Carnivores

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  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Chiens : 20
Souffrances
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Devenir
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 20
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20 chiens vont être utilisés, gardés vivants et destinés à être réutilisés, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal reçoit un produit vétérinaire immunosuppresseur par voie intraveineuse à jeun, subit deux prélèvements de ganglions et dix-sept prélèvements sanguins répartis sur 44 jours. Le porteur décrit une prestation destinée à mesurer l'efficacité et la sécurité du produit et signale des vomissements comme effet possible. Il justifie le recours au chien par l'absence de méthode reproduisant la diffusion d'un produit dans "l'organisme entier" et par le fait qu'il s'agit de l'espèce cible.

Objectifs

L'objectif de ce projet est d'évaluer les paramètres pharmacocinétiques de l'élément d'essai testé (avec un effet cumulatif ou non) à six doses différentes ainsi que son efficacité et d'évaluer la sécurité du produit test . Ce produit test sera mis en comparaison avec un contrôle positif ( la référence).

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus sont de pouvoir démontrer l'efficacité du produit test en le comparant au groupe contrôle , d'identifier à partir de quelle dose des signes cliniques apparaissent, d'évaluer la dose maximale que peut recevoir l'animal sans signe clinique et sans modifications des paramètres sanguins mais également de démontrer l'efficacité du produit administré grace aux prélèvements des cellules des noeuds lymphatiques.

Procédures

Dans ce projet les nuisances sont: 1) l'administration des éléments tests par voie intraveineuse pendant 30 minutes avec mise à jeun au moins 10h avant. Aministration répétée 14 jours aprés la première administration 2) Deux prélèvements au niveau des noeuds lymphatiques seront réalisés 6 jours avant administration et 20 jours après . Durée d'un prélèvement de l'ordre de la minute 3) Dix-sept prélèvements sanguins seront réalisés sur animal vigiles répartis sur 44 jours au total. Durée de l'ordre de la minute.

Impact sur les animaux

Le produit test fait partie de la classe thérapeutique anti inflammatoire/immunosuppresseur. L'effet indésirable susceptible d'être observé suite aux traitements est un vomissement qui a été observé en intraveineuse bolus dans un projet antérieur. Un suivi quotidien (voir plusieurs fois par jour) sera mis en place pour l'observation générale des animaux et la détection précoce de signe clinique pour une prise en charge rapide d'éventuels effets secondaires. Dans ce projet les nuisances sont: 1) l'administration des éléments tests par voie intraveineuse avec mise à jeun au moins 10h avant. Cela necessite une contention legère des animaux. Effets indésirables susceptibles, vomissement . 2) Prélèvements aux niveaux des noeuds lymphatiques . Cela necessite une contention legère des animaux. Effets indésirables irritation et inflammation post ponction au niveau du site de prélèvement. 3) Les prélèvement sanguins seront réalisés. Les sites de prélèvements seront alternés autant que possible. Les prélèvements seront réalisés par un personnel formé et conformément à la réglementation en vigueur. On ne s'attend pas à d'autre effet indésirable en particulier.

Devenir

Tous les animaux seront gardés en vie à la fin de cette procédure.

Remplacement

Aucune méthode alternative ne permettant actuellement de reproduire la diffusion d’un produit dans le sang des animaux au niveau de l'organisme entier, il est indispensable de recourir à l’animal entier. Aucune méthode alternative ne permet d'évaluer l'efficacité et la sécurité d'un produit test chez le chien.

Réduction

Pour la phase 1; 6 animaux seront inclus pour la mise en place de la technique pour le prélèvement des noeuds lymphatiques. Necessité de déterminer le site de prelèvement (ganglion lymphatiques au niveau des membres ou au niveau des mandibules, technique par aspiration ou par un système de va et vient). Pour la phase 2; 14 animaux seront inclus pour le réalisation de l'étude. Ils seront réparti en 5 groupes: un groupe contrôle de deux animaux recevra l'élément de référence à deux occasions et 4 groupes de 3 animaux recevront l'élément d'essai. C'est le nombre d'animaux minimal pour avoir des résultats représentatifs et interprétables. Pas de test statistique réalisé aupréalable.

Raffinement

Pendant la période d'acclimatation, les animaux seront hébergés par groupe de 2 ou 3. Puis ils seront hébergés en condition individuelle à partir de l'administration jusqu'à 4h aprés. Cet hebergement en individuel est necessaire pour faciliter l'observation des animaux. Un suivi quotidien (voir plusieurs fois par jour) sera mis en place pour l'observation générale des animaux et la détection précoce de signe clinique pour une prise en charge rapide d'éventuels effets secondaires. De l'enrichissement ( exemple: balle, corde) sera présent autant que possible dans les boxes. Dans ce projet les points limites sont: - Des vomissements qui seraient trés fréquents et qui impacteraient le bien être de l'animal - Des douleurs, saignements, gonflements observés au niveau de la zone de prélèvement des noeuds lymphatiques - Des douleurs, irritation ou inflammation importantes au niveau de la zone des prélèvements sanguins. Si de nombreux vomissements sont observés, un traitement antivomitif pourra être appliqué. Cette décision sera prise par le vétérinaire désigné. Un maximum des 10 vomissements sur 24h sera toléré au delà de 10 vomissements cela sera consideré comme un critère d'arrêt. S'il y a une forte présence de sang dans les vomissements cela sera considéré comme un critère d'arrêt immédiat. Si un gonflement, un léger saignement ou une douleur est présente au niveau d'une zone de prélèvement de noeuds lymphatiques alors un autre site de prélèvement sera choisi et l'animal sera suivi pour suivre l'évolution de la zone douloureuse. Des antalgiques, anti inflammatoires pourront être utilisés si nécessaire. Décision prise par le vétérinaire désigné. Les sites de prélèvements sanguins ( au niveau des veines jugulaires) seront alternés autant que possible pour éviter toute douleur ou inflammation au niveau des sites de prélèvements.

Choix des espèces

Espèce cible pour ce produit vétérinaire Adultes. Animaux adultes necessaire pour ce type de projet. Animaux qui ont fini leur croissance.

  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
    • Troubles nerveux
Rats : 100
Lapins : 300
Chiens : 100
Cochons : 100
Chèvres : 100
Moutons : 200
Souffrances
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▲ 300
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Devenir
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 900

900 animaux non-humains, dont 300 lapins, 200 moutons, 100 chèvres, 100 cochons, 100 chiens et 100 rats, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance modéré et sévère. Chaque individu subit une chirurgie d'implantation d'un dispositif médical de une à deux heures, parfois suivie d'une seconde chirurgie de retrait, avec prélèvements sanguins, imagerie et enregistrements cérébraux pouvant durer jusqu'à quatre heures pendant lesquels l'animal peut être isolé. Le porteur décrit une activité de prestation menée pour un donneur d'ordre et indique que les tissus entourant l'implant sont prélevés après mise à mort pour analyse. Il affirme qu'il n'existe pas de méthode alternative et que la réglementation impose le recours aux animaux avant les essais cliniques.

Objectifs

Ce projet vise à évaluer la tolérance (ou sécurité) ainsi que la performance (ou efficacité) des produits de santé en neurologie (exemple : électrode cérébrale pour la stimulation ou l'enregistrement de signaux cérébraux, implant pour soulager les douleurs de la colonne vertébrale, les hernies discales, implant pour la réparation des os du crane...). Ces produits, destinés à être mis en contact avec le corps humain et particulièrement avec le système nerveux (cerveau, moelle épinière) doivent être préalablement testés pour garantir le bon rétablissement des patients après chirurgie, et pour garantir leur sécurité et efficacité lors de l'utilisation clinique. Compte-tenu de la complexité des mécanismes de régulation d'un organisme vivant, ainsi que de la sensibilité et fragilité du système nerveux, le recours au modèle animal est nécessaire pour répondre aux objectifs du projet, avant de pouvoir passer aux tests chez l'humain. La réglementation exige de prouver l'efficacité des produits de santé et de réduire au minimum le risque de réactions indésirables avant de proposer un produit sur le marché.

Bénéfices attendus

Ce projet permet d'obtenir dans différents modèles animaux de données de performance et de tolérance des produits de santé en neurologie. Ainsi, il est possible d'analyser ces produits en vue de répondre aux exigences des autorités réglementaires dans l'obtention d'une mise sur le marché. Pour chacune des procédures, qui décrivent différents modèles animaux permettant d'évaluer les dispositifs médicaux en fonction de leur indications cliniques (par exemple : électrode implantée dans le cerveau, système de stabilisation de la colonne vertébrale ...), les bénéfices susceptibles sont principalement de faire avancer les connaissances sur la réaction de l'organisme après mise en contact avec le dispositif médical mais aussi sur son efficacité. Cela permet d'obtenir des données sur la sécurité du produit (exemple : il n'induit pas de réaction inflammatoire anormale), et des données sur la performance du produit (exemple : le produit a engendré une stabilisation de la colonne vertébrale, évaluée par le biais de la fusion de 2 vertèbres entre elles). Ainsi si les différents produits obtiennent des résultats satisfaisants à ce stade, ils pourront ensuite passer à l'étape suivante des tests cliniques, chez l'homme, avant d'être proposés à l'ensemble de la population, après validation des instances réglementaires.

Procédures

Pour l'ensemble des procédures, tous les animaux seront soumis à une intervention chirurgicale afin d'implanter le dispositif médical à tester (cette intervention chirurgicale peut durer entre 1h et 2h). Cette intervention a toujours lieu sous anesthésie générale (chimique et gazeuse), analgésie et antibiothérapie. Certains animaux peuvent être soumis à une intervention chirurgicale supplémentaire si le but de l'étude est aussi d'évaluer la cicatrisation après retrait du dispositif de son site d'implantation (cette intervention chirurgicale peut durer entre 1h et 2h). Cette intervention aura lieu dans les mêmes conditions que celles précédemment citées. Des prélèvements sanguins peuvent etre réalisés en cours d'étude. Ceux-ci pourront se faire sous anesthésie ou non, selon le contexte de réalisation de cet acte (en cours de chirurgie, pendant le temps de l’étude ou juste avant l’euthanasie des animaux en fin d’étude). D'autres type d'interventions non douloureuses, de type scanner ou radiographies pour observer le dispositif en cours d'étude, peuvent être réalisées sous anesthésie légère (en général, en fonction de la durée de l'étude (plusieurs années possibles), 1 à 3 sessions d'imagerie peuvent etre envisagées en cours d'étude). De même, des enregistrements cérébraux suite aux stimulations électriques des électrodes implantées (procédures 3 ou 6 par exemple) pourront être réalisées en cours d'étude. Ces enregistrements sont non douloureux et peuvent etre réalisés chaque jour de la semaine (5x/semaine), pendant quelques minutes à 4 heures maximum par session, ou bien durant la nuit (12 heures maximum). Lors de ces enregistrements, l'animal pourra être isolé.

Impact sur les animaux

Les nuisances ou effets indésirables pouvant survenir chez les animaux sont, selon les procédures, une douleur et stress liés à la chirurgie, une perte de poids ou d’appétit liée aux effets de l’anesthésie et/ou de la chirurgie, pendant quelques jours, un risque infectieux à la chirurgie, un hématome sur le site opératoire, pouvant entrainer, selon la localisation : déficit sensitif et/ou moteur des membres postérieurs (troubles de la locomotion), trouble de la commande vésicale ou anale (incontinence), signes neurologiques (port de tête anormal, tremblements corporels, convulsions).

