Procédures sans réveil

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  • Recherche appliquée
    • Toxicologie (hors obligations réglementaires)
Rats : 120
Souffrances
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Devenir
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Anesthésiées puis tuées sans reprise de conscience, 120 rates gestantes vont être utilisées pour prélever leurs placentas. L'intervention, environ cinq minutes sous anesthésie gazeuse, sert à mettre au point un modèle de perfusion placentaire hors de l'animal et à constituer une banque d'échantillons de fœtus des deux sexes. Le porteur décrit un impact "limité" sur le bien-être des animaux non-humains, en le ramenant au seul inconfort de l'anesthésie. Rien n'est dit du sort des fœtus, prélevés au moment où les mères sont mises à mort.

Objectifs

En milieu professionnel, lors de leur grossesse, les femmes peuvent être exposées à différents produits chimiques qui ont été détectés dans le liquide amniotique sous forme de molécule mère ou de métabolites démontrant leur passage transplacentaire. Des études épidémiologiques et expérimentales ont démontré les effets toxiques des produits chimiques sur le développement fœtal et post-natal. Cependant, peu d’études ont analysé les défauts placentaires associés. Le placenta est un organe complexe, autonome et transitoire, à l’interface de la mère et du fœtus. Il exerce différentes fonctions lui permettant de contrôler et de maintenir la croissance fœtale, comme des échanges de nutriments et de gaz et des fonctions endocrines, métaboliques et immunologiques. De plus, il joue un rôle de « barrière filtrante ». Il a cependant été démontré qu’un grand nombre de molécules, auxquels la mère est exposée, sont capables de traverser le placenta et atteindre le fœtus. L’analyse du placenta prend ainsi tout son sens car il est un excellent témoin à la fois de ce qui s’est déroulé pendant la grossesse/gestation mais aussi des conséquences que ses adaptations pourraient avoir après la naissance. En raison du rôle clé du placenta dans le bon développement et la survie à court et long terme du fœtus lors d’une exposition aux agents chimiques, nous proposons de développer chez le rat un modèle expérimental de double perfusion placentaire ex vivo à deux stades de gestation (précoce et tardif) afin d’étudier les effets toxiques de différents produits chimiques. Ces travaux se décomposeront en 2 projets distincts, le premier décrit dans cette demande d'autorisation de projet consistera à mettre en place le modèle de perfusion ; le second déposé plus tard aura pour objectif de tester le passage et la toxicité placentaire d’agents chimiques à l’aide du modèle développé ici. Ce type de modèle permet de réaliser des analyses fines sur un organe entier. Le modèle de perfusion placentaire permet d’évaluer le transfert à travers le placenta de différentes molécules d’intérêt, et ce dans un environnement physiologique contrôlé. Il offre aussi l’opportunité d’obtenir la réponse physiologique spécifique d’un organe à un stimulus externe avec une précision et une reproductibilité qu’on ne peut obtenir avec la réponse de l’organisme entier.

Bénéfices attendus

Ce modèle, une fois en place nous sera utile pour compléter nos connaissances sur les mécanismes d’action placentaires des produits chimiques et mieux évaluer le danger d’une exposition pendant la grossesse. Ce modèle nous permettra d’assurer un continuum expérimental des modèles in vitro jusqu’aux expérimentations in vivo. Cette complémentarité des différents modèles permet de réaliser une sélection des molécules d’intérêt à tester lors de projet de reprotoxicologie in vivo, et ainsi réduire l’utilisation d’animaux de laboratoire dans l’identification du danger et l’évaluation du risque.

Procédures

Les femelles gestantes seront soumises après prémédication à une anesthésie gazeuse le temps de prélever les placentas nécessaires à la mise en place du modèle ex vivo de double perfusion placentaire, environ 5 minutes.

Impact sur les animaux

Au-delà de l’inconfort causé par l’anesthésie gazeuse, le projet aura un impact limité sur le bien-être des animaux.

Devenir

Les animaux sont mis à mort à la fin de la procédure afin de collecter le sang et les tissus d’intérêt dans l’objectif de mettre en place le modèle ex vivo de double perfusion placentaire et de créer une banque d’échantillons fœtaux des deux sexes.

Remplacement

A ce jour, en l’absence de connaissances suffisantes, il n’existe pas de méthode alternative à l’animal de laboratoire pour étudier le transfert transplacentaire des produits chimiques. Cependant, l’apport de données pourrait amener à développer des modèles in silico en fonction des caractéristiques physico-chimiques des produits et en fonction de l’espèce.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés pour la mise au point du modèle sera réduit au minimum nécessaire pour maîtriser le modèle et pouvoir interpréter les résultats. Les unités fœto-placentaires seront exploités dans leur intégralité, une partie sera dédiée à l’étude du passage transplacentaire, les autres seront utilisées comme banque d’échantillons biologiques.

Raffinement

Les animaux seront hébergés en présence d’enrichissement adapté (tunnel en carton). Des actions ont été définies pour être mises en place en cas d'atteinte de points limite.

Choix des espèces

Le rat de laboratoire possède un placenta proche de l’humain dans sa composition tissulaire. Il est aussi le modèle utilisé dans les études réglementaires en reprotoxicologie. Les femelles sont commandées à l’âge de 10 semaines pour qu’elles soient jeunes et matures sexuellement. Les unités fœto-placentaires seront utilisés à deux stades, un précoce à 15 ou 16 jours de gestation et un plus tardif à 19 jours de gestation.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Poissons zèbres : 2000
Souffrances
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Devenir
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 2000

Issues de lignées mutantes et transgéniques, 2 000 larves de poissons zèbres vont être utilisées, toutes tuées sous anesthésie sans réveil, dans une étude par imagerie du développement cardiaque. L'invalidation des gènes ciblés peut perturber la formation du cœur, le RNT notant qu'à ce stade la larve survit sans système cardiovasculaire fonctionnel. Certaines subissent aussi un choc thermique lors de leur immobilisation à 37 °C. Le porteur retient le poisson zèbre pour la transparence de ses larves, qui rend l'imagerie possible sans chirurgie.

Objectifs

Notre projet consiste à effectuer de l'imagerie sur des larves anesthésiées issues de lignées transgéniques et mutantes afin d'étudier le développement cardiaque normal et pathologique. Notre équipe s'intéresse au développement normal et pathologique du cœur. Dans ce contexte, nous recherchons la nature des gènes impliqués dans le développement cardiaque et les mutations qui pourraient conduire à des cardiopathies congénitales. Le développement cardiaque du poisson-zèbre est hautement similaire au développement cardiaque humain et présente l'avantage d'être observable du fait de son développement externe. De plus, la transparence des larves et la rapidité du développement du poisson-zèbre nous offrent la possibilité d'effecteur de l'imagerie in vivo permettant des analyses morphologiques et fonctionnelles rapides de l'organe.

Bénéfices attendus

Les cardiopathies congénitales sont une cause majeure de morbidité infantile mais leur nature génétique reste encore mal connue. A court terme, ce projet permettra d’analyser le rôle de gènes spécifiques sur la morphologie et la fonction cardiaques. A long terme, ce projet devrait bénéficier à la santé humaine en identifiant les gènes/processus nécessaires au développement cardiaque normal et pathologique.

Procédures

Tous les animaux seront anesthésiés et seront imagés en microscopie photonique ou bi-photonique.

Impact sur les animaux

La mise en contact avec l’anesthétique peut potentiellement générer un stress transitoire chez les larves. L’invalidation des gènes candidats au sein des lignées utilisées peut potentiellement avoir un rôle délétère sur le développement cardiaque mais à ce stade de développement, le poisson-zèbre peut survivre sans système cardio-vasculaire fonctionnel. Enfin, la larve peut subir un choc thermique lors de son immobilisation à 37ºC mais les larves sont déjà sous anesthésie générale lors de cette variation température.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort (classe sans réveil)

Remplacement

Les mécanismes du développement cardiaque sont très complexes, impliquant la participation de nombreux types cellulaires différents. Le développement des techniques alternatives d’organoïdes actuelles ne permettent ni d'étudier le développement d'un organe en son entier et de ses structures complexes (ex: valves, cavités, trabéculation, etc) ni d’explorer la fonction de l’organe dans un contexte physiologique ou physiopathologique. Ce projet nécessite donc de travailler avec un modèle animal permettant d’étudier la morphologie et la fonction de l’organe cardiaque.

Réduction

L’évaluation du nombre d’animaux s’appuie sur nos précédents travaux publiés et des tests statistiques qui nous ont permis de définir un nombre minimum d’animaux nécessaires pour être en mesure de mettre en évidence une différence statistiquement significative sur les paramètres étudiés.

Raffinement

Afin de limiter aux maximum les contraintes sur les animaux, nous travaillons sur des stades très précoces (à 7 jours post fécondation, jpf). De plus, l’ensemble de la procédure est réalisé sous anesthésie. Les techniques d’imagerie mise en œuvre reposent sur une méthode non-invasive, permettant l’acquisition de données grâce à la transparence du stade larvaire des animaux.

