Carnivores

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  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
Chiens : 100
Furets : 800
Souffrances
▲ -
▲ 450
▲ 250
▲ 200
Devenir
 -
 10
 590
 300

900 chiens et furets vont être utilisés dans des procédures impliquant une souffrance déclarée de légère à sévère, dont 200 sévères, une partie réutilisée et environ 300 tués à l'issue. Ils reçoivent des substances destinées à provoquer ou à supprimer les vomissements, les furets étant instrumentés d'un implant télémétrique et d'un cathéter abdominal enregistrant la pression pendant plusieurs jours, pour évaluer l'effet émétique ou anti-émétique de candidats médicaments. Le porteur classe en sévère les tests reposant sur le cisplatine, décrit comme provoquant des vomissements comparables à ceux des patients sous chimiothérapie, et présente ces épreuves comme un prérequis réglementaire avant mise sur le marché. Il indique réutiliser les animaux après récupération et reclasser certains chiens après avis vétérinaire, ceux des procédures sévères étant tués.

Objectifs

Les nausées et vomissements sont des effets secondaires courants et très redoutés des patients traités par chimiothérapie. L'intensité des nausées et vomissements observés chez les patients en cure chimiothérapique dépend de facteurs directement liés au sujet et à la nature même de l'agent cytotoxique administré. L'efficacité anti-émétique reconnue des substances antagonistes des récepteurs 5-HT3, n'empêche malheureusement pas l'apparition des crises émétiques chez tous les patients en chimiothérapie oncologique. De plus, la persistance des vomissements retardés constitue toujours un problème clinique majeur. Les études précliniques se poursuivent donc pour découvrir des agents pharmacologiques aux propriétés anti-émétiques plus marquées que celles des substances actuellement utilisées, mais aussi pour mieux comprendre les mécanismes physiopathologiques responsables des vomissements chimio-induits. Pour contrer ces problématiques cliniques, chez l’homme ou l’animal, et de disposer de médicaments efficaces et sûrs, il est aujourd’hui encore nécessaire d’effectuer quelques tests sur l’animal. Ces tests consistent à étudier l’efficacité ou la toxicité des futurs médicaments, avant leurs mises sur le marché et pour limiter tout risque sur l’Homme adulte, les enfants ou les nourrissons. Souvent, ces médicaments serviront de base pour en produire de nouveaux utilisables en médecine vétérinaire pour traiter les maladies animales. Les tests décrits dans ce projet ciblent l'évaluation des effets émétiques (effets secondaires) ou anti-émétiques (étude d'efficacité) de substances dans le cadre de développement pré-clinique de produits pharmaceutiques. Contrairement aux rongeurs qui ne vomissent pas, le furet ou le chien sont considérés comme les espèces de choix pour évaluer les effets émétiques ou anti-émétiques de substances. Ces modèles seront mis en place et utilisés afin de tester l’efficacité des médicaments et de s’assurer qu’ils n’induisent pas d’effets secondaires ou inattendus. Ils entrent comme prérequis règlementaires pour obtenir les autorisations de commercialisation des nouveaux médicaments.

Bénéfices attendus

Ces différents modèles sont nécessaires à la découverte et la mise sur le marché de nouveaux médicaments sûrs et efficaces pour traiter les problématiques de vomissement quels qu'en soient l'origine ou le mécanisme d'action. Ils permettent également de disposer de modèle équilibré, léger lorsque l'indication/mécanisme d'action correspond à un vomissement bénin chez le patient. Ils peuvent être classés comme sévère (e.g. cisplatin), lorsque l'indication/mécanisme d'action est très sévère ou mortel chez les patients (vomissements liés au cancer et traitements chimiothérapeutiques).

Procédures

Si l'évaluation de la phase précoce d'emesis est relativement facile par observation directe de l'animal, cela s'avère plus compliqué quand les effets émétiques sont attendus sur plusieurs jours, comme cela est le cas avec le cisplatin par exemple (phase précoce suivie d'une phase retardée). Dans ce cas, les furets sont instrumentés avec un implant télémétrique. Un cathéter est placé dans la cavité abdominale et la pression abdominale est enregistrée en continu pendant plusieurs jours. Lors d'un événement émétique, les muscles abdominaux se contractent entrainant une augmentation de la pression abdominale. Les animaux restent hébergés en groupe pendant les périodes d'enregistrement. En fin d’expérience, tous les prélèvements nécessaires (histologie, prélèvement sang etc…) sont réalisés de façon à pouvoir effectuer l’ensemble des analyses nécessaires sur les mêmes lots. Cela permet de réduire significativement le nombre d’études, d’éviter d’avoir à dupliquer des expériences ou d’inclure des animaux satellites pour la vérification de l’exposition plasmatique par exemple. Un prélèvement de sang chez l’animal vigile (par exemple, à la veine cave crâniale chez le furet ou veine jugulaire chez le chien) est classiquement réalisé dans ce type d’expérience. Pour les besoins des études, les animaux peuvent être enthanasiés pour le prélèvement des organes cibles d'intérêt (cerveau, rein, …).

Impact sur les animaux

Dans ce type de procédures, il est attendu de voir la potentielle apparition d'événements émétiques (vomissement et haut le coeur). L’anticipation de ces effets sert à écarter des molécules inacceptables ou à établir la balance « bénéfice/risque » pour permettre un bon emploi des médicaments de demain. Les expérimentations animales occupent aujourd’hui une place centrale dans les démonstrations. Ces études ont pour objectif de renseigner des effets secondaires ou de l’efficacité des substances testées, des doses ayant induit ces effets et de la vraisemblance biologique d’un effet suspecté chez l’homme. Selon la durée et la fréquence de ces événements, ces procédures engendrent une souffrance plus ou moins intense et sont donc classées de légère à sévère. Pour le développement d'un nouveau médicament, 3 doses sont classiquement testées dans la même expérience (soit 24 furets ou 15 chiens) en comparaison d'un groupe contrôle. Selon les espèces, un effectif minimum de 8 (furet) ou 5 (chien) est inclus dans les expériences pour mettre en évidence un effet suffisamment robuste. Il est donc difficile de diminuer l'effectif en fonction de la sévérité de la procédure.

Devenir

Pour les procédures légères ou modérées, les animaux peuvent être réutilisés après l’approbation du vétérinaire. Pour les procédures sévères, les animaux sont euthanasiés à la fin du test. Lorsque possible et après avis vétérinaire, un programme de reclassement des chiens est mis en place.

Remplacement

Les techniques, décrites et validées dans ce projet, sont utilisées dans divers modèles animaux qui ne peuvent pas être remplacés par des méthodes alternatives car ils impliquent l’observation des effets de substances pharmacologiques sur l’apparition d’événements émétiques (haut-le-cœur et vomissement, principalement).

Réduction

La réduction du nombre d’animaux utilisé dans le projet est garantie par la réutilisation des animaux entre différentes sessions. Une période de récupération d’une semaine est généralement observée. D’autre part, la stratégie expérimentale, dans le contexte de l'évaluation de composés potentiellement émétiques, est de démontrer que le produit testé n’induit pas fréquemment d’effet émétique. Afin de limiter la consommation d’animaux dans les études ultérieures, les effets potentiellement émétiques ne sont testés que sur quelques animaux par dose croissante. Dans ce contexte, aucune analyse statistique n’est réalisée. Cinq chiens ou 6 furets sont classiquement inclus dans ces expériences. Les analyses de puissance ne sont pas réalisées car il serait nécessaire de générer de nombreuses études avec systématiquement le même agent émétique. Dans le contexte de l'évaluation de composés potentiellement anti-émétiques, la stratégie expérimentale consiste à comparer, à l’aide de tests de Mann-Whitney U, les groupes recevant les substances d'essai à un groupe contrôle recevant un agent émétique, l'objectif étant de réduire le nombre d'évènements émétiques induits par l'agent émétique. Le nombre d’animaux utilisés pour chaque étude sera optimisé de façon à intégrer dans une même expérience la relation dose-effet et la comparaison par rapport à un groupe contrôle positif et négatif. Cherchant à réverser/diminuer l’effet émétique d’une substance réactive, nous pouvons observer une variabilité inter-individuelle de réponse pouvant être liée à l’agent émétique utilisé et à la substance d’essai évaluée. Afin d’avoir une réponse suffisamment reproductible, le nombre d’animaux par groupe est augmenté. Huit furets ou 5 chiens sont classiquement inclus dans ces expériences.

Raffinement

Dans le cadre du projet, les mesures de raffinement qui s'intègrent dans la règle des 3Rs, vont consister en un suivi des points limites permettant d'euthanasier précocement tout animal présentant des signes de douleur, de souffrance ou d'angoisse (incluant une surveillance de l'aspect général, un suivi de poids). De plus, les animaux sont manipulés fréquemment par des techniciens formés et attentifs et suivis par le vétérinaire. Il est également mis en place un enrichissement complet dans leur hébergement, sous la forme de litière, objet de nidification, objet à ronger ou à mastiquer, présence de congénères. Prises dans leur ensemble, ces mesures tendent à limiter la variabilité des données

Choix des espèces

Les tests seront réalisés chez le furet ou le chien. Le furet est considéré comme l'espèce de choix pour évaluer les effets émétiques ou anti-émétiques de substances. Le chien est également utilisé pour évaluer les effets émétiques ou anti-émétiques de certaines substances ne pouvant pas être administrées en première intention chez le furet. Ces 2 espèces ont un réflexe de vomissement comparable à l'homme (Les rongeurs et herbivores ne vomissent généralement pas). Furets et chiens adultes conformément aux données historiques et à la bibliographie scientifique

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
  • Tests réglementaires
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Chiens : 18
Souffrances
▲ -
▲ 18
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▲ -
Devenir
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 -
 18
 -

18 chiens vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis réutilisés dans d'autres projets. Ils reçoivent quotidiennement un extrait de raisin dans leur alimentation et subissent deux prises de sang sur animaux vigiles, pour vérifier l'innocuité de cet extrait chez le chien. Le porteur indique que la contention lors des prélèvements peut être une source de stress, mais que les animaux y sont habitués. Il affirme qu'aucun remplacement n'est envisageable, le chien étant "l'espèce cible" de cet extrait déjà commercialisé pour d'autres espèces.

Objectifs

L'objectif du projet est de vérifier l'innocuité d'un extrait de raisin chez le chien adulte sain, c'est à dire s'assurer qu'il ne provoque aucun désagrément sur l'animal (aucun effet sur le poids, aucune modification du comportement, aucune modification des paramètres de santé rénale et hépatique). Cet extrait possède déjà une autorisation de commercialisation pour d'autres espèces mais pas encore pour le chien.

Bénéfices attendus

Le bénéfice attendu de ce projet est la démonstration de l'innocuité de l'extrait de raisin testé chez le chien adulte sain car de rares cas d'intoxication avec du raisin ont été rapportés chez le chien sans qu'une explication de cause à effet ait réellement pu être démontrée.

