oxygène de sa mère pendant que les médecins stabilisent sa respiration, offrant ainsi une transition beaucoup plus douce. Pour que cette technique soit sûre, nous développons un système de surveillance innovant capable de mesurer en temps réel la qualité du flux sanguin et de l'oxygène passant par le cordon afin d'identifier tout événement perturbateur et d'ajuster les soins instantanément. D'autre part, le projet propose une alternative respiratoire plus douce. En plus de cette réanimation protectrice, nous étudions une méthode de respiration par liquide, plutôt que par air, pour aider les poumons fragiles à se déployer sans subir les agressions des ventilateurs classiques, tout en réduisant l'inflammation globale. En combinant une meilleure surveillance cardiaque et une méthode de respiration moins agressive, ce projet vise à offrir à ces nouveau-nés vulnérables de meilleures chances de survie et une réduction des séquelles à long terme.
Bénéfices attendus
Ce projet de recherche vise des avancées majeures pour le soin des nouveau-nés les plus fragiles, avec des retombées à court et long terme. L'amélioration de la sécurité des soins à la naissance est au cœur de cette démarche grâce au développement d'un nouvel outil de surveillance non invasif. Celui-ci permettra aux médecins de disposer de critères précis pour pratiquer la réanimation sans couper le cordon ombilical, aidant ainsi à prendre des décisions médicales plus sûres et mieux adaptées à la physiologie de chaque bébé. Ces travaux sur l'analyse des flux sanguins durant la naissance ont pour but de créer un dispositif médical innovant, un appareil de monitorage inédit transposable dans les services de néonatalogie pour aider à la décision médicale. Par ailleurs, une nouvelle stratégie respiratoire plus efficace est explorée à travers l'étude de la ventilation par liquide. Elle vise à démontrer qu'il est possible de stabiliser le cœur et les poumons des bébés atteints de cette malformation bien plus efficacement qu'avec les méthodes actuelles, avec pour bénéfices une meilleure oxygénation et une protection accrue du tissu pulmonaire contre les agressions mécaniques. À plus long terme, l'application de ces méthodes cherche à réduire les complications graves, la mortalité liée à cette anomalie du diaphragme et les maladies pulmonaires chroniques qui handicapent souvent ces enfants durant leur croissance. Le projet permet également une avancée des connaissances scientifiques en aidant à mieux comprendre l'adaptation du système circulatoire et des poumons à la vie extérieure dans un contexte de malformation. Enfin, le développement d'algorithmes de monitorage intelligents intégrés à ce projet vise à réduire le recours aux procédures invasives et aux prélèvements sanguins répétés, s'inscrivant ainsi dans une démarche de soin minimaliste et protectrice pour le nouveau-né vulnérable.
Procédures
Les animaux seront soumis à des procédures chirurgicales, réalisés sous anesthésie générale et avec une prise en charge systématique de la douleur. 1. Interventions chirurgicales : Pour une première partie de l’étude (modèle physiologique) : Chaque brebis subit une intervention chirurgicale unique d'environ 4 heures. Cette opération permet de mettre en place les capteurs de surveillance (mesure des flux sanguins) et de réaliser la phase de soins et d'assistance à la naissance. Pour les autres étapes (étude de la malformation) : Les brebis font l'objet de deux interventions distinctes. La première, d'une durée d'environ 1 heure, permet de créer la malformation diaphragmatique chez le fœtus pour simuler la pathologie humaine. La seconde, d'environ 2 heures, intervient au moment de la naissance pour mettre en place les dispositifs de surveillance et préparer l'assistance respiratoire. 2. Assistance respiratoire et suivi : Après la naissance, les agneaux bénéficient d'une aide à la respiration (classique ou par liquide spécial). La durée de cette phase est variable selon les groupes : elle peut être courte (2 heures) ou prolongée (jusqu’à 48 heures) afin d'évaluer les bénéfices sur la croissance des poumons et la réduction de l'inflammation. 3. Suivi et prélèvements : Durant toute la phase d'assistance respiratoire, un suivi biologique est réalisé via des prélèvements sanguins réguliers de faible volume (1,3 mL). Ces prélèvements sont indispensables pour ajuster les paramètres respiratoires en temps réel et garantir le confort de l'animal. À l'issue de la période d'observation, les animaux sont maintenus sous anesthésie profonde jusqu'à leur euthanasie afin de permettre des analyses complémentaires sur les tissus pulmonaires.
Impact sur les animaux
1. Pour la brebis : La principale nuisance est liée à l’intervention chirurgicale réalisée sur l’abdomen et l’utérus sous anesthésie générale. La douleur est prévenue par une prise en charge analgésique adaptée avant, pendant et après l’intervention. Les principaux risques sont : • Risques liés à l’anesthésie : chez les ruminants, une remontée du contenu de l’estomac vers les poumons peut survenir. Ce risque est limité par une mise à jeun préopératoire. Une baisse transitoire des fonctions cardiaque et respiratoire peut également être observée lors de l’induction anesthésique. • Complications chirurgicales : risque de saignement ou d’infection du site opératoire, limité par une antibioprophylaxie et des conditions d’asepsie rigoureuses. • Risques liés à la gestation : le stress lié au transport, au changement d’environnement ou à la chirurgie peut, dans de rares cas, provoquer une mise bas prématurée. • Mortalité peropératoire : elle reste possible en cas d’hémorragie majeure ou de défaillance cardiaque sous anesthésie. 2. Pour l’agneau (fœtus / nouveau-né) : Le fœtus est soumis à une instrumentation invasive (cathéters, capteurs, intubation) réalisée sous anesthésie transplacentaire, complétée si nécessaire par une analgésie et une anesthésie locale. Le principal risque est une diminution de l’oxygénation ou un ralentissement sévère de la fréquence cardiaque en cas de compression ou de torsion du cordon ombilical avant le début de la ventilation. La ventilation liquidienne totale peut entraîner des contraintes mécaniques pulmonaires, des perturbations transitoires de la circulation ou des échanges gazeux lors de la transition entre ventilation liquide et gazeuse. Ces risques sont limités par une surveillance instrumentale continue, une anesthésie maintenue tout au long de la procédure et l'application de points limites prédéfinis permettant d'interrompre immédiatement l'expérimentation si nécessaire. Mesures de protection : Tout au long du projet, le bien-être des animaux est évalué quotidiennement à l'aide de grilles d'observation précises. Si un animal présente des signes de douleur ou d'inconfort qui ne peuvent être soulagés par les traitements prévus, il est immédiatement mis fin à sa souffrance par une euthanasie éthique.
Devenir
À la fin de la période d'observation (Procédures 1 et 3) : Les agneaux et les brebis seront euthanasiés par une injection intraveineuse d'un produit spécifique, pratiquée sous anesthésie profonde pour garantir l'absence totale de douleur. Cette étape est indispensable pour réaliser des prélèvements de tissus (notamment les poumons) et mener des analyses biologiques et inflammatoires impossibles à effectuer sur un animal vivant. Ces analyses sont cruciales pour évaluer l'efficacité de la ventilation par liquide et comprendre l'impact de la malformation sur le développement pulmonaire. Procédure 2: À la suite de la première intervention chirurgicale visant à créer la malformation diaphragmatique, les animaux ne sont pas mis à mort. Les brebis sont maintenues en vie et font l'objet d'un suivi attentif jusqu'au terme de la gestation (d'environ 138 jours). Cette période est nécessaire pour permettre au poumon de l'agneau d'évoluer de manière pathologique, simulant ainsi la situation clinique humaine avant la phase finale d'assistance respiratoire à la naissance.
Remplacement
L'étude des pathologies fœtales et néonatales chez l'être humain se heurte à des limites éthiques et de sécurité majeure. Pour des raisons évidentes de protection de l'enfant et de la mère, il n'est pas possible de réaliser des recherches invasives (comme des mesures de pression sanguine ou des prélèvements fréquents) qui présenteraient un risque vital pour le fœtus. Le recours à un modèle animal est ici irremplaçable afin de mimer la complexité des interactions biologiques. La malformation étudiée affecte simultanément le développement des poumons, la circulation du sang et le fonctionnement du cœur. Actuellement, aucun modèle informatique ou culture de cellules en laboratoire ne peut reproduire fidèlement ces interactions complexes entre plusieurs organes au moment crucial du passage de la vie intra-utérine à la respiration aérienne. Conformément aux règles d'éthique médicale, toute nouvelle stratégie thérapeutique ou technologique (comme la ventilation par liquide ou le nouveau système de surveillance du cordon) doit impérativement prouver son efficacité et sa sécurité sur un organisme vivant complet avant de pouvoir être un jour proposée en maternité ou en service de néonatalogie. De plus, seul un modèle animal "grand mammifère" permet de simuler avec précision les gestes de réanimation et les dimensions des vaisseaux sanguins rencontrés chez le nouveau-né humain, ce qui est indispensable pour valider les futurs outils médicaux.
Réduction
Le nombre d'animaux utilisés dans ce projet a été calculé pour être le plus bas possible, tout en garantissant que les résultats obtenus soient statistiquement fiables et significatifs. Les brebis présentent fréquemment des gestations gémellaires (deux agneaux). Cela nous permet de mener des observations sur deux nouveau-nés tout en ne sollicitant qu'une seule mère, réduisant ainsi le nombre total d'animaux adultes impliqués dans l'étude. Pour certaines mesures, chaque agneau est comparé à lui-même (avant et après une intervention). Cette méthode, très précise, permet de limiter le nombre d'animaux nécessaires puisqu'il n'est pas toujours indispensable d'avoir un groupe d'animaux "témoins". Le projet regroupe plusieurs questions scientifiques au sein d'une même étude. En récoltant un maximum de données (cardiaques, pulmonaires, biologiques) sur chaque animal, nous évitons de multiplier les expérimentations et les groupes de sujet. Le choix d'utiliser 8 animaux par groupe repose sur l'expérience acquise dans ce domaine de recherche. Ce nombre est considéré comme le seuil minimal pour pouvoir interpréter les résultats avec certitude tout en respectant strictement les principes éthiques de limitation.
Raffinement
Le raffinement consiste à minimiser toute douleur ou stress potentiel pour l'animal. Les brebis sont des animaux grégaires qui ont besoin de compagnie. Pour réduire le stress lié au transport et au nouvel environnement, elles arrivent au moins 10 jours avant l'étude et sont toujours hébergées par groupe de deux ou plus. Aucune brebis n'est isolée, ce qui garantit un équilibre social indispensable à leur sérénité. Toutes les interventions sont réalisées sous anesthésie générale gazeuse, une méthode qui permet un contrôle très précis de la profondeur du sommeil de l'animal et assure une absence totale de douleur pendant l'opération. Des protocoles de lutte contre la douleur (analgésie), spécifiquement adaptés à l'espèce et à l'âge (brebis ou agneau), sont administrés avant, pendant et après chaque intervention. Ces traitements sont réévalués quotidiennement par l'équipe. Les animaux sont observés chaque jour selon des critères précis (appétit, comportement, confort). Cette vigilance constante permet d'intervenir immédiatement si un signe de gêne est détecté, assurant ainsi une prise en charge rapide et efficace tout au long de leur séjour en laboratoire.
Choix des espèces
Le choix de l'espèce ovine, et plus particulièrement de l'agneau au stade fœtal et nouveau-né, repose sur une proximité biologique exceptionnelle avec l'être humain pour l'étude de la naissance. Ce modèle est considéré comme la référence mondiale car le développement des poumons et le fonctionnement du cœur de l'agneau à terme présentent des similitudes physiologiques majeures avec ceux d'un nouveau-né humain. Cette parenté physiologique est indispensable pour comprendre comment la circulation sanguine s'adapte lorsque l'animal commence à respirer. Par ailleurs, l'agneau possède une morphologie et un poids très proches de ceux d'un bébé à la naissance, ce qui représente un avantage majeur pour la recherche médicale. Cette similarité de gabarit permet aux chercheurs d'utiliser exactement les mêmes dispositifs et instruments que ceux utilisés en maternité, comme les systèmes d'assistance respiratoire ou les capteurs de surveillance. En reproduisant fidèlement les caractéristiques de la malformation étudiée, ce modèle permet de tester de nouvelles stratégies de soins dans des conditions quasi identiques à celles rencontrées à l'hôpital, garantissant ainsi que les innovations technologiques développées pourront être un jour transposées en toute sécurité pour soigner les enfants. Les brebis utilisées seront des brebis adultes gestantes. Les interventions seront réalisées entre 75 et 85 jours de gestation pour la création de la malformation, puis entre 125 et 138 jours de gestation pour les procédures expérimentales.