Devenir

Pour répondre aux objectifs de chacune des procédures du projet, des observations post-mortem sont nécessaires. En effet, la sécurité des produits est évaluée en observant la réaction des tissus au contact du dispositif à tester, et ceci se fait par prélèvements des tissus et organes entourant le produit, afin de réaliser des analyses microscopiques (histologie notamment, qui est la meilleure méthode d'évaluation des effets locaux induit par un produit étranger à l'organisme, comme l'inflammation par exemple). De même la performance peut, elle aussi, être évaluée par des tests spécifiques sur les organes et le dispositif prélevé (exemple : tests mécaniques sur des vertèbres pour évaluer la fusion dans le cadre de la procédure de stabilisation de la colonne vertébrale). En raison des objectifs des procédures de ce projet, il n'est pas possible de maintenir en vie les animaux utilisés.

Remplacement

A ce jour, il n'existe pas de méthode alternative permettant d'évaluer la sécurité et la performance des dispositifs médicaux utilisés en neurologie, en raison des interactions complexes s'établissant entre le tissus ciblé (exemple : cerveau, moelle épinière) et le dispositif lui-même. De plus, l’utilisation d’animaux est requise dans la réglementation que doivent suivre les tests précliniques sur les dispositifs médicaux, avant de pouvoir lancer les tests cliniques.

Réduction

Le donneur d'ordre demandant la réalisation de ces tests s'engage à ne pas faire renouveler à l'identique un essai déjà mené précédemment. Le dispositif à tester est le dispositif final, celui qu'il est prévu d'implanter chez l'homme ensuite. Il ne s'agit pas d'un produit en cours de développement, pouvant subir encore beaucoup de modifications de sa composition ou de sa forme. Cela implique donc que l'utilisation des animaux n'a lieu qu'en dernier lieu et assure qu'il n'y aura pas d'animaux utilisés inutilement sur un dispositif qui ne serait pas finalisé. Avant de lancer une étude réglementaire à grande échelle sur un dispositif médical, il est aussi possible de lancer des études pilotes qui permettront, sur un faible nombre d'animaux, de comparer plusieurs produits entre eux afin de sélectionner le produit pour l'étude à grande échelle. De plus, l’interprétation des résultats nécessite toujours de comparer ceux obtenus chez des animaux qui reçoivent le produit à évaluer avec ceux obtenus d’animaux qui reçoivent un produit « contrôle », dont l’effet attendu est déjà connu. Pour réduire encore le nombre d’animaux inclus en étude, il est possible d'utiliser un même groupe "controle", pour plusieurs groupes "test" recevant des produits à tester différents. Le nombre d'animaux à inclure en étude est imposé par les normes en vigueur (exemple : minimum 10 sites d'implantation sur un minimum de 3 animaux par groupe et par délai d'analyse, et pour les produits au contact du cerveau : minimum 8 animaux par groupe et par délai d'analyse).

Raffinement

Le stress des animaux est limité par la mise en place d'une période d’acclimatation à leur arrivée dans l'établissement utilisateur, pendant laquelle ils ne subissent aucune manipulation non indispensable. Ensuite, pour les procédures le nécessitant, une période d’habituation et d'entrainement aux actes spécifiques (contention, palpation, isolement, mise en place d'éléments pour les sessions d'enregistrement cérébraux…) est réalisée pour réduire l’aspect anxiogène de ces manipulations. Des enrichissements sont présents dans l’environnement des animaux (jouets, plateforme de repos, augmentation de la quantité de litière…), et ces mesures sont renforcées en phase post-opératoire (ajout d’enrichissements alimentaires par exemple pour certaines espèces). Afin de limiter au maximum la douleur des animaux, les interventions chirurgicales sont réalisées sous anesthésie chimique et gazeuse, et analgésie (à base de morphiniques). En cas de signes de douleur et signes cliniques, le traitement adapté sera mis en place. Les animaux sont suivis de façon quotidienne, 7 jours sur 7 sur la base des critères suivants : apparence et état général, consommation alimentaire et hydrique et transit, attitude, comportements, signes cliniques. Si des points limites sont atteints pour plusieurs de ces critères, relevant d'un inconfort ou souffrance importants, et si le traitement mis en place n'a pas d'effet, l'animal est alors euthanasié. En phase post-opératoire, le suivi est renforcé et des soins post-opératoires spécifiques peuvent être mis en place (surveillance ou réfection des pansements s'il y a lieu, désinfection des sites chirurgicaux…). En cas d’anomalie clinique, sanitaire ou comportementale, l’équipe vétérinaire assure l’examen clinique et le suivi de l’animal, afin de mettre en place une gestion adéquate de la douleur ou de l’anomalie constatée selon chaque cas. Le risque infectieux est controlé par l'administration d'antibiotique en phase per-opératoire.

Choix des espèces

L’espèce animale choisie est définie dans le(s) texte(s) de référence. Les produits de petite taille/miniaturisé seront testés préférentiellement chez le rat ou le lapin. Les produits de taille importante seront préférentiellement testés chez le chien, les ovins/caprins ou les porcs/miniporcs. Lorsque plusieurs espèces répondent aux critères, le choix est arbitré par la durée de l’essai (pour une étude sur le long terme, utilisation d’espèces à longue durée de vie). Le choix entre les grands modèles repose aussi sur les similarités avec l’Homme: -Développement du cerveau, myélinisation, biochimie, surface du cerveau et proportion de matière blanche similaire chez le porc. -Caractéristique anatomique de la moelle épinière, vertèbres cervicales similaires et modèle reconnu pour la recherche sur la colonne vertébrale chez les ovins -Colonne vertébrale uniforme et régulière simplifiant les procédures chirurgicales, taille du canal vertébral, structure et biomécanique de la colonne lombaire et thoracique similaires. Les critères pris en considération dans le choix du stade de développement sont les suivants : 1. Suivi des recommandations des textes de référence Le stade de développement est exprimé en âge ou en poids. Dans la plupart des cas, l’utilisation d’animaux adultes est recommandée. 2. Propriétés intrinsèques du produit à tester En l’absence de recommandation particulière dans le(s) texte(s) de référence et si la nature du produit le requière, le stade de développement est pertinemment sélectionné. En l’absence d’exigence particulière, l’utilisation d’animaux au stade adulte est privilégiée. 3. Cas particulier des porcs domestiques Pas de recommandation spécifique réglementaire d’où le choix d’utiliser des porcs domestiques en croissance (âgés d’au moins 8 semaines). Etant donné les conditions d’hébergement, le comportement social et la manipulation des animaux, l’utilisation de porcs domestiques en croissance est la plus appropriée dans ce projet.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
    • Bien-être animal
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Chats : 45
Souffrances
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▲ 45
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Devenir
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 45
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45 chats vont être utilisés, en gravité légère, réutilisés ensuite dans d'autres études puis placés à l'adoption. Chaque chat est anesthésié six fois, à deux à six semaines d'intervalle, pour des détartrages et des prises de sang à jeun, afin de mesurer l'effet d'une algue sur la plaque dentaire. Le but déclaré est commercial, développer et mettre sur le marché une friandise pour chats aux propriétés bucco-dentaires, le porteur listant parmi les risques des anesthésies répétées apnées, arrêts cardiorespiratoires et hypothermie. Sur le remplacement, il affirme qu'aucune méthode alternative prouvée n'évalue l'effet d'un aliment sur la plaque dentaire et que le recours au chat ne peut être évité.

Objectifs

Le projet a pour but d'évaluer le bénéfice d'aliments fonctionnels sur la santé bucco-dentaire chez le chat. L'étude a pour objectif de valider l'effet d'un ingrédient (algue Fucus vesiculosus) ayant des propriétés anti-microbiennes sur le ralentissement du développement de la plaque dentaire et du tartre chez le chat, en association aux propriétés mécaniques d'une friandise dans laquelle sera ajoutée cet ingrédient.

Bénéfices attendus

Le projet permettra le développement et la mise sur le marché d'une friandise chat ayant des propriétés bénéfiques sur la santé bucco-dentaire des chats, par l'association synergique d'effets mécaniques et chimiques.

Procédures

Les animaux seront soumis à plusieurs anesthésies en vue de procéder au nettoyage des dents et à la notation du niveau de tartre et de plaque dentaire accumulés pendant les différentes phases du protocole. Au total, chaque chat sera anesthésié 6 fois avec un intervalle de 2 ou 6 semaines. Les chats seront anesthésies 6 fois, voir annexe 1 pour les détails. Les prises de sang seront réalisées après un jeûne de 7h avant la première et la quatrième anesthésie et pendant la dernière anesthésie. Prémédication : 15 à 20 minutes avant induction. Détartrage : 30-40 minutes par chat. La durée du détartrage varie en fonction de la quantité de tartre qui se sera développée. Evaluation des paramètres dentaires : 25-30 minutes. Anesthésie totale du début de la prémédication à phase de réveil : 70 minutes lors phase détartrage, 60 minutes lors phase évaluation dentaire.

Impact sur les animaux

La friandise portant les effets mécaniques et contenant (ou non) l'ingrédient actif a précédemment été évalué pour l’appétence. Aucune nuisance ou effet indésirable (vomissement, diarrhées,…) n'a été détecté lors de sa consommation. Bien-être : phase de jeûne de 8 à 11h avant l’anesthésie, hébergement en cage les jours d’anesthésie. 1) Santé : Prise de poids étant donné que les chats peuvent manger plus que leurs besoins de maintenance, perte de poids si les chats consomment moins que leurs besoins de maintenance. Les effets ci-dessous ne sont pas des effets attendus mais plus des effets potentiels liés à des incidents lors du protocole; 2) Suite aux prélèvements sanguins : douleurs liés à l'introduction d'une aiguille, possibles hématomes, infections; 3) Suite aux anesthésies : risques anesthésiques comme apnées, arrêts cardio-respiratoires, réactions allergiques, hypotension, hypothermie, lésions trachéales sur un incident d’intubation, ralentissement du transit intestinal, sécheresse oculaire et risque de kératite. Infections pulmonaires en cas de fausses routes en cas de vomissements. Risque d’insuffisances rénales secondaires à une hypotension; 4) Suite aux détartrages : douleurs gingivales potentielles; 5) Suite aux traitements médicamenteux : effets secondaires possibles et connus liés à l'utilisation des médicaments suivants: Kétamine 1000®; Domitor ®; Vertegesic ®; Propovet ®; 6) Apparition de maladie non liée à l’application du protocole : ex : maladie hormonale (diabète)

Devenir

La procédure considérée étant légère, il est prévu de réutiliser les 45 chats dans d'autres études qui pourraient être réalisées le cas échéant dans l'EU. Après leur période d'activité, les chats seront placés à l'adoption.

Remplacement

Il n'existe pas de méthode alternative prouvée permettant d'évaluer l'impact de la consommation d'un aliment sur le développement de la plaque dentaire et du tartre chez l'animal. Par conséquent, il n'est pas possible de remplacer le recours à l'espèce animale étudiée dans ce projet, soit le Chat.

Réduction

Une analyse statistique a permis de déterminer le nombre d'animaux au plus juste, tenant compte de la variabilité attendue dans les résultats. Ce nombre a été évalué à 43 chats minimum.