Choix des espèces

Le poisson-zèbre présente 85% d’homologie avec l’homme pour les gènes impliqués dans des pathologies humaines. Le développement cardiaque du poisson-zèbre étant très proche de celui observé chez l'homme, cet animal se présente comme un modèle de choix pour identifier rapidement les gènes potentiellement responsables de malformations cardiaques congénitales. De plus, le développement rapide et externe de l'animal associé à la relative transparence des larves nous permet d'effectuer de l'imagerie cardiaque en temps réel. Les animaux sont utilisés à 5 ou 7jpf. A 5 jpf, le développement cardiaque est assez avancé pour effectuer des analyses fonctionnelles et étudier les performances cardiaques. Par exemple, la trabéculation du myocarde n'est clairement développée qu’à 5 jpf. La valve aortique n'est quant à elle pas formée avant 7 jpf.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
    • Troubles musculosquelettiques
    • Troubles urogénitaux
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Cochons : 47
Souffrances
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▲ 37
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Devenir
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 47

Pour constituer les dossiers réglementaires d'autorisation de mise sur le marché de nouveaux dispositifs d'embolisation, 47 porcs vont être utilisés, tous tués, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, une partie sous anesthésie sans réveil. Chaque animal subit une anesthésie générale et une embolisation guidée par imagerie de 30 à 40 minutes, avec pour certains une incision d'un vaisseau du rein provoquant une ischémie rénale douloureuse. Le porteur qualifie le recours à l'animal vivant d'"indispensable" et présente ces données comme exigées par les agences sanitaires. Tous les porcs sont mis à mort pour prélever des organes destinés à l'analyse histologique.

Objectifs

L’objectif de ce projet est d’évaluer l’efficacité et la sécurité de nouveaux agents d’embolisation utilisés en radiologie interventionnelle (RI), avant leur application chez les patients. La RI est une spécialité médicale qui associe une technique d’imagerie (rayons X, ultrasons, résonnance magnétique) à un geste mini- invasif pour diagnostiquer et/ou traiter un large éventail de maladies, dont les cancers. L’embolisation est une procédure de radiologie qui consiste à injecter à l’intérieur d’un vaisseau un produit pour l’occlure. Le but visé est, soit d’arrêter un saignement (traumatisme, hémorragie du post-partum, hémoptysie…), soit de dévasculariser un tissu pathologique irrigué par ce vaisseau en le privant d’apport sanguin (fibrome utérin, adénome de la prostate, tumeur hépatique, malformation vasculaire…). De nouveaux matériaux sont actuellement à l’étude pour améliorer les traitements par embolisation. On peut notamment citer les matériaux dégradables, la fonctionnalisation des matériaux ou l’introduction d’adjuvants pour rendre les dispositifs visibles en imagerie ou encore chargeables avec des principes actifs. Tous ces agents d’embolisation sont des dispositifs médicaux implantables pour lesquels la performance et l’innocuité doivent être évalués chez l’animal avant de les utiliser en clinique. Les résultats obtenus seront versés aux dossiers réglementaires pour les demandes d’autorisation de mise sur le marché.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus du projet sont d’ordre technologique et médical. Il s’agit de tester de futurs produits de santé destinés à une utilisation chez l’homme. La radiologie interventionnelle a révolutionné la pratique de la médecine moderne grâce à l'introduction, au développement et à la validation de thérapies peu invasives, dont beaucoup ont non seulement remplacé des procédures invasives, mais ont également offert de nouvelles solutions diagnostiques et thérapeutiques là où il n'en existait pas auparavant. La radiologie interventionnelle s’inscrit de plus en plus dans les perspectives curatives de maladies cancéreuses, que ce soit par l’efficacité propre de ses méthodes ou dans le cadre de traitements combinés avec d’autres techniques. Ce projet bénéficiera donc directement aux patients, les nouveaux agents d’embolisation testés pourront être appliqués en clinique dès leur sécurité d’utilisation établie selon les bonnes pratiques de laboratoire.

Procédures

Chaque animal sera soumis à une anesthésie générale pendant laquelle une prise de sang et une intervention chirurgicale mini-invasive guidée par l’imagerie (embolisations 30-40 minutes) sera réalisée. Un groupe d'animaux sera mis à mort à l'issue de cette procédure sans réveil de l'anesthésie, un autre groupe sera réveillé et observé quotidiennement, de 1 semaine à 3 mois selon les lots, avant une deuxieme anesthésie générale sans réveil pour un contrôle angiographique et un prélèvement sanguin. MODIFICATION Chez un autre groupe d’animaux, la même chirurgie, avec ajout d’une incision au niveau d’un vaisseau du rein, sera réalisée.

Impact sur les animaux

Les nuisances pour les animaux sans réveil sont liées à l’induction de l’anesthésie : stress à la contention, injection intramusculaire. Pour les animaux suivis en post opératoire, le réveil de l’anesthésie peut s’accompagner de nausées, désorientation, hypothermie, irritation trachéale. L’intervention chirurgicale par voie endovasculaire est mini invasive, l’embolisation de branches de l’artère rénale induit une ischémie qui peut amener des douleurs et occasionner une perte d’appétit passagère. Les effets indésirables consécutifs à l’accès vasculaire sont un hématome et éventuellement une boiterie.

Devenir

Tous les animaux sont mis à mort pour prélever des organes à but d'analyses histologiques.

Remplacement

Plusieurs mesures alternatives ont été mises en œuvre en amont des tests in vivo: Lors de l’étape de design du dispositif, les fabricants cherchent les données de biocompatibilité disponibles pour les matériaux utilisés. Ceux dont les effets et les doses toxiques sont connus sont éliminés de la composition de l’implant, afin de réduire le risque d’effets pathologiques locaux. Des tests in vitro de performances ou de cytotoxicité permettent également d’exclure certaines compositions qui ne répondent pas aux spécifications du dispositif, et de diminuer le nombre de prototypes à tester in vivo. Après ces tests préalables sur modèles non-vivants, nous arrivons à un stade de développement des dispositifs où un certain nombre de conditions du vivant ne peuvent être modélisées dans des systèmes in vitro : contact avec le sang, déformation des vaisseaux, réaction tissulaire et dégradation des produits, ré-ouverture des vaisseaux ; cicatrisation, persistance de la fonction rénale… Le recours à l’animal vivant devient alors indispensable, les modèles in vitro sont insuffisants du point de vue réglementaire pour envisager des essais cliniques chez l’Homme: des essais sur animaux vivants sont exigés par les agences sanitaires pour apporter des données supplémentaires fiables sur le comportement des dispositifs implantables dans les tissus vivants.

Réduction

Tous les moyens ont été mis en œuvre pour réduire le nombre d’animaux, à savoir premiers essais initiés sur modèles alternatifs, progression par étapes avec amélioration et raffinement des dispositifs, détermination des effectifs sur la base des attentes réglementaires, progression par étapes avec amélioration et raffinement des dispositifs. Le nombre total d’animaux est aussi optimisé en traitant les deux reins et en réalisant plusieurs embolisations par coté (tout en maintenant une fonction rénale de 50%).

Raffinement

Toutes les interventions (prise de sang, angiographie, embolisations) se font sous anesthésie générale avec traitement de la douleur. Les animaux sont hébergés en groupe social dans un environnement contrôlé en température et hygrométrie. Ils reçoivent une alimentation adaptée à leurs besoins, de l’eau à volonté, des jouets et dispositifs favorisant leurs comportements naturels comme le fouissage et mâchouillement. Un temps d'habituation avec douche tiède, promenade et distribution de récompenses permet leur familiarisation et la réalisation des examens cliniques sans contrainte (prise de température, palpation, auscultation...). Une équipe compétente de zootechniciens, vétérinaire et médecins assure au quotidien l’entretien, la surveillance et les soins. Une vidéosurveillance 24h/24 permet d'observer les comportements en animalerie et d'intervention rapidement en cas d’anomalie. Une grille d’évaluation de la douleur est établie avec la conduite à tenir en cas de complications. Des points limites sont définis pour arrêter la procédure en cas de souffrance. La Structure en charge du bien-être animal accompagne le suivi des animaux. Avec le vétérinaire désigné, elle conseille les responsables dans l’amélioration de leurs pratiques en faveur du bien-être des animaux et de l’application des 3R.

Choix des espèces

Parmi les différentes espèces animales, le porc est l’espèce de choix pour les études impliquant de la chirurgie en raison de sa grande taille et de ses ressemblances anatomiques avec l'homme. Les similitudes vasculaires (arborescence générale, calibres des vaisseaux, flux sanguins) permettent de reproduire fidèlement chez le porc les scénarios d’administration vasculaire des agents d’embolisation en radiologie interventionnelle, avec des imageurs et matériels identiques à ceux utilisés pour les patients. De jeunes porcs charcutiers, âgés de 3 à 5 mois, seront utilisés. A cet âge les animaux ont atteint une taille suffisante pour réaliser les procédures de cathétérisme et embolisation avec le même matériel que chez l’homme.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 1410
Souffrances
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▲ 1370
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Devenir
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 1410

Opérées du crâne sous anesthésie pendant une à deux heures pour recevoir une injection virale, 1 410 souris génétiquement modifiées sont utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, quarante d'entre elles tuées sans réveil. Un dispositif est implanté sur le crâne, puis les animaux réalisent une tâche olfactive jusqu'à trois heures par jour pendant six à sept semaines. Pour les motiver, le porteur impose une restriction d'accès à l'eau pouvant entraîner une déshydratation modérée et une perte de poids. Toutes les souris sont tuées à l'issue pour prélèvement, l'étude portant sur le filtrage des odeurs par le cerveau.

Objectifs

Notre cerveau est capable de détecter des milliers d’odeurs, mais il ne traite pas toutes ces informations de la même façon. Par exemple, quand nous avons faim, l’odeur d’un plat cuisiné devient bien plus attrayante que lorsque nous sortons d’un bon repas. Un autre exemple est celui de certaines odeurs que nous ne "sentons" pas mais qui deviennent détectables si nous y prêtons attention. Comment le cerveau fait-il pour "mettre en avant" certaines odeurs plutôt que d’autres ? Nous pensons qu’une région cérébrale appelée télencéphale basal joue un rôle clé dans ce processus. Elle envoie des signaux chimiques vers une autre zone, le cortex piriforme, qui est le "centre de traitement" des odeurs. Ces signaux agiraient comme un filtre : ils renforcent la perception des odeurs importantes dans un contexte donné (comme la faim ou l’attention) et atténuent celle des autres. Pour vérifier cette hypothèse nous allons utiliser des souris génétiquement modifiées. Grâce à des techniques de pointe, nous pourrons activer ou désactiver spécifiquement les neurones du télencéphale basal et observer comment cela influence la perception des odeurs. Nous enregistrerons aussi l’activité cérébrale des souris pendant qu’elles réalisent des tâches olfactives, pour comprendre l’impact de ces signaux sur le fonctionnement de leur cerveau. L’ensemble de notre projet sera mis en œuvre dans l’application des 3 Rs et le nombre d’animaux utilisé sera le plus faible possible.