Procédures

Les chiens recevront l'extrait de raisin dans leur alimentation quotidiennement durant la durée de l'étude et deux prises de sang seront réalisées sur animaux vigiles.

Impact sur les animaux

Une baisse de l'acceptation de l'aliment peut être envisagée mais la quantité d'extrait est tellement faible et homogène dans l'aliment que cela ne doit pas avoir d'impact sur la consommation de la ration. Les prises de sang constituent une nuisance attendue à cause du stress éventuel de la contention mais les animaux sont habitués à cette procédure ce qui permet la réalisation de celles-ci dans les meilleures conditions de rapidité et de bien-être de l'animal. Le prélèvement sanguin est, lui, considèré comme une procédure légère constituée d’acte (piqûre) non algogène ne justifiant pas l’administration d'analgésiques. Cependant, afin de préserver le bien-être des animaux, tout prélèvement sera interrompu si l’animal montre un quelconque signe de détresse.

Devenir

Les animaux pourront soit être réintégrés à un projet dont la demande d'autorisation est encore en cours soit intégrés dans un nouveau projet.

Remplacement

Aucun remplacement n'est envisageable dans la mesure où le chien est l'espèce cible de cet extrait.

Réduction

Cette étude est un projet préliminaire qui permettra une fois l'innocuité établie sur un petit nombre d'animaux sains, d'envisager de montrer des effets positifs de l'extrait sur des animaux souffrant de désordres métaboliques liés au surpoids. La taille des groupes proposée est celle minimale basée sur notre expérience, permettant d’obtenir des résultats reproductibles et d’assurer la robustesse des analyses statistiques (tests statistiques non paramétriques Mann-Whitney).

Raffinement

Cette étude ne limite pas les sorties des animaux et leur sociabilisation. Ils peuvent de plus continuer à vivre en groupe (3 à 4 chiens dans un box de 18 m2 avec présence de niches et de jeux type kong ou ballon). Ils ont accès à l’eau à volonté. Lors de la prise des repas, les animaux sont attachés dans leur box et ne peuvent ainsi consommer que la ration qui leur est présentée. Ils sont amenés, en laisse, de leur box jusqu’à la salle de prélèvement se trouvant dans le même bâtiment. Un suivi quotidien du comportement des chiens est réalisé afin de mettre en place, si besoin était, des mesures adéquates (changement de place dans le chenil, apport de nouveaux jeux dans les boxes) pour maintenir un bien-être optimal à nos animaux.

Choix des espèces

Le chien est l'espèce cible de l'extrait testé. Les animaux utilisés seront adultes, car ils sont les cibles de l'utilisation de cet extrait (stade de développement le plus susceptible d'être sujet à l'embonpoint).

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Chiens : 50
Souffrances
▲ -
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▲ 50
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Devenir
 10
 -
 10
 30

50 chiens porteurs de tumeurs naturelles vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, une partie tuée à l'issue pour autopsie, dix réutilisés dans d'autres procédures et dix proposés à l'adoption. Ils reçoivent pendant environ six semaines des traitements hebdomadaires, jusqu'à sept prises de sang par jour, des biopsies répétées et une résection chirurgicale de la tumeur en fin d'étude. Le porteur reconnaît un risque de syndrome de libération de cytokines, avec fièvre, déshydratation et perte d'appétit. Il indique que ces chiens, issus d'éleveurs et fournisseurs agréés, sont transférés vers l'établissement pour être traités, et présente l'espèce cible comme "requise" pour démontrer l'efficacité d'un médicament vétérinaire.

Objectifs

Le cancer est un problème de santé mondial important qui possède un taux d’incidence et de mortalité en constante augmentation, aussi bien chez l’Homme que chez les animaux. Le nombre de traitements vétérinaires indiqués contre le cancer canin est très limité. Actuellement la première approche qui peut permettre de réduire la masse tumorale est la chirurgie. Mais elle peut se révéler inutilisable en fonction de la localisation de la tumeur, voire insuffisante en cas de présence de métastases. La chimiothérapie et la radiothérapie sont aussi des solutions utilisées en deuxième intention pour traiter le cancer. Mais ces solutions possèdent, elles aussi, leurs limites. En effet, ces méthodes sont, elles aussi, parfois inefficaces car certaines tumeurs sont dites chimiorésistantes ou radiorésistantes. De plus, ces types de traitements ont des effets secondaires importants. Ils nécessitent également un matériel adapté ainsi qu’une gestion spécifique des effluents et déchets radioactifs et chimiques générés (risque de pollution pour l’environnement). Il est donc important de développer une nouvelle option thérapeutique qui pourra traiter un plus grand nombre de tumeurs avec un mode d’administration et une logistique des déchets plus simple.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra l’évaluation précoce de l’efficacité et de l’innocuité de nouveaux traitements médicaux à visée anti-tumoral chez le chien. En fonction des résultats obtenus, ce projet pourrait conduire au développement d’un traitement antitumoral chez le chien. Cette nouvelle thérapie permettra à la fois de lutter contre le développement des tumeurs et de réduire les risques de développement de métastases. En raison de l’activité immunomodulatrice de ces traitements, un panel de tumeurs canines sont ciblées : ostéosarcome, sarcome des tissus mous, glioblastome, tumeurs mammaires…

Procédures

Les animaux seront traités régulièrement (environ une fois par semaine) avec un traitement par voie orale, par intraveineuse (IV), intratumorale ou sous-cutanée pendant environ 6 semaines. Les prélèvements prévus dans la procédure sont les suivants : - Prises de sang : jusqu’à 7 fois par jour, 10 fois par semaine pendant 6 semaines consécutives. Le volume prélevé ne pourra en aucun cas dépasser 7.5% du volume total circulant d’un animal sur 24h ou 15% sur 28 jours. Si le volume total prélevé sur 24 heures atteint 7.5%, la prochaine prise de sang ne pourra pas être réalisée dans les 7 jours suivants (pour laisser un temps de récupération). - Prélèvements d’urine par cystocentèse, ou sondage urinaire, jusqu’à une fois toutes les deux semaines. - Biopsies (punch : 2 à 4 mm de diamètre) de la tumeur, jusqu’à 3 fois sur la durée de l’étude. Pendant le temps des prélèvements, les animaux pourront recevoir des analgésiques ou pourront être anesthésiés ou tranquillisés pour une courte durée, afin de réduire la douleur, l’angoisse ou la souffrance de l’animal. La décision de l’analgésie, de l’anesthésie ou de la sédation dépendra de plusieurs facteurs comme : les prélèvements à réaliser, du comportement des chiens, de la facilité de manipulation. - La résection chirurgicale de la/les tumeur(s) mammaire(s) en fin d’étude sera réalisée sous anesthésie générale.

Impact sur les animaux

Les produits candidats ont pour objectif d’activer le système immunitaire des animaux. Le principal risque associé, pourrait être une suractivation du système immunitaire, qui entrainerait un syndrome de libération de cytokines. Ce syndrome peut entraîner des symptômes d’intensité faible à sévère comme : de la fièvre, une déshydratation, de l’apathie, une perte d’appétit. Afin de pouvoir objectiver les effets secondaires à l’administration du traitement et adapter le suivi clinique de chaque chien, les chiens seront hébergés individuellement pendant 8 heures (avec contact visuel et olfactif) après l’administration du traitement. Afin d’évaluer l’efficacité et l’innocuité de ces nouveaux traitements, des prélèvements devront être réalisés (sang, urine, biopsies de la tumeur…) ainsi qu’une résection chirurgicale de la/des tumeur(s) en fin d’étude. Ils peuvent générer un stress et de l’inconfort : au moment du geste pour ceux réalisés vigile, ou en post-opératoire pour ceux réalisés sous anesthésie générale. Les contentions liées à ces gestes peuvent générer du stress chez les animaux. La réalisation de biopsies et/ou la résection chirurgicale de la/des tumeur(s) pourraient induire des saignements, des gonflements, une infection, des ulcérations, une altération voire une destruction des tissus traversés. L’anesthésie pourrait générer : un stress au moment de l’induction, de l’inconfort, de la nausée et du stress au moment du réveil. Dans le cas où l’efficacité du candidat ne serait pas suffisante, il est possible que la tumeur continue de se développer (augmentation de la taille et développement de métastases).

Devenir

Les animaux pourront être mis à mort en fin de procédure pour autopsie, prélèvements d’organes ou de tissus pour évaluer l’innocuité et/ou l’efficacité des produits testés. Si au cours de la procédure ou à la fin de la procédure, l’animal présente un état de santé dégradé et qu’il atteint des points limites sévères l’animal sera euthanasié. À la fin de la procédure si l’animal recouvre un bon état physique/clinique, il pourra être (sur décision du vétérinaire désigné) mis à l’adoption ou être inclus dans une autre procédure.

Remplacement

Des études précliniques avec des candidats ont déjà été réalisées in vitro et in vivo sur rongeurs, chiens sains, chats, et sur l’Homme. Ces tests ont montré des résultats favorables. Après cette première étape, le recours aux animaux ayant développé une tumeur est requis, afin de pouvoir évaluer l’efficacité et l’innocuité du candidat médicament chez la population cible. En effet, l’efficacité d’un produit vétérinaire anti-tumoral doit être démontrée sur l’espèce cible. Car les études d’efficacité nécessitent de travailler sur un organisme entier, mettant en jeu des interactions entre différents tissus/organes impliqués dans le métabolisme et le/les effets physiologiques et thérapeutiques du futur candidat médicament.

Réduction

Afin de réduire le nombre d’animaux utilisés, seul le ou les composé(s) ayant les meilleurs profils pharmacocinétiques et pharmacodynamiques et la meilleure innocuité, seront testés sur les animaux présentant une tumeur. Le nombre d’animaux utilisés sera réduit au maximum lors des premières études exploratoires (jusqu’à 10 animaux par composé à tester soit 5 composés maximum). Ces études permettront de caractériser plus précisément les variabilités existantes inter-individus ainsi que les variabilités existantes entre les différents types de tumeurs incluses. Grace à ces informations, le nombre minimum d’individus le plus pertinent pourra être inclus dans les études suivantes. Pas d'étude biostatistique pour ce projet. Chaque chien sera son propre contrôle, c'est à dire que l'on comparera la tumeur avant/après ainsi que l'état clinique avant/après. Ceci permettra de réduire le nombre de chien inclus dans la procédure.

