Procédures sans réveil
Développement d’un traitement (dispositif médical) contre l’obésité par stimulation bioélectronique du système sympathique chez le mini porc. (2022-S-002)
- Formation professionnelle
- Recherche appliquée
- Troubles endocriniens
365 mini porcs vont être utilisés, opérés sous anesthésie et tués avant tout réveil. Chaque animal subit une chirurgie abdominale allant jusqu'à quatre heures, avec pose d'un ballonnet gastrique, laminectomie et implantation d'électrodes pour stimuler le système nerveux, afin de développer un dispositif contre l'obésité. Les retombées annoncées pour les patients, un traitement moins invasif que la chirurgie de l'estomac, restent au conditionnel. Sur le remplacement, le porteur affirme qu'aucune méthode in vitro ne convient et que l'obésité, phénomène complexe, doit être étudiée sur un "organisme vivant", retenant le mini porc pour sa proximité anatomique avec l'humain.
Objectifs
L'objectif de ce projet est de développer un traitement (dispositif médical) contre l’obésité par stimulation bioélectronique du système nerveux chez le mini porc. Il existe de nombreux arguments et données scientifiques en faveur de l’existence d’une neuromodulation du système nerveux pour traiter l’obésité. En effet, les signaux acheminés par le système nerveux semblent jouer un rôle important dans la prise alimentaire. Les traitements actuels ne permettent pas de lutter efficacement contre l’obésité. En effet, les traitements les plus efficaces sont les approches chirurgicales lourdes comme la réduction de l’estomac, la technique du court-circuit des aliments, visent à limiter le volume de l’estomac pour réduire les prises alimentaires. Cependant, ces traitements sont très invasifs et entraînent de nombreux effets indésirables (troubles digestifs, vomissement…) chez l’humain. Le développement d’un dispositif médical, permettant par électrostimulation du système nerveux la régulation de la prise alimentaire, pourrait être un outil très prometteur pour lutter contre l’obésité. Un dispositif similaire d’électrostimulation a déjà été approuvé en 2014 par l'Agence fédérale américaine des produits alimentaires et des médicaments pour le traitement de douleurs dorsales réfractaires à la chirurgie.
Bénéfices attendus
Les traitements actuels ne permettent pas de lutter efficacement contre l’obésité. Les traitements les plus efficaces sont des traitements lourds (chirurgie de l'obésité), engendrant de nombreux effets secondaires. Par conséquent, le développement de traitements moins invasifs, plus efficaces et sans effets secondaires pourraient apporter des solutions plus satisfaisantes pour les patients souffrant d’obésité.
Procédures
Les animaux seront soumis à une seule procédure chirurgicale qui n’excèdera pas 4h afin de réaliser les stimulations/enregistrements du système nerveux. Les durées des interventions sont : - Prémédication, injection de l’analgésique et l'analgésie 30 secondes, - Induction de la narcose par voie IV après pose d’un cathéter : 5 minutes - Intubation puis anesthésie à l'isoflurane 5 minutes - ouverture abdominale et identification des nerfs cibles 30 minutes, - pose d'un ballonnet gastrique par chirurgie ou par endoscopie 10 minutes - laminectomie et pose des électrodes 30 minutes - stimulation et enregistrement 3h sous anesthésie volatile à l’isoflurane Les animaux ne seront pas réveillés et seront euthanasiés à la fin de la procédure.
Impact sur les animaux
Les 2 procédures de ce projet décrivent des actes chirurgicaux. Un certain niveau de douleur est attendu nécessitant des protocoles d’anesthésie / analgésie adaptés à l’espèce de façon à limiter au maximum la douleur. Les animaux seront mis en diète hydrique entre 16h et 20h avant le début de l'expérimentation. La paille du box pourra etre retirée la veille de l'intervention pour faciliter l'intubation. Le protocole d'anesthésié / analgésie, comporte une injection par voie intramusculaire puis une seconde par voie intraveineuse. L'animal sera ensuite intubé pour maintenir une anesthésie sous isoflurane. Les animaux seront soumis à une seule procédure chirurgicale; La chirurgie et les stimulations/enregistrements seront menés dans le respect de la règle des 3R.
Devenir
Les procédures comportent des chirurgies lourdes et invasives, il n’est pas envisagé de réveiller les animaux. Ils seront tous mis à mort dès la fin de la procédure expérimentale. Des prélèvements des cibles d’intérêt comme les nerfs, ganglions, etc … pour une analyse histologique pourront être réalisés après mise à mort selon une méthode réglementaire dans les 2 procèdures.
Remplacement
Il n’existe aucune méthode in vitro validée scientifiquement ou test in vitro connu qui offrirait une alternative à l’expérimentation animale pour répondre aux questions adressées dans ce projet. Le phénomène d’obésité ne peut être étudié correctement in vitro car il s’agit d’un phénomène complexe et doit donc être étudié chez l’animal, intégrant l'ensemble de la biologie d'un organisme vivant. L’utilisation d’un modèle expérimental in vivo est donc un prérequis à la phase de développement clinique. Nos expérimentations au sein de la société, même si elles nécessitent l’utilisation d’animaux, sont pratiquées avec un souci permanent de réduction du nombre d’animaux et de bien-être pour les animaux en expérimentation. Toutes les expériences sont réalisées dans le respect éthique de la règle des 3 R.
Réduction
Le nombre de mini porc a été réduit autant que possible, tout en étant suffisant pour l'obtention de résultats exploitables grâce à l’utilisation de tests statistiques.
Raffinement
Un suivi des animaux sera effectué quotidiennement sans exception (Week-ends & jours fériés) par le personnel de l’établissement utilisateur. A la fin de la période d’acclimatation, les animaux seront observés 2 fois par semaine minimum par les expérimentateurs pour suivre l’état de santé général. Des points limites ont été établis afin d’anticiper toute dégradation de l’état de santé général des animaux et, le cas échéant, d’appliquer des protocoles de soins adaptés selon la fiche annexée à ce projet. Dans le cas où la santé de l’animal serait dégradée après 48h, une mise à mort sera réalisée immédiatement sur décision du directeur d’étude /ou du vétérinaire désigné. Lors des expérimentations, réalisées par du personnel compétent et qualifié, les animaux seront sous anesthésie et analgésie.
Choix des espèces
Le mini porc est choisi comme espèce non-rongeur permettant d’étudier et d’évaluer l’efficacité d’un traitement afin de prédire une efficacité clinique chez l’Homme. Le mini porc est une espèce largement utilisée du fait de ses nombreuses similitudes anatomiques et physiologiques avec l’Homme, en faisant une espèce de choix dans l’évaluation d’un dispositif médical implanté. Utilisation d’animaux adultes car l’objectif est le développement d’un dispositif médical pour les sujets adultes (≥ 14 semaines)
Expositions olfactives précoces : un levier pour orienter le comportement alimentaire et améliorer le bien-être des individus ?
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
- Bien-être animal
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
1 644 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures classées de légères à modérées, une partie étant opérée sans réveil. Des femelles gestantes sont exposées à des odorants, leur liquide amniotique et leur lait sont prélevés après euthanasie, les fœtus sont refroidis sur glace puis tués, et les ratons subissent des séparations maternelles, une privation alimentaire de six heures et des tests comportementaux dès un à deux jours de vie. Le porteur présente ce projet comme un moyen d'orienter le comportement alimentaire et d'améliorer le "bien-être" des animaux non-humains, tout en imposant à ces mêmes animaux des cages individuelles et des séparations. Il affirme que trop d'influences biologiques interviennent pour se passer du modèle animal.
Objectifs
L’olfaction est un des premiers sens à être utilisé pour localiser et évaluer un aliment. Puis, son association avec le goût forme une flaveur qui est perçue lors de l'ingestion d'un aliment. L'olfaction, seule ou couplée au goût, influence le comportement alimentaire des individus notamment via la perception plaisante ou déplaisante des odorants et via les apprentissages olfactifs liés à l’environnement propre à chaque individu. Plusieurs études se sont intéressées aux effets d’expériences olfactives précoces sur le comportement alimentaire humain et animal (principalement chez les rongeurs). Néanmoins, peu d’entre elles se sont intéressées spécifiquement à l’exposition olfactive en période prénatale et l’impact sur le le comportement alimentaire de la descendance est variable. Les expériences olfactives prénatales représentent pourtant une méthode prometteuse afin d'orienter le comportement alimentaire des individus (améliorer l'acceptabilité d’aliments nouveaux ou faiblement attractifs). De plus, les odeurs sont capables d'influencer le bien-être des individus soit parce qu'elles leur rappellent une situation positive, soit parce qu'elles possèdent naturellement des propriétés apaisantes. Ce projet vise donc à déterminer l'influence des odorants sur le comportement alimentaire et le bien-être d'individus y ayant été exposés en période prénatale. Il s'intéresse également à l’étude des mécanismes moléculaires et cellulaires impliqués dès la période prénatale dans la réception du signal odorant et son traitement au niveau du système olfactif. Ainsi, des tissus du bulbe olfactif seront prélevés et analysés, après euthanasie des animaux. La 1ère étape du projet vise à déterminer si des rates acceptent de consommer un aliment standard lorsqu'il est odorisé et à évaluer la valeur hédonique intrinsèque de différents odorants (n=40). Puis, il sera nécessaire de déterminer si les odorants sélectionnés passent dans le liquide amniotique et/ou dans le lait (expérience olfactive pré-natale uniquement). Enfin, les odorants sélectionnés sont utilisés pour évaluer les effets d'une exposition odorante prénatale sur le comportement alimentaire et la réactivité émotionnelle de jeunes rats. L’impact sur le système olfactif sera étudié selon différentes modalités : odeurs connues en phase prénatale avec ou sans association à une récompense positive, avec ou sans rappels après la naissance, avec ou sans propriétés anxiolytiques naturelles.
Bénéfices attendus
Les odeurs connues en phase prénatale pourraient être diffusées lors de situations potentiellement stressantes afin de diminuer la réactivité émotionnelle des animaux à ces situations ; favorisant ainsi leur bien-être. Les odeurs connues en phase prénatale pourraient être utilisées pour favoriser les transitions alimentaires car elles pourraient diminuer la réactivité de l'animal à un aliment nouveau, favorisant ainsi le bien-être. La compréhension des mécanismes impliqués dans les apprentissages olfactifs précoces est également attendue.
Procédures
L'étude du comportement alimentaire implique d’offrir une quantité connue d’aliment(s), de la laisser à disposition de l’animal un certain temps, puis d’enlever et de peser la quantité d’aliment(s) restant à la fin du temps défini. Ainsi, il est possible de mesurer, pour chaque individu, les préférences alimentaires (proportion ingérée d’un aliment par raport à l’ingéré total) et les quantités. Les aliments offerts sont odorisés ou non. Les prélèvements de liquide amniotique sont réalisés sur des femelles, ayant consommé un aliment odorisé, après euthanasie. Les foetus sont placés sur de la glace pour les placer en torpeur, puis ils sont euthanasiés avant des prélèvements de tissu. En parallèle, 6 odorants sont offerts à des femelles gestantes pendant le dernier tiers de la gestation. Un ou deux jours avant la naissance, l'odorant est retiré de l'alimentation maternelle pour éviter qu'il ne passe dans le lait. Le jour de la naissance, les femelles sont séparées des ratons, reçoivent une injection d'ocytocine pour stimuler la production de lait, puis sont anesthésiées et le lait est récolté. Le liquide amniotique et le lait sont analysés afin de détecter la présence ou non de molécules odorantes. La réactivité émotionnelle des descendants est évaluée par des tests comportementaux individuels.
Impact sur les animaux
Les procédures impliqueront des stress modérés lors des tests comportementaux et des séparations maternelles. La vie en cage individuelle a un impact négatif sur les animaux concernés. Le rythme d'alimentation inclut une privation alimentaire pendant 6h en fin de phase diurne pour homogénéiser les motivations alimentaires avant les mesures.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés à la fin des procédures soit pour des prélèvements (liquide amniotique ou tissus), soit parce qu'ils ne peuvent pas être réutilisés du fait de leurs expériences olfactives qui pourraient biaiser de futures études.
