Carnivores
Production d’immunserum felin et évaluation de différentes souches virales félines afin de mettre au point des vaccins innovants
- Recherche appliquée
- Maladies animales
Choisis, selon le porteur, parce qu'ils appartiennent à la population la plus sévèrement touchée par les virus étudiés, 128 chats de moins d'un an vont être utilisés pour mettre au point des vaccins félins et produire des immunsérums, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Sous anesthésie, ils reçoivent par le nez, la bouche, les yeux ou le péritoine des calicivirus, des virus de la panleucopénie ou de l'herpès, ou la bactérie Chlamydia felis, et peuvent développer abattement, fièvre, ulcères buccaux, vomissements, diarrhées et douleurs abdominales. Des écouvillons sont pratiqués, parfois chaque jour, dans les yeux, la bouche, le nez, le rectum ou le vagin. 72 chats sont tués pour des prélèvements terminaux de sang ou d'organes, 40 sont réutilisés quand ces prélèvements ne sont pas requis, et 16 peuvent être adoptés à condition de ne présenter aucun risque de contagion et d'obtenir l'accord des autorités sanitaires.
Objectifs
Le projet vise à développer de nouveaux vaccins pour les chats, notamment dirigé contre le calicivirus félin (FCV), le virus de la panleucopénie (FPV), le virus de l'herpes félin (FHV), et Chlamydia felis. Les objectifs principaux sont la sélection de souches de FCV récentes à inclure dans un nouveau vaccin plus efficace, la mise au point de modèles félins d'infection par les différents pathogènes à partir de souches récentes collectées sur le terrain, la vérification de sûreté/innocuité des vaccins mis au point, ainsi que la vérification de leur efficacité.
Bénéfices attendus
Le projet vise à mettre au point de nouveaux vaccins à destination des chats, afin d'offrir une meilleure protection contre des maladies courantes et potentiellement graves, telles que le coryza, le typhus, la rhinotrachéite virale et la chlamydiose.
Procédures
Les animaux recevront des administrations intranasales, orales, intra-oculaires ou intrapéritonéales, sous anesthésie générale et dans le respect des ligne directrices sur les volumes reçus. Cela représente environ 15 minutes/animal Des prises de sang seront effectuées régulièrement, en respectant les volumes maximaux, non préjudiciables aux animaux (quelques millilitres/semaine). Afin de ne pas stresser les animaux, elles pourront être effectuées sous sédation. (env. 2 minute par prise de sang) Des écouvillons seront également effectués, parfois quotidiennement, au niveau oculaire, buccal, nasal, rectal ou vaginal, pour mesurer la présence des virus ou bactéries. Le matériel utilisé est des très petite taille, de façon à être compatible avec la taille des animaux, et à ne pas générer de douleur (env. 2 minutes par jour)
Impact sur les animaux
Le projet nécessite d'administrer des microorganismes pathogènes aux chats, ils vont donc potentiellement développer les symptomes des maladies: - pour le calicivirus felin, symptomes du coryza: abattement, perte de poids, hyperthermie, jetage nasal et/ou oculaire, éternuements, toux, ulcères buccaux et/ou nasaux, conjonctivite, dyspnée - pour le virus de la panleucopénie, symptomes du typhus: abattement, perte de poids, hyperthermie, perte d'appétit, diarrhées, vomissements, déshydratation, douleurs abdominales Les symptomes pourront durer 1 à 2 semaines sous des formes légères, mais leur expression maximum n'est attendue que sur quelques jours (3-5 jours). - pour le virus de l'herpès ( rhinotrachéite infectieuse) et la chlamydiose: encombrement des voies respiratoires, écoulement au niveau des narines, conjonctivite, kératite, et écoulements oculaires. Les animaux seront également soumis à des contraintes liées à des contentions brèves (quelques minutes au plus) et anesthésies pour la réalisation des différents actes techniques. Un conditionnement positif permettra de réduire la contrainte et le stress.
Devenir
Les animaux seront euthanasiés afin de réaliser des prélèvements terminaux de sang et/ou d'organes ou pourront être réutilisés si ces prélèvements ne sont pas nécessaires. Quelques animaux pourront être adoptés, à condition d'avoir retrouvé un état de santé compatible, de ne présenter aucun risque de contagion pour l'humain ou d'autres animaux et sous réserve de la validation de l'adoption par les autorités sanitaires.
Remplacement
La production d'immunserum felin contre différentes souches virales de FCV necessite un organisme complet avec un système immunitaire fonctionnel et un système sanguin, qui ne peuvent être reproduits artificiellement. Il s'agit d'anticorps polyclonaux ne pouvant être produits à partir de banques de phages / culture cellulaire. La mise au point de modèles d'infection par différents virus félins, l'évaluation ultérieure de vaccins innovants, ainsi que l'évaluation de sureté et d'immunogénicité de souches bactériennes ou virales necessitent également un organisme complet avec un système immunitaire fonctionnel, un système sanguin et la présence des organes cibles des pathogènes, qui ne peuvent être reproduits artificiellement du fait de la complexité des mécanismes / intéractions.
Réduction
Le nombre d'animaux utilisé est réduit au strict minimum nécessaire, et ajusté selon les exigences de la pharmacopée européenne: 2 chats / souche de FCV justifié par la quantité d'antisérums nécessaires pour réaliser l'essai de neutralisation croisée contre un panel de 25-50 isolats de terrain du FCV (tests in vitro). Quatre chats / souche de FPV: la pharmacopée correspondante indique 5 chats par groupe témoin infecté non vacciné pour les essai d'épreuve virulente, cependant considérant qu'il s'agit d'études de mise au point il a été décidé d'utiliser un nombre inférieur jugé suffisant pour l'obtention de données cliniques. Pour les autres pathogènes, le nombre sera également réduit au minimum nécessaire à l'obtention de données pertinentes, tout en respectant les exigences réglementaires, soit 3 à 8 chats par groupe expérimental.
Raffinement
Les animaux seront retirés de l'étude s'ils doivent suivre un traitement concomitant qui compromet leur aptitude à participer à l'étude, ou si leur état de santé se détériore au point de compromettre leur bien-être. Afin d'éviter de compromettre le bien-être des animaux pendant l'essai, les chats seront évalués quotidiennement par du personnel qualifié et, si le bien-être des animaux est compromis, des mesures correctives seront appliquées. Des tableaux de signes cliniques seront utilisés afin de déterminer un score journalier d'état clinique. Dans le cas où l'animal présenterait de la douleur, de la souffrance ou de la détresse, selon la ponctuation obtenue dans l'évaluation des signes cliniques, un vétérinaire examinera l'animal afin de déterminer l'origine de la douleur, de la souffrance ou de la détresse et des actions correctives seront appliquées (traitement si possible, ou sortie d'étude) Les animaux seront hébergés en groupe d'individus compatibles, dans de grandes salles d'hébergement, avec un enrichissement adapté à l'espèce et à leur âge, et avec des intéractions positives quotidiennes avec le personnel en charge des soins. Un programme d'entrainement basé sur le renforcement positif sera mis en place afin de limiter le stress engendré par les manipulations nécessaires à l'étude, et de diminuer autant que possible le recours aux sédations.
Choix des espèces
Le chat est l'espèce cible des vaccins mis au points et des virus utilisés Les animaux seront de jeunes chats âgés de moins d'un an, correspondant à la population la plus sévèrement touchée par les virus étudiés.
Etude de pharmacocinétique et de tolérance chez le chat aprés une administration répétée
- Recherche appliquée
- Maladies animales
18 chats vont être utilisés, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, pour tester la tolérance et la pharmacocinétique d'un médicament antidiabétique vétérinaire. Chaque animal reçoit un à deux comprimés par jour pendant sept jours, avec des prélèvements sanguins répétés à la veine jugulaire et un hébergement individuel pour surveiller vomissements et alimentation. Le porteur indique que les prélèvements peuvent laisser des douleurs ou des hématomes, et que l'isolement, les vomissements et d'éventuels troubles urinaires peuvent gêner l'animal, les chats étant ensuite gardés en vie. Il affirme qu'il est "indispensable de recourir à l'animal entier" et reconnaît qu'aucune analyse statistique n'a fondé le nombre de 18 animaux.
Objectifs
L'objectif de ce projet est de démontrer la tolérance et les paramètres pharmacocinétiques d'un élément test après une administration répétée pendant sept jours à trois doses différentes.
Bénéfices attendus
La cible thérapeutique est le chat. Le bénéfice de ce projet est de développer un nouveau médicament contre le diabète chez le chat.
Procédures
Les animaux seront soumis a des administrations orales: adminsitration de 1 à 2 comprimés maximum pendant 7 jours. Durée d'une administration inférieure à la minute. Des prélèvements sanguins seront réalisés à la première et dernière administration aux temps suivants: Jour 1: 0h (réalisé à jour-1), puis 0.5h, 1.5 h, 4 h, 6 h, 8 h, 24 h après traitement. Jour 7: Predose (juste avant administration ), puis 0.5h, 1.5 h, 4 h, 6 h, 8 h, 24 h aprés traitement. Un volume de 1 mL de sang sera collecté à chaque temps de prélèvement. Durée d'un prélèvement inférieur à la minute. Les animaux seront hébergés de manière individuelle aprés chaque administration pendant 4h et pendant 24h au septième jour aprés la dernière administration. Cela est nécessaire pour le suivi de l'alimentation, pour observer les éventuels vomissements et pour recueillir les urines par miction spontanée. Recueil d'urine aprés la dernière administration pendant 24h uniquement.
Impact sur les animaux
Du stress lié à la contention. Des douleurs ou hématomes au niveau des veines jugulaires pourront être présentes suite au différents prélèvements sanguins. De l'inconfort, de la gêne pourront être ressenti par l'animal lors de l'hébergement en condition individuelle. Des vomissements seront peut être observés cela pourra également entrainer un mal être pour l'animal. Des troubles de l'alimentation ou bien des troubles urinaires pourront peut être, être observés.