Raffinement

La durée de chaque phase de 42 jours a été envisagée afin de limiter les effets indésirables de l’anesthésie sur la santé et le bien-être des animaux. Gêne à l’intubation : utilisation de spray d’anesthésique local en région laryngée; Risque hypothermie : utilisation d’un tapis chauffant; Risque d’hypovolémie : chats sont mis sous perfusion; Risque de dépression respiratoire : monitoring avec un capnographe; Utilisation d’un concentrateur à oxygène. Risque d’arrêt cardiorespiratoire : suivi de la fréquence à intervalle régulier. (Annexe 4) Détartrage : administration d'un analgésique per-opératoire pour diminuer les douleurs gingivales éventuelles; Prise de sang : anesthésie locale afin de réduire la douleur liée à la piqûre de l’aiguille. Au terme de la seconde phase du protocole, une analyse statistique sera réalisée afin d'évaluer la pertinence de continuer l'étude ou non. Dans l'éventualité d'un arrêt de l'étude, cela permettrait de réduire le nombre d'anesthésies réalisées au total par rapport à l'objectif de départ. Les données comparées seront celles du scoring dentaire (gingivite, plaque et tartre, voir Annexe 2). Nous provisionnons une différence minimale de 15% à l’issue de la seconde évaluation dentaire, on estime une variabilité naturelle à 10% (absence de données bibliographiques). Si la différence est inférieure à 15%, alors le protocole sera arrêté. Il en sera conclu que les friandises étudiées n’ont pas d’effet positif sur la santé bucco-dentaire. Application de points limites stricts détailles dans le paragraphe 4.2 décrivant la procédure expérimentale.

Choix des espèces

La friandise développée est destinée aux Chats uniquement. L'aliment test étant uniquement destiné à des animaux adultes, ceux utilisés pour le projet seront adultes.

  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
Chiens : 3
Souffrances
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▲ 3
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Devenir
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 3
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3 chiens vont être utilisés, réutilisés ensuite dans d'autres phases plutôt que tués, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils reçoivent à trois reprises une injection de fentanyl, puis un placebo ou un antidote, avec pose de cathéters veineux et artériel et suivi cardiovasculaire et respiratoire, pour comparer une naloxone modifiée à la naloxone standard. Le porteur mentionne comme nuisances le stress de la contention et un hématome possible au cathéter, le surdosage de fentanyl restant selon lui "peu probable". Il justifie le recours au chien par la nécessité d'un "organisme entier" métaboliquement proche de l'humain et prévoit de réutiliser les trois animaux sur avis vétérinaire.

Objectifs

Les surdoses d’opiacés (molécules de la famille de la morphine) sont un problème croissant, en particulier aux Etats-Unis où elles représentent plus de 100000 morts par an. En parallèle, les chiens peuvent également être victimes d’intoxications aux opiacés, que ce soit par consommation accidentelle dans le cas de chiens de compagnie, ou au cours du travail pour des chiens de recherche de drogues. Chez l’Homme comme chez le chien, la Naloxone (NX) est utilisée comme antidote. Elle est très efficace et agit rapidement. Néanmoins, son effet n’est pas immédiat, des doses importantes sont nécessaires pour antagoniser les dérivés morphiniques, et sa durée d’action est plus courte que celle du fentanyl, un dérivé morphinique fréquemment utilisé, ce qui induit un risque de re-surdose. La NXm est une nouvelle formulation de Naloxone modifiée qui a été mise au point pour atteindre plus vite le système nerveux central, afin d’antagoniser plus rapidement et à moindre dose le fentanyl. Par ailleurs, le métabolisme prédit de la NXm est plus long que celui de la Naloxone, ce qui devrait conduire à une durée d’action plus longue dépassant celle du fentanyl. Tous ces éléments ont déjà été validés in vitro puis in vivo chez le petit animal (rat). Néanmoins, des études in vitro ont montré que le NXm est très instable dans le plasma de rat ou de souris, alors que sa demi-vie est pus longue et très similaire chez l’Homme et le chien. L’objectif de ce projet est de réaliser une première étude pilote chez le chien, visant à comparer l’effet de la NXm et de la NX après une dose standard de fentanyl, afin de vérifier que les critères mesurés permettent de détecter l’effet du fentanyl puis de l’antagoniste, et de vérifier que la NXm antagonise le fentanyl de manière comparable à la Naloxone. Cette étude permettra de préparer des phases ultérieures d’évaluation pré-clinique de la NXm.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de vérifier que la NXm permet d'antagoniser le fentanyl au moins aussi efficacement que la NX, et que les critères mesurés au cours du projet permettent bien de détecter l'effet du fentanyl et de son antagonisation chez le chien. Ce projet constitue donc une expérience pilote qui posera les jalons des phases ultérieures de validation pré-clinique de la NXm. A terme, la NXm pourrait remplacer la NX et permettre de sauver davantage de vies humaines et canines.

Procédures

Les chiens seront soumis 3 fois, espacées d'une semaine, à une injection IV de fentanyl à la dose recommandée chez le chien pour une analgésie per-opératoire. Après 30 minutes, ils recevront soit un placebo, soit de la Naloxone, soit la NXm. Ils seront suivis sur le plan de leur pression artérielle, leur température, leur électrocardiogramme et leur respiration, durant 2h00 en tout sur une table d'examen, puis durant 4 heures (électrocardiogramme et respiration) dans leurs conditions habituelles d'hébergement). Les gestes invasifs requis pour ces procédures sont la pose d'un cathéter veineux (5 minutes), et celle d'un cathéter artériel (5 minutes). Des prélèvements de sang (7 prélèvements de 1 ml, quelques secondes par prélèvement) seront effectués directement au cathéter artériel, sans avoir recours à une nouvelle ponction.

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues de ce projet sur les chiens sont les suivantes : - Stress lié au fait d'être manipulé sur une table d'examen - Gêne liée au port d'un dispositif de suivi ambulatoire ECG et respiratoire (modérée) - Hématome possible suite au positionnement d'un cathéter artériel - Surdose de fentanyl (très peu probable)

Devenir

Les trois chiens utilisés dans ce projet seront réutilisés dans des phases ultérieures de validation pré-clinique de la NXm, sur avis du vétérinaire désigné.

Remplacement

Des études in vitro ont été menées en amont sur la molécule développée. Des études in vivo chez le petit animal ont par ailleurs montré son efficacité après une surdose de fentanyl. Les étapes de validation pré-cliniques doivent désormais être réalisées dans un organisme entier métaboliquement proche de l'Homme et permettant de mesurer les effets du fentanyl et de son antagonisation sur les fonctions cardiovasculaires et respiratoires notamment.

Réduction

Le nombre de chiens inclus (3) a été réduit au minimum nécessaire permettant de conclure sur les données obtenues. Il s'agit du nombre d'animaux nécessaire et suffisant pour démontrer un retour à une fréquence cardiaque normale après antagonisation du fentanyl (passage de 66 bpm à 110 bpm, écart-type 10 bpm). Le protocole d'étude en cross-over permet également de contribuer à la réduction.

Raffinement

Une attention particulière sera portée à la réduction du stress engendré par la manipulation des chiens sur table d'examen. Ils y seront progressivement habitués en amont du projet ("medical training" en phase d'acclimatation). Le jour J ils seront rassurés et manipulés par des personnes connues. Un monitoring complet sera mis en place permettant de détecter précocement d'éventuelles complications et d'agir rapidement si elles se présentaient. Les gestes invasifs, certes peu nombreux (cathéters veineux et artériel), seront pratiqués de manière à éviter toute complication, l'asepsie lors de la pose et l'hémostase au retrait des cathéters seront notamment particulièrement soignées. Des points limites adaptés ont été définis, portant principalement sur les risques liés à un surdosage de fentanyl (même si celui-ci est peu probable), permettant d'injecter de la naloxone en pareil cas. Sur le plan de l'hébergement, les chiens sont hébergés en petits groupes sociaux compatibles, sur litière, et ont à leur disposition des plateformes, lieux de couchage et jouets. Ils bénéficient de sorties quotidiennes 7j/7 en groupes plus larges et d'interactions quotidiennes avec l'Homme.

Choix des espèces

Des études in vitro ont démontré que la demi-vie de la NXm est plus proche de celle qui sera observée chez l'Homme chez le chien que dans d'autres espèces. C'est pourquoi les étapes de validation pré-cliniques sont prévues dans cette espèce. Par ailleurs, si le développement de la NXm est un succès, cela pourra également bénéficier à l'espèce canine. Les chiens utilisés seront de jeunes adultes, permettant de travailler sur des organismes pleinement matures, sans interférence du vieillissement.

  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
    • Diagnostic des maladies
    • Troubles sensoriels
Chiens : 25
Cochons : 50
Souffrances
▲ -
▲ 38
▲ 37
▲ -
Devenir
 -
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 -
 75

50 cochons et 25 chiens vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Ils subissent des prélèvements sanguins hebdomadaires, des prélèvements de moelle osseuse et l'implantation chirurgicale sous anesthésie de dispositifs oculaires, opérations pouvant durer plusieurs heures, pour évaluer jusqu'à une dizaine de prototypes censés restaurer la vision. À la fin, tous sont euthanasiés pour prélever et analyser les tissus, le porteur invoquant une obligation règlementaire. Sur le remplacement, il affirme que l'expérimentation sur l'"organisme entier" est "incontournable" et le recours à des mammifères de grande taille "nécessaire" pour reproduire l'anatomie humaine.

Objectifs

Les pathologies oculaires entrainent des lésions qui peuvent affecter gravement la vision de manière irréversible. Ces pathologies sont multiples et peuvent atteindre les différents segments de l’œil : dégénérescence maculaire liée à l’âge, hyperpigmentation focale, rétinopathie chronique, décollement de rétine, néovascularisation, cataracte, glaucome, greffe de la cornée… Plusieurs pathologies de cécité résultent de la perte des photorécepteurs ou des cellules ganglionnaires de la rétine qui communiquent l’information visuelle au cerveau via le nerf optique. Différentes stratégies thérapeutiques sont à l’étude pour ralentir la dégénérescence des cellules par des approches pharmacologiques ou de thérapie génique. Les prothèses rétiniennes permettent de proposer une solution pour les patients ayant perdu la vision en réactivant les cellules rétiniennes résiduelles par stimulations électriques via un dispositif électronique. Ce projet de recherche s’intéresse aux nouvelles approches thérapeutiques dans le traitement des pathologies oculaires. L’objectif est de conduire des études permettant d’évaluer de nouveaux dispositifs médicaux implantables et de nouvelles approches chirurgicales visant à restaurer la vision et les fonctions altérées de l’œil. On entend par dispositif implantable tout dispositif destiné à être implanté de façon invasive en totalité dans le corps humain ou à remplacer une surface épithéliale grâce à une intervention chirurgicale et à demeurer en place après l'intervention. Jusqu'à une dizaine de dispositifs pourront être évalués dans ce projet Les différentes itérations de prototypes des dispositifs doivent être confrontées au modèle animal de grande taille qui permet de respecter les contraintes anatomiques trouvées chez l’homme en reproduisant fidèlement le contexte clinique, fonctionnel, anatomique et tissulaire visé pour les futures applications humaines. Les objectifs du projet sont doubles : raffiner les prototypes pour en geler les versions jugées efficaces (efficacité) et sécuritaires (innocuité) dans la phase initiale du projet, puis ces versions entreront alors dans la phase règlementaire du projet pour valider les dispositifs/méthodes/techniques selon la règlementation en vigueur (ISO 10993, BPL OCDE, GLP FDA 21 CFR part 58).