Etude de différentes stratégies thérapeutiques pour le support de la fonction hémodynamique dans un modèle porcin d’arrêt cardiaque soutenu par assistance extracorporelle
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
Des porcs juvéniles de 35 kg sont retenus pour la proximité de leur cœur avec celui de l'humain et, le porteur l'écrit, parce que ce poids "facilite la manutention de l'animal". 98 d'entre eux sont opérés sous anesthésie générale et tués avant tout réveil. Chacun subit une instrumentation chirurgicale, un arrêt cardiorespiratoire provoqué, une assistance circulatoire par ECMO et 45 mL de prélèvements sanguins, sur une procédure d'environ cinq heures. Le porteur annonce que les porcs ne ressentiront ni stress ni douleur puisque tout se déroule sous anesthésie, tout en indiquant que des échecs de réanimation et des hypotensions sont possibles "compte tenu de la difficulté et de la sévérité du modèle".
Objectifs
L’arrêt cardiaque est une condition clinique dramatique associé à un taux de mortalité de plus de 90%. La réanimation cardiopulmonaire conventionnelle se caractérise par la mise en place d’un massage cardiaque associé à une assistance ventilatoire. Cependant, elle est insuffisante dans les cas d’arrêt cardiaque les plus sévères. Un dispositif d’assistance circulatoire, appelé ECMO, est alors nécessaire. Ce dispositif permet de soutenir la fonction cardiovasculaire, et donc la perfusion des organes, en cas de défaillance cardiaque. Il permet également d’oxygéner le sang à l’extérieur du corps des patients. Pour maintenir une fonction circulatoire suffisante à l’aide de l’ECMO, il est nécessaire d’administrer des poches de fluides pour compléter le volume sanguin, ainsi que des molécules particulières (telles que noradrénaline ou adrénaline) pour renforcer le tonus des vaisseaux sanguins. Cependant, l’administration de fluides ou de ces composés en trop grande quantité est délétère pour l’organisme, et conduit à terme à diminuer la perfusion sanguine des organes. L’objectif de ce projet consiste donc à évaluer différentes stratégies thérapeutiques pour maintenir une fonction circulatoire suffisante avec l’ECMO sans avoir besoin d’administrer trop de fluides ou de ces composés (adrénaline, noradrénaline…). Nous testerons 3 stratégies pharmacologiques différentes visant à limiter la perméabilité des vaisseaux sanguins, 1 stratégie pharmacologique visant à renforcer la force de contraction du cœur et 1 stratégie technologique d’ECMO pulsatile visant à favoriser la récupération du cœur. Nous conduirons ce projet sur un modèle porcin d’arrêt cardiaque réanimé. Ce modèle est particulièrement adapté compte tenu de sa proximité physiologique avec l’Homme et de la possibilité de transposer les techniques et dispositifs d’ECMO à l’Homme.
Bénéfices attendus
Ce projet vise à montrer le bénéfice des stratégies thérapeutiques envisagées sur la fonction hémodynamique lors de la mise en place d’ECMO chez les patients victimes d’arrêt cardiaque sévère. Les bénéfices sont attendus au vu de la capacité selon les stratégies envisagées à : 1/ maintenir l’intégrité de la paroi interne des vaisseaux sanguins pour réduire la perméabilité vasculaire et donc l’œdème tissulaire ; 2/offrir un volume sanguin suffisant avec un apport hydrique limité ; 3/optimiser le métabolisme cardiaque et donc l’efficacité cardiaque ; 4/favoriser la récupération cardiaque ; 5/diminuer les besoins d’administration en fluides et en catécholamines. Ainsi, les résultats générés permettront d’étayer des arguments en faveur ou en défaveur de ces différentes stratégies sur l’optimisation hémodynamique dans ce contexte. Une fois le bénéfice potentiel sur la fonction hémodynamique mis en évidence, les stratégies choisies pourront être testées lors d’essais cliniques chez l’Homme. Ces stratégies représentent une opportunité majeure de faire progresser la prise en charge des patients victimes d’un arrêt cardiaque sévère pour améliorer le taux de survie de cette affection et la qualité de vie des patients survivants.
Procédures
Tous les animaux seront soumis à une anesthésie générale, une instrumentation impliquant des procédures chirurgicales, à un arrêt cardiorespiratoire puis à une assistance cardiaque. 4 stratégies pharmacologiques et 1 stratégie technologique (1 stratégie par animal) seront testées en fonction des groupes d’animaux. Des prélèvements sanguins d'un volume de 45 mL sous anesthésie seront réalisés tout au long de la procédure. La procédure durera environ 5h incluant le temps de préparation de l'animal.
Impact sur les animaux
Toutes les procédures d’arrêt cardiaque, de mise en place de l’ECMO, de réanimation et de suivi seront réalisées sous anesthésie générale. Les animaux ne ressentiront donc ni le stress, ni la douleur liée à ces procédures. Un léger stress de l’animal associé à une légère douleur lors de l’injection intramusculaire pourront être induits lors de l’administration de la prémédication anesthésique. Dans ce projet, les échecs de réanimation et des hypotensions sont possibles chez les animaux, compte tenu de la difficulté et de la sévérité du modèle.
Devenir
Tous les animaux sont mis à mort en fin de protocole, la réalisation des prélèvements terminaux n'étant pas compatible avec le maintien en vie de l'animal.
Remplacement
L’arrêt cardiaque induit une dysfonction de plusieurs organes après la réanimation. Le caractère intégratif de l’affection ne permet donc pas de la reproduire in vitro ou in silico (absence de Remplacement possible). L’étude de médicaments ou dispositif permettant de lutter contre ses séquelles doit se faire impérativement in vivo, en utilisant des animaux à des fins scientifiques.
Réduction
Le critère de jugement principal sera le volume de fluides nécessaire à maintenir le débit de l’assistance cardiaque. En considérant une différence entre les groupes et par rapport au groupe témoin, le calcul a été déterminé par une approche statistique. Ce calcul permet d’utiliser le nombre d’animaux le plus faible possible pour conduire le projet présenté. Les valeurs estimées de volumes de remplissages mentionnées sont issues de travaux antérieurs.
Raffinement
Dès leur arrivée à l’animalerie, les animaux seront hébergés collectivement dans des boxes avec des copeaux de bois au sol et enrichissement avec des jouets en plastique. Ils bénéficieront d’une période d’acclimatation d’1 semaine. Les animaux seront maintenus sous anesthésie générale tout au long de la procédure avec administration d’antalgiques puissants. La procédure sera interrompue en cas d'atteinte du point limite.
Choix des espèces
Notre choix s’est porté sur l’espèce porcine compte tenu de sa proximité avec l’homme au vu de sa masse corporelle, de son anatomie et de sa physiologie cardiaque et des valeurs usuelles des paramètres hémodynamiques systémiques et cérébraux. Les procédures mises en place chez cette espèce peuvent facilement être transposées à l’Homme. Il s’agit de porcs juvéniles de 35 kg car ce poids facilite la manutention de l’animal pour les expérimentations du projet.
Traitement de la thrombose dans l’AVC ischémique et l’embolie pulmonaire amplifié par hyperthermie locale par application de photoacoustique et l’hyperthermie magnétique
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Un accident vasculaire cérébral ischémique est provoqué par chirurgie en 45 minutes, puis une embolie pulmonaire est induite par cathétérisme, avant vingt minutes d'hyperthermie magnétique ou photoacoustique. 1 816 souris sont utilisées dans ces procédures, d'un niveau de souffrance sévère ou menées sous anesthésie sans réveil, toutes tuées à l'issue pour prélèvements. Les effets annoncés vont de l'hémorragie aux difficultés respiratoires jusqu'à la mortalité, et la récupération est mesurée par deux tests nommés, le couloir test et le corner test. Les souris qui perdent plus de 15 % de leur poids sont mises à mort avant la fin du protocole, pour comparer des agents dont le porteur écrit que les performances en hyperthermie "restent encore non vérifiés".
Objectifs
Les agents thrombolytiques sont utilisés pour traiter plusieurs pathologies majeures directement liées à la formation de caillots sanguins (thrombi) tel que l’accident vasculaire cérébral (AVC) ischémique ainsi que l’embolie pulmonaire. Il a été démontré qu’une élévation de la température fragilise la structure de ces thrombi en augmentant leur porosité, facilitant ainsi la diffusion et l’action des agents thrombolytiques. Pour induire cette hyperthermie localisée, deux approches innovantes font actuellement l’objet d’un fort intérêt : l’hyperthermie magnétique et la photoacoustique. Ces techniques reposent sur l’utilisation de particules ferreuses capables de générer une chaleur localisée grâce à leurs propriétés magnétiques. Dans ce projet des agents théranostiques optimisées pour l’hyperthermie grâce à leur excellente capacité de conversion de l’énergie en chaleur, seront comparées à un agent théranostique déjà développé au laboratoire et dont les effets théranostiques dans la thrombose sont établis, mais dont les performances en hyperthermie restent encore non vérifiés. L’objectif est d’évaluer dans quelle mesure l’hyperthermie peut potentialiser les capacités thrombolytiques de ces agents théranostiques ainsi que leur effet antioxydant. Ces approches, combinant ciblage théranostique et hyperthermie localisée, visent à améliorer l’efficacité de la thrombolyse, à réduire les effets secondaires systémiques et à diminuer la dose de thrombolytique nécessaire, offrant ainsi un potentiel thérapeutique optimisé pour la prise en charge de l’embolie pulmonaire et de l’AVC ischémique.
Bénéfices attendus
Cette étude permettra de valider les effets de l’hyperthermie sur l’efficacité thrombolytique et antioxydant des agent théranostiques pour deux pathologies liées à la thrombose : l’AVC ischémique et l’embolie pulmonaire chez la souris SWISS, en exploitant les propriétés magnétiques des particules auxquelles les agents thrombolytiques sont fonctionnalisés. Il est attendu a ce que ces agents thérapeutiques réduisent la dose nécessaire tout en améliorant leur efficacité thérapeutique.
Procédures
Procédure chirurgicale : Induction de l'AVC ischémique (45 minutes) Cathétérisation pour l'administration des traitements et induction de l'embolie pulmonaire (quelques minutes). Tests comportementaux : couloirs test (quelques secondes a quelques minutes) corner test (2 - 10 minutes) Imagerie : 3 minutes pour les acquisitions du MPI, 15 minutes pour les acquisitions de l'IRM Hyperthermie : 20 minutes pour l'hyperthermie magnétique et 20 minutes pour le photoacoustique.
Impact sur les animaux
•Nuisances associées aux procédures chirurgicales pouvant entraîner des douleurs temporaires ou des inconforts post-opératoires : Hémorragies, douleurs post-opératoires, perte de poids de plus de 15% •Possibilité d'effets indésirables liés aux propriétés pharmacologiques des substances, tels que des hémorragies •Symptômes provoqués par l’induction des pathologies : - Embolie pulmonaire : Gasps (difficulté de respirer), mortalité - Accident vasculaire ischémique : Perte de poids de plus de 15 %, mise à mort par atteinte du point limite , troubles sensorimoteurs •Pour les procédures nécessitants une manipulation de l’animal : Stress
Devenir
Les animaux sont mis à mort à l’issue des procédures conformément aux objectifs scientifiques du projet, notamment afin de permettre la réalisation des prélèvements et des analyses nécessaires à l’étude des effets des traitements.
Remplacement
À ce jour, il n’existe pas d’autres modèles complexe permettant d’étudier de manière complète la complexité du traitement de l’embolie pulmonaire et l’AVC ischémique, tout en prenant en compte l’inflammation réelle dans ces organes, car de nombreux facteurs y sont impliqués.
