Procédures sans réveil

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  • Recherche appliquée
    • Cancers
Lapins : 1
Souffrances
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Devenir
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 1

Un seul lapin va être utilisé, anesthésié puis tué avant tout réveil. Quatre écouvillons lui sont passés dans la bouche, le nez, l'œil et le rectum, cinq minutes maximum par site, avant une injection d'euthanasiant directement dans le cœur. Ces échantillons, avec de l'urine et des fèces, serviront de référence pour valider une méthode d'analyse chez un client engagé dans un programme de bactéries anticancéreuses, sans qu'aucune expérience porte sur le lapin lui-même. Le porteur écrit qu'il n'est "pas nécessaire de recourir à plusieurs donneurs" et que ces matrices "ne peuvent être issues que d'un lapin".

Objectifs

L’objectif du projet est de collecter diverses matrices biologiques issues d’un lapin, qui serviront par la suite de référence pour la validation de méthodes d’analyses qui seront réalisées chez le client, dans le cadre de son programme de développement clinique de bactéries à activité anti-cancéreuses. Des écouvillons issus de différents sites (buccal, nasal, lacrymal et rectal) ainsi que des échantillons d’urine et de fèces seront ainsi collectés sur un seul animal (lapin mâle).

Bénéfices attendus

Les résultats attendus permettront de contribuer à la validation d’une méthode ex-vivo pour la quantification de bactéries actuellement développées pour traiter certains types de cancer. Le programme de développement étant bien avancé, il est nécessaire de procéder à ces étapes analytiques avant la rédaction d’un essai dit de « bonne pratique de laboratoire » (GLP ) chez le lapin puis d’un essai clinique.

Procédures

L’animal subira une injection intramusculaire d’anesthésique (5 secondes) puis un prélèvement à l’aide d’un écouvillon fin des cavités buccale, nasale, lacrymale et rectale (maximum 5 minutes par site) qui se terminera par une injection intracardiaque d’un euthanasiant pour assurer la mort (5 secondes).

Impact sur les animaux

Une douleur légère peut être ressentie par l’animal lors de l’injection intramusculaire de l’anesthésique. L’entièreté de la procédure sera réalisée ensuite sous anesthésie générale et l’animal sera mis à mort à son issue.

Devenir

L’animal sera mis à mort (procédure sans réveil)

Remplacement

Un essai de toxicité sera réalisé par le client chez le lapin (requis par les autorités de santé) et les matrices nécessaires aux investigations analytiques ne peuvent être issues que du même modèle animal. Aussi, ces matrices biologiques ne peuvent être issues que d’un lapin.

Réduction

La présente demande ayant pour but de soutenir une étude de validation et les matrices étant considérées comme naïves, il n'est pas nécessaire de recourir à plusieurs donneurs. Tous les échantillons peuvent donc provenir d'un seul animal.

Raffinement

L’entièreté de la procédure sera réalisée sous anesthésie fixe et sans réveil. Le prélèvement par écouvillon ne durera que 5min par site au maximum et aucune nuisance n’est attendue.

Choix des espèces

Lors d’évaluation de nouvelles thérapies à visée humaine, au minimum 2 modèles animaux doivent être utilisés. Des études ont déjà montré des résultats très encourageants chez la souris et les études chez le lapin sont toujours en cours. Un lapin adulte de 3 à 4kg sera utilisé pour ce projet.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Cochons : 5
Souffrances
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Devenir
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 5

Anesthésiés par une injection dans la cuisse, intubés, branchés à un respirateur, l'abdomen ouvert : 5 porcs vont être utilisés dans une procédure menée sous anesthésie, tués avant tout réveil. Le traitement par ultrasons focalisés dure environ trente minutes par zone, de trois à six zones par animal, pour un total de quatre heures. Le projet porte sur le cancer de la prostate, mais c'est le foie qui est traité, choisi pour son épaisseur et parce qu'il permet plusieurs lésions sur un même animal. Ils sont tués parce que les lésions doivent passer à l'IRM et parce que le porteur juge la chirurgie trop lourde pour que l'animal s'en remette.

Objectifs

Le cancer de la prostate est actuellement le deuxième cancer le plus fréquemment diagnostiqué chez l’homme. Malgré un taux de survie augmenté, les effets secondaires des traitements (incontinence urinaire, impuissance, inflammation du rectum...) restent une préoccupation majeure. Depuis près de 20 ans, une des techniques indiquées pour détruire ce cancer est le traitement par ultrasons focalisés de haute intensité (HIFU : High Intensity Focused Ultrasound). Cette technique a pour avantage de diminuer les risques post-opératoires et les effets secondaires. Aujourd’hui, beaucoup de recherches tournent autour d’une autre technique pour détruire physiquement la tumeur. Au lieu de créert une élévation de température dans la tumeur, on fait éclater les cellules en créant localement des bulles qui s’agitent. Le tissu va alors se liquéfier. Il a été montré que cette destruction induit également une réaction immunitaire contre la tumeur. Cette réaction immunitaire permettrait d’apprendre au corps à détruire les cellules issues de ce même cancer limitant ainsi les risques de diffusion et de récidive. Le but de ce projet est de vérifier que le traitement de la tumeur réalisé correspond bien à ce qui est demandé au logiciel qui pilote la machine sans dommage secondaire.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de proposer une amélioration du traitement du cancer de la prostate par HIFU en clinique qui pourra réduire les effets secondaires chez les patients.

Procédures

Chaque animal sera anesthésié par une injection (10 secondes) dans le muscle de la cuisse sans que l’animal soit tenu. Dix minutes après, il sera intubé et branché à un respirateur. Son abdomen sera ouvert pour avoir accès au tube digestif et au foie sous anesthésie générale et antidouleur. La procédure de traitement durera environ 30 minutes par zone, entre 3 et 6 zones par animal et au total durera 4 heures.

Impact sur les animaux

L’animal subira un stress et une douleur légère et courte lors de la prémédication et possiblement une douleur légère et courte lors de la mise en place du cathéter à l’oreille (piqure). .

Devenir

La mise à mort des animaux est nécessaire car les lésions effectuées par le traitement doivent passer à l’IRM afin de mesurer les lésions et la chirurgie qui est effectuée sur l’animal est lourde et serait difficile à l’animal de s’en remettre.

Remplacement

Les paramètres de traitements ont été fixés par simulation informatique et des essais ont été fait sur foie de génisse. Ainsi certaines questions ont pu être résolues sans avoir recours à des animaux. Cependant ce type de traitement est très dépendant de la circulation sanguine, l’animal vivant est alors nécessaire.

Réduction

Ce modèle utilise le foie plutôt que la prostate car il a des propriétés similaires pour ce type de traitement et il permet de faire plusieurs traitements sur un même foie, ainsi le nombre d’animaux peut être divisé au minimum par deux. Le nombre d'animaux a été déterminé à l'aide d'un test statistique.

Raffinement

Outre la mise à disposition d’objets à mâchouiller et d’un ballon, les techniciens animaliers disposent d’un temps de jeu, d’échange avec les porcs, leur mettent à disposition des friandises dans la litière pour qu’ils puissent exprimer leur comportement naturel de fouissage. Ils sont régulièrement sortis de leur box pour pouvoir courir dans un plus grand espace de l’animalerie. Les animaux sont anesthésiés sans contention. L’antidouleur administré est le même que celui utilisé chez les patients. Les paramètres vitaux de l’animal sont monitorés ce qui permet d’ajuster l’anesthésie comme chez l’homme. L’animal est réchauffé par un matelas à air chaud. Les organes non prélevés dans ce projet seront proposés à d’autres chercheurs.

Choix des espèces

La sonde de traitement HIFU est adaptée à l’homme. La épaisseur des lésions nécessite une épaisseur de foie que seul le porc présente pour ce test. Il permet d’effectuer de trois à six lésions. Afin que le foie soit suffisamment gros pour faire des lésions de taille suffisante, des porcs de 40-45 kg seront utilisés (14 semaines environ).

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 1240
Souffrances
▲ 30
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▲ 1210
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Devenir
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 1240

1 240 souris vont être utilisées pour étudier l'addiction à la nicotine, 30 opérées sous anesthésie et tuées avant tout réveil, les 1 210 autres soumises à des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacune subit une chirurgie cérébrale, puis des tests en cage opérante ou en grande cage sociale pouvant s'étendre sur vingt jours, sous restriction alimentaire maintenant son poids entre 90 et 95 % du poids libre, connectée à une fibre optique jusqu'à deux heures par jour. Les enregistrements de l'activité cérébrale se font sous anesthésie profonde et peuvent durer cinq heures. Toutes sont tuées pour que leurs cerveaux soient analysés, ce que le porteur juge "nécessaire" afin de vérifier la localisation des injections.