Remplacement
Ce projet nécessite une interaction in utero entre la mère et sa descendance pour évaluer les effets d'une exposition olfactive prénatale sur différents aspects du comportement et de la biologie de la descendance. Ainsi, de trop nombreuses influences biologiques interviennent pour pouvoir se passer du modèle animal.
Réduction
Les effectifs sont déterminés au plus juste afin d'assurer des résultats statistiquement exploitables, en se basant sur la littérature et sur la variabilité inter-individuelle attendue sur les variables mesurées.
Raffinement
Les rates sont anesthésiées lors des prélèvements de lait nécessaires au contrôle d'une odorisation uniquement prénatale. Les animaux sont élevés en cages individuelles pour un suivi individuel du comportement alimentaire. Les cages sont enrichies avec des cubes en bois et des copeaux de bois pour que les femelles gestantes construisent leur nid. Les animaux sont plusieurs dans la même pièce ce qui autorise des communications sociales. Au sevrage, le transfert en cage individuelle se fait progressivement : les petits sont d'abord placés en groupe, sans leur mère, pendant 3 jours (transition) puis ils sont transférés en cage individuelle. Les effets de l'exposition olfactive prénatale sont évalués sur les ratons, à j1-2 de vie, via des tests comportementaux. Pour éviter que les ratons soient endormis par une tétée trop proche de ces tests, une séparation maternelle est nécessaire. Les ratons d'une même portée sont maintenus ensemble (pour réduire le stress) sous une lampe chauffante (pour leur confort thermique). Le rythme d'alimentation des mères et des jeunes rats (après sevrage) comporte une privation alimentaire de 6h en fin de phase "jour" d'un cycle jour/nuit pour homogénéiser la motivation alimentaire entre les individus avant les mesures de comportement alimentaire. Ce choix a été fait pour minimiser les effets de cette privation sur des animaux nocturnes qui ne consomment que 10% de leur ration quotidienne en phase "jour". L'aliment odorisé (considéré comme nouveau par l'animal) est d'abord présenté avec l'aliment standard afin d'assurer une transition alimentaire visant à réduire le stress.
Choix des espèces
Un modèle rongeur est adapté à ce projet pour des raisons pratiques (contrôle des conditions d'odorisation, intervalle intergénérationnel court, fécondité élevée) et théoriques (nombreuses données bibliographiques disponibles sur son comportement, sa neuro-anatomie et sa physiologie). L'étude nécessite de travailler avec des femelles gestantes (odorisation prénatale) et des ratons de leur naissance à leur adolescence, pour évaluer les effets comportementaux de l'odorisation prénatale à plus ou moins long terme.
Diplome Universitaire de Microchirurgie
- Formation professionnelle
600 rats vont être utilisés, opérés sous anesthésie puis tués avant tout réveil, dans le cadre d'un diplôme universitaire de microchirurgie. Chaque animal subit une à six interventions de suture d'artères, de veines ou de nerfs, sur des séances de quatre à six heures, non pour produire des connaissances mais pour former des chirurgiens. Le porteur indique gérer la douleur par analgésie peropératoire et mettre à mort les rats en fin de journée pour éviter les douleurs post-opératoires. Il affirme entraîner d'abord les internes sur des nouilles Konyaku et des modèles artificiels avant le passage sur rat vivant.
Objectifs
La chirurgie plastique et reconstructrice permet la réparation et la reconstruction de structures anatomiques pluritissulaires (peau, muscle, os, nerf, vaisseaux), à la suite de traumatismes ou de procédures chirurgicales. Parmi les options de reconstruction, le chirurgien plasticien est amené à réaliser des lambeaux libres, qui impliquent le prélèvement de tissus (peau, muscle, os) avec leurs vaisseaux nourriciers, pour la reconstruction d’une structure à distance (par exemple suite à une chirurgie carcinologique du sein, de la face, ou des membres). Cette technique nécessite le branchement des vaisseaux nourriciers (artère, veine) sur d’autres vaisseaux proches de la structure à reconstruire. Lors de sa pratique chirurgicale, le chirurgien plasticien est également amené à réaliser des réimplantations digitales ou de segments de membre en urgence (1-3 cas/100 000 habitants/an). Dans ces procédures, la réparation des vaisseaux est cruciale : il est toujours nécessaire, pour que le sang circule à nouveau et que la structure réimplantée survive, qu’une artère et une veine soient réparées. La chirurgie plastique et la chirurgie de la main sont réalisées et enseignées dans des centres spécialisés. Les internes en chirurgie plastique, et les internes en chirurgie orthopédique qui souhaitent se former à la chirurgie de la main, doivent obligatoirement se former aux techniques particulières de la microchirurgie, et détenir un diplôme universitaire de microchirurgie. L’enseignement de formation continue dispensé dans le cadre du diplôme universitaire de microchirurgie a pour but de permettre aux chirurgiens en formation de repousser leurs limites techniques sous microscope opératoire. L'objectif est d’acquérir, outre la maîtrise des gestes et des techniques, l’adaptabilité nécessaire en pratique clinique afin de permettre aux internes d'être autonomes dans la prise en charge des patients SOS main. Après avoir suivi u n enseignement théorique en microchirurgie médicale, des protocoles d’entrainement aux techniques chirurgicales de sutures nerveuses et vasculaires sont réalisés chez le rat car le diamètre des vaisseaux du rat correspond au plus petit calibre de vaisseaux que les chirurgiens auront à anastomoser chez l’homme. En parallèle, une formation sur l’éthique animale et une sensibilisation au respect du vivant sont dispensés dans le cadre du diplôme afin d’améliorer tant le savoir-faire que le savoir-être des chirurgiens en devenir.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus sont en termes de santé humaine : amélioration des résultats de réimplantations et de reconstructions par lambeau chez les patients se présentant avec des amputations de doigt ou de membre, ou des défects complexes mettant en cause le pronostic du membre atteint. Les compétences des internes, chirurgiens en devenir, seront améliorées et leur permettront une prise en charge optimale des patients de chirurgie plastique et de chirurgie de la main. Enfin, la réussite à ce diplome leur permettra de prétendre à la formation en chirurgie de la main et au titre de chirurgien de la main auprès de la SFCM (société française de chirurgie de la main).
Procédures
Les animaux seront soumis à des interventions chirurgicales sous anesthésie générale, de type anastomose artérielle, veineuse ou suture nerveuse. Sur chaque animal 1 à 6 procédures chirurgicales seront réalisées, sur une durée de 4 à 6 heures.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables attendus sur les animaux sont les suivants : stress lié à l'anesthésie et à la contention périanesthésique, réalisée par les personnels formés à ces gestes de l'animalerie ; douleur, qui sera gérée par le traitement analgésique peropératoire.
Devenir
Tous les animaux utilisés dans ce projet seront mis à mort à la fin de la procédure, car il s'agit d'une procédure sans réveil.
Remplacement
Afin de remplacer au maximum l'utilisation de rats, les internes apprendront à travailler dans un premier temps sous microscope opératoire sur des modèles utilisant des nouilles Konyaku, pleines (suture simples) puis perforées (anastomoses vasculaires). Lorsque la phase d’apprentissage est acquise, ils travailleront ensuite sur des modèles artificiels de rat. La dernière phase sur rat vivant anesthésié aura lieu pour chaque étudiant lorsque les gestes techniques de base auront été maitrisés sur des modèles non vivants, permettant de diminuer le nombre d'animaux nécessaires.
Réduction
Le nombre d'animaux utilisés a été réduit au maximum, une procédure contenant un ou plusieurs gestes techniques étant prévue par animal dans la même journée. Pour des raisons de limitation des douleurs post-opératoires, notamment lors des gestes sur les nerfs sciatiques, les rats sont mis à mort en fin de journée. Il n'y a pas d'étude statistique permettant d'évaluer le nombre d'animaux nécessaires à cette formation.
Raffinement
Les procédures respectent le principe de raffinement, avec une gestion précise de l’analgésie pré-opératoire et per-opératoire (c'est à dire anesthésie générale et anesthésie locale), en limitant le nombre de gestes invasifs par animal, et en déterminant des points limites adaptés. Les animaux seront acclimatés pendant 4 à 7 jours avant d'être inclus dans la procédure (procédure classe sans réveil, durée 4 à 6h).
Choix des espèces
La taille des vaisseaux chez le rat est similaire à celle des artères et des veines devant être suturées chez l'être humain lors d'une réimplantation de doigt ou d'une reconstruction par lambeau libre. De même, la taille du nerf sciatique du rat est similaire à celle d'un nerf digital. Enfin, un modèle vivant permet le controle de la perméabilité des anastomoses, notamment l'identification de défauts qui entrainent la thrombose des vaisseaux mais ne sont pas identifiables sur modèle non vivant. Rats adultes Sprague Dawley de 300-350g Au delà de ce poids, l'anesthésie fixe estplus difficilement gérable et entraine des risques de sur- ou de sous-dosage. De plus, une masse graisseuse limitée facilite l'abord des vaisseaux et la réalisation des anastomoses.
Étude des mécanismes physiopathologiques impliqués dans le rejet de greffe rénale chez la souris
- Recherche appliquée
- Diagnostic des maladies
- Troubles immunitaires
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
1596 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance allant du sans réveil au sévère. La moitié, donneuses, sont opérées sous anesthésie pour prélever un rein et la rate puis tuées sans réveil, l'autre moitié reçoivent une greffe de rein, l'ablation de leurs propres reins et des injections d'anticorps, pour étudier le rejet de greffe rénale. Le porteur indique que les receveuses peuvent développer une insuffisance rénale avec perte de poids, fatigue, œdèmes et troubles cardiaques, et sont tuées au plus tard 67 jours après la greffe. Il affirme que l'étude ne peut se limiter à une approche cellulaire, faute de reproduire les interactions entre cellules immunitaires et vaisseaux.
Objectifs
Le rejet humoral, ou rejet causé par les anticorps, est la première cause de lésions des organes greffés puis de l’arrêt de leur fonction. Ce phénomène concerne environ 2/3 des greffes. Malheureusement à ce jour, il n’y a aucun traitement efficace pour traiter le rejet humoral. C’est donc un enjeu majeur de santé publique. Dans le rejet humoral, les anticorps synthétisés par le patient receveur de la greffe sont dirigés contre les protéines CMH portées par les cellules tapissant les parois des vaisseaux du greffon, appelées « cellules endothéliales ». Comme tous les anticorps, ils comportent une partie protéine et une partie composée d’une chaîne de plusieurs sucres. Ces sucres sont appelés glycanes. Dans les maladies auto-immunes, il a été montré que la nature des glycanes présents sur les anticorps impacte leur fonctionnalité en les rendant plus ou moins inflammatoires et donc plus ou moins agressifs. Lors d’un travail in vitro préliminaire, nous avons montré que seuls certains glycanes sont capables de causer des dommages aux cellules endothéliales. Cependant, ce modèle in vitro, trop éloigné des conditions physiologiques, ne prend pas en compte l’influence des anticorps et de la nature de leur glycane sur les cellules immunitaires du patient receveur. Ces interactions entre anticorps et cellules immunitaires sont pourtant au cœur de la physiopathologie du rejet. Nous souhaitons mettre au point un modèle de greffe rénale chez la souris qui nous permettra d’étudier directement l’impact de la nature chimique de la chaîne de glycane sur la virulence des anticorps du receveur dirigés contre les molécules CMH du donneur lors de la greffe rénale. L’objectif de cette étude est d’identifier si un ou plusieurs glycanes orientent la réponse immunitaire du receveur vers le rejet ou au contraire protègent du rejet.
Bénéfices attendus
Ces résultats devraient ouvrir la voie à des essais thérapeutiques utilisant des modificateurs de la chaîne de sucres des anticorps anti-CMH lors de la greffe rénale, mais aussi lors de la greffe d’autres organes afin de diminuer les taux de rejet chez les patients. Du fait du caractère vital de ces organes, mais aussi de la pénurie actuelle de greffon, la préservation de leur fonction et l’amélioration de leur durée de vie sont primordiales.