Réduction
-Un test de puissance est réalisé pour limiter le nombre d’animaux utilisé tout en assurant la robustesse des résultats en se reposant sur des articles antérieurs du laboratoire utilisant ces mêmes modèles pathologiques. -Une variété de données par animal sont collectées : •Modalités IRM pour le calcul du nombre de transformation hémorragique et tailles des lésions des souris présentant un AVC ischémique •Modalités MPI pour calculer la quantité de fer proportionnel au nombre de caillots dans le modèle d’embolie pulmonaire •Organes récupérés pour marquer l’inflammation, les caillots, les particules de fer •Les études comportementales pour évaluer la récupération fonctionnelle - Les animaux sont placés sous 5% d’isoflurane 02/nO2 30/70 dans l’IRM, le MPI, les dispositifs d’hyperthermie pour faciliter la contention et ainsi réduire le stress. L’injection des différentes conditions sont réalisés à ce moment pour réduire le nombre de manipulation. - Des tests in vitro ont été réalisés pour valider l’hyperthermie des molécules utilisées ainsi que leur effet thrombolytiques
Raffinement
-Le suivi du bien être des animaux s'effectue quotidiennement par un personnel qualifié -Les animaux sont placés dans un environnement enrichi : 5 animaux par cage, matériels de nidification (cotons, paillettes) et bâtonnets de ronge. -Lors de la réception des animaux, les animaux sont habitués pendant 1 semaine pour s’imprégner de leur nouvel environnement. Du Handling sera exercé pour les habituer a la manipulation. -Lors des procédures chirurgicales, les souris seront placées sous analgésie (Buprénorphine 0.03mg/kg injecté en sous cutané 20min avant la chirurgie) et anesthésie générale (Isoflurane 2 % O2/nO2 30/70). Pour prévenir le dessèchement cornéen induit par l’anesthésie et la lampe de la loupe binoculaire, une pommade ophtalmique à base de vitamine A (Dulcis – 311 344-3) sera déposée sur les yeux. Pour le modèle d’AVC Ischémique, une anesthésie locale sera appliquée sur les barres auriculaires à l’aide de lidocaïne (EMLA 5 % : 556 936-0) afin de limiter l’inconfort lié à la fixation céphalique. De la lidocaïne en spray sera appliqué avant ouverture de la peau de la souris et avant fermeture. -Pour améliorer la récupération post-chirurgie, les souris seront réveillées sur couverture chauffante avec eau et croquette humide pour faciliter la prise de nourriture et l’hydratation. Les points limites définis seront pris en compte et appliqués tout au long des procédures, dans le cadre du raffinement et du suivi des animaux.
Choix des espèces
La souris (Mus musculus) est l’espèce de référence utilisée dans la littérature pour l’étude des patholo-gies cardiovasculaires. L’anatomie et la physiologie de la circulation cérébrale sanguine chez la souris sont également bien connues et, dans leurs grandes lignes, similaires à celles de l’être humain. De plus, les propriétés tissulaires des artères cérébrales sont comparables chez l’homme et chez la souris. L’ensemble des connaissances disponibles au laboratoire ainsi que les données de la littérature font de cette espèce un modèle particulièrement pertinent pour l’étude de la microthrombose dans l’AVC et l’embolie pulmonaire. Le stade de développement des animaux est de 8 semaines pour un poids compris entre 35g et 40g. Nous effectuerons donc notre modèle sur des jeunes adultes. Le choix de ce stade de développement est basé sur les données de la littérature et les précédentes études réalisées au laboratoire.
Évaluation d’une thérapie innovante visant à corriger un déficit constitutionnel en une protéine essentielle à la régulation de la microcirculation
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
Les souris utilisées sont génétiquement modifiées, le porteur indiquant qu'elles reproduisent "certaines pathologies humaines". 904 d'entre elles vont être utilisées, une partie tuée sous anesthésie sans reprendre conscience, les autres dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chacune reçoit une ou deux injections puis un ou deux prélèvements de sang, geste dont le porteur dit qu'il peut causer une douleur moyenne et une légère hémorragie. L'objectif annoncé est un nanocorps qui "pourrait permettre" de faire passer les perfusions des patients d'une par semaine à une toutes les deux semaines. Toutes les souris sont tuées en fin de procédure, en raison du "volume sanguin prélevé ou perdu".
Objectifs
La coagulation sanguine regroupe un ensemble de mécanismes qui permettent d’arrêter un saignement en cas de blessure, grâce à la formation d’un caillot qui colmate la brèche du vaisseau. Ce processus fait intervenir les plaquettes sanguines et de nombreuses protéines. Tout défaut dans l’un des éléments de la coagulation peut entraîner des saignements anormaux ou au contraire provoquer la formation de caillots dans les vaisseaux sanguins. La formation de tels caillots conduit à la thrombose et à l'impossibilité au sang de circuler dans le vaisseau qui est colmaté. Si les organes ne peuvent plus recevoir suffisamment de sang pour les oxygéner, ils meurent progressivement. Parmi toutes les pathologies qui peuvent conduire à ces évènements thrombotiques, l'une d'elle est provoquée par l'absence d'une protéine très importante dont le rôle est de fluidifier le sang. Les patients chez qui cette protéine est manquante sont traités par un médicament qui leur apporte cette protéine. Mais ce traitement est lourd car il doit être administré toutes les semaines par voie intra-veineuse. L’objectif de ce projet est d'administrer en même temps que la protéine manquante, un deuxième traitement par nanocorps qui va prolonger la durée d'action de cette protéine. Ce double traitement pourrait permettre d’espacer les administrations de médicaments toutes les deux semaines plutôt qu'une fois par semaine.
Bénéfices attendus
Ce projet a vocation à améliorer la prise en charge des patients souffrant d'une pathologie thrombotique caractérisée par l'absence d'une protéine qui permet de fluidifier le sang. Le but est de rendre le traitement moins contraignant, facilitant ainsi l'adhésion des patients à leur traitement et améliorant leur qualité de vie.
Procédures
Les souris seront soumises sous anesthésie générale à : 1) une ou deux injections. Le nombre maximal est de 2 injections réparties sur 2 jours. Chaque injection va durer 1-2 secondes. 2) 1 ou 2 prélèvements sanguins répartis sur 14 jours au maximum. Ces prélèvements durent entre 5 et 45 secondes.
Impact sur les animaux
Les injections peuvent être associées à une légère douleur transitoire, de courte durée. Le prélèvement sanguin peut être associé à une douleur moyenne et une légère hémorragie, nécessitant d'exercer un point de compression.
Devenir
En fin de procédure et en raison du volume sanguin prélevé ou perdu, tous les animaux seront euthanasiés selon les méthodes réglementaires et le constat de mort sera établi par des signes évidents de mort.
Remplacement
L’étude in vivo est nécessaire en préclinique pour évaluer un traitement. En effet, le système de la coagulation est complexe et nécessite absolument un organisme vivant entier pour pouvoir être étudié de manière pertinente. Actuellement, il n'existe pas de techniques qui pourraient éviter le recours à l'animal.
Réduction
Les tests préalables seront faits sur du sang prélevé chez les souris d'intérêt permettant que seules 3 associations de molécules soient testées in vivo. Une dizaine de combinaisons sera produite et caractérisée in vitro et seules les combinaisons avec les profils biochimiques les plus prometteurs seront injectés aux animaux. Cela permet de réduire considérablement le nombre d'animaux utilisés.
Raffinement
Les procédures utilisées se feront dans le cadre adapté d'un hébergement agréé, respectant au maximum le bien-être des animaux avec un enrichissement du milieu (morceaux de bois à ronger, filaments de papier kraft pour faire un nid), en limitant la souffrance par le respect des méthodes d’anesthésie et d'analgésie. L’ensemble des expériences seront effectuées par une personne habilitée à expérimenter sur les animaux. Les souris seront surveillées pendant toute la durée de la procédure afin de s'assurer qu'elles ne montrent pas de signes de souffrance auquel cas un calcul de score permettra de mettre en place les mesures adaptées.
Choix des espèces
Le choix de la souris se justifie par des raisons d'ordre scientifique, pratique et éthique. La génétique de cette espèce est bien connue et facilite la création de modèles transgéniques. La souris est l'animal de laboratoire le plus utilisé en hémostase par la communauté scientifique internationale, ce qui permet de comparer les résultats obtenus. La méthodologie envisagée dans ce projet est adaptée au modèle murin et nous avons acquis au cours des années une expertise notable et de bonnes pratiques expérimentales avec cette espèce. Ce projet s’appuie sur des modèles murins déjà développés et dont la pertinence a été démontrée dans de nombreuses publications scientifiques. Il s'agit d'animaux génétiquement modifiés permettant de reproduire certaines pathologies humaines. Des souris âgées entre 8 et 25 semaines seront utilisées pour le projet. Pour ce projet, uniquement des animaux adultes des deux sexes seront utilisés, représentant au mieux la population humaine, susceptible de souffrir de ces pathologies.
Obtention d’échantillons sanguins chez le rat pour des travaux pratiques en hématologie
- Enseignement supérieur
L'intégralité de leur sang prélevée par ponction intra-cardiaque, un rat par séance : 35 rats vont être utilisés dans des procédures menées sous anesthésie profonde, tués avant tout réveil. Le sang recueilli alimente quatre ateliers d'hématologie destinés à des étudiants de quatrième année de pharmacie, vitesse de sédimentation, hématocrite, numération globulaire et frottis sanguin. Le porteur écrit qu'il ne peut pas remplacer ces rats faute de "sang artificiel" et d'approvisionnement en sang congelé. Il précise se fournir en rats de réforme venant de centre d'élevage, ou réutiliser des rats issus d'autres projets de l'établissement, si bien que la ponction cardiaque termine, pour une partie d'entre eux, un parcours expérimental commencé ailleurs.
Objectifs
Ce projet a pour objectif d’obtenir du matériel biologique (échantillons sanguins) pour la réalisation des travaux pratiques (TPs) d’hématologie de 4ème année des études pharmaceutiques. Ces TPs permettent aux étudiants d’aborder des notions sur la composition du sang et la régulation des éléments constituant le sang. L’enseignant aborde d’un point de vue théorique les modifications que l’on peut observer en cas de pathologie sanguine. Lors de ces TPs, les étudiants analysent des bilans sanguins de patients et donnent un diagnostic sur la potentielle pathologie présente. Ces TPs entrent dans le cadre de la maquette règlementaire de la formation des pharmaciens. Les échantillons sanguins serviront à la réalisation de 4 ateliers pratiques sur l’hématologie lors de ces TPs : mesure de la vitesse de sédimentation, mesure d’hématocrite, numération globulaire et réalisation, coloration et analyse d’un frottis sanguin. Ces mesures apparaissent sur les bilans hématologiques d’où l’importance aux futurs pharmaciens de savoir comment elles sont réalisées.
Bénéfices attendus
Les TPs réalisés grâce à ces échantillons sanguins permettront aux étudiants de découvrir les tests hématologiques couramment utilisés en laboratoire et d’analyser les données collectées. Ainsi ils feront face à des résultats similaires à ceux qui seront présents sur les bilans hématologiques de leurs futurs patients et pourront comprendre les pathologies qui en découlent.
Procédures
Au cours de ce projet, les animaux subiront une injection d’analgésique (durée : 1 minute) et un prélèvement sanguin intra-cardiaque par voie percutanée sous anesthésie profonde et analgésie (durée : 5 minutes).
Impact sur les animaux
Au cours de ce projet, les effets indésirables prévus sur les animaux sont une injection d’analgésique (nuisance légère) et un prélèvement sanguin intra-cardiaque par voie percutanée sous anesthésie profonde et analgésie (acte sans réveil).
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de ce projet car nous prélèverons l’intégralité de leur sang.
Remplacement
Comme les TPs nécessitent des échantillons sanguins frais afin d’avoir tous les éléments cellulaires les composant et qu’il n’existe pas de sang artificiel, et qu’il n’est pas possible de se fournir de sang congelé, nous ne pouvons pas effectuer de remplacement.
Réduction
Afin de réduire le nombre d’animaux, nous utiliserons 1 seul animal par séance de TPs. Nous emploierons une méthode de prélèvement permettant de collecter une grande quantité de sang nécessaire à la réalisation d’une séance de TPs.
Raffinement
Les animaux seront hébergés dans des grandes cages comprenant des objets d’enrichissement afin d’améliorer leur bien-être. Ils seront surveillés quotidiennement et une attention particulière sera apportée à l’apparence physique externe des animaux et aux changements de comportements. Des points limites précoces ont été choisis pour garantir le bien-être des animaux. Afin d’éviter de produire des animaux pour ce projet, nous allons utiliser des animaux de réforme venant de centre d’élevage ou réutiliser des animaux issus d’autres projets de notre établissement utilisateur dans les conditions réglementaires de réutilisation. Pour le protocole de prélèvement de sang, les animaux seront anesthésiés profondément et analgésiés pour éviter toute douleur durant cet acte.