Devenir
Tous les animaux seront gardés en vie à la fin de cette procédure.
Remplacement
Aucune méthode alternative ne permettant actuellement de reproduire la diffusion d’un produit dans le sang des animaux, ni de mimer la tolérance des produits administrés, il est indispensable de recourir à l’animal entier. L'utilisation des animaux reste une exigence dans le cadre de la réglementation liée à l'autorisation de mise sur le marché (AMM) d'un nouveau médicament.
Réduction
18 animaux seront inclus dont 6 animaux par groupe et 3 animaux par sexe. C'est le nombre d'animaux minimal pour avoir des résultats interprétables. Aucune approche statistique a été réalisé pour ce projet.
Raffinement
Les chats seront hébergés par groupe de 3 par sexe pendant la période d'acclimatation. Les animaux seront hébergés de manière individuelle aprés chaque administration pendant 4h et pendant 24h avant la première administration et au septième jour aprés la dernière administration. Durant cette période les animaux auront un contact visuel et auditif entre eux. De l'enrichissement (exemple: griffoir, coussin) sera présent dans chaque box autant que possible. Tout geste réalisé sur l'animal sera fait par un personnel formé. Si un animal présente un signe de souffrance, un problème de comportement, un signe clinique sévère ( exemple vomissement trés intense à répétition, trouble de la miction ou troubles de l'alimentation), cet animal pourra être pris en charge par le vétérianaire désigné et pourra avoir un traitement adapté pour soulager ses maux ( exemple administration d'un antivomitif, distribution d'aliment humide si nécessaire)
Choix des espèces
Espèce cible pour ce produit vétérinaire. Adulte, age supérieur à 1 an. Animaux de poids supérieur à 2.5 Kg. Nécessaire pour avoir des groupes homogènes en poids autant que possible. Ce stade de développement permettra de démontrer les paramètres PK et le côté sécuritaire du principe actif au stade cible que vise le nouveau médicament.
Evaluation du profil pharmacocinétique d’un candidat médicament chez le chien
- Tests réglementaires
- Toxicologie et autres tests de sécurité
150 chiens vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, réutilisés dans d'autres projets puis proposés à l'adoption. Ils reçoivent un candidat médicament par des voies variées, parfois par endoscopie sous anesthésie d'une heure, avec jusqu'à neuf prélèvements sanguins et des séjours de 24 à 48 heures en cage à métabolisme pour recueillir leurs urines. Le porteur indique un stress lié au jeûne et à l'isolement et une douleur équivalente à une piqûre. Il affirme qu'aucune méthode de substitution ne permet d'évaluer la pharmacocinétique et décrit le chien comme l'espèce la plus adaptée.
Objectifs
Le projet consiste à évaluer le profil pharmacocinétique d'un candidat médicament chez le chien grâce à des prélèvements, répétés dans le temps, d'échantillons sanguins et/ou d'urine après administration du produit à tester. Le but est de mesurer la concentration plasmatique et/ou urinaire du produit et/ou de ses métabolites, et d'éventuels marqueurs biologiques après administration.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus du projet sont la découverte et la mise sur le marché de nouveaux médicaments présentant un minimum d'effets secondaires dans la pathologie humaine qui est ciblée par la/les substance(s) active(s) testée(s) dans ce projet. Ce projet permettra de générer des données scientifiques robustes chez l'animal pour pouvoir passer ultérieurement aux premières administrations chez l'homme, étape indispensable dans le processus de développement et de mise sur le marché de nouvelles molécules. Du fait de la cible thérapeutique, ces composés pourraient avoir aussi une application en médecine vétérinaire. Pour l’animal, les bénéfices attendus sont principalement une amélioration des connaissances scientifiques sur l’espèce utilisée (Chien) grâce au développement de méthodes de raffinement de plus en plus adaptées et à la sélection de l’espèce la plus adéquate pour répondre aux objectifs scientifiques attendus.
Procédures
Les animaux seront administrés avec les composés à tester par différentes voies (orale, intrapéritonéale, sous-cutanée, transdermique, intramusculaire ou intraveineuse) avec -2 min par administration. Les produits pourront également être administrés par endoscopie, dans ce cas les animaux seront soumis à une anesthésie d'environ 1h. Des prélèvements de sang seront réalisés sur l’animal vigile au niveau de la veine céphalique, veine saphène ou veine jugulaire (2 minutes par prélèvement). Ces prélèvements seront en général de 1 à 2 mL, avec un maximum de 9 prélèvements et/ou dans la limite de 20% du volume sanguin total sur 24h. Les animaux pourront éventuellement être mis à jeun la veille de l’administration pour une durée qui est fonction du produit testé. Pour les recueils urinaires, les animaux seront placés en cage à métabolisme sur une durée de 24h en général qui peut être augmenté jusqu’au 48h au maximum.
Impact sur les animaux
Les chiens de ce projet pourront subir un stress lié à la privation de nourriture avant administration du produit, une douleur équivalente à la piqûre d’une aiguille lors de l'administration et de l'anesthésie, un stress lié à l'isolement en cage à métabolisme (24h à 48h) pour la collecte d’urine et une douleur équivalente à la piqûre d’une aiguille lors des prélèvements sanguins. Les effets potentiellement indésirables du/des produits ne sont pas prévisibles à l’initiation du projet. Ils font donc l’objet d’échange avec les responsables Bien-Etre Animal pour adapter les outils d’observation des animaux afin de mettre en place des traitements de potentiels signes cliniques.
Devenir
Réutilisation des animaux dans un autre projet ayant un degré de sévérité sans réveil, léger ou modéré après accord du vétérinaire. Lorsque les animaux ne peuvent pas être reutilisés (4 à 5 ans après leur arrivée), ils pourront être mis à l'adoption ( généralement via le GRAAL) si leur état de santé le permet.
Remplacement
Dans le cadre du développement de nouveaux médicaments, ce projet est réalisé chez le chien car il n’existe pas de méthode de substitution (in vitro ou in silico) pour évaluer la pharmacocinétique d’une nouvelle molécule. Ou si elles existent, elles ne sont pas suffisantes pour répondre aux objectifs scientifiques du projet. Or, avant toute administration à l’homme, l’animal constitue un passage obligatoire pour l’évaluation de l’efficacité, la toxicité et la pharmacocinétique d’un candidat médicament. A ce jour, le chien est l’espèce qui est la plus adaptée à ce type de modèle d’étude.
Réduction
Un nombre minimal et suffisant d’animaux par groupe est utilisé afin d’analyser de façon rigoureuse et efficace les résultats des expériences et d’etudier le devenir des médicaments dans l'organisme (analyses pharmacocinétiques). Nombre d’animaux minimal et suffisant par groupe pour réaliser une analyse pharmacocinétique : 3 à 6 animaux par groupe. Pour des études exploratoires, un nombre inférieur d’animaux pourra être utilisé. Cependant, une réutilisation des animaux, après avis du vétérinaire, est envisagée et permettra de réduire le nombre réel d’animaux utilisés.
Raffinement
Dans ce projet, le raffinement sera obtenu par : • la mise au point de procédures rigoureuses, • la formation du personnel, • un suivi quotidien de l’état de santé des animaux, • le recours à des procédures les moins invasives possibles, • Le suivi d’éventuel signes cliniques, • La détermination des points limites, • Le recours aux procédures d’euthanasie dès que nécessaire, • La réduction du volume sanguin prélevé grâce à l’amélioration de la sensibilité des méthodes d’analyse, • La familiarisation des animaux aux procédures expérimentales.
Choix des espèces
Le chien est l'une des espèces animales les plus pertinentes et les plus couramment utilisées pour la réalisation d’études de pharmacocinétique permettant d’étudier le devenir (absorption, distribution, métabolisation, élimination), d’un produit testé, dans le sang et/ou les urines (lorsque le chien est utilisé au cours du développement préclinique de ce produit). Animaux adultes. Ce projet n’a pas pour objectif d’étudier les effets du produit sur l’animal à d’autres stades de développement.
Thérapie génique des myopathies centronucléaires : validation d’une nouvelle approche dans un modèle canin
- Recherche appliquée
- Troubles musculosquelettiques
8 chiens vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Ils subissent trois anesthésies générales avec des injections dans sept sites musculaires puis des biopsies, et huit prélèvements sanguins vigiles, pour tester une thérapie génique visant à réduire l'expression de DNM2 dans les myopathies centronucléaires. Ces chiens porteurs d'une mutation spontanée ne seront pas tués à l'issue mais réutilisés dans d'autres procédures, en concertation avec le vétérinaire. Le porteur décrit le chien comme la "seule espèce disponible" reproduisant la mutation humaine et renvoie les retombées pour les patients à un éventuel essai ultérieur sur de jeunes chiens.
Objectifs
Les myopathies centronucléaires (CNM) sont un groupe de maladies humaines rares, liées à des mutations dans différents gènes mais ayant en commun des lésions du muscle typiques, une faiblesse musculaire et une perte de masse musculaire. Parmi les gènes en cause, celui codant pour la dynamine 2 (DNM2) subit des mutations qui rendent la protéine qu'il code plus active. Récemment, il a été démontré sur des modèles in vitro et dans des modèles murins, que la diminution de l'expression de DNM2 permet d'apporter un bénéfice thérapeutique très important, non seulement dans le cas de la myopathie centronucléaire liée à DNM2, mais aussi dans des myopathies centronucléaires liées à d'autres gènes, même la forme la plus sévère. Cette approche pourrait donc constituer une thérapie génique commune pour tout ce groupe de maladies rares, offrant une solution thérapeutique plus réaliste de mise en œuvre qu’une thérapie gène par gène, qui signifie parfois famille par famille. Il y a quelques années, un cas de CNM a été décrit chez un chien Border Collie de compagnie, dont la mutation causale se trouve dans le gène DNM2 et est identique à la mutation la plus fréquemment diagnostiquée chez les patients humains atteints d'une myopathie centronucléaire liée à DNM2. De par l'intérêt potentiel de cette mutation canine, et dans l'optique d'un essai de thérapie génique à haut potentiel de translation chez le patient humain, du sperme de ce chien a été congelé, à partir duquel une première portée a été générée, qui a permis de valider le fait que cette mutation était bien responsable d'une CNM chez tous les animaux porteurs. Chez les 4 animaux porteurs, une myopathie peu invalidante, lentement évolutive a été caractérisée. En parallèle, une approche de thérapie génique innovante permettant de réduire les niveaux de DNM2 a été mise au point et validée in vitro sur des cellules issues des 4 animaux porteurs. Ce projet a pour objectif de réaliser une première validation in vivo de cette approche thérapeutique, via des injections locales (intramusculaires) avant d’envisager des administrations systémiques sur de jeunes animaux.