Bénéfices attendus

Notre projet permettra de mieux comprendre l'organisation et la fonction des interactions entre deux régions du cerveau, le télencéphale basal et le cortex olfactif. Il nous permettra aussi de mieux comprendre quand et comment le télencéphale basal est mis en jeux et communique avec le cortex olfactif pour moduler la perception des odeurs. Par ailleurs, ce projet examine pour la première fois deux voies issues du télencéphale basal. Elles utilisent des messagers chimiques différents mais pourraient agir ensemble pour moduler notre odorat. Comprendre les interactions entre ces deux voies permettrait d’éclairer les mécanismes cérébraux de l’attention. Chez l’humain, la récente épidémie de Covid nous a rappelé combien les troubles de l'olfaction peuvent affecter notre vie quotidienne. Ces troubles sont aussi parmi les premiers symptômes de la maladie d’Alzheimer et d'autres neuropathologies dégénératives. Pourtant, le lien entre odorat et ces pathologies n’est pas clairement établi. Il y a en revanche un consensus sur le fait que les voies issues du télencéphale basal qui modulensont parmi les premières touchées dans les maladies neurodégénératives comme Alzheimer. En étudiant ces voies chez l’animal, nous pourrions mieux détecter et comprendre l'origine des troubles de l'olfaction chez l’humain.

Procédures

Les animaux subiront une intervention chirurgicale (durée 1 à 2 heures) réalisée sous anesthésie générale et analgésie profonde. Certains animaux réaliseront une tâche comportementale de détection olfactive 3 semaines après la chirurgie. Cette tâche dure au maximum 3h/jour pendant au maximum 6 à 7 semaines.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables généralement observés sont principalement liés aux chirurgies réalisées sous anesthésie. Les chirurgies peuvent induire des douleurs aigües, inflammations, hypothermies, sécheresses oculaires et déshydratations. De faibles pertes de poids peuvent survenir les jours suivants la chirurgie. Les souris auront un dispositif implanté sur le crâne pendant qu'elles réalisent un test comportemental. Cela n’est pas douloureux mais peut être une source de stress pour l’animal et nécessite une phase d’habituation au dispositif. Afin de garantir une motivation comportementale indispensable à l’apprentissage des tests olfactifs, les animaux concernés subiront des périodes de restriction hydrique. Une déshydratation modérée peut survenir et avoir un léger impact sur la prise alimentaire et entrainer une perte de poids.

Devenir

Mise à mort pour prélèvement

Remplacement

Notre étude porte sur des circuits cérébraux complexes impliqués dans la perception des odeurs. Malheureusement, il n’existe aujourd’hui aucune alternative (comme des cultures cellulaires ou des modèles informatiques) capable de reproduire fidèlement ces mécanismes et ces circuits. Notre projet inclut aussi des tests comportementaux (comme la réaction des souris à des odeurs dans différents contextes). Ces expériences ne peuvent être réalisées que sur des animaux vigiles et actifs, afin d’étudier leurs performances olfactives et comment leur cerveau traite les informations olfactives en temps réel. Les souris sont le meilleur modèle pour notre recherche, car les outils d’ingénierie génétique y sont les plus avancés, ce qui nous permet de cibler précisément les circuits cérébraux à étudier. De plus, les découvertes faites chez la souris ont déjà démontré leur pertinence pour comprendre des mécanismes similaires chez l’humain, notamment en neurosciences.

Réduction

Même si nous ne pouvons pas remplacer totalement les souris par des modèles artificiels, nous faisons tout pour réduire leur nombre au maximum. Dans notre projet, le nombre d’animaux utilisés a été soigneusement déterminé pour concilier rigueur scientifique, validité statistique et respect du bien-être animal. Ce nombre d’animaux a été estimé à partir de protocoles similaires déjà validés dans nos travaux antérieurs, de façon à atteindre des résultats statistiquement fiables, sans excès. Nous utilisons des individus mâles et femelles pour limiter la production globale d’animaux tout en tenant compte des variations biologiques. Comme nous explorons des circuits cérébraux qui n’ont jamais été décrits, le nombre exact d’expériences dépendra des résultats obtenus. Nous ne pouvons pas prédire statistiquement ces découvertes, mais les expériences seront arrêtées dès qu’un résultat significatif et original est obtenu, pour éviter d’utiliser des animaux inutiles. Nous utiliserons des tests statistiques adaptés pour confirmer que nos résultats sont fiables. Enfin, grâce à des techniques de pointe qui nous permettent de manipuler uniquement les neurones et circuits cérébraux d’intérêt, nous réduisons de moitié le nombre d’animaux nécessaires par rapport à des méthodes classiques qui stimulent à l’aveugle.

Raffinement

Les animaux sont hébergés dans des animaleries dont le fonctionnement a été conçu pour maximiser le confort et limiter la souffrance des animaux. En particulier, les souris sont hébergées en cohorte, elles font l’objet d’observations quotidiennes et l'enrichissement des cages est systématique (avec bâton à ronger, matériaux de nidification, tube de change). Pour chaque procédure chirurgicale, les souris sont maintenues sur des tapis chauffants, leurs yeux sont protégés avec du gel, et les conditions d’anesthésie générale avec analgésiques sont réalisées pour une meilleure prise en compte de la douleur. Après les chirurgies, les animaux retourneront dans leur cage avec leurs congénères sauf dérogation pour les animaux destinés aux tests comportementaux. En phase post-opératoire, de la nourriture sous forme de gel est placée dans les cages afin de minimiser les efforts des animaux pour se nourrir et accélérer leur convalescence. L’état de santé des animaux est surveillé quotidiennement et estimé selon une grille de score pondérée qui évalue l'apparence générale de l'animal, l'apparence de la plaie, le comportement spontané, le comportement provoqué et le poids. Des points limites ont été établis pour chaque item permettant de soustraire l’animal à la souffrance. En cas de nécessité des décisions seront prises en accord avec la vétérinaire, la Structure chargée du Bien-Être des Animaux (SBEA) et/ou le personnel zootechnique de l’institut pour une prise en charge adaptée des animaux. Les animaux devant effectuer une tâche comportementale ont des phases de récupération de minimum 3 semaines après la chirurgie. Ils sont progressivement habitués à être manipulés par l’expérimentateur, à la pièce et au dispositif expérimental. Cette phase d’habituation vise à minimiser la peur et les réactions émotionnelles des animaux. La restriction à l’accès à l’eau, avec habituation progressive, n’affectera pas leur santé ou leur bien-être, car les animaux auront accès à l’eau deux fois dans la journée (pendant les tests, puis après les tests pendant 1-2h) pour compenser leurs besoins.

Choix des espèces

La diversité neuronale est telle dans le cerveau que les souris transgéniques sont nécessaires pour identifier et manipuler des populations neuronales spécifiques. Les lignées de souris qui seront utilisées dans ce projet permettent ces expériences sur des populations de neurones déterminées. L'utilisation de ces modèles transgéniques simplifie l'interprétation des résultats et permet in fine de réduire le nombre d'animaux utilisés. Les animaux utilisés dans ce projet entreront en procédure à un âge minimum de 2 mois et maximum de 4 mois. A cet âge le développement est terminé et la souris est considérée comme adulte. La fin de la procédure sera au maximum à 6-7 mois.

  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Rats : 32
Souffrances
▲ 32
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Devenir
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 32

32 rats porteurs d'une dystrophie musculaire sont opérés sous anesthésie et tués avant tout réveil, dans des procédures classées sans réveil. Ils subissent une échographie puis une IRM des pattes, avant que leurs muscles ne soient prélevés pour histologie. Le projet affiche pourtant l'objectif inverse, remplacer à terme la mise à mort par un suivi non invasif afin de réduire le nombre d'animaux tués. Pour valider cette méthode censée épargner des animaux, 32 rats sont donc tués.

Objectifs

L'objectif de ce projet est de corréler à l'histologie les données d'échographie et d'IRM de muscles de rats dystrophiques. Ceci permettra à terme de remplacer les prélèvements de muscles pour analyses histologiques, nécessitant la mise à mort des animaux, par un suivi longitudinal non invasif, ce qui réduira le nombre d'animaux dans les études.

Bénéfices attendus

A l'issu de ce projet, nous espérons que l'utilisation des approches échographiques et IRM permettront de caractériser des biomarqueurs spécifiques d'atteintes histologiques, ce qui permettra de diminuer la mise à mort des animaux pour le suivi de l'évolution des maladies neurodégénératives. A plus long terme, ces travaux contribueront à une meilleure caractérisation des muscles squelettiques sur des images d'échographies et d'IRM chez l'Homme, notamment dans le cadre de pathologies.

Procédures

Tous les animaux réaliseront une échographie musculaire et un IRM musculaire des pattes inférieures sous anesthésie.