Choix des espèces
Le rat est très utilisé en physiologie et en pharmacologie car il présente des caractéristiques biologiques, et en particulier hématologiques, en nombreux points comparables à l’Homme. De plus, les normes physiologiques chez cette espèce sont bien connues permettant ainsi une comparaison avec les résultats obtenus lors des TPs en hématologie. Nous allons utiliser des rats de plus de 3 mois d’âge (stade adulte) afin de pouvoir récupérer une quantité de sang suffisante pour la réalisation des TPs.
Bioélectronique pour la neurocardiologie dans un modèle porcin : diagnostique et thérapeutique MODIFICATION
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
Un infarctus du myocarde est provoqué chez 48 cochons sous guidage par rayons X, pendant deux heures, une fois par individu. Ils vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère ou menées sous anesthésie sans réveil, tous tués à l'issue, et le porteur chiffre entre 10 et 20 % le risque de décès pendant la chirurgie par fibrillation ventriculaire. Deux IRM de deux heures, trois cartographies de contact, des stimulations nerveuses qui peuvent provoquer des spasmes musculaires involontaires et jusqu'à huit prélèvements sanguins s'ajoutent pour les individus du groupe chronique, portés de 25 à 60 kg entre le début et la fin du protocole. La cicatrice cardiaque est annoncée "non douloureuse", quand l'ouverture du thorax pour prélever le cœur est classée en "douleur intense (palier 3)", geste par lequel le projet se termine.
Objectifs
4 à 5 millions de décès seraient attribuables chaque année à la mort subite cardiaque, qui est principalement la conséquence des infarctus du myocarde (70%). Dans ces pathologies, l’action du système nerveux favoriserait la survenue des troubles du rythme cardiaque (arythmies). Bien que ces affections représentent un problème majeur de santé publique, les traitements actuels restent à ce jour insuffisants, et/ou associés à des effets secondaires. Aussi, le blocage de l’activité nerveuse (ou neuromodulation) qui a déjà fait ses preuves dans le traitement des douleurs chroniques semble être une piste thérapeutique prometteuse. Le projet vise ici à 1) mieux comprendre le rôle du système nerveux (autonome) dans l’émergence et le maintien des troubles du rythme, et à 2) valider les nouveaux dispositifs implantables et nouvelles approches de neuromodulation à visée thérapeutique, dans un modèle de gros mammifère.
Bénéfices attendus
A long terme, ce projet contribuera à la mise au point et à la validation des capteurs et des modulateurs implantables chez le patient, capables de détecter les anomalies qui précèdent la survenue des troubles du rythme, et d’agir en conséquence sur le système nerveux, pour prévenir la mort subite cardiaque.
Procédures
Un infarctus du myocarde sera induit chez les animaux (2h, une fois par animal), de manière guidée par rayon X (fluoroscopie), qui génèrera une cicatrice non douloureuse dans le muscle. Les animaux du modèle chronique seront aussi concernés par la pose d’un boitier de suivi ECG (1h, 1 fois par animal) pour monitorer l’activité cardiaque chez l’animal éveillé, après la création de l’infarctus. Avant, pendant et après l’induction de l’infarctus, les activités cardiaques et nerveuses seront étudiées par des procédures non invasives et mini-invasives utilisées en clinique, sous anesthésie générale, avec l’administration d’une procédure antidouleur adaptée. Les animaux seront concernés par : - un IRM 1.5T (2h par examen, 2 fois par animal du modèle chronique), - de la cartographie de contact (1h30 par examen, 3 fois par animal des modèles chroniques, 1 fois par animal du modèle aigu) - un monitoring de la pression cardiaque (toute la durée de l’expérience sous anesthésie, 3 fois par animal des modèles chroniques, 1 fois par animal du modèle aigu), - une stimulation cardiaque programmée (environ 1h, 2 fois par animal des modèles chroniques, 1 fois par animal du modèle aigu), - une stimulation bloquant l’activité nerveuse (1h, 2 fois par animal des modèles chroniques, 1 fois par animal du modèle aigu), - un prélèvement de sang dans le sinus coronaire (environ 10 min, 4 fois par animal des modèles chroniques, et 2 fois pour le modèle aigu) - un prélèvement de sang systémique (environ 5 min, 4 fois pour chaque animal des modèles chroniques et 2 fois par modèle aigu) - une coronarographie 3D (30-45 min, 2 fois par animal des modèles chroniques et 1 fois par animal du modèle aigüe). - des prélèvements tissulaires (30 min par prélèvement, 1 fois par animal)
Impact sur les animaux
Les animaux seront mis à jeûn à minima 12h avant l’opération. La création du modèle d’infarctus provoquera la mise en place d’une cicatrice cardiaque non douloureuse. La chirurgie nécessitera l’introduction de cathéters dans les veines/artères, ce qui pourra provoquer une douleur légère et des saignements au moment de leur pose et de leur retrait. Les anesthésies générales peuvent impacter légèrement le bien-être animal en induisant une légère désorientation ou un état léthargique transitoire lors du réveil. Lors des procédures d’imagerie non-invasive (IRM) ou mini-invasive (cartographie de l’activité électrique cardiaque : cartographie de contact), le bien-être animal peut être également impacté par la pose de cathéters (douleur légère et saignement) : au niveau de la patte avant (pour la perfusion de médicaments), au niveau de la veine fémorale et de l’introduction sous le sternum (guide pour la cartographie). La création d’infarctus et les procédures de cartographie de contact peuvent comporter des effets indésirables cardiaques tels que des déclenchements de tachycardie ventriculaire. La stimulation des ganglions nerveux peut provoquer des spasmes musculaires involontaires. Le positionnement du stimulateur sur les ganglions sera rectifié jusqu’à la disparition des spasmes. Le prélèvement du cœur après la mise à mort requiert une ouverture du thorax préalable chez l’animal endormi, soit un acte chirurgical provoquant une douleur intense (palier 3). Une analgésie proportionnelle à l’intensité de la douleur (légère versus intense) sera mise en place.
Devenir
Dans le but de mieux comprendre et caractériser le rôle du système nerveux dans le déclenchement et le maintien des troubles du rythme associés aux infarctus, les cœurs seront prélevés pour cartographier l’activité électrique et ainsi obtenir des données complémentaires à celles enregistrées chez l’animal vivant.
Remplacement
Compte tenu de la visée thérapeutique du projet, les données récoltées nécessitent un modèle proche du patient, et donc l’utilisation de gros mammifère. D’autre part, agir sur la relation système nerveux-cœur implique de l’étudier dans son contexte naturel car cette relation fait appel à des réflexes qui s’établissent de manière complexes à l’intérieur du corps, et passe aussi par la sécrétion de molécules dans la circulation sanguine qui seront dosées. Aujourd’hui, il n’existe pas d’alternative non animale qui permette de reproduire ce degré de complexité et cette ressemblance, ce qui exclue la possibilité de remplacer les animaux. Les résultats obtenus dans ce projet permettront cependant d’enrichir la base de données pour créer des modèles informatiques de cœurs pathologiques grâce à la modélisation, et ainsi à terme de limiter l’utilisation de l’expérimentation animale.
Réduction
Dans le but de réduire le nombre d’animaux, plusieurs méthodes d’analyses seront mises en œuvre afin d’obtenir le maximum de données expérimentales dans ce projet tels que l’IRM, les mesures de l’activité cardiaque (électrique, capacité de contraction, etc…). Les animaux ont été répartis en 4 groupes de 12 individus, soient les animaux contrôles reproduisant la procédure mais sans obstruction des vaisseaux, commun pour les 3 modèles d’infarctus (les infarctus dits reperfusés pour lesquelles l’obstruction du vaisseau est transitoire, les infarctus reperfusés pendant que l’activité neuronale liée au cœur est abolie, et les infarctus dits non reperfusés pour lesquels le blocage d’un vaisseau est définitif). L’utilisation de protocoles expérimentaux identiques permettra également de comparer les groupes entre eux, et ainsi de réduire le nombre d’animaux. L’étude sera pratiquée selon un suivi longitudinal (c’est-à-dire au cours du temps, en plusieurs étapes successives) chez chaque animal, de manière à faire correspondre les paramètres obtenus de leur vivant avant et après l’infarctus, et après avoir prélevé le cœur chez tous les individus. La taille des groupes envisagée est aussi le résultat de précédentes expérimentations menées au laboratoire sur le même modèle animal, pour lesquelles il a été constaté que ce nombre était suffisant pour faire valoir des différences statistiques, lorsque les effets observés ne sont pas dus au hasard. La taille de cette cohorte prend également en compte un risque de perte (10-20%) lié à la procédure chirurgicale, pour laquelle des fibrillations ventriculaires peuvent survenir, induisant le décès de l’animal. Les paramètres mathématiques des données (moyennes, percentiles, écarts standards à la moyenne) seront analysés afin de déterminer le test statistique adéquat à appliquer en suivant.
Raffinement
La prise en compte du bien-être animal s’effectue à plusieurs niveaux. La création des modèles et les expérimentations seront réalisées sous anesthésie générale selon des protocoles approuvés, et avec des procédures analgésiques adaptées à la douleur générée par les gestes chirurgicaux pratiqués. Les constantes de l’animal (fréquence cardiaque, pression artérielle, fréquence respiratoire, etc…) seront suivies par du personnel compétent tout au long de la procédure expérimentale, et les doses d’anesthésiques/analgésiques seront adaptées si des signes de réveil/souffrance étaient observés. Quand les anesthésies générales sont suivies d’un réveil, les animaux recevront un traitement médicamenteux de telle sorte que la douleur post-opératoire soit prise en charge, et leur état de santé général sera surveillé. Si le comportement de l’animal suggère un état de souffrance, un examen vétérinaire sera pratiqué, et sera suivi d’une prise de médicament si nécessaire, ou dans les cas les plus sévères et non traitables, de l’euthanasie. Les animaux bénéficieront de soins quotidiens pratiqués par une équipe de spécialistes compétents. L’hébergement est agréé, les locaux sont entretenus, et les cochons seront regroupés de telle sorte qu’ils pourront exprimer des comportements sociaux naturels, tout en disposant de distractions (Kong, balles, jouets en caoutchouc durs mastiquables …).
Choix des espèces
Parmi les modèles animaux ayant des caractéristiques anatomiques et fonctionnelles proche de l’homme (mouton, porc, chèvre, chien), le porc a été retenu car (i) une très grande expérience des équipes de recherche sur la création du modèle d’infarctus avec cette espèce (ii) ce modèle animal est bien décrit et caractérisé et constitue donc une référence dans la communauté scientifique ; (iii) le personnel impliqué dans ce projet possède une expertise établie de la gestion de ce modèle animal ; (iv) il est déjà utilisé par les autres équipes que regroupe le projet, et permettra la mutualisation des données obtenues. Les animaux seront inclus de telle sort qu’ils disposeront à la fois de caractéristiques fonctionnelles proches de celles de l’Homme, et que leur prise de poids (environ 1 kg / jour) soit cohérente avec une prise en charge adaptée lors de l’expérimentation terminale du modèle chronique. Les cochons des groupes chroniques (infarctus définitifs, infarctus reperfusés, cochons contrôles : groupes 1, 2a et 3 respectivement) seront donc inclus en phase (1) – acquisition des données de base- à 25 kg (1-2 mois), pour peser 25 kg (2-3 mois) lors de la phase (2) – création du modèle- et 60 kg (3-4 mois) lors de la phase (3) – remodelage dû à la lésion-. Pour correspondre aux poids de la phase (2), les animaux prévus pour le groupe d’ischémie reperfusion sous inhibition des ganglions rachidiens (groupe 2b) utilisés uniquement en protocole terminal (c’est-à-dire anesthésie sans réveil) seront inclus à 25 kg, d’âge 2-3 mois.