Bénéfices attendus
Ce projet vise à fournir une première évaluation de l'efficacité in vivo d'une approche de thérapie génique validée in vitro. Si l'efficacité est démontrée suite à ces injections locales (diminution de l'expression de DNM2 et amélioration de l'état du muscle), l'association la plus efficace sera testée dans un essai sur de jeunes chiens traités par voie générale, afin d'évaluer la capacité de ce traitement à stopper l'évolution de la maladie.
Procédures
Les chiens seront soumis à : - 3 anesthésies générales au cours desquels ils subiront des injections intra-musculaires (7 sites d'injection), puis des biopsies musculaires (durée de chaque intervention : 2 heures) - 8 prélèvement sanguins, vigiles. Durée 1 minute.
Impact sur les animaux
Les nuisances attendues sur les animaux en lien avec le projet sont les suivantes : - Anesthésies générales répétées (nuisance modérée). - Abords chirurgicaux musculaires répétés, et risques de complications post-opératoires associées (même si très peu probables : infection du site opératoire, sutures qui ne tiennent pas, collection liquidienne sous-cutanée, hématome). - Confinement en zone d'hébergement spécifique (obligatoire suite à injection de vecteur viral) entraînant un arrêt durant une semaine des sorties quotidiennes dans les cours de détente.
Devenir
Les animaux concernés étant des animaux malades, ils ne pourront pas être replacés. Leur réutilisation sera envisagée, en concertation avec le vétérinaire en charge de l'animalerie.
Remplacement
Les produits de thérapie génique testés dans ce projet ont fait au préalable l'objet d'une validation in vitro. Leur efficacité doit dorénavant être testée in vivo dans un muscle mature afin de déterminer si l'efficacité observée in vitro peut être reproduite in vivo, permettant alors d'envisager un traitement par voie générale.
Réduction
Le nombre d'animaux inclus dans le projet a été réduit au minimum nécessaire pour démontrer une efficacité de la thérapie génique au niveau de celle observée in vitro, et avec la même variabilité.
Raffinement
Les procédures chirurgicales mises en oeuvre seront réalisées sous anesthésie générale, et acompagnées d'une analgésie adaptée (morphiniques). Un soin important sera apporté aux gestes chirurgicaux afin d'éviter toute complication post-opératoire. Malgré cela, les plaies seront inspectées quotidiennement afin de détecter d'éventuelles complications le plus précocement possible. Des points limites adaptés à ces possibles complications ont été établis, permettant leur prise en charge rapide. Sur le plan de l'hébergement, les chiens sont hébergés en petits groupes sociaux compatibles, sur litière, et ont à leur disposition des plateformes, lieux de couchage et jouets. Ils bénéficient d'interactions quotidiennes avec l'Homme et de sorties quotidiennes 7j/7 en groupes plus larges, à l'exception de la semaine d'hébergement en zone confinée de niveau 2 suite aux injections du vecteur viral de thérapie génique. En compensation, du temps supplémentaire sera consacré par les zootechniciens pour des interactions avec les chiens durant cette période.
Choix des espèces
Le chien est la seule espèce disponible actuellement présentant spontanément la mutation dans le gène DNM2 la plus fréquemment rencontrée chez les patients atteints de myopathie centronucléaire liée à DNM2, et reproduisant le phénotype des patients atteints par cette maladie. Par ailleurs, des modèles canins spontanés de plusieurs autres CNM sont disponibles et l'un d'entre eux a récemment permis de motiver l'initation d'un essai clinique de thérapie génique. Si la stratégie de réduction de DNM2 par l'approche de thérapie génique testée ici s'avère effiace dans le modèle canin DNM2, elle pourra donc être élargie à d'autres modèles canins de CNM pour fournir une preuve de concept pré-clinique robuste permettant de poser les jalons d'un essai clinique chez les patients atteints de CNMs. Les animaux seront des adultes d'âge moyen (5 ans), car il s'agit d'animaux disponibles, dont l'état clinique est stable et compatible avec la mise en oeuvre de ce projet.
Développement d’un modèle d’excès de minéralocorticoïdes chez le chat
- Recherche appliquée
- Maladies animales
16 chats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, tous gardés en vie et réutilisés à l'issue. Ils reçoivent une molécule provoquant un déséquilibre en sels minéraux, subissent des ponctions de la vessie sous échographie, jusqu'à neuf prélèvements de sang en vingt-quatre heures et un isolement avec mise à jeun. Le porteur reconnaît un stress lié à l'isolement et à la contention, ainsi qu'une possible douleur aux ponctions et aux sites de prélèvement. Il affirme qu'aucune méthode ne reproduit ces désordres urinaires et qu'il est "indispensable" de recourir à l'animal "dans son ensemble", pour un modèle destiné à un produit vétérinaire.
Objectifs
Les objectifs de ce projet sont d'évaluer les effets d'une molécule A à différentes doses et de comparer cet effet aprés la prise d'une molécule B chez le chat. L'effet de la molécule A se traduit par un désordre dans les électrolytes sodium /potassium présents dans des échantillons d'urines. Ce désordre d'électrolytes dans les échantillons d'urine sont également présents dans les pathologies cardiaques comme les cardiomyopathies. L'objectif est donc de trouver un modèle fiable pour soigner certaines pathologies cardiaques chez le chat
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus du projet sont de pouvoir développer un modèle fiable et reproductible d'excés en minéralocorticoïd ches le chat. Ce modèle pourra être utilisé dans les études de pharmacocinétique et de pharmacodynamie dans le traitement de certaines maladies cardiaques chez le chat.
Procédures
Les nuisances ou effets indésirables attendus: - Les animaux seront hébergés en conditions individuelles pendant une durée d'environ 24 heures. Alimentation et recueils d'urine par miction spontanée en condition individuelle. Les animaux auront un contact visuel et auditif entre eux. - Les animaux auront 2 prélèvements d'urine par cystocentèse espacés de 6h. Ces prélèvements se feront sur animal vigile, par un vétérinaire expert. Durée d'un prélèvement de l'ordre de la minute. Les animaux auront un entraînement à la contention pendant au moins deux semaines avant le début de ce projet. - Les animaux seront mis à jeun 12h avant la première cystocentèse. Distribution d'1/3 de la ration alimentaire 1h avant et le restant distribué 6h aprés. Les animaux auront également un entraînement de 2 semaines avant le début de ce projet. - Des prélèvements de sang seront réalisés au niveau des veines jugulaires. Un nombre maximal de 9 prélèvements sur 24h. Les sites de prélèvements seront alternés autant que possible. Durée d'un prélèvement inférieur à la minute.
Impact sur les animaux
Les nuisances ou effets indésirables attendus: - Les animaux seront hébergés en conditions individuelles pendant une durée d'environ 24 heures. Cela peut engendrer un stress pour l'animal. - Deux recueils d'urine par cystocentèse échoguidée seront réalisés par animal : cela peut engendrer du stress pour l'animal liée à la contention, peut être aussi de la douleur. - Des prélèvements de sang seront réalisés: 9 sur 24h. Du stress lié à la contention, de l'inflammation ou douleur aux sites de prélèvements pourront être observés.
Devenir
Tous les animaux seront gardés en vie à la fin de cette procédure.
Remplacement
L'objectif de ce projet est de développer un modèle fiable et reproductible d'excés de minéralocorticoïdes chez le chat. Aucune méthode alternative ne permettant actuellement de mimer les désordres d'électrolytes dans l'excretion urinaire il est indispensable de recourir à l'animal dans son ensemble.
Réduction
Pour la phase 1: 2 animaux sont prévus pour valider la bonne tolérance de l'administration en intra musculaire de l'aldostérone. C'est le nombre minimal d'animaux pour valider ce point. Pour la phase 2: 12/14 animaux seront administrés. Les 12 animaux seront répartis en 2 groupes de 6. C'est le nombre d'animaux minimal pour avoir des résultats interprétables. Pas d'approche statistique réalisé pour ce projet.
Raffinement
Les chats seront hébergés par groupe de 2 ou 3 par sexe pendant la periode d'acclimatation de 7 jours. Puis les animaux seront en condition d'hébergement individuelle. Durant cette période les animaux auront un contact visuel et auditif entre eux. De l'enrichissement (exemple: griffoir, coussin) sera présent dans chaque box autant que possible. Les animaux devront manger 1/3 de la ration alimentaire journalière dans l'heure qui précède la cystocyntèse. Les animaux auront un entraînement durant les 2 semaines précédentes. Un entraînement des animaux est également prévu pour la contention, pour faire les prélèvements d'urine par cystocentèse. L'entraînement se fera durant les 2 semaines précédentes. Ce modèle s'appuie sur un modèle qui existe déjà chez le chien. Les prélèvements d'urine par cystocentèse seront échoguidée.