Bénéfices attendus

Les avantages escomptés du projet sont : - Une amélioration de la sécurité et/ou de l'efficacité des implants, dispositifs et techniques évalués. - Une amélioration de la durabilité des implants (permettant par exemple d’éviter le rejet de ceux-ci et les ré opérations parfois multiples des patients), la réduction de l'invasivité du geste chirurgical et des temps opératoires (permettant par exemple la réduction du traumatisme tissulaire et du risque infectieux secondaires, corollaires de ces interventions) sont d'autres bénéfices attendus du projet. - Un autre avantage important des techniques mini-invasives est de permettre une récupération plus rapide des patients, une amélioration des capacités diagnostiques de la pathologie visée peut également être obtenue

Procédures

Les animaux seront soumis aux interventions suivantes : - Des prélèvements sanguins sur animaux vigiles ou légèrement sédatés dont la fréquence pourra être couramment d’un prélèvement sanguin par semaine et d'une durée de moins de cinq minutes, - Des prélèvements tissulaires ou de moelle osseuse pourront être réalisés sous anesthésie générale, durant la phase d'implantation chirurgicale. - Des préparations à l’anesthésie pour les examens d'imagerie et d'implantation chirurgicale qui consistent en la pose d'un cathéter et en l'injection des produits utilisés pour la prémédication et l'anesthésie. Durée de moins de dix minutes. Comme pour les interventions chez l'Homme, les interventions chirurgicales et les examens d'imagerie sont toujours réalisés sous anesthésie générale (évitant tous stress et douleur pour les animaux) et pourront durer jusqu'à plusieurs heures en cas d’intervention chirurgicale complexe pour tous les animaux du projet.

Impact sur les animaux

Les nuisances ou effets indésirables attendus sur les animaux sont exactement les mêmes que ceux attendus sur un futur patient humain : - la mise à jeun (12 heures) de l’animal préalablement à l’anesthésie, - la contention/manipulation/pose de cathéter au moment de la préparation de l’anesthésie, - les suites postopératoires (inflammation, douleur : jusqu'à plusieurs jours en fonction de l’invasivité de la technique), pour cela des mesures de raffinement sont mises systématiquement en place pour minimiser ces effets (comme par exemple la protection des plaies, l'usage de traitements anti-inflammatoires et anti-douleur).

Devenir

Pour toutes les procédures du projet, la nécessité de collecter des données scientifiques se fera au niveau clinique, au niveau biologique (hématologie et biochimie par exemple), au niveau fonctionnel (données issues des scanners, IRM par exemple) et enfin au niveau tissulaire par la réalisation d'une évaluation nécropsique et d'une évaluation histopathologique après euthanasie des animaux qui déterminera la tolérance locale et générale ainsi que l’altération du dispositif (durabilité). La bonne réalisation de ce suivi règlementaire garantit donc une évaluation complète et des dispositifs testés dans le projet.

Remplacement

La validation des dispositifs médicaux implantables dans ce projet requiert la vérification de la sécurité et de l’efficacité des implants. En effet leur utilisation in fine chez les patients représente des procédures à haut risque létal et il est donc indispensable d’avoir recours à l’expérimentation animale au préalable afin de vérifier le bon fonctionnement des dispositifs et des méthodes d’implantation, leur innocuité et leur durabilité. L’expérimentation sur l’organisme entier, et donc sur animal vivant est incontournable, c’est une obligation règlementaire dans le cadre de l’évaluation des dispositifs médicaux implantables.

Réduction

Le nombre d’animaux a été évalué prospectivement et réduit au minimum nécessaire pour répondre aux besoins et objectifs scientifiques. Pour réduire le nombre d’animaux, des sélections par méthodes d’imagerie peu invasives sont mises en place (Imagerie par Résonnance Magnétique, Scanner, Echographie, Rayons X …), permettant par exemple une reconstruction 3D des structures d’intérêt. Un bilan intermédiaire en cours de projet sera effectué pour s’assurer de la pertinence de cette estimation.

Raffinement

Les modèles animaux suivront exactement le cheminement d’un futur patient avec les mêmes exigences et techniques médicales mises en œuvre pour la réalisation des interventions (personnel hautement qualifié, plateau technique opératoire et d’imagerie de pointe). L’ensemble des procédures est conçu pour réduire au maximum le stress, l’angoisse et les contraintes sur les animaux comme le recours systématique à l’anesthésie générale durant les interventions d’imagerie et les procédures chirurgicales. La localisation de la plateforme d'imagerie sur le site même des animaleries permet de réaliser ces examens sur place, réduisant ainsi le recours aux transports pour les animaux et le stress associé. Les paramètres vitaux sont enregistrés et contrôlés par des techniciens spécialisés en anesthésie afin d’adapter les perfusions, l’assistance respiratoire et les dosages d’anesthésiques et d’antalgiques. Les protocoles de réanimation sont standardisés et réalisés par des vétérinaires chirurgiens spécialisés. Pendant et après ces procédures, des protocoles de prises en charge de la douleur sont systématiquement appliqués (Anti-Inflammatoires Non Stéroïdiens et/ou opioïdes). Les animaux sont hébergés systématiquement en groupe sociaux ou individuellement pour les besoins de l'étude, ils ont accès à un enrichissement environnemental multimodal (social, alimentaire, manipulatoire et physique) et dans des conditions environnementales d'hébergement contrôlées et maîtrisées (température et ventilation). Un bilan intermédiaire en cours de projet sera effectué pour évaluer les dommages réellement subis par les animaux.

Choix des espèces

Les dispositifs ophtalmiques testés dans ce projet doivent l’être sur une anatomie qui ressemble à celle de l’Homme avec les mêmes dimensions pour mimer l’anatomie de patients humains qui vont de l’enfant à l’adulte. Pour tester l’implantation de dispositifs conçus pour s’adapter à l’œil humain, le recours à des mammifères de grande taille est donc nécessaire. L’anatomie et la physiologie des yeux des ruminants étant trop éloignées de celle de l’homme (champ de vision élargi, netteté diminuée, temps d’adaptation lumière …), les différences interspécifiques de la nature tissulaire et de la forme et taille anatomique et aussi de fonction requiert l’emploi de plusieurs espèces différentes pour optimiser l’expérimentation et l’évaluation des dispositifs de ce projet, le projet prévoit le recours à des modèles porcins et canins justifiés par une taille et une fonction oculaires proche de ceux de l’Homme. Les animaux utilisés pourront être des juvéniles ou adultes. L’objectif scientifique est d’avoir une anatomie de taille ou une situation clinique comparable à celle observée chez l’Homme.

  • Recherche appliquée
    • Diagnostic des maladies
    • Maladies animales
Chiens : 15
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 15
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Devenir
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 8
 -

15 chiens beagles sains vont être utilisés, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, huit réutilisés ensuite pour des travaux pratiques et sept proposés à l'adoption. Chaque animal reçoit trois traitements oraux successifs et subit de nombreuses prises de sang, jusqu'à neuf par journée sur cinq cinétiques réparties sur douze semaines, ainsi que des prélèvements d'urine sous échographie. Le porteur décrit un inconfort limité aux ponctions veineuses répétées et prévoit une sortie d'étude si les veines s'abîment. Il justifie le recours au chien sain par la nécessité d'écarter toute maladie rénale préexistante et compare un antihypertenseur récent, le telmisartan, au bénazépril.

Objectifs

Les maladies rénales chroniques (MRC) sont fréquemment rencontrées chez le chien. Certaines conditions fréquemment associées aux MRC, comme l’hypertension artérielle ou la protéinurie, sont des facteurs péjoratifs en termes de progression de la maladie et nécessitent une prise en charge médicale spécifique. Le traitement repose majoritairement sur des molécules avec divers modes d'action sur la fonction rénale comme le bénazépril ou plus récemment le telmisartan. Néanmoins, ces molécules peuvent avoir des effets secondaires pouvant contre-indiquer leur utilisation et/ou compliquer le suivi des patients atteints de MRC. Pour autant, l’effet du telmisartan sur la fonction rénale n’a pas encore été décrit chez le chien sain, ni n’a été comparé au bénazérpil plus couramment utilisé en cas de MRC à ce jour. Les objectifs de ce projet sont : 1. de décrire l’impact d’un traitement oral d’une semaine à base de telmisartan ou de bénazépril (versus placebo) sur la fonction rénale de chiens sains ; 2. de documenter la persistance dans le temps, après l’arrêt des traitements, des modifications éventuellement constatées ; 3. de comparer les variations observées chez les chiens sains recevant le telmisartan, le bénazépril ou le placebo.

Bénéfices attendus

Cette étude permettrait une meilleure compréhension et la caractérisation des effets cliniques et biologiques inhérents au telmisartan chez un patient sain, en comparaison avec la molécule historique (bénazépril) utilisée dans le contexte des maladies rénales chroniques chez le chien, et contre placébo. Cela permettrait également, dans un contexte clinique réel (insuffisance rénale chronique par exemple) de mieux comprendre et anticiper les variations biologiques présentes lors du suivi de ces patients, comme inhérentes au traitement ou à l’évolution naturelle de la maladie.

Procédures

Administration de 3 traitements successivements : une fois/jour pendant 1 semaine pour les traitements 1 et 2, deux fois par jour pendant 1 semaine pour le traitement 3. Administration d'un marqueur de la fonction rénale par voie intraveineuse : 5 fois soit à chaque début de cinétique plasmatique. Prélèvements sanguins : 9 prélèvements sur une journée * 5 cinétiques réparties sur 12 semaines. Prélèvements urinaires : un à J0 (avant traitement), J7 (fin traitement 1), J28 (fin sevrage 1), J35 (fin traitement 2), J56 (fin sevrage 2), J63 (fin traitement 3), J84 (après traitement).

Impact sur les animaux

Les chiens pourront être soumis à un risque de stress et de douleur lors de la réalisation des prises de sang et d’urines, minimisés par la réalisation d’une contention efficace permettant la réalisation rapide du prélèvement, à l’utilisation d’aiguilles et seringues stériles à usage unique et par un personnel compétent. Les prélèvements d'urine seront réalisés uniquement sous contrôle échographique. L’innocuité de cette procédure a déjà été démontrée et justifie sa réalisation dans l’étude présentée. Au cours de chaque journée de prélèvement, 9 prises de sang seront réalisées avec des volumes totaux de sang prélevés ne dépassant pas 13 mL par journée. Aucun changement majeur dans l’environnement des Beagles ne sera réalisé.

Devenir

Les animaux pourront être réutilisés pour la prochaine sessions de Travaux Pratiques du Service de Physiologie (procédures légères) ou proposés à l'adoption.

Remplacement

Cette étude ne peut être réalisée in vitro compte tenu des interactions métaboliques entre les reins et les autres organes de l’organisme ainsi que de la complexité de la fonction rénale évaluée dans cette étude. Il est nécessaire de travailler avec des chiens sains afin de s’affranchir de l’influence d’une maladie rénale pré-existante sur les variables d’intérêt et donc afin de réaliser cette étude en l’absence de facteur confondant.

Réduction

Les effectifs nécessaires ont été prédéterminés en fonction des données existantes et selon des tests adaptés de puissance statistique.

Raffinement

Les procédures réalisées sur les chiens ne sont pas risquées et peu invasives. La source principale d’inconfort correspond à la réalisation de plusieurs prises de sang sur la journée. Pour limiter la gêne liée à ces actes, seules des personnes expérimentées réaliseront les prélèvements sanguins. De plus, chaque prise de sang sera accompagnée de l’application d’Hémoclar sur la veine jugulaire. Si un chien présente un hématome trop important, la veine contro-latéral pourra être utilisée. Par ailleurs, une sortie d’étude sera considérée si les veines sont considérées trop abîmées et source d’inconfort significatif pour l’animal. La tolérance des prises de médicaments sera évaluée par un bilan sanguin hebdomadaire afin de prévenir l'apparition d'effets secondaires et être en mesure d'écarter l'animal de l'étude avant tout signe d'inconfort ou de douleur.