PFAS dans les écosystèmes terrestres : exposition, bioaccumulation et transfert trophique, un focus sur les petits mammifères et leurs prédateurs
- Recherche appliquée
- Toxicologie (hors obligations réglementaires)
- Recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
Capturés au piège sur des sols contaminés, maintenus quelques heures dans le dispositif, identifiés, sexés et pesés éveillés, 120 mulots et campagnols sont ensuite anesthésiés pour une prise de sang, dans une procédure menée sous anesthésie générale, et tués avant tout réveil. Le résumé annonce par ailleurs 60 musaraignes tuées sous anesthésie sans prise de sang, alors qu'il les décrit ailleurs comme "non inclues dans la procédure" et que l'effectif déclaré s'arrête à 120 rongeurs. Un quart de cet effectif est constitué de femelles gestantes et un quart de juvéniles sevrés, ce que le porteur justifie par le manque de données sur le transfert placentaire de ces polluants. Il retient ces espèces parce qu'elles sont "communes, abondantes, relativement ubiquistes", qu'elles "ne sont pas protégées ni menacées" et qu'elles figurent en préoccupation mineure sur les listes rouges.
Objectifs
Les objectifs du projet sont de mieux comprendre comment les composés per- et polyfluoroalkylés aussi appelés sous leur abréviation « PFAS » ou nommés « polluants éternels », contaminent et impactent les milieux terrestres. Il s’agit d’une une famille de polluants chimiques dont certaines molécules sont très persistantes, peuvent s’accumuler dans l’organisme, et sont toxiques. Leur présence dans l’environnement entraîne des contaminations qui soulèvent des préoccupations grandissantes pour la santé humaine et la biodiversité. Le projet vise à apporter un éclairage scientifique pour mieux comprendre et évaluer le risque de ces pollutions à travers l’étude de la faune sauvage. L’étude permettra d’apporter des connaissances sur l’écodynamique (étude des processus de transfert, de transformation, de dégradation et de rémanence des composés chimiques) et l’écotoxicité (étude des mécanismes d’exposition des organismes, de toxicité pour le vivant et des conséquences écologiques) des polluants per- et polyfluoroalkylés dans les écosystèmes terrestres. Il s’agira notamment de mieux caractériser le devenir des polluants dans l’environnement et leurs transferts dans les chaînes alimentaires ainsi que l’exposition des prédateurs. Des petits mammifères sauvages (rongeurs : mulots, campagnols, et insectivores : musaraignes) seront étudiées comme espèces sentinelles. Le projet s’appuie sur des travaux sur le terrain, il sera mené dans des zones où des études antérieures ont mis en évidence des contaminations des sols. La contamination des animaux sera mesurée pour renseigner quels facteurs déterminent leur exposition aux polluants et apporter des connaissances sur la manière dont les polluants s’accumulent dans leur organisme. Des mesures seront réalisées pour évaluer l’état de santé des animaux, en étudiant leurs réponses physiologiques et le fonctionnement de leur système immunitaire. Les données alimenteront une évaluation du risque pour les écosystèmes en s’appuyant sur des valeurs de référence disponibles pour les sols et sur des seuils connus de toxicité des polluants étudiés. Ces différentes analyses permettront de documenter les niveaux de contamination de la faune sauvage, d’affiner les seuils de toxicité, et d’identifier quels prélèvements sont les plus pertinents pour mettre en place des suivis de surveillance de la pollution et des outils de bioindication pour la gestion des sites et sols pollués.
Bénéfices attendus
Ce projet apportera de nouvelles connaissances sur l’exposition de la faune sauvage, l’accumulation au sein des organismes et les transferts des polluants per- et polyfluoroalkylés dans les chaines alimentaires dans les écosystèmes terrestres. Les données permettront de documenter la toxicité des polluants per- et polyfluoroalkylés et d’apporter des informations pour le développement de valeurs toxicologiques de référence. Le projet participera à alimenter l’évaluation du risque environnemental lié aux polluants per- et polyfluoroalkylés. Le projet est innovant par le fait d’étudier les polluants per- et polyfluoroalkylés dans les écosystèmes terrestres, en région urbaine et péri-urbaine, sur des sites où les sols présentent un gradient de contamination. Les écosystèmes aquatiques ont majoritairement été étudiés jusqu’à présent. Le projet vise à étudie des cocktails polluants per- et polyfluoroalkylés, en analysant plusieurs dizaines de composés, alors que les connaissances sont actuellement focalisées sur 3 molécules principalement. Ce projet permettra un nouvel apport de connaissances pour développer des méthodes de surveillance et de suivi de la pollution dans l’environnement.
Procédures
Les animaux seront capturés in natura et maintenus en captivité quelques heures dans les dispositifs de piégeage. Chacun des individus est identifié à l’espèce, sexé et pesé avant d’être inclus dans les procédures expérimentales ou relâché in situ sur son site de capture. Cette étape est menée sur animaux vigiles, elle dure 3 à 5 minutes à partir de la sortie du piège. Le nombre exact d’individus concernés ne peut être affirmé car il dépend des succès de piégeage, il devrait concerner a minima les 120 individus prévus dans la procédure expérimentale, mais pourrait être inférieur selon l’abondances des espèces sauvages sur les sites étudiés et le succès de capture. Une prise de sang sera menée sous anesthésie générale chez les rongeurs le jour de la capture. Ceci sera réalisé par un personnel formé et expérimenté. Le temps estimé pour une prise de sang est de l’ordre de 1 à 2 minutes. À l’issue des prises de sang et toujours sous anesthésie générale, les rongeurs seront mis à mort sous anesthésie générale par un personnel qualifié. Les musaraignes (60 individus) seront mises à mort par un personnel qualifié sous anesthésie générale sans prise de sang préalable.
Impact sur les animaux
Au cours des expérimentations, les animaux peuvent ressentir un stress transitoire lié à la capture, à la contention et à la manipulation. La manipulation est potentiellement cause de douleur en cas d’incident pendant la contention (lorsque l’animal tente de s’échapper, de mordre, etc). La durée est transitoire sur les quelques minutes de manipulation. La prise de sang sera réalisée sous anesthésie. Dans de rares cas, la prise de sang peut entraîner un écoulement sanguin anormal. Cet écoulement dure quelques secondes à quelques minutes et il est enrayé très rapidement. Les protocoles et méthodes employés dans les procédures permettent d’empêcher ou limiter les nuisances et effets indésirables, tel que décrit dans les procédures et les mesures de raffinement.
Devenir
Dans le cadre de cette expérience, aucune mesure de remplacement ne permet d’éviter la mise à mort des animaux pour atteindre les objectifs scientifiques des programmes de recherche, programmes dont les objectifs ont été validés par des comités scientifiques. La mise à mort des animaux est nécessaire dans cette procédure car le prélèvement des organes internes est incontournable et justifié scientifiquement.
Remplacement
Le projet vise spécifiquement la faune sauvage dans son milieu naturel et s’emploie à étudier son exposition aux polluants dans des conditions environnementales réalistes et représentatives. Le remplacement total n’est donc pas envisageable. Les objectifs du projet reposent sur l’étude de l’accumulation des polluants dans les organismes et des réponses physiologiques des animaux associées à cette exposition. Les besoins de connaissances sur la faune sauvage nécessitent d’étudier directement les espèces concernées, et les méthodes non animales ou ex vivo ne permettent pas, en tout cas actuellement, de reproduire ou prédire les niveaux d’exposition observés dans des contextes écologiques réalistes, ni les variations interindividuelles liées aux caractéristiques biologiques et au régime alimentaire des animaux. L’emploi de méthodes alternatives non-invasives uniquement n’est pas envisageable dans le présent projet pour atteindre les objectifs scientifiques recherchés. En revanche, une partie du projet vise également à évaluer la pertinence de prélèvements peu invasifs comme le sang et les poils pour le suivi de l’exposition aux polluants chez les mammifères. Cette approche pourra contribuer au développement de méthodes de suivi de la pollution et de ses impacts dans l’environnement de façon moins invasives et réduire le recours à des prélèvements internes dans de futurs travaux.
Réduction
Des études existantes ont été analysées en amont afin de faire l’état des lieux des connaissances actuelles et pour guider la stratégie d’échantillonnage et affiner les hypothèses. Les effectifs souhaités pour ce projet sont définis pour viser un effectif le plus faible possible en termes d’individus étudiés par groupe d’espèces, par site de capture, par classe d’âge et sexe, au regard des besoins de puissance statistique pour des données valider la robustesse des données, la qualité des résultats et détecter des effets biologiquement pertinents. La procédure est prévue sur 120 individus. Les animaux étudiés dans ce projet permettront de regrouper les prélèvements et d’alimenter des bases de données dans la perspective de futurs programmes de recherche. Cette étude alimentera nos banques d’échantillons.
Raffinement
Les captures sont menées à l’aide de pièges non-vulnérants équipés de compartiments dortoirs contenant litière et nourriture. Les pièges sont relevés quotidiennement. En cas de conditions météorologiques extrêmes, les captures sont suspendues. Les manipulations et la contention sont réduites au minimum et conduites dans le respect des bonnes pratiques par du personnel expérimenté. La majeure partie de la manipulation et l’ensemble de la procédure est réalisée sous anesthésie générale sans réveil de bout en bout, leur durée s’élève à seulement quelques minutes. La prise de sang chez les rongeurs est réalisée en mettant en œuvre des mesures de raffinement : le prélèvement est mené sous anesthésie, le geste est réalisé par des personnels compétents. Les animaux sont mis à mort sous anesthésie générale.
Choix des espèces
Les espèces sont Apodemus sylvaticus (Mulot sylvestre), Apodemus flavicollis (Mulot à collier), Myodes glareolus (Campagnol roussâtre), Microtus arvalis (Campagnol des champs), Microtus agrestis (Campagnol agreste). Des musaraignes Crocidura russula (Crocidure musette) et Sorex araneus (Musaraigne carrelet), non inclues dans la procédure, seront aussi étudiées. Elles sont largement répandues dans les écosystèmes européens et ces espèces sont communes, abondantes, relativement ubiquistes. Ces espèces ne sont pas protégées ni menacées. Elles présentent un statut de conservation « préoccupation mineure » sur les listes rouges mondiale, européenne, nationale et régionale (région Auvergne Rhône-Alpes). Leur aire de répartition couvre une bonne partie du continent et du territoire métropolitain français. Les micromammifères jouent un rôle écologique considérable dans les écosystèmes terrestres et constituent des hôtes et vecteurs majeurs de contaminants chimiques et biologiques. Fréquemment utilisés comme espèces modèles en écologie et écotoxicologie, ce sont des espèces sentinelles et ils permettent de relier les résultats obtenus aux connaissances sur les espèces de rongeurs de laboratoire. Pour cette étude, les individus adultes constituent l’essentiel de l’effectif. Des juvéniles sevrés ayant atteint l’autonomie seront inclus, à hauteur de 25% de l’effectif. Des femelles en gestation seront inclues, à hauteur de 25% de l’effectif. Ce choix est guidé par des raisons scientifiques mais également en visant à réduire au maximum l’effectif de juvéniles et de femelles gestantes inclus dans la procédure. Les connaissances sont lacunaires sur l’accumulation et les effets sexe- et âge-spécifiques des polluants per- et polyfluoroalkylés, ce qui nécessite d’étudier l’influence de ces variables biologiques. Le transfert embryonnaire et placentaire des polluants per- et polyfluoroalkylés a été avérée dans des études récentes mais il reste encore un manque de connaissance important car ce phénomène est documenté pour peu de composés per- et polyfluoroalkylés (principalement deux parmi les centaines existant) et avec peu d’informations sur l’embryon précoce.
Evaluation in vivo de la biodistribution de biomolécules radiomarquées à visée diagnostique dans différents modèles murins de cancer (2/2)
- Recherche appliquée
- Cancers
Une partie des souris utilisées a un système immunitaire génétiquement affaibli, ce qui permet à la greffe de tumeur de prendre. 1 500 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, une partie des procédures étant menée sous anesthésie sans réveil et le reste à un niveau de souffrance modéré. Chaque souris reçoit jusqu'à deux injections pour implanter la tumeur, puis une injection de produit radiomarqué sous anesthésie et jusqu'à trois séances d'imagerie d'une heure, avec un risque d'hypothermie et de troubles cardio-respiratoires signalé pour les anesthésies prolongées. Le porteur affirme que les rayons du scanner traversent les souris sans provoquer de dommages, et justifie deux lignées distinctes, l'une au système immunitaire fonctionnel pour observer la stabilité du produit dans le sang, l'autre affaiblie pour porter les tumeurs.