Impact sur les animaux

Les rats dystrophiques (Dystrophie musculaire de Duchenne, DMD) développent spontanément une dystrophie musculaire. La caractérisation du phénotype de ces animaux a été déjà été réalisée et publiée. Jusqu'à l'âge de 9 mois, les anomalies fonctionnelles des rats dystrophiques ne causent pas de problème majeur pour la vie quotidienne des animaux (rythme circadien, toilette, alimentation, sommeil, état général). A partir de 9 mois, la force musculaire des rats diminue, leurs muscles masticatoires sont moins efficaces et ils ont tendance à moins s'alimenter. Nous réaliserons le protocole expérimental avant 8 mois, c'est à dire avant l'apparition des phénotypes dommageables.

Devenir

Une échographie musculaire puis une IRM des pattes inférieures sera réalisée chez les rats sous anesthésie sans réveil. Les muscles des pattes inférieures seront ensuite étudiés par histologie afin de corréler l'ensemble des mesures et identifier des biomarqueurs spécifiques de l'évolution de la maladie.

Remplacement

Ce projet a pour objectif de remplacer la mise à mort des animaux pour des prélèvements musculaires pour histologie en effectuant un suivi longitudinal des animaux vivants pour la caractérisation phénotypique du muscle par des approches non -invasives (échographie et IRM).

Réduction

Les calculs de puissance statistique nous recommandent d'utiliser 8 rats par groupe, ce qui a déjà été validé par l'équipe ayant généré le modèle pour la caractérisation d'autres paramètres.

Raffinement

Les animaux sont stabulés en portoirs à cages ventilées, dans des pièces dont la température et l’hygrométrie sont contrôlées, monitorées et fidèles à la réglementation. Les animaux ont un accès ad libitum à la nourriture et à l'eau. Le cycle d'éclairage est de 12h par jour. Dans l'animalerie dans laquelle sont nés les ratons, les animaux sont hébergés avec leurs congénères, à 7 ou 8 ratons par cage à l'âge d'un mois. Puis ce nombre est réduit progressivement jusqu'à atteindre 3 rats par cage pour les animaux de plus de 600 g. L'isolement n'existe jamais et le milieu est enrichi avec des lanières de papier Kraft, des bâtons de bois à ronger, des balles rondes, des tunnels ou des carrés de coton compacté. Pour éviter une réponse de stress induite par les divers tests, les animaux seront habitués dès leur plus jeune âge à être manipulés régulièrement, le plus en douceur possible. Des points limites ont été établis et seront constamment évalués en observant individuellement les animaux chaque jour, week-ends et jours fériés inclus. Tout dépassement des points limites sera suivi d'une action correctrice et en cas d'absence de bénéfice, la mise à mort compassionnelle de l'animal sera réalisée avant qu'il ne souffre. Le suivi des animaux sera conduit par un personnel autorisé et compétent pour reconnaître, quantifier, atténuer ou supprimer les signes de douleur ressentie chez les animaux.

Choix des espèces

Le modèle de rat DMD utilisé dans ce projet est à ce jour le modèle de rongeur mimant au mieux la Dystrophie Musculaire de Duchenne chez l'Homme. Deux groupes d'âges seront étudiés: 2-5 mois et 6-8 mois afin de pouvoir réaliser le suivi longitudinal de la pathologie, avant l'apparition des phénotypes dommageables.

  • Recherche appliquée
    • Troubles respiratoires
Cochons : 17
Souffrances
▲ 17
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Devenir
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 -
 17

Endormis pour ne jamais se réveiller, 17 porcs vont être utilisés dans une étude sur le syndrome de détresse respiratoire aiguë, sous anesthésie générale pendant vingt-quatre heures. Une détresse respiratoire est provoquée chez chaque animal, puis un œdème pulmonaire et une ventilation artificielle sont appliqués pendant que l'inflammation des poumons est mesurée par imagerie. Les interventions causent des dégâts pulmonaires irréversibles, incompatibles avec un réveil, et les porcs sont tués pour l'examen de leurs poumons au microscope. Le porc est retenu parce que sa morphologie permet d'utiliser le même respirateur et la même imagerie que chez l'humain.

Objectifs

Le syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA) est une atteinte sévère des poumons qui nécessite une ventilation mécanique invasive qui est en elle-même porteuse d’effets adverses. Par ailleurs, plusieurs études ont montré qu’un excès d’apports en eau et en sel (i.e. l’œdème) est associé à une ventilation plus prolongée et à une augmentation de la mortalité, mais les mécanismes précis restent mal compris. L’œdème favorise l’accumulation de liquide dans les poumons, ce qui altère l’inspiration d’oxygène et rend le poumon plus difficile à inflater. Cette diminution de la déformabilité pulmonaire réduit la quantité de poumon réellement ventilée et augmente les contraintes mécaniques appliquées aux zones encore aérées lors de la ventilation mécanique. Dans ce contexte, même une ventilation dite protectrice peut devenir délétère et amplifier les lésions pulmonaires induites par le respirateur, en majorant la réponse inflammatoire locale. L’objectif de cette étude est d’évaluer expérimentalement si l’œdème pulmonaire augmente l’inflammation pulmonaire induite par la ventilation, en utilisant une technique d’imagerie nucléaire, couplée au scanner à rayons X, permettant de mesurer l’intensité de l’inflammation au niveau des poumons de porcs sous ventilation artificielle. Ces résultats pourraient permettre de mieux comprendre l’interaction entre gestion de l’œdème pulmonaire et la ventilation mécanique, afin d’optimiser les stratégies thérapeutiques chez les patients atteints de SDRA.

Bénéfices attendus

Cette étude vise à mieux comprendre pourquoi l’œdème pulmonaire est délétère chez les patients atteints de SDRA ventilés mécaniquement. Elle suggère que l’excès de liquides réduit la part du poumon réellement aérée, augmente les contraintes mécaniques liées à la ventilation et aggrave ainsi les lésions pulmonaires et l’inflammation associée (biotrauma). Le travail permettra également de valider un modèle expérimental pertinent d’œdème pulmonaire en insuffisance respiratoire aiguë ventilée, ouvrant la voie à l’évaluation de stratégies de contrôle strict et individualisé de la balance hydrique afin de limiter le biotrauma pulmonaire chez l’humain.

Procédures

Au cours du protocole expérimental, l’animal reçoit les interventions suivantes dans l’ordre chronologique : • Prémédication par injection intramusculaire dans le jarret d’un mélange médicamenteux sédatif permettant de placer l’animal dans un état d’endormissement. Cette intervention est réalisée sans contention physique, par un personnel connu de l’animal, afin de réduire le stress induit par cette étape • Mise en place d’une voie veineuse périphérique dans une veine du pavillon de l’oreille chez le porc endormi, puis initiation de l’anesthésie générale par injection intraveineuse directe. A partir de cette étape, le porc est en continu sous anesthésie générale pendant les 24 heures jusqu’à la fin du protocole, sans réveil au décours : • Mise en place de dispositifs intra-artériel et intraveineux pour surveillance cardiovasculaire et respiratoire, ainsi qu’une sonde d’intubation par trachéotomie pour initiation de la respiration artificielle • Induction du modèle expérimental du syndrome de détresse respiratoire aiguë • Application des stratégies expérimentales (œdème pulmonaire et ventilation artificielle) pendant 24 heures

Impact sur les animaux

La première étape du protocole consiste à placer l’animal dans un état de sommeil profond (inconscience de l’animal et maintien de sa respiration sans assistance) à l’aide d’une prémédication. La procédure de prémédication par injection intramusculaire génère un niveau de stress minime à moyen, inférieur à celui d’une injection sous contention physique. L’injection est réalisée par un personnel formé et connu de l’animal, auquel il a pu s’habituer à la présence depuis son arrivée au laboratoire. C’est la seule procédure réalisée alors que l’animal est éveillé. Ensuite, le porc est placé sous anesthésie générale jusqu’à la fin de la procédure, sans réveil.

Devenir

La mise à mort des animaux est rendue obligatoire par la nécessité d’évaluer l’atteinte pulmonaire au microscope. De plus, les interventions réalisées durant la procédure sont responsables de dégâts pulmonaires irréversibles, incompatibles avec le réveil.

Remplacement

L’utilisation d’animaux vivants permet de reproduire expérimentalement de façon crédible les atteintes respiratoires sévères observées chez l’homme. Le porc est un modèle dont la morphométrie permet l’utilisation de la même technique de ventilation (respirateur artificiel) et les mêmes techniques d’imagerie (TEP-scanner) que chez l’homme. Les alternatives non animales comme l’utilisation d’organoïdes, d’organ-on- a-chip, ou cultures cellulaires ne sont pas retenues car elles ne permettent l’évaluation des interactions inter-organes que nous cherchons à démontrer dans ce protocole.

Réduction

Dans un précédent travail, nous avions montré un doublement significatif de l’inflammation pulmonaire après 4 heures de ventilation aux réglages délétères chez 6 animaux. Sur la base de l’hypothèse que 24h de ventilation protectrice avec œdème pulmonaire induira un doublement de l’inflammation pulmonaire comparativement au groupe ventilation protectrice sans œdème pulmonaire, il faudra 5 animaux par groupe, soit 15 animaux au total. Ce nombre est augmenté de 10% afin de prendre en compte la mortalité attendue, soit un nombre total d’animaux nécessaire de 17.

Raffinement

Le porc ou les porcs sont accueillis sur le site 3 à 5 jours avant le jour de l’expérimentation pour permettre son acclimatation, dans un hébergement permettant de favoriser les comportements naturels (jouets et objets manipulables). Pendant cette période, il est au contact des personnels humains avec lesquels il se familiarise. Le jour de l’expérimentation, le porc est placé dans un état d’endormissement léger par une l’injection intramusculaire de sédatifs dans le jarret ; cette injection est réalisée par un personnel connu de l’animal (avec lequel il est familier) sans contention de l’animal, permettant de réduire le stress induit par cette intervention. Ceci permet de mettre en place une voie veineuse périphérique pour initier la sédation profonde (anesthésie générale) nécessaire à la poursuite des procédures.