Raffinement

Des chiens présentant naturellement des tumeurs issues d’établissement éleveurs ou fournisseurs agréés seront inclus dans les études. Les animaux présentant des tumeurs (tumeurs mammaires dans un premier temps) seront alors transférés au sein de l’établissement utilisateur pour être traités. Afin de permettre un traitement le plus précocement possible, un chien seul peut être inclus dans la procédure. Dans ce cas, il sera mis en hébergement avec au moins un autre compagnon compatible durant cette période. Ce ou ces compagnons seront des chiens déjà présents au sein de l’établissement utilisateur et qui seront en période de repos entre deux études. Ils bénéficieront de zones de jeu avec interaction avec l’Homme. Les jouets présents dans les zones d’hébergement et dans les zones de jeu sont régulièrement changés pour favoriser la curiosité. Une période d’acclimatation systématique est mise en place. Si la durée n’est pas suffisante elle sera rallongée jusqu’à ce que les animaux soient aptes à entrer dans la procédure. Le personnel intervenant dans l’étude sera formé aux examens et prélèvements afin de travailler avec le plus d’expertise possible. Les animaux sont observés quotidiennement, ou plus si jugé nécessaire, ce qui permet de détecter tout signe comportemental anormal et/ou toute anomalie clinique non attendue. En cas de déviation de l'état normal d'un animal, le responsable de l’étude, le vétérinaire désigné ou le vétérinaire d'astreinte, décidera d'augmenter les fréquences d'observations, d'isoler l'animal et/ou d'envisager un traitement pour soulager l'animal. En cas de syndrome de libération de cytokines, un traitement avec des corticoïdes, une réhydratation et/ou un traitement symptomatique digestif seront prescrits pour diminuer les effets dus à ce syndrome. Un suivi clinique rapproché de l’animal sera également mis en place. Des points limites seront définis pour apporter des soins adaptés ou une exclusion de l’étude avec d’autres soins ou une euthanasie si nécessaire. Afin de limiter le stress lié aux actes (contention, traitements, prélèvements, …), ces actes seront travaillés sur les chiens en renforcement positif avec friandises et caresses lors de trainings pendant l’acclimatation puis pendant toute la durée de l’étude. La Structure du Bien Être Animal (SBEA) garantit l’amélioration des techniques de soins et des conditions de vie pour les animaux.

Choix des espèces

Espèce cible de la pathologie investiguée. Les animaux utilisés seront des animaux ayant naturellement développés une tumeur. Une tumeur chez le chien peut se développer quel que soit l’âge de l’animal, bien que les animaux les plus âgés sont les plus souvent atteints (en particulier pour les tumeurs mammaires).

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Furets : 20
Souffrances
▲ -
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▲ 20
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Devenir
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 10
 -
 10

20 furets vont être utilisés, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, la moitié tuée à l'issue et l'autre moitié confiée pour adoption. Tous reçoivent un implant crânien lors d'une chirurgie de quatre à six heures, puis une cinquantaine de séances d'enregistrement cérébral sous contention, motivées par une privation d'eau. Dix furets sont tués pour analyse histologique du cerveau, les dix autres explantés lors d'une seconde chirurgie puis remis à des organismes d'adoption. Le porteur justifie l'usage du furet par son cortex plissé et une gamme auditive proche de celle de l'humain, et retient les femelles 'en raison de leur petite taille'.

Objectifs

Écouter dans des situations réalistes est un processus actif qui engage nos capacités de perception et de réflexion. Cela donne du sens à la parole, permet à la musique de nous émouvoir et aux sons de notre environnement d'avoir de l'importance. Grâce à notre écoute, nous, les humains et les autres animaux, sommes capables de naviguer à travers des paysages sonores complexes, de distinguer des sources sonores mélangées, de comprendre des messages et d'évaluer leur signification pour nos comportements. Ces compétences sont vraiment remarquables et nous dépassent souvent. Même les systèmes d'ingénierie audio les plus sophistiqués n'arrivent pas encore à égaler ces performances étonnantes. Le projet de recherche a pour objectif d'étudier une nouvelle approche de l'audition qui considère l'écoute comme un processus interactif entre nos facultés sensorielles et notre réflexion. Nous voulons intégrer la cognition (c'est-à-dire notre façon de penser et de prendre des décisions) comme une partie essentielle du traitement de l'information sonore, ce qui peut être étudié au niveau de notre activité cérébrale. En d'autres termes, nous cherchons à comprendre comment notre cerveau s'adapte rapidement lors de l'écoute, tant au niveau des neurones individuels que des groupes de neurones travaillant ensemble. Ce processus d'adaptation rapide est appelé "plasticité rapide". Il se manifeste à différents niveaux de notre système auditif, depuis l'oreille interne (cochlée) jusqu'au cortex auditif et préfrontal de notre cerveau. En résumé, ce projet de recherche explore comment notre cerveau traite les sons de manière active et flexible, en utilisant à la fois nos facultés sensorielles et cognitives. En comprenant mieux ces mécanismes, nous pourrons élargir nos connaissances sur l'écoute et développer de nouvelles avancées dans le domaine de l'audition.

Bénéfices attendus

Le projet s'appuie sur les travaux des chercheurs en charge du protocole réalisés lors de la dernière décennie sur la physiologie et la modélisation informatique de ces phénomènes. Ces efforts ont abouti à la découverte de plasticité rapide dans le cortex auditif, au niveau du neurone unique et de populations de neurones. Ils ont aussi conduit à l'élaboration d'un modèle neuromimétique de traitement auditif qui ont mené à des percées technologiques et à des applications concrètes. Ils ont enfin permis d’utiliser une technologie de neuroimagerie large-champ chez le furet. Ce projet étendra ces recherches et intégrera de nouveaux paradigmes psychophysiques puissants pour sonder l'écoute active chez l'homme. S'appuyant sur ces domaines très complémentaires et plusieurs innovations techniques (reconstruction de stimulus à partir d'enregistrements de neurones à grande échelle chez les animaux réalisant une tâche de comportement, nous espérons promouvoir une vision nouvelle de la perception auditive et de la cognition. Cela contribuera également de manière significative à des avancées significatives dans le domaine du traitement du signal pour les prothèses auditives cliniques, étant donné que de nombreuses limitations actuelles ne sont pas technologiques, mais plutôt conceptuelles.

Procédures

Tous les animaux (n=20) sont équipés d'un implant crânien lors d'une première chirurgie qui se fait sous anesthésie et analgésie (durée 4-6h). Cet implant permet ensuite de réaliser des enregistrements neuraux en électrophysiologie ou en neuroimagerie fonctionnelle par ultrasons (procédures répétées autour d'une cinquantaine de fois en moyenne par animal, entre 3 et 5 fois par semaine, durée moyenne d'enregistrement 3h). Une partie de la cohorte sera euthanasié (sous sédation et anesthésie ; n=10). L'implant crânien est retiré des animaux qui ne sont pas euthanasiés (n=10 - voir 5.8 + 5.9), lors d'une seconde chirurgie sous anesthésie et analgésie (durée 3h).

Impact sur les animaux

La procédure chirurgicale se faisant sous anesthésie, un risque anesthésique est présent. Au long-terme, il existe aussi un risque infectieux. Par ailleurs, les enregistrements neuraux se font chez l'animal en situation de contention. La contention des animaux est nécessaire dans le cadre des enregistrements et pourra être génératrice de stress et d’inconfort pour l’animal. De plus, le comportement sera motivé par une privation hydrique qui pourra entraîner une sensation de soif de courte durée chez l’animal.

Devenir

L'euthanasie est nécessaire pour réaliser une analyse post-mortem des tissus cérébraux. Cette méthode n'est utilisée que pour les animaux dont la localisation des injections ou des enregistrements électrophysiologiques aigus par histologie post-mortem est nécessaire (n=10). Pour l'ensemble des autres animaux (n=10), nous retirons l'implant crânien à la fin de l'expérimentation quand cela est possible, afin de les confier à des organismes chargés de trouver des particuliers qui souhaitent adopter nos animaux.

Remplacement

Afin de pouvoir comprendre le traitement de l'information sensoriel dans les cortex auditifs, visuels et frontaux, il est nécessaire d'avoir recours à des animaux vivants pour pouvoir enregistrer l'activité neurale, que ce soit de neurones uniques en électrophysiologie ou les flux hémodynamiques en imagerie large-champ. Ce type d'enregistrement n'est pas réalisable chez des êtres humains. Par ailleurs, le furet constitue un animal modèle nécessaire à la compréhension de la perception auditive dans un contexte de prise de décision. En effet, il est capable d'apprendre des tâches complexes et de percevoir des sons dans une gamme auditive similaire à celle de l'être humain. Son cerveau à cortex plissé permet aussi d'étudier le rôle fonctionnel des plis corticaux, ce qui n'est pas possible chez le rongeur ou primate à cortex licencéphale.

Réduction

Le type d'expérimentation que nous réalisons permet de réaliser de nombreux enregistrements dans un nombre réduit d'animaux (20 maximum). La taille des effectifs a été établie grâce à un calcul de puissance par exemple et qu’il sera nécessaire de procéder à des tests statistiques pour une interprétation fiable des résultats.

Raffinement

Les animaux sont hébergés dans des cages enrichies en jouets et tunnels divers et régulièrement mis tous ensemble dans une aire de jeu. Durant les week-ends, les animaux ne doivent pas effectuer de tâche comportementale. Leur état de santé est suivi en permanence, en collaboration avec un vétérinaire. Deux réunions du comité de suivi du bien-être animal sont faîtes chaque année, avec un suivi des recommandations du comité dans la durée (durée d'expérimentation, protocole de chirurgie, méthodes d'enregistrement…). Le comportement est motivé par une privation hydrique, raison pour laquelle nous suivons au plus près le poids des animaux ainsi que les marqueurs de bien-être suivants : + Poids – avant et après le week-end ; plus souvent si nécessaire. + État général de l'animal (activité, état global : fourrure, yeux...) – tous les jours. + Observation de l'état général des animaux – hebdomadaire – grâce à une méthode de scoring durant un examen clinique. L'évaluation de l'état général de chaque animal s'appuie sur la grille d'évaluation suivante : - le furet se cache ou de tente de mordre les expérimentateurs (comportement) - le furet cesse de s'alimenter (perte de poids) - le furet cesse de se nettoyer ou gratte de manière excessive un endroit de son corps (aspect du pelage) - état d'hydratation de l'animal (test du pli cutané) - état de l'implant crânien. Le protocole de chirurgie inclut l’administration d’anti-inflammatoire et d’anti-douleur en pré- et post-opératoire et les opérations sont réalisées sous analgésie et anesthésie. Sur le plan expérimental, un effort constant nous pousse vers le raffinement des différentes étapes de nos procédures. Tout d’abord nous portons un grand soin à l’habituation préalable à la contention chez les animaux implantés. Nous développons la pose de systèmes d'enregistrements chroniques chez les animaux pour obtenir des sessions d'enregistrements plus courtes. Enfin nous explantons un grand nombre d'animaux, quand cela est possible, à la fin de l'expérimentation, afin de les replacer.

Choix des espèces

Les furets apprennent rapidement une tâche ; ils ont par ailleurs une large gamme auditive, similaire à celle de l'homme. Leur cerveau est assez grand pour utiliser des électrodes avec 200 contacts. De plus leur cortex est convolué ; ces plis corticaux ne sont pas présents chez le rongeur à l’inverse de nombreux primates. Le furet permet d’étudier un putatif rôle fonctionnel de ces plis. Les individus femelles sont préférés en raison de leur petite taille. Les animaux ont entre 6 mois et 1 an quand ils arrivent au laboratoire, âge auquel ils sont adultes ; ce stade est choisi car le développement du cerveau est alors terminé.