Choix des espèces
Espèce cible pour ce produit vétérinaire Adulte, age supérieur à 1 an. Animaux de poids compris entre 3et 6 Kg. Nécessaire pour avoir des doses homogènes entre les groupes
Evaluation de traitements anti-cancéreux chez le Chien
- Recherche appliquée
- Cancers
- Maladies animales
- Recherche fondamentale
- Oncologie
50 chiens vont être utilisés sur trois ans dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, une trentaine étant tués à l'issue, dix réutilisés et dix adoptés. Ils reçoivent des candidats médicaments anticancéreux par voie orale ou par perfusion, avec des prélèvements répétés d'urine, de sang et de fèces, et peuvent présenter des troubles digestifs et des atteintes des paramètres sanguins. Le porteur indique que la mise à mort sert le plus souvent à prélever des organes, le maintien en vie n'étant possible que si aucun prélèvement n'est nécessaire et si la molécule n'est pas disséminée dans l'environnement. Il affirme qu'un "organisme complet et vivant" est "indispensable" pour évaluer ces traitements avant des essais cliniques vétérinaires, parfois humains.
Objectifs
Notre projet a pour objectif l'évaluation chez le Chien, de nouveaux composés à visée thérapeutique vétérinaire, et parfois humaine, dans le traitement de pathologies cancéreuses (sureté, données de toxicité, détermination de dose optimale, excrétion d'OGM, etc...). Ces études permettront: - de développer des traitements anti-cancéreux pour les chiens, avec une application clinique rapide sur des patients canins, permettant ainsi la prolongation de leur durée de vie. - d'évaluer (rarement) des traitements destinés à l'Homme: le chien est considéré comme un modèle pertinent pour certains cancers, cela nous permettra d’obtenir des données supplémentaires pour des applications en clinique humaine.
Bénéfices attendus
Le bénéfice attendu est l'obtention de données permettant un passage rapide à des essais cliniques chez le Chien, permettant la mise en place de nouveaux traitements anticancéreux, mais également l'exploration de nouvelles voies thérapeutiques chez l'Homme.
Procédures
Les animaux recevront une ou des administrations de médicaments, par voie orale ou parentérale. La fréquence dépendra du médicament évalué, l'administration en elle même durera généralement quelques secondes à 1 minute. Dans certains cas, une perfusion pourra être effectuée, pour une durée maximale d'1h. Des prélèvements seront réalisés: prélèvement d'urine directement dans la vessie (env. 2 minutes, maxi 1x/jour), prélèvement de sang (env. 2 minutes, maxi 1x/jour), écouvillons nasaux/buccaux/cutanés (env. 1 minute, maxi 1x/jour), prélèvements de feces (quelques secondes, maxi. 1x/jour)
Impact sur les animaux
Les animaux recevront les traitements de la même façon que ces derniers seront utilisés en clinique: ils sont donc susceptibles de ressentir des effets secondaires associés à ces traitements, le plus souvent des désordres digestifs (nausées, vomissements), mais également possibilité d'apparition de petits boutons sans gravité sur la peau et perturbations transitoires des paramètres hémato-biochimiques.
Devenir
Les animaux devront le plus souvent être euthanasiés pour prélever des organes et du sang afin de faire des analyses (analyses histologiques, dosages du produit administré, etc...) Par ailleurs, beaucoup des produits évalués sont des molécules qui ne doivent pas être disséminées dans l'environnement. Le maintien en vie des animaux ne sera donc possible qu'à la condition: que les prélèvements précédemment cités ne soient pas nécessaires ET que des données de non excrétion de la molécule administrée soient disponibles. Ce maintien en vie pourra parfois nécessiter l'autorisation d'autorités réglementaires/sanitaires.
Remplacement
Les produits que nous souhaitons tester ont pour finalité d’apporter de nouvelles solutions thérapeutiques dans la lutte contre le cancer chez le Chien, et dans certains cas, chez l'Homme. Il est nécessaire, bien que des tests de toxicité aient été réalisés in vitro et sur d'autres modèles animaux, d’étudier l'administration de ces produits chez le Chien avant de démarrer des études cliniques chez des animaux spontanément malades. L'utilisation d'un organisme complet et vivant est indispensable dans le cadre de l'évaluation de traitements anti-cancéreux, car la complexité des réactions immunitaires, inflammatoires, ainsi que les effets secondaires sur les organes ne peuvent être reproduits par des méthodes de substitution
Réduction
Le nombre d'animaux utilisé sera d'au maximum 50 chiens sur 3 ans, pour l'évaluation de plusieurs candidats thérapeutiques. Le nombre d'animaux a été réduit au minimum permettant d'avoir des résultats scientifiquement exploitables et permettant un passage sans risque sur des patients canins malades.
Raffinement
Durant tout le projet, une attention particulière sera apportée au bien-être des animaux, notamment en conservant l'hébergement en groupe autant que possible en fonction du candidat vaccin testé, par la mise à disposition de jouets régulièrement renouvelés, et par des interactions fréquentes avec les personnes en charge des soins (jeux, caresses, récompenses lors des pesées et examens cliniques…). Si les animaux doivent être hébergés individuellement, pour compenser cet isolement, ils seront hébergés dans des box attenants avec contact olfactif et visuel. Des effets secondaires sont susceptibles d'apparaitre suite aux traitements anti-cancéreux: ils feront l'objet de traitements symptomatiques comme c'est le cas en clinique. Des points limites adaptés seront mis en place afin de limiter l'inconfort des animaux en cours d'étude. Les animaux seront pris en charge par du personnel formé et habilité, et un suivi vétérinaire sera effectué de façon très régulière.
Choix des espèces
Le chien est l'espèce cible pour la plupart des produits qui seront évalués, l'objectif principal étant de vérifier l'innocuité de ces produits avant un passage en essai clinique sur patients canins. Si des thérapies à destination humaine sont évaluées chez le Chien, cela se fera sur la base de publications scientifiques sur le sujet. Les chiens ont en commun avec l'Homme certaines voies de signalisation et récepteurs cellulaires impliqués dans la mise en place du cancer et sont donc un modèle pertinent pour des objectifs scientifiques précis. Les animaux utilisés seront adultes, voire âgés, en raison de la manifestation généralement tardive des cancers.
Utilisation du furet comme modèle expérimental pour le développement de méthodes de reproduction assistée en captivité du vison d’Europe
- Conservation des espèces
8 furets, quatre mâles et quatre femelles, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, puis proposés à l'adoption. Ils subissent des anesthésies générales répétées pour des prélèvements sanguins, des prélèvements de semence par électrostimulation et des inséminations, l'induction d'ovulation pouvant favoriser une pathologie utérine. L'objectif est de mettre au point une insémination artificielle transposable au vison d'Europe, espèce menacée. Le porteur affirme qu'il n'est "pas envisageable" d'expérimenter d'abord sur une espèce devenue rare et qu'aucune modélisation ne peut remplacer le vivant.
Objectifs
Le vison d’Europe (Mustela lutreola) est une espèce de mustélidés vivant encore à l’état sauvage dans le Sud-Ouest de la France mais classée « en danger critique » sur liste rouge de l’Annexe I établie par l’UICN depuis 2011. Elle se reproduit très mal en captivité. Il existe une petite population captive en France. Le projet vise à développer une méthode de reproduction assistée en captivité pour renforcer les élevages conservatoires de l’espèce en vue de relâcher des individus dans le milieu naturel. Pour cela on expérimentera sur une espèce proche par son anatomie et sa physiologie, le furet domestique (Mustela putorius furo). Lorsque la méthode sera opérationnelle (obtention de naissances chez le furet) , elle pourra être utilisée dans des parcs hébergeant des visons d’Europe afin de maximiser le nombre de naissances en captivité tout en veillant à conserver un bon niveau de diversité génétique (travail en lien avec le programme d’élevage européen – EEP), renforçant ainsi les capacités de renforcement des populations sauvages, action prioritaire du 3ème Plan national d’action en faveur du Vison d’Europe dont l’OFB est animateur technique et scientifique.
Bénéfices attendus
Le projet est une étape indispensable pour maîtriser par la suite l’insémination artificielle du vison d’Europe. Il n’était pas envisageable d’expérimenter sur des individus d’une espèce qui devient rare et de ce fait précieuse, d’autant que les visons captifs stressent facilement. Lorsque la méthode sera opérationnelle (obtention de naissances chez le furet) , elle pourra être utilisée dans des parcs hébergeant des visons d’Europe afin de maximiser le nombre de naissances en captivité tout en veillant à conserver un bon niveau de diversité génétique (travail en lien avec le programme d’élevage européen – EEP), renforçant ainsi les capacités de renforcement des populations sauvages, action prioritaire du 3ème Plan national d’action en faveur du Vison d’Europe dont l’OFB est animateur technique et scientifique
Procédures
Prélèvement sanguin sous anesthésie générale chez les furettes, renouvelé 2 fois à 15 jours d’intervalle, et éventuellement d’autres fois à 2 mois d’intervalle en cas de non gestation. Insémination sous anesthésie générale (durée 30 minutes). Nous ferons au maximum 3 essais d’insémination par femelle, seulement en cas de non-gestation. En cas de succès, la femelle ne sera pas mise à la reproduction une seconde fois. Prélèvement de la semence des mâles sous anesthésie générale (durée 30 minutes) 2 fois par semaine jusqu’à obtention d’une technique répétable (normalement en moins de 2 ou 3 semaines ce devrait être obtenu).
Impact sur les animaux
La seule partie pouvant être considérée comme une nuisance est la nécessité d’anesthésies répétées chez les furets. La technique d’électro-stimulation pour le prélèvement de la semence est utilisée chez l’homme paraplégique et chez les animaux. Chez le chat, elle a fait l’objet d’une étude publiée pour confirmer qu’elle ne générait pas d’inflammation rectale. La technique de sondage urétral a été décrite chez le furet à pied noir et il n'a pas été décrit de complication. Il est toutefois possible qu'une irritation de l'urètre puisse se produire, nécessitant un traitement anti-inflammatoire. La technique d’insémination intra-utérine par voie vaginale et cathétérisme du col de l'utérus est couramment pratiquée chez la chienne sans sédation ni anesthésie et est non douloureuse et considéree comme modérée. L'induction de l'ovulation entraîne chez la femelle une sécrétion de progestérone qui peut, dans de très rares cas, promouvoir l'apparition d'une pathologie utérine (pyomètre).