Procédures
Des procédures chirurgicales seront réalisées sur deux lots principaux d'animaux. Le premier lot correspond aux 796 animaux donneurs d'organe. Un prélèvement de la rate et du rein gauche de ces souris donneuses sera réalisé sous anesthésie générale, en une seule fois, en environ 20 à 25 min. Ensuite, les souris seront euthanasiées pendant l'anesthésie. Le second lot correspond aux souris qui vont bénéficier de la greffe du rein des souris donneuses. Ces 796 autres souris receveuses subiront une chirurgie d'environ 35 à 45min visant à transplanter le rein d'une souris donneuse sous anesthésie générale et à retirer un de leur rein natif. Après 4 jours, les souris receveuses subiront à nouveau une opération chirurgicale de 5min visant à retirer le second rein natif pour que la fonction rénale de la souris ne dépende que du greffon et permette d'avoir une estimation fiable du rejet s’il y en a un. Sept jours après la transplantation, si les souris ne montrent pas de signes importants de douleurs, souffrance ou d'insuffisance rénale, une injection unique d'une forme particulière d'anticorps dans la veine caudale sera réalisée sur les animaux vigiles restants. Puis un prélèvement sanguin par la veine caudale sera réalisé tous les 3 jours pendant pendant 10 jours puis 1 fois par semaine pendant 3 semaines sur tous les animaux vigiles afin de suivre l'évolution de la fonction rénale des animaux. Les animaux seront ensuite euthanasiés 67 jours après la greffe de rein ou bien dès lors qu'ils montreront des signes de souffrance, de douleurs trop importantes ou une insuffisance rénale. Les greffons seront ensuite prélevés sur les animaux euthanasiés pour les analyses du rejet humoral médiés par les différentes formes d'anticorps.
Impact sur les animaux
Pour les souris donneuses, aucune nuisance ou effets indésirables ne sont attendus. Ces animaux sont élevés et hébergés en conditions standards et ne subissent qu’une seule procédure de classe sans réveil consistant à prélever leur rein gauche et leur rate. Concernant les souris receveuses, des nuisances sont attendues sur ces animaux. Nous prévoyons que les animaux seront atteints d'insuffisance rénale pouvant provoquer des pathologies et différents symptômes comme de la perte de poids, de la fatigue, des vomissements, des oedèmes, des troubles du rythme cardiaque, de l'hypertension artérielle. Cependant, grâce à notre expérience acquise auprès des patients présentant ce type de pathologie, et dans un souci de respect du bien-être des animaux, nous avons prévu de mettre en place des critères d’interruption des procédures expérimentales basés sur des paramètres mesurables non invasifs. Ainsi, nous pourrons éviter des souffrances non nécessaires aux animaux. De même, les souris receveuses ayant un phénotype dommageable car immunodéficientes, elle ont des risques accrus d'infections. Néanmoins, celles-ci seront euthanasiés avant l’apparition de ce phénotype dommageable si celui-ci survient. Tout est mis en oeuvre pour limiter les risques d'infections. Pour cela, nous avons mis en place une grille d'évaluation de la douleur et des points limites afin d'euthanasier les animaux si des symptomes infectieux se déclarent.
Devenir
Les souris donneuses seront euthanasiées pendant l'anesthésie générale visant à prélever le rein gauche pour la transplantation et la rate pour l'extraction des splénocytes. Les souris receveuses seront quand à elles euthanasiées après la transplantation rénale si elles montrent des signes de souffrance et de douleurs trop importants ou des signes d'insuffisance rénale. Au plus tard, elles seront euthanasiées 67 jours après la transplantation rénale.
Remplacement
Cette étude ne peut pas être limitée à une approche cellulaire qui ne prend pas en compte les interactions multiples qui existent entre divers types cellulaires et notamment entre les différentes cellules immunitaires et les cellules des vaisseaux sanguins du greffon.
Réduction
Effectif calculé au plus juste à partir des tests de comparaison de moyennes qui permettent de définir le nombre d'individus nécessaires. Pour toutes les procédures expérimentales qui seront mises en œuvre, le nombre de souris par groupe sera de 57 souris analysables après l’opération chirurgicale.
Raffinement
Les animaux recevront une anesthésie pendant la chirurgie, ainsi qu’une analgésie pendant et après la chirurgie de façon systématique. Les animaux seront surveillés au quotidien avec des critères définis et le recours à des doses supplémentaires d’analgésiques est prévu pour éviter toute souffrance. Les animaux disposent également d'un enrichissement du milieu adapté aux conditions post-opératoires avec notamment un accès facilité à l’eau et à la nourriture.
Choix des espèces
Il s’agit d’une espèce chez laquelle la greffe de rein a été décrite depuis 1978, avec de nombreuses descriptions ultérieures d’amélioration de la technique. Ainsi, la procédure de greffe est très bien détaillée dans la littérature. Mus musculus est une des seules espèces pour laquelle il existe des souches agammaglobulinémiques. L'utilisation de souris est justifiée pour la génération d'un rejet par transfert passif d'alloanticorps caractérisés au préalable. L’immunologie de la souris est également très bien décrite puisqu’il s’agit d’une espèce très utilisée dans ce domaine.
Étude des fonctions de modifications du squelette cellulaire et leur implication dans les pathologies
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Troubles urogénitaux
- Recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
- Système gastrointestinal
- Système nerveux
- Système respiratoire
- Système urogénital
5 209 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour analyse de leurs organes, dans des procédures relevant de la gravité sévère ou menées sous anesthésie sans réveil. Une partie ne subit qu'un suivi de son état clinique, d'autres une ouverture du thorax sous anesthésie profonde sans reprise de conscience, pour étudier la régulation du squelette des cellules. Le porteur signale qu'une souche présente une ataxie et que l'état des nouvelles lignées créées reste inconnu à l'avance. Il justifie l'usage de la souris par l'étude de ces mécanismes au niveau de l'"organisme entier".
Objectifs
Ce projet a pour but d’analyser les rôles et les fonctions de différents aspects de la régulation du squelette cellulaire (cytosquelette): d’un côté ses composantes propres, de l’autre les éléments qui interagissent avec lui, au niveau de l’organisme entier, la souris. Le cytosquelette étant impliqué dans de nombreuses fonctions cellulaires, sa régulation est susceptible d’avoir des effets sur de nombreux processus cellulaires, qui, perturbées, pourrait avoir des répercussions sur la bonne survie de l’organisme entier. Ainsi, comprendre la régulation du cytosquelette et pouvoir l’influencer, permettra d’élucider son impact sur le maintien de la survie cellulaire et, comment sa dérégulation participe au développement de maladies. A terme, ce projet permettra de développer les moyens de dépistage et de nouvelles thérapies ciblant les maladies reliées à la dérégulation du cytosquelette. Le cytosquelette est présent dans toutes les cellules, ou il exerce des rôles très divers : il donne aux cellules leur forme, participe au mouvement des cellules et au transport intracellulaire, rend possible la division cellulaire et le déplacement de spermatozoïdes lors de la fécondation. Le cytosquelette interagit avec de nombreuses protéines qui contrôlent ses fonctions. Une des hypothèses suggère que le choix des éléments utilisés pour construire le squelette cellulaire et les modification de ces éléments constituent un code, qui définit ses propriétés et influence les interactions avec les autres protéines spécifiant ainsi ses fonctions. Le présent projet est une continuation d’un projet précèdent, qui a permis de démontrer le rôle essentiel de la régulation du cytosquelette dans la survie des neurones et dans la fertilité. Nous proposons maintenant d’étendre notre analyse à d’autres modèles murins de ce code de cytosquelette.
Bénéfices attendus
Cette étude permettra de mieux comprendre les rôles des mécanismes de régulation du cytosquelette. Étant donné que le cytosquelette a des fonctions essentielles dans toutes les cellules, cela suggère que sa régulation pourrait être impliquée dans le développement normal de l’organisme. Inversement, les défauts de cette régulation pourraient être à l’origine de maladies telles que les neurodégénérescence, cancer ou infertilité. Cette étude vise à éclaircir le mode d’action de ces mécanismes de régulation du cytosquelette et de développer les moyens de dépistage et les traitements des pathologies liées à sa dérégulation.
Procédures
Les animaux sont soumis à une analyse phénotypique (analyse de l’état clinique des animaux) pendant leur vie mais ne subiront aucune intervention. A différents âges, les animaux seront anesthésiés et ensuite mis à mort pour fixation de leurs organes.
Impact sur les animaux
Une des souches murines utilisée dans ce projet a été décrite comme ataxique, c'est à dire qui présente des problèmes de coordination de mouvements. Pour les nouveaux modèles qui seront générés dans le cadre de cette étude, la condition des animaux n’est pas connue à l’avance. Les nuisances subies par les animaux seront celles liées à une thoracotomie sous anesthésie générale profonde. Les nuisances s'arrêteront en fin de chirurgie (procédure sans réveil).
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort pour analyses de leurs organes
Remplacement
Après les premières étapes d'analyse des enzymes, impliquant la culture cellulaire (expression d’enzymes dans les lignées cellulaires et observation de leurs activités), le projet a pour but maintenant de comprendre la fonction de ces enzymes et leur mécanisme d’action au niveau de l'organisme vivant intégré et autonome, la souris.
Réduction
Les animaux générés lors de ce projet seront utilisés à la fois pour l’analyse phénotypique et pour l'analyse de leurs organes, permettant de réduire le nombre total d’animaux. Le nombre d’animaux nécessaires à la bonne exécution de ce projet sera suffisant pour obtenir les résultats statistiquement significatifs. Les croisements seront optimisés pour produire les animaux d'intérêt. Les animaux contrôles proviendront des mêmes portées que les animaux d’intérêt.
Raffinement
Les animaux seront surveillés deux fois par semaine minimum. Tout signe de mal-être, tel que la perte de poids, blessure, mauvaises relations sociales sera détecté et l‘animal sera soigné et soit isolé, soit mis à mort. Les soins peuvent inclure l’application d’une crème désinfectante (blessure) ou d’un complément nutritif (perte de poids). Une grille de score est mise en place pour le suivi clinique des animaux.
Choix des espèces
La souris est le modèle de choix pour les expériences menées en biologie du développement, de cancer et de la neurodégénérescence. Les modèles génétiquement modifiés des éléments de cytosquelette, protéines interagissant avec le cytosquelette et les enzymes impliquées dans la régulation du cytosquelette permettent de définir leurs rôles dans ces différentes maladies. Du fait de la parenté biologique avec l’Homme, les modèles murins sont d’excellents modèles de différentes pathologies. Les analyses seront effectuées à 6 différents âges : nouveau-né, 1 mois (animal jeune), 4 mois (animal adulte), 12 mois (animal âgé) et 18 et 24 mois (animaux très âgés). En effet, les niveaux de modifications changent au cours du développement de l’organisme. De plus, certains mutants devront être analysés très âgés, vu que l’on veut observer la dégénérescence liée à l’âge chez ces animaux. Les analyses de certaines lignées (à phénotype non-dommageable uniquement) nécessiteront la génération d’embryons au stade embryonnaire E14.5 ou E17.5 (soit 14,5 jours-post fécondation ou 17,5 jours post-fécondation) E14.5 ou E17.5. En effet à partir d’embryons de ces âges (en jour post-fécondation) il est possible de cultiver les cellules primaires nécessaires pour l’étude de mécanismes cellulaires impliqués.
Pneumopathie à Enterobacter aerogenes acquise sous ventilation mécanique chez le lapin : effets des cellules souches mésenchymateuses stromales.
- Recherche appliquée
- Maladies infectieuses
61 lapins vont être utilisés dans des procédures menées sous anesthésie générale, les animaux étant maintenus endormis puis tués sans reprise de conscience. Chaque lapin reçoit un cathéter veineux, est intubé et ventilé mécaniquement pendant 48 heures, reçoit une injection de LPS puis une inoculation d'Enterobacter dans les poumons, pour tester des cellules souches contre une pneumonie acquise sous ventilation. Curarisés, les animaux sont tués par injection létale à la fin de l'expérience et leurs organes prélevés. Le porteur affirme que ce projet chez le lapin est un "prérequis indispensable" avant des essais chez les patients en réanimation.