  • Formation professionnelle
  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
    • Troubles gastrointestinaux
    • Troubles musculosquelettiques
    • Troubles nerveux
    • Troubles respiratoires
    • Troubles sensoriels
    • Troubles urogénitaux
Chiens : 15
Cochons : 100
Moutons : 200
Bovins : 10
Souffrances
▲ -
▲ 325
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 325

325 animaux non-humains, 200 moutons, 100 cochons, 15 chiens et 10 bovins, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures que le porteur classe en gravité légère. Chaque animal subit sous anesthésie générale l'implantation chirurgicale d'un dispositif médical et des examens d'imagerie pouvant durer plusieurs heures, avant une euthanasie destinée à parachever la formation par l'examen de l'organe et du dispositif implanté. L'objet déclaré est de former des professionnels de santé à l'usage de dispositifs implantables, pas de produire des connaissances. Le porteur affirme que ces gestes ne s'apprennent que sur un animal vivant aux organes de taille humaine, tout en mentionnant l'existence de simulateurs et d'organes explantés.

Objectifs

Chaque année de nouveaux dispositifs implantables issus de la recherche sont disponibles pour les professionnels de santé (en cardiologie, en gastro-entérologie, en neurologie et urologie par exemple) et permettent de compenser, compléter/remplacer les fonctions vitales d’un organe défaillant pour prolonger la survie des patients et leur confort de vie. On entend par dispositif implantable tout dispositif destiné à être implanté de façon invasive en totalité dans le corps humain ou à remplacer une surface épithéliale grâce à une intervention chirurgicale et à demeurer en place après l'intervention. Les professionnels de santé ont l’obligation de se former à l’utilisation de ces nouveaux dispositifs. L’utilisation d’un dispositif médical par un professionnel de santé ou un patient ne peut se faire sans une information de l’utilisateur, voire une formation préalable, elle requiert un apprentissage permettant d’utiliser le matériel, afin d’optimiser ses performances et de s’approprier les gestes permettant d’assurer à l’utilisateur une sécurité maximale d’utilisation. Un même produit, s’il est utilisé ou non conformément aux recommandations du fabricant, aura ou non la performance validée lors de son évaluation. Les dispositifs médicaux sont définis comme des produits «utilisateur-dépendant». La directive 93/42/CE modifiée relative à l’évaluation de ces dispositifs en vue de leur accès au marché européen, soumet les industriels à des obligations en matière de gestion des risques pour le produit mais également son environnement, prend en compte ce caractère «utilisateur-dépendant». Les industriels sont, à ce titre, responsables du recueil, de l’évaluation, de la mesure et du développement de tout élément susceptible de permettre une utilisation optimale des produits qu’ils commercialisent et d’assurer leur sécurité. Performances et sécurité des dispositifs médicaux sont corrélées à la formation et à l’expérience de l’utilisateur. De plus, les conditions d’utilisation des dispositifs ne peuvent se réduire à des questions d’observance. Sur tous ces points, le dispositif médical doit être différencié du médicament, y compris pour son utilisation par un professionnel de santé ou un patient. Ce projet vise à former les professionnels de santé à l’utilisation des dispositifs médicaux innovants en situation réelle sur un animal anesthésié.

Bénéfices attendus

Répondre à l’obligation de formation des professionnels de santé à la technique d’implantation d’un nouveau dispositif médical, à sa bonne utilisation et à son évaluation fonctionnelle pour la sécurité pour les futurs patients.

Procédures

Les animaux seront soumis aux interventions suivantes : - Des prélèvements sanguins sur animaux vigiles ou légèrement sédatés, pour tous les animaux du projet. - Des préparations à l’anesthésie pour les examens d'imagerie et d'implantation chirurgicale qui consistent en la pose d'un cathéter et en l'injection des produits utilisés pour la prémédication et l'anesthésie. Durée de moins de dix minutes. Comme pour les interventions chez l'Homme, les interventions chirurgicales et les examens d'imagerie sont toujours réalisés sous anesthésie générale (évitant tous stress et douleur pour les animaux) et pourront durer jusqu'à plusieurs heures en cas d’intervention chirurgicale complexe pour tous les animaux du projet.

Impact sur les animaux

Les nuisances ou effets indésirables attendus sur les animaux sont exactement les mêmes que ceux attendus sur un futur patient humain : - la mise à jeun (12 heures) de l’animal préalablement à l’anesthésie, - la contention/manipulation/pose de cathéter au moment de la préparation de l’anesthésie. Les nuisances ou effets indésirables attendus sur les animaux sont exactement les mêmes que ceux attendus sur un futur patient humain : La faim ,lors de la mise à jeun (12 heures) de l’animal préalablement à l’anesthésie, - Le stress physique induit par la contention/manipulation/pose de cathéter au moment de la préparation de l’anesthésie, - La douleur durant l'intervention en fonction de l’invasivité de la technique, des mesures de raffinement sont mises systématiquement en place pour la réduire au maximum comme par exemple la mise en oeuvre systématique d'un protocole d'anesthésie générale et d'un protocole d'analgésie avec l'usage systématique de traitements anti-inflammatoires et anti-douleur morphiniques.

Devenir

Pour répondre à l’obligation de formation des professionnels de santé à la technique d’implantation d’un nouveau dispositif médical, à sa bonne utilisation et à son évaluation fonctionnelle pour la sécurité des futurs patients, il est nécessaire de procéder à l'euthanasie de tous les animaux du projet en fin de procédure pour parachever la formation en réalisant les prélèvements et analyses ex-vivo et permettre aux professionnels d’évaluer macroscopiquement l’organe et le dispositif juste implantés.

Remplacement

La formation des professionnels de santé aux méthodes d’implantation des dispositifs médicaux regroupe les notions de maîtrise du geste chirurgical mais aussi d’évaluation fonctionnelle en temps réel au moment de l’implantation grâce à l’imagerie. La réponse de l’organisme lors des différentes phases de l’implantation du dispositif et son suivi simultané par des méthodes d’imagerie pour en permettre l’évaluation fonctionnelle nécessite une formation sur un animal vivant. Les implantations doivent se faire sur des organes animaux de taille identique aux organes de l’homme dans des conditions fonctionnelles qui reproduisent la fonction de l’organe vivant dans l’organisme afin de mimer au mieux la réalité d’une intervention.

Réduction

Le nombre d’animaux a été évalué prospectivement et réduit au minimum nécessaire pour répondre aux objectifs scientifiques du projet et aux besoins de formation. Pour réduire le nombre d’animaux, des sélections par méthodes d’imagerie peu invasives sont mises en place (IRM, Scanner, Echographie, RX …), permettant par exemple une reconstruction 3D des structures d’intérêt. Afin de réduire le nombre d’animaux utilisés, les professionnels de santé en formation reçoivent généralement une formation théorique en amont de cette formation pratique. Pour répondre à ce même objectif de réduction, les partenaires qui développent les dispositifs médicaux ont également développés des outils d’apprentissage avec simulateurs ainsi que des procédures permettant de travailler sur des organes explantés. La précision croissante des outils d’imagerie fonctionnelle permet également de gagner en précision dans les techniques d’implantation et d’évaluation des dispositifs, ce qui augmente le raffinement des procédure et limite le nombre d’animaux nécessaires.

Raffinement

Les modèles animaux suivront exactement le cheminement d’un futur patient avec les mêmes exigences et techniques médicales mises en œuvre pour la réalisation des interventions (personnel hautement qualifié, plateau technique opératoire et d’imagerie de pointe). L’ensemble de la procédure est conçu pour réduire au maximum le stress, l’angoisse et les contraintes sur les animaux comme le recours systématique à l’anesthésie générale durant les interventions d’imagerie et les procédures chirurgicales. La localisation de la plateforme d'imagerie sur le site même des animaleries permet de réaliser ces examens sur place, réduisant ainsi le recours aux transports pour les animaux et le stress associé. Les paramètres vitaux sont enregistrés et contrôlés par des techniciens spécialisés en anesthésie afin d’adapter les perfusions, l’assistance respiratoire et les dosages d’anesthésiques et d’antalgiques. Les protocoles de réanimation sont standardisés et réalisés par des vétérinaires chirurgiens spécialisés. Pendant la procédure, des protocoles de prises en charge de la douleur sont systématiquement appliqués (AINS et/ou opioïdes). Pendant les phases d’acclimatation, les animaux sont hébergés systématiquement en groupe sociaux, ils ont accès à un enrichissement environnemental multimodal (social, alimentaire, manipulatoire et physique) et dans des conditions environnementales d'hébergement contrôlées et maîtrisées (température et ventilation).

Choix des espèces

Les implantations doivent se faire sur des organes animaux de taille identique aux organes de l’homme dans les conditions fonctionnelles de l’organe vivant dans l’organisme pour mimer au mieux la réalité d’une intervention. Pour répondre à l’obligation de formation, le modèle animal utilisé sera fonction du dispositif et de son indication. Les différences interspécifiques de nature tissulaire, de forme, de taille anatomique et de fonction requièrent l’emploi de différentes espèces de grande taille. Pour chaque formation le modèle animal retenu sera identifié préalablement en fonction de ces spécificités et similitudes avec l’Homme et sera la brebis pour les formations intéressant les domaines de la cardiologie, de la chirurgie vasculaire et de la neurologie principalement, le porc pour les formations intéressant les domaines de la gastro-entérologie, de l'ophtalmologie et de la cardiologie principalement, plus spécifiquement le chien pour la chirurgie des auricules cardiaques et les veaux pour les dispositifs d'assistance cardiaque. Les animaux utilisés pourront être des juvéniles ou des adultes. L’objectif scientifique est d’avoir une anatomie de taille ou une situation clinique comparable à celle observée chez l’Homme.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Chiens : 20
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 20
▲ -
Devenir
 -
 -
 20
 -

20 chiens vont être utilisé·es, gardés en vie pour une réutilisation, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal reçoit des administrations intraveineuses d'un produit vétérinaire à jeun, subit huit prélèvements de nœuds lymphatiques aux membres postérieurs et vingt-cinq prélèvements sanguins répartis sur cinquante jours. Le projet évalue la pharmacocinétique et la tolérance de quatre produits testés, avec des vomissements et des modifications cardiaques déjà observés lors d'un projet antérieur. Le porteur affirme qu'aucune méthode alternative ne permet d'évaluer l'efficacité et la sécurité d'un produit chez le chien et conclut au recours "indispensable" à l'animal entier.

Objectifs

L'objectif de ce projet est d'évaluer les paramètres pharmacocinétiques et pharmacodynamique de quatre éléments d'essai testés ( efficacité et sécurité de chaque produit test).

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus sont de pouvoir démontrer l'efficacité des produits tests et d'identifier si des signes cliniques apparaissent, d'évaluer le composé le mieux toléré par les animaux sans présenter de signe clinique et sans modifications des paramètres sanguins mais également de démontrer l'efficacité du produit administré grace aux prélèvements des cellules sanguines et des noeuds lymphatiques.