Objectifs

L’addiction à la nicotine du tabac est un enjeu majeur de santé publique. Malgré les campagnes de prévention et les traitements existants, de nombreuses personnes ont des difficultés à arrêter de fumer, en raison des effets de la nicotine sur le cerveau. La nicotine agit sur des circuits cérébraux impliqués dans la motivation et la récompense. Parmi ces circuits, certaines régions du cerveau, comme le striatum, jouent un rôle central dans le contrôle du comportement et le développement de l’addiction. Ce projet vise à mieux comprendre comment une substance naturellement présente dans le cerveau, appelée acétylcholine, influence les neurones impliqués dans la récompense et la motivation. Mieux comprendre ces mécanismes permettra d’identifier de nouvelles pistes pour prévenir ou traiter la dépendance à la nicotine. Pour répondre à ces questions, des études seront menées chez la souris, un modèle largement utilisé en recherche biomédicale pour étudier le fonctionnement du cerveau. Les résultats obtenus permettront d’améliorer nos connaissances sur les mécanismes cérébraux impliqués dans l’addiction et pourraient contribuer au développement de nouvelles stratégies thérapeutiques.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à améliorer la compréhension des mécanismes cérébraux impliqués dans la dépendance à la nicotine. À long terme, ces travaux pourraient contribuer au développement de traitements plus efficaces pour aider les personnes souhaitant arrêter de fumer. L’addiction au tabac représente un problème de santé publique majeur, responsable de nombreuses maladies et décès chaque année. Mieux comprendre les mécanismes biologiques qui sous-tendent cette dépendance est une étape essentielle pour proposer des approches thérapeutiques innovantes.

Procédures

Un prélèvement sanguin peut être réalisé au moment de la mise à mort. Des enregistrements de l’activité cérébrale peuvent être effectués sous anesthésie profonde, une seule fois par animal (durée maximale de 5 heures), éventuellement associés à l’administration d’une substance. Les tests comportementaux (en cage opérante ou en grande cage sociale) sont réalisés chez des souris en restriction alimentaire contrôlée, peuvent s’étendre jusqu’à 20 jours, et les animaux sont connectés à une fibre optique au maximum 2 heures par jour.

Impact sur les animaux

Les animaux peuvent ressentir une douleur légère à modérée et temporaire après les interventions chirurgicales, généralement limitée à quelques jours. Une fatigue passagère peut également être observée durant cette période. Une légère perte de poids transitoire peut survenir après la chirurgie ou lors de certaines phases expérimentales, notamment en cas de restriction alimentaire contrôlée (maintien à 90–95 % du poids libre), appliquée sur une durée pouvant aller jusqu’à quelques semaines. Les manipulations et les tests comportementaux peuvent entraîner un stress léger et de courte durée (quelques minutes à quelques heures), généralement réduit par l’habituation progressive des animaux. Dans l’ensemble, les nuisances résiduelles attendues après mise en place des mesures de raffinement sont principalement légères à modérées, limitées dans le temps et réversibles. Le bien-être des animaux est surveillé quotidiennement et des mesures spécifiques sont prévues pour interrompre la procédure si des signes de souffrance apparaissent.

Devenir

La mort des animaux en fin de projet est nécessaire afin de permettre l’analyse détaillée des cerveaux. Ces analyses permettent de vérifier la localisation des injections et d’obtenir des informations essentielles sur les modifications observées au niveau cellulaire et moléculaire.

Remplacement

La recherche de récompenses naturelles, comme les interactions sociales ou l’accès à la nourriture, repose sur des mécanismes cérébraux complexes impliquant plusieurs régions du cerveau. Comprendre comment certaines substances naturellement présentes dans le cerveau participent à ces comportements nécessite de travailler chez l’animal. Les cultures de cellules ne permettent pas de reproduire la complexité des circuits cérébraux impliqués dans la motivation et la récompense. Certaines analyses doivent être réalisées sur des organes prélevés, tandis que d’autres nécessitent un animal intact afin de préserver le fonctionnement normal du cerveau. Les mesures biologiques sont mises en relation avec les comportements observés chez les animaux, ce qui ne peut actuellement être reproduit par des modèles informatiques. Nous étudions également l’impact de la nicotine sur les interactions sociales entre souris et sur les mécanismes cérébraux associés, ce qui nécessite l’étude d’animaux vivant en interaction avec leurs congénères.

Réduction

Le nombre d’animaux prévu pour ce projet est déterminé à partir de données issues de la littérature scientifique et de l’expérience acquise dans des projets similaires. Il correspond au nombre minimal nécessaire pour obtenir des résultats fiables et interprétables. Les procédures ont été conçues de manière à limiter au maximum le recours à de nouveaux animaux. Lorsque cela est scientifiquement possible et pertinent, un même animal peut participer à plusieurs phases complémentaires d’une même étude, dans le respect de son bien-être et sans augmenter la sévérité globale des procédures. Les animaux issus d’une même portée sont utilisés autant que possible, sans distinction systématique de sexe, afin d’éviter un gaspillage inutile. Les analyses des résultats sont réalisées selon des méthodes reconnues permettant d’assurer la validité scientifique des conclusions, tout en évitant l’utilisation d’animaux en nombre excessif.

Raffinement

Les animaux sont hébergés dans une animalerie agréée, conformément à la réglementation en vigueur. Des mesures de raffinement sont mises en place afin de limiter la douleur, le stress et la détresse. Les interventions sont réalisées sous anesthésie avec prise en charge adaptée de la douleur. Les animaux sont suivis quotidiennement après les interventions. Une grille d’évaluation standardisée est utilisée afin de détecter précocement tout signe d’altération de l’état général. Des points limites ont été définis en amont du projet : l’atteinte d’un point limite déclenche immédiatement des mesures adaptées afin de préserver le bien-être de l’animal. Lorsque cela est nécessaire, des ajustements des conditions expérimentales ou d’hébergement peuvent être réalisés pour garantir la protection des animaux.

Choix des espèces

Les systèmes cérébraux impliqués dans la motivation et la récompense que nous étudions sont bien conservés chez les mammifères, et en particulier chez les rongeurs. Leur organisation et leur fonctionnement sont proches de ceux observés chez l’être humain, ce qui rend la souris particulièrement pertinente pour ce projet. Ces mécanismes ne peuvent pas être étudiés de manière adéquate chez des invertébrés ou d’autres espèces plus éloignées sur le plan évolutif, dont l’organisation cérébrale est très différente. La souris présente également l’avantage de disposer d’outils génétiques permettant d’étudier précisément certains mécanismes cérébraux, ce qui n’est pas le cas de nombreuses autres espèces. De plus, il s’agit d’un mammifère social, ce qui permet d’étudier les interactions entre congénères dans des conditions adaptées. Les animaux sont utilisés à l’âge adulte, lorsque le développement du cerveau est achevé et que les circuits impliqués dans la motivation et les interactions sociales sont pleinement fonctionnels. Cela permet d’obtenir des résultats interprétables et comparables aux situations observées chez l’adulte.

Prélèvement sanguin chez le lapin

(NTS-FR-087241v1 – 03/07/2026)
  • Recherche appliquée
    • Cancers
Lapins : 2
Souffrances
▲ 2
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▲ -
Devenir
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 -
 2

Anesthésiés, saignés d'environ 100 millilitres, puis tués par injection intracardiaque sans jamais reprendre connaissance, 2 lapins vont être utilisés dans ce projet. Leur sang sert à isoler des cellules mononucléées et à tester hors de leur corps la réaction de ces cellules à des souches bactériennes présentées comme anticancéreuses. Le porteur reconnaît que des lignées cellulaires de lapin cultivées in vitro seraient l'approche idéale, mais juge leur variété trop limitée aujourd'hui. Le lapin est retenu pour son grand volume sanguin et parce que l'évaluation d'une thérapie destinée à l'être humain exige selon lui au moins deux espèces, la souris ayant déjà servi.