Choix des espèces

L’étude est conduite sur des chiens qui représentent la principale espèce susceptible de bénéficier des IECA et/ou du telmisartan en pratique clinique. Peu de données sont actuellement disponbile sur l’efficacité comparée de ces deux traitements chez le chien. Le chien d’expérimentation est donc un excellent modèle, directement transposable aux chiens présentés en pratique dans un contexte de maladie rénale chronique. Animaux adultes. Les jeunes animaux (< 1an) ne sont pas inclus compte tenu des différences d’intervalles de référence connues chez les animaux en croissance et de la durée de l’étude s’étalant sur plus d’un mois. Le risque de mettre en évidence des variations dues à la croissance serait alors un biais difficile à compenser. Par ailleurs, épidémiologiquement, les très jeunes adultes sont les moins représentés parmi les animaux présentant des affections rénales.

  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
Chiens : 9
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 9
Devenir
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 -
 -
 9

9 chiens atteints d'une myopathie de Duchenne vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Ils subissent 38 prélèvements sanguins, trois biopsies musculaires, des IRM et un protocole de lymphodéplétion par cyclophosphamide qui affaiblit leurs défenses immunitaires, pour caler une étape préparatoire à un futur essai de cellules CAR-T contre la fibrose. Le porteur indique que les chiens seront mis à mort en fin de projet pour prélever de nombreux tissus, des points limites déclenchant leur mise à mort en cas de dégradation. Il affirme qu'il apparaît "incontournable" de mener cette étude dans un "organisme entier".

Objectifs

En cancérologie, l'une des approches thérapeutiques actuellement utilisées est basée sur l'utilisation de cellules CAR-T (lymphocytes T(=sous-population de globule blanc) avec récepteur antigénique chimérique, c'est-à-dire composé artificiellement de plusieurs parties d'origine différente). Les globules blancs du patient sont isolés par cytaphérèse (procédure s'apparentant à celle utilisée lors de dons de plaquettes par exemple), puis modifiés en culture pour cibler un marqueur spécifique de la tumeur à traiter. L'idée d'appliquer cette méthode à d'autres contextes pathologiques dans lesquels un marqueur spécifique d'une cible à détruire est exprimé, a émergé. En particulier, un marqueur spécifique de la fibrose a récemment été identifié et des cellules CAR-T pourraient être utilisées pour attaquer la fibrose qui est présente dans de nombreux contextes pathologiques. Une maladie dans laquelle une fibrose s'installe et entraîne une perte de fonction majeure est la myopathie de Duchenne. Chez le chien modèle de cette maladie, une fibrose s'installe dans les muscles et le coeur, comme chez les patients humains, et il a été démontré que le marqueur de la fibrose est bien présent dans ces tissus. Les nombreuses études portant sur l'utilisation de cellules CAR-T en cancérologie ont clairement démontré que leur efficacité n'est permise que dans un contexte où le patient a reçu un traitement préparatoire visant à réduire sa quantité de globules blancs circulants (lymphodéplétion). Avant de tester l'efficacité des CAR-T anti-fibrose chez des chiens malades, il apparaît nécessaire de mettre au point un protocole de lymphodéplétion à la fois efficace et bien toléré chez ces animaux. Par ailleurs, l’effet de ce traitement sur le phénotype des chiens devra être précisément déterminé afin de pouvoir conclure de manière robuste sur les résultats de l’essai pré-clinique qui suivra. Ce projet a donc pour objectif de tester des protocoles existants chez le chien, mais développés pour des chiens adultes atteints de cancers, afin de vérifier leur tolérance et leur efficacité chez de jeunes chiens atteints de myopathie.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra d'établir un protocole de lymphodéplétion adapté et bien toléré, permettant d'établir les conditions optimales pour garantir l'efficacité des cellules CAR-T qui seront testées dans le futur. Par ailleurs, les données recueillies sur les chiens utilisés dans ce projet permettront de disposer de données de référence (fonction musculaire, imagerie, histologie) de chiens malades de cette tranche d'âge ayant subi une lymphodéplétion. Ces données pourront ensuite être utilisées comme point de comparaison pour les futurs chiens recevant ce même protocole de lymphodéplétion, et des cellules CAR-T.

Procédures

Des prises de sang seront effectuées aux âges de 2, 4 et 5 mois, puis de manière plus rapprochée autour du protocole de lymphodéplétion, afin de suivre au plus près la formule sanguine des chiens. Puis, des prises de sang seront effectuées lorsque les chiens auront reçu une injection de leurs propres globules blancs prélevés avant le protocole de lymphodéplétion. Au total, 38 prélèvements sanguins sont prévus sur les chiens, dont 28 sur chiens vigiles (temps estimé 5 minutes y compris préparation et compression pour éviter la formation d'un hématome), et 10 à un cathéter au cours d'une anesthésie générale (temps estimé moins d'une minute). Quatre prélèvements urinaires sont également prévus (prélèvement directement dans la vessie, sous anesthésie générale, durée 1 minute). Des biopsies musculaires seront prélevées chirurgicalement, à 3 reprises (temps d'intervention 30 minutes environ). Leur volume n'excédera pas 0.5 cm de diamètre x 1 cm de longueur. En outre, les chiens subiront également, sous anesthésie générale : trois examens IRM (durée 2h30), quatre mesures de force (durée 45 minutes). Vigiles, les chiens subiront des examens cliniques et neuf tests de marche (10 minutes), de fonction respiratoire (10 minutes) et d'enregistrement de l'ECG en holter (24 heures, équipement sans fil porté par le chien).

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues sur les chiens au cours de ce projet sont de deux ordres : - Celles liées à la maladie qui touche ces animaux : troubles locomoteurs, faiblesse des muscles respiratoires et de la déglutition. Les signes cliniques seront étroitement surveillés, et les animaux seront mis à mort en cas d'atteinte d'un point limite. - Celles liées au protocole de pré-conditionnement. Celui-ci peut induire une fatigue, et une sensibilité accrue aux infections. Durant la période au cours de laquelle la quantité de leurs globules blancs sera diminuée, les chiens traités seront hébergés par deux dans une salle qui permettra de prendre des précautions supplémentaires par rapport à celles prises habituellement pour des animaux immunocompétents. Par ailleurs une antibioprophylaxie sera mise en place. Des points limites adaptés permettront de décider de mettre à mort les chiens en cas de dégradation trop importante de l'état général suite à ce protocole. Au bout de quelques jours, la formule sanguine devrait se normaliser progressivement. Par ailleurs, le cyclophosphamide, qui est la molécule qui sera utilisée pour induire cette lymphodéplétion, a des effets secondaires décrits chez le chien. En particulier, il peut entraîner des cystites hémorragiques. Une vigilance particulière sera apportée à ce point et une analgésie et un traitement diurétique seront mis en place le cas échéant.

Devenir

Les animaux seront mis à mort à la fin du projet, par nécessité de prélever de nombreux tissus

Remplacement

Afin de déterminer un protocole optimal de lymphodéplétion chez les chiens atteints par la myopathie de Duchenne, il n'apparaît pas envisageable de le valider autrement que chez ces animaux. Par ailleurs, ce projet est une phase préparatoire d'un essai thérapeutique d'une stratégie ayant recours à une injection systémique de cellules du système immunitaire modifiées pour se diriger contre un marqueur de la fibrose et aller détruire les cellules responsables de cette fibrose dans les muscles, il apparaît donc incontournable de réaliser cette étude dans un organisme entier. Des tests réalisés in vitro ont confirmé que les globules blancs modifiés pour devenir des "CAR-T" se dirigent bien contre d'autres cellules si elles expriment le marqueur de fibrose. Reste à déterminer si, dans le contexte d'un organisme entier, le comportement de ces cellules est le même et si ces cellules arrivent bien à atteindre les zones de fibrose et les détruire.

Réduction

Un effectif de 9 chiens est prévu pour ce projet. Il s'agit d'un maximum qui pourra ne pas être atteint. En effet, nous ne prévoyons d'utiliser 5 chiens que dans la procédure pour laquelle les deux premiers chiens traités auront à la fois une baisse de leurs globules blancs détectable suite au traitement et une bonne tolérance à celui-ci (pas d'atteinte d'un point limite). La ou les procédures suivantes ne seront alors pas mises en oeuvre. L'effectif de 5 chiens est basé sur l'effectif envisagé dans la suite de l'étude. En effet nous prévoyons d'utiliser, lors de la phase thérapeutique, 5 chiens traités par les cellules CAR-T anti-fibrose, qui seront nécessaires et suffisants pour démontrer une réduction de la fibrose dans les muscles au niveau de celle mesurée chez des chiens malades traités de manière chronique par un corticoïde.

Raffinement

Les chiens seront évalués à l'aide de nombreuses mesures non invasives développées, pour la plupart d'entre elles, à partir de méthodes utilisées chez les patients et adaptées aux chiens. Les chiens seront hébergés en petits groupes d'âges proches et de tempéraments compatibles, avec accès à un lieu de couchage, des plateformes et des jeux variés. Ils seront sortis quotidiennement en groupes plus larges dans des espaces extérieurs. Cependant, durant les quelques jours entourant le protocole de lymphodéplétion, les sorties devront être interrompues. Du temps supplémentaire sera passé par les soigneurs avec les chiens afin de remplacer cette activité habituelle par du jeu ou des caresses. Des moments d'intéractions avec l'homme seront ménagés quotidiennement (temps de jeux, caresses). Ils bénéficieront d'un suivi vétérinaire quotidien afin de suivre au plus près les éventuelles complications liées à leur maladie. Des points limites précis, adaptés à cette maladie et suffisamment précoces pour leur éviter toute souffrance prolongée et inutile ont par ailleurs été définis. Dans le cadre du projet, les gestes potentiellement stressants seront réalisés sous anesthésie générale, et une analgésie sera mise en place pour tout geste potentiellement douloureux. Par ailleurs, des points limites adaptés aux effets secondaires possibles et connus chez le chien du protocole de pré-conditionnement ont été déterminés, et permettront, suivant le cas considéré, de soulager la souffrance des animaux le plus précocement possible par des traitements adaptés, ou de les mettre à mort sans délai.

Choix des espèces

L'étape préclinique de validation de l'efficacité du produit thérapeutique en développement est prévue chez le chien. En effet, il s'agit du modèle animal qui reproduit le mieux le maladie humaine notamment sur le plan de la fibrose, de l'expression de la protéine ciblée par la thérapie développée, et sur lequel les mêmes procédures que celles mise en oeuvre chez l'Homme pour le traitement par des cellules CAR-T pourront être appliquées (notamment, injections de cellules provenant de l'individu à traiter). Le présent projet ayant pour but de préparer cette étude d'efficacité, il est donc indispensable d'avoir recours à des chiens dans la même situation clinique et physiologique que ceux qui seront traités par les cellules CAR-T par la suite. Dans le cadre de ce projet, les chiens seront suivis de l'âge de 2 mois à l'âge de 6.5 mois, et le protocole de lymphodéplétion sera appliqué sur des chiens âgés de 5.5 mois. Il s'agit de la tranche d'âge décidée pour la future étude thérapeutique avec les cellules CAR-T. Celle-ci est basée sur le fait que la protéine cible est fortement exprimée à cet âge là chez les chiens malades, et au fait qu'à cet âge là, les chiens ont atteint une taille compatible avec les procédures mises en oeuvre (prélèvement de globules blancs par cytaphérèse notamment).

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Chats : 3
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 3
▲ -
Devenir
 -
 -
 3
 -

3 chats vont être utilisés, gardés vivants et réutilisés dans un autre projet, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils subissent, sous anesthésie générale de deux heures trente, l'implantation d'électrodes cérébrales, un transport vers un établissement partenaire et des administrations orales d'une molécule, pour tester un antagoniste du récepteur H2 de l'histamine sur le sommeil. Le porteur reconnaît une douleur post-opératoire d'environ trois jours et le stress du transport. Il présente le chat comme un modèle de référence du sommeil transposable à l'être humain et affirme que seul l'animal "entier" reproduit l'alternance veille-sommeil.