Objectifs
Objectifs du projet : Objectif principal : Ce travail vise à évaluer l’effet d’une injection intraveineuse de cellules souches mésenchymateuses stromales (CSMs) sur la capacité du lapin à éliminer les bactéries au cours d’une infection du poumon à Enterobacter, acquise au cours de la ventilation mécanique (PAVM pour pneumonie acquise sous ventilation mécanique). Objectifs secondaires : - Evaluer l’effet d’une injection par les veines de CSMs au cours de la PAVM à Enterobacter aerogenes chez le lapin sur : o la capacité à éliminer la bactérie Enterobacter dans le sang, la rate ou le foie. o L’amélioration du fonctionnement immunitaire et des cellules o la correction des dysfonctions des différents organes - Evaluer l’effet d’une injection intraveineuse de CSMs, lorsque l’on associe ce traitement à un antibiotique, au cours de la PAVM à Enterobacter aerogenes chez le lapin sur : o la capacité à éliminer la bactérie Enterobacter dans le sang, la rate ou le foie. o L’amélioration du fonctionnement immunitaire et des cellules o la correction des dysfonctions des différents organes
Bénéfices attendus
Ce projet chez le lapin visant à évaluer l’effet de ce traitement à bases de cellules souches (CSMs), est un prérequis indispensable pour justifier l’évaluation des CSMs dans des essais chez les patients souffrant de pneumonie acquise sous ventilation mécanique en réanimation. De plus, nous pensons que ce travail permettra une meilleure compréhension des mécanismes d’action des CSMs.
Procédures
Les lapins seront soumis, par ordre chronologique durant l’expérimentation : - Pose d’un cathéter veineux central sous anesthésie générale (Kétamine et Xylazine administrées par voie intraveineuse) 72 heures avant le début de l’expérimentation (durée 60’). - Intubation orotrachéale par les voies naturelles sous anesthésie générale (Kétamine et Xylazine administrées par voie intraveineuse) pour mise en place d’une sonde d’intubation (20’). - Ventilation mécanique selon un schéma protecteur utilisant des paramètres ventilatoires similaires à ceux utilisés en pratique clinique (48h). - Injection de LPS (toxine Lipopolysaccharide) par voie intraveineuse via le cathéter central (2’) - Prélèvements sanguins veineux en utilisant le cathéter veineux (vigiles pour les animaux ventilés, sous anesthésie générale chez les animaux ventilés) (2’) - Inoculation intratrachéale bactérienne (inoculum calibré d’Enterobacter aerogenes), par la sonde d’intubation, chez l’animal en cours de ventilation mécanique sous anesthésie générale (2’) - Administration des CSMs et/ ou de l’antibiothérapie par le cathéter (2’) - Autopsie à 48 heures du début de l’expérimentation, après anesthésie par Kétamine et Xylazine puis injection létale d’Euthasol (30’)
Impact sur les animaux
Des études antérieures de notre équipe montrent qu’une ventilation mécanique (VM) prolongée (jusqu’à 48 heures) avec des paramètres de ventilation plus agressifs que ceux utilisés dans cette étude, n’entraine pas de risque vital pour le lapin. De plus, notre modèle de pneumopathie acquise sous ventilation (PAVM) à Enterobacter aerogenes chez l’animal ventilé et subissant une inoculation bactérienne, n’entrainait pas de risque vital pour le lapin dans un précédent travail de l’équipe. En revanche, l’injection de LPS au début de l’expérimentation n’a pas encore été évaluée dans notre modèle de PAVM à Enterobacter. La partie 1 du projet permettra d’évaluer l’effet de cette double agression (VM + LPS) et ainsi de valider notre modèle avant la réalisation des 2 essais thérapeutiques. Néanmoins : - L’ensemble des animaux ventilés sera sous anesthésie générale pendant l’ensemble de l’expérimentation (absence de réveil). - D’autre part, une injection de LPS à la même concentration que celle utilisée dans notre modèle n’entrainait pas de risque vital chez le lapin. Enfin, ce type d’expérimentation a été régulièrement réalisé chez des volontaires sains pour étudier le rôle de l’endotoxémie (effet du LPS), sans complication, en dehors de la fièvre produite par l’injection. Le cathéter veineux central préalablement posé sous anesthésie générale permet un contrôle précis de l’administration des thérapeutiques (afin d’assurer le bon déroulement de la VM) et la réalisation des prélèvements sanguins sans causer de douleur à l’animal. Les animaux seront présents à l’animalerie la veille du début de l’expérimentation. Les animaux resteront sous anesthésie générale pendant toute la durée de la manipulation sous Midazolam et Kétamine, en continu, afin d’éviter toute douleur et tout réveil intempestif. Les animaux sont aussi curarisés par Besilate de cisatracurium permettant une ventilation sans difficulté et sans aucun ressenti pour l’animal.
Devenir
Les animaux seront tous mises à mort à la fin de la procédure sous anesthésie générale par une injection d’un mélange Kétamine + Xylazine suivi d’une injection létale d’Euthasol (0,5mg). Différents prélèvements seront effectués afin de réaliser les différentes mesures immunitaires, métaboliques, et afin d’évaluer les dysfonctions des organes. → Lavage broncho-alvéolaire : mesure de paramètres immunitaires et métaboliques (mitochondriaux) → Prélèvement de tissu pulmonaire : histologie pour apprécier les dommages tissulaires, bactériologie pour apprécier la clairance microbienne, extraction protéique pour mesures immunitaires, extraction d’ADN pour mesure du pool mitochondrial, extraction ARN pour mesures de paramètres mitochondriaux. → Prélèvement de foie et rate : bactériologie, extraction protéique Ainsi, ces différentes mesures permettront d’évaluer l’effet des agressions mécaniques et infectieuses, et l’effet des thérapies investiguées.
Remplacement
Le Remplacement du modèle animal est limité pour ce type d’expérimentation. L’utilisation de modèles d’étirements de cellules pulmonaires ne permet pas de reproduire l’infection, la réponse immunitaire et les conséquences sur le reste de l’organisme qui conduisent au décès. Le lapin est un modèle privilégié pour une VM prolongée par les voies naturelles. La VM de plus petits animaux nécessite en effet des procédures invasives telles que la trachéotomie, ne peut être conduite plus de 6 heures, et se complique fréquemment. Ceci est particulièrement vrai pour obtenir un modèle préclinique de PAVM, où le poumon doit être préalablement soumis à une agression mécanique (ventilation) +/- une première agression infectieuse pendant une durée suffisante (24h dans notre modèle). A cela s’ajoute la 2ème agression infectieuse (pneumopathie acquise sous VM), qui nécessite un temps d’évaluation suffisant (au moins 24 heures). L’ensemble de ces contraintes et la complexité du schéma chronologique ne peuvent être résumées avec l’utilisation de petits rongeurs, encore moins par des expérimentations in vitro. Enfin, lorsqu’injectées par voie intraveineuses, de précédents travaux montrent que les CSMs migrent dans l’organe atteint (poumon) et exercent leurs effets différemment selon l’environnement dans lequel elles se trouvent. Ce mode d’action des CSMs exige leur évaluation dans un modèle in vivo, reproduisant au mieux les conditions cliniques observées chez les patients (administration intraveineuse, au cours d’une pneumopathie sous VM).
Réduction
Pour la partie 1 du projet, l’objectif est de décrire l’effet des agressions (VM +/- LPS) en comparaison au groupe contrôle. Le nombre d’animaux choisi (5/groupe) est le nombre minimal permettant de réaliser des analyses statistiques, et basés sur nos précédents travaux. En revanche, les parties 2 et 3 correspondent à des essais thérapeutiques dont l’objectif principal est de démontrer un effet des CSMs sur la clairance bactérienne pulmonaire. Le nombre d’animaux choisi (10/groupe) a été calculé à partir des résultats obtenus dans un précédent essai thérapeutique chez le lapin évaluant l’effet des CSMs au cours de la pneumopathie à pneumocoque ventilée. Au total, le nombre maximal de lapins sera de 61 sur 24 mois - Partie 1 : n=5/groupe ; 3 groupes +/- 10% de perte attendue (17 lapins) - Partie 2 : n=10/groupe ; 2 groupes +/- 10% de perte attendue (22 lapins) - Partie 3 : n=10/groupe ; 2 groupes +/- 10% de perte attendue (22 lapins)
Raffinement
Chaque procédure (pose de cathéter, intubation, ventilation, inoculation, autopsie) est réalisée sous anesthésie générale. Un cathéter veineux central maintenu par un gilet permet de s’affranchir de ponctions veineuses itératives et assure une anesthésie constante. Les animaux sont hébergés à température réglée. L’intubation et l’inoculation se font sur un animal préalablement anesthésié par voie intra-veineuse par un mélange de Kétamine (27mg/kg) et Xylazine (2mg/kg). Un délai de 5 min est observé avant toute intervention. L’animal est pré-oxygéné. Un laryngoscope pédiatrique permet d’exposer les cordes vocales à la vue et d’insérer sous contrôle de la vue un guide semi rigide à bout mousse atraumatique entre les cordes vocales et par la suite la sonde d’intubation. En cas de mouvements moteur lors de la stimulation endobuccale au début de l’exposition de la filière respiratoire (mâchonnement), l’animal est reposé et une nouvelle dose de mélange anesthésique est administrée. Ainsi, l’intubation ne doit souffrir d’aucune résistance de la part de l‘animal. L’anesthésie est entretenue par administration intraveineuse d’un mélange de Kétamine (1mg/kg/h) et Midazolam (0.2mg/kg/h) ainsi qu’une curarisation Besilate de cisatracurium 0.8mg/Kg/h) à l’aide d’un pousse seringue électrique pendant toute l’expérimentation et jusqu’au décès. Le curare permet de maintenir l’animal immobile pendant toute la durée de l’expérimentation, évitant tout risque d’extubation. Les animaux sont positionnés sur un tapis chauffant (39°C), hydratés par perfusion continue de sérum physiologique (5ml/h) et les yeux hydratés puis occlus. Un scope permettra de dépister les variations de fréquence cardiaque et ainsi une possible dysfonction du système d’anesthésie pour y remédier rapidement. La mise à mort sera effectuée au terme de la durée d’expérimentation (24 ou 48h) par une injection létale d’Euthasol (0,5mg) administrée par le cathéter veineux central. Nous n’attendons pas de mortalité avec ce modèle d’après nos précédents travaux, et ceux d’autres équipes, mais si un décès survient, celui-ci surviendra sous anesthésie générale, sans réveil, jusqu’au décès spontané, ou lors de l’autopsie programmée à 48 heures. Une évaluation rétrospective sera effectuée à la fin du projet.
Choix des espèces
La ventilation prolongée est maitrisée sur de grands animaux (porc, singes). Les modèles sur petits rongeurs (souris, rat), ont de nombreuses limites qui rendent l’interprétation des résultats difficile : - Ventilation invasive par trachéotomie, source de complications (stress de l’animal, hémorragie, décès possible). - Contrôle difficile des volumes du fait de la taille de l’animal (une variation de volume peut entrainer des différences importantes en termes de lésions pulmonaires). - Durée de ventilation limitée (maximum 6h), l’information sera alors incomplète, car ne renseignant que sur les premières heures du processus. Le modèle du lapin permet une ventilation prolongée par les voies naturelles, sans entrainer de répercussion vitale et sur les paramètres d’échange gazeux. La procédure expérimentale est envisagée sur des lapins de 2.8 à 3.3 kg, soit environ 10-12 semaines. Le poids et l’âge de l’animal sont primordiaux. En effet, l’état immunitaire de l’animal est dépendant de son âge et de son poids. Des animaux avec une immunité mature sont nécessaires. La filière respiratoire haute doit être suffisamment large pour permettre une intubation atraumatique (intubation plus difficile lorsque l’animal fait moins de 2,5kg). Enfin, tous les animaux doivent avoir un profil identique afin de ne pas induire de biais dans la comparaison des groupes.