Objectifs

L’objectif du projet est de collecter une quantité suffisante de sang total de lapin pour la réalisation de tests ex vivo sur les cellules mononucléées du sang périphérique (PBMC). Le but des tests ex vivo est de tester la réponse de ces cellules face à différentes souches bactériennes à activité anti-cancéreuse. Ce projet permettra donc de : - Valider le modèle lapin pour l’utilisation des souches bactériennes anticancéreuses au même titre que la souris - Sélectionner les souches bactériennes offrant la réponse cellulaire souhaitée

Bénéfices attendus

Des résultats préliminaires encourageants ont été obtenus mais nécessitent de tester la réactivité des PBMC de lapin vis à vis d’autres souches bactériennes anticancéreuses. De nombreux développements précliniques sont actuellement menés sur ce projet dont la finalité est d’utiliser ces bactéries chez l’homme dans le traitement de cancer.

Procédures

Les animaux subiront une injection intramusculaire d’anesthésique (5 secondes) puis un prélèvement sanguin (maximum 5 minutes) qui se terminera par une injection intracardiaque d’un euthanasiant pour assurer la mort (5 secondes).

Impact sur les animaux

Une douleur légère peut être ressentie par l’animal lors de l’injection intramusculaire de l’anesthésique. L’entièreté de la procédure sera réalisée ensuite sous anesthésie générale. La ponction cardiaque ne durera pas plus de 5min et les animaux seront mis à mort à son issue.

Devenir

Les 2 animaux seront mis à mort à l’issue de la procédure sans réveil.

Remplacement

Idéalement, cette étude pourrait être réalisée sur des lignées cellulaires de lapin cultivées in vitro. Cependant la variété des lignées cellulaires de lapin disponible est encore aujourd’hui très limitée et ne permettrait pas d’évaluer l’effet des bactéries sur l’ensemble des cellules du sang contrairement à un prélèvement sanguin frais.

Réduction

Seuls 2 animaux seront utilisés pour obtenir le volume de sang requis (environ 100mL). Cette étude a pour but de réduire le nombre d’animaux pour la suite du projet. En effet, si aucune des souches bactériennes ne provoque la réponse attendue dans les cellules de lapin alors il n’y aura pas d’expériences in vivo chez le lapin. Et inversement, si les expériences avec les PBMC montrent la réponse attendue, cela apportera la preuve que le lapin constitue un modèle approprié (sans avoir travaillé in vivo) et les études de toxicité réglementaires requises pourront être directement lancées.

Raffinement

L’entièreté de la procédure sera réalisée sous anesthésie fixe et sans réveil. Le prélèvement sanguin ne durera que 5min au maximum et aucune nuisance n’est attendue.

Choix des espèces

Lors d’évaluation de nouvelles thérapies à visé humaine, au minimum 2 modèles animaux doivent être utilisés. Des études ont déjà montré des résultats très encourageants chez la souris et c’est maintenant le lapin qui a été choisi pour la suite du projet. Le grand volume sanguin du lapin en fait un modèle de choix pour ce type d’expérience qui a pour but de récolter un maximum de cellules sanguines. Des lapins adultes de 3 à 4kg seront utilisés pour permettre d’avoir un système immunitaire mature et de pouvoir prélever un volume sanguin suffisant (dépendant du poids).

  • Formation professionnelle
Souris : 500
Rats : 500
Souffrances
▲ 200
▲ 200
▲ 600
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1000

Former le personnel de l'établissement aux gestes techniques, y compris pour répondre aux demandes de clients, justifie l'utilisation de 500 souris et 500 rats, tous tués à l'issue. 200 d'entre eux sont opérés sous anesthésie et tués avant tout réveil, les autres relevant de procédures d'un niveau de souffrance léger à modéré. Chaque animal peut subir jusqu'à trois gestes différents par semaine pendant quatre semaines consécutives, injections, prélèvements de sang, d'urine ou de liquide synovial, ou chirurgie avec réveil. Le remplacement "ne peut pas être assuré" et le recours à des animaux vivants est "nécessaire et indispensable", écrit le porteur, qui précise par ailleurs que les sutures s'apprennent sur peau artificielle et les chirurgies sur cadavres décongelés.

Objectifs

Les recherches menées au sein de notre laboratoire, ainsi que les demandes faites par les clients vont nous amener à former notre personnel sur des techniques d’expérimentation animale. L’objectif du projet est d’avoir du personnel formé mais également que chaque expérimentateur conserve son niveau technique tout au long de l’année. Quel que soit le geste, une injection ou une technique de chirurgie invasive, la formation et l’entraînement des expérimentateurs est très importante. En effet, un expérimentateur formé et entraîné sera confiant, moins stressé, ce qui limitera/induira moins de stress chez les animaux et permettra par ailleurs une meilleure homogénéité des gestes et techniques ainsi qu’une meilleure reproductivité. Les animaux utilisés seront des rats et des souris âgés de 0 à 2 ans mâles ou femelles. Tous ces critères seront choisis en fonction du geste technique à effectuer et du protocole pour lequel l’entraînement ou la formation sera attribué. Cette saisine comprend 3 procédures : Procédure 1 : Formation en expérimentation animale avec une sévérité de classe légère. Cette procédure concernera essentiellement les formations et entraînements qui n’auront pas ou peu d’impact sur le bien-être des animaux. A titre d’exemple, les gestes techniques pourront être des administrations de solvant, des prélèvements de sang, d’urine, de liquide synovial. Procédure 2 (sans réveil) et Procédure 3 (avec réveil) : Formation en expérimentation animale avec une sévérité de classe modérée. Cette procédure concernera toutes les formations et entraînement qui auront au maximum un impact modéré et surtout réversible sur les animaux. A titre d’exemple, cette procédure sera utilisée pour les formations et entrainement aux chirurgies pour lesquelles une douleur post-opératoire transitoire sera présente.

Bénéfices attendus

Ce projet, prévue sur 5 ans, permettra de former les expérimentateurs, de les entraîner et de maintenir et développer leurs compétences/niveau d’expertise sur nos techniques d’expérimentations animales. Ces formations permettent aux expérimentateurs d’acquérir des gestes techniques parfaitement maîtrisés. Ceux-ci visent à limiter au maximum l’inconfort et l’anxiété de l’animal pendant l’expérimentation. De plus, la qualité des résultats expérimentaux obtenus dans les études sera améliorée par la maîtrise de ces gestes et permettra de ne pas réaliser ces expérimentations sur un plus grand nombre d’animaux que nécessaire (réduction du nombre d’animaux utilisés).

Procédures

Selon la procédure à laquelle est affecté l'animal, les interventions pourront être : - des administrations de solvant sur animal vigile ou anesthésié (Procédure 1), 2 fois maximum par semaine, - des prélèvements de sang, d'urine ou de liquide synovial sur animal vigile ou anesthésié (Procédure 1), 1 fois maximum par semaine et dans le respect des volumes maximum recommandés, - un geste chirurgical sans réveil (Procédure 2) ou avec réveil (Procédure 3) sur animal anesthésié et avec une prise en charge de la douleur et un suivi post-opératoire adaptés à la chirurgie pratiquée.

Impact sur les animaux

Les gestes ou actions expérimentales effectuées par une personne peu expérimentée peuvent générer du stress, un inconfort ou une douleur locale. Des effets indésirables attendus liées au geste chirurgical, seront suivis avec rigueur. Plus précisément, nous surveillerons l'état général et clinique des animaux pour estimer une éventuelle gêne ou douleur occasionnée par l’acte chirurgical, tel qu’un traumatisme et une inflammation au niveau de la zone opérée. Aucun signe clinique n’est attendu suite à l’administration de solvant ou le prélèvement de sang sauf un petit hématome au point d’injection ou de prélèvement qui ne doit pas persister sur du long terme.

Devenir

Les mêmes animaux utilisés pour la formation de l’administration peuvent être également utilisés pour les formations de prélèvement. Un maximum de 3 gestes (différents) par semaine, par animal et sur un maximum de 4 semaines consécutives ne sera pas dépassé. Dans la mesure de possible, les animaux sont utilisés pour collecter des organes ou du plasma à la fin de l’ensemble des procédures. A l’issue de chaque procédure tous les animaux seront humainement mis à mort et autopsiés minutieusement. Les organes d'intérêts, dont les pièces osseuses, seront prélevés. Les prélèvements sanguins et urinaires pourront être utilisés pour doser un marqueur en lien avec le modèle/la chirurgie. Une analyse macroscopique des organes sera réalisée et différents tissus et organes pourront être prélevés en vue de réaliser des analyses histologiques, des analyses par imagerie micro-CT, et/ou des analyses moléculaires.