Procédures

Dans ce projet les nuisances sont: 1) l'administration des éléments tests par voie intraveineuse pendant 30 minutes avec mise à jeun au moins 10h avant. Aministration répétée 14 jours aprés la première administration 2) huit prélèvements au niveau des noeuds lymphatiques des membres posterieurs. Durée d'un prélèvement de l'ordre de la minute 3) Vingt-cinq prélèvements sanguins seront réalisés sur animal vigiles répartis sur 50 jours au total. Durée de l'ordre de la minute. 4) la manipulation et la pose d'appareillages non invasif pour la mesure de l'oxygène, de la tension et du rythme cardique.

Impact sur les animaux

L'effet indésirable susceptible d'être observé suite aux traitements est un vomissement et ou une modification des paramètres cardio-circulatoires, qui a été observé en dans un projet antérieur. Dans ce projet les nuisances sont: 1) l'administration des éléments tests par voie intraveineuse avec mise à jeun au moins 10h avant. Cela necessite une contention legère des animaux. Effets indésirables susceptibles, vomissement . 2) Prélèvements aux niveaux des noeuds lymphatiques des membres posterieurs. Cela necessite une contention legère des animaux. Effets indésirables irritation et inflammation post ponction au niveau du site de prélèvement. 3) Les prélèvement sanguins seront réalisés. Stress liée à la contention, manipulation des animaux. On ne s'attend pas à d'autre effet indésirable en particulier.

Devenir

Tous les animaux seront gardés en vie à la fin de cette procédure. Les animaux auront un examen clinique général réalisé par le veterinaire désigné. Les actes réalisés dans cette procédure ne justifie pas d'un sort particulièrement prévu aux animaux.

Remplacement

Aucune méthode alternative ne permettant actuellement de reproduire la diffusion d’un produit dans le sang des animaux au niveau de l'organisme entier, il est indispensable de recourir à l’animal entier. Aucune méthode alternative ne permet d'évaluer l'efficacité et la sécurité d'un produit test chez le chien.

Réduction

Dans ce projet , 20 animaux seront inclus. En tenant compte de la variabilité intra et inter individuelle, c'est le nombre d'animaux minimal pour avoir des résultats représentatifs et interprétables. Pas de test statistique réalisé au préalable.

Raffinement

Pendant la période d'acclimatation, les animaux seront hébergés par groupe de 2 ou 3. Puis ils seront hébergés en condition individuelle à partir de l'administration jusqu'à 24h aprés. Cet hebergement en individuel est necessaire pour faciliter l'observation des animaux. Un suivi quotidien (voir plusieurs fois par jour) sera mis en place pour l'observation générale des animaux et la détection précoce de signe clinique pour une prise en charge rapide d'éventuels effets secondaires. De l'enrichissement (exemple: balle, corde) sera présent autant que possible dans les boxes.

Choix des espèces

Espèce cible pour ce produit vétérinaire Adultes. Animaux adultes necessaire pour ce type de projet. Animaux qui ont fini leur croissance.

  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Chiens : 20
Souffrances
▲ -
▲ 20
▲ -
▲ -
Devenir
 1
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 19
 -

20 chiens vont être utilisé·es dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, dix-neuf étant ensuite réutilisés dans d'autres études et un seul proposé à l'adoption. Pendant six semaines, ils reçoivent un aliment additionné d'un probiotique, subissent quatre prises de sang et deux "défis comportementaux" consistant en un trajet en voiture en caisse de transport. L'objectif est commercial, faire autoriser ce probiotique comme additif alimentaire pour chiens sur le marché européen, une troisième étude étant exigée par les autorités. Le porteur affirme qu'aucune méthode alternative ne permet d'évaluer l'effet d'un aliment sur l'anxiété du chien.

Objectifs

Le projet a pour but d'évaluer le bénéfice d'un probiotique inclus dans un aliment complet sur l'anxiété chez le chien.

Bénéfices attendus

Il est attendu du projet que le probiotique évalué puisse faire l'objet d'une autorisation en tant qu'additif entrant dans la composition d'aliment pour chien sur le marché Européen. Le probiotique utilisé dans l’étude a un effet calmant pour les animaux anxieux et ainsi améliorer la qualité de vie des chiens.

Procédures

Pendant l'étude, les chiens recevront un aliment complet avec ajout d'un probiotique sous forme de poudre chaque jour pendant 6 semaines, soit 42 jours. Chaque chien subira 4 prises de sang (volume de 1mL / prise) par voie veineuse et 2 défis comportementaux réalisés à J43 et J106 de l'étude. Le défi comportemental prendra la forme d'un court trajet en voiture d'une durée de 10 minutes, en caisse de transport.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables possibles seraient: défécation ou miction incontrôlée, comportements d’échappement intenses et persistants pouvant nuire à l’animal, et vomissements durant le trajet en voiture. Les nuisances possibles au moment des prélèvements sanguins sont: hématome, infection.

Devenir

Parmi les 20 chiens, 19 seront ré-utilisés dans d'autres études, et 1 chien ayant atteint l'âge requis sera proposé pour un placement via le programme d'adoption de l'animalerie.

Remplacement

Il n'existe pas de méthode alternative prouvée permettant d'évaluer l'impact de la consommation d'un aliment sur l'anxiété chez le chien. Par conséquent, il n'est pas possible de remplacer le recours à l'espèce animale étudiée dans ce projet.

Réduction

Sur la base de la variation constatée sur des études similaires réalisées précédemment, il a été déterminé qu'avec 20 chiens, nous serons en mesure de détecter une différence statistiquement significative de 10% dans les paramètres physiologiques étudiés.

Raffinement

Les chiens suivent un programme de socialisation individuelle régulière se composant d'activités d'éducation canine, de promenade en laisse et de sortie en parc. Ceci pour favoriser des interactions positives avec le personnel soignant et ceux appliquant les procédures expérimentales. Les animaux bénéficient quotidiennement d'accès à de larges enclos gazonnés où ils peuvent s'ébattre plusieurs heures par jour sous la supervision d'animaliers. Ils sont logés en box individuel par couple dont les dimensions sont très supérieures aux minima réglementaires. Les animaux sont suivis quotidiennement par du personnel soignant composé de vétérinaires, assistants vétérinaires et soigneurs animaliers, ainsi que de comportementalistes.

Choix des espèces

Le probiotique étudiée est destiné à l'espèce Canine, qui a déjà été évalué dans deux études précédentes. Les autorités sanitaires Européennes requierent qu'une troisièmé étude soit réalisée sur l'espèce animale concernée pour valider l'effet du probiotique étudié en tant qu'additif alimentaire. Les animaux seront au stade adulte considérant que l'ingrédient actif sera intégré en premier lieu dans des aliments pour chien adulte.

  • Tests réglementaires
    • Contrôles de qualité
Chiens : 30
Souffrances
▲ -
▲ 30
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 30
 -

30 chiots vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis réutilisés. Pour cette étude réglementaire de sécurité, ils reçoivent deux à trois injections sous-cutanées de lots de vaccin contre la leptospirose arrivés en fin de durée de vie. Le porteur indique peu de réactions attendues, éventuellement une hyperthermie passagère et un gonflement au point d'injection. Les chiots, de la souche Marshall, sont élevés en laboratoire de 6 à 14 semaines, l'étude étant décrite comme "exigée par certaines régions" du monde lors de l'enregistrement du vaccin.

Objectifs

Il s'agit d'une étude réglementaire exigée dans certaines régions du monde lors de la soumission du dossier d'enregistrement du vaccin contre la leptospirose chez le chien. Elle sert à la fois d'étude de sécurité après administration de deux fois une double dose de lots de vaccins à la fin de leur durée de vie et d'étude de sécurité pour démontrer la sécurité de doubles doses suivies d'une dose unique.

Bénéfices attendus

L'étude permettra de confirmer la sécurité du vaccin en démontrant que ces lots entrainent peu de réactions locales ou générales chez les chiots.

Procédures

Les animaux reçoivent deux à trois administrations de vaccin par voie sous cutanée (simple ou double dose), espacées de 2 à 4 semaines.

Impact sur les animaux

Peu de réactions sont attendues: éventuellement une hyperthermie passagère , des réactions locales au point d'injection avec oedème/chaleur/douleur qui peuvent persister pendant quelques jours au plus. Lors de la précédente étude de sécurité menée également avec des doubles doses à la fabrication de ces lots, seules des petits gonflements au point d’injections ont été observés pendant moins de 3 jours après la vaccination.

Devenir

Tous les animaux seront réutilisés car ils ne subissent qu'une légère contrainte.

Remplacement

Il n'existe pas à ce jour de procédure permettant d'évaluer totalement la sécurité des futurs médicaments sans avoir recours à l'animal. La pharmacopée Européenne (monographie sur les vaccins contre la leptosirose 0447) décrit ces méthodes d'évaluation et de mesures pour évaluer la sécurité de ce vaccin et cette étude est exigée par certaines régions lors de l'enregistrement du dossier d' Autorisation de Mise sur le Marché.

Réduction

Le donneur d'ordre s'engage par écrit à limiter au minimum le nombre d'animaux par lot (conforme à la monographie Leptospirose) et à ne pas dupliquer les études.

Raffinement

Les conditions d'hébergement sont adaptées à l'âge des animaux et aux contraintes de l'étude: les chiots sont hébergés en post maternité depuis le début de l'étude (vers l'âge de 6 semaines) et jusqu'à la fin (vers l'âge de 14 semaines) comme tous les autres chiots de l'élevage. Ils sont ainsi préservés de tout contact avec des animaux transmetteurs d'agents pathogènes. Les chiots sont sevrés à l'âge standard de 9 semaines, et sont ensuite hébergés par groupes de 5 chiots maximum. Les chiots sont hébergés dans des boxes avec plateforme, tunnel, jouet suspendu à une chaine. Ponctuellement un autre jouet est introduit dans le box afin d'introduire de la nouveauté et d'entrainer un regain d'intérêt chez les chiots. Ils ont accès à volonté à l'eau et à la nourriture adaptée à leur âge. Le donneur d'ordre a maintenant suffisamment de données historiques sur les chiots de la souche Marshall pour pouvoir se passer des sérologies de pré étude : tous les chiots en bonne santé peuvent donc être inclus dans une telle étude qui ne nécessite donc plus de prise de sang.

Choix des espèces

Le chien est l'espèce cible du vaccin à tester. En début d'étude, les chiens ont l'âge minimal indiqué pour le traitement par le vaccin contre la Leptospirose, soit environ 6 semaines.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
Chiens : 10
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 10
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 10

10 chiens vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Porteurs de la même mutation que les enfants atteints de la maladie de Sanfilippo B, ils reçoivent une injection intracérébrale et intraveineuse de thérapie génique sous anesthésie de quatre heures, puis des prélèvements sanguins, des ponctions de liquide céphalorachidien et des IRM répétés sur trois à douze mois, avant leur mise à mort pour prélever les tissus. Le porteur affirme n'attendre aucun effet indésirable des injections et présente cette étape comme "indispensable" avant un essai clinique chez l'enfant. Il justifie le chien par sa prédisposition naturelle à cette mutation et sa proximité neurologique avec l'humain.