Objectifs
Les radiopharmaceutiques sont une nouvelle classe de médicaments utilisés en medecine nucléaire. Une faible dose de radioactivité associée à un vecteur est injectée pour permettre une imagerie de précision adaptée à chaque patient. La meilleure compréhension des processus de développement du cancer ont permis d’identifier des biomarqueurs à la surface des celluels tumorales Dans ce contexte, de grands espoirs sont aujourd’hui portés sur le développement de nouveaux candidats radiopharmaceutiques. Ces médicaments offrent une approche ciblée, à la fois efficace et peu toxique pour les tissus sains, ce qui est essentiel pour les cancers à fort potentiel métastatique ou résistants aux traitements conventionnels. Toutefois, avant toute application clinique humaine, des essais précliniques sur souris sont indispensables pour mieux connaitre les capacités de ciblage de ces radiopharmaceutiques, leur processus d’élimination et leurs eventuelles toxicités. L’objectif de ce projet est d’évaluer l’efficacité diagnostique et la sécurité de radiopharmaceutiques développés pour le diagnostic en oncologie. Le projet se déroulera dans 2 établissements utilisateurs . Ces études permettent de poser les bases d’une médecine personnalisée, plus précise et accessible
Bénéfices attendus
À court terme, ce projet permettra d’obtenir des données pharmacologiques essentielles pour sélectionner les molécules les plus prometteuses, en excluant rapidement celles présentant une instabilité, une toxicité ou une mauvaise fixation sur les tumeurs. À moyen terme, l’approche développée favorisera l’optimisation de la conception de radiopharmaceutiques en renforçant les connaissances scientifiques sur leurs mécanismes de distribution, d’élimination et d’accumulation dans les cellules cancéreuses. Ces informations sont indispensables pour améliorer la précision du diagnostic en médecine nucléaire et pour concevoir des agents plus sûrs et plus efficaces. Le projet constituera également une avancée méthodologique grâce à l’intégration de procédures d’imagerie non-invasives permettant des études à différents temps, limitant ainsi les mises à mort des animaux et affinant l’interprétation des résultats. À long terme, les retombées potentielles concernent directement les patients atteints de cancers. Les radiopharmaceutiques validés dans le cadre de ce projet pourraient être transférés vers des études cliniques, ouvrant la voie à des diagnostics plus précoces, plus fiables et à des approches thérapeutiques personnalisées. La meilleure caractérisation tumorale offerte par l’imagerie moléculaire contribuera à améliorer la prise en charge des cancers difficiles à détecter ou à traiter. Enfin, ce projet s’inscrit dans une dynamique de recherche translationnelle. À terme, il pourra participer à l’essor du domaine de la médecine nucléaire en oncologie et bénéficier directement aux patients.
Procédures
Au cours des experimentations les animaux auront les interventions suivantes : - Injection du radiopharmaceutique (EU2) : 1 injection par animal anesthésié, durée de moins de 5min - mise en place du modèle tumoral (EU1): 2 injections maximum par animal, durée de moins de 5 min - Imagerie (EU2): jusqu’à 3 imageries/animal anesthésié, durée jusqu’à 1h
Impact sur les animaux
Certaines souris utilisées ont un système immunitaire affaibli. L’injection de cellules tumorales (moins de 5min) peut provoquer des douleurs et rougeurs au niveau du site d’injection. L’injection de radiopharmaceutiques (moins de 5min) se fera sous anesthésie, mais des douleurs à l’éveil peuvent survenir. Des anesthésies de contention d’une durée prolongée sont prévues (30 minutes) pouvant entrainer une hypothermie et un risque de troubles cardio-respiratoires. La radioactivité et le scanner ne provoqueront pas d’effets indésirables car les rayons utilisés traversent les souris et ne provoquent pas de dommages (comme c’est le cas lors que les radiopharmaceutiques sont utilisés chez des partients dans les hopitaux)
Devenir
Mise à mort de tous les animaux conformement aux procédures expérimentales afin de réduire au mieux leur souffrance. Des expérimentations post-mortems sur tissus sont prévues.
Remplacement
Les tests menés sur des cellules ont déjà permis d’identifier certains candidats radiopharmaceutiques prometteurs. Seuls ces derniers seront utilisés sur les souris. Toutefois, l’utilisation d’animaux, tels que la souris, reste essentielle pour comprendre les mécanismes d’action à l’échelle de l’organisme complet, dont la physiologie se rapproche plus de celle de l’homme. Cette étape est donc indispensable, d’autant plus qu’une future application chez l’homme est envisagée (hors du champ de cette demande)
Réduction
Pour la réduction du nombre d’animaux utilisés, lorsque cela sera possible, les mêmes souris serviront également de contrôle positif et négatif, limitant ainsi le recours à des groupes témoins supplémentaires. Des logiciels statistiques adaptés permettront de s’assurer de la fiabilité des données obtenues
Raffinement
Le bien-être quotidien des animaux est essentiel au bon déroulement des expériences et à la reproductibilité des résultats. Pour favoriser leur confort, des enrichissements tels que des maisons rouges et des tunnels sont intégrés aux cages. Pendant les expériences, de la nourriture humidifiée sera mise à disposition dans la cage afin de prévenir tout risque de déshydratation. L’apparence générale, le comportement, le poids et l’aspect visuel de la tumeur de l’animal seront observés quotidiennement. Un score sera établi pour évaluer l’état de souffrance de l’animal. En cas d’apparition d’un signe de souffrance, l’administration d’un antalgique, la désinfection des éventuelles plaies ou la mise en place d’une alimentation seront mises en place. Chaque signe est associé à un score, et le porteur du projet est prévenu s’il dépasse un certain seuil avec mise à mort de l’animal s’il n’y a pas d’amélioration de son état observée après 48h. Si un seuil plus élevé est atteint, les animaux seront mis à mort sans délai afin de réduire au mieux leur souffrance. En fonction du protocole et du niveau de douleur potentiel, des injections d’analgésiques sont prévues. Un suivi quotidien rigoureux, assuré par un personnel compétent et formé, y compris les weekends et jours fériés, garantira le bien-être des animaux. En cas de besoin, nous solliciterons l’expertise du vétérinaire ou de la Structure du Bien-Être Animal. En ce qui concerne les souris avec un système immunitaire affaibli des précautions particulières seront appliquées telles que l’utilisation de cages ventilées individuellement avec filtres , elles-mêmes hébergées dans des armoires ventilées, litière, nourriture et eau stérilisées, limitation du nombre d’animaux par cage, port obligatoire d’équipements de protection, manipulation en environnement propre, désinfection systématique du matériel et des surfaces, pas de contact direct avec d’autres souris, changement fréquent des cages et désinfection complète des racks.
Choix des espèces
La souris constitue l’animal classiquement utilisé pour ces expériences. Pour la première partie de l’étude, nous utiliserons des souris qui possèdent un système immunitaire fonctionnel, afin de mimer au mieux tout le système immunitaire présent dans le sang qui pourrait entrer en compétition avec la stabilité du produit. Pour les souris porteuses de tumeurs, nous utiliserons des souris dont le système immunitaire est génétiquement affaibli. Cette lignée permet une bonne prise de la tumeur. Comme ce qui est décrit classiquement dans la littérature pour ce type d’expérimentations, les animaux utilisés seront âgés de 8 à 12 semaine (stade adulte).
Utilisation de contraceptifs pour réguler les populations de rats bruns en milieu urbain et réduire le risque de transmission de maladies zoonotiques
- Protection de l’environnement
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
Pour comparer un implant contraceptif à la mise à mort comme moyen de réguler les rats bruns en ville, 540 rats sont capturés dans des logettes à poubelles de neuf quartiers, au fil de trois sessions, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, celles des rats mis à mort étant menées sous anesthésie, sans réveil. Chacun est anesthésié, identifié par transpondeur, mesuré et pesé, la quantité de puces et de tiques qu'il porte est relevée, et des prélèvements sont faits sur la peau de l'oreille, la bouche, le rectum, le sang, les fèces, l'urine et les poils, en une dizaine de minutes. 450 rats sont relâchés là où ils ont été capturés, et 90 sont tués sous anesthésie pour reproduire l'effet des pièges létaux et des rodenticides. Le porteur compte parmi les bénéfices d'éviter le recours à des "méthodes destructives éthiquement questionnables", et tue 90 rats pour en simuler l'effet.
Objectifs
Les zoonoses (maladies transmissibles de l’animal à l’humain, et réciproquement) constituent un enjeu majeur de santé publique. Les rongeurs vivant en milieu urbain, tels que le rat brun (Rattus norvegicus), font l’objet d’une préoccupation particulière du fait de leur grande proximité avec l’Homme. De plus, les rats bruns sont porteurs de nombreux agents pathogènes pour l’Homme, qui peuvent être transmis par contact direct (morsure, contamination de l’environnement) ou par des espèces parasites vectrices (puces, tiques…). La régulation du risque zoonotique repose principalement sur le contrôle des populations de rats par des méthodes destructrices (pièges létaux, rodenticides…). Toutefois, l’efficacité et les impacts de ces méthodes sont controversés. En effet, la mortalité des rats peut entraîner un phénomène de spill-over (dispersion des ectoparasites vers de nouveaux hôtes), augmentant le risque de transmission vectorielle de maladies. Par ailleurs, le fort potentiel reproducteur des rats peut favoriser un rebond démographique se traduisant par des populations plus jeunes, moins immunisées et donc davantage susceptibles de disséminer des maladies. Enfin, les méthodes létales peuvent toucher des espèces non cibles (faune domestique ou protégée) et soulèvent des enjeux éthiques liés à la souffrance animale (méthodes douloureuses et stressantes mises en œuvre par des personnes non qualifiées). Dans ce contexte, des approches alternatives, telles que la contraception, sont envisagées. Réduire la reproduction sans éliminer d’individus permettrait, en effet, de réduire durablement les densités de population tout en limitant les phénomènes de spill-over. Le maintien d’individus adultes, généralement plus immunocompétents, pourrait en outre améliorer l’état sanitaire global des populations. L’efficacité de cette stratégie nécessite toutefois une validation empirique en conditions réelles. C’est pourquoi l’objectif de ce projet est de tester la méthode contraceptive pour réguler les populations de rats en milieu urbain par rapport à la méthode destructrice (par mise à mort ciblée), en évaluant les effets de ces méthodes sur la dynamique des populations à court et moyen terme (taille, structure, statut reproducteur), ainsi que sur des paramètres sanitaires tels que la charge parasitaire, la présence de pathogènes zoonotiques et l’immunocompétence.
Bénéfices attendus
Les résultats attendus de ce projet concernent l’amélioration des stratégies de gestion des populations de Rattus norvegicus en milieu urbain, avec des retombées directes en termes de santé publique. L’usage de contraceptifs devrait permettre de réduire durablement les densités de population de rats, tout en bénéficiant à leur statut sanitaire, et en évitant le recours aux méthodes destructives éthiquement questionnables. Ainsi, la contraception pourrait être une alternative intéressante aux méthodes létales, via une régulation intégrée des populations de rats. Ce projet fournira des éléments permettant de valider ou d’invalider ces concepts, et d’informer les politiques publiques pour une régulation des rongeurs urbains plus efficace.
Procédures
Les rats suivis (540 individus) seront étudiés grâce à des captures dans des logettes à poubelles de quartiers urbains. Trois sessions de capture seront effectuées dans neuf populations différentes. Une session initiale servira à quantifier l’état inital des populations, et à appliquer un traitement : 1/ les individus de trois populations recevront un implant contraceptif (groupe ‘contraception’), 2/ les individus de trois autres populations seront mis à mort (groupe ‘mise à mort’), afin de simuler l’effet de traitement stérilisant ou d’empoisonnement respectivement, 3/ les individus de trois autres populations seront suivis sans être traités (groupe ‘contrôle’). Deux sessions suivantes serviront à mesurer l’évolution des populations en reponse à ces traitements. Ainsi, chaque individu sera manipulé au maximum 3 fois. A chaque capture, les individus seront anesthésiés pour collecte des informations et échantillons permettant d’étudier l’état global de leur population. Un analgésique sera administré dès que les rats seront anesthésiés. Ils seront alors identifiés par transpondeur et leur taille, masse et sexe ainsi que la quantité de parasites (puces, tiques) dont ils sont les hôtes sera relevé. Afin d’identifier les maladies dont ils sont porteurs, différents échantillons biologiques seront prélevés sur les rats (peau de l’oreille, écouvillons buccaux-pharyngés et rectaux, sang, fèces, urine, et poils). Ces manipulations seront pratiquées en une dizaine de minutes. À l’exception des individus euthanasiés, le réveil des rats sera ensuite surveillé avant qu’ils ne soient relâchés là où ils auront été capturés.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables sur les animaux seront liés au stress de capture et la manipulation pour l’induction de l’anesthésie générale.