Choix des espèces

Le porc est un modèle animal dont les caractéristiques permettent l’utilisation des mêmes appareils de réanimation que chez l’homme (respirateur artificiel, cathéter) ainsi que les mêmes techniques d’imagerie. Cela permet que nos résultats soient scientifiquement interprétables, au plus proche de nos connaissances en médecine humaine. Les animaux sont choisis au stade de jeune porc en croissance (12-14 semaines d’âge, environ 30 kg), ce qui permet d’une part une manipulation facilitée et une taille compatible avec les outils d’imagerie (caméra scanner), et d’autre part, d’observer un développement des poumons proches de ceux de porcs adultes, et donc physiologiquement proche des poumons humains adultes.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système gastrointestinal
    • Système nerveux
Souris : 160
Souffrances
▲ 27
▲ -
▲ -
▲ 133
Devenir
 -
 -
 -
 160

Les souris porteuses de tumeurs sont tuées avant l'apparition des signes cliniques terminaux. 160 souris génétiquement modifiées, qui développent spontanément un cancer du pancréas, sont utilisées dans ce projet, 133 dans des procédures d'un niveau de souffrance sévère et les autres tuées sous anesthésie sans réveil. Leurs organes sont prélevés pour reconstituer en 3D les réseaux nerveux de la tumeur et de ses métastases dans le foie. L'équipe affirme qu'aucune méthode sans animal ne recrée un environnement tumoral complet ni la dissémination spontanée des métastases.

Objectifs

L’adénocarcinome canalaire du pancréas est un cancer particulièrement agressif, pour lequel les chances de survie restent faibles. Il se développe dans un environnement tumoral complexe, composé de nombreuses cellules et structures non cancéreuses. Parmi celles-ci, la présence de fibres nerveuses est fréquemment observée et associée à une évolution défavorable de la maladie, suggérant que les nerfs jouent un rôle actif dans sa progression. Les méthodes actuellement utilisées pour étudier les tissus tumoraux reposent principalement sur l’observation de fines coupes au microscope. Elles permettent de détecter la présence de fibres nerveuses, mais ne donnent pas une vision globale de l’organisation des réseaux nerveux à l’échelle de la tumeur entière et ne permettent pas de déterminer avec quelles structures et cellules ces fibres interagissent. Pour dépasser ces limites, nous avons développé une méthode d’imagerie tridimensionnelle (3D) appliquée à des pancréas entiers rendus transparents. Cette approche permet de visualiser les structures internes du tissu sans le découper et d’obtenir une reconstruction complète et détaillée des réseaux nerveux et de leurs connexions. Dans ce projet, nous utiliserons des souris génétiquement modifiées qui développent spontanément des cancers du pancréas. Le premier objectif est de dresser une carte 3D précise des différents types de fibres nerveuses présentes dans les tumeurs pancréatiques et d’identifier leurs contacts avec les cellules cancéreuses et les autres composants de l’environnement tumoral. Le second objectif est d’adapter ces techniques d’imagerie 3D à d’autres organes, en particulier le foie, afin de visualiser les métastases issues du cancer du pancréas et de déterminer si elles sont, elles aussi, associées à des fibres nerveuses.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra, pour la première fois, une visualisation en 3D des réseaux nerveux présents dans les tumeurs du pancréas et dans leurs métastases au niveau du foie. Ces résultats contribueront à une meilleure compréhension du rôle des nerfs dans le développement et la dissémination du cancer du pancréas. À plus long terme, ces connaissances pourront favoriser le développement de nouvelles approches thérapeutiques ciblant les interactions entre les nerfs et les tumeurs, dans le but d’améliorer la prise en charge des patients.

Procédures

Dans le cadre de ce projet, les animaux sont d’abord entièrement endormis grâce à une anesthésie générale, afin qu’ils ne ressentent ni douleur ni stress. Une fois profondément endormis, ils sont euthanasiés de manière contrôlée, ce qui permet de prélever et de préserver correctement leurs organes pour les analyses en microscopie 3D.

Impact sur les animaux

Ce projet utilise des souris qui développent spontanément des tumeurs pancréatiques. Durant les premières phases de développement tumoral, aucun signe clinique de douleur ou de détresse n’est observé, bien qu’une gêne localisée au niveau de la tumeur puisse apparaître. En phase terminale, l’état général des animaux se dégrade rapidement. Dans ce projet, les animaux porteurs de tumeurs seront étudiés avant l’apparition de ces signes cliniques associés aux stades terminaux de la maladie.

Devenir

Les animaux seront endormis puis euthanasiés afin de prélever leurs organes

Remplacement

Il n’existe actuellement aucun moyen de remplacer l’utilisation des animaux pour ce projet. Pour comprendre comment les nerfs s’organisent à l’intérieur des tumeurs du pancréas et des métastases qui se développent dans le foie, il est indispensable d’étudier des organes entiers dans leur environnement naturel. Les méthodes alternatives, telles que les cultures cellulaires, les mini-tumeurs en 3D ou les systèmes artificiels, ne permettent ni de recréer l’ensemble de l’environnement tumoral, ni de former des réseaux nerveux matures, ni d’observer la dissémination spontanée des cellules cancéreuses d’un organe à l’autre, comme cela se produit lors de la formation de métastases.

Réduction

Chaque organe prélevé sera analysé pour plusieurs marqueurs simultanément, afin de limiter le nombre d’animaux utilisés. Le nombre d’animaux nécessaires a été estimé à l’aide de méthodes statistiques adaptées aux études exploratoires et descriptives.

Raffinement

Les souris développant des tumeurs sont générées uniquement en nombre strictement nécessaire aux besoins de l’expérimentation. Les animaux sont élevés en petits groupes dans des cages enrichies avec des tunnels, du coton et des dômes afin de favoriser leur bien-être. Une attention particulière est portée à la détection des signes cliniques de douleur. Dès l’apparition de tels signes, une surveillance renforcée est mise en place et les seuils de points limites prédéfinis sont strictement respectés. Lors de la procédure finale destinée au prélèvement des organes, les animaux reçoivent d’abord un traitement antidouleur, puis un anesthésique. La procédure est réalisée uniquement lorsque l’animal est complètement endormi et ne présente plus de réaction. Elle est effectuée dans une salle dédiée, séparée de la zone d’hébergement des animaux.

Choix des espèces

Les modèles animaux utilisés dans ce projet ont été largement étudiés et reproduisent de manière fiable les principales étapes du développement du cancer du pancréas chez l’humain. Ils sont couramment utilisés en recherche préclinique. Les organes seront prélevés à des stades précisément définis de la maladie, caractérisés par la présence de tumeurs et d’éventuelles métastases, mais avant l’apparition de signes cliniques de douleur. Ces stades ont été déterminés sur la base de nos données préliminaires.

  • Enseignement supérieur
  • Formation professionnelle
Moutons : 40
Souffrances
▲ 40
▲ -
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 40

40 brebis vont être utilisées, opérées sous anesthésie et tuées avant tout réveil. Chaque animal, opéré par quatre à cinq chirurgiens, peut subir plusieurs interventions du cœur ou de l'abdomen de trois à quatre heures, non pour produire des connaissances mais pour entraîner des praticiens en exercice. Le porteur décrit ces séances comme une "offre de formation" continue, relevant en partie d'une "offre de prestations" commerciale. Il affirme que le remplacement par simulateur est "toujours envisagé" mais "pas toujours possible", et justifie l'ensemble par la "nécessité" de la formation continue.

Objectifs

L’objectif principal de ce projet est de s’assurer de la continuité de formation. En effet, les techniques chirurgicales évoluent constamment d’où la nécessité de suivre des formations continues afin de maintenir un niveau de connaissance satisfaisant pour opérer des patients humains (ou animaux s’agissant le cas échéant de chirurgiens vétérinaires) et assurer une médecine de qualité actualisée. L’objectif est de produire des formations « à façon », conçues en fonction des besoins pédagogiques et d’entrainement chirurgical nécessaire à l’acquisition ou à la maîtrise de nouvelles techniques chirurgicales. Elles peuvent faire partie de l’offre de formation continue pour les formations à destinations des vétérinaires, ou bien de l’offre de prestations à destination de chirurgiens de médecine humaine.

Bénéfices attendus

L’intérêt de ce projet réside dans l’offre de formation avec des approches chirurgicales innovantes en cardiologie et gastro-entérologie dans le but d’offrir un niveau d’expertise à des praticiens en exercice.

Procédures

Les animaux seront soumis à une chirurgie cardiaque ou digestives sans réveil. La procédure devrait durer entre 3 et 4 heures.

Impact sur les animaux

En raison du contexte d’apprentissage, chaque brebis peut subir plusieurs interventions intra-abdominales ou cardiaque simultanées. Les complications rencontrées sont la douleur, les risques de saignement, l'anesthésie prolongée, des traumatismes des viscères abdominaux suite aux interventions.

Devenir

Les animaux seront euthanasiés à la fin de la procédure chirurgicale. En effet, en raison du contexte d’apprentissage, chaque brebis peut subir plusieurs interventions intra-abdominales ou cardiaques rendant le reveil trop compliqué et dououreux pour les animaux.

Remplacement

Pour les besoins de formations à certaines techniques spécifiques, le remplacement des animaux n’est pas toujours possible (néanmoins la possibilité de remplacer par un simulateur est toujours envisagée en amont de la formation).