Remplacement

Le remplacement ne peut pas être assuré car nous avons besoin des animaux vivants pour pouvoir les manipuler et réaliser le geste (chirurgical ou non), faire un suivi post-opératoire et anticiper toute réaction de l’animal lors de nos protocoles par la suite. Aucune méthode alternative ne permet actuellement de reproduire tous les paramètres physiologiques qui sont liés à un individu dans sa globalité. L'utilisation de modèles animaux vivants est donc nécessaire et indispensable.

Réduction

Pour la mise en place de la Procédure 2 (sans réveil) et de la Procédure 3 (avec réveil), le personnel s’entraîne au préalable sur du cadavre animal décongelé ou sur de la peau artificielle (sutures). Le nombre d’animaux est choisi en tenant compte du nombre nécessaire et suffisant pour avoir du personnel formé, compétent et sûr de lui. Le nombre d’animaux vivants est réduit au maximum (en effet tout ce qui peut être réalisé sur cadavre ou sur peau artificielle (comme les sutures) est mis en œuvre) afin d’avoir des expérimentateurs suffisamment entraînés et en maîtrise des gestes techniques (chirurgies, administrations et prélèvements), permettant la mise en place de gestes standardisés et reproductibles dans les études, permettant d’éviter tout éventuel risque de surmortalité pendant les phases d’anesthésie, de chirurgie et d’administration.

Raffinement

Les animaux seront hébergés en groupes sociaux dans des locaux adaptés permettant leur maintien dans un environnement adéquat et induisant le minimum de stress. Des mesures spécifiques et adaptées aux douleurs éventuelles occasionnées par les différents gestes pour éviter toute souffrance inutile et prolongée seront mises en place. Les conditions d’hébergement seront optimisées : les animaux seront hébergés en groupe (au maximum 4 rats ou au maximum 5 souris par cage avec de la litière en chips spécifique) avec un enrichissement du milieu (tunnel en PVC transparents rouge, carré de cellulose, bâton de bois ou billes de bois, kraft), un accès facilité à la nourriture (quand nécessaire) et/ou ajout de nourriture appétente, et seront surveillés bi-quotidiennement les jours ouvrés et quotidiennement les week-end et jours fériés. Les formations seront données par du personnel expert afin d’assurer au mieux les contentions, les manipulations et les gestes techniques afin d’éviter tout stress et limiter toute souffrance pour l’animal. Par ailleurs, l’acquisition des gestes chirurgicaux sera en priorité acquis initialement sur des cadavres d’animaux décongelés et maîtrisés sur des animaux anesthésiés sans réveil avant une validation finale sur des animaux avec réveil et suivi post-opératoire. Pour tous nos protocoles, y compris les animaux de formation, une grille de points limites est mise en place. La mise en place d’un traitement analgésique et/ou anti-inflammatoire préventif et/ou curatif seront également mis en place en fonction du type d’entraînement. Les animaux seront maintenus le minimum de temps dans une situation d’inconfort et de douleur. Un suivi sera mis en place afin d’avoir l’historique des gestes effectués sur chaque animal tout au long de sa vie dans notre animalerie. Cela nous permettra de nous assurer qu’un temps de récupération nécessaire a été respecté entre deux gestes effectués sur un même animal (respect du délai entre deux prélèvements de sang, entre deux administrations…).

Choix des espèces

Sous le couvert de la réglementation française, le stade de développement des animaux sera défini avant chaque type d’entraînement sur des animaux âgés de 0 à 2 ans. Les besoins de formation et d’entraînement au sein de notre établissement sont sur les espèces de rat et de souris.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
Rats : 654
Souffrances
▲ 184
▲ 44
▲ 426
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 654

Soumis à une chirurgie de 1 h 30 à 2 h sous anesthésie gazeuse pour provoquer un accident vasculaire cérébral, 426 rats passent deux tests comportementaux, une semaine avant l'opération et 48 heures après. Le projet en utilise 654 au total, dans des procédures d'un niveau de souffrance léger à modéré, 184 étant saignés sous anesthésie sans jamais se réveiller. Tous finissent par une perfusion intracardiaque, après jusqu'à dix injections, pour prélever sang, moelle osseuse et cerveau. Le RNT annonce que le modèle d'AVC peut provoquer douleur post-opératoire, perte des sensations et des mouvements, perte de poids et déshydratation, sans nommer les deux tests comportementaux qu'il impose.

Objectifs

Les accidents vasculaire cérébraux représentent un enjeu majeur de santé publique avec une incidence annuelle ≥ 140 000 cas en France. 85% de ces accidents sont dûs à la formation d’un caillot de sang dans le cerveau. Il s’agit d’une urgence diagnostique et thérapeutique : chaque retard de rétablissement d’un flux sanguin normal dans le cerveau de 30 min augmente de 20% le taux de mortalité. Comprendre les mécanismes de cette maladie permettra de développer de nouvelles approches diagnostiques et d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques.

Bénéfices attendus

Ce projet de recherche vise à comprendre le rôle naissant d’une protéine spécifique dans la formation du caillot sanguin intracérébral. La réalisation de ce projet nous permettra potentiellement de développer de nouvelles stratégies diagnostiques, et/ou d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques qui seraient facilement transférables en clinique.

Procédures

Une partie des animaux (144 animaux) subiront un prélèvement sanguin sous analgésie et anesthésie générale gazeuse sans réveil. Une partie des animaux (426 animaux) subiront une procédure chirurgicale sous analgésie et anesthésie gazeuse et sera soumise à une série de 2 tests comportementaux, une semaine avant la chirurgie et 48h après la chirurgie. Une partie des animaux (40 animaux) subiront un test de saignement sous anesthésie et analgésie sans réveil. L’ensemble des animaux subiront une perfusion intracardiaque sous anesthésie gazeuse profonde. Au maximum les animaux subiront 10 injections au cours des procédures.

Impact sur les animaux

Les animaux pourront être soumis à un stress transitoire lors des manipulations. Les injections sous cutanée engendrent un stress et une douleur légère et de courte durée. L’induction de l’anesthésie pourra induire un stress léger. Les procédures chirurgicales sont réalisées sous anesthésie générale gazeuse durant 1h30 à 2h. Les modèles d’accidents vasculaires cérébraux peuvent induire une douleur après la chirurgie, une perte des sensations et des mouvements, une perte de poids et une déshydratation. Les tests comportementaux peuvent induire un stress chez l’animal.

Devenir

Pour la procédure 1, les reproducteurs trop âgés sont mis à mort pour éviter le développement de tumeurs spontannées. La mise à mort des animaux des procédures 2 à 6 est nécessaire pour réaliser des analyses sur les différents prélèvements réalisés (sang total et cerveau).

Remplacement

Notre projet fait suite à des études in vitro dans l’équipe, rapportant des effets notoires de notre protéine d’intérêt sur la formation des caillots sanguins et leur dissolution. Notre objectif est maintenant de caractériser les effets de cette protéine dans la formation du caillot sanguin intracérébral et le saignement. Il nécessite donc l’utilisation d’animaux vivants. Nous ne pouvons pas utiliser de souris car elles ne possèdent pas notre protéine d’intérêt dans leur circulation sanguine. Le choix s’est alors porté sur le rat qui est un modèle largement utilisé pour ce type d’étude.

Réduction

Nous avons réduit le nombre de rats utilisés au minimum nécessaire et suffisant pour valider scientifiquement notre étude. De plus, nous envisageons un maximum de tests sur les prélèvements sanguins réalisés chez les rat(te)s sous anesthésie générale et analgésie appropriée. En plus du sang, la moelle osseuse et le cerveau seront prélevés afin de pouvoir répondre à de nombreuses questions scientifiques avec le nombre minimum d’animaux. Les calculs pour estimer le nombre de rats nécessaires dans les différentes expériences ont été réalisés à l’aide d’un logiciel dédié (G*Power).

Raffinement

Afin de prévenir toute douleur qui pourrait être associée aux expériences, les animaux recevront un traitement antalgique (buprénorphine) au moment des procédures de manière systématique jusqu’à leur mise à mort. Les procédures seront réalisées sous anesthésie gazeuse adaptée (isoflurane). Le bien-être animal avant et après toute procédure sera aussi amélioré par l’enrichissement du milieu. Les cages seront pourvues de papier kraft, bâtonnets de bois, tunnels. Les rats sont placés dans une pièce au calme. En post-chirurgie, une attention particulière sera portée aux animaux jusqu’au réveil, un tapis chauffant thermostaté sera utilisé. Une surveillance quotidienne des animaux sera réalisée à l’aide d’une grille de score avec la mise en place de points limites. Tout animal présentant des signes de souffrance sera pris en charge et/ou mis à mort si nécessaire.