Devenir
L’objectif est de suivre l’évolution des populations en réponse à nos traitements, en limitant les perturbations liées aux mesures. Un relâcher dans l’environnement permet d’éviter la réduction artificielle de la densité de population. La mise à mort d'animaux permettra de mimer l'effet des méthodes destructrices couramment utilisées par les citadins et collectivités, tout en évitant les souffrances induites par ces méthodes car nos animaux seront anesthésiés et sous traitement analgésique.
Remplacement
L'étude porte sur l'abondance de Rattus norvegicus en ville et le risque zoonotique lié à cette espèce, il n'est donc pas possible de remplacer cette espèce par une autre ni par des modèles mathématiques ou in vitro.
Réduction
Dans cette étude, l’effet des traitements sera mis en évidence par capture-marquage-recapture (CMR) des rats pour évaluer la taille des populations et leur état sanitaire. Une analyse de puissance a permis de démontrer que 30 individus marqués par population constituent le compromis minimal entre précision des estimations et réduction du nombre d'animaux manipulés. De plus, cet effectif représente un échantillon significatif des populations, favorisant un effet observable des traitements et permettra une analyse statistique robuste.
Raffinement
Les animaux auront de la nourriture hydratée à disposition dans les pièges. Le temps de captivité sera réduit au maximum. Ils seront relâchés immédiatement au point de leur capture après leur réveil complet. La souffrance subie par les animaux sera réduite au maximum en réalisant toutes les manipulations sous anesthésie générale avec traitement analgésique, et en fermant la plaie d’injection de l’implant contraceptif avec de la colle vétérinaire.
Choix des espèces
L’étude de Rattus norvegicus assure la meilleure representativité pour sa propre régulation. Nous capturerons potentiellement tous les stades de développement. Toutefois, les traitements ne seront administrés qu’aux adultes de plus de 150g.
Evaluation in vivo de la biodistribution de biomolécules radiomarquées à visée diagnostique dans différents modèles murins de cancer (1/2)
- Recherche appliquée
- Cancers
Injectées de cellules tumorales puis d'un composé radioactif, 1 500 souris subissent jusqu'à trois séances d'imagerie d'une heure, sous des anesthésies de contention de trente minutes qui exposent à une hypothermie et à des troubles cardio-respiratoires. Toutes sont tuées à l'issue, une part des procédures étant déclarée sans réveil, et certaines souris ont un système immunitaire génétiquement affaibli pour faciliter la prise de la greffe. Le porteur écrit que la radioactivité et le scanner "ne provoqueront pas d'effets indésirables", tout en signalant des douleurs possibles au réveil après l'injection du produit. Les diagnostics plus précoces annoncés pour les personnes atteintes de cancer sont renvoyés au long terme, l'objectif immédiat restant d'écarter les candidats instables, toxiques ou se fixant mal sur les tumeurs.
Objectifs
Les radiopharmaceutiques sont une nouvelle classe de médicaments utilisés en medecine nucléaire. Une faible dose de radioactivité associée à un vecteur est injectée pour permettre une imagerie de précision adaptée à chaque patient. La meilleure compréhension des processus de développement du cancer ont permis d’identifier des biomarqueurs à la surface des celluels tumorales Dans ce contexte, de grands espoirs sont aujourd’hui portés sur le développement de nouveaux candidats radiopharmaceutiques. Ces médicaments offrent une approche ciblée, à la fois efficace et peu toxique pour les tissus sains, ce qui est essentiel pour les cancers à fort potentiel métastatique ou résistants aux traitements conventionnels. Toutefois, avant toute application clinique humaine, des essais précliniques sur souris sont indispensables pour mieux connaitre les capacités de ciblage de ces radiopharmaceutiques, leur processus d’élimination et leurs eventuelles toxicités. L’objectif de ce projet est d’évaluer l’efficacité diagnostique et la sécurité de radiopharmaceutiques développés pour le diagnostic en oncologie. Le projet se déroulera dans 2 établissements utilisateurs . Ces études permettent de poser les bases d’une médecine personnalisée, plus précise et accessible
Bénéfices attendus
À court terme, ce projet permettra d’obtenir des données pharmacologiques essentielles pour sélectionner les molécules les plus prometteuses, en excluant rapidement celles présentant une instabilité, une toxicité ou une mauvaise fixation sur les tumeurs. À moyen terme, l’approche développée favorisera l’optimisation de la conception de radiopharmaceutiques en renforçant les connaissances scientifiques sur leurs mécanismes de distribution, d’élimination et d’accumulation dans les cellules cancéreuses. Ces informations sont indispensables pour améliorer la précision du diagnostic en médecine nucléaire et pour concevoir des agents plus sûrs et plus efficaces. Le projet constituera également une avancée méthodologique grâce à l’intégration de procédures d’imagerie non-invasives permettant des études à différents temps, limitant ainsi les mises à mort des animaux et affinant l’interprétation des résultats. À long terme, les retombées potentielles concernent directement les patients atteints de cancers. Les radiopharmaceutiques validés dans le cadre de ce projet pourraient être transférés vers des études cliniques, ouvrant la voie à des diagnostics plus précoces, plus fiables et à des approches thérapeutiques personnalisées. La meilleure caractérisation tumorale offerte par l’imagerie moléculaire contribuera à améliorer la prise en charge des cancers difficiles à détecter ou à traiter. Enfin, ce projet s’inscrit dans une dynamique de recherche translationnelle. À terme, il pourra participer à l’essor du domaine de la médecine nucléaire en oncologie et bénéficier directement aux patients.
Procédures
Au cours des experimentations les animaux auront les interventions suivantes : - Injection du radiopharmaceutique (EU2) : 1 injection par animal anesthésié, durée de moins de 5min - mise en place du modèle tumoral (EU1): 2 injections maximum par animal, durée de moins de 5 min - Imagerie (EU2): jusqu’à 3 imageries/animal anesthésié, durée jusqu’à 1h
Impact sur les animaux
Certaines souris utilisées ont un système immunitaire affaibli. L’injection de cellules tumorales (moins de 5min) peut provoquer des douleurs et rougeurs au niveau du site d’injection. L’injection de radiopharmaceutiques (moins de 5min) se fera sous anesthésie, mais des douleurs à l’éveil peuvent survenir. Des anesthésies de contention d’une durée prolongée sont prévues (30 minutes) pouvant entrainer une hypothermie et un risque de troubles cardio-respiratoires. La radioactivité et le scanner ne provoqueront pas d’effets indésirables car les rayons utilisés traversent les souris et ne provoquent pas de dommages (comme c’est le cas lors que les radiopharmaceutiques sont utilisés chez des partients dans les hopitaux)
Devenir
Mise à mort de tous les animaux conformement aux procédures expérimentales afin de réduire au mieux leur souffrance. Des expérimentations post-mortems sur tissus sont prévues.
Remplacement
Les tests menés sur des cellules ont déjà permis d’identifier certains candidats radiopharmaceutiques prometteurs. Seuls ces derniers seront utilisés sur les souris. Toutefois, l’utilisation d’animaux, tels que la souris, reste essentielle pour comprendre les mécanismes d’action à l’échelle de l’organisme complet, dont la physiologie se rapproche plus de celle de l’homme. Cette étape est donc indispensable, d’autant plus qu’une future application chez l’homme est envisagée (hors du champ de cette demande)
Réduction
Pour la réduction du nombre d’animaux utilisés, lorsque cela sera possible, les mêmes souris serviront également de contrôle positif et négatif, limitant ainsi le recours à des groupes témoins supplémentaires. Des logiciels statistiques adaptés permettront de s’assurer de la fiabilité des données obtenues
Raffinement
Le bien-être quotidien des animaux est essentiel au bon déroulement des expériences et à la reproductibilité des résultats. Pour favoriser leur confort, des enrichissements tels que des maisons rouges et des tunnels sont intégrés aux cages. Pendant les expériences, de la nourriture humidifiée sera mise à disposition dans la cage afin de prévenir tout risque de déshydratation. L’apparence générale, le comportement, le poids et l’aspect visuel de la tumeur de l’animal seront observés quotidiennement. Un score sera établi pour évaluer l’état de souffrance de l’animal. En cas d’apparition d’un signe de souffrance, l’administration d’un antalgique, la désinfection des éventuelles plaies ou la mise en place d’une alimentation seront mises en place. Chaque signe est associé à un score, et le porteur du projet est prévenu s’il dépasse un certain seuil avec mise à mort de l’animal s’il n’y a pas d’amélioration de son état observée après 48h. Si un seuil plus élevé est atteint, les animaux seront mis à mort sans délai afin de réduire au mieux leur souffrance. En fonction du protocole et du niveau de douleur potentiel, des injections d’analgésiques sont prévues. Un suivi quotidien rigoureux, assuré par un personnel compétent et formé, y compris les weekends et jours fériés, garantira le bien-être des animaux. En cas de besoin, nous solliciterons l’expertise du vétérinaire ou de la Structure du Bien-Être Animal. En ce qui concerne les souris avec un système immunitaire affaibli des précautions particulières seront appliquées telles que l’utilisation de cages ventilées individuellement avec filtres , elles-mêmes hébergées dans des armoires ventilées, litière, nourriture et eau stérilisées, limitation du nombre d’animaux par cage, port obligatoire d’équipements de protection, manipulation en environnement propre, désinfection systématique du matériel et des surfaces, pas de contact direct avec d’autres souris, changement fréquent des cages et désinfection complète des racks.
Choix des espèces
La souris constitue l’animal classiquement utilisé pour ces expériences. Pour la première partie de l’étude, nous utiliserons des souris qui possèdent un système immunitaire fonctionnel, afin de mimer au mieux tout le système immunitaire présent dans le sang qui pourrait entrer en compétition avec la stabilité du produit. Pour les souris porteuses de tumeurs, nous utiliserons des souris dont le système immunitaire est génétiquement affaibli. Cette lignée permet une bonne prise de la tumeur. Comme ce qui est décrit classiquement dans la littérature pour ce type d’expérimentations, les animaux utilisés seront âgés de 8 à 12 semaine (stade adulte).
Evaluation de l’utilisation des micro-robots magnétiques pour le traitement de pathologies neurovasculaires
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
- Diagnostic des maladies
- Troubles cardiaques
Sept heures de navigation dans les vaisseaux sous anesthésie générale profonde, précédées de la pose de cathéters sur plusieurs sites : 26 porcs vont être utilisés, opérés sous anesthésie et tués avant tout réveil, pour l'examen anatomopathologique des lésions vasculaires laissées par les micro-robots. Le porteur écrit qu'à aucun moment la conscience ne revient et qu'aucune nuisance n'est attendue, hormis le stress lié à la manipulation, au transport et au changement d'environnement avant l'intervention. L'objet est de valider une plateforme de guidage magnétique et des micro-robots censés retirer mécaniquement les caillots lors d'un accident vasculaire cérébral, un traitement que le porteur dit vouloir "révolutionner". Les porcs employés sont de type charcutier, Large White ou Landrace, de seize semaines et 50 à 60 kg, choisis pour le diamètre de leurs vaisseaux, et le porteur relève qu'il n'existe pas de numéro d'agrément spécifique pour ce type de porc.
Objectifs
La neuroradiologie interventionnelle est une discipline chirurgicale minimalement invasive qui permet le traitement local de pathologies cérébrales, avec peu ou pas d’incision (en passant par les voies vasculaires). Les outils aujourd’hui à la disposition des médecins interventionnels présentent de fortes limites étant donné la complexité et la fragilité de l’arbre vasculaire cérébral, tortueux et étroit. Pour améliorer le traitement de pathologies comme l’anévrisme cérébral ou l’Accident Vasculaire Cérébrale (AVC) ischémique, seconde cause de mortalité et première cause de handicap en France et dans le monde, il est urgent de mettre au point de nouvelles solutions. Le but de ce projet est de révolutionner le traitement de pathologies neuro-vasculaires à l’aide de micro-robots (µ-robots) thérapeutiques contrôlés par une plateforme de guidage magnétique.