Devenir
Les procédures sont modérées, sans préjudice ni répercussion sur l’animal. Ces animaux sont d’espèce domestique et après l’étude ils seront adoptés en famille. Aucun produit dangereux ne sera administré aux animaux.
Remplacement
Il n’est pas possible de se passer d’essais préalables sur une espèce modèle pour mettre au point une technique d’insémination artificielle chez le vison d’Europe. Il n’est pas envisageable d’expérimenter d’abord sur des individus d’une espèce qui devient rare et de ce fait précieuse, d’autant que les visons captifs stressent facilement. D’autre part, la méthode de prélèvement ne peut pas être modélisée ou simulée, et doit être faite sur du vivant, et doit par la suite être transposable sur l’espèce en danger critique d’extinction.
Réduction
Nous avons choisi d’expérimenter (étude pilote de faisabilité) chez 4 mâles et 4 femelles tous adultes. Des essais préliminaires effectués aux USA ont montré un taux de gestation de 79% (19/24) donc avec 4 femelles nous devrions aboutir à 2 à 3 gestations. Toutefois, notre étude utilise un équipement d’insémination très différent de cette étude américaine. Nous allons tenter d’inséminer par vidéo-endoscopie qui est une technique modérée.
Raffinement
Les méthodes utilisées sont modérées, et se pratiquent presque toutes sous anesthésie générale. Toutefois, une gestion de la douleur (anti-inflammatoires non stéroïdiens) pourra être préconisée si la procédure a été plus longue que prévue. Au niveau de l’hébergement, un enrichissement du milieu (hamacs, jouets…) est prévu pendant toute la période. L’ hébergement se fera en groupes sociaux, pour les femelles en cages, avec hamac, construction en carton et pour les mâles dans une pièce séparée au sol (la taille des cages n’étant pas suffisante pour les mâles nous avons choisi l’option au sol), avec hamac, tapis, cachettes, jouets, structure en carton pour jouer et se cacher.
Choix des espèces
Le vison d’Europe (Mustela Lutreola) est inclus dans le groupe des grandes belettes et est l’animal le plus proche phylogénétiquement du groupe des furets (M. furo, M. putorius, M. eversmanii). Le furet est la forme domestiquée du putois. Or le putois est capable de se reproduire (hydridation) avec le vison d’Europe. C’est donc une espèce très proche et un modèle expérimental idéal. Animaux pubères de plus d’un an (doivent être en âge de se reproduire)
Evaluation de l’efficacité, de l’innocuité de la durabilité de nouvelles méthodes et dispositifs en robotique chirurgicale.
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
- Diagnostic des maladies
- Maladies animales
- Troubles cardiaques
- Troubles gastrointestinaux
- Troubles musculosquelettiques
- Troubles nerveux
- Troubles respiratoires
- Troubles sensoriels
- Troubles urogénitaux
Cochons : 80
Moutons : 80
Bovins : 20
200 chiens, cochons, moutons et bovins vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Ils subissent des prélèvements de sang répétés puis une ou deux chirurgies sous anesthésie, parfois précédées de la création d'une lésion par anastomose, ligature ou occlusion de vaisseaux, pour évaluer des dispositifs de robotique chirurgicale. Le porteur indique une douleur postopératoire pouvant durer plusieurs jours. Il affirme que l'expérimentation sur l'organisme entier est incontournable et relève d'une obligation réglementaire avant l'usage de ces dispositifs chez les patients.
Objectifs
La chirurgie assistée par ordinateur (CAO) regroupe un ensemble d'outils informatiques destinés à aider le chirurgien dans la préparation et la réalisation d’une opération, particulièrement en chirurgie des tissus mous (chirurgie viscérale, urologique ou cardiaque) et en chirurgie orthopédique avec implantation de dispositif ou non. Elle a pour objectif de faciliter la réalisation des gestes diagnostiques ou thérapeutiques par le chirurgien, afin qu’ils soient les plus précis, les plus efficaces et les moins invasifs possible. On entend par dispositif implantable tout dispositif destiné à être implanté de façon invasive en totalité dans le corps humain ou à remplacer une surface épithéliale grâce à une intervention chirurgicale et à demeurer en place après l'intervention. Jusqu'à une dizaine de dispositifs pourront être évalués dans ce projet. Ce projet de recherche a pour objectif la validation de robots ou d'éléments robotiques innovants, l’apprentissage des personnels de santé, le développement de nouvelles stratégies pouvant réduire le traumatisme tissulaire, améliorer le diagnostic et pallier une dysfonction. Ces dispositifs innovants doivent être étudiés sur des modèles animaux vivants pertinents, dans le but de valider leur faisabilité, leur innocuité et leur efficacité. Ces nouvelles techniques moins invasives et ces approches originales permettront de mettre à profit pour les patients et les équipes soignantes les avancées de la robotique dans un environnement chirurgical et interventionnel. L'évaluation et le développement des nouveaux dispositifs/méthodes et techniques en robotique chirurgicale par des méthodes de chirurgie standard et mini-invasives requièrent une phase de recherche et de développement. Les différentes versions de prototypes doivent être confrontées à la modélisation animale pour reproduire fidèlement les contextes clinique, fonctionnel, anatomique et tissulaire qui seront visés par les applications chez les patients. Les objectifs du projet sont doubles : raffiner les prototypes pour en geler les versions jugées efficaces (efficacité) et sécuritaires (innocuité) dans la phase initiale du projet, puis elles entreront alors dans la phase règlementaire du projet pour valider les dispositifs/méthodes/techniques selon la règlementation en vigueur (ISO 10993, BPL OCDE, GLP FDA 21 CFR part 58).
Bénéfices attendus
Les avantages escomptés du projet sont : - Une amélioration de la sécurité et/ou de l'efficacité des machines, dispositifs et techniques évalués. - Pour les aspects thérapeutiques, une réduction du tremblement et de la fatigue du chirurgien, une amélioration de la précision et de la technicité du geste chirurgical par un traitement informatisé de l’image, une vidéo 3D nette pendant toute la durée de l’intervention et une fiabilité du système plus importante, entrainant une plus grande précision du positionnement des prothèses et des implants et permettant par exemple d’éviter les ré opérations parfois multiples des patients. La réduction de l'invasivité du geste chirurgical et des temps opératoires (permettant par exemple la réduction du traumatisme tissulaire et du risque infectieux secondaires, corollaires de ces interventions) sont d'autres bénéfices attendus du projet. - Un autre avantage important des techniques mini-invasives est de permettre une récupération plus rapide des patients, une amélioration des capacités diagnostiques de la pathologie visée peut également être obtenue. - Les avantages peuvent aussi être éducationnels, avec des applications dans la formation des chirurgiens à des techniques opératoires complexes, la planification précise d’interventions chirurgicales délicates et la téléassistance en opérations extérieurs (OPEX) dans le cadre de la chirurgie et la médecine militaire.
Procédures
Les animaux seront soumis aux interventions suivantes : - Des prélèvements sanguins sur animaux vigiles ou légèrement sédatés, pour tous les animaux du projet. La fréquence des prélèvements pouvant être couramment d’un prélèvement par semaine et d'une durée de moins de cinq minutes - Des préparations à l’anesthésie pour les examens d'imagerie et d'implantation chirurgicale qui consistent en la pose d'un cathéter et en l'injection des produits utilisés pour la prémédication et l'anesthésie. Durée de moins de dix minutes. - Des procédures chirurgicales d'évaluation de dispositif en robotique d'assistance chirurgicale avec ou sans procédure chirurgicale de création de modèle lésionnel préalable. Chaque animal du projet ne subira qu'une seule chirurgie d'évaluation de dispositif robotique d'assistance chirurgicale associée ou non à une chirurgie de création de modèle antérieur soit une seule et parfois deux interventions chirurgicales par animal. Comme pour les interventions chez l'Homme, les interventions chirurgicales et les examens d'imagerie sont toujours réalisés sous anesthésie générale (évitant tous stress et douleur pour les animaux) et pourront durer jusqu'à plusieurs heures en cas d’intervention chirurgicale complexe pour tous les animaux du projet.
Impact sur les animaux
Les nuisances ou effets indésirables attendus sur les animaux sont exactement les mêmes que ceux attendus sur un futur patient humain : La faim ,lors de la mise à jeun (12 heures) de l’animal préalablement à l’anesthésie, - Le stress physique induit par la contention/manipulation/pose de cathéter au moment de la préparation de l’anesthésie, - En fonction des besoins et préalablement à la procédure d'évaluation du dispositif robotique, l'induction d'une lésion à la faveur d'une intervention chirurgicale mini-invasive de type anastomose, ligature ou occlusion de vaisseaux par exemple - La douleur en phase postopératoire : jusqu'à plusieurs jours en fonction de l’invasivité de la technique, pour ces derniers points, des mesures de raffinement sont mises systématiquement en place pour minimiser ces effets (comme par exemple le recours systématique à l'anesthésie générale, l'usage systématique de traitements anti-inflammatoires et anti-douleur, la protection des plaies, la mise en place d'un suivi clinique quotidien des animaux).
Devenir
Pour toutes les procédures du projet, la nécessité de collecter des données scientifiques se fera au niveau clinique, au niveau biologique (hématologie et biochimie par exemple), au niveau fonctionnel (données issues des scanners, IRM par exemple) et enfin au niveau tissulaire par la réalisation d'une évaluation nécropsique et d'une évaluation histopathologique après euthanasie des animaux qui déterminera la tolérance locale et générale ainsi que l’altération du dispositif (durabilité). La bonne réalisation de ce suivi règlementaire garantit donc une évaluation complète et des dispositifs et techniques testés dans le projet.