Choix des espèces

La majorité des recherches portant sur le rôle de notre protéine d’intérêt dans le cerveau ont été réalisées chez des souris. Cependant, celles-ci n’ont pas cette protéine au niveau sanguin ce qui empêche leur utilisation dans nos manipulations. Les rats, en revanche, possèdent notre protéine d’intérêt dans leur circulation sanguine, comme les humains, ce qui en fait une espèce appropriée pour notre étude. Les rats génétiquement modifiés pour ne pas exprimer cette protéine, ne peuvent pas survivre. Par contre, ceux exprimant partiellement cette protéine, vivent aussi longtemps que les rats sauvages, avec une quantité de protéine d’intérêt réduite de moitié dans leur circulation sanguine. Ce modèle de rat génétiquement modifié permettra donc d’étudier le rôle de notre protéine d’intérêt dans la propension à développer des caillots sanguins, notamment intracérébraux, et à saigner. Cette pathologie étant essentiellent une pathologie de l’âge adulte, nous utiliserons des animaux adultes agés de 12 à 16 semaines.

  • Formation professionnelle
Cochons : 60
Souffrances
▲ 60
▲ -
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 60

Opérés deux heures sous anesthésie profonde et tués sans reprise de conscience, 60 porcs vont servir à entraîner des chirurgiens et des infirmières au prélèvement de plusieurs organes destinés à des greffes. L'objectif déclaré est pratique: apprendre les gestes et rôder la coordination entre équipes lors de prélèvements nocturnes. Le porteur présente cette partie sur "modèle porcin" comme un volet d'une formation continue des praticiens. Les organes retirés servent ensuite à s'exercer aux techniques de conservation des greffons.

Objectifs

Il s’agit dans ce projet de former au prélèvement multi-organes (PMO) des docteurs juniors et des assistants amenés à réaliser des transplantations sur le territoire national. Toutes les spécialités sont incluses : urologues, chirurgiens hépatiques, chirurgiens thoraciques et cardio-vasculaires. Les infirmières de bloc opératoire sont formées également. Cette formation aux prélèvements à but de greffe comprend une partie pratique sur modèle porcin dont les objectifs sont aussi bien techniques qu’humains : • Apprentissage et optimisation des techniques chirurgicales • Comportement des intervenants en situations difficiles et stressantes sur prélèvements nocturnes et en bloc opératoire non connu/extérieur au centre chirurgical d’origine. • Travail multi-équipes multi spécialités avec enjeux de 5 organes concomitant. • Connaissances en conservation d’organes et partage vasculaire pour optimiser les résultats chez les receveurs de greffes d’organes. • Diminution du risque hémorragique et de dysfonction du greffon.

Bénéfices attendus

A l’issue de la formation, les médecins sont capables de prélever en autonomie des organes sur donneur en mort encéphalique (Maastricht 3). La classification de Maastricht identifie différents types de décès. Le type 3 correspond à un arrêt cardiaque qui survient après une décision d'arrêt des thérapeutiques chez un patient. L’apprentissage et le travail collaboratif entre spécialités permet d’optimiser la qualité des partages vasculaires et de ne pas faire courrir de risque hémorragique aux receveurs d’organes. Le travail collaboratif améliore aussi le déroulé du travail nocturne à distance des institutions d’origine. Les séances d’entrainement à la mise sur machine permettent de s’approprier les techniques de perfusion ex situ des organes.

Procédures

Les animaux sont soumis à une chirurgie sous anesthésie générale profonde, sans réveil. La durée de l’intervention est évaluée à 2 heures.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables pour les animaux sont liés à l’induction de l’anesthésie : stress à la contention, injection intramusculaire (douleur transitoire au niveau du site d’injection).

Devenir

Tous les animaux sont mis à mort suite au prélèvement des organes vitaux. Ces organes sont ensuite utilisés pendant la formation pour les techniques de conservation des greffons en phase d’ischémie.

Remplacement

Les chirurgiens s’entrainent sur sujets cadavériques, mais avant une procédure de collecte d’organes chez un patient, il leur est nécessaire de pratiquer sur organes vascularisés. L’approche préclinique in vivo est alors le seul recours pour disposer d’un modèle représentatif de la situation clinique.

Réduction

Réduction maximale en utilisant un animal pour réaliser les prélèvements de tous les organes visés en transplantation. La constitution d’équipes pluridisciplinaires permet aussi de diminuer le nombre d’animaux requis pour la formation concomitante de 5 spécialistes.

Raffinement

Les animaux sont maintenus en groupe social dans un environnement contrôlé en température et hygrométrie. Ils reçoivent une alimentation adaptée à leurs besoins, de l’eau à volonté, des jouets et dispositifs favorisant leurs comportements naturels, comme le fouissage et mâchouillement. Un temps d’acclimatation avec douche tiède, promenade et distribution de récompenses permet l’habituation des animaux à l’homme et aux manipulations. La Structure en charge du bien-être animal accompagne la mise en œuvre des procédures. Avec le vétérinaire désigné, elle conseille les responsables du projet dans l’amélioration de leurs pratiques en faveur du bien-être des animaux et de l’application des 3R. La chirurgie est effectuée sous anesthésie générale avec couverture antalgique, sans réveil. Les prélèvements seront réalisés par des internes en chirurgie qui opèrent déja des patients.

Choix des espèces

L’espèce retenue comme modèle chirurgical pertinent pour le prélèvement d’organes est le porc car sa taille et son anatomie sont proches de l’humain. De jeunes porcs de 45 à 70 Kg permettent de simuler une procédure opératoire équivalente à ce que les chirurgiens rencontrent en clinique.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
    • Maladies infectieuses
    • Troubles respiratoires
Souris : 880
Souffrances
▲ 60
▲ 520
▲ 300
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 880

Pour mettre au point un vaccin à ARN messager administré directement dans les poumons, 880 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance allant de léger à modéré. Elles reçoivent le produit par dépôt dans la gorge sous anesthésie, des injections sur animal vigile jusqu'à quatre fois et autant de séances d'imagerie sous anesthésie. Le porteur affirme que la distribution des formulations et leur passage des barrières pulmonaires ne peuvent s'étudier que dans un "organisme vivant". Les retombées annoncées contre les maladies respiratoires et certains cancers restent renvoyées au long terme, quand la mise à mort pour prélever les organes est programmée pour toutes.

Objectifs

L’ARN messager (ARNm) est une molécule naturellement présente dans les cellules, qui sert à la fabrication des protéines. Ces molécules peuvent être utilisées dans certains vaccins, tels que ceux contre la COVID-19, où elles permettent à l’organisme de produire une protéine du pathogène afin de déclencher une réponse immunitaire contre ce dernier. Les formulations lipidiques ont démontré leur intérêt pour des approches de vaccination par leur capacité à protéger l’ARNm et faciliter son entrée dans les cellules du système immunitaire. Toutefois, ces vaccins ARNm actuellement administrés dans le muscle induisent une protection limitée au niveau des poumons, ce qui peut permettre la transmission de pathogènes malgré la vaccination. L’objectif de ce projet est de développer des nouvelles formulations lipidiques permettant une vaccination ARNm via une administration directement au niveau des voies respiratoires, principal site d’entrée de nombreux agents pathogènes, afin de renforcer la réponse immunitaire. Certaines questions essentielles, telles que la distribution des formulations dans l’organisme et leur capacité à franchir les barrières naturelles des poumons, ne peuvent être étudiées que dans un organisme vivant. Des expériences chez la souris sont ainsi nécessaires afin d’identifier la plus efficace pour une administration pulmonaire d’ARNm.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à sélectionner la meilleure formulation lipidique permettant une bonne expression de l’ARNm et un profil de distribution adéquat pour une vaccination pulmonaire. De plus, ce projet permettra de produire des connaissances nouvelles sur l’administration de vaccins à ARNm par voie pulmonaire, afin d’améliorer leur efficacité au niveau des voies respiratoires. Les résultats attendus pourront contribuer, à long terme, au développement de stratégies de prévention mieux adaptées contre les maladies infectieuses respiratoires et certaines pathologies cancéreuses.