Bénéfices attendus
La prise en charge des accidents vasculaires cérébraux (AVC) est une urgence absolue car chaque minute de mauvaise perfusion cérébrale peut provoquer des lésions cérébrales irréversibles. La première étape du parcours de soins est de préciser le diagnostique à l'aide d'une imagerie cérébrale (scanner ou IRM), vient ensuite le traitement qui peut être chimique (thrombolyse), mécanique (thrombectomie) ou interventionnelle si l'AVC est hémorragique. Les actions thérapeutiques se font aujourd'hui principalement par voie endovasculaire ce qui implique le recours à des systèmes d'imagerie à rayons X. Le but de ce projet est de développer et de valider l'efficacité et la sécurité de deux dispositifs : la plateforme de guidage magnétique et les µ-robots thérapeutiques. La plateforme de guidage magnétique permet une navigation précise et rapide depuis le point de ponction jusqu'à la zone cible sans avoir recours aux rayons ionisants ce qui est réel bénéfice pour les patients et les utilisateurs. Les µ-robots ont été développés pour pouvoir fonctionner avec cette plateforme et permettre un traitement efficace des AVC en retirant mécaniquement (thrombectomie) les thrombus. Couplés à la plateforme de guidage, ces µ-robots permettront d'atteindre des zones jusque là difficilement accessibles en un temps record en limitant les risques de lésions associés à la navigation endovasculaire.
Procédures
Tous les animaux animaux seront soumis, sous anesthésie générale, aux interventions suivantes : Pose de cathéter, sous contrôle echographique, sur différents sites (30 minutes). Navigation endovasculaire (7 heures) sous anesthésie générale profonde.
Impact sur les animaux
Le stress pré-opératoire lié à la manipulation, au transport et au changement d’environnement constitue une nuisance attendue. L’ensemble des procédures expérimentales sera réalisé sous anesthésie générale balancée sans réveil. A aucun moment l’animal ne sera conscient ni susceptible de ressentir la douleur. S'agissant de procédures expérimentales sans réveil, aucun effet indésirable ni nuisances ne sont attendus pour l'animal qui sera euthanasié en fin de procédure.
Devenir
L'ensemble des animaux seront euthanasiés afin de pouvoir réaliser l'étude anatomopatholgique des éventuelles lésions vasculaires liées à la navigation par les micro-robots thérapeutiques.
Remplacement
A ce jour la navigation et le retrait des caillots ont été testés in vitro et in vivo. Les itérations de design de la solution permettent d’améliorer l’efficacité thérapeutique. Actuellement, des essais in vitro dans des modèles rigides (humain et porcin) sont systématiquement réalisées avant chaque essais animal lors de sitérations logiciels et matériels. Cependant ces essais de modélisation ne sont pas suffisamant puissant pour valider les iétarations en raison de la complexité du comportement mécanique et physiologique des caillots et des artères et les résultats obtenus doivent être validés dans des systèmes vivants. Les essais in vitro sont réalisés dans des conditions les plus similaires possibles des essais cliniques (analogue de sang, flux pulsatilité), néanmoins, il n’est pas possible de recréer un réseau vasculaire aussi souple que chez l’animal ou l’Homme. Cette souplesse joue un rôle critique dans la réussite du traitement. Il est donc nécessaire de réaliser des essais in vivo pour évaluer la mise en place et la performance de notre solution.
Réduction
Avant chaque procédure animale prévue, des procédures in vitro correspondante seront réalisées sur la base d’un fantôme obtenu de l’animal (modèle 3D imprimé), afin de maximiser les chances de succès de la procédure, et réduire ainsi le nombre d’animaux inclus avec succès dans l'étude. Plusieurs conditions d'essais sont réalisées lors de chacune des procédures, sans impacter la performance des résultats, afin de réduire le nombre d'animaux.
Raffinement
L’ensemble des procédures expérimentales sera réalisé sous anesthésie générale balancée. A aucun moment l’animal ne sera conscient ni susceptible de ressentir la douleur. Pour améliorer le confort et le bien-être des animaux, les animaux seront hébergés dans l’animalerie une semaine avant l’intervention afin de respecter une période d’acclimatation. Ils seront gardés parmi leurs congénères pour réduire leur stress. Du personnel animalier mettra quotidiennement à disposition un environnement stimulant (activité de fouissage, distributeur d’aliments, planche a gratter). L'évaluation du bien-être animal sera réalisée de manière bi-quotidienne pour chaque animal, pendant la période d'acclimatation et durant l’opération jusqu'à son euthanasie. Ces différents éléments seront évalués à l'aide d'une grille d'évaluation émanant de la cellule du bienêtre animal . Pendant la période d'acclimatation, l’atteinte d’un point limite sera déterminée par l’observation de signes comportementaux, d’apparence générale permettant de quantifier la souffrance de l’animal selon un score spécifique à l’espèce porcine.
Choix des espèces
Nous utilisons des porcs de type charcutier (Large White / Landrace, 50-60kg) qui possèdent des caractéristiques anatomiques et physiologiques correspondants aux besoins de nos procédures. Il n'existe pas de numéro d'agrément spécifique pour ce type de porc, dont l'espèce n'appartient pas à la liste fixée réglementairement. Les porcs inclus dans l'étude ont environ 16 semaines, ils pèsent environ 50-60 kg afin de faciliter les abords vasculaires périphériques par voie percutanée et d'avoir des diamètres de vaisseaux compatibles avec les dispositifs à évaluer.
Evaluation à court terme d’un dispositif d’embolisation chez le porc
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
Opérés sous anesthésie et tués avant tout réveil par une injection intraveineuse, jusqu'à 3 porcs de 60 à 70 kg vont être utilisés dans ce projet. Chacun subit deux injections intramusculaires d'induction, une intubation, puis une intervention chirurgicale de trois heures au maximum, pendant laquelle une à quatre veines sont obstruées et des images acquises. Le dispositif testé sert à bloquer temporairement un vaisseau pendant une embolisation tout en gardant l'accès à ce vaisseau, et le porteur attend de l'étude qu'elle dise si ses performances justifient la poursuite du développement clinique. La rubrique réduction n'annonce qu'un seul animal, avec jusqu'à quatre dispositifs implantés chez lui et un passage possible à trois en cas de problème technique, quand la déclaration porte sur trois porcs, tous mis à mort pour retirer les dispositifs et observer le foie et les poumons.
Objectifs
Les procédures d'embolisation sont utilisées pour traiter un large éventail de pathologies, notamment certaines hémorragies graves, des malformations des vaisseaux sanguins et différents types de tumeurs. Elles consistent à obstruer de manière ciblée un vaisseau sanguin afin de contrôler un saignement ou de réduire l'apport sanguin à une lésion. L’obstruction se fait grâce à des substances, appelées agents d’embolisation, par exemple de la colle. Ces interventions mini-invasives constituent aujourd'hui une alternative reconnue à la chirurgie dans de nombreuses indications et leur utilisation est en constante augmentation, portée par le vieillissement de la population, l'augmentation de l'incidence des cancers et le développement des interventions médicales guidées par l'imagerie. Malgré ces avancées, les procédures d'embolisation restent techniquement exigeantes. Le succès du traitement dépend de la capacité à délivrer les agents d'embolisation avec une grande précision, tout en évitant leur migration vers des tissus non ciblés. Cette difficulté peut limiter l'efficacité du traitement, augmenter le risque de complications et conduire à des interventions plus longues, avec une exposition prolongée des patients et des professionnels de santé à des rayonnements susceptibles d'endommager les cellules. Le dispositif qui fera l’objet des tests a été développé pour répondre à ce besoin médical non couvert. Il vise à améliorer le contrôle temporaire du flux sanguin pendant les procédures d'embolisation, tout en maintenant un accès continu au vaisseau traité. Cette approche a pour objectif de faciliter le geste du praticien et de permettre de bloquer de manière contrôlée le vaisseau sanguin pendant l'intervention. L'objectif de cette étude est d'évaluer la sécurité et les performances de ce nouveau dispositif. L'étude portera notamment sur la facilité de navigation et de déploiement, la stabilité après libération du dispositif, l’efficacité pour bloquer temporairement le vaisseau concerné, et la résistance à la migration. Les résultats de cette étude permettront de déterminer si le dispositif présente un niveau de performance et de sécurité compatible avec la poursuite de son développement clinique.
Bénéfices attendus
Cette étude permettra de déterminer si le dispositif présente un niveau de performance et de sécurité compatible avec la poursuite de son développement clinique. Les bénéfices attendus du projet sont, à plus long terme, d'optimiser l'efficacité des traitements par embolisation tout en diminuant les risques de complication des interventions.
Procédures
Les animaux seront soumis à une procédure chirurgicale sous anesthésie et analgésie, d’une durée maximale de 3h. Pour cela ils recevront : - 2 injections intramusculaires (IM) pour l’induction de l’anesthésie (5 s) ; - 1 intubation sur l’animal anesthésié pour le maintien de l’anesthésie tout au long de la procédure ; - 1 procédure chirurgicale d’une durée maximale de 3h correspondant à l’embolisation d’une à quatre veines et acquisition d’images ; - 1 injection intraveineuse (IV) via le cathéter (30 s) sur l’animal toujours anesthésié pour induire la mort.
Impact sur les animaux
La procédure se déroulera sous anesthésie générale et analgésie et sera sans réveil. Le seul effet indésirable attendu, peut être un peu de stress lors de l'isolement nécessaire à l'induction de l'anesthésie. Ce stress cessera lorsque l'animal s'endormira.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à l'issue de la procédure afin de retirer les dispositifs et de réaliser des observations macroscopiques du foie et des poumons.
Remplacement
Il est nécessaire de travailler sur animal vivant afin d’observer le comportement du dispositif avec gestion des flux sanguins.
Réduction
Le projet n’inclura qu’un seul animal afin d’évaluer le dispositif dans un organisme vivant proche de l’Homme. Jusqu’à quatre dispositifs pourront être implantés dans l’animal, à quatre localisations différentes. Le fait d’implanter plusieurs dispositifs dans le même animal permet de limiter le nombre d’animaux impliqués dans le projet. Dans le cas où la procédure devrait être interrompue ou que le dispositif rencontrerait un problème technique, le nombre d’animaux pourrait être augmenté jusqu’à trois. Si la procédure se déroule sans problème sur le premier animal, il sera le seul utilisé dans le projet et les autres animaux n’entreront pas dans la procédure.
Raffinement
Les animaux arriveront sur place une semaine minimum avant les procédures pour leur permettre de s’habituer aux lieux et aux manipulations et ainsi diminuer leur stress. Lorsqu'il y aura plusieurs animaux, ils seront logés dans une même case pour respecter leur comportement grégaire. Ils seront logés sur une litière de paille afin de leur permettre de fouiller dedans et de les isoler du sol. Les boxes sont également équipés de jouets adaptés à leur espèce. La chirurgie sera réalisée sous anesthésie générale et sous analgésie pour éviter des souffrances aux animaux. Les constantes des animaux seront suivies tout au long de l'anesthésie par la mise en place d'un monitoring. Le bien-être des animaux sera contrôlé en veillant aux conditions d’hébergement et au comportement des animaux. Des observations biquotidiennes, basées sur l’apparence physique externe, le comportement (sociabilité, appétit) et les réponses comportementales aux stimuli externes (bruits, etc.), seront réalisées par une personne formée. Ces contrôles permettent de repérer tout animal malade ou blessé pour prendre des mesures appropriées. Tout constat d’un mal-être est remonté au responsable du bien-être des animaux et au responsable du projet pour examen approfondi, traitements adaptés et/ou consultation du vétérinaire référent. Des points limites ont été mis en place afin de limiter le risque de souffrance des animaux pendant la procédure et différents traitements ont été prévus en cas d'atteinte de ceux-ci.
Choix des espèces
Le modèle choisi est le porc, car leur anatomie vasculaire est comparable à celle de l'homme. Les porcs utilisés pèseront entre 60 et 70 kg, car à ce stade leur anatomophysiologie est proche de celle de l'Homme.