Objectifs

L'être humain est soumis à l'alternance du cycle veille-sommeil. L'éveil est un état permettant la réalisation d'activités vitales et cognitives. Durant l’éveil le cerveau reçoit des informations internes et externes et les analyse pour y répondre de manière adaptée. Inversement le sommeil lent est un état comportemental de repos, permettant à l'organisme d'assurer la récupération physique et fonctionnelle dans des conditions de dépense énergétique minimale. Notre équipe s’intéresse depuis de nombreuses années à l’histamine qui est l’un des neurotransmetteurs majeurs de l’éveil. Les neurones à histamine sont localisés dans une région située sous l’hypothalamus postérieur et émettent des prolongements dans l’ensemble du cerveau. Il existe plusieurs récepteurs à l’histamine, dénommés H1, H2 et H3. Suivant le type de récepteur et sa localisation, l’histamine libérée au cours de l’éveil va avoir des effets activateurs sur ses récepteurs cibles ou inhibiteurs sur ses récepteurs d’autorégulation. Afin de mieux comprendre les mécanismes de déclenchement et de maintien de l’éveil il est important d’identifier précisément l’action de l’histamine sur ces différents récepteurs. Ceci est rendu possible par l’utilisation d‘antagonistes c’est-à-dire des molécules qui vont bloquer sélectivement l’un de ces récepteurs. A l’inverse des récepteurs H1 et H3 dont le rôle sur le sommeil est bien démontré, celui des récepteurs H2 reste peu connu. Dans le cadre d’une autorisation précédente, nous avons obtenu une amélioration du sommeil lent à l’aide d’une nouvelle molécule ciblant spécifiquement ce type de récepteurs, l’effet restant néanmoins à être confirmé statistiquement en raison d’un petit échantillon (n=3). L'objectif de cette étude consiste à finaliser la caractérisation de l’effet de ce nouvel antagoniste H2 sur les états de vigilance et sur l’électroencéphalogramme (EEG) en réalisant des expériences complémentaires sur un nombre réduit d'animaux afin de compléter et confirmer nos premiers résultats.

Bénéfices attendus

Les retombées potentielles de cette étude sont non seulement d’ordre scientifique sur l’animal-modèle (connaissances des mécanismes neuronaux de l’éveil et du sommeil, du rôle des récepteurs centraux H2 de l’histamine) mais aussi transposables à l’Homme et notamment en situation clinique. Les résultats de l’étude pharmacologique vont nous permettre de finaliser la caractérisation du nouvel antagoniste H2 et de ses effets sur les états d’éveil et de sommeil, sur le plan comportemental et de la qualité du sommeil. Ces résultats permettront également de conforter le potentiel translationnel de l’étude. En effet, ce nouvel antagoniste du récepteur H2 a récemment obtenu un statut « cliniquement approprié » après une série de tests réglementaires montrant son innocuité aigue et chronique chez l'animal. Cette étude de preuve de concept chez le chat constitue donc une étape cruciale pour la conception d’une nouvelle thérapie capable d’améliorer le sommeil affecté par les différents types de stress rencontrés dans la vie au cours de l’éveil.

Procédures

L’étude comporte une analyse quantitative et qualitative du sommeil grâce à des enregistrements par électrodes (électroencéphalogramme (EEG), électromyogramme (EMG)) ainsi que des administrations par voie orale de la molécule d’intérêt testée à trois doses contre placebo. La procédure implique pour les animaux les étapes suivantes - une acclimatation d’une durée minimale de deux semaines dans notre établissement - un transport (aller et retour) dans un établissement partenaire d’une durée de 35 minutes - une intervention chirurgicale sous anesthésie générale d’une durée maximale de deux heures trente visant à implanter les électrodes. - une période post-opératoire de 24h à 48h dans l’établissement partenaire suivie d’une convalescence de deux semaines avec évaluation de la douleur et soins appropriés incluant des injections répétées (2 à 3) d’antalgique sous la peau (1 minute). - des sessions d’enregistrement du sommeil au nombre de 24 (8 enregistrements de référence et 16 enregistrements avec administration orale de la molécule d’intérêt ou du placebo). Les sessions durent chacune 6h et sont séparées d’au moins trois jours pour permettre l’élimination de la molécule. Lors des sessions, l’animal est placé seul dans une pièce expérimentale de 4m^2 équipée comme la salle d’hébergement, avec enrichissement. Il est privé de ses congénères dont la présence et les interactions pourraient affecter la qualité de son sommeil, puis les retrouvent à la fin des sessions. Chaque session débute avec une courte immobilisation de l’animal (30 secondes) pour placer l’émetteur sans fil et introduire la gélule contenant le composé testé par voie orale. Pour un animal donné, l’expérience dure au total onze semaines.

Impact sur les animaux

Lors du transport aller-retour dans l’établissement partenaire, l’animal est susceptible d’éprouver un stress, de l’angoisse passagère et un mal des transports Les animaux subissent une intervention chirurgicale au cours de laquelle un dispositif est implanté pour capter les signaux cérébraux. Cette intervention va être à l’origine d’une douleur post-opératoire susceptible de se prolonger plusieurs jours et de se traduire par une modification de l’état général et du comportement ainsi qu’une réaction au toucher de la zone opérée. Ces douleurs pourront durer plus ou moins longtemps selon l’animal, mais leur durée moyenne est estimée à trois jours environ et font l’objet d’une prise en charge par des injections de médicaments antidouleurs ; ces injections entraineront une douleur transitoire au niveau de la peau du site d’injection et pourront être répétées plusieurs fois. Malgré leur taille réduite, les électrodes d’enregistrement peuvent générer des microlésions cérébrales, un œdème (gonflement) ou un hématome (saignement). Il existe également un léger risque d’infection au niveau de l’implant. Lors des sessions l’animal est placé seul dans une pièce expérimentale, il est momentanément privé de ses congénères et est susceptible d’éprouver un stress lié à l’isolement ou à la nouveauté de la situation. Les sessions débutent avec la pose d’un petit émetteur sans fil sur l’implant et l’administration orale de la gélule contenant le placebo ou la dose du composé testé. Ceci nécessite une contention de l’animal créant un inconfort momentané qui peut se traduire par une réaction de fuite ou de défense s’il n’est pas habitué. Il n’est pas attendu d’effet indésirable avec la molécule testée.

Devenir

Tous les animaux sont gardés en vie. Les animaux implantés seront réutilisés dans un autre projet car l'implantation est pérenne dans le temps et les enregistrements sont possibles pendant plusieurs mois. Les animaux non implantés qui n’auront pas été inclus dans l’étude seront proposés à l’adoption par le biais d'une association. La décision est prise en concertation par le responsable du projet et le vétérinaire désigné.

Remplacement

Cette étude fait suite à des travaux préalables in vitro qui ont montré l’implication du récepteur H2 de l’histamine dans l’excitabilité et l’activité neuronale. Elle a pour objet la caractérisation des effets d’un nouvel antagoniste des récepteurs H2 sur les états de vigilance et l’électroencéphalogramme (EEG) ce qui intègre une réponse physiologique et comportementale complexe qui ne peut être obtenue que chez l’animal entier. Il n’existe pas à ce jour de modèle de sommeil in silico ou ex-vivo capable de reproduire les mécanismes neuronaux complexes qui sous-tendent l’alternance des états d’éveil et de sommeil. Les mammifères sont les seuls animaux possédant un cycle veille/sommeil comparable à celui de l’homme.

Réduction

Notre plan d’expérience est conçu pour collecter le maximum de données sur un nombre réduit d’animaux, grâce à des mesures répétées sur un même animal (3 répétitions) et au recueil simultané de données à la fois quantitatives et qualitatives sur le sommeil. Le nombre d’animaux est ainsi réduit au minimum sur la base d’expériences préliminaires et du nombre d’essais complémentaires à réaliser pour obtenir des résultats exploitables et valides d’un point de vue statistique. En outre, l’étude sera menée de façon séquentielle avec un premier animal dont nous analyserons les données avant d’envisager l’ajout d’un second animal ou d’un troisième, uniquement si cela s’avère nécessaire. Les résultats obtenus feront l’objet de tests statistiques pour mesures répétées qui figurent parmi les plus fiables et les plus robustes. L’étude donnera lieu à une publication scientifique ; les enregistrements de sommeil pourront faire l’objet d’un partage avec la communauté scientifique grâce aux plateformes de données ouvertes. La réutilisation par d’autres scientifiques de ces données rares permettra de limiter le recours à de nouveaux animaux.

Raffinement

Les conditions d'hébergement, de soins et les méthodes mises en œuvre dans ce projet ont été définies en collaboration avec des vétérinaires spécialistes et la structure chargée du bien-être animal de façon à réduire toute douleur, souffrance, angoisse ou dommage durables : Une période d’acclimatation minimale de deux semaines est prévue, ainsi que des délais de récupération après le transport et l’intervention chirurgicale. L’implantation chirurgicale d’électrodes est réalisée sous anesthésie générale profonde avec analgésie peropératoire dans un établissement vétérinaire offrant des conditions optimales de réalisation ; la prise en charge postopératoire repose sur un protocole de soins post-opératoires qui inclut une évaluation de la douleur, des injections de puissants antalgiques et prévoit des points limites adaptés. Des visites quotidiennes assurent une familiarisation de chaque animal avec l’expérimentateur et les zootechniciens ainsi que le suivi individuel du bien-être au moyen de grilles de score. Notre expérience montre que des visites et manipulations régulières avec chaque individu atténue l’expression de comportement de fuite ou d’agression et les signes de stress. De façon importante, les animaux implantés cohabitent en parfaite harmonie avec des individus non implantés. Les administrations du composé ou du placebo se font par voie orale en gélule et non au moyen d’injections. L’animal est brièvement tenu à la main par l’expérimentateur pour introduire la gélule, il ne subit dont pas l’inconfort et la douleur d’une piqûre. Les enregistrements d’éveil et de sommeil sont limités à 6 heures et sont réalisés à l’aide d’un système sans fil ce qui permet à l’animal d’être complétement libre de ses mouvements. Les sessions se déroulent après une habituation dans une volière séparée et enrichie comme la volière d’hébergement. Un temps de repos est ménagé entre chacune des sessions pendant lequel l’animal est replacé en hébergement commun avec ses congénères.

Choix des espèces

Le chat est un modèle animal de référence pour le sommeil et les théories contemporaines sur l’alternance veille-sommeil. Par rapport aux petits mammifères comme les rongeurs, il a un cerveau de plus grande taille et un électroencéphalogramme dont les caractéristiques sont très proches de celui de l’Homme ; il a de plus une plus grande propension à dormir (environ 70% du temps contre 50% pour les rongeurs) et son sommeil comprend des stades similaires à ceux de l’homme, avec des de sommeil lent et l’activité pontogéniculooccipitale (absente chez le rongeur). Le chat est aussi l’espèce qui nous a permis d’identifier le modafinil et plus récemment, une thérapie histaminergique basée sur le récepteur H3 et utilisée depuis 2016 en Europe et 2019 aux USA pour améliorer l’éveil des patients narcoleptiques et hypersomniaques. Dans la continuité de nos recherches, cette espèce modèle devrait nous permettre d’explorer une nouvelle piste thérapeutique utilisant un ligand H2 en vue d’améliorer le sommeil notamment dans le cadre des troubles du sommeil lié au stress. Chats adultes d'un poids compris entre 3,0 et 5,0kg. Les paramètres étudiés dans cette étude nécessitent des animaux ayant atteint une maturité cérébrale, ainsi qu’une stabilité de l’architecture globale du cycle veille-sommeil, par opposition à des animaux jeunes ou sénescents. Le stade adulte garantit l’implantation reproductible des électrodes aux coordonnées stéréotaxiques prédéfinies.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
Chats : 24
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 24
▲ -
Devenir
 -
 -
 24
 -

24 chats vont être utilisés, gardés vivants et susceptibles d'être réutilisés dans un autre projet, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils reçoivent deux administrations orales d'un comprimé puis douze prélèvements de sang, et sont hébergés seuls pendant 24 heures, pour comparer la pharmacocinétique de deux produits. Le porteur reconnaît des douleurs aux sites de prélèvement, à la veine jugulaire, et le stress de l'isolement. Il indique que l'objet est de mettre sur le marché un anti-inflammatoire vétérinaire équivalent à un produit existant et juge l'animal "entier" "indispensable".