Procédures

Une partie des animaux recevront une administration unique par dépôt dans la gorge et aspiration, sous anesthésie générale – durée 5 min. Une autre partie des animaux recevront une administration unique par dépôt dans la gorge et aspiration, sous anesthésie générale – durée 5 min. Les différents groupes recevront une injection réalisée sur animal vigile – durée 1 min, 4 fois maximum. L’imagerie des souris sera réalisée sous anesthésie générale – durée 10 min, 4 fois maximum.

Impact sur les animaux

L’administration peut occasionner une gêne respiratoire passagère, sans conséquence à long terme. Une réaction inflammatoire locale transitoire des voies respiratoires liée à l’administration pulmonaire des formulations ne peut être exclue et fera l’objet d’une surveillance. Les injections répétées peuvent induire un stress léger et transitoire lié à la contention et à l’injection. Les anesthésies générales de courte durée nécessaires au suivi par imagerie, lorsqu’elles sont répétées, peuvent induire du stress, ainsi que des effets secondaires légers tels qu'une hypothermie transitoire.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort pour étudier l’effet du traitement et analyser son impact sur les organes.

Remplacement

Des tests cellulaires seront effectués au préalable pour sélectionner les formulations lipidiques prometteuses. Cette première sélection permettra de ne tester chez l’animal que les formulations optimales. L’utilisation de souris est nécessaire pour ce projet car elle constitue un organisme modèle fiable pour évaluer la vaccination dans un système biologique complet Il n’existe actuellement aucune alternative capable de reproduire la complexité d’un organisme vivant.

Réduction

Les expériences ont été consciencieusement pensées et élaborées afin d’utiliser le moins d’animaux possible tout en permettant d’obtenir des résultats statistiquement satisfaisants. Ce nombre a été déterminé à l’aide d’une approche statistique. Pour l’analyse a posteriori des résultats, des tests statistiques seront utilisés. L’utilisation de l'imagerie nous permet de réduire le nombre d'animaux.

Raffinement

L’administration et les examens d’imagerie seront réalisés sous anesthésie générale. Après l’anesthésie, la souris sera placée dans une cage thermostatée le temps du réveil et de la récupération interventionnelle et post-examen d’imagerie. Des antalgiques sont prévus si l’animal présente un signe de souffrance. Enfin, des points-limites généraux avec l’établissement d’une grille d’évaluation regroupant les critères relatifs au bien-être tout le long de l’étude ont été établis. Une attention particulière sera portée aux conditions d’hébergement des animaux.

Choix des espèces

La souris adulte, c’est-à-dire de 7 semaines, constitue un modèle pertinent pour l’étude de la délivrance pulmonaire d’ARNm en raison de la similitude de l’organisation des voies aériennes et de la présence de mécanismes de sécrétion de mucus et de clairance mucociliaire fonctionnels et comparables. Cette espèce est largement utilisée et validée dans la littérature pour l’administration pulmonaire par aspiration oropharyngée et l’évaluation de formulations lipidiques.

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Loups de mer : 120
Souffrances
▲ 120
▲ -
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 120

Pêchés puis décapités sans anesthésie, leur cerveau restant actif plusieurs secondes, 120 bars européens sont tués dans des procédures classées sans réveil. Le projet vise précisément à déterminer si anesthésier les poissons avant la mise à mort fausse la mesure du fonctionnement de leurs mitochondries. Le porteur présente ce travail comme une avancée pour le bien-être des animaux non-humains, tout en infligeant à ces 120 individus la décapitation à vif qu'il dit vouloir remettre en cause. Les tissus sont prélevés aussitôt après la mise à mort.

Objectifs

Cette demande d’autorisation de projet est en lien avec des échanges avec les membres du comité sur un précédent projet concernant les méthodes de mises à mort et le bien-être animal. Dans ce projet, nous évaluerons l’impact d’un anesthésiant sur le fonctionnement des mitochondries de plusieurs tissus d’une espèce de poisson, le bar européen. L’objectif du projet est de déterminer si un animal peut être exposé à un anesthésiant avant le prélèvement de tissus sans altérer la mesure de mitochondries. Celles-ci, appelées « centrales énergétiques » sont des organites présents dans presque toutes les cellules eucaryotes et elles produisent l'énergie dont a besoin la cellule pour son fonctionnement. Si les anesthésiants ont des effets sur les mitochondries des tissus d’intérêts, cela apportera des données solides pour adapter la méthode de mise à mort à notre problématique scientifique. Notre projet justifiera l’arrêt de ce type de méthode de mise à mort. Le modèle bar est choisi pour cette étude car il est le modèle sur lequel notre laboratoire travaille principalement. En parallèle, d’autres laboratoires internationaux réaliseront un projet similaire mais sur d’autres espèces et avec leur propre demande d’autorisation de projet. Les données de ce projet, ainsi que celles des autres projets, nous fourniront des réponses qui permettront soit d’améliorer le bien-être des animaux (anesthésie avant mise à mort), soit d’augmenter la qualité des données scientifiques collectées si nous démontrons que l’anesthésiant perturbe le fonctionnement des mitochondries.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra d’acquérir des connaissances sur l’effet des anesthésiants chimiques et gazeux sur le fonctionnement des mitochondries. Si les anesthésiants n’ont pas d’effet sur les mitochondries des tissus d’intérêts, cela apportera des données solides pour que les animaux soient anesthésiés avant la mise à mort. Cela permettra de réduire la souffrance des animaux, surtout lorsque la décapitation est la seule méthode pour valider la mort (e.g. lorsque le cerveau est prélevé). Si les anesthésiants ont des effets sur les mitochondries des tissus d’intérêts, cela apportera des données solides pour que les animaux ne soient pas anesthésiés avant la mise à mort. Les anesthésiants peuvent également avoir des effets différents selon les tissus des poissons. Un autre résultat possible de notre étude peut être que l’anesthésie au gaz, qui consiste à appauvrir l’eau en oxygène, n’ait pas d’effet sur le fonctionnement mitochondrial et s’avère une meilleure méthode d’anesthésie que les anesthésiants chimiques comme la benzocaïne. L’anesthésie au gaz est à ce jour peu utilisée en recherche, car peu connue, mais peut devenir une méthode alternative à l’anesthésie dans le contexte des recherches sur le fonctionnement mitochondrial. Dans tous les cas, le bénéfice attendu de ce projet est une diminution de la souffrance des animaux en utilisant les anesthésiants avant la mise à mort, ou une amélioration de la qualité des données acquises.

Procédures

Chaque poisson aura 1 à 2 pêches sans anesthésie (de leur bac d’élevage au seau de transport et sortie du seau pour mise à mort). Une pêche dure moins d’une minute.

Impact sur les animaux

Capture dans le bac d’élevage : stress lors de la pêche (< 1min, intensité légère). Pêche du seau + Décapitation sans anesthésie : souffrance de l’animal dont le cerveau reste actif plusieurs secondes post-décapitation (< 20 sec, intensité modérée).

Devenir

Mise à mort pour prélèvement des tissus pour la mesure du fonctionnement mitochondrial.

Remplacement

Le modèle biologique ne peut pas être remplacé. La diffusion des anesthésiants dans le système circulatoire et dans tous les tissus des poissons ne peut être pertinente que sur un animal vivant.

Réduction

Il s’agit d’une étude pilote, il n’y a pas d’étude statistique réalisée pour définir le nombre d’animaux. Le nombre d’animaux a été déterminé à partir d’une étude publiée en 2023 par Barnes et al dans Fishes sur les effets de anesthésiants (la tricaïne) sur les mitochondries de l’épinoche à 3 épines. La réduction du nombre de poissons sera assurée en prélevant 2 tissus simultanément sur un même individu.

Raffinement

Le raffinement sera réalisé par : - une capture rapide du poisson dans son bac d’élevage - une pêche rapide réalisée avec une épuisette adaptée dans le seau de transport - hors de l’eau, la pose de l’animal sur une éponge humide - hors de l’eau, les yeux recouverts d’un linge humide

Choix des espèces

Le bar européen est une espèce largement utilisé en recherche et il est pertinent d’évaluer l’effet des anesthésiants sur leur physiologie. Juvénile – entre 50 g et 300 g. Cette taille est celle que nous étudions sur les études du fonctionnement des mitochondries de bar au sein de notre laboratoire.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Cochons : 48
Souffrances
▲ 48
▲ -
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 48

Pour vérifier si un froid intense appliqué dans le cerveau aide les médicaments à franchir la barrière hémato-encéphalique, 48 porcs vont être utilisés, opérés sous anesthésie générale et tués sans réveil. L'intervention dure huit heures et associe une chirurgie cérébrale, deux prises de sang, une injection intraveineuse et trois IRM. Le porteur situe ce travail comme préalable à un futur essai clinique sur le glioblastome en récidive, cancer sans traitement standard efficace. Tous les animaux sont tués pour prélever le cerveau.