Réduction

Le nombre d’animaux est fixé au minimum afin de permettre aux stagiaires de mettre en pratique les gestes enseignés (4 à 5 chirurgiens par animal). La formation inclut un apport de connaissance théorique en premier, puis la pratique sur simulateur en amont de l’intervention sur animal vivant. La manipulation des instruments est ainsi maîtrisée quand l’intervention est réalisée sur l’animal ce qui permet de réduire les manipulations en nombre mais aussi en qualité (moins traumatisantes du fait des gestes mieux contrôlés).

Raffinement

Les procédures de préparation, d’induction de l’anesthésie et de mise en place de l’analgésie répondent aux exigences de l’analgésie multimodale pré-emptive et sont confiées à des vétérinaires anesthésistes/réanimateurs qualifiés. Une attention identique est portée au suivi des animaux pendant la phase intra-opératoire grâce à l’ensemble des moyens de monitorage déployés pendant l’intervention chirurgicale.

Choix des espèces

Le choix de la brebis se fait sur plusieurs critères : - animaux avec thorax adaptés pour les formations cardiaques (taille du cœur équivalent à celle d’un homme de corpulence moyenne) - animaux ruminants plutôt accessibles (plus petit que la vache) pour les formations digestives Animaux adultes d’aspect anatomique apprécié pour l’approche chirurgicale et compatible avec une manipulation relativement aisée des animaux.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
Cochons : 36
Souffrances
▲ 24
▲ -
▲ -
▲ 12
Devenir
 -
 -
 -
 36

36 cochons subissent une ouverture du thorax de cinq heures pour tester un adhésif chirurgical, 24 sous anesthésie sans réveil et 12 réveillés puis suivis 21 jours, dans des procédures d'un niveau de souffrance sévère. Chez les animaux réveillés, le porteur identifie des risques d'hémorragie interne, d'infection et de thrombose. Le résumé annonce des colles "intelligentes" censées "révolutionner la chirurgie reconstructrice" et la transplantation d'organes. Tous sont tués à la fin pour des analyses de l'aorte et des poumons.

Objectifs

Les sutures vasculaires traditionnelles utilisent principalement des fils non résorbables ou résorbables. Les techniques incluent les sutures continues pour les gros vaisseaux et les points séparés pour les petits calibres. Ces méthodes nécessitent une expertise technique importante, un temps opératoire prolongé et présentent des risques d'échec. Les colles chirurgicales existent depuis environ 80 ans, mais leur usage médical n'est effectif que depuis les 40-50 dernières années. Les colles vasculaires offrent plusieurs avantages: réduction significative du temps opératoire, simplification technique permettant une courbe d'apprentissage plus rapide, étanchéité immédiate réduisant les risques hémorragiques, et une certaine flexibilité adaptée aux mouvements physiologiques. Elles présentent moins de réaction inflammatoire locale, permettent une cicatrisation plus harmonieuse, et sont particulièrement utiles en microchirurgie, chirurgie cardiaque pédiatrique et situations d'urgence. L’adhésif que nous testons adhère fortement aux tissus biologiques humides ce qui lui permet d’étanchéifier complètement les sutures chirurgicales. L’étude permettra d’évaluer cliniquement cette propriété. L'objectif de ce projet est de valider la nouvelle formulation proposée, de comparer son efficacité par rapport à un produit existant sur le marché et de verifier la performance de cette formulation à moyen terme. Un autre objectif est de réaliser l'évaluation de l'efficacité de cet adhésif par rapport aux colles chirurgicales actuellement disponibles sur le marché pour l’étanchéification des sutures du parenchyme pulmonaire. L'objectif principal est de sélectionner la meilleure formulation chimique de colle parmi quatre candidates afin de permettre l'adhérence pulmonaire et le séchage.

Bénéfices attendus

Les colles biologiques représentent une avancée majeure en chirurgie moderne, offrant des alternatives prometteuses aux sutures traditionnelles. Le premier bénéfice réside dans la rapidité d'application, en effet, contrairement aux sutures qui nécessitent du temps et une précision minutieuse, les colles biologiques permettent de fermer les plaies en quelques secondes, réduisant significativement la durée des interventions (anesthésie) et les risques associés, tout en augmentant le nombre d'opérations réalisables. L'application de colle élimine les traumatismes répétés causés par le passage de l'aiguille dans les tissus, réduisant ainsi la douleur post-opératoire et améliorant l'esthétique de la cicatrisation sans marques de points de suture. Ces adhésifs se résorbent naturellement sans nécessiter de retrait, évitant une seconde intervention et l'anxiété associée. Enfin, le développement de colles "intelligentes" ouvre des perspectives fascinantes: adhésifs activables par la lumière, libération contrôlée de médicaments, ou matériaux s'adaptant aux mouvements tissulaires. Ces innovations promettent de révolutionner la chirurgie reconstructrice, la transplantation d'organes et la médecine régénérative, positionnant les colles biologiques comme un pilier de la chirurgie du futur.

Procédures

Avant l'anesthésie générale, l'ensemble des animaux auront une injection intra musculaire afin d’obtenir une sédation vigile et une anxiolyse (N=36). Vingt-quatre (24) animaux seront soumis aux interventions suivantes : ouverture du thorax sur le côté, pontage de dérivation et application de l'adhésif sous anesthésie générale (5 Heures). Pour 12 animaux parmis ces 24, toujours sous anesthésie générale, évaluation des vaisseaux sanguin par imagerie radiologique (60 minutes). Douze animaux (12) seront soumis aux interventions suivantes : ouverture du thorax sur le côté et application de l'adhésif sous anesthésie générale (5 Heures).

Impact sur les animaux

Lors de la première phase les procédures expérimentales seront réalisées sous anesthésie générale balancée sans réveil, aucun effet indésirable ni nuisances ne sont attendus pour l'animal qui sera euthanasié en fin de procédure ou en cas d'échec de l'anesthésie. Lors de la seconde phase du projet (modèle chronique), les procédures expérimentales seront également réalisées sous anesthésie générale balancée. Contrairement à la phase aiguë, les animaux seront réveillés après la chirurgie et suivis pendant 21 jours. Durant cette période, plusieurs effets indésirables potentiels sont identifiés et feront l’objet d’une surveillance étroite (risques est la perte d’étanchéité de l’anastomose aortique, pouvant entraîner un hémothorax). Une infection de la prothèse vasculaire constitue un autre effet indésirable majeur. Celle-ci peut évoluer vers une rupture septique de l’anastomose, avec les mêmes conséquences hémodynamiques graves que celles observées en cas de désunion mécanique. Par ailleurs, une infection pariétale au niveau de la cicatrice thoracique est possible malgré les précautions opératoires. Une autre complication redoutée est la thrombose du pontage prothétique, pouvant entraîner une embolisation distale. Les conséquences cliniques varient selon la localisation de l’embolie : ischémie mésentérique, ischémie aiguë des membres inférieurs, ou ischémie rénale, chacune de ces situations pouvant être à l’origine d’une douleur, d’un état de prostration et/ou d’une perte de poids.

Devenir

A la fin de l'étude, tous les animaux seront euthanasiés afin de réaliser des études histologiques au niveau de l'aorte ou du parenchyme pulmonaire.

Remplacement

Avant toute expérimentation in vivo, de nombreux tests ont été réalisés sur banc d’essai, notamment à l’aide de modèles d’aortes porcines ex vivo perfusées, permettant de simuler partiellement les conditions hémodynamiques physiologiques. Ces dispositifs expérimentaux ont permis de reproduire la pression intravasculaire et d’évaluer la capacité initiale d’adhérence et d’étanchéification de l’adhésif. Des protocoles utilisant des fluides biologiques simulés ont également été mis en œuvre pour tester les propriétés mécaniques et adhésives du produit dans un environnement contrôlé. Ces étapes ont contribué à optimiser la formulation et l’application du dispositif, réduisant ainsi le nombre d’animaux nécessaires aux essais in vivo.

Réduction

Dans une démarche conforme aux principes de réduction de l’expérimentation animale, le protocole a été conçu de manière à maximiser les données recueillies pour chaque animal. Ainsi, chaque sujet servira de son propre témoin, ce qui permet de comparer l’efficacité de l'adhésif d'essais avec un adhésif existant ainsi que celle observée sur différents types d’anastomoses (suture aortique directe et suture prothétique), au cours d’une seule et même procédure chirurgicale. Cette approche réduit significativement le nombre total d’animaux nécessaires, tout en renforçant la robustesse des comparaisons statistiques par la limitation de la variabilité interindividuelle. Concernant l’évaluation de la meilleure formulation chimique de colle pour l’étanchéification pulmonaire les 4 formules seront évaluées sur le même animal. Ceci permettra une meilleure comparabilité des résultats, tout en limitant le nombre total d’animaux nécessaire.

Raffinement

Une période d’acclimatation d’au moins une semaine sera systématiquement respectée entre l’arrivée des animaux au sein de l’animalerie du laboratoire et leur inclusion dans le protocole expérimental. Durant cette phase, les animaux seront hébergés par groupe de deux afin de maintenir une stimulation sociale adaptée à leur espèce, ce qui contribue à réduire l’isolement et le stress. L’environnement sera adapté à chaque étape du protocole, notamment lors des phases de transfert et d’induction anesthésique, avec un accompagnement systématique par du personnel formé. Un sédatif sera administré de manière systématique pour atténuer l’anxiété lors du transport depuis l’animalerie vers la salle d’intervention. En phase chronique, des soins postopératoires quotidiens seront prodigués, incluant le contrôle et le nettoyage des cicatrices chirurgicales afin de prévenir les infections locales. Une analgésie systématique et pluriquotidienne sera administrée selon un protocole validé, adapté au poids et à l’état clinique de l’animal. Le niveau de douleur sera évalué deux fois par jour à l’aide d’une grille d’observation comportementale spécifique à l’espèce. Des points limites précoces ont été définis et seront strictement appliqués.