Objectifs

L'objectif de ce projet est de déterminer les paramètres pharmacocinétiques de deux produits tests différents. Il s'agit de comparer les paramètres pharmacocinétiques du produit référent avec ceux du produit testé pour voir s'ils sont bioéquivalents. Les produits testés seront sous forme de comprimés et administrés par voie orale.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus sont de pouvoir démontrer que les paramètres pharmacocinétiques de l'élément test sont équivalents à ceux de l'élément référent. L'intêret de ce projet est de pouvoir générer un anti inflammatoire non stéroïdien en administration orale équivalent à celui qui existe déja sur le marché chez le chat.

Procédures

Les animaux auront deux administrations orales, sous forme d'un comprimé, par animal . Temps estimé par administration de l'ordre de la minute. Des prélèvements de sang seront réalisés. Nombre total de prélèvement n=12. Temps estimé par prélèvement: inférieur à la minute. Les animaux seront hébergés de façon individuelle durant 24h maximum. Les animaux auront un contact visuel et auditif entre eux.

Impact sur les animaux

Les nuisances ou effets indésirables attendus sont des douleurs aux sites de prélèvements ( au niveau des veines jugulaires principalement). Les animaux seront hébergés de façon individuelle durant 24h aprés administration. Cela peut engendrer un stress pour l'animal.

Devenir

Tous les animaux seront gardés en vie à la fin de cette procédure. Les animaux auront une période de repos suffisante et pourront être ré inclus dans un autre projet si besoin.

Remplacement

Aucune méthode alternative ne permettant actuellement de reproduire la diffusion d’un produit dans le sang des animaux au niveau de l'organisme entier, il est indispensable de recourir à l’animal entier.

Réduction

24 animaux seront inclus dans ce projet. Ils seront répartis en 2 groupes de 12 animaux. Chaque groupe recevra chacun des éléments testés sur 2 périodes différentes. C'est le nombre d'animaux minimal pour avoir des résultats interprétables.

Raffinement

Les chats seront hébergés par groupe de 2 ou 3 (2 ou 3 males ou 2 ou 3 femelles par box d'hébergement , 8 males et 4 femelles par groupe) mais seront en condition individuelle pendant les 24 premières heures suivant l'administration pour chacune des périodes. Durant cette période les animaux auront un contact visuel et auditif entre eux. De l'enrichissement (exemple: griffoir, coussin) sera présent dans chaque box autant que possible. Lors des prélèvements sanguins, l'analgésie par le froid pourra être faite si necessaire en appliquant un peu de glace dans une compresse au point de prélèvement.

Choix des espèces

Espèce cible pour ce produit vétérinaire Adulte, age supérieur à 1 an. Animaux compris entre 2.5 et 6 Kg. Nécessaire pour avoir des doses comprises entre 1 et 2.4 mg/kg

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Chats : 3
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 3
▲ -
Devenir
 -
 -
 3
 -

3 chats vont être utilisés, gardés vivants et réutilisés dans un autre projet, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils subissent, sous anesthésie générale de deux heures trente, l'implantation d'électrodes cérébrales, un transport vers un établissement partenaire et des administrations orales d'une molécule, pour tester un antagoniste du récepteur H2 de l'histamine sur le sommeil. Le porteur reconnaît une douleur post-opératoire d'environ trois jours et le stress lié au transport. Il affirme que seul l'animal "entier" reproduit l'alternance veille-sommeil et présente le chat comme un modèle de référence transposable à l'être humain.

Objectifs

L'être humain est soumis à l'alternance du cycle veille-sommeil. L'éveil est un état permettant la réalisation d'activités vitales et cognitives. Durant l’éveil le cerveau reçoit des informations internes et externes et les analyse pour y répondre de manière adaptée. Inversement le sommeil lent est un état comportemental de repos, permettant à l'organisme d'assurer la récupération physique et fonctionnelle dans des conditions de dépense énergétique minimale. Notre équipe s’intéresse depuis de nombreuses années à l’histamine qui est l’un des neurotransmetteurs majeurs de l’éveil. Les neurones à histamine sont localisés dans une région située sous l’hypothalamus postérieur et émettent des prolongements dans l’ensemble du cerveau. Il existe plusieurs récepteurs à l’histamine, dénommés H1, H2 et H3. Suivant le type de récepteur et sa localisation, l’histamine libérée au cours de l’éveil va avoir des effets activateurs sur ses récepteurs cibles ou inhibiteurs sur ses récepteurs d’autorégulation. Afin de mieux comprendre les mécanismes de déclenchement et de maintien de l’éveil il est important d’identifier précisément l’action de l’histamine sur ces différents récepteurs. Ceci est rendu possible par l’utilisation d‘antagonistes c’est-à-dire des molécules qui vont bloquer sélectivement l’un de ces récepteurs. A l’inverse des récepteurs H1 et H3 dont le rôle sur le sommeil est bien démontré, celui des récepteurs H2 reste peu connu. Dans le cadre d’une autorisation précédente, nous avons obtenu une amélioration du sommeil lent à l’aide d’une nouvelle molécule ciblant spécifiquement ce type de récepteurs, l’effet restant néanmoins à être confirmé statistiquement en raison d’un petit échantillon (n=3). L'objectif de cette étude consiste à finaliser la caractérisation de l’effet de ce nouvel antagoniste H2 sur les états de vigilance et sur l’électroencéphalogramme (EEG) en réalisant des expériences complémentaires sur un nombre réduit d'animaux afin de compléter et confirmer nos premiers résultats.

Bénéfices attendus

Les retombées potentielles de cette étude sont non seulement d’ordre scientifique sur l’animal-modèle (connaissances des mécanismes neuronaux de l’éveil et du sommeil, du rôle des récepteurs centraux H2 de l’histamine) mais aussi transposables à l’Homme et notamment en situation clinique. Les résultats de l’étude pharmacologique vont nous permettre de finaliser la caractérisation du nouvel antagoniste H2 et de ses effets sur les états d’éveil et de sommeil, sur le plan comportemental et de la qualité du sommeil. Ces résultats permettront également de conforter le potentiel translationnel de l’étude. En effet, ce nouvel antagoniste du récepteur H2 a récemment obtenu un statut « cliniquement approprié » après une série de tests réglementaires montrant son innocuité aigue et chronique chez l'animal. Cette étude de preuve de concept chez le chat constitue donc une étape cruciale pour la conception d’une nouvelle thérapie capable d’améliorer le sommeil affecté par les différents types de stress rencontrés dans la vie au cours de l’éveil.

Procédures

L’étude comporte une analyse quantitative et qualitative du sommeil grâce à des enregistrements par électrodes (électroencéphalogramme (EEG), électromyogramme (EMG)) ainsi que des administrations par voie orale de la molécule d’intérêt testée à trois doses contre placebo. La procédure implique pour les animaux les étapes suivantes - une acclimatation d’une durée minimale de deux semaines dans notre établissement - un transport (aller et retour) dans un établissement partenaire d’une durée de 35 minutes - une intervention chirurgicale sous anesthésie générale d’une durée maximale de deux heures trente visant à implanter les électrodes. - une période post-opératoire de 24h à 48h dans l’établissement partenaire suivie d’une convalescence de deux semaines avec évaluation de la douleur et soins appropriés incluant des injections répétées (2 à 3) d’antalgique sous la peau (1 minute). - des sessions d’enregistrement du sommeil au nombre de 24 (8 enregistrements de référence et 16 enregistrements avec administration orale de la molécule d’intérêt ou du placebo). Les sessions durent chacune 6h et sont séparées d’au moins trois jours pour permettre l’élimination de la molécule. Lors des sessions, l’animal est placé seul dans une pièce expérimentale de 4m^2 équipée comme la salle d’hébergement, avec enrichissement. Il est privé de ses congénères dont la présence et les interactions pourraient affecter la qualité de son sommeil, puis les retrouvent à la fin des sessions. Chaque session débute avec une courte immobilisation de l’animal (30 secondes) pour placer l’émetteur sans fil et introduire la gélule contenant le composé testé par voie orale. Pour un animal donné, l’expérience dure au total onze semaines.

Impact sur les animaux

Lors du transport aller-retour dans l’établissement partenaire, l’animal est susceptible d’éprouver un stress, de l’angoisse passagère et un mal des transports Les animaux subissent une intervention chirurgicale au cours de laquelle un dispositif est implanté pour capter les signaux cérébraux. Cette intervention va être à l’origine d’une douleur post-opératoire susceptible de se prolonger plusieurs jours et de se traduire par une modification de l’état général et du comportement ainsi qu’une réaction au toucher de la zone opérée. Ces douleurs pourront durer plus ou moins longtemps selon l’animal, mais leur durée moyenne est estimée à trois jours environ et font l’objet d’une prise en charge par des injections de médicaments antidouleurs ; ces injections entraineront une douleur transitoire au niveau de la peau du site d’injection et pourront être répétées plusieurs fois. Malgré leur taille réduite, les électrodes d’enregistrement peuvent générer des microlésions cérébrales, un œdème (gonflement) ou un hématome (saignement). Il existe également un léger risque d’infection au niveau de l’implant. Lors des sessions l’animal est placé seul dans une pièce expérimentale, il est momentanément privé de ses congénères et est susceptible d’éprouver un stress lié à l’isolement ou à la nouveauté de la situation. Les sessions débutent avec la pose d’un petit émetteur sans fil sur l’implant et l’administration orale de la gélule contenant le placebo ou la dose du composé testé. Ceci nécessite une contention de l’animal créant un inconfort momentané qui peut se traduire par une réaction de fuite ou de défense s’il n’est pas habitué. Il n’est pas attendu d’effet indésirable avec la molécule testée.

Devenir

Tous les animaux sont gardés en vie. Les animaux implantés seront réutilisés dans un autre projet car l'implantation est pérenne dans le temps et les enregistrements sont possibles pendant plusieurs mois. Les animaux non implantés qui n’auront pas été inclus dans l’étude seront proposés à l’adoption par le biais d'une association. La décision est prise en concertation par le responsable du projet et le vétérinaire désigné.

Remplacement

Cette étude fait suite à des travaux préalables in vitro qui ont montré l’implication du récepteur H2 de l’histamine dans l’excitabilité et l’activité neuronale. Elle a pour objet la caractérisation des effets d’un nouvel antagoniste des récepteurs H2 sur les états de vigilance et l’électroencéphalogramme (EEG) ce qui intègre une réponse physiologique et comportementale complexe qui ne peut être obtenue que chez l’animal entier. Il n’existe pas à ce jour de modèle de sommeil in silico ou ex-vivo capable de reproduire les mécanismes neuronaux complexes qui sous-tendent l’alternance des états d’éveil et de sommeil. Les mammifères sont les seuls animaux possédant un cycle veille/sommeil comparable à celui de l’homme.