Objectifs

Le glioblastome multiforme est la tumeur cérébrale maligne la plus fréquente et la plus agressive chez l’adulte. Le traitement repose actuellement sur une chirurgie lorsque la tumeur est accessible, suivie d’une radiothérapie puis d’une chimiothérapie. Malgré ces traitements combinés, la quasi-totalité des patients présente une récidive, généralement au même endroit du cerveau et le pronostic reste très défavorable. L’un des principaux obstacles à l’efficacité des traitements médicamenteux du cerveau est la barrière hémato-encéphalique (BHE). Cette structure qui protège le cerveau empêche le passage de substances potentiellement toxiques, mais elle limite de ce fait aussi le passage nombreux traitements anticancéreux dans le tissu cérébral. La cryothérapie cérébrale est une technique innovante consistant à appliquer localement un froid intense avec une sonde introduite dans la zone à traiter. Ce froid provoque une destruction ciblée des cellules tumorales et semble ouvrir temporairement la BHE, ce qui pourrait permettre aux médicaments administrés de mieux pénétrer dans le cerveau. L’objectif de ce projet est de vérifier si la cryothérapie cérébrale permet effectivement d’améliorer le passage dans le cerveau des traitements anticancéreux

Bénéfices attendus

Les résultats de ce projet devraient permettre de valider expérimentalement que la cryothérapie cérébrale améliore le passage des traitements médicamenteux dans le cerveau, grâce à l’ouverture temporaire de la BHE. Cette démonstration constitue une étape essentielle vers de nouvelles approches thérapeutiques dans le traitement des tumeurs cérébrales, et en particulier du glioblastome en récidive, contexte dans lequel il n’existe actuellement aucun traitement standard réellement efficace. L’ouverture contrôlée de la BHE pourrait offrir plusieurs bénéfices majeurs : - Permettre à certains traitements administrés de pénétrer plus facilement dans le cerveau, alors qu’ils en sont habituellement exclus ; - Renforcer l’efficacité des médicaments déjà capables de franchir partiellement la BHE, en augmentant leur concentration dans la zone de la tumeur ; - Réduire les doses nécessaires pour obtenir un effet thérapeutique, et donc limiter les effets secondaires pour l’organisme. Le protocole du projet a été conçu pour reproduire au plus près les conditions cliniques humaines, en termes de technique de chirurgie et du mode d’administration des traitements. Cette approche renforce la possibilité de son application future en pratique clinique. À moyen terme, les connaissances obtenues grâce à ce projet serviront de base scientifique solide pour la mise en œuvre d’une étude clinique. Ce futur essai pourrait permettre d’évaluer, chez des patients atteints de glioblastome en récidive, l’intérêt d’une cryothérapie cérébrale guidée par IRM associée à un traitement médicamenteux, ouvrant la voie à des thérapies plus ciblées, plus efficaces et mieux tolérées.

Procédures

Les animaux sont soumis à une intervention sous anesthésie générale sans réveil d’une durée de 8 heures, durant laquelle seront réalisés : Une chirurgie cérébrale, deux prises de sang, une injection intraveineuse et 3 examens IRM.

Impact sur les animaux

Les animaux ne devraient ressentir aucune douleur ni souffrance, car toute la procédure est réalisée sous anesthésie générale avec analgésie, sans réveil après l’intervention. Les risques potentiels sont principalement liés à l’anesthésie et à la petite chirurgie du crâne, comme une baisse transitoire de la tension ou de la température corporelle. Ces situations restent rares et sont surveillées par monitorage des fonctions vitales en temps réel. Il n’est pas non plus attendu d’effets indésirables liés aux traitements anticancéreux injectés sous anesthésie.

Devenir

À la fin de la procédure expérimentale, tous les animaux seront mis à mort sans réveil afin de permettre le prélèvement du cerveau nécessaire aux analyses. Il n’existe actuellement aucune méthode alternative permettant d’obtenir ces données de façon fiable sans autopsie.

Remplacement

Ce projet a pour objectif de comprendre si cryothérapie cérébrale peut faciliter le passage des traitements dans le cerveau en ouvrant temporairement la barrière hémato-encéphalique qui bloque habituellement l’accès à de nombreux médicaments. À ce jour, il n’existe pas de méthode alternative fiable permettant d’étudier ce phénomène. Les modèles informatiques, les cultures de cellules ou les tissus isolés ne peuvent pas reproduire la complexité du cerveau vivant, sa circulation sanguine et les effets combinés du froid et des traitements..

Réduction

Le nombre d’animaux a été calculé au minimum pour répondre à la question scientifique. Les animaux seront inclus progressivement, et chaque nouvelle étape dépendra des résultats des précédentes. Cette méthode permettra d’arrêter l’étude dès que l’objectif sera atteint ou si aucun effet n’est observé, afin d’éviter l’utilisation inutile d’animaux supplémentaires.

Raffinement

La technique chirurgicale a déjà été mise au point, ce qui a permis d’adapter la méthode à l’anatomie et de limiter la taille de l’incision lors de la chirurgie. Ces ajustements ont rendu la procédure plus précise, moins invasive et mieux tolérée par les animaux utilisés dans l’étude Avant la procédure, les porcs seront hébergés en groupes dans de grands box enrichis avec des balles et des objets à mâcher, afin de favoriser leurs comportements naturels et de réduire leur stress. Ils seront promenés, douchés chaque jour à l’eau tiède et auront en permanence accès à l’eau et à une alimentation adaptée à leurs besoins. Les conditions d’ambiance sont soigneusement contrôlées et les animaux bénéficient d’un temps d’adaptation à leur arrivée pour s’habituer à leur environnement. Des interactions positives et des récompenses sont distribuées pour familiariser les animaux aux manipulations. Le jour de l’intervention, les animaux seront tranquillisés directement dans leur box pour être transportés vers la salle d’opération. Ils seront ensuite maintenus sous anesthésie générale pendant toute la durée de l’intervention, avec une prise en charge constante de la douleur. Ils seront monitorés et des points-limites ont été établis pour éviter toute souffrance. Ils seront mis à mort sans réveil de l’anesthésie

Choix des espèces

Le porc a été choisi car son cerveau est proche de celui de l’être humain, aussi bien par sa forme que par son fonctionnement. Contrairement aux rongeurs, dont le cerveau est lisse, celui du porc présente des replis (circonvolutions) comparables à ceux observés chez l’homme. Cette similarité rend le porc particulièrement adapté aux recherches en neurosciences, notamment pour étudier la barrière hémato‑encéphalique et tester des techniques neurochirurgicales dans des conditions proches de la réalité clinique. De plus, l’utilisation d’un animal de grande taille est nécessaire pour reproduire fidèlement la procédure de cryothérapie cérébrale telle qu’elle est pratiquée à l’hôpital. Les sondes et les dispositifs utilisés sont issus de la pratique médicale humaine et exigent un volume cérébral suffisant pour permettre la formation contrôlée d’un glaçon comparable à celle observée chez le patient. Les animaux sélectionnés sont de jeunes porcs de 30 et 50 kg, correspondant à un stade de développement juvénile avancé. À cet âge, les structures cérébrales sont pleinement matures, notamment la barrière hémato‑encéphalique, ce qui garantit la fiabilité et le transfert des résultats. Ainsi, le modèle porcin représente le compromis idéal entre pertinence scientifique, reproductibilité technique et respect du bien‑être animal.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 470
Souffrances
▲ 470
▲ -
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 470

Toutes tuées sans reprise de conscience, 470 souris génétiquement modifiées vont être utilisées dans des procédures menées sous anesthésie, opérées pendant environ une heure vingt pour la pose d'un stent. Deux injections accompagnent l'intervention, avec un risque de saignement lié aux molécules injectées et à la pose du cathéter. Le projet étudie le rôle de deux protéines de la coagulation dans la formation d'un caillot sur le stent, afin de chercher des traitements pour les patients. La mise à mort tient à ce que le développement d'une thrombose est jugé incompatible avec le maintien en vie des animaux.