COGALIM: Effet d’une modification du régime alimentaire sur le microbiote intestinal et les capacités cognitives chez un primate omnivore
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système nerveux
126 microcèbes, primates, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, 42 d'entre eux tués sous anesthésie pour prélever leur cerveau et 84 gardés vivants puis remis dans la population captive. Pendant cinq mois, leur régime alimentaire est modifié et ils subissent des prélèvements sanguins réguliers, des mesures métaboliques et des tests cognitifs. Le projet teste une hypothèse évolutive reliant alimentation, microbiote intestinal et taille du cerveau humain. Le porteur affirme que le microbiote est "difficilement reproductible in vitro" et justifie le recours à un primate omnivore.
Objectifs
Le projet COGALIM vise à valider l'hypothèse selon laquelle un changement dans la composition du régime alimentaire modifie le budget énergétique d'un primate omnivore, notamment par le biais de modifications du microbiote intestinal, et que cela pourrait entrainer un compromis énergétique affectant les fonctions cérébrales et les capacités cognitives. En effet, les primates omnivores sont contraints d’adapter leur régime alimentaire en fonction des ressources saisonnières disponibles et de leurs besoins intrinsèques. Ceci peut impacter le budget énergétique, notamment en modifiant le coût de la digestion. Cette dernière fonction est d’ailleurs au cœur d’une théorie évolutive expliquant l’augmentation de la taille du cerveau chez l’Homme, notamment par l'adaptation à un régime omnivore avec des aliments denses en énergie, peu fibreux et cuits. Des premiers travaux chez un primate omnivore ont montré que ni la taille du repas, ni sa composition n’avaient d’influence significative à très court-terme (3 jours) sur le coût de la digestion. Néanmoins, si des mesures sont toujours en cours, des analyses complémentaires sont nécessaires pour évaluer l'impact physiologique de modifications du régime alimentaire (Objectif 1) ainsi que pour évaluer la digestibilité apparente des différents régimes testés (Objectif 2) et leur impact sur la flore microbienne (Objectif 3). En plus de suivre le degré d'adaptabilité du microbiote intestinal, nous chercherons à évaluer l’impact d’une modification importante du régime alimentaire sur les processus centraux de la régulation du métabolisme et des capacités cognitives (Objectif 4).
Bénéfices attendus
Nos résultats permettront d’évaluer la flexibilité énergétique d’un primate omnivore face aux variations de son régime alimentaire et de mieux formaliser les relations entre alimentation, métabolisme et fonction cérébrale. Les résultats de ce projet permettront également d'étayer les hypothèses sur l'origine de l'évolution de la taille du cerveau chez les homininés, et éventuellement de confirmer ou non un rôle d'une modification du mode d'alimentatation.
Procédures
Une partie des animaux (N=6) sera soumise à une modification du régime alimentaire pour 3 jours seulement; l'autre partie (N=120) sera exposée à ces différents régimes pour 5 mois et sera exposée à des prélèvements sanguins réguliers (toutes les 2 semaines), des mesures de leur taux métaboliques, de leur composition corporelle et de leurs capacités cognitives.
Impact sur les animaux
Les possibles effets indésirables attendus résident surtout dans la durée d'exposition aux différents régimes alimentaires testés, et potentiellement sur la répétition des prélèvements sanguins. Néanmoins, nous avons basé nos compositions de régimes alimentaires sur des études déjà réalisées sur le long-terme (5-6 mois), et chez des modèles primates. Le suivi des paramètres sanguins (glycémie et acides gras circulants) ainsi que des indices comportementaux au quotidien (signes de prostration, absence d’alimentation, symptômes apparents de gêne ou de douleur, agressivité, sur-léchage, etc) permettront de s'assurer du maintien du bien-être des animaux. A cet égard, le microcèbe se caractérise par une très grande flexibilité métabolique; nous faisons l'hypothèse que les changements de régime alimentaire ne devraient pas affecter sur le long-terme l'état de santé des animaux. Par ailleurs, dans le cas où la fréquence des prélèvements sanguins serait trop importante et entrainerait des troubles comportementaux, nous pourrons la diminuer à une fois par mois; néanmoins, nous précisons que les volumes et fréquences prévues sont très en deça des recommandations.
Devenir
A l'issue de l'unique procédure de ce projet qui sera appliquée sur une durée de 5 mois, 84 animaux seront maintenus en vie et retourneront dans la population captive et pourront éventuellement être réutilisés pour d'autres projets en fonction de la compatibilité des procédures. Les 42 autres animaux seront seront euthanasiés dans le but de réaliser des prélèvements de tissus fixés, en particulier pour évaluer par marquage immunohistochimique les effets des régimes alimentaires sur certains processus cérébraux (formation de nouvelles cellules nerveuses par exemple).
Remplacement
Il n'est pas possible de remplacer l'utilisation des animaux par des méthodes alternatives compte-tenu de la nature des processus explorés. En effet, l'adaptation du mircobiote à un changement de régime alimentaire est un processus difficilement reproductible in vitro. Par ailleurs, l'étude de l'impact d'éventuels changements du microbiote intestinal sur les fonctions cérébrales et les capacités cognitives ne peut malheureusement pas être réalisée à l'aide de méthodes alternatives. Enfin, le recours à une espèce primate omnivore se justifie par l'objectif de tester l'hypothèse de l'effet d'une modification du régime alimentaire sur la fonction cognitive, et éventuellement de son rôle dans l'évolution de la taillle du cerveau humain.
Réduction
Afin de répondre à l’exigence de réduction du nombre d’animaux mais assurer tout de même un pouvoir statistique suffisant pour les effets attendus (notamment compte-tenu de la variabilité interindividuelle des capacités cognitives), la majorité des mesures sera réalisée sur 10 animaux adultes par sexe et par groupe expérimental, sauf pour les groupes CTL et régimes gras (3 mâles de plus dans chaque groupe). Néanmoins, le nombre d'animaux sacrifiés en fin de projet (afin de réaliser des analyses immunohistochimiques du cerveau) a été réduit à 3 par condition expérimentale (N=42 au total), ce qui permettra tout de même de déceler des effets entre les groupes expérimentaux, notamment pour les processus comme la neurogenèse.
Raffinement
Le but de cette étude étant de caractériser l'impact du régime alimentaire sur la fonction de digestion et les capacités cognitives, une grande attention sera portée au maintien des conditions optimales pour le bien-être des animaux en essayant d’être le moins intrusif possible et donc d'oberver les animaux dans les conditons les plus physiologiquers possibles. Dans cette optique, les animaux seront maintenus en groupe (et non isolés comme il est souvent le cas dans les protocoles de suivi du régime alimentaire) et dans leurs pièces d'animalerie respectives pour réduire le stress. Les animaux bénéficieront donc d'un environnement familier et enrichi selon les pratiques habituelles de l'animalerie. L'ensemble des gestes appliqués dans le cadre de ce projet a été raffiné au cours des dernières années afin de limiter le stress et le mal-être des animaux, en étant notamment pratiquées par des opérateurs expérimentés. Tous les animaux seront surveillés quotidiennement afin de s’assurer du bien-être des animaux utilisés. Pour cela, des indicateurs comme le poids de l’animal, la prostration, l’absence d’alimentation, des symptômes apparents de gêne ou de douleur (irritations, etc) ou enfin des troubles du comportement (agressivité, sur-léchage, etc) sont particulièrement suivis. En particulier, chez cette espèce saisonnière, les variations de poids peuvent aller jusqu’à 10% en une semaine. Une perte de poids sera considérée comme pathologique à partir du moment où ce seuil sera dépassé. Dans ce cas, en accord avec la SBEA, l'animal est retiré de l'expérience et on s'assure qu'il récupère correctement (reprise de poids); si tel n'est pas le cas, on procède à l'euthanasie après concertation avec le vétérinaire référent.
Choix des espèces
Outre sa proximité phylogénétique avec l’Homme, l'espèce utilisée dans ce projet est un modèle particulièrement adapté pour l’étude des mécanismes impliqués dans la gestion énergétique et les capacités cognitives. En effet, cette espèce est capable d'ajuster son métabolisme en fonction de la disponibilité alimentaire, comme c'est le cas dans son milieu naturel (variation en qualité et quantiité du régime alimentaire au cours de l'année). Par ailleurs, de nombreux dispositifs expérimentaux (comparables à ceux utilisés chez les rongeurs) ont été adaptés à cette espèce afin d'en évaluer les capacités cognitifives. Cette espèce étant un primate omnivore, les résultats de ce projet pourraient donc permettre d'améliorer notre compréhension des processus qui pourraient expliquer le rôle de la digestion dans l'expansion de la taille du cerveau au cours de l'évolution humaine.
Modulation GABAergique et cholinergique du circuit hippocampique chez le rongeur anesthésié
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Rats : 400
860 souris et rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures classées sans réveil. Ils subissent d'abord une chirurgie cérébrale d'injection de neuromodulateurs suivie d'au moins une semaine de récupération, puis un enregistrement électrophysiologique de trois à six heures sous anesthésie profonde, terminé par une mise à mort par perfusion transcardiaque, pour étudier le contrôle du circuit hippocampique de la mémoire. Le porteur range les nuisances parmi les conditions d'élevage "monotones", l'inconfort du réveil après la chirurgie et un risque infectieux. Il affirme que l'étude de circuits neuronaux intacts ne peut se faire ni in vitro ni in silico et retient le rat et la souris pour leur "équilibre" entre bénéfices et dommages.
Objectifs
L'objectif de ce projet est de comprendre le rôle de types neuronaux spécifiques dans l'organisation fonctionnelle des réseaux corticaux, et comment une structure clé de l'encodage de l'information spatiale et de la mémoire épisodique (l'hippocampe) est contrôlée par des catégories de neurones spécifiques, locaux (interneurones) ou issus de sa principale structure afférente modulatrice (le septum médian). Il s'inscrit dans l'objectif plus général de comprendre les propriétés des réseaux neuronaux qui sous-tendent l'encodage, le traitement et le stockage des informations ainsi que les déficits cognitifs associés aux principales pathologies cérébrales (neurodéveloppementales, neurodégénératives, épilepsie), sur des modèles expérimentaux chez le rongeur (souris).
Bénéfices attendus
Les avantages escomptés sont une meilleure compréhension du fonctionnement cérébral et de ses pathologies, ce qui représente un intérêt sociétal considérable.
Procédures
Les animaux seront soumis à 3 types d'intervention, sur une durée totale de 2 à 4 mois : procédures chirurgicales (injection intracérébrale d'agents neuromodulateurs), d'une durée de 1 à 6h suivie d'une période de récupération d'au moins une semaine et d'attente de l'expression des constructions virales de 2 à 4 semaines, procédure d'enregistrements électrophysiologiques sous anesthésie profonde (sans réveil), d'une durée de 3 à 6h, et enfin perfusion transcardiaque (sous anesthésie profonde), procédure d'une durée de 30 à 60 min, au cours de laquelle l'animal est mis à mort.
Impact sur les animaux
Les dommages suivants sont attendus : - la stabulation dans des conditions standardisées (et donc monotones) afin de permettre des résultats reproductibles et comparables à ceux d'autres laboratoires - des anesthésies (avec ou sans réveil) et interventions chirurgicales (craniotomie) afin d'injecter des constructions virales et d'insérer les électrodes d'enregistrement de l'activité cérébrale, avec le cas échant l'inconfort associé au réveil post-chirurgical et un risque infectieux - des mises à mort prématurées (euthanasie) en fin d'expérience
Devenir
Les animaux doivent être maintenus en vie jusqu'à la dernière procédure (terminale), de façon à ce que les données scientifiques soient recueillies, y compris les données histologiques post-mortem. A la fin des procédures, tous les animaux sont mis à mort.