Remplacement
La validation des dispositifs robotiques d’assistance chirurgicale dans ce projet requiert la vérification de la sécurité et de l’efficacité des implants. En effet leur utilisation in fine chez les patients représente des procédures à haut risque létal et il est donc indispensable d’avoir recours à l’expérimentation animale au préalable afin de vérifier le bon fonctionnement des dispositifs et des méthodes d’implantation, leur innocuité et leur durabilité. L’expérimentation sur l’organisme entier, et donc sur animal vivant est incontournable, c’est une obligation règlementaire dans le cadre de l’évaluation des dispositifs robotiques d’assistance chirurgicale.
Réduction
Le nombre d’animaux a été évalué prospectivement et réduit au minimum nécessaire pour répondre aux besoins et objectifs scientifiques du projet, aucune approche statistique n'a été réalisée. Pour réduire le nombre d’animaux, des sélections par méthodes d’imagerie non invasives sont mises en place (IRM, Scanner, Echographie, RX …), permettant par exemple une reconstruction 3D des structures d’intérêt. Un bilan intermédiaire en cours de projet sera effectué pour s’assurer de la pertinence de cette estimation.
Raffinement
Les modèles animaux suivront exactement le cheminement d’un futur patient avec les mêmes exigences et techniques médicales mises en œuvre pour la réalisation des interventions (personnel hautement qualifié, plateau technique opératoire et d’imagerie de pointe). L’ensemble des procédures est conçu pour réduire au maximum le stress, l’angoisse et les contraintes sur les animaux comme le recours systématique à l’anesthésie générale durant les interventions d’imagerie et les procédures chirurgicales. La localisation de la plateforme d'imagerie sur le site même des animaleries permet de réaliser ces examens sur place, réduisant ainsi le recours aux transports pour les animaux et le stress associé. Les paramètres vitaux sont enregistrés et contrôlés par des techniciens spécialisés en anesthésie afin d’adapter les perfusions, l’assistance respiratoire et les dosages d’anesthésiques et d’antalgiques. Les protocoles de réanimation sont standardisés et réalisés par des vétérinaires chirurgiens spécialisés. Pendant et après ces procédures, une analgésie est mise en place et des protocoles de prise en charge de la douleur sont systématiquement appliqués (AINS et/ou opioïdes). Les animaux sont hébergés systématiquement en groupe sociaux ou individuellement pour les besoins de l'étude, ils ont accès à un enrichissement environnemental multimodal (social, alimentaire, manipulatoire et physique) et dans des conditions environnementales d'hébergement contrôlées et maîtrisées (température et ventilation). Des points limites stricts et spécifiques sont appliqués tout au long du projet. Un bilan intermédiaire en cours de projet sera effectué pour évaluer les dommages réellement subis par les animaux.
Choix des espèces
Les dispositifs testés dans ce projet doivent l’être sur une anatomie qui ressemble à celle de l’Homme avec les mêmes dimensions. Cela impose l’expérimentation de ces dispositifs sur des gros animaux pour mimer l’anatomie de patients humains qui vont de l’enfant à l’adulte de grande taille, d’où la nécessité de tester sur les espèces citées ci-dessus. Les différences interspécifiques de la nature tissulaire, de la forme, de la taille anatomique et aussi de la fonction requièrent l’emploi de plusieurs espèces différentes pour optimiser l’expérimentation et l’évaluation des dispositifs évalués dans ce projet. Les ovins sont par exemple, le modèle le plus pertinent pour la durabilité des stratégies opératoires et dispositifs testés dans ce projet. Leur intérêt principal réside dans le fait qu’ils ne sont pas en croissance et sont particulièrement robustes. Les porcins sont par exemple, un modèle très pertinent pour la durabilité de l’ancrage des dispositifs (feuillets valvulaires épais par exemple lorsque le dispositif est implanté dans le cœur). Les porcs sont également le modèle plus proche de l’homme pour ce qui est chirurgie viscérale et seront privilégiés, de ce fait, pour la robotique utilisée en chirurgie viscérale. Les bovins sont par exemple, un modèle très pertinent pour leur grande taille et le débit élevé des dispositifs cardiovasculaire potentiellement testés dans ce projet (robotique chirurgicale utilisée pour la chirurgie cardiovasculaire). Les canins ne seront utilisés que plus rarement, lorsqu’ils sont le seul modèle à présenter la spécificité anatomique ou fonctionnelle la plus proche de l’homme. Par exemple les canins sont le seul modèle à présenter un auricule gauche avec ostium comme chez l’homme, un comportement du tissu de conduction cardiaque proche de l’homme, etc. Les animaux utilisés pourront être des juvéniles ou adultes. L’objectif scientifique est d’avoir une anatomie de taille ou une situation clinique comparable à celle observée chez l’Homme.
Evaluation de l’efficacité, de l’innocuité de la durabilité de nouvelles méthodes et dispositifs pour le diagnostic et le traitement les affections en uro-néphrologie par des méthodes de chirurgie standard et mini-invasives.
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
- Diagnostic des maladies
- Troubles endocriniens
- Troubles urogénitaux
Cochons : 100
Moutons : 50
200 chiens, cochons et moutons vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils subissent des prélèvements sanguins et des chirurgies d'implantation de dispositifs urologiques pouvant durer plusieurs heures sous anesthésie, avant une mise à mort suivie de nécropsie et d'examen des tissus. Le porteur décrit des suites post-opératoires douloureuses pouvant durer plusieurs jours selon l'invasivité. Il affirme que l'expérimentation sur "organisme entier" est "incontournable" et relève d'une "obligation règlementaire" pour valider ces dispositifs implantables.
Objectifs
La chirurgie uro-néphrologique s’est développée rapidement dans la deuxième moitié du XXème siècle avec par exemple l’avènement de la transplantation rénale (années 60-70), ou encore de l’hémodialyse (années 50-60) permettant de sauver des millions de personnes par an, le développement de nouvelles technologies comme les circuits extracorporels avec filtre de dialyse permettant la déviation du sang vers un filtre externe et ainsi sa purification artificielle. Il est possible dès lors de pallier des dysfonctions importantes du rein par exemple. De même, le traitement des affections prostatiques, tumorales par exemple a fait des progrès immense grâce par exemple à l’avènement de techniques chirurgicales peu invasives. Les progrès diagnostiques et thérapeutiques se développent rapidement pour l’ensemble des organes de l’appareil urinaire et ses annexes. L’évaluation et le développement de nouvelles méthodes, molécules, dispositifs et techniques pour les affections de l’appareil urinaire et ses annexes par des méthodes de chirurgie standard et mini-invasives nécessitent une phase de recherche pré-clinique et développement qui permet de mettre au point ces méthodes et d’en vérifier leur sécurité. On entend par dispositif implantable tout dispositif destiné à être implanté de façon invasive en totalité dans le corps humain ou à remplacer une surface épithéliale grâce à une intervention chirurgicale et à demeurer en place après l'intervention. Jusqu'à une dizaine de dispositifs pourront être évalués dans ce projet. Les différentes versions de prototypes doivent être confrontées à la modélisation animale pour reproduire fidèlement les contextes clinique, fonctionnel, anatomique et tissulaire qui seront visés par les applications chez les patients. Les objectifs du projet sont doubles : raffiner les prototypes pour en geler les versions jugées efficaces (efficacité) et sécuritaires (innocuité) dans la phase initiale du projet, puis elles entreront alors dans la phase règlementaire du projet pour valider les dispositifs/méthodes/techniques selon la règlementation en vigueur (ISO 10993, BPL OCDE, GLP FDA 21 CFR part 58).
Bénéfices attendus
L'avantage escompté et les bénéfices attendus sont une amélioration de la prise en charge des patients, une amélioration de la durabilité et de l’efficacité des implants pour éviter leur rejet, et ainsi les ré opérations parfois multiples des patients, pour réduire les temps de cicatrisation qui handicapent les patients, et réduire le traumatisme tissulaire, corollaire de ces interventions, ainsi que l'occurrence d'effets indésirables comme les infections grâce au recours à des méthodes d'implantation mini-invasives. Un autre avantage important des techniques mini-invasives est de permettre une récupération plus rapide des patients.
Procédures
Les animaux seront soumis aux interventions suivantes : - Des prélèvements sanguins sur animaux vigiles ou légèrement sédatés, pour tous les animaux du projet. La fréquence des prélèvements pouvant être couramment d’un prélèvement par semaine et d'une durée de moins de cinq minutes - Des préparations à l’anesthésie pour les examens d'imagerie et d'implantation chirurgicale qui consistent en la pose d'un cathéter et en l'injection des produits utilisés pour la prémédication et l'anesthésie. Durée de moins de dix minutes. Comme pour les interventions chez l'Homme, les interventions chirurgicales et les examens d'imagerie sont toujours réalisés sous anesthésie générale (évitant tous stress et douleur pour les animaux) et pourront durer jusqu'à plusieurs heures en cas d’intervention chirurgicale complexe pour tous les animaux du projet.
Impact sur les animaux
Les nuisances ou effets indésirables attendus sur les animaux sont exactement les mêmes que ceux attendus sur un futur patient humain : - la mise à jeun (12 heures) de l’animal préalablement à l’anesthésie, - la contention/manipulation/pose de cathéter au moment de la préparation de l’anesthésie, - les suites postopératoires (inflammation, douleur : jusqu'à plusieurs jours en fonction de l’invasivité de la technique), pour cela des mesures de raffinement sont mises systématiquement en place pour minimiser ces effets (comme par exemple la protection des plaies, l'usage de traitements anti-inflammatoires et anti-douleur).
Devenir
Pour toutes les procédures du projet, la nécessité de collecter des données scientifiques se fera au niveau clinique, au niveau biologique (hématologie et biochimie par exemple), au niveau fonctionnel (données issues des scanners, IRM par exemple) et enfin au niveau tissulaire par la réalisation d'une évaluation nécropsique et d'une évaluation histopathologique après euthanasie des animaux qui déterminera la tolérance locale et générale ainsi que l’altération du dispositif (durabilité). La bonne réalisation de ce suivi règlementaire garantit donc une évaluation complète et des dispositifs testés dans le projet.