Choix des espèces

Le modèle animal retenu pour cette étude est le porc, dont les caractéristiques anatomiques, hémodynamiques et physiologiques présentent une grande similitude avec le système cardiovasculaire humain, ce qui en fait un choix particulièrement pertinent pour les expérimentations vasculaires. L’utilisation d’un modèle de gros animal comme le porc présente l'avantage important en termes de réduction du nombre d’animaux. En effet, plusieurs essais pourront être réalisées au cours d’une seule procédure, tout en limitant les pertes expérimentales liées aux difficultés techniques qui sont plus fréquentes chez les espèces de petite taille.

  • Formation professionnelle
Souris : 1400
Souffrances
▲ 100
▲ -
▲ 1300
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1400

Issues de l'élevage interne, écartées d'autres projets ou surnuméraires et déjà destinées à la mort, 1 400 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, une partie sous anesthésie sans réveil. Elles sont utilisées pour entraîner le personnel aux injections, prélèvements sanguins et gavages, en dehors de tout objectif de connaissance. Le porteur revendique l'absence de "méthode de remplacement" pour apprendre à ressentir les réactions de l'animal, tout en évoquant l'achat futur d'animaux factices. Toutes sont tuées à la fin, l'apprentissage incluant les gestes d'euthanasie.

Objectifs

Ce projet a pour but d’encadrer l’apprentissage et la maîtrise des gestes techniques dits « de base » sur la souris, en complément aux formations réglementaires initiales et continues, pour garantir une manipulation optimale des animaux dans le cadre des projets de recherche menés sur notre site.

Bénéfices attendus

Ce projet nous permettra de nous assurer du bon niveau de technicité des utilisateurs de notre plateau, pour un bien-être optimal de nos animaux sur l’ensemble des projets réalisés dans notre structure. Par ailleurs, il permettra une meilleure reproductibilité des résultats obtenus par la suite.

Procédures

Les deux premiers lots d’animaux seront soumis à 1 à 5 injections (durée approximative 1 minute par geste, 1 geste par jour). Cela concerne maximum 475 animaux éveillés et 125 sous anesthésie. Le troisième lot d’animaux sera soumis à 1 à 3 prélèvements sanguins (durée approximative 5 minutes par geste, 1 geste par semaine). Cela concerne maximum 400 animaux dont entre 100 et 300 sous anesthésie. Le quatrième lot d’animaux sera soumis à 1 à 5 administrations orales / 4 administrations nasales de gouttes de sérum physiologique (durée approximative 5 minutes, 1 geste par jour). Cela concerne maximum 200 animaux en administration orale et 100 animaux en administration nasale. La prise de décision quant à la mise en place d'une anesthésie dépendra de la technique utilisée, des recommandations vétérinaires en la matière et du besoin de travailler avec un animal éveillé pour pouvoir interpréter son ressenti et adapter les gestes à ses réactions. Selon les besoins d'apprentissage que nous transmettrons les apprenants, certains animaux de ces quatre lots seront soumis à un prélèvement sanguin en fin d'étude : ils seront soit anesthésiés pour un prélèvement unique de sang (durée approximative 5 minutes), soit soumis à une chirurgie avec anesthésie et analgésie avant prélèvement unique de sang (durée approximative 15-20 minutes). Un dernier lot d'animaux ne sera soumis qu'à un prélèvement sanguin unique. Maximum 50 animaux seront anesthésiés pour un prélèvement unique de sang (durée approximative 5 minutes), maximum 50 animaux seront soumis à une chirurgie avec anesthésie et analgésie avant prélèvement unique de sang (durée approximative 15-20 minutes).

Impact sur les animaux

Les injections et prélèvements peuvent entraîner un inconfort et une douleur de courte durée au site d’administration / prélèvement (estimé à entre 5 et 15 minutes selon le geste). Les administrations peuvent entraîner un inconfort et une douleur lors de la réalisation, voire une irritation pour l'administration orale. Les animaux peuvent ressentir un stress durant les manipulations et contentions par des personnels en cours d’apprentissage des bonnes pratiques.

Devenir

L’ensemble des animaux sera mis à mort à l’issue du projet dans le cadre de l’apprentissage des gestes d’euthanasie et de prélèvements post-mortem.

Remplacement

Ce projet a pour objectif un apprentissage de bonnes pratiques pour les gestes réalisés sur l’animal. Notre structure propose à la communauté de ses utilisateurs des supports de formation : affichages sur les méthodes d'observation de l'animal, les critères d'évaluation et la gestion de la douleur, livret recensant les différentes techniques de préhension et de prélèvement/administration avec photographies et protocoles, vidéos des différents gestes disponibles à la demande. Cela dit, il n’existe pas à ce jour de méthode de remplacement pour pouvoir permettre aux utilisateurs d’appréhender les interactions avec le rongeur, de ressentir les réactions de l’animal lors des manipulations. Cette formation est nécessaire en complément des supports existants pour apprendre aux manipulateurs à interpréter les réactions de l’animal et à réagir correctement en conséquence.

Réduction

Les souris qui seront utilisées dans ce projet seront issues de notre propre élevage. Ce seront des animaux dont le profil génétique n'est pas adéquat ou surnuméraires de la production destinée à d’autres projets, et destinés à l’euthanasie. Nous réaliserons l’apprentissage de plusieurs gestes sur un même animal pour en limiter le nombre. Avant de manipuler des animaux vivants, les apprenants pourront commencer l'acquisition des gestes sur des animaux déjà mis à mort dans le cadre d'autres projets. Nous nous assurerons de la bonne acquisition des gestes avant la manipulation d'animaux vivants, ce qui permettra de réduire le nombre d'animaux nécessaires. Notre plateau envisage également à l'échelle de quelques années l'acquisition ou le développement interne d'animaux factices dans une même optique de réduction du nombre d'animaux utilisés.

Raffinement

Les manipulations seront adaptées en fonction des techniques. Nous proposerons dès que possible l’enseignement de techniques alternatives non invasives sur l’animal. Toutes les injections se feront avec des solutions sans effet sur l’animal. Les volumes de prélèvements de sang seront effectués selon le poids de l'animal aux fréquences respectant sa physiologie. Nous mettrons en place une anesthésie gazeuse et une analgésie quand cela est recommandé pour certaines techniques engendrant une douleur chez l’animal. Le suivi du bien-être animal sera effectué quotidiennement par un personnel compétent, les utilisateurs seront également formés à ce suivi. Les animaux sont pris en charge dès leur naissance ou arrivée dans le service pour un suivi quotidien. Ils seront hébergés en groupe, dans le respect de leurs fratries respectives.

Choix des espèces

Le but de ce projet est de former nos utilisateurs sur leurs gestes pratiques, nous devons donc réaliser cet apprentissage sur l’espèce qu’ils utilisent dans le cadre de leurs propres projets de recherche : la souris. Les formations seront réalisées préférentiellement sur animaux adultes, entre 6 semaines et 6 mois en nous adaptant à l’âge des animaux qui seront disponibles dans notre élevage au moment des apprentissages. Si un utilisateur souhaite toutefois acquérir ces mêmes techniques sur des animaux d’âge différent (entre 3 et 6 semaines), nous adapterons le contenu enseigné et les protocoles en fonction de la physiologie de l’animal. En effet, le but de ce projet est de former chaque utilisateur à la manipulation de l’animal dans la tranche d’âge qu’il est susceptible d’utiliser dans ses propres expériences par la suite.

  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
    • Système nerveux
    • Système respiratoire
Souris : 82
Souffrances
▲ 12
▲ -
▲ 70
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 82

Tous tués, y compris des embryons et des souriceaux à quelques heures de vie, 82 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, une partie sous anesthésie sans réveil. Elles portent la mutation d'un syndrome génétique rare qui provoque des apnées sévères, et leur respiration est mesurée pendant une heure dans les huit heures suivant la naissance. Des femelles gestantes sont isolées jusqu'à la mise bas puis tuées avec leur portée, d'autres subissent une césarienne létale pour prélever les embryons. Le porteur affirme que seule l'approche in vivo évalue les conséquences de la mutation à l'échelle d'un "organisme entier".

Objectifs

Le syndrome auriculo-condylaire (SAC) est une malade génétique très rare qui touche principalement le visage et la machoire. Les personnes qui en sont atteintes présentent des oreilles en forme de point d'interrogation, une machoire inférieure petite et étroite et une transformation en partie de cette machoire inférieure comme une machoire supérieure. Les patients peuvent présenter d'autres anomalies comme un tonus musculaire faible, un retard de développement, une perte d'audition et parfois des troubles du contrôle respiratoire notamment une détresse respiratoire à la naissance. Pour mieux comprendre la maladie, une lignée murine a été créée portant la mutation génétique la plus observée chez les patients et qui est impliquée dans le développment de la machoire. Sur le plan respiratoire, la mutation perturbe la réponse ventilatoire à une augmentation du dioxyde de carbone (CO2) et provoque des apnées sévères. Le projet vise à caractériser la nature de ces apnées et d'identifier les structures du cerveaux atteintes et le mécanismes qui conduisent à ces anomalies.

Bénéfices attendus

Dans le cadre d'une maladie extrêmement rare, la compréhension des mécanismes physiopathologiques de la maladie permet d'affiner la prise en charge des malades. Elle contribue notamment à améliorer la reconnaissance des complications respiratoires associées, permettant ainsi d'adopter les stratégies de prise en charge plus ciblées.