Remplacement
L'étude des propriétés des circuits neuronaux impliqués dans la cognition nécessite l'observation et la manipulation de systèmes neuronaux intacts, et ne peut donc se faire que sur le cerveau issu de l'animal vivant. Il est en effet à ce stade de nos connaissances impossible de modéliser de façon réaliste le fonctionnement cognitif in vitro ou in silico. Nous avons opté pour l’utilisation du rat et de la souris car ils présentent le meilleur équilibre entre les bénéfices (accessibilité expérimentale et pertinence par rapport aux pathologies chez l'homme) et les dommages escomptés (souffrance liées aux conditions d'élevage ou d'expérimentation).
Réduction
Seules les expériences absolument indispensables ont été prévues, nous avons évité la répétition inutile d'études antérieures, et le protocole expérimental est soigneusement préparé. Un scénario plausible pour les variables que nous caractérisons est d'être en mesure de détecter une différence de 25% entre 2 échantillons de petite taille issus de distributions suivant une loi Normale dont l'écart type est d'environ 15 à 25% de la moyenne. Conformément à la procédure décrite dans le document PHENOMIN, "Estimation du nombre d'animaux nécessaires", par Hugues Jacob du Com'Eth (Comité d'Ethique pour l'expérimentation animale), il faut un échantillon compris entre 5 et 20 animaux pour détecter avec une certitude de 95% (risque α de type I) et une puissance de 0.8 (risque β de type II) une différence de 25% entre 2 moyennes dont les distributions suivent une loi Normale (µ, 0.15µ
Raffinement
Les marqueurs moléculaires spécifiques des lignées utilisées n'ont pas d'incidence sur la physiologie, en dehors des strictes périodes de manipulation de l'activité des neurones, et le phénotype des animaux est donc sans conséquence sur leur bien être. Des éléments de distraction (les animaux sont élevés en cages collectives, autant que possible, selon des normes qui respectent leur besoin d'interactions sociales, et le milieu est enrichi avec du matériel de construction du nid) sont introduits dans les cages d'élevage pour pallier à la monotonie des conditions d'élevage en laboratoire. Pour prévenir, détecter et corriger les conditions de mal-être éventuel, les animaux sont suivis de façon très régulière par du personnel spécialisé, formé et sensibilisé au bien-être animal. Afin de minimiser la douleur, les interventions chirurgicales sont effectuées sous traitement anesthésique local, général et analgésique. La température corporelle est maintenue pendant toute la chirurgie et lors du réveil grâce à une couverture chauffante. Un gel protecteur évite l'assèchement de l’œil. A l’issue de l’opération, l’évolution de la cicatrisation est suivie et l’animal est surveillé quotidiennement pendant plusieurs jours. Pendant toute la période expérimentale, des points limites sont fixés pour minimiser la souffrance et l'angoisse. Si l’animal présente des signes visibles de mauvaise santé ou d'inconfort (immobilité de l’animal, état de détérioration de sa fourrure (absence de toilettage par exemple), absence de la réaction comportementale aux stimuli externes, agressivité anormale lors de la manipulation, tremblements, attitude voutée ou poils hérissés, l'intervention du vétérinaire sera demandée, en plus de l'isolement de l’animal et d'un traitement immédiat par analgésique en cas de signes de douleur. En l'absence d’amélioration de l’état de l’animal dans les 24h après le traitement éventuel décidé par le vétérinaire au vu des symptomes, l'animal est euthanasié pour éviter toute souffrance supplémentaire. Tous les enregistrements électrophysiologiques sont effectués sur l'animal en état de sommeil narcotique (sans réveil puisque l'animal est mis à mort en fin d'expérimentation), donc en état d'inconscience totale, ce qui exclut toute possibilité de douleur, souffrance ou angoisse.
Choix des espèces
Nous avons opté pour l’utilisation du rat et de la souris car ces espèces présentent des similitudes neuronales et cognitives suffisantes pour assurer la pertinence des investigations menées par rapport au cerveau humain. Le rat et la souris sont également des espèces de choix pour modéliser les pathologies cérébrales concernées par cette étude, représentant un bon équilibre entre les bénéfices (disponibilité d'outils de biologie moléculaire, de génétique et de pharmacologie, facilité d'élevage, pertinence par rapport aux pathologies chez l'homme) et les dommages escomptés (souffrance liées aux conditions d'élevage ou d'expérimentation). En outre, une quantité de données considérable dans le domaine des Neurosciences Cognitives a été obtenue avec ces deux espèces, ce qui nous permet une comparaison des résultats obtenus et une minimisation du nombre d'animaux utilisés en s'appuyant sur des données publiées par d'autres équipes et obtenues à l'aide de protocoles expérimentaux similaires. Les souris utilisées seront de jeunes adultes (4-8semaines), car c'est la tranche d'âge qui donne les meilleurs résultats pour les manipulations optogénétiques (meilleur taux de succès d'infection virale, meilleure récupération post-cirurgicale, enregistrements plus faciles sur cerveau jeune du fait des propriétés physiques de la dure mère et du tissu cérébral probablement moins myélinisé) tout en permettant une expérimentation sur un système nerveux qu'on considère mature, et en minimisant autant que possible la durée d'élevage en condition d'animalerie de laboratoire. Le rôle fonctionnel de l'inhibition périsomatique est susceptible de varier fortement avec l'âge, au point que ces neurones ont été décrits comme essentiels dans l'expression des patrons d'activité qui modulent la maturité des circuits neuronaux du cortex et de l'hipocampe. Le projet inclut donc une étude selon le stade de développement, selon les 4 groupes d'age suivants, tels que définis dans la littérature chez le rat : P5-6 : stade immature, GABA excitateur P9-12 : stade immature, hétérogène P17-21 : stade adolescent, intermédiaire 4-8 semaines : stade adulte
Etude de la modulation de la neurotransmission chimique par les ultrasons de basse énergie chez le rat.
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
75 rats vont être utilisés dans des procédures menées sous anesthésie, les animaux étant tués avant tout réveil. Chacun subit une craniotomie et l'implantation stéréotaxique d'une sonde de microdialyse couplée à un émetteur d'ultrasons, pour mesurer les effets de la neurostimulation par ultrasons de basse énergie sur trois structures du cerveau. Le porteur affirme que l'application des ultrasons et la microdialyse ne sont pas douloureuses, l'ensemble se déroulant sous anesthésie longue. Il indique avoir écarté la souris, dont le cerveau trop petit compliquerait le positionnement des sondes, et juge l'organisme entier nécessaire pour étudier la focalisation du faisceau.
Objectifs
La neurostimulation par ultrasons à basse énergie (Low-Energy Ultra-Sound ou LEUS pour l’abréviation anglaise) suscite un intérêt thérapeutique récent. Les LEUS focalisés offrent des possibilités de neurostimulation ciblée sur une région cérébrale spécifique avec une résolution spatiale de l’ordre du mm3. Dans le passé, il a été possible de déclencher des mouvements de membres, de vibrisses, d’yeux ou de faire dilater les pupilles par neurostimulation LEUS. Cependant, très peu d’équipes ont étudié les mécanismes des réponses induites par la neurostimulation LEUS. Une étude fondamentale est donc requise afin de comprendre les mécanismes de stimulation en vue d’applications cliniques de cette technologie. Il a été montré que les effets mécaniques des LEUS induisent une modification transitoire de la perméabilité membranaire des ions, ainsi qu’une modification des dynamiques calciques sur des modèles cellulaires, avec un processus similaire à une libération neuronale de transmetteurs. Il est également possible de reproduire in vivo des effets observés en cultures in vitro. Comme la modulation calcique est une approche thérapeutique intéressante dans le traitement de maladies neurodégénératives telles que la maladie de Parkinson ou la maladie de Huntington, le projet a pour objectif : 1) D’intégrer le système LEUS à des outils utilisés en neurosciences (ici, à la microdialyse, technique d’échantillonnage extracellulaire utilisée chez l’animal ou chez l’homme) 2) De montrer que la stimulation LEUS peut moduler la libération de neurotransmetteurs. La présente demande inclut la partie du projet portant sur trois régions dopaminergiques : hippocampe, noyau accumbens et striatum, afin de caractériser les variations spatiotemporelles des taux de dopamine induites par LEUS.
Bénéfices attendus
La neurostimulation ou la neuromodulation fait partie des approches basées sur la transmission d’une énergie au cerveau pathologique qui ont pour but de modifier l’activité neuronale pour traiter des pathologies diverses comme la maladie de Parkinson, l’épilepsie, la dépression, la schizophrénie par exemple. Certaines techniques comme la “deep brain stimulation” (DBS), la « transcranial magnetic stimulation” (TMS), la « transcranial direct and analog current stimulation » (tDCS ou tACS) sont d’ailleurs connues et utilisées pour faire libérer la dopamine chez l’animal et chez l’homme et certaines sont mêmes utilisées en routine dans des protocoles bien définis et approuvés. Cependant, ces approches sont soit invasives et peuvent induire des complications post-opératoires (DBS), soit manquent d’une spécificité spatiale (TMS et tDCS ou tACS). La neurostimulation LEUS, basée sur la focalisation précise d’une onde à ultrasons de basse énergie, permettrait de s’affranchir de ces contraintes techniques. Comme les effets sont moins connus que les autres neurostimulations de par le développement plus récent de la technologie LEUS, le projet a pour objectif de montrer en termes de neuromodulation ce que peut apporter cette technologie sur des animaux sains puisque très peu de données sont disponibles. Les expériences réalisées dans le projet permettront une étude approfondie de la LEUS dans des zones cérébrales définies et les données obtenues sur la dopamine seront ensuite comparées à celles de la littérature scientifique portant sur d’autres techniques de neuromodulation. Elles permettront enfin de déterminer les nouvelles pistes thérapeutiques pour la poursuite de l’étude de la neurostimulation LEUS.
Procédures
Les 75 rats seront utilisés sous anesthésie générale, une seule fois sur une journée, dans le cadre de deux procédures sans réveil. Les 15 premiers animaux serviront pour optimiser les paramètes de stimulation LEUS (procédure n°1), les 60 autres animaux seront employées pour quantifier les effets neurochimiques de la stimulation LEUS dans trois structures cérébrales d’intérêt (procédure n°2). L’animal ressentira une légere douleur lors de l’induction de l’anesthésie mais ce geste sera réalisé par un expérimentateur formé afin de minimiser cette douleur. La bonne profondeur d’anesthésie vérifiée, une sonde de microdialyse couplé à un transducteur LEUS sera ensuite implantée dans le cerveau de manière stéréotaxique, après une fine craniotomie. La microdialyse est une technique d’échantillonage des composés cérébraux, mais sans aucun prélèvelement du liquide céphalo-rachidien. L’application des LEUS ne sera pas douloureuse non plus car elle n’est pas invasive. Aucune douleur ne sera ressentie par l’animal qui sera sous anesthésie générale durant cette procédure.
Impact sur les animaux
Les expériences seront réalisées sur des animaux sains anesthésiés et utilisés sans réveil. Les protocoles de stimulation cérébrale par ultra-sons n’entraîneront aucune douleur. L’anesthésique utilisé permettra une anesthésie longue (5h), ce qui sera au-delà de la durée maximale des expériences à réaliser.
Devenir
Aucun animal ne sera maintenu en vie à la fin du projet. Néanmoins, même si cela est très peu probable, si nous avions des animaux non utilisés (absence imprévue, prolongée et simultanée des deux expérimentateurs), les animaux seraient proposés aux autres expérimentateurs de notre animalerie.
Remplacement
Les premières données in vitro ont montré leurs limites à expliquer tous les effets LEUS, il est nécessaire de pouvoir comparer cette approche de stimulation à basse énergie aux données de la littérature obtenues avec d’autres types de stimulation (stimulation transcrânienne par exemple) qui ont montré des bénéfices thérapeutiques chez l’homme. De plus, pour faciliter l’étude de la focalisation d’un faisceau, nous devons disposer d’une structure cérébrale entière avec l’ensemble des afférences.