Remplacement
La validation des dispositifs médicaux implantables dans ce projet requiert la vérification de la sécurité et de l’efficacité des implants. Le recours à l’animal vivant pour évaluer les différentes versions de prototypes afin de reproduire fidèlement les contextes clinique, fonctionnel, anatomique et tissulaire qui seront visés par les applications chez les patients est indispensable. En effet leur utilisation in fine chez les patients humains représente des procédures à haut risque létal et il est donc indispensable d’avoir recours à l’expérimentation animale au préalable afin de vérifier le bon fonctionnement des dispositifs et des méthodes d’implantation, leur innocuité et leur durabilité. L’expérimentation sur l’organisme entier, et donc sur animal vivant est incontournable, c’est une obligation règlementaire dans le cadre de l’évaluation des dispositifs médicaux implantables.
Réduction
Le nombre d’animaux a été évalué prospectivement et réduit au minimum nécessaire pour répondre aux besoins et objectifs scientifiques. Pour réduire le nombre d’animaux, des sélections par méthodes d’imagerie non invasives sont mises en place (IRM, Scanner, Echographie, RX …), permettant par exemple une reconstruction 3D des structures d’intérêt. Un bilan intermédiaire en cours de projet sera effectué pour s’assurer de la pertinence de cette estimation.
Raffinement
Les modèles animaux suivront exactement le cheminement d’un futur patient avec les mêmes exigences et techniques médicales mises en œuvre pour la réalisation des interventions (personnel hautement qualifié, plateau technique opératoire et d’imagerie de pointe). L’ensemble des procédures est conçu pour réduire au maximum le stress, l’angoisse et les contraintes sur les animaux comme le recours systématique à l’anesthésie générale durant les interventions d’imagerie et les procédures chirurgicales. La localisation de la plateforme d'imagerie sur le site même des animaleries permet de réaliser ces examens sur place, réduisant ainsi le recours aux transports pour les animaux et le stress associé. Les paramètres vitaux sont enregistrés et contrôlés par des techniciens spécialisés en anesthésie afin d’adapter les perfusions, l’assistance respiratoire et les dosages d’anesthésiques et d’antalgiques. Les protocoles de réanimation sont standardisés et réalisés par des vétérinaires chirurgiens spécialisés. Pendant et après ces procédures, une analgésie est mise en place et des protocoles de prise en charge de la douleur sont systématiquement appliqués (AINS et/ou opioïdes). Les animaux sont hébergés systématiquement en groupe sociaux ou individuellement pour les besoins de l'étude, ils ont accès à un enrichissement environnemental multimodal (social, alimentaire, manipulatoire et physique) et dans des conditions environnementales d'hébergement contrôlées et maîtrisées (température et ventilation). Des points limites stricts et spécifiques sont appliqués tout au long du projet. Un bilan intermédiaire en cours de projet sera effectué pour évaluer les dommages réellement subis par les animaux.
Choix des espèces
Les dispositifs testés dans ce projet doivent l’être sur une anatomie qui ressemble à celle de l’Homme avec les mêmes dimensions, ce qui impose l’expérimentation sur des gros animaux pour mimer l’anatomie de patients humains qui vont de l’enfant à l’adulte de grande taille. Les différences interspécifiques de la nature tissulaire, de la forme, de la taille anatomique et aussi de la fonction requièrent l’emploi de plusieurs espèces différentes pour optimiser l’expérimentation et l’évaluation des dispositifs évalués dans ce projet. Les animaux utilisés pourront être de tous les stades de développement : juvéniles ou adultes. L’objectif scientifique est d’avoir une anatomie de taille ou une situation clinique comparable à celle observée chez l’Homme.
Validation de la réponse à la pentagastrine chez le chien
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
Gardés en vie à l'issue pour être inclus dans de futures études de médicaments, 12 chiens vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chacun reçoit une injection intramusculaire de pentagastrine, une molécule qui déclenche la sécrétion gastrique, et subit trois prélèvements de suc gastrique par un tube passé dans l'œsophage, avant l'injection puis à 30 et 60 minutes. Il s'agit de repérer les chiens qui répondent à la pentagastrine, pour mesurer ensuite l'acidité de leur estomac avant de futurs essais où le pH gastrique compte. Le porteur présente le chien comme "une espèce facile à manipuler" et une espèce "qui sera demandée dans les futures études", puis reconnaît pour l'effectif : "Il n'y a pas eu d'approche statistique".
Objectifs
L'objectif de ce projet est de pouvoir identifier des animaux qui répondent à la pentagastrine. La pentagastrine a pour effet d'entrainer la sécrétion gastrique. Cela permettra donc de vérifier l'acidité du pH gastrique chez les chiens et de limiter les variations inter individuelles également. Le pH gastrique à un rôle majeur au niveau de l'absorption des principes actifs dans les études de pharmacocinétiques.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus sont de pouvoir vérifier que les animaux répondent bien à l'injection de pentagastrine. Cela permettra de vérifier l'acidité de l'estomac avant l'administration d'un élément d'essai. Ce projet permettra de s'assurer que les animaux sélectionnés pour de prochaines études seront dans de bonnes conditions pour pouvoir évaluer des paramètres physico chimiques des éléments testés dans le but de générer de nouveaux médicaments.
Procédures
Dans ce projet, il y aura des prélèvements de suc gastrique pour mesurer le pH du contenu de l'estomac. Pour cela, le suc gastrique sera prélevé via l'utilisation d'un tube gastro oesophagial. Il y aura 3 prélèvements ( avant le début du test puis à 30 et 60 min). La durée d'un prélèvement est de l'ordre de la minute. Les animaux auront aussi une administration d'une solution de pentagastrine. Le volume administré sera de 0.08 mL/kg. La durée de l'administration: inférieure à la minute.
Impact sur les animaux
Les gestes techniques réalisés dans ce projet seront: - gavage ( voie orale): cela peut engendrer du stress lié à la contention - administration intramusculaire: cela peut également engendrer du stress lié à la contention, et peut être une gêne musculaire juste aprés administration.
Devenir
Tous les animaux seront gardés en vie à la fin de cette procédure.
Remplacement
La réponse à la pentagastrine est individu dépendante. Il est necessaire dans ce projet de sélectionner les animaux qui répondront favorablement à l'effet de la pentagastrine en vu de réaliser de prochaines études pour lesquelles les éléments d'essai seront dépendant du pH gastrique. Les approches in vitro permettent de mimer la dissolution d'un élément test à un certain pH mais cela ne permet pas de voir les phases absorption, de distribution, de métabolisme et d'élimination. Il est donc indispensable de recourir à l'animal dans son ensemble.
Réduction
Des groupes de 3 animaux par élément d'essai testé seront prévus. Pour une étude nous pouvons prévoir 6 animaux soit 2 groupes de 3. Sur une durée de 5 ans nous prévoyons de valider la réponse à la pentagastine sur 12 animaux pour avoir 2 groupes de 6 animaux au total. Il n'y a pas eu d'approche statistique. C'est le nombre d'animaux minimal requis pour avoir un nombre animaux suffisant pour être inclus dans de futures études.
Raffinement
Pendant la période d'acclimatation et durant le test , les animaux seront hébergés par groupe de 2 ou 3. Un suivi quotidien sera mis en place pour l'observation générale des animaux. Le jour du test les animaux seront observés plusieurs fois par jour. Si de la douleur est ressenti au cours du test, possibilité d'utiliser des analgésiques. Cette décision sera prise par le vétérinaire désigné. De l'enrichissement ( exemple: balle, corde, cachette, fond musical ) sera présent autant que possible dans les hébergements. Dans ce projet les points limites sont: - Des vomissements qui seraient liés à la technique de gavage ou qui suivrait l'injection de pentagastrine - Des douleurs au moment de l'administration de la solution de pentagastrine - Des douleurs au moment de la réalisation des gavages pour le prélèvement de suc gastrique Si les vomissements sont trés fréquents et important, si la douleur est également bien présente alors cela sera considéré comme un critère d'arrêt.
Choix des espèces
Espèce de choix pour valider ce type de réponse. Le chien est une espèce facile à manipuler. Données bibliographiques disponibles sur cette espèce. Espèce qui sera demandée dans les futures études. Adultes. Animaux adultes necessaire pour ce type de projet.
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
- Maladies animales
12 chiennes vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, puis rendues à leurs propriétaires. Amenées dans un centre hospitalier vétérinaire pour une ovariectomie de convenance, elles reçoivent par voie intraveineuse un analgésique en développement à la place de la méthadone habituelle, avec jusqu'à trois prises de sang. Le porteur décrit la chienne comme un bon modèle de douleur post-opératoire et attend de l'essai la dose efficace du produit, chez l'humain à moyen terme. Il écarte le remplacement en affirmant que l'évaluation repose sur des observations comportementales impossibles sans animal vivant.
Objectifs
Notre laboratoire est en cours de développement d’un analgésique non opioïde, pour le traitement des douleurs aiguës et chroniques de forte intensité et/ou réfractaire aux autres analgésiques. Le développement clinique initial se concentre sur le traitement des douleurs post-chirurgicales pour lesquelles une prise en charge adaptée est nécessaire. Dans ce cadre, il est couramment noté que la réduction de la douleur post-opératoire diminue l’anxiété et l’inconfort des patients et contribue à une meilleure récupération post-opératoire aussi bien chez les animaux que chez l’homme. Actuellement, les molécules utilisées en routine pour traiter les douleurs postchirurgicales chez le chien comme chez l’homme comprennent l’utilisation de médicaments de type opioïdes/morphiniques associés à des anti-inflammatoires et des analgésiques non opioïdes comme les anti-inflammatoires non stéroïdiens, médicaments inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline, paracétamol, prégabaline. Concernant les anti-inflammatoires, leurs effets indésirables incluent des troubles gastro-intestinaux (les plus fréquents) et plus rarement des troubles rénaux ou hépatiques. Bien que les protocoles analgésiques varient selon les cliniques vétérinaires, les opioïdes sont souvent la pierre angulaire de la thérapie analgésique post-opératoire. Malgré leurs avantages, les effets indésirables des opioïdes chez le chien incluent la bradycardie, l’hypoventilation, le reflux gastro-oesophagien et la dysphorie. En situation postopératoire, les effets indésirables de type dysphorie, nausées, vomissements, iléus comptent parmi les plus fréquents. De plus, la fréquence élevée de l’addiction aux opioïdes chez l’homme et la « crise des opioïdes » aux Etats-Unis pourraient contribuer à une limitation des opioïdes en médecine vétérinaire. La molécule innovante que nous développons a déjà montré des effets analgésiques chez les Rongeurs de laboratoire. Les essais de toxicité et de pharmacologie de sécurité sont en cours et donnent des résultats encourageants. Les doses toxiques chez le chien sont connues. Nous devons déterminer la dose efficace chez le chien pour développer des essais d’effet/dose et en vue d’une application chez le chien voire chez l’homme à moyen terme.