Objectifs

La mucopolysaccharidose de type IIIB (MPSIIIB), ou maladie de Sanfilippo B, est une maladie rare dite de surcharge lysosomale, et qui affecte 0.7 à 1.8 nouveau-nés pour 100000 naissances en Europe. La maladie survient lorsque des enzymes nécessaires à la dégradation et au stockage de molécules de sucres complexes font défaut à l’organisme : ainsi le déficit d’une enzyme nommée l’α-N acétylglucosaminidase (NaGlu), requise dans la voie de dégradation du sucre, l’héparane sulfate, engendre une accumulation toxique de ce dernier dans de nombreux organes dont le foie, la rate et surtout le cerveau. La maladie de Sanfilippo B est caractérisée par une atteinte sévère du Système Nerveux Central (SNC). La maladie débute le plus souvent entre 2 et 6 ans avec un retard du développement psychomoteur, des troubles du comportement, un défaut d'attention, une hyperactivité et une agressivité. La régression des acquisitions intellectuelles est rapide et sévère et dans la phase finale, ils deviennent grabataires, perdent tout contact avec leur entourage et développent une encéphalopathie profonde. Le décès survient généralement au décours d'une surinfection respiratoire. L’espérance de vie des enfants atteints de cette pathologie est de l’ordre de 15 à 20 ans. Actuellement, aucun traitement approuvé ne peut aboutir à la guérison. Les seuls soins apportés visent à traiter les complications liées à la maladie et améliorer la qualité de vie des malades et de leur entourage. Le produit de thérapie génique que nous souhaitons tester vise à corriger le déficit de l’enzyme NaGlu à l’origine de la maladie. L’objectif principal de ce projet est de réaliser une étude de biodistribution, d’efficacité et d’évaluation de la tolérance chez le modèle animal du chien MPSIIIB après administration combinant une injection intracérébrale et une injection intraveineuse (IV) du produit de thérapie génique, sur un suivi de 3 mois et de 12 mois post-injection.

Bénéfices attendus

Le syndrome de Sanfilippo est la conséquence d’une accumulation de molécules d’un sucre, l’héparane sulfate, partiellement dégradées, dans les tissus de l’organisme. Ceci est le fait d’une mutation génétique qui affecte l’activité d’une enzyme, l’α-N acétylglucosaminidase (NaGlu), nécessaire pour la dégradation de l’héparane sulfate. Ces molécules mal dégradées, qui ne peuvent pas être éliminées, entravent le développement normal du cerveau puis détruisent les cellules du cerveau. Les premiers symptômes de la maladie associent un retard du développement cognitif associé à une hyperactivité, un comportement autistique et des troubles du sommeil. Ils apparaissent habituellement avant l’âge de 3 ans. Par la suite, l’atteinte neurologique entraîne une déficience intellectuelle et une réduction des capacités motrices qui aboutissent à la perte d’autonomie vers l’âge de 10 ans et un décès survenant le plus souvent entre 10 et 20 ans. Actuellement, cette pathologie est incurable, le traitement n'est que symptomatique. L'évaluation d'approches thérapeutiques reste donc essentielle pour évoluer vers la mise en place d'un réel traitement curatif pour ces patients. La thérapie génique est une des approches prometteuses qui permettrait de traiter la cause moléculaire de la maladie. Pour évaluer de telles approches thérapeutiques, avoir un modèle animal pertinent est nécessaire pour pouvoir réaliser des études précliniques nécessaires (preuves de concept de l’efficacité des produits thérapeutiques, études de dose…). Le présent projet vise à évaluer l’efficacité d’un traitement de thérapie génique sur des chiens atteints de la maladie. C’est une étape essentielle dans le développement préclinique qui permettra à terme de proposer un traitement curatif aux patients atteints. Elle permettra ainsi de générer toutes les données précliniques telles que les données de biodistribution du produit de thérapie génique dans le cerveau et les organes périphériques des animaux injectés, l'étude histologique, mais aussi la tolérance globale de cette approche avec le suivi IRM (Imagerie par Résonance Magnétique), les données des bilans biologiques sanguins et de dosage de biomarqueur spécifique. Le but global de l'étude étant de soutenir la demande d'un essai clinique de phase I/II chez les patients souffrant de la maladie de Sanfilippo.

Procédures

Chaque animal inclus dans cette étude sera soumis aux interventions suivantes : - Une procédure d’injection intra-cérébrale et intraveineuse concomitante, effectuées par des spécialistes sous anesthésie générale et analgésie. Durée intervention : environ 4h - Des prélèvements sanguins effectués soit vigiles sous légère contention (animaux sociabilisés et habitués aux manipulations) soit sous anesthésie (anesthésie destinés aux autres gestes décrits). Pour un total de 7 prélèvements sanguins pour les animaux suivis 3 mois, et 10 pour les animaux suivis 12 mois. Durée de l’acte : environ 5 min - Des prélèvements du liquide céphalo rachidien (LCR) seront effectués par ponction, soit au niveau lombaire, soit au niveau atlanto-occipital. Ils seront réalisés par des vétérinaires spécialistes sous anesthésie générale et analgésie. Pour un total de 6 prélèvements pour les animaux suivis 3 mois, et 9 pour les animaux suivis 12 mois. Durée de l’acte : environ 10-15 minutes - Des imageries par résonnance magnétique (IRM) qui seront faites sous anesthésie générale et analgésie. Pour un total de 4 examens pour les animaux suivis 3 mois, et 5 pour les animaux suivis 12 mois. Durée de l’acte : environ 1h30 - Un traitement immunosuppresseur tout au long de l’étude par administration orale de corticostéroïdes et d’un immunosuppresseur

Impact sur les animaux

- L’injection du vecteur thérapeutique par voie intraveineuse et les prélèvements sanguins sont des gestes peu invasifs pour lesquels aucun effet indésirable est attendu. Ces 2 actes seront réalisés lors des anesthésies prévues pour les autres gestes. - L’injection du vecteur thérapeutique par voie intracérébrale (IC) sera réalisée par des neurochirurgiens experts et maitrisant cette technique. Elle se fera sous anesthésie générale et analgésie. Avec ce protocole et par les expériences passées, il n’est pas attendu de réaction douloureuse. - Les IRMs, examens non invasifs, seront réalisées sur les animaux anesthésiés - La ponction de LCR sera réalisée par des vétérinaires spécialistes maitrisant ce geste technique sous anesthésie et analgésie adaptées. Il n’est pas attendu d’effet indésirable. - Afin de limiter toute réaction inflammatoire au moment des injections d’AAV, un protocole d’immunosuppression sera mis en place, à base de corticoïdes de façon temporaire (D-1 à D+8) et d’un immunosuppresseur tout au long de l’étude . Il n’est pas attendu d’effet secondaire à ce traitement. -Le phénotype ne devient dommageable qu’après 15 mois. L’évolution de la maladie est très lente. Si le phénotype se déclarait, il restera léger au vu de la période de suivi des animaux.

Devenir

Les 10 animaux concernés par la procédure décrite dans ce projet seront suivis 3 mois ou 12 mois puis mis à mort pour prélèvements de tissus post-mortem. La mise à mort de tous les animaux est nécessaire pour obtenir les prélèvements de tissus afin de réaliser les analyses moléculaires et histologiques nécessaires au projet. Ces analyses ne peuvent se faire du vivant de l’animal.

Remplacement

Toutes les études in vitro possibles ont été́ effectuées en amont de ce projet, en particulier la démonstration de la fonctionnalité́ du vecteur Adeno-Associated Virus (AAV), produit de thérapie génique. Nous arrivons ici aux dernières étapes précliniques nécessaires pour une demande d’essai clinique de phase I/II pour lesquelles l’utilisation d’un modèle gros animal, permettant la mise en place d’approche chirurgicale similaire à celle effectuée sur les patients dans l’essai clinique est indispensable et nécessite donc l’utilisation de cette lignée de chiens MPSIIIB. Il n’existe pas aujourd’hui de méthode alternative pour tester l’effet d’un traitement de thérapie génique in vivo. Nous savons que l’efficacité du transfert de gène dans une lignée cellulaire in vitro n’est pas comparable à ce qui peut se passer in vivo dans un organisme entier. L’animal est le seul organisme vivant permettant d’étudier l’impact d’un transfert de gène dans différents types cellulaires (différents organes) et sur son phénotype, en lien avec le mode d’administration utilisé et la dose administrée. L'utilisation d’un modèle animal est donc essentielle pour l'évaluation préclinique de produits thérapeutiques pour le traitement de la Mucopolysaccharidose de type III B

Réduction

10 animaux au total maximum comprenant : 2 animaux injectés avec du véhicule (l’un sacrifié 3 mois post injection et l’autre sacrifié 12 mois post injection), 6 animaux recevant la double administration (IC + IV) dont 3 nécropsiés à 3 mois post injection et 3 nécropsiés à 12 mois post injection, et 2 animaux non injectés (un suivi 3 mois et un suivi 12 mois).Le nombre d'animaux par groupe (3 injectés vecteur AAV par temps de suivi – 3 et 12 mois, ; 1 injecté véhicule par temps de suivi ; 1 non injecté par temps de suivi ) a été évalué pour être un nombre minimal, sans qu'il soit excessif, permettant d'assurer la robustesse des résultats. Il est basé sur notre expérience de précédents projets et des données sur les autres modèles, lors desquels des résultats cohérents et reproductibles ont pu être obtenus dans des groupes de cette taille. Une analyse statistique (Test t et ANOVA) sera réalisée pour les mesures où le nombre d’échantillons permettra d’avoir une puissance statistique suffisante.

Raffinement

Les procédures utilisées sont adaptées pour éviter tout inconfort de l'animal, et sont réalisées par du personnel formé et expérimenté. Le bien-être animal passera notamment par : 1) de bonnes conditions d'hébergement selon la réglementation en vigueur. Pour leur bien-être les animaux seront hébergés en groupe et recevront un enrichissement adapté (jeux divers disponibles dans les box, sociabilisation avec présence humaine, éducation, toilettage). Cet enrichissement serait renforcé si un animal se retrouvait en hébergement seul. 2) un suivi régulier des animaux (observations biquotidiennes, pesées régulières, analyse du comportement) .3) Afin de suivre efficacement l'état de santé des animaux et mettre rapidement en place une action, une liste de points limites a été établie. Elle permet de définir une conduite à tenir afin d’arrêter, minimiser ou diminuer toute souffrance à l’aide de mesures comme un traitement adapté ou une euthanasie anticipée. 4) la mise en place de mesures adaptées en fonction des interventions éventuelles (anesthésie et analgésie si nécessaire, antibiothérapie). De plus, le nombre d'anesthésie sera minimisé en regroupant les procédures (prise de sang - volume adapté à la taille des animaux et validé par le vétérinaire, ponction lombaire) au sein d'une même anesthésie.