Objectifs

Les maladies cardiovasculaires peuvent entraîner la formation de caillots sanguins dans les artères, appelés thrombose, empêchant la circulation correcte du sang. Dans certains cas, un stent (petit dispositif métallique) est placé dans l’artère pour la maintenir ouverte et rétablir la circulation sanguine. Cependant, un caillot peut parfois se former sur ce stent, ce qui peut provoquer des complications graves. Pour prévenir ce phénomène, les patients reçoivent généralement des médicaments qui empêchent l’agrégation des plaquettes, cellules du sang impliquées dans la formation des caillots. Toutefois, ces traitements ne peuvent pas toujours être utilisés, notamment chez certains patients ayant subi un accident vasculaire cérébral, car ils peuvent augmenter le risque de saignement au niveau du cerveau. Nos travaux précédents suggèrent que deux protéines du sang, le fibrinogène et la fibrine, pourraient jouer un rôle important dans la formation des caillots sur les stents. L’objectif de ce projet est de mieux comprendre le rôle de ces 2 protéine dans la thrombose de stent afin d’identifier de nouveaux traitements plus sûrs et plus efficaces pour prévenir ou traiter la thrombose de stent. Pour cela, nous utiliserons des souris génétiquement modifiées qui sont déficientes pour des protéines plaquettaires ou qui présentent un récepteur plaquettaire humain.

Bénéfices attendus

Les résultats de ce projet contribueront à mieux comprendre comment le fibrinogène et la fibrine influencent la formation de la thrombose de stent. Ils permettront aussi d’identifier de nouvelles stratégies de traitement de la thrombose de stent chez les patients. À long terme, ces avancées pourraient améliorer la prise en charge de ces patients et réduire les complications.

Procédures

Les souris sont soumises à 2 injections et une chirurgie sur souris anesthésiées (1h20min).

Impact sur les animaux

Une des nuisances attendues est un impact de l’anesthésie sur le rythme respiratoire (irrégulier ou apnée). On pourra également observer une douleur localisée après les injections ainsi que d’éventuels saignements dus à la nature des molécules injectées. La pose d’un cathéter peut entraîner un léger saignement ou une irritation locale. On pourra observer un stress dû à la contention.

Devenir

A l’issue de la procédure, les animaux sont mis à mort car le développement d’une thrombose n’est pas compatible avec le maintien en vie des animaux.

Remplacement

La thrombose est un processus biologique complexe impliquant des cellules sanguines, des protéines de coagulation et le flux sanguin dans les vaisseaux. Les modèles in vitro ne permettent pas de reproduire l’ensemble de ces conditions. Il n’existe actuellement pas de modèle in vitro permettant d’implanter un stent et de reproduire de manière réaliste les interactions entre le flux sanguin, les cellules sanguines et la coagulation. L’utilisation d’un modèle animal est donc nécessaire pour étudier ces mécanismes dans des conditions physiologiques proches de celles observées chez les patients.

Réduction

Le projet se fera par étapes. Le nombre d’animaux utilisés lors de cette étude est réduit au minimum et permet l’obtention de résultats statistiquement significatifs. Les effectifs sont calculés par des tests statistiques adaptés.

Raffinement

Une période d’acclimatation de 2 semaines entre l’arrivée des souris à l’animalerie et leur utilisation sera respectée. Une habituation à la manipulation et à la contention est prévue 5 jours avant le début de l’expérimentation. Le stress et la douleur de tous les animaux utilisés dans ce projet seront diminués au minimum : Les animaux sont hébergés en groupes sociaux. - Par une anesthésie de l’animal avant et pendant la durée de la procédure - Par l’installation de l’animal sur une plaque chauffante afin lutter contre l’hypothermie pendant la procédure - Par l’injection d’analgésique et d’anesthésique local avant chaque procédure en sous-cutanée. Des points limites ont été déterminés afin de soustraire les animaux à toute souffrance inutile.

Choix des espèces

Des lignées de souris génétiquement modifiées sont disponibles et particulièrement adaptées à notre étude, expliquant le choix de la souris comme espèce animale. Les expériences seront menées sur des souris adultes âgées de 8 à 24 semaines, une période idéale pour éviter les effets liés à la croissance ou au vieillissement.

  • Formation professionnelle
  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Cochons : 60
Souffrances
▲ 60
▲ -
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 60

Former des équipes cliniques à la pose d'un dispositif d'assistance ventriculaire gauche : 60 porcs vont être utilisés à cette fin, opérés sous anesthésie générale et tués avant tout réveil. Chaque animal subit une chirurgie d'implantation de la pompe cardiaque, suivie d'une évaluation post-mortem vérifiant la position du dispositif. Le projet ne vise pas à produire des connaissances mais à entraîner de futurs utilisateurs sur un modèle jugé proche du patient humain. Le porteur qualifie la mise à mort d'"indispensable" et affirme qu'"aucune alternative" ne permet d'obtenir ces données, écartant les simulateurs comme insuffisamment réalistes.

Objectifs

L'objectif du projet est de former les futurs utilisateurs d'un nouveau dispositif d'assistance ventriculaire gauche. Les dispositifs d'assistance ventriculaire gauche sont des pompes mécaniques implantées chirurgicalement dans le corps et destinées à pallier un ventricule cardiaque défaillant. Les futurs utilisateurs du dispositif doivent donc être formés à l'implantation mais aussi à la manipulation du système sur un modèle aussi représentatif que possible des patients insuffisant cardiaques qu'ils seront amenés à soigner.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de former les équipes cliniques à l'utilisation d’un système d’Assistance Ventriculaire Gauche.

Procédures

Les animaux seront soumis à une procédure chirurgicale sous anesthésie générale et sans réveil.

Impact sur les animaux

Les animaux seront soumis à un stress et une douleur modérés, causés par l'auscultation pré-anesthésique et l’injection en intramusculaire lors de la prémédication. Ils seront ensuite endormis et sous anesthésie générale pendant toute la durée de la procédure.

Devenir

La mise à mort des animaux à l’issue du protocole est une mesure indispensable sur le plan scientifique, éthique et réglementaire. D’un point de vue scientifique, elle permet de réaliser des évaluations post-mortem ( vérification de la position du dispositif) essentielles pour valider la qualité de la formation et l’absence de complications non détectées en peropératoire. Ces données sont cruciales pour améliorer les techniques chirurgicales et garantir la sécurité des futurs patients. Enfin, d’un point de vue réglementaire, cette étape est exigée par les autorités compétentes pour s’assurer que les objectifs pédagogiques et scientifiques sont atteints sans compromettre le bien-être animal. Aucune alternative ne permet actuellement d’obtenir ces informations critiques sans recourir à cette méthode.

Remplacement

Le modèle in-vivo est choisi en l’absence d’alternatives validées (modèles in vitro ou simulateurs) capables de reproduire fidèlement l’acte chirurgical d'implantation d'un dispositif d'assistance cardiaque sur un patient humain. En effet, Les méthodes alternatives de tests telles que les études in-vitro ou les simulateurs ne permettent pas de simuler de façon suffisament réelles, le contexte dans lequel se fait l'implantation du dispositif d'assistance circulatoire gauche. Afin de former au mieux les équipes cliniques, il est primordial qu'elles puissent réaliser une implantation dans un contexte au plus proche de l'utilisation clinique.

Réduction

Le projet sera conçu pour minimiser le nombre d’animaux utilisés, en privilégiant des sessions de formation groupées et des protocoles optimisés.

Raffinement

La méthodologie utilisée, à savoir une procédure chirurgicale sous anesthésie générale et sans réveil, nous permettra d’assurer l’absence de souffrance inutile et le bien-être des animaux.

Choix des espèces

Le modèle porcin in vivo adulte est privilégié car son anatomie et sa physiologie cardiovasculaires sont très proches de celles de l’humain, permettant de reproduire fidèlement les gestes d’implantation d’un dispositif d'assistance ventricualire gauche et d’utiliser le même matériel qu’en clinique. Contrairement aux modèles in vitro, qui ne reproduisent ni la dynamique hémodynamique ni les interactions tissulaires réelles, le porc offre un environnement pulsatile et réactif indispensable à un entraînement chirurgical réaliste. De plus, il s’agit d’un modèle standardisé et largement validé en recherche cardiovasculaire, ce qui en fait un support fiable pour l’apprentissage technique de l'implantation et de la manipulation du système.