Bénéfices attendus
De cet essai nous attendons de connaître la dose efficace pour traiter la douleur post-opératoire chez la chienne, qui est un bon modèle de douleur post-opératoire.
Procédures
Les sujets d'études sont des chiennes que leur proprétaires conduisent dans un centre hospitalier vétérinaire pour une ovariectomie, dans le but de les stériliser. Notre protocole conduit à essayer un produit analgésique innovant à la place de la méthadone qui est généralement administrée par voie intra veineuse chez les chiennes. Notre produit sera administré par voie intra-veineuse au même moment, à la place de la méthadone. L'ovariectomie sera réalisée exactement de la même façon que pour toute chienne prise en charge dans un centre hospitalier vétérinaire. Une telle intervention chirurgical dure 30 minutes en moyenne. Elle se déroule sous anesthésie générale. La totalité de la prise en charge de la chienne dure 24h entre le moment où elle arrive dans l'établissement, jusqu'au moment où elle ressort. Entre temps, elle reçoit les injections de la préanesthésie 15 minutes avant l'intervention, puis elle est opérée. Elle reçoit ensuite les injections post-opératoires, et 3 prises de sang sont réalisées au maximum, ce qui représente une contrainte d'une à deux minutes à chaquef fois.
Impact sur les animaux
Notre essai est réalisé en tant qu'essai préclinique de terrain, dans un contexte d'une chirurgie demandée par le propriétaire de l'animal pour sa stérilisation. Les nuisances ou effets indésirables liés au caractère expérimental de notre essai sont les suivants : - effets indésirables éventuels liés à la molécule administrée, puisqu'il est en cours de développement : il pourrait provoquer un inconfort transitoire mais jusqu’ici aucun effet indésirable n’a été observé - maintien de la chienne en hospitalisation quelques heures de plus que la durée d'hospitalisation normale pour une chienne venue pour la stérilisation. Nous pouvons être amenés à garder la chienne pour observations pendant la nuit qui suit l'intervention et la rendre le lendemain en fin matinée. Des critères d'intervention très précoces sont déterminés pour éviter toute souffrance inutile des chiennes si le produit n'est pas efficace. Dans ce cas, un antalgique de référence est administré rapidement. D'autre part, en cas d'incident, qu'il soit dû au produit testé ou non, la chienne est confiée à un service de soins intensifs dans un centre hospitalier vétérinaire performant.
Devenir
Le projet ne se déroule pas dans un laboratoire, mais sur le terrain, parmi la clientèle d'un centre hospitalier vétérinaire, sur la base d'un consentement libre et éclairé des propriétaires. Les animaux ne sont donc jamais dans aucun laboratoire, ils arrivent au centre hospitalier vétérinaire le jour de leur opération et retournent dans leur foyer le lendemain de l'opération.
Remplacement
Nous réalisons un essai clinique très précoce (qui s'assimile aux essais de phase I ou II chez l'Homme) pour connaître une dose efficace d'un analgésique. L'évaluation de l'efficacité se fait par des observations comportementales qui ne sont possibles que chez un animal vivant.
Réduction
Le calcul de la taille de l'échantillon a été effectué afin de déterminer le nombre minimum de cohortes incluses qui conduira à une recommandation de traitement avec la véritable dose efficace. Les simulations se base sur l'hypothèse que les scores de douleur suivent une distribution normale.
Raffinement
Les chiennes sont accueillies et prises en charge exactement comme toutes les chiennes qui viennent dans le centre hospitalier vétérinaire. Notre essai ne modifie rien dans tous les éléments techniques. Pour les 3 cohortes de 4 chiennes, nous substituons notre produit à l'analgésique couramment utilisé. Les chiennes sont donc hébergées dans un chenil hospitalier où elles arrivent à jeun. Elles sont opérées et le réveil, ainsi que toute la phase postopératoire sont suivis très attentivement. Au bout de 2 à 3h, si la chienne est bien réveillée, elle peut boire et manger. Ensuite, elle est gardée dans une cage confortable. Les propriétaires sont invités à lui apporter des objets familiers et peuvent lui rendre visite. La chienne est promenée en dehors de la cage pour lui permettre de faire ses besoins à l'extérieur. Elle est rendue à ses propriétaires dès le lendemain matin. Des critères d'intervention très précoces sont déterminés pour éviter toute souffrance inutile des chiennes si le produit n'est pas efficace. Dans ce cas, un antalgique de référence est administré rapidement. D'autre part, en cas d'incident, qu'il soit dû au produit testé ou non, la chienne est confiée à un service de soins intensifs dans un centre hospitalier vétérinaire performant. L'étude s'arrête là pour l'animal, qui est ainsi soigné. C'est le point limite de l'étude.
Choix des espèces
Cet essai est réalisé chez le chien qui est une espèce cible de ce produit. C'est donc sur ce modèle que sera déterminée la dose efficace. Nous incluons des chiennes adultes qui auront au moins 6 mois âge auquel elles ont eut les premières chaleurs et auquel les propriétaires viennent généralement pour une stérilisation.
Etude de pharmacocinétique et évaluation de la tolérance locale chez le chat aprés une administration répétée
- Recherche appliquée
- Maladies animales
6 chats vont être utilisés, gardés en vie et réutilisés à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance léger et modéré. Ils reçoivent une gélule par jour pendant quatorze jours sur trois périodes, soit 42 capsules, ainsi que quinze prélèvements sanguins, pour mesurer la pharmacocinétique et la tolérance d'un médicament anticancéreux destiné aux chats. Le porteur indique que le traitement peut provoquer une hypersalivation, des vomissements, une dépression et une anorexie. Sur le remplacement, il affirme qu'aucune méthode ne reproduit la diffusion d'un produit dans le sang et qu'il est "indispensable" de recourir à l'animal entier.
Objectifs
Les objectifs de ce projet sont de déterminer les paramètres pharmacocinétiques du produit testé à trois doses différentes aprés une administration quotidienne pendant 14 jours consécutifs et d'évaluer certains paramètres cliniques pour déterminer la tolérance de l'élément test.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus sont de pouvoir démontrer les paramètres pharmacocinétiques de la molécule testée administrée à trois doses différentes et d'évaluer certains paramètres cliniques pour déterminer la tolérance de l'élément test. Ce projet participe à l'élaboration d'un nouveau médicament anticancéreux dont l'espèce cible est le chat.
Procédures
Une gélule/jour sera administrée directement dans le gueule de l'animal pendant 14 jours consécutifs et durant 3 périodes. Une période de repos de 14 jours entre chacune des périodes sera respectée. Il y aura au total 42 capsules administrées. La durée d'une administration est de l'ordre de la minute. Suite à ces administrations, des prélèvements sanguins seront réalisés. Il y aura 15 prélèvements de 3 mL dont 2 à 4.5 mL. C'est 15 prélèvements sont répartis sur 14 jours. Le nombre maximal de prélèvement de sang sur 24h est de 6 avec un volume maximal de 3 mL chacun. La durée d'un prélèvement sanguin est de l'ordre de la minute.
Impact sur les animaux
Dans ce projet, les animaux auront une administration journalière pendant 14 jours consécutifs durant 3 périodes espacées d'au minimum 14 jours. Il s'agit d'une administration orale cela va engendrer une contention manuelle de l'animal pour une durée d'environ 1 minute. Il y aura également des prélèvements sanguins. Cela va également demander une contention de l'animal pour une durée d'environ 1 minute également pour chaque prélèvement. La classe thérapeutique est un anti cancéreux. Il peut y avoir des observations cliniques comme hypersalivation, vomis, comportement anormal : dépression, anorexie ...) Un suivi quotidien voir plusieurs fois par jour sera mis en place pour la prise en charge précoce de ces éventuels effets secondaires.
Devenir
Tous les animaux seront gardés en vie à la fin de cette procédure
Remplacement
Aucune méthode alternative ne permettant actuellement de reproduire la diffusion d’un produit dans le sang des animaux, ni de mimer la tolérance du produit administré, il est indispensable de recourir à l’animal entier.
Réduction
Dans ce projet il est prévu 4 animaux qui seront administrés et 2 animaux de réserves. C'est le nombre d'animaux minimal pour avoir des résultats interprétables.
Raffinement
Les chats seront hébergés par groupe de 2 durant toute la durée de l'essai. De l'enrichissement (exemple: griffoir, coussin) sera présent dans chaque box autant que possible. Dans ce projet les points limites sont: - vomis à répétition - comportement anormal sévère comme anoréxie entrainant une perte de poids d'au minimum 20% - une souffrance observée sur l'animal ( douleurs abdominale, douleur au niveau des sites de prélèvements sanguins...) - agréssivité envers un congénère Tout au long du projet, les animaux seront suivis. Si besoin il y aura la possibilité d'avoir recours à des anti vomitifs ou analgésiques. Cette décision sera prise par le vétérinaire désigné.
Choix des espèces
Espèce cible pour ce produit vétérinaire Adulte, age supérieur à 1 an. Animaux de poids supérieur à 2.5 Kg.