Choix des espèces

La race de chien choisie (mix beagle et fox hound) est naturellement prédisposée à la même mutation génétique que chez l’homme lors de la Mucopolysaccharidose de type III B. Elle conduit comme chez l’homme au développement anormal du cerveau et à des troubles moteurs. Le choix de l’espèce est également basé sur son homologie avec l’homme, au niveau des plans anatomiques et fonctionnels du système nerveux central (SNC) et du point de vue immunitaire (tolérance semblable). Dans l’étude clinique, les enfants seront traités entre 4 et 12 mois. Les animaux seront injectés à l'âge de 3 mois. C'est un âge auquel les animaux sont considérés comme "juvéniles", et mimant donc le stade auquel des patients atteints du syndrome de Sanfilippo pourraient être injectés lors d'un futur essai clinique (enfants de moins de 5 ans). Les animaux injectés seront ensuite suivis sur une durée de soit 3 mois, soit 12 mois après injection pour documenter l’efficacité du traitement à 2 temps différents. Ce planning nous permettra d’effectuer l’intégralité du protocole chez tous les animaux inclus, sans atteindre un âge critique où la dégradation de l'état de santé due à la maladie pourrait devenir sévère. En effet, cette maladie de surcharge est associée à une dégradation progressive de l’état général de l’animal. Cette dégradation peut devenir visible (troubles locomoteurs, troubles cognitifs) pour les animaux au delà de 15 mois.

  • Production de routine
  • Tests réglementaires
Chiens : 50
Cochons : 25
Macaques à longue queue : 50
Souffrances
▲ 125
▲ -
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 125

125 animaux non-humains, 50 chiens, 25 cochons et 50 macaques à longue queue, vont être utilisés, tués sans réveil, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sans réveil. Issus d'autres études et destinés à être mis à mort, ils sont anesthésiés pour le prélèvement d'organes et de fluides avant leur mise à mort, ces éléments étant fournis à des sponsors pour fabriquer des lignées cellulaires et des kits in vitro. Le porteur présente le projet comme un moyen de développer des méthodes sans animaux tout en évitant d'utiliser des animaux dédiés à ce seul usage. Il décrit un stress de contention et une douleur "brève et légère" liée à l'anesthésie.

Objectifs

Ce projet a pour but de prélèver des fluides biologiques et des organes chez des animaux arrivés en fin d'étude et devant être euthanasié. Ces prélèvements seront envoyés à des sponsors pour fabriquer des gammes de cellules, de tissus ou fluides dérivés d'organes. Ce projet s'inscrit dans l'objectif du point (27) de la directive 2010/63/UE.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus sont de réaliser in vivo des prélèvements d'organes en anté-mortem sans utiliser des animaux spécifique à cet usage afin de préserver la viabilité cellulaire pour permettre au sponsor d'avoir un large panel de cellules ou tissus pour fabriquer des kits in vitro. Les bénéfices attendus sont une amélioration des connaissances scientifiques pour l'espèce utilisée (chien, cochon ou primate) grâce au développement d'outils in vitro.

Procédures

Une anesthésie avec analgésie sera réalisé sur les animaux puis des prélèvements d'organes seront réalisés sous anesthésie. Les animaux seront euthanasiés puis d'autres prélèvements seront réalisés. (2h30 au total).

Impact sur les animaux

Dans ce projet, un stress lié à la contention ainsi qu'une douleur bréve et légère liée à l'anesthésie seront préalablement réalisés avant d'effectuer les prélevements.

Devenir

Euthanasie des animaux pour réaliser des prélèvements d'organes / fluides corporels à un volume ne permettant la survie de l'animal.

Remplacement

Ce projet pratiqué sur l'animal cherche à développer d'autres méthodes expérimentales (in vitro et ex vivo) par la fourniture de lignées cellulaires ou d'organes provenant d'espèce proche de l'Homme. Le remplacement des animaux par des méthodes alternatives est limité de par la difficulté de tirer les mêmes conclusions à partir d’un modèle imaginé par les chercheurs sur un être vivant autonome par rapport à une méthode in vitro ou ex vivo. Afin de développer les méthodes alternatives à l'utilisation des animaux en recherche et développement de médicament, il est nécessaire de créer des lignées cellulaires ou des organes ex-vivo issues d'animaux. Pour obtenir ces éléments, il est intéressant de réutiliser les animaux issus d'études ne pouvant pas être replacés afin de réduire le nombre d'animaux total utilisé en expérimentation.

Réduction

Lors de ce projet, les animaux utilisés seront exclusivement issus de la réutilisation. Ces animaux seront des animaux ne pouvant etre ni replacés ni réutilisés

Raffinement

Dans ce projet, le raffinement sera obtenu par : • la mise au point de procédures rigoureuses, • la formation du personnel, • La détermination des points limites, • Une anesthésie/analgésie maitrîsée tout au long de la procédure.

Choix des espèces

A ce jour, le chien, le porc et le primate non humain sont parmi les espèces les plus adaptée au développement et à la fourniture de matériel biologique pour ce type de modèle in vivo et ex vivo car elle présentent de fortes similitudes avec l'Homme. Il y a de fortes ressemblances anatomiques, physiologiques et les organes présentent des mécanismes d'action fortement similaire à ceux de l'Homme. La fabrication de cellules à partir de ces organes permet d'obtenir des cellules saines pouvant être comparées à des cellules humaines saines. Des animax adultes seront utilisés pour ce projet, ce projet n'a pas pour objectif de fournir des fluides biologiques et des organes de l'animal à d'autres stades de développement.

  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Chiens : 225
Souffrances
▲ -
▲ 15
▲ 210
▲ -
Devenir
 15
 -
 210
 -

225 chiens vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, réutilisés d'une étude à l'autre (210) ou proposés à l'adoption (15), et tués si aucune réutilisation n'est possible. Le porteur induit chez eux une dermatite par contact avec un allergène, puis enchaîne prélèvements sanguins jusqu'à sept fois par jour, aspirations à l'aiguille fine et biopsies cutanées, jusqu'à vingt-et-une par procédure. Il reconnaît des risques de mauvaise cicatrisation et d'infection sur les sites de biopsie. Ce modèle réglementaire sert à tester des candidats médicaments contre la dermatite atopique canine, une mise au point que le porteur juge "indispensable" sur l'espèce cible.

Objectifs

Il s’agit d'un modèle représentatif de la dermatite atopique. La prévalence est estimée de 10 à 15% avec potentiellement 15 à 20 millions de chiens affectés en Europe et aux Etats-Unis. C’est une maladie inflammatoire et prurigineuse de la peau caractérisée par une implication de la voie immunitaire du Th2. Elle engendre de nombreux signes cliniques. Des surinfections bactériennes et fongiques peuvent apparaitre. La qualité de vie du chien est altérée. La dermatite atopique canine étant une maladie multifactorielle, le traitement est complexe. Une grande variabilité dans la réponse au traitement est observée et les thérapies doivent être adaptées au cas par cas. La gestion des surinfections associées est souvent un échec. Afin de travailler sur l’efficacité des médicaments, il est nécessaire d’établir un modèle de dermatite atopique canine. Les modèles existants présentent de nombreuses limites et une grande variabilité, et on observe une absence de réponses à certains thérapeutiques comme la cyclosporine. L’établissement d’un modèle de dermatite canine sera une étape importante pour évaluer l’efficacité de candidats médicaments.

Bénéfices attendus

Les bénéfices de ce projet sont : A court terme, la mise au point d’un modèle de dermatite peu invasif et reproductible chez l’espèce cible (chien), permettra d’induire un processus inflammatoire similaire à celui à l’œuvre dans la dermatite atopique canine. Ce modèle permettra d’investiguer de nouveaux candidats médicaments. Par la suite, l’évaluation et l’obtention de nouveaux médicaments et thérapies permettront une prise en charge plus efficace des dermatites atopiques canine afin d’améliorer la santé et la qualité de vie des chiens atteints.

Procédures

- prélèvement sanguin, jusqu’à 7 fois par jour puis régulièrement - aspiration à l’aiguille fine, jusqu’à 8 fois par mois - biopsies punch, pas plus de 3 sites collectés par temps de prélèvement. Jusqu’à 4 fois par mois, jusqu’à 7 fois par procédure - examen clinique, selon le protocole et l’état général des animaux, environ 4 fois par mois ou plus si l’état de l’animal le justifie - température, fréquence définie selon le protocole et l’état général des animaux - pesée, fréquence selon l’âge, le statut physiologique et l’état corporel des animaux - Sensibilisation avec mise en contact de l'allergène suivi ou non d'une épreuve. L'épreuve est caractérisée par une ou plusieurs applications de l'allergène sur les régions préalablement sensibilisées ou sur d'autres régions du corps - Administration d’un candidat médicament ou d’un produit contrôle, selon les modalités définies Avec anesthésie ou sédation obligatoire : - biopsies au bistouri, pas plus de 3 sites collectés par temps de prélèvement. Jusqu’à 4 fois par mois, jusqu’à 7 fois par procédure Un maximum de 21 biopsies au total peut être réalisé sur une procédure.

Impact sur les animaux

Des nuisances seront engendrées par les actes techniques durant les études : tonte, biopsies, prises de sang, applications locales répétées, contention, éventuelles anesthésies ou injections d’analgésiques, administration de candidats médicaments, prises de température. La durée de chaque étude de mise en place du modèle est évaluée à en moyenne 3 mois (une durée maximale de 16 semaines pour la combinaison des phases de sensibilisation, latence et épreuve, et de 12 semaines pour la phase de suivi sera acceptée). Des périodes de wash-out suffisantes (plusieurs semaines) seront laissées avant nouvelle utilisation de l’animal. L’état général de l’animal sera évalué par un vétérinaire avant inclusion dans une nouvelle étude. Les biopsies s’accompagnent en outre d’un risque de mauvaise cicatrisation, ou d’infection (rupture de l’intégrité cutanée). Les sites de biopsie doivent être entièrement cicatrisés avant le passage en étude d'évaluation de l'efficacité de candidats médicaments, ou avant que l’animal participe à une nouvelle étude de mise en place d'un modèle de dermatite. Les anesthésies présentent un risque même chez les animaux sains. Les nuisances générées seront aussi celles présentes dans les dermatites, à savoir : - Inflammation (rougeur, chaleur, douleur, gonflement) - Risque de surinfections cutanées (bactériennes ou fongiques) - Prurit La dermatite générée est de durée limitée dans le temps. A titre indicatif, dans le cadre du modèle HDM, la peau redevient macroscopiquement et histologiquement semblable à ce qu’elle était avant administration en quelques jours à plusieurs semaines. Ainsi, pour les chiens inclus dans la procédure d'évaluation de l'efficacité de candidats médicaments, plusieurs phases de sensibilisation et/ou épreuve pourront être réalisées afin d’étudier les candidats. Il n’est pas attendu d’effets secondaires liés aux candidats médicaments, sur la base d’études préliminaires d’innocuité et de tolérance et des données disponibles chez d’autres espèces.