Réduction
75 animaux au maximum devraient être utilisés. Ce nombre est basé sur notre propre expérience et sur les statistiques appliquées à la microdialyse (ANOVA, mesures répétées, après consultation antérieure d’un biostatisticien). Nous prévoyons d’utiliser 15 animaux pour tester les paramètres de stimulation dans la procédure n°1 puis 60 animaux (10 animaux par groupe, 3 groupes de traitement LEUS + 3 groupes sham) avec les paramètres retenus pour la procédure n°2. Néanmoins, en nous basant sur une antérieure utilisant un autre type de neurotransmission par ultrasons, on espère pouvoir atteindre au moins 50% de libération de dopamine à la suite d’une stimulation LEUS, ce qui permettra de réduire le nombre des animaux à utiliser. Des analyses statistiques intermédiaires seront effectuées dès que les effectifs atteindront 5 puis 8 animaux par groupe afin de ne pas employer plus d’animaux que nécessaire. De plus, si une sonde de microdialyse était défectueuse pendant l’expérience et en fonction de l’étape d’implantation, nous implanterions la sonde de rechange soit dans la zone souhaitée, soit dans l’hémisphère opposé, ce qui aidera également à réduire le nombre d’animaux utilisés par groupe.
Raffinement
Nous effectuerons les expérimentations de mesures neurochimiques avant, pendant et après la neurostimulation de basse énergie sur des animaux anesthésiés, ce qui limitera la douleur, la souffrance et l’angoisse des animaux utilisés. En plus de notre démarche stricte de suivi quotidien du bien-être des animaux, nous ferons attention à n’ajouter aucun stress supplémentaire à l’expérimentation. Outre la douleur liée à l’injection de l’anesthésique général, nous réduirons les éventuels réflexes observés lors de l’incision de la peau par de la lidocaïne appliquée localement au niveau de la zone à inciser, nous injecterons du sérum physiologique à mi-parcours de l’expérimentation pour prévenir une éventuelle déshydratation. Nous utiliserons une procédure d’anesthésie qui associe un antidote prévenant les éventuels surdosages et qui respecte le bien-être animal tout en permettant à l’expérimentateur de faire face à une éventuelle complication anesthésique.
Choix des espèces
Notre choix s'est orienté vers le modèle rat qui est un modèle classique d'étude du fonctionnement du cerveau en lien avec des stimulations cérébrales. De plus, chez le rat adulte, l’anatomie, les réseaux neuronaux et la neurophysiologie sont maintenant bien caractérisés et de nombreux tests ont été développés pour mesurer les fonctions neurochimiques dans les meilleures conditions possibles et en réponse aux exigences de l'expérimentation animale. Le modèle rat possède enfin les grands principes d’organisation anatomique conservés chez l’homme et les rats ont une taille cérébrale qui permet d’étudier de nombreuses aires cérébrales retrouvées également chez l’homme : striatum dorsal, noyau accumbens et hippocampe dorsal ciblés dans notre projet. Vu la taille de son cerveau, une souris n’est pas un modèle retenu dans notre étude puisqu’il présenterait des difficultés expérimentales supplémentaires telles que l’encombrement des sondes de microdialyse vis-à-vis du positionnement du transducteur ultrasonore. Les rats utilisés seront des jeunes adultes sexuellement matures, de plus de 2 mois (entre 280 et 320 g)
STIMULATION CARDIAQUE DANS LES BLOCS AURICULOVENTRICULAIRES IMMUNS : EVALUATION DE FAISABILITE VIA UN STIMULATEUR CARDIAQUE SANS SONDE CHEZ LE LAPIN
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
15 lapins vont être utilisés dans un modèle de bloc cardiaque du fœtus, dix opérés sous anesthésie et tués sans réveil, cinq maintenus en vie trois mois puis tués. Chaque animal subit l'implantation d'un stimulateur cardiaque sans sonde autour du cœur et une ablation du nœud auriculoventriculaire pour ralentir son cœur, une chirurgie d'environ trente minutes. Le porteur choisit le lapin car son gabarit de 500 à 800 grammes est comparable à celui d'un fœtus humain entre seize et vingt-quatre semaines. Il affirme que le remplacement n'est pas possible et que l'étude doit se faire sur des animaux vivants.
Objectifs
L’objectif de ce projet de recherche est d’évaluer la faisabilité d’implantation d’un pacemaker sans sonde en épicardique (autour du coeur) chez des animaux de gabarit comparable à un fœtus humain (lapin). En effet, les troubles de la conduction chez le fœtus, responsables d’un ralentissement important de la fréquence cardiaque, sont le plus souvent provoqués par la présence d’anticorps chez la mère, qui provoquent une atteinte des voies électriques chez le fœtus. Les blocs auriculoventriculaires complets (BAVc) fœtaux se développent le plus souvent entre 16 et 24 semaines d’aménorrhées (SA), touchent environ 1/10 000 nouveaux nés vivants, et la morbi-mortalité reste très importante avec près de 20% des fœtus qui décèdent. Il n'existe aucune option thérapeutique à l'heure actuelle. En l’absence de thérapeutique efficace chez ces patients, le développement d’un système de stimulation pour les fœtus atteints de BAVc est essentiel pour permettre d’accélérer leur fréquence cardiaque afin de poursuivre le développement normal jusqu’au terme de la grossesse. Des nouveaux systèmes de stimulation ont été développés, notamment des pacemakers miniaturisés sans sonde. Compte tenu le gabarit très limité des fœtus à ces termes (500 gr – 800 gr), l’implantation d’un pacemaker relié à une sonde épicardique est complexe. Si ces pacemakers sans sonde sont habituellement implantés à l’intérieur du cœur (endovasculaire), ces pacemakers de nouvelle génération pourraient être implantés en épicardique avec un boitier en position abdominale chez le fœtus.
Bénéfices attendus
Il n’existe, à l’heure actuelle, aucune thérapeutique efficace chez les fœtus en bloc auriculoventriculaire complet congénital avec mauvaise tolérance (ralentissement extrème du coeur ne permettant pas au foetus de se développer normalement avec risque de mort foetale). La seule option est l’extraction par césarienne si le terme de la grossesse le permet, avec les complications connues de la grande prématurité. Si différentes stratégies de stimulation in utero ont été essayées, sans succès chez l’homme, il apparait que le système de stimulation doit être implanté entièrement dans le fœtus, en raison du déplacement des sondes de stimulation lié aux mouvements du fœtus quand le boitier du stimulateur est externe ou dans le ventre maternel. Le développement d’une technique de stimulation adaptée est essentiel pour permettre d’accélérer la fréquence cardiaque des fœtus afin de poursuivre le développement normal jusqu’au terme de la grossesse. Cela est d’autant plus importants que le taux de mortalité reste très important mais aussi car le risque de récidive pour un futur enfant chez la même mère est aussi considérable (supérieur à 20%). Cette étude sera la première à évaluer la faisabilité d’implantation d’un stimulateur sans sonde en position épicardique (autour du coeur avec boitier en position abdominale) chez des animaux de gabarit comparable aux fœtus humains. Si les résultats sont positifs, cette étude sera complétée par une étude chez l’homme.
Procédures
Les animaux seront soumis à 1 intervention chirurgicale sous anesthésie générale et analgésie avec implantation d'un stimulateur sans sonde par voie épicardique (autour du coeur avec stimulateur en position abdominale). Dans le même temps, une ablation du noeud auriculoventriculaire sera réalisée pour ralentir le coeur du lapin (création d'un bloc auriculoventriculaire pour ralentir le coeur du lapin afin d'évaluer de façon appropriée si le stimulateur contrôle bien la fréquence cardiaque du lapin). La durée de l'intervention est évaluée à 30 minutes.
Impact sur les animaux
Chirurgie pour implantation d'un stimulateur épicardique (autour du coeur). Chez les 5 lapins non mis à mort à la fin de la chirurgie: cicatrice liée à l'implantation, potentielles douleurs post opératoires, suivi avec electrocardiogramme, échographie cardiaque, radiographie thoracique.
Devenir
Une 1ère procédure sans réveil impliquera 10 lapins. Cette 1ère étape s'arretera après 4 succès d'implantation dont au moins les 2 dernières implantations successives avec succès. Si ces critères sont réunis avant les 10 lapins, la 2ème procédure sera mise en place sans réaliser la 1ère procédure chez les autres lapins. Pour la 2ème procédure, 5 lapins seront implantés d'un stimulateur cardiaque sans sonde (idem procédure n°1) avec réveil pour suivi du fonctionnement du stimulateur cardiaque au long cours pendant 3 mois afin d'évaluer le fonctionnement optimal du stimulateur cardiaque à distance au cours de la croissance puis seront mis à mort.
Remplacement
L’objectif de ce projet de recherche étant d’évaluer la faisabilité d’implantation de stimulateurs cardiaques sans sonde en épicardique chez des animaux de gabarit comparable aux fœtus humains et le fonctionnement optimal de ces stimulateurs cardiaques, ce projet doit être réalisé sur des animaux vivants. Le remplacement n'est donc pas possible.
Réduction
Le nombre d’animaux (n=15 dont 5 avec un suivi chronique pendant 3 mois) a été discuté de façon collégiale avec les cardiologues pédiatriques, les rythmologues, et les chirurgiens cardiaques, pour être réduit au maximum mais permettre cependant de démontrer la fiabilité de l’approche et d’optimiser la technique d’implantation avant les premières implantations chez des fœtus humains. En l'absence de groupe contrôle pour mettre en évidence une différence, une puissance statistique ou nombre de sujets necessaires n'est pas applicable.
Raffinement
Les contraintes subies par les animaux seront minimisées pour que leur bien-être soit préservé au mieux. Les animaux seront pris en charge par les vétérinaires du centre avant l'intervention et dans le cadre du suivi pour les animaux non mis à mort après l'implantation. Les lapins sont hebergés dans des cages Techbiplast (portoirs de 3 cages), 1 lapin par cage avec abrevement au biberon et nourriture en granulé en permanence. Nous avons ajouté de l'enrichissement avec du foin et des jouets (bâton de bois et balle). Les lapins sont visités tous les jours week-end compris avec 2 changes par semaine. Lors de l'intervention, le protocole suivant sera appliqué: Les animaux sont maintenus à jeûn 24 heures avant l’intervention chirurgicale (24 heures pour l’alimentation solide, 8 à 12 heures pour l’eau). Un examen clinique pré-anesthésique est réalisé : couleur des muqueuses, temps remplissage capillaire, auscultation cardiaque et pulmonaire, fréquences cardiaque et respiratoire, température, tympanisme gastrique. Anesthésie: Un cathéter veineux est mis en place dans l’oreille. Injection en intra musculaire Zoletil 100 : 8 mg/kg ; Rompun 5 mg/kg : Une perfusion d’entretien de soluté de Ringer Lactate est mise en place (10-20 ml/kg/heure). Toute perte sanguine sera corrigée par un apport supplémentaire de soluté de Ringer lactate représentant trois fois le volume des pertes sanguines enregistré. Gouttes de lubrifiant oculaire administrées aux lapins pendant la chirurgie. Monitoring de l’anesthésie: les paramètres de surveillance anesthésiques seront évalués toutes les cinq minutes : - Couleur des muqueuses et temps de recoloration capillaire. - Tonus musculaire mandibulaire. - Positionnement du globe oculaire. Myosis/mydriase. Réflexe palpébral. - Fréquences cardiaque et respiratoire. - Oxymétrie de pouls. - Température. Analgésie: l’analgésie est obtenue par injection, lors de l’induction, de chlorhydrate de morphine (0.05 à 0.5 mg/kg par voie intra-musculaire ; morphine Lavoisier, France) renouveler toutes les 4 à 6 heures. Ce traitement analgésique pourra être poursuivi, après évaluation de la douleur de l’animal et examen clinique, pendant les 48 à 72 heures post-opératoires. Une injection de Ketofen 10 % (2 mg/kg par voie intramusculaire ; Ceva, France) est réalisée sur l’animal extubé et en décubitus sternal. Ce traitement anti-inflammatoire sera poursuivi sur une période de 3 à 5 jours (2 mg/kg/24 heures).