Procédures

1/ Entre 0 et 8h de vie, la respiration de chaque souriceau est mesurée une fois. La mesure dure une heure. A l'issue de la mesure, les souriceaux sont euthanasiés par un personnel compétent et un petit fragement de la queue (2-3 mm) est ensuite prélevé (prélèvement post-mortem) pour en identifier le statut génétique. 2/ Pour les femelles gestantes dont les portées seront mesurées à la naissance : isolement en hébergement individuel du 15 ème jour de gestation jusqu'à la mise bas et l'euthanasie de la portée (au maximum 9h après la mise bas). Les femelles seront ensuite regroupées. 3/Cesarienne sur des femelles gestantes à différents âges gestationnel. Césarienne réalisée après anesthésie létale et en statut post-mortem puis extraction des embryons. 4/ Embryons prélevés en post-mortem

Impact sur les animaux

1/ Séparation maternelle d'une heure pour la mesure cardio-respiratoire pouvant générer du stress 2/ Détresse respiratoire causée par la mutation et le stress engendré par cette situation

Devenir

Tous les animaux (embryons, foetus, souriceaux et femelles gestantes pour la procédure 2) sont euthanasiés en fin de procédure.

Remplacement

L'approche in vivo permet d'évaluer de façon intégrée les conséquences fonctionnelles d'une mutation à l'échelle d'un organisme entier. Dans le cas du syndrome auriculo-condylaire, les atteintes des populations neuronales impliquées dans le contrôle autonome de la respiration influencent directement l'activité des autres organes. Ces interactions fonctionnelles ne peuvent être reproduites fidèlement sur les modèles cellulaires. L'utilisation de l'animal ne peut alors être évitée

Réduction

Le nombre d'animaux par groupe a été défini comme le nombre minimum nécessaire pour être en mesure de mettre en évidence une différence statistiquement significative sur les paramètres étudiés. Nous avons déterminé un lot expérimental réduit de 15 animaux par génotype. Cet effectif peut être réduit si au cours des analyses intermédiaires un effectif plus faible permet de tester les hypothèses. Pour l'étude moléculaire et tissulaire, un effectif réduit de 6 animaux par génotype est suffisant selon la recommandation de la plateforme qui effectue les analyses.

Raffinement

Les femelles gestantes sont isolées à 15 jours de gestation ce qui est bon compromis pour l'habituer et réduire ainsi l'angoisse à l'isolement pour une espèce grégaire. La cage d'hébergement est enrichie en cellulose doux pour le nid.

Choix des espèces

Les souris transgéniques sont largement utilisées dans l'étude des mécanismes physiopathologiques d'une maladie génétique. Dans notre cas, le modèle murin transgénique permet d'étudier les conséquences de la mutation fréquemment observée chez l’Homme, notamment sur le développement cranio-facial et les troubles respiratoires associés. Des mesures respiratoires sont réalisées entre 0h et 8h après la naissance afin de caractériser les anomalies ventilatoires précoces. Pour analyser la mise en place des structures cranio-faciales et des substrats neuroanatomiques impliqués dans le contrôle respiratoire, des prélèvements seront réalisés à différents stades embryonnaires.

  • Formation professionnelle
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 220
Souffrances
▲ 60
▲ -
▲ 160
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 220

Une partie des 220 souris subit une chirurgie terminale de une heure trente à quatre heures, opérée puis tuée sans réveil, uniquement pour la formation du personnel. Les autres sont opérées pour implanter une fibre optique dans le tronc cérébral, puis exposées à des sons, des lumières, des odeurs et des stimulations chaudes ou froides destinées à distinguer l'alerte de ce qui est perçu comme douloureux. Toutes vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et sont tuées pour prélever leurs tissus. Le protocole exige des souris génétiquement modifiées ciblant les neurones étudiés, une ressource que le porteur décrit comme sans équivalent dans d'autres espèces.

Objectifs

Objectifs. Le projet étudie une zone spécifique du tronc cérébral qui freine l’activité de neurones produisant de la dopamine, un neurotransmetteur impliqué dans la motivation et la prise de décision. Nous voulons savoir comment cette zone réagit à différents signaux sensoriels (sons, lumières, odeurs, toucher, chaud/froid), présentés à plusieurs intensités. L’objectif est de distinguer une simple mise en alerte (saillance) de ce qui est perçu comme désagréable ou potentiellement douloureux. Approche. Chez la souris, nous suivons l’activité globale de cette zone grâce à un enregistrement optique via une fibre très fine implantée de façon ciblée (chirurgie sous anesthésie et analgésie), pendant de courtes stimulations standardisées. Les protocoles sont calibrés pour éviter toute lésion (seuils d’arrêt stricts, périodes de repos entre sessions). Intérêt scientifique. On sait que cette zone inhibe les neurones qui produisent la dopamine et s’active face à des signaux désagréables, mais on ignore comment l’ensemble de ses neurones code l’intensité et la nature des signaux. Ce projet apportera des données inédites sur la dynamique de cette région, et précisera si elle encode surtout la valence négative (désagréable/douloureux) ou plus largement la saillance Retombées potentielles. Mieux comprendre ces circuits pourrait orienter des recherches futures sur les troubles liés à la douleur persistante et certaines altérations de l’humeur. Il s’agit de recherche fondamentale : aucune thérapie n’est testée, l’objectif est de comprendre le fonctionnement normal de ces circuits.

Bénéfices attendus

Le projet précisera le rôle d’une zone spécifique du tronc cérébral qui freine l’activité de neurones produisant la dopamine, lorsqu’un organisme est exposé à des signaux sensoriels présentés à différentes intensités. Grâce à un enregistrement optique via une fibre très fine, il fournira des données inédites sur la dynamique d’activité globale de cette zone et permettra de distinguer ce qui relève de la simple alerte (saillance) de ce qui est agréable, désagréable ou potentiellement douloureux. Au-delà de l’avancée conceptuelle, l’étude pourra dégager des profils d’activité (selon la modalité et l’intensité des signaux) utiles comme références expérimentales pour de futurs travaux. À terme, une meilleure compréhension de ces circuits pourra orienter des recherches sur les troubles liés à la douleur persistante et certaines altérations de l’humeur. Il s’agit de recherche fondamentale : aucune intervention thérapeutique n’est testée, l’objectif est de mieux comprendre le fonctionnement normal du cerveau.

Procédures

Une partie des animaux subira une chirurgie terminale d’une durée comprise entre 1h30 et 4h, destinée à la formation du personnel. Les autres animaux subiront une chirurgie sous anesthésie profonde (durée maximale 2H) nécessaire à l'enregistrement de l'activité des cellules cérébrales d'intérêt puis des tests comportementaux sur animal vigile d’une durée inférieure à 30 minutes, espacés d’au moins 2 jours. Chaque animal réalisera au maximum 6 tests sur 80 jours de durée du projet. Tous les animaux subiront une procédure terminale sous anesthésie profonde pour prélèvements de tissus d’une durée d’environ 20 minutes.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables possibles sont limités au stress des manipulations, à une possible inflammation locale temporaire après chirurgie, et à une perte de poids passagère. Ces effets sont réversibles et font l’objet d’une surveillance.

Devenir

Les animaux seront mis à mort pour prélèvements de tissus. Les animaux sont euthanasiés sous anesthésie profonde pour permettre les analyses de tissus nécessaires (vérification du ciblage, analyses histologiques). Ces vérifications sont indispensables à l’interprétation scientifique des données et ne disposent pas d’alternatives fiables sans prélèvement.

Remplacement

Les objectifs nécessitent de relier activité cérébrale et comportement dans un organisme intact. Les approches in vitro/in silico ne permettent pas de reproduire cette intégration ni de tester la dynamique d’une zone spécifique du tronc cérébral en situation réelle.

Réduction

Les expériences sont conçues de façon à utiliser le nombre minimal d’animaux nécessaire tout en garantissant une puissance statistique suffisante pour répondre aux questions scientifiques. Plan séquentiel par cohortes avec analyses intermédiaires pour n’inclure que le strict nécessaire. Les mêmes animaux sont testés sur plusieurs modalités (limite à 6/11) avec calendrier adapté aux tests et jours de repos, ce qui diminue le nombre total d’animaux. Les animaux pour la formation/validation proviennent en priorité de réutilisations, réformes ou génotypes non conformes.

Raffinement

Les souris sont hébergées en petits groupes dans des cages enrichies, contenant des tunnels, du coton, des bâtonnets à ronger et du matériel de nidification, afin qu’elles puissent se reposer, explorer et exprimer des comportements naturels. Avant toute expérience, les animaux sont habitués progressivement à l’expérimentateur, aux salles et aux dispositifs de test utilisés, dans le but de diminuer le stress pouvant être associé à un environnement nouveau. Les chirurgies sont réalisées sous anesthésie et analgésie, et l’état des souris est surveillé attentivement après l’intervention pour vérifier leur bonne récupération et leur bien-être. Les sessions expérimentales sont courtes et espacées de périodes de repos afin d’éviter la fatigue et la sensibilisation. Pour les tests comportementaux, des points-limites sont mis en place afin d’éviter que les animaux ne soient exposés à une stimulation trop longue ou trop intense. À tout moment, si un animal présente des signes de douleur ou de détresse, les expériences sont interrompues et une prise en charge vétérinaire est assurée. A la fin du projet, la procédure terminale est réalisée sous anesthésie profonde afin que l’animal ne puisse pas ressentir de stress ni de douleur. Toute nouvelle méthode validée permettant d’améliorer le confort ou de réduire la douleur sera intégrée au projet.

Choix des espèces

Le protocole requiert des souris génétiquement modifiées permettant de cibler spécifiquement les neurones de la zone étudiée ; cette ressource n’existe pas de façon équivalente dans d’autres espèces utilisables. Les études exigent des systèmes nerveux matures : les animaux seront adultes (en général ≥ 8 semaines et ≤ 12 mois), afin d’éviter les effets liés au développement ou au vieillissement.