Devenir

Les animaux ne sont pas euthanasiés en fin d’étude mais réutilisés ou adoptés. Si aucune réutilisation /adoption n'est possible (animaux trop âgés), les animaux seront euthanasiés par injection de Dolethal par voie intracardiaque sous anesthésie.

Remplacement

La dermatite atopique canine est une maladie complexe et multifactorielle, résultant d’interactions entre prédisposition génétique, facteurs environnementaux, altération et de la barrière cutanée et phénomènes immuns. La mise au point d’un modèle in vivo s’avère indispensable, afin d’évaluer l’efficacité de candidats médicaments (pré-requis réglementaire : données d’efficacité et de sécurité sur espèce cible). Les molécules retenues pour développer le modèle auront été évaluées en premier lieu in vitro ou in vivo (généralement, sur modèles murins). L’inflammation provoquée par ces molécules est bien caractérisée, les expérimentations ont été répétées et ont montré des résultats fiables et reproductibles chez les souris. La capacité de ces molécules à engendrer une réponse Th2, avec nombreux changements caractéristiques de la dermatite atopique, a été démontrée. Ces modèles murins ont permis d’étudier la dermatite atopique et d’avancer dans l’évaluation de candidats thérapeutiques chez l’Homme. Si d’autres molécules devaient être évaluées pour mettre au point le modèle de dermatite canine, elles seraient sélectionnées pour leurs résultats probants in vitro et in vivo. Les candidats médicaments qui seront testés in vivo sur le modèle établi sont sélectionnés sur la base de connaissances immunologiques et de données chez d’autres espèces (rats, souris, Homme). Ces candidats auront été évalués in vitro ou ex vivo afin d’attester leur sécurité et leur efficacité sur des modèles cellulaires, des modèles innovants (organ-on-chip, bioprinting 3D…). L’évaluation finale des candidats médicaments sélectionnés sur un modèle vivant de dermatite atopique reste indispensable pour apprécier leur efficacité et/ou leur innocuité dans le cadre d’une maladie dégénérative complexe. De plus, des données d’efficacité et d’innocuité sur l’espèce cible doivent être fournies dans les dossiers réglementaires.

Réduction

Pour les études réglementaires, le nombre minimum requis d’animaux est fixé par les textes (pharmacopée et/ou autres textes réglementaires concernés). Lors des phases de recherche, dans la perspective de réduction, les effectifs sont évalués au plus juste (historique, définition des objectifs, travail avec des biostatisticiens) de façon à minimiser le nombre de chiens utilisés tout en garantissant une approche rigoureuse et ceci afin d’éviter le risque d’études non conclusives. Une recherche de littérature non systématique a montré que les groupes se constituaient de 2 à 20 chiens dans les modèles existants de dermatite atopique canine (IgE, HDM). En effet, dans le modèle House-Dust Mite par exemple, les groupes varient de 2 chiens pour le raffinement du modèle, jusqu’à, exceptionnellement, 20 chiens par groupe. Un tel effectif peut être nécessaire en raison de la grande variabilité de la réponse. Lorsque le statut des animaux le permet, les animaux utilisés peuvent être issus de procédures (légère ou modérée) antérieures. La réutilisation permet de réduire le nombre d’animaux utilisés. Seuls les animaux ayant retrouvé un état de santé et bien-être complet, attesté par un vétérinaire, seront réutilisés. Les sites de biopsies doivent être entièrement cicatrisés avant toutes réutilisations.

Raffinement

Pour chaque étude, une période d’acclimatation systématique des animaux est prévue dans le but de limiter leur stress et de stabiliser leur état physiologique. La durée optimale est de 7 jours pour des chiens provenant de fournisseurs référencés. Si cette durée n’est pas suffisante elle sera rallongée jusqu’à ce que les animaux soient aptes à entrer dans la procédure. Les chiens sont hébergés en groupe sur litière. Ils bénéficieront de zones de jeu avec interaction quotidiennes avec l’Homme. Les jouets présents dans les zones d’hébergement et dans les zones de jeu sont régulièrement changés pour favoriser la curiosité. Afin de limiter le stress lié aux actes (contention, administrations et sensibilisations, prélèvements) ces derniers seront travaillés en renforcement positif avec friandises et caresses lors de training pendant l’acclimatation puis pendant toute la durée de l’étude. Les biopsies seront réalisées dans des conditions stériles, sur un site préparé chirurgicalement (tondu et désinfecté), avec un protocole d’analgésie et/ou d’anesthésie adapté. Le protocole anesthésique sera évalué au plus juste pour limiter les effets secondaires indésirables (les molécules et doses seront adaptées pour favoriser un réveil rapide). Les animaux anesthésiés seront individuellement placés sous surveillance, au calme et au chaud si besoin et ce jusqu’à leur réveil complet. Le personnel intervenant dans l’étude sera formé aux actes afin de travailler avec expertise. Les sites d’incision seront surveillés quotidiennement pour détecter une douleur, une rougeur, un gonflement ou du prurit. Un léger degré de rougeur, de gonflement et de prurit est attendu après la chirurgie ; cependant, si des anomalies cliniques de sévérité supérieure à celle attendue apparaissent, l'animal sera traité de manière appropriée pour remédier au problème (exemple : anti-inflammatoires, antibiotiques, désinfection, pommades ou sprays cicatrisants). Une collerette pourra être utilisée.

Choix des espèces

L’efficacité et l’innocuité doivent être évaluées sur l’espèce cible. Les chiens seront généralement âgés de 6 mois à 3 ans (âge au cours duquel la dermatite atopique canine s’exprime cliniquement chez le chien). Les chiens pourront donc être de jeunes adultes et des adultes. Les candidats seront ensuite testés sur les chiens présentant des signes de dermatite atopique.

  • Recherche appliquée
    • Troubles immunitaires
Chiens : 3
Souffrances
▲ -
▲ 3
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 3
 -

3 chiens vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, gardés en vie et réutilisables ensuite. Chacun subit jusqu'à trois prélèvements sanguins vigiles espacés de trois semaines, avec un stress de contention décrit comme modéré et un risque faible d'hématome. Les globules blancs prélevés servent à tester in vitro un immunomodulateur, afin de déterminer si le chien est l'espèce pertinente pour de futures études de toxicité réglementaire. Le porteur inscrit le projet dans une démarche de remplacement, alors qu'il prépare des essais de toxicité ultérieurs sur des chiens.

Objectifs

Les maladies dites "auto-immunes" touchent, toutes confondues, 5 à 8 % de la population et surviennent suite à un dysfonctionnement du système immunitaire qui se retourne contre une cible du "soi" comme s'il s'agissait d'un élément étranger. Cette perte de tolérance du soi conduit à des maladies souvent graves et pour lesquelles les solutions thérapeutiques font communément appel à des molécules immunomodulatrices peu spécifiques et qui sont associées à des effets secondaires parfois lourds. Dans ce contexte, des petites molécules à propriétés immunomodulatrices qui présentent de puissantes propriétés anti-inflammatoires en diminuant efficacement la libération de facteurs de l'inflammation ont été développées. Des résultats convaincants ont été obtenus in vivo dans différents modèles de maladies auto-immunes/inflammatoires, permettant d'envisager un essai clinique. En préparation de celui-ci, des études de toxicité doivent être menées. La question de l'espèce adaptée à ce type d'étude pour cet immunomodulateur se pose. Le chien est l'une des deux espèces non-rongeurs requises pour la réalisation des études de toxicité réglementaire. Ce projet s'inscrit dans cette étape de détermination de l'espèce optimale pour mener à bien l'étude de toxicité. Le chien étant une espèce couramment utilisée dans les études de toxicité, l'objectif de ce projet sera de déterminer si dans cette espèce, in vitro, sur des cellules prélevées sur des chiens de même race que ceux qui seraient utilisés par la suite, l'immunomodulateur à évaluer entraîne les effets attendus.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra, en utilisant un faible nombre d'animaux sur une procédure légère, de déterminer si l'espèce canine est pertinente pour répondre aux phases ultérieures de l'étude.

Procédures

Les chiens seront soumis à des prélèvements sanguins, vigiles. Un maximum de trois prélèvements sera effetcué sur chaque chien, en ménageant un repos minimal de 3 semaines entre chaque prélèvement. La durée estimée du prélèvement sanguin est d'environ 1 minute. La durée estimée totale maximale de l'intervention sur les animaux (incluant le temps passé à mettre les chiens à l'aise, à préparer le site de prélèvement, à effectuer une compression après le prélèvement et à récompenser le chien après) est de 15 minutes.

Impact sur les animaux

Stress lié à la contention et à la ponction sur chien vigile: modéré et de courte durée. Risque d'hématome après la ponction : faible en raison de l'attention portée à l'hémostase (point de compression).

Devenir

Ce projet n'induira pas de séquelle sur les animaux ni de modification physiologique susceptible de biaiser les résultats d'une étude ultérieure. Ils pourront donc être réutilisés.

Remplacement

Ce projet s'inscrit dans une approche de remplacement, car il consiste à effectuer in vitro des tests préalables à une possible étude in vivo. Les molécules qui seront testées in vitro sur les cellules prélevées sur les chiens l'ont déjà été in vitro sur des lignées cellulaires, et in vivo dans des modèles rongeurs des maladies ciblées par l'approche thérapeutique.

Réduction

L'effectif d'animaux a été déterminé afin d'obtenir des cellules issues du plus petit nombre d'individus permettant de conclure sur l'action de la molécule d'intérêt dans l'espèce canine, tout en tenant compte de la possible variabilité entre individus donneurs, encore inconnue du fait de la nature exploratoire de l'étude.

Raffinement

Une attention sera portée à la minimisation du stress lié à la procédure de prélèvement. Les chiens seront manipulés avec douceur par des personnes de leur entourage habituel. Le temps sera pris avant le prélèvement pour rassurer le chien. A la fin du prélèvement, une friandise sera donnée au chien, qui sera également félicité par la voix et des caresses. Sur le plan de l'hébergement, les chiens seront hébergés en petits groupes compatibles, sur litière végétale. Ils auront à leur disposition un lieu de couchage (corbeille + tapis), une plateforme, des jouets. Ils bénéficieront d'intéractions quotidiennes avec leurs soigneurs (caresses, jeux), et d'une sortie quotidienne 7j/7 dans des espaces de jeux intérieur et extérieur.

Choix des espèces

Le chien a été choisi car il s'agit d'une espèce largement utilisée dans les études de toxicité réglementaires. Ici, il s'agit de vérifier si cette espèce pourrait être adaptée à ce type d'étude pour la molécule immunomodulatrice à tester. Il s'agira d'animaux jeunes adultes, comme le seraient ceux qui seraient utilisés dans une éventuelle étude de toxicité.