Choix des espèces
Le lapin a été choisi car le gabarit des petits lapins (entre 500 gr et 800 gr) est comparable avec le gabarit des foetus humains aux termes de grossesse (entre 16 et 24 semaines d’aménorrhées) ou la survenue de BAV pourrait indiquer la mise en place d'un stimulateur cardiaque. D'autres espèces avec des gabarits compatibles (comme le cobaye) n'ont pas été retenues devant l'absence d'agrément de notre centre pour ces espèces. Par ailleurs, pour les animaux non mis à mort après l'implantation, la croissance des lapins permettra d'évaluer la fiabilité du stimulateur cardiaque au décours de la croissance de l'animal, permettant d'étudier si le système de stimulation restera fiable chez le foetus humain au cours de la grossesse.
Etude du rôle d’une protéine dans la réaction inflammatoire.
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
150 souris vont être utilisées, 90 opérées puis tuées sans réveil et 60 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une partie subit une laparotomie avec exposition de l'intestin et microscopie sous anesthésie sans réveil, l'autre une inflammation intestinale induite par un agent chimique dans l'eau de boisson, pouvant provoquer douleurs, perte de poids et saignements. L'objectif relève de la recherche fondamentale sur le rôle d'une protéine dans l'inflammation. Le porteur affirme que ce processus ne se reproduit que dans un "organisme vivant complet".
Objectifs
L'objectif principal de notre projet est de comprendre l'implication de notre protéine d'interet dans des processus inflammatoires. Pour cela, voici nos différents objectifs : 1- Analyser le rôle de notre protéine d'intérêt au sein des plaquettes qui sont des constituants du sang . Notre protéine est exprimée de manière importante au niveau des plaquettes, cellules intéragissant fortement avec un type de globule blanc, les neutrophiles, lors de l'inflammation. 2- Analyser le rôle de protéine d'intérêt au sein des neutrophiles. Après avoir démontré pour la première fois dans notre laboratoire que les neutrophiles expriment cette protéine d'intérêt, nous voulons savoir quel est son rôle spécifique sur ces cellules. 3- Analyser le rôle de cette protéine dans un modèle murin d'inflammation aigue de l'intestin induite par une substance chimique . Nous souhaitons déterminer si notre protéine d'intérêt a une action sur le développement de l'inflammation chez ces souris.
Bénéfices attendus
Des résultats précédents montrent une diminution significative du recrutement des neutrophiles chez des souris ne présentant pas du tout notre protéine d'interet par rapport aux souris n'ayant subi aucun traitement. Toutefois,cette protéine étant présente dans presque toutes les cellules de l'organisme, nous ne connaissons pas l'origine cellulaire impliquée dans ce phénomène. Nous attendons donc de ce projet une meilleure compréhension de l'implication spécifique de la protéine synthétisée par les plaquettes et par les neutrophiles. Par ailleurs, ce projet nous permettra de comprendre le rôle de notre protéine d'intérêt dans un contexte pathologique de maladie inflammatoire ( la maladie inflammatoire de l'intestin) et de l'envisager à long terme comme une cible thérapeutique potentielle.
Procédures
- Pour les expériences de microscopie sur l'animal vivant, nous réalisons une laparotomie (ouverture chirurgicale de l'abdomen) sous anesthésie générale et analgésie. Puis nous procédons à une exposition du mésentère ( intestin des souris) et à une induction de l’inflammation par un dépôt localisé d'une goutte d'un agent qui induit le recrutement des neutrophiles. Nous injectons de la Rhodamine, un composé permettant de visualiser les neutrophiles par une injection par voie veineuse. L’animal est maintenu anesthésié et installé sur une plaque chauffante pendant toute la procédure. A la fin de l’expérience ( Durée totale = 30 min : 10 min de préparation de l’animal + 20 min de passage au microscope), nous procédons à l'euthanasie des animaux. - Pour les expériences d’inflammation de l’intestin, nous diluerons un agent chimique qui induit une inflammation de l'intestin dans l’eau de boisson des souris et nous traiterons les souris pendant 5 Jours. Les biberons seront changés tous les 2 jours. Au bout des cinq jours, un prélèvement de sang sera fait après anesthésie et analgésie par voie chirurgicale et les animaux seront euthanasiés.
Impact sur les animaux
Les souris pour lesquelles nous induisons une inflammation de l'intestin peuvent présenter des douleurs importantes, perte de poids et saignements intestinaux.
Devenir
- Les animaux sont euthanasiés à la fin de chaque procédure. En ce qui concerne les souris pour lesquelles nous avons induit une inflammation de l’intestin, nous les euthanasierons à J5 post traitement afin de prélever les intestins et de pouvoir analyser l'inflammation.
Remplacement
Les résultats que nous avons précédemment obtenus montrent que le recrutement des neutrophiles est moins important en absence totale de notre protéine d'interet. Ces résultats prometteurs doivent être réalisés sur des souris qui ne présentent pas cette protéine spécifiquement sur les plaquettes ou sur les neutrophiles. Le recrutement des neutrophiles étant un processus complexe se faisant à partir de la moelle et impliquant de nombreux acteurs, cela n'est pas reproductible autrement que sur un organisme vivant complet .
Réduction
Nous limitons le nombre d'animaux au strict nécessaire permettant d'arriver à des tests statistiquement significatifs.
Raffinement
Les souris seront maintenues avec leurs congénères, dans des cages comportant de l’enrichissement et seront surveillées quotidiennement. Tous les protocoles sont réalisés sous anesthésie et avec une analgésie adaptée. Nous avons établi une grille d'évaluation du score clinique qui permet de mettre en place des actions pour soulager l'altération du bien-être des animaux. Les animaux sont ainsi suivis avec soin et des points limites bien définis permettent d'éviter toute souffrance animale. Ainsi, l’apparition de signes de douleur sera soit traitée par analgésie, soit aura pour conséquence la mise à mort des animaux en cas de score trop élevé .
Choix des espèces
Les souris sont les plus adaptées pour étudier notre protéine d'interet en raison de la ressemblance entre cette protéine humaine et la celle de souris et de la disponibilité des souris n'ayant pas cette protéine spécifiquement dans les plaquettes ou dans les neutrophiles. Ce modèle murin est plus susceptible de fournir des résultats satisfaisants. Les souris seront utilisées entre 10 et 12 semaines. Les souris ont à ce stade atteint une maturité sexuelle mais restent assez jeunes pour analyser comme il se doit des phénomènes inflammatoires qui peuvent être favorisés par l'âge.
Développement d’un traitement (dispositif médical) contre l’obésité par stimulation bioélectronique du système sympathique chez le rat.
- Formation professionnelle
- Recherche appliquée
- Troubles endocriniens
730 rats vont être utilisés, 630 opérés puis tués sans réveil et 100 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Sous anesthésie, chaque animal subit une chirurgie pouvant durer quatre heures, avec laparotomie, pose d'un ballonnet gastrique, laminectomie puis trois heures de stimulation et d'enregistrement nerveux. L'objectif est de développer un dispositif médical contre l'obésité par stimulation du système nerveux sympathique, en vue d'un développement clinique. Le porteur affirme qu'"il n'existe aucune méthode in vitro validée" et que l'obésité impose l'étude d'un organisme vivant.
Objectifs
L'objectif de ce projet est de développer un traitement (dispositif médical) contre l’obésité par stimulation bioélectronique du système nerveux chez le rat. Il existe de nombreux arguments et données scientifiques en faveur de l’existence d’une neuromodulation du système nerveux pour traiter l’obésité. En effet, les signaux acheminés par le système nerveux semblent jouer un rôle important dans la prise alimentaire. Les traitements actuels ne permettent pas de lutter efficacement contre l’obésité. En effet, les traitements les plus efficaces sont les approches chirurgicales lourdes comme la réduction de l’estomac, la technique du court-circuit des aliments, visent à limiter le volume de l’estomac pour réduire les prises alimentaires. Cependant, ces traitements sont très invasifs et entraînent de nombreux effets indésirables (troubles digestifs, vomissement…) chez l’humain. Le développement d’un dispositif médical, permettant par électrostimulation du système nerveux la régulation de la prise alimentaire, pourrait être un outil très prometteur pour lutter contre l’obésité. Un dispositif similaire d’électrostimulation a déjà été approuvé en 2014 par l'Agence fédérale américaine des produits alimentaires et des médicaments pour le traitement de douleurs dorsales réfractaires à la chirurgie.
Bénéfices attendus
Les traitements actuels ne permettent pas de lutter efficacement contre l’obésité. Les traitements les plus efficaces sont des traitements lourds (chirurgie de l'obésité), engendrant de nombreux effets secondaires. Par conséquent, le développement de traitements moins invasifs, plus efficaces et sans effets secondaires pourraient apporter des solutions plus satisfaisantes pour les patients souffrant d’obésité.
Procédures
Les animaux seront soumis à une seule procédure chirurgicale qui n’excèdera pas 4h afin de réaliser les stimulations/enregistrements du système nerveux. Les durées sont : - injection de l'analgésie 30 secondes, -l'anesthésie à l'isoflurane 5 minutes, chimique injection 30 secondes - laparatomie et identification des nerfs cibles 20 minutes, - pose d'un ballonnet gastrique 20 minutes - laminectomie 20 minutes - stimulation et enregistrement 3h Au préalable une mise à jeun entre 14h et 20h pourra être effectuée pour les animaux de la procédure 1. Les animaux ne seront pas réveillés et seront euthanasiés à la fin de la procédure.
Impact sur les animaux
Les 2 procédures de ce projet décrivent des actes chirurgicaux. Les animaux seront soumis à une seule procédure chirurgicale, un certain niveau de douleur est attendu nécessitant des protocoles d’anesthésie / analgésie adaptés à l’espèce de façon à limiter au maximum la douleur. La chirurgie et les stimulations/enregistrements seront menés dans le respect de la règle des 3R.
Devenir
Les procédures comportent des chirurgies lourdes et invasives, il n’est pas envisagé de réveiller les animaux. Ils seront tous mis à mort dès la fin de la procédure expérimentale.
Remplacement
Il n’existe aucune méthode in vitro validée scientifiquement ou test in vitro connu qui offrirait une alternative à l’expérimentation animale pour répondre aux questions adressées dans ce projet. Le phénomène d’obésité ne peut être étudié correctement in vitro car il s’agit d’un phénomène complexe et doit donc être étudié chez l’animal, intégrant l'ensemble de la biologie d'un organisme vivant. L’utilisation d’un modèle expérimental in vivo est donc un prérequis à la phase de développement clinique. Nos expérimentations au sein de la société, même si elles nécessitent l’utilisation d’animaux, sont pratiquées avec un souci permanent de réduction du nombre d’animaux et de bien-être pour les animaux en expérimentation. Toutes les expériences sont réalisées dans le respect éthique de la règle des 3 R.
Réduction
Le nombre de rat a été réduit autant que possible, tout en étant suffisant pour l'obtention de résultats exploitables grâce à l’utilisation de tests statistiques.
Raffinement
Un suivi quotidien des animaux sera effectué quotidiennement sans exception (Week-ends & jours fériés) par le personnel de l’établissement utilisateur. A la fin de la période d’acclimatation, les animaux seront observés 2 fois par semaine minimum par les expérimentateurs pour suivre l’état de santé général. Des points limites ont été établis afin d’anticiper toute dégradation de l’état de santé général des animaux et, le cas échéant, d’appliquer des protocoles de soins adaptés selon la fiche annexée à ce projet. Dans le cas où la santé de l’animal serait dégradée après 48h, une mise à mort sera réalisée immédiatement sur décision du directeur d’étude /ou du vétérinaire désigné. Lors des expérimentations, réalisées par du personnel compétent et qualifié, les animaux seront sous anesthésie et analgésie.
Choix des espèces
L’espèce rat sera utilisée en raison des données scientifiques démontrant une implication du système nerveux sympathique dans la prise alimentaire sur ce modèle. Ce modèle sera par la suite transposé à l’humain. Utilisation d’animaux adultes car l’objectif est le développement d’un dispositif médical pour les sujets adultes (≥ 8 semaines)