Réduction

Notre plan d’expérience est conçu pour collecter le maximum de données sur un nombre réduit d’animaux, grâce à des mesures répétées sur un même animal (3 répétitions) et au recueil simultané de données à la fois quantitatives et qualitatives sur le sommeil. Le nombre d’animaux est ainsi réduit au minimum sur la base d’expériences préliminaires et du nombre d’essais complémentaires à réaliser pour obtenir des résultats exploitables et valides d’un point de vue statistique. En outre, l’étude sera menée de façon séquentielle avec un premier animal dont nous analyserons les données avant d’envisager l’ajout d’un second animal ou d’un troisième, uniquement si cela s’avère nécessaire. Les résultats obtenus feront l’objet de tests statistiques pour mesures répétées qui figurent parmi les plus fiables et les plus robustes. L’étude donnera lieu à une publication scientifique ; les enregistrements de sommeil pourront faire l’objet d’un partage avec la communauté scientifique grâce aux plateformes de données ouvertes. La réutilisation par d’autres scientifiques de ces données rares permettra de limiter le recours à de nouveaux animaux.

Raffinement

Les conditions d'hébergement, de soins et les méthodes mises en œuvre dans ce projet ont été définies en collaboration avec des vétérinaires spécialistes et la structure chargée du bien-être animal de façon à réduire toute douleur, souffrance, angoisse ou dommage durables : Une période d’acclimatation minimale de deux semaines est prévue, ainsi que des délais de récupération après le transport et l’intervention chirurgicale. L’implantation chirurgicale d’électrodes est réalisée sous anesthésie générale profonde avec analgésie peropératoire dans un établissement vétérinaire offrant des conditions optimales de réalisation ; la prise en charge postopératoire repose sur un protocole de soins post-opératoires qui inclut une évaluation de la douleur, des injections de puissants antalgiques et prévoit des points limites adaptés. Des visites quotidiennes assurent une familiarisation de chaque animal avec l’expérimentateur et les zootechniciens ainsi que le suivi individuel du bien-être au moyen de grilles de score. Notre expérience montre que des visites et manipulations régulières avec chaque individu atténue l’expression de comportement de fuite ou d’agression et les signes de stress. De façon importante, les animaux implantés cohabitent en parfaite harmonie avec des individus non implantés. Les administrations du composé ou du placebo se font par voie orale en gélule et non au moyen d’injections. L’animal est brièvement tenu à la main par l’expérimentateur pour introduire la gélule, il ne subit dont pas l’inconfort et la douleur d’une piqûre. Les enregistrements d’éveil et de sommeil sont limités à 6 heures et sont réalisés à l’aide d’un système sans fil ce qui permet à l’animal d’être complétement libre de ses mouvements. Les sessions se déroulent après une habituation dans une volière séparée et enrichie comme la volière d’hébergement. Un temps de repos est ménagé entre chacune des sessions pendant lequel l’animal est replacé en hébergement commun avec ses congénères.

Choix des espèces

Le chat est un modèle animal de référence pour le sommeil et les théories contemporaines sur l’alternance veille-sommeil. Par rapport aux petits mammifères comme les rongeurs, il a un cerveau de plus grande taille et un électroencéphalogramme dont les caractéristiques sont très proches de celui de l’Homme ; il a de plus une plus grande propension à dormir (environ 70% du temps contre 50% pour les rongeurs) et son sommeil comprend des stades similaires à ceux de l’homme, avec des de sommeil lent et l’activité pontogéniculooccipitale (absente chez le rongeur). Le chat est aussi l’espèce qui nous a permis d’identifier le modafinil et plus récemment, une thérapie histaminergique basée sur le récepteur H3 et utilisée depuis 2016 en Europe et 2019 aux USA pour améliorer l’éveil des patients narcoleptiques et hypersomniaques. Dans la continuité de nos recherches, cette espèce modèle devrait nous permettre d’explorer une nouvelle piste thérapeutique utilisant un ligand H2 en vue d’améliorer le sommeil notamment dans le cadre des troubles du sommeil lié au stress. Chats adultes d'un poids compris entre 3,0 et 5,0kg. Les paramètres étudiés dans cette étude nécessitent des animaux ayant atteint une maturité cérébrale, ainsi qu’une stabilité de l’architecture globale du cycle veille-sommeil, par opposition à des animaux jeunes ou sénescents. Le stade adulte garantit l’implantation reproductible des électrodes aux coordonnées stéréotaxiques prédéfinies.

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Chiens : 16
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 16
▲ -
Devenir
 -
 -
 16
 -

16 chiens vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, puis gardés en vie pour être réutilisés. Chacun subit jusqu'à douze prélèvements sanguins sur vingt-quatre heures et un prélèvement de liquide cérébrospinal sous anesthésie générale, pour étudier la pharmacocinétique d'une molécule, E846. Les chiens sont hébergés individuellement pendant toute la phase expérimentale. Le porteur affirme qu'"aucune méthode alternative" ne reproduit les effets de "l'organisme entier" et qualifie le recours au chien d'"indispensable", le chien étant l'espèce cible du produit.

Objectifs

L’objectif premier de ce projet est d’obtenir des premières informations concernant le profil pharmacocinétique de la molécule E846.

Bénéfices attendus

Il est attendu de ce projet de vérifier l'action de la molécule test sur l'inhibition de certaines kinases.

Procédures

Des prélèvements de sang seront effectués sur une période de 12 jours (le maximum étant 12 prélèvements de 1.5 mL sur 24h). Les prélèvements sanguins seront fait conformément à la règlementation en vigeur et conformément aux bonnes pratiques vétérinaires. Des prélèvements de liquide cérébrospinal seront aussi effectués. Ces prélèvements seront fait dans des conditions aseptiques et sous anesthésie générale des animaux. Un seul prélèvement de liquide cérébrospinal sera réalisé par animal (volume prélevé environ 0.5 mL).

Impact sur les animaux

Pas d'effet particulièrement indésirables sont attendus

Devenir

Les animaux seront gardés en vie. Décision prise par le vétérinaire désigné

Remplacement

La pharmacocinétique étudie le devenir de la molécule dans l’organisme c'est à dire son absorption, sa distribution par la circulation sanguine, son métabolisme, son élimination. Le but de ce projet est d'obtenir des premières informations concernant les caractéristiques pharmacocinétiques de ce composé impliqué dans la regulation de messagers secondaires, ici il s'agit d'un inhibiteur d'enzymes. Aucune méthode alternative ne permettant actuellement de reproduire les effets de l'organisme entier sur les molécules, il est indispensable de recourir à l’animal de laboratoire. L'espèce chiens est l'espèce cible.

Réduction

Dans ce projet, 16 animaux seront inclus et divisés en 2 groupes de 8 animaux. Ce nombre et le nombre d'animaux minimal requis pour avoir des résultats interprétables compte tenu de la variabilité inter et intra individuelle.

Raffinement

Durant toute la phase expérimentale (du premier jour d'administration jusqu'au Day 12), les animaux seront hébergés individuellement pour éviter les contaminations par coprophagie et un enrichissement du milieu adapté sera mis en place pour éviter l'ennui: présence de jouets, de tablettes... Un suivi des animaux plusieurs fois par jours sera mis en place permettant l'observation générale des animaux et la détection précoce d'éventuels effets du produit sur l'animal.

Choix des espèces

L'espèce chien est la cible thérapeutique du produit testé Adulte ( 1 à 6 ans) Age cible

  • Recherche appliquée
    • Diagnostic des maladies
    • Maladies animales
    • Troubles cardiaques
Chiens : 50
Cochons : 150
Moutons : 600
Souffrances
▲ -
▲ 800
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 800
 -

800 animaux non-humains, 600 moutons, 150 cochons et 50 chiens, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis renvoyés vers un autre projet. Sous anesthésie, ils passent une IRM cardiaque et vasculaire pour évaluer des dispositifs médicaux implantables destinés à l'humain. Le porteur n'attend aucun dommage et décrit une imagerie non invasive. Il affirme que l'expérimentation sur "l'organisme entier" et sur animal vivant est "incontournable" et "indispensable" pour valider ces implants avant leur usage chez les patients.

Objectifs

L’IRM est la seule modalité d’imagerie permettant d’obtenir des informations sur les flux sanguins au sein des structures cardiaques et vasculaires. Elle permet aussi d’évaluer la présence ou non des lésions tissulaires au sein des structures cardiaques et vasculaires. L'importance et la nécessité de ce projet ont été approuvées par les directions scientifiques. .

Bénéfices attendus

Meilleure comprehension et evaluation de modifications de flux sanguin au sein des cavités cardiaque àprés une implantation de dispositif medical intracardiaque.

Procédures

L'IRM est une procédure d'imagerie médicale non invasive. Les animaux vigiles seront soumis à une anesthésie nécessitant: - une prémédication (une injection IM) - une induction anesthésique (une injection IV)

Impact sur les animaux

Aucun dommage n'est attendu sur les animaux .

Devenir

Tous les animaux retournent dans leur établissement d''origine et sont réintégrés au projet APAFIS #8307.

Remplacement

La validation des dispositifs médicaux cardiovasculaire implantables requiert la vérification de la sécurité et de l’efficacité des implants. En effet leur utilisation in fine chez les patients sont des procédures à haut risque létal et il est donc indispensable d’avoir recours à l’expérimentation animale au préalable afin de vérifier le bon fonctionnement hémodynamique des dispositifs et leur durabilité. Cela doit impérativement se faire sur des organes animaux de taille identique aux organes de l’homme dans des conditions fonctionnelles qui reproduisent la fonction de l’organe vivant (sécurité locale = organe cible) et de vérifier les potentiels effets secondaires sur l’ensemble de l’organisme (sécurité générale = ensemble de l’organisme). L’expérimentation sur l’organisme entier, et donc sur animal vivant est donc incontournable.

Réduction

Le nombre d'animaux à été évalué et réduit au minimum nécessaire pour répondre aux besoins et objectifs scientifiques. Le nombre d'animaux déclaré est une estimation prospective qui sera réajusté lors de l'appréciation rétrospective annuelle.

Raffinement

La procedure est une methode d'imagerie non-invasive (IRM). Les animaux seront gardés en bon etat clinique tout au long de la procedure (controle de la t° de l'animal, environnement control). Pour reduire le stress de l'animal au maximum, des methodes d'anesthesie et analgesie appropiés seront mis en place, et ce specifiquement pour chaque espece. Les animaux seront toujours transportés au minimum par 3 individus de la meme espece afin de reduire le stress durant le transport et la procedure.

Choix des espèces

Les dispositifs cardiovasculaires nécessitant le recueil de données par IRM doivent être implantés sur une anatomie qui ressemble à celle de l’homme avec les mêmes dimensions. Cela impose l’expérimentation de ces dispositifs sur des gros animaux, pour mimer l’anatomie de patients humains qui vont de l’enfant à l’adulte de grande taille, d’où la nécessité de tester sur les espèces citées ci-dessus. Les différences interspécifiques de la nature tissulaire et de la forme et taille anatomique et aussi de fonction requiert l’emploi de plusieurs espèces différentes pour optimiser l’expérimentation et l’évaluation des dispositifs cardiovasculaires de ce projet. Les animaux utilisés seront des juvéniles ou des adultes. L’objectif est d’avoir une anatomie de taille ou une situation clinique comparable à celle observée chez l’Homme. Les animaux sont identifiés comme suit : - Pour les ovins : boucles auriculaires posées avant l’âge de six mois au plus tard ou avant la sortie de l’exploitation de naissance. - Pour les porcins : tatouage avec un numéro correspondant au site d’élevage d’origine et boucle auriculaire avec numéro interne. - Pour les chiens : puce électronique implantée durant les premières semaines de vie à l’élevage d’origine.